La conduite du changement
Problématiques à clarifier :
Trop d’échecs dans les projets de transformation :
- En particulier les projets de changement informatique - 75% d’échecs
- Les projets fusion/acquisition, 70% d’échecs
- Des dérapages sur les coûts, délais et qualité rendue
- Équipes qui rejettent les changements ou les nouveaux systèmes
Un accompagnement du changement sous-estimé
- un accompagnement, qui se limite souvent aux plans de formation et de
communication
- un chef de projet improvisé en change manager, sans réseau-relai d’acteurs du
changement
- des résistances provoquées par ceux-là mêmes qui devraient conduire le
changement
- trop d’interventions en mode pompier et pas assez en architecte du changement
Les raisons des échecs :
Manque d’étapes définies
La conduite du changement :
Le changement est le fait de modifier substantiellement un état ou une situation
Forme de rupture par rapport à la situation initiale, +/- importante, mais qui la distingue de la
notion d’évolution
- Le changement est apparenté à une logique de processus d’un point A à un point B
- La conduite du changement est donc la capacité d’une personne ou d’une
organisation à gérer ce processus de changement
- La conduite du changement est l’ensemble des opérations effectuées au sein d’une
organisation pour lui permettre d’interagir avec le changement
- Chaque projet intègre par définition un changement. La gestion du changement
intègre des outils et méthodes spécifiques à la conduite de projet.
Notre cheminement actuel
Dans un monde en effervescence ou le changement fait partie du quotidien
il devient essentiel de se recentrer et de définir une orientation porteuse de sens pour les
projets de changement
Expérimenter de simples outils inspirants pour les individus, les équipes et les organisations
I-Phénomènes et situations du changement
A- Caractéristique du changement
1- Fiche d’identité
exemple :
Domaine: management stratégique
Thème: Résistance au changement
Secteur: Santé
Rationalisation des fonctions commerciales par l’informatisation des opérations
→ Provocation d’un mécontentement des salariés, traduisant une certaine
aliénation au travail
Secteur de la santé secteur à potentiel avec logistique spéciale entre parenthèse
Résumé :
La société de transport en commun “T” qui a le monopole de transports publiques
Pour la satisfaction client, mais pour éviter la privatisation, le PDG instaure en 1995, la mise
en place d’une démarche afin d’obtenir la certif iso 9002
L’acheminement du projet a été altéré par un contexte politique instable et une méfiance de
la part des salariés. Les premières équipes à tester le projet ont été les équipes moteurs et
ajustages
Le déploiement du changement durera 3 ans et concerne toutes les unités
La fiche d’identité peut être complété par un résumé pour aider la compréhension
2- Contexte du changement
Quoi ? Logiques des facteurs/acteurs de l’établissement A
Logique des facteurs : analyse les ressources et conditions qui influencent un système.
Logique des acteurs : se concentre sur les individus ou groupes qui prennent des décisions
et agissent en fonction de leurs intérêts.
= les contraintes et les actions des parties prenantes façonnent l'évolution d'un système.
Les structures organisationnelles, quel est l’organigramme qui fait quoi
Structure physique : bâtiments…
Structure technologique : robotique, mécanique
Structure démographique : phase de recrutement de différentes périodes, pyramide des
âges
Structure mentale : dans le système culture d’entreprise
= Pour savoir ce qui ne va pas dans les différentes structures, dysfonctionnement et les
comportements des individus face aux limites des structures.
Pourquoi ? causes
Remise en cause externe ou interne
Exemple : le leadership technologique de l’établissement A ne suffisait plus à satisfaire les
exigences des situations dans les années 2020.
Vers où ? Objectifs
- L’établissement A eu dû se privatiser
- de ce fait, l’effectif de l’établissement a dû passer du statut de fonctionnaire au statut
de salarié
- Ce changement implique de nombreux désavantages pour le personnel
Comment ? Processus
enchaînement d’étapes
Les questions pour définir contexte stratégique, contexte organisationnel et contexte
émotionnel
Contexte émotionnel : le changement de statut de l’établissement A a des répercussions
négatives concernant les conditions d’emplois :
- reclassification du personnel est mal vécu par la majorité des employés
- la solidarité était une valeur important de l’établissement A
- Employés robotisés = l’impression de ne pas être apprécié à leur juste valeur
3 - Nature du changement
Les questions servent à savoir si c’est un changement organisationnel ou un changement
Stratégique, mais peut être multifactorielle.
