Norme Togolaise en Agriculture Biologique
Norme Togolaise en Agriculture Biologique
TOOS-TG-2020
ANA-BIO TOGO
Lomé TOGO
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www.anabio.net
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REFERENCES NORMATIVES
• Règlement (CE) no 834/2007 du conseil du 28 juin 2007, relatif à la production biologique et à
l'étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CEE) No 2092/91.
• Règlement (CE) no 889/2008 de la commission du 5 septembre 2008 portant modalités d'application
du règlement (CE) No 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits
biologiques en ce qui concerne la production biologique, l'étiquetage et les contrôles.
• Règles de base de l’IFOAM, version d’Octobre 2019 sur l’agriculture biologique
• Formulaire d’auto-évaluation pour les systèmes de garantie participatifs
• Le Petit Guide des SPG de l’IFOAM, version 2008
• Le manuel pratique de système participatif de garantie, Nature et Progres, Septembre 2009
• Cahier des charges de l’Afrique de l’Est, 1ère Edition 2009 sur l’agriculture biologique
• Normes du Codex Alimentarius (1999, GL32) sur la production, la transformation, l’étiquetage et la
commercialisation des aliments issus de l’agriculture biologique
• Normes du Codex Alimentarius sur l’usage de l’emballage et le transport des fruits et légumes frais
• ISO 9000 version 2005 sur systèmes de management de la qualité : principes essentiels et vocabulaire
• Norme burkinabè de l’agriculture biologique
• Cahier des charges pour l’agriculture biologique au Sénégal
REMERCIEMENTS
MAPAH
IFOAM/OM4D
COLEACP
GIZ-ProDra
Giz-ProCIV
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Préambule
L'agriculture biologique selon IFOAM est un système de production qui maintient et améliore la santé
des sols, des écosystèmes et des personnes. Elle s'appuie sur des processus écologiques, la biodiversité
et des cycles adaptés aux conditions locales, plutôt que sur l'utilisation d’intrants ayant des effets
adverses. L’agriculture biologique allie tradition, innovation et science au bénéfice de l’environnement
commun et promeut des relations justes et une bonne qualité de vie pour tous ceux qui y sont impliqués.
Ces principes sont les bases à partir desquelles l’Agriculture Biologique croît et se développe. Ils
expriment la contribution que l’Agriculture Biologique peut apporter au monde, et une vision pour
améliorer toute l’agriculture dans le contexte international.
L’agriculture est une des activités humaines les plus fondamentales puisque toute personne devra se
nourrir quotidiennement et elle retrace nos histoire, culture et valeurs collectives. En général,
l’agriculture se pratique par les hommes qui entretiennent le sol, l’eau, les plantes, et les animaux afin
de produire, de préparer et de distribuer la nourriture et les autres biens en se basant sur le principe
d’interaction de l’homme avec les paysages vivants.
Ainsi les principes particuliers de l’Agriculture Biologique servent à inspirer le mouvement Biologique
dans toute sa diversité. Ils guident les prises de position, les programmes et les règles élaborées par
IFOAM. Ils sont, de plus, présentés en vue de leur adoption dans le monde entier. L'agriculture
biologique est basée sur
— Le Principe de Santé
— Le Principe d'Ecologie
— Le Principe d'Equité
— Le Principe de Précaution
Chaque principe est exprimé par un énoncé suivi d’une explication. Les principes doivent être utilisés
dans leur globalité. Ils ont été composés comme des principes éthiques afin d’inspirer l’action.
Le principe de santé
L’agriculture biologique devrait soutenir et améliorer la santé des sols, des plantes, des animaux, des
hommes et de la planète, comme étant une et indivisible.
Ce principe souligne que la santé des individus et des communautés ne peut être séparée de la santé
des écosystèmes – un sol sain produit une récolte saine qui favorise la santé des animaux et des
personnes.
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La santé est la globalité et l’intégrité des systèmes vivants. Ce n’est pas seulement l’absence de
maladies, mais le maintien d’un bien-être physique, mental, social et écologique. L’immunité, la
résistance et la régénération sont les caractéristiques clefs de la santé.
