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Norme Togolaise en Agriculture Biologique

Le document présente les normes togolaises en agriculture biologique, établissant des principes fondamentaux tels que la santé, l'écologie, l'équité et la précaution. Il définit également les objectifs, domaines d'application et les procédures de certification pour garantir la qualité des produits biologiques au Togo. Ces normes visent à promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l'environnement tout en assurant la confiance des consommateurs.

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Norme Togolaise en Agriculture Biologique

Le document présente les normes togolaises en agriculture biologique, établissant des principes fondamentaux tels que la santé, l'écologie, l'équité et la précaution. Il définit également les objectifs, domaines d'application et les procédures de certification pour garantir la qualité des produits biologiques au Togo. Ces normes visent à promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l'environnement tout en assurant la confiance des consommateurs.

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NAB-TG-2020

TOOS-TG-2020

NORME TOGOLAISE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE.


TOGO ORGANIC STANDARDS (TOOS).

Editrice : ANA-BIO TOGO


Rédacteur Principal : ANANI Combé K. Sélom
Contributeurs Techniques :

ANA-BIO TOGO
Lomé TOGO
Contacts: 90 85 92 85 / 92 66 56 12
E-mail : [email protected]

www.anabio.net
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NORME TOGOLAISE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE

REFERENCES NORMATIVES
• Règlement (CE) no 834/2007 du conseil du 28 juin 2007, relatif à la production biologique et à
l'étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CEE) No 2092/91.
• Règlement (CE) no 889/2008 de la commission du 5 septembre 2008 portant modalités d'application
du règlement (CE) No 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits
biologiques en ce qui concerne la production biologique, l'étiquetage et les contrôles.
• Règles de base de l’IFOAM, version d’Octobre 2019 sur l’agriculture biologique
• Formulaire d’auto-évaluation pour les systèmes de garantie participatifs
• Le Petit Guide des SPG de l’IFOAM, version 2008
• Le manuel pratique de système participatif de garantie, Nature et Progres, Septembre 2009
• Cahier des charges de l’Afrique de l’Est, 1ère Edition 2009 sur l’agriculture biologique
• Normes du Codex Alimentarius (1999, GL32) sur la production, la transformation, l’étiquetage et la
commercialisation des aliments issus de l’agriculture biologique
• Normes du Codex Alimentarius sur l’usage de l’emballage et le transport des fruits et légumes frais
• ISO 9000 version 2005 sur systèmes de management de la qualité : principes essentiels et vocabulaire
• Norme burkinabè de l’agriculture biologique
• Cahier des charges pour l’agriculture biologique au Sénégal
REMERCIEMENTS
MAPAH
IFOAM/OM4D
COLEACP
GIZ-ProDra
Giz-ProCIV
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NORME TOGOLAISE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Préambule
L'agriculture biologique selon IFOAM est un système de production qui maintient et améliore la santé
des sols, des écosystèmes et des personnes. Elle s'appuie sur des processus écologiques, la biodiversité
et des cycles adaptés aux conditions locales, plutôt que sur l'utilisation d’intrants ayant des effets
adverses. L’agriculture biologique allie tradition, innovation et science au bénéfice de l’environnement
commun et promeut des relations justes et une bonne qualité de vie pour tous ceux qui y sont impliqués.
Ces principes sont les bases à partir desquelles l’Agriculture Biologique croît et se développe. Ils
expriment la contribution que l’Agriculture Biologique peut apporter au monde, et une vision pour
améliorer toute l’agriculture dans le contexte international.
L’agriculture est une des activités humaines les plus fondamentales puisque toute personne devra se
nourrir quotidiennement et elle retrace nos histoire, culture et valeurs collectives. En général,
l’agriculture se pratique par les hommes qui entretiennent le sol, l’eau, les plantes, et les animaux afin
de produire, de préparer et de distribuer la nourriture et les autres biens en se basant sur le principe
d’interaction de l’homme avec les paysages vivants.
Ainsi les principes particuliers de l’Agriculture Biologique servent à inspirer le mouvement Biologique
dans toute sa diversité. Ils guident les prises de position, les programmes et les règles élaborées par
IFOAM. Ils sont, de plus, présentés en vue de leur adoption dans le monde entier. L'agriculture
biologique est basée sur
— Le Principe de Santé
— Le Principe d'Ecologie
— Le Principe d'Equité
— Le Principe de Précaution
Chaque principe est exprimé par un énoncé suivi d’une explication. Les principes doivent être utilisés
dans leur globalité. Ils ont été composés comme des principes éthiques afin d’inspirer l’action.

Le principe de santé
L’agriculture biologique devrait soutenir et améliorer la santé des sols, des plantes, des animaux, des
hommes et de la planète, comme étant une et indivisible.
Ce principe souligne que la santé des individus et des communautés ne peut être séparée de la santé
des écosystèmes – un sol sain produit une récolte saine qui favorise la santé des animaux et des
personnes.
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La santé est la globalité et l’intégrité des systèmes vivants. Ce n’est pas seulement l’absence de
maladies, mais le maintien d’un bien-être physique, mental, social et écologique. L’immunité, la
résistance et la régénération sont les caractéristiques clefs de la santé.
Le rôle de l’agriculture biologique, que ce soit en production, en préparation, en transformation, en
distribution ou en consommation, est de soutenir et d’améliorer la santé des écosystèmes et des
organismes, du plus petit dans le sol jusqu’aux êtres humains. En particulier, l’Agriculture Biologique
est destinée à produire des aliments de haute qualité, qui sont nutritifs et qui contribuent à la
prévention des maladies et au bien-être. En conséquence, elle se devrait d’éviter l’utilisation de
fertilisants, de pesticides, de produits vétérinaires et d’additives alimentaires qui peuvent avoir des
effets pervers sur la santé.

Le principe d'écologie
L'agriculture biologique devrait être basée sur des systèmes et cycles écologiques vivants, s’accorder
avec eux, les imiter et les aider à se maintenir.
Ce principe enracine l'agriculture biologique dans les systèmes écologiques vivants. Il affirme que la
production devra être basée sur des procédés écologiques et recyclage. La nutrition et le bien-être se
manifestent à travers l’écologie de l’environnement spécifique de la production. Par exemple, dans le
cas des cultures, c’est le sol vivant; pour les animaux c’est l’écosystème de la ferme, pour les poissons
et les organismes marins, c’est l’environnement aquatique.
Les systèmes culturaux, pastoraux et de cueillettes sauvages biologiques devraient s’adapter aux
cycles et aux équilibres écologiques de la nature. Ces cycles sont universels mais leur manifestation
est spécifique à chaque site. La gestion biologique devra s’adapter aux conditions, à l’écologie, à la
culture et à l’échelle locales. Les intrants devraient être réduits par leur réutilisation, recyclage et une
gestion efficiente des matériaux et de l’énergie de façon à maintenir et améliorer la qualité
environnementale et à préserver les ressources.
L’Agriculture Biologique devrait atteindre l’équilibre écologique à travers la conception des systèmes
de cultures, la mise en place des habitats et de l’entretien de la diversité génétique et agricole. Ceux
qui produisent, préparent, transforment, commercialisent ou consomment des produits biologiques
devraient protéger et agir au bénéfice de l’environnement commun, incluant le paysage, le climat,
l’habitat, la biodiversité, l’air et l’eau.

Le principe d’Equité
L’agriculture biologique devrait se construire sur des relations qui assurent l’équité par rapport à
l’environnement commun et aux opportunités de la vie.
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L’équité est caractérisée par l’intégrité, le respect mutuel, la justice et la bonne gestion d’un monde
partagé, aussi bien entre les personnes que dans leurs relations avec les autres êtres vivants.
Ce principe souligne que ceux qui sont engagés dans l’agriculture biologique devraient entretenir et
cultiver les relations humaines d’une manière qui assure l’équité à tous les niveaux et pour tous les
acteurs – producteurs, salariés agricoles, préparateurs, transformateurs, distributeurs, commerçants
et consommateurs. L’Agriculture Biologique devrait fournir une bonne qualité de vie à chaque
personne engagée et contribuer à la souveraineté alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Elle
vise à produire en suffisance des aliments et d’autres produits, de bonne qualité.
Ce principe insiste sur le fait que les animaux devraient être élevés dans les conditions de vie qui
soient conformes à leur physiologie, à leurs comportements naturels et à leur bien-être.
Les ressources naturelles et environnementales qui sont utilisées pour la production et la
consommation devraient être gérées d’une façon qui soit socialement et écologiquement juste et en
considération du respect des générations futures. L’équité demande à ce que les systèmes de
production, de distribution et d’échange soient ouverts, équitables et prennent en compte les coûts
environnementaux et sociaux réels.

