Après, la compétence professionnelle et la diligence qui est le maintien des connaissances et
habilités dans le but d’une compétence requise. Cela signifie que le professionnel aura un
jugement éclairé pour mettre en application ses connaissances et surtout d’être à jour sur les
nouveautés.
Il est également de son devoir de vérifier que les personnes sous son pouvoir ont une
formation appropriée suivie d’une supervision. Il doit faire connaître les limites de ses
services à ses clients.
Ensuite, la confidentialité des infos obtenus. Le professionnel comptable doit faire preuve de
vigilance. Il ne doit pas divulguer des informations sans une autorisation appropriée (même
au sein du cabinet). Bien évidemment, il ne doit pas utiliser ces informations pour son propre
intérêt.
Ce principe facilite la communication, c’est-à-dire que le client n’aurait aucune crainte à
communiquer ses informations. Cependant, il existe des exceptions comme les procédures
judiciaires, les infractions à la loi ou le devoir professionnel.
Finalement, le professionnel doit prendre en compte : l’incidence de la divulgation même
avec autorisation du client, la pertinence des informations, le type de communication ou si le
récepteur (s’il serait approprié).
Finalement, le comportement professionnel est surtout de se conformer aux textes légaux. Le
concerné ne doit pas faire des activités qui pourraient nuire à l’application des principes
fondamentaux. S’il existe des doutes, le professionnel peut demander aux organisations
professionnelles compétentes.
Il existe des menaces à l'application de principes fondamentaux et de s’acquitter de la
responsabilité d’agir dans l'intérêt public. D’où le cadre conceptuel qui englobe un large
éventail et il rappelle au professionnel comptable qu’il ne peut conclure qu’une situation est
autorisée du seul fait qu’elle n’est pas interdite par le Code. De ce fait, il permet d’identifier
les menaces, de les évaluer et d’y répondre en les éliminant ou en les corrigeant.
Lorsque le professionnel comptable applique le cadre conceptuel, il doit faire preuve de
scepticisme. C'est-à-dire, qu'il doit prendre en compte des sources, de l’importance des
informations afin de faire des réflexions telles, s’il y a de nouvelles informations, si les
sources des informations obtenues ont été influencées ou non, … En effet, il est exigé du
professionnel comptable qu’il fasse preuve de scepticisme quand il identifie et évalue les
menaces et cela vaut pour tous les professionnels comptables quel que soit l’activité exercée.
Le jugement professionnel est également tenu en compte qui englobe la pertinence de la
formation, des connaissances professionnelles, des habiletés et des expériences. Il est
important dans l’application du cadre conceptuel afin d’émettre des décisions et de
déterminer si ces décisions sont correctes.
L'identification des menaces est une étape cruciale pour appliquer correctement le cadre
conceptuel. Mais avant tout cela les professionnels comptables doivent d'abord comprendre
les faits et circonstances de la situation. Les menaces pour la conformité aux principes
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fondamentaux peuvent être classées en plusieurs catégories : menace liée à l'intérêt personnel,
menace liée à l’autocontrôle, menace liée à la représentation, menace liée à la familiarité ou
encore menace liée à l'intimidation. Les menaces sont complexes, une circonstance unique
peut donner lieu à plusieurs menaces et une menace unique peut affecter la conformité à
plusieurs principes fondamentaux.
Quant à l’évaluation de la menace, elle vise à déterminer si le niveau de la menace est
acceptable ou non. Les facteurs à considérer pour évaluer la menace sont : la nature et
l’étendue de la menace, les effets combinés des menaces, les conditions, politiques et
procédures. Comment savoir si elle est acceptable ou non ? Un niveau acceptable signifie que
la menace ne compromet pas la conformité aux principes fondamentaux. Pour déterminer si
une menace est acceptable, les professionnels comptables doivent utiliser le test du tiers
raisonnable et éclairé. Donc, une menace est considérée comme acceptable si un tiers
raisonnable et éclairé conclurait probablement que le professionnel comptable est en
conformité avec les principes fondamentaux. En effet, il existe un test où un tiers raisonnable
et éclairé, qui peut être ou ne pas être un comptable, prend en considération tous les faits. On
suppose que ce dernier dispose des connaissances et habiletés nécessaires pour émettre une
conclusion et d’où le test : s’il arrive à avoir les mêmes conclusions ou non. À noter que les
menaces sont réévaluées si de nouvelles informations ou des changements dans les faits et
circonstances surviennent.
Les partis pris sont également des éléments à considérer lors de l’application du cadre
conceptuel. Les partis pris (ou biais) sont des tendances inconscientes ou conscientes, qui
peuvent être liées à des préjugés personnels, à des expériences passées, à des influences
externes ou à des habitudes de pensée et qui peuvent affecter le jugement professionnel.
