Cours Biochimie Metabolique Chapitre I Et II
Cours Biochimie Metabolique Chapitre I Et II
I. Introduction
La biochimie « Bio » chimie (chimie biologique) est l'étude des réactions chimiques qui se
déroulent au sein des êtres vivants.
La biochimie est une science qui a pour but d'étudier et de comprendre les fonctions
biologiques ; et les propriétés chimiques et physiques des substances/ des molécules qui
constituent les êtres vivants « les organismes vivants » et interagissent avec eux.
La biochimie, domaine vaste. Elle comprend plusieurs aspects :
Les nutriments sont des substances naturelles complexes, nécessaires pour le bon
fonctionnement de l'organisme humain afin d’assurer leur croissance et leurs fonctions vitales.
Les nutriments sont classés en : macronutriment permettent de fournir de l’énergie ++ à
l’organisme / Les micronutriment : Ils ne fournissent pas énergie.
1. Les macronutriments comprennent : les glucides, les lipides et les protéines « Rôle :
Constructeurs »
2. Les micronutriments : regroupent : les minéraux et les oligoéléments. les vitamines
(hydrosolubles et liposolubles),
3. Eau : solvant principal du corps humain. ===eau, vitamines et minéraux sont des
Régulateurs
Les principaux nutriments se trouvent dans l’alimentation sous forme de macromolécules qui
nécessitent une fragmentation en petites molécules afin de pouvoir être assimilées par
l’organisme : c’est le rôle digestion
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Chapitre I Relations métaboliques
Lors d’une première étape, les molécules organiques sont convertis en métabolites=
molécules organiques simples.
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Chapitre I Relations métaboliques
Structure de l'ATP :
L’ATP (Adénosine Tri Phosphate) est une molécule énergétique qui est composée d’Adénosine
(nucléotide de l’ADN) associé à 3 groupements phosphate (P).
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Chapitre I Relations métaboliques
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Chapitre I Relations métaboliques
Elles clivent les liaisons chimiques. Chaque enzyme a son propre substrat
- protéolytique,
- glycolytique,
- lipolytique
Les enzymes : Des protéines spécialisées dans la catalyse de réactions → Catalyseurs
biologiques très puissants
Elles augmentent la vitesse des réactions chimiques, sans en modifier l'équilibre.
A+ B C+D
Les protéines enzymatiques sont synthétisées par des êtres vivants. Cette synthèse est
déterminée génétiquement
Chaque enzyme est le produit d'expression d'un gène Parfois 2 gènes
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Chapitre I Relations métaboliques
Nomenclature
La plupart des réactions biochimiques nécessitant la présence d’une enzyme. Ces enzymes
ne peuvent travailler seules. Il leur faut l'aide de coenzymes
Elles possèdent une spécificité de substrat
Nom d’une enzyme = type de réaction + suffixe « -ase » (ex : Transférase,
Hydroxylase,…)
Nom d’une enzyme = Nom commun ou nom usuel (nom du S + nom de la Rt + ase)
Nom systématique (nom 1er S + nom 2ème S + type de Rt + ase)
Ex :
Lactate + NAD+ → Pyruvate + NADH,H+
Nom usuel : lactate déshydrogénase
Nom systématique : L-lactate-NAD+ -oxydoréductase
Une coenzyme est une molécule organique spécifique thermostable et de faible poids
moléculaire. Les coenzymes sont des transporteurs d'électrons et de protons
Origine des coenzymes : Métabolisme, Vitamine
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Chapitre I Relations métaboliques
Ex : NAD+ ou NADP+ ou FAD +, qui prennent en charge des protons sous forme de NADH +
H+ ou NADPH + H+ ou FADH2.
Le NAD fait partie des coenzymes. Ces composés ont pour fonction de prendre en charge les
ions H+ et électrons et constituent des couples rédox, nécessaires aux réactions du métabolisme.
