Geometrie - Synthese
Thèmes abordés
Geometrie - Synthese
Thèmes abordés
Géométrie et
géométrie analytique
Ir Thomas Belligoi
Pr Françoise Bastin
Février 2011
Avant-propos
Avant toutes choses, nous tenons à remercier chaleureusement M. Yvan Haine, moni-
teur de bachelier ingénieur civil à l’ULg et enseignant à l’Athénée Liège I, et Mme Eveline
Moitroux, enseignante à l’Athénée Liège I et monitrice pédagogique en didactique des
sciences mathématiques à l’ULg, pour le temps qu’ils ont passé à lire et relire attentive-
ment ces notes, pour leurs commentaires constructifs et leurs suggestions qui ont permis
d’améliorer et de compléter considérablement ce document. Sincèrement merci.
Certaines parties ont été inspirées de manuels de cours. Merci particulièrement à
– Mme Jacqueline Crasborn pour son excellent recueil d’éléments de mathématiques
de l’enseignement secondaire (disponible ici) ;
– Mme Françoise Bastin pour certaines parties de géométrie analytique, inspirées de
son cours de compléments de mathématiques générales (disponible ici) ;
– M. Pierre Lecomte pour l’emprunt de quelques passages de géométrie synthétique
de son cours de géométrie élémentaire (disponible ici) ;
– M. Yvan Haine et Mme Eveline Moitroux pour leurs notes de géométrie vecto-
rielle et géométrie analytique (cf. bibliographie).
L’étudiant préparant l’examen d’admission trouvera dans ces notes des notions qu’il
est important de maı̂triser pour aborder l’examen de géométrie et géométrie analytique
et, plus largement, le cours de géométrie de premier bachelier. La plupart des notions
reprises ci-après font partie du programme de l’examen d’admission (le document peut
être consulté ici). Ces notes ne doivent pas être étudiées par coeur mais la maı̂trise des
concepts théoriques et la connaissance des énoncés des principaux théorèmes, propositions
et résultats sont indispensables. Les démonstrations ne sont pas reprises dans ce docu-
ment. L’étudiant est renvoyé à ses cours de l’enseignement secondaire pour une preuve
des théorèmes, propositions et résultats.
Ce recueil n’a pas, répétons-le, la prétention d’être complet. Des sections sont consa-
crées à la résolution d’exercices mettant en pratique les concepts théoriques. Différentes
approches peuvent généralement être adoptées pour répondre aux exercices posés. La réso-
lution ne présente qu’une d’entre-elles. Toutes les méthodes de résolution sont cependant
acceptées à l’examen d’admission pour autant qu’elles soient correctement justifiées.
Malgré nos lectures et notre vigilance, il se peut qu’il subsiste des coquilles ou des
erreurs. Merci de rapporter toute coquille, toute remarque ou toute suggestion à l’adresse
[Link]@[Link] afin d’améliorer ce document.
Ir Thomas Belligoi
Pr Françoise Bastin
Février 2011
i
Chapitre 1
1.1 Le cercle
1.1.1 Définition
Dans un plan, le cercle C de centre C et de rayon r (r > 0) est l’ensemble des points
situés à la distance r du point C (figure 1.1). Une définition analytique est donnée à la
section 3.7.1.
r C
C P t
1
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Propriétés
1. La médiatrice1 de toute corde d’un cercle passe par le centre de ce cercle.
2. Réciproquement, un diamètre perpendiculaire à une corde est médiatrice de cette
corde (figure 1.3(a)).
3. L’arc AB
d est partagé par la médiatrice du segment [A, B] en deux arcs égaux (figure
1.3(a)).
4. Des cordes égales d’un même cercle sous-tendent des arcs égaux (de ce même cercle)
et réciproquement (figure 1.3(b)).
5. Des droites parallèles interceptent des arcs égaux d’un même cercle et réciproque-
ment (figure 1.3(c)).
A
× ×B B0 B
d
A0 A d0
C C C
Propriété
Deux angles opposés par le sommet sont égaux.
Exemple : soient deux droites d et d0 sécantes en un point O. Les angles O
c1 et O
c3 sont
opposés par le sommet (figure 1.4).
1
On appelle médiatrice d’un segment la droite perpendiculaire à ce segment passant par le milieu de
ce dernier.
2
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
d0
O
c1
d
O
c3
Propriété
Deux droites d et d0 sont parallèles si et seulement si des angles correspondants qu’elles
déterminent sont égaux.
Exemple : soient les droites d et d0 parallèles. Ainsi, les angles A c1 et B
c1 sont égaux
(figure 1.5(b)).
d00
d00
B
c1
d0 B
c1
d0
d
A
c1
A
c1
d
(a) (b)
Fig. 1.5 – Angles correspondants
3
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
d00 d00
d0 d0
B
c3 B
c3
d
A
c1 A
c1
d
(a) (b)
Fig. 1.6 – Angles alternes-internes
Propriété
Deux droites sont parallèles si et seulement si des angles alternes-internes qu’elles
déterminent sont égaux.
Exemple : soient les droites d et d0 parallèles. Ainsi, les angles alternes-internes A
c1 et
B
c3 sont égaux (figure 1.6(b)).
Propriété
Deux droites sont parallèles si et seulement si des angles alternes-externes qu’elles
déterminent sont égaux.
Exemple : soient les droites d et d0 parallèles. Ainsi, les angles A
c3 et B
c1 sont égaux
(figure 1.7(b)).
d00 d00
B
c1
0
B
c1
d d0
d
A
c3 d
A
c3
(a) (b)
Fig. 1.7 – Angles alternes-externes
4
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Propriété
Deux angles à côtés respectivement parallèles sont égaux (figure 1.8(a)) ou supplé-
mentaires (figure 1.8(b))
A
b=B b et C b = 180◦ − D. b
D
b
B
b
A
b C
b
(a) (b)
Fig. 1.8 – Angles à côtés respectivement parallèles
D
b
A
b C
b
B
b
(a) (b)
Fig. 1.9 – Angles à côtés respectivement perpendiculaires
Propriété
Deux angles à côtés respectivement perpendiculaires sont égaux (figure 1.9(a)) ou
supplémentaires (figure 1.9(b))
A
b=B
b et b = 180◦ − D.
C b
5
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
A C A
A t
r
C
O θ B
B B
(a) (b) (c)
Fig. 1.10 – Angles au centre, inscrit et tangentiel
Propriétés
_
1. La mesure de l’arc AB vaut : θ r où r est le rayon du cercle et θ est l’amplitude de
_
l’angle au centre interceptant l’arc AB (figure 1.10(a)).
2. Dans un cercle, l’amplitude d’un angle inscrit est égale à la moitié de celle de l’angle
au centre qui intercepte le même arc (figure 1.11(a)).
Corollaire : des angles inscrits égaux interceptent des arcs égaux et réciproquement.
_
Exemple : les angles inscrit ADB
\ et au centre AOB [ interceptent le même arc AB
(figure 1.11(a)). Par conséquent,
\ = AOB .
[
ADB
2
CAB
[ = CDB
\ = CEB.
\
6
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
4. Un angle inscrit dans un demi-cercle est un angle droit. Cela signifie que l’angle
droit intercepte un diamètre.
5. Tout triangle rectangle est inscriptible dans un demi-cercle dont le centre se situe
au milieu de l’hypoténuse (figure 1.11(c)).
6. L’amplitude d’un angle tangentiel est égale à la moitié de celle de l’angle au centre
interceptant le même arc.
Exemple : les angles tangentiel CAB
[ et au centre AOB
[ (figure 1.11(d)) sont égaux
[ = AOB .
[
CAB
2
E A
D A C A
A C t
C
O θ B
O O
D
B B B
(a) (b) (c) (d)
Fig. 1.11 – Propriétés des angles au centre, inscrit et tangentiel
7
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Un polygone convexe est dit régulier lorsque tous ses côtés sont de la même longueur
et si tous les angles formés par deux côtés consécutifs ont la même mesure (figure 1.12(d)).
Les polygones réguliers à trois, quatre, cinq, six, etc. côtés sont respectivement appelés
triangle équilatéral, carré, pentagone régulier, hexagone régulier, etc.
(a) (b)
Fig. 1.13 – Axes de symétrie d’un polygone régulier
(n − 3)n
diagonales.
2
On appelle angle au centre d’un polygone régulier à n côtés l’angle dont le sommet
est le centre de gravité du polygone et qui intercepte un côté du polygone.
On appelle angle extérieur d’un polygone convexe l’angle supplémentaire d’un angle
intérieur.
8
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Propriétés
Tout polygone convexe à n côtés peut être décomposé au moyen de n − 2 triangles
en traçant les diagonales de ce polygone (figure 1.14(a)). Ainsi, la somme des angles
intérieurs d’un polygone convexe à n côtés est
(n − 2) 180◦ .
Puisque les angles intérieurs d’un polygone réguliers à n côtés sont de même amplitude
(figure 1.14(b)), la mesure d’un angle de ce polygone est de
n−2
180◦ .
n
De plus, la somme des mesures des angles extérieurs d’un polygone régulier est de 360◦ et,
en particulier, la mesure d’un angle extérieur est égale à la mesure de l’angle au centre.
Si un polygone à n côtés est régulier, il est inscriptible dans un cercle dont le centre
coı̈ncide avec le centre de gravité du polygone (figure 1.14(c)). De ce fait, la mesure d’un
angle au centre interceptant un côté est
360◦
.
n
Ainsi, tout polygone régulier à n côtés peut être décomposé en n triangles isocèles iso-
métriques dont deux côtés sont égaux au rayon du cercle et dont le troisième côté est un
côté du polygone.
360◦
n
n−2
n 180◦
a
R
α α
δ
δ
γ
β
β γ
(a) (b)
Fig. 1.16 – Quadrilatères convexe et croisé inscriptibles dans un cercle
10
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
1.4.2 Construction
La détermination de l’arc capable de l’angle α construit sur le segment [A, B] se fait
en plusieurs étapes.
Considérons un angle α aigu. Après avoir tracé la médiatrice du segment [A, B], on
reporte, à partir de A ou de B l’angle qui mesure 90◦ −α sur le segment [A, B]. On appelle
O l’intersection de la médiatrice avec l’autre côté de l’angle (celui qui n’est pas sur la
droite AB). Le point O est le centre d’un cercle C passant par A et B. L’angle AOB [ est
un angle au centre du cercle C dont la mesure vaut 2α. Ainsi, tout angle inscrit dans le
cercle C interceptant l’arc AB
d a une amplitude de α.
L’arc capable de l’angle α est l’arc de cercle du cercle C colorée en bleu.
O
α α
90◦ − α
A B
11
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Propriétés
1. La somme des trois angles intérieurs d’un triangle vaut 180◦ .
3. Au plus grand côté est opposé le plus grand angle (figure 1.21(a)).
12
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
6. Dans un triangle, un angle intérieur et un angle extérieur issus d’un même sommet
sont supplémentaires (figure 1.21(c)).
7. L’amplitude d’un angle extérieur à un triangle est égale à la somme des amplitudes
des deux angles intérieurs non adjacents (figure 1.21(d)).
(a) (b)
(c) (d)
Fig. 1.21 – Propriétés des angles des triangles
13
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
\ A H
\ G
|| ||
B C C
(a) (b)
A
\
\ O I
|| ||
B C A B
(c) (d)
Triangle isocèle
Définition
Un triangle isocèle est un triangle ayant deux côtés de même longueur.
Le côté de longueur différente est appelé la base et l’angle opposé à ce dernier est
parfois désigné par l’angle au sommet ou l’angle principal.
14
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
× ×
B M C
Fig. 1.23 – Triangle isocèle d’angle au sommet A (un seul axe de symétrie)
Propriétés
3. Si deux droites remarquables d’un triangle coı̈ncident, alors le triangle est isocèle.
Triangle équilatéral
Définition
Un triangle équilatéral est un triangle dont les trois côtés sont de même longueur.
A A A
× × × ×N P× ×
× × ×
B M C B C B C
(a) (b) (c)
Fig. 1.24 – Triangle équilatéral (trois axes de symétrie)
Propriétés
1. Un triangle est équilatéral si et seulement si les trois angles sont de même amplitude.
Ainsi, l’amplitude de chacun des angles intérieurs d’un triangle équilatéral vaut 60◦ .
15
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Triangle rectangle
Définition
Un triangle rectangle est un triangle dont deux côtés sont perpendiculaires. De cette
façon, l’angle défini par ces deux côtés vaut 90◦ . On appelle hypoténuse le côté opposé à
cet angle.
Propriétés
b = 90◦
A si et seulement si |AB|2 + |AC|2 = |BC|2 .
B
H
A C
Fig. 1.25 – Triangle rectangle en A
16
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Propriétés
Deux triangles sont isométriques si l’un est l’image de l’autre par une isométrie, i.e. une
symétrie axiale, une symétrie centrale, une translation, une rotation ou une composition
de ces transformations.
Pour montrer que deux triangles sont isométriques, il suffit de satisfaire l’une des
conditions suivantes (figure 1.26) :
• un côté égal compris entre deux angles égaux chacun à chacun,
• un angle égal compris entre deux côtés égaux chacun à chacun,
• trois côtés égaux chacun à chacun.
Propriétés
Pour montrer que deux triangles sont semblables, il suffit de satisfaire l’une des condi-
tions suivantes (figure 1.27) :
• deux angles égaux chacun à chacun,
• un angle égal compris entre deux côtés proportionnels chacun à chacun,
• trois côtés proportionnels chacun à chacun.
Ainsi, tous les triangles équilatéraux sont semblables, de même que ses triangles iso-
métriques sont semblables.