C’est-à-dire qu’ils peuvent fausser l'identification, l'évaluation et la réponse aux menaces
pour la conformité aux principes fondamentaux. En gérant activement les partis pris, les
comptables peuvent améliorer leur jugement professionnel et maintenir leur conformité aux
principes fondamentaux de déontologie.
PARTIE 2 : PROFESSIONS COMPTABLES EXERÇANT EN ENTREPRISE.
Le professionnel comptable exerçant en entreprise peut être un employé, un contractant, un
partenaire, un directeur, un propriétaire-gérant ou un bénévole de l’organisation qui
l’emploie. Un professionnel comptable doit toujours se conformer aux principes comptables
et appliquer le cadre conceptuel. En effet, la forme juridique de la relation entre le
professionnel comptable et celui qui l’emploie n’a aucun effet sur ses responsabilités
déontologiques. Il maintient sa responsabilité de promouvoir les objectifs légitimes de
l’organisation, car le code ne l’empêche pas de s’acquitter de cette responsabilité. Donc oui,
ils peuvent promouvoir la position de l’organisation qui l’emploie à condition que les
déclarations soient non faussées et non trompeuses.
Les menaces pour la conformité aux principes fondamentaux peuvent découler d’un large
éventail de faits et de circonstances. Le professionnel comptable doit évaluer si le niveau de
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la menace est acceptable. Pour cela, il doit considérer la nature et l'étendue de la menace, les
conditions, politiques et procédures en place dans l’organisation (par exemple, des systèmes
de gouvernance solides ou des mécanismes de signalement) et l’environnement de travail (par
exemple, une culture qui valorise l'éthique et la transparence). Si une menace n’est pas
acceptable, les professionnels comptables doivent prendre des mesures pour éliminer la
menace (par exemple, en renonçant à un intérêt financier), refuser ou cesser l'activité en cause
si la menace ne peut être éliminée ou réduite ou réduire la menace à un niveau acceptable.
Pour réduire la menace, on peut utiliser des sauvegardes. Il y a deux types de sauvegarde :
créées par l’organisation (des politiques et procédures claires en matière d’éthique et de
conformité, les mécanismes de signalement ou une supervision et révision adéquates des
travaux) et les sauvegardes personnelles (demander conseils à des supérieurs ou des
organismes professionnels ou documenter les décisions et les actions prises pour faire face
aux menaces.
Lors de la communication avec les personnels constituant le gouvernement d’entreprise, le
professionnel doit déterminer les récepteurs en tenant en compte de la nature des
circonstances et la question à communiquer.
Il existe des situations où les intérêts personnels d’un professionnel comptable peuvent entrer
en conflit avec les intérêts de l’entreprise ou d’autres parties. De ce fait, les professionnels
doivent identifier et gérer ces conflits pour préserver leur objectivité et leur intégrité. Les
professionnels comptables doivent prendre des mesures raisonnables pour identifier les
circonstances susceptibles de créer un conflit d'intérêt. Cela inclut l'identification des intérêts
et des relations entre les parties concernées, ainsi que les implications de l'activité
professionnelle sur ces parties. Une fois un conflit d'intérêts identifié, le professionnel
comptable doit évaluer si le niveau de menace pour la conformité aux principes
fondamentaux est acceptable. En général, plus le lien entre l’activité professionnelle et la
question sur laquelle les intérêts des parties sont en conflit est direct, plus il est probable que
le niveau de la menace n’est pas acceptable. Les menaces peuvent inclure des risques liés à
l'intérêt personnel, à l'intimidation, ou à la familiarité. Si le niveau de menace n'est pas
acceptable, le professionnel comptable doit prendre des mesures pour éliminer ou réduire la
menace à un niveau acceptable. Généralement, il est nécessaire de divulguer la nature du
conflit d'intérêt aux parties concernées et d'obtenir leur consentement pour poursuivre
l'activité professionnelle. Le consentement peut être implicite ou explicite, selon les
circonstances. Le professionnel comptable est encouragé à documenter les circonstances du
conflit d'intérêt, les mesures de sauvegarde mises en place, et le consentement obtenu si la
divulgation ou ce consentement n’est pas écrit.
Pour les professionnels comptables exerçant en entreprise, la préparation et présentation des
informations vise à garantir que les informations financières et non financières préparées sont
exactes, complètes et non trompeuses.
Il est dans la responsabilité des professionnels comptables d'assurer que les informations
qu'ils préparent ou présentent sont conformes à un cadre de référence pertinent (par exemple,
les normes comptables internationales). Ils doivent exercer leur jugement professionnel pour
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