1) La cellulose : Les caractéristiques physiques, chimiques et optiques des papiers varient suivant l’origine des fibres et des traitements
qu’elles
subissent.
Le défibrage mécanique : consiste à broyer des rondins de bois écorcés en présence d’eau pour éviter la surchauffe. On obtient une pâte
composée de fibres et de petits morceaux de bois. Cette pâte est tamisée pour séparer les fibres, tandis que les morceaux sont retravaillés.
Tous les composants du bois, y compris la lignine, sont conservés, avec un rendement de 97 %.
Le défibrage thermomécanique : Après le défibrage, le bois subit un traitement supplémentaire qui améliore sa qualité par élimination de la
lignine en partie
Le défibrage chimique : La matière fibreuse subit une cuisson à 180°C dans des lessiveuses, en présence d’eau additionnée de sulfate. La
cellulose sera débarrassée de toutes les impuretés et Le rendement n’est plus que de 40 à 60% du poids initial.
Le blanchiment de la cellulose : La couleur des pâtes fabriquées d’après les procédés précités est plus ou moins brune et nécessite soit un
éclaircissement ou un blanchiment,
Autres sources de pâtes à papier : Pâte de paille :- Pâte d’alfa :- Pâte de bagasse :- Pâte de récupérations :- Le chanvre :- Les roseaux :- Le lin :
L’eau : L’eau est indispensable aux fibres végétales. Il y a entre elles une très grande affinité qui permet la fabrication du papier. Le papier utilise
de ce fait beaucoup d’eau pour :
disperser les fibres puis les raffiner ;
transporter la suspension fibreuse (mélange) sur la machine à papier ;
dissoudre les colorants et les produits divers.
2) Les charges : Elles représentent 5 à 30% du poids. En général, elles sont rajoutées après le raffinage, mais avant la formation de la feuille.
Leur rôle consiste à :
augmenter l’opacité aptitude à l’impression
augmenter la blancheur ; ajouter du poids aux fibres et accroître sa densité ;
améliorer la stabilité dimensionnelle ; diminuer le prix de revient de la fabrication, puisqu’elles sont
améliorer la structure et l’état de surface pour une meilleure moins chères que les fibres de cellulose.
Cependant, elles n’ont pas que des avantages :
Elles ont tendance à diminuer « la main » (Ep. / Gr);
La résistance au pliage est plus faible (éclatement et déchirure) ;
Elles rendent la cohésion plus difficile car les charges absorbent les liants
3) les liants : Ce sont des produits chimiques naturels ou synthétiques, introduits dans la pâte pour les raisons suivantes:
augmenter la résistance du papier à l’humidité « rendre le papier moins absorbant » ;
empêcher l’encre de se diffuser et permettre l’écriture ;
favoriser la cohésion (ou le collage) des différents constituants du papier.
4) Les adjuvants : Ce sont des ingrédients (Produits chimiques naturels ou synthétiques) rajoutés en petites quantités à la pâte en vue
d’améliorer :
les propriétés mécaniques et optiques du papier
les performances de fabrication
la maintenance et la propreté des circuits de fabrication :
les étapes de fabrication de la feuille de papier :
1) La désintégration (dispersion) : Le pulpeur
La matière fibreuse : est remise en suspension dans l’eau
2) Le raffinage (Broyage) : Raffinage gras - Raffinage maigre
3) L’épuration : (Filtrage) Elle consiste à faire passer la pâte dans un dispositif appelé épurateur,
4) Mélange de matières fibreuses et non fibreuses : Une fois le raffinage terminé, les fibres seront mélangées aux charges et aux liants.
5) La machine à papier
*La caisse de tête (tête d’arrivée) * La section d’enduction (encollage)
* La section toile * La section d’embobinage
* La section presse * Le couchage
* La section séchage
Le calandrage : C’est un procédé de lissage et de régulation de la surface du papier.
légèrement calandrés : semi mat
calandrés : brillants (ou glacés)
fortement calandrés : superbrillants (ou surglacés).