17
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
A M B
Fig. 1.28 – Théorème de la médiane
a
A A0
b
B B0
c
C C0
Par conséquent,
De plus, on a aussi
18
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
1.8 Applications
1.8.1 Angle inscrit, angle tangentiel
On considère un cercle C et un point D extérieur au cercle. Par D, on trace une droite
qui coupe C en deux points distincts A et B et une tangente au cercle dont on note E le
point de contact. On construit un point C sur AB tel que |DC| = |DE| et tel que C soit
intérieur au cercle.
Montrer que la droite EC est bissectrice de l’angle AEB.
[
Solution
Pour montrer que la droite EC est la bissectrice de l’angle AEB,
[ il suffit de montrer
que les angles AEC
[ et CEB
\ sont de même mesure.
C D
A B
ECB
\ = EAC
[ + AEC
[
19
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
puisque la mesure de l’angle extérieur d’un angle égal à la somme des mesures des deux
angles intérieurs non adjacents.
Des développements précédents, on en déduit
CED
\ = DEB
\ + AEC
[
et, puisque
CED
\ = CEB
\ + BED
\
on conclut
CEB
\ = AEC.
[
1. Montrer que les points A, E, F et C sont cocycliques et en déduire que les angles
AF
[ E et ACE
[ sont égaux ou supplémentaires.
2. Montrer de même que les points H, D, F et B sont cocycliques et que les angles
DBH
\ et DF \ H sont égaux ou supplémentaires.
3. Montrer que ACE
[ et DBH \ sont égaux ou supplémentaires.
4. En déduire que les points D, E et F sont alignés.
Solution
1. A, E, F et C sont cocycliques et AF
[ E et ACE
[ sont égaux ou supplémentaires
j
A
e
i
H E
B F C
D
20
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
AF
[ E = ACE.
[
j
A
e
i
H E
B F C
D
21
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Puisque les triangles BDH et HF B sont des triangles rectangles et que leur hypo-
ténuse est le côté [B, H], on en déduit que ces deux triangles sont inscriptibles dans
un même cercle de diamètre [B, H].
Par conséquent, les points H, D, F et B sont cocycliques et le quadrilatère convexe
DBHF possède donc des angles opposés supplémentaires, soit
DBH
\ + DF
\ H = 180◦ .
3. ACE
[ et DBH
\ sont égaux ou supplémentaires
Puisque
– la droite e est perpendiculaire à la droite d,
– H est l’orthocentre du triangle ABC, soit BH ⊥ AC,
on en déduit que ACE
[ = DBH
\ car deux angles à côtés perpendiculaires ont la
même amplitude.
DF
\ E = DF
\ A + AF
[ E (décomposition)
= DF
\ H + AF
[ E (H appartient à F A)
◦
= 180 − DBH
\ + AF
[ E (point 2.)
◦
= 180 − ACE
[ + AF
[ E (point 3.)
◦
= 180 − AF
[ E + AF
[ E (point 1.)
= 180◦ .
Solution
Le triangle ABC est isocèle en C. Par conséquent, |AC| = |CB|.
Pour montrer que le triangle ABC est équilatéral, il suffit de montrer que |AB| =
|BC|. Une idée est de montrer que les triangles DBA et DBC sont isométriques puisqu’ils
22
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
12
N H
34
D 5
12
2
2× ×1
A M B
possèdent déjà le côté [D, B] en commun et un angle égal (BN est la bissectrice de l’angle
ABC).
[ Il faudrait donc arriver à montrer que les angles ADB \ et BDC\ sont égaux.
C
Les triangles DHB et DM B sont isométriques.
En effet,
12
– ils ont le côté [D, B] en commun,
– |DH| = |DM | puisque D appartient à la bissec- N H
trice de l’angle Ĉ, 34
D 5
– DHB
\ = DM \ B car les triangles sont rectangles. 12
2
Par conséquent, D̂2 = D̂5 . 2× ×1
A M B
23
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
C
Les triangles BDA et BDC sont isométriques.
En effet, 12
– ils ont le côté [D, B] en commun,
– D̂1 + D̂2 = D̂4 + D̂5 , N H
34
– B̂1 = B̂2 par la bissectrice de l’angle B̂. D 5
Par conséquent, |AB| = |BC|, et le triangle ABC 12
2
est équilatéral. 2× ×1
A M B
Solution
On considère le triangle AM B rectangle en M .
C
M
A
B
C
M
A B
24
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Solution
L’idée consiste à montrer que les triangles BP Q et BA0 C 0 sont semblables ou, dans
un cas plus général, que la droite P Q découpe sur les droites BA0 et BC 0 des segments
homologues proportionnels (et application de la réciproque du théorème de Thalès).
A B C d
P Q
d0
A0 B0 C0
Les triangles SAB et SA0 B 0 sont semblables. En effet, les angles des triangles sont
égaux deux à deux :
• ASB
[ =A \ 0 SB 0 ,
• SAB
[ = SA \ 0 B 0 et SBA
[ = SB \ 0 A0 car ce sont des angles correspondants compris
Les triangles AP B et B 0 P A0 sont semblables. En effet, les angles des triangles sont
égaux deux à deux :
• AP
[ B=A \0 P B 0 car ce sont des angles opposés par le sommet,
25
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Solution
Deux situations sont possibles : soit le point A est à l’extérieur du cercle passant par
l’hypoténuse [B, C], soit il est à l’intérieur. On propose d’examiner ce dernier cas (les
démonstrations sont analogues).
On appelle M le milieu de l’hypoténuse. Ainsi, la droite AM est la médiane issue du
point A dans le triangle rectangle ABC. L’intersection de cette droite et de la droite B 0 C 0
est notée H.
C0 C
A
H
B0
26
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
|BC|
|AM | = = |BM |
2
Les angles BAM\ et HAB \0 sont égaux puisqu’ils sont opposés par le sommet. Par
transitivité de l’égalité, les angles ABM
\ et HAB \0 sont égaux.
Les angles ACB
[ et HB \ 0 A sont des angles inscrits dans un même cercle interceptant
0
le même arc BC ; ils sont donc égaux.
Enfin, puisque le triangle ABC rectangle en A, les angles aigus ABC
[ et ACB
[ sont
complémentaires.
Ainsi, on a
ABC
[ = 90◦
[ + ACB
\0 ce qui entraı̂ne que \0 + HB
HAB \ 0 A = 90◦ .
ABM
\ = HAB
[
ACB = HB
\ 0A
Ce qui suffit à conclure que la droite AM est la hauteur issue de A dans le triangle AB 0 C 0 .
27
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Solution
T
C
Q0
M
R
Q T0
1. Les points Q, T et T 0 sont situés sur un même cercle et sont tels que [T, Q] est
un diamètre de ce cercle. Par conséquent, le triangle QT T 0 est inscriptible dans un
demi-cercle et est rectangle en T 0 . Les droites T T 0 et QT 0 sont donc perpendiculaires.
2. Pour montrer que le triangle P T 0 R est isocèle, il suffit de montrer que deux de ses
angles sont égaux. On propose de montrer que les angles P \ T 0 R et P
\ RT 0 sont égaux.
Les angles P\ T T 0 et P
\ T 0 T sont égaux puisque ce sont des angles tangentiels au
cercle C qui interceptent le même arc. Ainsi, puisque les droites QT 0 et T T 0 sont
perpendiculaires, il vient que
P
\ T 0 R = 90◦ − T
\ T 0 P = 90◦ − T
\ 0T P .
plémentaires
P
\ RT 0 = 90◦ − T \ 0 T R.
28
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Solution
A B
E
F
D C G
Les triangles AEB et DEG sont semblables puisque leurs trois angles sont égaux
chacun à chacun (angles opposés par le sommet et angles alternes-internes compris entre
deux droites parallèles). Par conséquent,
|AE| |EB|
= . (†)
|EG| |DE|
On montre, en utilisant le même critère de similitude, que les triangles AED et BEF
sont semblables. De là,
|EF | |EB|
= . (‡)
|AE| |DE|
En égalant les relations (†) et (‡), on obtient
|EF | |AE|
=
|AE| |EG|
soit
|AE|2 = |EF ||EG|.
29
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
B
A0
C0
A C
B0
Solution
Une solution consiste à montrer que les droites AA0 , BB 0 et CC 0 sont des droites
remarquables du triangle ABC. Ces droites passent par chacun des sommets du triangle
ABC. Après quelques réflexions, on propose de montrer que ces droites sont les bissectrices
des angles intérieurs du triangle ABC.
B
0 A0
C
A C
B0
Puisque OA0 est la médiatrice du segment [B, C], i.e. le lieu des points équidistants
de deux points distincts, on a
|BA0 | = |CA0 |.
30
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
Comme deux cordes de même longueur interceptent dans un même cercle des arcs de
même longueur, on a aussi
_ _
|BA0 | = |CA0 |.
Par conséquent,
\0 = BAA
CAA \0
car des angles inscrits interceptant des arcs de même longueur ont la même amplitude.
De là, on en déduit que AA0 est la bissectrice de BAC.
[
Par un raisonnement analogue, on peut montrer que
– BB 0 est la bissectrice de ABC,
[
0
– CC est la bissectrice de BCA.
[
Puisque dans un triangle, les bissectrices des angles intérieurs sont concourantes, on
en déduit que les droites AA0 , BB 0 et CC 0 le sont.
A B
M N
P
D C
31
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
B C
I E
F A D
A t
C0 C B
B0
D
C
M
C0 D0
A B
A A0 B
B0
D0
D C0 C
O
C
A N
P
33
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
E
B
Q
B
E
F A
O
D C
34
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
A0
C0 B
A C
B0
35
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
G
J
H
I
B E F C
C
P0
P
C0 C0
C
36
TB − FB CHAPITRE 1. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS LE PLAN
A C1 B
B2
A2
H
B1 C2
A1
C
37
Chapitre 2
Géométrie vectorielle
∀→
−
u ,→
−
v ∈ E, →
−
u +→
−
v ∈E
et d’associativité
→
−
u + (→
−
v +→
−
w ) = (→
−
u +→
−
v)+→
−
w =→
−
u +→
−
v +→
−
w,
∀→
−
u ∈ E, ∀λ ∈ C, λ→
−
u ∈E
λ(→
−
u +→
−
v ) = λ→
−
u + λ→
−
v
et d’associativité
λ(µ→
−
u ) = (λµ)→
−u = λµ→ −u,
→
−
• il existe un vecteur neutre 0 appartenant à E tel que
→
− →
−
u + 0 =→ −
u,
• à tout vecteur →
−
u appartenant à E, on peut faire correspondre son opposé noté −→
−
u,
• la multiplication d’un vecteur par l’unité laisse ce vecteur inchangé.
Les règles de calcul classiques de l’addition et du produit de nombres réels s’appliquent
également aux éléments de l’espace vectoriel.
A titre d’exemples, l’ensemble des réels R muni de l’addition et de la multiplication
est un espace vectoriel et l’ensemble des vecteurs-colonnes à n composantes réelles Rn est
un espace vectoriel sur le corps des nombres réels.
38
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
P
Fig. 2.1 – Vecteur d’origine P et d’extrémité Q
La droite P Q est le support du vecteur. Le sens du vecteur est donné par le sens de
parcours du segment [P, Q], de l’origine vers l’extrémité. La longueur du segment [P, Q]
−→ −→
est la norme du vecteur P Q notée ||P Q|| ou encore |P Q|.
→
−
Si P et Q sont deux points confondus, ils définissent le vecteur nul 0 .
Q
S
Q
r<0 P r>0
S
P
Fig. 2.2 – Multiplication d’un vecteur par un réel
39
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
−→ −→
Si r = 0 ou si P Q est le vecteur nul alors P S est le vecteur nul.
Deux vecteurs sont parallèles si l’un est multiple de l’autre.
Le quadrilatère ABCD est un parallélogramme si et seulement si les côtés opposés sont
deux à deux parallèles (figure 2.3). Vectoriellement, la condition nécessaire et suffisante
est
−→ −−→ −−→ −−→
AB = DC ou AD = BC.
B C
A D
Fig. 2.3 – Vecteurs et parallélogramme
R S
P Q
Fig. 2.4 – Règle du parallélogramme
T Q
Q
P
P S S
Fig. 2.5 – Multiplication d’un vecteur par un réel
40
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
→
−
u →
−
w
→
−
u +→
−
v →
−
w +→ −s
→
− →
− || w || > ||→
→
− −s ||
v s
Fig. 2.6 – Vecteurs parallèles
41
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
où ||→
−
u ||, ||→
−
v || désignent la norme des vecteurs →
−
u et →
−
v , θ est l’angle que font les vecteurs
◦
entre eux et est compris entre 0 et 180 .
Le produit scalaire de deux vecteurs dont un est nul est, par définition, nul.
→
−
v
θ
→
−
u
Fig. 2.7 – Produit scalaire de deux vecteurs
2.4.3 Propriétés
1. Il faut insister sur le fait qu’un produit scalaire représente un nombre réel.
2. La définition du produit scalaire est indépendant de l’orientation de l’angle θ (θ,
−θ, 360◦ − θ, . . .).
3. Le produit scalaire de deux vecteurs →−u et →−
v non nuls est nul si et seulement si les
vecteurs sont perpendiculaires.
4. Le produit scalaire de deux vecteurs →
−u et →
−v non nuls est égal au produit scalaire de
→
− →
−
l’un deux u et de la projection orthogonale v 0 de l’autre sur la droite supportant
le premier vecteur (ou une droite parallèle à cette dernière)
→
− →
−
u ·→
−
v =→ −u · v0 .
→
−
v
θ
→
−0 →
−u
v
Fig. 2.8 – Produit scalaire et projection orthogonale
42
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
A M B
Fig. 2.9 – Théorème de la médiane
D’autres résultats dont la preuve est laissée à l’étudiant peuvent s’avérer utiles
−→ −−→ −→ −−→
||P A||2 − ||P B||2 = 2 AB · M P ,
−→ −−→ −−→ −−→
P A · P B = ||P M ||2 − ||M A||2 .