Le rôle de l’agriculture biologique, que ce soit en production, en préparation, en transformation, en
distribution ou en consommation, est de soutenir et d’améliorer la santé des écosystèmes et des
organismes, du plus petit dans le sol jusqu’aux êtres humains. En particulier, l’Agriculture Biologique
est destinée à produire des aliments de haute qualité, qui sont nutritifs et qui contribuent à la
prévention des maladies et au bien-être. En conséquence, elle se devrait d’éviter l’utilisation de
fertilisants, de pesticides, de produits vétérinaires et d’additives alimentaires qui peuvent avoir des
effets pervers sur la santé.
Le principe d'écologie
L'agriculture biologique devrait être basée sur des systèmes et cycles écologiques vivants, s’accorder
avec eux, les imiter et les aider à se maintenir.
Ce principe enracine l'agriculture biologique dans les systèmes écologiques vivants. Il affirme que la
production devra être basée sur des procédés écologiques et recyclage. La nutrition et le bien-être se
manifestent à travers l’écologie de l’environnement spécifique de la production. Par exemple, dans le
cas des cultures, c’est le sol vivant; pour les animaux c’est l’écosystème de la ferme, pour les poissons
et les organismes marins, c’est l’environnement aquatique.
Les systèmes culturaux, pastoraux et de cueillettes sauvages biologiques devraient s’adapter aux
cycles et aux équilibres écologiques de la nature. Ces cycles sont universels mais leur manifestation
est spécifique à chaque site. La gestion biologique devra s’adapter aux conditions, à l’écologie, à la
culture et à l’échelle locales. Les intrants devraient être réduits par leur réutilisation, recyclage et une
gestion efficiente des matériaux et de l’énergie de façon à maintenir et améliorer la qualité
environnementale et à préserver les ressources.
L’Agriculture Biologique devrait atteindre l’équilibre écologique à travers la conception des systèmes
de cultures, la mise en place des habitats et de l’entretien de la diversité génétique et agricole. Ceux
qui produisent, préparent, transforment, commercialisent ou consomment des produits biologiques
devraient protéger et agir au bénéfice de l’environnement commun, incluant le paysage, le climat,
l’habitat, la biodiversité, l’air et l’eau.
Le principe d’Equité
L’agriculture biologique devrait se construire sur des relations qui assurent l’équité par rapport à
l’environnement commun et aux opportunités de la vie.
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L’équité est caractérisée par l’intégrité, le respect mutuel, la justice et la bonne gestion d’un monde
partagé, aussi bien entre les personnes que dans leurs relations avec les autres êtres vivants.
Ce principe souligne que ceux qui sont engagés dans l’agriculture biologique devraient entretenir et
cultiver les relations humaines d’une manière qui assure l’équité à tous les niveaux et pour tous les
acteurs – producteurs, salariés agricoles, préparateurs, transformateurs, distributeurs, commerçants
et consommateurs. L’Agriculture Biologique devrait fournir une bonne qualité de vie à chaque
personne engagée et contribuer à la souveraineté alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Elle
vise à produire en suffisance des aliments et d’autres produits, de bonne qualité.
Ce principe insiste sur le fait que les animaux devraient être élevés dans les conditions de vie qui
soient conformes à leur physiologie, à leurs comportements naturels et à leur bien-être.
Les ressources naturelles et environnementales qui sont utilisées pour la production et la
consommation devraient être gérées d’une façon qui soit socialement et écologiquement juste et en
considération du respect des générations futures. L’équité demande à ce que les systèmes de
production, de distribution et d’échange soient ouverts, équitables et prennent en compte les coûts
environnementaux et sociaux réels.
Le principe de précaution
L’Agriculture Biologique devrait être conduite de manière prudente et responsable afin de protéger la
santé et le bien-être des générations actuelles et futures ainsi que l’environnement.
L’Agriculture Biologique est un système vivant et dynamique qui répond aux demandes et aux
conditions internes et externes. Les acteurs de l’Agriculture Biologique peuvent améliorer l’efficacité
et augmenter la productivité, mais ceci ne devrait pas se faire au risqué de mettre en danger la santé
et le bien-être. Par conséquent, les nouvelles technologies ont besoin d’être évaluées et les méthodes
existantes révisées. Compte tenu de la connaissance incomplète des écosystèmes et de l’agriculture,
les précautions doivent être prises
Ce principe établit que la précaution et la responsabilité sont les points clef des choix de gestion, de
développement et de technologie en Agriculture Biologique. La science est nécessaire pour s’assurer
que l’agriculture Biologique est saine, sans risque et écologique. Néanmoins, la connaissance
scientifique seule n’est pas suffisante.
