Mémoire - Zakaria Imprim
Mémoire - Zakaria Imprim
CAMEROUN
PEACE – WORK -
PA I X – T R AVA I L - PAT R I E FAT H E R L A N D
Dissertation written and presented for the Professional Master’s Degree in Epidemiological
Sciences
Option/ Option :
Epidémiologie Nutritionnelle
Par/By:
ZAKARIA DJERNI SALEH HARANE
Matricule : 17S91454
Licencié en Biochimie
CERTIFICATION
Ceci atteste que ce projet a été réalisé par M. ZAKARIA DJERNI SALEH HARANE,
Matricule 17S91454 sous ma supervision à la Faculté des Sciences, Université de Douala,
Cameroun.
This is to certify that this project was carried out by M. ZAKARIA DJERNI SALEH
HARANE, Matricule 17S91454 under my supervision at the Faculty of Sciences, University of
Douala, Cameroon.
1
DEDICACE
À ma famille
2
REMERCIEMENTS
Nous pensons particulièrement :
Au Docteur Ernest Kodji, Directeur de mémoire et aussi responsable de la filiere sciences
epidemiologiques de Douala ; merci d’avoir accepté de diriger ce travail malgré vos
multiples responsabilités, pour votre rigueur dans le travail, votre disponibilité, vos
orientations et encouragements et pour avoir développé en nous une culture de l’effort
personnel. Profonde gratitude ;
Au Doyen de la faculté des sciences de l’université de Douala ;
Au Chef de departement de la biologie des organismes animaux de l’université de
Douala ;
A tous les enseignants et personnels de l’université de Douala plus particulierement ceux
de departement de la biologie des organismes animaux pour leur engagement pour notre
formation et les services rendus ;
A mes très chers parents et frères pour leur soutient et encouragements ;
Au chef de district de l’hopital de Moussoro pour son soutien et orientations ;
A l’équipe administrative de l’Hôpil de district de Moussoro pour avoir accepté que cette
étude se fasse dans la structure où vous avez la responsabilité ;
À tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail ;
À tous mes promotionnaires pour la collaboration et pour les liens solides que nous avons
pu former ;
3
SOMMAIRE
DECLARATION.......................................................................................................................................... 1
CERTIFICATION........................................................................................................................................ 1
DEDICACE...................................................................................................................................................... 2
REMERCIEMENTS........................................................................................................................................... 3
SOMMAIRE.................................................................................................................................................... 4
RÉSUMÉ........................................................................................................................................................ 8
ABSTRACT..................................................................................................................................................... 9
INTRODUCTION........................................................................................................................................... 10
III-1- RÉSULTAT................................................................................................................................................. 25
III-2- DISCUSSION.................................................................................................................................................31
CONCLUSION............................................................................................................................................... 33
RECOMMANDATIONS...............................................................................................................34
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES................................................................................................................. 35
ANNEXE....................................................................................................................................................... 36
4
5
LISTE DES FIGURES
6
LISTE DES TABLEAUX
7
LISTE DES ABREVATIONS
8
9
RÉSUMÉ
Le Tchad reste confronté à un cycle récurrent de crises alimentaires et nutritionnelles ayant un impact
négatif sur la santé et l’état nutritionnel des populations en général et celle des personnes les plus
vulnérables que sont les enfants, les femmes enceintes et/ou allaitantes et les personnes âgées en
particulier.
Les résultats de l’enquête nationale de nutrition conduite en 2022, ont indiqué que la prévalence de la
malnutrition chronique est de 28,0% soit plus d’un enfant sur 4. Sur les 23 provinces, 6 provinces ont
enregistré des prévalences très élevées c’est-à-dire supérieure ou égale au seuil de 30%. Il s’agit de
Hadjer Lamis (37,9%), du Lac (35,7%), du Kanem (36,9%), de la Tandjilé (33,9%), du Sila (33,7%) et du
Batha (32,7%). Par ailleurs, la prévalence nationale de la malnutrition Aigüe Globale (MAG) est de 8,6%
dont 1,5% de cas sévères. Cependant, cette prévalence cache de fortes disparités au niveau provincial où
elle varie de 2,6% au Logone Oriental à 17,7% dans le Wadi Fira. Trois (3) provinces ont enregistré des
prévalences supérieures au seuil très élevé de 15% et onze (11) autres provinces ont enregistré des
prévalences supérieures au seuil élevé de 10% selon la classification de l’OMS (Enquêtes SMART 2022).
