Analyse-Algèbre L2 (Exo Et Corrigé)
Analyse-Algèbre L2 (Exo Et Corrigé)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Déterminer l’ensemble de définition des fonctions suivantes et le représenter graphiquement :
𝑥2 + 𝑦2 𝑥+𝑦 𝑥
𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 − 𝑦 2 𝑔(𝑥 , 𝑦) = ℎ(𝑥 , 𝑦) = ln 𝑢(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 cos .
√𝑥 + 𝑦 𝑥−𝑦 𝑦
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Etudier l’existence et la valeur éventuelle d’une limite en (0 , 0) pour les fonctions de deux variables réelles définies par les formules
suivantes :
𝑥𝑦 𝑥𝑦 2 sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑦 𝑥 2 + 𝑦 2 − 1 𝑥𝑦(𝑥 + 𝑦)
• 2 2
• 2 2
• • sin 𝑥 • 2
𝑥 +𝑦 𝑥 +𝑦 𝑠ℎ𝑥 − sin 𝑦 𝑥 𝑥 + 𝑦2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Etudier la continuité à l’origine des fonctions définies sur ℝ2 par :
sin 𝑥 𝑠ℎ𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
a- 𝑓(𝑥) = { 𝑥 𝑦
1 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)
𝑥 2 −𝑦 2
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
b- 𝑓(𝑥) = {𝑥2 +𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥 4 − 2𝑥 2 𝑦 + 3𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
1- Montrer que la restriction de 𝑓 à toute droite passant par l’origine est continue.
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue à l’origine
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
Etudier la continuité sur ℝ2 de la fonction 𝑓 définie par :
𝑥𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {√𝑥 2+ 𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
Etudier, en tout point de ℝ2 , la continuité de la fonction 𝑓 définie par :
𝑦2 𝑠𝑖 𝑦 ≤ |𝑥|
𝑓(𝑥 , 𝑦) = { 4
𝑥 𝑠𝑖 𝑦 > |𝑥|
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
1- Calculer les dérivées partielles du premier ordre et du deuxième ordre des fonctions suivantes :
𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = ln(𝑥𝑦) 𝑔(𝑥 , 𝑦) = 𝐴 𝑥 2 + 2𝐵 𝑥𝑦 + 𝐶𝑦 2 𝐴, 𝐵, 𝐶 ∈ ℝ. ℎ(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 sin
𝑥
2
2- a) Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝑥 3 𝑦 + 𝑒 𝑥 𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
i) Calculer (𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) et montrer qu’elles sont égales.
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
ii) En déduire (−1, 2) et (0 , −3)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝑥
b)Soit la fonction de ℝ2 − {(0 , 0)} dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝐴𝑟𝑐 tan
𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Calculer (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) puis (𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 8
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥𝑦 −3𝑥 3 +7𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
1- En revenant aux définitions, calculer et en (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
2- En utilisant les formules classiques, calculer et pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Ecrire la différentielle de 𝑓 au point (0 , 0).
1
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 9
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥2𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {𝑥 2 + 𝑦 2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
1- Etudier la continuité de 𝑓, l’existence des dérivées partielles premières de 𝑓, la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓 𝑠𝑢𝑟 ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
2- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 10
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : {
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 = 0
1- Etudier la continuité de 𝑓sur ℝ2 .
2- Etudier l’existence et la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓sur ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
4- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
5- Quelle est la classe exacte de la fonction 𝑓 sur ℝ2 ?
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 11
1- Déterminer la classe exacte de la fonction 𝑓 définie sur ℝ2 par :
𝑥 4𝑦4
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥) = {(𝑥 2 + 𝑦 2 )3
0 𝑠𝑖 (𝑥, 𝑦) = (0, 0)
𝑥 2 −𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑦 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
2- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : { 𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
a- Montrer que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
b- La fonction 𝑓 est-elle de classe ∁2 sur ℝ2 ?
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 12
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :
𝑥2𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 {𝑥 4
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦 ) = (0 , 0)
1- Montrer que 𝑓 admet en (0 , 0) une dérivée suivant tout vecteurde ℝ2 .
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 13
1- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ de classe ∁1 sur ℝ2 . On note :
𝑔: ℝ2 → ℝ
(𝑡 , 𝑢) ⟼ 𝑓(2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
Calculer les dérivées partielles premières de 𝑔 en fonction de celles de 𝑓.
2- Calculer les dérivées en tout point pour la fonction ℎ suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2 et où on donne :
ℎ(𝑡, 𝑢) = 𝑓(𝑡 2 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ), (𝑡, 𝑢) ∈ ℝ2
3- Calculer les dérivées en tout point pour la fonction 𝑘 suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2 et où on donne :
𝑘(𝑡) = 𝑓(𝑡 2 , 𝑡 3 ), 𝑡 ∈ ℝ
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 14
1- Calculer les différentielles des fonctions suivantes :
𝑥 𝑥+𝑦
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln sin • 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑦 𝑥𝑦
2- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥, 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 + (𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
a- 𝜔 est-elle fermée ?
b- 𝜔 est-elle exacte ?
2𝑥𝑦𝑑𝑥−(1−𝑥 2 )𝑑𝑦
3- Soit 𝜔 une forme différentielle définie surΩ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≠ 0}par : 𝜔(𝑥, 𝑦) =
𝑦2
a- 𝜔 est-elle fermée ?
b- 𝜔 est-elle exacte ?
2
𝑦 𝑥
4- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝜔est-elle exacte ?
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 15
1- Former le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦:
2- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦):
3- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (2 , 1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3
4- Former le développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (1 , −1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦 ln(𝑒 + 𝑥 + 𝑦)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 16
1- Montrer que l’équation 𝑒 𝑥𝑦 − 𝑦 = 0 définit implicitement 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de (0 , 1). Calculer sa dérivée au
point𝑥 = 0
2- Montrer que l’équation : 𝑥 3 + 4𝑥𝑦 + 𝑧 2 − 3𝑦𝑧 2 − 3 = 0 permet d’exprimer 𝑧 en fonction de (𝑥 , 𝑦) dans un voisinage de (1 , 1 ,1).
𝜕𝑧 𝜕𝑧
Calculer alors : (1 , 1) (1 , 1).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Montrer que l’équation𝑥 3 + 𝑦 3 = 2𝑥𝑦 permet d’exprimer 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de (1 , 1) . Calculer sa dérivée au
point𝑥 = 1.
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 17
𝑥𝑦
Montrer que l’application : 𝑓: (𝑥 , 𝑦) ↦ 2 +2𝑦2 est bornée sur ℝ2 .
1+𝑒 𝑥
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 18
1- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 − 3𝑥 − 6𝑦
a- Déterminer les points critiques de 𝑓
b- Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 .
c- La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?
4- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2
5- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 19
Déterminer les extrémums de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) dans les cas suivants :
1- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = −4𝑥 − 3𝑦 + 6 pour 𝑥 2 + 𝑦 2 = 1
𝑥 𝑦
2- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 pour + =1
2 3
3
UNIVERSITE DE TOAMASINA
Département MATHS - INFO
Niveau L1
𝐴𝑁𝐴𝐿𝑌𝑆𝐸 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}, 𝑓(𝑥, 𝑦) =
1+𝑥+𝑦
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 + 𝑦)𝑒 𝑥+𝑦
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 < 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 𝑥
4- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 ≤ 1, 𝑦 − 𝑥 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
5- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦
𝑥𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+𝑥 2 +𝑦 2
1
7- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
(1+𝑥 2 )(1+𝑦 2 )
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
𝑥
1- 𝐷 est le domaine limité par la parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , et les axes de coordonnées 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
√𝑦
2- 𝐷 est le domaine limité par les droites d’équation : 𝑥 = 3, 𝑥 = 4, 𝑦 = 1 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 2 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1
3- 𝐷 est le domaine limité entre les deux paraboles : 𝑦 = 𝑥 2 + 1 et 𝑥 = (𝑦 − 1)2 , 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = (𝑥 + 𝑦 2 )
4- 𝐷 est le domaine limité entre les deux paraboles : 𝑦 = 4𝑥 − 𝑥 2 et 𝑦 = 𝑥 2 − 4𝑥 + 6, 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝑥
5- 𝐷 est le domaine limité par les axes de coordonnées, la courbe 𝑦 = sin 𝑥, 𝑥 ≤ 𝜋, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝜋 − 𝑥)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 3, 0 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
2 ln 𝑥
2- 𝐷 est le domaine limité par les droites :𝑦 = 2 − 2𝑥 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥 + 2, 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤ 𝑥 ≤ 2, et𝑓(𝑥 , 𝑦) =
3 𝑥
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 √1 − 𝑥 2 − 𝑦 2
2 2 2
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 + 𝑦 ≤ 2𝑦} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 + 𝑦 2
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑥 ≤ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑦 ≥ 0}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥𝑦
𝑥2 𝑦2
4- 𝐷 est l’intérieur de l’ellipse d’équation : 2 + 2 = 1 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2
𝑎 𝑏
5- 𝐷 est le domaine du plan limité par les droites d’équation :
𝑥 − 𝑦 − 2 = 0, 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0, 𝑥 + 3𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 𝑥 + 3𝑦 − 3 = 0; 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; |𝑥 + 𝑦| ≤ 1, |𝑥 − 𝑦| ≤ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln(𝑥 + 𝑦 + 1)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
1 𝑥
a- Montrer que : ∀𝑥 ∈ [0 ; 1], ln(1 + 𝑥) = ∫0 𝑑𝑦 .
1+𝑥𝑦
1 ln(1+𝑥) 1 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥
b- En déduire la valeur de ∫0 𝑑𝑥,puis celle de ∫0 𝑑𝑥,
1+𝑥 2 1+𝑥
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
On rappelle que l’aire 𝐴 d’une surface plane est donnée par la formule : 𝐴 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦
1- Soit 𝐷 le domaine du plan situé entre les paraboles d’équation𝑦 = 𝑥 2 et la droite d’équation 𝑦 = 2𝑥 + 3
Calculer l’aire de 𝐷.
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
Calculer les intégrales triples 𝐼 = ∭𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 dans les cas suivants :
π 𝑙𝑛2 𝑥
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ e, 0 ≤ y ≤ , 0 ≤ z ≤ 2π} 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = sin 𝑦 cos 𝑦.
2 𝑥
4
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑒 𝑥+𝑦+𝑧
1
3- 𝐷 est le tétraèdre limité par les plans : 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≤ 0, 𝑧 = 0 et 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1, 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = .
√1−𝑥
3 2 2 2 2 2
4- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ ; 𝑥 + 𝑦 ≤ 2𝑧, 0 ≤ 𝑧 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = 𝑥 𝑦 𝑧
5- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 ≤ 1, } 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = 𝑥 2 𝑦 2 𝑧 2
UNIVERSITE DE TOAMASINA
Département MATHS - INFO
Niveau L1
𝐴𝑁𝐴𝐿𝑌𝑆𝐸 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒
Etudier les branches infinies et préciser la position de la courbe par rapport aux asymptotes dans les cas des courbes planes paramétrées ci-après :
(𝑡+2)2 (𝑡−2)2
1- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡+1 𝑡−1
2𝑎𝑡 2 2𝑎𝑡 3
2- 𝑥(𝑡) = 3 𝑦(𝑡) = 𝑎 ∈ ℝ∗
1+𝑡 1+𝑡 2
3𝑡 3𝑡 2
3- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
1+𝑡 3 1+𝑡 3
5
𝑆𝑂𝐿𝑈𝑇𝐼𝑂𝑁𝑆
𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁° 1: 𝐹𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Déterminer l’ensemble de définition des fonctions suivantes :
𝑥2 + 𝑦2 𝑥+𝑦 𝑥
𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 − 𝑦 2 𝑔(𝑥 , 𝑦) = ℎ(𝑥 , 𝑦) = ln 𝑢(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 cos .
√𝑥 + 𝑦 𝑥−𝑦 𝑦
Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 − 𝑦 2
𝑓est définie ssi𝑥 2 − 𝑦 2 ≥ 0 ⇔ (𝑥 + 𝑦)(𝑥 − 𝑦) ≥ 0, il faut donc que : 𝑥 + 𝑦 ≥ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≥ 0 ou 𝑥 + 𝑦 ≤ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≤ 0
Le domaine de définition 𝐷 de 𝑓 est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où :
𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 ≥ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≥ 0}et𝐷2 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 ≤ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≤ 0}
Représentation graphique de 𝐷 :
𝑥+𝑦 ≥0
On trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et 𝑥 − 𝑦 = 0 et on résout graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce
𝑥−𝑦 ≥0
𝑥+𝑦≤0
système d’inéquation représente 𝐷1 . On résout aussi graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce système d’inéquation
𝑥−𝑦≤0
représente 𝐷2 .
𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2
𝑥2 + 𝑦2
𝑔(𝑥 , 𝑦) =
√𝑥 + 𝑦
𝑔est définie ssi 𝑥 + 𝑦 > 0
Le domaine de définition 𝐷de 𝑔 est : 𝐷 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 > 0}
On trace la droite d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et on résout graphiquement l’inéquation 𝑥 + 𝑦 > 0. La solution graphique de cette inéquation
représente le domaine 𝐷.
𝑥+𝑦
ℎ(𝑥 , 𝑦) = ln
𝑥−𝑦
6
𝑥+𝑦
ℎest définie ssi > 0 ⇒ (𝑥 + 𝑦)(𝑥 − 𝑦) > 0, il faut donc que : 𝑥 + 𝑦 > 0 et 𝑥 − 𝑦 > 0 ou 𝑥 + 𝑦 < 0 et 𝑥 − 𝑦 < 0
𝑥−𝑦
Le domaine de définition 𝐷 de 𝑓 est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où :
𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 > 0 et 𝑥 − 𝑦 > 0}et𝐷2 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 < 0 et 𝑥 − 𝑦 < 0}
Représentation graphique de 𝐷 :
𝑥+𝑦 >0
On trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et 𝑥 − 𝑦 = 0 et on résout graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce
𝑥−𝑦 >0
𝑥+𝑦<0
système d’inéqu ation représente 𝐷1 . On résout aussi graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce système d’inéquation
𝑥−𝑦<0
représente 𝐷2 .
Le domaine de définition 𝐷 de ℎ est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où
C’est la même représentation graphique que le domaine de définition de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦), mais les points des droites d’équation 𝑥 + 𝑦 = 0 et
𝑥 − 𝑦 = 0 sont à exclure.
𝑥
𝑢(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 cos .
𝑦
𝑥
𝑓est définie ssi 𝑦 ≠ 0 et −1 ≤ ≤ 1 ⇒ 𝑠𝑖 𝑦 > 0 − 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 𝑦 ou 𝑠𝑖 𝑦 < 0 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ −𝑦
𝑦
On peut écrire autrement : si 𝑦 > 0 𝑥 + 𝑦 ≥ 0 𝑒𝑡 𝑦 − 𝑥 ≥ 0 ou si 𝑦 < 0 𝑦 − 𝑥 ≤ 0 𝑒𝑡 𝑥 + 𝑦 ≤ 0
Le domaine de définition 𝐷 de 𝑓 est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où :
𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 > 0, 𝑥 + 𝑦 ≥ 0, 𝑦 − 𝑥 ≥ 0}et𝐷2 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 < 0, 𝑦 − 𝑥 ≤ 0 et 𝑥 + 𝑦 ≤ 0}
Représentation graphique de 𝐷 :
𝑦>0
On trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et 𝑦 − 𝑥 = 0 et on résout graphiquement le système d’inéquation : {𝑥 + 𝑦 ≥ 0la solution de ce
𝑦−𝑥 ≥0
𝑦<0
système d’inéquation représente 𝐷1 . On résout aussi graphiquement le système d’inéquation :{𝑥 + 𝑦 ≤ 0 la solution de ce système d’inéquation
𝑦−𝑥 ≤ 0
représente 𝐷2 .
Le domaine de définition 𝐷 de ℎ est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
1- Etudier l’existence et la valeur éventuelle d’une limite en (0 , 0) pour les fonctions de deux variables réelles définies par les formules
suivantes :
𝑥𝑦 𝑥𝑦 2 sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑦 𝑥 2 + 𝑦 2 − 1 𝑥𝑦(𝑥 + 𝑦)
• 2 2
• 2 2
• • sin 𝑥 • 2
𝑥 +𝑦 𝑥 +𝑦 𝑠ℎ𝑥 − sin 𝑦 𝑥 𝑥 + 𝑦2
Solution
𝑥𝑦
• Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑥 2 +𝑦 2
Ici 𝐷𝑓 = ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑥 ×0 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = = =0 lim 𝑓(𝑥 , 0) = 0
𝑥 2 +0 𝑥2 𝑥→0
0 ×𝑦 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(0 , 𝑦) = = =0 lim 𝑓(0 , 𝑦) = 0
0+𝑦 2 𝑦2 𝑦→0
Si 𝑓 admet une limite en (0 , 0), cette limite est nécessairement égale à 0.
𝑥×𝑥 𝑥2 1 1
Or, 𝑓(𝑥 , 𝑥) = = → quand 𝑥 → 0 lim 𝑓(𝑥 , 𝑥) =
𝑥 2 +𝑥 2 2 𝑥2 2 𝑥→0 2
Donc 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0) car si on considère la restriction de 𝑓 suivant la direction de la droite 𝑦 = 𝑥,
1
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 0 lim 𝑓(𝑥 , 𝑦)n’existe pas.
(𝑥,𝑥)→(0,0) 2 𝑥→0 (𝑥,𝑦)→(0,0)
7
𝑥𝑦 2
• Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑥 2 +𝑦 2
Ici 𝐷𝑓 = ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑥 ×02 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = = =0 lim 𝑓(𝑥 , 0) = 0
𝑥 2 +02 𝑥2 𝑥→0
0 ×𝑦 2 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(0 , 𝑦) = = =0 lim 𝑓(0 , 𝑦) = 0
0+𝑦 2 𝑦2 𝑥→0
Si 𝑓 admet une limite en (0 , 0), cette limite est nécessairement égale à 0.
𝑥𝑦 2 𝑦2 𝑦2
On a, pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}: 0 ≤ |𝑓(𝑥 , 𝑦)| = | | ≤ |𝑥| ≤ |𝑥| (car 𝑦 2 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ⇒ ≤ 1)
𝑥 2 +𝑦 2 𝑥 2 +𝑦 2 𝑥 2 +𝑦 2
D’où : : 0 ≤ |𝑓(𝑥 , 𝑦)| ≤ |𝑥| → 0quand 𝑥 → 0, d’où par théorème d’encadrement : lim ) 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0
sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑦
• Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑠ℎ𝑥 − sin 𝑦
Ici 𝐷𝑓 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑞 𝑠ℎ 𝑥 − sin 𝑦 ≠ 0 }
sin 𝑥 − 𝑠ℎ 0 sin 𝑥 − 0 sin 𝑥 sin 𝑥 𝑥
La fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = = = = → 1 × 1 = 1 quand 𝑥 → 0
𝑠ℎ𝑥 − sin 0 𝑠ℎ 𝑥 − 0 𝑠ℎ 𝑥 𝑥 𝑠ℎ 𝑥
sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑥 𝑠ℎ 𝑥−sin 𝑥
Et 𝑓(𝑥 , 𝑥) = =− → −1 ≠ 1quand 𝑥 → 0.
𝑠ℎ 𝑥 − sin 𝑥 𝑠ℎ 𝑥 –sin 𝑥
Donc 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0) car si on considère la restriction de 𝑓 suivant la direction de la droite 𝑦 = 𝑥,
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = − 1 ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1 lim 𝑓(𝑥 , 𝑦)n’existe pas.
