Document de Projet 1
Document de Projet 1
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Résumé du projet
Mbour est une ville de l'Ouest du Sénégal, située en bordure de mer
sur la Petite-Côte, à environ 80 km au sud de Dakar, et limitrophe
de la station balnéaire de Saly. La commune mixte de Mbour a été
créée le 4 décembre 1926 et est le chef-lieu du département de
Mbour, une subdivision de la région de Thiès.
Sa position confère à la commune de Mbour de nombreux atouts
de développement : des activités touristiques tout au long de la
côte et de fortes potentialités dans les activités de pêche, pour la
transformation et la commercialisation des produits halieutiques.
Mbour est l'un des premiers ports de pêche du Sénégal.
La ville joue également un rôle de centre d'échange et de
commerce très important dont le rayonnement va au-delà de sa
région administrative. En conséquence, la population de Mbour
connaît un taux d'accroissement très élevé de 6,3% par an, contre
2,3% pour le reste du pays.
Carte 1 : Localisation de Mbour
Pourtant, malgré ce contexte socio-économique dynamique et ce
rayonnement, Mbour souffre d’une insuffisance
d’approvisionnement en eau. En effet, le réseau d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville n’alimente pas
tous les quartiers, notamment les quartiers périphériques récemment lotis. L’évolution démographique et
l’agrandissement de la ville ne permet plus à ce réseau de répondre à la demande croissante des usagers.
Dans ce contexte, une extension du réseau d’AEP de la Commune de Mbour est nécessaire. Le projet prévoit
également d’inclure une amélioration de l’assainissement dans cette commune où beaucoup pratiquent
encore la défécation à l’air libre.
Les données socio-économiques et techniques de ce document s’appuient sur les enquêtes et études
menées par l’association sénégalaise UrbaSEN en 2021.
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Table des matières
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2.8.1 Evaluation de la demande en eau ............................................................................................. 29
2.8.2 Intérêt, capacités et type de branchements souhaités pour l’eau ............................................ 30
2.8.3 Evaluation de la demande en assainissement ........................................................................... 30
2.9 Stratégie municipale en termes d’accès à l’eau et l’assainissement.................................................. 31
2.9.1 Projet d’extension du réseau AEP porté par la Mairie............................................................... 31
2.9.2 Cohérence du projet avec la stratégie de la Commune ............................................................. 32
3 MISE EN ŒUVRE DU PROJET ..................................................................................................................... 33
3.1 Objectifs............................................................................................................................................. 33
3.2 Résultats attendus ............................................................................................................................. 33
3.3 Activités principales ........................................................................................................................... 34
3.3.1 Infrastructures à réaliser............................................................................................................ 34
3.3.2 Mesures d’accompagnement .................................................................................................... 35
4 VIABILITE .................................................................................................................................................... 37
4.1 Viabilité technique ............................................................................................................................. 37
4.2 Viabilité institutionnelle .................................................................................................................... 37
4.3 Viabilité financière, principe tarifaire ................................................................................................ 37
4.4 Viabilité environnementale ............................................................................................................... 38
4.5 Viabilité socio culturelle .................................................................................................................... 39
5 PLANNING PREVISIONNEL ......................................................................................................................... 40
6 SUIVI- EVALUATION.................................................................................................................................... 41
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8 ANNEXES .................................................................................................................................................... 43
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1 DESCRIPTION DES ACTEURS EN PRESENCE
1.1 Porteur international du projet : Concarneau Cornouaille Agglomération
• Nom : Concarneau Cornouaille Agglomération
• Adresse : 1 Rue Victor Schoelcher, 29900 Concarneau
• Pays : France
• Téléphone : 02 98 97 71 50
• Personne à contacter : Cyril DELEGLISE
• Mail : [Link]@[Link]
• Statut : Directeur Eau et Assainissement
Les villes de Concarneau et de Mbour affichent plus de 45 ans de jumelage. Les projets de développement
concernent les secteurs suivants1 :
• L'éducation : création d'une école communautaire du quartier d'Oncad en 2005. En 2010, pose de
la plaque José Jeannès, du nom d’un bénévole concarnois ayant beaucoup œuvré pour les relations
Concarneau-Mbour.
• La santé : des équipements pour la maternité qui enregistre plus de 300 naissances par mois
(couveuses, tables d'examen, lits, mais aussi fauteuils roulants, paires de lunettes, etc.).
• La pêche : envoi de caisses de criée, containers, filets, brassières de sécurité, matériel
informatique, etc.
• La gestion des ordures ménagères : benne offerte en 2013 par Concarneau Cornouaille
Agglomération avec le soutien financier de la ville de Concarneau et de Mbour.
• La culture : préparation du 40ème anniversaire du jumelage en 2015.
• Le sport : envoi de ballons, chaussures, différentes tenues pour les footballeurs (dons de l'USC).
