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Cours Biochimie Metabolique Chapitre I Et II

Le document traite des relations métaboliques en biochimie, en se concentrant sur le métabolisme des nutriments, notamment les glucides, et leur digestion. Il explique les processus de catabolisme et d'anabolisme, ainsi que le rôle des enzymes et coenzymes dans ces réactions. Enfin, il aborde les systèmes REDOX et les chaînes biochimiques, illustrant l'importance des glucides dans l'alimentation et leur transformation en énergie.

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Cours Biochimie Metabolique Chapitre I Et II

Le document traite des relations métaboliques en biochimie, en se concentrant sur le métabolisme des nutriments, notamment les glucides, et leur digestion. Il explique les processus de catabolisme et d'anabolisme, ainsi que le rôle des enzymes et coenzymes dans ces réactions. Enfin, il aborde les systèmes REDOX et les chaînes biochimiques, illustrant l'importance des glucides dans l'alimentation et leur transformation en énergie.

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Chapitre I Relations métaboliques

I. Introduction

La biochimie « Bio » chimie (chimie biologique) est l'étude des réactions chimiques qui se
déroulent au sein des êtres vivants.
La biochimie est une science qui a pour but d'étudier et de comprendre les fonctions
biologiques ; et les propriétés chimiques et physiques des substances/ des molécules qui
constituent les êtres vivants « les organismes vivants » et interagissent avec eux.
La biochimie, domaine vaste. Elle comprend plusieurs aspects :

1. La biochimie structurale : s’intéresse aux études des molécules « composition et


configuration des biomolécules » qui constitue les êtres vivants au niveau structural.
2. La biochimie métabolique : ensemble des réactions, assurant énergie de
l’organisme
3. La biochimie clinique : discipline médicale par l’étude qualitative et quantitative
des liquides biologiques (sang, urines, selles, sécrétions, liquide céphalo-rachidien,)

II. Métabolisme des substances « Les nutriments »

Les nutriments sont des substances naturelles complexes, nécessaires pour le bon
fonctionnement de l'organisme humain afin d’assurer leur croissance et leurs fonctions vitales.
Les nutriments sont classés en : macronutriment permettent de fournir de l’énergie ++ à
l’organisme / Les micronutriment : Ils ne fournissent pas énergie.
1. Les macronutriments comprennent : les glucides, les lipides et les protéines « Rôle :
Constructeurs »
2. Les micronutriments : regroupent : les minéraux et les oligoéléments. les vitamines
(hydrosolubles et liposolubles),
3. Eau : solvant principal du corps humain. ===eau, vitamines et minéraux sont des
Régulateurs
Les principaux nutriments se trouvent dans l’alimentation sous forme de macromolécules qui
nécessitent une fragmentation en petites molécules afin de pouvoir être assimilées par
l’organisme : c’est le rôle digestion

Devenir des nutriments après le repas « L’état postprandial » :

L’état postprandial regroupe les étapes de l’ingestion, de la digestion et de l’absorption des


nutriments
 Il commence avec le début du repas et se prolonge pendant et environ 4h après le
repas.
 Au cours de cette période, les taux de glucose, de triglycérides et d’acides aminés
augmentent.

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Chapitre I Relations métaboliques

Figure 1 : état postprandial


 Le Glucose :  les principales voies du métabolisme  Source d'énergie principale 
Stockage dans le foie et les muscles  Transformation en triglycérides et stockage dans
le tissu adipeux
 Les triglycérides :  Lieu de stockage : tissu adipeux selon 3 origines  Une fraction
est oxydée dans tous les organes
 Les acides aminés (A.A.) :  Source d'énergie pour le foie  Peuvent être transformés
en acides gras  Participation aux synthèses protéiques dans toutes les cellules

Lors d’une première étape, les molécules organiques sont convertis en métabolites=
molécules organiques simples.

Ces métabolites sont les intermédiaires des transformations énergétiques cellulaires et de


la biosynthèse des diverses unités de construction : Les acides aminés, les sucres, les
nucléotides les acides gras et le glycérol.

La liaison covalente de ces unités de base permet la construction de macromolécules :


protéines, polyosides (ou polysaccharides), poly nucléotides (ADN et ARN), et lipides.

III. Relations métaboliques

Le métabolisme : se définit comme l’ensemble des réactions biochimique de synthèse ou de


dégradation s’effectuant dans un organisme et assurant le maintien de la vie.
Il permet de répondre aux 2 besoins essentiels des organiques vivants :

 Synthétiser les molécules indispensables aux fonctions vitales (conservation de la


matière) ;

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Chapitre I Relations métaboliques

 Produire l’énergie nécessaire à la réalisation de ces fonctions vitales (conservation de


l’énergie)

Il comprend les réactions de dégradation (catabolisme) et l'ensemble des réactions de


synthèse (anabolisme)

• On appelle CATABOLISME : l’ensemble des réactions (voies) chimiques conduisant


à la dégradation de substrats « macromolécules » en molécules plus simples et à la
production d’ATP === Les réactions chimiques du catabolisme sont des réactions
EXERGONIQUES qui fournissent l'énergie nécessaire aux organismes

• On appelle ANABOLISME : l’ensemble des réactions (voies) chimiques de


biosynthèse « construction » conduisant à la synthèse des nouvelles composés dont les
cellules ont besoin à partir de molécules simples (AA, AG …)== Les réactions
chimiques de l’anabolisme sont des réactions ENDERGONIQUES.

