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Ce document présente un cours sur les systèmes énergétiques et leur impact sur l'environnement, visant à sensibiliser les apprenants aux enjeux de la production et de l'utilisation de l'énergie. Il aborde les généralités sur l'énergie, la pollution environnementale, l'interaction entre énergie et environnement, ainsi que des méthodes de prévention et de traitement de la pollution. Le cours inclut également des études de cas et une bibliographie pour approfondir les connaissances sur le sujet.
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Ce document présente un cours sur les systèmes énergétiques et leur impact sur l'environnement, visant à sensibiliser les apprenants aux enjeux de la production et de l'utilisation de l'énergie. Il aborde les généralités sur l'énergie, la pollution environnementale, l'interaction entre énergie et environnement, ainsi que des méthodes de prévention et de traitement de la pollution. Le cours inclut également des études de cas et une bibliographie pour approfondir les connaissances sur le sujet.
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SYSTEMES ENERGETIQUES ET ENVIRONNEMENT

I- Objectif du cours
 Amener les apprenants à prendre conscience des problèmes liés à la production, à la
conversion et à l’utilisation de l’énergie sur l’environnement
 Donner les notions nécessaires sur les précédés de prévention et de traitement de la
production énergétique.
II- Plan à suivre
Chapitre I : Généralités sur l’énergie et les systèmes énergétiques.
Chapitre II : Généralités sur la pollution environnementale
Chapitre III : Interaction Energie - Environnement
Chapitre IV : Méthode de prévention et de traitement de la pollution
Chapitre V : Etude de cas
III- Bibliographie
 Energie et environnement BLANCHARD édition CAST
 Energie - Ecologie et Economie Pillet et Georges
 Elément d’écologie F. Ramadé éd Mc Ga-hill
Revues
ADEME (France)
CM3E (France)
CHAPITREI: GENERALITES SUR L’ENERGIE ET LES SYSTEMES
ENERGETIQUES.
Introduction
L'énergie est une base essentielle pour le développement social et économique. Le mot «énergie»,
d'usage très répandu, vient du mot grec « energia» qui signifie « force en action ». Elle existe
sous plusieurs formes telle que, l’énergie mécanique, l’énergie chimique, l’énergie électrique,
l’énergie rayonnante, l’énergie éolienne, l’énergie nucléaire,…et.
D’une manière générale, un système possède l'énergie, s'il est capable de produire une
transformation de son énergie « exemple : l'énergie chimique de nos cellules est transformée dans
nos muscles en énergie mécanique qui produit un mouvement » ou d’échanger de l’énergie «
exemple : chaleur transmise par un radiateur ».
La mesure de l’énergie se fait ainsi à travers ses effets et ses variations. L'unité utilisée par les
physiciens pour mesurer l'énergie est le joule (J). Les économistes utilisent plutôt la tonne
d'équivalent pétrole (tep), les médecins nutritionnistes la calorie (cal). En électricité nous
utilisons le wattheure (Wh) ou le kilowattheure (kWh).
On distingue deux types d’énergie : Energies primaires qui nécessitent une transformation
(conversion) avant utilisation et les énergies finies (terminales) qui sont issues de la
transformation des énergies premières et qui peuvent être utilisées dans l’état.
Energies primaires Déchets (pollution) Energies Finale
Pétroles
Electrique
Gaz
Charbon Thermique ou
Houille Système calorique
Bois
énergétique Mécanique
Déchets agricoles
Energie nucléaires
Energie renouvelable
On appellera système énergétique tout support qui permet la conversion de l’énergie primaire en
énergie finale.
Ex : Fourreaux, capteur, les éoliennes
Relation entre la puissance et l’énergie
La puissance n’est pas un synonyme de l’énergie, la relation entre l’énergie et la puissance se
ressemble à la relation entre la distance et la vitesse. La différence entre la distance et la vitesse
est que la vitesse est divisée par le temps. Lors des échanges d’énergies, on mesure la quantité
d’énergie transférée ou transformée ainsi que la durée de son processus. Par contre, la puissance
d'un système nous renseigne sur la rapidité avec laquelle l'énergie a été produite ou consommée.
Exemple
1) Vingt litres d'essence contiennent une quantité d'énergie
de 250 kWh.
 Quelle est la puissance développée, si ces 20 litres sont
consommés en 5 heures par une voiture ?
 Quelle est la puissance dégagée, s'ils sont brûlés en 10
secondes ?
2) Quelle est l énergie, consommée, qui augmente la facture
d'électricité, par une ampoule de 100W allumée pendant 30
jours ?
Solution
1)


2) 𝑬= 𝑾∗ 𝒉∗ = 𝑾𝒉

II- Généralités sur l’énergie.


On distingue 2 types d’énergies
Les énergies dites fossiles (EF) qui sont non renouvelables et les énergies nouvelles et
renouvelables (ENR)
1-DEFINITION DES ENERGIES NON RENOUVELABLES ou Energies Fossiles
Une ressource énergétique non renouvelable est une ressource qui détruite lors de son utilisation
et/ou qui se renouvelle plus lentement que la vitesse avec laquelle on l'utilise. Le terme « énergie
fossile » désigne l’énergie produite à partir des matières premières que l'on trouve sous terre
comme le pétrole, le charbon, le gaz naturel. Ces matières premières sont issues de la
décomposition de matières organiques « végétaux et organismes vivants ». Les énergies fossiles
représentent aujourd’hui plus des trois quarts de la consommation mondiale d’énergie « transport,
industries, chauffage,…etc. ».
La seule manière d’utiliser l’énergie contenue dans les énergies fossiles c’est la combustion
(réaction d’oxydation entre un combustible et le dioxygène, qui dégage une quantité d’énergie
thermique ou calorifique utilisable directement et un mélange gazeux contenant principalement
de CO2, du NO2, NO3, SO3…………. Etc. Leur formule chimique est sous la forme CxHyOzNrSt. Le
contenu énergétique d’une énergie fossile est donné par son pouvoir calorifique appelé (PC). Le
PC est la quantité de chaleur dégagée par une unité de masse de combustible lorsqu’il subit une
combustion complète. Il s’exprime en joules/Kg dans le SI. Il y a 2 types de PC : le PC inférieur
appelé PCI et le PC supérieur appelé PCS.
Relation entre les deux PC
PCS = PCI + chaleur de condensation de l’eau (énergie que donne la condensation de l’eau).
Dans beaucoup de cas, quand on parle de PC, c’est PCI.
Charbon
Le charbon est un terme générique qui désigne des roches sédimentaires d’origine
biochimique et riches en carbone. Ces roches sont des combustibles fossiles qui se sont
formées au Carbonifère, par lente transformation d'organismes morts sédimentés, sous
l’action de la pression et de la température au cours des temps géologiques. Peu à peu,
la tourbe constituée par les organismes morts se transforme ainsi en charbon, d’abord
sous la forme de houille, puis de lignite et enfin d’anthracite.
 Production d’électricité par le charbon
Le charbon fut la source d’énergie de la révolution industrielle du 18eme siècle et ne fut
supplanté comme source d’énergie principale en Occident qu’au 20eme siècle, avec l’essor du
pétrole.

Fig 1 : Centrale à charbon

Le charbon est une source d’énergie fiable, exploitée dans de nombreux pays dans la
production de l’électricité, à travers des centrales thermiques. Le principe de
fonctionnement de ces centrales est simple: l’électricité est produite par
transformation de l’énergie générée par la combustion du charbon.
Alternateur
Vapeur
Cheminée deau
Turbine Pompe
Chaudière Eau
froide
Brûleur
Arrivée d’air Eau
Arrivée de Pompe
combustible

Fig 2 : Principe de fonctionnement d’une centrale thermique

 Principe de fonctionnement d’une centrale thermique

La chaleur produite dans la chaudière par la combustion du charbon, gaz ou autre,


vaporise de l'eau. Cette vapeur d'eau est alors transportée sous haute pression et sous
haute température vers une turbine. Sous la pression, les pales de la turbine se mettent à
tourner. L'énergie thermique est donc transformée en énergie mécanique. Celle-ci sera,
par la suite, transformée à son tour en énergie électrique via un alternateur. A la sortie
de la turbine, la vapeur est retransformée en eau « condensation » au contact de parois
froides pour être renvoyée dans la chaudière où le cycle recommence.
Carburants issus du pétrole

Le pétrole brut, est une huile minérale foncée et visqueuse qui viens du sous-sol, et qui
provient des restes d’animaux et de végétaux morts, le pétrole est donc une source d’énergie
fossile non renouvelable. Le raffinage permet d’isoler ses divers constituants et d’obtenir,
après épuration, des carburants. La combustion de ce carburant crée de l’énergie.
La distillation du pétrole brut est réalisée en deux étapes complémentaires. Une première
distillation dite atmosphérique permet de séparer les gaz, les essences et le naphta «
coupes légères », le kérosène et le gazole « coupes moyennes) et les coupes lourdes. Les
résidus des coupes lourdes subissent ensuite une distillation dite sous vide afin de séparer
certains produits moyens.
L’essence contient des métaux comme le plomb, rejetés dans l’air en même temps que les
gaz d’échappement. Les rejets de plomb sont nocifs pour la santé et l'environnement.
Le gazole est le carburant utilisé dans les moteurs diesel. Le rendement énergétique du
moteur Diesel est bien supérieur à celui du moteur à essence, il émet 14 fois plus de
particules et il contient du soufre responsable de la formation de dioxyde de soufre SO2.
Ces particules sont responsables de la pollution de l’air.
Le pétrole peut devenir aussi après transformation, du kérosène, ce carburant est un peu plus
lourd que l’essence mais plus léger que le gazole, il est utilisé pour les avions.