𝑥→0 𝑥→0 (𝑥,𝑦)→(0,0)
𝑥 2 + 𝑦2 − 1
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = sin 𝑥
𝑥
Ici 𝐷𝑓 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑞 𝑥 ≠ 0 }
𝑥 2 + 𝑦2 − 1 sin 𝑥
lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim sin 𝑥 = lim (𝑥 2 + 𝑦 2 − 1) = −1 × 1 = −1
(𝑥,𝑦)→(0,0) (𝑥,𝑦)→(0,0) 𝑥 (𝑥,𝑦)→(0,0) 𝑥
𝑥𝑦(𝑥 + 𝑦)
• 𝑓(𝑥, 𝑦) =
𝑥 2 + 𝑦2
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃
Passons en coordonnées polaires : Posons : { 𝜌>0 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝜌 → 0
𝑦 = 𝜌 sin 𝜃
1 1 1
| 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃)| = 𝜌 | sin 2𝜃 (cos 𝜃 + sin 𝜃) |= 𝜌| sin 2𝜃|| cos 𝜃 + sin 𝜃 |≤ 𝜌| (cos 𝜃 + sin 𝜃)|
2 2 2
1
Or :−1 ≤ cos 𝜃 ≤ 1 𝑒𝑡 − 1 ≤ sin 𝜃 ≤ 1 ⇒ −2 ≤ sin 𝜃 + cos 𝜃 ≤ 2 ⇒ | cos 𝜃 + sin 𝜃 | ≤ 2 ⇒ |≤ | (cos 𝜃 + sin 𝜃)| ≤ 1
2
1
Finalement : | 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃)| = 𝜌|sin 𝜃|| cos 𝜃 + sin 𝜃| ≤ 𝜌 → 0 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝜌 → 0
2
Donc lim ) 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Etudier la continuité à l’origine des fonctions définies sur ℝ2 par :
sin 𝑥 𝑠ℎ𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
a- 𝑓(𝑥) = { 𝑥 𝑦
1 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)
Solution
𝑓est continue en (0, 0) si et seulement si lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
sin 𝑥 𝑠ℎ𝑦 sin 𝑥 𝑠ℎ 𝑦 sin 𝑥
Calculons lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = lim = lim × = 1 × 1 = 1 (car lim = 1 et
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝑥𝑦 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝑥 𝑦 𝑥→0 𝑥
𝑠ℎ 𝑦
lim = 1)
𝑦→0 𝑦
Comme lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 1 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
𝑥 2 −𝑦 2
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
b- 𝑓(𝑥) = { 𝑥2 +𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)
𝑓est continue en (0, 0) si et seulement si lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
𝑥 2 −0
On calcule la fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = → 1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑥 → 0, 𝑑𝑜𝑛𝑐 lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1
𝑥 2 +0 𝑥→0
0
La restriction :𝑓(𝑥 , 𝑥) = = 0 lim 𝑓(𝑥 , 𝑥) = 0 ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1
2𝑥 2 𝑥→0 𝑥→0
Donc 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0) car si on considère la restriction de 𝑓 suivant la direction de la droite 𝑦 = 𝑥,
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = 0 ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1
𝑥→0 𝑥→0
Conclusion : 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0), donc elle n’est pas continue en (0 , 0).
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :
8
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥 4 − 2𝑥 2 𝑦 + 3𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
1- Montrer que la restriction de 𝑓 à toute droite passant par l’origine est continue.
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue à l’origine
Solution
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥 4 − 2𝑥 2 𝑦 + 3𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
1- On pose 𝑦 = 𝑚𝑥 ( 𝑚 ≠ 0 ) 𝑦 → 0 quand 𝑥 → 0
𝑥 2 𝑚𝑥 𝑚𝑥 3 𝑚𝑥 𝑚×0
𝑓(𝑥 , 𝑚𝑥) = 4 2 2 2
= 4 3 2 2
⇒ lim 𝑓(𝑥 , 𝑚𝑥) = lim 2 2
= =0
𝑥 − 2𝑥 𝑚𝑥 + 3𝑚 𝑥 𝑥 − 2𝑚𝑥 + 3𝑚 𝑥 𝑥→0 𝑥→0 𝑥 − 2𝑚𝑥 + 3𝑚 3𝑚2
= 𝑓(0 , 0)
Donc, la restriction de 𝑓 à toute droite passant par l’origine est continue.
𝑥4 𝑥4 1
2- Posons 𝑦 = 𝑥 2 𝑓(𝑥 , 𝑥 2 ) = 4 4 4 = 4 → ≠ 0 = 𝑓(0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑥 → 0, donc 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0)
𝑥 −2𝑥 +3𝑥 5𝑥 5
N.B. : Il faut envisager le cas général pour montrer qu’une fonction 𝑓 a une limite ou est continue en un point, la restriction de la fonction 𝑓 à une
direction choisie permet seulement de prouver que cette fonction n’a pas de limite ou n’est pas continue en un point.
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
Etudier la continuité sur ℝ2 de la fonction 𝑓 définie par :
𝑥𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {√𝑥 2 + 𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
Solution
𝑥𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {√𝑥 2 + 𝑦 2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
- Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
D’après les théorèmes généraux 𝑓 est continue en tout point de ℝ2 − {(0 , 0)}
- Continuité en (0 , 0)
Calculons lim 𝑓(𝑥 , 𝑦)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃
Passons en coordonnées polaires : { 𝜌>0 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝜌 → 0
𝑦 = 𝜌 sin 𝜃
1
𝜌 cos 𝜃 ×𝜌 sin 𝜃 𝜌2 ( sin 2𝜃) 1
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = = 2
= 𝜌 sin 2𝜃 → 0quand𝜌 → 0 ⇒ lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0
𝜌 𝜌 2 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
Comme lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓 𝑒𝑠𝑡 continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
Etudier, en tout point de ℝ2 , la continuité de la fonction 𝑓 définie par :
𝑦2 𝑠𝑖 𝑦 ≤ |𝑥|
𝑓(𝑥 , 𝑦) = { 4
𝑥 𝑠𝑖 𝑦 > |𝑥|
Solution
Soit (𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℝ2 fixé.
1er Cas : si 𝑦0 ≠ |𝑥0 |
a- Si 𝑦0 < |𝑥0 |, on a 𝑦 < |𝑥| donc 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 2 , lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim 𝑦 2 = 𝑦02 = 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )
(𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 ) (𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 )
donc 𝑓 est continue en (𝑥0 , 𝑦0 ).
b- Si Si𝑦0 > |𝑥0 |, on a 𝑦 > |𝑥| donc 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 , lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim 𝑥 4 = 𝑥04 = 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )
(𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 ) (𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 )
donc 𝑓 est continue en (𝑥0 , 𝑦0 ).
On conclut que 𝑓 est continue.
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
9
1- Calculer les dérivées partielles du premier ordre et du deuxième ordre des fonctions suivantes :
𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = ln(𝑥𝑦) 𝑔(𝑥 , 𝑦) = 𝐴 𝑥 2 + 2𝐵 𝑥𝑦 + 𝐶𝑦 2 𝐴, 𝐵, 𝐶 ∈ ℝ. ℎ(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 sin
𝑥
2
2- a) Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝑥 3 𝑦 + 𝑒 𝑥 𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Calculer et et montrer qu’elles sont égales.
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝑥
b)Soit la fonction de ℝ2 − {(0 , 0)} dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝐴𝑟𝑐 tan
𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Calculer 𝑒𝑡 puis et
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
Solution
1-
𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln(𝑥𝑦) 𝐷𝑓 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ⁄𝑥𝑦 > 0}
𝜕𝑓 𝑦 1 𝜕𝑓 𝑥 1
(𝑥 , 𝑦) = = (𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 𝑥𝑦 𝑥 𝜕𝑦 𝑥𝑦 𝑦
𝜕2𝑓 1 𝜕2𝑓 1
2
(𝑥 , 𝑦) = − 2 2 (𝑥 , 𝑦) = −
𝜕𝑥 𝑥 𝜕𝑦 𝑦
𝑔(𝑥 , 𝑦) = 𝐴 𝑥 2 + 2𝐵 𝑥𝑦 + 𝐶𝑦 2 𝐴, 𝐵, 𝐶 ∈ ℝ 𝐷𝑔 = ℝ2
𝜕𝑔 𝜕𝑔
(𝑥 , 𝑦) = 2𝐴𝑥 + 2𝐵𝑦 (𝑥 , 𝑦) = 2𝐵𝑥 + 2𝐶𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
2
𝜕 𝑔 𝜕2𝑔
(𝑥 , 𝑦) = 2𝐴 (𝑥 , 𝑦) = 2𝐶
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
𝑦 2 𝑦
ℎ(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 sin 𝐷ℎ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ : 𝑥 ≠ 0 𝑒𝑡 − 1 ≤ ≤ 1}
𝑥 𝑥
𝜕ℎ 𝑦 1 𝜕ℎ 1 1
(𝑥 , 𝑦) = − 2 × (𝑥 , 𝑦) = ×
𝜕𝑥 𝑥 𝑦 𝜕𝑦 𝑥 𝑦
√1 + ( )2 √1 + ( )2 𝑥 𝑥
2-
𝜕𝑓 2 𝜕𝑓 2
a) = 3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 2 𝑒 𝑥 𝑦 = 𝑥 3 + 2𝑦𝑥𝑒 𝑥 𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 2 2 2 2
Il s’ensuit : = ( )= (𝑥 3 + 2𝑦𝑥𝑒 𝑥 𝑦 ) = 3𝑥 2 + 2𝑦𝑒 𝑥 𝑦 + 2𝑦 3 𝑥𝑒 𝑥 𝑦 = 3𝑥 2 + 2𝑦(1 + 𝑥𝑦 2 )𝑒 𝑥 𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 2 2 2 2
= ( )= (3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 2 𝑒 𝑥 𝑦 ) = 3𝑥 2 + 2𝑦𝑒 𝑥 𝑦 + 2𝑥𝑦 3 𝑒 𝑥 𝑦 = 3𝑥 2 + 2𝑦(1 + 𝑥𝑦 2 )𝑒 𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On voit bien que : = . Cette égalité provient du fait que ces dérivées partielles existent et sont continues en tout point (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝑥
b) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)} 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝐴𝑟𝑐 tan
𝑦
𝜕𝑓 1 1 𝑦 𝜕2𝑓 𝜕 𝑦 2𝑥𝑦
= 2 = = ( )=− 2
𝜕𝑥 𝑦 1 + 𝑥 𝑥 + 𝑦 𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝑥 2 + 𝑦 2
2 2 (𝑥 + 𝑦 2 )2
2 𝑦
𝜕𝑓 𝑥 1 −𝑥 𝜕 2 𝑓 𝜕 −𝑥 2𝑥𝑦
=− 2 2 = = ( )= 2
𝜕𝑦 𝑦 1+ 𝑥 𝑥 + 𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 𝑥 2 + 𝑦 2
2 (𝑥 + 𝑦 2 )2
𝑦2
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 −𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )(−1) + 𝑥 2𝑥 𝑥 2 − 𝑦2
= ( )= ( 2 ) = =
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑥 + 𝑦 2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 𝑦 (𝑥 2 + 𝑦 2 )(1) − 𝑦 2𝑦 𝑥 2 − 𝑦2
= ( )= ( 2 ) = =
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝑥 + 𝑦 2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On voit bien dans ce cas que : =
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 8
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥𝑦 −3𝑥 3 +7𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
1- En revenant aux définitions, calculer et en (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
2- En utilisant les formules classiques, calculer et pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Ecrire la différentielle de 𝑓 au point (0 , 0).
Solution
𝑥𝑦 −3𝑥 3 +7𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
Rappels de cours(très importants) :
𝝏𝒇 𝒇(𝒙 + 𝒉 , 𝒚𝟎 ) − 𝒇(𝒙𝟎 ,𝒚𝟎 ) 𝝏𝒇 𝒇(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 + 𝒌) − 𝒇(𝒙𝟎 ,𝒚𝟎 )
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦 𝟎 (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦
𝝏𝒙 𝒉→𝟎 𝒉 𝝏𝒚 𝒌→𝟎 𝒌
10
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏𝒇 𝝏𝒇 (𝒙𝟎 +𝒉 , 𝒚𝟎 ) − (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 )
𝟐
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦 𝝏𝒙 𝝏𝒙
𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝒉→𝟎 𝒉
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏 𝝏𝒇 (𝒙 , 𝒚𝟎 +𝒌) − (𝒙 ,𝒚𝟎 )
𝝏𝒚 𝟎 𝝏𝒚 𝟎
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦
𝝏𝒚𝟐 𝝏𝒚 𝝏𝒚 𝒌→𝟎 𝒌
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏 𝝏𝒇 (𝒙𝟎 +𝒉 , 𝒚𝟎 ) − (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 )
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦 𝝏𝒚 𝝏𝒚
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝒉→𝟎 𝒉
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏 𝝏𝒇 (𝒙 , 𝒚𝟎 + 𝒌) − (𝒙 ,𝒚𝟎 )
𝝏𝒙 𝟎 𝝏𝒙 𝟎
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦([ ])
𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝒌→𝟎 𝒌
N.B. : Ces formules sont très importantes
𝜕𝑓 𝑓(𝑥 + ℎ , 𝑦0 ) − 𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝜕𝑓 𝑓(0+ℎ ,0)− 𝑓(0 ,0) −3ℎ3
1- (𝑥0 , 𝑦0 ) = lim 0 ⇒ (0 , 0) = lim = lim = −3
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ 𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ2 ×ℎ
𝜕𝑓 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 + 𝑘) − 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) 𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 7𝑘 3
(𝑥0 , 𝑦0 ) = lim ⇒ (0 , 0) = lim = lim 2 =7
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 × 𝑘
2- Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝜕𝑓 (𝑦 − 9𝑥 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − (𝑥𝑦 − 3𝑥 3 + 7𝑦 3 )2𝑥 𝑦 3 − 3 𝑥 4 − 𝑥 2 𝑦 − 14𝑥𝑦 3 − 9𝑥 2 𝑦 2
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕𝑓 (𝑥 + 21 𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − (𝑥𝑦 − 3𝑥 3 + 7𝑦 3 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑥 3 − 𝑥𝑦 2 + 21𝑦 2 𝑥 2 + 6𝑥 3 𝑦 + 7𝑦 4
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑦 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
3- 𝑑𝑓(0 , 0) = (0 , 0) 𝑑𝑥 + (0 , 0) 𝑑𝑦 = −3 𝑑𝑥 + 7𝑑𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 9
Etudier la continuité des dérivées partielles premières sur ℝ2 de la fonction 𝑓 définie par :
𝑥𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 2 2 si(𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
√𝑥 +𝑦
𝑓(0 , 0) = 0
Solution
𝜕𝑓 𝑓(0+ℎ ,0)− 𝑓(0 ,0) ℎ×0 0
En (0 , 0) (0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ √ℎ2 +02 ℎ→0 |ℎ|
ℎ→0
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 0×𝑘 0
(0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 2
√0 + 𝑘 2 𝑘→0 |𝑘|
ℎ→0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝑦3 𝜕𝑓 𝑥3
- Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0), on a : (𝑥 , 𝑦) = 3 et (𝑥 , 𝑦) = 3
𝜕𝑥 (𝑥 2 +𝑦 2 )2 𝜕𝑦 (𝑥 2 +𝑦 2 )2
La continuité de dérivées partielles premières résulte des théorèmes généraux.
- En (0 , 0), on passe en coordonnées polaires : on pose
𝑥 = 𝑟 cos 𝜃 𝑦 = 𝑟 sin 𝜃 𝑟 > 0 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑟 → 0 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑟 2 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛 2 𝜃) = 𝑟 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Il en résulte : (𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 (𝑥 , 𝑦) = 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
lim (𝑥 , 𝑦) = lim (𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) = 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 ≠ 𝐶𝑡𝑒 et lim (𝑥 , 𝑦) = lim (𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) = 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃 ≠ 𝐶𝑡𝑒⇒
(𝑥 ,𝑦)→(0,0) 𝜕𝑥 𝑟→0 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0,0) 𝜕𝑦 𝑟→0 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) n’ont pas de limite quand (𝑥 , 𝑦) → 0, donc les dérivées partielles premières ne sont pas continues au point (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
Conclusion : les dérivées partielles premières de la fonction 𝑓 sont continues pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
les dérivées partielles premières de la fonction 𝑓 ne sont pas continues en (0 , 0).
Donc, les dérivées partielles premières de la fonction 𝑓 ne sont pas continues sur ℝ2 .
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 10
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥2𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 {𝑥 2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
1- Etudier la continuité de 𝑓, l’existence des dérivées partielles premières de 𝑓, la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓 𝑠𝑢𝑟 ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
2- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
Solution
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
1- Continuité :
- En tout point (𝑥0 , 𝑦0 ) ≠ (0 , 0), 𝑓 est continue par application des théorèmes généraux.
- En (0 , 0):
𝑥2𝑦 𝑥2
On a pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)} : |𝑓(𝑥 , 𝑦)| = | | ≤ |𝑦| ≤ |𝑦| → 0 quand (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)
𝑥 2 +𝑦 2 𝑥 2 +𝑦 2
Donc : lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0), donc 𝑓 est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
11
𝑓 est donc continue surℝ2
- Existence des dérivées partielles premières :
ℎ2 ×0
𝜕𝑓 𝑓(0+ℎ ,0)− 𝑓(0 ,0) −0 0
ℎ2 +02
(0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ3
02 𝑘
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0+𝑘)− 𝑓(0 ,0) −0 0
02 + 𝑘2
(0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 3
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc : (0 , 0) 𝑒𝑡 (0 , 0) 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑛𝑡 é𝑔𝑎𝑙𝑒𝑠 à 0 : (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 2𝑥𝑦(𝑥 2 +𝑦 2 )−𝑥 2 𝑦(2𝑥) 2𝑥𝑦 3
Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0,0) (𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 (𝑥 2 +𝑦 2 )2 (𝑥 2 +𝑦 2 )2
𝜕𝑓 𝑥 2 (𝑥 2 +𝑦 2 )−𝑥 2 𝑦(2𝑦) 𝑥 4 −𝑥 2 𝑦 2
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑦 (𝑥 2 +𝑦 2 )2 (𝑥 2 +𝑦 2 )2
2 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc, pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) existent.
𝜕𝑥 𝜕𝑦
- Continuité des dérivées partielles premières :
𝜕𝑓
⊳Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0,0) (𝑥 , 𝑦) est continue par application des théorèmes généraux.
𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 2𝑥×0
Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0,0) : (𝑥 , 0) = = 0 quand 𝑥 → 0 et
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝑥4
𝜕𝑓 2𝑥 4 1 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑥) = 4 → ≠ (𝑥 , 0) = 0 quand 𝑥 → 0, donc (𝑥 , 𝑦) n’a pas de limite en (0 , 0), par conséquent (𝑥 , 𝑦) n’est
𝜕𝑥 4𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
pas continue en (0 ,0).
𝜕𝑓
Donc (𝑥 , 𝑦) est continue pour tout pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0,0)}
𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) n’est pas continue en (0 , 0), donc (𝑥 , 𝑦) n’est pas continue sur ℝ2
𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓
⊳Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0,0): (𝑥 , 𝑦) est continue par application des théorèmes généraux
𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝑥4
Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0,0) : (𝑥 , 0) = → 1 quand 𝑥 → 0 et
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑥4
𝜕𝑓 0 𝜕𝑓 𝜕𝑓
(0 , 𝑦) = = 0 → 0 ≠ 1quand 𝑦 → 0, (𝑥 , 𝑦) n’a pas de limite en (0 , 0), par conséquent (𝑥 , 𝑦) n’est pas continue en
𝜕𝑦 𝑦4 𝜕𝑦 𝜕𝑦
(0 ,0).
𝜕𝑓
Donc (𝑥 , 𝑦) est continue pour tout pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0,0)}
𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) n’est pas continue en (0 , 0), il en résulte que (𝑥 , 𝑦) n’est pas continue sur ℝ2 .
𝜕𝑦 𝜕𝑦
En résumé :
- 𝑓 est continue sur ℝ2 .
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
- et sont continues en tout point de ℝ2 − {(0 , 0)} et ne sont pas continues en (0 , 0), donc et ne sont pas continues sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0+ℎ ,0) − (0 ,0) (ℎ ,0) − (0 ,0)
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
2- (0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim [ ] = lim ([ ])
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
ℎ4 −ℎ2 ×02
𝜕2 𝑓 −0 ℎ4 1 𝜕2 𝑓
(ℎ2 +02)2
(0 , 0) = lim ( ) = lim = lim = ∞ ⇒ (0 , 0)n’existe pas.
𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ5 ℎ→0 ℎ 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) − (0 , 0) (0 , 𝑘) − (0 , 0)
(0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim [𝜕𝑥 𝜕𝑥
] = lim [𝜕𝑥 𝜕𝑥
]
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
2×0×𝑘 3
𝜕2𝑓 − 0 0 𝜕2𝑓
(𝑘 2 +02 )2
(0 , 0) = lim = lim 5 = 0 (0 , 0) = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 + ℎ , 0) − (0 , 0) (ℎ , 0) − (0 , 0)
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
3− 2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
2×ℎ×03
2
𝜕 𝑓 − 0 0 2
𝜕 𝑓
(ℎ2 +02 )2
(0,0) = lim = lim 5 = 0 (0,0) = 0
𝜕𝑥 2 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ 𝜕𝑥 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) − (0 , 0) (0 , 𝑘) − (0 , 0)
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
04 −02 ×𝑘 2
𝜕2𝑓 − 0 0 𝜕2𝑓
(02 +𝑘 2 )2
(0,0) = lim = lim =0 (0,0) = 0
𝜕𝑦 2 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 5 𝜕𝑦 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 11
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 = 0
Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : {
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
1- Etudier la continuité de 𝑓sur ℝ2 .
2- Etudier l’existence et la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓sur ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
4- Calculer (0 , 0) et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
5- Quelle est la classe exacte de la fonction 𝑓 sur ℝ2 ?
Solution
12
𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ ( 0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
1- Continuité de 𝑓 sur ℝ2
• Continuité en tout point de ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑓est continue en tout point (𝑥0 , 𝑦0 ) ≠ (0 , 0) car lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥02 ln(𝑥02 + 𝑦02 ) = 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )
(𝑥0 ,𝑦0 )→(0 ,0)
• Continuité en (0 , 0) :
On calcule lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim [ 𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 )]
(𝑥,𝑦)→(0,0) (𝑥,𝑦)→(0,0)
On passe en coordonnées polaires : 𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋, (𝑥, 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) → 0 quand 𝜌 → 0
𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = 𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 ln 𝜌2 = 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 (𝜌2 ln 𝜌2 ) → 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 × 0 = 0 quand 𝜌 → 0, donc∶
lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓 est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
Conclusion : 𝑓 est continue sur ℝ2 .