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[Link]
1
Experts-Solidaires est un réseau associatif d'experts engagés dans des actions de solidarité internationale,
au service des besoins techniques des projets accompagnés dans les domaines suivants : eau,
assainissement, énergie, habitat, sécurité alimentaire et environnement.
L’association est née du constat que l'expertise était un paramètre incontournable pour le développement
des pays les moins avancés. Or, dans l'état actuel de l'aide au développement, cette expertise n'est souvent
pas disponible dans le cadre des projets de solidarité. Pour pallier cela, les membres de l'association
s‘engagent à mettre à disposition leurs compétences professionnelles et leur expertise au profit
d’initiatives de solidarité internationale. Une équipe assure le management du projet et fait le lien entre
les partenaires techniques et financiers, et les partenaires et bénéficiaires locaux. Dans ce projet, Experts-
Solidaires intervient en tant qu’assistant à la maitrise d’ouvrage. Elle aura en charge le management
international du projet ainsi qu’un appui sur les aspects techniques et opérationnels.
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• Statut : Chargée des programmes
UrbaSEN est une ONG sénégalaise fondée en 2009, composée de professionnels de l’urbain, qui appuie les
groupes d’habitants des quartiers précaires du Sénégal afin de les intégrer au processus de gestion de leur
habitat, de leur quartier et de leur cadre de vie. Depuis 2007, UrbaSEN met en œuvre plusieurs projets
dans la banlieue de Dakar et a étendu ses interventions aux régions de Thiès et de Louga depuis 2016. Ces
projets sont axés sur la restructuration urbaine, la régularisation foncière, la gestion des inondations, la
reconstruction de l’habitat en milieu défavorisé, ainsi que l’organisation et la capacitation de groupes
citoyens pour une participation accrue à la gestion des affaires publiques. A cette fin, UrbaSEN accompagne
la structuration des organisations communautaires de base (OCB, des groupes d’épargne) au sein de la
Fédération Sénégalaise des Habitants (FSH).
UrbaSEN assurera la coordination locale d’une partie des activités du projet (formation, suivi opérationnel,
appui à la FSH, etc.).
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Figure 3 : Groupement de femmes de la FSH
Depuis le 1er janvier 2020, SEN’EAU est l’entreprise en charge de l’exploitation et de la distribution de l’eau
potable en zone urbaine et péri-urbaine du Sénégal. C’est une société de droit sénégalais avec un opérateur
international, des partenaires sénégalais et ses salariés associés dans sa gouvernance.
Le rôle de la SEN’EAU dans ce projet sera de garantir l’accès et la continuité du service de l’eau potable, 24
heures sur 24, 7 jours sur 7, aux bénéficiaires du projet dans le respect du développement durable du
Sénégal. Ceci implique la modernisation et l’optimisation des installations hydrauliques et la mise en place
d’une plateforme de supervision à 360° depuis les points de production jusqu’aux compteurs des clients.
La SEN’EAU dispose d’un plan de lutte contre les fuites et d’un programme de renouvellement annuel du
réseau, des branchements et des compteurs. Concernant la qualité de l’eau distribuée, la société garantira
le maintien et l’amélioration des niveaux de conformité pour les bactéries, les produits chimiques et les
matières en suspension.
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Acteur Responsabilités
Dans le Finistère
• Collectivité porteuse du projet
Ville de Concarneau
• Demande de financement auprès de l’Agence de l’eau « Loire-
Bretagne »
Experts en mission
• Missions de suivi
• Expertise, gestion financière et opérationnelle du projet
• Relation avec les autorités en France et au Sénégal
• Rendu technique et financier, relations avec les bailleurs de fonds
• Maîtrise d’ouvrage
5
• Réalisation des travaux par une entreprise partenaire, sous-
traitants agréés, à tarif préférentiel
• Supervision des travaux
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2 CONTEXTE
2.1 Description du contexte institutionnel de l’eau et assainissement au Sénégal
La politique de l’eau du Sénégal a été fixée par la loi n°81-13 du 4 mars 1981 portant Code de l’Eau, en
cours d’actualisation, et ses décrets d’application. Par ailleurs, la loi SPEPA, promulguée en 2008, fixe le
cadre juridique du service public de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement, y compris dans le
milieu rural, et précise la politique de l’État pour développer ledit service. La loi SPEPA a été complétée par
la loi n°2009-24 du 08 juillet 2009 portant Code de l'Assainissement, qui instaure légalement le droit
d’accès aux services d’assainissement de base pour tous.
Le Gouvernement a par ailleurs initié l’actualisation du Plan d’Action de Gestion Intégrée des Ressources
en Eau (PAGIRE), pour prendre en compte les nouveaux enjeux et défis notamment liés à la mise en œuvre
des orientations de la Lettre de Politique Sectorielle de Développement (LPSD) 2016-2025, aux exigences
relatives à la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD), à la gouvernance participative
de l’eau, au genre et aux changements climatiques.
Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement (MEA) est le point d’ancrage du cadre institutionnel en charge
de la gestion de l’assainissement et des décisions politiques concernant le secteur. Son rôle et ses
responsabilités pour le domaine de l’assainissement ont été définis par décret en 2019.
La gestion des ouvrages d’eau potable, jadis confiée aux associations d’usagers de forages (ASUFORs), est
sous la responsabilité directe de l’Office des Forages Ruraux (OFOR), qui a été mis en place en
remplacement de de la Direction de l’Exploitation et de la Maintenance (DEM). Même si certaines ASUFORs
sur le territoire national ont été performantes, les nombreuses contraintes liées à la gestion des forages
par les bénéficiaires, notamment le déficit technique et financier, ont poussé l’Etat à la réforme de la
gestion des forages ruraux par la création de l’OFOR.
La Commune joue dans ce dispositif un rôle important. Le Code des Collectivités Locales donne
compétence au Conseil communal pour définir le régime et les modalités d’accès et d’utilisation des points
d’eau (article 81, loi n°2013-10), et le Plan Sénégal Emergent leur confie une mission de développement
de « territoires attractifs, viables et durables ». Le Guide des projets d’eau potable, réalisé par le ministère
de l’hydraulique (ancien nom du MEA) en 2016 confirme d’ailleurs que « la création de l’OFOR, dont le
champ d’action est national, n’est pas incompatible avec le développement au niveau local d’un cadre fort
d’orientation, de promotion et de suivi du service public de l’eau ». Les communes constituent donc des
acteurs pivots de la programmation sur les questions d’eau et d’assainissement, notamment à travers
l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre des plans locaux de développement (PLD) auxquels s’ajoutent
les plans locaux d’hydraulique et d’assainissement (PLHA)2.
Le service de l’eau en zone urbaine et péri-urbaine du Sénégal repose sur deux acteurs principaux :
• La SONES (Société Nationale des Eaux du Sénégal) qui est chargée de la gestion du patrimoine, de
la maîtrise d’ouvrage des travaux de renouvellement et d’extension de l’infrastructure, et de
2
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ent_2014.pdf
7
contrôle de la qualité de l’exploitation ;
• La SEN’EAU qui est, depuis le 1er janvier 2020, la société de droit sénégalais en charge de
l’exploitation et de la distribution de l’eau potable.
2.2.1 Localisation
La ville de Mbour, chef-lieu du département de Mbour, est située sur la Petite-Côte, dans la région maritime
de Thiès, à l’Ouest du Sénégal. Située à environ 80 km au sud de Dakar, la capitale, sa situation
géographique offre de bonnes perspectives de développement, ce qui explique un fort taux de croissance
démographique. Avec une population estimée à environ 274 006 habitants en 20193, elle ne cesse de
croître et d'attirer des personnes de l'extérieur pour s'y installer.
Située en bordure de mer, son port lui assure de nombreux échanges commerciaux et lui confère un statut
de ville touristique. De plus, la ville est particulièrement bien desservie par les voies routières, ce qui en
fait un carrefour avec les autres parties du pays, mais aussi par les voies aériennes, avec l’Aéroport
International Blaise Diagne de Diass situé à moins de 50km. On distingue donc plusieurs activités motrices
du développement de la ville, notamment la pêche et le tourisme, mais également des industries situées
à proximité.
3
[Link]
8
2.2.2 Démographie
320 702
252 645
232 777
129 968
76 751
37 000
18 600
1 700 5 200 8 900 9 500
1926 1936 1946 1956 1966 1976 1988 1998 2013 2016 2025
Cette croissance démographique se poursuit avec les mouvements migratoires liés aux activités
halieutiques et touristiques et risque de se maintenir, voire de s’accélérer avec la mise en service de
l’Aéroport International Blaise Diagne. Dès lors, la commune aura un besoin énorme en parcelles
d’habitations que l’assiette foncière ne pourrait satisfaire. La hausse de la demande en infrastructures et
en équipements socio-économiques accompagnera cette évolution démographique.
4
[Link]
9
population s’établit comme suit :
• Enfants âgés de moins de 15 ans : 39,44%
• Jeunes âgés de moins de 20 ans : 50,14%
• Personnes âgées de moins de 35 ans : 75,97%
• Populations âgées de 60 ans et plus : 4,90%
La population active (15-64 ans) représente 57,49 % de la population. Cela peut s’expliquer par la jeunesse
de la population et la vague de migrations dont bénéficie la commune de Mbour du fait de son potentiel
réel ou supposé d’emplois.