Gaz « Butane et Propane »

20 °C

Essence légère La vapeur monte

Essence lourde « super »


Kérosène
Gazole
Les liquides
Fioul descendent
Pétrole brute
400 °C

Résidus lourds
« Huiles et Bitume »
Fig 3 : Raffinage pétrolier

Le tableau 1 montre les opérations principales utilisées pour transformer le pétrole brut en
produits finis, suivant des processus rigoureux.
Tab 1 : Opérations principales de transformation du pétrole brut en produits finis
1-Distillation 2-Unité de raffinage 3-Fabrication des produits

Gaz Four de raffinerie


combustible
Gaz (1%)
propane Propane commercial
butane Butane commercial
Ethérification,
Essence léger
Essence Isomérisation, Alkylation
Carburant auto
(22%) Reformage et craquage
Essence lourd
catalytique
Kérosène Adoucissement ou Kérosène Adouci
(9%) hydrotraitement (Avion)
Gazole léger
Gazole Gazole (moteur fuel,
(27%) Hydrodésulfuration domestique)
Gazole lourd
craquage catalytique Fuels lourds (usine,
Distillats
Coupes bateaux)
lourds
(41%) Résidus
Fuels lourds et bitumes
sousvide « Viscoréduction
(pavage des routes)
fond du baril »
Gaz naturel

Il y a des millions d’années des organismes vivants microscopiques ont été enfouis dans
le sol et se sont transformés en gaz naturel sous l’action d’une température élevée, d’une
forte pression et de l’absence de contact avec l’air.
Le gaz est un très bon combustible qu’on utilise pour faire la cuisine, chauffer l’eau des
maisons, produire du chauffage,… et. il se trouve dans des poches à des profondeurs
entre 3 000 et 4 000 mètres sous la surface de la Terre.
Le gaz de schiste est un gaz naturel retenu à grande profondeur dans certains schistes
des bassins sédimentaires. Il n’est donc pas retenu sous une couche imperméable,
comme c’est le cas pour les gisements dits « conventionnels » de gaz ou de pétrole,
mais emprisonné dans la roche elle-même. Pour l’en extraire, il faut opérer une
fracturation de cette roche, obtenue par injection d’eau sous pression, mélangée à
quelques additifs « on parle d'hydro-fracturation ».
L’exploitation de gaz de schiste est coûteuse par rapport au gaz conventionnel et
présente des risques pour l’environnement, dans le sous-sol, dans les nappes
phréatiques et en surface. La concentration en gaz est plus faible que dans les gisements
conventionnels mais les zones concernées sont plus étendues. La potentialité de ces
gisements, qui sont exploités depuis plusieurs années, surtout aux États-Unis, est
énorme.
Le gaz naturel est utilisé dans certaines voitures en Algérie, elles sont appelées voitures
au GPL « Gaz de propane liquéfié » et dans certains bus en Europe, appelés bus au
GNV « Gaz naturel pour véhicule ».
Fig 4 : Schématique géologique des gisements
d'hydrocarbures Source : https://www.eia.gov/.
Energies fissiles
L’énergie nucléaire est l’énergie de liaison entre les constituants du noyau d atome. Ce
noyau est un assemblage de protons, de charge positive, et de neutrons sans charge très
fortement liés malgré la répulsion électrique entre protons. Le noyau est extrêmement
compact « 10-12 mm », 100 000 fois plus petit que l’atome lui-même.
Dans les atomes lourds ; le noyau contient beaucoup de protons qui se repoussent.
Certains de ces noyaux « par exemple d'uranium ou de thorium » peuvent devenir
instables et se rompre en libérant une partie de leur énergie de liaison. C’est la fission
de l’atome.
Dans les atomes très légers ; deux noyaux peuvent se fondre pour former un atome
plus lourd mais plus stable en dégageant une énergie considérable. C’est la fusion, par
exemple de noyaux d’hydrogène en noyaux d'hélium. Les projets actuels pour ce type
d'énergie sont des réacteurs de recherche, d'évaluateurs et de prototypes, étalés dans le
temps, pourraient aboutir à la réalisation de réacteurs destinés à la production
commerciale d'électricité vers 2100.
Une centrale nucléaire de production d’électricité utilise la chaleur libérée par l’uranium
qui constitue le « combustible nucléaire ». L’objectif est de faire chauffer de l’eau afin
d’obtenir de la vapeur. La pression de la vapeur permet de faire tourner à grande vitesse
une turbine, laquelle entraîne un alternateur qui produit de l’électricité.
Ce principe de fonctionnement est le même que celui qui est utilisé dans les centrales
thermiques classiques fonctionnant avec du charbon voire la figure 2, du pétrole ou du
gaz… à cette différence que le combustible utilisé comme source de chaleur est
constitué par l’uranium.
Le principe de production de l’électricité dans une centrale nucléaire peut donc être schématisé
comme suit :
La fission des atomes
d'uranium engendre
de la chaleur

Grâce à cette
chaleur, en fait
chauffer de l'eau

L'eau chauffée
permet d'obtenir de
la vapeur

La pression de cette
vapeur fait tourner
une turbine

La turbine entraîne un
alternateur qui
poduit de léletiité

Fig 5 : schéma de principe de production de l électricité dans une centrale nucléaire


2- LES ENERGIES NOUVELLES ET RENOUVELABLE (ENR).
Toutes ces énergies existent sous plusieurs formes :
- l’Energie solaire
- l’Energie bio massique
- l’Energie des fluides
-……………….
a) Energie solaire Energie
électrique
Four solaire

Curseur solaire
Capteur solaire Piles photo voltaïques
Chauffe-eau sol
L’énergie solaire vient du soleil et a pour origine la fusion nucléaire qui se déroule au
niveau de la surface de l’astre solaire. La température à la surface est de l’ordre de
6500K. En traversant l’atmosphère le rayonnement solaire est absorbé et environ une
puissance de 1KW/m² arrive à la surface de la Terre : c’est la constante solaire Io =
1KW/m². Nous avons trois modes de conversion possible :
- la conversion thermique qui utilise comme système énergétique les capteurs solaires
et qui est à la base de four solaire, curseur solaire, chauffe-eau solaire.
- la conversion électrique par l’utilisation des piles photovoltaïque et ça produit de
l’énergie électrique. Le photovoltaïque est le fond d’objet des nouveaux développements
pour améliorer leurs performances et leur compétitivité économique.
-la conversion thermodynamique qui utilise les concentrateurs de chaleur intense qui
tournent une turbine afin de produire de l’électricité.

Energie solaire

thermique thermodynamique photovoltaïque


capteur (plan, concentrateurs → chaleur
tubulaire) intense → tourner une
cellules solaires
chauffe-eau turbine
solaire
chaleur électricité électricité

Les avantages de l’énergie solaire : c’est une source gratuite, une source inépuisable et
qui a très peu de répercussion sur notre environnement.
Les inconvénients de l’énergie solaire : c’est une énergie repartie et aléatoire et qui
nécessite de gros investissements.

10
- Énergie solaire thermique
L’énergie solaire thermique tire profit du rayonnement du soleil, à travers des capteurs
solaires thermiques, afin de le convertir en chaleur. Cette chaleur est principalement
utilisée pour le chauffage de l’eau chaude sanitaire « 4 m2 pour une famille 4 personnes
» et le chauffage des locaux « 20 à 40 m2».
L'installation des panneaux solaires thermiques permet d'assurer une partie des besoins
en eau chaude sanitaire et en chauffage, et permet aussi, de réaliser des économies
conséquentes, avec des frais de maintenance et de fonctionnement relativement faibles.
Cette technique est inépuisable, non polluante, propre et ne dégage pas de gaz à effet
de serre. Mais le coût d'investissement d'une installation solaire thermique est
relativement élevé et nécessite un chauffage d’appoint pour les périodes climatiques les
plus défavorables.
- Électricité solaire thermodynamique

L’énergie solaire thermodynamique est l'un des modes d’utilisation directe de l’énergie
solaire. Cette technique désigne à transformer l’énergie du rayonnement solaire en
chaleur, à travers des collecteurs « capteurs paraboliques ou cylindro-paraboliques »,
dont le rôle est la concentration du rayonnement solaire sur un seul foyer « centrale dite
à tour », pour chauffer un fluide « huile ou sels fondus de 250 à 1000°C » et produire
de l’électricité au moyen d’un cycle thermodynamique. Ce fluide vaporise de l’eau, qui
entraîne un turboalternateur, comme dans les centrales thermiques conventionnelles.

Note : la filière solaire thermodynamique demeure toutefois réservée aux pays sans
nuage. L’espace sahélien de l'Algérie, est l'un des meilleurs au monde à permettre la
mise en œuvre d’une telle solution pour la production de l’électricité.