𝜕𝑓
(0+ℎ ,0) −
𝜕𝑓 2×ℎ2 ×0
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 ,0) −0 0
ℎ2 +0
3- (0 , 0) = lim ( ) (0 , 0) = lim ([𝜕𝑦 𝜕𝑦
]) = lim ( ) = lim =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ3
𝜕𝑓 𝜕𝑓 2×03
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) − (0 , 0) 2 × 0 × ln(02 + 𝑘 2 ) + 2 2 − 0 0
(0 , 0) = lim ( ) (0 , 0) = lim ([𝜕𝑥 𝜕𝑥
]) = lim ( 0 +𝑘
) = lim = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Conclusion : (0 , 0) et (0 , 0) existent et on a (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 2 ℎ3
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0+ℎ ,0)− (0 ,0) (ℎ ,0)− (0 ,0) 2ℎ ln(ℎ2 +02 ) + −0
ℎ2 + 02
4- 2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim 𝜕𝑥 𝜕𝑥
= lim 𝜕𝑥 𝜕𝑥
= lim
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
𝜕2 𝑓 2 ℎ3 ln ℎ2 + 2ℎ3 𝜕2 𝑓
(0,0) = lim = lim (2 ln ℎ2 + 2) = −∞ ⇒ (0,0)n’existe pas.
𝜕𝑥 2 ℎ→0 ℎ3 ℎ→0 𝜕𝑥 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(0 ,0+𝑘)− (0 ,0)
𝜕𝑓
(0
𝜕𝑓 2 × 02 ×𝑘
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 ,𝑘)− (0 ,0) −0 0 𝜕2 𝑓
02 + 𝑘2
2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim 𝜕𝑦 𝜕𝑦
= lim 𝜕𝑘 𝜕𝑦
= lim lim =0 ⇒ (0,0)existe et
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 3 𝜕𝑦 2
𝜕2𝑓
(0,0) = 0
𝜕𝑦 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 12
1- Déterminer la classe exacte de la fonction 𝑓ℝ2 sur définie sur ℝ2 par :
13
𝑥 4𝑦4
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥) = {(𝑥 2 + 𝑦 2 )3
0 𝑠𝑖 (𝑥, 𝑦) = (0, 0)
Solution
𝑥 4𝑦4
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥, 𝑦) = {(𝑥 2 + 𝑦 2 )3
0 𝑠𝑖 (𝑥, 𝑦) = (0, 0)
• Continuité sur ℝ2 :
a) 𝑓 est continue sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
b) En (0 , 0) ∶
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
(𝜌4 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(𝜌4 𝑠𝑖𝑛4 𝜃) 𝜌8 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 1 1
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = = = 𝜌2 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 = 𝜌2 (sin 2𝜃)4 ≤ 𝜌2 → 0 quand 𝜌 → 0 car
(𝜌2 )3 𝜌6 16 16
4
(sin 2𝜃) ≤ 1.
On a donc : lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓est continue en (0 , 0)
(𝑥,𝑦)→(0 ,0)
En résumé : 𝑓 est continue sur ℝ2 , on conclut que 𝑓 est de classe ∁0 sur ℝ2 .
• Existence et continuité des dérivées partielles premières sur ℝ2 :
a) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 4𝑥 3 𝑦 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 + 𝑥 4 𝑦 4 (−3)(2𝑥)(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 = 𝑦 4 𝑥 3 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 (4 − 6𝑥 2 [𝑥 2 + 𝑦 2 ]−1 )
𝜕𝑥
𝜕𝑓 4(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 6𝑥 2 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )
(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 4 𝑥 3 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 ( ) = 𝑦 4𝑥3
𝜕𝑥 𝑥 2 + 𝑦2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )4
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 4𝑥 4 𝑦 3 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 + 𝑥 4 𝑦 4 (−3)(2𝑦)(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 = 𝑦 3 𝑥 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 (4 − 6𝑦 2 [𝑥 2 + 𝑦 2 ]−1 )
𝜕𝑦
𝜕𝑓 4(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 6𝑦 2 (−2𝑦 2 + 4𝑥 2 )
(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 3 𝑥 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 ( 2 2
) = 𝑦3𝑥 4
𝜕𝑦 𝑥 +𝑦 (𝑥 2 + 𝑦 2 )4
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦)et (𝑥 , 𝑦) sont continues sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
𝜕𝑥 𝜕𝑦
a- En (0 , 0) ∶
ℎ4 ×04
𝜕𝑓 𝑓(0 + ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) − 0 0
(ℎ2 +02 )3
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim 7 = 0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
04 ×𝑘 4
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(0 , 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 2 2 3 − 0 0
(0 +𝑘 )
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim 7 = 0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
On en conclut que : (0 , 0) et (0 , 0) existent et (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑥
𝜕𝑓 (−2𝑥 2 +4𝑦 2 )
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim 𝑦4 𝑥 3
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )4
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜌2 (−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃)
(𝑥 , 𝑦) = ( 𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = (𝜌4 𝑠𝑖𝑛4 𝜃) (𝜌3 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃) = 𝜌(𝑠𝑖𝑛4 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃)(−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃)
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜌8
𝜕𝑓
On a : | (𝑥 , 𝑦)| = |𝜌(𝑠𝑖𝑛4 𝜃𝑐𝑜𝑠 3 𝜃)(−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃)| = 𝜌|𝑠𝑖𝑛4 𝜃𝑐𝑜𝑠 3 𝜃||−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃|
𝜕𝑥
𝜕𝑓
⇒| (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛4 𝜃||𝑐𝑜𝑠 3 𝜃||−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃|
𝜕𝑥
Or: |sin 𝜃| ≤ 1 ⇒ |𝑠𝑖𝑛4 𝜃| ≤ 1, de même : | cos 𝜃 | ≤ 1 ⇒ |𝑐𝑜𝑠 3 𝜃| ≤ 1,
et|−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 2|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| + 4|𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 2 + 4 = 6
𝜕𝑓
Finalement : | (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛4 𝜃||𝑐𝑜𝑠 3 𝜃||−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 𝜌 × 1 × 1 × 6 = 6𝜌 → 0 quand 𝜌 → 0
𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0), donc (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑦
𝜕𝑓 (−2𝑦 2 +4𝑥 2 )
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim 𝑦3𝑥 4
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )4
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜌2 (−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)
(𝑥 , 𝑦) = ( 𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = (𝜌3 𝑠𝑖𝑛3 𝜃) (𝜌4 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃) = 𝜌(𝑠𝑖𝑛3 𝜃 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜌8
𝜕𝑓
On a : | (𝑥 , 𝑦)| = |𝜌(𝑠𝑖𝑛3 𝜃𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)| = 𝜌|𝑠𝑖𝑛3 𝜃𝑐𝑜𝑠 4 𝜃||−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃|
𝜕𝑦
𝜕𝑓
⇒| (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛3 𝜃||𝑐𝑜𝑠 4 𝜃||−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃|
𝜕𝑦
Or: |sin 𝜃| ≤ 1 ⇒ |𝑠𝑖𝑛3 𝜃| ≤ 1, de même : | cos 𝜃 | ≤ 1 ⇒ |𝑐𝑜𝑠 4 𝜃| ≤ 1,
et|−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| ≤ 2|𝑠𝑖𝑛2 𝜃| + 4|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| ≤ 2 + 4 = 6
𝜕𝑓
Finalement : | (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛3 𝜃||𝑐𝑜𝑠 4 𝜃||−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| ≤ 𝜌 × 1 × 1 × 6 = 6𝜌 → 0 quand 𝜌 → 0
𝜕𝑦
14
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0), donc (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
En résumé : (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) existent et sont continuessur ℝ2 , on en conclut que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦
• Existence et continuité des dérivées partielles secondes sur ℝ2 :
a) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
𝜕2𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 4 𝑥 2 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 + 𝑦 4 𝑥 3 (−4𝑥)(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 − 4(2𝑥)𝑦 4 𝑥 3 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−5
𝜕𝑥 2
𝜕2𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−5 [3(−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 4𝑥 2 (𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 8𝑥 2 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )]
𝜕𝑥 2
𝜕2𝑓 𝑥 2 𝑦 4 (6𝑥 4 − 30𝑥 2 𝑦 2 + 12𝑦 4 )
2
(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−5 (6𝑥 4 − 30𝑥 2 𝑦 2 + 12𝑦 4 ) =
𝜕𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )5
𝜕2 𝑓
(𝑥 , 𝑦)existe et est continue sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
𝜕𝑥 2
b) En (0 , 0)
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2 𝑓 (0+ℎ ,0) − (0 ,0 ) 0×ℎ3 (−2ℎ2 +4×02 ) − 0 0
- 2
(0 , 0) = lim 𝜕𝑥 𝜕𝑥
= lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ (ℎ2 +02 )4 ℎ→0 ℎ9
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Il en résulte que (0 , 0) existe et (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 2
𝜕2 𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑥 2
𝜕2𝑓 𝑥 2 𝑦 4 (6𝑥 4 − 30𝑥 2 𝑦 2 + 12𝑦 4 )
lim 2
(𝑥 , 𝑦) = lim
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 + 𝑦 2 )5
𝜕2 𝑓 0 𝜕2 𝑓
La fonction partielle (𝑥 , 0) = = 0 ⇒ lim 2 (𝑥 , 0) = 0
𝜕𝑥 2 𝑥 10 𝑥→0 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝑥 2 𝑥 4 (6𝑥 4 −30𝑥 2 𝑥 2 +12𝑥 4 ) 𝑥 6 (−12𝑥 4 ) 3 𝑥 10 3
La restriction (𝑥 , 𝑥) = = =− →− quand 𝑥 → 0
𝜕𝑥 2 (𝑥 2 +𝑥 2 )5 25 𝑥 10 8 𝑥 10 8
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 3 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Comme lim (𝑥 , 0) = 0 ≠ (𝑥 , 𝑥) = − , ⇒ lim (𝑥 , 𝑦)n’existe pas, il en résulte que n’est pas continue en (0 , 0) et on en
𝑥→0 𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 2 8 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 2
conclut que 𝑓 n’est pas continue sur ℝ2 , donc 𝑓 n’est pas de classe ∁2 sur ℝ2
Finalement, 𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 ∁1 𝑠𝑢𝑟ℝ2
𝑥 2 −𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑦 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
2- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : { 𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
a- Montrer que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
b- La fonction 𝑓 est-elle de classe ∁2 sur ℝ2 ?
Solution
𝑥 2 − 𝑦2
𝑥𝑦 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥) = { 𝑥 2 + 𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
a- Montrons que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
• Continuité de 𝑓sur ℝ2 :
i) 𝑓 est continue sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
ii) En (0 , 0) ∶
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜌2 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃) 𝜌4
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = 𝜌2 𝑐𝑜𝑠𝜃 sin 𝜃 = 2 𝑐𝑜𝑠𝜃 sin 𝜃 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)
𝜌2 𝜌
𝜌4 𝜌4 𝜌4
|𝑓(𝑥 , 𝑦)| = | 2 𝑐𝑜𝑠𝜃 sin 𝜃 (𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛 𝜃)| = 2 |𝑐𝑜𝑠𝜃||sin 𝜃||𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 2 (|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| + |𝑠𝑖𝑛2 𝜃|)
2 2 2
𝜌 𝜌 𝜌
𝜌4 𝜌4 𝜌4
|𝑓(𝑥 , 𝑦)| ≤ (|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| + |𝑠𝑖𝑛2 𝜃|) ≤ (1 + 1) = 2 = 2𝜌2 → 0quand𝜌 → 0
𝜌2 𝜌2 𝜌2
On a donc : lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓est continue en (0 , 0)
(𝑥,𝑦)→(0 ,0)
En résumé : 𝑓 est continue sur ℝ2 ,
on conclut que 𝑓 est de classe ∁0 sur ℝ2 .
• Existence et continuité des dérivées partielles premières sur ℝ2 :
i) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑦(𝑥 2 − 𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−1 = (𝑥 3 𝑦 − 𝑥𝑦 3 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−1
𝜕𝑓 3𝑥 2 𝑦 − 𝑦 3 2𝑥(𝑥 3 𝑦 − 𝑥𝑦 3 )
(𝑥 , 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 𝑦 3 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−1 − 2𝑥(𝑥 2 + 𝑦 2 )−2 (𝑥 3 𝑦 − 𝑥𝑦 3 ) = 2 −
𝜕𝑥 𝑥 + 𝑦2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
2 3 2 2 3 3
3𝑥 𝑦 − 𝑦 (𝑥 + 𝑦 ) − 2𝑥(𝑥 𝑦 − 𝑥𝑦 )
=
(𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕𝑓 3𝑥 𝑦 + 3𝑥 𝑦 − 𝑦 3 𝑥 2 − 𝑦 5 − 2𝑥 4 𝑦 + 2𝑥 2 𝑦 3 4𝑥 2 𝑦 3 + 𝑥 4 𝑦 − 𝑦 5
4 2 3
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝑦 2 −𝑥 2 𝑥 2 −𝑦 2 𝜕𝑓 𝜕𝑓 4𝑦 2 𝑥 3 +𝑦 4 𝑥 − 𝑥 5
On a pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)} : 𝑓(𝑦 , 𝑥) = 𝑦𝑥 = −𝑥𝑦 = −𝑓(𝑥 , 𝑦) ⇒ (𝑥 , 𝑦) = − (𝑦 , 𝑥) = −
𝑦 2 +𝑥 2 𝑥 2 +𝑦 2 𝜕𝑦 𝜕𝑥 (𝑦 2 +𝑥 2 )2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Il en résulte que (𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) existent et sont continues sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
𝜕𝑥 𝜕𝑦
ii) En (0 , 0) ∶
15
ℎ × 0 ×(ℎ2 − 02 )
𝜕𝑓 𝑓(0 + ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) − 0 0
ℎ2 + 02
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ3
0 × 𝑘 × (0 − 𝑘 2 )
2
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(0 , 𝑘) − 𝑓(0 , 0) − 0 0
02 + 𝑘 2
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim =0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 3
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
On en conclut que : (0 , 0) et (0 , 0) existent et (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑥
𝜕𝑓 4𝑥 2 𝑦 3 + 𝑥 4 𝑦 − 𝑦 5
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )2
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 4(𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)(𝜌3 𝑠𝑖𝑛3 𝜃) + (𝜌4 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(𝜌 sin 𝜃) − 𝜌5 𝑠𝑖𝑛5 𝜃
(𝑥 , 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) =
𝜕𝑥 𝜕𝑥 (𝜌2 )2
𝜌5
= 4 (4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 + 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛5 𝜃)
𝜌
𝜕𝑓 𝜌5
| (𝑥 , 𝑦)| = 4 |4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 + 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛5 𝜃| ≤ 𝜌(|4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃| + |𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃| + | 𝑠𝑖𝑛5 𝜃|) ≤ 6𝜌
𝜕𝑥 𝜌
Car : |4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃| ≤ 4, |𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃| ≤ 1 𝑒𝑡 |𝑠𝑖𝑛5 𝜃| ≤ 1
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim | (𝑥 , 𝑦)| ≤ lim 6𝜌 = 6 × 0 = 0 ⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0),il en résulte que (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 𝜌 →0 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑦
𝜕𝑓 4𝑥 2 𝑦 3 + 𝑥 4 𝑦 − 𝑦 5
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )2
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 4(𝜌2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)(𝜌3 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃) + (𝜌4 𝑠𝑖𝑛4 𝜃)(𝜌 cos 𝜃) − 𝜌5 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃
(𝑥 , 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = −
𝜕𝑦 𝜕𝑦 (𝜌2 )2
𝜌5
= − 4 (4𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃 − 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃)
𝜌
𝜕𝑓 𝜌5
| (𝑥 , 𝑦)| = 4 |4𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃 − 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃| ≤ 𝜌(|4𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃| + |𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃| + | 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃|) ≤ 6𝜌
2 3
𝜕𝑦 𝜌
Car : |4𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃| ≤ 4, |𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃| ≤ 1 𝑒𝑡 |𝑐𝑜𝑠 5 𝜃| ≤ 1
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim | (𝑥 , 𝑦)| ≤ lim 6𝜌 = 6 × 0 = 0 ⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0),il en résulte que (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 𝜌 →0 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
En résumé : (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) existent et sont continues sur ℝ2 , on en conclut que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
b- Pour répondre à la question, calculons (0 , 0) 𝑒𝑡 (0 , 0)
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 4×0×ℎ3 +04 ×ℎ − ℎ5
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 + ℎ , 0) – (0 , 0) (ℎ , 0) – (0 , 0) − − 0
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 (02 + ℎ2 )2
(0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim = lim
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
𝜕2𝑓 ℎ5
(0 , 0) = lim 5 = 1
𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 4×0×𝑘 3 +04 ×𝑘 − 𝑘 5
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) – (0 , 0) (0 , 𝑘) – (0 , 0) − 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 (02 + 𝑘 2 )2
(0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim = lim
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
𝜕2𝑓 − 𝑘5
(0 , 0) = lim 5 = −1
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On constate que (0 , 0) = 1 ≠ (0 , 0) = −1, il en résulte alors du théorème de Schwarz que 𝑓 n’est pas de Classe ∁2 sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 13
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :
𝑥2𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 {𝑥 4
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦 ) = (0 , 0)
1- Montrer que 𝑓 admet en (0 , 0) une dérivée suivant tout vecteur de ℝ2 .
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).
Solution
𝑥2𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 { 𝑥4
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦 ) = (0 , 0)
1- Montrons que 𝑓 admet en (0 , 0) une dérivée suivant tout vecteur de ℝ2 :
Soit (ℎ , 𝑘) un vecteur non nul
16
𝑡 2 ℎ2 𝑡𝑘
𝑓(𝑡ℎ , 𝑡𝑘) − 𝑓(0 , 0) 𝑡 4ℎ4+𝑡 2𝑘 2 − 0 𝑡 3 ℎ2 𝑘 ℎ2 𝑘
= = 3 2 4 = 2 4
𝑡 𝑡 𝑡 (𝑡 ℎ + 𝑘 ) 𝑡 ℎ + 𝑘 2
2
ℎ2 𝑘
- Si 𝑘 = 0, → 0 quand 𝑡 → 0, la dérivée au point (0 , 0) suivant le vecteur (ℎ , 𝑘) existe et vaut 0.
𝑡 2 ℎ4 +𝑘 2
ℎ2 𝑘 ℎ2 ℎ2
- Si 𝑘 ≠ 0, → quand 𝑡 → 0, la dérivée au point (0 , 0) suivant le vecteur (ℎ , 𝑘) existe et vaut .
𝑡 2 ℎ4 +𝑘 2 𝑘 𝑘
2- Montrons que 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).
𝑥 4 1
𝑓(𝑥 , 𝑥 2 ) = 4 → ≠ 𝑓(0 , 0) = 0quand 𝑥 → 0, donc 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).
2𝑥 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 14
1- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ de classe ∁1 sur ℝ2 . On note :
𝑔: ℝ2 → ℝ
(𝑡 , 𝑢) ⟼ 𝑓(2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
Calculer les dérivées partielles premières de 𝑔 en fonction de celles de 𝑓.
2- Calculer les dérivées partielles premières en tout point pour la fonction ℎ suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2
et où on donne :
ℎ(𝑡, 𝑢) = 𝑓(𝑡 2 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ), (𝑡, 𝑢) ∈ ℝ2
3- Calculer les dérivées en tout point pour la fonction 𝑘 suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2 et où on donne :
𝑘(𝑡) = 𝑓(𝑡 2 , 𝑡 3 ), 𝑡 ∈ ℝ
Solution
Rappel de cours sur les dérivées des fonctions composées :
- Cas : ℝ → ℝ2 → ℝ
Soit 𝑓 une fonction de deux variables admettant des dérivées partielles premières. Si 𝑥 et 𝑦 sont deux fonctions dérivables de ℝdans ℝ, alors la
fonction de ℝ dans ℝ définie par 𝑔(𝑡) = 𝑓((𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) est dérivable et :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑔′ (𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑥 ′ (𝑡) + (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑦 ′ (𝑡)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
- Cas : : ℝ2 → ℝ2 → ℝ
Si 𝑓 est une fonction des deux variables 𝑥 et 𝑦, elles-mêmes fonctions des deux variables 𝑢 et 𝑣, on peut définir la fonction composée :
𝑔(𝑢 , 𝑣) = 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣) )
et écrire, lorsque les diverses dérivées partielles qui interviennent sont définies :
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑢 , 𝑣) = (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣) + (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣)
𝜕𝑢 𝜕𝑥 𝜕𝑢 𝜕𝑦 𝜕𝑢
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑢 , 𝑣) = (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣) + (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣
𝜕𝑣 𝜕𝑥 𝜕𝑣 𝜕𝑦 𝜕𝑣
17
𝜕ℎ 𝜕𝑓 2 𝜕𝑓 2
(𝑡 , 𝑢) = (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) × (4𝑢) + (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) × ( 𝑡𝑒 𝑡𝑢 )
𝜕𝑢 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 2
= 4𝑢 (𝑡 2 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) + 𝑡𝑒 𝑡𝑢 (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 )
𝜕𝑥 𝜕𝑦
1- Calcul de la dérivée de 𝑘:
On se trouve dans le Cas : ℝ → ℝ2 → ℝ
On applique la formule du cours à la fonction 𝑘(𝑡) = 𝑓(𝑡 2 , 𝑡 3 )
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑘 ′ (𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑥 ′ (𝑡) + (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑦 ′ (𝑡)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑥 = 𝑡2 𝑦 = 𝑡 3 𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 𝑦 ′ (𝑡) = 3𝑡 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑘 ′ (𝑡) = (𝑡 2 , 𝑡 3 ) × (2𝑡) + (𝑡 2 , 𝑡 3 ) × (3𝑡 2 ) = 2𝑡 (𝑡 2 , 𝑡 3 ) + 3𝑡 2 (𝑡 2 , 𝑡 3 ).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 15
5- Calculer les différentielles des fonctions suivantes :
𝑥 𝑥+𝑦
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln sin • 𝑔(𝑥 , 𝑦) =
𝑦 𝑥𝑦
6- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥, 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 + (𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
c- 𝜔 est-elle fermée ?
d- 𝜔 est-elle exacte ?
