Etude D'un Pont A Poutres en Beton Precontraint
Etude D'un Pont A Poutres en Beton Precontraint
Thème :
Présenté par :
Mr AMARA Examinateur
Nos sincères remerciements vont vers les membres du jury qui ont acceptés
d’examiner ce modeste travail de recherche.
Nos profonds remerciements vont aussi à tous ceux qui nous ont encouragés et
accompagnés dans notre parcours de recherche.
Table des matières
Remerciement
Introduction général
Chapitre 4 : Modélisation
Introduction ....................................................................................................... 32
1.Présentation du logiciel ...................................................................................... 32
2.Etapes de modélisation ...................................................................................... 33
2.1.Le choix de type d’ouvrage ......................................................................... 33
2.2.La modélisation du tablier ........................................................................... 34
2.3.Détermination des Charges et leurs combinaisons ............................................ 35
2.4.Conclusion ............................................................................................... 37
3.Etudes statiques ................................................................................................ 38
3.1.Introduction ............................................................................................. 38
3.1.1.Valeurs des coefficients de combinaisons selon le BPEL ........................... 38
3.2.Moments fléchissant dans les poutres ............................................................ 39
3.3.Efforts tranchants dans les poutres ................................................................ 39
Depuis quelque dizaines d’années, on utilise le béton précontraint pour l’exécution des
ponts. Cette technique a pris rapidement une grande extension, elle a permis, en effet, de
construire d’une façon assez économique des ouvrages minces dont les caractéristiques sont
particulièrement bien adaptées à la réalisation routière et autoroutière.
Devant les programmes ambitieux lancés par les autorités publiques dans le cadre du
développement du réseau d’infrastructures, l’ingénieur est appelé à concevoir, calculer et
réaliser ces différentes structures par des méthodes rapides et efficaces, afin de répondre aux
besoins et exigences de son environnement économique et social. Pour cela, nous proposons
dans ce projet, une étude d’un pont a poutre en béton précontrainte Situé à ZERALDA son
point de départ par le Pk182.
Chapitre 1 : Généralités sur les ponts S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Introduction :
La Conception d’un pont doit satisfaire un certain nombre d’exigence puisqu’il est destiné
à offrir un service d’usager. On distingue les exigences fonctionnelles qui sont les
caractéristiques permettant au pont d’assurer sa fonction d’ouvrage de franchissement, et les
exigences naturelles qui sont l’ensemble des éléments de son environnement influent sur sa
conception.
1. Définition et terminologie :
Le tablier d'un pont est une structure porteuse sur laquelle se fait le déplacement, il
supporte les charges de circulation et les transmet aux appuis ou aux éléments de suspension;
cette structure comprend une ou des travées qui sont des parties du pont comprises entre les
piles ou entre une pile et une culée. Dans le cas des ponts suspendus et des ponts à haubans,
le tablier est soutenu par des suspentes ou des haubans accrochés à des pylônes.
13
Chapitre 1 : Généralités sur les ponts S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
B. Les poutres :
Les poutres peuvent être en bois, en acier, en béton armé, ou en béton précontraint ; dans
le cas d’un pont à poutre le tablier est porté par plusieurs poutres.
2.2. L’infrastructure :
A. Les appuis :
Les appuis sont des éléments qui transmettent au sol les actions provenant du tablier. Ils sont
généralement en béton armé.
B. Les piles :
La pile d'un pont est un appui intermédiaire supportant le tablier de l’ouvrage, elles
comportent au minimum 2 parties :
Des voiles : éléments longs, de section allongée. Ils comportent au moins 2 points
d’appui pour supporter le tablier.
Des colonnes : (section circulaire) ou des poteaux (section rectangulaire) éléments
courts, de faible section. Chaque élément comporte un point d’appui ou bien les
éléments sont reliés en tête par un chevêtre sur lequel repose les points d’appui du
tablier.
C. Les culées :
une fondation
un mur de front, sur lequel s’appuie le tablier et qui assure la stabilité du remblai
d’accès.
un mur de tête, qui assure le soutènement des remblais latéralement.
une partie supérieure (chevêtre) sur laquelle s’appuie le tablier.
Ils ont pour fonction de transmettre les charges verticales du tablier aux appuis, mais aussi
de permettre les mouvements de rotation et les petites déformations horizontales.
Les ponts à voûtes ou plus usuellement dénommés ponts en maçonnerie sont les premiers
ponts durables réalisés. Ils ne travaillent qu'en compression. Le matériau de construction est la
14
Chapitre 1 : Généralités sur les ponts S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
pierre. La voûte est constituée de pierres rayonnantes, comprimées sous la charge des
véhicules empruntant le pont. Les efforts se répartissent sur les piles et sur les culées à chaque
extrémité.
Un pont en poutre est un pont dont la structure peut être assimilée à une poutre droite a
une Image de la simplicité, il travaille en flexion. Il peut être réalisé en bois, en poutres
métalliques, en béton armé, en béton précontraint ou à ossature mixte lorsque le tablier est en
béton armé et les poutres supports en métal.
15
Chapitre 1 : Généralités sur les ponts S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Un pont suspendu est un pont dont le tablier est suspendu à des pylônes par un système de
câbles.
Il est rangé dans la famille des ponts à câbles, combinant la traction, la compression et la
flexion dans un fonctionnement plus complexe que les précédentes familles.
Les ponts suspendus permettent, grâce à leur principe de fonctionnement et aux qualités
des matériaux employés, de franchir les portées les plus importantes.
Les ponts à haubans sont un autre type de pont à câbles en acier. Le tablier est maintenu
par un réseau de câbles directement tendus entre le sommet (ou une partie proche du sommet)
des pylônes et fixés à intervalles réguliers sur les côtés du tablier.
Pour cela on représente par la suite l’ensemble des contraintes à respecter pour ce choix
et l’ensemble d’ouvrages qui peuvent être envisagés. Les types d’ouvrages proposés sont
résumés dans le tableau suivant, et pour chaque type on donne les avantages et les
inconvénients.
16
Chapitre 1 : Généralités sur les ponts S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
L’analyse comparative entre les trois variantes proposées est résumée au tableau suivant.
Où il faut respecter ces quatre aspects majeurs : l’économie, l’entretient, l’esthétique et
l’exécution.
Pont à poutre en
Aspects Pont mixte Pont à hauban
précontraint
Economie - - +
Entretient - - +
Esthétique + + +
Exécution - - +
Tableau 1.2. Justification du choix
+ : favorable.
- : défavorable.
Les avantages :
Le mode de réalisation des poutres tel que le béton coulé en atelier ou sur chantier a
poste fixé est en général de meilleure qualité.
17
Chapitre 1 : Généralités sur les ponts S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Les inconvénients :
18
Chapitre 2 : Présentation du projet S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Notre sujet de fin d’étude a pour but de faire une étude d’un ouvrage situé à ZERALDA
son point de départ par le Pk182.
1. Données géométriques :
L’ouvrage étudié a une longueur de 72m, il repose sur deux culées et une pile. La
longueur totale de la travée est de 36m et la largeur totale du tablier est de 10 ,50m.
7
Chapitre 2 : Présentation du projet S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
2. La reconnaissance géotechnique :
8
Chapitre 2 : Présentation du projet S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Dans ce qui suit, nous supposerons la notion de base sur la composition et les propriétés
mécaniques du béton connues, et nous nous attacherons seulement à mettre en évidence les
caractères spécifiques du matériau destiné à la précontraintes.
Pour des applications particulières, on peut aussi chercher certaines qualités spéciales
telles que faible masse volumique, faible conductivité thermique, bonne résistance à
l’abrasion …etc.
j
f cj f c 28 Pour fc 28 40MPa
1,40 0,95 j
Les bétons en générale caractérisé par leur résistance à la compression fc, mais leur
résistance à la traction ftj joue aussi un rôle très important dans leur comportement
mécaniques : c’est le cas en particulier pour tout ce qui concerne l’adhérence.
f tj 0,6 0,06 f cj
9
Chapitre 2 : Présentation du projet S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
f tj 0,6 0,06 f cj 0,6 0,06(35) 2,7 MPa (Pour les poutres en précontrainte)
f tj 0,6 0,06 f cj 0,6 0,06( 27) 2,22 MPa (Pour les appuis, les fondations…)
Le module Eij est fonction croissante de la résistance à la compression ; les règles BPEL
donnent la relation suivante :
E
G
2(1 )
: Coefficient de poisson
Pour les calculs de béton précontraint le coefficient de poisson prend les valeurs suivantes
Les règles B.A.E.L donnent la valeur de la contrainte admissible à la compression état limite
ultime ELU :
0,85 fc 28
fbu
γb
10
Chapitre 2 : Présentation du projet S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Avec :
γb : Coefficient de sécurité ;
Une très bonne résistance à la compression à court terme (quelques jours) et à long
terme (28 jours et plus).