Le plus grand développement commercial a été réalisé par la société Luz Corp, qui a
construit trois centrales totalisant une puissance électrique nominale de 354 MW à Los
Angeles. Ces centrales témoignent de la relative maturité de cette filière. Les recherches
sur cette technique sont menées conjointement par les États-Unis, l'entité sioniste,
l’Allemagne et l’Espagne. L’avenir de la solaire thermodynamique est remis en cause
par le développement de la filière photovoltaïque (plus simple et fiable), même si cette
dernière reste plus coûteuse.
- Énergie photovoltaïque
L’énergie photovoltaïque se base sur l’effet photoélectrique « découvert en 1839 par
Edmond Becquerel », pour créer un courant électrique continu à partir d’un
rayonnement. La première cellule photovoltaïque est apparue en 1954. Elle emploie
pour ce faire des panneaux photovoltaïques, composés de cellules solaires qui réalisent

11
la transformation d’énergie lumineuse en énergie électrique. La conversion
photovoltaïque est basée sur l’absorption de photons dans un matériau semi-conducteur
qui fournit des charges électriques, donc du courant, dans un circuit extérieur.
- Système photovoltaïque
Tout système photovoltaïque peut se composer en trois parties, la figure 12 représente
les parties d’un système photovoltaïque :

Partie de production d’énergie : elle est composée d’un ou de plusieurs modules


photovoltaïque, qui réalisent la conversion d’énergie solaire en électricité. Ce module
se compose de petites cellules, qui produisent une très faible puissance électrique « 1 à
3 W » avec une tension continue de moins de 1 V. Ces cellules sont disposées en série
pour former un module permettant de produire une puissance plus élevée.
Partie de contrôle d’énergie : elle est composée d’un système de stockage d’énergie
« batteries » et de régulation « Adaptation d’impédance ».
Stockage d’énergie qui permet satisfaire les besoins malgré le caractère
aléatoire de l’énergie solaire reçue, les batteries destinés aux installations
photovoltaïques doivent avoir les qualités :
 posséder une grande réserve et avoir un bon rendement de charge et de
décharge ;
 avoir un taux d autodécharge faible et une durée de vie importante;
 avoir une faible résistance interne ;
 avoir une maintenance réduite ;
Adaptation d impédance: qui permet d’utiliser le champ photovoltaïque
dans la zone de fonctionnement optimale.
Partie d’utilisation de l’énergie produite : se compose de plusieurs récepteurs «
utilisateurs par exemple: éclairage, pompage, …etc. ».

On peut ajouter encore des moyens d’entretien du système photovoltaïque comme les
outils de nettoyage des modules

12
Production Utilisation

Contrôle

Fig.12 : Composants du système photovoltaïque

Paramètre des cellules photovoltaïques


Une cellule photovoltaïque est constituée par une jonction PN, cette cellule contient des
charges électriques du fait du dopage « des électrons dans la zone N et des trous dans la
zone P », ces charges créent un champ électrique au niveau de la jonction. Lorsque la
surface de la cellule est éclairée, les photons, d’énergies supérieures à l’énergie de gap
Eg, excitent les pairs électron-trou et créent des charges positives et négatives dans les
régions quasi neutres P et N, figure 13. Les charges sont mises en mouvement «
traversent la zone de transition » par le champ électrique créé par la jonction, si on relie
les côtés de cette jonction à une charge Rc un courant électrique I se produit et une
différence de potentiel apparaît.
Paire électron-trou
EC EC
Photon( hʋ>E g)
Eg

EV EV
Avant absorption Après absorption

Fig 13 : création d’une paire électron-trou par photo-excitation

Caractéristique courant tension et schéma équivalent

Un panneau photovoltaïque débite un courant sous une différence de potentiel ; la


caractéristique I(V) décrire la relation courant-tension, figure 14 (a) :
I = IPh − Id (V) (14)

13
Avec : Iph est le photo-courant et Id(V) est le courant d’obscurité de la diode
Le panneau photovoltaïque est considéré comme une source de puissance ; car il est
difficile, sur toute l’étendue de la caractéristique courant tension, de donner un caractère
source de courant ou de tension à un panneau photovoltaïque.
L’utilisation optimale d’une cellule photovoltaïque consiste à alimenter une charge sous
la tension maximale et à un courant maximal « Pm=Uop x Iop ». Dans ce contexte, le rôle
des régulateurs solaires est la réalisation d’une adaptation de l’impédance pour qu’à
chaque instant on se trouve proche de ce point de puissance maximale.
Le schéma équivalent de la cellule est représenté sur la figure 14 (b). Les valeurs des
divers éléments du schéma équivalent déterminent les performances de la cellule.
Caractéristique idéale

Icc
Pm I
Iop
Rs
Zone A
Zone B V
Zone C

Uop Uoc

Tension (V)
(a) (b)

Fig 14 : (a) Caractéristique d’une cellule photovoltaïque (b) schéma équivalent d’une
cellule photovoltaïque
Le schéma équivalent de la cellule solaire tient compte les résistances série Rs et
parallèle Rp et le courant de saturation de la diode Is.
La caractéristique de la cellule photovoltaïque se divise selon son comportement en trois
parties :
La zone (a) où la cellule se comporte comme un générateur de courant Icc,

La zone (b) où la cellule se comporte comme un générateur de tension Vco,

La zone (c) où l’impédance interne du générateur varie rapidement.

La relation entre I, Iph et Id(V) représente la caractéristique courant tension, permettant


de déterminer les quatre grandeurs principales du fonctionnement de la cellule solaire :
 Courant de court-circuit ICC

14
Il s’agit du courant généré par une cellule éclairée raccordée à elle-même, en court-
circuitant les bornes de la cellule, « V = 0 dans le schéma équivalent ».
 Tension à circuit ouvert « tension à vide » VOC

Il s’agit de la tension générée par une cellule éclairée non raccordée. Autrement dit, la
tension obtenue quand le courant qui traverse la cellule est nul.
(15)
Avec : k est la constante de Boltzmann, T est la température en Kelvin et e est la charge
d’électron.
 Facteur de forme ff

La puissance fournie au circuit extérieur par une cellule photovoltaïque sous éclairement
dépend de la résistance de charge « résistance externe placée aux bornes de la cellule ».
Cette puissance est maximale pour un point de fonctionnement P m, Figure 15 (a). Ce
point est obtenu en modifiant la valeur de la résistance externe et il est défini par la
relation suivante:
𝑃𝑚 𝑈𝑜𝑝 𝐼𝑜𝑝
𝑓𝑓 = = (16)
𝑉𝑜𝑐 𝐼𝑐𝑐 𝑉𝑜𝑐 𝐼𝑐𝑐

Note : selon le théorème de Transfert maximum de puissance la puissance maximale


est transférée d'un générateur à une charge lorsque l'impédance de la charge est égale
à l'impédance interne du générateur.

 Rendement de conversion η

Le rendement de conversion en puissance des cellules photovoltaïque η est le rapport


entre la puissance maximale délivrée par la cellule et la puissance lumineuse incidente
Pin.
𝑃𝑚 𝑓𝑓×𝑉𝑜𝑐 ×𝐼𝑐𝑐
𝜂= (17)
𝑃𝑖𝑛 𝑃𝑖𝑛

La densité de puissance incidente égale à Pin /A. « A est la section de la cellule ».

Note : la température à un effet négative sur le rendement de la cellule. Plus la


température de la cellule augmente, plus la puissance de celle-ci diminue, est le
rendement de la cellule égal le rapport entre la puissance de la cellule et la puissance
incidente du soleil. Le rendement peut être amélioré en augmentant le facteur de forme,
le courant de court-circuit et la tension à circuit ouvert.

15
Association de cellules
Les cellules solaires sont commercialisées sous la forme de modules photovoltaïques
associant ces cellules, généralement en série « pour élever la tension ». Suivant les
besoins de l’utilisation « la tension et le courant désirés », ces modules sont ensuite
associés en réseau série-parallèle.
Association de cellules en série
Les cellules montées en série sont traversées par le même courant et leur caractéristique
résultante est obtenue par l’addition des tensions à courant donné.
i=I1=I2=I3=I4
V=V 1 + V 2 + V 3+ V 4
i
I4
V4
I3
V3
I2 V
V2
I1
V1
i i

Fig 15 : Association des cellules en série

La mise en série des cellules pose un problème, lorsqu’une cellule se retrouve à l’ombre
« elle va s’échauffer et risque de se détruire ». Cette cellule "masquée" bloque la
circulation de l'intensité du courant produite par les autres cellules. La tension aux
bornes de cette cellule augmente « apparition d’une surchauffe ». C'est l'effet d'auto-
polarisation inverse appelé « point chaud » en anglais "Hot spot". Pour protéger la
cellule masquée et supprimer ce problème, on place des diodes « by pass » en
antiparallèles sur 18 ou 24 cellules de façon à court-circuiter les cellules ombrées. Un
panneau solaire dispose d'une à trois diodes by-pass, en fonction de son nombre de
cellules « en moyenne 36 cellules pour 3 diodes by pass ».
En cas de masque :
 pour un panneau solaire avec une diode, toutes les cellules du panneau sont en
by-pass,
 pour un panneau solaire avec deux diodes, 50 % des cellules du panneau sont
en bypass,
 pour un panneau solaire avec trois diodes, 33 % des cellules du panneau sont en
by-pass.