Stratégique peut découler sur l’organisationnelle
Pour déterminer la nature, Autissier et Moutot 2003 utilisent 2 autres critères :
1. Le critère d’intentionnalité imposé ou volontaire
2. Le critère de la temporalité brutal ou progressif
Automobile, électrique en 2035 - imposé et progressif
B - Analyse des acteurs du changement
Couverture fonctionnelle, cartographie des acteurs, carte des alliés
Outils pour anticiper les résistances
1 - Couverture fonctionnelle
égale organigramme d’une entreprise
bien identifier la partie/le périmètre de l’organigramme concernée par le changement
on accepte, on accepte à condition , non -> niveau de risque X
y degré d’importance
zone à risque en incontournables/nécessaires en modification/refus : sont réfractaires aux
changements
y : état émotionnel
par ex : les syndicats en colère/peur car ils sont contre le changement voir photo
9/10 face au changement exprime avec un discours déterministe sur la défensive dans la
résistance
l’allure de la courbe change selon différents facteurs : projets, acteurs, temps…
C - Comment s’expriment les résistances de chaque type
d’acteurs ?
Vallée du changement
mécanisme de la résistance au changement
La courbe du hype de Gartner (innovation technologique )
La courbe de l'hype reprend le même schéma que celle des étapes du changement (courbe
du deuil), en 5 étapes.
trouvé photo valée du changement avec y confort…
D. Causes fondamentales des résistances pour chaque acteur
La construction repose sur une distinction courante entre les facteurs de résistance au
changement
3 niveaux d’analyses
- Individuel hypothèse de 1 à 4
- Collectif hypothèse 5
- Organisationnel hypothèse 6 à 8
Les facteurs de la résistance au changement
- Hypotèse 1: facteur psychologique
Les gens ne veulent pas du changement, car ils ont peurs. Les craintes vont créées une
dimensions psychologique ce qui va créer des résistances.
Le changement remet en cause un équilibre psychologique et les acteurs vont développer
de l’angoisse.
- Hypothèse 2: facteur cognitif en termes de connaissances et compétences
Manque de compétences de l’individu par rapport aux nouvelles approches, outils, projets…
“Je ne sais pas faire”
→ éxige l’acquisition de compétences supplémentaire
- Hypothèse 3: Facteur politique en termes de retour sur investissement
Beaucoup d’énergies/temps dépensées pour leurs mêmes résultats il ne voit pas l’intérêt
donc ils ne sont pas gagnant dans le résultat
Les acteurs en s’engagement pas dans la réforme car les implications/investissements
personnels dans le travail sont inférieures par rapport aux rétributions
Il ne voit donc pas la nécessité du changement.
→ Retour sur investissement minime ou inexistante
- Hypothèse 4 : facteur politique
Le changement signifie pour les acteurs une perte de pouvoir, cela crée des zones
d’incertitude leurs faisant perdre le contrôle.
Je perds le pouvoir, le rôle que j’avais précédemment
- Hypothèse 5: facteur affectif
Le projet peut être bon mais je ne veux pas m’engager car les autres collaborateurs sont
contre donc je ne veux pas de problème, groupe d’appartenance dans l’entreprise
on risque “sa vie” dans le projet
- Hypothèse 6: facteur symbolique
Les acteurs considèrent que le changement est en contradiction avec la vision que l’acteur
à des valeurs de l’entreprise.
On va perdre la valeur de la “maison”
Le cadre de référence organisationnel des acteurs pose l’aspect social au centre du modèle.
- Hypothèse 7: facteur transformationnel
Le processus de diffusion du changement a exclus les individus du processus donc les
acteurs remettent en cause la légétimité de ce changement.
L’absence de communication et la gestion du changement imposé à créee ce rejet.
Le sentiment que le projet va passer par force donc les acteurs sont contre, passage en
force qui les écarte.
- Hypothèse 8: facteur organisationnel
Chez l’entreprise B, ça n’a rien changé donc pourquoi on changerai.
quand on sait qu’il y a un exemple qui à échoué on le cite et on est contre
L’expérience quotidienne de l’individu au sein de l’organisation montre une multitude de
dysfonctionnements mais qui reste inchangées.
Les individus résistent aux changements car ils percoivent leurs environnemnet de travail de
façon négatives. Si par exemple, ils ont vécu des changements à des problèmes mal gérés.
il se peut qu’il n’y ait que 5 +/- hypothèses dans l’entreprise
Causes fondamentales des résistances
II- La méthode
Planifications, étapes, leviers
Conduite du changement
Le processus du changement, ensemble d’étape
Les 3 phases de Kurt Lewin:
1. Mobilisation
préparation du changement
abandon des comportements habituel
Mobilisation ≠ motivation
Mobilisation avec des fondements et fondations, il faut de l’engagement, il faut faire
comprendre les valeurs/implications communes pour un avenir commun, le sens du
bien commun, ça fonctionnera mieux → long terme
- établir la nécessité du changement
- Construire la capacité/compétence organisationnelle du changement
≠ Motivation : la carotte et l’âne, une fois la récompense acquise, la motivation
s’estompe / court terme, opportunisme
2. Mouvement
s’initier à des nouveaux modes, expérimenter des nouvelles façons de faire
- bâtir la dynamique de l’initiative du changement
- Conserver et continuer à construire la capacité organisationnelle de changement
3. Consolidation
Stabilisation pour permettre un état de “production”
→ Institutionnaliser l’initiative de changement
une personne dynamique :
1 repérer les opportunités
2 saisir les opportunités et transformer en offre
3 Reconfigurer le système
La conduite du changement Kotter:
Il est nécessaire d’avoir une approche holistique/globaliste. Chaque programme de
changement d’entreprise est différentes, mais tous présentent des caractéristiques
semblables.