Une très bonne résistance aux agents agressifs, aux intempéries à l’eau de mer,
éventuellement aux eaux séléniteuses.
Une bonne déformabilité instantanée, et différé la plus faible possible.
Une maniabilité pour mise en œuvre aussi bonne que possible.
3.2. L’acier :
Les aciers utilisés dans les ouvrages en béton précontraint sont de deux natures différentes :
Les aciers actifs, qui créent, et maintiennent la précontrainte sur le béton.
Les aciers passifs nécessaires pour reprendre les efforts tranchants pour limiter la
fissuration.
Les armatures passives sont des armatures comparables à celle du béton Armé. (Les
armatures passives sont tendues que sous des sollicitations extérieures).
On utilise pour les aciers passifs des barres à hautes adhérence de classe FeE500
On a :
Fe
s
s
D’où :
500
s 434,78MPa
1,15
11
Chapitre 2 : Présentation du projet S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
D’où :
500
s 500 MPa
1,0
Les armatures actives sont des armatures en acier à haute résistance qu’on utilise pour les
constructions en béton précontraint par pré-tension, ou par post-tension.
Les armateurs actifs de précontrainte sont sous tension même sans aucune sollicitation
extérieure.
Les aciers utilisés qu’on appelle aciers durs et qui ont la plus forte teneur en carbone. Alors on
utilise des câbles T15 de très basse relaxation(TBR).
Introduction :
1. Pré-dimensionnement du tablier :
1.1. Largeur du pont :
Notre tablier est composé de 02 voies de 3,50m, plus 02 trottoirs qui limite la
chaussée de 1,75m, d’où la largeur totale du tablier est de : Lt 10.5m
Une poutre est un milieu continu tridimensionnel dont deux dimensions sont
petites par rapport à la troisième ; ou d’une autre façon, la poutre est une pièce de
forme allongée en bois, en métal, en béton armé, en béton précontraint servant de
support un plancher (dalle de pont) avec les charges d’exploitations.
Tables de compression
L'espacement des poutres est voisin de 3,00 mètres et varie dans la pratique entre 2,50
et
3,50 mètres, exceptionnellement 4,00 mètres.
L’espacement λ 2,5m
Donc le nombre de poutres est N = ( 9 / 2,5 )+1= 4 ,6
Donc :
13
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
Dans le cas plus fréquent d'un hourdis général coulé par-dessus les poutres,
l'épaisseur extrême est aussi faible que possible, mais, en pratique, elle ne pourra
guère descendre en dessous de 10 cm, dimension nécessaire pour la bonne mise en
place des armatures passives, pour notre ouvrage, on va adopter une épaisseur de dalle
de 20 cm, une hauteur de poutre de 1.80m ce qui donne une épaisseur totale de tablier
de 2m (environ 1/17 de la portée, sachant que la portée de notre pont est de 36 m).
a. La largeur du talon :
Le talon des poutres, constituant la fibre inferieur de la structure, doit permettre
de loger les câbles de précontrainte ; Il est donné par la relation suivante :
btT =l.L²/Ht ².K
Avec :
btT : Somme des épaisseurs de tous les talons
l : Largeur du tablier (10,5m)
L : Longueur de la poutre (36m)
K : Coefficient avec 1100≤K≤1300
H t : Hauteur de de tablier 2 m
On prend :
K =1200 donc btT = 2,835 m
Alors l’épaisseur de chaque poutre est de :
bT btT / nbr poutres (5)
bT =0 ,56m
Nous optons donc pour : bT =0 ,6 m
La partie verticale du talon ou pied de talon est généralement comprise entre 0,10
m et 0,20 m pour des largeurs de talons variant de 0,60 m à 0,90 m. On adopte pour
cela 20cm.
14
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
b. L’épaisseur de l’âme :
En zone médiane ou l’effort tranchant est faible, l’âme doit être la plus mince
possible d’où l’intérêt d’alléger le poids de la poutre pour respecter les 4 conditions :
Résistance à la compression
Résistance au cisaillement
Flambage vertical de la semelle dans l’âme
fatigue
Au voisinage des appuis (section d’about), les âmes sont dimensionnées pour
résister à l'effort tranchant, ce qui conduit généralement à réaliser un épaississement
d'âme, appelé blochet, sur une longueur qui peut atteindre le quart de la portée. Au
droit de l'appui, l'épaisseur de l'âme atteint couramment 30 cm.
c. Entretoise :
Les entretoises ont une hauteur voisine de celle des poutres, ce qui leur confère
une bonne rigidité. Du point de vue esthétique, il est préférable de diminuer
légèrement leur hauteur, ce qui les rend moins visibles entre les poutres. En pratique,
la jonction entre l'entretoise et la poutre coïncide souvent avec une des extrémités du
pan incliné du talon. Sur pile - rappelons que les projets actuels ne comportent plus
d'entretoises intermédiaires en travée - cette réduction de hauteur facilite l'accès aux
appareils d'appuis en ménageant un espace suffisant entre le chevêtre d'appui et les
entretoises. A cet égard, une distance minimale de 0,50 m semble convenable, mais il
semble plus confortable de la porter à 0,80 m.
Notation :
15
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
Avec :
B Ai 5% Ai
Et :
V =H- V'
YG
A .Y
i i
A i
Le rendement géométrique:
ρ= IG / (V V' B)
16
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
2
Si I 0i I i I 0 i Ai .Yi
Elt bi hi Ai Yi
17
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
2
Si I 0i I i I 0 i Ai .Yi
Elt bi hi Ai Yi
18
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
e 7
Nett 0,74
0,672 1,035
e 8
ρ 0.39
Tableau 3.2. Caractéristiques de la section médiane à vide
2
Si I 0i I i I 0 i Ai .Yi
Elt bi hi Ai Yi
19
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
e 7 4
1,50 1,80
Nette 2,600
7 8
ρ 0.30
Tableau 3.3. Caractéristiques de la section d’about composite
2
Si I 0i I i I 0 i Ai .Yi
Elt bi hi Ai Yi
20
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
ρ 0.29
Tableau 3.4. Caractéristique de la section d’about à vide
On va calculer les charges et les surcharges que le pont doit supporter car il a une
fonction porteuse et il y a Plusieurs charges peuvent être disposées sur les chaussées
du pont :
Système A : pour la justification de la stabilité d’une structure ;
Système B : pour la justification de la stabilité locale des éléments du
tablier 4
Charges militaires : appliquées uniquement sur les itinéraires faisant
l’objet d’un classement ;
Autres telles que :
o Charges permanentes
o Charge appliquées en cours d’exécution
o Actions sismiques
21
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
Pd 10,5 2 ,5 0 ,2
Poids (dalle)= 5.25t/ml
Les éléments non porteurs : (compléments des Charges permanentes)
Ces charges sont appelées CCP; et concernent :
Les trottoirs :
Pour un seul trottoir : Ptro 1,75 0,22 5 8.75 KN/ml 0,875 t/ml
Pour deux trottoirs : Ptro 17.5KN/m 1.75 t/ml
22
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
Les corniches :
Le revêtement :
23
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
36000
A(l) 230
L+12
Avec
L : portée du pont(36)
D’où
Classe du pont :
La détermination de la classe du pont dépond de la largeur roulable est donné par le
tableau suivant :
Le coefficient « a1 » :
Le coefficient « a 2 » :
V0
a2
V
Avec :
V0 : 3.5m (pour les ponts en classe 1)
24
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
largeur de
voie a1 a2 A (L) A(L) a1 a 2 A (L) (t/ml)
voies
1 1 1 0.98 3.5 3.43
2 1 1 0.98 7 6.86
Tableau 3.8. Donnant les valeurs d’A(L) pour différentes voies chargées
Dans un pont on dispose sur la chaussée au plus autant de files que de voie de
circulation et l’on place toujours ces files dans la situation la plus défavorable.