16
Fig 16 : Placement des diodes by-pass

Association de cellules en parallèle


Les cellules montées en parallèle sont soumises à la même tension et leur caractéristique
résultante est obtenue par addition des courants à tension donnée.
Exemple
1) Un panneau solaire délivre une puissance P= 25 W lorsqu’il
reçoit une puissance lumineuse maximale PL = 1000 W/m2. Il est
constitué de cellules photovoltaïques branchées à la fois en série
et en dérivation. Dans chaque branche les cellules sont associées
en série, et les différentes branches sont montées en dérivation.
La tension aux bornes du panneau vaut 10 V ; chaque cellule
délivre une tension de 0.5 V et un courant de 500 mA.
 Quelle est l’intensité du courant IT débitée par le panneau
?
 Quelle est le nombre total de cellules N du panneau ?
 Quelle est le rendement énergétique η du panneau, si sa
surface est 800 cm2 ?

b- Energie bio massique


- déchets de bois (sciure)
- déchets agricoles
- déchets industriels
17
La bio masse a pour origine la photosynthèse c'est-à-dire la réaction à partir de laquelle
une plante secrète ses constituants sous l’effet du soleil à parti du CO2 et de l’eau. A
partir de la bio masse, on peut obtenir toutes les formes d’énergie fossile :
- le charbon par la carbonisation de la bio masse (pyrolyse)
- le gaz par la digestion de la bio masse (bio gaz)
- le pétrole par la liquéfaction de la bio masse
- combustible gazeux par la gazéification
La biomasse est la 2ème énergie renouvelable dans le monde. Il s’agit d’énergie solaire
stockée sous forme organique grâce à la photosynthèse. Elle permet de produire de
l'électricité, de la chaleur via la combustion de déchets et de résidus de matières
organiques végétales ou animales.
Le terme de biomasse recouvre un champ très large de matières : bois, déchets des
industries de transformation du bois, déchets agricoles « (pailles, lisiers, …etc. »,
fraction fermentescible des déchets ménagers et des industries agro-alimentaires, biogaz
de décharge ou produits de méthanisation « lisiers, boues d'épuration, décharges, ...
etc.».
Comprend trois familles principales :
A) Bois énergie « biomasse solide » : cette technique est utilisée dans les centrales
électriques, dont le principe de fonctionnement est le même que celui utilisé dans les
centrales thermiques classiques fonctionnant avec du charbon voire figure 2, du pétrole
ou du gaz… à cette différence que le combustible utilisé comme source de chaleur est
constitué par la biomasse solide. Mais elle peut être aussi utilisée par la chaudière d’une
maison individuelle
B) Biogaz « biomasse humide » : ce sont les gaz qui se dégagent des matières
organiques lorsqu’elles se décomposent (par la fermentation). Les centrales de biomasse
humide sont des usines « des grandes installations appelées digesteurs », équipées de
grandes cuves qui ne laissent pas entrer l’air, pour favoriser la fermentation. Ces biogaz
sont utilisés pour le chauffage et pour produire de l’électricité.

Note : Les digesteurs sont généralement placés dans des zones agricoles, ils valorisent
le fumier et les autres déchets issus de l’agriculture. Ensuite, ce qui ne s’est pas
transformé en gaz et qui reste au fond des cuves sera utilisé comme engrais pour fertiliser
les champs.

C) Biocarburants : un biocarburant est un carburant végétal ou agro-carburant


assimilé à une source d’énergie renouvelable, avec une combustion ne produit que du
CO2 et de la vapeur d'eau et pas ou peu d'oxydes d’azote et de souffre « NOx, SOx », il
est créé à partir de la transformation de matériaux organiques non fossiles comme les

18
matières végétales produites par l’agriculture « betterave, blé, maïs, colza, tournesol,
pomme de terre, …etc. ».

On distingue trois générations de biocarburants :


 Biocarburants de première génération : les biocarburants de la première
génération « la seule génération produite à l’échelle industrielle » sont
principalement de deux types :

 le bioéthanol : Alcool, utilisé dans le moteur essence, produit à base


de plantes riches en sucre ou en amidon « canne à sucre, céréales et
betterave sucrière ».
 le biodiesel : un dérivé d’acides gras, utilisé dans le moteur diesel,
produit à base de plantes riches en huile « fleurs de colza, tournesol,
soja, cacahuètes, …et. ».

 Biocarburants de deuxième et de troisième génération : des


technologies sont actuellement mises au point pour exploiter à partir de matières
premières non alimentaires cellulosiques, comme la paille, le bois ou les algues
pour les biocarburants de deuxième génération et à partir de microorganismes
comme les micro-algues pour les biocarburants de troisième génération.
Présentant des bilans énergétiques plus favorables, elles permettent également de
limiter les problèmes d'usage extensif des sols agricoles et de concurrence avec
les débouchés alimentaires.

Avantages : Matières renouvelables


Inconvénients : Collecte et le traitement.
c- Energie des fluides
L'énergie hydraulique, première des énergies renouvelables au monde, elle représente
près de 90% de la production d’électricité d’origine renouvelable dans le monde.
L’énergie hydraulique permet de produire de l’électricité en utilisant la force motrice
des cours d’eau. L’eau en altitude possède une énergie potentielle de pesanteur ; cette
énergie est captée et transformée dans des barrages hydroélectriques. Lorsque l’eau est
stockée, il suffit d’ouvrir les vannes pour amorcer le cycle de production de l’électricité.
L’eau s’engouffre dans une conduite se dirige vers la centrale hydraulique située en
contrebas.

19
avantages inconvénients
C’est une énergie propre «  coût des aménagements.
renouvelable » sans émission de fumées et  risques de rupture du
pollution. barrage.
la gestion des cours d’eau permet le  perturbation de
contrôle des crues : l’écosystème.
 en période de sécheresse, on lâche de  exigences géologiques et
l’eau ; géographiques :
 en période d’inondation, on retient le  réservoir : zone large et
surplus d’eau dégagée
Il existe également un apport  barrage : zone étroite
économique : modification de l’aspect
le tourisme grâce aux lacs et aux stations naturel du site.
balnéaires.
renouvelable, stockable

- Hydraulique : énergie de l’eau (barrage hydro-électrique)


L’énergie hydraulique a pour origine le cycle de l’eau caractérisé par une évaporation
du soleil survie d’une précipitation (pluie)

Eh = 𝜌 g H 𝑄𝑣
Em = 0,8 Eh
H
Eél = 0,5 Eh
Alternateur
On peut faire des micros barrages hydro électriques

d- Energie éolienne :
Le mot « éolien » vient du grec Eole, le dieu des vents. Le terme signifie également «
rapide», « vif » ou « inconstant ». L'énergie éolienne est une forme indirecte de l'énergie
solaire. L’absorption du rayonnement solaire dans l’atmosphère engendre des
différences de température et de pression qui mettent les masses d’air en mouvement, et
créent le vent.
Le vent a été une des premières ressources naturelles à avoir été utilisée, avec l’eau et
le bois, pour faciliter la vie de l’homme. En maîtrisant la force du vent, l’homme a pu

20
naviguer et découvrir de nouvelles terres ou encore moudre les grains avec des moulins
à vent.
Aujourd’hui, l’énergie éolienne, dite aussi aérogénérateur, permet de produire de
l’électricité. L’éolienne, est une machine qui permet de transformer l’énergie du vent en
mouvement mécanique, puis le plus souvent en électricité.
Note : Lorsque l’on ne produit qu’une énergie mécanique, on parlera seulement
d’éolienne de pompage d’eau.

Différents types des éoliennes


Il existe deux grands types d'éoliennes, caractérisées par la position de leurs axes de
rotation par rapport à la direction du vent :
Les éoliennes à axe horizontal : Elles sont actuellement les plus répandues à
travers le monde, du fait de leur meilleur rendement, elles sont orientables mais
manquent de couple au démarrage. Elles sont constituées d’une à trois pales, plus
souvent trois pales, car trois pales constituent un bon compromis entre le coefficient de
puissance, le cout et la vitesse de rotation du capteur éolien. Il existe deux catégories
d’éolienne à axe horizontal :

Amont: le vent souffle sur le devant des pales en direction de la nacelle, figure 6 (a).
Aval: le vent souffle sur l’arrière des pales en partant de la nacelle figure 6 (b).

(a) (b)

Fig 6 : Eolienne à axe horizontal (a) amont (b) aval

Note : l’éolienne à axe horizontal est plus en avance, car sa technologie est utilisée dans
l’industrie aéronautique « dans la fabrication des hélices du rotor d’hélicoptère » et leur
rendement aérodynamique est supérieur à celui de l’éolienne à axe vertical.

21
Eolienne horizontale

Avantages inconvénients
elle s'oriente d'elle-même  moins résistante aux vents forts.
pour s'adapter à la direction du  nécessité d'être renforcée recours à des
vent. facilité pour trouver mâts haubanés, installation d'un frein au niveau
un vendeur/installateur. du rotor.
Les éoliennes à axe vertical : Les pales de ces éoliennes tournent autour d'une
tige positionnée verticalement. Elles ont une conception plus simple, un rendement plus
faible, plus volumineuses, plus fragiles mécaniquement et d'un entretien plus difficile.
Leur principal avantage est son capacité à capter des vents faibles, elle n'a donc pas
besoin de vents puissants, pour fonctionner, car elle n'a pas besoin de s'orienter par
rapport au vent. De plus, elle demande moins d'espace qu'une éolienne horizontale et
peut fonctionner quel que soit le sens du vent. Cependant l'éolienne verticale démarre
moins vite car le poids des rotors pèse sur l'axe, et provoque des frottements. Il existe
deux types d'éoliennes à axe vertical :
Darrieus: A pales verticales, paraboliques ou hélicoïdales, les éoliennes de ce type
utilisent la force de portance du vent, comme les éoliennes classiques.
Fig 7 : Eolienne verticale « Darrieus », (a) H, (b) delta, (c) Y et (d) diamant
Savonius: formées de moitié de barils disposés en S, pivotant autour d’un axe vertical
et démarrant facilement lors des vents faibles, ne supportant pas des vents violents.