Le principe de précaution
L’Agriculture Biologique devrait être conduite de manière prudente et responsable afin de protéger la
santé et le bien-être des générations actuelles et futures ainsi que l’environnement.
L’Agriculture Biologique est un système vivant et dynamique qui répond aux demandes et aux
conditions internes et externes. Les acteurs de l’Agriculture Biologique peuvent améliorer l’efficacité
et augmenter la productivité, mais ceci ne devrait pas se faire au risqué de mettre en danger la santé
et le bien-être. Par conséquent, les nouvelles technologies ont besoin d’être évaluées et les méthodes
existantes révisées. Compte tenu de la connaissance incomplète des écosystèmes et de l’agriculture,
les précautions doivent être prises
Ce principe établit que la précaution et la responsabilité sont les points clef des choix de gestion, de
développement et de technologie en Agriculture Biologique. La science est nécessaire pour s’assurer
que l’agriculture Biologique est saine, sans risque et écologique. Néanmoins, la connaissance
scientifique seule n’est pas suffisante.
L’expérience pratique, la sagesse et le savoir traditionnels et indigènes accumulés offrent des
solutions valables et éprouvées par le temps. L’Agriculture Biologique devrait éviter de grands risques
en adoptant des technologies appropriées et en rejetant les technologies imprévisibles, telles que le
génie génétique. Les décisions devraient refléter les valeurs et les besoins de tous ceux qui pourraient
être concernés, au travers de processus transparents et participatifs.
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NORME TOGOLAISE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Chapitre I : Objectif, Domaines d’Application et Définitions


Article 1 : Objectif
Il s’agit de mettre en place des procédures efficientes permettant de définir le fonctionnement du SPG en
tant qu’outil de développement des marchés locaux biologiques au TOGO, mais également de donner
confiance aux consommateurs locaux sur la démarche engagée consistant à garantir la qualité des
produits via le « LABEL BioSPG TOGO. »
Article 2 : Domaine d’Application
La présente norme définit les exigences et procédures pour la production et la certification biologique au
Togo. Elle s’applique à la production végétale, apiculture, animale, halieutique, la cueillette des produits
sauvages, la transformation, le stockage et conservation, l’étiquetage et distribution des produits issus de
ces activités.
Article 3 : Définitions
Article 3-1 : Agriculture biologique
L'agriculture biologique est un système de production qui maintient et améliore la santé des sols, des
écosystèmes et des personnes. Elle s'appuie sur des processus écologiques, la biodiversité et des cycles
adaptés aux conditions locales, plutôt que sur l'utilisation d’intrants ayant des effets adverses.
L’agriculture biologique allie tradition, innovation et science au bénéfice de l’environnement commun et
promeut des relations justes et une bonne qualité de vie pour tous ceux qui y sont impliqués.
Article 3-2 : Système participatif de garantie
C’est un système d’assurance qualité avec une orientation locale. Ils certifient les producteurs en
s’appuyant sur la participation active des acteurs et sont basés sur la confiance, les réseaux sociaux et
l’échange de connaissances.
Article 3-3 Certification
La procédure par laquelle un producteur ou un groupe de producteurs reçoit une garantie écrite et fiable,
précisant qu’un processus clairement identifié a été méthodiquement appliqué afin d’évaluer que le
producteur produit, selon les cahiers des charges ou les exigences spécifiques, des produits spécifiés.
Article 3-4 : Certification SPG :
Certification alternative à la certification tierce, conduite par les producteurs et les consommateurs dans
le but de garantir la conformité de la qualité biologique des produits agricoles mis sur le marché en se
conformant à la présente norme établie.
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Article 3-5 : Certificat SPG


Document délivré par l’Association Nationale pour l’Agriculture Biologique au Togo (ANA-BIO TOGO) à
travers son organe compétent à un opérateur, qui atteste que celui-ci adhère et respecte les exigences
de certification selon le Système Participatif de Garantie. C’est le certificat d’utilisation de la marque ou
du Label BioSPG Togo.
Article 3-6 : Label
Ensemble de caractéristiques permettant d’attester de la qualité d’un produit ; C’est aussi un signe
d’identification qui signale au consommateur la provenance, la démarche effectuée pour obtenir le
produit/denrée agricole.
Article 3-7 : Marque de certification
Elément accordé à des produits offerts sur un marché par les producteurs/transformateurs ou des
distributeurs qui respectent une norme définie. Elle peut être utilisée par quiconque respecte les
exigences définies par le détenteur de la marque. Son adhésion (enregistrement) étant soumise à une
exigence de « compétence de certifier » et de contrôler la conformité des produits visés par l'entité qui
éprouve le besoin de l’exploiter.
Article 3-8 : Conformité
La conformité signifie le respect d’une règle, par exemple, un cahier des charges, une politique, une
norme, un standard ou une loi.
Article 3-9 : Norme
Ensemble de références à application volontaire, proposant des solutions techniques et des méthodes
commerciales qui permettent de simplifier les relations contractuelles ; C’est aussi un document établi par
consensus et approuvé, qui fournit pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes
directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d’ordre
optimal dans un contexte donné.
Article 3-10 : Étiquetage
Les mentions, indications, marques de fabrique ou de commerce, images, logos ou signes figurant sur
tout emballage, document, écriteau, étiquette, bague ou collerette accompagnant un produit biologique.
Article 3-11 : Producteur / Paysans
Dans le présent document, le terme producteur est utilisé pour décrire les paysans et dans certains cas
il peut inclure les petits transformateurs ou les artisans. Dans la plupart des SPG, les matières premières
utilisées pour la transformation sont produites par les paysans et leurs familles ou par d’autres
producteurs SPG au sein de la même communauté.
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Article 3-12 : Consommateurs


Les consommateurs qui adhérent à un SPG peuvent être des individus ou pourraient se faire représenter
par une association de consommateurs.
Article 3-13 : Système de contrôle interne
Le SCI s’inscrit dans un système d’assurance qualité documenté. Il permet à l’organisme extérieur de
certification de confier l’évaluation annuelle de chaque membre du groupe à une unité identifiée au sein
de ce même système d’assurance qualité.
Article 3-14 : Marchés locaux et nationaux
Ces marchés se trouvent à l’intérieur des frontières nationales. En général, local fait référence aux
marchés où un producteur peut avoir un lien direct avec les consommateurs, alors que national est un
terme plus large, qui peut inclure la commercialisation plus lointaine et moins directe (via un
intermédiaire).
Article 3-15 : Système d’assurance qualité
Le système fournissant les preuves concrètes que les exigences spécifiques liées à un produit et / ou au
processus de production sont respectées et contrôlées d’une manière cohérente.
Article 3-16 : Evaluation par des pairs (Peer review)
Un processus selon lequel les personnes dans des situations similaires (il s’agit ici des petits producteurs)
évaluent les pratiques de productions de leurs pairs. Le processus peut être formel ou informel.
Article 3-17 : Contrôle
Examen méthodique des produits transformés ou non, le stockage, conditionnement, étiquetage et
distribution de façon à vérifier qu’ils sont conformes aux exigences spécifiées dans la norme établie.
Article 3-18 : Contrôle mutuel ou Autocontrôle :
Contrôle effectué au sein d’une organisation par les membres de ladite entre eux, dans un rayon
déterminé.
Article 3-19 : Opérateur
Personne morale ou physique qui produit, transforme des denrées agricoles visées en vue de leur mise
au marché, à qui revient le devoir d’assurer leur qualité
Article 3-20 : Auxiliaire de transformation
Toute substance (à l’exclusion de tout appareil ou instrument) qui n'est pas normalement consommée
comme ingrédient alimentaire en soi et qui est utilisée dans la transformation des matières premières,
des denrées alimentaires, ou d'ingrédients pour répondre à un certain objectif technologique pendant le
traitement ou la transformation et qui peut avoir pour résultat la présence de résidus ou des dérivées dans
le produit fini.
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Article 3-21 : Ingrédient


Toute substance y compris un additif alimentaire, utilisée dans la fabrication ou la préparation d’un aliment
et de produits non comestibles et présente dans le produit fini (bien que probablement sous une forme
modifiée).
Article 3-22 : Commercialisation
La détention ou l'exposition en vue de la vente, la mise en vente, la vente, la livraison ou tout autre mode
de mise dans le commerce.
Article 3-23 : Conventionnel
Tout matériel, production ou pratique de transformation, stockage et de conservation qui n’est ni
biologique ni « en conversion biologique ».
Article 3-24 : Génie génétique
Ensemble de techniques issus de la biologie moléculaire (telles que l’ADN recombinant) par lesquelles le
matériel génétique des plantes, des animaux, des microorganismes, des cellules ou de tout autre unité
biologique est modifié d’une manière ou avec des résultats qui n’auraient pas pu être obtenus par les
méthodes de reproduction naturelle ou recombinaison génétique naturelle. Les techniques du génie
génétique incluent, entre autres : l’ADN recombinant, la fusion cellulaire, la micro-injection ou macro-
injection, et l’encapsulation. Les organismes issus de techniques telles que la conjugaison, la transduction
et l’hybridation naturelle ne sont pas considérés comme des OGM.
Article 3-25 : Irradiation (ou radiation ionisante)
Traitement des produits d’alimentation par moyen des rayons gammas, rayons-x ou électrons accélérés
capables de changer la structure moléculaire de la nourriture en vue de contrôler des contaminants
microbiens, des pathogènes, des parasites et des insectes nuisibles dans les aliments, en conservant
ces derniers ou en inhibant des procédés physiologiques tels que la germination ou le mûrissage.
Article 3-26 : Organisme de contrôle et de certification
Organisme qui procède au suivi et au contrôle des exploitations ou unités depuis l’engagement de
l’opérateur jusqu’à la commercialisation du produit fini. Il s’assure de l’application des dispositions du
cahier des charges relatives à la production végétale et animale et à la préparation et qui garantit la qualité
biologique des produits. Ce terme comprend les systèmes participatifs de garantie.
Article 3-27 : Organisme génétiquement modifié (OGM)
Une plante, un animal, ou un micro-organisme issu du génie génétique.
Article 3-28 : Période de conversion
Le temps entre le début de la gestion biologique (application complète des pratiques de l’agriculture
biologique) et le moment où les récoltes sont qualifiées de biologique.
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Article 3-29 : Production parallèle


