CR Procede Fabriction
CR Procede Fabriction
TP DE PROCEDES DE FABRICATION
Objectifs………………………………………………………………………………………………………..13
Introduction…………………………………………………………………………………………………….13
Matériel d’expérience : Composition d’une installation de soudage ………………………………………….13
Manipulation………………………………………………………………………………………………...…14
•Tests expérimentaux…………………………………………………………………………….……14
•L’évolution de la largeur et la longueur en fonction de l’intensité du courant………………………15
•Interprétation des résultats……………………………………………………………………………15
Conclusion……………………………………………………………………………………………………..15
[2]
INTRODUCTION
Le travail des tôles est un domaine clé en génie mécanique, impliquant une maîtrise des
procédés de transformation pour obtenir des pièces répondant aux besoins fonctionnels et
structurels. Ce TP se concentre sur trois procédés essentiels : le pliage, le soudage, et le
cintrage des tôles.
Le pliage des tôles est un procédé de déformation plastique permettant de créer des formes
angulaires ou complexes à partir d'une tôle plane. Il est largement utilisé dans la fabrication
de structures métalliques, de carénages ou encore de composants mécaniques.
Le cintrage des tôles, quant à lui, vise à leur conférer des formes incurvées en appliquant des
forces de flexion contrôlées. Il est particulièrement utilisé dans des applications telles que la
fabrication de conduits, de coques ou d'éléments de design.
Ce TP a pour objectif de familiariser les participants avec ces procédés, d’étudier les
paramètres influençant la qualité des opérations et d’illustrer leur impact sur les propriétés
mécaniques et géométriques des pièces produites. L’apprentissage sera renforcé par des
exercices pratiques permettant d'explorer les contraintes réelles liées à la manipulation des
tôles
[3]
PARTIE Ⅰ : Pliage
1.1 Objectifs
L'objectif de cette partie du TP est de permettre aux participants de comprendre et de maîtriser les
principes fondamentaux du pliage des tôles, ainsi que les paramètres qui influencent la qualité du
pliage. Les objectifs spécifiques incluent :
2. Analyser les paramètres du pliage : explorer l'impact des variables telles que l'épaisseur de
la tôle, le matériau, l'angle de pliage, et le rayon de matrice sur le résultat final.
3. Maîtriser les techniques de pliage : manipuler les outils et machines de pliage, comme la
presse plieuse, en suivant des consignes de sécurité et des procédures adaptées.
4. Évaluer la qualité du pliage : mesurer les dimensions finales (angles et rayons) et vérifier
l'absence de défauts tels que les fissures, les déformations non désirées, ou les imprécisions.
La presse plieuse est une machine-outil utilisée pour réaliser des pliages précis sur des tôles métalliques.
Elle exerce une force mécanique ou hydraulique permettant de déformer la tôle en fonction d'un angle et
[4]
d'un rayon spécifiques. Cet équipement est essentiel dans l'industrie pour fabriquer des pièces ayant des
géométries complexes.
1. Bâti :
o Structure rigide qui supporte l’ensemble de la machine. Il est conçu pour résister aux forces
de pliage sans déformation.
2. Poinçon :
o Outil supérieur de la presse, souvent en forme de V, qui exerce la pression sur la tôle pour
effectuer le pli.
o Le poinçon est interchangeable pour adapter la machine à différents types de pliages (angles
et formes spécifiques).
3. Matrice :
o Partie inférieure de la presse, également en forme de V ou personnalisée, qui soutient la tôle
et forme le pli en conjonction avec le poinçon.
o Les matrices peuvent varier en largeur, en angle et en géométrie selon les besoins.
4. Vérin ou système de pression :
o Mécanisme qui génère la force nécessaire au pliage. Les presses plieuses peuvent utiliser :
▪ Un système hydraulique : pour une pression élevée et un contrôle précis.
▪ Un système mécanique : souvent basé sur un moteur et un volant d’inertie.
5. Commande numérique (CNC) ou manuelle :
o Les machines modernes intègrent un système CNC pour programmer précisément l’angle, la
force et la répétabilité des pliages.
o Les modèles plus simples nécessitent un réglage manuel.
6. Butées arrière (back gauge) :
o Dispositif de positionnement qui guide et maintient la tôle en place pendant l'opération,
garantissant des pliages cohérents et précis.
7. Table de support :
o Surface sur laquelle la tôle est positionnée pour le pliage. Elle peut inclure des repères et des
mécanismes de guidage.