Vent
Fig 8 : Eolienne verticale savonius
Eoliennes verticale
Avantages inconvénients
Darrieus
- émet moins d encombrement qu une
éolienne horizontale

a b c d

22
- occupe moins de place. - démarrage difficile dû
- Intégrable au bâtiment. au poids du rotor sur le stator
- génératrice pouvant placée au sol (selon les - faible rendement.
modèles) Ainsi plus accessible, il peut être vérifié
et entretenu plus facilement.
Savonius
- esthétisme et la possibilité de l'installer sur - le faible rendement. -
une toiture la masse non
- fonctionne même avec un vent négligeable.
faible le couple non constant au cours
(contrairement au système Darrieus), quelle que de la rotation.
soit sa direction
- émet peu de bruit

Chiffres clés

 une éolienne terrestre peut produire une puissance de quelques kW à 3 MW


 une éolienne en mer « offshore » peut produire une puissance de 3 à 6 MW
 Une éolienne moderne nécessite un vent d'au moins 5m/s (18 km/h)
 Une éolienne nécessite un vent à une vitesse minimale de 11 m/s (40 km/h)
pour avoir une puissance produite convenable.
 A partir de 25 m/s (90 km/h), l'éolienne doit être arrêtée car elle risquerait
d'être endommagée

Note : Un parc éolien, composé de quatre à six éoliennes, de puissance 12 MW, couvre
les besoins de près de 12 000 personnes en consommation d'électricité et chauffage.
Fonctionnement d'une éolienne
Une éolienne ressemble à une hélice, elle est, généralement, constituée de 2 ou 3 pales.
Elle se compose d'un mât « la tour sert à soutenir le rotor », d'un rotor « tourne sous la
force du vent », d'une nacelle « contient les éléments pour transformer l'énergie cinétique
du vent en énergie électrique » et une boîte d'engrenages ainsi qu'une génératrice.

23
Fig 9 : Schéma d’une éolienne
La fabrication d'électricité par une éolienne est réalisée par la transformation de l'énergie
cinétique du vent en énergie électrique, selon plusieurs étapes:
- transformation de l'énergie par les pales : les pales fonctionnent sur le principe
d'une aile d'avion. La différence de pression entre les deux faces de la pale crée une
force aérodynamique, mettant en mouvement le rotor par la transformation de l'énergie
cinétique du vent en énergie mécanique.
- accélération du mouvement de rotation grâce au multiplicateur : les pales
tournent à une vitesse relativement lente, de l'ordre de 5 à 15 tours par minute, d'autant
plus lente que l'éolienne est grande. La plupart des générateurs ont besoin de tourner à
très grande vitesse (de 1 000 à 2 000 tours par minute) pour produire de l'électricité.
C'est pourquoi le mouvement lent du rotor est accéléré par un multiplicateur.
- production d'électricité par le générateur : l'énergie mécanique transmise par
le multiplicateur est transformée en énergie électrique par le générateur. En tournant à
grande vitesse, le générateur produit de l'électricité à une tension d'environ 690 volts.
- traitement de l'électricité par le convertisseur et le transformateur :
l'électricité produite ne peut pas être utilisée directement. Elle est traitée grâce à un
convertisseur, puis sa tension est élevée à 20 000 volts par un transformateur.
L'électricité est alors acheminée à travers un câble enterré jusqu'à un poste de
transformation pour être injectée sur le réseau électrique.

Note : Plus on augmente la taille des pales de l'éolienne, plus sa puissance augmente.

24
2 MW
ɸ=92 m
1,5 MW
ɸ=70 m
0,6 MW
‫ ال شه يد م قام‬0,3 MW ɸ=45 m

ɸ=30 m

Fig 10 : Relation entre le diamètre du rotor de l'éolienne et sa puissance

Note :
 La théorie prévoit qu'en augmentant le nombre de pales, on augmente le
rendement de l'éolienne. Mais en prenant en compte de critères supplémentaires «
rigidité, esthétisme, ...etc. », on arrive à un optimum pour 3 pales.
 Il est important sur un site donné, d'aller chercher le vent là où la vitesse sera la
plus élevée, et donc de s'éloigner du sol. En effet, le sol ralentit le vent, d'où l'image
classique de ces installations de pales en hauteur portées par un mât.

- Placement des éoliennes


Les éoliennes peuvent être placées sur terre « éolien terrestre ». Mais elles peuvent
aussi être placées en mer. On parle alors d’éolien maritime ou « offshore ».
La première étape, avant l’installation d’un parc éolien, est de faire une synthèse sur le
site, où les éoliennes doivent être placées, y compris la hauteur optimale, les
préoccupations environnementales et les coûts. Il est donc très important que notre site
doit en particulier:
 être suffisamment venté. Dans l’idéal, les vents doivent être réguliers et
suffisamment forts, sans trop de turbulences, tout au long de l’année. Des
études de vent sur le site sont donc indispensables;
 être facile à relier au réseau électrique de haute ou moyenne tension;
 être facile d’accès;
 ne pas être soumis à certaines contraintes « aéronautiques, radars,… etc. »;
 prendre en compte le patrimoine naturel, en particulier l’avifaune « faune
animale des oiseaux » et la faune marine pour l’éolien maritime et éviter les
zones protégées « telles que les réserves » ;
 ne pas prendre place dans des secteurs architecturaux ou paysagers sensibles
« sites inscrits et classés, paysages remarquables…etc. ;
 être d’une taille suffisante pour accueillir le projet.

25
Cependant, il n’est pas interdit d’installer une éolienne hors de ces zones. Mais ces
éoliennes ne seront pas forcément reliées au réseau électrique. Elles serviront par
exemple à fournir de l’électricité à une exploitation agricole.
Les éoliennes en mer doivent être installées à moins de 30 m de profondeur et à plus de
30 km des côtes. Elles bénéficient de vents plus réguliers et plus forts.

- Conversion de l’énergie du vent


Une éolienne permet de capturer et de convertir une partie de l'énergie cinétique du vent
en énergie mécanique « rotor qui tourne ». Pour pouvoir estimer la puissance électrique
produite par une éolienne, il est nécessaire de connaître quelle est la puissance du vent,
et quelle part de celle-ci sera récupérable par l'éolienne. Supposons une veine de vent
passant à travers une éolienne.
la vitesse du vent en bout de pale (V)

Fig 11 : Une veine de vent passant à travers une éolienne

Considérons une masse d'air m se déplaçant à la vitesse v. L’énergie cinétique EC (en


joules) de la masse d'air m (en kg) qui se déplaçant à la vitesse instantanée du vent V
(en m/s) est égale à :
1
𝐸𝑐 = 𝑚𝑉 2 (1)
2

En supposant que la vitesse est constante, la puissance récupérable P (en Watt) a comme
expression :
𝑑𝐸𝑐 1 𝑑𝑚
𝑃= = 𝑉2 (2)
𝑑𝑡 2 𝑑𝑡

Avec dm/dt est le débit massique, est peut s'exprimer comme :

26
𝑑𝑚 𝑑(𝜌𝑉𝑎𝑖𝑟 ) 𝑑(𝜌𝑆𝐿) 𝑑𝐿
= = = 𝜌𝑆 = 𝜌𝑆𝑉 (3)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡

Avec m la masse du volume d'air (en kg), la masse volumique (en kg/m3), Vol le volume
d'air occupé (en m3), S la surface traversée par la veine de vent (m²) et L la distance
parcourue (m) par le vent pendant le temps (dt). En combinant les équations (2) et (3),
on obtient :
1
𝑃 = 𝜌𝑆𝑉 3 (4)
2

Note : L'énergie est proportionnelle au cube de la vitesse du vent et au carré de la


longueur de la pale de l’éolienne.
Cependant on ne peut pas récupérer, par une éolienne, la totalité de l’énergie cinétique
du vent en énergie cinétique de rotation. Si vrais, pas de moindre souffle de vent ne
passerait entre les pales du rotor. La vitesse du vent derrière ce dernier serait donc nulle.
Cela signifierait que le vent stopperait sa trajectoire et qu’aucune autre quantité de vent
ne circulerait à travers le rotor: l’éolienne aurait alors l’effet d’un mur. L'ingénieur
allemand Albert Betz en 1919 a montré qu'il existait un rendement maximal théorique,
pour un fluide incompressible.

Autres formes d’énergies :

- Énergie mécanique

L'énergie mécanique est due aux mouvements « énergie cinétique ; par exemple,
l’énergie d’une feuille tombant d'un arbre ou d’une voiture qui provient de la combustion
du fuel dans le moteur » ou due aussi à la position « énergie potentielle ; par exemple,
l’énergie potentielle de l’eau dans un barrage ».

- Énergie chimique

La création ou la rupture de liaisons chimiques se traduit par une libération d’énergie,


généralement sous forme de chaleur. A titre d’exemple l'énergie chimique dérivée par
le processus de respiration qui alimente le corps humain ou l'énergie dérivée de
l'essence.
- Énergie nucléaire
L’énergie nucléaire est une énergie libérée par des réactions nucléaires impliquant le
noyau de certains atomes « d'un matériau radioactif », soit par fission ou fusion des
noyaux. Par exemple l'énergie du soleil est produite à partir d'une réaction de fusion
nucléaire dans laquelle les noyaux d'hydrogène fusionnent pour former des noyaux
d'hélium.

