Memoire Licence Jacky
Memoire Licence Jacky
Promotion : 2021
REMERCIEMENTS
Avant toutes choses, je rends grâce à Dieu pour son amour, sa bonté et son aide durant
toute notre formation et dans l’accomplissement du présent mémoire.
Que tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce mémoire
reçoivent le témoignage de ma profonde reconnaissance, plus particulièrement :
Enfin, je remercie également mes parents, pour leurs soutiens moraux et financiers durant
mes études ; mes ami(e)s qui nous ont conseillé et apporté(e)s leurs aides et remarques.
i
LISTE DES TABLEAUX
ii
LISTE DES FIGURES
iii
LISTES DES SYMBOLES
P : pression (Mpa)
C : couple (Nm)
T : Température (K)
V : Volume (cm3)
k : Exposant Adiabatique
Ri : Rendement indiqué
Rm : Rendement Mécanique
s : Seconde
°C : degré Celsius
iv
h : heure
kCal: kilocalorie
Kg: kilogramme
g : gramme
kWh: Kilowattheure
kJ : kiloJoule
l : litre
m : mètre
m3 : mètre cube
pH : potentiel d’Hydrogène
W : Watt
v
LISTE DES ABREVIATIONS
GP : Gaz Parfait
vi
LISTE DES ANNEXES
vii
INTRODUCTION
Durant les deux derniers siècles, la puissance en termes d’énergie est l’un des
indices nécessaires pour mesurer le développement économique d’un pays. Avec le
pouvoir d’assurer une croissance économique satisfaisante, l’énergie joue un rôle très
crucial vu que l’industrialisation qui est le moyen incontournable de jouir d’un
développement à long terme ou autrement dit durable en dépend selon la circonstance.
C’est pour cela que les scientifiques et les ingénieurs œuvrant dans le domaine
énergétique, effectuent de permanentes recherches sur de nouvelles sources d’énergie
renouvelables pour pouvoir remplacer le pétrole.
Pour un pays comme Madagascar, le relève de ces grands défis serait largement
bénéfique et pourrait mener à une indépendance énergétique apportant des impacts
positifs sur l’économie.
1
Voici donc la raison pour laquelle, notre étude s’intéresse sur les performances
énergétique, économique, technologique et écologique d’un moteur essence qui sera
ensuite adapté au biogaz afin de les comparer. Cependant notre thème se formule en une
phrase : « Etude comparative des performances d’un moteur essence, alimenté
alternativement au biogaz. »
2
PARTIE I : GENERALITE SUR LES MOTEURS
THERMIQUES
Chapitre I. Les moteurs à combustion interne
I.1. Définitions
I.2. Historique
C’est en 1769 que James Watt dépose le brevet de sa machine à vapeur, une
amélioration de celle de Thomas Newcomen construite en 1712. La même année, le
français Joseph Cugnot construit son fardier à vapeur, il roulait à environ 4 km/h et était
censé servir à transporter les canons de l’armée, c’est la première automobile de l’histoire.
Quelques années plus tard, en 1807, François Isaac De Rivaz dépose le brevet de
son moteur à explosion. Il mit en évidence le principe du moteur à combustion interne, au
moyen d’un tube de métal chauffé au rouge qui lui permit de déplacer un piston de 70 kg
sur 30 cm.
Le moteur de De Rivaz n’étant pas très performant, son utilisation ne fut possible
qu’en 1862, après l’invention théorique du cycle à quatre temps du français Alphonse
Eugène Beau ou Beau de Rochas.
3
II.1. Classification des moteurs à combustion interne
4
❖ Carburateur
■ Temps 1. Échappement-admission
■ Temps 2. Compression-allumage-détente
5
celles du moteur 4 temps. Le travail est récupéré pendant la détente qui se termine dès
l’ouverture de l’échappement. Souvent, pour un moteur 2 temps, le taux de compression
est évalué en partant d’une cylindrée comprise entre le PMH et l’ouverture de
l’échappement : c’est donc un taux de détente.
■ Temps 1. Admission
Elle se produit alors que le piston descend du PMH au PMB, créant ainsi une
dépression dans le cylindre et l’aspiration du mélange carburé ou de l’air dans le cas
particulier des moteurs à injection directe. Les vitesses des gaz sont plutôt élevées (la
vitesse du son peut être atteinte au passage des soupapes) et l’inertie des masses
gazeuses ne peut pas être négligée. De ce fait et aussi parce qu’il y a des pertes de
charge sur le circuit d’admission (papillon, soupapes...), le remplissage des cylindres ne
se réalise pas complètement : le taux de remplissage naturel d’un moteur est inférieur à
l’unité. Pour améliorer ce taux, les inerties des masses gazeuses sont prises en compte
en avançant l’ouverture de la soupape d’admission avant le PMH (AOA = avance
ouverture admission). Ces décalages sont de quelques degrés et leur importance dépend
de la gamme du régime de fonctionnement du moteur : ils sont plus élevés pour les hauts
6
régimes. La tendance moderne est de promouvoir des distributions variables en calage
et en ouverture, actionnées au moyen de commandes magnétiques ou hydrauliques, de
manière à pouvoir bénéficier d’un remplissage optimal sur toute la gamme des régimes.
De tels systèmes existent déjà en série et sont présentés comme une des clés ouvrant la
voie vers les moteurs à faible consommation et pollution zéro. Un calage d’admission bien
adapté peut entraîner une légère suralimentation du moteur en un point de régime tandis
que l’accroissement du nombre de soupapes par cylindre améliore le remplissage à tout
régime. La suralimentation par compresseur permet des accroissements plus substantiels
du remplissage avec des pressions d’admission largement supérieures à l’atmosphère.