2𝑥𝑦𝑑𝑥−(1−𝑥 2 )𝑑𝑦
7- Soit 𝜔 une forme différentielle définie surΩ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≠ 0}par : 𝜔(𝑥, 𝑦) =
𝑦2
c- 𝜔 est-elle fermée ?
d- 𝜔 est-elle exacte ?
𝑦 𝑥
8- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝜔est-elle exacte ?
Solution
1- Calcul des différentielles de fonctions :
1 𝑥 𝑥 𝑥
𝑥 𝜕𝑓 𝑦 cos 𝑦 1 𝑥 𝜕𝑓 − 𝑦2 cos 𝑦 𝑥 𝑥
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln sin = 𝑥 = 𝑐𝑜𝑡𝑔 = 𝑥 = − 2 𝑐𝑜𝑡𝑔
𝑦 𝜕𝑥 sin 𝑦 𝑦 𝜕𝑦 sin 𝑦 𝑦
𝑦 𝑦
1 𝑥 𝑥 𝑥
𝑑𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑑𝑥 − 2 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑑𝑦
𝑦 𝑦 𝑦 𝑦
𝑥 + 𝑦 𝜕𝑔 𝑥𝑦 − (𝑥 + 𝑦)𝑦 −𝑦 2 −1 𝜕𝑔 𝑥𝑦 − (𝑥 + 𝑦)𝑥 −𝑥 2 −1
• 𝑔(𝑥 , 𝑦) = = = = = = 2 2 = 2 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥𝑦 𝜕𝑥 𝑥 2𝑦2 𝑥 2 𝑦 2 𝑥 2 𝜕𝑦 𝑥 2𝑦2 𝑥 𝑦 𝑦
−1 1
𝑑𝑔 = 2 𝑑𝑥 − 2 𝑑𝑦
𝑥 𝑦
- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥, 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 + (𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
Posons : 𝑃(𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥 et 𝑄(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 ⇒ 𝜔(𝑥, 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦
𝜕𝑃 𝜕𝑄
a- (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 − 8𝑦 (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 − 8𝑦
𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝑃 𝜕𝑄
On a : (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) ⇒ 𝜔 est fermée.
𝜕𝑦 𝜕𝑥
b- On dit que 𝜔 est exacte lorsqu’il existe une fonction réelle 𝑓 de classe ∁1 définie sur ℝ2 telle que 𝜔 = 𝑑𝑓
Il s’agit donc ici de trouver la fonction 𝑓 s’il existe
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Si 𝑓 existe, alors on a : 𝑑𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 = 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 +
𝜕𝑥 𝜕𝑦
(𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Par identification : on a (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥et (𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦, pour trouver l’expression de 𝑓, on intègre d’abord (𝑥 , 𝑦) par
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
rapport à 𝑥 en gardant 𝑦 constante ⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3𝑦 − 4𝑦 2 𝑥 − 𝑥2 + 𝐶(𝑦), 𝐶(𝑦) est la constante d’intégration par rapport à 𝑥.
18
𝜕𝑓
Ensuite, on dérive 𝑓(𝑥 , 𝑦) par rapport à 𝑦 (en gardant 𝑥 constante), ⇒ (𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 + 𝐶 ′ (𝑦)
𝜕𝑦
Par identification, on a : 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 + 𝐶 ′ (𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 ⇒ 𝐶 ′ (𝑦) = 0 ⇒ 𝐶(𝑦) = 𝐾, 𝐾 ∈ ℝ
Finalement, la fonction 𝑓 cherchée existe et a pour expression : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 𝑦 − 4𝑦 2 𝑥 − 𝑥 2 + 𝐾
Conclusion : 𝜔 une forme différentielle exacte.
2𝑥𝑦𝑑𝑥−(1−𝑥 2 )𝑑𝑦
3- Soit 𝜔 une forme différentielle définie surΩ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≠ 0}par : 𝜔(𝑥, 𝑦) =
𝑦2
2𝑥 1−𝑥 2 2𝑥 1−𝑥 2
a- 𝜔(𝑥, 𝑦) = 𝑑𝑥 −
𝑑𝑦 = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 avec 𝑃(𝑥 , 𝑦) = et 𝑄(𝑥 , 𝑦) =
𝑦 𝑦2 𝑦 𝑦2
𝜕𝑃 2𝑥 𝜕𝑄 2𝑥
(𝑥 , 𝑦) = − 2 (𝑥 , 𝑦) = − 2
𝜕𝑦 𝑦 𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑃 𝜕𝑄
On a : (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) ⇒ 𝜔 est fermée
𝜕𝑦 𝜕𝑥
b- On dit que 𝜔 est exacte lorsqu’il existe une fonction réelle 𝑓 de classe ∁1 définie sur Ω telle que 𝜔 = 𝑑𝑓
Il s’agit donc ici de trouver a fonction 𝑓 s’il existe
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Si 𝑓 existe, alors on a : 𝑑𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 = 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 2𝑥 𝜕𝑓 1−𝑥 2
Par identification, on a : (𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦) = et (𝑥 , 𝑦) = 𝑄(𝑥 , 𝑦) =
𝜕𝑥 𝑦 𝜕𝑦 𝑦2
𝜕𝑓 𝑥2
Pour trouver l’expression de 𝑓, on intègre d’abord (𝑥 , 𝑦) par rapport à 𝑥 en gardant 𝑦 constante ⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝐶(𝑦)
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑓 𝑥2 ′
Ensuite, on dérive 𝑓(𝑥 , 𝑦) par rapport à 𝑦 (en gardant 𝑥 constante), ⇒ (𝑥 , 𝑦) = − + 𝐶 (𝑦)
𝜕𝑦 𝑦2
𝑥2 1−𝑥 2 1 𝑥2 1 1
Par identification, on a : = − + 𝐶 ′ (𝑦) = = − ⇒ 𝐶 ′ (𝑦) = ⇒ 𝐶(𝑦) = − + 𝐾, 𝐾 ∈ ℝ
𝑦2 𝑦2 𝑦2 𝑦2 𝑦2 𝑦
𝑥2 1
Finalement, la fonction 𝑓 cherchée existe et a pour expression : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = − + 𝐾, 𝐾 ∈ ℝ
𝑦 𝑦
Conclusion : 𝜔 une forme différentielle exacte.
𝑦 𝑥
4- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝑦 𝑥
Posons : 𝑃(𝑥 , 𝑦) = et 𝑄(𝑥 , 𝑦) = ⇒ 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝜕𝑃 1 𝜕𝑄 1
On a : (𝑥 , 𝑦) = et (𝑥 , 𝑦) =
𝜕𝑦 𝑥 2 +1 𝜕𝑥 𝑦 2 +1
𝜕𝑃 𝜕𝑄
On a ici : (𝑥 , 𝑦) ≠ (𝑥 , 𝑦) ⇒ 𝜔 n’est pas fermée.
𝜕𝑦 𝜕𝑥
Conclusion : comme 𝜔 n’est pas fermée, alors elle n’est pas exacte.
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 16
1- Former le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦:
2- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦):
3- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (2 , 1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3
4- Former le développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (1 , −1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦 ln(𝑒 + 𝑥 + 𝑦)
Solution
1- Développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦:
Développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction
𝑥2 𝑥3
𝑒 𝑥 = 1 + 𝑥 + + + 𝑜(𝑥 3 )
2 6
𝑦3
sin 𝑦 = 𝑦 − + 𝑜(𝑦 3 )
6
Notons 𝜌 = √𝑥 2 + 𝑦 2 pour la commodité de notation
Le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦 ∶
𝑥2 𝑥3 𝑦3 𝑦3 𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦 = (1 + 𝑥 + + + 𝑜(𝑥 3 )) (𝑦 − + 𝑜(𝑦 3 )) = 𝑦 − + 𝑥𝑦 + + 𝑜(𝜌3 )
2 6 6 6 2
3𝑥 2 𝑦 − 𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 + 𝑥𝑦 + + 𝑜(𝜌3 ).
6
2- Le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦)
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de (1 + 𝑥)2 = 1 + 2𝑥 + 𝑥 2 + 𝑜(𝑥 2 ).
(𝑥−𝑦)2
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de cos(𝑥 − 𝑦) = 1 − + 𝑜(𝜌2 ).
2
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction
(𝑥−𝑦)2 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 − 𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦) = ( 1 + 2𝑥 + 𝑥 2 + 𝑜(𝑥 2 )) (1 − + 𝑜(𝜌2 )) = 1 + 2𝑥 + + 𝑜(𝜌2 ).
2 2
19
ℎ ℎ2
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de (ℎ + 2)2 = 4(1 + )2 = 4 (1 + ℎ + + 𝑜(ℎ2 )) = 4 + 4ℎ + ℎ2 + 𝑜(ℎ2 )
2 4
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 17
1- . Montrer que l’équation 𝑒 𝑥𝑦 − 𝑦 = 0 définit implicitement 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de ( 0 , 1). Calculer sa dérivée au point
(0 , 1)
2- Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ3 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑥 3 + 4𝑥𝑦 + 𝑧 2 − 3𝑦𝑧 2 − 3 . Montrer que l’équation 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 0 permet
𝜕𝑧 𝜕𝑧
d’exprimer𝑧 en fonction de (𝑥 , 𝑦) dans un voisinage de (1,1,1). Calculer alors : (1 , 1) (1 , 1).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Montrer que l’équation sur ℝ2 : 𝑥 3 + 𝑦 3 = 2𝑥𝑦 permet d’exprimer 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de (1 , 1) . Calculer sa dérivée
au point (1 , 1)
Solution
Rappels de cours :
Théorème des fonctions implicites :
Soient 𝑓 une fonction numérique définie sur un ouvert Ω de ℝ2 , et (𝑥0 , 𝑦0 ) un point de Ω tel que 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) = 0, si la fonction 𝑓 admet des
𝜕𝑓
dérivées partielles premières par rapport à 𝑥 et à 𝑦 continues sur Ω et si (𝑥0 , 𝑦0 ) ≠ 0, il existe un intervalle ouvert 𝐼 de centre 𝑥0 et un
𝜕𝑦
intervalle ouvert 𝐽 de centre 𝑦0 tels que l’équation 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 définisse une fonction implicite 𝜑 sur 𝐼 à valeurs dans 𝐽.
𝜕𝑓
(𝑥 ,𝑦)
De plus, la fonction implicite 𝜑 ainsi définie est continument dérivable sur 𝐼, et sa dérivée est donnée par : 𝜑 ′ (𝑥) = − 𝜕𝑥
𝜕𝑓
(𝑥 ,𝑦)
𝜕𝑦
1- Soit la fonction définie 𝑓 définie sur ℝ2
par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦
−𝑦
• On a : 𝑓(0 , 1) = 𝑒1×0 − 1 = 1 − 1 = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (𝑥 , 𝑦) = 𝑦𝑒 𝑥𝑦 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑒 𝑥𝑦 − 1, 𝑓 possède donc des dérivées partielles premières continues
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
• (0 , 1) = 0 × 𝑒1×0 − 1 = −1 ≠ 0
𝜕𝑦
Puisque :
- 𝑓(0 , 1) = 0
- 𝑓 possède des dérivées partielles premières continues
𝜕𝑓
- (0 , 1) = −1 ≠ 0
𝜕𝑦
le théorème des fonctions implicites nous assure qu’on peut exprimer 𝑦 = 𝜑(𝑥) en fonction de 𝑥 dans un voisinage du point (0 , 1) et
𝜕𝑓
(0,1) 1
que : 𝜑 ′ (0) = − 𝜕𝑓
𝜕𝑥
=− =1
(0,1) −1
𝜕𝑦
2- Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ3 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑥 3 + 4𝑥𝑦 + 𝑧 2 − 3𝑦𝑧 2 − 3
• On a : 𝑓(1,1,1) = 6 − 6 = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 3𝑥 2 + 4𝑦 (𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 4𝑥 − 3 𝑧 2 (𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 2𝑧 − 6𝑦𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (1 , 1,1) = −4 ≠ 0 (1 , 1,1) = 7 (1 , 1,1) = 1
𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
Puisque 𝑓(1,1,1) = 0 et (1 , 1,1) = −4 ≠ 0 , le théorème des fonctions implicites nous assure qu’on peut exprimer 𝑧 en fonction de (𝑥 , 𝑦)
𝜕𝑧
dans un voisinage du point (1 , 1,1) et que :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕𝑧 (1,1,1) 7 𝜕𝑧 (1,1,1) 1
𝜕𝑦
(1,1) = − 𝜕𝑥 = 𝑒𝑡 (1,1) = − =
𝜕𝑥 𝜕𝑓
(1,1,1) 4 𝜕𝑦 𝜕𝑓
(1,1,1) 4
𝜕𝑧 𝜕𝑧
20
3- Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 𝑦 3 − 2𝑥𝑦
• On a : 𝑓(1 , 1) = 1 + 1 − 2 × 1 × 1 = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 − 2𝑦 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 2 − 2𝑥, 𝑓 possède donc des dérivées partielles premières continues
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
• (1 , 1) = 3 − 2 = 1 ≠ 0
𝜕𝑦
𝜕𝑓
Puisque 𝑓(1 , 0) = 0 et (1 , 0) = 1 ≠ 0, le théorème des fonctions implicites nous assure qu’on peut exprimer 𝑦 = 𝜑(𝑥) (en fonction de 𝑥)
𝜕𝑦
𝜕𝑓
(1,1) 1
dans un voisinage du point (1 , 1) et que : 𝜑 ′ (1) = − 𝜕𝑥
𝜕𝑓 = − = −1
(1,1) 1
𝜕𝑦
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 18
𝑥𝑦
Montrer que l’application : 𝑓: (𝑥 , 𝑦) ↦ 𝑥2 +2𝑦2
est bornée sur ℝ2 .
1+𝑒
Solution
𝑥𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 2 2 𝐷𝑓 = ℝ
1 + 𝑒 𝑥 +2𝑦
Posons pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡 = 𝑥 2 + 𝑦 2 𝑡 ∈ [0 ; +∞[
Remarquons que : (𝑥 + 𝑦)2 = 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 + 𝑦 2 ≥ 0 ⇒ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ −2𝑥𝑦 ⇒ |𝑥 2 + 𝑦 2 | ≥ | − 2𝑥𝑦| ≥ |𝑥𝑦|
⇒𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ |𝑥𝑦|,donc : 𝑡 ≥ |𝑥𝑦|
2 2 2 2 2 2 2 2 1 1
Remarquons que 𝑥 2 + 2𝑦 2 ≥ 𝑥 2 + 𝑦 2 ⇒ 𝑒 𝑥 +2𝑦 ≥ 𝑒 𝑥 +𝑦 ⇒ 1 + 𝑒 𝑥 +2𝑦 ≥ 1 + 𝑒 𝑥 +𝑦 = 1 + 𝑒 𝑡 ⇒ 2 +2𝑦2 ≤
1+𝑒 𝑥 1+𝑒 𝑡
|𝑥𝑦| |𝑥𝑦| 𝑡 𝑡
D’où : |𝑓(𝑥 , 𝑦)| = 2 +2𝑦2 ≤ ≤ ≤ = 𝑡𝑒 −𝑡
1+𝑒 𝑥 1+𝑒 𝑡 1+𝑒 𝑡 𝑒 −𝑡
On considère la fonction 𝑔 définie pour tout 𝑡 ∈ [0 ; +∞[ par : 𝑔(𝑡) = 𝑡 𝑒 −𝑡 𝑔(0) = 0 lim 𝑔(𝑡) = lim −(−𝑡)𝑒 −𝑡 = 0
𝑡→+∞ 𝑡→+∞
Pour tout 𝑡 ∈ [0 ; +∞[, 𝑔′ (𝑡) = (1 − 𝑡)𝑒 −𝑡 𝑔′ (𝑡) = 0 𝑠𝑖 𝑡 = 0 𝑔′ (𝑡) > 0 ∀𝑡 ∈ [0, 1[
Tableau de variation de 𝑔:
𝑡 0 1 +∞
𝑔′ (𝑡) + 0 −
𝑒 −1
𝑔(𝑡)
0 0
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 19
1- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 − 3𝑥 − 6𝑦
a- Déterminer les points critiques de 𝑓
b- Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 .
c- La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux sur ℝ2 ?
4- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2
5- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦
Solution
1- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 − 3𝑥 − 6𝑦, 𝑓 est définie sur ℝ2
a- Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓 :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 + 𝑦 − 3 (𝑥 , 𝑦) = 𝑥 + 2𝑦 − 6
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
2𝑥 + 𝑦 − 3 = 0 (1)
c'est-à-dire : { On résout ce système d’équation : de (1) on obtient : 𝑦 = −2𝑥 + 3
𝑥 + 2𝑦 − 6 = 0 (2)
En remplaçant cette expression de 𝑦 dans (2) il en résulte que : 𝑥 + 2(−2𝑥 + 3) − 6 = 0 ⇒ −3𝑥 = 0 ⇒ 𝑥 = 0 et 𝑦 = 3
21
Le point (0 , 3) est le seul point critique de 𝑓
b- Détermination d’extremum local de 𝑓 :
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 2 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 0 2 (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦) = 2𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 0𝑇 = (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
Donc, au point critique(0 , 3) : 𝑅 = 2 𝑆=0 𝑒𝑡 𝑇 = 2
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 2 × 2 − 02 = 4 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (0 , 3). Comme 𝑅 > 0, 𝑓 présente un minimum
local en (0 , 3) et 𝑓(0 , 3) = −9 minimum local : 𝑓(0 , 3) = −9
c- Recherche d’extremum global
𝑓(𝑥, 0) = 𝑥 2 − 3𝑥 lim 𝑓(𝑥, 0) = lim (𝑥 2 − 3𝑥 ) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée donc elle n’a pas de maximum global.
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Etudions directement le signe de la différence 𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(𝑥0 + ℎ, 𝑦0 + 𝑘) − 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) (𝑥0 , 𝑦0 ) étant le point critique de 𝑓.
Si cette différence est de signe constant pour ℎ et 𝑘quelconques, (𝑥0 , 𝑦0 ) est un extremum global (un maximum si 𝐷 ≤ 0, un minimum
si 𝐷 ≥ 0).
(𝑥0 , 𝑦0 ) = (0, 3)
𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) = ℎ2 + ℎ(3 + 𝑘) + (3 + 𝑘)2 − 3ℎ − 6(3 + 𝑘) = ℎ2 + 3ℎ + ℎ𝑘 + 9 + 6𝑘 + 𝑘 2 − 3ℎ − 18 − 6𝑘
1 3
𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) = ℎ2 + ℎ𝑘 + 𝑘 2 − 9 = (ℎ + 𝑘)2 + 𝑘 2 − 9𝑓(0, 3) = −9
2 4
1 3 1 3
𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(0 + ℎ, 3 + 𝑘) − 𝑓(0, 3) = (ℎ + 𝑘)2 + 𝑘 2 − 9 − (−9) = (ℎ + 𝑘)2 + 𝑘 2 ≥ 0 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2
2 4 2 4
𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) − 𝑓(0, 3) ≥ 0 ⇒ 𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) ≥ 𝑓(0, 3) = −9 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2 , il en résulte que 𝑓(0, 3) = −9 est un minimum
global de 𝑓sur ℝ2 .
Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥𝑦 2 − 15𝑥 − 12𝑦 𝑓est définie sur ℝ2
a- Détermination d’extremum local de 𝑓 sur ℝ2
Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 + 3𝑦 2 − 15 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥𝑦 − 12
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3𝑥 2 + 3𝑦 2 − 15 = 0 (1) 2
c'est-à-dire : { On résout ce système d’équation : de (2) on obtient : 𝑦 = 𝑥≠0
6𝑥𝑦 − 12 = 0 (2) 𝑥
2 4
En remplaçant cette expression de 𝑦 dans (2) il en résulte que : 𝑥 2 + ( )2 − 5 = 0 ⇒ 𝑥 2 + 2 − 5 = 0 ⇒ 𝑥 4 − 5𝑥 2 + 4 = 0 (3) (𝑥 ≠ 0)
𝑥 𝑥
On résout cette équation bicarré : on pose 𝑋 = 𝑥 𝑋 > 0 l’équation (3) devient : 𝑋 − 5𝑋 + 4 = 0 (3′ ) 𝑋 > 0
2 2
5+3 5−3
∆= 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 = 25 − 16 = 9 𝑋′ = = 4 𝑋 ′′ = =1
2 2
𝑋 = 4 ⇒ 𝑥 = 2 𝑜𝑢 𝑥 = −2
𝑋 = 1 ⇒ 𝑥 = 1 𝑜𝑢 𝑥 = −1
2 2
Pour 𝑥 = 2 𝑦 = = 1 pour 𝑥 = −2 𝑦 = = −1
𝑥 𝑥
2 2
Pour 𝑥 = 1 𝑦 = = 2 pour 𝑥 = −1 𝑦 = = −2
𝑥 𝑥
Finalement, l’ensemble de points critiques : { (2 , 1), (−2 , −1), (1 , 2), (−1, −2)}
Détermination d’extremum local de 𝑓
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦𝑇 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
- Au point critique (2 , 1) : 𝑅 = 12 𝑆=6 𝑇 = 12
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 144 − 36 = 108 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (2 , 1) , comme 𝑅 = 12 > 0 , 𝑓 présente un
minimum local en (2 , 1) minimum local : 𝑓(2 , 1) = −28
- Au point critique (−2 , −1) : 𝑅 = −12 𝑆 = −6 𝑇 = −12
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 144 − 36 = 108 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (−2 , −1), comme 𝑅 = −12 < 0, 𝑓 présente un
maximum local en (−2 , −1) maximum local : 𝑓(−2 , −1) = −28
- Au point critique (1 , 2) : 𝑅 = 6 𝑆 = 12 𝑇=6
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 36 − 144 = −108 < 0, donc il n’y a pas d’extremum local.
- Au point critique (−1 , −2) : 𝑅 = −6 𝑆 = −12 𝑇 = −6
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 36 − 144 = −108 < 0, donc il n’y a pas d’extremum local.
Détermination d’extremum global de 𝑓
On remarque que la restriction de 𝑓 : 𝑓(𝑥, 0) = 𝑥 3 − 15𝑥 et
lim 𝑓(𝑥, 0) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un maximum global sur ℝ2
𝑥→+∞
lim 𝑓(𝑥, 0) = −∞ ⇒ 𝑓 n’est pas minorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un minimum global sur ℝ2
𝑥→−∞
b- Détermination des extremums locaux et globaux de 𝑓 sur l’ensemble 𝐾 = { (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 3}
22
Représentation graphique de l’ensemble 𝐾 :
On trace les droites d’équation : 𝑥 = 0, 𝑥 = 3, 𝑦 = 0 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥.
On voit que 𝐾 est un triangle fermé borné, donc compact. Comme 𝑓 est continue, elle est bornée et atteint ses bornes sur 𝐾.
La méthode de recherche d’extremums d’une fonction à deux variables sur un ensemble compact n’est pas la même que celle effectuée sur un ouvert.
En général, on décompose le compact 𝐾 en deux sous ensembles 𝐾1 𝑒𝑡 𝐾2 : 𝐾 = 𝐾1 ∪ 𝐾2
𝐾1 étant l’intérieur de l’ensemble 𝐾 (càd la frontière de 𝐾 est exclue de l’étude).
𝐾2 étant la frontière de l’ensemble 𝐾.
Dans un premier temps, on recherche les extremums de 𝑓sur 𝐾1 , pour cela on applique la méthode utilisée dans la solution de la question 𝑎) car 𝐾1
est un ouvert. On ne retient que les points critiques appartenant à 𝐾1 .
Dans un second temps, on recherche les extremums de 𝑓sur 𝐾2 .
Dans un troisième temps, on fait le synthèse des résultats obtenus sur 𝐾1 𝑒𝑡 𝐾2 : le maximum de 𝑓 sur 𝐾 étant le maximum de 𝑓 sur 𝐾1 𝑒𝑡 𝐾2 :
𝑀𝑎𝑥 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾 = max{max 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾1 , 𝑚𝑎𝑥 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾2 }
𝑀𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾 = min{min 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾1 , min 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾2 }
N.B : il est à remarquer que les extremums d’une fonction de 2 variables sur un compact sont des extremums globaux ou absolus. On ne parle pas
d’extremums locaux sur un compact.
23
Il reste à faire la synthèse des résultats obtenus :
- Le minimum de 𝑓 sur 𝐾 est égal à 𝑓(2 , 1) = −28.
- Le maximum de 𝑓 sur 𝐾 est égal à 𝑓(3 , 3) = 27
Remarque : il s’agit des extremums globaux ou absolus
Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 3 . 𝑓 est définie sur ℝ2 .
Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 + 6𝑥𝑦 (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 + 3𝑦 2
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3𝑥 2 + 6𝑥𝑦 = 0 (1)
c'est-à-dire : { On résout cette équation
3𝑥 2 + 3𝑦 2 = 0 (2)
L’unique solution de (2) est le point (0 , 0), et (0 , 0) est aussi solution de (1)⇒(0 , 0) est l’unique point critique de 𝑓.
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 + 6𝑦 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 + 6𝑦𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦𝑇 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
Au point critique (0 , 0), on a : 𝑅 = 0 𝑆=0 𝑇=0
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 0 − 0 = 0on ne peut pas conclure avec les dérivées secondes, on applique une autre méthode :
Examinons le signe, au voisinage du point critique (0 , 0) de deux restrictions :
𝑓(𝑥 , 𝑥) = 5𝑥 3 , donc la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑥) est du signe de 𝑥, il en résulte qu’au voisinage du point (0 , 0), la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑥) change de signe
⇒le point (0 , 0) n’est pas un extremum local ⇒), 𝑓 n’a pas donc d’extremum local sur ℝ2 .
La fonction 𝑓 n’a pas aussi d’extremum global (évident) ( lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un maximum global
𝑥→+∞
sur ℝ2
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = −∞ ⇒ 𝑓 n’est pas minorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un minimum global sur ℝ2 .
𝑥→−∞
Conclusion : la fonction 𝑓 n’a pas d’extremum sur ℝ2
4- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2
Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2 𝑓est définie sur ℝ2
Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 4𝑥 3 − 4(𝑥 − 𝑦) (𝑥 , 𝑦) = 4𝑦 3 + 4(𝑥 − 𝑦)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
4𝑥 3 − 4(𝑥 − 𝑦) = 0 (1)
c'est-à-dire : { 3 On résout ce système d’équation
4𝑦 + 4(𝑥 − 𝑦) = 0 (2)
(1) + (2) ⇒ 𝑥 3 + 𝑦 3 = 0 ⇒ 𝑥 = −𝑦
(1) ⇒ 𝑥 3 − (𝑥 − 𝑦) = 0 ⇒ 𝑥 3 = 𝑥 − 𝑦
𝑥 = −𝑦
On a un système d’équation : { 3 en reportant 𝑥 = −𝑦 dans la 2nde équation, on a : 𝑥 3 = 𝑥 + 𝑥 = 2𝑥 ⇒ 𝑥 3 − 2𝑥 = 0
𝑥 =𝑥−𝑦
𝑥 3 − 2𝑥 = 0 ⇔ 𝑥(𝑥 2 − 2) = 0 ⇔ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 = √2 𝑜𝑢 𝑥 = −√2
Pour 𝑥 = 0 𝑦 = 0 pour 𝑥 = √2 𝑦 = −√2 pour 𝑥 = −√2 𝑦 = √2
L’ensemble des points critiques de 𝑓 sur ℝ2 est : { (0 , 0), (√2 , −√2), (−√2 , √2 }
Détermination d’extremum local de 𝑓 sur ℝ2 :
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 12 𝑥 2 − 4 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 4 2 (𝑥 , 𝑦) = 12𝑦 2 − 4
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 12 𝑥 2 − 4 𝑆= (𝑥 , 𝑦) = 4 𝑇 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 12𝑦 2 − 4
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
- Au point critique (0 , 0) : 𝑅 = −4 𝑆=4 𝑇 = −4
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 16 − 16 = 0 on ne peut pas conclure avec les dérivées secondes, on applique une autre
démarche :
Examinons le signe de 𝑓, au voisinage du point critique (0 , 0), de deux restrictions suivantes :
𝑓(𝑥 , 𝑥) = 2𝑥 4 > 0et𝑓(𝑥 , −𝑥) = 2𝑥 4 − 8𝑥 2 ~ − 8𝑥 2 au voisinage de (0 , 0)⇒𝑓(𝑥 , −𝑥) < 0
Les signes de 𝑓 étant différentes au voisinage du point critique (0 , 0), on en conclut que (0 , 0) n’est pas un extremum de 𝑓.
- Au point critique (√2 , −√2) : 𝑅 = 20 𝑆=4 𝑇 = 20
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 20 × 20 − 16 = 394 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (√2 , −√2), et comme 𝑅 > 0, il s’agit bien d’un minimum local
dont la valeur est 𝑓(√2 , −√2) = −8
- Au point critique (−√2 , √2) : 𝑅 = 20 𝑆=4 𝑇 = 20
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 20 × 20 − 16 = 394 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (−√2 , √2), et comme 𝑅 > 0, il s’agit bien d’un minimum local
dont la valeur est 𝑓(−√2 , √2) = −8
24
Détermination d’extremum global de 𝑓 sur ℝ2 :
Etudions le signe de 𝑓(𝑥 , 𝑦) − 𝑓(√2 , −√2) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) + 8 = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2 + 8
En remarquant que : 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2 + 8 = (𝑥 2 − 2)2 + (𝑦 2 − 2)2 + 2(𝑥 + 𝑦)2
On peut écrire que : 𝑓(𝑥 , 𝑦) − 𝑓(√2 , −√2) = (𝑥 2 − 2)2 + (𝑦 2 − 2)2 + 2(𝑥 + 𝑦)2 > 0 ∀(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2
⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) > 𝑓(√2 , −√2) ∀(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 , on en déduit que 𝑓(√2 , −√2) = −8 est un minimum global de 𝑓sur ℝ2 .
Comme 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(−𝑥 , −𝑦), 𝑓(−√2 , √2) = −8 est aussi un minimum global de 𝑓 sur ℝ2
Conclusion : 𝑓 a un minimum global sur ℝ2 aux points critiques (√2 , −√2) et (−√2 , √2)
5- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦
Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦 𝑓est définie sur ℝ2
Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 − 2 (𝑥 , 𝑦) = 2𝑦 − 4
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
2𝑥 − 2 = 0 (1)
c'est-à-dire : { On résout ce système d’équation : (1) ⇒ 𝑥 = 1 𝑒𝑡 (2) ⇒ 𝑦 = 2
2𝑦 − 4 = 0 (2)
Le point (1 , 2) est le seul point critique de 𝑓.
Détermination d’extremum local de 𝑓 sur ℝ2 :
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 2 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 0 2 (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 2 𝑆= (𝑥 , 𝑦) = 0 𝑇 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
Au point critique (1 , 2) : 𝑅 = 2 𝑆=0 𝑇=2
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 2 × 2 − 0 = 4 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (1 , 2), et comme 𝑅 > 0, il s’agit bien d’un minimum local dont la valeur
est 𝑓(1 , 2) = −5
Détermination d’extremum global de 𝑓 sur ℝ2 :
La restriction : 𝑓(𝑥 , 𝑥) = 2𝑥 2 − 6𝑥 et
lim 𝑓(𝑥 , 𝑥) = lim ( 2𝑥 2 − 6𝑥) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée donc elle n’a pas de maximum global sur ℝ2 .
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Etudions directement le signe de la différence 𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(𝑥0 + ℎ, 𝑦0 + 𝑘) − 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) (𝑥0 , 𝑦0 ) étant le point critique de 𝑓.
Si cette différence est de signe constant pour ℎ et 𝑘 quelconques, (𝑥0 , 𝑦0 ) est un extremum global (un maximum si 𝐷 ≤ 0, un minimum
si 𝐷 ≥ 0).
(𝑥0 , 𝑦0 ) = (1, 2)
𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) = (1 + ℎ)2 + (2 + 𝑘)2 − 2(1 + ℎ) − 4(2 + 𝑘)
𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) = 1 + 2ℎ + ℎ2 + 4 + 4𝑘 + 𝑘 2 − 2 − 2ℎ − 8 − 4𝑘 = ℎ2 + 𝑘 2 − 5𝑓(1, 2) = −5
𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) − 𝑓(1, 2) = ℎ2 + 𝑘 2 − 5 − (−5) = ℎ2 + 𝑘 2 ≥ 0 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2
𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) − 𝑓(1, 2) ≥ 0 ⇒ 𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) ≥ 𝑓(1, 2) = −5 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2 , il en résulte que 𝑓(1, 2) = −5 est un
minimum global de 𝑓sur ℝ2 .
Solution
[0 ; 1]2 =𝐾 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}
On voit que 𝐾 est un carré fermé borné, donc compact. Comme 𝑓 est continue, elle est bornée et atteint ses bornes sur 𝐾.
Représentation graphique de 𝐾.
Ce carré a pour sommets : 𝑂(0 ,0), 𝐴(0 ,1) , 𝐵(1,1)𝑒𝑡 𝐶(1 , 0).
On fait l’étude pour2 cas :
- 1er cas : on considère l’intérieur de l’ensemble 𝐾: ]0 , 1[2 (càd la frontière de 𝐾 est exclue de l’étude).
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ]0 , 1[2 , comme ]0 , 1[2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
25
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 + 2𝑦 + 1 (𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 − 4𝑦 + 3
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 0 ⇒ 2𝑥 + 2𝑦 + 1 = 0
𝜕𝑥
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 0 ⇒ 2𝑥 − 4𝑦 + 3 = 0
𝜕𝑦
5 1
La résolution de ce système d’équations conduit aux solutions suivantes : 𝑥 = − 𝑦=
6 3
5 1
Or le point (− , ) ∉ 𝐾, donc a fonction 𝑓 n’a pas de point critique dans]0 , 1[2 , donc elle n’a pas d’extremum dans ]0 , 1[2 .
6 3
- 2nd cas : on fait l’étude uniquement sur la frontière de 𝐾
𝐾 est un carré dont les sommets sont les points : 𝑂(0 ,0), 𝐴(0 ,1) , 𝐵(1,1)𝑒𝑡 𝐶(1 , 0).
D’après le dessin cette frontière est constituée de 4 segments : [0𝐴], [𝐴𝐵], [𝐵𝐶]et [𝐶𝑂].
Cherchons les extremums sur chaque segment :
• Segment [𝑂𝐴]: 0 ≤ 𝑦 ≤ 1 𝑥 = 0⇒𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(0 , 𝑦) = −2𝑦 2 + 3𝑦, posons 𝜑(𝑦) = −2𝑦 2 + 3𝑦
Etudions la fonction 𝜑(𝑦) = −2𝑦 2 + 3𝑦 pour 0 ≤ 𝑦 ≤ 1
3
𝜑(0) = 0 𝜑(1) = 1 𝜑′ (𝑦) = −4𝑦 + 3 𝜑′ (𝑦) = 0 ⇒ 𝑦 =
4
3
Pour 𝑦 ∈ [0 , [ 𝜑′ (𝑦) > 0, donc 𝜑(𝑦) ↗
4
3
Pour 𝑦 ∈] , 1] 𝜑′ (𝑦) < 0, donc 𝜑(𝑦) ↘
4
3 3 9
Il en découle que sur le segment [𝑂𝐴], 𝑓 atteint son maximum au point (0 , ) et 𝑓 (0 , ) = et son minimum est :
4 4 8
min[𝑓(0 , 0), 𝑓(0 , 1)] = 1
Autre méthode
𝑓: [0 ; 1]2 → ℝ
(𝑥 , 𝑦) ↦ 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 − 2𝑦 2 + 𝑥 + 3𝑦
Pour résoudre ce problème, on fixe une des deux variables, par exemple 𝑦 ∈ [0 , 1], étudier les variations de 𝑓(•, 𝑦), puis étudier les variations des
bornes de 𝑓(•, 𝑦), si elles existent
Posons, pour tout 𝑦0 ∈ [0 , 1] fixé, 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥, 𝑦0 ) = 𝑥 2 + 2𝑥𝑦0 − 2𝑦02 + 𝑥 + 3𝑦0
La fonction 𝑔 est continue et dérivable sur ∈ [0 , 1] et 𝑔′ (𝑥) = 2𝑥 + 2𝑦0 + 1 > 0 ∀𝑥 ∈ [0 , 1]
𝑥 0 1
𝑔′ (𝑥) +
−2𝑦02 + 5𝑦0 + 1
𝑔(𝑥)
−2𝑦02 + 3𝑦0
Posons, pour tout 𝑦0 ∈ [0,1], 𝛼(𝑦0 ) = −2𝑦02 + 3𝑦0 et 𝛽(𝑦0 ) = −2𝑦02 + 5𝑦0 + 2
3 3 3
𝛼 ′ (𝑦0 ) = −4𝑦0 + 3 𝛼 ′ (𝑦0 ) = 0 ⇒ 𝑦0 = 𝛼 ′ (𝑦0 ) > 0 𝑠𝑖 𝑦0 ∈ [0 , ] 𝛼 ′ (𝑦0 ) < 0 𝑠𝑖𝑦0 ∈ [ , 1]]
4 4 4
𝛽′ (𝑦0 ) = −4𝑦0 + 5 > 0 ∀𝑦0 ∈ [0,1]On en déduit les tableaux de variation de 𝛼et 𝛽.
26
𝑦0 3
0 1
4
′
𝛼 (𝑦0 ) + 0 −
9
4
𝛼(𝑦0 )
0 1
𝑦0 0 1
𝛽(𝑦0 ) +
5
𝛽(𝑦0 )
2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 20
Déterminer les extrémums de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) dans les cas suivants :
1- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = −4𝑥 − 3𝑦 + 6 pour 𝑥 2 + 𝑦 2 = 1
𝑥 𝑦
2- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 pour + =1
2 3
Solution
Rappel de cours sur la recherche des extremums liés :
Dans le cas le plus simple, l’extrémum lié d’une fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) est, par définition, le maximum ou le minimum de cette fonction atteint sous la
condition que les variables sont liées par la réation𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0 (fonction de liaison). Pour déterminer l’extremum lié d’une fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) en
présence de la relation 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0, on forme la fonction auxiliaire dite fonction de Lagrange :
𝐿(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) + 𝜆 𝜑(𝑥 , 𝑦)
où𝜆 est un facteur constant indéterminé, puis on cherche l’extrémum ordinaire de cette fonction. Les conditions nécessaires d’extrémum donnent le
système des trois équations suivantes :
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑 (1)
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
{ 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0
à trois inconnues 𝑥 , 𝑦, 𝜆, d’où on peut en général, déterminer ces inconnues.
En résolvant ce système d’équations, on obtient le ou les points critiques.
En ce qui concerne l’existence et le caractère de l’extrémum lié, ce problème se résout en étudiant le signe de la différentielle seconde de la fonction
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
de Lagrange : 𝑑2 𝐿(𝑥 , 𝑦) = 2 (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 2 + 2 (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 + 2 (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
pour le système de valeurs 𝑥 , 𝑦, 𝜆 obtenus de (1) et avec la condition que 𝑑𝑥 et 𝑑𝑦 soient liées entre elles par l’équation :
𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 + (𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑦 = 0 (𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2 ≠ 0). Si on pose :
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Si on pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦)𝑆 = (𝑥 , 𝑦)𝑇 = (𝑥 , 𝑦)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
On calcule 𝑅, 𝑆 et 𝑇 pour chaque point critique :Si𝑅𝑇 − 𝑆 2 < 0 ⇒ 𝑓n’a pas un extremum lié au point critique considéré.
Si 𝑅𝑇 − 𝑆 2 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremumlié au point critique considéré, si 𝑅 > 0, il s’agit d’un minimum,
si 𝑅 < 0, il s’agit d’un maximum
Si 𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 0 , on ne peut rien conclure.
27
−4 + 2𝜆𝑥 = 0 (1)
{ −3 + 2𝜆𝑦 = 0 (2)
𝑥 2 + 𝑦 2 − 1 = 0 (3)
4
On résout ce système d’équation : −4 + 2𝜆𝑥 = 0 ⇒ 𝑥 =
2𝜆
3
−3 + 2𝜆𝑦 = 0 ⇒ 𝑦 =
2𝜆
16 9 5 5
(3) ⇒ + − 1 = 0 ⇒ 25 − 4𝜆2 = 0 (𝜆 ≠ 0) ⇔ 𝜆 = ou𝜆 = −
4𝜆2 4𝜆2 2 2
5 4 3
Pour 𝜆 = 𝑥 = 𝑦=
2 5 5
5 4 3
Pour 𝜆 = − 𝑥 = − 𝑦=−
2 5 5
4 3 4 3
Les points : ( , ) et (− , − ) sont des points critiques.