27
- Énergie thermique
L’énergie thermique est due aux mouvements des atomes ou molécules d'un corps, on
l’obtient de plusieurs sources : soleil, combustion du bois et des fossiles «charbon,
pétrole, gaz » ou électricité « effet Joule ».
- Énergie radiative « rayonnante ou lumineuse »
L’énergie radiative est très fréquente dans notre quotidien ; le soleil nous éclaire, un
radiateur nous chauffe ou encore un four à micro-onde réchauffe nos aliments. Le soleil
est une source importante de radiation reçue sur Terre. L’énergie radiative est la seule
énergie qui peut se propager dans le vide, en l’absence de matière.
Énergie géothermique ou aérothermique
La géothermie utilise la température la plus élevée du sous-sol de la Terre pour produire
de la chaleur ou de l'électricité. La géothermie à basse température est utilisée pour le
chauffage de bâtiments tels que les serres ou d'habitations. La géothermie à haute
température permet de produire de l'électricité.
On distingue trois types d’exploitation de la géothermie :
 la géothermie très basse température : utilisée pour le chauffage et la
climatisation, grâce à une pompe à chaleur exploite des réservoirs, situés à moins
de 100 m et dont les eaux ont une température inférieure à 30°C.
 la géothermie basse énergie : utilisée pour le chauffage urbain ou dans le
cadre de procédés industriels, elle utilise des aquifères à des températures
comprises entre 30°C et 100°C.
La géothermie moyenne et haute énergie « jusqu’à 250°C » : est utilisées pour
produire de l’électricité via des turbines.
II- Sciences de l’énergie
La principale science de l’énergie c’est la thermodynamique ; c’est la science de
l’énergie et de ses différentes transformations. Elle permet de connaître la meilleure
manière de convertir de l’énergie et elle permet de calculer le rendement de conversion.
La thermodynamique avec ses deux principes, contrôle toute conversion d’énergie.
- le 1er principe ou principe de la conservation de l’énergie dU = SW + SQ où

Travail
Energie interne ΔU = W + Q chaleur (énergie thermique)

Le 2ème principe : quant à lui introduit le principe de la conservation mais aussi de


l’évolution des systèmes énergétiques. Ce principe précise que pour tout système
thermique énergétique, de la chaleur doit être rejetée vers le milieu extérieur pour
assurer l’évolution du système. Ce 2ème principe doit introduire la notion d’entropie.

28
Chaleur
𝑑𝑄
Entropie 𝑑𝑠 =
𝑇

Température
(Entropie = perte d’énergie)
L’entropie qui exprime une perte d’énergie doit être la plus petite possible afin d’avoir
un bon rendement pour le système énergétique.
Moteur :
Moteur
Q W
M

Q1/ T1
−𝑊
𝑅𝑑𝑡 =
𝑄
Bilan énergétique : Q + W + Q1 = 0
W = - (Q + Q1)
𝑄+𝑄1 𝑄1
Rdt = =1+ <1
𝑄 𝑄

Rendement carnot
Récepteur

W QC
R
récepteur
TC
Qf / Tf
𝑄𝑓
Rdt = 𝑜𝑟 𝑊 + 𝑄𝑓 + 𝑄𝑐 = 0
𝑊
Donc 𝑊 = −𝑄𝑓 + 𝑄𝑐
𝑄𝑓
Rdt =
𝑄𝑓 +𝑄𝑐

Rendement de Carnot

Si 𝑄𝑐 < 0 ↗, 𝑅𝑑𝑡 ↘

Plus le rendement du système énergétique est grand, moins celui-ci a un impact négatif
sur l’environnement (moins de C02, de N02...etc)
3ème principe : Exergie
Ed = Evraie - T ds
Aujourd’hui on parle du 3e principe en termes de l’exergie
Ed= E - T ds (entropie)
vraie

29
𝑑𝑄
Pour un système (qui n’échange par d’échange) dS =
𝑇
Pour un système ouvert (qui change d’énergie et autre chose), on parle d’enthalpie dh =
dw + du
H = pv + U

III-TECHNIQUES DE L’ENERGIE
L’élément central d’un système énergétique est le fluide thermodynamique qui subit des
évolutions cycliques. Le rendement de ce système est fonction du cycle et est toujours
inférieur au rendement de Carnot. Dans le cas des systèmes énergétiques nous avons
deux types de systèmes
 Les moteurs
 Les générateurs ou récepteurs
Parmi les moteurs on note deux types de moteurs :
 Les moteurs alternatifs (moteur essence ou moteur à explosion) et les moteurs
diesels
 Les moteurs à flux continu (les turbines à gaz et les générateurs de vapeur)
Les générateurs et les récepteurs concernent souvent les appareils de froids industriels
ou les machines frigorifiques et les pompes à chaleur
Energie primaire → Système énergétique → Energie finale
𝐸𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒
𝑅𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑅𝑑𝑡 =
𝐸𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑝𝑟𝑖𝑚𝑎𝑖𝑟𝑒

Moteur → - Moteurs alternatifs


- Moteur à flux continu
Générateur →
- froid industriel
(Récepteur)
- pompe à chaleur

IV- BILAN ENERGETIQUE AU BENIN


Au niveau du Bénin la consommation total d’énergie 2005 s’élevé à 2256 Kteq
(kilotonne équivalent pétrole) soit 0.2tep /hbt
La structure de la consommation est la suivante :
 Biomasse : 60%
 Produits pétroliers : 38%
 Electricité : 2%
La consommation par secteur d’activités est la suivante :
 Le ménage 63%
 Les transports environ 23%

30
 Les services 10%
 Industrie 4%
Ces chiffres sont produits par DGE(2005) et ça se produit tous les 5ans.

31
CHAPITRE II : GENERALITES SUR L’ENVIRONNEMENT
Introduction
Les problèmes relatifs à l’environnement couvrent un éventail large de polluants de
dangers et de dégradation des écosystèmes dans les secteurs de plus en plus vastes de
l’échelon local, régional et mondial
I. Définitions
L’écologie est théoriquement l’étude de l’habitat des êtres vivants. C’est la science qui
étudie les relations des êtres vivants avec leur milieu. Ce milieu est aussi appelé
écosphère. L’écosphère comprend différents compartiments à savoir : l’atmosphère
(gazeuse), l’hydrosphère (liquide), la lithosphère (solide) et la biosphère (matière
vivante
L’air atmosphérique est un mélangé de O2, de N2, de CO2, de H2, de SO2 et de vapeur
d’eau ainsi qu’une petite quantité de gaz rares
La pollution atmosphérique est donc définie par le rejet dans l’atmosphère de tout
nouveau gaz ou anciens dont les proportions dépasseraient les normes.

N2 75.14%
O2 23.19%
CO2 0.04%
H2 Trace
H2O Vapeur Trace
Gaz rares 1.3%(He,Xe,Ne...)

II. Différents Types De phénomènes environnementaux


On distingue quatre grandes catégories de phénomènes environnementaux :
 L’effet de serre
 L’ozone
 Les pluies acides
 Le SMOG (brouillard)
1- L’EFFET DE SERRE

Cette énergie est


Vers la voûte céleste pour
absorbée par les
provoquer des réactions
Gaz à effet de serre gaz et pour leur entraînant des pluies en
équilibre ils les saisons normales.
renvoient sur
Terre : c’est l’effet Serre
de serre.

Cas anormal Cas normal


32
Le rayonnement solaire qui arrive sur la Terre est en partie absorbée par celle-ci et une
autre partie est réfléchie et renvoyée dans la voûte céleste.
La partie réfléchie est ensuite absorbée par des gaz de l’atmosphère et renvoyée vers
la Terre entraînant ainsi une augmentation de la température de la Terre. C’est ce qui est
à l’origine de l’élévation anormale de la chaleur à la surface de la Terre entraînant
beaucoup de conséquences.
PES= Pouvoir d’Effets de Serre
CO2 1
CO 5
CH4 63
NOX 150
N2 O 270
On note plus d’une dizaine de gaz responsables de l’effet de serre. Certains existent
naturellement dans l’atmosphère. Mais d’autres sont dus aux activités humaines. Chaque
gaz est caractérisé par son pouvoir d’effet de serre noté PES qui est le pouvoir
d’absorption et de réflexion de gaz.
Le tableau ci-joint récapitule pour quelques gaz leur pouvoir d’effet de serre. L’élévation
de la température entraîne les conséquences ci-après :
 L’inondation due à l’élévation du niveau des mers et des océans ;
 La modification de l’ampleur et du comportement des pluies ;
 L’accroissement de l’intensité et de la fréquence des phénomènes extrêmes
(tornade, cyclone) ;
 Modification des rendements agricoles ;
 Recrudescence de différentes maladies (paludisme, cholera,.....).
2- L’ozone
L’ozone est un gaz découvert en 1783 de forme moléculaire O3 et qui représente moins
𝟏
d’un millionième des gaz de l’atmosphère ( ) des gaz de l’atmosphère). C’est un gaz
𝟏𝟎𝟔
qui absorbe les rayonnements ultraviolets (UV) provenant du soleil empêchant ceux-ci
d’arriver sur la Terre. La destruction de cette couche d’ozone par certains gaz produits
par les activités humaines entraîne de grandes conséquences sur l’environnement.