■ Temps 2. Compression-allumage
Les soupapes étant fermées, le piston remonte vers le PMH en comprimant la masse
gazeuse enfermée. La pression dans le cylindre croît et, sans combustion, elle attendrait
à pleine ouverture 10 à 20 bars au PMH, selon le taux de compression. L’allumage
intervient quelques instants (avance à l’allumage) avant le PMH (10 à 20 ˚V), afin de
prendre en compte le délai nécessaire au développement de la combustion
7
Les moteurs à injection directe réalisent leurs charges partielles en modulant la quantité
de carburant injectée, ce qui signifie que dans la chambre de combustion la répartition de
la charge est hétérogène pour que localement une faible quantité de carburant puisse
être associée à une faible part de l’air et que le mélange soit combustible. Le dessin et
l’aérodynamique interne des chambres de combustion déterminent la formation du
mélange et sa localisation, qui doit être impérativement proche d’une bougie d’allumage.
Les pleines charges sont par contre obtenues en revenant à une charge homogène
remplissant le volume entier du cylindre.
■ Temps 3. Combustion-détente
■ Temps 4. Échappement
8
Figure 3 : Fonctionnement du moteur 4Temps
9
des hydrocarbures gazeux (GPL, GNL...) ; la carburation se simplifie alors, du fait que la
fonction pulvérisation n’est plus nécessaire et que le mélange avec l’air est plus aisé. Il
faut prévoir, par contre, un système de vaporisation et de détente si l’alimentation est
effectuée avec du gaz liquéfié.
❖ Indirecte :
10
pression, un dispositif pour évaluer le débit d’air (plateau mobile, fil chaud, courbes
programmées...), et un calculateur électronique gérant les informations issues des
différents capteurs (température d’admission, pression...) et pilotant l’injection. Les
fonctionnements particuliers (démarrage, transitoires, pleine charge...) sont pris en
compte par des corrections programmées électroniquement.
11
Chapitre II. Principe de fonctionnement des moteurs
thermiques
II.1-Système bielle manivelle
Chaque pièce du système joue un rôle très important, comme le bâtit qui sert de
support au système, plus précisément du cylindre, il est aussi appelé bloc cylindre ou
même bloc moteur.
S : course du piston.
r : rayon de la manivelle.
Lb : Longueur de la bielle.
θ : Angle Vilebrequin.
12
Vc : Volume chambre de combustion
II.2-Cycle thermodynamique
13
• Introduction du mélange air- • Augmentation de la pression dans
carburant dans la chambre la chambre de combustion
de combustion • Mouvement du piston vers le PMH
• Ouverture de soupapes • Fermeture des soupapes
d'admission
Admission Compression
V1 Volume V2 V1 Volume V2
V1 Volume V2 V1 Volume V2
14
❖ Interprétations :
(1) Admission : le piston descend dans le cylindre et aspire le mélange d’air et
de carburant qui passe par la soupape d’admission.
(2) Compression : le piston remonte dans le cylindre, le mélange air carburant est
comprimé.
(3) Explosion – Détente : une bougie produit une étincelle qui enflamme le
mélange, celui-ci explose et provoque le déplacement du piston.
15
Figure 8 : Diagramme du cycle réel du moteur essence
16
Chapitre III. Les principaux composants du moteur
En tant que système mécanique, le moteur thermique est aussi décrit comme
l’assemblage de plusieurs pièces qui assurent le fonctionnement du mécanisme. Ces
organes peuvent être classés en trois grandes catégories selon leurs rôles respectifs : les
organes fixes, les organes mobiles et les organes auxiliaires, …
17
Vilebrequin Jouant le rôle de
manivelle du système, il
est la source de la
rotation obtenue par le
volant moteur.
18
Soupapes Assurent le respect des
conditions
thermodynamiques
nécessaires à chaque
phase des 4Temps du
moteur.
Les organes fixes sont les organes qui servent comme support de tous les
mécanismes présents dans les moteurs.
19
Chemise Pièce où se situe la chambre
de combustion et le piston.
20
Couvre culasse Couvre la partie supérieure
du moteur.
21
Figure 10 : Représentation du système de refroidissement d’un moteur
❖ Circuit d’alimentation : Que ce soit un moteur essence ou un moteur Diesel,
chacun doit impérativement contenir un système d’alimentation en carburant. Son
transport depuis le réservoir jusque dans les cylindres du moteur peut être
généralement montré dans la figure suivante :
❖ Lubrification : L’huile utilisé dans les moteurs joue un rôle très important dans les
moteurs. Il est nécessaire pour lubrifier les mécanismes pour limiter les effets du
frottement entre les organes mobiles. Vu sous un autre angle, il joue aussi un rôle
de refroidissement des systèmes mécanique soumis aux frottements des pièces.
22
PARTIE II : CARACTERISTIQUES
TECHNIQUES ET PARAMETRES
THERMODYNAMIQUES CAS DU MOTEUR
ESSENCE ET BIOGAZ
Chapitre I. Cycle thermodynamique du moteur à essence 4
Temps
I.1. Caractéristiques techniques du moteur
• Alésage
L’alésage est l’une des caractéristiques géométriques du moteur, elle se traduit comme
la valeur du diamètre du cylindre de notre moteur thermique. Nous avons donc ici le cas
d’un moteur essence, dont l’alésage est D=70mm.