Structure du papier :
1) L’orientation des fibres : une propriété du papier d’une grande importance pour l’imprimeur fait son apparition
2) L’effet hygroscopique : Le papier est un ensemble de fibres enchevêtrées plus ou moins poreux,
3) Méthodes permettant de déterminer le sens de fabrication :
a) Test de déchirure : En déchirant lentement la feuille dans les deux sens,
b) Test de rigidité : Prendre la feuille entre les deux mains ou sur une table et chercher à la rouler en tube.
c) Test des deux bandes : Couper deux bandes de mêmes dimensions dans les deux directions,
d) Test d’humidification : Une fois la feuille humidifiée, elle s’enroule sur elle-même formant un tube dont l’axe sera parallèle au sens de
fabrication.
4) L’épair : C’est l’aspect de la structure d’une feuille observée par transparence
Définition résumée de la porosité :La porosité est la capacité du papier à absorber l’encre, influençant le temps de séchage, la brillance et
l’intensité des couleurs.
Caractéristiques physiques et optiques du papier :
1) L’épaisseur : Elle doit être régulière et constante sur la totalité de la surface à imprimer,
2) Le grammage : Les papiers se définissent par leur grammage, c’est à dire par leur poids au m2.
3) La main : C’est une notion très importante pour l’utilisateur.
4) La blancheur : La blancheur résulte de la capacité d’une surface à réfléchir l’ensemble des longueurs d’ondes du spectre visible
5) L’opacité : Un papier est dit opaque lorsqu’il ne laisse pas voir par transparence le caractère imprimé sur une autre feuille placée au-dessous.
6) Le brillant : Le brillant d’un papier consiste en sa capacité à réfléchir un rayon lumineux frappant sa surface sous une incidence déterminée
Caractéristiques mécaniques :
1) Résistance à l’arrachage : C’est une propriété qui permet de prévoir comment se comportera le papier lors de l’impression.
2) Résistance à la traction (rupture) : Certains papiers sont soumis à des contraintes (Forces) importantes lors de leur passage en machine
surtout les rotatives
3) Résistance à la déchirure : Certains papiers ont à subir de nombreux pliages leur potentiel de résistance à la déchirure est alors
indispensable.
4) Résistance au pliage: Elle est proportionnelle à la longueur des fibres de cellulose et au sens du pli par rapport au sens de fabrication.
Caractéristiques chimiques :
1) La teneur en eau : Lorsque la pâte devient papier, elle perd jusqu'à 90% de son eau.
2) La valeur de pH : Elle caractérise un papier en fonction de sa réaction acide, neutre ou basique.
2) Types de papiers couchés :
Papier couché en machine :
Papier couché hors machine :
couchés légers : Couchés modernes : Couchés classiques :
3) Aspects du papier couché : Les papiers couchés sont produits en différents aspects : mat, semi mat (légèrement calandré), brillant ou glacé
(calandré) et superbrillant ou surglacé (fortement calandré).
Type de papier Avantages Inconvénients
Papier buvard *Faible densité *Peu adapté à la couleur *Peluchage
*Prix avantageux *Vieillissement rapide
Offset (Impression écriture) *Bon séchage de l’encre *Bonne résistance *Risque de peluchage
mécanique *Couleurs ternes (manque d’éclat et de
brillance)
Couché moderne *Très bonne imprimabilité (décalque de *Sensible au vieillissement ; *Densité (poids
l’encre comportement) excessif pour les ouvrages à forte
*Bon rendu des couleurs *Opaque. pagination) *Fragilité au pliage
*Lecture fatigante si le papier est brillant.
Couché classique *Très bonne imprimabilité *Densité
*Bon rendu des couleurs *Blancheur élevée *Prix élevé pour les ouvrages importants ;
*Bonne conservation. *Lecture fatigante si le papier est brillant.