UV

UV
33
rayonnement
O3 O2 + ½ O 2
Cl + ½ O2 → ClO
O3 est donc transformé en O2 et ClO
Les gaz responsables de la destruction de la couche d’ozone sont les CFC (Chloro-
Fluoro-Carbone) qui sont les gaz qui alimentent les réfrigérateurs, les climatiseurs (tout
ce qui a rapport au froid). Ces gaz sont améliorés de nos jours.
Les molécules de CFC subissent l’action des puissants rayonnements UV qui leur
arrache l’atome de chlore et celui-ci va catalyser la destruction de l’ozone. Les
conséquences sur l’environnement sont des troubles graves sur la physiologie humaine
(cancer de la peau, cataracte) et des déficiences humanitaires (pas de défense dans
l’organisme) et les troubles d’ordre génétique.
3- Les pluies acides
Les pluies acides sont dues aux émissions de SO2 et de NO2. Elles provoquent des dépôts
acides ayant pour conséquences l’appauvrissement de la couche arable (couche fertile)
des sols, la destruction des poissons, la décimation des forêts (les forêts sont décimées
en Europe centrale). 𝑆𝑂2 + 𝐻2 → 𝐻2 𝑆𝑂4 (Acide sulfurique)
𝑁𝑂2 + 𝐻2 → 𝐻𝑁𝑂3 (Acide nitrique)
4- SMOG (Brouillard)
On distingue deux types de SMOG :
Le SMOG d’été ou SMOG de Los Angelès qui est caractérisé par une forte concentration
de l’ozone aux niveaux du sol (300ug/m3 le taux normal) et qui donne des troubles de
vision (picotement dans les yeux). Son origine principe le est le rejet de 𝑁𝑂2 dû aux
transports.
Le SMOG d’hivers ou SMOG de Londre qui résulte dans la présence de l’atmosphère
d’une forte concentration de SO2 (rejets dû aux transports) pouvant donner naissance à
de l’acide sulfurique suite à une réaction avec la vapeur d’eau et qui donc provoque les
mêmes troubles que le SMOG d’été.
Impacts environnementaux
Toute activité provoquant un disfonctionnement des cycles de l’écosystème peut être
considéré comme une activité polluante. On distingue trois types d’impact
environnemental
 L’Impact esthétique : la structure du paysage, l’odeur, la couleur etc.
 L’impact écologique qui affecte la nature des choses sans pour autant être toxique (ex :
effet de serre)
 L’impact toxique qui affecte la physiologie humaine.
IV- Effets physiologiques des émissions gazeuses
Les polluants atmosphériques qui sont dus aux rejets dans l’atmosphère des substances
nocives sont les suivants :
 Les poussières

34
 NO2 ; NO
 SO2
 CO et CO2
 Les composés organiques
 Les métaux lourds Pb…
Les poussières qui proviennent pour la plupart des transports, pénètrent dans les
poumons et provoquent de différentes maladies (silicose).
Le SO2 provoque des difficultés respiratoires et la décomposition de la chlorophylle
dans le monde végétal.
Les NO et NO2 provoquent l’irritation et la destruction des poumons et à une certaine
dose ils peuvent amener à la mort par pneumonie.
Le CO est toxique pour le règne animal en agissant sur le système nerveux central ainsi
que sur l’appareil circulaire (le sang humain assimile facilement le CO). Enfin le CO2
n’a aucun rôle dévastateur sur l’organisme humain, au contraire pour le monde végétal,
une teneur élevée joue un rôle d’accélérateur de la croissance.

35
CHAPITRE III- INTERRATIONS ENERGIE-ENVIRONNEMENT
Introduction
Tous les polluants ont la plupart pour origine les activités humaines et notamment celles
liées au secteur de l’énergie.
Un nombre élevé des problèmes relatifs à l’environnement est lié à la production, à la
transformation et à l’utilisation finale de l’énergie.
Dans onze grands domaines préoccupants pour l’environnement, l’énergie joue un rôle
important dans le cas des ACCIDENTS ENVIRONNEMENTAUX et dans le cas de
la POLLUTION ATMOSPHERIQUE.
LES ACCIDENTS ENVIRONNEMENTAUX concernent les éruptions, les
explosions et les incendies, la rupture des barrages hydro électriques, la combustion
spontanée du méthane dans les décharges d’ordures.
LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE concerne tous les gaz cités précédemment.
I- Filières énergétiques
Une filière énergétique peut être définie comme une ligne qui joint les sources
primaires d’énergie à l’usage.
Le tableau ci-joint récapitule :
Energie primaire Vecteur Utilisation
Energies joinssibles
Charbon Force motrice
Charbon
Pétrole
Gaz Hydrocarbure Thermique
ENR
Solaire

Fluidifie Electricité Eclairage  Froid

Biomasse Electricité Eclairage  Froid


Energie Fissibles
(Fussion  fission)
Nucléaire

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II- Energie et pollution de l’air
La pollution atmosphérique est essentiellement due à la combustion de combustible
selon le schéma de combustion ci-après.
CX Hy Oz Ns St Clr  air (ou O2)
 CO2 effet de serre
CO
 N2O  NO
* SO2 pluies acides
* HCl
* H2O
* H2 SMOG
* imbrullés  poussiéres
La composition des gaz émis est strictement liée à la composition de combustible
III- ENERGIE ET POLLUTION LIQUIDE
Les eaux usées proviennent pour la plupart des industries. Elles sont d’origine
organique, minérale et particulaire.

Organique  matières biologiques biodégradable CxHyNz

Eaux usées Minérale  matières chimiques

Particulaire  thermiques
La pollution organique concerne les matières biodégradables qui sont rapidement
décomposées en éléments simples par des microorganismes en présence d’oxygène ; et
les produits difficilement biodégradables pour lesquels il faut procéder à une équation
artificielle ; puis les polluants organiques comme les pesticides, insecticides etc…..
La pollution minérale concerne les minéraux qui sont directement toxiques (produits de
métallurgie chimique….)
Et enfin la pollution particulière qui est pollution thermique caractérisé par l’élévation
de la température du milieu récepteur. Seule cette pollution est imputable à l’énergie du
fait des eaux chaudes de chaudière et des eaux de refroidissement des centrales
thermiques.
IV- Energie et pollution solide
Les solides de l’environnement proviennent des activités industrielles et des
consommations humaines. L’homme génère de part sa consommation environ 150kg/
hbt / an d’ordures ménagères pour les pays en voies de développement (PED), et
350kg/hbt / an d’ordures ménagères pour les pays développés (PD).

37
La meilleure manière de gérer les ordures ménagères (OM) est donc la mise en décharge
contrôlée avec récupération de méthane, le compostage pour produire des engrais et
fertilisants, et enfin l’incinération qui permet de récupérer de la chaleur et qui par contre
provoque des émissions de gaz à effet de serre.
V- Cas particulier d’impact environnemental
On note des pollutions particulières dues à l’utilisation des énergies nouvelles et
renouvelables, les énergies fluidiques et notamment l’énergie hydroélectrique, peuvent
provoquer l’élévation de la température de l’eau par le rejet des eaux de turbine, peuvent
être à l’origine de la rupture des barrages entrainant ainsi une inondation
L’énergie éolienne provoque pour sa part, une nuisance sonore et un encombrement
important de l’espace. Le seul impact imputable à l’énergie solaire est le problème de
surface.
ENR
- Biomasse Pollution
- Fluidique
Pollution thermique
Hydroélectrique eaux de turbine T Rupture barrage, inondation
Occupation de l’espace
Éolienne émission sonore

encombrement de l’espace
Solaire avec occupation d’espace cultivable.

38
CHAPITRE IV : METHODES DE PREVENTION ET DE TRAITEMENT DE LA
POLLUTION ENERGETIQUE
Introduction
Afin de réduire et de prévenir les émissions de polluants, on peut agir dans trois
différentes directions :
- Action sur le combustible ;
- Action sur la combustion et sur le foyer de combustion ;
- Traitement des rejets gazeux.
I- Cadre de référence
Les différentes étapes de prise de décision en matière d’énergie et d’environnement sont
récapitulées dans la figure1ci-après.
II- Substitution de combustion
On n’entend par substitution, les changements de qualité et de composition des
combustibles.
En effet, le mélange gazeux rejeté dans l’atmosphère, dépend intimement de la
composition de combustible
Ex: Gaz (Cx Hy) Fioul HTS
BTS
TBTS
Charbon (C) bois (biomasse ligneuse)
III- Techniques de lutte Anti-pollution
L’ensemble des techniques de lutte anti-pollution fait appel à des dispositifs
complémentaires. Ces techniques peuvent être très efficaces dans la réduction
des émissions rejetées, qu’elles soient utilisées isolement ou combinées.
3-1 Action sur le combustible
Elle consiste généralement à réduire la teneur en composés polluants comme le soufre
et l’azote. Cependant, seule la réaction de DESULFIRATION est possible.
C’est une réaction qui se déroule en présence d’hydrogène et qui entraine la formation
de l’hydrogène sulfureux.
Réaction chimique :
Composé soufrés  H2 H2S Combustible moins soufrés

Le rendement de désulfuration atteint parfois l’ordre de 50.


La désulfuration n’induit pas une autre forme de pollution, car l’hydrogène sulfureux
H2 S produit est rejeté vers les couches supérieures de l’atmosphère.