• Course
La course du piston est la distance parcourue par le piston durant les cycles, elle se limite
par le PMH et le PMB. Pour notre cas dans cette étude, la valeur de la course est de
S=66,5mm, issue de la valeur S/D=0,95. C’est-à-dire que : S= 0,95D=0,95(70)
• Nombre de cylindres
Le nombre de cylindre peut varier d’un moteur à un autre, il existe des moteurs
monocylindriques mais aussi des moteurs qui comptent plusieurs cylindres. Que ce soient
un moteur Diesel ou un moteur essence, les deux cas sont possibles. Il peut aussi varier
selon la structure du bloc moteur, les blocs moteurs peuvent se présenter en ligne, V, W,
...
C’est le nom donné pour désigner le volume du cylindre de notre moteur, ce volume peut
être également déterminé par la formule qui permet de calculer le volume d’un cylindre.
Cette formule est la suivante :
π𝐷2 𝑆
Cylindré Unitaire : 𝑉𝑢 =
4
π(70)2 (66,5)
A.N : 𝑉𝑢 =
4
23
D’après les données, nous avons donc : Vu = 255,92 cm3
π(70)2 (66,5)(4)
Cylindré Totale : 𝑉𝑡 = Vu ∗ n =
4
𝑉𝑡 = 1023,7cm3
• Rapport volumétrique
Vu+𝑣
Rapport volumétrique : Ԑ =
v
Vu
𝑣=
Ԑ−1
(255,92)
Volume de la chambre de combustion : 𝑣𝑐𝑐 =
9−1
𝑣 = 32𝑐𝑚3
• Pression
24
• Température
Le moteur à combustion alimenté par l’essence, comme son nom l’indique, utilise l’énergie
thermique fourni par l’essence comme source. Dû à cette énergie thermique, la
température joue donc un rôle très crucial. Mais pour l’instant, avant le processus de
phase, nous avons une valeur de température initiale de To= 20°C, à température
ambiante.
S/D 0,95
25
Figure 12 : Schémas montrant les caractéristiques dans un moteur
I.2. Cycle thermodynamique du moteur
Le moteur essence est un moteur qui utilise les phases thermodynamiques pour son
fonctionnement. Chaque phase correspond donc à une phase thermodynamique. C’est-
à-dire que les valeurs initiales que nous avons précisées auparavant changent au cours
du cycle, ce qui nous mène à déterminer tous les paramètres d’état pour chaque phase.
I.2.1. Admission
Pour cette phase, il nous est nécessaire de connaître les valeurs suivantes :
✓ Pression P1
✓ Volume V1
✓ Température T1
Le volume est V1=Vu +v, car le piston est au PMB à la fin du cycle.
V1=287,92cm3
26
Pour les 4 cylindres du moteur : V1’= 1151,7cm3
Selon le cycle de Beau de Rochas, un moteur à quatre temps correspond aux deux tours
du vilebrequin : avec un taux de croissance de la température à l’admission ΔT égal à
10K. On suppose que la température ambiante de l’essence T0=293K ; la pression
atmosphérique Pat=0,1MPa et la constante relative de gaz R=287J.(kg/K).
ΔT=T1-T0 ⇒ T1=T0+ΔT
⇒ T1=293+10=303K.
Les paramètres au point (1) du cycle : T1=303K, P1= 0,1Mpa, V1= 287,92cm3
I.2.2. Compression
Pour cette phase, le phénomène observé est l’augmentation de la pression car le piston
est au PMH. Le mélange ainsi introduit est donc soumis à une augmentation de la
pression dans la chambre de combustion, c’est dû à ce phénomène que ce deuxième
temps du moteur doit son appellation. De plus avec la bonne isolation du milieu après
fermeture des soupapes est la raison de cette variation de la pression. Ensuite, l’étincelle
qui jaillit de la bougie d’allumage provoquera la combustion du mélange, c’est ce qui nous
fait passer à la troisième phase. Mais avant cela, nous allons calculer la valeur de la
pression.
𝑉1 k
P2 = P1 (𝑉2) = 𝑃1ε𝑘
(287,92) (1,3)
A.N = P2 = (0,1) ( )
(32)
P2 = 1,74Mpa
27
• Température : 𝑇1𝑉1(γ−1) = 𝑇2𝑉2(k−1)
𝑉1 (k−1)
𝑇2 = T1 (𝑉2) = 𝑇1ε(𝑘−1)
287,92 (1.3−1)
𝑇2 = (303) ( )
32
𝑇2 = 585,7K
𝑃3𝑉3 𝑅𝑇3 𝑇3
λp = 𝑃2𝑉2 = 𝑅𝑇2 = 𝑇2
• Pression : P3 = λpP2
P3= 3,6*1,74
P3= 6,264Mpa
• Température : T3 = λp T2
T3=3,6*585,7
T3=2108,52K
La phase (3-4) du diagramme du cycle suit une phase à détente adiabatique d’exposant
k2=1,27, cette variation d’exposant adiabatique est liée à la transformation car pour cette
phase, elle est polytropique.
28
Comme l’équation de Laplace 𝑃𝑉 γ =constante.
𝑃4𝑉4k2 = 𝑃3𝑉3k2
𝑉3 k2 𝑉2 k2 1 𝑘2
P4 = P3 ( ) = P3 ( ) = 𝑃3 ( )
𝑉4 𝑉1 ε
32 (1,27)
P4 = (6,264) (287,92)
P4=0,384Mpa
𝑉3 (γ2−1) 𝑉2 (γ2−1)
T4 = T3 (𝑉4) = T3 (𝑉1)
32 (1,27−1)
T4 = (2108,52) ( )
287,92
T4=1165,1K
Les paramètres au point (4) du cycle : T4= 1165,1K, P4= 0,384Mpa, V4= 287,92cm3
I.2.4. Echappement
Pendant la dernière phase du temps moteur, l’évacuation des gaz imbrulés se fait à basse
pression.