Toute production dans laquelle la même unité de production cultive, manutentionne ou transforme les
mêmes produits dans les deux systèmes : biologique et non biologique. Une situation dans laquelle on a
une production biologique et une production en conversion d’un même produit est aussi qualifiée de
production parallèle.
Article 3-30 : Productions végétales
Les opérations effectuées dans l'exploitation agricole visant l'obtention, le conditionnement et le premier
étiquetage en tant que produits végétaux de l'agriculture biologique.
Article 3-31 : Produit biologique
Produit qui a été produit, transformé et manutentionné en conformité avec ce cahier des charges, ou un
cahier des charges reconnu comme équivalent.
Article 3-32 : Rotation des cultures
La pratique d'alterner les espèces ou les familles de cultures annuelles et/ou bisannuelles cultivées dans
un champ de façon à briser le cycle des mauvaises herbes, des ravageurs.
Article 3-33 : Engrais vert
Culture incorporée dans le sol pour des raisons d'amélioration de ce dernier et qui peut inclure les
cultures, plantes ou mauvaises herbes spontanées.
Article 3-34 : Pesticide synthétique
Produit synthétique (fabriqué par des procédés chimiques et dont issus les matières premières ne
sont pas naturelles) destiné à empêcher, à éliminer ou à contrôler les parasites animaux et végétaux
des cultures.
Article 3-35 : La conversion
Elle correspond à la phase de transition entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. Elle
débute au moment où les pratiques commencent à devenir rigoureusement conformes aux règles de
production biologique, partant ainsi de l’agriculture conventionnelle en allant vers l’agriculture biologique.
Article 3-36 : Traçabilité
Capacité à suivre le mouvement d'un aliment à travers l'(es) étape(s) déterminées de la production,
de la transformation et de la distribution.
Article 3-37 : Modal
C’est une fibre d’origine naturelle obtenue par filage de fibres de cellulose de bois
Article 3-38 : Homéopathie
Méthode thérapeutique qui consiste à administrer à doses infinitésimales des remèdes capables, à doses
élevées, de produire des symptômes semblables à ceux de la maladie à combattre.
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CHAPITRE II : Exigences pour la production biologique


Article 4 : Les Exigences générales
Article 4-1 : Dispositions générales
Les exigences de la présente norme doivent s'appliquer à toutes les catégories de production
biologique et à tous les opérateurs. Il incombe à tous les opérateurs (producteurs, transformateurs
et distributeurs) engagés dans la certification SPG de respecter les procédures de contrôle et de
certification définies par la norme appliquée.
Article 4-2 : Comité Nationale d’Evaluation de la Conformité (CNEC)
Les compétences en matière de certification sont conférées à travers un organe interne de
certification de l’opérateur (producteur, transformateur ou distributeur) appelé : Comité Nationale
d’Evaluation de la Conformité (CNEC) par l’ANA-BIO TOGO qui veille à la bonne gestion du
LABEL BioSPG Togo (marque). L’ANA BIO TOGO à CNEC, doit effectuer à une fréquence
déterminée, des contrôles auprès des opérateurs (production, transformation et distribution) ayant
adhérés au Système Participatif de Garantie. Il est composé de 7 membres qui sont nommés sous
proposition par le BE de l’ANA-Bio Togo, ils ont un mandat de 3 ans renouvelable une seule fois.
Article 4-3 : Comité de Certification Locale (CCL)
Il s’agit d’un organe mis en place par les opérateurs eux-mêmes qui s’occupe de gestions, suivi et
contrôle des activités de l’opérateur et centralise aussi toutes les informations et données. Il est géré
fondamentalement par les opérateurs mais travaille en collaboration avec le Comité Nationale
d’Evaluation de la Conformité (CNEC) en vue de faciliter le travail sur le terrain.
L’ANA-BIO TOGO à travers le CNEC et CCL, tiennent une liste actualisée des producteurs,
distributeurs et des produits certifiés. Cette liste doit être rendue disponible à la demande suivant
les cas.
Article 5 : Documentation et transparence
Article 5-1 : Prises de décisions
Les prises de décisions pour le contrôle et la certification à tous les niveaux du système doivent être
documentées. Une coordination efficace doit être assurée entre d’une part, par le Comité Nationale
d’Evaluation de la Conformité (CNEC) de l’ANA-BIO TOGO et d’autre part le comité de certification
locale (CCL) de l’opérateur.
Article 5-3 : Acceptation du certificat
L’acceptation d’un opérateur est accompagnée par la délivrance d’un certificat qui lui confère le droit
d’utiliser la marque pour les produits à mettre sur le marché.
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Article 5-4 : Gestion de contentieux liés au certificat


L’opérateur en cas de difficultés ou d’autres situations non prévues pouvant compromettre son activité
biologique doit impérativement adresser une note par écrit, dans un délai raisonnable au CNEC en
soulignant les motifs de ces problèmes.
Les distributeurs de denrées biologiques doivent s’assurer que celles-ci proviennent des producteurs en
conformités avec les exigences de la norme BioSPG Togo.
Article 6 : Gestion durable de la biodiversité
Article 6-1 : Conditions de biodiversité biologique
Les pratiques agricoles de l’opérateur ne doivent pas contribuer à la pollution des eaux et des sols, à
l'épuisement des ressources et à la destruction des habitats et de la biodiversité. L’opérateur doit
maintenir la biodiversité biologique sur son exploitation biologique en vue de contribuer à :
i. l'entretien des équilibres écologiques locaux et globaux,
ii. la stabilité de la production d'oxygène atmosphérique et du climat global,
iii. la formation et la stabilité des sols,
iv. le cycle entretenu des éléments,
v. l'offre d'habitat pour toutes les espèces.
Article 6-2 : Gestion écosystémique de la biodiversité biologique
i. La diversité dans la production de plantes, la matière organique, la fertilité du sol, l’activité
microbienne et la santé du sol et de la plante doit être stimulée par la rotation des cultures,
l’association des cultures, l'agroforesterie et autres mesures appropriées. Pour les cultures
annuelles, la rotation des cultures doit être pratiquée.
ii. Pour les cultures pérennes, d’autres plantes de couverture doivent être cultivées en cultures
intercalaires/associées au lieu d’être des monocultures.
iii. L'opérateur est encouragé à utiliser et à conserver des races, des variétés et des espèces de
plantes et d'animaux indigènes ou endémiques.
iv. Le désherbage par le feu doit être limité et contrôlé pour protéger la matière organique et la
biodiversité.
v. Les barrières naturelles telles que les haies, les chemins et les fossés devraient être
encouragées car servent de couloirs importants de la faune à travers le terrain agricole, aident
à maintenir un équilibre écologique entre différentes espèces et joue un rôle : pour
l'alimentation : chaînes alimentaires maillées en réseau (baies, plantes, insectes, oiseaux,
carnivores), pour la reproduction : nidification, ponte et élevage des jeunes, pour le refuge :
protection et habitat, pour la mobilité : échange entre population à travers les corridors.
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Article 6-3 : Autres dispositions de la biodiversité


i. Les services rendus par la biodiversité biologique doivent être à différentes échelles (parcelle
cultivée, parcelles adjacentes et à l'échelle plus large du paysage.)
ii. Les terres en jachère ou cultivées (sans intrants chimiques) doivent être écologiquement
riches, les abords des champs (en culture extensive) écologiquement diversifiés.
iii. L’opérateur n’entreprend pas d’actions qui affectent négativement les zones à haute valeur de
conservation (écosystèmes naturels). Le déboisement est notamment interdit dans le cadre
de l’extension des cultures bio, il doit démontrer une attention particulière à la protection de la
biodiversité sur l’ensemble de sa ferme.
iv. Les écosystèmes primaires culturellement ou légalement protégés, tels que les forêts
primaires et les zones humides, ne doivent pas être coupés ou drainés dans le but d’exploiter
ces terres de façon biologique selon cette norme à moins que des mesures de compensation
par reboisement responsable sont clairement identifiés et applicables. Dans la mesure du
possible et suivant les cultures et les conditions, des arbres doivent être présents dans les
champs.
Article 7 : Gestion durable de l’eau
Article 7-1 : Gestion intégrée des ressources d’eau (IWRM)
i. L'intégration de la gestion de l'eau à usage agricole à la gestion intégrée des ressources d'eau
(IWRM) en se fondant sur le principe que l'eau fait partie intégrante de l'écosystème, et qu'elle
est une ressource naturelle et un bien social et économique qui doit être protégé.
ii. L’opérateur doit s’assurer que les ressources en eau sont utilisées durablement. Il doit prendre
des mesures appropriées pour empêcher une utilisation abusive et impropre de l’eau, et n’utiliser
dans la mesure du possible que les techniques tendant à économiser l’eau.
iii. Les voies d’eau, étangs, sources, fosses, marécages, bas-fonds et autres zones riches en eaux
qui ne sont pas utilisées en agriculture ou aquaculture intensives.
iv. Des mesures pertinentes doivent être prises pour empêcher ou remédier à la salinisation du sol
et de l'eau.
v. L'opérateur ne doit pas réduire ou exploiter excessivement les ressources en eau et doit chercher
à préserver les ressources en eau et la qualité de l’eau. Là où c’est nécessaire, l'opérateur doit
recueillir ou conserver l'eau de pluie.
Article 7-2 : Lutte contre la dégradation de la ressource en eau
vi. L’opérateur doit mettre en œuvre des mesures de lutte contre l’érosion du sol, et la dégradation
des ressources en eau. Des mesures antiérosives appropriées doivent être prises pour empêcher
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l’érosion du sol et assurer la conservation du sol et pour empêcher la salinisation. L’opérateur