Dans le sens transversal : Nombre maximal de files que l’on peut disposer égal au
nombre de voie de circulation, il ne faut pas en mètre plus.
Dans le sens longitudinal : Le nombre de camions est limité à deux.
Le sens de circulation peut être dans un sens ou dans l’autre à condition que les
deux camions circulent dans le même sens. Le système «BC» est multipliée par un
coefficient « bC » obtenu en fonction de la classe du pont et des nombres de files
considérées donné par le tableau ci-dessous
Nombre de files
1 2 3 4 ≥5
considérées
1 1.20 1.10 0.95 0.8 0.7
Classe du
2 1.00 1.00 - - -
pont
3 1.00 0.8 - - -
Tableau 3.9. Détermination du «bC»
25
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
Chaque camion port trois essieux a roues simple ayant une masse totale de 30t
donc Un essieu avant de 6t
Deux essieux arriérés de 12t chacune
S1=2 30t=60t (1voie)
S1=4 30t=120t (2voie)
Avec : S S1 Bc
Désignation Bc S1 S
1 voie 1,2 60 72
2 voies 1,1 120 132
Tableau 3.10. Les charges S du système Bc par voie
26
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
0.6 0.4
δ=1
1 4 G/S 1 0.2 L
Tel que :
Charge par
Voies chargées Bc
essieu(t)
E .AV 6 1,2 1,075
1 voie 1.2
E .AR 12 1,2 1,075
Système «Br» :
27
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
1,05
D’où Br S δ
Classe du pont 1 2
Coefficient bt 1 0.9
Tableau 3.12. Coefficient (bt)
Les ponts doivent être calculés pour supporter les véhicules de type MC120, ces
derniers peuvent circuler en convois :
Dans le sens transversal : un seul convoi
28
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
Dans le sens longitudinal : le nombre de chars n’est pas limité, mais on doit limiter
l’espacement entre deux convois est environ de 36m
Poids total : on a 55 t/ml chenille totale = 110 t
0.6 0.4
δ=1
1 4 G/S 1 0.2 L
0.6 0.4
δ=1
1 4 714,24 / 110 1 0.2 36
δ = 1, 085 t/ml
P 110 1,085 119,31t
Soit par ml de chenille = 119,31 / 6,1
On applique sur le trottoir une charge uniforme de 150 Kg/m2 (selon le fascicule)
Largeur du trottoir est 1.75 m
29
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
EFB 30t
Effet du vent :
Ev 0,25t / m²
Effet du séisme :
Un séisme est une succession des déplacements rapides imposés aux fondations
d’un ouvrage. Sur un ouvrage rigide, les efforts sont identiques à ceux d’une
accélération uniforme présentant une composante horizontale et une composante
verticale. Les effets du séisme sont assimilés à des efforts d’inerties ayant une
direction quelconque et une intensité proportionnelle à la valeur de force de
pesanteur. Ils sont très importants et même prépondérantes pour le dimensionnement
30
Chapitre 3 : Étude du tablier S.Abdellatif &
Y.Sid Ahmed
des appareils d’appuis et le ferraillage du fut des piles. Le territoire Algérien étant
divisé en quatre zones de sismicité croissante définies comme suit :
Pour notre cas nous sommes dans une zone 3 groupes 2 selon le R.P.O.A.
Effort vertical
V G 0,4 0,5 d' ou V 142,84t
Effort horizontale
H G 0,40 d' ou H 285,69t
31
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Chapitre 4 : Modélisation
Introduction :
1. Présentation du logiciel:
32
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
2. Etapes de modélisation:
Pour la modélisation du pont dans le cas statique, étant donné que l’ouvrage est
isostatique avec cinq (2) travées indépendantes, on étudiera une seule travée (une dalle de
36cm d’épaisseur avec 5 poutres).
L’ouvrage a été réalisé en choisissant le modèle « Blank », les étapes suivies pour la
modélisation sont indiquées comme suit :
Avant de choisir notre modèle avec lequel nous analysons la travée, on doit d’abord changer
l’unité au « KN, m, C » et ensuite le choix du modèle « Blank » est sélectionner dans la barre
des tâches en cliquons sur « File » « New Model ».
33
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Dans ce cas, le modèle « Blank » est pris comme choix. On passe ensuite par la
description « Bridge » pour le choix de la sous-tâche « Bridge Wizard », dans laquelle on
trouve tous les étapes nécessaires pour la modélisation du pont.
Le tablier est définie par la description « Layout Line » représenté dans le tableau de la
fenêtre précédente, et dans laquelle on fait entrer la valeur initial et final de toute longueur du
tablier, la longueur du tablier sera présenté dans la figure comme suit :
34
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
L’étape qui suit, est de définir les caractéristiques des matériaux nécessaires pour
l’étude en choisissant la description « Materials » et par suite on définit les propriétés des
sections du tablier, poutres en T (dans les deux extrémités) et en I (dans la section Médiane).
Pour cela, on passe par « Frame section » et dans laquelle on choisit le type «
concrete » signifiant le Béton, et la forme « Precast I », donc on fait entrer le
dimensionnement de chaque poutre.
La description « Deck Section » nous permet de définir le tablier, par entrant les
valeurs des dimensions de ce dernier dans les cases appropriés. Alors on définit deux (2) types
de tabliers, le premier caractérise un tablier de poutres en T et un deuxième pour les poutres
en I.
Le choix de type de section des poutres en T ou en I est donné par cliquant dans la
case représentante l’item « Girder Section ».
Ensuite on doit séparer les différentes sections du tablier, de quel façon qu’on aura la
section d’about en T et la section médiane en I. Pour cela on choisit « Bridge Object » du
tableau, et on donne les longueurs variantes des différentes sections indépendantes,
L’assignement « Spans » nous permet de décomposer notre tablier aux sections en I et
en T dans la même travée.
Finalement on peut avoir notre tablier comme modèle, en choisissant la sous-tâche
« Update linked bridge model », soit représenter le modèle structural comme élément «
Frame » ou élément « Shell ». (Sachant que « Frame » signifie une charpente et « Shell »
signifie une carcasse).
Pour bien analyser le tablier, on a besoin des combinaisons dans l’Etat Limite Ultime
(ELU) et autres dans l’Etat limite de Service (ELS), et pour les définir on doit passer d’abord
par la notation des chargements nécessaire dans l’étude, calculé dans le Chapitre précédent
(II). Pour cela, on choisit la description « Load Pattern Definitions » du tableau indiqué dans
35
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
la figure et ajouter à chaque fois la charge et son type en cliquant sur « Add New Load Pattern
», représenté comme suit :
Les combinaisons sont définies en choisissant « Define » de la barre des tâches, et puis
« Load combinasions », et puis définir le cas de chargements dans « Load Cases », soit
linéaire et statique, ou pour certains surcharges, comme ceux de camion, on choisit le type «
Moving Load ».
Ensuite, On représente les lignes de voie sur la travée, par la sous-tâche « Lanes » qui
est adoptée par « Define » « Bridge Loads » « Lanes ».
Donc par suite on peut faire entrer la valeur de chaque surcharge et sa classe de
véhicule, soit directement du tableau de « Bridge Wizard » ou par la tâche « Define », comme
représente la figue si après :
36
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Voici notre modèle du tablier à une seule travée représenté dans la figure suivante :
2.4. Conclusion :
37
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
3. Etudes statiques :
3.1. Introduction :
A partir des charges et surcharges déterminés, on effectue par la suite une analyse statique de
pont.
ELU1 :1,35G+1,5Q+1,6A(l)
ELU2 :1,35G+1,5Q+1,6Bc
ELU3 :1,35G+1,5Q+1,6Br
ELU4 :1,35G+1,5Q+1,35Mc120
ELU5 :1,35G+1,5Q+1,35D240
ELS1 : G+Q+1,2A(l)
ELS2 : G+Q+1,2Bc
ELS3 : G+Q+1,2Br
ELS4 : G+Q+Mc120
ELS5 : G+Q+D240
D’après le calcul avec logiciel SAP2000, On a trouvé les résultats présentés dans les tableaux
suivants :
38
Chapitre 4 : Modélisation S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
On résume tous les résultats des Moments fléchissant maximum en (KN.m) obtenus à partir
du SAP2000 :
On résume tous les résultats des Efforts tranchants maximum en (KN.m) obtenus à partir du
SAP2000 :
39
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Introduction :
On sait que le béton à pour qualité essentielle une bonne résistance à la compression et
par contre une faible résistance à la traction. Il est donc logique de chercher à utiliser à pleine
la résistance du béton en le comprimant à l’avance par le jeu de force internes, de façon telle
que décomposition du béton précontraint.