110-114 ans
100-104 ans
90-94 ans
80-84 ans
70-74 ans
60-64 ans
50-54 ans
40-44 ans
30-34 ans
20-24 ans
10-14 ans
0-4 ans
-20000 -15000 -10000 -5000 0 5000 10000 15000 20000
Féminin Masculin
Source : SRSD
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en 1989, et à 1 725 ha en 19995. Les dernières créations de quartiers entamées en 2000, desquelles sont
nés les quartiers de Falokh (également appelé Saly Doutée) et de Terrou Mballing, vont conduire à la
configuration actuelle de la commune, aux limites mal définies, qui s’étend sur 2 788 ha. Ces dernières
années, le processus d’extension de la ville a été accompagné par des occupations anarchiques et
irrégulières de parcelles (habitat spontané).
Lors des opérations de régularisation, ces parcelles font l'objet de multiples transactions, conduisant les
anciens attributaires à se réinstaller en périphérie, dans l'attente de nouvelles opérations de régularisation.
Une spirale vicieuse est ainsi créée et risque de perdurer longtemps. Par ailleurs, ces opérations ont été en
grande partie réalisées sur les terres de la collectivité de Malicounda, voire sur les limites entre la commune
de Mbour et celle de Malicounda, ravivant les tensions issues de litiges fonciers existant entre les deux
collectivités territoriales. Malgré cela, la superficie de la commune de Mbour est encore trop exiguë pour
son développement du fait de l’attraction exercée sur les populations des autres villes.
5
Audit urbain de la commune de Mbour, 2014.
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Carte 3 : Quartiers de la commune de Mbour
2.3.1 Climat
La ville de Mbour jouit d’un climat de type tropical humide. Le climat de la région est caractérisé par
l’alternance entre une saison sèche de 9 mois environ et une saison des pluies de juin à septembre. Un
vent chaud et sec de Nord-Est souffle pendant la saison sèche, tandis que l’alizé maritime rafraîchit les
températures. Son ouverture à la mer et ses températures clémentes lui ont conféré une vocation
touristique.
12
Les sols sont toutefois dégradés par la pratique d’une longue monoculture arachidière6.
6
[Link]
7
[Link]
13
(puits ouverts).
Les quartiers Terrou Mballing et Falokh ont ainsi été identifiés comme des zones particulièrement
vulnérables, et ayant de forts besoins en termes d’accès à l’eau et d’assainissement. Dans ces nouveaux
quartiers d’extension, le réseau n’existe pas, ou est trop éloigné pour permettre un branchement privé à
un coût accessible aux ménages.
14
parcelles aux populations déguerpies de Baye Deuk. Une étude complémentaire a été réalisée par l’un des
partenaires locaux, UrbaSEN, au cours de laquelle les habitants ont beaucoup insisté sur les conditions
difficiles de leur installation sur le site, avec le déménagement de leurs bagages empilés dans des camion-
bennes et déversés comme de « vulgaires déchets ». Cette étude a plus largement permis de mettre en
lumière la vulnérabilité du quartier de Falokh, confirmant ainsi le ciblage du présent projet.
La population de Falokh est composée principalement de nomades qui ne peuvent pas s'offrir de terres
dans cette zone balnéaire. L’ethnie sérère est la plus représentative dans le quartier. Néanmoins, on y
retrouve des Peulhs, des Bambaras, des Wolofs, des Manjaks, etc. Falokh compte environ 450 unités
d’habitations avec une moyenne de 10 habitants par maison (contre 8 au niveau national), soit une
population estimée à 4 500 personnes. Plus de la moitié de ces occupants sont encore des familles
relogées, auxquelles se sont ajoutées de nouvelles strates un peu plus aisées qui ont acheté les parcelles
restantes à la collectivité.
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Figure 6 : L'habitat à Falokh
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FCFA par mois) en paiement de médicaments et de prestations médicales.
Au regard des éléments socioéconomiques précités, le quartier Falokh est prioritairement ciblé par le
projet.
Le quartier de Falokh dispose de quelques équipements de base qui ont été identifiés sur son territoire.
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Ainsi nous y avons répertorié :
• 1 école maternelle publique qui accueille une centaine d’enfants depuis octobre 2016, encadrés
par une équipe éducative : 1 directrice et 2 animatrices gérées par l’Etat, 2 aides maternelles et
un gardien pris en charge par Tche Kanam et les cotisations des parents d’élèves. Le prix de la
scolarité mensuelle est de 1,5 € par enfant. L’école de Falokh comprend 3 salles de classe, un
bureau de la direction, une salle pour les visites médicales (pour les mamans et les enfants), un
abri couvert pour les repas des enfants et les réunions, une cuisine pour préparer les
déjeuners, des toilettes et d’un puits.
• 1 terrain affecté pour l’érection d’un collège d’enseignement moyen (CEM)
• 1 garderie pour les enfants de moins de 5 ans ;
• 1 école coranique ;
• 1 centre de formation privé en cours de construction ;
• 1 espace dédié à la construction d’une chapelle ;
• 2 mosquées fonctionnelles et 3 en construction ;
• 1 case de santé.