1. La tôle est positionnée sur la matrice et maintenue par les butées arrière.
2. Le poinçon descend sous l'effet de la force générée par le système de pression, appliquant une
déformation sur la tôle.
3. Une fois le pliage terminé, le poinçon remonte, permettant de retirer la pièce.
1.3 Manipulation
• Partie théorique :
[5]
Le rayon de fibre :
𝑅𝑓 = 𝑅i + 𝑘 ∙ 𝑒
𝑹ⅈ̇
Avec K un facteur qui dépend du rapport
ⅇ
𝑹ⅈ̇ 𝟑
On a = = 𝟏. 𝟓
ⅇ 𝟐
Donc : K = 0.4
Donc :
𝑅𝑓 = 3 + 0.4 ∙ 2 = 3 .8 mm
1.4 Questions :
Nous allons utiliser la méthode des sections. Cette approche consiste à diviser la pièce en éléments simples,
ce qui facilite le calcul de la longueur développée du flan. En additionnant les longueurs de tous les
segments, on obtient rapidement le développement total. Ce dernier correspond à la longueur de la fibre
neutre. En prenant l'exemple de la pièce suivante, la longueur de son flan peut être calculée à l'aide de
l'équation suivante :
[6]
𝟐𝝅𝑹𝒇 × 𝜶 𝟐𝝅 × 𝟑. 𝟖 × 𝟏𝟏𝟓
𝑳𝑫 = 𝑫𝟏 + + 𝑫𝟐 = 𝟕𝟎 + + 𝟓𝟎 = 𝟏𝟐𝟕. 𝟔𝟑 𝒎𝒎
𝟑𝟔𝟎 𝟑𝟔𝟎
𝑳𝑬 = 𝑫𝟏 + 𝑫𝟐 − 𝑩𝑫
Avec : 𝐵𝐷 est la déduction du pliage.
Ce qui donne :
𝑳𝑬 = 𝑫𝟏 + 𝑫𝟐 – 𝑩𝑫 = 𝟓𝟎 + 𝟕𝟎 − 𝟐. 𝟑𝟕 = 𝟏𝟏𝟕. 𝟔𝟑 𝒎𝒎
𝒕 = 𝑲 ⋅ 𝑻 = 𝟎. 𝟒 × 𝟐 = 𝟎. 𝟖
[7]
1.4.3 La déduction du pliage
𝟏𝟖𝟎° − 𝛃 𝛑𝐑 𝐟 𝛃
𝐂 = 𝟐. (𝐑 + 𝐞). 𝐜𝐨𝐭 ( )− = 𝟐. 𝟎𝟓
𝟐 𝟏𝟖𝟎°
𝑪≈𝟐
Les résultats obtenus pour la déduction du pliage
C par la méthode théorique et par l’utilisation de
l’abaque montrent une concordance remarquable.
Cette similitude valide la précision des formules
théoriques tout en confirmant l’efficacité et la
fiabilité de l’abaque comme outil pratique pour
les calculs de pliage. Ainsi, l’abaque se présente
comme une alternative rapide et accessible,
particulièrement utile dans un contexte industriel
où la simplification des calculs est
essentielle.
[8]
1.4.4 Calcul la côte de mise en buté 𝑪𝒎
La côte machine Cm est la distance entre la butée et l’outil (axe de vé ou l’arête du contre Vé). C’est la côte
de référence du pli de la pièce.
𝑪
𝑪𝒎 = 𝑳𝟏 − = 𝟕𝟑, 𝟕𝟓
𝟐
𝑨
Ona L1= tan ( )*(R+T) +D1 = 74,78
𝟐
𝑩𝑨∗𝟏𝟖𝟎
Car A= = 87,43
П (𝑹+𝑻)
L’effort de pliage 𝑃 exercé par le poinçon est donné par la formule suivante :
𝟔𝟓𝟎 ⅇ𝟐 ∗𝑳𝑫
𝑃= = 13,8 kN
𝑽
[9]
On prend V = 24 mm, on a d’après l’abaque pour e = 2 mm et L = 1 m
P = 110 KN ; cette valeur est donnée pour une longueur de 1m, on applique un
coefficient de correction.
