Chap 3
Chap 3
et Corrélation 2022
I. Introduction à la Convolution
La représentation des signaux dans le domaine tmporel et fréquentiel est très importante.
Cependant, pouvoir analyser et étudier spécifiquement les circuits et systèmes opérant sur les
signaux dans le but de réaliser et répondre à certains objectifs est aussi très important.
Le but de cette partie est devélopper certaines techniques de repésentation et d'analyse des
systèmes linéaires, nécessaires pour l’étude des systèmes de commande ou de transmission
d’information.
On définit un système par un opérateur mathématique qui transforme tout signal d’éntrée 𝑒(𝑡) en
un signal de sortie 𝑠(𝑡).
𝑺𝒚𝒔𝒕è𝒎𝒆
𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑑′ 𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 𝒆(𝒕) → 𝒔(𝒕) , 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒
Le signal 𝑠(𝑡) , appelé réponse du système de transmission est une fonction du signal d’entrée 𝑒(𝑡)
et des caractéristiques du système de transmission ou de traitement.
Un système est toujours décrit par la relation entrée/sortie évoluant dans le domaine temporel ou
fréquentiel.
Une des méthodes d’analyse dans le domaine temporel permettant de relier tout signal de sortie
(réponse du sytème) à un signal d’entrée (signal d’excitation du système) est basée sur la notion de
Convolution des signaux.
Avant d’introduire la notion de convolution il est préferable tout d’abord de définir quelques
propriétés des sytèmes.
1.1 Définitions
- Systèmes linéaires
En considérant le signal 𝑠1 (𝑡) comme étant la réponse du système 𝑠(𝑡) = 𝑆[ 𝑒(𝑡) ] à l’entrée
𝑒1 (𝑡) et le signal 𝑠2 (𝑡) en tant que sa réponse au signal d’entrée 𝑒2 (𝑡), alors on dit que le
système 𝑆[ . ] est linéaire si on a la propriété suivante :
𝒔𝒚𝒔𝒕è𝒎𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒏é𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔
𝑎 𝒆𝟏 (𝒕) + 𝑏 𝒆𝟐 (𝒕) → 𝑎 𝒔𝟏 (𝒕) + 𝑏 𝒔𝟐 (𝒕)
1
Convolution et Corrélation 2022
Remarque: il est important de remarquer que presque tous les systèmes sont linéaires pour
des faibles signaux (première approximation). En général, tous les sytèmes réels (physiques)
sont globalement des systèmes non linéaires. La linéarité n’est valable qu’au voisinage d’un
point de fonctionnement du système. C’est l’opération de linéarisation des systèmes pour de
faibles signaux autour du point de fonctionnement choisi.
Un système est dit invariant dans le temps ( ou stationnaire) si son comportement est
indépendant de l’origine du temps, c'est-à-dire :
En théorie du traitement du signal, on considère en général les filtres comme des sytèmes de de
transmission ou de traitement linéaires, continus et invariants.
𝑦(𝑡) = ∫ 𝑥(𝜏). ℎ(𝑡 − 𝜏)𝑑𝜏 = 𝑥(𝑡) ∗ ℎ(𝑡) = ∫ ℎ(𝜏). 𝑥(𝑡 − 𝜏)𝑑𝜏 = ℎ(𝑡) ∗ 𝑥(𝑡)
