2.5.
Gaz semi-parfaits
m
On distingue alors entre gaz parfait et semi-parfait, satisfaisant à l'équation :
P.V = n.R.T,
pour un gaz parfait les chaleurs massiques (Cp et CV) sont constantes.
.co
pour un gaz semi-parfait les chaleurs massiques sont fonction de la température.
2.6. Gaz réels
Dans les gaz réels les forces d’interaction intermoléculaires et les volumes mêmes des
o
molécules ne sont pas négligeables. Dans ce cas l’interdépendance des variables d’état
assurée par l’équation d’état f ( P, V , T ) 0 à une forme plus compliquée.
-pr
En introduisant dans l’équation des gaz parfaits (2.8) des corrections qui tiennent
compte du volume des molécules du gaz par le terme (B) et des forces d’interaction
par a / V 2 . Pour n mole du gaz, l’équation résultante est dite équation de Van der Waals.
ari
2
P a. n V n.B n.RT (2.9)
V
Les valeurs numériques de a et b sont caractéristiques d'un gaz donné peuvent être
bk
calculées par les relations suivantes:
27.R 2 .TCr2 R.TCr
a Et b (2.10)
64.PCr 8.PCr
3a
Avec, TCr, PCr sont la température et la pression critiques respectivement.
L'équation de van der Waals permet de gouverner le comportement de la plupart des
gaz réels dans de larges gammes de température et de pression.
al
2.7. Le premier principe de la thermodynamique
w.
Le premier principe de la thermodynamique ce n’est rien d’autre que l'application du
principe de la conservation d'énergie. Le premier principe de la thermodynamique définit
la variation de l'énergie interne (U) d’un système comme étant égale à la différence de
ww
quantité de chaleur (Q) échangée par le système et le travail (W) fournit ou reçu par le
système.
Considérons un système fermé où il n'y a pas transfert de masse entrant dans ou
sortant du système, et la masse du fluide reste constante. Pour un tel système, le 1 er
principe de la thermodynamique se résume comme suit:
- 20 -
U Q W (2.11)
m
Ce principe repose sur l’usage des concepts de l’énergie interne U , la chaleur (Q) et
le travail du système (W).
o .co
-pr
Figure 2.2. Variation de l’énergie interne d’un système thermodynamique.
Ce résultat exprime simplement la conservation de l'énergie d'un système fermé,
ari
constitue le premier principe de la thermodynamique. Il exprime le fait que l'énergie
interne permet, outre un dégagement de chaleur, la production de travail. C'est le principe
qui est à l'origine des moteurs thermiques.
bk
2. 8. Le calcul d’une transformation thermodynamique
Le calcul d’une transformation thermodynamique consiste à :
Déterminer les paramètres du système au début et à la fin de la transformation ;
3a
Déterminer les variations des variables et des fonctions d’état au cours de la
transformation ;
Déterminer les quantités de la chaleur et du travail mis en jeu entre le système et
al
son milieu extérieur lors de la transformation.
Dans ce sens, l’étude des transformations se déroule de la manière suivante :
w.
1° Selon les conditions et sur la base de l’équation de Clapeyron, on obtient les équations
de transformations, sous la forme : P=f(V) ; T=F(V) ; T=f(P) ; V=f(T)
2° Sur la base de l’équation de la transformation, on peut établir les valeurs des variables
ww
d’état au début (P1, V1, T1) et à la fin (P2, V2, T2) de la transformation.
3° Evaluation des quantités de Chaleur Q et du travail W par leurs relations respectives :
2
Q C.dT
1
(2.12)
- 21 -
2
W P.dV
1
(2.13)
m
4° Calcul des variations sur les fonctions d’état :
a) Energie interne :
.co
U U 2 U 1 CV T2 T1 (2.14)
b) Enthalpie :
H H 2 H 1 C P T2 T1 (2.15)
o
c) Entropie
-pr
Lorsqu’elle ne dépend que des deux états : initial et final de la transformation, elle est
donnée par :
S S 2 S 1 (2.16)
ari
Sinon, la variation de l’entropie est fonction de T et de V, du 1er principe, on a :
dU T .dS P.dV (2.17)
D’où,
bk
dU pdV
dS (2.18)
T
Avec dU CV dT ; il vient donc ;
3a
dT P
dS CV . .dV (2.19)
T T
Selon l’équation d’état des gaz parfaits,
al
P r
(2.20)
T V
w.