L’expérience pratique, la sagesse et le savoir traditionnels et indigènes accumulés offrent des
solutions valables et éprouvées par le temps. L’Agriculture Biologique devrait éviter de grands risques
en adoptant des technologies appropriées et en rejetant les technologies imprévisibles, telles que le
génie génétique. Les décisions devraient refléter les valeurs et les besoins de tous ceux qui pourraient
être concernés, au travers de processus transparents et participatifs.
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ii. Dans le cas où la matière organique produite par l’exploitation est en quantité insuffisante ou
déficiente en éléments essentiels, l’opérateur bio peut acquérir des matières organiques en
dehors de son exploitation à condition que : ces matières organiques soient issues d’exploitations
biologiques, ou les fumures issues d’élevages conventionnels soient compostées avant leur
application, ou les biofertilisants vendus sur le marché soient approuvés par (CNEC)l’organisme
de contrôle le SPG.
iii. Les engrais minéraux non synthétiques et les engrais biologiques apportés de l’extérieur de la
ferme doivent être considérés comme des éléments d’appoint. Seuls les substances listées en
Annexe 1 sont autorisées comme engrais et amendements.
iv. Les engrais et amendements commerciaux doivent toujours être approuvés par (CNEC)
l’organisme de contrôle SPG avant tout achat et utilisation, même lorsqu’ils sont vendus en tant
qu’intrants « utilisables en agriculture biologique », car il peut parfois s’agir d’informations
inexactes et il appartient au SPG d’établir la conformité de ces produits avec ce cahier des
charges.
Article 8-3 : Autres exigences de la gestion de la fertilité du sol
i. Les engrais minéraux doivent être utilisés dans leurs compositions naturelles et ne doivent pas
subir des traitements chimiques pour acquérir plus de solubilité. Tous les engrais azotés
synthétiques y compris l’urée, NPK sont interdits. L’utilisation de nitrate de sodium est strictement
interdite dans la production bio.
ii. La culture hydroponique ou toutes autres formes de cultures ne reposant pas sur des systèmes
basés sur le sol ne sont pas autorisés dans la production bio.
iii. Le nettoiement du sol au moyen du feu (brûlis) est strictement interdit. Éviter rigoureusement les
pratiques de brûlis. La dénudation du sol par ramassage des résidus de récoltes est interdite sauf
pour les composter et réutiliser et sauf en cas de maladies pour éviter à la propagation.
iv. L’opérateur doit conserver les emballages ou factures de tout engrais / amendement acheté dans
le commerce en disposant d’un cahier ou registre de gestion du site biologique.
Article 9 : Gestion des risques de contamination
i. Le traitement d'animaux contre les tiques et autres ectoparasites doit être administré de
façon à ce que le risque de contamination des terres cultivées soit minimisé.
ii. Toutes les mesures appropriées doivent être prises pour éviter la contamination apparente
ou substantielle par les pesticides, que ce soit de l’extérieur ou à l’intérieur de l’exploitation
par voie de dérivations par le vent, de drainage ou d’irrigation. Cela implique une
démarcation claire faite par l'opérateur en mettant en œuvre des barrières et des zones
tampons suffisantes pour éviter ou limiter la contamination définie entre les champs
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biologiques et conventionnels, l'opérateur doit éviter d'utiliser des produits chimiques non
autorisés qui peuvent nuire à la santé humaine ou à l’environnement.
iii. L’opérateur doit installer une haie vive ou bandes herbeuses entre les parcelles conduites
en bio et les parcelles conventionnelles traitées par des substances non-autorisées en bio.
iv. Les machines, équipements et outils utilisés pour l’application de pesticides et d’engrais
dans des zones de l’exploitation non concernées par la reconversion doit être proprement
nettoyé et libéré de tout résidu avant son utilisation pour appliquer des substances
autorisées dans les zones occupées par l’agriculture biologique. Cependant, l’équipement
d’épandage, en particulier, doit être utilisé exclusivement dans les exploitations biologiques.
v. Le producteur ne doit pas laisser trainer des déchets plastiques sur et aux abords des
parcelles ou exploitations bio. Ces déchets ne doivent pas non plus être brûlés ou ensevelis
sur les parcelles biologiques.