29
II.1. Performances indiquées
Avoir un moteur plus performant est largement bénéfique, ce qui nous pousse à trouver
les indicateurs qui confirment cette performance.
𝑁𝑛
𝑃𝑖 = 𝑝𝑖 ∗ 𝑉ℎ ∗ (KW)
30 𝜏
Elle est obtenue par la relation entre le travail et la puissance dont l’expression initiale
𝑊𝑖
est : 𝑃𝑖 = et wi = 𝑝𝑖 ∗ Vh
𝑡
• 𝑉ℎ (𝑙𝑖𝑡𝑟𝑒) = 287,92cm3=0,288L
• N=3200tr/min
• n= 4
• Pour un monocylindre n = 1
𝑝𝑖 ∗ 𝑉ℎ ∗ 𝑁 ∗ 𝑛
𝑃𝑖 =
30 𝜏
Pour pouvoir calculer cette valeur de la puissance, la pression moyenne indiquée dans le
cycle théorique pi’ doit être connue. Théoriquement, la dépression dans la chambre de
30
combustion au début et à la fin d’admission est l’explication à la petite variation de cette
valeur de pression.
pa= 0,94*pat
pa= 0,94*0,1
pa= 0,094Mpa
Pression moyenne indiquée : pi = K*pi’ dont la valeur de K est comprise entre 0,94 et
0,97, mais pour notre cas nous allons prendre K=0,95.
paԐk
pi′ =
(k−1)(Ԑ−1)
(0,094)(9)(1,3)
pi′ =
(1,3−1)(9−1)
pi’= 0,68Mpa
d’où pi=K*pi’
pi=0,95*0,68
pi=0,65Mpa
𝑝𝑖 ∗𝑉ℎ ∗𝑁∗𝑛
La puissance indiquée est donc : 𝑃𝑖 = avec Vh = 0,25592cm3
30 𝜏
0,65∗0,25592∗3200∗4
𝑃𝑖 = 30∗4
𝑃𝑖 = 17,8𝑘𝑤
31
II.1.2. Rendement indiqué
Pour pouvoir déterminer ce rendement, nous devrions passer par le rendement théorique
Rth de ce type de moteur, et le rendement relatif Rrel. La valeur de ce dernier est comprise
entre 0,6 et 0,9 alors nous allons utiliser Rrel=0,85.
Tandis que, pour le rendement thermique théorique, nous pouvons utiliser la formule
suivante : Rth= 1- 1/Ԑ(k−1)
Rth= 1-1/(9)(1,3−1)
Rth= 0,48
D’où, Ri=Rth*Rrel
3600
𝐶𝑆𝑖 = ∗ 103 (g/KWh)
𝑅𝑖 Iess
• Iess= 43000KJ/kg
• Ri= 0,4
3600
𝐶𝑆𝑖 = ∗ 103
(0,4)(43000)
𝐶𝑆𝑖 = 209,3𝑔/𝑘𝑤ℎ
32
II.2. Performance Mécanique
𝑝𝑚 ∗𝑉ℎ ∗𝑁𝑛
𝑃𝑀 = (KW)
30 𝜏
pm= 0,04*6
pm= 0,2Mpa
• vh= 0,25592cm3
• n=4
• N = 3200tr/mn
• Vm= 6m/s
𝑃𝑀 = 6,55𝐾𝑤
33
Comme la valeur de PM dépend en grande partie du régime de rotation, c’est ainsi on a
pu définir la valeur de pm approximativement à partir des valeurs expérimentales aux
valeurs de la vitesse moyenne du piston.
𝑃𝑖 −𝑃𝑀 𝑃𝑀
𝑅𝑀 = =1−
𝑃𝑖 𝑃𝑖
Ainsi la plus grande valeur acquise par RM correspond au moment où le moteur fonctionne
à pleine charge avec un régime ou les rotations ne sont pas importantes (i.e. régime
nominal)
N.B : On dit qu’un moteur tourne à pleine charge quand le papillon des gaz est grand
ouvert (essence) et seul le banc de freinage augmente la charge en mode stationnaire ;
sur route c’est le poids du véhicule ou le profil du terrain qui intervient.
𝑃𝑀
𝑅𝑀 = 1 −
𝑃𝑖
6,55
𝑅𝑀 = 1 −
17,8
𝑅𝑀 = 0,63
34
𝑉ℎ ∗𝑁𝑛
𝑃𝑒 = 𝑝𝑒 (KW) ou bien Pe= Rm*Pi
30 𝜏
Pe=11,2Kw
𝑤𝑒 𝑝𝑒 ∗𝑉ℎ KJ/Kg
𝑅𝑒 = = ( )
𝐼 𝐼 KJ/Kg
Où
• Rth=0,48
• Rrel=0,85
• RM=0,69
Re= 0,48*0,85*0,63
Re= 0,26
35
3600∗103
𝐶𝑆𝑒 = (g/Kwh)
𝑅𝑒 ∗𝐼𝑒𝑠𝑠
• Iess = 43000KJ/kg
3600∗103
𝐶𝑆𝑒 = (0,26)∗(43000)
𝐶𝑆𝑒 = 322𝑔/𝐾𝑤ℎ
36
PARTIE III : ETUDE ANALYTIQUE DE LA
COMPARAISON
Position du problème
On demande d’établir l’étude comparative entre l’essence et le biogaz qui alimente
alternativement un moteur à essence supercarburant où I=43000KJ/kg et Ԑ=9/1 sous une
pression atmosphérique Po=1bar avec une température du milieu ambiant To=20°C ; le
biogaz est principalement composé de méthane (CH4), l’étude est réalisée à partir des
grandeurs thermodynamiques déterminées (Po, To) du cycle thermodynamique
développé respectivement par l’essence et le biogaz.