Métabolisme Catabolisme Anabolisme

Objectif Production d’énergie par Synthèse des molécules grâces à


dégradation des macromolécules consommation d’énergie

Réaction typique Oxydation/ Hydrolyse Réductions / Condensation

Bilan énergétique EXERGONIQUES ENDERGONIQUES.

Molécules de départ Molécules complexes provenant de Molécules plus simples


l’alimentation et des réserves
cellulaires

Molécules d’arrivée Molécules plus simples Molécules complexes nécessaire


aux fonctions vitales des cellules

IV. Notions d'énergétique


Les cellules produire en permanence de l’énergie sous forme d’ATP afin de pouvoir réaliser :
• les travaux cellulaires mécaniques = C'est la capacité à effectuer un travail
(contraction musculaire)
• ou chimiques (réactions métaboliques)
• ou même ioniques (potentiel d’action et transfert des ions Na+ et K+).

 Structure de l'ATP :
L’ATP (Adénosine Tri Phosphate) est une molécule énergétique qui est composée d’Adénosine
(nucléotide de l’ADN) associé à 3 groupements phosphate (P).

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Chapitre I Relations métaboliques

Unités énergétique : kJ (le kilojoule)

Figure 0 : La molécule énergétique


Une molécule à haut potentiel, possède des liaisons phospho-diester à haut potentiel
d'hydrolyse : dites "à haute énergie"
L’ATP peut être hydrolysé (dégradé) pour former de l’ADP + Pi (Phosphate inorganique : c’est
le groupement phosphate qui a été clivé), leur hydrolyse nécessite une action enzymatique :
ATP + H2O ↔ ADP + Pi (HPO42-) + H+

A = Adénosine (Adénine + Ribose) A = Adénosine


T = Tri D = Di
P = Phosphate P = Phosphates

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Chapitre I Relations métaboliques

V. Les Enzymes / Coenzyme :


Les principaux nutriments se trouvent dans l’alimentation sous forme de macromolécules
qui nécessitent une fragmentation en petites molécules afin de pouvoir être assimilées par
l’organisme : c’est le rôle digestion

Alimentation digestion nutriments

 Action mécanique : dents (bouche), brassage (estomac)

 Action chimique : suc digestifs : enzyme, coenzyme …. Hydrolyse

 Rôle des enzymes / Coenzyme

Rôle de rendre les molécules complexes Simples, facilement assimilables.

Elles clivent les liaisons chimiques. Chaque enzyme a son propre substrat
- protéolytique,
- glycolytique,
- lipolytique
Les enzymes : Des protéines spécialisées dans la catalyse de réactions → Catalyseurs
biologiques très puissants
Elles augmentent la vitesse des réactions chimiques, sans en modifier l'équilibre.
A+ B C+D
Les protéines enzymatiques sont synthétisées par des êtres vivants. Cette synthèse est
déterminée génétiquement
Chaque enzyme est le produit d'expression d'un gène Parfois 2 gènes

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Chapitre I Relations métaboliques

Ex : C6H12O6 + 6 O2 ---------> 6 CO2 + 6 H2O = réaction d'oxydation cellulaire du glucose


ne s'effectue pas en une seule étape mais nécessite l'intervention de nombreuses réactions
enzymatiques.
Les principales étant des réactions de déshydrogénation et de décarboxylation.
Les deux réactions se font par le biais d'enzymes décarboxylases et déshydrogénases.
Ces enzymes ne peuvent travailler seules. Il leur faut la présence d'une coenzyme

Nomenclature
La plupart des réactions biochimiques nécessitant la présence d’une enzyme. Ces enzymes
ne peuvent travailler seules. Il leur faut l'aide de coenzymes
Elles possèdent une spécificité de substrat
 Nom d’une enzyme = type de réaction + suffixe « -ase » (ex : Transférase,
Hydroxylase,…)
 Nom d’une enzyme = Nom commun ou nom usuel (nom du S + nom de la Rt + ase)
 Nom systématique (nom 1er S + nom 2ème S + type de Rt + ase)
Ex :
Lactate + NAD+ → Pyruvate + NADH,H+
Nom usuel : lactate déshydrogénase
Nom systématique : L-lactate-NAD+ -oxydoréductase

Classification des enzymes

- Oxydoréductases (réactions d’oxydoréductions par transferts d’électrons)


- Transférases (transferts de groupements phosphates, amines …………)
- Hydrolases (réactions d’hydrolyses)
- Lyases (rupture de liaison)
- Isomérases (réactions d’isomérisations)
- Synthétases=ligases (réactions de synthèses de liaisons)

Une coenzyme est une molécule organique spécifique thermostable et de faible poids
moléculaire. Les coenzymes sont des transporteurs d'électrons et de protons
Origine des coenzymes : Métabolisme, Vitamine

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Chapitre I Relations métaboliques

IV. Notion de système REDOX


Dans les cellules, une oxydation (d'une molécule réductrice par une molécule oxydante) est
couplée à la réduction d'un accepteur d'e- et de H+ === On parle de système d'oxydo-
réduction ou système REDOX
Les e- aboutissent à un accepteur final (molécule ultra-oxydante qui va être réduite),
L'accepteur final d'e- et/ou d'H + est considéré comme portant le pouvoir réducteur