Dans la commune de Mbour, les populations ont acquis le sens et l’habitude de s’organiser en associations.
Le tissu associatif est très diversifié avec les Groupements de Promotion Féminine (GPF), les Associations
de Producteurs, les organisations de jeunes, de pêcheurs, commerçants, les Associations Sportives et
Culturelles (ASC), les dahiras et les organisations faitières. Ces organisations sont dans tous les secteurs
d’activités et intéressent toutes les catégories sociales.
Leur champ d’intervention est large et varié : elles développent des activités économiques, sociales,
sportives, culturelles, religieuses et même politiques, et collaborent avec les services techniques
déconcentrés. Elles sont pour la plupart financées par des ONG et d’autres organismes d’appui
internationaux. Elles peuvent également bénéficier de l’appui de l’Etat et de la municipalité qui
subventionne certaines de leurs activités, surtout de vacances. Les autres formes d’appui vont de la
formation à l’encadrement technique, de l’octroi d’équipements et de matériels, à la dotation en logistique.
Ces organisations jouent un rôle important dans le développement économique et social de la commune
et participent à toutes les formes de manifestations. Leurs activités sont toutefois ralenties par des
difficultés d’ordre financier et technique et parfois organisationnel.
Dans le quartier de Falokh cependant, la vie associative est peu dynamique. Il n’existe qu’une seule
association sportive et culturelle (l’ASC Leona). Les associations de femmes sont plus présentes dans le
quartier où il est dénombré sept organisations communautaires de base, membres de la Fédération
sénégalaise des Habitants, avec une moyenne de 35 membres par OCB.
• L’Agence de Développement Municipal (ADM) qui a apporté son appui dans la réalisation
d’infrastructures routières, la formation des acteurs de la décentralisation, la dotation en
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équipements informatiques ; elle a également appuyé techniquement et financièrement
l’élaboration du présent Plan Communal de Développement ;
• L’APE qui participé à la construction, à la réhabilitation de salles de classe et à la réparation des
tables bancs ;
• L’ONG AIDE ET ACTION, USAID, ANEF (Association Nantaquin pour les Enfants et les Femmes),
CHILD FUND/ FELIOH qui ont construit et réhabilité des salles de classes et des murs de clôture, et
qui ont mis en œuvre des activités sociales ;
• La PRAO, la JICA dans la construction la réfection de quai de pêche ;
• CPRS : Réhabilitation de poste de santé, maternité ;
• Association Vie en Marche : Centre d’accueil pour enfants handicapés.
• Concarneau (Ecole maternelle, Construction Ecole, Poste de Santé, 2 bennes tasseuses + 1 car de
transport, des camions de ramassage d'ordure, Echanges culturels)
• Molenbeek Saint-Jean (Belgique) : Renforcement capacité, Logistique, Fonds Communal
• Limoges : Hôpital de jour (locaux + consultation), Projet acquis de bennes
• Bordeaux : dons d'ambulances
• Ville de Soler : Appui à l’agriculture sous serre (bio)
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est douteuse par endroit. Cela est notamment le cas dans certaines zones des quartiers périphériques
comme Gouye Mouride, Espagne, Zone Sonatel, Liberté, Terrou Mballing et Falokh qui, n’étant pas encore
raccordées au réseau, dépensent beaucoup d’efforts et d’argent pour se procurer de l’eau.
En particulier, l’accès à l’eau dans le quartier de Falokh demeure une véritable préoccupation pour les
habitants qui ont usé de tous les moyens possibles (demande de connexion, pétition, négociation avec la
commune, etc.) afin de bénéficier de branchements au réseau d’eau potable de la SEN‘EAU. Pour pallier
cette situation, les habitants se ravitaillent en eau dans des conditions extrêmement pénibles : ils ont, pour
la majorité, recours aux puits et une minorité s’approvisionne en eau par achat au niveau des bornes
fontaines, avec pour ceux qui en ont les moyens, le paiement du transport.
20
Figure 7 : Bornes fontaines et puits à Falokh
21
Carte 5 : Le réseau SEN'EAU à Mbour
22
• Puits protégé ;
• Source protégée ;
• Eau de pluie ;
• Camion-citerne.
Le niveau de vie distingue nettement les populations en termes d’accessibilité aux sources d’eau potable.
Plus le ménage est riche, plus il a facilement accès à l’eau avec la présence d’un point d’eau à domicile. A
l’inverse, plus le ménage est pauvre, plus il a tendance à chercher de l’eau hors de son domicile.
A Falokh, la principale source d’approvisionnement en eau reste le puits : on ne dénombre que six (06)
puits traditionnels de faible profondeur (une dizaine de mètres) dont les eaux sont souvent insalubres et
impropres à la consommation. Ces eaux sont puisées et vendues par des charretiers à raison de 50 FCFA
par bidon.