I- Position du problème
On demande d’établir l’étude comparative entre l’essence et le biogaz qui alimente
alternativement un moteur à essence supercarburant où I=43000KJ/kg et Ԑ=9/1 sous une
pression atmosphérique Po=1bar avec une température du milieu ambiant To=20°C ; le
biogaz est principalement composé de méthane (CH4), l’étude est réalisée à partir des
grandeurs thermodynamiques déterminées (Po, To) du cycle thermodynamique
développé respectivement par l’essence et le biogaz. Pour pouvoir atteindre notre objectif
qu’est la comparaison des performances sur tous les plans des deux types de moteur,
deux hydrocarbures tels que l’essence et le biogaz sont à observer que ce soit le pouvoir
calorifique, et certains paramètres de performances.
Avec les calculs précédemment entamés, nous pouvons tout simplement citer les
paramètres thermodynamiques développés par l’essence. Ainsi pour la phase
d’admission, nous avons :
P1=0,1Mpa
36
V1= 287,92cm3
T1=303K
II.2. Compression
A la phase de compression, qui est une transformation adiabatique, nous avons obtenu :
P2=1,74 Mpa
V2=32cm3
T2=585,7K
Pour cette phase dont la combustion a lieu, nous mène à des paramètres comme suit :
P3= 6,264Mpa
V3=32cm3
T3=2108,52K
Après l’explosion dans la chambre de combustion, le piston qui rejoint le PMB est suivi
simultanément d’une transformation polytropique :
P4=0,384Mpa
V4=287,92cm3 ; T4=1165,1K
II.4. Echappement
L’ouverture des soupapes d’échappement permet d’évacuer les gaz d’échappement avec
une pression de valeur approximative de 0,1Mpa.
37
Chapitre II. Détermination des paramètres thermodynamiques
développés par le biogaz
Afin de comparer les performances des deux moteurs, la détermination des
paramètres thermodynamiques est aussi nécessaire pour le moteur biogaz. Il est alors
bien de rappeler que les deux moteurs ont la même dimension mais certains paramètres
comme l’exposant adiabatique prouvera la différence entre les deux. C’est pour cela que
pour la suite de notre étude nous allons considérer les valeurs suivantes :
P0=0,2Mpa ; k= 1,32
II-1-Admission
• Température :
ΔT=T1-T0 ⇒ T1=T0+ΔT
⇒ T1=293+10=303K.
• Volume:
V1= 287,92cm3
• Pression :
P1= 0,2Mpa
38
II-2-Compression
𝑉1 k
P2 = P1 (𝑉2) = 𝑃1ε𝑘
(287,92) (1,32)
A.N = P2 = (0,2) ( )
(32)
P2 = 3,63Mpa
𝑉1 (k−1)
𝑇2 = T1 (𝑉2) = 𝑃1ε(𝑘−1)
287,92 (1.32−1)
A.N : 𝑇2 = (303) ( )
32
𝑇2 = 612,07K
II-3-Combustion – Détente
Equation des GP : PV = RT
𝑃3𝑉3 𝑅𝑇3 𝑇3
λp = 𝑃2𝑉2 = 𝑅𝑇2 = 𝑇2
• Pression : P3 = λpP2
P3= 3,6*3,63
P3= 13,068Mpa
• Température : T3 = λp T2
T3=3,6*612,07
T3=2203,45K
39
Donc, P3= 13,068Mpa, T3=2203,45K, V3=32 cm3.
La phase (3-4) du diagramme du cycle suit une phase à détente adiabatique d’exposant
γ2=1,29, cette variation d’exposant adiabatique est liée à la transformation car pour cette
phase, elle est polytropique.
𝑃4𝑉4k2 = 𝑃3𝑉3k2
𝑉3 k2 𝑉2 k2
P4 = P3 ( ) = P3 ( )
𝑉4 𝑉1
32 (1,29)
P4 = (13,068) (287,92)
P4=0,77Mpa
𝑉3 (k2−1) 𝑉2 (k2−1)
T4 = T3 (𝑉4) = T3 (𝑉1)
32 (1,29−1)
T4 = (2203,45) ( )
287,92
T4=1165,1K
Les paramètres au point (4) du cycle : T4= 1165,1K, P4= 0,77Mpa, V4= 287,92cm3
II-4-Echappement
L’ouverture des soupapes d’échappement permet d’évacuer les gaz d’échappement avec
une pression de valeur approximative de 0,1Mpa.
40
Chapitre III. Performances énergétiques du moteur Biogaz
III-1-Performances indiquées
𝑁𝑛
𝑃𝑖 = 𝑝𝑖 ∗ 𝑉ℎ ∗ (KW)
30 𝜏
Pour Δp=0,06pat.
pa= pb – 0,06pb
pa= 0,94*pb
pa= 0,94*0,2
pa= 0,188Mpa
Pression moyenne indiquée : pi = K*pi’ dont la valeur de K est comprise entre 0,94 et
0,97, mais pour notre cas nous allons prendre K=0,95.