Ex : NAD+ ou NADP+ ou FAD +, qui prennent en charge des protons sous forme de NADH +
H+ ou NADPH + H+ ou FADH2.
Le NAD fait partie des coenzymes. Ces composés ont pour fonction de prendre en charge les
ions H+ et électrons et constituent des couples rédox, nécessaires aux réactions du métabolisme.
 NAD réduit fonction hydroxyle C-OH en carbonyle C=O ======= NADH + H +
 FAD forme des doubles liaisons par prise en charge de 2H

Principaux couples REDOX : Les coenzymes des transporteurs d'électrons et de protons :

A. NAD(P) : nicotinamide adénine dinucléotide (phosphate)


B. NAD : Nicotinamide Adénine Di-nucléotide
Nicotinamide : synthétisé par vitamine PP ou tryptophane = acide aminé essentiel
Adénine : base azotée
Di nucléotide : 2 riboses

C. FAD : flavine adénine di-nucléotide

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Chapitre I Relations métaboliques

IIV. Les chaînes biochimiques :

La biochimie métabolique est une branche de la biochimie qui étudie les réactions chimiques
et les processus métaboliques qui se déroulent au sein des organismes vivants.

Elle se concentre sur les voies métaboliques, c'est-à-dire les séquences d'interactions
enzymatiques qui permettent la conversion des substrats en produits finaux.

Les chaînes biochimiques représentent les séquences d'étapes enzymatiques interconnectées


qui se produisent lors d'un processus métabolique particulier.

Ces chaînes sont fréquemment représentées sous forme de diagrammes ou de schémas,


appelés souvent les voies métaboliques « Glycolyse, Cycle de Krebs, Voie de la pentose-
phosphate ».

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Chapitre II : Métabolisme des glucides


I. Généralités sur les Glucides :
Les glucides sont les molécules les plus abondantes sur la terre, sont des molécules hydrophiles
grâce à la présence de nombreux groupement (OH).

1.1. Importance du métabolisme des glucides


 Rôle énergétique
40 à 50% des calories apportées par l’alimentation humaine sont des glucides.
Ils ont un rôle de réserve énergétique dans le foie et les muscles (glycogène).
 Rôle structural
-éléments de protection et de reconnaissance cellulaire
-Constituants de molécules fondamentales : acides nucléiques

1.2. Classification :
- Monosaccharides (oses simples, une seule unité) : Glucose, Fructose, Galactose
- Disaccharides (deux unités) : Saccharose=Glucose + Fructose),
Lactose=Glucose + Galactose
Maltose= Glucose + Glucose

- Polysaccharide (oses complexes, plusieurs unités) : Amidon

I.3. Sources de glucides : Origine


Le glucose : constitue l’élément de base ou le carburant essentiel pour produire de
l’énergie et des molécules intermédiaires.
A. Exogène (alimentation) : le glucose provient des aliments et de la dégradation des poly
et disaccharides.
B. Endogène : catabolisme du glycogène hépatique et musculaire, précurseurs non
glucidiques (néoglucogenèse hépatique)

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Chapitre II Métabolisme des glucides

II. Digestion et absorption des glucides :


Les glucides sont des éléments importants du métabolisme. Afin d’arriver aux cellules, ils
doivent pénétrer dans l’organisme et cela par l’alimentation.

II.1. Digestion des glucides :


La digestion des glucides alimentaires commence dans la bouche, sous l’action de l’amylase
salivaire « enzyme produite par les glandes salivaires ».
• Les α-amylases salivaires dégradant les liaisons α-1-4 entre les α-glucose contenus dans les
oses (l'amidon, du glycogène, du lactose, du saccharose).
• Production de molécules appelées les dextrines (oligosides branchés),

Dans la lumière de l’intestin au niveau du duodénum:

L’amylase pancréatique permet la digestion rapide en 15-30 minutes tout l’amidon est
digéré. Les liaisons α-l-6 ne sont pas dégradées par ces enzymes.

Les disaccharidases intestinales hydrolysant les disaccharides et sont présentes sur les
membranes des entérocytes de la muqueuse intestinale.

L’invertase ou β-fructosidase (saccharose → glucose + fructose)


Lactase ou β-galactosidase (lactose → Gal + glu).
Une autre enzyme intervient, l’amylo-α-1,6-glucosidase (ou enzyme débranchant) sécrétée par
les cellules de la muqueuse intestinale qui hydrolyse la liaison α-1,6-glucosidique.

Les autres polyosides sont en général hydrolysés par les microorganismes, ex : hydrolyse
de la cellulose par les cellulases de la flore intestinale.

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Chapitre II Métabolisme des glucides

II.2. Absorption des glucides :


Seuls les monosaccharides (glucose, fructose, galactose) peuvent être absorbés par les
entérocytes. Absorption essentiellement dans le duodénum et le jéjunum.

La membrane est lipophile ce qui empêche le passage direct des sucres. Les sucres simples
ont besoin de transporteurs pour être absorbés.

Les sucres simples sont des molécules très polaires (hydrophiles) nécessitent des protéines de
transport pour passer la double couche lipidique de l'entérocyte et des cellules cibles.
Entrée du glucose dans la cellule = Deux mécanismes interviennent :

 Un transport actif secondaire couplé aux ions sodium le SGLT (Sodium-dependent


Glucose Transporter)= détaille dans l’exposé
 et une diffusion facilitée grâce aux transporteurs GLUT (GLUcose Transporter)=
détaille dans l’exposé

Le fructose (saccharose) et le galactose (lactose) sont facilement convertis en dérivés du


glucose, de sorte que leur métabolisme rejoint celui du glucose === Monosaccharides à travers
de la paroi de l’intestin grêle. Le glucose passe ensuite dans la circulation sanguine.