On obtient alors,
dT dV
dS CV . r. (2.21)
T V
ww
2 2 2
dT dV
S dS CV r (2.22)
1 1
T 1
V
Donc,
- 22 -
T2 V
S CV . ln r. ln 2 (2.23)
T1 V1
m
On peut réécrire l’expression de l’entropie en fonction de variables T et P comme suit :
De :
.co
P.V r.T (2.24)
Et :
P.dV V .dP rdT (2.25)
o
On peut écrire :
dV dP dT
-pr
(2.26)
V P T
Et d’après la relation de l’entropie ci-dessus, on a :
dT dP
CV r .
dT dT dP
dS CV . r. r. (2.27)
T P
ari
T T P
Où :
T2 P
S C P . ln . r. ln 2 (2.28)
T1 P1
bk
S, peut aussi être exprimé en fonction de P et V. Des deux formules précédentes, il
vient :
3a
dV dP dV
dS CV . r. (2.29)
V P V
CV r .
dP dV
dS CV . (2.30)
P V
al
dP dV
dS CV CP . (2.31)
P V
w.
Après intégration,
V2 P
S C P . ln CV . ln 2 (2.32)
V1 P1
ww
- 23 -
2.9. Les transformations thermodynamiques de base
m
Dans ce paragraphe, nous nous intéressons uniquement aux transformations de base à
savoir :
1- Transformation isochore (V=Cte)
.co
2- Transformation isobare (P=Cte)
3- Transformation isotherme (T=Cte)
4- Transformation Adiabatique (Isentrope) (Q=0 et S=Cte)
o
2.9.1. Transformation Isochore (V=Cte)
En vertu de l’équation des gaz parfaits :
-pr
P.V r.T (2.33)
a) L’équation relative à une transformation isochore (V=Cte) : peut être déduite de la
sorte :
ari
r
P .T C.T (2.34)
V
Avec, C : c’est une constante, où :
P
C (2.35)
bk
D’où entre deux états d’équilibre (1) et (2) d’une transformation isochore, on a:
P1 T1
(Loi de Charles) (2.36)
P2 T2
al 3a
w.
ww
Figure 2. 3. Représentation graphique d’une transformation isochore.
- 24 -
b) Travail extérieur :
Puisque V=Cte, dV=0 et par conséquent :
m
2
W1 2 P.dV 0
1
(2.37)
.co
c) Quantité de chaleur :
Q1 2 CV .T2 T1 (2.38)
d) Energie interne :
o
D’après le 1er principe, on a : U 1 2 Q1 2 W1 2
Avec, W1 2 0
Donc : U 1 2 Q1 2 CV .T2 T1
-pr (2.39)
Il est clair que pour une transformation isochore, la quantité de chaleur accompagnant la
transformation représente la variation en énergie interne du système.
ari
e) Enthalpie :
H 1 2 H 2 H 1 C P .T2 T1 (2.40)
f) Entropie :
bk
T2
S 1 2 CV . ln (2.41)
T1
2.9.2. Transformation Isobare (P=Cte)
3a
En vertu de l’équation des gaz parfaits :
P.V r.T (2.42)
a) L’équation relative à une transformation isobare (P=Cte) : peut être déduite de la
al
sorte :
r
V .T C.T (2.43)
w.
P
Avec, C : c’est une constante, où :
V
C
T
ww
D’où entre deux états d’équilibre (1 et 2) d’une transformation isobare, on a:
V1 T1 V1 V 2
Où (Loi de Gay-Lussac) (2.44)
V 2 T2 T1 T2
- 25 -