La situation alimentaire dans le pays est marquée par une baisse de la production agricole entrainant un
déficit céréalier de 308 960 tonnes. Il est aussi marqué par un déficit fourrager important et un
tarissement précoce des points d’eau impactant négativement le pastoralisme. A cela, s’ajoute les
perturbations des approvisionnements des marchés liées à l’instabilité dans les pays voisins et la guerre
en Ukraine ayant entrainé une hausse atypique des prix des denrées alimentaires. Les résultats de
l’analyse du Cadre Harmonisé de mars 2022, prévoyaient près de 2 098 861 personnes qui seraient en
insécurité alimentaire aigüe pendant la période de juin à août 2022.
Une crise alimentaire et nutritionnelle a été décrétée par les autorités en juin 2022 entrainant une
révision du Plan National de Réponses afin d’améliorer la situation des populations en insécurité
alimentaire et nutritionnelle. Ce Plan National de Réponse prend en compte i) L’assistance alimentaire ;
ii) L’appui aux moyens d’existence ; iii) La prévention et la prise en charge de la malnutrition ; iv) L’appui à
la situation pastorale et v) La coordination et le suivi-évaluation de sa mise en œuvre.
La majorité des parents d'enfants de moins de 5 ans se situe dans la tranche d'âge de 21 à 30 ans,
avec 73,4 % n'ayant aucune éducation formelle, ce qui suggère un manque de connaissances sur
la nutrition. Bien que 52 % soient employés, 36 % sont sans emploi, ce qui peut limiter l'accès
aux ressources alimentaires. De plus, la plupart des parents affichent un revenu mensuel inférieur
à 50 000, indiquant des contraintes économiques qui pourraient influencer la qualité de
l'alimentation des enfants.
Concernant les enfants, 61,1 % sont des filles et 38,9 % des garçons, avec une
concentration notable dans les tranches d'âge de 24 à 59 mois (32,0 %) et de 12 à 23 mois (29,1
%). La majorité des enfants (91,4 %) sont nourris de manière mixte, tandis que seulement 3,9 %
reçoivent une alimentation exclusive, signalant que le mode d'alimentation pourrait avoir un
impact sur le risque de malnutrition. La prévalence d'œdèmes chez les enfants est faible, avec
seulement 9,1 % montrant des signes, ce qui pourrait suggérer une relative stabilité
10
nutritionnelle. Cependant, les résultats indiquent que 33,7 % des enfants souffrent de
malnutrition aiguë modérée (MAM), 25,7 % de malnutrition aiguë sévère (MAS) et 25,1 % de
malnutrition aiguë très sévère (MATS).
En somme, cette étude met à la lumière une situation préoccupante en matière de malnutrition
chez les enfants de moins de cinq ans, mettant en évidence l'importance d'une approche
holistique pour traiter les divers déterminants de la malnutrition. Des actions ciblées et intégrées
sont essentielles pour améliorer la nutrition infantile et réduire les risques associés à la
malnutrition.
ABSTRACT
Chad continues to face a recurring cycle of food and nutritional crises, which have a negative
impact on the heald nutritional status of the population in general, and of the most vulnerable
people in particular: children, pregnant and/or breastfeeding women, and the elderly.
The results of the national nutrition survey conducted in 2022 showed that the prevalence of
chronic malnutrition is 28.0%, or more than one child in 4. Of the 23 provinces, 6 recorded very
high prevalences, i.e. above or equal to the 30% threshold. These were Hadjer Lamis (37.9%),
Lac (35.7%), Kanem (36.9%), Tandjilé (33.9%), Sila (33.7%) and Batha (32.7%). In addition,
the national prevalence of Global Acute Malnutrition (GAM) is 8.6%, including 1.5% of severe
cases. However, this prevalence masks major disparities at provincial level, ranging from 2.6%
in Logone Oriental to 17.7% in Wadi Fira. Three (3) provinces recorded prevalences above the
very high threshold of 15%, and eleven (11) other provinces recorded prevalences above the high
threshold of 10% according to WHO classification (SMART 2022 surveys)
The food situation in the country is marked by a drop in agricultural production, resulting in a
cereals deficit of 308,960 tonnes. It is also marked by a significant fodder deficit and the early
drying up of water points, which is having a negative impact on food security.