paԐγ
La formule pour obtenir pi’ : pi′ =
(γ−1)(Ԑ−1)
(0,188)(9)(1,32)
pi′ =
(1,32−1)(9−1)
pi’= 1,33Mpa
d’où pi=K*pi’
pi=0,95*1,33
pi=1,26Mpa
41
𝑝𝑖 ∗𝑉𝑢∗𝑁∗𝑛
𝑃𝑖 = avec Vu= 255,92cm3
30 𝜏
𝑃𝑖 = 34,4𝑘𝑤
Rth= 1- 1/Ԑ(γ−1)
Rth= 1-1/(9)(1,32−1)
Rth= 0,5
D’où, Ri=Rth*Rrel
Ri= 0,5*0,85
Ri= 0,43
• Ibiogaz= 55600KJ/kg
• Ri= 0,43
3600
𝐶𝑆𝑖 = ∗ 103
(0,43)(55600)
𝐶𝑆𝑖 = 150,6𝑔/𝑘𝑤ℎ
III-2-Performance Mécanique
42
Or pm peut se déterminer par la formule pm= 0,04* 𝑣𝑚 (MPa)
pm= 0,04*5
pm= 0,36Mpa
• vh= 1023,7cm3
• n=4
• N = 3200tr/mn
• Vm= 5m/s
𝑃𝑀 = 5,46𝐾𝑤
III-2-2-Rendement mécanique
𝑃𝑀
𝑅𝑀 = 1 −
𝑃𝑖
5,46
𝑅𝑀 = 1 −
34,4
𝑅𝑀 = 0,84
Pe=28,9Kw
43
III-3-2- Rendement effectif
𝑤𝑒 𝑝𝑒 ∗𝑉ℎ KJ/Kg
𝑅𝑒 = = ( )
𝐼 𝐼 KJ/Kg
Où
• Rth=0,5
• Rrel=0,85
• RM=0,84
Re= 0,5*0,84*0,85
Re= 0,36
• Ibiogaz = 55600KJ/kg
3600∗103
𝐶𝑆𝑒 = (0,36)∗(55600) d’où, 𝐶𝑆𝑒 = 179,86𝑔/𝐾𝑤ℎ
𝑁 𝑁 2
Pe = Pemax ∗ N/Np[1 + 𝑁𝑝 − (𝑁𝑝) ]
44
Nmax = 1,2Np.
Et Np= 2667tr/min, c’est la valeur de régime de rotation du moteur essence qui correspond
à Pemax.
45
Figure 14 : Courbe de Puissance du moteur Biogaz
IV-2-Couple
A partir de la relation Pe= f (N) on peut déduire l’expression donnant le couple C= g (N)
tel que :
C= 9550*Pe/N.
46
IV-2-2-Diagramme du couple effectif du moteur biogaz
Nous allons varier le régime de rotation du moteur pour obtenir le diagramme
correspondant au couple et ceci est aussi en fonction de la variation de Pe.
2
𝑁 𝑁
𝐶𝑠 = 𝐶𝑠𝑝 [1,2 + 𝑁 + 0,8 (𝑁 ) ] (g/Kwh) (Essence)
𝑝 𝑝
47
Figure 17 : Courbe de consommation du moteur essence
IV-3-2- Diagramme de la consommation spécifique du moteur biogaz
La variation du régime de rotation engendre la variation de la consommation, c’est ainsi
que nous avons la courbe suivante :
48
Chapitre V. Performances Technologiques
V-1-Point sur la technique d’obtention du biogaz :
Le biogaz peut être utilisé de plusieurs façons, que ce soit pour la cuisson, pour le
transport et la production d’électricité. Il est obtenu à partir de la méthanisation, qui est un
processus de fermentation anaérobie, autrement dit sans l’intervention du dioxygène dans
la réaction. Les matières premières pour réaliser la méthanisation sont les déchets
organiques en décomposition.
✓ Hydrolyse
✓ Acidogenèse
49
libérés pendant cette phase sont principalement le gaz carbonique (CO2) et l’hydrogène
(H2).
✓ Acétogenèse
✓ Méthanogenèse
✓ Température
50
✓ Le potentiel d’hydrogène ou pH
Pour comparer les performances du moteur essence et du moteur biogaz sur le plan
technologique, il nous est nécessaire de préciser les valeurs de la puissance effective et
du rendement effectif pour le cas de nos deux moteurs.
D’après les calculs que nous avons effectués précédemment, nous avons pu obtenir la
valeur de la puissance effective dont :
Pe = 11,2Kw
Re= 0,26
52
V-4- Performance technologique du moteur biogaz :
L’essence est un carburant classé parmi les dérivés du pétrole. A en croire, au niveau du
marché international, le prix du pétrole ne cesse d’augmenter. Le coût des carburants
diffère, c’est la raison pour laquelle il est nécessaire pour notre étude de voir le prix de
l’essence par rapport aux autres carburants issus du pétrole, que ce soit au niveau
international ou national.
53
Figure 22 : Courbe de variation de prix de l’essence
VI-2- Coût du Biogaz :
54
VI-3- Coût par rapport à la consommation du moteur :
Pe = 11,2kw
Or,
• Pe*Cse = Ch
• Ch = 322*11,2
Ch = 3606,4 g/h
Soit, Ch = 3,6064Kg/h
Pe = 28,9kw
Or,
• Pe*Cse = Ch
• Ch = 179,86*28,9
Ch = 5197,9 g/h
Soit, Ch = 5,1979Kg/h
55
Ou bien environ, Ch = 1,44g/s
Pour t=1h :
Cette énergie renouvelable offre des avantages nombreux et variés et surtout elle valorise
une grande diversité de matières organiques comme des déchets végétaux, des effluents
d’élevage ou encore des restes de productions agricoles et agro-alimentaires. Elle permet
également d’obtenir de l’énergie sous différentes formes, biogaz ou bio-méthane et un
fertilisant, le digestat. Enfin, cette technique peut contribuer à améliorer le bilan des
émissions de gaz à effet de serre des exploitations ou des industries. La méthanisation
est donc une manière efficace de valoriser localement les matières organiques agricoles,
de produire de l’énergie et de lutter contre le réchauffement climatique. Enfin, c’est une
forme d’économie circulaire, apte à développer et dynamiser des territoires ruraux.