La mise en œuvre de la précontrainte nécessite l’utilisation de matériel spécifique de
mise en tension et de blocage des armatures qui font l’objet de divers brevets. Ces différents
procédés peuvent se classer en deux principales catégories :
On entend par précontrainte par pré-tension, la mise en tension des armatures avant le
coulage du béton. Cela suppose donc que l’on doit tendre les aciers en s’appuyant, soit sur le
coulage lui-même, soit sur des culées ancrées dans le sol, ou tout autre dispositif qui permet
de transférer l’effort d’une extrémité à l’autre.
Ce procédé peut être réalisé en usine ou sur chantier.
Figure 5.1. Coupe longitudinale d’une poutre en béton précontraint par pré-tension
Figure 5.2. Coupe longitudinale d’une poutre en béton précontraint par post-tension
2. Dimensionnement de la précontrainte :
Le B.P.E.L définit deux forces de précontrainte P1 et P2 selon que la section est sous
critiques (cas ou le fuseau de passage est strictement situé hors de la zone d’enrobage) ou sur
critique (cas ou le fuseau de passage à une de ses frontière qui coupe la zone d’enrobage),
ainsi la valeur prise est le maximum «P sous» et «P sur».
La classe de précontrainte est la classe II.
M s
Psous ( ' ti.Vs ' ts.Vi )
.h h
Avec :
M max M min ( M G M Q ) M G M Q
cs 0,6 fc 28 21MPa
M max : Moment dû à la charge permanente plus la surcharge.
M min = M G : Moment du à la charge permanente.
M Q : Moment du à la surcharge.
: Rendement géométrique.
s : Section de la poutre.
h : Hauteur de la poutre.
ti : Contrainte admissible en traction sur la fibre inférieure.
ts : Contrainte admissible en traction sur la fibre supérieure.
Contraintes admissibles :
cs 0,6 fc 28 21MPa
ci 0,5 fc 28 17,5MPa
41
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
ti ft 28 2,7 MPa
ts 1,5 ft 28 4,05MPa
Avec :
S = 1,004m²
I = 2,169m4
V’= 1,37m
V= 0,63m
h = 2m
ρ = 0,24
M max .S .V . ti
PSOUS
.V V 'd '
Avec :
42
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Fixons à priori l’intensité des pertes (∆p) à 25% de la tension initiale P0 En tenant compte de
ces pertes, la valeur de la précontrainte sera de :
P
PO
0,98 1,2 p
PO
4,00
PO
0,98 1,2 0,25
PO 5,88MN
Avec :
P0 : Contrainte à l’origine
P 0 Min(0,8 fprg;0,9 fpeg )
fprg : Contrainte garantie à la ruine
fpeg : Contrainte garantie élastique
43
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
P1 5,70MN
P 2 4,73MN
P P e0 V M min v
B ts
I I
P P e0 V M min v ci
B I I
Sous P1
P P e0 V M min v
B 8,57 ts 4,05
I I
P P e0 V M min v' 11,98 ci 17,5
B I I
Sous P2
P P e0 V M min v
B 7,25 ts 4,05
I I
P P e0 V M min v ' 10,27 ci 17,5
B I I
Combinaison fréquente :
Sous P1
P P e0 V M min v 0,72Q V
8,78 ts 4,05
B I I I
P P e0 V M min v' 0,72Q V 11,52 ci 17,5
B I I I
44
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Sous P2
P P e0 V M min v 0,72Q V
B 7,45 ts 4,05
I I I
P P e0 V M min v' 0,72Q V 9,82 ci 17,5
B I I I
Combinaison rare :
Sous P1
P P e V M min v 1, 2Q V
B 8,91 ts 4,05
I I I
P P e V M min v' 1,2Q V 11,22 ci 17,5
B I I I
Sous P2
P P e V M min v 1, 2Q V
B 7,59 ts 4,05
I I I
P P e V M min v' 1,2Q V 9,51 ci 17,5
B I I I
La vérification à L’ELU se fait pour une section médiane composite (dalle +poutre) pour
notre cas nous prenons une section équivalente.
40
200
200
20 20
40
20
60 60
a. Moment ultime :
Mu=7,755MN.m
La contrainte du béton :
45
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
0 ,85 fc 28
σbcu
θγb
Avec :
γb : Coefficient de sécurité utilisé pour le béton ( γb =1,5) pour tous les cas de combinaison
sauf pour les combinaisons accidentelles.
θ : Coefficient permet de tenir compte de la durée d’application des charges ( θ =1) pour une
durée de combinaison supérieur à 24 heures
=19,83MPa
0 ,8 h0
Mt 0,8 b h0 σbcu d
2
0,8 0 ,40
Mt 0 ,8 1,5 0,40 19 ,83 1,8
2
Mt 15,61MN.m
Mt>Mu axe est neutre dans la table dans ce cas, on considère que :
Mn =Mu
La section de la poutre, une section rectangulaire ( b h )
Avec :
v 0,080
1,25 1 1 2v
1,251 1 2 0,080
0,10
46
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
La distance de la position de la fibre neutre permet d’écrire une relation entre l’allongement
de l’acier « 3 » et le raccourcissement du béton « b »
1
3 b
Deux cas peuvent se présenter suivant que le béton ou l’acier atteint la déformation limite
autorisée qui vaut :
3,5‰ : pour le béton
10‰ : pour l’acier
1 0,10
3 b
0,10
d. Détermination de 1 et 1 :
Pm
1
nAp
Avec :
Pm : Précontrainte moyenne
Ap : Section totale des aciers actifs
n : Nombres de câbles
P1 P2
Pm
2
5,70 4,73
Pm
2
Pm 5,21
5.21
1 1041,61
3 1668 10 6
1
1
Ep
Avec :
Ep : Module d’élasticité longitudinale de l’acier de précontrainte, pris égale d’après B.P.E.L à
1,9.105 MPa pour les torons
1 5,48 ‰
47
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
e. Détermination de 2 et 2 :
2 1 2 1 5c1
2
2
Ep
2 7,20 ‰
f. Détermination de 3 et 3 :
3 1 2 2 3
3 3
3 100.(b. 0,9)5
Ep fprg
3 =1600MPa → 3 =11,20‰
3 =1650MPa → 3 =16,07‰
3 =1660MPa → 3 =17,22‰
3 =1662MPa → 3 =17,46‰
Fb
Ap
s
Fb 0,8 b d bcu
Fb 0,8 0,10 1,5 1,80 19.83
Fb 4,28MN
48
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Ap 3 1668.106 0.005m2
Fb 4,28
2,57.10 3 m 2
s 1662
Fb
Donc : Ap Condition vérifiée
s
On choisit un repère (x, y), dont l’axe x passe par l’extrémité inferieure de la
poutre et l’axe y passe par le milieu de la poutre.
L’équation du câble :
y ax ² b
x=0 b=0.1
y=0.1m
x=18m a=0.00062
y=0.3m
49
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
y 0,00062 x ² 0,1
y 0,00092 x ² 0,2
y 0,00124 x ² 0,3
Le calcul des valeurs initiales et finales de la force précontrainte exige donc une
évaluation précise des pertes de précontrainte, pour cette évaluation, les pertes doivent être
rangées en deux catégories :
50
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Ces pertes sont provoquées par le frottement de l’acier des câbles sur leurs gaines lors de la
mise en tension.
Remarque :
y 0,00092 x ² 0,2
y ' 0,00184 x
f=0.18
ρ=0.002
x(m) 0 9 18 27 36
y(m) 0.2 0.27 0.49 0.87 1.39
0 0.016 0.033 0.049 0.066
Tableau 5.3. Valeur numérique du et y
51
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
b. Glissement g :
Ces pertes correspondent à un glissement des torons ou fils dans les clavettes lors de la
détention du vérin. Ce glissement prend des valeurs de 1 à 12 mm suivant la puissance de
l’ancrage et le procédé de précontrainte utilisé.