P3
P4
G
P6
P2
P5
M
Fig. 2.10 – Centre de gravité d’un ensemble de points
43
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
Ces définitions sont bien entendu valables dans le plan en ne considérant que deux
coordonnées.
44
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
P d
A
r
O
B
2.7.2 Propriétés
1. La puissance d’un point ne dépend pas de l’inclinaison de la droite d passant par le
point P
−→
PC (P ) = ||P O|| − r2 .
Ce résultat se montre facilement par géométrie vectorielle.
Remarque : en fonction de la position du point P par rapport au cercle C, on peut
distinguer trois cas :
• si le point P est extérieur au cercle C, la puissance PC (P ) de ce point par rapport
au cercle C est positive,
• si le point P est sur cercle C, la puissance PC (P ) de ce point par rapport au le
cercle C est nulle,
• si le point P est intérieur au cercle C, la puissance PC (P ) de ce point par rapport
au le cercle C est négative.
2. Soit un cercle C de centre O et de rayon r, et un point P extérieur au cercle C (figure
2.12). On appelle T et T 0 les points de contact des tangentes au cercle C issues du
point P . On a
−→ −−→
PC (P ) = ||P T ||2 = ||P T 0 ||2 .
Ce résultat se démontre facilement en utilisant le théorème de Pythagore.
T P
t
T0
O
t0
Fig. 2.12 – Puissance d’un point et tangentes
3. Quatre points A, B, C et D (dont trois d’entre eux ne sont pas alignés) sont cocy-
cliques si et seulement si
|P A||P B| = |P C||P D|
où le point P est l’intersection des droites AB et CD.
45
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
4. Soient deux cercles C et C 0 non concentriques (figure 2.13). Le lieu des points P tels
que
PC (P ) = PC 0 (P ).
est une droite perpendiculaire à la droite joignant les centres des cercles C et C 0
et passant par les éventuels points communs des cercles C et C 0 . Cette droite est
appelée l’axe radial des cercles C et C 0 .
C C0
O O0
2.8 Applications
2.8.1 Indépendance d’un vecteur et d’un nombre par rapport à
un point
On donne quatre points A, B, C, D dans le plan.
46
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
Solution
1. Le vecteur → −
v est indépendant du point M
L’idée est d’exprimer le vecteur →
−
v en fonction d’une combinaison linéaire des vec-
teurs constitués des points A, B, C et D.
−−→ −−→ −−→
Les vecteurs M B, M C et M D vont être décomposés par la relation de Chasles en
utilisant le point A.
→
− −−→ −−→ −−→ −−→
v = 4 M A + 3 M B − 5 M C− 2 MD
−−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→ −−→
= 4 M A + 3 M A + AB − 5 M A + AC − 2 M A + AD
−→ −→ −−→
= 3 AB − 5 AC − 2 AD.
puisque le vecteur →
−
v est nul.
Ainsi, le nombre x est bien indépendant du point M .
47
TB − FB b a c CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
A3
A2 B3
F
A1
G B2 C3
B1
H C2
C1
Solution
2. Les points F , G et H sont alignés si et seulement s’il existe un réel k tel que
−→ −−→
GF = k GH.
48
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
y
A1 A2
B3 B4
G1 G2
B2 B1
A4 A3 x
Solution
Le problème n’est pas euclidien : il ne fait pas intervenir de notions de distance, d’angle
ou de produit scalaire. On peut choisir un repère non orthonormé tel que les points A1 ,
A2 , A3 et A4 aient pour coordonnées respectivement (0, b), (a, b), (a, 0) et (0, 0).
Ainsi, le centre de gravité G1 du parallélogramme A1 , A2 , A3 et A4 a pour coordonnées
dans ce repère
xA + xA 2 + xA 3 + xA 4 a
xG 1 = 1 = ,
4 2
yA + yA2 + yA3 + yA4 b
yG1 = 1 = .
4 2
On considère à présent le triangle A2 A3 A4 . Le centre de gravité de ce triangle est noté
B1 et a pour coordonnées
xA 2 + xA 3 + xA 4 2a
xB1 = = ,
3 3
y A2 + y A3 + y A4 b
yB1 = = .
3 3
De façon strictement analogue, les centres de gravité B2 , B3 et B4 des triangles
A1 A3 A4 , A1 A2 A4 et A1 A2 A3 ont respectivement pour coordonnées
a b a 2b 2a 2b
, , , et , .
3 3 3 3 3 3
49
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
Alternative
Une autre solution est basée sur l’interprétation géométrique du centre de gravité d’un
triangle et des propriétés des parallélogrammes :
• le centre de gravité d’un triangle est situé aux deux-tiers à partir du sommet des
médianes d’un triangle,
• les diagonales d’un parallélogramme se coupent en leur milieu.
Solution
Le problème se résoud facilement en utilisant le théorème de la médiane.
F
E
A D
50
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
Il vient alors
−→2 −−→2 −−→2 −−→2 −−→ −−→ −→
AB + BC + CD + DA = 2 BE 2 + DE 2 + AC 2 .
En notant que F est le milieu de [B, D], on applique le théorème de la médiane dans
le triangle BED
−−→2 −−→2 −→ −−→
BE + DE = 2EF 2 + 2F D2
et, par ailleurs
−−→ 1 −−→
F D = BD ,
2
il vient
−−→2 −−→2 −→ 1 −−→
BE + DE = 2EF 2 + BD2 .
2
Finalement,
−→2 −−→2 −−→2 −−→2 −→2 −−→2 −→
AB + BC + CD + DA = AC + BD + 4EF 2 .
Alternative
−−→
On propose de développer le second membre de l’égalité. On développe le terme 4 EF 2
sachant que E et F sont les milieux respectifs des segments [A, C] et [B, D]
−→ −→ −→ −−→
2 EF = 2 (EA + AB + BF )
1 −→ −→ 1 −−→
=2 CA + AB + BD
2 2
−→ −→ −−→
= CA + 2 AB + BD
−→ −→ −→ −−→
= (CA + AB) + (AB + BD)
−−→ −−→
= CB + AD.
On trouve donc que
−→ −−→ −−→
4 EF 2 = (CB + AD)2
−−→ −−→ −−→ −−→
= CB 2 + AD2 + 2 CB · AD.
Les autres termes se développent en utilisant la relation de Chasles et les produits
remarquables
−→2 −→ −−→
AC = (AB + BC)2
−→ −−→ −→ −−→
= AB 2 + BC 2 + 2AB · BC
−−→2 −−→ −−→
BD = (BC + CD)2
−−→ −−→ −−→ −−→
= BC 2 + CD2 + 2BC · CD.
En regroupant les trois expressions, le second membre devient
−→2 −−→2 −→ −→ −−→ −−→ −−→ −−→ −→ −−→ −−→ −−→
AC + BD + 4 EF 2 = (AB 2 + BC 2 + AD2 + CD2 ) + 2 BC · (AB + BC + CD − AD)
−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −→ −−→ −−→
= (AB 2 + BC 2 + AD2 + CD2 ) + 2 BC · (DA + AB + BC + CD)
| {z }
−
→
0
−→ −−→ −−→ −−→
= (AB 2 + BC 2 + AD2 + CD2 ).
51
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
Solution
On considère deux droites distinctes d et d0 intersectant le cercle respectivement en A
et B, et en C et D.
P
A
C
B
d
D
0
d
|P B| |P C|
=
|P D| |P A|
ou encore
|P A||P B| = |P C||P D|.
52
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
A0
O G
A C
Solution
−−→ −→
Une idée est d’exprimer les vecteurs AA0 et OG en fonction des sommets A, B et C
du triangle et en fonction du centre O du cercle circonscrit.
−→
Puisqu’on sait que le point G est le centre de gravité du triangle AA0 B, le vecteur OG
peut alors s’exprimer par
−→ 1 h−→ −−→0 −−→i
OG = OA + OA + OB .
3
De la même façon, puisque le point A0 est le milieu du segment [B, C] (soit, en d’autres
mots, le centre de gravité du segment [B, C]), on peut écrire
−−→0 1 h−−→ −→i
OA = OB + OC .
2
−−→
De plus, par la relation de Chasles, on peut décomposer le vecteur AA0 en
−→ −−→0
AO + OA .
Ainsi,
−−→0 −→ 1 −−→ h −→ −→i
AA · OG = OB · −OA + OC
3
B
P
A C
54
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
Solution
En partant du membre de gauche de l’égalité,
−→ −→
|P A|2 + |P C|2 = P A2 + P C 2
−−→ −→ −−→ −−→
= (P B + BA)2 + (P D + DC)2
−−→ −→ −−→ −→ −−→ −−→ −−→ −−→
= (P B 2 + BA2 + 2 P B · BA) + (P D2 + DC 2 + 2 P D · DC)
−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −→ −−→ −−→
= (BA2 + P B 2 + P D2 ) + DC 2 + (2 P B · BA + 2 P D · DC).
Donc,
−−→2 −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
DC + (2 P B · CD + 2 P D · DC) = DC 2 − 2 P B · DC + 2 P D · DC
−−→ −−→ −−→ −−→
= DC 2 + 2 DC · (P D − P B)
−−→ −−→ −−→ −−→
= DC 2 + 2 DC · (P D + BP )
−−→ −−→ −−→
= DC 2 + 2 DC · BD
−−→ −−→ −−→
= DC 2 − 2 DC · DB
−−→ −−→ −−→
= |DC|2 − 2 |DC| |DB| cos D̂.
Puisque le quadrilatère ABCD est losange et que le triangle BCD est équilatéral, on
peut écrire
D̂ = 60◦ ,
|DC| = |DB|.
Donc,
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
|DC|2 − 2 |DC| |DB| cos D̂ = |DC|2 − 2 |DC| |DC| cos(60◦ )
−−→ −−→ 1
= |DC|2 − 2 |DC|2
2
−−→ 2 −−→ 2
= |DC| − |DC|
= 0.
55
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
D A
Solution
Puisque deux côtés successifs d’un carré sont perpendiculaires, on propose d’utiliser
la relation de Chasles afin d’introduire le point A pour former les droites perpendiculaires
AB et AD. Il vient successivement
−−→ −−→ −→ −→ −−→ −→
BP · DP = BA + AP · DA + AP
−→ −−→ −→
= BA + DA · AP + |AP |2
−→ −→
= |AP |2 − AP · AC
−→ −→
= |AP |2 − AB · AC
= |AP |2 − |AB|2
= |AP |2 − c2 .
56
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
Y
Z A
X T
C B
B1
A C
57
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
M A
B
Q
D
N
B0
C0
A0
C
B
A
B
X
M N
A P C
58
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
B
C P
A0
B
C P
59
TB − FB CHAPITRE 2. GÉOMÉTRIE VECTORIELLE
2.9.10 Tétraèdre
Soit un tétraèdre ABCD de l’espace.
60
Chapitre 3
y y
yK K
k2
→
−
k
→
− →
−
j j
O→
−
i
xK x O→
−
i k1 x
(a) (b)
Fig. 3.1 – Coordonnées d’un point et composantes d’un vecteur dans un repère ortho-
normé
61
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
d
P d
P
A B
→
− A
u
(a) (b)
Fig. 3.2 – Définition vectorielle d’une droite
−→
Si A et B sont deux points distincts, alors le vecteur AB est un vecteur directeur de
la droite d et on peut définir cette droite comme l’ensemble des points P pour lesquels il
−→ −→
existe un réel r tel que AP = r AB.
−→
La relation AP = r → −u , r ∈ R, est une équation paramétrique vectorielle de la droite
d. Elle permet d’obtenir des équations paramétriques de la droite d
x = xA + ru1
P : (x, y) ∈ d ⇔ r ∈ R.
y = yA + ru2 ,
62
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y y x=a y
(0, b)
y=b y = mx + p
(0, p)
(a, 0)
O x O x O x
La condition u1 6= 0 signifie que la droite d n’est pas parallèle à l’axe des ordonnées.
−→
2. Si les points A et B appartiennent à une droite d, un vecteur directeur AB de la
droite d a pour composantes (xB − xA , yB − yA ). Dès lors, le coefficient directeur de
la droite d vaut
yB − yA
m= si xA 6= xB .
xB − xA
La condition xA 6= xB signifie que la droite d n’est pas parallèle à l’axe des ordonnées.
64
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
d
d
d0 d = d0
d0
(a) (b) (c)
Fig. 3.4 – Positions relatives de deux droites : (a) sécantes, (b) parallèles, (c) confondues
a1 x + b 1 y + c 1 = 0 et a2 x + b 2 y + c 2 = 0
avec (a1 , b1 ) 6= (0, 0) et (a2 , b2 ) 6= (0, 0), alors la droite d1 est parallèle à la droite d2 si et
seulement si
a1 b1
=
a2 b2
en considérant a2 et b2 non nuls.
2. Dans un repère orthonormé du plan, deux droites non parallèles aux axes sont
perpendiculaires si et seulement si le produit de leurs coefficients angulaires vaut
−1.
a(x − xA ) + b(y − yA ) = 0.
65
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y
P2
P1 d
P3
O xP1 x
Fig. 3.5 – Régions du plan par rapport à une droite
Ainsi, tous les points situés « au-dessus » de la droite d sont ceux de l’ensemble
Propriété
Si, dans un repère orthonormé du plan, les points A et B ont respectivement pour
coordonnées (xA , yA ) et (xB , yB ) alors la distance entre les points A et B est donnée par
p
|AB| = (xB − xA )2 + (yB − yA )2 .