L’essence est un hydrocarbure de la famille des alcanes, avec une formule brute C 8H18.
Sa combustion produit de l’eau H2O et du dioxyde de carbone CO2. Mais pour pouvoir
réaliser la combustion, l’intervention du dioxygène est primordiale. L’équation bilan de la
réaction de combustion de l’essence est la suivante :
Cela dit que l’essence dégage plus de CO2 que le biogaz, soit huit fois plus, donc
l’essence est plus polluante et accélère la dégradation de la couche d’ozone étant
donné que le CO2 est un gaz à effet de serre.
57
PARTIE IV : COMPARAISON DES RESULTATS
OBTENUS
Chapitre I. Résultats sur l’étude de performances du moteur
Pour pouvoir mieux visualiser les valeurs des résultats et mieux les comparer, mais aussi
de les interpréter. Nous avons mis sous forme de tableau tous les résultats obtenus après
notre étude :
Admission : Admission :
P1 = 0,1Mpa P1 = 0,2Mpa
V1 = 287,92cm3 V1 = 287,92cm3
T1 = 303K T1 = 303K
Compression : Compression :
P2 = 1,74Mpa P2 = 3,63Mpa
V2 = 32 cm3 V2 = 32cm3
T2 = 585,7K T2 = 612,07K
Explosion-Détente : Explosion-Détente :
P3 = 6,264Mpa P3 = 13,068Mpa
V3 = 32 cm3 V3 = 32cm3
T3 = 2108,52K T3 = 2203,45K
Echappement : Echappement :
P4 = 0,384Mpa P4 = 0,77Mpa
V4 = 287,92cm3 V4 = 287,92cm3
T4 = 1165,1K T4 = 1165,1K
57
Puissance indiquée : Puissance indiquée
Pi = 17,8KW Pi = 34,4KW
Rm = 0,63 Rm = 0,84
Pe = 11,2Kw Pe = 28,9Kw
58
Interprétations :
Suite à l’établissement de tous les résultats, nous pouvons maintenant passer à leurs
interprétations et à leurs comparaisons. Comme notre étude est basée sur la comparaison
des performances du moteur essence et le moteur biogaz, nous allons comparer les
valeurs obtenues à partir des deux.
❖ Paramètres thermodynamiques :
- Pression : La pression pour le moteur biogaz est plus élevée que celle du moteur
essence car en tant que gaz, son entrée à l’admission admet une légère
augmentation.
- Volume : La dimension de nos deux moteurs sont les mêmes car cela est
importante pour la comparaison des performances développées par les deux
carburants et pour voir les différences.
❖ Performances indiquées :
59
❖ Performances mécaniques :
❖ Performances effectives :
❖ Performances technologiques
❖ Performances économiques
Sur le plan économique, la consommation nous a montré que les deux systèmes
présentes une légère différence. Mais quant au prix par rapport à la consommation horaire
par litrage, le moteur alimenté au biogaz est moins coûteux vu que le prix de ce dernier
est moins coûteux dépend en grande partie de l’offre et de la demande sur le marché
international.
60
❖ Performances écologiques
Le biogaz est facile à procurer car nous pouvons en produire localement à partir des
déchets organiques quotidiens, la valorisation des déchets apportera des impacts positifs
sur l’environnement.
Depuis des années, des preuves scientifiques ont mis en évidence le lien entre les
émissions anthropiques de Gaz à Effet de Serre (CO2, CH4, …) et le réchauffement
atmosphérique de notre planète ainsi que les changements climatiques y afférents. Parmi
ces GES d’origine anthropique on peut citer :
− le gaz carbonique (CO2) émis principalement par les véhicules de transport, les
industries énergétiques, manufacturières et de construction.
− le protoxyde d’azote (NOx) provenant des fumures de bétail et des sols cultivés.
Nous savons maintenant que le transport et l’industrie figurent parmi les plus émetteurs
de GES, c’est à cause de l’utilisation des carburants issus du pétrole pour la production.
61
II.2. Quelques avantages du biogaz
Le méthane aussi figure parmi cette liste, mais c’est pour cette raison que sa valorisation
comme énergie est importante et avantageux pour l’environnement :
- Ses effets polluants lui donnent un atout pour pouvoir le recycler en tant
qu’énergie utilisable dans plusieurs domaines.
- Son utilisation en tant que carburant nous permet d’obtenir plus de puissance et
plus de couple, il est donc utilisable pour l’électricité et le transport.
- Comme il est plus facile de s’en procurer, les ménages vulnérables pourront en
profiter
Après avoir mis les courbes développées, comme nous pouvons les voir sur les
diagrammes ci-dessous :
En observant les deux courbes, on peut dire que le biogaz développe un couple plus
élevé, c’est-à-dire que en voulant obtenir un couple assez élevé, le biogaz serait le plus
efficace.
63
Figure 25 : Courbes des consommations
64
CONCLUSION
En guise de conclusion, après avoir fait l’étude sur tous les plans du moteur, il est
nécessaire de rappeler le chemin parcouru depuis le début notre étude. Ceci en partant
des généralités sur les moteurs thermiques dont nous avons pu voir les définitions et
historiques de l’évolution des moteurs jusqu’au moment où nous les connaissons
aujourd’hui. Puis, nous avons vu leurs modes de fonctionnement comme les phénomènes
thermodynamique qui les régissent et sans oublier les systèmes mécaniques à l’intérieur,
à citer principalement le système bielle manivelle, pour aboutir aux organes qui les
composent tels que les organes mobiles, fixes et auxiliaires. Cette première étape de
notre étude nous a donc permis de connaître plus techniquement l’organisation
systémique du moteur.