𝑳𝑻
PC = P * =14,03 kN
𝒍
[10]
D’après l’abaque et pour un acier doux on a :
𝑹ⅈ̇ 𝟑
= = 𝟏. 𝟓
ⅇ 𝟐
D𝑜𝑛𝑐 𝐾 = 0.99
• Partie expérimentale :
[11]
Conclusion
Lors du pliage et à cause de la flexion la partie de la tôle extérieure au pli s’étire tandis que la
partie intérieure au pli se comprime. Il en résulte des variations de dimension de la tôle tel
qu’un déplacement de la fibre neutre vers le rayon intérieur. Donc pour réaliser le pliage
d’une pièce il faut déterminer au premier lieu des paramètres d’entrée à savoir la cote
machine, la longueur développée et l’angle de l’outil sans oublier de prend en compte le
coefficient de retour élastique... L’ensemble de ces paramètres saisis sur les machines telle
que la cisaille guillotine et la presse plieuse, permet d’obtenir la pièce désirée.
[12]
PARTIE Ⅱ : SOUDAGE
Objectifs
Réaliser une étude pour examiner comment l'intensité du courant électrique et la vitesse de
déplacement de la buse affectent la géométrie et la qualité du cordon de soudure. Plus
précisément, l'impact de l'intensité du courant sur la largeur du cordon de soudure. La
géométrie du cordon de soudure est généralement décrite à l'aide de trois caractéristiques : la
largeur, la hauteur et la pénétration.
Introduction
Pour soudage à l'arc électrique avec électrode enrobé, la température de soudage est générée
par l'arc électrique entre deux électrodes que constituent la pièce à souder et la baguette de
métal d'apport où le métal fondu est protégé par un laitier. Pour une électrode de diamètre
données entre Ø 4 et Ø 19 mm, à une distance de 3 mm de la pièce à souder avec un angle
d’inclinaison fixe à 60°, la vitesse d’avance de la buse et l’intensité du courant fourni vont
directement impacter la géométrie du cordon de soudure, et donc la qualité du soudage et les
propriétés de la liaison permanente.
− Une source de courant : Générateur à courant continu ou alternatif (20𝐴 < 𝐼 < 500𝐴) à caractéristique
plongeante (Intensité constante).
− Une tension à vide supérieure à 65 𝑣𝑜𝑙𝑡𝑠, car en courant alternatif ce sera la tension à vide qui jouera
un rôle important.
𝑈2 = 20 + 0.04 ∙ 𝐼2 pour 𝐼2 ≤ 600 𝐴
𝑈2 = 44 𝑉 pour 𝐼2 > 600 𝐴
− Un câble d’alimentation
− Un câble de retour de courant (câble de masse dans le langage des soudeurs)
− Une pince porte-électrode, dont les constituants sont :
• L’âme : fil métallique plein de nature voisine du métal de base (aciers non alliés et inoxydable),
exception pour le soudage des fontes (âme en 𝑁𝑖).
• L’enrobage : entoure l’âme sur toute la longueur excepté la partie terminale pour assurer un bon
contact électrique avec le porte-électrode. L’extrémité opposée est meulée pour permettre le court-
circuit avec la pièce et faciliter ainsi l’amorçage. Il est constitué de matières minérales ou organiques.
[13]
Manipulation
• Tests expérimentaux
Nous avons effectué plusieurs tests de soudure en modifiant à chaque fois le courant électrique
(vitesse d’avance constante) afin d'examiner son impact sur la largeur et la hauteur des
cordons.
120 4.6 1
120 3.6 1.5
120 5.5 1
120 6 2.5
128 5 2.6
128 4.6 3
128 5 2
117 4.5 1
117 6 1.2
117 6.1 1.1
[14]
• L’évolution de la largeur et la longueur en fonction de l’intensité du
courant :
6
LARGEUR ET HAUTEUR (MM)
0
120 120 120 120 128 128 128 117 117 117
INTENSITÉ (A)
Conclusion :
En conclusion, le procédé de soudage à l'arc électrique avec des électrodes enrobées s'est
imposé comme une méthode éprouvée et polyvalente pour l'assemblage de divers matériaux
métalliques. Ce procédé offre plusieurs avantages, notamment la stabilisation de l'arc
électrique, qui garantit une pénétration uniforme et une fusion optimale des matériaux.
L'enrobage des électrodes joue également un rôle crucial en protégeant la soudure contre
l'oxydation et les impuretés, tout en favorisant la formation d'un cordon homogène et
résistant. Par ailleurs, cette technique se distingue par sa simplicité d'utilisation, sa flexibilité
dans différentes positions de soudage, et sa capacité à limiter les éclaboussures, contribuant
ainsi à la qualité et à la propreté du travail final. Ces caractéristiques en font une solution
idéale pour une large gamme d'applications industrielles et artisanales.