11
support for livelihoods; iii) prevention and management of
malnutrition; iv) support for the pastoral situation and v) coordination and
Although 52% are employed, 36% are unemployed, which may limit
and 12-23 months (29.1%) age groups. The majority of children (91.4%) are fed
pointing out that the mode of feeding could have an impact on the risk of
children suffer from moderate acute malnutrition (MAM), 25.7% from severe acute malnutrition
(SAM)
INTRODUCTION
La malnutrition désigne une condition qui résulte d’un rapport déséquilibré en
nutriments, pouvant provenir d’une consommation inadéquate ou excessive de calories et de
nutriments (Dupont, 2017). Elle englobe à la fois la sous-nutrition et la surnutrition (Martin,
12
2015). Elle continue de détruire des vies et de freiner le développement humain dans tous les
pays du monde (Hernandez, 2020). Cette dernière associée à la carence en micronutriments
constitue un problème majeur de la santé publique (Baudry, 2018). Les groupes les plus touchés
sont les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants âgés de 3 à 59 mois (Pérez et al.,
2019). Selon une étude de 2008 sur la dénutrition maternelle et infantile (Khan, 2008), 178
millions d’enfants ont un retard de croissance dû à une sous-nutrition chronique, 112 millions
d’enfants sont en insuffisance pondérale et 55 millions émaciés, dont 19 millions sévèrement
émaciés. Selon l’analyse IPC de la malnutrition aiguë effectuée en octobre 2023-septembre 2024
au Tchad, plus de 1745801 enfants de 6-59 mois souffrent d’une malnutrition aiguë dont 479900
de cas aigues sévères et 1265901 de cas aigues modérées. Le nombre de femmes enceintes ou
allaitantes malnutries aiguës ayant besoin d’un traitement est de 261775.
La présente situation nutritionnelle s’est détériorée, avec une augmentation de 265 000
personnes en situation de malnutrition sévère. La situation est exacerbée suite aux conditions de
vie catastrophiques d’une partie de la population qui vit dans le seuil de la pauvreté (Dumont,
2021). Toutefois, l’amélioration de l’accès à une nutrition adéquate, le renforcement du système
de santé et la sensibilisation des communautés peuvent réduire l’impact de la malnutrition sur les
enfants et améliorer leur bien-être à long terme (Fellon, 2022). L’objectif principal de cette étude
est d’analyser les aspects épidémiologiques de la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans
dans le district de Moussoro durant la période de l’étude. Les objectifs spécifiques sont les
suivants :
13
transmissibles. C’est pourquoi le Gouvernement du Tchad a investi beaucoup dans les
constructions d’infrastructures sanitaires, la dotation en équipements biomédicaux et moyens
logistiques, la formation, la mobilisation du personnel qualifié, le financement des soins gratuits,
la création de nouveaux programmes de santé, etc. Cela en vue d’inverser les tendances de la
mortalité et de la morbidité dans le pays. Tous ces efforts ont permis d’améliorer
progressivement les indicateurs de santé et de rendre le système de santé de plus en plus
performant. La DPSP du Bahr El-Gazel compte une population totale de 414 325 habitants (SIS)
en 2023, une superficie de 69 000 km², soit une densité de 4,78 hbts / km². Elle compte 4
districts sanitaires : Moussoro, Chaddra, Michemiré et Salal.
14
La population de Bahr El-Gazal est cosmopolite et abrite toutes autres communautés du
Tchad et des étrangers. Les principales religions pratiquées sont l’Islam et le Christianisme pour
les non autochtones. Le phénomène de l’exode vers N’Djaména et les villes du sud, va toujours
grandissante de l’année en année surtout en saison sèches (mars, avril, mai). La commune de
Moussoro est divisée en 56 quartiers. La province compte 18 cantons. Le découpage sanitaire
obéit au découpage administratif.
15
mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et en 2011, il a été estimé qu'environ 45% des
décès d'enfants seraient attribués à la malnutrition. La République Démocratique du Congo fait
partie des pays comptant un taux élevé de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans et la
malnutrition est l'une des principales causes de décès dans ces pays en s'associant à d'autres
maladies comme la diarrhée, la pneumonie et le paludisme ; maladies plus fréquentes chez
l'enfant âgé de moins de 5 ans.
La malnutrition infantile est influencée par des facteurs multidimensionnels. Selon
Kikafunda, les facteurs qui influent sur la malnutrition infantile dans les pays en développement
sont divisés en trois groupes : les facteurs maternels, les facteurs alimentaires et socio-
environnementaux et les facteurs économiques. Un certain nombre d´études ont démontré que la
malnutrition infantile est fortement ancrée dans la pauvreté. Cependant, la relation entre la
pauvreté et la malnutrition infantile est assez complexe. La malnutrition affecte aussi les ménages
pauvres que les ménages non pauvres. Les revenus élevés des ménages ne peuvent pas garantir un
résultat nutritionnel satisfaisant des enfants si les ménages manquent les soins hygiéniques, la
qualité alimentaire et l´accès aux soins de santé. La présente étude vise à développer un score
prédictif de MAS chez les enfants de 6 à 59 mois.
