LE COMBAT INTERIEUR
(Romains 7, 14 à 25)
Un vrai soldat doit connaître toutes les dimensions de son combat, ou
de la lutte qu’il mène, afin de ne pas être surpris par son adversaire. Ainsi,
si l’ennemi surgit de n’importe quel côté, il le vaincra.
A ce sujet, il importe de préciser qu’un chrétien mène un combat
double:
- Un combat intérieur, contre le vieil homme, la chair avec ses passions
et ses désirs (Galates 5, 24) ;
- Un combat extérieur, contre les mauvais esprits qui se manifestent de
plusieurs manières : persécutions, tentations, circonstances de la vie
etc… (Ephésiens 6, 12).
Le combat extérieur (persécutions, injures, moqueries des païens, etc…)
est relativement facile à surmonter. Mais, le combat intérieur est plus
difficile, car il émane de notre nature pécheresse, il sort de notre
propre cœur. L’Apôtre Paul décrit cela de manière pathétique dans
(Romains 7, 14 à 25).
Le combat extérieur ne peut te détruire, ni t’affecter, si tu as été
vainqueur sur le front intérieur. Malheureusement, très souvent, le
combat extérieur te trouve déjà diminué, affaibli par le combat intérieur.
Parfois, tu n’es qu’à moitié de ton potentiel.
Il y a des matinées où tu te sens si bien que les choses du monde
paraissent inexistantes pour toi. Mais, par contre, il y a des jours où tu es
combattu, assailli par des pensées de convoitises dès la fin de la prière
matinale et tout au long de la journée, alors qu’il s’agit des mêmes
maisons, voitures, habits, hommes ou femmes que tu vois souvent.
Combien de décisions as-tu prises, mais tu n’as pas pu les appliquer ?
Que d’engagements non réalisés ? Tout ceci parce que tu ne te contrôles pas
et tu ne te maîtrises pas. Tes actions te surprennent. Lutte pour être toi-
même. Il ne faut plus agir pour regretter après. (Confère Convention 2003, le
contrôle et la maîtrise de soi).
C’est pour cela que l’homme de DIEU Nestor TOUKEA affirme dans « les
déviations du monde actuel par l’idéologie et la science » que : Le malheur
de l’homme vient de lui-même !
En effet, ta vie dépend de toi-même. Tu es responsable de tout ce
qui t’arrive. Quand tu as une difficulté (échec scolaire, maladie
physique, perte financière, coup de vol, blocage, déception, etc…)
cherche la cause en toi-même, et tu trouveras rapidement la solution.
Mais, si tu te laisses distraire par les accusations, plaintes et murmures
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contre le prochain, ou si tu te mets à juger DIEU pour ce qui t’arrive, tu en
souffriras pour longtemps.
Bref, tu es ton pire ennemi. Ton plus grand détracteur c’est toi-même.
Ton adversaire le plus redoutable, c’est toi-même. Chacun de nous échoue
d’abord dans son cœur, avant d’échouer à l’école profane, dans son
commerce ou même dans le service de DIEU. Tu peux prendre une
mauvaise décision qui va détruire ce que tu as construit pendant
longtemps, et anéantir ta persévérance de plusieurs années. Tu peux prier,
et l’exaucement vient, mais ton cœur t’empêche de le recevoir par des
agissements et réactions insensés.
Tous tes ennemis extérieurs réunis ne peuvent pas te faire autant de mal
que le mal que tu peux faire à toi-même. Personne ne peut te faire du mal
plus que toi-même. Par conséquent, quand tu as un problème, blocage,
échec, déception cherche d’abord la cause en toi-même. Le péché est une
redoutable arme de destruction massive.
Ton vrai ennemi n’est pas loin de toi, ni hors de toi, mais il est en toi-
même. C’est ton cœur qui t’a placé là où tu te trouves aujourd’hui. L’état de
ton cœur conditionne et détermine l’état de tes études, de ta santé
physique, de ta vie professionnelle (3 Jean 2). Nous perdons souvent trop
de temps à nous occuper des autres, à nous plaindre inutilement d’autrui,
alors que le sage se plaint de lui-même, de ses propres péchés
(Lamentations 3, 39).