66
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
Propriété
Dans un repère orthonormé, la distance du point A de coordonnées (xA , yA ) à la droite
d d’équation cartésienne ax + by + c = 0 avec a, b, c ∈ R et (a, b) 6= (0, 0) est donnée par
|axA + byA + c|
dist(A, d) = √ .
a2 + b 2
y = m(x − xP ) + yP
y = mx + p
y y d2 d
d3
P
d2
O x O x
d1
d3 d1
(a) (b)
Fig. 3.6 – Faisceaux de droites : (a) concourantes, (b) parallèles
67
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
3.7.1 Le cercle
Soient un point P0 du plan et un réel r strictement positif.
Le cercle C de centre P0 et de rayon r est le lieu des points du plan dont la distance
au point P0 vaut r. Ainsi,
P ∈ C ⇔ |P P0 | = r.
y
C
P P0
r
O x
Fig. 3.7 – Cercle C de centre P0 et de rayon r
68
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
3.7.2 L’ellipse
Soient deux points distincts F et F 0 du plan, appelés foyers, et un réel 2a strictement
positif et strictement plus grand que la distance entre les points F et F 0 .
L’ellipse E définie par ces données est le lieu des points du plan dont la somme des
distances aux points F et F 0 vaut 2a. Ainsi,
P ∈ E ⇔ |P F | + |P F 0 | = 2a.
y
(0, b)
E
F0 F (a, 0)
(−c, 0) O (c, 0) x
Considérons un repère orthonormé dont l’axe des abscisses passe par les foyers et dont
l’axe des ordonnées passe par le milieu du segment [F, F 0 ] défini par les foyers (figure 3.8).
Dans ce repère, les points F et F 0 ont respectivement pour coordonnées (c, 0) et (−c, 0)
avec c > 0.
Un point P de coordonnées (x, y) appartient à l’ellipse E si et seulement si
x2 y 2 √
+ 2 =1 avec b= a2 − c 2 . (♠)
a2 b
Cette équation est une équation cartésienne de l’ellipse E.
Les caractéristiques de l’ellipse E dont une équation cartésienne est (♠) sont les sui-
vantes :
• le centre a pour coordonnées (0, 0) ;
• les axes de symétrie ont pour équation x = 0 et y = 0 ;
• les sommets (les sommets d’une conique sont les points d’intersection de la conique
avec son (ses) axe(s) de symétrie) ont pour coordonnées (a, 0), (−a, 0), (0, b) et
(0, −b) ;
• le demi-petit axe est le plus petit segment de droite joignant le centre de l’ellipse à
un de ses points. Dans ce cas-ci, la longueur du demi-petit axe est b ;
69
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
• le demi-grand axe est le plus grand segment de droite joignant le centre de l’ellipse
à un de ses points. Dans ce cas-ci, la longueur du demi-petit axe est a.
Si on place les foyers sur l’axe des ordonnées (figure 3.9), l’axe des abscisses passe par
le milieu du segment [F, F 0 ] et l’ellipse E a pour équation cartésienne
x2 y 2 √
+ 2 =1 avec b= a2 − c 2 .
b2 a
y
(0, a)
F (0, c)
(b, 0)
O x
F 0 (0, −c)
3.7.3 L’hyperbole
Soient deux points distincts F et F 0 du plan, appelés foyers, et un réel 2a strictement
positif et strictement plus petit que la distance entre les points F et F 0 .
L’hyperbole H définie par ces données est le lieu des points du plan dont la valeur
absolue de la différence entre les distances aux points F et F 0 vaut 2a. Ainsi,
P ∈ H ⇔ ||P F | − |P F 0 || = 2a.
70
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y y = ab x
(0, b) H
F0 F
(−c, 0) O (a, 0) (c, 0) x
y = − ab x
Fig. 3.10 – Hyperbole H de foyers F et F 0 sur l’axe des abscisses
Considérons un repère orthonormé dont l’axe des abscisses passe par les foyers et dont
l’axe des ordonnées passe par le milieu du segment [F, F 0 ] défini par les foyers (figure
3.10). Dans ce repère, les points F et F 0 ont respectivement pour coordonnées (c, 0) et
(−c, 0) avec c > 0.
Un point P de coordonnées (x, y) appartient à l’hyperbole H si et seulement si
x2 y 2 √
− 2 =1 avec b= c 2 − a2 . (♣)
a2 b
Cette équation est une équation cartésienne de l’hyperbole H.
Les caractéristiques de l’hyperbole H dont une équation cartésienne est (♣) sont les
suivantes :
• le centre a pour coordonnées (0, 0) ;
• les axes de symétrie ont pour équation x = 0 et y = 0 ;
• les sommets ont pour coordonnées (a, 0) et (−a, 0) ;
• les droites d’équation
b b
y= x et y=− x
a a
sont les asymptotes à l’hyperbole H.
Si on place les foyers sur l’axe des ordonnées (figure 3.11), l’axe des abscisses passe
par le milieu du segment [F, F 0 ]. L’hyperbole H a pour équation cartésienne
x2 y 2 √
− 2 = −1 avec b= c 2 − a2 .
b2 a
Dans ce cas, les asymptotes ont pour équation
a a
y= x et y = − x.
b b
Une hyperbole est dite équilatère lorsque ses asymptotes sont orthogonales. Comme
les coefficients angulaires de ces droites sont respectivement b/a et −b/a, cela correspond
à a2 = b2 ou encore à a = b puisque ces réels sont strictements positifs.
Remarque : sous sa forme développée, on reconnaı̂t l’équation d’une hyperbole lorsque
les coefficients de x2 et de y 2 sont différents et de signes opposés, et lorsque le coefficient
de xy est nul.
71
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y
H y = ab x
F
O x
F0
y = − ab x
Fig. 3.11 – Hyperbole H de foyers F et F 0 sur l’axe des abscisses
3.7.4 La parabole
Dans le plan, on considère une droite d, appelée directrice, et un point F , appelé foyer,
n’appartenant pas à la droite d.
La parabole P définie par ces données est le lieu des points du plan dont la distance
au point F est égale à la distance à la droite d. Ainsi,
P ∈ P ⇔ |P F | = dist(P, d).
d ≡ x = −c y
F
O (c, 0) x
Fig. 3.12 – Parabole P de foyer F sur l’axe des abscisses et de directrice parallèle à l’axe
des ordonnées
72
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
x2
x2 = 4cy ⇔ y = .
4c
F (0, c)
O x
d ≡ y = −c
Fig. 3.13 – Parabole P de foyer F sur l’axe des ordonnées et de directrice parallèle à
l’axe des abscisses
|P F | = e dist(P, d)
est
• une ellipse si 0 < e < 1,
• une parabole si e = 1,
• une hyperbole si e > 1.
Le réel e est appelé excentricité de la conique, le point F est appelé foyer et la droite
d est appelée directrice de la conique.
Un cercle ne possède pas d’excentricité.
L’excentricité e d’une hyperbole est donnée par
c
e= ,
a
73
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
rapport de la distance entre les foyers à la distance entre les points d’intersection de
l’hyperbole avec la droite passant par les foyers. Ce réel est bien strictement supérieur à
1 puisque |F F 0 | = 2c > 2a.
L’excentricité e d’une ellipse est donnée par
c
e= ,
a
rapport de la distance entre les foyers à la distance entre les points d’intersection de
l’ellipse avec la droite passant par les foyers. Ce réel est bien strictement compris entre 0
et 1 puisque |F F 0 | = 2c < 2a.
74
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
x2 y 2
+ 2 = 1, a > b > 0.
a2 b
L’ellipse E est l’union des graphes des fonctions suivantes, définies pour x ∈ [−a, a],
b√ 2 b√ 2
y(x) = a − x2 et y(x) = − a − x2
a a
qui sont symétriques l’une de l’autre par rapport à l’axe des abscisses. On étudie unique-
ment le cas y ≥ 0.
La fonction y est indéfiniment continûment dérivable sur l’intervalle ] − a, a[ et sa
dérivée première est donnée par
bx
y 0 (x) = − √ .
a a2 − x 2
Dès lors, comme la dérivée de la fonction y en un point de l’ellipse est le coefficient
directeur de la tangente à l’ellipse en ce point, une équation cartésienne de la tangente à
l’ellipse E au point (xP , yP ) est du type
y − yP = y 0 (xP )(x − xP ).
Après quelques développements, on montre que, quels que soient les coordonnées des
points P de l’ellipse, l’équation cartésienne de la tangente en un point est
b 2 x P x + a2 y P y − a2 b 2 = 0
75
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
ou encore
xxP yyP
2
+ 2 = 1. ([)
a b
On note qu’aux points de coordonnées (a, 0) et (−a, 0), points à l’extérieur du domaine
de dérivabilité, les tangentes sont les droites verticales respectivement d’équation
x=a et x = −a
y − yP = y 0 (xP )(x − xP ).
Après quelques développements, on montre que, quels que soient les coordonnées des
points P de l’hyperbole, l’équation cartésienne de la tangente en un point est
b 2 x P x − a2 y P y − a2 b 2 = 0
ou encore
xxP yyP
2
− 2 = 1. (\)
a b
On peut vérifier que les tangentes à l’hyperbole aux points de coordonnées (a, 0) et
(−a, 0), points à l’extérieur du domaine de dérivabilité, ont respectivement d’équation
x=a et x = −a
76
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
x2 y 2 √
− 2 = −1, b= c2 − a2 , c > 0, a > 0.
b2 a
y 2 = 4cx, c > 0.
La parabole P est l’union des graphes des fonctions suivantes, définies pour x ∈ [−a, a],
√ √
y(x) = 2 cx et y(x) = −2 cx
qui sont symétriques l’une de l’autre par rapport à l’axe des abscisses. On étudie unique-
ment le cas y ≥ 0.
La fonction y est indéfiniment continûment dérivable sur l’intervalle ]0, +∞] et sa
dérivée est donnée par
c
y 0 (x) = √ .
cx
y − yP = y 0 (xP )(x − xP ).
Après quelques développements, on montre que, quels que soient les coordonnées des
points P de la parabole, une équation cartésienne de la tangente passant par un de ses
points est
2cx − yP y + 2cxP = 0
ou encore
yyP = 2c(x + xP ). ()
Au point de coordonnées (0, 0), point à l’extérieur du domaine de dérivabilité, la
tangente est une droite verticale l’équation
x=0
x2 = 4cy, c > 0.
77
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
ax2 + bxy + cy 2 + dx + ey + f = 0
où a, b et c sont des réels non simultanément nuls et le faisceau de droites issues du point
P
y − yP = m(x − xP )
où m un réel.
L’intersection entre la conique et la famille de droites revient à résoudre le système
suivant 2
ax + bxy + cy 2 + dx + ey + f = 0
y = m(x − xP ) + yP .
Pour que la droite soit tangente, il faut que l’équation ( ) n’admet qu’une solution
double. Autrement dit,
∆ = f22 (m) − 4f1 (m)f3 (m) = 0.
Dans de nombreux cas, il se peut qu’il y ait deux valeurs du coefficient angulaire
m chacun déterminant une droite. En effet, à partir d’un point, on peut mener deux
tangentes à la conique. Dans certains cas, une des valeurs de m correspond à une des
asymptotes à la conique (si elle admet des asymptotes) et est à rejeter puisque l’asymptote
n’intersecte pas la conique.
Remarque : ce n’est pas parce qu’une droite intersecte une conique en un point qu’elle
est tangente. Exemples : 3.15(b) et 3.16(b).
78
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y = mx + p
où p un réel.
La démarche est exactement la même que la précédente et on renvoie à la section 3.9.2
pour plus de détails.
79
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
On appelle donc génératrices les courbes ou droites qui définissent le lieu. Leurs équa-
tions cartésiennes s’expriment en fonction d’un ou de plusieurs paramètres.
Le principe de la méthode des génératrices consiste à traduire l’appartenance des
points d’un lieu à ses deux génératrices.
Tout comme pour la méthode de traduction, on commence par choisir un repère.
Ensuite, les coordonnées de points non mobiles sont exprimées dans le repère. Il est
conseillé de choisir le repère de manière judicieuse afin d’éviter de laborieux dévelop-
pements. On fixe également à cette étape un ou plusieurs paramètres. Ces paramètres
expriment le fait qu’un élement du plan est variable : un point qui se déplace, une droite
qui « bouge », . . .Parmi les paramètres couramment employés, on trouve :
• l’abscisse et/ou l’ordonnée d’un point,
• le coefficient directeur d’une droite,
• l’ordonnée à l’origine d’une droite,
• un angle.
Les équations cartésiennes des droites et courbes sont décrites en fonction du (des) pa-
ramètre(s) et des coordonnées des éléments fixes. Le système composé des équations des
deux génératrices est le système d’équations paramétriques du lieu recherché.
A partir de ce système, on élimine le(s) paramètre(s) afin d’obtenir une équation carté-
sienne du lieu. Comme pour la méthode de traduction, il est possible qu’il faille restreindre
le domaine de définition du lieu en fonction de valeurs non permises du paramètre.
3.11 Applications
3.11.1 Cercle, point symétrique
Soient un cercle C et un point P de l’espace.
Quel est le lieu du symétrique de P par rapport à un point M qui décrit C ?
Solution
On choisit un repère orthonormé du plan tel que l’origine des axes coı̈ncide avec le
centre du cercle C et tel qu’un des axes passe par le point P .
y
P (0, α)
M (λ, µ)
P0
O(0, 0) x
80
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
λ2 + µ2 = r 2 . (†)
Cette équation est celle d’un cercle de centre (0, −α) et de rayon 2r.
Le lieu décrit par le point P 0 est donc un cercle C 0 dont le centre O0 est le symétrique
du point P par rapport au centre O du cercle C et dont le rayon est le double de celui du
cercle C.
y
P
C
M
M
P0
P0 C0
O x
M
M
O0
P0
0
P
81
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
Solution
On choisit un repère orthonormé du plan tel que l’origine des axes coı̈ncide avec le
centre du cercle C et tel qu’un des axes soit parallèle à la tangente d au cercle en (r, 0).
y d≡x=r
R(r, 0)
O(0, 0) x
dist(P, C) = ||OP | − r|
p
= x2 + y 2 − r ,
et puisque la tangente au cercle est représentée par une droite verticale dans le repère, la
distance du point P à la droite d est
dist(P, d) = |x − r|.