5 5 5 5
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
On calcule : 𝑅 = 2
(𝑥 , 𝑦) = 2𝜆, 𝑆= (𝑥 , 𝑦) = 0, 𝑇= (𝑥 , 𝑦) = 2𝜆
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
4 3 5
Au point critique ( , ), on a 𝜆 = , à ce point : 𝑅 = 5, 𝑆 = 0, 𝑇=5
5 5 2
4 3
𝑅𝑇 − 𝑆2 = 25 − 0 = 25 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum lié en ( , ), comme 𝑅 > 0, 𝑓 présente un minimum lié qui vaut :
5 5
4 3 4 3
𝑓( , ) = −4 × − 3 × + 6 = 1
5 5 5 5
4 3 5
Au point critique (− , − ), on a 𝜆 = − , à ce point : 𝑅 = −5, 𝑆 = 0, 𝑇 = −5
5 5 2
4 3
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 25 − 0 = 25 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum lié en ( , ), comme 𝑅 < 0, 𝑓 présente un maximum lié qui vaut :
5 5
4 3 −4 −3
𝑓 (− , − ) = −4 × −3× + 6 = 11
5 5 5 5
𝑥 𝑦
2- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 pour + =1
2 3
𝑥 𝑦 𝑥 𝑦 𝑥 𝑦
+ = 1 ⇔ + − 1 = 0, on pose 𝜑(𝑥 , 𝑦) = + − 1
2 3 2 3 2 3
𝑥 𝑦
La fonction de Lagrandre correspondante : 𝐿(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) + 𝜆 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝜆( + − 1)
2 3
𝜕𝐿 𝜆 𝜕𝐿 𝜆
On a : (𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 + , (𝑥 , 𝑦) = 2𝑦 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
Les conditions nécessaires pour que la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) ait un extrémum nous amènent au système d’équations ci après :
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
{ 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0
C'est-à-dire :
𝜆
2𝑥 + = 0 (1)
2
𝜆
2𝑦 + = 0 (2)
2
𝑥 𝑦
{2 + 3 − 1 = 0 (3)
𝜆 𝜆 72 18 12
On résout ce système d’équations : (1) ⇒ 𝑥 = − (2) ⇒ 𝑦 = − (3) ⇒ 26𝜆 + 144 = 0 ⇒ 𝜆 = − ⇒𝑥= , 𝑦=
4 6 13 13 13
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
On calcule : 2
(𝑥 , 𝑦) = 2, (𝑥 , 𝑦) = 0 , 2
(𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
On pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦) = 2𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 0𝑇 = (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
18 12
Donc, au point critique ( , ): 𝑅 = 2 𝑆=0 𝑒𝑡 𝑇=2
13 13
18 12
𝑅𝑇 − 𝑆2 =4 − 02 = 4 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum lié en ( , ) . Comme 𝑅 > 0, 𝑓 présente un miniimum lié en
13 13
18 12 18 12 18 2 12 2 36
( , ) qui vaut 𝑓 ( , )=( ) +( ) =
13 13 13 13 13 13 13
𝑆𝑂𝐿𝑈𝑇𝐼𝑂𝑁𝑆
28
𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁° 2: 𝐼𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑒𝑠
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}, 𝑓(𝑥, 𝑦) =
1+𝑥+𝑦
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 + 𝑦)𝑒 𝑥+𝑦
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 < 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 𝑥
4- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 ≤ 1, 𝑦 − 𝑥 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
5- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦
𝑥𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+𝑥 2 +𝑦 2
1
7- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
(1+𝑥 2 )(1+𝑦 2 )
Solution
1
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}
1+𝑥+𝑦
Représentation graphique de 𝐷 :
1 1 1 1
1 1 𝑦=1
𝐼=∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∫ ( ∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫ ([ln(1 + 𝑥 + 𝑦)]𝑦=0 ) 𝑑𝑥 = ∫ (ln(2 + 𝑥) − ln(1 + 𝑥))𝑑𝑥
𝐷 1+𝑥+𝑦 0 0 1+𝑥+𝑦 0 0
1 1
𝐼 = ∫ ln(2 + 𝑥) 𝑑𝑥 − ∫ ln(1 + 𝑥) 𝑑𝑥
0 0
𝑏 1
Calcul de ∫𝑎 ln(1 + 𝑥) 𝑑𝑥 On intègre par parties : on pose 𝑢 = ln(1 + 𝑥) ⇒ 𝑢′ = et 𝑣 ′ = 1 ⇒ 𝑣 = 𝑥
𝑥+1
𝑏 𝑏
1
∫ ln(1 + 𝑥) 𝑑𝑥 = [𝑥 ln(1 + 𝑥)]𝑏𝑎 − ∫ 𝑥 × 𝑑𝑥 = [𝑥 ln(1 + 𝑥) − 𝑥 + ln(1 + 𝑥)]𝑏𝑎 = [(𝑥 + 1) ln(1 + 𝑥) − 𝑥]𝑏𝑎
𝑎 𝑎 𝑥+1
𝑏 1 𝑏 𝑏 𝑏
1 𝑦=1 1 𝑑𝑥
𝐼 = ∫ ( ∫ 𝑦 𝑥 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [ 𝑦 𝑥+1 ]𝑦=0 𝑑𝑥 = ∫ (1 𝑥+1 − 0)𝑑𝑥 = ∫ = [ ln( 𝑥 + 1)]𝑏𝑎 = ln(𝑏 + 1) − ln(𝑎 + 1)
𝑎 0 𝑎 𝑥+1 𝑎 𝑥+1 𝑎 𝑥+1
(𝑏 + 1)
𝐼 = ln
(𝑎 + 1)
4- 𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 ≤ 1, 𝑦 − 𝑥 ≤ 1}
Représentation graphique de 𝐷 :
5- 𝐼 = ∬𝐷 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2𝑥}
Dessin de 𝐷 :
On trace les droites d’équation : 𝑥 = 1, 𝑥 = 2, 𝑦 = 1, 𝑦 = 2𝑥.
30
2 2𝑥 2
1 𝑦=2𝑥 1 2 1 4 1 32 4 25
𝐼 = ∫ (∫ 𝑦 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [ 𝑦 2 ]𝑦=1 𝑑𝑥 = ∫ [4𝑥 2 − 1]𝑑𝑥 = [ 𝑥 3 − 𝑥]12 = [ − 2 − ( − 1)] =
1 1 1 2 2 1 2 3 2 3 3 6
25
𝐼=
6
𝑥𝑦
6- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1}
1+𝑥 2 +𝑦 2
Dessin de 𝐷 :
On trace le cercle de centre 𝑂(0 , 0) et de rayon égal à 1 (𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12
𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 signifie que 𝐷 est extérieur du cercle de centre 𝑂(0 , 0) et de rayon égal à 1.
1 1 𝑥𝑦 1 1 1 2𝑥𝑦
A l’aide du théorème de Fubini et du dessin, on peut écrire : 𝐼 = ∫0 ∫√1−𝑥2 ( 2 2 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫0 ∫√1−𝑥2 ( 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 =
1+𝑥 +𝑦 2 1+𝑥 2 +𝑦 2
1 1 1 1
𝐼 = ∫ 𝑥 [ ln(1 + 𝑥 2 + 𝑦 2 )]1√1−𝑥2 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥 [ln(2 + 𝑥 2 ) − ln(1 + 𝑥 2 + (1 − 𝑥 2 ))]𝑑𝑥
2 0 2 0
1 1 1
𝑥 𝑥 𝑥 2 + 𝑥2 𝑥 𝑥2
𝐼 = ∫ [ ln(2 + 𝑥 2 ) − ln 2] 𝑑𝑥 = ∫ (ln ) 𝑑𝑥 = ∫ ln (1 + ) 𝑑𝑥
0 2 2 0 2 2 0 2 2
𝑥2 𝑥 𝑥 𝑥2
On intègre par parties : on pose 𝑢 = ln (1 + ) ⇒ 𝑢′ = 𝑥2
𝑣′ = ⇒𝑣=
2 1+ 2 4
2
1
𝑥2 𝑥2 𝑥2 𝑥 1 3 1 1 𝑥3
𝐼=[ ln (1 + )]10 − ∫ 𝑥2
𝑑𝑥 = ln − ∫ 𝑑𝑥
4 4 1+ 2 0 4 2 2 0 2 + 𝑥2
2
1 3 1 1 2𝑥 1 3 1 𝑥2
= ln − ∫ (𝑥 − 2 ) 𝑑𝑥 = ln − [ − ln(2 + 𝑥 2 )]10
4 2 2 0 𝑥 +2 4 2 2 2
1 3 1 1 1 3 1 1 1 3 1 1 1 1 3 1 3 1
𝐼 = ln − [ − ln 3 − (0 − ln 2) = ln − ( − ln 3 + ln 2) = ln − + ln 3 − ln 2 = ln + ln −
4 2 2 2 4 2 2 2 4 2 4 2 2 4 2 2 2 4
3 3 1
𝐼 = ln −
4 2 4
1
7- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥}
(1+𝑥 2 )(1+𝑦 2 )
Dessin de 𝐷 : on trace les droites d’équation : 𝑥 = 0, 𝑥 = 1, 𝑦 = 0, 𝑦 = 𝑥
31
1 𝑥 1 𝑥 1 1
1 1 𝑑𝑦 1 1
𝐼 = ∫ (∫ 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ (∫ )𝑑𝑥 = ∫ [𝐴𝑟𝑐 tan 𝑦]0𝑥 𝑑𝑥 = ∫ 2 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 𝑑𝑥
0 0 (1 + 𝑥 2 )(1
+ 𝑦2) 0 1+𝑥 2
0 1+𝑦
2
0 1+𝑥
2
0 1+𝑥
1 2 1
= [(𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥) ]0
2
1 1 𝜋2 𝜋2 𝜋2
𝐼 = [(𝐴𝑟𝑐 tan 1)2 − (𝐴𝑟𝑐 tan 0)2 ] = [ − 0] = 𝐼=
2 2 16 32 32
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
𝑥
1- 𝐷 est le domaine limité par la parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , et les axes de coordonnées 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
√𝑦
2- 𝐷 est le domaine limité par les droites d’équation : 𝑥 = 3, 𝑥 = 4, 𝑦 = 1 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 2 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1
3- 𝐷 est le domaine limité entre les deux paraboles : 𝑦 = 𝑥 2 + 1 et 𝑥 = (𝑦 − 1)2 , 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = (𝑥 + 𝑦 2 )
4- 𝐷 est le domaine limité par les axes de coordonnées, la courbe 𝑦 = sin 𝑥, 𝑥 ≤ 𝜋, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝜋 − 𝑥)
Solution
𝑥
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷: domaine limité par la parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , et les axes de coordonnées 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0.
√𝑦
Dessin de 𝐷 :
On trace le parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , avec 𝑥 ≥ 0 et 𝑦 ≥ 0.
1 1−𝑥 2 𝑥
Sur le dessin, si on fixe 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, alors 𝑦 varie de 0 à 1 − 𝑥 2 ⇒𝐼 = ∫0 (∫0 𝑑𝑦) 𝑑𝑥
√𝑦
1 1−𝑥 2 1 1−𝑥 2 1 1
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑦=1−𝑥 2
𝐼 = ∫ (∫ 𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ (∫ 2𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ 2𝑥 [√𝑦]𝑦=0 𝑑𝑥 = ∫ 2𝑥 (√1 − 𝑥 2 ) 𝑑𝑥
0 0 √𝑦 0 0 2 √𝑦 0 0
1
1
= ∫ −(−2𝑥)(1 − 𝑥 2 ) ⁄2 𝑑𝑥
0
2 2 2 2 2
𝐼 = −[ (1 − 𝑥 2 ) ⁄3 ]10 = − [0 − ] = 𝐼 =
3 3 3 3
32
D’après le dessin de, le domaine 𝐷 est limité comme suit : 3 ≤ 𝑥 ≤ 4 et 1 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥
4 𝑥 4 𝑥 4 𝑦=𝑥
⇒𝐼 = ∫3 (∫1 3𝑦 2 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫3 ((√𝑥 4 − 4𝑥 + 1) ∫1 3𝑦 2 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫3 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 [𝑦 3 ]𝑦=1 𝑑𝑥
1
4 1 4 1 4 1
1 𝑢2+1 4 1 2 3
𝐼 = ∫3 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 (𝑥 3 − 1)𝑑𝑥 = ∫3 (4𝑥 3 − 4) √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 𝑑𝑥 = ∫3 𝑢′ 𝑢2 = [ 1 ] = [ 𝑢2 ]43 avec𝑢 = 𝑥 4 − 4𝑥 + 1
4 4 4 +1 3 4 3
2
1 3 3 1 3 3
𝐼 = [(256 − 16 + 1)2 − (81 − 12 + 1)2 ] = [(241)2 − (70)2 ] ≈ 526 𝐼 ≈ 526
6 6
4- 𝐼 = ∬𝐷 (𝜋 − 𝑥) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 est le domaine limité par les axes de coordonnées, la courbe 𝑦 = sin 𝑥 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥 ≤ 𝜋.
On trace la courbe d’équation : 𝑦 = sin 𝑥 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥 ≤ 𝜋
33
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
2 ln 𝑥
1- 𝐷 est le domaine limité par : 𝑦 = 2 − 2𝑥, 𝑦 = 𝑥 + 2, 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
3 𝑥
1
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 3, 0 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
Solution
ln 𝑥 2
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 est le domaine limité par : 𝑦 = 2 − 2𝑥, 𝑦 = 𝑥 + 2, 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤ 𝑥 ≤ 2
𝑥 3
2
On trace les droites d’équation : 𝑦 = 2 − 2𝑥, 𝑦 = 𝑥 + 2, 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤𝑥≤2
3
1
2- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 3, 0 ≤ 𝑦 ≤ 2}
1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
On trace les droites d’équation : 𝑥 = 0, 𝑥 = 3, 𝑦 = 0, 𝑦 = 3 𝑒𝑡 3𝑥 = 2𝑦.
34
D’après le dessin de 𝐷, la droite d’équation 3𝑥 = 2𝑦 partage 𝐷 en deux domaines 𝐷1 (correspondant à 3𝑥 ≤ 2𝑦) et 𝐷2 (correspondant à 3𝑥 ≥ 2𝑦)
On a donc : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 .
On peut écrire grâce à la relation de Chasles pour des intégrales doubles :
1 1 1
𝐼=∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝐷 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 𝐷1 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 𝐷2 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] )
1 1
Posons : 𝐼1 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 et 𝐼2 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 ⇒ 𝐼 = 𝐼1 + 𝐼2
1 1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 ) 2 1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
Calcul de 𝐼1 :
Dans le domaine 𝐷1 , 𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] = 2𝑦
2 2
2 𝑦 2 𝑦
1 3 1 3 1
𝐼1 = ∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∫ ( ∫ 2
𝑑𝑥)𝑑𝑦 = ∫ ( ∫ 2 𝑑𝑥 )𝑑𝑦
𝐷1 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 0 0 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 0 0 1 + (2𝑦)
2 2
1 2
𝑥= 𝑦 2 1
=∫ 2 [𝑥] 3
𝑥=0 𝑑𝑦 = ∫ 𝑦 𝑑𝑦
0 1 + (2𝑦) 0 3 1 + 4𝑦 2
2
1 8𝑦 1 1
𝐼1 = ∫ 𝑑𝑦 = [ln(1 + 4 𝑦 2 )]20 = ln 17
12 0 1 + 4𝑦 2 12 12
Calcul de 𝐼2 :
Dans le domaine 𝐷2 , 𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] = 3𝑥
1
𝐼2 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 D’après le dessin, on peut encore découper 𝐷2 en deux domaines de façon à pouvoir encore appliquer la
2 1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
relation de Chasles :
4 3 4
𝑥 2 2 2
3 2 1 1 3 1 3
𝑦= 𝑥 1 𝑦=2
𝐼2 = ∫ ( ∫ 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 + ∫ ( ∫ 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [𝑦]𝑦=02 𝑑𝑥 + ∫ [𝑦] 𝑑𝑥
0 0 1 + (3𝑥)2 4
0 1 + (3𝑥)
2
0 1 + (3𝑥)
2 4 1 + (3𝑥)2 𝑦=0
3 3
4 3
3 𝑥 2 3
2
𝐼2 = ∫ 2 𝑑𝑥 + ∫
𝑑𝑥
1 + (3𝑥) 4 1 + (3𝑥)2
0
3
4
1 3 18𝑥 2 3 3 1 4
2
= ∫ 2
𝑑𝑥 + ∫ 2
𝑑𝑥 = [ln(1 + 9𝑥 2 )]30 + [𝐴𝑟𝑐 tan(3𝑥)]34
18 0 1 + 9𝑥 3 4 1 + (3𝑥) 18 3 3
3
1 2
𝐼2 = ln(17) + (𝐴𝑟𝑐 tan 9 − 𝐴𝑟𝑐 tan 4)
18 3
1 1 2
Finalement : 𝐼 = 𝐼1 + 𝐼2 = ln 17 + ln(17) + (𝐴𝑟𝑐 tan 9 − 𝐴𝑟𝑐 tan 4)
12 18 3
1 1 2
𝐼= ln 17 + ln(17) + (𝐴𝑟𝑐 tan 9 − 𝐴𝑟𝑐 tan 4)
12 18 3
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 √1 − 𝑥 2 − 𝑦 2
2 2 2
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 + 𝑦 ≤ 2𝑦} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 + 𝑦 2
3- 𝐷= {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 − 𝑥 ≤ 0, 𝑥 + 𝑦 2 − 𝑦 ≥ 0},
2 2 2 2 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥𝑦
𝑥2 𝑦2
4- 𝐷 est l’intérieur de l’ellipse d’équation : 2 + 2 = 1 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2
𝑎 𝑏
5- 𝐷 est le domaine du plan limité par les droites d’équation :
𝑥 − 𝑦 − 2 = 0, 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0, 𝑥 + 3𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 𝑥 + 3𝑦 − 3 = 0; 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; |𝑥 + 𝑦| ≤ 1, |𝑥 − 𝑦| ≤ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln(𝑥 + 𝑦 + 1)
Solution
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 √1 − 𝑥 2 − 𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1 }
Représentation graphique du domaine 𝐷:
𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁) de centre (0 , 0) et rayon 1 , 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est intérieur du cercle (∁). On obtient le domaine 𝐷 tracé ci après :
35
Différents éléments nous invitent à effectuer un changement de variable en coordonnées polaires :
D’une part la présence d’arcs de cercle dans le domaine 𝐷.
D’autre part la fonction à intégrer.
𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝐷(𝑥 , 𝑦) (𝑟 , 𝜃) (𝑟 , 𝜃)
𝜕𝑟 𝜕𝜃 cos 𝜃 −𝑟 sin 𝜃
| |=| |=| | = 𝑟 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑟 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = 𝑟
𝐷( 𝑟 , 𝜃) 𝜕𝜓 𝜕𝜓 sin 𝜃 𝑟 cos 𝜃
(𝑟 , 𝜃) (𝑟 , 𝜃)
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑟 , 𝜃) = cos 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = −𝑟 sin 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜓 𝜕𝜓
(𝑟 , 𝜃) = sin 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = 𝑟 cos 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
On commence à exprimer le domaine 𝐷 à l’aide de conditions sur 𝑟 et 𝜃 :
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1 devient : 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑟 2 𝑠𝑖𝑛 2 𝜃 ≤ 1 ⇔ 𝑟 2 ≤ 1 ⇒ 𝑟 ≤ 1, comme 𝑟 ≥ 0 ⇒ 𝑟 ∈ [0 , 1]
𝜋
Les deux premières inéquations 𝑥 ≥ 0, 𝑒𝑡 𝑦 ≥ 0devient𝜃 ∈ [0 , ] (premier cadran du cercle unitaire)
2
𝐷(𝑥 , 𝑦) 𝐷(𝑥 , 𝑦)
𝐼 = ∬ 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑓( 𝑥(𝑟 , 𝜃), 𝑦(𝑟, 𝜃)) | | 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∬ 𝑓( 𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) | | 𝑑𝑟 𝑑𝜃
𝐷 Δ 𝐷( 𝑟 , 𝜃) Δ 𝐷( 𝑟 , 𝜃)
𝐷(𝑥 , 𝑦)
𝑓( 𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) = 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 √1 − 𝑟 2 | |=𝑟
𝐷( 𝑟 , 𝜃)
𝜋
1
2
𝐼 = ∬ 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 √1 − 𝑟 2 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∫ 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟 ∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑑𝜃
∆ 0 0
1 𝜋
Pour le calcul de ∫0 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟, on effectue un changement de variable : 𝑟 = sin 𝑡 𝑠𝑖 𝑟 = 0 ⇒ 𝑡 = 0, 𝑠𝑖 𝑟 = 1 ⇒ 𝑡 =
2
𝑑𝑟 = cos 𝑡 𝑑𝑡 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 = 𝑠𝑖𝑛3 𝑡 √1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝑡 = 𝑠𝑖𝑛3 𝑡 cos 𝑡
𝜋 𝜋 𝜋
1
⇒∫0 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟 = ∫02 𝑠𝑖𝑛3 𝑡 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 𝑑𝑡 = ∫02 sin 𝑡 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡)𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 𝑑𝑡 = ∫02 (sin 𝑡 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 − sin 𝑡 𝑐𝑜𝑠 4 𝑡)𝑑𝑡
𝜋
1 1 1 1 1 2
⇒∫0 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟 = [− 𝑐𝑜𝑠 3 𝑡 + 𝑐𝑜𝑠 5 𝑡]02 = [0 − (− + )] =
3 5 3 5 15
𝜋 𝜋
2 1 2 1 1 1 𝜋
𝜋
∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑑𝜃 = ∫ ( cos 2𝜃 + ) 𝑑𝜃 = [ sin 2𝜃 + 𝜃]02 =
0 0 2 2 2 2 4
2 𝜋 𝜋
Finalement, 𝐼 = × 𝐼=
15 4 30
2- 𝐼 = ∬𝐷 √𝑥 2 + 𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 }
Représentation graphique du domaine 𝐷 :
La double inéquation : 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 peut être écrite d’une autre manière :
𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1et𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦
𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁1 ) de centre (0 , 0) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est extérieur du cercle (∁1 )
𝑥 2 + 𝑦 2 = 2𝑦 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 1)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁2 ) de centre (0 , 1) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est intérieur du cercle (∁2 ). On obtient le domaine 𝐷 tracé ci après :
36
Différents éléments nous invitent à effectuer un changement de variable en coordonnées polaires :
D’une part la présence d’arcs de cercle dans le domaine 𝐷.