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Le glucose passe ensuite dans la circulation pour rejoindre les cellules du foie ou
hépatocytes, dans lesquelles il sera stocké. Il pourra également être utilisé directement par
les cellules de l’organisme en manque d’énergie.
Lors d’une trop grande assimilation de sucres le foie sera saturé, les surplus de glucose sont
transformés en triglycérides « Glucose endogène » et entreposés dans les tissus adipeux.

Par la suite, En période de jeûne lorsque l’organisme en aura à nouveau besoin, le foie sera
cette fois-ci responsable de la fabrication de glucose à partir de substances non-glucidiques,
on parle de la néoglucogenèse hépatique.

Le glucose restant se répartit entre les autres tissus : cerveau, GR, muscles, tissu adipeux…
Le glucose sera alors libéré dans le sang. Source principale d’énergie pour les globules
rouges et le système nerveux.

III .Voies essentielles de métabolisme des glucides :

Schéma de diverses voies métaboliques partant du glucose

Dégradation == les voies de catabolisme


Biosynthèse == Les voies de l’anabolisme

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Chapitre II Métabolisme des glucides

A. Voies d’anabolisme des glucides :


Le glucose 6-P occupe une position centrale dans le métabolisme glucidique « carrefours
métaboliques ». En effet à partir de ce composé, différentes voies métaboliques sont possibles
Le G6P conduit à :
La synthèse du Glycogène = Glycogénogenèse,
La synthèse du des pentoses P = Voie des pentoses phosphate : Cette voie
métabolique se produit en parallèle à la glycolyse et fournit des précurseurs pour la biosynthèse
des acides nucléiques et des acides aminés » La synthèse de la glucosamine, constituant des
glycoprotéines », ainsi que du NADPH, un important cofacteur réducteur

B. Voies Catabolisme des glucides :


Le G.6.P est libéré après la dégradation du glycogène tissulaire « sous forme de réserve » ====
Glycogénolyse hépatique et musculaire
On considère habituellement que l'oxydation du glucose consiste en 2 étapes successives :

 La l ère étape: La dégradation partielle du glucose jusqu’au stade pyruvate s’appelle la


glycolyse se déroule entièrement dans le cytosol « extra mitochondriale »
 La 2 eme étape: « intra mitochondriale » la transformation du pyruvate en Acétyl-CoA,
carburant essentiel du cycle de Krebs et permet l'oxydation totale de l'acide pyruvique
en CO2 et en H2O « Chaine Respiratoire ».
 Le pyruvate produit final de la glycolyse, est en relation directe dans le cytosol avec le
lactate

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Chapitre II Métabolisme des glucides

C. Fermentation « Décomposition anaérobique » :

En absence d’O2, le pyruvate est alors réduit en acide lactique par le NADH, H+ « Oxydée
en NAD + » en présence lactate déshydrogénase LDH.
Cette réaction correspond à la fermentation lactique. Elle a lieu dans le cytoplasme de
cellules musculaires, la fermentation ne produit pas d’ATP.

En anaérobie
• Bilan de la glycolyse : formation de 2 ATP et de 2 NADH, H+ (qui seront utilisés dans la
formation du lactate).
• Bilan du catabolisme du pyruvate : catabolisme impossible en anaérobie.
• Bilan du cycle de Krebs : en anaérobie le cycle de Krebs ne fonctionne pas.
• Bilan de la formation de lactate : les deux molécules de pyruvate formées par la glycolyse
sont dégradées en lactate, nécessitant chacune un NADH, H+ (ceux formes lors de la glycolyse).

Le bilan global de la dégradation d’une molécule de glucose en anaerobie est donc de 2


ATP qui sont immédiatement mobilisables.

III.1. Catabolisme des glucides :

Catabolisme des glucides correspond à la dégradation des molécules de glucose permettant la


formation de molécules riches en énergie « ATP ».
La glycolyse est la première chaîne du catabolisme des glucides, elle s’effectue dans le cytosol

III.1.1. Etapes enzymatiques de la glycolyse


La glycolyse est une série de 10 réactions enzymatiques catalysées par 10 enzymes qui
permettent de transformer le glucose (glucide à 6 carbones) en 2 pyruvates ou acide pyruvique
(molécule à 3 carbones).

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Chapitre II Métabolisme des glucides

La glycolyse est divisée en deux grandes phases :

1. Phosphorylation du glucose par L'ATP :

Pour entrer dans la voie de la glycolyse, le glucose doit être phosphorylé en glucose 6-P.
C'est l'ATP qui intervient pour donner un groupement phosphate.

Phosphorylation glucose en glucose-6-phosphate = La réaction irréversible, Catalysée par


hexokinase /glucokine

Glucose +ATP Glucose-6-phosphate + ADP

« La glucokinase est spécifique du glucose alors que l'hexokinase, qui est rencontrée dans la
plupart des cellules, phosphoryle le glucose mais aussi les autres hexoses comme le fructose, le
galactose, la glucosamine, etc.
++
 Comme dans toutes les phosphorylations Mg est indispensable.