NAD réduit fonction hydroxyle C-OH en carbonyle C=O ======= NADH + H +
FAD forme des doubles liaisons par prise en charge de 2H
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Chapitre I Relations métaboliques
La biochimie métabolique est une branche de la biochimie qui étudie les réactions chimiques
et les processus métaboliques qui se déroulent au sein des organismes vivants.
Elle se concentre sur les voies métaboliques, c'est-à-dire les séquences d'interactions
enzymatiques qui permettent la conversion des substrats en produits finaux.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
1.2. Classification :
- Monosaccharides (oses simples, une seule unité) : Glucose, Fructose, Galactose
- Disaccharides (deux unités) : Saccharose=Glucose + Fructose),
Lactose=Glucose + Galactose
Maltose= Glucose + Glucose
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Chapitre II Métabolisme des glucides
L’amylase pancréatique permet la digestion rapide en 15-30 minutes tout l’amidon est
digéré. Les liaisons α-l-6 ne sont pas dégradées par ces enzymes.
Les disaccharidases intestinales hydrolysant les disaccharides et sont présentes sur les
membranes des entérocytes de la muqueuse intestinale.
Les autres polyosides sont en général hydrolysés par les microorganismes, ex : hydrolyse
de la cellulose par les cellulases de la flore intestinale.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
La membrane est lipophile ce qui empêche le passage direct des sucres. Les sucres simples
ont besoin de transporteurs pour être absorbés.
Les sucres simples sont des molécules très polaires (hydrophiles) nécessitent des protéines de
transport pour passer la double couche lipidique de l'entérocyte et des cellules cibles.
Entrée du glucose dans la cellule = Deux mécanismes interviennent :
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Chapitre II Métabolisme des glucides
Le glucose passe ensuite dans la circulation pour rejoindre les cellules du foie ou
hépatocytes, dans lesquelles il sera stocké. Il pourra également être utilisé directement par
les cellules de l’organisme en manque d’énergie.
Lors d’une trop grande assimilation de sucres le foie sera saturé, les surplus de glucose sont
transformés en triglycérides « Glucose endogène » et entreposés dans les tissus adipeux.
Par la suite, En période de jeûne lorsque l’organisme en aura à nouveau besoin, le foie sera
cette fois-ci responsable de la fabrication de glucose à partir de substances non-glucidiques,
on parle de la néoglucogenèse hépatique.
Le glucose restant se répartit entre les autres tissus : cerveau, GR, muscles, tissu adipeux…
Le glucose sera alors libéré dans le sang. Source principale d’énergie pour les globules
rouges et le système nerveux.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
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Chapitre II Métabolisme des glucides
En absence d’O2, le pyruvate est alors réduit en acide lactique par le NADH, H+ « Oxydée
en NAD + » en présence lactate déshydrogénase LDH.
Cette réaction correspond à la fermentation lactique. Elle a lieu dans le cytoplasme de
cellules musculaires, la fermentation ne produit pas d’ATP.
En anaérobie
• Bilan de la glycolyse : formation de 2 ATP et de 2 NADH, H+ (qui seront utilisés dans la
formation du lactate).
• Bilan du catabolisme du pyruvate : catabolisme impossible en anaérobie.
• Bilan du cycle de Krebs : en anaérobie le cycle de Krebs ne fonctionne pas.
• Bilan de la formation de lactate : les deux molécules de pyruvate formées par la glycolyse
sont dégradées en lactate, nécessitant chacune un NADH, H+ (ceux formes lors de la glycolyse).
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Chapitre II Métabolisme des glucides
Pour entrer dans la voie de la glycolyse, le glucose doit être phosphorylé en glucose 6-P.
C'est l'ATP qui intervient pour donner un groupement phosphate.
« La glucokinase est spécifique du glucose alors que l'hexokinase, qui est rencontrée dans la
plupart des cellules, phosphoryle le glucose mais aussi les autres hexoses comme le fructose, le
galactose, la glucosamine, etc.