On dénombre également trois (03) bornes fontaines privées, alimentées par un puits ou forage. Toutefois,
la construction d’une borne fontaine coûte très cher selon les chefs de ménages, dissuadant les habitants
d’y investir. Ainsi, au cours de l’étude complémentaire réalisée par UrbaSEN, une gérante de borne fontaine
a indiqué s’être connectée au réseau de la SONES moyennant un investissement de 1,7 millions de FCFA.
Afin d’amortir le coût de son investissement, cette dernière vend aux revendeurs du quartier des fûts de
200 litres à raison de 200 FCFA, qu’ils revendent par la suite aux populations à 600 ou 700 FCFA. La
principale source d’approvisionnement reste alors l’achat chez les revendeurs.
La quasi-totalité des ménages est donc dépendante de ces points d’eau et de la vente de d’eau par les
charretiers, et consacre une part très importante de ses revenus à l’achat d’eau.
23
Par ailleurs, malgré l’existence de divers points d’eau, les populations trouvent que ces derniers sont
difficilement accessibles et sont dégradés du fait de leur surutilisation.
Bonne
27%
Moyenne
57%
Mauvaise
16%
24
2.6.6 Disponibilité de l'eau
Les ménages interrogés affirment que malgré la relative diversité des sources d’approvisionnement en eau
dans la zone, sa disponibilité n’est pas assurée.
Ainsi, à Falokh, si l’eau des puits est gratuite, elle n’est pas tout le temps disponible, ces derniers tarissant
après une demi-journée d’utilisation. La quantité d’eau puisée est estimée à 8 bassines de 20 litres par jour,
soit 16l/personne et par jour pour la boisson, le bain, la lessive, etc.
Suffisante
22% Acceptable
34%
Insuffisante
44%
A Falokh, pour un petit ménage de 4 personnes, un baril d’eau collecté au niveau des bornes fontaines des
quartiers voisins est acheté tous les 2 jours, soit une consommation mensuelle de 15 barils par mois.
Toutefois, dans la plupart des ménages, qui comptent en moyenne 10 personnes, la consommation
journalière est de 2 barils par jour, soit 60 barils par mois, équivalant à une dépense moyenne en eau de
36 000 FCFA par mois.
25
2.6.7 La collecte et le transport de l'eau
Dans toutes les zones du pays, les femmes sont plus nombreuses pour la collecte de l’eau et Falokh ne fait
pas exception à la règle. Au niveau des ménages ne disposant pas d’un point d’eau domiciliaire, la collecte
de l’eau est assurée à 71% par les femmes parmi lesquelles 33% des corvées d’eau sont assurées par les
jeunes filles âgées de moins de 15 ans. Les corvées d’eau impactent beaucoup les résultats scolaires de ces
jeunes filles en raison des distances qu’elles doivent parcourir quotidiennement. Les ménages dans
lesquels les hommes s’occupent des corvées d’eau ne représentent que 29%.
8
[Link]
26
Cependant, ces réseaux sont limités aux quartiers centraux.
27
[Link] Eaux noires
De même, la défécation à l’air libre existe encore dans la zone, bien que la plupart des ménages disposent
d’un système, même non amélioré.
Par ailleurs, si 70% des ménages de Falokh affirment avoir des toilettes familiales dans leurs concessions,
celles-ci sont souvent très précaires, avec des fosses non-étanches et qui sont pour la majorité des trous
creusés à même le sol.
Cependant, même pour les ménages disposant de fosses septiques et de latrines améliorées auto-ventilées
(LAA), le problème demeure celui de l’évacuation. En effet, la collectivité territoriale ne dispose pas de
suffisamment de ressources pour mettre à disposition des camions de vidange et réduire les coûts. La
vidange est donc assurée par des privés à des coûts variant entre 25 000 et 40 000 FCFA.
28
Figure 16 : Déchets jonchant les rues
29
ZONE SONATEL 1 1
Total général 278 214 492
Les données présentées dans le tableau montrent que les plus fortes demandes sont répertoriées dans les
nouveaux quartiers localisés dans la zone d’extension de Mbour, à l’image de Terrou Mballing (150) et
Falokh (100). Il est à noter que la desserte en eau dans les autres quartiers de Mbour est assez satisfaisante
en atteste le faible taux de demandeurs répertoriés sur ces sites. Toutefois, le projet ciblera seulement le
quartier de Falokh pour les raisons énoncées dans la section 2.4.2.
A l’échelle du projet, ce seront donc 100 ménages demandeurs dans le quartier de Falokh, membres les
plus vulnérables de la Fédération Sénégalaise des Habitants résidant dans ce quartier, qui seront
accompagnés par le projet pour un branchement privé.
Ce projet contribuera à une amélioration plus globale de l’accès à l’eau à l’échelle de la commune dans la
mesure où les habitants des quartiers limitrophes bénéficieront de la proximité des ouvrages réalisés, ce
qui facilitera une extension future.
