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Couverture Plus Introduction

Le document présente le plan d'un cours sur le contentieux fiscal dispensé à l'Université de Yaoundé II, abordant l'organisation du contentieux fiscal, la contestation administrative de l'impôt et le rôle du juge fiscal. Il définit les concepts de contentieux et fiscal, ainsi que le contentieux fiscal comme l'ensemble des litiges liés à l'imposition. Enfin, il souligne les spécificités du contentieux fiscal au Cameroun, notamment son déséquilibre et la complexité de la répartition des compétences judiciaires.
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Le document présente le plan d'un cours sur le contentieux fiscal dispensé à l'Université de Yaoundé II, abordant l'organisation du contentieux fiscal, la contestation administrative de l'impôt et le rôle du juge fiscal. Il définit les concepts de contentieux et fiscal, ainsi que le contentieux fiscal comme l'ensemble des litiges liés à l'imposition. Enfin, il souligne les spécificités du contentieux fiscal au Cameroun, notamment son déséquilibre et la complexité de la répartition des compétences judiciaires.
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UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ II THE UNIVERSITY OF YAOUNDE II

FACULTÉ DES SCIENCES JURIDIQUES FACULTY OF LAWS AND POLITICAL

ET POLITIQUES SCIENCES

BP : 1365 Yaoundé, BP : 18 Soa P.O Box 1365 Yaoundé, P.O Box 18 Soa

Cours de Contentieux Fiscal Licence III-DPR.


LE DOYEN THE DEAN
Année académique : 2024-2025
Dispensé par
Le Professeur Alain Georges BESSALA

PLAN DU COURS

INTRODUCTION GÉNÉRALE

PARTIE I : L’ORGANISATION DU CONTENTIEUX FISCAL DEVANT


LES JURIDICTIONS
Chapitre I : LES CONTENTIEUX PRINCIPAUX
Chapitre II : LES AUTRES RECOURS CONTENTIEUX

PARTIE II : LA CONTESTATION ADMINISTRATIVE DE L’IMPÔT


Chapitre I : LA PHASE ADMINISTRATIVE NON CONTENTIEUSE DE
L’IMPÔT
Chapitre II : LA CONTESTATION ADMINISTRATIVE CONTENTIEUSE DE
L’IMPÔT.

PARTIE III : L’OFFICE DU JUGE DE L’IMPÔT


Chapitre I : L’INSTANCE FISCALE DEVANT LE JUGE ADMINISTRATIF.
Chapitre II : LA CONTESTATION DE L’IMPÔT DEVANT LE JUGE
JUDICIAIRE
INTRODUCTION GÉNÉRALE

SECTION I : LE CADRE CONCEPTUEL DE L’ÉTUDE.

Les concepts apparaissent sans doute comme des instruments


indispensables à l’analyse de toute discipline scientifique. Dans ce sens, il
convient de mettre en lumière d’une part les notions de contentieux et fiscal
(Paragraphe I) et d’autre part, celle de « Contentieux Fiscal » (Paragraphe II).
NB : En ce qui concerne les sources du Contentieux fiscal, au risque de
redondance, des développements n’y seront pas consacrés, la question ayant déjà
été suffisamment abordée dans le cadre du cours de droit fiscal.

Paragraphe I : Le cadre théorique des notions de « contentieux » et « fiscal ».

A- La notion de contentieux
Dans le langage courant, le contentieux renvoie à une opposition de vue,
à une dispute, à un litige.
Par contentieux, il faut donc entendre l’existence d’une contestation qui
oppose au minimum deux parties. Le terme contentieux exprime donc finalement
l’existence d’un litige ou d’un différend.
Dans le langage juridique, le contentieux désigne les actions et les recours
juridictionnels.
Le procès apparait alors comme un remède. Ainsi, le réglage juridictionnel
des différends reste le mode souvent indispensable et toujours le plus
perfectionné des traitements des maux fiscaux.
Appliqué à la présente étude, le mot contentieux tendra à désigner
toutes les oppositions pouvant survenir lors de la mise en œuvre de l’impôt
et dont la solution peut être trouvée que ce soit devant le juge ou en dehors
du juge. Il s’agira d’une conception extensive de la notion de contentieux.

B-L’analyse du vocable « Fiscal »

Le terme fiscal est dérivé du mot fisc qui renvoie simplement à l’impôt. Il
s’agit ici de percevoir l’impôt non seulement comme une matière, mais aussi,
une institution, une administration chargée d’accomplir une tâche spécifique.
À juste titre, le vocable impôt, provient du latin « imposium » qui veut dire,
contribution obligatoire.
Il convient de relever qu’en Droit Camerounais, il n’existe pas de définition
textuelle de l’impôt. Même le législateur communautaire n’a pas pris le soin de
définir cette notion. Néanmoins dans la conception doctrinale, « l’impôt est perçu
comme un prélèvement pécuniaire requis autoritairement des particuliers en
fonction de leurs capacités contributives et sans contrepartie en vue de la
couverture des charges publiques »1.
De ce qui précède, l’absence de définition textuelle du mot impôt permet
d’établir une confusion entre l’impôt et les autres formes de prélèvements publics
; toute chose qui influe sur le contentieux fiscal. Cela est davantage préoccupant
lorsqu’on intègre dans l’analyse le caractère « unitaire décentralisé » de l’État.
Celui-ci laisse entrevoir au plan de la fiscalité une organisation complexe des
modes et des formes de fiscalité.