D’autre part la fonction à intégrer.
𝑥 = 𝑟 cos 𝜃
on pose : {
𝑦 = 𝑟 sin 𝜃
On a vu dans l’exercice précédente que : 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬Δ 𝑓( 𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃
𝐼 = ∬ √𝑥 2 + 𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑟 2 𝑑𝑟 𝑑𝜃
𝐷 ∆
On commence à exprimer le domaine 𝐷 à l’aide de conditions sur 𝑟 et 𝜃 :
Le cercle (∁1 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 1 ⇒ 𝑟 = 1
Le cercle (∁2 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 2 𝑟 sin 𝜃 ⇒ 𝑟 = 2 sin 𝜃
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 devient 𝑟 2 ≥ 1 ⇒ 𝑟 ≥ 1,
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 devient 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃, comme 𝑟 ≥ 1 ⇒ 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
1 𝜋
Cherchons le point d’intersection de (∁1 ) et (∁2 ) pour 𝑥 ≥ 0 : 1 = 2 sin 𝜃 ⇒ sin 𝜃 = ⇒ 𝜃 =
2 6
𝜋 𝜋
Les bornes d’intégration en coordonnées polaires sont : ≤𝜃≤ et 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
6 2
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
2 sin 𝜃
2 12 1 2 1 2 8 2 1 2
𝐼 = ∫ (∫ 𝑟 2 𝑑𝑟)𝑑𝜃 = ∫ [ 𝑟 3 ]12 sin 𝜃 𝑑𝜃 = ∫ [(2 sin 𝜃)3 − 1]𝑑𝜃 = ∫ (8 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 − 1)𝑑𝜃 = ∫ 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 𝑑𝜃 − ∫ 𝑑𝜃
𝜋 𝜋 3 3 𝜋 3 𝜋 3 𝜋 3 𝜋
1
6 6 6 6 6 6
𝜋 𝜋
8 2 1 𝜋
8 2 1 𝜋 𝜋 8 1 𝜋
𝜋 𝜋
𝐼 = ∫ sin 𝜃 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)𝑑𝜃 − [𝜃]𝜋2 = ∫ (sin 𝜃 – sin 𝜃 𝑐𝑜𝑠 2 ) 𝑑𝜃 − ( − ) = [− cos 𝜃 + 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃]𝜋2 − = √3 −
3 𝜋 3 6 3 𝜋 3 2 6 3 3 6 9 9
6 6
𝜋
Finalement : 𝐼 = √3 −
9
37
𝜋 𝜋 𝜋
1 4 1 4 1 4
𝐼 = ∫ (1 + sin 2𝜃)(𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)(𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)𝑑𝜃 = ∫ (1 + sin 2𝜃) cos 2𝜃 𝑑𝜃 = ∫ ( cos 2𝜃 + cos 2𝜃 sin 2𝜃)𝑑𝜃
4 0 4 0 4 0
𝜋 𝜋
1 4 1 4 1 𝜋
1 𝜋
1 1 1 3
𝐼 = ∫ ( cos 2𝜃) 𝑑𝜃 + ∫ ( sin 4𝜃) 𝑑𝜃 = [sin 2𝜃]04 − [cos 4𝜃]04 = + + =
4 0 8 0 8 32 8 32 32 16
3
Finalement : 𝐼 =
16
𝑥2 𝑦2
4- 𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝐷 est l’intérieur de l’ellipse d’équation : 2 + 2 = 1
𝑎 𝑏
Si le domaine 𝐷 est une ellipse, on fait un changement de variable ci-après :
𝑥 = 𝜑(𝑟 , 𝜃) = 𝑎 𝑟 cos 𝜃
{ avec0 ≤ 𝑟 ≤ 1 et 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋
𝑦 = 𝜓(𝑟 , 𝜃) = 𝑏 𝑟 sin 𝜃
𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝐷(𝑥 ,𝑦)
(𝑟 , 𝜃) (𝑟 , 𝜃) a cos 𝜃 −𝑎 𝑟 sin 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
⇒| | = |𝜕𝜓 |=| | = 𝑎𝑏𝑟 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑎𝑏𝑟 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = 𝑎𝑏𝑟
𝐷( 𝑟 ,𝜃)
(𝑟 , 𝜃)
𝜕𝜓
(𝑟 , 𝜃) 𝑏 sin 𝜃 𝑏𝑟 cos 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑟 , 𝜃) = 𝑎 cos 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = −𝑎 𝑟 sin 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜓 𝜕𝜓
(𝑟 , 𝜃) = 𝑏 sin 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = 𝑟 𝑏 cos 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
1 2𝜋 1 2𝜋
𝐼 = ∬ 𝑥 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑎2 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑎𝑏𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∫ (∫ 𝑎 2 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑎𝑏𝑟 𝑑𝜃)𝑑𝑟 = 𝑎3 𝑏 ∫ 𝑟 3 𝑑𝑟 ∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑑𝜃
𝐷 ∆ 0 0 0 0
1 4 1 1 2𝜋 1 1 1 1 3 1 3
𝐼= 𝑎3𝑏 [ 𝑟 ]0 × ∫ ( cos 2𝜃 + 1) 𝑑𝜃 = 𝑎3 𝑏 × [ sin 2𝜃 + 𝜃]2𝜋
0 = 𝑎 𝑏𝜋 𝐼 = 𝑎 𝑏𝜋
4 2 0 4 2 2 4 4
38
17
𝐼=−
256
6- 𝐼 = ∬𝐷 ln(𝑥 + 𝑦 + 1) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; |𝑥 + 𝑦| ≤ 1, |𝑥 − 𝑦| ≤ 1}
Dessin de 𝐷 : on trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 + 1 = 0, 𝑥 + 𝑦 − 1 = 0, 𝑥 − 𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0
1 1 1 1
On fait un changement de variables affines, on pose : 𝑢 = 𝑥 + 𝑦 et 𝑣 = 𝑥 − 𝑦 d’où : 𝑥 = 𝑢 + 𝑣 et 𝑦 = 𝑢 − 𝑣
2 2 2 2
1 1 1 1
𝑥 = 𝑢 + 𝑣 𝑥 = 𝜑(𝑢 , 𝑣) = 𝑢 + 𝑣
2 2 2 2
On a donc : { 1 1 1 1
𝑦 = 𝑢 − 𝑣 𝑦 = 𝜓(𝑢 , 𝑣) = 𝑢 − 𝑣
2 2 2 2
|𝑥 + 𝑦| ≤ 1 ⇒ |𝑢| ≤ 1 ⇒ −1 ≤ 𝑢 ≤ 1
|𝑥 − 𝑦| ≤ 1 ⇒ |𝑣| ≤ 1 ⇒ −1 ≤ 𝑣 ≤ 1
𝐷(𝑥 , 𝑦)
𝐼 = ∬ 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣
𝐷 Δ 𝐷( 𝑢 , 𝑣)
∆= {(𝑢 , 𝑣) ∈ ℝ2 ; −1 ≤ 𝑢 ≤ 1 𝑒𝑡 − 1 ≤ 𝑣 ≤ 1}
𝜕𝜑 𝜕𝜑 1 1
𝐷(𝑥 , 𝑦) (𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣) + +
|𝐽| = | |=| 𝜕𝑢 𝜕𝑣 |=| 2 2| = 1 |+1 +1| = − 1
𝐷( 𝑢 , 𝑣) 𝜕𝜓 𝜕𝜓 1 1 4 +1 −1 2
(𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣) + −
𝜕𝑢 𝜕𝑣 2 2
1 1
𝐷(𝑥 , 𝑦) 1 1 1 1
𝐼 = ∬ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣 = ∫ (∫ ln( 1 + 𝑢) (− ) 𝑑𝑢)𝑑𝑣 = − ∫ 𝑑𝑣 ∫ ln(1 + 𝑢) 𝑑𝑢
Δ 𝐷( 𝑢 , 𝑣) −1 −1 2 2 −1 −1
1
𝐼 = − ∫ ln(1 + 𝑢) 𝑑𝑢 = −[(𝑥 + 1) ln(1 + 𝑥) − 𝑥]+1
−1
−1
On calcule : −[(𝑥 + 1) ln(1 + 𝑥) − 𝑥]+1
∝ = −[2 ln 2 − 1 − ((∝ +1) ln(1+∝)−∝)] = −2 ln 2 + 1−∝ +(∝ +1) ln(1+∝)
𝐼 = lim [−2 ln 2 + 1−∝ +(∝ +1) ln(1+∝)] = −2 ln 2 + 2 = 2(1 − ln 2)
∝→−1
Finalement : 𝐼 = 2(1 − ln 2)
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
1 𝑥
a- Montrer que : ∀𝑥 ∈ [0 ; 1], ln(1 + 𝑥) = ∫0 𝑑𝑦 .
1+𝑥𝑦
1 ln(1+𝑥) 1 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥
b- En déduire la valeur de ∫0 𝑑𝑥,puis celle de ∫0 𝑑𝑥,
1+𝑥 2 1+𝑥
Solution
𝑑𝑢
a- Posons 𝑢 = 𝑥𝑦 ⇒ 𝑢 = 0 si 𝑦 = 0 et 𝑢 = 𝑥si 𝑦 = 1, 𝑑𝑢 = 𝑥𝑑𝑦 ⇒ 𝑑𝑦 =
𝑥
1 𝑥 𝑥 𝑥 𝑑𝑢 𝑥 𝑑𝑢
⇒∫0 𝑑𝑦 = ∫0 = ∫0 = [ln(1 + 𝑢)]0𝑥 = ln(1 + 𝑥) 𝑐𝑞𝑓𝑑
1+𝑥𝑦 1+𝑢 𝑥 1+𝑢
1 ln(1+𝑥) 1 𝑥
b- Posons 𝐼 = ∫0 𝑑𝑥, comme ln(1 + 𝑥) = ∫0 𝑑𝑦 . il en résulte que :
1+𝑥 2 1+𝑥𝑦
1 1
1 𝑥 𝑥
𝐼=∫ ( ∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦
0 1+𝑥
2
0 1 + 𝑥𝑦 [0 ,1]2 (1 +𝑥 2 )(1 + 𝑥𝑦)
𝑦
Si on « change » 𝑥et 𝑦, on conserve le domaine 𝐷 et on a aussi : 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2 )(1+𝑦𝑥) 𝑑𝑦 𝑑𝑥
𝑥 𝑦
On alors : 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2)(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 et 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2)(1+𝑦𝑥) 𝑑𝑦 𝑑𝑥
𝑥 𝑦
𝐼 + 𝐼 = 2𝐼 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬ 2 )(1 + 𝑦𝑥) 𝑑𝑦 𝑑𝑥
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑥𝑦) [0 ,1] 2 (1 + 𝑦
𝑥 𝑦
=∬ ( + )𝑑𝑥 𝑑𝑦)
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 )(1 + 𝑥𝑦) (1 + 𝑦 )(1 + 𝑦𝑥)
2 2
39
𝑥(1+𝑦 2 )+𝑦(1+𝑥 2 ) 𝑥+𝑥𝑦 2 +𝑦+𝑦𝑥 2 (𝑥+𝑦)+𝑥𝑦(𝑦+𝑥)
⇒2𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2 )(1+𝑦2)(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2 )(1+𝑦2)(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2 )(1+𝑦2 )(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦
(𝑥 + 𝑦)(1 + 𝑥𝑦) 𝑥+𝑦
2𝐼 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑦 2 )(1 + 𝑥𝑦) [0 ,1] 2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑦 2 )
𝑥 𝑦
=∬ 𝑑𝑥𝑑𝑦 + ∬ 2 )(1 + 𝑦 2 ) 𝑑𝑥 𝑑𝑦
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑦 2 ) [0 ,1] 2 (1 + 𝑥
𝑦 𝑥
Si on « change » 𝑥et 𝑦, on a : ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2 )(1+𝑥2 𝑑𝑦 𝑑𝑥 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2)(1+𝑥2 𝑑𝑥 𝑑𝑦
) )
𝑥 𝑥 1 𝑥 1 1
⇒2𝐼 = 2 ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2 )(1+𝑥2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 ⇒ 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2)(1+𝑥2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = (∫0 𝑑𝑥 ) (∫0 𝑑𝑦)
) ) 1+𝑥 2 1+𝑦 2
1 1 𝜋 ln 2
𝐼 = [ln(1 + 𝑥 2 )]10 × [𝐴𝑟𝑐 tan 𝑦]10 = ln 2 × 𝐴𝑟𝑐 tan 1 =
2 2 8
1 ln(1+𝑥) 𝜋 ln 2 1 ln(1+𝑥) 𝜋 ln 2
Finalement : ∫0 𝑑𝑥 = , ∫0 𝑑𝑥 =
1+𝑥 2 8 1+𝑥 2 8
1 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥
Calcul de ∫0 1+𝑥 𝑑𝑥
1 1
On intègre par parties : on pose 𝑢 = 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 ⇒ 𝑢′ = , 𝑣′ = ⇒ 𝑣 = ln(1 + 𝑥)
1+𝑥 2 1+𝑥
1 1
𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 ln(1 + 𝑥) 𝜋 𝜋 ln 2 𝜋 ln 2
∫ 𝑑𝑥 = [𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 (ln(1 + 𝑥))]10 − ∫ 2
𝑑𝑥 = ln 2 − =
0 1 + 𝑥 0 1 + 𝑥 4 8 8
1
𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 𝜋 ln 2
∫ 𝑑𝑥 =
0 1+𝑥 8
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒
On rappelle que l’aire 𝐴 d’une surface plane est donnée par la formule : 𝐴 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦
1- Soit 𝐷 le domaine du plan situé entre les paraboles d’équation 𝑦 2 = 𝑥 et 𝑦 = 𝑥 2
Calculer l’aire de 𝐷.
Solution
1- On dessine les deux paraboles d’équation : 𝑦 2 = 𝑥et 𝑦 = 𝑥 2 , on constate qu’elles ont deux points d’intersection. On cherche les
abscisses de ces deux points d’intersection, on résout l’équation : 𝑦 2 = 𝑦 c'est-à-dire : 𝑥 = 𝑥 2 ⇒ 𝑥 − 𝑥 2 = 0 ⇒ 𝑥(1 − 𝑥) = 0
⇒ 𝑥 = 0 ou 𝑥 = 1.
A partir des courbes de deux paraboles et leurs points d’intersection, on peut écrire le domaine 𝐷 comme suit :
𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 , 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 𝑥 2 ≤ 𝑦 ≤ √𝑥}
3
1 1 1
√𝑥
𝑦=√𝑥 2𝑥 2 𝑥 3 1 1 1
𝐴(𝐷) = ∬ 1 × 𝑑𝑥𝑑𝑦 = ∫ (∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫ [𝑦]𝑦=𝑥2 𝑑𝑥 = ∫ (√𝑥 − 𝑥 2 )𝑑𝑥 =[ − ]0 = 𝐴(𝐷) =
𝐷 0 𝑥2 0 0 3 3 3 3
2- On dessine le domaine 𝐷 :
La double inéquation : 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 peut être écrite d’une autre manière :
𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1et𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦
𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁1 ) de centre (0 , 0) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est extérieur du cercle (∁1 )
𝑥 2 + 𝑦 2 = 2𝑦 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 1)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁2 ) de centre (0 , 1) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est intérieur du cercle (∁2 ). On obtient le domaine 𝐷 tracé ci après :
𝐴(𝐷) = ∬ 1 × 𝑑𝑥𝑑𝑦
𝐷
La présence d’arcs de cercle dans le domaine 𝐷 nous invite à effectuer un changement de variable en coordonnées polaires :
40
𝑥 = 𝑟 cos 𝜃
on pose : {
𝑦 = 𝑟 sin 𝜃
On commence à exprimer le domaine 𝐷 à l’aide de conditions sur 𝑟 et 𝜃 :
Le cercle (∁1 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 1 ⇒ 𝑟 = 1
Le cercle (∁2 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 2 𝑟 sin 𝜃 ⇒ 𝑟 = 2 sin 𝜃
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 devient 𝑟 2 ≥ 1 ⇒ 𝑟 ≥ 1,
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 devient 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃, comme 𝑟 ≥ 1 ⇒ 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
1 𝜋
Cherchons le point d’intersection de (∁1 ) et (∁2 ) pour 𝑥 ≥ 0 : 1 = 2 sin 𝜃 ⇒ sin 𝜃 = ⇒ 𝜃 =
2 6
𝜋 𝜋
Les bornes d’intégration en coordonnées polaires sont : ≤𝜃≤ et 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
6 2
𝜋 𝜋 𝜋
2 sin 𝜃 𝑟2 1
⇒𝐴(𝐷) = ∬𝐷 1 × 𝑑𝑥𝑑𝑦 = ∬∆ 1 × 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∫𝜋 (∫1
2
𝑟 𝑑𝑟)𝑑𝜃 = ∫𝜋2 [ ]𝑟=2
𝑟=1
sin 𝜃
𝑑𝜃 = ∫𝜋2 (2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 − )𝑑𝜃
2 2
6 6 6
𝜋 𝜋
3 2 1 1 1
2 𝜋 𝜋 1 𝜋 𝜋 √3 𝜋
𝜋 √3
𝐴(𝐷) = +
6 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
Calculer les intégrales triples 𝐼 = ∭𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 dans les cas suivants :
π 𝑙𝑛2 𝑥
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ e, 0 ≤ y ≤ , 0 ≤ z ≤ 2π} 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = sin 𝑦 cos 𝑦.
2 𝑥
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑒 𝑥+𝑦+𝑧
1
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≤ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1}𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = .
√1−𝑥
Solution
𝜋
𝑙𝑛2 𝑥 𝑒 𝑙𝑛2 𝑥 2𝜋
1- 𝐼 = ∭𝐷 sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 = ∫1 𝑑𝑥 ∫02 sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑦 ∫0 𝑑𝑧
𝑥 𝑥
𝜋 𝜋
2𝜋 2𝜋
1 2 1 1 2
𝜋
1 𝜋
𝐼 = ∫ [ 𝑙𝑛3 𝑥]1𝑒 sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑦 ∫ 𝑑𝑧 = ∫ sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑦 ∫ 𝑑𝑧 = [𝑠𝑖𝑛2 𝑦]02 × [𝑧]2𝜋
0 = × 2𝜋 =
0 3 0 0 3 0 6 6 3
𝜋
𝐼=
3
1
3- 𝐼 = ∭𝐷 ( )𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≤ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1}
√1−𝑥
Déterminons les bornes d’intégration de 𝐼:
Bornes d’intégration de la variable 𝑥: 𝑥 ≥ 0 ⇒ 𝑥 = 0 est la borne d’intégration inférieure de 𝑥.
Pour déterminer la borne d’intégration supérieure de 𝑥, il suffit de prendre 𝑦 = 0 et 𝑧 = 0 et l’inéquation 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1 devient alors :
𝑥 − 0 + 0 ≤ 1 ⇒ 𝑥 ≤ 1, la borne supérieure est 𝑥 = 1 0≤𝑥≤1
Bornes d’intégration de la variable 𝑦: 𝑦 ≤ 0 ⇒ 𝑦 = 0 est la borne d’intégration supérieur de 𝑦.
𝑥étant fixé (0 ≤ 𝑥 ≤ 1), la borne inférieure de 𝑦 s’obtient en prenant 𝑧 = 0 et 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1 devient alors :
𝑥 − 𝑦 + 0 ≤ 1 ⇒ 𝑦 ≥ 𝑥 − 1,la borne inférieur de 𝑦 = 𝑥 − 1 𝑥−1≤𝑦≤0
Bornes d’intégration de la variable 𝑧: 𝑧 ≥ 0 ⇒ 𝑧 = 0 est la borne d’intégration inférieure de 𝑧.