Article 10 : Organismes génétiquement modifiés (OGM) et nano-matériels
i. L’utilisation de semences OGM, de végétaux et de matériaux végétaux transgéniques (OGM)
n’est pas autorisée en agriculture biologique. Les OGM ne doivent pas être utilisés sur les
exploitations qui sont en conversion vers la production biologique.
ii. Il est également interdit d’utiliser ou d’introduire dans le système de production ou de
transformation, même par négligence ou inattention, des OGM ou leurs dérivés, y compris pour
les intrants de la ferme tels que les engrais et matériels de protection des cultures.
iii. L’utilisation de nano matériels est interdite dans la production bio et les systèmes de
transformation y afférant.
iv. La source des intrants, auxiliaires de transformation et ingrédients doit être vérifiée sur au moins
une étape en arrière dans la chaîne biologique où ils sont produits pour vérifier s'ils ne sont pas
dérivés des OGM.
Article 11 : Gestion des insectes, maladies, adventices et de la croissance
Article 11-1 : Pratiques naturelles pour la protection des cultures
i. Les systèmes d’agriculture biologique doivent être conduits d’une manière qui garantit une forte
réduction des pertes dues aux ravageurs, aux maladies et aux mauvaises herbes. Les ennemis
naturels des ravageurs et des maladies doivent être protégés par une bonne gestion des habitats
et l’encouragement de haies vives, lieux de nidification, etc.
ii. La lutte contre les mauvaises herbes se fait par un certain nombre de techniques culturales
préventives qui limitent leur développement. Les rotations adaptées, un programme équilibré de
fertilisation, une préparation précoce des semis, un creusage précoce, des trous, l’utilisation du
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paillis et la lutte mécanique n’en sont que quelques exemples. Les méthodes physiques sont
permises, de même que l’allopathie.
iii. Les ingrédients actifs d'origine naturelle, d'origine synthétique contenus dans les intrants contre
les ravageurs, les maladies et les mauvaises herbes ou dans les inhibiteurs de croissance
peuvent être utilisés à moins qu'ils soient énumérés dans l'Annexe1.
iv. Les méthodes physiques ou mécaniques, culturales et biologiques de lutte contre les ravageurs,
les maladies et les mauvaises herbes, y compris l'application de la chaleur peuvent être utilisées.
v. Dans le cas où les pratiques ci-dessus ne sont pas suffisantes, l’opérateur doit utiliser des
substances pour la gestion des ravageurs et maladies et mauvaises herbes approuvées pour
usage en agriculture biologique selon les règles de base de l'IFOAM/appendix ou des produits
listés à l’Annexe1.
Article 11-2 : Autres pratiques pour la protection des cultures
i. L’opérateur bio ne doit pas utiliser des produits chimiques qui peuvent nuire à la santé humaine
ou à l’environnement. Les co-formulants (ex. inertes et synergistes) dans les intrants
commerciaux utilisés ne doivent pas être cancérigènes, mutagènes, tératogènes ou
neurotoxiques.
ii. Les intrants commerciaux pour la protection des cultures et les activateurs de croissance doivent
toujours être approuvés par la norme SPG du Togo avant tout achat et utilisation, même lorsqu’ils
sont vendus en tant qu’intrants « utilisables en agriculture biologique », car il peut parfois s’agir
d’information inexacte et il appartient au SPG d’établir la conformité de ces produits avec ce
cahier des charges.
iii. Les ingrédients inactifs, tels que les agents transporteurs et mouillant ne doivent pas être des
substances cancérogènes, tératogènes, mutagènes ou des neurotoxines.
iv. L’opérateur doit conserver les emballages ou factures de tout intrant commercial pour la
protection des cultures acheté dans le commerce.
Article 12 : Production végétale
Article 12-1 : Critères de conversion
i. La date formelle de début de conversion vers l’agriculture biologique des parcelles débute au
plus tôt à la date d’engagement de l’opérateur au sein du programme SPG de l’ANA BIO.
ii. Attention, la conversion ne couvre pas d’éventuelles phases précédentes durant lesquelles un
agriculteur adopterait des techniques intermédiaires, proches de l’agrobiologie.
iii. La période de conversion est gérée par unité (parcelle) et doit faire l’objet d’un contrôle. Il est
donc indispensable d’informer le CNEC de l’ANA-BIO de tout projet de conversion de parcelle.