On adopte g = 5mm
Recherche de la distance de glissement «d» :
g Ep 0,0051,90 105
g Ep 950MN / m
Avec :
Pour x=9m
28,81 2 9
Aire1 259, 29m ² 950
2
Pour x=18m
< <
57,27 2 18
Aire1 1030,86m ² 950
2
LAB
d g Ep
AB
18
d 0,005 1,90.105
1394,4 1337,13
L
d 17,27 m donc on tire les câbles des deux extrémité
2
p0 p(d ) d
p0 p(18) 18
p p(d ) 18 d p p(18)
0 0
p(d ) 1339,45MPa
Alors à partir de L/2=18m les pertes sont nul
52
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
X(m) 0 9 18 27 36
g fr g 118.45 55.18 0 0 0
Tableau 5.5. Détermination des pertes due au glissement
N 1 Ep
el b
2 N Eij
Avec :
N : Nombre de câbles
Eij 110003 fc 28
Eij 110003 35
Eij 35981,73MPa
3 1 1,9.105
el b
2 3 3,598.10 4
el 1,76b
Détermination du b :
P P ep ² MG ep
b
B I I
P Ap (p 0 i )
Pour x=L/2=18m
g 0
53
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
P 6,69 0,0085b
Pour x=L/2=18m
el 17,69
Pertes 0 9 18 27 36
fr 0 28.81 57.27 84.90 112.19
g 118.45 55.18 0 0 0
el 2.32 17.69 17.69 17.69 2.32
i 120.77 101.68 74.96 102.59 114.51
Tableau 5.7. Résumé les pertes instantanées
Ce sont des pertes qui résultent des déformations du béton et de l’acier de précontrainte
qui se manifestent dans le temps dues au :
r r (1 r ( j )) Ep
Avec :
54
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
j
r( j)
j 9rm
Avec :
Détermination de rm :
Surface brute
rm
Périmètre
1,004
rm 0,14 14cm
7,164
28
r ( 28) r ( 28) 0,18
28 9rm
r 38,95MPa
Compte tenu de faible différence de cout existant entre ces aciers, l’économie réalisée sur
les aciers par une perte par relaxation plus faible nous fait choisir en général les aciers «TBR»
un acier est caractérisé par sa relaxation à : 1000heures exprimé en pourcentage 1000 2.5%
6
rel 1000 ( 0) pi
100
Avec :
pi
fprg
0 : Un coefficient pris égal à : 0,43 pour les armatures à très basse relaxation (TBR).
55
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
pi p 0 i
X(m) 0 9 18 27 36
pi p 0 i 1273.63 1292.72 1319.44 1291.81 1279.89
0.730 0.742 0.757 0.741 0.734
rel 57.31 60.49 64.71 60.26 58.36
Tableau 5.8. Détermination de la perte due à la relaxation suivant la longueur
Le fluage est caractérisé par une augmentation de la déformation du béton dans le temps ; on
constate que la déformation totale augmente et atteint 3 fois la déformation instantanée
Ep
fl 2,5 b
Eij
fl 13,20b
Détermination du « b » :
P P ep ² MG ep
b
B I I
On calcule la précontrainte à partir de la section des câbles :
P Ap (p 0 )
i d
Avec :
i : Perte instantanée
d : Perte différée
5
i (r rel fl )
6
Pour x = L 2 =18 m :
p =0,37m
56
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
5
74,96 (38,95 64,71 fl )
6
167,84 fl
Pertes MPa 0 9 18 27 36
r 38.95 38.95 38.95 38.95 38.95
rel 57.31 60.49 64.71 60.26 58.36
fl 63.75 93.18 93.18 93.18 63.75
d 160.01 192.62 196.84 192.39 161.06
Tableau 5.10. Résumant les pertes différées
Perte MPa 0 9 18 27 36
fr 0 28.81 57.27 84.90 112.19
g 118.45 55.18 0 0 0
el 2.32 17.69 17.69 17.69 2.32
i 120.77 101.68 74.96 102.59 114.51
r 38.95 38.95 38.95 38.95 38.95
rel 57.31 60.49 64.71 60.26 58.36
fl 63.75 93.18 93.18 93.18 63.75
d 160.01 192.62 196.84 192.39 161.06
280.87 294.3 271.8 294.98 275.57
(%) 20.14 21.03 19.49 21.09 19.76
Tableau 5.11. Récapitulatif des pertes
La vérification est effectuée à mi travée, point critique en flexion. On vérifiera que les
contraintes restent dans le domaine des contraintes admissibles suivant deux phases :
Phases1 :
P max 1,02 PO 0,80Pi ; Dans cette phase, on considère que les pertes instantanées
Phase 2 :
57
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Cette étape commence dès que la dalle est coulée jusqu'à la mise en service de la
structure, dans cette phase, on considère les pertes instantanées et différées.
A. la mise en tension :
P P e0 V M min v
ts Fibre supérieure
B I I
P P e 0 V M min v
ci Fibre inferieure
B I I
Avec :
P 0 6,96MN
i
Pi P0
p 0
X(m) 0 9 18 27 36
i 120.77 101.68 74.96 102.59 114.51
Pi 0.60 0.51 0.37 0.51 0.57
P1 3.94 3.97 4.03 3.97 3.95
s 4.67 5.80 5.88 5.80 4.68
i 2.55 4.51 4.59 4.51 2.56
Tableau 5.12. Détermination des contraintes
P P e0 V M min v
B 1,5 ft 28 ts 4,05
I I
P P e0 V M min v ' 0,5 ft 28 ci 17,5
B I I
B. En service :
P min 0,98PO 1, 2P Dans cette phase, on considère les pertes instantanées et différées
Il faut vérifier que :
P P e0 V M min v
cs Fibre supérieure
B I I
P P e0 V M min v
ti Fibre inferieure
B I I
58
Chapitre 5 : Étude de la précontrainte S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Pi P0
p 0
X(m) 0 9 18 27 36
280.87 294.3 271.8 294.98 275.57
P 1.40 1.46 1.35 1.47 1.37
P2 5.14 5.06 5.20 5.05 5.17
s 6.54 7.14 8.02 7.12 6.57
i 3.70 4.91 5.13 4.89 3.42
Tableau 5.13. Détermination des contraintes
P P e0 V M min v
B 0,6 ft 28 cs 21MPa
I I
P P e0 V M min v' ft 28 ti 2,7 MPa
B I I
Conclusion :
59
Chapitre 6 : Étude de l’hourdis S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Introduction :
L’hourdis est une dalle en béton armé ou en béton précontraint, qui sert de couverture
pour le pont, en effet, elle est destinée à recevoir la couche de roulement (revêtement, chape
d’étanchéité) et les surcharges (civil, militaires et exceptionnelles) d’un pont, et à transmettre
ces derniers aux poutres.
Pour un tablier à hourdis général, la dalle est habituellement coulée sur des coffrages
perdus, ces coffrages se présentent sous la forme de dallettes en mortier de fibres ou en béton-
armé.
L’hourdis est constitué d’une dalle en béton armé de 20 cm d’épaisseur, recouverte d’une
couche de revêtement de 8,5 cm, reposant sur des poutres en béton précontraint.
Les sollicitations sont évaluées à l’aide du logiciel SAP 2000 comme suit :
Les moments pris sont suivant les combinaisons les plus défavorables.
ELU ELS
Mu
Ast
z st
Avec :
z d 1-0 ,4α e
d 0,9h
d 0,9 0,2 0,18
z 0,18(1 0,4 0,099)
z 0,17
60
Chapitre 6 : Étude de l’hourdis S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
=0
Moment longitudinal en travée(M11)T : → 5T16
= 10,05
=0
Moment longitudinal en appuis(M11)app: → 5T12
= 5,65
=0
Moment longitudinal en travée(M22)T: → 7T16
= 14,07
=0
Moment longitudinal en appuis(M22)app: → 7T12
= 7,92
Fc 28 27MPa
Fe 500MPa
Justification du béton :
Transversalement :
Tu 1,069MN / ml
Tu 1,069
u
b.d 1.0,9(1,8 0,2)
u 0,59MPa
fc 28
adm min( 0,15 ,4 MPa)
b
adm 3,5MPa
Vérification au poinçonnement :
La condition à vérifier :
fcj
Qu 0,045Uc.h.
b
Qu : Charge de calcul à l’ELU
Uc : Périmètre du contour au niveau du feuillet moyen
h : Épaisseur total de la dalle
fcj : Résistance caractéristique du béton à 28 jours
61
Chapitre 6 : Étude de l’hourdis S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Avec :
hr : Hauteur de revêtement
D’où :
3500
Qu 15,75t 0,045 2,68 0,2 56,28t
1,5
Donc, on peut conclure qu’il n’y a pas de risque de poinçonnement.