L’expérience prouve qu’en définitive, tout compte fait, tu es l’auteur de
tout ce qui t’arrive. C’est toi qui écris ta biographie. Tu es responsable de
ton sort. C’est chacun de nous qui choisit son destin.
Cependant, nous sommes trop distraits. Le diable fait tout pour que nous
ne comprenions pas cela. Quand tu pointes un doigt accusateur sur ton
prochain, il y a trois doigts qui te regardent.
Tu as la capacité de faire du mal à toi-même, plus que personne d’autre
sur toute la terre. Il n’y a personne dans ce monde qui peut te faire du mal
plus que toi-même. Ton cœur peut te faire du mal, plus que tous les
habitants de la terre réunis. Par conséquent, occupe-toi de toi-même.
Veille sur toi-même. Prie pour toi-même. Médite sur toi-même.
Demande conseil pour toi-même.
Ne te néglige plus. Car ta vie ou ta mort, ton bonheur ou ton malheur, ta
réussite ou ton échec, ton progrès ou ta chute, sortira de toi-même. Au lieu
de promener les regards partout, pour chercher à connaître tes ennemis, à
savoir ce qu’on a dit de toi, ce qu’on a fait pour toi, ou contre toi, sonde et
analyse profondément ton propre cœur.
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Si tu veux connaître ton pire ennemi, va regarder ta face dans un miroir !
Quand tu te tiens devant un miroir, tu y vois ton premier ennemi. Tous les
autres ennemis viennent loin derrière celui-là. Et ils ne peuvent pas te faire
grand chose, sans le consentement de toi-même. Parmi tes ennemis, ton
cœur est premier sans concurrent !
Lorsque tu es devant un miroir, ton premier ennemi te regarde. Il fait
exactement tout ce que tu fais, veux ou désires. Il ne te désobéit pas, même
un peu, même pas pour un instant. Ce type que tu vois dans le miroir peut
te détruire plus que n’importe qui sur la planète terre. Il peut te réduire en
poussière. Il peut renverser tout ce que tu as construit depuis des années.
Ce type que tu vois dans le miroir est pour toi l’homme le plus dangereux
du monde. Car, il peut te nuire plus que tous tes ennemis réunis.
Cultive ton cœur comme on cultive un champ. Prends soin de ta vie.
Tu es ton propre ennemi. Concentre tes efforts sur toi-même, sur ta propre
vie. C’est pour cela que le Seigneur JESUS-CHRIST dit que si tu ne hais pas
ta propre vie, tu ne peux être son disciple (Luc 14, 26).
Révolte-toi contre toi-même. Fais la guerre à ta propre personne. Sois
sans pitié à l’égard de toute habitude qui te sépare du Seigneur. Ferme la
porte de ton cœur à tout ce qui n’édifie pas (Philippiens 4, 8). Exerce-toi à
la pitié (1 Timothée 4, 8). Sois versé dans les Saintes Ecritures. Remplis
ton cœur de cantiques, et la musique mondaine n’y trouvera plus de place.
Quelle est ta valeur intrinsèque ?
Que la Parole de DIEU soit abondante en toi (Colossiens 3, 16). Garde
ton cœur plus que toute autre chose (Proverbes 4, 23). Les désirs insensés
de ton cœur peuvent détruire n’importe quel aspect de ta vie. Ton
comportement peut saboter l’Evangile et discréditer l’Eglise plus que toutes
les moqueries des païens.
Le plus grand danger qui menace notre œuvre, c’est le mauvais
comportement de nos propres frères et sœurs ! Ce n’est pas
l’opposition de nos détracteurs, aussi farouche soit-elle.
Prends soin de toi-même. Prends du temps pour t’occuper sérieusement
de tout ce qui te concerne. Sois plus vigilant sur tous les aspects de ta vie.