Une exploitation peut être convertie en une seule fois ou bien parcelle par parcelle.
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iv. Dans le dernier cas, le cahier des charges est appliqué dès le début sur les parcelles concernées
par la conversion. Les surfaces gérées suivant le cahier des charges s’agrandissent
progressivement.
Article 12-2 : Période de conversion et exigences liées à la conversion
i. La période de conversion, avant laquelle les produits peuvent être récoltés et commercialisés en
bio au Togo, est la suivante : au moins 12 mois avant la récolte pour les cultures annuelles mais
peut être réduite à 6 mois selon l’évaluation et l’appréciation du niveau de contamination et 24
mois avant la récolte pour les pluriannuelles ou pérennes.
ii. La période de conversion peut être prolongée en fonction de l'usage antérieur du sol (par
exemple : l’usage excessif de pesticides avec un risque de contamination des produits, et la
nature des contaminants).
iii. Nulle période de conversion n’est requise dans le cas d’une terre non encore cultivée et non
polluée qui passe dans un système d’agriculture biologique (friches ou jachères d’au moins de 2
ans).
iv. Cependant, pour pouvoir avoir accès au LABEL BioSPG, le producteur doit avoir convertit
l’ensemble de sa production végétale en bio (être en conformité complète avec ce cahier des
charges pour ses productions végétales).
Article 12-3 : Conversion de la ferme et production parallèle
i. Lorsque toute la ferme d’une exploitation n’est pas convertie, les parties biologiques, les parties
en conversion et les parties conventionnelles doivent être séparées et suffisamment distancés
et de façon continue avec une différenciation claire et nette. Et il n’est pas autorisé de cultiver
les mêmes spéculations sur les parties conventionnelles, en conversion et bio.
ii. L’alternance du mode de production biologique au mode de production classique
(conventionnelle), et vice versa, n’est pas permise sur un terrain converti à la production
biologique (tantôt biologique, tantôt conventionnel).
Article 13 : Collecte ou récolte des produits sauvages
i. L'opérateur doit récolter seulement les produits dans un périmètre clairement défini et identifié
pour la collecte où les pesticides synthétiques et autres substances qui ne sont pas permises
par ces normes n'ont pas été utilisés pendant au moins trois années avant la récolte.
ii. Le secteur de récolte devra être à une distance appropriée des fermes conventionnelles et
des sources de contamination.
iii. Les aires de collections sauvages ne doivent pas être compromises par des traitements
impropres ou des contaminations environnementales (il s’agit de contaminations qui
pourraient venir de terrains adjacents et contaminer accidentellement la zone de cueillette
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sans qu’elle ait été délibérément traitée). La zone de collecte ne doit pas avoir été exposée
aux substances prohibées pendant au moins 2 ans avant toute récolte des produits bio.
Article 14 : Semences, propagation de matériel végétal et de jeunes plants (pépinières)
i. L’opérateur doit utiliser autant que possible des semences et matériel végétal biologique.
Lorsque ces derniers ne sont pas disponibles, l’opérateur peut utiliser des semences
conventionnelles (non-traitée de préférence), à condition qu’elles ne soient pas OGM mais
toujours avec l’autorisation du CNEC.
ii. L’opérateur doit conserver les emballages ou factures des semences commerciales
achetées.
iii. L’opérateur peut développer un programme de multiplication et de conservation des
semences bio.
Article 15 : Justice sociale et équitable
i. Les employés et ouvriers doivent jouir des droits humains fondamentaux et des conditions de
travail favorables conformément aux conventions et lois nationales et internationales. Ils
doivent avoir des opportunités égales et des salaires égaux lorsqu’ils font un même travail sans
considération de couleur, nationalité, handicap, appartenance politique, race, origine sociale,
de confession religieuse, d'origine ethnique ou de sexe.
ii. L'opérateur ne doit pas recourir au travail forcé ou involontaire incluant le travail forcé ou pires
formes de travail des enfants en se basant sur les définitions de l’OIT, du BIT et de l’UNICE.