2. Isomérisation De Glucose 6-℗ En Fructose 6- ℗ :


 La réaction réversible.
 catalysée par la phospho-gluco-isomérase (PGI).
Glucose-6-℗ ←⎯→ Fructose-6-℗

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Chapitre II Métabolisme des glucides

3. Phosphorylation Du Fructose 6- ℗ En Fructose 1,6-Bis℗ :


La réaction est assurée par la phospho-fructo-kinase 1 (PFK1) ou fructose-6-
phosphate kinase La réaction est totalement irréversible comme suit :

ATP + fructose 6-℗ ⎯→ Fructose-1,6-bis℗ + ADP

4. Clivage Du Fructose -1,6-Bisphosphate

La réaction, réversible, est catalysée par la fructose-1,6-bisphosphate aldolase


(aldolase 1 ou α).

Fructose 1,6-bis℗ ←⎯→ 3-℗ glycéraldéhyde + 3-℗ dihydroxyacétone

5. Inter-conversion Des Tri-oses-Phosphates :


Seul le glycéraldéhyde 3-℗ est dégradé dans la suite des réactions de la glycolyse.

La 3-℗ dihydroxyacétone est utilisée après conversion en 3-℗ glycéraldéhyde. La réaction est
catalysée par une phosphotriose isomérase (Oxydoréduction isomérase).

 Cette réaction termine la première phase de la glycolyse. Ils sont ensuite tous
transformés en un produit commun qui est le glycéraldéhyde3-P
 On l’appelle encore phase de consommation de l’ATP.

3-℗glycéraldéhyde ←⎯→ 3-℗dihydroxyacétone

A la fin de cette phase tous les hexoses présentent la réaction globale suivante :

Hexose + 2 ATP ⎯→ 2 glycéraldéhyde 3-℗ + 2 ADP

Les deux glycéraldéhydes obtenus dans la première phase vont subir une séquence
de réactions jusqu'au pyruvate.

6. Oxydation :
Oxydation du 3-P Glyceraldehyde En 3-P-Glyceroyl-1-P (3-Phosphoglycéraldéhyde
Déshydrogénase). Le Produit Obtenu Est Le 3-phosphoglycéroyl-1-phosphate. Les
électrons libérés sont pris en charge par le NAD+. La réaction est réversible.
3-P-glycéraldéhyde+ NAD+ + Pi → 1-3-bi Pglycerate+ NADH,H+
7. Transfert :
Transfert du phosphate sur ADP - synthèse de L'ATP (3-phosphoglycérate kinase). La réaction
est réversible:
1-3- bi P glycérate + ADP → 3-Pglycérate + ATP
8. Isomérisation : Le phosphate est déplacé de la position 3 à la position 2

phosphoglycérate mutase
3-phosphoglycerate 2-phosphoglycerate

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Chapitre II Métabolisme des glucides

9. Déshydratation du 2-phosphoglycérate en phosphoénolpyruvate énolase (hydratase). Elle


conduit à la formation du phosphoénolpyruvate, la molécule la plus riche en énergie fabriquée
par la cellule.
énolase
2-P-glycérate → Phosphénolpyruvate + H2O

10. Transfert du phosphate du phosphoenolpyruvate sur ADP. Cette réaction est catalysée par
la pyruvate kinase (phosphotransférase). Mg++ ou Mn++ est indispensable. La formation du
pyruvate termine la séquence des réactions de la glycolyse :

Phosphoénolpyruvate (PEP) + ADP → pyruvate + ATP

 Bilan énergétique de la glycolyse


Pour chaque glucose il y a eu :
*consommation de 2 ATP lors de la formation du glucose-6-℗ et du fructose-1,6-bis℗.
*chaque molécule de glucose donne 2 glycéraldéhyde 3-℗. Au niveau de chaque triose
phosphate il y a formation d'un NADH,H+, de 2 ATP et d'un pyruvate.

Le bilan final conduit à la formation de 4 ATP et consommation de 2 ATP.

La dégradation d'une molécule de glucose dans la glycolyse conduit donc à la synthèse de 2


ATP et à la formation de 2 NADH,H+ et de 2 pyruvate, d'où la réaction globale :

Glucose + 2 ADP + 2 Pi + 2 NAD+ → 2 pyruvate + 2 ATP + 2NADH,H+

III.1.2. La respiration cellulaire :

En présence d’O2, le pyruvate sera pris en charge par la mitochondrie qui va alors réaliser la
respiration cellulaire. Celle-ci se passe en 2 phases : le cycle de Krebs et la chaîne
respiratoire

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Chapitre II Métabolisme des glucides

A. Devenir des 2 molécules de pyruvate :

Réaction de décarboxylations oxydatives ‘La réaction de transition’ :

2 acide pyruviques (3C) 2 acétyl-CoA (2C) + 2 CO2 + 2 NADH

 Les acides pyruviques sont transportés à la matrice de la mitochondrie pour être


transforme en Acétylcoenzyme A (acétyl-CoA).
 Le pyruvate subit une réaction de décarboxylations oxydatives : il s’agit de cliver les
fonctions carboxyles (COOH),
 La réaction catalysée par pyruvate déshydrogénase ce qui permet la formation de
NADH, H+ à partir de NAD +, et un dégagement de CO2