−∞ −∞
On appele ℎ(𝑡) la réponse impulsionnelle du système (ou filtre) excité par une impulsion de Dirac
𝜹(𝒕). la propriété d’invariance temporel (stationnarité) du système permet de déterminer la réponse
à 𝜹(𝒕 − 𝒕𝟎 ), obtenu par translation 𝑡0 , ( (𝑡) retardé de 𝑡0 ), comme étant un signal 𝒉(𝒕 − 𝒕𝟎 ) ayant
subi la même translation ( ℎ(𝑡)𝑟𝑒𝑡𝑎𝑟𝑑é 𝑑𝑒 𝑡0 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 ):
𝑟é𝑝𝑜𝑛𝑠𝑒 𝑑𝑢 𝑆𝐿𝐼
𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑒(𝑡)𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é à 𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒 𝑆𝐿𝐼: 𝑒(𝑡) → 𝑠(𝑡)
𝑟é𝑝𝑜𝑛𝑠𝑒 𝑑𝑢 𝑆𝐿𝐼
𝑖𝑚𝑝𝑢𝑙𝑠𝑖𝑜𝑛 𝛿(𝑡) 𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é𝑒 à 𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒 𝑆𝐿𝐼: 𝛿(𝑡) → ℎ(𝑡)
𝑟é𝑝𝑜𝑛𝑠𝑒 𝑑𝑢 𝑆𝐿𝐼
𝑖𝑚𝑝𝑢𝑙𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑟𝑒𝑡𝑎𝑟𝑑é𝑒 𝛿(𝑡 − 𝑡0 ) à 𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 𝑑𝑢 𝑆𝐿𝐼: 𝛿(𝑡 − 𝑡0 ) → ℎ(𝑡 − 𝑡0 )
Signal
Système Lin. Inv. ℎ(𝑡) Signal de
d’entrée
𝛿(𝑡) sortie
0 𝑡
0 𝑡
Signal Système Lin. Inv. Signal de
ℎ(𝑡 − 𝑡0 )
2 d’entrée 𝛿(𝑡 − 𝑡0 ) sortie
0 𝑡 0 𝑡
Convolution et Corrélation 2022
En écrivant tout signal d’entrée 𝑥(𝑡) sous forme d’une fonction intégrale de l’impulsion de Dirac,
sachant que
+∞
ℎ(𝑡) 𝑟é𝑝𝑜𝑛𝑠𝑒
+∞ +∞
La convolution exprime la réponse d’un système linéaire invariant (SLI) à un signal d’entrée
quelconque à partir de la réponse du système au signal type de l’impulsion de Dirac, réponse
impulsionnelle.
La réponse dépend donc uniquement du filtre, caractérisé par sa réponse impulsionnelle h(t), et de
l’histoire du signal d’entrée.
Commutativité :
𝒙(𝒕) ∗ 𝒉(𝒕) = 𝒉(𝒕) ∗ 𝒙(𝒕)
Associativité :
[𝒙𝟏 (𝒕) ∗ 𝒉(𝒕)] ∗ 𝒙𝟐 (𝒕) = 𝒙𝟏 (𝒕) ∗ [𝒉(𝒕) ∗ 𝒙𝟐 (𝒕)]
Distributivité :
Si l’un des signaux est causal (= 𝟎 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒕 < 0) alors l’expression de la convolution est :
+∞
Changement d’échelle
𝟏
𝒔𝒊 𝒙(𝒕) ∗ 𝒉(𝒕) = 𝒚(𝒕) 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒙(𝒂𝒕) ∗ 𝒉(𝒂𝒕) = 𝒚(𝒂𝒕)
|𝒂|
Differentiation de la sortie
𝒅𝒚(𝒕) 𝒅𝒙(𝒕)
𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 = ∗ 𝒉(𝒕)
𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒐𝒖 𝒃𝒊𝒆𝒏
𝒅𝒚(𝒕) 𝒅𝒉(𝒕)
= 𝒙(𝒕) ∗
𝒅𝒕 𝒅𝒕
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Soient 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 ℎ(𝑡) deux fonctions du temps (signaux) représentées chacune par son graphe suivant :
𝑥(𝑡) ℎ(𝑡)
1/2
𝟎 𝟏 𝒕 𝟎 1 𝒕
Pour évaluer l’intégrale de convolution de ces deux signaux on effectue les étapes suivantes en
utilisant une technique graphique (convolution de 2 signaux portes)) :
1. Prendre le symétrique de ℎ(𝜏) par rapport à l’axe des ordonnées → ℎ(−𝜏) : retournement
2. Faire glisser ou déplacer ℎ(−𝜏) par une quantité 𝑡 ce qui donne ℎ(𝑡 − 𝜏) : décalage