16
Figure 2 : Les causes de malnutrition.
17
le surpoids, l’obésité et les maladies non transmissibles liées à l’alimentation (par
exemple, les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux, le diabète et certains
cancers).
18
I-2-2-3 : Surpoids et obésité
Une personne est en surpoids et/ou obèse lorsque son poids est trop élevé par rapport à sa
taille. Une accumulation anormale ou excessive de graisse peut avoir des conséquences néfastes
IMC Interprétation pour la santé.
Pas de Crise 18,5-24,4 Normal
Situation Précaire 17,0-18,4 Maigreur marginale
Situation l’Alerte 16,0-16,9 Maigreur modérée
Situation d’Urgence < 16,0 Maigreur sévère
L’indice de masse corporelle (IMC) met en rapport le poids d’une personne et sa taille, et
il est habituellement utilisé pour déterminer le surpoids et l’obésité. Il est défini comme le poids
en kilogrammes divisé par la taille en mètres au carré (kg/m 2). Chez les adultes, le surpoids est
défini comme un IMC supérieur ou égal à 25 alors qu’on parle d’obésité à partir d’un IMC à 30.
Pour les enfants et les adolescents, les seuils de l’IMC correspondant au surpoids ou à l’obésité
varient en fonction de l’âge.
Le surpoids et l’obésité découlent d’un déséquilibre entre l’énergie consommée (excès) et
l’énergie dépensée (déficit). Dans le monde entier, la tendance est à la consommation d’aliments
et de boissons plus caloriques (à forte teneur en sucre et en graisses) et à une activité physique
plus réduite.
19
millions étaient obèses ; ils étaient 190 millions à être maigres (rapport IMC/âge inférieur de plus
de deux écarts types à la valeur médiane de référence).
En 2022, on estimait à 149 millions le nombre d’enfants âgés de moins de 5 ans qui
présentaient un retard de croissance, alors que 37 millions étaient en surpoids ou obèses.
La dénutrition joue un rôle dans près de la moitié des décès d’enfants âgés de moins de
5 ans. Ces décès surviennent principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
20
mettre en conformité des systèmes de santé avec les besoins nutritionnels et assurer la
couverture universelle des interventions nutritionnelles essentielles ;
faire en sorte que les politiques commerciales et d’investissement améliorent la nutrition ;
mettre en place des environnements sûrs et favorables à la nutrition à tous les âges ; et
renforcer et promouvoir partout la gouvernance et la responsabilisation dans le domaine
de la nutrition.
21
22
CHAPITRE II : MATÉRIELS ET MÉTHODE
23
enfants et par administration des questionnaires aux parents ou tuteurs d’enfants en population
hospitalière.
n =254 participants
24
- Le statut socioéconomique de la famille. Les familles à faible revenu ont un risque
plus élevé d’avoir des enfants malnutris. Le manque de ressources financières limite l’accès à
une alimentation adéquate et aux soins de santé nécessaire.
- Le milieu de résidence : Les enfants vivant en milieu rural ont généralement un risque
plus élevé de la malnutrition par rapport à ceux vivant en milieu urbain. L’accès plus limité aux
services de santé et aux aliments nutritifs en zone rurale peut expliquer cette différence
- La taille du ménage : Les ménages de grande taille (plus de 5 membres) sont
d’avantage exposés à la malnutrition infantile. La répartition des ressources alimentaires et des
soins de santé peut être plus difficile dans les grands ménages.
- Le statut matrimonial des parents : Les enfants de familles monoparentales, en
particulier ceux élevés par une mère seule, ont un risque plus élevé de la malnutrition. Le soutien
et les ressources peuvent être plus limités dans ces situations.
- L’âge de la mère : Les enfants de mères très jeunes (moins de 20ans) ou plus âgées (plus de
35ans) sont plus susceptibles d’être malnutris. Le manque d’expérience des jeunes mères et les risques
de grossesse à un âge avancé peuvent être des facteurs explicatifs.
La taille des enfants est mesurée par utilisation de la toise. Pour les enfants de moins de 2
ans, ils sont mesurés couchés le long d’une toise graduée. La toise est placée sur une surface
plate et solide. Cette mesure est faite par deux personnes dont l’une tenait la tête de l’enfant
appliquée à une extrémité de la toise (bord fixe). L’autre maintenait les genoux de l’enfant à plat
et appuyait sur les pieds à l’autre extrémité (pièce coulissante) et lire à 0,5Cm le plus proche. Les
enfants ayant plus de 2 ans sont mesurés debout. La toise est placée sur une surface plane et
solide, l’enfant montait sur la toise en enlevant ses chaussures et la coiffure s’il en portait.