82
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
83
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y d
R(r, 0)
O(0, 0) x
Solution
Dans un premier temps, on recherche des équations cartésiennes des cercles C1 et C2 .
Le centre C1 du cercle C1 a pour coordonnées (3, 0) et le rayon r1 est donné par la distance
entre ce point et l’origine puisqu’elle appartient au cercle, soit r1 = 3. Ainsi, une équation
du cercle C1 est
(x − 3)2 + y 2 = 9.
84
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y
P
dist(P, C1 )
dist(P, C2 )
C2 C1
C2 C1 x
dist(P, Ci ) = ||Ci P | − ri | .
||C1 P | − r1 | = ||C2 P | − r2 |
p p
(x − 3)2 + y 2 − 3 = x2 + y 2 − 4 .
85
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
4
La condition d’élévation au carré est x ≥ 3
(cette condition est plus restrictive que la
première). Ainsi,
9x2 + 16 − 24x = x2 + y 2
8x2 − 24x − y 2 + 16 = 0
2
x − 23 y2
− √ 2 = 1.
1 2
2 2
Cette équation est celle d’une hyperbole dont les foyers sont situés sur l’axe des abs-
cisses. En reprenant les conditions d’élévation au carré, on ne considèrera que la branche
d’hyperbole située à droite de l’axe des ordonnées puisque le centre de l’hyperbole a une
abscisse supérieure à 43 et que le sommet de cette branche a pour abscisse 2.
Si le point P est à l’intérieur des cercles mais n’appartient pas à leur zone d’intersec-
tion, on a
p p
− (x − 3)2 + y 2 + 3 = x2 + y 2 − 4
p p
− (x − 3)2 + y 2 = x2 + y 2 − 7
p p
(x − 3)2 + y 2 = − x2 + y 2 + 7.
p
La condition d’élévation au carré est x2 + y 2 ≤ 7.
Ainsi,
p
(x − 3)2 + y 2 = x2 + y 2 + 49 − 14 x2 + y 2
p
x2 + 9 − 6x + y 2 = x2 + y 2 + 49 − 14 x2 + y 2
p
14 x2 + y 2 = 40 + 6x
p
7 x2 + y 2 = 20 + 3x.
Cette équation est celle d’une ellipse dont les foyers sont situés sur l’axe des abscisses et
dont le centre a pour coordonnées 23 . En reprenant les conditions d’élévation au carré,
on peut considérer toute l’ellipse.
Le lieu recherché est une branche d’hyperbole dont le centre et le sommet ont respec-
tivement pour coordonnées ( 32 , 0) et (2, 0) et ayant pour équation cartésienne
2
x − 32 y2
− √ 2 = 1
1 2
2 2
86
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
C2 C1
C2 C1 x
Solution
Le problème ne nécessite pas le choix d’un repère orthonormé : on ne parle pas d’élé-
ments qui nécessiteraient la définition de distance, d’angle ou de produit scalaire. Par
conséquent, notre choix se porte sur un repère non orthonormé tel que l’origine corres-
ponde au point A et tel que les axes x et y soient respectivement portés par les droites
AB et AC. Les coordonnées des points B et C sont respectivement fixées à (0, 1) et (1, 0).
87
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
A M C S x
d
y = −2x + λ
où λ est un paramètre réel. On a fait le choix de l’ordonnée à l’origine λ comme paramètre
puisque la droite d varie et conditionne la définition des autres éléments du problème.
Le point P est l’intersection des droites d et AB et a pour coordonnées
(0, λ) .
et a pour coordonnées
(λ − 1, 2 − λ) .
(λ, 0) .
88
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
L’équation de la droite d00 parallèle à la droite d passant par le point S a pour équation
y = −2x + 2λ.
Les coordonnées du point R défini comme l’intersection des droites d00 et BC sont
(2λ − 1, 2 − 2λ) .
A M C S x
d
89
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
m1
A B x
M d2
m2
L’élément variable du problème est la droite d1 . Cette droite passe par un point fixe A.
On propose donc de choisir λ, le coefficient directeur de la droite d1 , comme paramètre.
Une équation cartésienne de cette droite est
y = λ (x − a).
Les coordonnées du point M , intersection des droites d et d1 , sont les solutions du
système suivant (
y = λ (x − a)
x = 0.
Le point M a alors pour coordonnées (0, λa).
Comme la droite d2 est perpendiculaire à la droite d1 , le coefficient directeur de la
droite d2 est égal à l’opposé de l’inverse du coefficient directeur de la droite d1 . Ainsi, une
équation cartésienne de la droite d2 est
−1
y= (x − b), λ 6= 0.
λ
Les coordonnées du point N , intersection des droites d et d2 , sont les solutions du
système suivant
y = −1 (x − b)
λ
x = 0.
90
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
b − aλ2
0, .
2λ
b − aλ2
y= .
2λ
La médiatrice du segment [A, M ], notée m2 , s’écrit également rapidement. En effet,
on connaı̂t son coefficient directeur puisqu’elle est perpendiculaire à la droite d1 : il vaut
−1/λ. Cette médiatrice passe par le milieu du segment [A, M ], dont les coordonnées sont
a −a λ
, .
2 2
a − b b − aλ2
, .
2 2λ
91
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
a−b y
x=
2 N d1
m1
A B x
M d2
m2
3.11.6 Coniques
Dans le plan euclidien rapporté à un repère orthonormé d’origine O et d’axes x et y,
on donne les points M : (1, 2) et N : (9, −6).
On demande de
1. déterminer une équation cartésienne du cercle C passant par les points O, M et N ,
ainsi que les coordonnées de son centre et la mesure de son rayon ;
2. déterminer une équation cartésienne de la parabole P d’axe horizontal passant par
les points M , N et O, ainsi que les coordonnées du quatrième point P , d’intersection
de C et P ;
3. montrer que les normales à P en M , N et P sont concourantes et déterminer les
coordonnées de leur point commun.
Solution
et
5 11
a= − 2b soit a= .
2 2
On peut ensuite en déduire le rayon r du cercle
√
2 2 2 130
r =a +b soit r= .
2
y
C
M
O x
N
2. L’équation générale d’une parabole d’axe horizontal est
y 2 + ay + bx + c = 0, b 6= 0.
y 2 = 4x.
93
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y P
C
M
O x
N
y2
En remplaçant la variable x de l’équation du cercle par 4
, on arrive à l’équation
suivante
y(y 3 − 28y + 48) = 0. ()
Comme les points M et N respectivement de coordonnées (1, 2) et (9, −6) sont des
points d’intersection, en effectuant une division par Hörner par (y −2) et par (y −6),
on factorise le polynôme () en
y(y − 2)(y − 6)(y − 4) = 0.
Ainsi, le point P a pour coordonnées (4, 4).
3. La normale à une courbe en un point est la perpendiculaire à la courbe en ce point.
Dans le système d’axes, la parabole P a pour équation
y 2 = 4x.
94
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
y P
C
M
O x
N
Fig. 3.17 – Intersection des normales à la parabole
Pour montrer que les droites sont concourantes, il suffit de déterminer les coor-
données du point d’intersection des normales en M et en P et de vérifier ensuite
l’équation de la normale en N . L’intersection des normales en M et en P est la
solution du système suivant
y = −x + 3
y = −2x + 12,
soit le point de coordonnées (−6, 9) qui correspond au point N .
95
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
Solution
y = mx + 3
(4 + m2 )x2 + 6mx + 5 = 0. ( )
y = m(x − 4) + 3
96
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
m(3 − 4m) = 0
3
est nul si et seulement si m = 0 ou m = 4
(que l’on doit rejeter) ;
3
(b) soit m = 4
,
l’équation n’est plus une équation du second degré. Elle devient
même une équation impossible (0 = −1) ;
(c) soit m = − 43 , l’équation n’est plus une équation du second degré. Mais elle
reste une équation du 1er degré qui admet une solution. La droite est sécante
à l’hyperbole, mais en un seul point car elle est parallèle à une asymptote
oblique de l’hyperbole.
−2p + 1 = 0
soit p = 21 .
Ainsi, la tangente à la parabole P de coefficient directeur égal à 2 pour équation
cartésienne
1
y = 2x + .
2
97
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
Solution
1. L’équation y 2 = 4x est l’équation d’une parabole dont le paramètre c est égal à 1
et dont l’axe de symétrie est l’axe des abscisses.
Le sommet a pour coordonnées (0, 0), le foyer a pour coordonnées (1, 0) et la direc-
trice a pour équation x = −1.
2. L’équation 4x2 + 9y 2 = 36 est celle d’une ellipse car les coefficients de x2 et de y 2
sont différents et de même signe et puisque le coefficient du terme en xy est nul.
Une équation cartésienne de cette ellipse est
x2 y 2
+ = 1.
32 22
Le demi-grand axe et le demi-petit axe de l’ellipse valent respectivement 3 et 2.
Les sommets de l’ellipse ont respectivement pour coordonnées (3, 0), (−3, 0), (0, 2) et
(0, −2). Les foyers
√ de l’ellipse
√ sont sur l’axe des abscisses et ont respectivement pour
coordonnées (− 5, 0) et ( 5, 0). Les axes de symétrie sont les droites d’équation
x = 0 et y = 0.
3. L’équation x2 +2y 2 = 0 est celle d’une conique dégénérée en un point de coordonnées
(0, 0). En effet, il s’agit d’une somme de deux carrés qui n’est nulle que si chaque
terme est nul.
4. L’équation x2 + y 2 − 9 = 0 est celle d’un cercle puisque les coefficients de x2 et y 2
sont égaux et puisque le coefficient du terme en xy est nul. Une équation cartésienne
de ce cercle est
x2 + y 2 = 32 .
98
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
5. L’équation 9x2 − 16y 2 − 144 = 0 est celle d’une hyperbole puisque les coefficients
de x2 et de y 2 sont différents et de signe opposés et puisque le coefficient du terme
en xy est nul. Une équation cartésienne de cette hyperbole est
x2 y 2
− 2 = 1.
42 3
Le centre de cette hyperbole a pour coordonnées (0, 0), ses sommets et ses foyers,
situés sur l’axe des abscisses, ont respectivement pour coordonnées (4, 0), (−4, 0),
(−5, 0) et (5, 0). Les axes de symétrie ont respectivement pour équation x = 0 et
y = 0.
Les asymptotes obliques à cette hyperbole ont respectivement pour équation
3 3
y= x et y = − x.
4 4
7. L’équation 4x2 = 25y 2 est celle de deux droites sécantes puisque les coefficients des
termes en x, y, xy et du terme indépendant sont nuls.
Les droites ont respectivement pour équation
2 2
y= x et y = − x.
5 5
8. L’équation 16y 2 − 9x2 = 144 est celle d’une hyperbole puisque les coefficients des
termes en x2 et y 2 sont différents et de signes opposés et puisque le coefficient du
terme en xy est nul. Une équation cartésienne de cette hyperbole est
x2 y 2
− 2 = −1.
42 3
Le centre de cette hyperbole a pour équation (0, 0), ses sommets et ses foyers, situés
sur l’axe des ordonnées, ont respectivement pour coordonnées (0, −4), (0, 4), (0, −5)
et (0, 5). Les axes de symétrie ont respectivement pour équation x = 0 et y = 0.
L’hyperbole admet deux asymptotes obliques ayant respectivement pour équation
3 3
y= x et y = − x.
4 4
99
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
9. L’équation 16x2 + 25y 2 = 100 est celle d’une ellipse puisque les coefficients des
termes en x2 et en y 2 sont différents et de même signe et puisque le coefficient du
terme en xy est nul. Une équation cartésienne de cette ellipse est
x2 y2
+ = 1.
2.52 22
Les sommets de l’ellipse ont respectivement pour coordonnées (−2.5, 0), (2.5, 0), (0, −2)
et (0, 2). Les foyers sont situés sur l’axe des abscisses et ont respectivement pour
coordonnées (−1.5, 0) et (1.5, 0). Le demi-grand axe et le demi-petit axe valent res-
pectivement 2.5 et 2. Les axes de symétrie de cette ellipse ont respectivement pour
équation x = 0 et y = 0.
Solution
Une équation cartésienne d’un cercle dont le centre C a pour coordonnées (a, b) et
ayant pour rayon r est
(x − a)2 + (y − b)2 = r2 .
Puisque le point A appartient au cercle, ses coordonnées doivent vérifier l’équation du
cercle, soit
(1 − a)2 + b2 = r2 .
y = mx.
dist(C, d) = R
soit
(ma − b)2
= R2 = (1 − a2 ) + b2
1 + m2
ou encore
(2a − b2 − 1)m2 − 2abm − (1 − a)2 = 0. (♠)
Puisque l’on souhaite avoir deux droites perpendiculaires tangentes au cercle, l’équa-
tion (♠) doit avoir deux solutions distinctes et le produit de ces solutions doit être égal
à −1.
On doit donc avoir
−(1 − a)2
2a − b2 − 1 > 0 et = −1.
2a − b2 − 1
100
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
soit
2a − b2 − 1 > 0 et a2 + b2 − 4a = −2
ou encore
(a − 2)2 + b2 = 2.
Ainsi, un point P de coordonnées (x, y) appartient au lieu recherché si et seulement
si ses coordonnées vérifient
La condition 2x − y 2 − 1 > 0 demande d’exclure les points du cercle qui ont pour coor-
données (1, 1) et (1, −1) (ils correspondent à l’intersection entre le cercle et la parabole
dont les équations sont reprises ci-avant). Cependant, à partir de ces deux points, il est
possible de mener deux tangentes perpendiculaires à un cercle passant par le point A.