B. Le cycle de Krebs :
Le cycle de Krebs (ou cycle tricarboxylique ou cycle de l’acide citrique) est la plateforme
énergétique de la cellule, continuant le catabolisme des glucides après la glycolyse. Il se réalise
dans la matrice mitochondriale et se fait exclusivement en aérobie. Il représente la voie
unique du catabolisme aérobie qui permet l’oxydation de l’acetyl coA provenant ≪ de la
décarboxylation oxydative du pyruvate produit final de la glycolyse ; de la s oxydation des
acides gras ou de la dégradation de certains aminoacides ≫

Cycle de Krebs

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Le cycle a différents rôles :


1. la production d’énergie ; plus de 90% de l’énergie produite dans les cellules aérobies
provient du cycle de Krebs en relation avec la chaine respiratoire mitochondriale,
2. l’apport d’intermédiaires pour les biosynthèses (source de précurseurs) (Figure)

Les intermédiaires de biosynthèse

1. Les differentes etapes du cycle de Krebs


Le cycle est compose de 8 grandes etapes, faisant intervenir 8 enzymes :
1. Réaction de condensation de l’acetylcoenzyme A (ACoA) et de l’oxaloacetate en citrate
catalysée par la citrate-synthase. Cette reaction nécessite une molécule d’H2O et écarte une
molécule de CoA-SH.
2. Réaction d’isomérisation du citrate en isocitrate catalysee par l’aconitase.
3. Reaction de déshydrogénation de l’isocitrate en oxalosuccinate (instable) catalysee par
l’isocitrate-deshydrogenase. Cette reaction permet la formation de NADH, H+ a partir de
NAD+, et réaction de β-décarboxylation non oxydative de l’oxalosuccinate en α-
cetoglutarate. Cette reaction entraine un dégagement de CO2.
4. Reaction de α-décarboxylation oxydative de l’α-cetoglutarate en succinyl-CoA catalysee
par l’α-cetoglutarate-déshydrogénase. Cette reaction nécessite une molécule de CoA-SH et
entraine un dégagement de CO2 ; elle permet également la formation de NADH, H+ a partir de
NAD+.

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Chapitre II Métabolisme des glucides

5. Reaction de transphosphorylation du succinyl-CoA en succinate catalysee par la


succinate-thiokinase. Cette reaction nécessite une molécule de phosphate et écarte une
molécule de CoA-SH ; elle permet également la formation de GTP à partir de GDP.
6. Reaction de déshydrogénation du succinate en fumarate catalysee par la succinate-
deshydrogenase. Cette reaction permet la formation de FADH2 a partir de FAD.
7. Reaction d’hydratation du fumarate en malate catalysee par la fumarase. Cette reaction
necessite une molecule d’H2O.
8. Reaction de deshydrogenation du malate en oxaloacetate catalysee par la malate-
deshydrogenase. Cette reaction permet la formation de NADH, H+ a partir de NAD+.

Bilan du cycle de Krebs


Comme dit précédemment, en aérobie l’acetylcoenzyme A entre dans le cycle de Krebs.
Un tour de cycle, c’est-a-dire l’utilisation d’une molécule d’acetylcoenzyme A permet la
formation :
• 3 NADH, H+ qui permettront theoriquement la formation de 3 ATP chacun au niveau de la
chaine respiratoire (2,5 ATP en realite), et donc au total la formation de 9 ATP (7,5 ATP en
realite).
• 1 FADH2 qui permettra théoriquement la formation de 2 ATP au niveau de la chaine
respiratoire (1,5 ATP en realite).
• 1 ATP,

C. La phosphorylation oxydative au niveau de la chaîne respiratoire :

La deuxième phase de la respiration cellulaire se déroule dans la membrane interne des


mitochondries. : C’est la chaîne respiratoire.

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Celle-ci contient de très nombreuses protéines permettant le transport d’ions H+ et


d’électrons

La chaîne respiratoire conduit à la ré-oxydation des coenzymes :


Les coenzymes (NADHH+, FADH2) produits par cycle de Krebs sont oxydées par complexe
de la chaine respiratoire et « la force protomotrice généré » La force motrice produite permet
la synthèse d’ATP
« Les coenzymes (NADHH+, FADH2) vont donner leurs H+ et électrons à cette chaîne de
transport d’électrons, ce qui va permettre de régénérer les coenzymes réduits NAD+ et la
réduction d’O2 en H2O. L’O2 est donc l’accepteur final des ions H+ et des électrons.

En parallèle, l’accumulation d’ions H+ vont ensuite passer dans l’ATP-synthase qui permet
la production d’ATP à partir d’ADP + Pi.

La réaction globale :
Acetyl COA+ 3 NAD+ 1 FAD+ GDP+ pi+ 2H2O 2 CO2+ 3 NADH2+ 1FADH2+ GTP+ 2H+ +COA

De cette manière une molécule d’acetylcoenzyme A permet la formation théorique de 12


ATP

Bilan énergétique de l’oxydation complète d’une molécule de glucose

Glucose + 2 ADP + 2 Pi + 2 NAD+ 2 pyruvate + 2 ATP + 2 NADH, H+ =8 ATP


2 acide pyruviques (3C) 2 acétyl-CoA (2C) + 2 CO2 + 2 NADH
Cycle de Krebs = 2ATP + 6 NADH + 2 FADH2 +4 CO2
Cycle de Krebs = 24 ATP
1 Glu=38 ATP

III.2. Métabolisme du Glycogène :

Glycogène : C’est un homo polysaccharide ramifié de D-Glucose reliés entre eux par une
liaison ɑ 1- 4 et pour les ramifications la liaison se fait en Alpha 1 -6.