L’assistant maintenait les chevilles et les genoux de l’enfant pendant que le mesureur maintenait
la tête et positionnait le curseur. Les talons, les fesses, les épaules et les touchaient le plan
vertical. La lecture est faite au 0,1 Cm le plus proche.
Le périmètre brachial est mesuré au bras gauche à mi-distance de l’olécrane (la pointe
du coude) et de l’acromien (la pointe de l’omoplate), le bras était décontracté. Un mètre ruban
spécial nous permettait de mesurer et de lire dans la fenêtre du mètre, en serrant le mètre
modérément. La mesure est enregistrée avec une précision de 0,1 Cm.
25
Les œdèmes les œdèmes désignent un gonflement causé par l’accumulation de liquide
dans les tissus. Ils peuvent être localisés ou généralisés et sont souvent les signes d’une condition
sous-jacente. Ils peuvent être évalués en tenant compte :
- Localisation : œdème des membres, du visage, abdominal, etc.
- Durée : œdème aigu ou chronique.
- Causes potentielles : insuffisance cardiaque, problèmes rénaux, maladies
apathiques, réactions allergiques, etc.
Les œdèmes peuvent aussi être évalués dans un contexte astrométrique en mesurant le
poids, évaluer les circonférences, et considérer l’historique médical (antécédents de maladie
pouvant causer des œdèmes).
Le tableau ci-dessous montre les différentes valeurs permettant de classer les différents
types de malnutrition selon le niveau de prévalence de classification de l’OMS 2000. Les
prévalences des MAG, MAS, MC et IP respectivement < 5%, = 0%, <20% et <10% ont été
classés comme pas de crise. Celles des MAG, MAS, MC et IP respectivement (5 à 9%), (0 à
1%), (20 à 29%) et (10 à 19%) ont été classés en situation précaire. En outre, tous ceux ayant les
26
prévalences des MAG, MAS, MC et IP respectivement (10 à 14%), (1à 2), (30 à 39) et (20 à
29%) ont été classés en situation d’alerte. Les enfants ayant la prévalence > à 15%, 2%, 40% et
ont été considéré comme en situation d’urgence.
Tableau 2 : Classification OMS (2000) des situations nutritionnelles et sphere standard pour les
taux de mortalité
Par ailleurs, les types de malnutrition ont été calculés chez les enfants grâce aux données
des rapports suivants :
27
Le Rapport des cotes (OR) est utilisé comme mesure d’association pour quantifier le risque
de la survenue de malnutrition chez les enfants paludéens de moins de 5ans. Le traitement du
texte est fait à l’aide du logiciel d’application Microsoft WORD version 2016 et la confection
des tableaux et graphiques grâce au logiciel d’application Microsoft EXCEL version 2016.
28
CHAPITRE III : RÉSULTAT ET DISCUSSION
III-1- RÉSULTAT
29
III-1- 2. Les caractéristiques sociodémographiques des enfants
Ce tableau met en lumière les caractéristiques sociodémographiques des enfants de moins
de 5 ans et leurs liens avec la malnutrition, révélant que 61,1 % des enfants sont des filles, tandis
que les garçons représentent 38,9 %. La répartition par tranche d'âge montre une concentration
notable d'enfants dans les catégories de 24 à 59 mois (32,0 %) et de 12 à 23 mois (29,1 %), ce
qui pourrait indiquer des besoins nutritionnels spécifiques à ces âges. En outre, 91,4 % des
enfants sont nourris de manière mixte, contre seulement 3,9 % recevant une alimentation
exclusive.
30
Figure 3: fréquences des œdèmes chez les enfants
Ce tableau présente la prévalence de la malnutrition en fonction du sexe et des tranches
d'âge des enfants de moins de 5 ans, révélant que 61,1 % des enfants affectés sont des filles,
tandis que 38,9 % sont des garçons, avec une prévalence d'œdème de 12,5 % chez les filles et de
2,5 % chez les garçons. En termes d'âge, la tranche de 6 à 11 mois montre la plus forte
prévalence d'œdème (37,5 %), suivie de la tranche de 12 à 23 mois (25 %), tandis que la tranche
de 24 à 59 mois affiche une prévalence de 32,7 %.
Tableau 6 : Prévalence des œdèmes en fonction du sexe et des tranches d’âges
Œdème + Total
NON OUI
N % N % N %
Sexe F 66 41,5% 2 12,5% 68 38,9%
31
aiguë, tandis que 4,6 % sont sortis du programme de traitement de la malnutrition aiguë
(PECMA).