3. Multiplier ℎ(𝑡 − 𝜏) 𝑥(𝜏)
4. Intégrer sur le support de ℎ(𝑡 − 𝜏)𝑥(𝜏) : calculer la surface limitée par ce produit pour
différentes valeurs de 𝑡
𝑡 ∈ 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡(𝑥(𝑡)) ∪ 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡(ℎ(𝑡)) 𝑜𝑢
∑ 𝒅𝒆𝒔 𝒃𝒐𝒓𝒏𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒇. 𝒅𝒆 𝒙(𝒕)𝒆𝒕 𝒉(𝒕) ≤ 𝒕 ≤ ∑ 𝒅𝒆𝒔 𝒃𝒐𝒓𝒏𝒆𝒔 𝒔𝒖𝒑. 𝒅𝒆 𝒙(𝒕)𝒆𝒕 𝒉(𝒕)
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1/2
𝟎 𝟏 𝝉 𝟎 1 𝜏
ℎ(𝑡 − 𝜏)
ℎ(−𝜏)
1/2
1/2
−1 0 𝑡 1 𝜏
−1 0 𝜏
1 𝒙(𝝉)
0.5 𝒉(𝒕 − 𝝉)
𝑡=1 𝝉
1 𝒙(𝝉)
𝒙(𝝉)
1
𝒉(𝒕 − 𝝉)0.5
0.5 𝒉(𝒕 − 𝝉)
𝑡 = 0.5 1 𝜏 𝜏
𝑡 = 1.5
1 𝒙(𝝉) 1 𝒙(𝝉)
𝒉(−𝝉) 𝒉(𝒕 − 𝝉)
0.5
𝒕=𝟏
−1 𝑡 = 0 1 𝜏 1 𝑡=2 𝝉
𝟎≤𝒕≤𝟏
𝟏≤𝒕≤𝟐
𝒙(𝝉) 𝒙(𝝉)
1 1
𝒉(𝒕 − 𝝉) 𝒉(𝒕 − 𝝉)
0.5 0.5
𝑡 = −0.5 𝜏 𝒕=𝟎
𝒚(𝒕) = 𝒙(𝒕) ∗ 𝒉(𝒕) 𝑡 = 2.5 𝜏
𝒕=𝟐
0.25
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Le théorème de Plancherel exprime une relation très importante entre la transformée de Fourier
et le produit de convolution qui s’énonce sous la forme suivante :
𝓣𝓕
𝑪𝒐𝒏𝒗𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏: 𝒙(𝒕) ∗ 𝒉(𝒕) → 𝑿(𝒇) × 𝑯(𝒇) 𝑴𝒖𝒍𝒕𝒊𝒑𝒍𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏
𝑒𝑡 𝑝𝑎𝑟 𝑟é𝑐𝑖𝑝𝑟𝑜𝑞𝑢𝑒
𝓣𝓕
𝑴𝒖𝒍𝒕𝒊𝒑𝒍𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏: 𝒙(𝒕) × 𝒉(𝒕) → 𝑿(𝒇) ∗ 𝑯(𝒇) 𝑪𝒐𝒏𝒗𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏
Ce théorème dit qu’une convolution temporelle est équivalente à une multiplication dans le
domaine fréquentiel, et vice versa.
Démonstration :
Soient 2 signaux 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 ℎ(𝑡) 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓. 𝑑𝑒 𝐹𝑜𝑢𝑟𝑖𝑒𝑟 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒𝑠 𝑋(𝑓)𝑒𝑡 𝐻(𝑓) tels que :
𝒯ℱ 𝒯ℱ
𝑥(𝑡) → 𝑋(𝑓) 𝑒𝑡 ℎ(𝑡) → 𝐻(𝑓)
+∞ +∞
−𝑗2𝜋𝑓𝑡
𝑋(𝑓) = ∫ 𝑥(𝑡) 𝑒 𝑑𝑡 𝑒𝑡 𝐻(𝑓) = ∫ ℎ(𝑡) 𝑒 −𝑗2𝜋𝑓𝑡 𝑑𝑡
−∞ −∞
+∞
+∞ +∞
+∞ +∞
7 = ∫ [ ∫ 𝑥(𝜏). ℎ(𝑡 − 𝜏)𝑒 −𝑗2𝜋𝑓𝑡 𝑑𝜏] 𝑑𝑡
−∞ −∞
+∞ +∞
+∞ +∞
+∞ +∞
𝑻
+ 𝟎⁄𝟐
𝟏
𝒚(𝒕) = 𝒙(𝒕) ∗ 𝒔(𝒕) = ∫ 𝒙(𝝉). 𝒔(𝒕 − 𝝉)𝒅𝝉
𝑻𝟎
𝑻
− 𝟎⁄𝟐
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Convolution et Corrélation 2022
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Convolution et Corrélation 2022
Toute transmission d’information à travers n’importe canal (en l’occurrence un système) est liée à
une transmission d’énergie. Lorsqu’on fait une mesure sur un phénomène, le processus subit
toujours un prélevement d’énergie de la part du dispositif de mesure. Cette notion dénergie ou
puisance d’un signal est très importante. On peut caractériser un signal selon des critères de
distribution de leur énergie ou puissance dans le domaine temporel ou domaine fréquentiel. Cette
caractérisation des signaux basée sur l’énergie et sur la puissance des signaux et de leurs interactions
nous conduit à la notion de fonction d’Auto-corrélation et fonction d’Inter-corrélation.