Ne prends plus tes problèmes à la légère. Concentre-toi sur ta vie, en
premier lieu. A l’heure actuelle, tu es trop distrait.
Paul dit à son fils : « veille sur toi-même ! » (1Timothée 4, 16). Est-ce que
tu veilles sur ta vie de prière, ta méditation des Saintes Ecritures, ton travail
profane, tes enfants, leurs études, tes relations ? Tu es si distrait que
quand on te pose une question sur ta propre vie, tu dois encore
réfléchir très longtemps avant de répondre. Et le plus souvent, tu donnes
une réponse incertaine, dont tu n’es même pas sûr !
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Pourquoi es-tu si évasif pour tes sujets intimes ? Tout simplement parce
que tu ne prends pas suffisamment du temps pour réfléchir sur toi-même.
Tu te préoccupes trop des choses qui concernent les autres personnes.
Alors que DIEU ne t’a jamais demandé d’aimer ton prochain plus que toi-
même.
Tu es en danger, sans le savoir. Tu te laisses vivre. Tu ne prévois rien.
Tu ne penses pas sérieusement à ton avenir. Tu ne fais même pas
d’économie. Quand le Seigneur t’accorde une grâce, tu manges tout, et tu
bénis l’Eternel ! Tu ne contrôles rien dans ta vie. Tu laisses les événements
venir au gré des circonstances. Tu ne prépares pas ton futur.
Si on te dit certaines choses qu’il y a dans ta vie, tu seras très surpris. Tu
vas même nier cela, alors que c’est vrai. Mais comme tu es trop superficiel,
tu ne t’en rends pas compte. Parfois, quand on te rappelle certaines paroles
qui sont sorties de ta bouche, tu n’en reviens pas.
Qu’est-ce que tu t’imposes comme abstinence volontaire pour plaire
à DIEU ? Tu t’es volontairement privé de quoi pour garder le contact
avec DIEU ? Pourtant, c’est à cet exercice que Paul se livrait tous les jours,
de peur d’être rejeté après avoir bien prêché aux autres. (1Corinthiens 9,
24 à 27). Est-ce que tu crains même d’être rejeté ? Paul n’a pas voulu
aimer les autres plus que lui-même. Bien qu’étant très surchargé, il
sacrifiait du temps pour s’occuper de ce qui le concerne.
Il faut un sacrifice saignant pour être agréable à DIEU. La sainteté
est coûteuse. L’amitié avec DIEU n’est pas gratuite. Il y a un grand prix
à payer pour avoir la communion avec DIEU.
Or, DIEU ne viendra pas faire ce que tu devais faire. Il y a la part de
l’homme et la part de DIEU. Tant que tu n’accomplis pas ton devoir, en
obéissant à la Parole de DIEU, il est impossible que le Seigneur le fasse
à ta place.
DIEU ne fera pas de miracle pour couvrir ta négligence. Ne reste pas les
bras croisés, sans rien faire, sans réfléchir, dans l’espoir que comme tu as
déjà cru, tout ira pour le mieux dans ta vie. La foi en DIEU ne nous
dispense pas de l’effort. DIEU ne bénit pas ce qu’on n’a pas semé. C’est
après avoir bien travaillé que tu peux valablement prier que l’Eternel
bénisse tes efforts et féconde ta sueur. Le Seigneur ne cautionne pas la
paresse.
A cause de ma responsabilité, je dois prendre beaucoup de précautions :
je ne dois plus prendre certains risques, ni pour moi-même, ni pour les
miens. C’est en ce sens que l’Eglise nous recommande de ne plus voyager à
des heures tardives. Nous sommes des brebis qui vivent au milieu des
loups : soyons donc prudents (Mathieu 10, 16).
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Je ferai tout mon possible pour prendre soin de moi-même. Car je suis
constamment en péril. Je suis un homme recherché, un « wanted ». Dès le
jour où je me suis évadé de la prison de la mondanité, le prince de ce monde
est à mes trousses.
