Primavera : Le printemps de Sandro Botticelli (1478 à 1482) (203 x 314)
Peinture tempera sur bois. Le contexte de l’époque de cet œuvre est celui de la
renaissance italienne. Limitation de la nature et son idéalisation. Des personnages de
plus en plus réalistes. Son iconographie est largement inspirée de la mythologie gréco-
romaine. Une allégorie du printemps qui rassemble neufs personnages. La scène se
déroule dans un jardin. On remarque que l’une des figures féminines est centré et
également légèrement surélevé par rapport aux autres. Les figures semblent être
organisé autour de cette figure centrale.
Personnage centrale Vénus déesse de l’amour et de la beauté. Vénus est vétue comme
la vierge marie.
La figure de Vénus symbolise une union charnelle, mais dans le cadre du mariage.
L’amour et l’intellect
Le printemps de Boticelli peut être envisager de droite à gauche comme une sorte de
progression de l’amour charnel vers un amour plus sophistiqué aboutissant à l’amour
divin.
Au-dessus de Vénus il y a Cupidon fils de Vénus qui porte un foulard qui lui couvre la vue
en référence à l’amour rend aveugle
Paysage parfaitement harmonieux.
L’iconographie du printemps est le mieux exprimer dans la présence de végétation
omniprésente dans le tableau ceci
THÉMATIQUE : PRINTEMPS AMOUR ET MARIAGE
Judith décapitant Holopherne Artemisia Gentileschi (1620) (199 x 162,5 cm)
Huile sur toile, Œuvre à terme biblique.
Dans le récit biblique Judith tue Holopherne avec son propre sabre ici elle utilise une
épée dont la garde en forme de croix rappel la victoire du christ sur le mal et le péché.
La servante de Judith, Abra est généralement illustré en tant que vieille femme ici elle
apparait jeune aidant sa maitresse à maintenir le tyran. On peut dire que Artemisia
voulait évoquer la complicité féminine. Leurs manches sont retroussées soulignant la
préméditation de leur acte macabre. Au bras de Judith figure un bracelet représentant
Artémis la déesse grecque de la chasse et de la lune.
Cette œuvre est un symbole de frustration et vengeance. Sous les traits de Judith figure
Artemisia victime d’un viol et sous ceux d’Holopherne, Augustino son violeur.
Artemisia a réalisé cette œuvre la même année que son viol.
Si nous comparons l’œuvre d’Artemisia à l’œuvre du Caravage bien qu’abordant le
même thème les deux œuvres sont très différentes. Dans la peinture d’Artemisia Judith
accompagné de sa jeune servante ont un air beaucoup plus déterminé alors que dans
celle du Caravage où Judith a l’air horrifié accompagné de sa vieille servante au regard
passif.
Elle n’hésite pas à ajouter les détails les plus crus dans ses œuvres afin de transmettre
son message.