Ensuite, dans la seconde partie, notre étude s’est plus focalisée sur les
caractéristiques techniques et les paramètres thermodynamiques mis en jeu dans le
moteur. Nous avons vu notamment les phases de transformations thermodynamiques
qui définissent et accompagnent chaque temps du moteur, en l’occurrence, l’admission,
la compression, la combustion et l’échappement. Les transformations qui dépendent
essentiellement du volume, de la pression et de la température. Tout cela nous a permis
d’entamer le vif du sujet de notre étude qu’est l’étude sous forme de comparaison des
performances du moteur développées par l’essence et le biogaz.
Comme notre étude est plus basée sur la comparaison analytique des
performances du moteur essence et aussi quand il est alimenté au biogaz, nous avons
pu voir les puissances développées, les couples, les consommations. Suite à cela, les
performances économiques, technologiques et aussi écologiques. Tout cela nous amène
à établir et discuter les résultats.
65
L’adaptation d’un moteur essence pour être alimenté au biogaz ne présente aucun risque
et difficulté vu la similarité des deux technologies. De plus, la facilité de l’obtention du
biogaz le démarque de l’essence.
Les questions environnementales qui font sujet de débat pour l’humanité sur
l’émission des gaz à effet de serre pourrait être partiellement résolu par la valorisation du
biogaz. Tant sur le plan économique et écologiques. En citant quelques conséquences,
la réduction d’émissions de gaz à effet de serre, la valorisation des déchets quotidiens et
ainsi que d’autres bonnes conséquences que nous n’allons plus citer.
Pour terminer, le biogaz est donc une source d’énergie qui est prometteuse mais
encore mal exploitée à Madagacar, pourtant il faut noter que son exploitation existe
depuis des années mais reste encore insuffisante. Ainsi, pour pouvoir promouvoir cette
énergie renouvelable, il suffit donc d’un investissement massif dans ce domaine. Ce qui
nous pousse à nous poser la question suivante, l’offre et la demande en biogaz seraient
ils suffisant si nous voulons utiliser cette énergie à grande échelle ?
66
Annexes
Annexe 1 : Cartographie des biodigesteurs installés à Madagasacar
I
Annexe 2 : Ordre d’allumage d’un moteur 4 Temps
II
Annexe 3 : Alignement de tous les organes d’un moteur
III
Annexe 4 : Système d’injection des moteurs
IV
Annexe 5 : Les différents types de segments et montage de l’axe du piston
V
Annexe 6 : Différents types de chemise cylindre
VI
Annexe 7 : Différentes dispositions de bloc moteur
VII
Table des matières
REMERCIEMENTS ............................................................................................... i
INTRODUCTION .................................................................................................. 1
I.1. Définitions.......................................................................................................................... 3
I.2. Historique .......................................................................................................................... 3
VIII
Chapitre III. ................... Principe de fonctionnement des moteurs thermiques
12
IX
II.1.3. Consommation spécifique indiquée ........................................................................ 32
II.2. Performance Mécanique ................................................................................................. 33
II.2.1. Puissance Mécanique ............................................................................................... 33
II.2.2. Rendement mécanique ............................................................................................ 34
II.3. Performance effective ..................................................................................................... 34
II.3.1. Puissance effective ................................................................................................... 34
II.3.2. Rendement effectif .................................................................................................. 35
II.3.3. Consommation spécifique effective......................................................................... 35
XI
Chapitre VII. ............................................................Performances économiques
53
XII
CONCLUSION .................................................................................................... 65
Annexes ................................................................................................................ I
XIII
Références Bibliographiques
[2] Moteur à allumage commandé : Jean TRAPY, Docteur ès sciences Ingénieur principal à l’Institut
français du pétrole (IFP)
[6] CAPITALISATION DES SECTEURS BIOGAZ ET FOYERS AMELIORES A MADAGASCAR : Maud Ferrer
Références Webographiques
[9] www.globalpertrolprices.com
[10] www.OMH.com
[11] www.génieMécanique.com
XIV
AUTEUR : Monsieur DERIKY Nomentsoa Jacky
E- Mail : [email protected]
RESUME :
« Cette étude a pour objectif de comparer les performances développées par un moteur essence qui sera
ensuite alimenté au biogaz. Pour cela, on a étudié le fonctionnement du moteur, plus précisément du
moteur essence. Nous avons donc étudié les principaux composants du moteur et leurs modes de
fonctionnement. Ensuite, les cycles thermodynamiques et les paramètres influant, pour de suite passer
aux études des performances, que ce soit énergétiques, économiques, technologique et surtout
écologiques. Le principal but de cette étude est aussi d’autre part de connaître les puissances développées
ainsi que les couples et les consommations du moteur après avoir utilisé l’essence et le biogaz comme
carburants. Les résultats obtenus vont alors nous permettre de conclure, lequel des deux carburants
présente plus d’intérêt sur le plan considéré. »
Title: « Comparative study of the performance of a 4-stroke gasoline engine, fueled with gasoline then
biogas »
ABSTRACT:
“The aim of this study is to compare the performance developed by a gasoline engine which will then be
powered by biogas. To do this, we first studied the operation of the engine, more specifically the petrol
engine. So, we studied the main engine components and how they work. Then, the thermodynamic cycles
that govern the engines with the parameters influencing, to immediately move on to performance studies,
whether energy, economic, technological and above all ecological. The main purpose of this study is also
to know the powers developed as well as the torques and consumption of the engine after using gasoline
and biogas as fuels. The results obtained will then allow us to conclude, which of the two fuels has more
advantages on all counts. »