iii. A partir de 10 ans, les enfants peuvent participer au travail sous forme d’apprentissage dans
la mesure où cela ne perturbe ni leur scolarité, ni leur santé. Seules les taches les plus faciles
leur seront confiées avec l’accord de leur parent ou du tuteur légal et le temps d’apprentissage
n’excédera pas 5 heures par jour.
iv. Les employés, ouvriers temporaires et contractuels dans des opérations biologiques doivent
avoir la liberté de s’associer, le droit de s’organiser et de négocier collectivement.
v. L'opérateur doit mettre en œuvre des mesures adéquates de santé et de sécurité pour les
employés, les ouvriers et les contractuels. La personne humaine doit être respectée dans
toutes ses dimensions en garantissant l’intégrité physique et morale des personnes et en leur
assurant des conditions minimales de sécurité, d’hygiène et d’épanouissement sur leur lieu de
travail.
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iii. Un opérateur peut utiliser des médicaments vétérinaires synthétiques, des antibiotiques ou
des pesticides synthétiques seulement si les pratiques préventives et alternatives se sont
avérées peu efficaces dans la guérison des maladies ou la cicatrisation des blessures.
iv. L'opérateur ne doit pas suspendre le traitement des animaux malades ou blessés, même si
l'usage de tels médicaments causerait à l'animal de perdre son statut biologique.
v. Les traitements avec pesticides synthétiques ou médicaments vétérinaires contre les
parasites doivent être basés sur la connaissance des parasites et du traitement chimique à
utiliser.
vi. Tous les traitements avec les pesticides synthétiques ou les médicaments vétérinaires contre
les parasites doivent être documentés.
vii. Les délais d’attente après traitement des animaux avec médicaments vétérinaires
synthétiques, antibiotiques ou pesticides synthétiques ne doivent pas être inférieures au
double de la période exigée par la législation ou à 48 heures si la période légale est inférieure
à 48 heures.
viii. Les vaccinations peuvent seulement être utilisées si :
-Une maladie endémique est connue ou pressentie comme problème dans la région où se
trouve la ferme ; et là où cette maladie ne peut pas être contrôlée par d’autres techniques de
gestion ; ou si
-la vaccination est légalement exigée.
ix. Le traitement hormonal peut être utilisé seulement pour des raisons thérapeutiques et sous le
contrôle vétérinaire. Les promoteurs synthétiques de croissance et substances utilisées dans le
but stimuler la production ne doivent pas être utilisées.
Article 16-9 : Transport et abattage, manutention, stockage et transformation
i. La manutention, y compris le transport et l’abattage, doit être exécutée calmement et doucement
et causer le minimum de stress physique et mental à l'animal.
ii. Les animaux doivent bénéficier des conditions qui minimisent le stress et d’autres effets
défavorables :
- de la faim et la soif ;
- des températures ou de l’humidité relative extrêmes ;
- des mélanges de groupes de sexes, d’âge et d’état sanitaire différents.
iii. Le déplacement, la manutention et l’abattage des animaux doit être faits dans des conditions qui
garantissent l’intégrité des animaux et qui minimise le stress de l’animal. Toute méthode (choc
électrique, coups, piqure) qui pourrait provoquer un stress chez l’animal est proscrite, de même
que les tranquillisants.
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iv. L’alimentation supplémentaire des colonies peut être introduite pour surmonter des manques
temporaires d’aliment causés par des conditions climatiques ou autres circonstances
exceptionnelles. Dans de tels cas, le miel ou sucres produits de façon biologique devront être
utilisés là où ils sont disponibles.
Article 17-4 : La santé des abeilles
i. Si ces procédés et substances échouent, les médicaments vétérinaires synthétiques, les
antibiotiques ou les pesticides synthétiques peuvent être utilisés. S'ils sont utilisés, la colonie
subira une nouvelle conversion. L’huile de moteur usée ne doit pas être utilisée pour le contrôle
des insectes nuisibles.