30
Sur les 492 ménages enquêtés par UrbaSEN, 388 expriment un besoin en assainissement dont 381
opteraient pour la réalisation des puisards individuels, contre 6 qui préféreraient disposer d’un puisard
semi collectif. Le réseau d’assainissement existant au niveau des anciens quartiers et devenu obsolète et
insuffisant compte tenu de la densification des quartiers. Les quartiers de la zone d’extension quant à eux
ne disposent d’aucun réseau d’assainissement.
Les ménages enquêtés dans le quartier de Falokh, comme la majorité des ménages dans les autres
quartiers de Mbour, ont émis la demande de puisard individuel plutôt que semi-collectif, solution qui a été
récemment développée au niveau de Dakar, mais n’est pas encore connue à l’échelle de Mbour. Le projet
considérera priorise donc une approche par solution d’assainissement individuel (puisards), en proposant
quelques ouvrages semi collectifs, à titre pilote.
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2.9.2 Cohérence du projet avec la stratégie de la Commune
Au regard de la priorisation des besoins identifiés lors des enquêtes, et de la stratégie de développement
de la commune, le projet se focalisera sur le quartier de Falokh, situé à l’est de la commune. Le ciblage du
quartier et les objectifs du projet visant l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, ont ainsi été
validés collégialement, lors d’une réunion en mars 2022.
Figure 17 : Réunion en mars 2022 avec [Link] Issa Sall, le nouveau Maire de Mbour
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3 MISE EN ŒUVRE DU PROJET
3.1 Objectifs
L’objectif général du projet est d’élargir le service public d’eau potable et d’améliorer l’accès à
l’assainissement de la commune de Mbour, dans la région de Thiès au Sénégal.
Les objectifs de ce projet, qui cibleront spécifiquement le quartier de Falokh d’après les éléments
d’identification précités et en cohérence avec la stratégie municipale, sont :
• OS 1 : Accompagner la Commune de Mbour à améliorer son service public d’accès à l’eau potable,
spécifiquement au niveau du quartier de Falokh
• OS 2 : Améliorer l’assainissement du quartier de Falokh et sensibiliser la population sur les bonnes
pratiques en matière d’hygiène
• OS 3 : Renforcer les capacités et les connaissances des groupements de femmes de la FSH en
matière de gestion, d’hygiène et d’assainissement
Ainsi, le projet entend contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) de l'ONU,
en particulier de l'ODD n°6 « Eau propre et assainissement » et de l'ODD n°17 « Partenariats pour la
réalisation des objectifs ». En effet, le projet permettra aux personnes ciblées d'avoir accès à l'eau potable
et de bénéficier d'un système d'assainissement, le tout, en s'inscrivant dans une démarche multi-acteurs
associant autorités locales, acteurs institutionnels et de la société civile, mobilisés sur une stratégie
commune.
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création de 3 puisards collectifs pouvant 24 ménages composés de 10 personnes en
recevoir les eaux usées de 8 ménages chacun moyenne, soit 240 personnes
Total : 990 personnes
R3 : La population est sensibilisée sur les Les 4500 habitants du quartier de Falokh
thématiques d’Eau hygiène et d’assainissement
60 membres de la FSH
R4 : Les groupements de femmes sont Les 135 OCB du département de Mbour
dynamisés et formés en termes de gestion ainsi comptant environ 35 membres chacune, soit
qu’aux bonnes pratiques d’hygiène et 4725 personnes qui bénéficieront du relai de la
d’assainissement formation par les 60 membres formés dans
cadre du projet
[Link] Eau
Réaliser 221 ml de diamètre 90 et 4562 ml de diamètre 63 en complément du projet de l’ADM :
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Carte 8 : Réseau d'adduction en eau potable du projet (Falokh)
[Link] Assainissement
• Construire Soixante-quinze (75) puisards individuels à la parcelle fortement sollicités par la population
pour une meilleure gestion des eaux grises.
• Construire Trois (03) puisards semi collectifs à l’ilot pouvant collecter les eaux usées d’une dizaine de
maisons, à titre pilote.
La campagne de sensibilisation a pour but de renforcer la connaissance des habitants en matière d’usage
de l’eau et d’assainissement.
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En matière d’assainissement, la formation sera axée sur les effets de la transmission des maladies liées à
l’eau.
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4 VIABILITE
4.1 Viabilité technique
Les solutions retenues dans le cadre de ce projet sont éprouvées, elles ont été mises en place dans le cadre
de projets précédemment soutenus par notre association ou d’autres, et leur viabilité technique est
reconnue.
De plus, le volet eau du présent projet consiste en un raccordement au réseau préexistant de la SEN'EAU
qui assurera l’exploitation des conduites réalisées par le projet. Elle a donc été associée à l’identification
du projet et a donné son approbation technique sur les ouvrages à réaliser.