- Extraction ou détection d’un signal utile noyé dans un bruit par auto-corrélation. C’est une
méthode complémentaire au filtrage fréquentiel.
- Mesure de distances et/ou de temps par inter-corrélation. Cette méthode est très exploitée
dans le domaine des radars, sonars et autres GPS…
- L'autocorrélation peut donner une information sur des événements répétés tels que les
battements musicaux ou les fréquences de pulsar en astronomie, même si cela ne peut pas
donner la position dans le temps du battement.
2.1 Définitions
Puissance moyenne , notée 𝑝(𝑡, 𝑇) , sur une durée 𝑇 d’un signal x(t) est donnée par :
𝒕+𝑻 𝒕+𝑻
𝟏 𝟏
𝒑(𝒕, 𝑻) = ∫ 𝒙(𝝉) 𝒙∗ (𝝉)𝒅𝝉 = ∫ |𝒙(𝝉)|𝟐 𝒅𝝉
𝑻 𝑻
𝒕 𝒕
Energie d’un signal 𝑥(𝑡) sur une durée 𝑇 est :
𝒕𝟎 +𝑻 𝒕𝟎 +𝑻
On remarque que si les deux signaux 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont réels alors 𝑝𝑥𝑦 (𝑡) = 𝑝𝑦𝑥 (𝑡) .
L’énérgie d’interaction entre deux signaux x(t) et y(t) sur une durée T est :
𝒕𝟎 +𝑻
La puissance moyenne d’interaction entre deux signaux x(t) et y(t) sur une durée T est :
𝒕𝟎 +𝑻 𝒕𝟎 +𝑻
𝟏 𝟏
𝑷𝑻𝒙𝒚 = ∫ 𝒙(𝒕) 𝒚∗ (𝒕)𝒅𝒕 𝒆𝒕 𝑷𝑻𝒚𝒙 = ∫ 𝒚(𝒕) 𝒙∗ (𝒕)𝒅𝒕
𝑻 𝑻
𝒕𝟎 𝒕𝟎
𝑇 𝑇
𝑠𝑖 𝑥(𝑡)𝑒𝑡 𝑦(𝑡)𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑟é𝑒𝑙𝑠 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑃𝑥𝑦 = 𝑃𝑦𝑥
L’énérgie totale finie d’interaction entre deux signaux x(t) et y(t) sur une durée T est :
+∞ +∞
𝑬∞
𝒙𝒚 = ∫ 𝒙(𝒕) 𝒚 ∗ (𝒕)𝒅𝒕
𝒆𝒕 𝑬∞
𝒙𝒚 = ∫ 𝒚(𝒕) 𝒙∗ (𝒕)𝒅𝒕
−∞ −∞
La puissance moyenne d’interaction entre deux signaux x(t) et y(t) sur une durée T est :
+𝑻/𝟐 +𝑻/𝟐
𝟏 𝟏
𝑷𝒙𝒚 = 𝐥𝐢𝐦 ∫ 𝒙(𝒕) 𝒚∗ (𝒕)𝒅𝒕 𝒆𝒕 𝑷𝒚𝒙 = 𝐥𝐢𝐦 ∫ 𝒚(𝒕) 𝒙∗ (𝒕)𝒅𝒕
𝑻→∞ 𝑻 𝑻→∞ 𝑻
−𝑻/𝟐 –𝑻/𝟐
Soient deux signaux x(t) et y(t) possedant chacun une transformée de Fourier :
𝓣𝓕 𝓣𝓕
𝒙(𝒕) → 𝑿(𝒇) 𝒆𝒕 𝒚(𝒕) → 𝒀(𝒇)
L’énergie contenue dans une bande de fréquences de largeur ∆𝑓 autour d’une fréquence
𝐹0 est donnée par l’expression suivante :
∆𝒇
𝑭𝟎 +
𝟐
+∞ +∞ +∞
+∞ +∞
La fonction d’inter-corrélation entre les deux signaux x(t) et y(t) est donnée par :
+∞ +∞
Les fonctions de corrélation traduisent le degré de similitude d’un signal avec lui-même ou entre
deux signaux au niveau de leur forme et leur position relative dans le temps en fonction d’un certain
paramètre de translation. La corrélation implémente un processus de comparaison entre les signaux.