DIEU travaille de l’intérieur vers l’extérieur (3 Jean 2). Si tu réussis à
te maîtriser, tu maîtriseras aussi ton entourage. Beaucoup de choses
t’échappent tout juste parce que ton propre cœur t’échappe aussi. C’est toi
qui bloques ta vie. C’est ton comportement qui retarde l’exaucement de tes
prières.
Sois vigilant contre toi-même. Très souvent, tu es plus sévère envers le
prochain que vis-à-vis de ta propre personne. Tu es trop exigeant envers les
autres, mais tu es trop tolérant et indulgent envers tes propres faits et
gestes. Si tu étais aussi rigoureux envers toi-même que tu l’es envers tes
proches, tu serais très loin, tu aurais fait de très grands progrès.
Jean-Baptiste a été très violent contre lui-même. Bien qu’il y ait toutes
sortes de nourriture à l’époque, il préférait se nourrir de sauterelles et de
miel sauvage pour conserver sa bonne relation personnelle avec DIEU. Il a
été sévère dans sa nutrition, sur son régime alimentaire, son habillement,
son logement pour protéger sa vocation. Ce n’est pas à dire que son corps
n’aimait pas aussi le confort. Mais, à cause de la vision de DIEU sur sa vie,
il s’est volontairement privé de l’aisance. Toi aussi, coopère avec le Seigneur
pour transformer ta vie et ta destinée.
Le péché t’enveloppe si facilement, parce que tu te vends au diable. Tu
t’exposes à beaucoup de tentations. Tu ne fais pas attention à ce que tu
manges, à tes vêtements, à tes fréquentations comme le faisait Jean-
Baptiste. Satan ne peut jamais t’obliger à faire ce que tu ne veux pas.
L’ennemi est très rusé, car il travaille durement et patiemment pour te
convaincre. Tant que tu lui résistes, il s’enfuit et tu demeures maître de la
situation (Jacques 4, 7). Il attend un moment favorable où tu es distrait
pour revenir à la charge. Tu devais donc marcher dans ce monde comme un
soldat qui traverse un territoire ennemi.
Tant que tu négliges tes points faibles, tu es en train de te détruire
toi-même. Cette faiblesse va grandir et devenir une montagne qui
bloquera ta vie pour longtemps. Ta réussite dépend de la manière dont
tu traites tes points faibles. Si tu ne surmontes pas ta faiblesse, tôt ou
tard, ta faiblesse te surmontera. Ton talon d’Achille doit être ton principal
sujet de prière, et l’objet de tes questions.
Est-ce que tu es déjà devenu la monture du Seigneur ? (Luc 19, 29 à
35). Est-ce que tu as déjà bien travaillé ta vie si bien que si le Seigneur te
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donne un ordre n’importe quand, n’importe où et pour n’importe quoi, tu
vas obéir promptement et avec joie ?
Quelques exemples bibliques
Bien que Judas ait été encadré par le meilleur Pasteur du monde, il a
péri parce qu’il négligeait son point faible : la cupidité, l’amour d’argent.
Qui avait détruit le roi Saül ? C’est lui-même. Les philistins n’ont pu
l’enlever du trône de roi d’Israël, ni les Amalécites. Mais, un jour, son
propre cœur l’a enlevé du trône royal ! (1 Samuel 12, 8 à 14)
David était très puissant. Le lion et l’ours n’ont pu le terrasser. Même
Goliath n’a pu l’abattre. Encore moins les autres philistins ne pouvaient le
vaincre (1 Samuel 17, 34 à 51). Mais, un jour, ses propres yeux l’ont
amené à compromettre sa relation personnelle avec DIEU (2 Samuel 11, et
12), jusqu’à attirer le malheur sur lui ! Les mauvais désirs de son cœur l’ont
ruiné. Alors que toutes les armées ennemies n’y étaient pas parvenues.
Salomon était très sage, plus que personne d’autre sur la terre. Mais les
penchants de son cœur l’ont rendu polygame et plus tard idolâtre (1 Rois
11, 1 à 13).