devra notamment réaliser des aménagements antiérosifs (brise-vent, haies vives, diguettes
filtrantes, etc.) pour protéger les sols de l’érosion éolienne et pluviale lorsque celle-ci est une
menace.
vii. La conservation du sol doit faire partie intégrante du système d'agriculture biologique. Afin de
lutter contre l'érosion éolienne et pluviale, l'opérateur doit prendre des mesures appropriées
aux conditions locales spécifiques du climat, du sol, de la pente et de l’utilisation des terres.
Les exemples sont l'usage des brise-vent, des couvertures du sol, des plantes de couverture,
les techniques culturales simplifiées, la mise en jachère (avec couverture végétale), le
paillage, les terrasses et la plantation des contours.
Article 8 : Gestion, restauration et conservation de la fertilité du sol
Article 8-1 : Conservation de la fertilité du sol
i. Pour les cultures pluriannuelles et annuelles, les rotations et associations de culture doivent être
aussi variées que possible et viser à : réduire les risques d’érosion du sol grâce aux plantes de
couverture, maintenir la fertilité du sol grâce aux engrais verts et légumineuses, et réduire les
mauvaises herbes, les ravageurs et les maladies grâce aux associations positives et aux
rotations entre les différentes familles de plantes.
ii. L’opérateur devra élaborer un plan de rotation et d’assolement avant chaque début de campagne
avec l'usage approprié des nutriments et leur recyclage, une rotation de culture appropriée, et
des efforts pour minimiser des pertes en nutriments doivent être mis en œuvre.
iii. L’opérateur doit, par son programme de fertilisation, viser à maintenir et accroître la fertilité et
l’activité biologique du sol. Des quantités suffisantes de matière organique doivent être
retournées dans le sol pour améliorer ou, au moins, maintenir la teneur d’humus à long terme.
iv. Les engrais d'origine minérale doivent être utilisés sous la forme dans laquelle ils sont
naturellement composés et extraits. Ils ne doivent pas être rendus plus solubles par le traitement
chimique, autre que l'addition de l'eau. Les engrais minéraux peuvent être seulement utilisés pour
les besoins de fertilité à long terme avec d’autres techniques telles que l’addition de matière
organique, des engrais verts, la rotation de cultures et la fixation d'azote par les plantes.
Article 8-2 : Apport et restauration de la fertilité du sol
i. Les engrais et amendements approuvés pour usage en agriculture biologique selon les Règles
de base de l'IFOAM ou CAC GL32 peuvent être utilisés. Les engrais et amendements d'origine
naturelle peuvent être utilisés à moins qu'ils ne soient énumérés dans l'Annexe 1. Les engrais et
amendements d'origine synthétique peuvent être utilisés s’ils sont énumérés dans l'Annexe 1.
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ii. Dans le cas où la matière organique produite par l’exploitation est en quantité insuffisante ou
déficiente en éléments essentiels, l’opérateur bio peut acquérir des matières organiques en
dehors de son exploitation à condition que : ces matières organiques soient issues d’exploitations
biologiques, ou les fumures issues d’élevages conventionnels soient compostées avant leur
application, ou les biofertilisants vendus sur le marché soient approuvés par (CNEC)l’organisme
de contrôle le SPG.
iii. Les engrais minéraux non synthétiques et les engrais biologiques apportés de l’extérieur de la
ferme doivent être considérés comme des éléments d’appoint. Seuls les substances listées en
Annexe 1 sont autorisées comme engrais et amendements.
iv. Les engrais et amendements commerciaux doivent toujours être approuvés par (CNEC)
l’organisme de contrôle SPG avant tout achat et utilisation, même lorsqu’ils sont vendus en tant
qu’intrants « utilisables en agriculture biologique », car il peut parfois s’agir d’informations
inexactes et il appartient au SPG d’établir la conformité de ces produits avec ce cahier des
charges.
Article 8-3 : Autres exigences de la gestion de la fertilité du sol
i. Les engrais minéraux doivent être utilisés dans leurs compositions naturelles et ne doivent pas
subir des traitements chimiques pour acquérir plus de solubilité. Tous les engrais azotés
synthétiques y compris l’urée, NPK sont interdits. L’utilisation de nitrate de sodium est strictement
interdite dans la production bio.
ii. La culture hydroponique ou toutes autres formes de cultures ne reposant pas sur des systèmes
basés sur le sol ne sont pas autorisés dans la production bio.
iii. Le nettoiement du sol au moyen du feu (brûlis) est strictement interdit. Éviter rigoureusement les
pratiques de brûlis. La dénudation du sol par ramassage des résidus de récoltes est interdite sauf
pour les composter et réutiliser et sauf en cas de maladies pour éviter à la propagation.
iv. L’opérateur doit conserver les emballages ou factures de tout engrais / amendement acheté dans
le commerce en disposant d’un cahier ou registre de gestion du site biologique.
Article 9 : Gestion des risques de contamination
i. Le traitement d'animaux contre les tiques et autres ectoparasites doit être administré de
façon à ce que le risque de contamination des terres cultivées soit minimisé.
ii. Toutes les mesures appropriées doivent être prises pour éviter la contamination apparente
ou substantielle par les pesticides, que ce soit de l’extérieur ou à l’intérieur de l’exploitation
par voie de dérivations par le vent, de drainage ou d’irrigation. Cela implique une
démarcation claire faite par l'opérateur en mettant en œuvre des barrières et des zones
tampons suffisantes pour éviter ou limiter la contamination définie entre les champs
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biologiques et conventionnels, l'opérateur doit éviter d'utiliser des produits chimiques non
autorisés qui peuvent nuire à la santé humaine ou à l’environnement.
iii. L’opérateur doit installer une haie vive ou bandes herbeuses entre les parcelles conduites
en bio et les parcelles conventionnelles traitées par des substances non-autorisées en bio.
iv. Les machines, équipements et outils utilisés pour l’application de pesticides et d’engrais
dans des zones de l’exploitation non concernées par la reconversion doit être proprement
nettoyé et libéré de tout résidu avant son utilisation pour appliquer des substances
autorisées dans les zones occupées par l’agriculture biologique. Cependant, l’équipement
d’épandage, en particulier, doit être utilisé exclusivement dans les exploitations biologiques.
v. Le producteur ne doit pas laisser trainer des déchets plastiques sur et aux abords des
parcelles ou exploitations bio. Ces déchets ne doivent pas non plus être brûlés ou ensevelis
sur les parcelles biologiques.
Article 10 : Organismes génétiquement modifiés (OGM) et nano-matériels
i. L’utilisation de semences OGM, de végétaux et de matériaux végétaux transgéniques (OGM)
n’est pas autorisée en agriculture biologique. Les OGM ne doivent pas être utilisés sur les
exploitations qui sont en conversion vers la production biologique.
ii. Il est également interdit d’utiliser ou d’introduire dans le système de production ou de
transformation, même par négligence ou inattention, des OGM ou leurs dérivés, y compris pour
les intrants de la ferme tels que les engrais et matériels de protection des cultures.
iii. L’utilisation de nano matériels est interdite dans la production bio et les systèmes de
transformation y afférant.
iv. La source des intrants, auxiliaires de transformation et ingrédients doit être vérifiée sur au moins
une étape en arrière dans la chaîne biologique où ils sont produits pour vérifier s'ils ne sont pas
dérivés des OGM.
Article 11 : Gestion des insectes, maladies, adventices et de la croissance
Article 11-1 : Pratiques naturelles pour la protection des cultures
i. Les systèmes d’agriculture biologique doivent être conduits d’une manière qui garantit une forte
réduction des pertes dues aux ravageurs, aux maladies et aux mauvaises herbes. Les ennemis
naturels des ravageurs et des maladies doivent être protégés par une bonne gestion des habitats
et l’encouragement de haies vives, lieux de nidification, etc.
ii. La lutte contre les mauvaises herbes se fait par un certain nombre de techniques culturales
préventives qui limitent leur développement. Les rotations adaptées, un programme équilibré de
fertilisation, une préparation précoce des semis, un creusage précoce, des trous, l’utilisation du
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paillis et la lutte mécanique n’en sont que quelques exemples. Les méthodes physiques sont
permises, de même que l’allopathie.
iii. Les ingrédients actifs d'origine naturelle, d'origine synthétique contenus dans les intrants contre
les ravageurs, les maladies et les mauvaises herbes ou dans les inhibiteurs de croissance
peuvent être utilisés à moins qu'ils soient énumérés dans l'Annexe1.
iv. Les méthodes physiques ou mécaniques, culturales et biologiques de lutte contre les ravageurs,
les maladies et les mauvaises herbes, y compris l'application de la chaleur peuvent être utilisées.
v. Dans le cas où les pratiques ci-dessus ne sont pas suffisantes, l’opérateur doit utiliser des
substances pour la gestion des ravageurs et maladies et mauvaises herbes approuvées pour
usage en agriculture biologique selon les règles de base de l'IFOAM/appendix ou des produits
listés à l’Annexe1.
Article 11-2 : Autres pratiques pour la protection des cultures
i. L’opérateur bio ne doit pas utiliser des produits chimiques qui peuvent nuire à la santé humaine
ou à l’environnement. Les co-formulants (ex. inertes et synergistes) dans les intrants
commerciaux utilisés ne doivent pas être cancérigènes, mutagènes, tératogènes ou
neurotoxiques.
ii. Les intrants commerciaux pour la protection des cultures et les activateurs de croissance doivent
toujours être approuvés par la norme SPG du Togo avant tout achat et utilisation, même lorsqu’ils
sont vendus en tant qu’intrants « utilisables en agriculture biologique », car il peut parfois s’agir
d’information inexacte et il appartient au SPG d’établir la conformité de ces produits avec ce
cahier des charges.
iii. Les ingrédients inactifs, tels que les agents transporteurs et mouillant ne doivent pas être des
substances cancérogènes, tératogènes, mutagènes ou des neurotoxines.
iv. L’opérateur doit conserver les emballages ou factures de tout intrant commercial pour la
protection des cultures acheté dans le commerce.
Article 12 : Production végétale
Article 12-1 : Critères de conversion
i. La date formelle de début de conversion vers l’agriculture biologique des parcelles débute au
plus tôt à la date d’engagement de l’opérateur au sein du programme SPG de l’ANA BIO.
ii. Attention, la conversion ne couvre pas d’éventuelles phases précédentes durant lesquelles un
agriculteur adopterait des techniques intermédiaires, proches de l’agrobiologie.
iii. La période de conversion est gérée par unité (parcelle) et doit faire l’objet d’un contrôle. Il est
donc indispensable d’informer le CNEC de l’ANA-BIO de tout projet de conversion de parcelle.
Une exploitation peut être convertie en une seule fois ou bien parcelle par parcelle.
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iv. Dans le dernier cas, le cahier des charges est appliqué dès le début sur les parcelles concernées
par la conversion. Les surfaces gérées suivant le cahier des charges s’agrandissent
progressivement.
Article 12-2 : Période de conversion et exigences liées à la conversion
i. La période de conversion, avant laquelle les produits peuvent être récoltés et commercialisés en
bio au Togo, est la suivante : au moins 12 mois avant la récolte pour les cultures annuelles mais
peut être réduite à 6 mois selon l’évaluation et l’appréciation du niveau de contamination et 24
mois avant la récolte pour les pluriannuelles ou pérennes.
ii. La période de conversion peut être prolongée en fonction de l'usage antérieur du sol (par
exemple : l’usage excessif de pesticides avec un risque de contamination des produits, et la
nature des contaminants).
iii. Nulle période de conversion n’est requise dans le cas d’une terre non encore cultivée et non
polluée qui passe dans un système d’agriculture biologique (friches ou jachères d’au moins de 2
ans).
iv. Cependant, pour pouvoir avoir accès au LABEL BioSPG, le producteur doit avoir convertit
l’ensemble de sa production végétale en bio (être en conformité complète avec ce cahier des
charges pour ses productions végétales).
Article 12-3 : Conversion de la ferme et production parallèle
i. Lorsque toute la ferme d’une exploitation n’est pas convertie, les parties biologiques, les parties
en conversion et les parties conventionnelles doivent être séparées et suffisamment distancés
et de façon continue avec une différenciation claire et nette. Et il n’est pas autorisé de cultiver
les mêmes spéculations sur les parties conventionnelles, en conversion et bio.
ii. L’alternance du mode de production biologique au mode de production classique
(conventionnelle), et vice versa, n’est pas permise sur un terrain converti à la production
biologique (tantôt biologique, tantôt conventionnel).
Article 13 : Collecte ou récolte des produits sauvages
i. L'opérateur doit récolter seulement les produits dans un périmètre clairement défini et identifié
pour la collecte où les pesticides synthétiques et autres substances qui ne sont pas permises
par ces normes n'ont pas été utilisés pendant au moins trois années avant la récolte.
ii. Le secteur de récolte devra être à une distance appropriée des fermes conventionnelles et
des sources de contamination.
iii. Les aires de collections sauvages ne doivent pas être compromises par des traitements
impropres ou des contaminations environnementales (il s’agit de contaminations qui
pourraient venir de terrains adjacents et contaminer accidentellement la zone de cueillette
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sans qu’elle ait été délibérément traitée). La zone de collecte ne doit pas avoir été exposée
aux substances prohibées pendant au moins 2 ans avant toute récolte des produits bio.
Article 14 : Semences, propagation de matériel végétal et de jeunes plants (pépinières)
i. L’opérateur doit utiliser autant que possible des semences et matériel végétal biologique.
Lorsque ces derniers ne sont pas disponibles, l’opérateur peut utiliser des semences
conventionnelles (non-traitée de préférence), à condition qu’elles ne soient pas OGM mais
toujours avec l’autorisation du CNEC.
ii. L’opérateur doit conserver les emballages ou factures des semences commerciales
achetées.
iii. L’opérateur peut développer un programme de multiplication et de conservation des
semences bio.
Article 15 : Justice sociale et équitable
i. Les employés et ouvriers doivent jouir des droits humains fondamentaux et des conditions de
travail favorables conformément aux conventions et lois nationales et internationales. Ils
doivent avoir des opportunités égales et des salaires égaux lorsqu’ils font un même travail sans
considération de couleur, nationalité, handicap, appartenance politique, race, origine sociale,
de confession religieuse, d'origine ethnique ou de sexe.
ii. L'opérateur ne doit pas recourir au travail forcé ou involontaire incluant le travail forcé ou pires
formes de travail des enfants en se basant sur les définitions de l’OIT, du BIT et de l’UNICE.
iii. A partir de 10 ans, les enfants peuvent participer au travail sous forme d’apprentissage dans
la mesure où cela ne perturbe ni leur scolarité, ni leur santé. Seules les taches les plus faciles
leur seront confiées avec l’accord de leur parent ou du tuteur légal et le temps d’apprentissage
n’excédera pas 5 heures par jour.
iv. Les employés, ouvriers temporaires et contractuels dans des opérations biologiques doivent
avoir la liberté de s’associer, le droit de s’organiser et de négocier collectivement.
v. L'opérateur doit mettre en œuvre des mesures adéquates de santé et de sécurité pour les
employés, les ouvriers et les contractuels. La personne humaine doit être respectée dans
toutes ses dimensions en garantissant l’intégrité physique et morale des personnes et en leur
assurant des conditions minimales de sécurité, d’hygiène et d’épanouissement sur leur lieu de
travail.
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NORME TOGOLAISE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE

CHAPITRE III : Exigences pour la Production Animale


Article 16 : Production animale
Article 16-1 : Exigences en production animale
i. L’opérateur doit s’assurer que les conditions de vie acceptables (logement inclus) sont données
aux animaux. Ceux-ci doivent être en mesure de vivre selon leurs comportements les plus
naturels.
ii. Toutes les techniques de gestion, singulièrement celles qui concernent les niveaux de production
et les vitesses de croissance, doivent tendre vers la bonne santé et le bien-être des animaux.
iii. Pour des raisons de bien être, la taille du cheptel ou de la basse-cour ne doit pas affecter
négativement les comportements naturels des bêtes.
iv. Les systèmes d’élevage sans terre ne sont pas autorisés. Les modes d’élevage nomades sont
autorisés en fonction du pastoralisme traditionnel développé au Togo.
v. Les petits mammifères doivent être élevés, en général, en utilisant le lait entier biologique. Dans
des situations d’urgence l’opérateur peut l’utiliser du lait conventionnel ou des substituts de lait à
condition qu’ils ne contiennent pas d’antibiotiques ou d’additifs synthétiques.
Article 16-2 : Animaux en conversion et introduits
i. Les élevage d’animaux et les animaux individuels introduits dans un troupeau doivent passer par
une période de conversion suivant le tableau ci-après :
Type de production Espèces Durée de la période de conversion
Vaches 12 mois
Volaille 45 jours
Production de Viande Lapins 45 jours
moutons, chèvres, porcs 3 mois
Production laitière toutes les espèces 3 mois
Production d’œufs toutes les espèces 45 jours
ii. Les animaux doivent être élevés de façon biologique dès la naissance. Là où le bétail biologique
n’est pas disponible, les animaux conventionnels peuvent être introduits, selon les limites d'âge
maximum suivantes :
- poussins âgés de deux jours pour la production de la viande ;
- poules de 18 semaines pour la production des œufs ;
- 2 semaines pour n’importe quelle autre volaille ;
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- 3 mois d’âge pour les porcelets ;