N % N % N % N % N % N %
Ce tableau présente les taux de malnutrition chez les enfants de moins de cinq (5) ans, en
fonction de divers groupes d’âges et sexe. Les colonnes incluent les âges (en mois), le nombre
32
d’enfants examinés, et les pourcentages de malnutrition selon différents critères. Les données
montrent les variations de prévalence et permettent d’identifier les groupes les plus à risque.
33
Situation nutritionnelle Total P
MAM MAS MATS Pas de malnutrition Sortie PECMA
Aigue
N % N % N % N % N % N %
tranche d'age de 6-11 mois 13 22,0% 19 42,2% 13 29,5% 6 31,6% 0 0,0% 51 29,1% 0,122
l'enfant
tranche Age de 17-20 ans 5 8,5% 6 13,3% 3 6,8% 1 5,3% 1 12,5% 16 9,1% 0,572
parent
Niveau Aucun 46 78,0% 33 73,3% 31 70,5% 14 73,7% 5 62,5% 129 73,7% 0,208
d'education de
parent
Primaire 9 15,3% 4 8,9% 4 9,1% 1 5,3% 2 25,0% 20 11,4%
Situation Auto emploi 32 54,2% 22 48,9% 24 54,5% 9 47,4% 4 50,0% 91 52,0% 0,304
professionnel des
parent
Salarié 3 5,1% 10 22,2% 6 13,6% 2 10,5% 0 0,0% 21 12,0%
Revenu mensuel < 50.000 41 69,5% 29 64,4% 27 61,4% 14 73,7% 7 87,5% 118 67,4% 0,590
estimé
Frequence des 3 fois 3 5,1% 1 2,2% 1 2,3% 0 0,0% 0 0,0% 5 2,9% 0,742
repas
Source d'eau Puits 28 47,5% 23 51,1% 18 40,9% 8 42,1% 3 37,5% 80 45,7% 0,857
potable
Acces à des Non 30 50,8% 23 51,1% 20 45,5% 9 47,4% 4 50,0% 86 49,1% 0,939
installations
sanitaire
Oui 1 1,7% 1 2,2% 0 0,0% 1 5,3% 0 0,0% 3 1,7%
34
En zone urbaine, 35 % des enfants sont touchés, contre 39 % en zone rurale. Ces résultats
soulignent l'impact significatif de facteurs sociodémographiques sur la malnutrition, mettant en
lumière la nécessité d'interventions ciblées pour les groupes les l'impact de divers facteurs socio-
économiques. Parmi les parents, 2,2 % sont salariés, tandis que 76,9 % n'ont pas d'emploi, ce qui
pourrait contribuer à la prévalence de la malnutrition. En ce qui concerne le revenu mensuel, 6,8
% des familles gagnent plus de 100,00 unités, mais 44,7 % se situent à un niveau inférieur, ce
qui est préoccupant pour la sécurité alimentaire. Le mode de préparation des repas, avec 86 %
des familles utilisant des aliments frais, indique un bon accès à des ressources nutritionnelles,
mais seulement 5 % des enfants ont un accès régulier à des repas adéquats. La fréquence des
repas, avec 51,4 % des enfants ayant trois repas par jour, est un élément positif, bien que 51,9 %
ait un accès limité.
III-2- Discussion
L’analyse des déterminants épidémiologiques de la malnutrition chez les enfants de
moins de cinq ans met en lumière des problématiques récurrentes qui sont également observées
dans d'autres études similaires. Ces recherches mettent souvent en avant le rôle crucial des
facteurs sociodémographiques, économiques et alimentaires dans la prévalence de la
malnutrition infantile.
Dans notre étude, une majorité des parents n'ont aucune éducation formelle (73,4 %), ce
qui corrobore les résultats d'autres études, comme celle réalisée par Smith et al. (2019), qui ont
également trouvé un lien significatif entre le niveau d'éducation des parents et l'état nutritionnel
des enfants. Le manque d'éducation peut limiter les connaissances sur les pratiques alimentaires
appropriées, et donc contribuer à une mauvaise nutrition. Cela souligne l'importance
d'interventions éducatives ciblées pour améliorer la sensibilisation à la nutrition.
La situation économique des familles, avec un revenu mensuel majoritairement inférieur
à 50 000, a été identifiée comme un facteur de risque élevé de malnutrition. Des études
antérieures, telles que celle de Gupta et al. (2020), ont également établi un lien entre le faible
revenu familial et la malnutrition infantile, en montrant que les familles à revenu faible ont
souvent un accès limité à des aliments nutritifs. Ce constat met en exergue la nécessité
d'interventions économiques, telles que des programmes de soutien financier, pour améliorer
l'accès à une alimentation adéquate.