Ces tangentes sont les axes du repère.
√
Le lieu est donc le cercle de centre (2, 0) et de rayon 2.
Solution
Dans un repère orthonormé, la distance du point P de coordonnées (xP , yP ) à la droite
d d’équation cartésienne ax + by + c = 0 avec a, b, c ∈ R et (a, b) 6= (0, 0) est donnée par
|axP + byP + c|
dist(P, d) = √ .
a2 + b 2
101
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
d
C
B A
C D
102
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
P
d0 d00
d000
O d A
P
1
S P
R 0 1 Q
103
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
P
p
P1
p0
C0 P2
C
d2
A B
d1
104
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
q
B
1
C P p A
0 1
105
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
A
C
B0
d2 O B
d
d1
A0
C1 : x2 + y 2 = 1,
C2 : (x − 4)2 + (y − 4)2 = 25,
d : x − 2 = 0.
106
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
Donner l’équation des cercles passant par les points d’intersection de C1 avec C2 et qui
sont tangents à d.
d e
E
1
A 0 1 B
C P
D I
1
H
0 1
107
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
On demande de
1. donner une équation de cette conique,
2. préciser de quel type de conique il s’agit.
Remarque : commencer par éliminer les types de coniques qui ne correspondent pas à
l’énoncé. Discuter ensuite en fonction des coniques restantes.
108
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
E
P
C C
H
2
T
0 2
f (x, y) = x2 + (y − 1)2 − 1 = 0,
1
g(x, y) = x2 + y − 1 = 0.
4
On demande de
1. spécifier la nature de ces deux coniques ;
2. déterminer les coordonnées des points d’intersection des deux coniques ;
3. si λ est un paramètre réel, l’équation f (x, y)+λg(x, y) = 0 représente une famille de
coniques passant par les points d’intersection trouvés au point 2. Déterminer,
√parmi
−2 3
les coniques de la famille, celle qui passe par le point de coordonnées 3
,0 .
Quelle est la nature de cette courbe ?
109
TB − FB CHAPITRE 3. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS LE PLAN
x2 y 2
1. Soit une hyperbole H d’équation − 2 = 1.
a2 b
Démontrer que la courbe orthoptique de l’hyperbole H est
√
(a) le cercle dont le centre est l’origine du repère et dont le rayon est a2 − b2 si
a > b,
(b) réduite à un point si a = b,
(c) vide si a < b.
110
Chapitre 4
d0
d d0 d = d0
d0
d
d
(a) (b) (c) (d)
Fig. 4.1 – Positions relatives de deux droites : (a) parallèles, (b) confondues, (c) sécantes,
(d) gauches
Les positions relatives de deux plans π et π 0 (figure 4.2) sont les suivantes :
• les plans π et π 0 sont (strictement) parallèles,
• les plans π et π 0 sont confondus,
• les plans π et π 0 sont sécants (leur intersection est une droite).
111
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
π0
π π
π0 π = π0
(a) (b) (c)
Fig. 4.2 – Positions relatives de deux plans de l’espace : (a) parallèles, (b) confondus, (c)
sécants
Les positions relatives d’une droite d et d’un plan π (figure 4.3) sont les suivantes :
• la droite et le plan sont (strictement) parallèles,
• la droite est incluse dans le plan,
• la droite et le plan sont sécants (leur intersection est un point).
d d
π
d π
π
(a) (b) (c)
Fig. 4.3 – Positions relatives d’une droite et d’un plan de l’espace : (a) parallèles, (b)
confondus, (c) sécants
4.2 Parallélisme
4.2.1 Parallélisme d’une droite et d’un plan
Définition
Une droite est parallèle à un plan si et seulement si elle est incluse dans ce plan ou
s’ils n’ont aucun point en commun.
Par un point de l’espace, on peut mener une infinité de droites parallèles à un plan
donné. De plus, le lieu des droites parallèles à ce plan est le plan parallèle au plan donné
passant par le point donné.
Critère
Une droite est parallèle à un plan si et seulement si elle est parallèle à une droite de
ce plan (figure 4.4(a)).
112
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
Propriétés
1. Si une droite est parallèle à deux plans sécants, alors elle est parallèle à leur droite
d’intersection (figure 4.4(b)).
2. Si une droite est strictement parallèle à un plan, tout plan qui la contient ainsi
qu’un point du plan donné, coupe ce plan suivant une droite parallèle à la droite
donnée (figure 4.4(c)).
d d0
d0
π π0
π
(a) (b)
d
π0
d0
(c)
113
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
Propriétés
1. Deux droites parallèles à une même troisième sont parallèles entre elles (figure
4.5(a)).
2. Si deux droites sont parallèles, tout plan qui coupe l’une, coupe l’autre (figure
4.5(b)).
3. Si deux droites sont parallèles, tout plan parallèle à l’une est parallèle à l’autre
(figure 4.5(c)).
4. Soient d et d0 deux droites parallèles, π un plan contenant d et π 0 un plan contenant
d0 . Si les plans π et π 0 sont sécants, alors la droite ∆ d’intersection de ces plans est
parallèle à d et d0 (figure 4.5(d)). Ce résultat est connu sous le nom de « Théorème
du Toit ».
d
d d0
d0 π
d00
(a) (b)
∆
π
π0
0
d
d d0
π d
(c) (d)
114
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
Critère
Deux plans sont parallèles si et seulement si l’un contient deux droites sécantes paral-
lèles à l’autre plan (figure 4.6(a)).
Propriétés
1. Si deux plans sont parallèles, alors tout plan qui coupe l’un coupe l’autre et les
droites d’intersection sont parallèles (figure 4.6(b)).
2. Deux plans parallèles à un même troisième sont parallèles entre eux (figure 4.6(c)).
3. Si deux plans sont parallèles, toute droite qui perce l’un, perce l’autre (figure 4.6(d)).
d0
π
π0 d
t0
d
π d0
π0
t
(a) (b)
π
00
π
d π0
π0
(c) (d)
115
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
4.3 Orthogonalité
4.3.1 Perpendiculatité d’une droite et d’un plan
Définition
Une droite est perpendiculaire à un plan si elle est orthogonale à toutes les droites de
ce plan.
Par un point de l’espace, on ne peut mener qu’une et une seule droite perpendiculaire
à un plan donné.
De façon analogue, par un point de l’espace, on ne peut mener qu’un et un seul plan
perpendiculaire à une droite donnée.
Critère
Une droite est perpendiculaire à un plan si et seulement si elle est orthogonale à deux
droites sécantes de ce plan (figure 4.7(a)).
π d
t
d d0
π 0
π
d 0 t0
(a) (b)
Propriétés
1. Si deux plans sont parallèles, toute droite perpendiculaire à l’un est perpendiculaire
à l’autre (figure 4.7(b)).
2. Si deux droites sont parallèles, tout plan perpendiculaire à l’une est perpendiculaire
à l’autre.
3. Deux droites perpendiculaires à un même plan sont parallèles entre elles (figure
4.8(a)).
4. Deux plans perpendiculaires à une même droite sont parallèles entre eux (figure
4.8(b)).
116
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
d
d0 π π
π0 d π0
(a) (b)
Propriétés
1. Deux droites sont orthogonales si et seulement si l’une est incluse dans un plan
perpendiculaire à l’autre.
3. Deux plans perpendiculaires à une même droite sont parallèles entre eux.
117
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
Propriétés
1. Si deux plans sécants sont perpendiculaires à un même plan, alors l’intersection des
deux premiers est orthogonale au troisième plan (figure 4.9(b)).
2. Si deux plans sont perpendiculaires, tout plan parallèle à l’un est perpendiculaire à
l’autre.
3. Si une droite et un plan sont perpendiculaires à un même plan, ils sont parallèles.
π0
d0
π 00
π d
d d0
π π0
(a) (b)
118
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
4.5 Applications
4.5.1 Vrai ou faux
Répondre par vrai ou faux et justifier lorsque la proposition est fausse. Les propositions
suivantes sont supposées dans un espace euclidien de dimension 3.
1. Dans l’espace, deux droites sont parallèles ou sécantes.
2. Deux plans non parallèles ont toujours une droite commune.
3. Etant donné deux droites gauches, il existe toujours une troisième qui est perpendi-
culaire à chacune des deux droites gauches et qui intersecte chacune de ces droites
gauches.
4. Etant donné deux droites gauches et un point P qui n’appartient à aucune de ces
droites, il existe toujours une droite qui passe par P et qui intersecte chacune des
deux droites gauches.
5. Deux droites distinctes déterminent toujours un seul plan.
6. Etant donné un point et un plan, il existe toujours un plan unique passant par le
point donné et orthogonal au plan donné.
7. Deux plans orthogonaux ont toujours une droite d’intersection.
8. Si deux plans sont orthogonaux, tout vecteur de l’un est orthogonal à tout vecteur
de l’autre.
9. Si deux droites sont orthogonales, tout vecteur de l’une est orthogonal à tout vecteur
de l’autre.
10. Si une droite et un plan sont perpendiculaires, tout vecteur de la droite est ortho-
gonal à tout vecteur du plan.
Solution
119
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
Solution
1. Pour montrer qu’une droite est perpendiculaire à un plan, il suffit de montrer qu’elle
est orthogonale à deux droites sécantes de ce plan.
D
B
E
C
Puisque le tétraèdre est régulier, ses faces sont des triangles équilatéraux. E étant
le milieu du segment [C, D], les droites BE et AE sont perpendiculaires à la droite
CD puisqu’elles correspondent à la médiatrice du segment [C, D] respectivement
dans les triangles équilatéraux BCD et ACD.
Ainsi, la droite CD étant perpendiculaire à deux droites sécantes BE et AE du
plan ABE, elle est perpendiculaire au plan ABE.
2. Soit H1 le pied de la hauteur du triangle ABE issue de A. Le point H1 appartient à
la droite BE et de ce fait au plan BCD. Par définition de la hauteur d’un triangle,
la droite AH1 est perpendiculaire à la droite BE.
120
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
D
B
H1
E
C
Pour montrer que la droite AH1 est perpendiculaire au plan BCD, il suffit de
montrer qu’elle est orthogonale à deux droites sécantes de ce plan. Comme elle est
perpendiculaire à la droite BE, il suffit de trouver une seconde droite de ce plan
sécante avec la droite BE.
Dans le point 1. de cet exercice, on a montré que la droite CD est perpendiculaire au
plan ABE. Par conséquent, la droite CD est orthogonale à la droite AH1 puisque
si une droite est perpendiculaire à un plan, alors elle est orthogonale à toutes les
droites de ce plan.
Ainsi, la droite AH1 étant perpendiculaire à deux droites sécantes CD et BE du
plan BCD, elle est donc perpendiculaire au plan BCD.
Soit H2 le pied de la hauteur du triangle ABE issue de B. On montre de façon
analogue que la droite AH2 est perpendiculaire au plan ACD.
3. Les développements ne seront effectués que pour le point H1 . Pour montrer que ce
point est l’orthocentre du triangle BCD, il suffit de montrer que deux des hauteurs
de ce triangle sont concourantes en H1 (puisque dans tout triangle, les hauteurs
sont concourantes).
On propose de montrer que la droite DH1 est perpendiculaire à la droite BC.
Dans un premier temps, montrons que la droite BC est perpendiculaire au plan
ADH1 . En effet, elle est perpendiculaire à la droite AH1 (cf. point 2.) et elle est
orthogonale à la droite AD puisque dans un tétraèdre régulier, les droites supportées
par les côtés opposés sont orthogonales. Ainsi, puisque la droite BC est orthogonale
à deux droites sécantes du plan ADH1 , elle est donc perpendiculaire à ce plan.
Ensuite, puisque la droite DH1 est incluse dans le plan ADH1 , elle est également
perpendiculaire à la droite BC car si une droite est perpendiculaire à un plan, elle
est orthogonale à toutes les droites de ce plan.
121
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
2. En déduire que les droites joignant les milieux des arêtes opposées d’un tétraèdre
sont concourantes.
Solution
π N
M
C
D O
P
B
122
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
A A
R π N R π N
M M
C C
D O D O
P Q P Q
B B
On peut recommencer l’exercice en considérant un plan π 0 passant par M et parallèle
aux droites BD et AC tel qu’il coupe la droite BC en Q et AD en R. On prouve
alors que Q et R sont les milieux des arêtes [B, C] et [A, D] et que le quadrilatère
M QOR est un parallélogramme. Puisque les parallélogrammes ont tous les deux la
diagonale OM en commun, on montre que les droites joignant les milieux des arêtes
opposées d’un tétraèdre sont concourantes.
123
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
124
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
Démontrer la relation
A(SBC) A(ABC)
= ,
A(ABC) A(A0 BC)
où A(XY Z) désigne l’aire du triangle XY Z.
125
TB − FB CHAPITRE 4. GÉOMÉTRIE SYNTHÉTIQUE DANS L’ESPACE
1. Démontrer qu’il existe une unique position de π pour laquelle les droites A0 A1 , B 0 B1
et C 0 C1 sont parallèles à OG.
2. Démontrer que pour toutes les autres positions, ces droites sont concourantes en un
point P de la droite OG.
126
Chapitre 5
z z
zK
K k3 →
−
k
O yK O k2
y y
xK k1
x x
(a) (b)
Fig. 5.1 – Coordonnées d’un point et composantes d’un vecteur dans le repère choisi
127
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
5.2.1 Définition
Le produit vectoriel des deux vecteurs → −
u et →−
v non nuls (figure 5.2) est le vecteur
→
− →
−
noté u ∧ v tel que
• →−u ∧→−v est orthogonal aux vecteurs → −u et →−
v,
→
− →
− →
− →
−
• ( u , v , u ∧ v ) constitue une base de même orientation que celle de l’espace,
• ||→−
u ∧→ −
v || = ||→
−
u ||||→
−
v || sin θ, θ étant l’angle non orienté formé par →
−
u et →
−
v.