- 3 mois d’âge pour les veaux ;
- 3 mois d’âge pour les chèvres et moutons.
Les animaux plus âgés peuvent être introduits seulement pour la reproduction.
Article 16-3 : Production parallèle
Les produits d’un même type d'animal et ceux d’un même type de production dont les uns sont
produits de façon biologique et les autres de façon conventionnelle ou en conversion sur une même
ferme ne doivent pas être vendus comme biologiques à moins que la production ne soit faite d’une
façon qui tienne compte de la séparation claire et continue des productions biologiques et non
biologiques.
Article 16-4 : La gestion de l’environnement des animaux
i. Elle doit prendre en compte leurs comportements naturels et assurer suffisamment : de liberté
de mouvement ; d’air pur et aux pâturages suivant les types d’animaux et les saisons ; une
protection contre l’excès d’ensoleillement, des températures, de la pluie et du vent conformément
aux besoins des animaux ; assez d’espace de couchage et/ou de repos selon les besoins des
bêtes ; et un accès largement à l’eau potable et l’alimentation suivant les besoins des bêtes.
ii. La gestion des pâturages ou des animaux en général ne doit pas dégrader le sol, les pâturages
et les ressources en eau. Les animaux de troupeau ne doivent pas être gardés isolément, sauf
exception bien justifiée. Les enclos et abris doivent être régulièrement nettoyés.
iii. La gestion des animaux doit suivre le principe de santé positif, qui consiste en une approche
graduelle de prévention qui inclut : les vaccinations et les traitements antiparasites, uniquement
en cas de nécessité, ensuite les médicaments et traitements naturels, et enfin si c’est inévitable,
et le traitement avec les produits chimiques allopathiques.
iv. La gestion de l’exploitation doit favoriser au mieux l’intégration agriculture-élevage-sylviculture.
v. Les animaux doivent être élevés conformément aux bonnes pratiques d'élevage. Les animaux
doivent avoir un accès suffisant à l'air frais, à l’eau et aux aliments.
vi. Les animaux doivent bénéficier des conditions de vie et d’une gestion adaptées à leurs besoins
comportementaux naturels. Par exemple :
- Les cochons doivent disposer pouvoir fouiller.
- Les chèvres doivent avoir la possibilité d'escalader.
- Les poulets doivent avoir la possibilité de gratter et de prendre régulièrement des
bains de poussière.
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Article 16-5 : Animaux de trait


Les animaux de trait utilisés dans la production biologique des plantes, doivent être traités selon les
exigences relatives à la gestion des animaux (Article16-4). Les conditions de travail pour les animaux
de trait ne doivent pas être défavorables à la santé et au développement de l'animal.
Article 16-6 : Gestion des cas de maladies animales
i. L’utilisation prophylactique de médicaments allopathiques est interdite. Les vaccinations légales
sont autorisées.
ii. Les vaccinations ne doivent être appliquées que lorsque l’existence d’une maladie dans la région
est avérée et qu’il n’y a aucune possibilité de la prévenir par des techniques de gestion.
iii. Toutes les pratiques de gestion doivent concourir à une résistance maximale contre les maladies
et à la prévention des infections.
iv. Les médicaments et méthodes naturels, dont la médecine traditionnelle et l’homéopathie doivent
être encouragés. L’utilisation des savoirs traditionnels écologiques comme le « Modal » doit être
encouragée.
v. En cas de maladie, on doit chercher à en déceler la cause et à prévenir l’éruption de cas futurs
en changeant les pratiques de gestion.
vi. L’utilisation de médicaments allopathiques et d’antibiotiques est autorisée lorsqu’aucune autre
alternative n’est disponible. L'opérateur ne doit pas suspendre le traitement des animaux
malades ou blessés, même si l'usage de tels médicaments causerait à l'animal de perdre son
statut biologique.
vii. Lorsque des antibiotiques et autres médicaments synthétiques ont été utilisés, il faut attendre
que l’organisme de l’animal évacue les médicaments avant de commercialiser les produits de
l’animal en tant que produits biologiques. La période minimale d’attente doit être au minimum 2
fois la période requise pour le médicament administré, ou, à défaut, de 48 heures minimum.
viii. Les altérations physiques des animaux (mutilations) sont interdites, sauf les exceptions
suivantes: castration ; la pose d’anneaux, l’écornage (seulement pour des jeunes animaux), la
mise en place d’un anneau de museau (sauf pour les porcs), doivent être faites de façon à
minimiser la souffrance de l'animal. L'anesthésie doit être utilisée quand c’est approprié.
ix. Pour la reproduction L’insémination artificielle est autorisées, mais pas les transferts d’embryon
et le clonage.
x. L’utilisation d’hormones pour provoquer l’ovulation ou la naissance chez les animaux est interdite
à moins que des raisons médicales ne l’exigent.
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Article 16-7 : Gestion de l’alimentation animale


i. A chaque fois que possible, la totalité de l’alimentation doit provenir de l’exploitation ou à défaut
de la région ou du pays, en cas de force majeure s’il faut importer il est impératif de collaborer
avec le CNEC sur le processus.
ii. Les aliments doivent être fournis aux bêtes d’une manière qui respecte leur comportement naturel
alimentaire. L’alimentation doit être équilibrée, respecter les besoins nutritionnels des bêtes et
tenir compte d’un niveau de production et/ou d’un taux de croissance raisonnables de même que
de la bonne santé des bêtes, et chaque animal doit avoir accès au fourrage
iii. Les animaux doivent être nourris avec des aliments bio. L’opérateur peut utiliser des aliments
non bio pour nourrir ses animaux uniquement s’il n’a pas accès à des aliments bio, uniquement
à hauteur de 40% de la ration alimentaire et uniquement durant une période maximale de six (06)
mois, période au-delà de laquelle son élevage ne sera plus considéré comme bio.
iv. Les produits suivants ne peuvent en aucun cas faire partie ni être ajoutés aux aliments, ni être
donnés sous aucune forme aux animaux de la ferme: aminoacides, composés azotés (ex. urée),
promoteurs de croissance, stimulants, des stimulateurs d’appétit, agents colorants, ou toute
substance extraite par solvant. Les promoteurs de croissance ou stimulants synthétiques (qu’ils
soient implantés, ingérés ou injectés) sont prohibés.
v. Aucun agent de conservation chimique pour le fourrage n’est autorisé. Les produits suivants
peuvent être utilisés : bactéries, champignons et enzymes, sous-produits de l’industrie
alimentaire (mélasse), produits végétaux.
vi. Il est interdit de nourrir les animaux avec des produits d’abattages de la même espèce ou avec
des excréments quels qu’ils soient. Il est interdit de nourrir les ruminants avec des déchets
d’abattage et farines animales.
vii. Les vitamines concentrées et suppléments d’oligo-éléments, ne sont en règle générale, pas
admis s’ils sont synthétiques ou issus de sources non naturelles. Des exceptions peuvent être
faites en cas de déficiences alimentaires ou de problèmes spécifiques à l’exploitation.
viii. Pour assurer une connexion entre la production végétale et la production animale, au moins 60
% des aliments des animaux doivent être issus de la ferme elle-même ou être produits en
collaboration avec d’autres fermes biologiques.
ix. Les produits suivants ne doivent pas être utilisés dans les aliments des animaux d’élevage :
-la viande, os et autres déchets d'abattoir aux ruminants ;
-le fumier de poulet ou autre fumier animal aux ruminants ;
-aliment soumis à l'extraction de solvants (ex : l’hexane) ou à l'addition d'autres agents chimique ;
-Les acides aminés isolés ;
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-les promoteurs ou stimulants de croissance synthétiques ;