Dans le cas dela fonction d’auto-corrélation, ceci correspond à l’étude de ressemblance d’un
processus avec lui-même au cours d’un certain temps.
La fonction d’auto-corrélation 𝑅𝑥𝑥 (𝑡) possède deux propriétés très importantes, à savoir :
+∞ +∞ +∞
𝑅𝑥𝑥 (𝑡) = ∫ 𝑥(𝜏) 𝑥(𝑡 + 𝜏)𝑑𝜏 = ∫ 𝑥(𝜏) 𝑥(𝜏 − 𝑡)𝑑𝜏 = ∫ 𝑥(𝜏) 𝑥(𝜏 + (−𝑡))𝑑𝜏 = 𝑅𝑥𝑥 (−𝑡)
−∞ −∞ −∞
Cette relation se comprend intuitivement par le fait que la fonction d’auto-corrélation étant une
anlyse de la ressemblance d’un signal avec lui-même, et le résultat de cette comparaison est
maximum lorsque ne subit aucun décalage temporel (𝑡 = 0) , c-à-d lorsqu’il est identique à lui-
même.
𝓣𝓕
𝑹𝒙𝒙 (𝒕) → 𝑺𝒙𝒙 (𝒇)
𝓣𝓕
𝑹𝒙𝒚 (𝒕) → 𝑺𝒙𝒚 (𝒇)
𝓣𝓕
𝑹𝒚𝒙 (𝒕) → 𝑺𝒚𝒙 (𝒇)
Théorème de Parseval
L’énergie totale d’un signal ne dépend pas du domaine de représentation choisi. Cette quantité est
invariante quel que soit cette repésentation : elle est la même qu’il s’agisse d’une représentation
temporelle ou fréquentielle, on a ainsi :
+∞ +∞
+∞ +∞ +∞
∗ (𝒕)
𝑬𝒙𝒚 = ∫ 𝑺𝒙𝒚 (𝒇) 𝒅𝒇 = ∫ 𝒙(𝒕). 𝒚 𝒅𝒕 = ∫ 𝑿(𝒇). 𝒀∗ (𝒇) 𝒅𝒇
−∞ −∞ −∞
𝑒𝑡
+∞ +∞ +∞
∗ (𝒕)
𝑬𝒚𝒙 = ∫ 𝑺𝒚𝒙 (𝒇) 𝒅𝒇 = ∫ 𝒚(𝒕). 𝒙 𝒅𝒕 = ∫ 𝒀(𝒇). 𝑿∗ (𝒇) 𝒅𝒇
−∞ −∞ −∞
+𝑻𝟎 /𝟐
𝟏
𝑹𝒙𝒙 (𝒕) = ∫ 𝒙(𝝉) 𝒙(𝒕 + 𝝉)𝒅𝝉
𝑻𝟎
−𝑻𝟎 /𝟐
Sahant que tous les signaux périodiques peuvent s‘exprimer sous forme d’un
développement ensérie de Fourier :
+∞ +∞
1
𝑥(𝑡) = 𝑎0 + ∑ 𝑎𝑛 𝑐𝑜𝑠(2𝜋 𝐹0 𝑡) + ∑ 𝑏𝑛 𝑠𝑖𝑛(2𝜋 𝐹0 𝑡) , 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐹0 =
𝑇0
𝑛=1 𝑛=1
𝒏=𝟏
La densité inter-spectrale d’énergie 𝑺𝒚𝒙 (𝒇) entre la sortie 𝑦(𝑡) du sytème et l’entrée
𝑥(𝑡) est égale au produit de la réponse fréquentielle du système 𝑯(𝒇) et la densité spectrale
d’énergie de l’entrée 𝑺𝒙𝒙 (𝒇).
La densité spectrale d’énergie 𝑆𝑥𝑥 (𝑓) de la sortie 𝑦(𝑡) est égale au produit du carré de la
réponse fréquentielle |𝑯(𝒇)|𝟐 par la densité spectrale 𝑺𝒙𝒙 (𝒇) de l’entrée 𝑥(𝑡).
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