Fig : Glycogénolyse et Glycogénogénèse

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Chapitre II Métabolisme des glucides

III.2.1. La Glycogénolyse (Catabolisme glycogène) :

La glycogénolyse est la réaction inverse de la glycogénogenèse et se réalise principalement


dans le foie et dans les muscles, mais à des fins différentes :
La glycogénolyse et la glycogénogénèse ne doivent pas avoir lieu en même temps

Réactions de la Glycogénolyse
La glycogénolyse se réalise en trois étapes principales :

1. La Phosphorolyse est catalysée par le glycogène phosphorylase :


- coupe la liaison α (1-4) à partir de l’extrémité non réductrice
- un groupement phosphate fixe sur le C1 du glucose libéré, entrainant la formation de
glucose-1-phosphate G1℗.
2. Activité transférase
- la glycosyl transférase intervient sur la dextrine limite en enlevant sur chaque chaine
un oligosides formé de 3 résidus de glucose pour aller allonger une autre chaine de la
dextrine limite
- permettant ainsi la reprise de la phosphorolyse sur cette chaine G1P
3. L’hydrolyse complète du glycogène demande l’intervention de l’α-1,6-glucosidase,
enzyme débranchant la liaison α (1-6)

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Chapitre II Métabolisme des glucides

L’enzyme principale de la dégradation du glycogène endogène (hépatique et musculaire) est


le glycogène phosphorylase qui libère des glucose1-℗ et une dextrine limite. Cette étape se
fera dans le cytosol.

Deux autres enzymes, une glycosyl-transférase et une α (1-6) glucosidase interviennent dans
la conversion complète du glycogène en glucose 6-℗.

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Isomérisation : le G1P est isomérisé en G6P par la phospho-glucomutase.


Et finalement Hydrolyse : le glucose-6-phosphate est transformé en glucose par la glucose-
6-phosphatase,
 Le glucose 6-P peut entrer dans la glycolyse dans le foie et dans le muscle.
 La glycogénolyse permet donc la formation de glucose-6-phosphate sans
consommation d’ATP
 Seul le foie peut transformer le glucose-6-℗ en glucose, excrété dans le sang.

III.2.2. La Glycogénogénèse : Anabolisme du glycogène


La glycogénogenèse correspond au stockage du glucose sous forme d’un polysaccharide
(polymère de glucose), appelé le glycogène.

Réaction 1 : phosphorylation du glucose :


 Le glucose subit avant toute utilisation une réaction de phosphorylation.
 Un groupement phosphate provenant de l’ATP est transféré sur la fonction alcool du
carbone 6 pour donner le glucose 6 phosphate.
 Enzyme : l’hexokinase au niveau du muscle et la glucokinase au niveau du foie.
Réaction 2 : réaction d’isomérisation :
 Le glucose-6-phosphate est transformé en glucose-1-phosphate.
 Enzyme : la phospho-glucomutase ; enzyme transférant le groupement phosphate du
C6 sur la fonction alcool du carbone1. - Réaction réversible.
Réaction 3 : formation de l’UDP glucose :
 Activation du glucose sous forme d’UDP glucose grâce à l’UTP (Uridine
TriPhosphate)
 Enzyme : UDP glucose pyrophosphorylase.
Réaction 4 : Synthèse de glycogène
 Synthèse de l’amorce (primer) nécessaire a la formation du glycogène par intervention
d’une protéine spécifique : la glycogenine
 Un transfert de la fraction glucidique de l’UDP-glucose à une extrémité d’une amorce
de glycogène
 Le glycogène synthase qui assure la formation de la liaison α (1-4) est une enzyme
d’élongation avec libération de l’UDP
 L’UDP libéré est transformé en UTP aux dépens de l’ATP

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Chapitre II Métabolisme des glucides

 Une fois actives les UDP-glucoses se lient les uns apres les autres a la chaine en
voie d’élongation
 Apres la fixation d’un certain nombre de résidus glycosyles, la glycosyl-4,6-transferase
(ou enzyme branchante) transfère un bloc d’au moins 11 unités entrainant la
formation d’une ramification ɑ (1-6)
 la synthèse reprend ensuite jusqu’à l’obtention du polysaccharide désiré
BILAN : La synthèse consomme 2 ATP

UTP : Uridine TriPhosphate


 Propriétés : identique à l’ATP
 coenzyme d’activation des oses
 intervient dans le transfert du groupement phosphate

III.3. La néoglucogenèse
• C’est la synthèse de nouvelles molécules glucidiques à partir des substrats non
glucidique.
• On a des tissus non glucodépendant qui utilisent d’autres sources d’énergie que le
glucose, et des tissu glucodépendant qui utilise le glucose comme seule source
d’énergie (Hématies, strictement glucodépendant) et le cerveau (qui utilise en plus
les corps cétoniques)
Lieu : 90% Foie, 10% reins (principalement à partir d’acides aminés).
La néoglucogenèse est activée lors d’une période de jeûne prolongé, lorsque les nutriments
apportés par la nutrition ainsi que les stocks de glycogène ne permettent plus de satisfaire les
besoins énergétiques de l’organisme. On observe dans cette situation un manque d’ATP ainsi
qu’un excès d’AMP.

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Précurseurs de la néoglucogenèse :
Les précurseurs non glucidiques sont de différents types :
1. le lactate formé au niveau des muscles (fermentation lactique) et transformé en pyruvate

En période d’activité musculaire intense, les muscles ont pour seule source d’énergie la
glycolyse qui est entretenue par la régénération du NAD+, catalysée par la LDH.