Autre exemple : alors que le roi Ozias avait de très bonnes choses pour la
Gloire de DIEU. Mais, un jour, « son cœur s’éleva pour le perdre » (2
Chroniques 26, 16).
Bref, tous les héros qui sont tombés, ont été terrassés par leur propre
cœur. Il en est de même pour Samson (Juges 16, 1 à 21)
Lisons la Parole de DIEU dans le Cantique des cantiques 1, 6. Tu es
gardien de plusieurs vignes appartenant à autrui, mais tu ne gardes pas ta
propre vigne.
Voilà le chemin qui mène aux tombeaux des prédicateurs. Tu
prêches beaucoup aux autres, mais tu ne prêches jamais à toi-même.
Cette méthode est contraire à la Parole de DIEU dans (1 Timothée 4,
16)
Voilà la stratégie qui mène à la ruine de chaque personne. Le fait
d’être trop sévère envers les autres, mais sans être sévère envers toi-
même. Voilà d’où vient la chute de plusieurs d’entre nous. Pourquoi vois-tu
la paille qui est dans l’œil de ton frère, sans ôter la poudre qui est dans ton
œil ? (Mathieu 7, 3 à 5).
Si tu veux aller loin avec le Seigneur JESUS-CHRIST, sois violent,
rigoureux, sévère, exigeant envers toi-même d’abord. C’est la priorité
absolue.
Comme tu ne fais que négliger ta propre vie, quand tu vas tomber, les
chrétiens vont continuer avec un autre Serviteur. On va t’oublier très vite, et
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la terre continue à tourner comme si de rien n’était. Quand DIEU va te
mettre de côté, l’œuvre continuera comme si rien ne s’était passé. Quand tu
mourras, les gens vont pleurer pendant un certain temps. Et après, la page
sera tournée, et ils vont continuer à vivre.
Porte le fardeau de ta marche avec DIEU. Ta vigne, c’est ta relation
personnelle avec DIEU. Quel est l’état de ta vigne ? Comme est ta relation
personnelle avec DIEU ? Dans l’école du Seigneur, quelle note as-tu dans
les matières suivantes : la méditation, la prière, le témoignage, la
visite, la retraite personnelle, le jeûne, l’obéissance, la fidélité, la
soumission, la persévérance, la sincérité ?
Est-ce que ton niveau actuel est digne de toi et des conseils que tu
donnes souvent aux autres ? Est-ce que ta vie est la hauteur de ton
enseignement ? Est-ce que ta persévérance actuelle est digne de ton
ancienneté ? Quel est ton degré de consécration et de sanctification ?
Comment est ton amitié avec DIEU ? Tout cela est-il au niveau où cela
devrait être ?
Tu es en train de négliger ta vigne. Tu prends ton âme à la légère. Tu n’as
bâti aucun mur de protection autour de ta vigne. Tu ne prends aucune
mesure de précaution pour préserver ton âme. Tu t’exposes trop au mal. Tu
marches au bord du ravin. Tu vis à la frontière du risque. Il suffit d’un
moindre rien que tu sois victime des ruses de l’ennemi. Car tu te laisses
vivre.
Tu n’as aucun programme de prière, aucun projet d’avenir, aucun plan
pour tes dépenses. Tu vis au jour le jour. Tu ne fais aucun budget. Tu
dépenses tout ton argent au fur et à mesure que tu le reçois. L’argent vient
et repart. Toute somme d’argent entre dans tes mains, disparaît peu après.
Alors que, plus ta responsabilité est grande, plus tu dois bâtir deux,
trois ou plusieurs murs de protection autour de ton âme. Ainsi, tu
briseras l’attraction du sexe opposé dans ta vie. Tu te préserveras de
l’amour du monde, de la mondanité.