2. Calcul de l’entretoise :
QL
PR
2
G
Q
Np.L
Avec :
G 701,552t
Np : Nombres des poutres =6
L : La largeur du tablier
701,552
Q 11,13
6.10,5
11,13.10,5
P
2
P 58,43t
62
Chapitre 6 : Étude de l’hourdis S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
M en travée = 9,70
M en appuis = 41,20 ELU
T =51,12
M en travée = 7,18
M en appuis = 30,52 ELS
63
Chapitre 7 : Les appareils d’appuis S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Les tabliers de pont reposent en général, sur leurs appuis (piles et culées) par
l’intermédiaire d’appareils d’appui, conçus pour transmettre des efforts essentiellement
verticaux, ou à la fois des efforts verticaux et horizontaux, et de permettre les moments de
rotation (dus aux charges d’exploitation ou aux déformations imposées)
Dans notre cas, les appareils d’appuis choisis sont des appareils d’appuis en «élastomère
fretté». Ils sont constitués par un empilage de feuilles d’élastomère en général de Néoprène et
de tôle d’acier jouant le rôle de frettes, la liaison entre les tôlés et l’élastomère étant obtenue
par vulcanisation. Ils pressentent une meilleurs déformabilité en effet ils reprennent élastiquement
les efforts verticaux et horizontaux ainsi que les rotations.
La figure présente un schéma d’appareil d’appuis de type élastomère fretté
Fret t e
b i n t e r mé d i a i r e
Fr e t t e
e/2 ext éri eur
t
e
t
e/2 a
Ce type d’appareil d’appui est le plus couramment employé pour tous les ouvrages en
béton à cause des avantages qu’il présente, on distingue :
Les appareils d’appuis sont fabriqués aux dimensions définies dans chaque projet
particulier et doivent être conformes aux spécifications de la norme.
64
Chapitre 7 : Les appareils d’appuis S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
a b n ( t e)
Avec :
N
ab
moy
Avec :
N 2070,96 KN
2070,96.10 2
ab
150
a b 1380,64cm ²
On choisit :
a 300mm
b 500mm
a b 1500cm² 1380,64cm ²
a b
T
10 5
30 T 100
On prend :
T 60mm
Or :
T tn
T
n 5
t
moy a
e
e
Avec :
: Coefficient de forme
a b
7,81
(a b).2t
N
moy
ab
2070,96.10 2
moy 138,06 Kg / cm ²
30 50
138,06 30
e
2150 7,81
e 0,24cm
2,3 e 3mm
66
Chapitre 7 : Les appareils d’appuis S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
On adopte :
e 3mm
300 500 75
5 frettes métalliques de 3 mm
4 feuillets d’élastomère de 10 mm
2 feuillets d’élastomère de 6 mm
Les variations linéaires du tablier sont essentiellement dues aux effets de retrait, fluage et
de température
Retrait :
(100 60)
Lr .L.r
100
Avec :
L : Longueur de la travée= 36 m
r 2,5.10 5
Lr 3,6mm
Fluage:
On suppose que 40% du fluage sera effectué avant la pose des poutres. On admet que le
fluage total est 2.5 fois la déformation élastique.
(100 60)
L f 2,5 m L
100 Eij
Avec :
m 65 Kg / m ²
L f 9,75mm
Température :
o Longue durée :
Lmin 16,95mm
Lmax 3,60mm
o Courte durée :
Lmin 18,39mm
Lmax 5,04mm
68
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Une pile est un appui intermédiaire d’un pont, son rôle est de supporter le tablier et de
reporter ses efforts au sol par l’intermédiaire de fondation. Elle se compose d’un chevêtre,
d’un corps de pile, et d’une semelle liant les pieux.
1. Etude de chevêtre :
b 1,6m
h 1,2m
L 9,8m
Gtablier
G 142,84t
5
A(l ) 6,86t
P G A(l )
Pour la détermination des sollicitations, on utilise le ‘SAP2000’ qui donne les résultats
suivantes :
69
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Mu=450,24KN.m
MS=270,67KN.m
TU=315,94KN
a) Longitudinalement :
ELU:
Mu=450,24KN.m
Asc 0
Choix : 8T16=16.08cm²
Ast 13,42cm ²
ELS :
Ms=270,67KN.m
Asc 0
Choix : 6T16=12.06cm²
Ast 11,84cm ²
b) Transversalement :
justification du béton :
Tu=315.94KN = 0.315MN
Tu 0,315
u 0,164MPa
b.d 1,6 1,2
fc 28
τ adm min( 0,15 ,4 MPa)
b
τ adm 2,5MPa
70
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Etude et ferraillage du chevêtre à la torsion
Armatures longitudinales :
La section d’armatures de couture est donnée par
Mµ.P
Al. s
2
Avec :
450,24.4,8
Al 22,17cm²
384.2.1,4
Armatures transversales :
Les armatures de torsion dans le chevêtre sont constituées par des cadres dans les plans sont
normaux à ligne moyenne.
8T16
HA14
6 HA20
2.1. Dimensionnement :
Le pont est composé de 3 piles de mêmes hauteurs comme c’est illustré dans le tableau
suivant :
71
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Le calcul se fait à ELU Pour une flexion composée dans le cas de pile pleine
a. Combinaison accidentelle :
Mu=740.12KN.m
Ms=790.27KN
a) Longitudinalement :
ELU:
Mu=740.12KN.m
Asc 0
Choix : 8T20=25.13cm²
Ast 21,26cm ²
ELS :
Ms=790.27KN.m
b) Transversalement :
justification du béton :
Tu=411.94KN =0.411MN
Tu 0,411
u 0,363MPa
b.d 1,13
fc 28
τ adm min( 0,15 ,4 MPa)
b
τ adm 2,5MPa
72
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Le diamètre minimum des armatures transversales est donnée par :
St 37,5cm
On prend : St 30cm
c. Vérifications :
Vérification au flambement :
lf
3/ 2
a
Avec :
D
i 0,3m
4
2 2
lf lfut 5,4 3,81m
2 2
lf 3,8
12,67 70 Pas de risque de flambement
i 0,3
D’après le BAEL :
Cerces HA10
Fonder une construction est une des plus anciennes activités des travaux publics, et le
problème de géotechnique le plus courant encore aujourd’hui. Selon la capacité du sol à
supporter l’ouvrage, les fondations peuvent être superficielles ou profondes.
Lorsque le sol de surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter l’ouvrage par
l’intermédiaire d’une fondation superficielle, des fondations profondes sont mises en place.
Ce type de fondation (pieux, puits) permet de reporter les charges, dues à l’ouvrage
qu’elles supportent, sur des couches de sol situées à une profondeur variant de quelques
mètres à plusieurs dizaines de mètres.
La 1ère couche 0 m - 18 m :
Ø 35
Cu 0 KN / m²
Calcul du coefficient de frottement unitaire :
fu K .tg dh
D’après le rapport on a :
K 0,50
3
Ø 26, 25
4
dh 18m
La 2eme couche 18 m- 24 m :
Ø 20
Cu 15KN / m²
Calcul du coefficient de frottement unitaire :
fu Cu
D’après le rapport on a :
74
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
0,7
Cu 15KN / m²
La 3eme couche 24 m- 29 m :
Ø 25
Cu 0 KN / m²
Calcul du coefficient de frottement unitaire :
fu K .tg dh
D’après le rapport on a :
K 0,55
3
Ø 18,75
4
dh 5m
fu 0,55.tg18,75 5 0,93t
Qf P fu.dz
Cu 15KN / m²
Nc max 33,30
Nq max 46,10
Qf Qp
QN
2 3
340,99 295,43
QN
2 3
75
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
N M
R
n W
Avec :
W 18m
N 685,75t
M 862,94t
685,75 862,94
R max 116,51t
10 18
685,75 862,94
R min 20,63t
10 18
Donc R max 116,51t 268,96t le nombre de pieux est suffisant (10 Pieux de 29.00m)
4. Ferraillage de la semelle :
l b
R max 2 4
As
s h
Avec :
l 3,60m
b 1,3m
h 1,45m
R max 116,51t
s 2 fe / 3 267 Kg / cm²
D’où : As 44,38cm²
76
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre les fûts et les
pieux de fondation.