++
Comme dans toutes les phosphorylations Mg est indispensable.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
La 3-℗ dihydroxyacétone est utilisée après conversion en 3-℗ glycéraldéhyde. La réaction est
catalysée par une phosphotriose isomérase (Oxydoréduction isomérase).
Cette réaction termine la première phase de la glycolyse. Ils sont ensuite tous
transformés en un produit commun qui est le glycéraldéhyde3-P
On l’appelle encore phase de consommation de l’ATP.
A la fin de cette phase tous les hexoses présentent la réaction globale suivante :
Les deux glycéraldéhydes obtenus dans la première phase vont subir une séquence
de réactions jusqu'au pyruvate.
6. Oxydation :
Oxydation du 3-P Glyceraldehyde En 3-P-Glyceroyl-1-P (3-Phosphoglycéraldéhyde
Déshydrogénase). Le Produit Obtenu Est Le 3-phosphoglycéroyl-1-phosphate. Les
électrons libérés sont pris en charge par le NAD+. La réaction est réversible.
3-P-glycéraldéhyde+ NAD+ + Pi → 1-3-bi Pglycerate+ NADH,H+
7. Transfert :
Transfert du phosphate sur ADP - synthèse de L'ATP (3-phosphoglycérate kinase). La réaction
est réversible:
1-3- bi P glycérate + ADP → 3-Pglycérate + ATP
8. Isomérisation : Le phosphate est déplacé de la position 3 à la position 2
phosphoglycérate mutase
3-phosphoglycerate 2-phosphoglycerate
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Chapitre II Métabolisme des glucides
10. Transfert du phosphate du phosphoenolpyruvate sur ADP. Cette réaction est catalysée par
la pyruvate kinase (phosphotransférase). Mg++ ou Mn++ est indispensable. La formation du
pyruvate termine la séquence des réactions de la glycolyse :
En présence d’O2, le pyruvate sera pris en charge par la mitochondrie qui va alors réaliser la
respiration cellulaire. Celle-ci se passe en 2 phases : le cycle de Krebs et la chaîne
respiratoire
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Chapitre II Métabolisme des glucides
B. Le cycle de Krebs :
Le cycle de Krebs (ou cycle tricarboxylique ou cycle de l’acide citrique) est la plateforme
énergétique de la cellule, continuant le catabolisme des glucides après la glycolyse. Il se réalise
dans la matrice mitochondriale et se fait exclusivement en aérobie. Il représente la voie
unique du catabolisme aérobie qui permet l’oxydation de l’acetyl coA provenant ≪ de la
décarboxylation oxydative du pyruvate produit final de la glycolyse ; de la s oxydation des
acides gras ou de la dégradation de certains aminoacides ≫
Cycle de Krebs
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Chapitre II Métabolisme des glucides
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Chapitre II Métabolisme des glucides
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Chapitre II Métabolisme des glucides
En parallèle, l’accumulation d’ions H+ vont ensuite passer dans l’ATP-synthase qui permet
la production d’ATP à partir d’ADP + Pi.
La réaction globale :
Acetyl COA+ 3 NAD+ 1 FAD+ GDP+ pi+ 2H2O 2 CO2+ 3 NADH2+ 1FADH2+ GTP+ 2H+ +COA
Glycogène : C’est un homo polysaccharide ramifié de D-Glucose reliés entre eux par une
liaison ɑ 1- 4 et pour les ramifications la liaison se fait en Alpha 1 -6.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
Réactions de la Glycogénolyse
La glycogénolyse se réalise en trois étapes principales :
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Chapitre II Métabolisme des glucides
Deux autres enzymes, une glycosyl-transférase et une α (1-6) glucosidase interviennent dans
la conversion complète du glycogène en glucose 6-℗.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
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Chapitre II Métabolisme des glucides
Une fois actives les UDP-glucoses se lient les uns apres les autres a la chaine en
voie d’élongation
Apres la fixation d’un certain nombre de résidus glycosyles, la glycosyl-4,6-transferase
(ou enzyme branchante) transfère un bloc d’au moins 11 unités entrainant la
formation d’une ramification ɑ (1-6)
la synthèse reprend ensuite jusqu’à l’obtention du polysaccharide désiré
BILAN : La synthèse consomme 2 ATP
III.3. La néoglucogenèse
• C’est la synthèse de nouvelles molécules glucidiques à partir des substrats non
glucidique.