[15]
PARTIE Ⅲ : MOULAGE PAR INJECTION PLASTIQUE
Objectifs
L'objectif de ce TP est d'observer et de comprendre le fonctionnement de la machine de
moulage par injection plastique et observer les différents actionneurs pendant le cycle
d'injection et examiner l'effet des paramètres de fonctionnement, notamment la pression et la
vitesse d'injection, sur les pièces produites.
Présentation et caractéristiques
L'injection plastique est l'un des procédés le mieux adapté à la production en série de pièces
microtechniques. L'importance prise par ce procédé dans la production des pièces
microtechniques nous conduit vers l'étude des pièces injectées, la conception des outillages
d'injection ainsi que leur mise en œuvre. Le principe de l’injection plastique est de ramollir
par le biais de la chaleur, une matière thermoplastique présentée sous forme de granulés.
La matière rendue molle sera malaxée et injectée dans une vis sans fin. La rotation de la vis et
la pression qu’on ajoute va introduire la matière dans un moule. La matière prendra alors
l’empreinte du moule. Après refroidissement, l’objet aura pris forme solide, et peut être retiré
du moule. Le moule est alors réutilisable pour une autre injection.
[16]
Procédé de mise en œuvre par injection plastique
En outre, il est possible de catégoriser les éléments d’une presse à injecter en deux ensembles
principaux.
[17]
• Premièrement, il y a un groupe d’injection plastification. Il permet plusieurs
applications comme l’alimentation en granulés et la fusion de la matière, par la suite
dosée et injectée sous pression.
• Deuxièmement, il y a un groupe de fermeture. Ce dernier permet de verrouiller, ouvrir,
fermer le moule et d’éjecter les pièces. Ainsi, il est possible de fusionner la matière et
de la transférer dans le moule.
L’alimentation en matière plastique sous forme de granulés est assurée par la trémie. Ensuite,
la chaleur présente dans l’unité d’injection fait fondre la matière plastique (la température peut
aller jusqu’à 200°C). La vis sans fin permet par la suite de déplacer la matière dans le baril
d’injection. Elle sert également à injecter le plastique liquide sous pression à l’intérieur du
moule.
Cette injection se déroule en deux parties : la phase d’injection dynamique et la phase de
maintien. La matière est insérée dans les empreintes du moule où elle refroidit pour se
solidifier. En parallèle, la matière est déplacée de la trémie vers la vis sans fin pour permettre
la prochaine injection. Après le refroidissement, les pièces sont extraites du moule au moyen
des éjecteurs. Après extraction des pièces, la partie mobile du moule se ferme sur la partie fixe
au moyen du mécanisme de fermeture du plateau mobile. Un nouveau cycle peut être réalisé.
[19]
Structure De Moule D’injection
Le moule, également appelé outillage, est un élément déterminant dans le processus de
fabrication d’une pièce injectée. C’est lui qui va donner la forme définitive à la pièce.
Généralement fabriqué en acier, il va peser de quelques dizaines de kilos à plusieurs tonnes.
Le moule se compose généralement de :
• Partie mobile : partie du moule bridée sur le plateau mobile qui se déplace pour
l’ouverture.
• Partie fixe : partie du moule bridée sur le plateau fixe de la presse.
• Batterie d’éjection : ensemble des éléments mobiles servant à éjecter la pièce.
• Éjecteurs : de forme cylindrique dans la plupart des cas, il en existe de toutes formes et
vont servir à éjecter la pièce.
• Attelage d’éjection : élément permettant d’atteler la batterie d’éjection à la presse.
• Plan de joint : cette zone correspond à la jonction entre les différentes parties du moule.
• Tiroir : utilisé si la pièce a des formes qui ne peuvent pas être démoulées naturellement.
• Pièce moulée : il s’agit de la pièce une fois injectée et refroidie qui aura alors pris la
forme de la cavité usinée.
• Buse d’injection : le plastique fondu venant de la vis sans fin passe par la buse afin de
remplir la pièce injectée. Le surplus de matière restant dans la buse et dans le canal
d’alimentation est appelé carotte.
• Rondelle de centrage : cette rondelle sert à aligner le moule et l’unité d’injection de la
presse pour se recentrer rapidement et simplement.