→
−
u ∧→
−
v ~v
~u
Fig. 5.2 – Produit vectoriel
5.2.2 Propriétés
1. Le produit vectoriel est linéaire par rapport à chacun de ses arguments
(λ→
−
u + µ→
−
v)∧→
−
w = λ(→
−
u ∧→
−
w ) + µ(→
−
v ∧→
−
w ),
→
−
u ∧ (λ→
−
v + µ→
−
w ) = λ(→
−
u ∧→
−
v ) + µ(→
−
u ∧→
−
w ).
3. Si →
−u et →
−v sont orthonormés, alors (→
−
u ,→
−
v ,→
−
u ∧→
−
v ) est une base orthonormée po-
sitive de l’espace.
4. Le produit vectoriel de deux vecteurs non nuls est nul si et seulement si les deux
vecteurs sont parallèles.
128
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
→
−
v
A P
π →
−
u
Fig. 5.3 – Plan défini par un point et deux vecteurs directeurs linéairement indépendants
Les points du plan π peuvent être générés par combinaison linéaire des vecteurs di-
recteurs →
−
u et →−
v à partir du point A
−→
P ∈ π ⇔ ∃r, s ∈ R : AP = r→ −u + s→
−v.
129
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Ces deux écritures sont équivalentes puisque les deux dernières colonnes correspondent
−→ −→
aux composantes des vecteurs AB et AC linéairement indépendants.
Ainsi, un point P appartient au plan π si et seulement si ses coordonnées vérifient
l’équation du plan, i.e. si et seulement si axP + byP + czP + δ = 0.
A
Fig. 5.4 – Droite définie par un point et un vecteur directeur
Les points de la droite d peuvent être générés par la translation du vecteur directeur
→
−
u à partir du point A
−→
P ∈ d ⇔ ∃r ∈ R : AP = r→ −u.
130
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
π0
d
π
5.5 Parallélisme
Soient deux plans π et π 0 et deux droites d et d0 .
Dans un repère orthonormé, les plans π et π 0 ont respectivement pour équation
ax + by + cz + δ = 0 et a0 x + b0 y + c0 z + δ 0 = 0
avec (a, b, c) 6= (0, 0, 0) et (a0 , b0 , c0 ) 6= (0, 0, 0). Les droites d et d0 sont définies respective-
ment par un point A et un vecteur directeur → −u , et par un point A0 et un vecteur directeur
→
−0
u.
→
−0
n
π0
→
−
n
π
Fig. 5.6 – Parallélisme de deux plans
Ainsi, pour montrer que deux plans π et π 0 sont parallèles, il suffit de montrer que
→
−
leurs vecteurs normaux →
−n et n0 sont multiples l’un de l’autre.
131
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
→
− d
u
→
−
n
π
Fig. 5.7 – Parallélisme d’une droite et d’un plan
→
− d
u
→
−0 d0
u
Fig. 5.8 – Parallélisme de deux droites
5.6 Perpendicularité
Soient deux plans π et π 0 et deux droites d et d0 .
Les équations et éléments caractéristiques des plans et des droites sont les mêmes que
ceux de la section 5.5.
132
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
→
−0
n
→
−
n
π
π0
→
− d
u
→
−
n
π
d0
→
−0
u
→
−
u
d
Ainsi, pour montrer que deux droites sont perpendiculaires, il suffit de montrer que
→
−
le produit scalaire de leurs vecteurs directeurs →
−
u et u0 est nul.
133
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Si, dans un repère orthonormé, la droite d est définie par deux plans sécants
ax + by + cz + δ = 0 (π)
a x + b0 y + c0 z + δ 0 = 0 (π 0 ),
0
alors
k(ax + by + cz + δ) + k 0 (a0 x + b0 y + c0 z + δ 0 ) = 0, k, k 0 ∈ R et (k, k 0 ) 6= (0, 0)
représente l’équation d’une infinité de plans contenant d. C’est ce qu’on appelle l’équation
du faisceau de plans passant par d.
Si k = 0, on trouve l’équation du plan π et si k 0 = 0, on trouve l’équation du plan π 0 .
Sinon, en posant
k0
, k k 6= 0,
λ=
k
l’équation du faisceau de plans prend la forme
(ax + by + cz + δ) + λ(a0 x + b0 y + c0 z + δ 0 ) = 0. (†)
Ainsi, si on recherche le plan passant par le point P de coordonnées (xP , yP , zP ) et
contenant la droite d, on recherche d’abord la valeur de λ telle que le point P appartienne
au faisceau de plans d’axe d
axP + byP + czP + δ
λ=− 0 . (∗)
a xP + b0 yP + c0 zP + δ 0
En remplaçant la valeur de λ trouvée en (∗) dans (†), on obtient l’équation du plan
passant par la droite d et par le point P
axP + byP + czP + δ 0
(ax + by + cz + δ) − 0 (a x + b0 y + c0 z + δ 0 ) = 0.
a xP + b0 yP + c0 zP + δ 0
134
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
5.8 La sphère
5.8.1 Définition
L’ensemble des points de l’espace situés à une distance constante r (r > 0) d’un point
fixe O est appelée sphère S de rayon r et de centre O. En d’autres mots, dans l’espace,
la sphère S de centre O et de rayon r est le lieu des points équidistants du point O tels
que la distance entre le point O et un point quelconque de ce lieu soit égale à r.
Dans un repère orthonormé, si les coordonnées du point O sont (xO , yO , zO ), une
équation cartésienne de la sphère S de centre O et de rayon r est
(x − xO )2 + (y − yO )2 + (z − zO )2 = r2 , r>0
x2 + y 2 + z 2 = r 2 , r>0
x + y + z = λ, λ ∈ R.
|λ|
√ .
3
Ainsi, trois cas se présentent
• si la distance du centre de la sphère au plan est inférieure au rayon
√
|λ| < 3r,
alors l’intersection
q est un cercle dont les coordonnées du centre sont (λ/3, λ/3, λ/3)
λ2
et de rayon r2 − 3
,
135
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
d0
P
P0
π
136
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
P
d
0
A P0 d
d d0
d0
π
P
π0 π
(a) (b)
137
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
d0
d∗
d
d0 π
138
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
• d ∩ d∗ = un point, d0 ∩ d∗ = un point.
La droite d∗ est appelée la perpendiculaire commune aux droites d et d0 (figure 5.18).
d0
d∗
d
Fig. 5.18 – Perpendiculaire commune à deux droites gauches
Ainsi, la droite dont la direction est donnée ci-dessus est bien perpendiculaire à cha-
cune des droites puisque si une droite est perpendiculaire à un plan, elle est orthogonale
à toutes les droites de ce plan (les plans π et π 0 étant respectivement perpendiculaires
aux droites d et d0 ). De plus, l’intersection des plans π et π 0 est une droite orthogonale
aux droites d et d0 .
Deuxième étape : recherche de l’équation cartésienne de la perpendiculaire.
La perpendiculaire commune d∗ est l’intersection des deux plans suivants
• le plan π ∗ contenant la droite d et la direction de la droite trouvée précédemment,
• le plan π ∗0 contenant la droite d0 et la direction de la droite trouvée précédemment.
5.11 Distances
Pour clarifier les notions, sous sa forme mathématique, la distance entre deux en-
sembles2 non vides E et E 0 de l’espace est définie par
n −−→ o
dist(E, E 0 ) = inf ||P P 0 || : P ∈ E, P 0 ∈ E 0 .
2
On se limitera, dans cette étude, aux points, droites et plans.
139
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
En d’autres termes, la distance entre deux ensembles non vides est la plus courte des
longueurs des segments joignant un point de chaque ensemble (figure 5.19).
Cette définition permet de montrer que si les deux ensembles ont une intersection non
vide, alors la distance entre ces deux ensembles est nulle.
E P E0
P0
dist(A, B) = |AB|.
Propriété
Dans un repère orthonormé, la distance entre les points A et B est donnée par
p
dist(A, B) = (xB − xA )2 + (yB − yA )2 + (zB − zA )2 .
Propriété
Dans un repère orthonormé, si le plan π a pour équation ax + by + cz + δ = 0,
(a, b, c) 6= (0, 0, 0), alors la distance entre le point A et le plan π est donnée par
140
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
dist(A, π)
A0
π
Fig. 5.20 – Distance entre un point et un plan
Propriété
Dans un repère orthonormé, la distance entre le point A et la droite d est donnée par
r
−→ −→ 2
dist(A, d) = AB 2 − AB · → −u
A
d
dist(A, d)
A0
dist(d, d0 ) = dist(A, d0 )
141
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
d0
A
d
dist(d, d0 ) 0
A
dist(d, d0 ) = dist(A, A0 ).
d0
0
A
dist(d, d0 )
d A
Fig. 5.23 – Distance entre deux droites gauches
Une formule pratique du calcul de la distance entre deux droites gauche est
−−→ − → −
0 ||P P 0 · (→
u ∧ u0 )||
dist(d, d ) = →
−
||→
−u ∧ u0 ||
→
−
où P et P 0 sont respectivement des points quelconques de d et d0 , et →
−
u et u0 sont
respectivement des vecteurs directeurs de d et d0 .
142
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
distance entre un point quelconque de la droite et le plan. On est donc ramené au cas du
calcul de la distance entre un point et un plan
A d
dist(d, π)
A0
π
Fig. 5.24 – Distance entre une droite et un plan
A0
π0
dist(π, π 0 )
A
π
Fig. 5.25 – Parallélisme de deux plans
Si les plans ne sont pas parallèles, ils ont une intersection non vide. La distance entre
les plans est donc nulle.
5.12 Angles
→
−
La mesure de l’angle non orienté entre deux vecteurs non nuls →
−
u et u0 est le réel θ
appartenant à l’intervalle [0, π] tel que
→
− →
− →
−
u · u0 = ||→
−
u |||| u0 || cos θ.
143
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
5.13 Applications
5.13.1 Faisceau de plans, distance d’un point à un plan
Dans un espace euclidien à trois dimensions muni d’un repère, on considère la droite d
passant par le point A de coordonnées (−1, 0, 0) et de vecteur directeur ayant (−1, −1, 1)
pour composantes. Déterminer le(s) plan(s) éventuel(s) contenant d et dont la distance à
l’origine vaut 1.
Solution
Des équations cartésiennes de la droite d, de vecteur directeur (−1, −1, 1) et passant
par le point (−1, 0, 0), s’écrivent
x+1
= −y = z.
−1
k(x − y + 1) + k 0 (x + z + 1) = 0
144
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
(k + k 0 )x − ky + k 0 z + (k + k 0 ) = 0.
|(k + k 0 )0 − k0 + k 0 0 + (k + k 0 )|
p .
(k + k 0 )2 + k 2 + k 02
Alternative
Une autre solution est basée sur la traduction à proprement parler de l’énoncé sans
faire intervenir la notion de faisceau de plans.
Soit π le plan que l’on recherche d’équation cartésienne ax + by + cz + δ = 0 avec
(a, b, c) 6= (0, 0, 0).
Puisque la droite d est incluse dans le plan π, un vecteur directeur de la droite d et
un vecteur normal du plan π sont orthogonaux
−a − b + c = 0.
La droite d passe par le point A de coordonnées (−1, 0, 0). Ainsi, ce point est également
un point du plan π et ses coordonnées doivent vérifier l’équation du plan
−a + δ = 0.
|δ|
√
a2 + b 2 + c 2
145
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
1. Dans chacun des cas (a), (b) et (c) le système représente-t-il une droite, un plan,
un point, l’ensemble vide, l’espace ? Justifier. Dans chaque cas non vide, déterminer
des équations paramétriques de l’ensemble représenté.
2. Déterminer la distance entre les ensembles donnés par (a) et (b), ainsi que celle
entre les ensembles donnés par (a) et (c).
3. Calculer l’angle entre les ensembles donnés par (a) et (b), ainsi que celui entre les
ensembles donnés par (a) et (c).
4. Si elle existe, déterminer des équations cartésiennes de la droite orthogonale à l’en-
semble (c) et qui intersecte (a) et (b).
5. Si elle existe, déterminer des équations cartésiennes de la perpendiculaire commune
à (a) et (b).
6. Déterminer une équation cartésienne du plan passant par le point de coordonnées
(0, 0, 1) et orthogonal à (a).
Solution
Le système (b) est une droite. Pour trouver des équations paramétriques, il suffit de
poser chaque membre égal à k (k ∈ R) :
7x − 15
=k
2
7y + 34 (k ∈ R).
=k
−5
z=k
Ainsi, des équations paramétriques de la droite sont, en ayant posé t = 7k,
x = 15 + 2t
7
−34 (t ∈ R).
y= − 5t
7
z = 7t
146
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
2. Les droites (a) et (b) sont perpendiculaires car le produit scalaire de leurs vecteurs
directeurs est nul et elles s’intersectent au point de coordonnées (1, −2, −4). La
distance entre deux droites sécantes est nulle.
La droite (a) et le plan (c) sont parallèles car le produit scalaire d’un vecteur
directeur de la droite et d’un vecteur normal au plan est nul. La distance entre ces
deux éléments de l’espace est donc la même que celle entre un point de la droite et
le plan. Le point (−1, 0, −2) appartient à la droite et la distance vaut
√
|2 − 1| 2
√ = .
2
1 +1 2 2
3. L’angle θ entre les droites (a) et (b) se déduit de
→
− →
− →
−
a · b = ||→ −
a |||| b || cos θ
→
−
où →
−
a et b désignent des vecteurs directeurs des droites (a) et (b).
→
−
Puisque →−a · b = 1.2 + 5.1 − 7.1 = 0 et que les normes des vecteurs directeurs ne
sont pas nulles, on en déduit que l’angle θ entre les deux droites est de 90◦ . Ceci
pouvait être déduit du point 2.