As / 3 44,38 / 3 14,79cm²
Ø h 10
St 32cm
8 1
Ø h 10
St 50cm
8 1
As / 3 44,38 / 3 14,79cm²
Ø h 10
St 32cm
8 1
8HA20 6HA20
H=1.30
77
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
H=1.3m
8HA16
N 116,51t
M 862,94t / 10 86,29t
M 86,29 D
e 0,74 0,15 La section est partiellement comprimée
N 116,51 8
N .r 116,51 0,6
Ke 0,81
M 86,29
M 86, 29.10²
Ka 3
3 0,014
r a 60 .2800
D’après le CPC (fascicule 68 art. 36) le ferraillage minimal de la zone fléchie d’un pieu
est égale à 1% de la surface du pieu.
1.(60)².
A min 113,04cm²
100
A min 113,04cm²
Armatures transversales :
78
Chapitre 8 : Étude de la pile S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
On prend des cerces HA16
79
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
La culée est l’un des éléments fondamentaux dans l’ensemble de la structure du pont ; elle
est l’appui d’extrémité d’un pont, son rôle est d’assurer la liaison entre le tablier et le milieu
environnant, une culée assure à la fois d’appui pour le tablier et de mur de soutènement.
une fondation
un mur de front, sur lequel s’appuie le tablier et qui assure la stabilité du remblai
d’accès.
un mur de tête, qui assure le soutènement des remblais latéralement.
une partie supérieure (chevêtre) sur laquelle s’appuie le tablier.
Les culées enterrées : La culée est constituée par une série de poteaux de sections
circulaires, rectangulaires ou de voiles encastrés sur une semelle ou encore une série
de pieux surmontée par un chevêtre et garde grève.
Les culées creuses : Ce type de culée est en voie de disparition, elle se compose
essentiellement d’un mur de front et de deux murs en repos, recouverts par une dalle
supportée par un système poteau poutre, le remblai se termine à l’intérieur de la culée
par un talus en équilibre.
Hauteur : H 1,9m
Épaisseur (couronnement) : Hculée 8,47 m 6m E 0,30m (selon SETRA).
Longueur : et celle du tablier L 10,5m
b. Mur de front :
Hauteur : H 6,57m
Épaisseur : Ef 1,37m
Longueur : et celle du tablier L 10,5m
c. Sommier d’appuis :
Largeur : S 10,5m
Longueur L 10,5m
d. La semelle :
Épaisseur : 1,50m.
Largeur : 13,2m.
Longueur : 15,92m.
Ancrage : 0,50m.
Béton de propreté : 0,10 m.
Ont utilisé des pieux de diamètre 1, 2m (Fondation profonde).
e. Mur en retour :
Le mur en retour a une épaisseur constante de 0,60 m pour un bon ferraillage et un bon
bétonnage. Il a une longueur de 10,51 m et hauteur de 8,47m celle de la culée.
81
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
f. Dalle de transition :
La dalle de transition présente la même dimension transversale que le mur garde grève, on
peut dimensionner cette longueur par la formule suivante :
L min( 6m, max( 3m,06 H ))
H : hauteur de remblais = H (mur de front + mur garde grève) = 8,47 m.
L 5m
Elle est coulée sur un béton de propreté avec une épaisseur constante de 30cm, elle est
ancrée dans le corbeau d’appuis par l’intermédiaire des goujons. Elle est mise en place avec
une pente de 10%.
g. Le corbeau :
Hauteur : H 1 2,55m
Hauteur : H 2 2m
Epaisseur : Ef 0,55m
NB : Le pré dimensionnement des différents éléments constituants la culée est montrée sur la
feuille ci-après :
82
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Ka tg ²( )
4 2
Avec :
D'après les documents ''SETRA'', seule la sollicitation engendrée par les camions type BC
(poussée des charges locales) étant la plus défavorable, l'effort nominal étant produit par les
deux roues arrières de 6t chacune des deux camions accédés, placés d'une manière tel que les
rectangles d’impact soient en contact avec la face arrière du mur garde grève. Les charges
réelles (02 roues de 6t distantes de 0.5m) sont remplacées par une roue équivalente uniforme
de 12t répartie sur un rectangle de (0, 25m 0,75m) . Il sera admis que la pression sur le
rectangle d'impact ainsi défini se répartira à 45° latéralement et en arrière du mur.
83
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Le moment d'encastrement à la base du mur garde grève aura pour expression la formule
12 K h h x
Mp dx
0,75 2h 0 0,25 x
Avec :
K Ka.bc. .
12 K
Mp x 2,15 ln( 0,25)02, 20
0,75 2h
ELU: Mp 5,95t.m / ml
ELS: Mp 4,20t.m / ml
On considère que l’effet d’une seul roue et l’on admet une répartition des efforts suivant
des directions inclinées à 45° à partir du bord du rectangle d’impact d’où :
lf 0,25 2h 4,05m
6.h
Mf
0,25 2h
Mf 2,8 .0,25
ELU: Mf 4,75t.m / ml
ELS: Mf 3,66t.m / ml
Ferraillage
84
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Verticalement :
0,85. fc 28
fbc
.b
0,85.27
fbc
1.1,5
fbc 15,3MPa
1,25(1 1 2. u )
1,25(1 1 2 0,108 )
0,14
Z d (1 0,4 )
Z 0,27(1 0, 4 0,14)
Z 0,25
Mu
Ast
Z .st
Avec :
fe
st (Pivot A) u 0,186
st
500
st
1,15
st 434,78MPa
12,13.10 3
Ast
0,25 434,78
Ast 11,15cm ²
D’après les documents (SETRA), on disposera HA10 tous les 15 cm, les deux forces
pour le croquis de ferraillage.
85
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
bdftj
As 0,23 Avec ( As : section des armateurs tendus)
fe
1.0,27.2,22
As 12,05 0, 23 2,75cm ² Condition vérifié
500
6HA16 HA10 St = 15 cm
La dalle de transition est une dalle en béton armé, placée sous la chaussée aux
extrémités du pont, son rôle est d’éviter le dénivellement qui pourrait se produire lors des
tassements éventuels des remblais derrière la culée. Elle repose sur le corbeau et sur le
remblai.
86
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Ferraillage :
Mu
u
b.d ². fbc
Avec :
0,85. fc 28
fbc
.b
0,85.27
fbc
1.1,5
fbc 15,3MPa
1,25(1 1 2. u )
1,25(1 1 2 0,128 )
0,17
Z d (1 0,4 )
Z 0,27(1 0, 4 0,17)
Z 0,25
Mu
Ast
Z .st
Avec :
fe
st (Pivot A) u 0,186
st
500
st
1,15
st 434,78MPa
14,37.10 3
Ast
0,25 434,78
Ast 13,22cm ²
87
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Condition de non fragilité :
bdftj
As 0,23 Avec ( As : section des armateurs tendus)
fe
1.0,27.2,22
As 16,08 0, 23 2,75cm ² Condition vérifié
500
u Vu / bd 0,11016 / 0, 27 0,408MPa
' s inf 4MPa;0,1 fc 28 2,7 MPa Pour les fissurations préjudiciable ou très préjudiciable.