Dans l’Ancien Testament, quand quelqu’un était consacré à DIEU, il
devait respecter certaines restrictions de sa liberté. Il s’imposait certaines
lois particulières (Nombres 6, 1 à 21 ; Juges 13, 4 à 5). Ces lois le
protégeaient contre beaucoup de choses visibles et invisibles. La loi est une
protection, un secours dans la guerre contre les passions de la jeunesse. Tu
dois t’imposer une discipline sévère, particulière……….etc
Construis un mur de protection autour de ta vie : par la prière, le jeûne,
la prudence vis-à-vis des femmes (ou des hommes). Ne néglige pas tes
points faibles. Tu sais sur quel point tu es encore fragile. Tu connais les
mauvaises pensées et les désirs insensés, qui te dominent encore. Tu
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sais combien ton cœur est encore perméable aux ruses de l’ennemi. Tu sais
dans quel domaine tu es encore très sensible. Tu sais à quel degré tu es
vulnérable. Lutte pour surmonter toutes tes infirmités.
Cependant tu te préoccupes seulement de voir comment les autres
bâtissent leur mur de protection. Sans voir si toi-même, tu es déjà à l’abri
des assauts de l’ennemi. Paul dit : « soyez mes imitateurs, (1 Corinthiens
11, 1) en d’autres termes, il dit : bâtissez vos murs de protection,
exactement comme vous me voyez entrain de construire les miens.
Les gens sont en train de te distraire. Les fils de ta mère t’ont déjà dévié
(Cantiques des cantiques 1, 6) ; par leur irritation, colère, plaintes,
causerie, questions oiseuses.
Tu es en train de bâtir les autres, mais tu ne te bâtis pas toi-même.
Pendant que les autres grandissent, tu es en train de régresser. Tu ne
prends pas soin de ta vigne, de ta propre vie, de ton ministère, de ta famille,
de ton épouse, de tes enfants, de ta carrière professionnelle. Tu es un
dangereux activiste.
Même le jour où tu prétends que tu jeûnes, tu cours ici et là. Tu es
tellement affairé. Tu t’agites toute la journée. Tu ne fais rien de
constant pour toi-même : ni une prière profonde pour ton édification,
ni une vraie méditation de la Parole de DIEU, ni la lecture des
enseignements de l’Eglise. Tu achèves ta journée de jeûne sans même
chanter un seul cantique. Mais, après toute cette folie, tu attends
l’exaucement ! Tu espères qu’une telle comédie va renverser les forteresses
qui te résistent depuis tant d’années
Cesse de vouloir convertir DIEU. Cesse de vouloir imposer tes idées à
DIEU. La Bible dit : « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mathieu
23, 39). Elle n’a jamais dit : tu aimeras ton prochain plus que toi-même. Je
dois chercher la face de DIEU, prier pour moi-même, faire des retraites
personnelles, méditer les Saintes Ecritures pour me nourrir moi-même.
Les gens peuvent imaginer quelles sont mes difficultés. Mais
personne ne peut me connaître plus que moi-même. C’est moi qui
connais mes vraies tentations. Je sais à quel degré je suis vulnérable et
fragile. Je me connais moi-même plus que ceux qui me sont très proches. Je
sais ce qui m’attire, ce qui peut me tenter.
Or, la vraie prière se fait à base de la connaissance exacte d’un sujet de
prière. C’est quand tu souffres profondément une cause que tu peux mieux
prier à ce sujet. Par conséquent, autrui ne peut pas prier efficacement pour
moi, autant que j’aurais dû le faire moi-même.
C’est un manque de sagesse quand tu te négliges. Tu peux avoir déjà
surmonté certaines choses. Mais, il y a encore d’autres domaines qui
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t’échappent. Toi seul peux mieux parler à DIEU à ce sujet. Les autres bien-
aimés peuvent t’aider en faisant des prières générales pour toi. Mais, ils ne
peuvent pas atteindre la cible comme toi. Tu sais ce que DIEU t’a appelé à
faire. Tu sais en quoi ta volonté n’est pas encore entièrement brisée. Tu
connais les limites de ta soumission. Certes, tu as déjà grandi jusqu’à un
certain niveau, mais tu sais là où tu as encore des combats. Toi seul peux
valablement prier à propos. Si tu ne le fais pas, cela ne sera pas fait. Qui
sait sur quoi tu médites quand tu es seul ? Qui connaît le genre de
méditions qui t’agitent ? Quelles sont les inclinations de ton cœur ?