-les antibiotiques ;
-les stimulateurs d’appétit synthétiques ;
-les agents colorant artificiels ;
-les organismes génétiquement modifiés ou leurs sous-produits ;
-l'urée et autres composés d'azote synthétique.
x. Les conservateurs pour aliments ne doivent pas être utilisés sauf :
- les produits à base de plantes ;
- les déchets venant de l'industrie de l’alimentation (par exemple la mélasse) ;
- les bactéries, les mycètes et les enzymes.
xi. Les animaux peuvent recevoir des vitamines, des oligo-éléments et des suppléments issus
de sources naturelles. Les vitamines synthétiques, les minéraux et les suppléments peuvent
être utilisés seulement là où les aliments de sources naturelles manquent ou sont
insuffisantes en quantité et en qualité.
xii. Les jeunes mammifères doivent être nourris au lait maternel ou au lait entier biologique issu
de leur propre espèce. Les jeunes animaux doivent être autorisés à téter.
xiii. Là où le lait entier biologique n’est pas disponible, le lait entier conventionnel doit être utilisé.
Les remplacements de lait peuvent être utilisés seulement en cas urgents et ne doivent pas
contenir d'ingrédients listés en Annexe1.
xiv. Les animaux doivent être sevrés uniquement après un temps minimum qui tient compte du
comportement naturel et des besoins physiques de l'animal.
Article 16-8 : Gestion des parasites et des maladies
i. La prévention des maladies dans la production du bétail biologique doit être basée sur les
points suivants :
- Le choix de races ou de souches d'animaux appropriées ;
- l'application de pratiques d'élevage appropriées à chaque espèce, et qui encouragent une
résistance forte à la maladie et la prévention des infections ;
- l'usage d’aliments biologiques de bonne qualité, l'exercice régulier et l'accès au pâturage
ou aux gambades en plein air ;
- une densité appropriée de bétail.
ii. Si un animal tombe malade ou est blessé malgré les mesures préventives, il doit être soigné
rapidement et convenablement. Comme première option, les traitements phyto-
thérapeutiques et autres traitements alternatifs doivent être utilisés là où ils se sont avérés
efficaces dans la guérison des maladies ou la cicatrisation des blessures.
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iii. Un opérateur peut utiliser des médicaments vétérinaires synthétiques, des antibiotiques ou
des pesticides synthétiques seulement si les pratiques préventives et alternatives se sont
avérées peu efficaces dans la guérison des maladies ou la cicatrisation des blessures.
iv. L'opérateur ne doit pas suspendre le traitement des animaux malades ou blessés, même si
l'usage de tels médicaments causerait à l'animal de perdre son statut biologique.
v. Les traitements avec pesticides synthétiques ou médicaments vétérinaires contre les
parasites doivent être basés sur la connaissance des parasites et du traitement chimique à
utiliser.
vi. Tous les traitements avec les pesticides synthétiques ou les médicaments vétérinaires contre
les parasites doivent être documentés.
vii. Les délais d’attente après traitement des animaux avec médicaments vétérinaires
synthétiques, antibiotiques ou pesticides synthétiques ne doivent pas être inférieures au
double de la période exigée par la législation ou à 48 heures si la période légale est inférieure
à 48 heures.
viii. Les vaccinations peuvent seulement être utilisées si :
-Une maladie endémique est connue ou pressentie comme problème dans la région où se
trouve la ferme ; et là où cette maladie ne peut pas être contrôlée par d’autres techniques de
gestion ; ou si
-la vaccination est légalement exigée.
ix. Le traitement hormonal peut être utilisé seulement pour des raisons thérapeutiques et sous le
contrôle vétérinaire. Les promoteurs synthétiques de croissance et substances utilisées dans le
but stimuler la production ne doivent pas être utilisées.
Article 16-9 : Transport et abattage, manutention, stockage et transformation
i. La manutention, y compris le transport et l’abattage, doit être exécutée calmement et doucement
et causer le minimum de stress physique et mental à l'animal.
ii. Les animaux doivent bénéficier des conditions qui minimisent le stress et d’autres effets
défavorables :
- de la faim et la soif ;
- des températures ou de l’humidité relative extrêmes ;
- des mélanges de groupes de sexes, d’âge et d’état sanitaire différents.
iii. Le déplacement, la manutention et l’abattage des animaux doit être faits dans des conditions qui
garantissent l’intégrité des animaux et qui minimise le stress de l’animal. Toute méthode (choc
électrique, coups, piqure) qui pourrait provoquer un stress chez l’animal est proscrite, de même
que les tranquillisants.
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Article 17 : Élevage d’abeilles ou Apiculture


Article 17-1 : Conversion et introduction des abeilles et essaims
i. La période de conversion d’une colonie est d’un cycle de récolte de miel.
ii. Si la cire a été contaminée par les pesticides elle doit être remplacée par de la cire biologique
au début de la période de conversion. La cire conventionnelle peut être utilisée et ne doit pas
être contaminée par les pesticides synthétiques.
iii. Les abeilles introduites doivent être issues d’unités de production biologiques, si elles sont
disponibles, sinon de l’apiculture traditionnelle.
iv. Les essaims issus d’autres zones peuvent être utilisés sans période de conversion s'il n'y a
pas de risque de contamination.
Article 17-2 : Emplacement et construction
i. Les ruches doivent être situées dans des champs gérés de façon biologique et/ou dans des
lieux naturels sauvages. Les ruches doivent être placées dans un endroit où il y suffisamment
de nourriture, d’accès à l’eau, au miellat, au nectar et au pollen.
ii. Les ruches doivent être fabriquées en matériaux ne présentant pas de risques d'effets toxiques
pour les abeilles ou les produits de ces dernières.
iii. La zone de butinage doit être biologique et/ou sauvage et doit être aussi variée que possible
pour satisfaire les besoins nutritionnels de la colonie et contribuer à la bonne santé des
abeilles.
iv. La zone de collecte doit être de nature à permettre aux abeilles de butiner dans des champs
biologiques et/ou dans des zones naturelles sauvages.
v. Une distance raisonnable en forme de bande de sécurité selon l’évaluation des risques doit
être observée entre la zone de collecte et les champs conventionnels. L’aire de butinage des
abeilles doit être indemne de toute contamination par des produits chimiques et autres
polluants.
Article 17-3 : Alimentation
i. Durant la collecte du miel, l’apiculteur doit veiller à laisser une réserve suffisante de nourriture
pour permettre à la colonie de survivre à la période de dormance. En cas d'une rupture
exceptionnelle et temporaire de nourriture, l'apiculteur bio donne de la nourriture supplémentaire
qui doit être entièrement biologique.
ii. Les fournitures en aliments doivent intervenir seulement après la dernière récolte. L’alimentation
des abeilles en sucre est interdite.
iii. Le miellat, le nectar et le pollen doivent principalement provenir soit de plantes sauvages soit de
plantes qui remplissent les exigences des cultures biologiques.
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iv. L’alimentation supplémentaire des colonies peut être introduite pour surmonter des manques
temporaires d’aliment causés par des conditions climatiques ou autres circonstances
exceptionnelles. Dans de tels cas, le miel ou sucres produits de façon biologique devront être
utilisés là où ils sont disponibles.
Article 17-4 : La santé des abeilles
i. Si ces procédés et substances échouent, les médicaments vétérinaires synthétiques, les
antibiotiques ou les pesticides synthétiques peuvent être utilisés. S'ils sont utilisés, la colonie
subira une nouvelle conversion. L’huile de moteur usée ne doit pas être utilisée pour le contrôle
des insectes nuisibles.
ii. La santé des colonies d'abeilles doit être maintenue par des pratiques de bonne gestion, en
privilégiant la prévention des maladies par la sélection des races et la gestion des ruches. Ceci
comprend :
- le renouvellement des reines, lorsque c’est nécessaire ;
- L'usage de races qui s’adaptent bien aux conditions locales ;
- le nettoyage et la désinfection réguliers de l'équipement ;
- le renouvellement régulier de la cire d'abeille ;
- la disponibilité suffisante de pollen et de miel dans les ruches ;
- l’emplacement des ruches de telle façon que la température soit favorable aux abeilles ;
- l'inspection des ruches pour détecter toute anomalie ;
- la désinfection, l'isolement ou la destruction des ruches et des matériaux contaminés.
iii. Pour le contrôle des insectes nuisibles et des maladies, les produits suivants peuvent être utilisés
(y compris pour la désinfection des ruches):
- l’acide lactique, l’acide oxalique et l'acide acétique ;
- le soufre ;
- les huiles essentielles naturelles (par exemple le menthol, l’eucalyptol, le camphre, l’huile
essentielle de thym ou de citronnelle) ;
- Bacillus thuringiensis ;
- la vapeur et la flamme directe;
- le glycérol ;
- les traitements phytothérapeutiques ;
- la cendre de bois.
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Article 17-5 : Récolte