Les études et la supervision des travaux seront également suivies par la SEN’EAU qui bénéficie d’une large
expérience de gestion et connait très bien la zone d’intervention.
Par ailleurs, l’un des partenaires locaux, UrbaSEN, dispose d’une solide expérience dans ce type de projets,
ayant travaillé avec des concessionnaires et agences de l’Etat pour la mise en œuvre d’ouvrages de drainage
des eaux pluviales ou de puisards d’infiltration collectifs, assurant l’encadrement et l’accompagnement des
populations et collectivités territoriales dans la gestion d’ouvrages publics.
Enfin, Experts-Solidaires par son expérience d’accompagnement de projets de coopération décentralisée,
a grandement contribué à augmenter la ressource locale en matière d’expertise et de construction de
réseau.
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Figure 18 : Fonctionnement du fonds rotatif via les groupements d’épargne FSH
Ce modèle de prêt sécurisé par le mécanisme de fonds rotatif, permettra aux ménages bénéficiaires,
d’emprunter la somme nécessaire à leur participation (estimée à 50%) du coût des ouvrages :
• Puisard individuel, puisard collectif (au prorata des ménages utilisateurs), pour l’assainissement ;
• Branchement privé, pour l’eau.
Ils rembourseront leur prêt sur une période de 20 mois, auprès de leur groupe d’épargne.
La FSH assurera également le choix des bénéficiaires sur la base de critères de vulnérabilité, mais
également la sensibilisation et la mobilisation des habitants. Une fois les ouvrages réalisés (réseau AEP,
puisards semi-collectifs, puisards individuels), les relais de la FSH assureront toutes les activités d’IEC (focus
groupe, visites à domicile (VAD)) auprès des ménages bénéficiaires afin de les sensibiliser sur les modalités
de gestion et d’entretien desdits ouvrages.
Des actions de sensibilisation responsabiliseront les ménages utilisateurs des ouvrages réalisés sur les
conditions de pérennisation voire de réplicabilité de ces ouvrages à travers leur propre système d'épargne.
Le réseau est exploité par la SEN’EAU qui dispose déjà de son système d’abonnement et de recouvrement.
De plus, le travail avec la FSH permettra de mobiliser le fonds rotatif en cas de nécessité, ce qui sécurisera
la participation des bénéficiaires. En effet, cette participation est totalement sécurisée par le fonds et le
recouvrement se fera par la FSH suivant un échéancier prédéfini avec le bénéficiaire qui est membre de la
Fédération.
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l’amélioration de l’environnement sanitaire.
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5 PLANNING PREVISIONNEL
N° Activités / Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
1 Résultat 1 : 1000 personnes sont desservies sur un linéaire de conduite de 4 750 mètres, avec 100 branchements privés d’eau
1.1 Activité 1 : Etendre le réseau d'eau sur 4750 mètres
1.2 Activité 2 : Promouvoir et accompagner la participation ménages pour les branchements privés
2.2 Activité 2 : Promouvoir et accompagner la participation ménages pour les ouvrages assainissement
3.3 Activité 2 : Suivre la participation financière des ménages, via la FSH à travers son fonds rotatif
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6 SUIVI- EVALUATION
Livrables
Action Date de livraison
principaux
Réalisation de l’Avant-projet détaillé (APD) APD 1.5 mois de travail
1 mois après la validation
Validation de l’APD DAO
de l’APD
Signature du contrat + ordre de service Construction 18 Mois après le début du
Réalisation des travaux du réseau projet
Au-delà des livrables, il s’agira ici de suivre les résultats du projet auprès de la population. Ceci se fera par
le suivi d’indicateurs qui seront mis à jour dans le premier trimestre suivant la mise en service du réseau.
Résultats Indicateurs principaux
Accès à l’eau :
Accès à l’assainissement :
• 75 familles disposent d’un puisard individuel dans leur maison
Assainissement et ne rejettent plus les eaux dans les rues
• 3 puisards semi-collectifs à l’ilot sont construits et
correctement gérés
Du point de vue technique :
• 60 membres de la FSH améliorent leurs compétences en
termes de gestion et leurs connaissances relatives aux bonnes
pratiques d’hygiène et d’assainissement
Formation Du point de vue gestion :
• 3 comités de gestion sont mis en place pour la gestion des
puisards semi-collectifs
• 75 ménages sont accompagnés par la FSH pour la gestion des
ouvrages réalisés
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7 ANNEXES
MESURES D’ACCOMPAGNEMENT
AVANTAGES
• Réduit les rejets d’eaux usées à même le sol
• Améliore le cadre de vie des quartiers 43
LIMITES
• Doit être utilisé par un nombre limité de ménages
Réalisation du puits d’infiltration :
COUPE
Vue en Plan
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Photos complémentaires :
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