Il faut suivre 8 étapes pour amorcer un changement en profondeur avec succès.
Réadaptation des 3 étapes de Kurt Lewin
1. Mobilisation / Décristalisation
“on ne peut plus faire comme avant”
→ développer l’argumentaire de pour quoi changer maintenant ?
Une personne responsable/ responsable à qui on peut avoir des réponses à ces deux
questions.
Pour quoi on fait ça ? finalités
Pourquoi on fait ça ? les causes
→ identifier les groupes relais du changement
→ avoir une vision du changement en termes de production et de planning
2. Mouvement / transition
“On peut faire autrement”
→ Communiquer la vision du changement
→ Traiter les obstacles au changement
3. Consolidation / Recristallisation
“Maintenant, on fait différemment”
Avoir des résultats rapides à montrer
S’assurer des compétences et postures pour amplifier le changement
Faire le lien entre le changement, le business et la vie quotidienne “institutionnalisation”
Les 8 étapes de Kotter
Étapes Actions requises Pièges
Établir un sentiment - Examiner les réalités du - Sous-estimer la
d’urgence marché et de la difficulté de
concurrence conduire les gens
(opportunités/menaces) hors de leur zone
de confort
- Convaincre au moins 75%
des dirigeants que la
situation actuelle est pire
que l’inconnu
Former une coalition - Réunir un groupe avec un - Se trouver avec des
puissante engagement commun et personnes
avec du pouvoir de mener incompétentes
le changement
Créer une vision - Créer une vision pour - Vision trop vague
diriger l’effort de
changement
- Développer des stratégies
pour réaliser cette vision
Communiquer la - Utiliser tous les moyens - Sous-communiquer
vision pour communiquer la la vision
nouvelle vision et les
stratégies pour y parvenir
Permettre aux autres - Encourager la prise de - Ne pas éliminer les
d’agir sur la vision risque et les idées non individus puissants
traditionnelles qui résistent au
changement
Planifier et créer des - Définir et concevoir des - Succès lié au
victoires à court terme améliorations de hasard
performances visibles - Ne pas marquer
- Reconnaître et les succès assez
récompenser les employés tôt (12/24 mois
après le
changement)
Consolider les - Utiliser la crédibilité des - Déclarer victoire
améliorations et premières victoires pour trop tôt
produire encore plus changer les
de changement systèmes/structures
n’ayant pas pu être
exclues plus tôt
- Promouvoir et développer
des relais/employés
pouvant mettre en place la
vision
Institutionnaliser de - Liées les nouveaux - Ignorer la création
nouvelles approches comportements et la des valeurs
réussite de sociales compatible
l’organisation avec les
changements
- Créer des plans de
développement conformes
à la nouvelle approche
6 types de leviers de changement:
- Activation : ces leviers sensibilisent aux objectifs
→ Accélération
1. Crédibilité : inviter un consultant externe à demander des changements
2. Communication : initier une assemblée générale
3. Formation : fournir une expérience de formation externe
- Substantifs : ces leviers facilitent l’adoption par les cibles
→ existence
1 Technique : Récompense, initiative du changement 13e mois
2 Politique : affronter en privé une résistance, prendre la personne à part
3. Culturel : raconter une histoire de réussite
Par exemple : restructurer la firme nécessite d’avoir un niveau de crédibilité élevé et
provoque un niveau de perturbation élevé pour l’entreprise.
Pour savoir quel levier utiliser, il faut se poser deux questions;
Qui êtes-vous ? Est-ce le bon moment ?
Tableau de levier clés de changement, liées à une situation faiblement urgente
Levier de
perturbation élevé
Levier de
perturbation
modéré
Levier de
perturbation
minimale
Phase de Phase de Phase de
mobilisation mouvement consolidation
Il ne faut pas utiliser des leviers pas adaptés à la phase.
L’efficacité d’un levier est en fonction:
- Du degré de l’urgence de la situation.
- L’autorité et la crédibilité de l’agent du changement
- Le moment de déploiement (cf phase de mobilisation…)
- La réceptivité de la cible (degré de la maturité/conscience)
Pour un changement, le maillage social est important.
Autorité
Basse Haute
Urgence Basse Changement proactif Changement proactif
Haute Changement réactif Changement réactif
Réactif : répond à un écart de performance
Proactif : Répond à un écart d’opportunités