ii. La santé des colonies d'abeilles doit être maintenue par des pratiques de bonne gestion, en
privilégiant la prévention des maladies par la sélection des races et la gestion des ruches. Ceci
comprend :
- le renouvellement des reines, lorsque c’est nécessaire ;
- L'usage de races qui s’adaptent bien aux conditions locales ;
- le nettoyage et la désinfection réguliers de l'équipement ;
- le renouvellement régulier de la cire d'abeille ;
- la disponibilité suffisante de pollen et de miel dans les ruches ;
- l’emplacement des ruches de telle façon que la température soit favorable aux abeilles ;
- l'inspection des ruches pour détecter toute anomalie ;
- la désinfection, l'isolement ou la destruction des ruches et des matériaux contaminés.
iii. Pour le contrôle des insectes nuisibles et des maladies, les produits suivants peuvent être utilisés
(y compris pour la désinfection des ruches):
- l’acide lactique, l’acide oxalique et l'acide acétique ;
- le soufre ;
- les huiles essentielles naturelles (par exemple le menthol, l’eucalyptol, le camphre, l’huile
essentielle de thym ou de citronnelle) ;
- Bacillus thuringiensis ;
- la vapeur et la flamme directe;
- le glycérol ;
- les traitements phytothérapeutiques ;
- la cendre de bois.
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iii. Les produits alimentaires composés ne peuvent contenir des ingrédients de culture
conventionnelle que si ces ingrédients ne sont pas disponibles sur le marché des produits
biologiques. Lorsque les ingrédients d’origine agricole et biologiques ne sont pas disponibles en
quantité et en qualité suffisantes, le programme de certification peut permettre l’utilisation de
matières premières non biologiques assujettie à des contrôles et réévaluations périodiques.
iv. Le même ingrédient dans un produit ne peut provenir à la fois de source biologique et
conventionnelle.
v. Les additifs alimentaires et les auxiliaires de transformation conformes aux règles de base
de l’IFOAM peuvent être utilisés. L’Annexe1 contient les additifs alimentaires et les auxiliaires
de transformation acceptés.
vi. Si les substances énumérées en Annexe 1 peuvent être trouvées dans la nature, celles
provenant des sources naturelles seront préférées. Les substances d'origine biologique sont
préférables.
vii. Le rajout de minéraux (y compris les oligo-éléments), de vitamines et autres nut1riments isolés
dans les produits transformés n’est autorisé que dans la mesure où leur utilisation est exigée par
la norme.
viii. Tous les ingrédients utilisés dans les produits biologiques doivent être issus de l’agriculture
biologique lorsqu’ils sont commercialement disponibles en qualité et en quantité suffisantes.
ix. L'eau et le sel comestible peuvent être utilisés comme ingrédients dans la production des
produits biologiques et ne sont pas inclus dans les calculs de pourcentage d'ingrédients
biologiques.
Article 19 : Fortification de l’alimentation
i. Les minéraux produits synthétiquement (y compris les oligo-éléments), les vitamines, les
acides aminés et les autres composés azotés peuvent être utilisés en vue de fortifier
l’alimentation seulement en cas d’exigence légale ou dans les cas où le manque diététique
ou nutritif peut être prouvé.
ii. Les technologies utilisées pour transformer et conserver les produits biologiques doivent être
biologiques, physiques ou mécaniques. Le rayonnement ionisant (irradiation) ne doit pas être
utilisé.
iii. Seuls l’eau, l'éthanol, l’huile végétale et animale, le vinaigre, le dioxyde de carbone et l'azote
peuvent être utilisés comme solvants d’extraction.
iv. Pour pouvoir donner le label biologique aux produits conservés ou transformés, les méthodes
et techniques utilisées doivent préserver autant que possible la qualité du produit pour le
rendre le plus proche du produit naturel ou d’origine.
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v. Tout traitement chimique en vue de la conservation des produits est interdit. Les procédés
suivants sont approuvés :
-procédés physiques et mécaniques
-procédés biologiques (comme la fermentation)
-fumage, séchage
-extraction
-précipitation
-l’irradiation est interdite.
vi. Les éléments en contact direct avec les aliments doivent être traités hygiéniquement.
vii. Les matériaux d’emballage doivent être stérilisés de façon adéquate (tenir compte de la
recommandation de la Recherche Agro-alimentaire). La propreté des lieux de transformation
alimentaire doit être maintenue à tout moment.
viii. Les méthodes approuvées de nettoyage du matériel de transformation ou des emballages sont :
- lavage au savon naturel, puis rinçage à l’eau propre ;
-lavage à l’eau de javel, puis rinçage à l’eau propre ;
- pasteurisation.
ix. Tout autre produit détergent est interdit dans le nettoyage. Dans le cas où l’utilisation d’autres
produits est exigée par la loi, ceux-ci sont autorisés. Dans le cadre de la transformation des
produits bio, la gestion des ravageurs doit privilégier :
- les méthodes préventives (propreté des locaux et du matériel) ;
-la lutte physique, mécanique et biologique ;
-l’utilisation de substances phytosanitaires naturelles (référencées en Annexe 1).