L’angle entre la droite (a) et le plan (c) est égal à 90◦ diminué de l’angle entre la
droite (a) et une droite perpendiculaire au plan (c).
L’angle θ entre a droite (a) et une droite perpendiculaire au plan (c) se déduit de
→
−a ·→−c = ||→
−
a ||||→
−c || cos θ
où →
−
a et →−c désignent respectivement un vecteur directeur de la droite (a) et un
vecteur normal au plan (c).
Ainsi, puisque →
−a ·→
−c = 1.0 − 1.1 + 1.1 = 0 et que les normes des vecteurs directeurs
ne sont pas nulles, on en déduit que l’angle θ entre les deux droites est de 90◦ .
Par conséquent, l’angle entre la droite (a) et le plan (c) est nul. Ceci pouvait être
également déduit du point 2.
4. Puisque les droites (a) et (b) sont sécantes au point de coordonnées (1, −2, −4), la
droite orthogonale au plan (c) passant par ce point. Puisqu’un vecteur directeur de
la droite recherchée est donnée par un vecteur normal au plan (c), on en déduit
rapidement ses équations cartésiennes
x−1 y+2 z+4
= =
0 1 −1
ou encore
x=1
y + z + 6 = 0.
147
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
5. Les droites (a) et (b) étant perpendiculaires, la perpendiculaire commune à ces deux
droites est la droite perpendiculaire au plan formé par les droites (a) et (b) passant
par leur point d’intersection.
L’équation cartésienne du plan contenant les droites (a) et (b) est
x−1 1 2
y + 2 −1 −5 =0
z + 4 −1 7
soit
−12x − 9y − 3z − 18 = 0.
x − y − z + δ = 0.
x − y − z + 1 = 0.
148
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Solution
1. Puisque la droite d est parallèle à la famille de plans, un vecteur directeur de cette
droite est orthogonal à un vecteur normal de ces plans. Ainsi, le produit scalaire de
ces vecteurs est nul. Si on appelle → −
u un vecteur directeur de la droite d ayant pour
composantes (u1 , u2 , u3 ) dans ce repère, on obtient la relation
(2r2 + 6r − 2)u1 − (r2 − 1)u2 − 2ru3 = 0, r∈R
ou encore
(2u1 − u2 ) r2 + (6u1 − 2u3 ) r + (−2u1 + u2 ) = 0, r ∈ R.
| {z } | {z } | {z }
a b c
ce qui amène à (u1 , u2 , u3 ) = (t, 2t, 3t), t ∈ R ou encore, plus simplement (u1 , u2 , u3 ) =
(1, 2, 3).
Des équations cartésiennes de la droite d recherchée sont donc
y z
x= = .
2 3
Les droites d et d0 sont gauches. En effet, leurs vecteurs directeurs ne sont pas pas
multiples l’un de l’autre, par conséquent, les droites d et d0 ne sont pas parallèles.
De plus, elles n’ont pas d’intersection.
L’exercice consiste à rechercher la perpendiculaire commune à deux droites gauches.
La recherche se fait en deux parties : recherche de la direction de la perpendiculaire
puis recherche des équations cartésiennes.
Première étape : recherche de la direction de la perpendiculaire
Un vecteur normal d’un plan perpendiculaire à la droite d a pour composantes
(1, 2, 3) et celui d’un plan perpendiculaire à la droite d0 a pour composantes (1, 1, 0).
La direction de l’intersection de ces deux plans a pour composantes
2 3 3 1 1 2
, , = (−3, 3, −1).
1 0 0 1 1 1
149
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
x 1 −3
y 1 3 =0
z 0 −1
soit
−x + y + 6z − 6 = 0.
Ainsi, des équations cartésiennes de la perpendiculaire commune aux droites d et
d0 sont
−11x − 8y + 9z = 0
−x + y + 6z − 6 = 0.
150
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Solution
Dans l’espace, une droite peut être définie par un point et un vecteur directeur. Si on
considère que la droite d est définie par le point A et le vecteur directeur →
−
u , des équations
paramétriques de cette droite sont
x = xA + ru1
y = yA + ru2 r∈R (†)
z = zA + ru3
soit
xA + xB + ru1 + sv1 yA + yB + ru2 + sv2 zA + zB + ru3 + sv3
, , .
2 2 2
Ainsi, un point P de coordonnées (x, y, z) appartient au lieu recherché si et seulement
s’il existe des réels r0 et s0 tels que
xA + xB
x= + r0 u1 + s0 v1
2
yA + yB
y= + r0 u2 + s0 v2 ()
2
z = zA + zB + r0 u + s0 v
3 3
2
Le lieu recherché est donc le plan dont deux vecteurs directeurs sont les vecteurs directeurs
des droites d et d0 et passant par le milieu du segment [A, B].
151
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Rappel : un tétraèdre régulier a ses arêtes de même longueur et ses arêtes opposées
deux à deux orthogonales.
Solution
E
H
F
G
A D
B C
1. Les arêtes du tétraèdre ACF H sont les diagonales des faces du cube. De cette façon,
puisque les faces sont des carrés de même côté, le tétraèdre est régulier (on montre
aussi que les arêtes sont deux à deux opposées).
2. On considère le repère orthonormé dont l’origine est le point A et dont les points
B, D et E ont respectivement pour coordonnées (1, 0, 0), (0, 1, 0) et (0, 0, 1).
Dans ce repère, les coordonnées des sommets du tétraèdre sont
0 1 1 0
A = 0 , C = 1 , F = 0 et D = 1 .
0 0 1 1
L’angle entre deux faces est, par exemple, l’angle θ entre les plans ACF et AF H.
→
−
Si →
−
n et n0 désignent respectivement un vecteur normal au plan ACF et au plan
AF H, l’angle entre ces deux plans est l’angle dont le cosinus vérifie
|~u · ~v |
.
k~uk · k~v k
152
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Ainsi,
1
cos θ = .
3
L’angle recherché est donc arccos(1/3) (compris entre [0, π/2]).
3. Dans une molécule de méthane, l’atome de carbone est au centre d’un tétraèdre
dont les sommets sont les atomes d’hydrogène.
On appelle O le centre du tétraèdre. Ses coordonnées sont la moyenne des coordon-
nées des points A, C, F et H (par définition du centre de gravité d’un ensemble de
points). Ainsi, les coordonnées du point O sont
1 1 1
, , .
2 2 2
−→ −→
L’angle θ recherché est l’angle entre les vecteurs OA et OC dont
−→ −→
OA · OC 1
cos θ = −→ −→ = − 3 .
kOAk · kOCk
soit
θ = 109.5◦ .
5.13.7 Sphère
Déterminer l’équation de la sphère contenant les cercles d’équations
( (
x2 + y 2 = 9 x2 + y 2 = 25
et
z=0 z = 2.
Solution
L’équation d’une sphère dans un repère orthonormé est du genre
153
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
ce qui donne
3 − a = −3 − a ou 3−a=3+a
ou encore
a = 0.
En considérant les points (0, 3, 0) et (0, −3, 0) appartenant au cercle et devant vérifier
l’équation de la sphère, on trouve b = 0.
Ainsi, une équation cartésienne de la sphère recherchée est
x2 + y 2 + (z − c)2 = r2
c2 + 9 = r 2 . (∗)
On note ainsi que, par un seul cercle, passe une infinité de sphères.
Si on considère le second cercle, on note, puisqu’il appartient également à la sphère,
que l’on doit avoir
15 + (2 − c)2 = r2 (?)
√
En soustrayant les relations (∗) et (?), on arrive à c = 5 et on en déduit que r = 34.
Par conséquent, une équation de la sphère est
x2 + y 2 + (z − 5)2 = 342 .
Solution
→
− → − →−
On se place dans l’espace muni d’un repère orthonormé (0, i , j , k ).
Soient (a, b, c) les composantes d’un vecteur directeur →
−
u de la droite d recherchée. On
suppose que le vecteur est normé. De cette façon,
a2 + b2 + c2 = 1. (♣)
La droite d fait un angle de 60◦ avec l’axe x et 45◦ avec l’axe y. On exprime ces deux
conditions par
→
− →
−
π u · i
cos = → − = |a|
→
3 k− uk·k i k
→
− →
−
π u · j
cos = → − = |b|.
→
4 k− uk·kj k
On arrive alors à √
1 2
a=± et b=± .
2 2
154
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Solution
1
En identifiant les coefficients analogues, on arrive à : a = 2, b = , c = 1. Le centre
2
1
de la sphère S a donc pour composantes 2, , 1 . Le rayon r se déduit de
2
15 15 1
r2 = + a2 + b 2 + c 2 = + 4 + + 1 = 9,
4 4 4
soit r = 3.
2. La droite d recherchée étant perpendiculaire au plan π, un vecteur directeur →
−
u de
la droite d peut être un vecteur normal du plan π et a pour composantes
→
−
u = (1, 2, 2).
1
Puisque la droite d passe par le point de coordonnées 2, , 1 , des équations
2
cartésiennes de cette droite sont
1
y−
x−2= 2 = z − 1.
2 2
155
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
Solution
Les faces d’un tétraèdre régulier sont des triangles équilatéraux. Par conséquent, les
triangles ABC, ABD, CDA et CDB sont équilatéraux. Ainsi la mesure de l’angle entre
deux arêtes est 60◦ .
C
H
D
A I B I D
(a) (b)
Un angle entre une arête et une face est, par exemple, l’angle CDI.
[
Soit a la longueur d’une arête du tétraèdre ABCD. Les longueurs des segments [C, I]
156
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
√
3
et [I, D] valent a. Ainsi,
2
HD a/2
CDI
[ = arccos = arccos √
DI a 3/2
1
= arccos √ = 54.7◦ .
3
πabc ≡ ax + by + cz = 1.
1. Déterminer les conditions sur a, b, c pour que la distance de πabc à l’origine soit
égale à 1.
2. Déterminer les conditions sur a, b, c pour que πabc soit parallèle à la droite
x = y
d≡
y = z.
157
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
1. Déterminer le lieu des points P tels que ABP soit un triangle équilatéral (donner
sa nature).
2. Déterminer la distance de C à la droite AB.
3. Calculer l’aire du triangle ABC.
4. Calculer le cosinus de l’angle BAC.
[
5. Déterminer l’équation du plan ABC.
158
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
A B
D C
A0 B0
D0 C0
1. Démontrer qu’il existe une unique position de π pour laquelle les droites A0 A1 , B 0 B1
et C 0 C1 sont parallèles à OG.
2. Démontrer que pour toutes les autres positions, ces droites sont concourantes en un
point P de la droite OG.
159
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
d2 : x + 1 = y = −z.
160
TB − FB CHAPITRE 5. GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE DANS L’ESPACE
161
Bibliographie
[1] Adam A. & Lousberg F. 2004. Espace Math 5e/6e : théorie. Tome 2,
Géométrie & compléments (6 périodes par semaine). De Boeck, 258 p.
[2] Bastin F. 2004. Mathématiques générales A. Université de Liège, Manuel
de cours, 163 p.
[3] Bastin F. 2009. Compléments de mathématiques générales. Université de
Liège, Manuel de cours, 163 p.
[4] Baudelet B., Close P., Janssens R. 2008. Mathématiques.
Des situations pour apprendre. Chapitre 1. http ://educa-
[Link]/secondaire/resources/titles/280
41100855790/extras/[Link]. Consulté le 17 aôut
2008.
[5] Baudelet B., Close P., Janssens R. 2008. Mathématiques.
Des situations pour apprendre. Chapitre 2. http ://educa-
[Link]/secondaire/resources/titles/2804
1100804500/extras/[Link]. Consulté le 17 aôut 2008.
[6] Crasborn J. 2010. Eléments de mathématiques de l’enseignement secon-
daire. Université de Liège, Manuel de cours, 139 p.
[7] Delhez E. 2005. Algèbre. Tome 1. Université de Liège, Manuel de cours,
171 p.
[8] Huaux H. 2005. Rappels de géométrie. Seraing.
[9] Lecomte P. 2006. Géométrie élémentaire. Université de Liège, Manuel de
cours, 200 p.
[10] Moitroux E. & Haine Y. 2009. Géométrie analytique plane. Athénée Royal
Charles Rogier, Liège.
[11] Moitroux E. & Haine Y. 2009. Géométrie synthétique dans le plan et dans
l’espace. Athénée Royal Charles Rogier, Liège.
[12] Rigo M. 2006. Géométrie. Université de Liège, Manuel de cours, 200 p.
162
Table des matières
163
TB − FB TABLE DES MATIÈRES
2 Géométrie vectorielle 38
2.1 Notion d’espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
2.2 Généralités sur les vecteurs en géométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.3 Opérations sur les vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.3.1 Egalité de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.3.2 Multiplication d’un vecteur par un réel . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.3.3 Somme de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.4 Produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.4.1 Définition générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.4.2 Définition adoptée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.4.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.5 Théorème de la médiane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.6 Centre de gravité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.6.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.6.2 Cas particuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.6.3 Expression algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.7 Puissance d’un point par rapport à un cercle . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.7.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.7.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2.8 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
2.8.1 Indépendance d’un vecteur et d’un nombre par rapport à un point 46
2.8.2 Centre de gravité, méthode vectorielle . . . . . . . . . . . . . . . 47
2.8.3 Centre de gravité, méthode analytique . . . . . . . . . . . . . . . 49
2.8.4 Théorème de la médiane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.8.5 Puissance d’un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
164
TB − FB TABLE DES MATIÈRES
165
TB − FB TABLE DES MATIÈRES
166
TB − FB TABLE DES MATIÈRES
167
TB − FB TABLE DES MATIÈRES
168
TB − FB TABLE DES MATIÈRES
Bibliographie 162
169