Le lactate produit quitte les muscles et gagne le foie où il est transformé en pyruvate par
l’action de la lactate-déshydrogénase LDH. Le pyruvate est ensuite transformé dans
l’hépatocyte en glucose.

2. Les acides-aminés glucoformateurs:

Le précurseur le plus important du glucose au cours du jeûne prolongé est l’alanine provenant
de l’alimentation et au cours du catabolisme des protéines du muscle, il se produit relativement
beaucoup de pyruvate, qui peut être converti en alanine grâce à l’alanine aminotransférase
ALAT

L’alanine est libérée dans la circulation sanguine et rejoint le foie où elle est reconvertie en
pyruvate grâce à une ALAT cytoplasmique.

3. les corps cétoniques.


4. le glycérol provenant de la dégradation des triglycérides dans le tissu adipeux rejoint la
néoglucogenèse par le phosphodihydroxyacétone. Dans le foie

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Ces précurseurs sont tout d’abord convertis en des intermédiaires de la glycolyse : le pyruvate
pour le lactate, les acides aminés et les corps cétonique ; le dihydroacétone pour le glycérol.

Les réactions de la néoglucogénèse:


 La plupart des réaction de la glycolyse sont réversibles et fonctionnent au cours de la
néoglucogénèse,
 les trois réactions clés de la glycolyse sont cependant irréversibles (R N°01, R N°03 et
R N°10) et doivent être remplacées par des voies alternatives

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Chapitre II Métabolisme des glucides

Bilan énergétique de la néoglucogenèse :


La néoglucogenèse est énergiquement coûteuse. Le bilan des réactions conduisant du pyruvate
au glucose est :
2 pyruvate + 4ATP + 2 GTP + 2NADH + 4H2O 2Glucose + 4ADP + 2 GDP + 6PI +
2NAD+ + 2H+

IV. Régulation du métabolisme des glucides :

1. Régulation de la glycolyse :
Elle permet d’adapter la vitesse de la glycolyse aux besoins de la cellule
Elle dépend de la glycémie.
- Le glucagon : Freine la glycolyse, elle réserve le glucose aux tissus
glucodépendant« exp : Les neurones sont des cellules glucodépendantes par
excellence ».
- L’insuline : Accélère la glycolyse en période post prandiale pour produire l’énergie
nécessaire à la synthèse des acides gras.
- Adrénaline : En période d’activité, elle accélère la glycolyse pour offrir l’énergie
nécessaire aux contractions musculaires.

2. Régulation des réserves de glycogène « la glycogénolyse et la glycogénogénèse » :


La glycogénolyse et la glycogénogenèse sont des mécanismes inverses et alternatifs qui sont
dirigés par des signaux régulateurs importants qui lorsqu’ils activent l’un, ils inhibent l’autre.
Le glucagon et les catécholamines.
Les catécholamines (adrénaline) au niveau des muscles et le glucagon au niveau du foie
entraînent l’activation de protéines kinases « CPK = protéines C kinases » qui auront deux
fonctions différentes et complémentaires :
La phosphorylation de la glycogène-synthase active pour la désactiver, stoppant ainsi la
glycogénogenèse.
La phosphorylation de la phosphorylase-kinase inactive pour l’activer, déclenchant ainsi la
glycogénolyse
Les hormones de régulation :
Insuline : stimule la glycogénogénèse (++++) par l’activation du glycogène synthase.
Glucagon et catécholamines : stimule la glycogénolyse (++++). Le glucagon active le
glycogène phosphorylase.
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Chapitre II Métabolisme des glucides

Les Périodes de régulation :


Post prandiale :
*Stockage de glucose sous forme de glycogène dans le foie et le muscle = Glycogénogénèse
++++
* Insuline : En période post prandiale, l’insuline ralentit la néoglucogenèse.
Période de jeûne : dégradation de glycogène pour libérer le glucose (Foie)
Période d’activité musculaire : dégradation de glycogène (muscle)

3. Régulation de la néoglucogenèse :
Entre repas : Elle sous la dépendance de glucagon à distance des repas. Lorsque la glycémie
diminue, le glucagon active la dégradation des lipides (TG et AG) ce qui donne l’Acétyl CoA
déclenchant ainsi la néoglucogenèse en favorisant la réaction du pyruvate.
Période de jeûne :
 Le glucagon accélère la néoglucogenèse et freine la glycolyse, elle induit la synthèse
des enzymes de cette voie : Phosphoénolpyruvate carboxylase et Fructose 1,6-
Bisphosphate.
 Les glucocorticoïdes (Cortisol) : Stimule la néoglucogenèse à partir des acides
aminés et de glycérol libéré par la protéolyse musculaire et la lipolyse adipocytaire.

La régulation de la glycémie :

 L’insuline : synthétisée par les cellules β, qui est une hormone hypoglycémiante.
 Le glucagon : synthétisée par les cellules α, est une hormone hyperglycémiant. C'est
un facteur antagoniste de l'insuline. Il agit en stimulant la glycogénolyse hépatique. On
parle alors d’hormone du jeûne.

[Link] du Diabète : détaille dans l’exposé

La régulation de la glycémie :

Le mécanisme de sécrétion de l’insuline

Les récepteurs et mécanismes d’action de l’insuline

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