Paragraphe II : L’analyse du vocable Contentieux Fiscal

1
En tout état de cause, la logique de l’Etat de droit postule la soumission des agissements de l’administration
fiscale au contrôle de la légalité voire de la juridicité. Dans ce cas, le contentieux fiscal décrit de manière générale
les droits et les obligations de l’administration fiscale et du contribuable.
Le Contentieux Fiscal se décline comme le contentieux de l’impôt. Il est
constitué des litiges suscités par l’action fiscale. Plus prosaïquement, il s’agit des
litiges susceptibles de survenir lors de la mise en œuvre de l’impôt. Plus
concrètement, le processus comporte plusieurs phases à savoir :
L’assiette, la liquidation, le recouvrement et le contrôle. Tous les litiges
pouvant naître au cours de ces différentes étapes du processus d’imposition
rentrent dans le contentieux fiscal. Le contentieux fiscal apparait ainsi comme
l’ensemble des litiges susceptibles de survenir lors de la matérialisation de
l’impôt.

Il traduit selon Marie-Christine RONAULT «Les maladies du système


fiscal, les abus ou arbitraires publiques, le climat de méfiances ou d’ignorance
qui affecte les relations entre l’administration et les administrés».
Il a vocation en particulier à démontrer que le procès fiscal tend à
rééquilibrer les rapports entre les services fiscaux et les contribuables.
Il démontre comment les prérogatives exorbitantes de l’administration sont
encadrées afin de préserver les droits des contribuables. D’un côté, si les droits
du contribuable ont été bafoués, le dernier peut intenter un recours contre
l’administration fiscale. D’un autre côté, si les obligations du contribuable n’ont
pas été respectées, l’administration fiscale pourrait en exiger le respect.

SECTION II : LES TRAITS SPÉCIFIQUES DU CONTENTIEUX FISCAL


AU CAMEROUN

Au Cameroun et comme d’ailleurs dans la plupart des pays africains de


tradition francophone, le contentieux fiscal est déséquilibré dans ses phases
(Paragraphe I) et complexe en termes de répartition des compétences
(Paragraphe II).

Paragraphe I : Le contentieux fiscal : un contentieux déséquilibré dans ses


phases.
Le contentieux fiscal au Cameroun s’articule en deux grandes phases : la
phase administrative et la phase juridictionnelle.

A. La phase administrative
La phase administrative est celle qui se déroule au sein de l’administration
fiscale. Cette phase se décline en deux principales considérations :
 Soit le contribuable est en position de faiblesse. Par exemple, il n’a
pas pu payer ses impôts à temps ou alors qu’il est dans l’impossibilité de pouvoir
les payer ou même que certains faits constitutifs de fraude pourraient être
invoqués à son encontre. Il sollicite alors de l’administration fiscale une faveur
qu’on peut encore appeler une grâce. D’où l’appellation de phase gracieuse
ou non contentieuse.
 Soit le contribuable est en position de force en ce qu’il réclame le
rétablissement d’un droit bafoué. Cette phase est encore appelée phase
administrative contentieuse. La phase administrative constitue un rouage
essentiel dans le Contentieux Fiscal.

En tout état de cause, l’administration détient un pouvoir de décision et de


sanction exorbitant. De la sorte, tout ou presque se déroule devant
l’administration. C’est ce qui fait dire à Alain BOCKEL que le Contentieux
Fiscal en Afrique est un contentieux de classe. L’administration fiscale jouit
des privilèges importants et préfère la plupart du temps la négociation avec le
contribuable en raison de l’adage, « un mauvais arrangement est préférable à
un bon procès ».

B. La phase juridictionnelle se déroule devant le juge de l’impôt.

Cette phase est caractérisée par l’existence d’une décision préalable ou


recours gracieux préalable introduit par le contribuable auprès de
l’administration fiscale. La place centrale du recours gracieux préalable dans le
déclenchement de l’instance fiscale à fait dire à certains que le juge fiscal ne
s’épanouit pas suffisamment en Afrique en ce qu’il est privé de son office.
Paragraphe II : La complexité de la compétence contentieuse

La répartition des compétences apparait comme une donnée fondamentale


de l’Etat de droit en ce sens qu’elle promeut la stabilité et la sécurité juridique.
Le système fiscal Camerounais est caractérisé par cette remarquable complexité.
Cet état de chose a pour conséquence une opacité dans la répartition de
compétences contentieuses en matière fiscale. Il se pose en amont, la question
de l’identification même du juge fiscal au Cameroun. Le législateur camerounais
ne se prononce pas de manière formelle tant sur le juge compétent en matière
d’impôt que sur la délimitation des compétences.
L’on serait tenté de penser que le juge administratif est juge de principe de
l’impôt et que le juge judiciaire est juge de l’exception. Une telle considération
parait être trompeuse dans la mesure où le juge administratif tout comme le juge
judiciaire disposent des compétences importantes en matière fiscale à tel
enseigne que celles-ci s’interfèrent les unes les autres.
À titre d’exemple, le juge administratif est juge de l’impôt direct tandis que
le juge judiciaire est juge de l’impôt indirect. Pourtant, il existe des hypothèses
dans lesquelles le juge administratif se reconnait compétent en matière d’impôts
indirects et assimilés.
Le législateur Camerounais aurait pu faire simple en décidant d’attribuer
tout le contentieux de l’impôt à un juge, à l’image du juge fiscal.
Il est paradoxal de constater que le vent de la modernisation de l’institution
judiciaire au Cameroun a laissé dans ses oubliettes le juge fiscal alors même qu’il
a institué un juge des comptes qui ne peut malheureusement se prononcer sur les
questions fiscales.

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