[20]
Caractéristiques De La Pièce Injectée
Les pièces fabriquées via un processus d’injection plastique vont avoir quatre
caractéristiques qui vont les différencier des pièces fabriquées via un autre processus :
- Le point d’injection :
C’est par là que la matière entre dans l’empreinte de l’outillage. Sur toute pièce en plastique
injectée, il y a un point d’injection. Il se présente généralement sous forme d’un petit picot
ou d’une nappe. À la conception de l’outillage, il est important de voir avec le mouliste où
sera fait ce point d’injection et de quel type il sera.
- Les traces d’éjecteurs :
Lors de l’injection du plastique dans l’outillage, la matière va être soumise à de très fortes
pressions qui vont la compresser et cette dernière va se rétracter de 0.5% à 3.0% lors du
refroidissement et serrer le noyau central. Pour démouler la pièce, il faut donc la pousser via
des éjecteurs guidés par une batterie d’éjection. La force nécessaire pour éjecter la pièce peut
atteindre plusieurs tonnes. Les éjecteurs vont donc laisser sur la partie intérieure de la pièce
de petites traces généralement de forme ronde ou rectangulaire. Ainsi, il est important de
savoir de quel côté de la pièce il est possible de laisser ces marques sans altérer l’aspect ou
les propriétés techniques de l’objet fabriqué
Il est possible d’utiliser d’autres techniques d’éjection : plaques revêtisseuses, éjection par air
comprimé ou encore utilisation de tiroirs latéraux.
Ces techniques, plus onéreuses, sont à réserver aux cas très spécifiques.
[21]
- Ligne de plan de joint
La ligne de plan de joint se forme sur la pièce au niveau de la rencontre des différents éléments
mobiles de l’outillage. Elle forme une légère ligne continue qui fait le tour de la pièce, et au
niveau de la jonction avec les tiroirs. Lors de la conception de la pièce et du moule, surtout si
c’est une pièce d’aspect, il faut trouver un endroit où faire passer cette ligne ou une façon de
la masquer.
- Les dépouilles
C’est la quatrième caractéristique d’une pièce fabriquée par la méthode de l’injection
plastique. Contrairement aux trois précédentes qui sont principalement du ressort du mouliste,
la pose des dépouilles est à prévoir lors de la conception de la pièce. Il n’est pas possible - ou
difficilement réalisable - de sortir une pièce d’un outillage avec des parois perpendiculaires au
plan de joint. En effet, comme la matière se rétracte, et reste sous forte contrainte sur le noyau
du moule, elle devient difficile à extraire sans déformation, casse ou rayure. Il faut donc mettre
des dépouilles sur l’ensemble de ces parois avec des angles compris entre 1.0 et 5.0 degrés.
Manipulation
• Défauts courants de l’injection plastique :
- Retassures : Lorsque l'intérieur d'une pièce se solidifie avant sa surface, un petit creux,
appelé retassure, peut apparaître sur une surface normalement plane. Les pièces avec des
parois épaisses ou des nervures mal conçues sont les plus sujettes aux retassures.
- Rayures : Lorsque le plastique se rétracte, il exerce une pression sur le moule. Lors de
l'éjection, les parois de la pièce glissent et frottent contre le moule, ce qui peut entraîner des
rayures. Les pièces à parois verticales (et sans angle de dépouille) sont les plus sujettes aux
rayures.
• Résultat expérimental :
NOMBRE
INTERPRETATION
D’ÉCHANTILLON
[23]
• Légère réduction des bavures par
rapport à 2.1.
2 .2
• Absence de bulles d’air, mais des zones
légèrement moins compactées
apparaissent. Largeur des bavures : 0,8
mm.
[24]
• Pièce bien formée avec une excellente
homogénéité.
10.1
• Absence légère de bavures et de bulles
d’air.
[25]
• Résultat identique à 11.1.
11.2 • Largeur des bavures : 0,6 mm, absence
de bulles d’air.
• L’apparition de la bavure : la bavure de plan de joint en premier lieu, les causes probables de ce défaut sont :
− Le moule ne ferme pas complètement
− La pression sur la matière est top élevée
− L’usure du moule
• Apparition des bulles d’air : Les causes probables de ce défaut sont :
− La pression d’injection est trop faible ou insuffisante.
− La vitesse d’injection est trop rapide.
− Le temps du cycle est très court.
− Le refroidissement est irrégulier ou insuffisant.
[26]
Conclusion
[27]