• On a des tissus non glucodépendant qui utilisent d’autres sources d’énergie que le
glucose, et des tissu glucodépendant qui utilise le glucose comme seule source
d’énergie (Hématies, strictement glucodépendant) et le cerveau (qui utilise en plus
les corps cétoniques)
Lieu : 90% Foie, 10% reins (principalement à partir d’acides aminés).
La néoglucogenèse est activée lors d’une période de jeûne prolongé, lorsque les nutriments
apportés par la nutrition ainsi que les stocks de glycogène ne permettent plus de satisfaire les
besoins énergétiques de l’organisme. On observe dans cette situation un manque d’ATP ainsi
qu’un excès d’AMP.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
Précurseurs de la néoglucogenèse :
Les précurseurs non glucidiques sont de différents types :
1. le lactate formé au niveau des muscles (fermentation lactique) et transformé en pyruvate
En période d’activité musculaire intense, les muscles ont pour seule source d’énergie la
glycolyse qui est entretenue par la régénération du NAD+, catalysée par la LDH.
Le lactate produit quitte les muscles et gagne le foie où il est transformé en pyruvate par
l’action de la lactate-déshydrogénase LDH. Le pyruvate est ensuite transformé dans
l’hépatocyte en glucose.
Le précurseur le plus important du glucose au cours du jeûne prolongé est l’alanine provenant
de l’alimentation et au cours du catabolisme des protéines du muscle, il se produit relativement
beaucoup de pyruvate, qui peut être converti en alanine grâce à l’alanine aminotransférase
ALAT
L’alanine est libérée dans la circulation sanguine et rejoint le foie où elle est reconvertie en
pyruvate grâce à une ALAT cytoplasmique.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
Ces précurseurs sont tout d’abord convertis en des intermédiaires de la glycolyse : le pyruvate
pour le lactate, les acides aminés et les corps cétonique ; le dihydroacétone pour le glycérol.
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Chapitre II Métabolisme des glucides
1. Régulation de la glycolyse :
Elle permet d’adapter la vitesse de la glycolyse aux besoins de la cellule
Elle dépend de la glycémie.
- Le glucagon : Freine la glycolyse, elle réserve le glucose aux tissus
glucodépendant« exp : Les neurones sont des cellules glucodépendantes par
excellence ».
- L’insuline : Accélère la glycolyse en période post prandiale pour produire l’énergie
nécessaire à la synthèse des acides gras.
- Adrénaline : En période d’activité, elle accélère la glycolyse pour offrir l’énergie
nécessaire aux contractions musculaires.
3. Régulation de la néoglucogenèse :
Entre repas : Elle sous la dépendance de glucagon à distance des repas. Lorsque la glycémie
diminue, le glucagon active la dégradation des lipides (TG et AG) ce qui donne l’Acétyl CoA
déclenchant ainsi la néoglucogenèse en favorisant la réaction du pyruvate.
Période de jeûne :
Le glucagon accélère la néoglucogenèse et freine la glycolyse, elle induit la synthèse
des enzymes de cette voie : Phosphoénolpyruvate carboxylase et Fructose 1,6-
Bisphosphate.
Les glucocorticoïdes (Cortisol) : Stimule la néoglucogenèse à partir des acides
aminés et de glycérol libéré par la protéolyse musculaire et la lipolyse adipocytaire.
La régulation de la glycémie :
L’insuline : synthétisée par les cellules β, qui est une hormone hypoglycémiante.
Le glucagon : synthétisée par les cellules α, est une hormone hyperglycémiant. C'est
un facteur antagoniste de l'insuline. Il agit en stimulant la glycogénolyse hépatique. On
parle alors d’hormone du jeûne.
La régulation de la glycémie :
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