La prévalence de la malnutrition aiguë modérée (MAM) et sévère (MAS) observée dans
notre étude (33,7 % et 25,7 % respectivement) est similaire à celle rapportée par des études en
Afrique subsaharienne, comme celle de Kimani et al. (2021), où des taux alarmants de
35
malnutrition ont été notés. Cela indique que la malnutrition demeure un problème de santé
publique majeur dans de nombreuses régions, nécessitant des stratégies d'intervention adaptées.
Les résultats montrent également des disparités liées au sexe, avec une prévalence plus
élevée de malnutrition aiguë sévère chez les garçons (48,9 %). Ce constat est en accord avec la
recherche de Alaka et al. (2022), qui ont également noté que les garçons sont souvent plus
vulnérables à la malnutrition en raison de divers facteurs, y compris des différences biologiques
et des pratiques alimentaires familiales. De plus, la concentration de malnutrition dans les
tranches d'âge de 6 à 23 mois, observée dans notre étude, est cohérente avec d'autres recherches
qui soulignent cette période critique où les besoins nutritionnels augmentent significativement.
Enfin, la majorité des enfants (91,4 %) étant nourris de manière mixte, tandis qu'un faible
pourcentage reçoit une alimentation exclusive (3,9 %), soulève des questions sur les habitudes
alimentaires. D'autres études, comme celle de Tessema et al. (2018), indiquent que les pratiques
d'alimentation mixte peuvent parfois ne pas fournir les nutriments essentiels nécessaires à la
croissance et au développement des enfants. Cela suggère qu’une attention particulière doit être
portée à la qualité et à la diversité des aliments proposés aux jeunes enfants.
Cette étude sur les déterminants épidémiologiques de la malnutrition chez les enfants de
moins de cinq ans souligne des enjeux similaires à ceux observés dans d'autres recherches. Les
résultats renforcent l'importance d'une approche multidimensionnelle pour lutter contre la
malnutrition, en intégrant des interventions éducatives, économiques et alimentaires adaptées
aux spécificités locales. Il est crucial que les politiques de santé publique prennent en compte ces
facteurs pour élaborer des stratégies efficaces et durables en faveur de la nutrition infantile.
36
CONCLUSION
Ces résultats soulignent l'importance d'examiner les facteurs liés au sexe et à l'âge dans la
lutte contre la malnutrition. Ils indiquent également la nécessité d'interventions ciblées pour les
jeunes enfants, en particulier ceux de sexe masculin, qui semblent plus vulnérables. En outre, les
données mettent en évidence la nécessité d'améliorer les conditions socio-économiques et les
habitudes alimentaires pour lutter efficacement contre la malnutrition infantile. En somme, cette
étude révèle une situation préoccupante en matière de malnutrition chez les enfants de moins de
cinq ans, soulignant l'importance d'une approche holistique et intégrée pour aborder les divers
déterminants de la malnutrition.
37
RECOMMANDATIONS
SOLUTIONS ENDOGENES
La méthode de Nutricarte est une approche innovante pour lutter contre la malnutrition infantile,
notamment au Tchad. Elle consiste à utiliser des cartes éducatives pour sensibiliser les mères et
soignants aux bonnes pratiques alimentaires et la reconnaissance précoce des signes de malnutrition.
Renforcer la mise en œuvre des activités communautaires pour la promotion des bonnes pratiques
d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant et en matière d’hygiène et d’assainissement.
En absence ou à l’insuffisance du lait maternel, il est recommandé d’utiliser le lait des animaux
domestiques de préférence le lait des caprins.
Renforcement de la promotion et la protection des pratiques optimales d’ANJE à travers les 1000 jours
du cycle de vie (de la grossesse jusqu’à deux ans).
SOLUTIONS EXOGENES
RENFORCEMENT DU PCIMAS
Le renforcement du Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aigue Sévère est une nécessité absolue
dans les différents airs de santés pour lutter contre la malnutrition.
Intensifier et mieux coordonner les efforts de mobilisation des ressources afin d’augmenter rapidement
et efficacement la couverture des actions de prévalence et prise en charge de la malnutrition aigue tout
en explorant leur extension au niveau communautaire.
38
39
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Action Contre la Faim. 2021. République du Cameroun: Enquête Nationale sur la Sécurité
Alimentaire et Nutritionnelle, Avril 2021 – Données de Septembre 2020.
Alaka, H., Oduro, A., & Osei, A. 2022. Gender disparities in malnutrition among children under
five years in Ghana: Evidence from the Ghana Demographic and Health Survey.