Personne ne te connaît. Tu sais ce qui t’emporte facilement. Tu sais dans
quel domaine on doit entasser plusieurs rochers pour te préserver du mal.
Tu connais tes points faibles, là où tu es sensible.
Si ces aspects de ta vie ne sont pas bien traités, tu finiras par tomber
quand viendra le mauvais jour. Or, c’est toi seul qui es habilité à mieux
traiter cela. N’oublie pas que l’ennemi rôde comme un lion rugissant,
cherchant qui dévorer (1 Pierre 5, 8). Il cherche à pénétrer dans ta vie, par
le côté qui n’est pas bien gardé. Il veut t’avoir sur le point où tu n’as pas
encore bâti un mur de protection.
L’adversaire peut aussi escalader facilement un mur de protection que tu
n’as pas consolidé, qui se fissure déjà. Il s’agit des points sur lesquels tu
deviens déjà tolérant, alors qu’autrefois, tu étais très sévère là-dessus.
Satan va te frapper sur tes points faibles. Attends-toi à de nombreuses
tentations dans ces domaines-là. Lorsque le diable veut renverser un
chrétien, il le rend négligent sur tout ce qui concerne sa propre vie. Et il fait
que tu t’intéresses trop à ce qui ne te concerne pas. Il fait que tu sois
distrait par les choses secondaires.
Voici ce que dit le sage : « Ma vigne qui est à moi je la garde » (Cantiques
des cantiques 8, 12). Ce frère a compris la leçon, et il s’est converti. Il a
pris soin de sa vigne, si bien qu’elle vaut 1.000 sicles. Sa vigne est devenue
un objet de grande valeur. Il a développé sa vie, il a grandi dans plusieurs
domaines. Il est devenu un grand instrument de DIEU, un vase d’honneur,
utile à son Maître, propre à toute bonne œuvre (2 Timothée 2, 20-21) À
présent sa vigne est devenue un trésor précieux, qui va aider beaucoup
d’autres personnes.
Concentre-toi pour travailler ta propre vie, pour combler ton retard
en toutes choses. Ainsi, tu pourras offrir au Seigneur un sacrifice d’odeur
agréable (Romains 12, 1 à 2). C’est cela la vie chrétienne.
S’il faut qu’un jour, je sois à mesure d’aider les autres, il faut que je
me concentre sur ma propre vie aujourd’hui, pour la transformer,
jusqu’à ce qu’elle soit un modèle. Je ne peux aider les autres que
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comme débordement de ce que j’ai reçu du Seigneur. Je ne peux
donner aux autres que ce que j’ai reçu. Un homme ne peut donner que
ce qu’il a reçu. Et un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été
donné du ciel (Jean 3, 27). Sinon, il ne peut atteindre les autres en
profondeur. Si je vais loin avec le Seigneur JESUS-CHRIST, mes bien-
aimés bénéficieront du fruit de cette expérience. Si je grandis
spirituellement. Je serai plus utile dans l’œuvre de DIEU. Celui qui
aime vraiment les brebis du Seigneur fait tout pour être rempli du
SAINT-ESPRIT, pour avoir un bon et grand dépôt (1 Timothée 6, 20 à
21 et 2 Timothée 1, 14). Ainsi, il sera une source de bénédiction
(Genèses 12, 1 à 3), un bon dispensateur de la grâce de DIEU (1 Pierre
4, 10). Occupe-toi de toi-même. Prends bien soin de ta vigne. C’est la seule
manière d’être capable de prendre soin de la vigne des autres, un jour.
Sinon, tu vas bien commencer, mais tu n’iras pas loin. Le secret de la
réussite dans la vie chrétienne et dans le service de DIEU, c’est d’avoir au
préalable une bonne relation personnelle avec DIEU. Si tu sautes cette
condition préalable, tout ce que tu fais ne sera qu’un feu de paille.
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