Notez que nous avons effectivement défini la variation d'entropie à la place de
l’entropie, tout comme nous avons défini la variation d'énergie interne à la place de
m
l'énergie elle-même lorsque nous avons développé le 1er principe. Donc, l’entropie ne
dépend que des états initial et final de la transformation c.à.d. qu'elle ne dépend pas du
.co
chemin suivi.
3.5.2. Transformations irréversibles
Considérons le cycle irréversible formé d'une transformation réversible 1-2 et d'une
transformation irréversible 2-1, (figure 3.10).
o
-pr
ari
Figure 3.10. Cycle irréversible
bk
D'après la relation (3.1), on a alors:
T
dQ
0 (3.9)
3a
T
dQ rév dQ
soit,
1
T
2 1
0 (3.10)
al
Finalement, pour une transformation irréversible, on a:
T
dQ
S S 2 S 1 (3.11)
w.
2 1
c.à.d. S
dQ
1 2
T
ww
dQirrév
Où : dS (3.12)
T
53
Cette inégalité est l’énoncé général du 2ème principe. C'est-à-dire, au cours d’une
transformation irréversible, une partie du travail se transforme en chaleur à cause des
m
frottements ce qui augmente l’entropie du système thermodynamique en conséquence.
Pour une transformation irréversible élémentaire, on a donc:
.co
dQirrév
dS (3.13)
T
Où est une source d'entropie caractérisant l'irréversibilité de la transformation: il y a
création d'entropie.
o
3.6. Deuxième principe de la thermodynamique
-pr
Reprenons l'exemple du freinage d’une roue. L'application du premier principe, basé
sur la conservation de l'énergie totale, nous a permis de montrer que le freinage provoquait
une diminution de l'énergie mécanique du système, compensée par une augmentation de
ari
son énergie interne, laquelle se traduisait par une élévation de sa température. La question
qui se pose est : une fois la roue freinée, peut-elle spontanément remonter à sa position
initiale en absorbant la chaleur dégagée par le freinage?
La transformation envisagée (remontée spontanée de la roue) n'est donc pas interdite
bk
par le premier principe : l'augmentation d'énergie mécanique provoquée par la montée de la
roue serait alors compensée par une diminution équivalente de l'énergie interne, se
traduisant ici par une baisse de la température du système. Or, une telle transformation est
3a
quasi-impossible, ce que le premier principe ne se prononce pas sur. Il est donc nécessaire
de lui ajouter un principe d'évolution, qui nous permette de déterminer dans quel sens une
transformation va se faire. C'est précisément l'objet du deuxième principe de la
al
thermodynamique.
3.6.1. Énoncé du deuxième principe
w.
Pour tout système fermé, il existe une fonction d'état, extensive, non conservative, telle
que sa variation au cours d'une transformation élémentaire s'écrit :
dS S Tr S Pr (3.14)
ww
Avec,
Q
S Tr (4.15)
Te
54
Où : S est l’entropie du système,
S Pr 0 Pour une transformation irréversible,
m
S Pr 0 Pour une transformation réversible,
STr : Entropie reçue par le système,
.co
S Pr : Entropie produite (crée) dans le système lors de la transformation,
Q : Quantité de chaleur reçue par le système,
Te : Température du milieu extérieur.
o
Si la transformation est irréversible, elle conduit nécessairement à produire de
l'entropie (SPr>0). Dans le cas d'une transformation réversible, la production d'entropie
-pr
s'annule (SPr=0).
Enfin, une transformation qui aboutirait à une production d'entropie négative est
impossible. C'est en cela que le deuxième principe est un principe d'évolution : son
ari
application nous dira si une transformation est possible ou pas, et dans quel sens elle se
fera.
En résumé, l'entropie est créable (donc non conservative), mais indestructible. En
pratique, toutes les transformations réelles sont irréversibles, et conduisent donc à créer de
bk
l'entropie.
L'entropie étant une fonction d'état, sa variation S lors d'une transformation
quelconque entre deux états d'équilibre ne dépend que de l'état initial et de l'état final du
3a
système, et non du chemin suivi. Le calcul de la variation d'entropie du système est basé
sur cette propriété ; en effet, si l'on imagine une transformation réversible entre le même
état initial et le même état final que la transformation réelle, on obtient :
al
Q réve
dS (3.16)
T
Où, Qrev est la quantité de chaleur reçue dans le cas de la transformation réversible.
w.
3.6.2. Application du deuxième principe aux cycles thermodynamiques
L'énoncé général du deuxième principe contient implicitement tous les énoncés
ww
classiques basés sur les cycles monothermes (énoncés de Clausius et Kelvin) ou basée sur
les cycles dithermes (cycle de Carnot).
55