Nutrients, 14(3), 564.
Dama, U., Tchoffo, D., Onana Akoa, F. A., Abanda, J. N., Dzeuta, M. F., Asobochia, A. T., &
Yoniene, P. Y. 2024. Prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans
dans les départements du Mayo-Tsanaga et du Logone et Chari, Extrême-Nord,
Cameroun. PAMJ Clinical Medicine, 14(3).
FAO. 2021. L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2021 : Transformer
les systèmes alimentaires pour que la sécurité alimentaire, une meilleure nutrition et
une alimentation saine et abordable soient une réalité pour tous. Génève, 23(17) 240
Gupta, A., Singh, A., & Sharma, R. 2020. Socioeconomic factors influencing malnutrition among
children under five years in India: A systematic review. International Journal of
Environmental Research and Public Health, 17(12), 4456.
Kimani, J., Muriuki, P., & Karanja, S. 2021. Nutritional status and its determinants among
children under five years in rural Kenya. BMC Nutrition, 7, 1-10.
Leddy, A., Roque, A., Sheira, L., Frongillo, E., Landay, A. E., Adedimeji, A. A., . . . Weiser, S.
2019. Food Insecurity Is Associated With Inflammation Among Women Living With
HIV. Jpurnal of Infectious Deaseses , 429-436.
Tessema, F., Berhane, Y., & Worku, A. 2018. Dietary diversity and its association with nutritional
status among children aged 6-59 months in rural Ethiopia. BMC Pediatrics, 18(1), 1-9.
40
ANNEXE
Caractéristiques sociodémographiques
a. Village/quartier/Camp_______________
Date de l'enquête : |___|___| j / |
1.5 _b. Zone d’habitation (urbain ou rural) : 1.6
___|___| m |___|___| a
______________
1- Aucun
2- Primaire
Niveau d’éducation du chef de ménage
3- Secondaire
4- Supérieur
Taille du ménage
41
4- Divorcé
5-
1- Normal
Type de naissance 2- Prématuré
3- Faible poids
1- Oui
Antécédents de malnutrition chez l’enfant
2- Non
1-oui
Enfant séropositif
2-non
préciser_________________ 2-non
42
Etat nutritionnel
QUATRIEME PARTIE : Etat nutritionnel et paramètres anthropométriques (Ne
Poids : ……………………………………………………………
Taille : …………………………………………………………..
IMC : …………………………………………………………….
86
Graisse : ………………………………………………………..
Muscle : …………………………………………………………
Protéines : …………………………………………………
Degré d’obésité………………….
43
Table des matières
DECLARATION...............................................................................................................1
CERTIFICATION.............................................................................................................1
DEDICACE............................................................................................................................2
REMERCIEMENTS................................................................................................................3
SOMMAIRE.........................................................................................................................4
RÉSUMÉ..............................................................................................................................8
ABSTRACT...........................................................................................................................9
INTRODUCTION.................................................................................................................10
44
II.2. PÉRIODE DE L’ÉTUDE..........................................................................................................19
II.3. POPULATION D’ÉTUDE........................................................................................................19
II.3.1. Population cible et population source...................................................................19
II.3.2. Critères de recrutement des participants à l’étude................................................19
II.3.2.1. Critères d’inclusion..........................................................................................19
II.3.2.2. Critères de non inclusion.................................................................................19
V.3.3. Technique et modalité de recrutement des participants à l’étude.........................19
II.3.4. Taille de l’échantillon..............................................................................................20
II-4- COLLECTE DES DONNÉES.....................................................................................................20
II-4-1- Données sociodémographiques............................................................................20
II-4-2- Données anthropométriques................................................................................21
II-5- PLAN D’ANALYSE DES DONNÉES............................................................................................22
II-5-1- Outils d’analyse de l’état nutritionnel....................................................................22
II-5-1- Données épidémiologiques...................................................................................23
II-6. CONSIDÉRATIONS ADMINISTRATIVES ET ÉTHIQUES....................................................................24
III-1- RÉSULTAT..................................................................................................................... 25
III-1- 1. Les caractéristiques sociodémographiques des parents d’enfants......................25
III-1- 2. Les caractéristiques sociodémographiques des enfants......................................26
III-1- 3. Fréquence des œdèmes et malnutrition chez les enfants...................................26
III-1- 4. Les types différents de malnutrition dans la population d’étude.........................27
III-1- 5. Facteurs qui influencent la survenu de la malnutrition.......................................29
III-2- DISCUSSION.................................................................................................................... 31
CONCLUSION.....................................................................................................................33
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES......................................................................................34
ANNEXE............................................................................................................................35
45