39
3-2 Action sur la combustion et le foyer de combustion
L’objectif dans ce cas est de réduire la qualité de dioxyde de soufre SO2 rejeté.
Cette technique consiste à introduire dans le foyer de combustion, un additif qui peut
être soit le carbonate de calcium CaCO3 ou soit la chaux Ca(OH)2 qui va faire des
réactions complexes avec le So2 lors de la combustion (complexes préférentiels)
CaCO3 𝑆𝑂2 CaSO2 CO3  mélange gazeux pauvres en SO2
Ca(OH)2 𝑆𝑂2 CaSO2 (OH)2

Le taux de séparation du SO2 atteint 50 à 60


Un avantage de la combustion en lit fluidisé est aussi la basse teneur et NO2 rejeté.
3-3 Action sur les rejets de gaz
Les gaz rejetés peuvent passer aussi dans des dispositifs qui permettent de réduire leur
teneur en polluants. Ainsi, on peut capter les poussières entrainées par les gaz brûlés
par les cyclones et des électro filtres. On peut aussi réduire la teneur en SO2 de ces gaz
par différents procédés en utilisant principalement des additifs comme le Ca(OH)2 ou
du charbon actif .
Le taux de rétention peut atteindre 90.
IV- Amélioration du rendement énergétique
L’amélioration du rendement énergétique du procédé passe nécessairement par
l’amélioration du rendement d’un système énergétique. Les connaissances de
l’expression de ce rendement (rendement des systèmes énergétiques) va nous permette
de savoir les paramètres sur lesquels, il faut agir pour optimiser le rendement
1- Rendement d’une machine à vapeur
Cette machine à vapeur est une machine qui produit de la vapeur par la chaleur dégagée
lors de la combustion d’un combustible donné.
Toute machine à vapeur suit le cycle de Carnot qui est de deux isothermes et de deux
adiabatiques (Q   pas d’échange de chaleur)
P

TC
TF
V
cycle de toute machine à vapeur appelé cycle de Carnot : 2 isothermes et 2
adiabatique (Qextérieure  )

40
Le rendement de ce cycle est sous la forme
𝑇𝑐−𝑇𝐹 𝑇𝐹
 =1−
𝑇𝐶 𝑇𝐶

TC  température de combustion

TF température de fumée rejetée (C’est le rendement de tout système à vapeur).


L’amélioration du rendement de tout système à vapeur par la réduction de la
température froid TF (température des fumées)
2- Moteurs thermiques
Un moteur thermique est un système énergétique qui emprunte de la chaleur du numéro
extérieur et qui fournit un travail vers ce numéro extérieur.
a- Moteur à combustion interne (essence) (Moteur automobile)
Le moteur à combustion interne à essence suit un cycle appelé cycle de OTTO ou cycle
de Beau de Rochas.
Ce cycle est composé de deux adiabatiques et de deux isochores
p isochore
W

C
D adiabatique
détente isochore
(rejet de fumée)
B Compression du A
mélange air + essence
O V

A à B : Compression du mélange air  essence


B à C : Combustion enflammées par les étincelles de bougie
C à D : Détente (temps moteur) : fournit le travail au milieu extérieur
D à A : Détente isochore : rejet de fumée
1
n 1 –
𝑟 𝛾–1

41
𝑉𝐴 𝐶𝑃
r (volume cylindre) et 𝛾  Constante de l’adiabatique
𝑉𝐵 𝐶𝑉

Ce rendementVolume atteint de de
est le rendement la composition
tour moteur ou taux de compression
à combustion interne utilisant de
l’essence pour son fonctionnement.
L’amélioration de ce rendement passe par un meilleur taux de compression
𝑉𝐴
volumétrique (r  )
𝑉𝐵

b- Cas du moteur Diesel (moteur à explosion)


Le moteur Diesel est un système énergétique qui suite un cycle appelé cycle de Diesel
représenté sur le digramme ci-après :

P
B C

adiabatique

A
0 V
A à B : Compression d’air adiabatique
B à C : Combustion isobare (on injecteur du diesel dans l’air chaud comprimé)
C à D : Détente (temps moteur fournit le travail au milieu extérieur
D à A : Détente isochore (rejet de fumé)
𝛽𝛾 −1
  1– –1
(𝛽−1)𝑟 𝛾 .𝛾

𝑉𝐶 𝑉𝐴 𝐶𝑃
𝛽= et r = (taux de compression volumique) 𝛾 
𝑉𝐵 𝑉𝐵 𝐶𝑉

Ce rendement est le rendement de tout moteur Diesel lent.


C- Cas du Diesel rapide ( ou mixte)

42
Son cycle est un cycle mixte

P Q2
C D
Q1 Wm tps moteur
B E

Q3 (detente rejet)
adiobatique A
0 V
𝑤𝑚

𝑄1+𝑄2

Les diesels actuels ou rapides suivent le cycle appelé le cycle mixte représenté sur le
diagramme ci-dessus.
Le rendement est sous la forme :
𝑘 𝛽 𝛾− 1
  1– (𝑘−1)+𝛾𝑘(𝛽−1) 𝑟 𝛾−1

𝑉𝐴 𝑉𝐴 𝑃𝐶
𝑟= ;𝛽 = ;𝑘 =
𝑉𝐵 𝑉𝐵 𝑃𝐵

𝐶𝑃
𝛾 ⁄𝐶 (Si k  1, PC  PB)
𝑉

Si k  1 on a PC  PB et ça rejoint le cas de l’autre diesel (diesel lent).


3- Turbines
Les turbines a gaz qui équipe actuellement les avions quelques centrales thermiques
suivent le cycle appelé de Joule.
P

Q
B C adiabatique
Wm

A D
refroidissement isobar
43
1−𝛾
𝜂 =1−𝜏 𝛾

𝑃𝐵
𝜏= (𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛)
𝑃𝐴

𝐶𝑝
𝛾
𝐶𝑉

Si le taux de compression augmente (𝜏 ↗), le rendement augmente et on consomme


moins d’énergie.
4- Moteurs électriques (ME)
Un moteur électrique est un moteur qui à pour source l’énergie électrique.

Ee M .E Es (Energie mécanique)

𝐸𝑠

𝐸𝑒

Puissance apparente (KVA)

Puissance réactive
(KVAr)

𝒞ℓ
Puissance active (KW)
𝑃𝑎
Cos  
𝑃𝑎𝑝𝑝
On distingue 3 types de puissance :
- Puissance active exprimé en KW qui représente la puissance donnée par le
moteur c'est-à-dire qui sort du moteur ;
- La puissance réactive qui est due à la présence du champ magnétique dans le
moteur qui s’exprime en KVAr
- La puissance apparente qui est réellement consommée par le moteur exprimée en
KVA. Le facteur de puissance est le rapport de la puissance active sur la
puissance apparente :
𝑃𝑎
Cos 
𝑃𝑎𝑝𝑝

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Pour améliorer le rendement du moteur dans le cadre, il faudra au minimiser la
puissance réactive ou améliorer le facteur de puissance Cos.
Dans ce cas, or procède à la pose de condensateur sur le moteur, les condensateurs
ayant pour fonction d’aborder les puissances réactives.
Le rendement du moteur électrique sera un rendement optimum proportionnel à sa
charge.
Pour améliorer le rendement, il faut nécessairement faire fonctionner un moteur
tout au moins à 70 de sa charge nominale.

V- Pollution liquide et solide


Pour la pollution liquide, l’énergie n’est responsable que de la pollution thermique. Le
traitement de cette pollution réside dans le refroidissement dans des bagues de stockage
approprié ou dans le recyclage de ces eaux (ces eaux sont retournées dans les chaudières
pour utiliser la chaleur qu’elles contiennent).
La principale pollution liquide est due au procédé industriel qui génère dans eaux usées
dont le traitement est effectué dans des stations d’épuration d’eau pollution liquide.

Station eau
Procédés industriels d’épuration d’eau DBO
DCO

déchets solides ménage


Pollution solide décharge contrôlé(CH4)
Procédé industriels DSM incinération(Q)
enfouissement (cas rare)

L’énergie n’est pas responsable. Dans le cas des pollutions solides, ils proviennent aussi
des procédés industriels. Le traitement fait de trois manières différentes.
- Décharge contrôlées avec combustion du méthane
- Incinération avec récupération de la chaleur
- L’enfouissement reste la dernière solution.

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CHAPITRE V: EVALUATION DES GEZ A EFFET DE SERRE AU BENIN

I- Résultats
Différents secteurs
ENERGIE
PROCEDE INDISTRUEL
AGRICULTURE
FORESTERIE
DECHETS
Différents gaz évaluées :
CO2
CH4
N2 O
NOX
SO2
imbrulés CX Hy
Evaluer les différents gaz au niveau des différents secteurs
GES : Contribution de chaque GES
Agriculture : 70,5

Foresterie : 26,93 𝐶𝐻4 = 70,77

Energie : 1,84 CO2  27,78

Déchets : 0,55 N2 O  1,45

Procédé Industriel : 0,18


CH4 Déchets, Agriculture
CO2 Agroforesterie

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II- METHODOLOGIE D’EVALUATION9
(Quantité de polluants par quantité de matière)
1- Comment évaluer la teneur en CO2 ?
2- Comment évaluer le taux de CH4 et N2 O ?

𝑛𝑒 =𝑛𝑐𝑜2
𝑚 𝑚𝑐𝑜2
=
𝑀𝐶 𝑀𝐶𝑂2

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