' s u Condition vérifié
ub 0,408 1
At 0,13cm
0,8 fe 0,8 400
St min0,9d ;40cm 24,3cm Soit St 20cm
At 20 0,13 2,6cm²
Pourcentage minimal :
2.3. Corbeau :
2.3.1. Evaluation des charges et surcharges :
qL 0,3 5 2,5
Réaction due à la dalle de transition : R1 1,875t / ml
2 2
qL 0,6 5 1,8
Réaction des poids des terres : R2 2,7t / ml
2 2
qL 0,07 5 2, 2
Réaction due au revêtement : R3 0,39t / ml
2 2
qL 1 1,25 2,5
Réaction due au poids propre du corbeau : R4 1,56t / ml
2 2
qL 5 1,2
Réaction due aux surcharges sur remblai : R3 3t / ml
2 2
Réactions : RELU 1,35( R1 R 2 R3 R 4) 1,6 R5 13,61t / ml
88
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Ferraillage :
fc 28 27 MPa
b 0 1m
d 0,27m
As 1,07cm² / ml Soit : 2HA10 pour As 1,57cm² / ml
D’après les documents (SETRA), le ferraillage du corbeau D’appui est réalisé aussi par des
Goujons de HA25 tous les 1 m
Forces verticales :
Forces horizontales :
89
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts agissants sur le mur frontal pour
le cas normal et le cas sismique le plus défavorable :
90
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Condition normale :
Moment: M M s M r 1304,46t.m
ELS: M 96,62t / ml
ELU: M 130, 44t / ml
Condition sismique :
Moment: M M s M r 73,46t.m
ELS: M 64, 26t / ml
ELU: M 86,75t / ml
Ferraillage :
Verticalement :
fc 28 27 MPa
b 0 1m
h 1,2m
Pourcentage minimal :
Horizontalement :
fc 28 27 MPa
b 0 1m
h 1,2m
Le mur en retour a pour rôle d'assurer le soutènement des terres du remblai d'accès au pont. Il
est soumis aux charges suivantes :
Poids propre du mur y compris la superstructure.
Les poussées horizontales réparties.
92
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Efforts horizontaux :
Poussée des terres : Pt 1 2 0,333 1,8 6,57² 1 12,94t / ml
Poussée des surcharges sur remblai : Psr 1,2 6,57 0,333 1 2,63t / ml
Poussée de la surcharge concentrée (2t) : Psc 2 1,2 2,4t / ml
Les moments :
Les combinaisons :
Efforts verticaux :
Les moments :
Les combinaisons :
2.5.2. Le ferraillage :
Ferraillage horizontal :
MELU 8,58t.m / ml
MELS 6,39t.m / ml
fc 28 27 MPa
b 0 1m
d 0,27m
En fissuration préjudiciable :
Ferraillage vertical :
Ferraillage de suspension :
MELU 8,05t.m / ml
MELS 6,01t.m / ml
fc 28 27 MPa
b 0 1m
d 0,27m
2.6. La semelle :
2.6.1. Évaluation des efforts agissants sur la semelle :
Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts agissants sur la semelle pour
les différents cas :
94
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Conditions normales :
N max 1943,32t
M max 8700 t .m
L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule suivante :
N M
Ni
n Wi
Condition normale :
1943,32 8700.1,8
N1 1129,43t
6 6.1,8²
1943,32 8700.1,8
N2 481,67t
6 6.1,8²
Condition sismique :
2404,4 8302,87.1,8
N1 1112,2t
6 6.1,8²
2404,4 8302,87.1,8
N2 368,05t
6 6.1,8²
h 1,5m
95
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
l b
R max 2 4 1129,43 1,5.10 2
As 0,0185m ²
s h 201,633 1,5
Selon « SETRA » la section est placée sur une bande axée sur les pieux de largeur « L » telle
que :
L h Fpieu 1,5 1,2 2,7 m
1
At inf A 68,51cm ² / ml Soit: 14HA25 At inf 68,51cm² / ml avec St 15cm
2,7
Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre les fûts et les
pieux de fondation.
1
Al inf A 61,77cm ² / ml Soit: 13HA25 Al inf 63,81cm² / ml avec St 45cm
2,7
c. Armatures de construction :
A la base des cadres verticaux, on placera les armatures transversales sous forme de chaises
en HA14 espacées de 1m.
N 167,35t
M 947,67 / 10 94,76t.m
M 167.35 D
e 0,57 0,15 La section est partiellement comprimée
N 94,76 8
N .r 167,57 0,6
Ke 1,05
M 94,76
M 94,76.10²
Ka 3 0,015
r a 60 3.2800
D’après le CPC (fascicule 68 art. 36) le ferraillage minimal de la zone fléchie d’un pieu
est égale à 1% de la surface du pieu.
1.(60)².
A min 113,04cm²
100
97
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
A min 113,04cm ²
Armatures transversales :
98
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Conclusion
Le travail que nous avons effectué sous le thème « Etude d’un pont à poutres en
béton précontraint » est une occasion pour nous de mettre en valeur les
connaissances acquises durant notre cursus et de se confronter à la réalité.
A la fin de ce projet qui constitue pour nous une première expérience, il nous
a permis d’avoir une idée sur le calcul des ouvrages en béton précontraint et
d’améliorer nos connaissances en respectant ces deux facteurs qualité et
économie.
99
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE :
Ouvrage :
Cours :
Logiciels :
Sites web:
www.setra.fr
100
Chapitre 9 : Étude de la culée S.Abdellatif & Y.Sid Ahmed
Résumé
Le projet élaboré dans ce mémoire consiste à faire une étude d’un pont à poutre en béton précontraint Situé à
ZERALDA son point de départ par le Pk182
Au cours de notre étude de ce projet, nous avons traité les différentes étapes d’exécution d’un ouvrage d’art ;
aussi comment appliqué tous les règlements, et l’utilisation des outils informatiques pour la modélisation et
l’analyse de notre ouvrage
L’ouvrage a une longueur de 72m, il repose sur deux culées, une pile et la longueur totale de la travée est de
36m avec une largeur du tablier égale 10,50m composé de 5 poutres espacées de 2.25m en béton précontrainte.
Mots clés :
Abstract
The project developed in this memory is a study of a girder bridge prestressed concrete Located in Zéralda its
starting point by Pk182
During our study of this project, we talked about the different stages of execution of a work of art; also how to
apply all regulations and the use of computer tools for modeling and analysis of our work
The structure has a length of 72m, it rests on two abutments and a bent and the total length of the span is 36m
with a width equal apron 10.50m compound 5 girders spaced 2.25m prestressed concrete.
Key words :
ﻣﻠﺨﺺ
اﻟﻤﺸﺮوع اﻟﻤﻨﺠﺰ ﻓﻲ ھﺬه اﻟﻤﺬﻛﺮة ﯾﺘﻌﻠﻖ ﺑﺪراﺳﺔ ﺟﺴﺮ ذو رواﻓﺪ ﻣﻦ اﻟﺨﺮﺳﺎﻧﺔ ﻣﺴﺒﻘﺔ اﻹﺟﮭﺎد ﯾﻘﻊ ﺑﺰراﻟﺪة ﻧﻘﻄﺔ اﻧﻄﻼﻗﻨﺎ ﻟﻨﻘﻄﺔ اﻟﻜﯿﻠﻮﻣﺘﺮﯾﺔ
.”Pk182”
واﺳﺘﺨﺪام أدوات اﻟﻜﻤﺒﯿﻮﺗﺮ ﻟﺒﺮﻣﺠﺔ، ﺗﺤﺪﺛﻨﺎ ﻋﻦ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﻣﺮاﺣﻞ ﺗﻨﻔﯿﺬ ﻣﻨﺸﺊ ﻓﻨﻲ أﯾﻀﺎ ﻛﯿﻔﯿﺔ ﺗﻄﺒﯿﻖ ﺟﻤﯿﻊ اﻷﻧﻈﻤﺔ،ﺧﻼل دراﺳﺘﻨﺎ ﻟﮭﺬا اﻟﻤﺸﺮوع
.وﺗﺤﻠﯿﻞ ﻣﺸﺮوﻋﻨﺎ
ﻣﺘﺮ10.50 ﻣﺘﺮ ﻣﻌﺮﺿﺎ ﻟﺒﻼﻃﺔ ﯾﺴﺎوي36 ﻣﺘﺮ وﯾﻘﻮم ﻋﻠﻰ اﺛﻨﯿﻦ ﻣﻦ اﻟﺪﻋﺎﻣﺎت وﻋﻤﻮد واﻟﻄﻮل اﻟﻜﻠﻲ ﻻﻣﺘﺪاد ھﻮ72 اﻟﻤﺸﺮوع ﯾﻤﺘﺪ ﻋﻠﻰ ﻃﻮل
. ﻣﺘﺮ ﻣﻦ اﻟﺨﺮﺳﺎﻧﺔ ﻣﺴﺒﻘﺔ اﻻﺟﮭﺎد2.25 ﻋﻮارض ﻣﺘﺒﺎﻋﺪة ﻓﯿﻤﺎ ﺑﯿﻨﮭﺎ ب5وﺗﺤﺘﻮي اﻟﺒﻼﻃﺔ ﻋﻠﻰ
اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ
101