iv. Au moment de la récolte, l’apiculteur doit laisser aux colonies, pour leur survie, des réserves
suffisantes de miel, de couvain et de pollen.
v. Lorsqu’on travaille avec les abeilles (comme dans les récoltes) on ne doit utiliser aucun élément
répulsif à base de produits prohibés (répulsifs chimiques).
vi. Pour la récolte de miel, l’usage de fumée de bois ou de débris végétaux est autorisé pour
tranquilliser les abeilles avec des matériels d’origine naturelle.
vii. Le miel doit être stocké et distribué de façon hygiénique.
Article 18 : Transformation et manutention
Article 18-1 : Transformation, Stockage et transport de produits biologiques
i. Le stockage et la transformation des produits biologiques doit garantir le maintien de la meilleure
qualité. Il s’agit entre autre d’exclure toute possibilité de contamination par des produits
conventionnels. Le stockage peut se faire dans une atmosphère contrôlée.
ii. Les équipements de transformation entièrement dédiés à la transformation biologique doivent
être utilisés de préférence. Lorsque des équipements utilisés aussi pour la transformation
conventionnelle sont utilisés, ces équipements doivent être convenablement nettoyés avant leur
utilisation pour les produits biologiques.
iii. Le bois (ou autre combustible) utilisé pour le fumage doit être indemne de tout traitement, de
pesticides, métaux lourds etc. Le bois, de préférence, doit être soit cueilli soit récupéré.
iv. Les récipients utilisés pour la transformation doivent pouvoir conserver la qualité alimentaire. Il
est recommandé d’utiliser comme récipients le bois, le verre ou l’acier inoxydable. Le plastique
propre et non chauffé peut aussi être utilisé. L’utilisation d’autres récipients entraîne
potentiellement des risques de contamination. L’utilisation de l’aluminium doit être évitée le plus
possible, notamment pour les produits acides. De même, l’utilisation des céramiques doit être
évitée le plus possible car certains vernis ne sont pas dépourvus de métaux lourds, ce qui
entraîne des risques de contamination.
v. Les produis biologiques doivent être stockés et transportés séparément des produits
conventionnels de manière à éviter tout mélange accidentel de ces deux types de produits.
Article 18-2 : Additifs et auxiliaires technologiques
i. Les préparations d'enzymes et de micro-organismes (à l'exception des micro-organismes
génétiquement modifiés et de leurs dérivés) peuvent être utilisées dans la transformation
d’aliment.
ii. Les substances synthétiques (y compris les colorants identiques aux colorants naturels, les
aromatisants, et les stimulants d’appétit) ne doivent pas être utilisées.
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iii. Les produits alimentaires composés ne peuvent contenir des ingrédients de culture
conventionnelle que si ces ingrédients ne sont pas disponibles sur le marché des produits
biologiques. Lorsque les ingrédients d’origine agricole et biologiques ne sont pas disponibles en
quantité et en qualité suffisantes, le programme de certification peut permettre l’utilisation de
matières premières non biologiques assujettie à des contrôles et réévaluations périodiques.
iv. Le même ingrédient dans un produit ne peut provenir à la fois de source biologique et
conventionnelle.
v. Les additifs alimentaires et les auxiliaires de transformation conformes aux règles de base
de l’IFOAM peuvent être utilisés. L’Annexe1 contient les additifs alimentaires et les auxiliaires
de transformation acceptés.
vi. Si les substances énumérées en Annexe 1 peuvent être trouvées dans la nature, celles
provenant des sources naturelles seront préférées. Les substances d'origine biologique sont
préférables.
vii. Le rajout de minéraux (y compris les oligo-éléments), de vitamines et autres nut1riments isolés
dans les produits transformés n’est autorisé que dans la mesure où leur utilisation est exigée par
la norme.
viii. Tous les ingrédients utilisés dans les produits biologiques doivent être issus de l’agriculture
biologique lorsqu’ils sont commercialement disponibles en qualité et en quantité suffisantes.
ix. L'eau et le sel comestible peuvent être utilisés comme ingrédients dans la production des
produits biologiques et ne sont pas inclus dans les calculs de pourcentage d'ingrédients
biologiques.
Article 19 : Fortification de l’alimentation
i. Les minéraux produits synthétiquement (y compris les oligo-éléments), les vitamines, les
acides aminés et les autres composés azotés peuvent être utilisés en vue de fortifier
l’alimentation seulement en cas d’exigence légale ou dans les cas où le manque diététique
ou nutritif peut être prouvé.
ii. Les technologies utilisées pour transformer et conserver les produits biologiques doivent être
biologiques, physiques ou mécaniques. Le rayonnement ionisant (irradiation) ne doit pas être
utilisé.
iii. Seuls l’eau, l'éthanol, l’huile végétale et animale, le vinaigre, le dioxyde de carbone et l'azote
peuvent être utilisés comme solvants d’extraction.
iv. Pour pouvoir donner le label biologique aux produits conservés ou transformés, les méthodes
et techniques utilisées doivent préserver autant que possible la qualité du produit pour le
rendre le plus proche du produit naturel ou d’origine.
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v. Tout traitement chimique en vue de la conservation des produits est interdit. Les procédés
suivants sont approuvés :
-procédés physiques et mécaniques
-procédés biologiques (comme la fermentation)
-fumage, séchage
-extraction
-précipitation
-l’irradiation est interdite.
vi. Les éléments en contact direct avec les aliments doivent être traités hygiéniquement.
vii. Les matériaux d’emballage doivent être stérilisés de façon adéquate (tenir compte de la
recommandation de la Recherche Agro-alimentaire). La propreté des lieux de transformation
alimentaire doit être maintenue à tout moment.
viii. Les méthodes approuvées de nettoyage du matériel de transformation ou des emballages sont :
- lavage au savon naturel, puis rinçage à l’eau propre ;
-lavage à l’eau de javel, puis rinçage à l’eau propre ;
- pasteurisation.
ix. Tout autre produit détergent est interdit dans le nettoyage. Dans le cas où l’utilisation d’autres
produits est exigée par la loi, ceux-ci sont autorisés. Dans le cadre de la transformation des
produits bio, la gestion des ravageurs doit privilégier :
- les méthodes préventives (propreté des locaux et du matériel) ;
-la lutte physique, mécanique et biologique ;
-l’utilisation de substances phytosanitaires naturelles (référencées en Annexe 1).
Article 20 : Production de champignon
i. Le substrat pour la culture des champignons doit être constitué d'ingrédients biologiques ou en
conversion tels que les grains, tourteaux et pailles biologiques ou en conversion.
ii. Là où les substrats biologiques ne sont pas commercialement disponibles en qualité et en
quantité suffisantes, les ingrédients de production conventionnelle ou d'origine naturelle qui ne
posent pas de risque de contamination peuvent être utilisés.
iii. Les intrants utilisés dans la production de champignon doivent être conformes aux dispositions
antécédentes.
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Article 21 : Séparation
i. L'intégrité des produits biologiques doit être maintenue pendant toutes les phases de
manutention après récolte, le stockage, la transformation et le transport.
ii. Tous les produits biologiques doivent être clairement identifiés comme biologiques. A travers
tout le processus de stockage et de transport, les produits doivent être stockés et transportés
de façon à éviter leur contact ou mélange avec les produits non biologiques.
Article 22 : Etiquetage et matériels d'emballage
Article 22-1 : Matériels d'emballage
i. Les produits biologiques ne doivent pas être emballés dans du matériel qui a été utilisé pour, ou
traité avec, des engrais chimiques ou des pesticides ou autres substances qui peuvent
compromettre l'intégrité biologique du produit.
ii. Les emballages écologiquement adaptés doit être privilégiés. Le chlorure de Polyvinyle (PVC) et
les autres plastiques à base de chlore sont à éviter si possible.
iii. Le matériau d’emballage ne doit pas contaminer les aliments et doivent être en mesure de
maintenir les conditions aseptiques du produit. L’emballage devrait être, autant que possible,
écologique.
Article 22-2 : Etiquetage
i. La mention que le produit est « Contrôlé selon la norme des produits biologiques du Togo »
peut être faite sur les étiquettes.
ii. Un produit brut ou transformé portant l’étiquette « biologique » doit contenir, en termes de
poids, eau et sel comestible non compris, pas moins de 95 % d’ingrédients biologiques. Les
ingrédients restants peuvent inclure les ingrédients non biologiques remplissant les
conditions pertinentes de cette norme.
iii. Un produit étiqueté comme « contrôlé à partir d'ingrédient(s) biologique(s) » doit contenir, en
termes de poids, eau et sel comestible non compris, au moins 70 % d’ingrédients biologiques.
Les ingrédients restants peuvent inclure les ingrédients non biologiques remplissant les
exigences pertinentes de cette norme. Les ingrédients restants peuvent inclure les
ingrédients non biologiques remplissant les exigences pertinentes de ce cahier des charges.
Ces 2 catégories de produits (ii et iii) peuvent aussi utiliser le logo « BioSPG TOGO ».
iv. Pour un produit dans lequel les ingrédients biologiques représentent moins de 70 %, le terme
biologique peut être déclaré sur la liste des ingrédients ou conjointement avec l'ingrédient
biologique. Par contre, un tel produit ne peut pas utiliser le logo « BioSPG TOGO ».
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v. Tous les ingrédients d'un produit à multi ingrédients doivent être énumérés sur l'étiquette du
produit dans l'ordre du pourcentage de leur poids. L’étiquette doit faire mention distincte des
ingrédients qui sont d’origine biologique et ceux qui ne le sont pas. Tous les additifs doivent
être énumérés avec leurs noms complets.
vi. Là où les herbes et/ou les épices constituent moins de 2 % du poids total du produit, elles
peuvent être énumérées comme « épices » ou « herbes » sans déclarer le pourcentage.
vii. Le nom et l'adresse de contact de l'opérateur responsable doivent apparaître sur l'étiquette
de l’emballage final destiné au consommateur.
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ANNEXE I : LA LISTE DES PRODUITS, ENGRAIS, INGEDIENTS ACTUALISE DE l’IFOAM (encours)


ANNEXE II : LES PRODUITS TOGOLAIS NATURELS AUTORISES EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE
AU TOGO
N° Nom commercial Structures Conditions d’usages ou d’utilisation
1 MYCOTRI AGIDE
2 MYCOPLUS AGIDE
3 KINI TAGRO
4 AYOMIDE AGIDE
5 ANA COMPOST LABEL D’OR
6 BACTIGROW AGIDE
7 Huile de Neem GREEN AGRI NOVA
8 MYCOSOL AGIDE
9 BACTIGROW AGIDE
10 XYLOMIQUE AGIDE
11 BOKASHI (sous réserves) ECO IMPACT
12 ECOPCIDE ARKNERGIE
INNOVATION
13 PENERGETIC PENERGETIC

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