Article 20 : Production de champignon
i. Le substrat pour la culture des champignons doit être constitué d'ingrédients biologiques ou en
conversion tels que les grains, tourteaux et pailles biologiques ou en conversion.
ii. Là où les substrats biologiques ne sont pas commercialement disponibles en qualité et en
quantité suffisantes, les ingrédients de production conventionnelle ou d'origine naturelle qui ne
posent pas de risque de contamination peuvent être utilisés.
iii. Les intrants utilisés dans la production de champignon doivent être conformes aux dispositions
antécédentes.
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Article 21 : Séparation
i. L'intégrité des produits biologiques doit être maintenue pendant toutes les phases de
manutention après récolte, le stockage, la transformation et le transport.
ii. Tous les produits biologiques doivent être clairement identifiés comme biologiques. A travers
tout le processus de stockage et de transport, les produits doivent être stockés et transportés
de façon à éviter leur contact ou mélange avec les produits non biologiques.
Article 22 : Etiquetage et matériels d'emballage
Article 22-1 : Matériels d'emballage
i. Les produits biologiques ne doivent pas être emballés dans du matériel qui a été utilisé pour, ou
traité avec, des engrais chimiques ou des pesticides ou autres substances qui peuvent
compromettre l'intégrité biologique du produit.
ii. Les emballages écologiquement adaptés doit être privilégiés. Le chlorure de Polyvinyle (PVC) et
les autres plastiques à base de chlore sont à éviter si possible.
iii. Le matériau d’emballage ne doit pas contaminer les aliments et doivent être en mesure de
maintenir les conditions aseptiques du produit. L’emballage devrait être, autant que possible,
écologique.
Article 22-2 : Etiquetage
i. La mention que le produit est « Contrôlé selon la norme des produits biologiques du Togo »
peut être faite sur les étiquettes.
ii. Un produit brut ou transformé portant l’étiquette « biologique » doit contenir, en termes de
poids, eau et sel comestible non compris, pas moins de 95 % d’ingrédients biologiques. Les
ingrédients restants peuvent inclure les ingrédients non biologiques remplissant les
conditions pertinentes de cette norme.
iii. Un produit étiqueté comme « contrôlé à partir d'ingrédient(s) biologique(s) » doit contenir, en
termes de poids, eau et sel comestible non compris, au moins 70 % d’ingrédients biologiques.
Les ingrédients restants peuvent inclure les ingrédients non biologiques remplissant les
exigences pertinentes de cette norme. Les ingrédients restants peuvent inclure les
ingrédients non biologiques remplissant les exigences pertinentes de ce cahier des charges.
Ces 2 catégories de produits (ii et iii) peuvent aussi utiliser le logo « BioSPG TOGO ».
iv. Pour un produit dans lequel les ingrédients biologiques représentent moins de 70 %, le terme
biologique peut être déclaré sur la liste des ingrédients ou conjointement avec l'ingrédient
biologique. Par contre, un tel produit ne peut pas utiliser le logo « BioSPG TOGO ».
NAB-TG-2020
TOOS-TG-2020
v. Tous les ingrédients d'un produit à multi ingrédients doivent être énumérés sur l'étiquette du
produit dans l'ordre du pourcentage de leur poids. L’étiquette doit faire mention distincte des
ingrédients qui sont d’origine biologique et ceux qui ne le sont pas. Tous les additifs doivent
être énumérés avec leurs noms complets.
vi. Là où les herbes et/ou les épices constituent moins de 2 % du poids total du produit, elles
peuvent être énumérées comme « épices » ou « herbes » sans déclarer le pourcentage.
vii. Le nom et l'adresse de contact de l'opérateur responsable doivent apparaître sur l'étiquette
de l’emballage final destiné au consommateur.
NAB-TG-2020
TOOS-TG-2020