𝑥étant fixé (0 ≤ 𝑥 ≤ 1), 𝑦 étant fixé (𝑥 − 1 ≤ 𝑦 ≤ 0) la borne supérieure de 𝑧 s’obtient à partir de l’inéquation : 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1
⇒ 𝑧 ≤ 1 − 𝑥 + 𝑦,la borne supérieure de 𝑧 = 1 − 𝑥 + 𝑦 0≤ 𝑧 ≤ 1−𝑥+𝑦
1 0 1−𝑥+𝑦 1 1 0 𝑧 𝑧=1−𝑥+𝑦
Finalement :𝐼 = ∫0 ( ∫𝑥−1( ∫0 𝑑𝑧)𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫0 (∫𝑥−1[ ]𝑧=0 𝑑𝑦)𝑑𝑥
√1−𝑥 √1−𝑥
1 0 1
1−𝑥+𝑦 𝑦 2 𝑦=0
1
𝐼 = ∫ (∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫ ] [ 𝑦 − 𝑥𝑦 +
𝑑𝑥
0 𝑥−1 √1 − 𝑥 0 √1 − 𝑥 2 𝑦=𝑥−1
1
1 (𝑥 − 1)2
=∫ (0 − [(𝑥 − 1) − 𝑥(𝑥 − 1) + ]) 𝑑𝑥
0 √1 − 𝑥 2
41
5
1 1
(𝑥 − 1)2 1 3 1 (1 − 𝑥)2 1 1 5 1 5 1
𝐼=∫ 𝑑𝑥 = ∫ (1 − 𝑥)2 𝑑𝑥 = − [ 5 ]0 = − [(1 − 𝑥)2 )10 = [(0 − (1)2 ] =
0 2√1 − 𝑥 0 2 2 5 5 5
2
1
𝐼=
5
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒
Solution
Rappel de cours :
Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) une fonction continue sur le domaine 𝐷 fermé et borné, en bijection avec un domaine fermé et borné ∆ au moyen des fonctions de
𝑥 = 𝜑(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝐷(𝑥 ,𝑦,𝑧)
classe 𝐶1 : { 𝑦 = 𝜓(𝑢 , 𝑣, 𝑡) alors ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝑑𝑧 = ∬Δ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣 , 𝑡), 𝑦(𝑢 , 𝑣, 𝑡), 𝑧(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑𝑧
𝐷( 𝑢 ,𝑣 ,𝑡)
𝑧 = 𝜙(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑢 , 𝑣, 𝑡) (𝑢 , 𝑣, 𝑡) (𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑡
Le déterminant |
𝐷(𝑥 ,𝑦,𝑡)
|=| |𝜕𝜓 (𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝜓
(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝜓
(𝑢 , 𝑣, 𝑡) || = 𝐽 est appelé Jacobien
𝐷( 𝑢 ,𝑣 ,𝑡) 𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑡
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙
(𝑢 , 𝑣 , 𝑡) (𝑢 , 𝑣, 𝑡) (𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑡
1- 𝐼 = ∭𝐷 𝑥 2 𝑦2 𝑧2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑧, 0 ≤ 𝑧 ≤ 1}
2- 𝐼 = ∭𝐷 𝑥 2 𝑦 2 𝑧 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 ≤ 1 }
Vu le domaine, on passe en coordonnées sphériques :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 sin 𝛼 𝑧 = 𝜌 cos 𝛼
Alors : (𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ 𝐷 ⇔ {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 , 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 ≤ 1 } ⇔ {(𝜌 , 𝜃 , 𝛼) ∈ ∆ , −𝜋 ≤ 𝜃 ≤ 𝜋, 0 ≤ 𝛼 ≤ 𝜋, 0 ≤ 𝜌 ≤ 1}
𝐷(𝑥 , 𝑦, 𝑧)
𝐼 = ∭ 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 = ∭ 𝑓( 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 , 𝜌 cos 𝜃 sin 𝜌 , 𝜌 cos 𝛼) | | 𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝛼
𝐷 ∆ 𝐷( 𝜌 , 𝜃, 𝑧)
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝑥 = 𝜑(𝜌 , 𝜃, 𝛼) = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = cos 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
= 𝜌 sin 𝛼 cos 𝛼
𝑦 = 𝜓(𝜌 , 𝜃, 𝛼)
𝜕𝜓 𝜕𝜓 𝜕𝜓
= 𝜌 sin 𝜃 sin 𝛼 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = sin 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
= 𝜌 sin 𝜃 cos 𝛼
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙
𝑧 = 𝜙(𝜌 , 𝜃, 𝛼) = 𝜌 cos 𝛼 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = cos 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = 0, (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = −𝜌 sin 𝛼
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
42
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
cos 𝜃 sin 𝛼 𝜌 cos θsin 𝛼 𝜌 sin 𝛼 cos 𝛼
|𝜕𝜓 (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜓
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜓
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼)| = | sin 𝜃 sin 𝛼
⇒ |𝐽| = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 𝜌 sin 𝜃 cos 𝛼 | = 𝜌2 | sin 𝛼 |
| 𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼 |
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙 cos 𝛼 0 −𝜌 sin 𝛼
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
⇒ 𝐼 = ∭∆ (𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝛼)(𝜌2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝛼)(𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼)𝜌2 |sin 𝛼|𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝛼 ∭∆ 𝜌8 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 𝑠𝑖𝑛4 𝛼 𝜌2 |sin 𝛼|𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝛼 =
𝜋 1 𝜋
𝐼 = (∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑑𝜃) × (∫ 𝜌8 𝑑𝜌) (∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝑠𝑖𝑛5 𝛼𝑑𝛼)
−𝜋 0 0
𝜋 1 𝜋
Posons 𝐴 = ∫−𝜋 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑑𝜃𝐵 = ∫0 𝜌8 𝑑𝜌 et 𝐶 = ∫0 𝑐𝑜𝑠 2 𝑠𝑖𝑛5 𝛼 𝑑𝛼
𝜋
1 1 𝜋 1 sin 4𝜃 𝜋 𝜋
𝐴=∫ 𝑠𝑖𝑛2 2𝜃 𝑑𝜃 = ∫ (1 − cos 4𝜃)𝑑𝜃 = [𝜃 − ]−𝜋 =
−𝜋 4 8 −𝜋 8 4 4
𝜌9 1 1
𝐵 = [ ]0 =
9 9
𝜋 𝜋 𝜋
𝐶 = ∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝑠𝑖𝑛5 𝛼 𝑑𝛼 = ∫ sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼)2 𝑑𝛼 = ∫ (sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 − 2 sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 4 𝛼 + sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 6 𝛼)𝑑𝛼
0 0 0
1 2 1 1 2 1 16
𝐶 = [− 𝑐𝑜𝑠 3 𝛼 + 𝑐𝑜𝑠 5 𝛼 − 𝑐𝑜𝑠 7 𝛼]𝜋0 = − (−1 − 1) + (−1 − 1) − (−1 − 1) =
3 5 7 3 5 7 105
𝜋 1 16 4𝜋 4𝜋
𝐼 = × ×( )= 𝐼=
4 9 105 945 945
UNIVERSITE DE TOAMASINA
Département MATHS - INFO
Niveau L1
𝐴𝑁𝐴𝐿𝑌𝑆𝐸 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Déterminer les points doubles, lorsqu’ils existent, de la courbe définie paramétriquement par :
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 3 − 3𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2
2𝑡 𝑡+1
2- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 2
𝑡 −𝑡−2 𝑡 +2
Solution
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 3 − 3𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
𝑥(𝑡) = 𝑡 3 − 3𝑡 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 sont définies, comme 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont des polynômes, donc elles sont définies sur ℝ.
𝐷=ℝ
On obtient, généralement, un point double d’une courbe définie paramétriquement par des équations 𝑥 = 𝑥(𝑡), 𝑦 = 𝑦(𝑡), en cherchant des
valeurs 𝑡1 et 𝑡2 de 𝑡 telles que l’on ait : 𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ), 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ), 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 étant deux valeurs distinctes.
Cela revient à résoudre le système d’équations :
𝑥(𝑡 ) = 𝑥(𝑡2 )
{ 1 𝑒𝑡 𝑡1 ≠ 𝑡2
𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 )
3
𝑥(𝑡1 ) = 𝑡1 − 3𝑡1 𝑥(𝑡2 ) = 𝑡23 − 3𝑡2
𝑦(𝑡1 ) = 𝑡1 2
𝑦(𝑡2 ) = 𝑡22
3 3 3 3
𝑥(𝑡1 = 𝑥(𝑡2 ⇒ 𝑡1 − 3𝑡1 = 𝑡2 − 3𝑡2 ⇔ 𝑡1 − 𝑡2 = 3𝑡1 − 3𝑡2 ⇔ (𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 ) = 3(𝑡1 − 𝑡2 )
) )
𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ) ⇔ (𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3) = 0
𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ) ⇒ 𝑡1 2 = 𝑡22 ⇔ (𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 + 𝑡2 ) = 0
On obtient le système d’équations :
(𝑡 − 𝑡2 )(𝑡1 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3) = 0
{ 1
(𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 + 𝑡2 ) = 0
Comme 𝑡1 ≠ 𝑡2 ⇒ (𝑡1 − 𝑡2 ) ≠ 0, le système d’équations ci-dessus devient alors :
𝑡 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3 = 0 ⇒ 𝑡1 2 + 2𝑡1 𝑡2 − 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3 = 0 ⇒ (𝑡1 + 𝑡2 )2 − 𝑡1 𝑡2 = 3
{1
𝑡1 + 𝑡2 = 0
Finalement ce système d’équations se réduit à : 𝑡1 + 𝑡2 = 0 𝑒𝑡 𝑡1 𝑡2 = −3
On pose 𝑆 = 𝑡1 + 𝑡2 = 0 𝑒𝑡 𝑃 = 𝑡1 𝑡2 = −3
𝑡1 et𝑡2 sont racines de l’équation du 2nd degré : 𝑡 2 − 𝑆𝑡 + 𝑃 = 0
Comme 𝑆 = 0, cette équation se réduit à : 𝑡 2 − 3 = 0 ⇔ 𝑡1 = √3, 𝑡2 = −√3
Les coordonnées correspondantes du point double sont : 𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(√3) = 3√3 − 3√3 = 0 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(√3) = 3
Le point 𝐴(0 , 3) est un point double de la courbe considérée.
43
2𝑡−1 𝑡+1
2- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 2
𝑡 −𝑡−2 𝑡 +2
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) est définie et 𝑦(𝑡) est définie, c'est-à-dire
2𝑡−1 𝑡+1
𝑥(𝑡) = 2 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 2 sont définies
𝑡 −𝑡−2 𝑡 +2
2
𝑥(𝑡)est définie si 𝑡 − 𝑡 − 2 ≠ 0 ⇒ 𝑡 ≠ −1 𝑜𝑢 𝑡 ≠ 2
𝑦(𝑡)est définie pour tout 𝑡 ∈ ℝ car 𝑡 2 + 2 ≠ 0
𝐷𝐹 = ℝ − {−1 , 2} =] − ∞ ; −1[∪] − 1 , 2[∪]2 , +∞[
On obtient, généralement, un point double d’une courbe définie paramétriquement par des équations 𝑥 = 𝑥(𝑡), 𝑦 = 𝑦(𝑡), en cherchant des
valeurs 𝑡1 et 𝑡2 de 𝑡 telles que l’on ait : 𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ), 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ), 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 étant deux valeurs distinctes.
Cela revient à résoudre le système d’équations :
𝑥(𝑡 ) = 𝑥(𝑡2 )
{ 1 𝑒𝑡 𝑡1 ≠ 𝑡2
𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 )
2𝑡1 − 1 2𝑡2 − 1
𝑥(𝑡1 ) = 2 𝑥(𝑡2 ) = 2
𝑡1 − 𝑡1 − 2 𝑡2 − 𝑡2 − 2
𝑡1 + 1 𝑡2 + 1
𝑦(𝑡1 ) = 2 𝑦(𝑡2 ) = 2
𝑡1 + 2 𝑡2 + 2
2𝑡1 − 1 2𝑡2 − 1
𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ) ⇒ 2 = ⇔ (2𝑡1 − 1)(𝑡2 2 − 𝑡2 − 2) = (2𝑡2 − 1)(𝑡1 2 − 𝑡1 − 2)
𝑡1 − 𝑡1 − 2 𝑡2 2 − 𝑡2 − 2
⇒2𝑡1 𝑡2 2 − 2𝑡1 𝑡2 − 4𝑡1 − 𝑡2 2 + 𝑡2 + 2 − [2𝑡2 𝑡1 2 − 2𝑡2 𝑡1 − 4𝑡2 − 𝑡1 2 + 𝑡1 + 2] = 0
⇒2𝑡1 𝑡2 (𝑡2 − 𝑡1 ) + 4(𝑡2 − 𝑡1 ) − (𝑡2 − 𝑡1 )(𝑡2 + 𝑡1 ) + (𝑡2 − 𝑡1 ) = 0 ⇔ (𝑡2 − 𝑡1 )[2𝑡1 𝑡2 + 4 − (𝑡2 + 𝑡1 ) + 1] = 0
⇒(𝑡2 − 𝑡1 )[2𝑡1 𝑡2 − (𝑡2 + 𝑡1 ) + 5] = 0 ⇒ 2𝑡1 𝑡2 − (𝑡2 + 𝑡1 ) + 5 = 0car𝑡2 − 𝑡1 ≠ 0
On pose 𝑃 = 𝑡1 𝑡2 et 𝑆 = 𝑡2 + 𝑡1, l’équation devient : 2𝑃 − 𝑆 + 5 = 0
De même : 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ) ⇒ (𝑡1 + 1)(𝑡2 2 + 2) = (𝑡2 + 1)(𝑡1 2 + 2) ⇔ 𝑡1 𝑡2 2 + 2𝑡1 + 𝑡2 2 + 2 = 𝑡2 𝑡1 2 + 2𝑡2 + 𝑡1 2 + 2
⇒𝑡1 𝑡2 [𝑡2 − 𝑡1 ] − 2[𝑡2 − 𝑡1 ] + [𝑡2 − 𝑡1 ][𝑡2 + 𝑡1 ] = 0 ⇔ (𝑡2 − 𝑡1 )(𝑡1 𝑡2 − 2 + (𝑡2 + 𝑡1 )) = 0 ⇒ 𝑡1 𝑡2 − 2 + (𝑡2 + 𝑡1 ) = 0car𝑡2 − 𝑡1 ≠
0
On pose 𝑃 = 𝑡1 𝑡2 et 𝑆 = 𝑡2 + 𝑡1, l’équation devient : 𝑃 + 𝑆 − 2 = 0
2𝑃 − 𝑆 + 5 = 0
On obtient ainsi un système d’équations : {
𝑃+𝑆−2 = 0
En résolvant ce système d’équations linéaires en 𝑃 et en 𝑆, il résulte que : 𝑃 = −1 et 𝑆 = 3
⇒𝑃 = 𝑡1 𝑡2 = −1et𝑆 = 𝑡2 + 𝑡1 = 3
𝑡1 et 𝑡2 sont racines de l’équation du 2nd degré : 𝑡 2 − 𝑆𝑡 + 𝑃 = 0, c'est-à-dire : 𝑡 2 − 3𝑡 − 1 = 0
3+√13 3− √13
∆= 9 + 4 = 13, il s’en suit que : 𝑡1 = et 𝑡2 =
2 2
3+√13 3+√13
2( )−1 +1
Les coordonnées correspondantes du point double sont : 𝑥(𝑡1 ) = 3+√13 2
2
3+√13
𝑦(𝑡1 ) = 2
3+√13 2
( ) −( )− 2 ( ) +2
2 2 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Etudier la nature des points 𝑀(𝑡0 ) dans les cas suivants :
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 − 1 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + 1 𝑒𝑡 𝑡0 =
4
2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 3 + 3𝑡 2 + 3𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 et 𝑡0 ∈ {−1 , 0}
Solution
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 − 1 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + 1 𝑒𝑡 𝑡0 =
4
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) est définie et 𝑦(𝑡) est définie, c'est-à-dire
𝑥(𝑡) = 𝑡 − 1 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + 1 sont définies, comme 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont des polynômes, donc elles sont définies sur ℝ.
𝐷=ℝ
Dans tous les cas, il s’agit de chercher le plus petit entier naturel 𝑝 tel que 𝐹 (𝑝) (𝑡0 ) ≠ 0 et le plus petit entier 𝑞 > 𝑝 tel que le système
𝑥 (𝑝) (𝑡 ) 𝑥 (𝑞) (𝑡0 )
(𝐹 (𝑝) (𝑡0 ), 𝐹 (𝑞) (𝑡0 )) soit une basede ℝ2 , soit det{ 𝐹 (𝑝) (𝑡0 ), 𝐹 (𝑞) (𝑡0 )} ≠ 0, c'est-à-dire | (𝑝) 0 |≠0
𝑦 (𝑡0 ) 𝑦 (𝑞) (𝑡0 )
1 1
𝑥 ′ (𝑡) = 1 ⇒ 𝑥 ′ ( ) = 1 𝑥 ′′ (𝑡) = 0 ⇒ 𝑥 ′′ ( ) = 0
4 4
1 1 1
𝑦 ′ (𝑡) = 2𝑡 ⇒ 𝑦 ′ ( ) = 𝑦 ′′ (𝑡) = 2 ⇒ 𝑦 ′′ ( ) = 2
4 2 4
1 1 1 1 1 1 0 1 1
′ ′′ (0 ′ ′′ ′ ′′ 1 2
𝐹 ( ) = (1 , ) 𝐹 ( ) = , 2) det( 𝐹 ( ) , 𝐹 ( )) = | 1
2| = − 2 ≠ 0 ⇒ (𝐹 (4) , 𝐹 (4)) est une base de ℝ .
4 2 4 4 4
2
1
Conclusion : le point 𝑀(𝑡0 = ) est un point de concavité.
4
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Etudier la nature des points 𝑀(𝑡0 ) dans les cas suivants :
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡 et 𝑡0 = −1
𝑡
2 5
2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 − 𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 4 et 𝑡0 = 0
3- 𝑥(𝑡) = 𝑠𝑖𝑛 𝑡 2 𝑦(𝑡) = 1 − cos 𝑡 et 𝑡0 = 0
Solution
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡 et 𝑡0 = −1
𝑡
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
1
𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡sont définies
𝑡
𝑥(𝑡)est définie sur ℝ car c’est un polynôme
𝑦(𝑡)est définie pour tout 𝑡 ∈ ℝ∗
𝐷 = ℝ∗ =] − ∞ ; 0[∪]0 , +∞[
𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 + 2 ⇒ 𝑥 ′ (−1) = 0
2
𝑦 ′ (𝑡) = − 3 − 2 ⇒ 𝑦 ′ (−1) = 0
𝑡
On a : 𝐹 ′ (−1) = (0 , 0) ⇒le point(0 , 0)est un point stationnaire ou singulier
𝑥 ′′ (𝑡) = 2 ⇒ 𝑥 ′′ (−1) = 2 𝑥 ′′′ (𝑡) = 0 ⇒ 𝑥 ′′′ (−1) = 0
6 24
𝑦 ′′ (𝑡) = 4 ⇒ 𝑦 ′ (−1) = 6 𝑦 ′′′ (𝑡) = − 4 ⇒ 𝑦 ′ (−1) = −24
𝑡 𝑡
𝐹 ′′ (−1) = (2 , 6)𝐹 ′′ ′(−1) = (0 , −24
2 0
On a enfin : det( 𝐹 ′′ (−1), 𝐹 ′′′ (−1)) = | | = −48 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′′ (−1) , 𝐹 ′′′ (−1))est une base de ℝ2 .
6 −24
Dans ce cas : 𝑝 = 2et 𝑞 = 3, le point 𝑀(𝑡0 = −1) = (−1 , 3) est un point de rebroussement de première espèce.
Remarque : le vecteur directeur de la tangente au point de rebroussement 𝑀(𝑡0 = −1) est le vecteur 𝐹 ′′ (−1) = (2 , 6).
2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 − 𝑡 5 𝑦(𝑡) = 𝑡 4 et 𝑡0 = 0
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire :
𝑥(𝑡) = 𝑡 2 − 𝑡 5 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 4 sont définies. Comme 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont des polynômes, donc elles sont définies sur ℝ.
𝐷=ℝ
𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 − 5𝑡 4 ⇒ 𝑥 ′ (0) = 0
𝑦 ′ (𝑡) = 4𝑡 3 ⇒ 𝑦 ′ (0) = 0
On a : 𝐹 ′ (0) = (0 , 0) ⇒le point(0 , 0)est un point stationnaire
𝑥 ′′ (𝑡) = 2 − 20 𝑡 3 ⇒ 𝑥 ′′ (0) = 2 𝑥 ′′′ (𝑡) = −60𝑡 2 ⇒ 𝑥 ′′′ (0) = 0
𝑦 ′′ (𝑡) = 12𝑡 2 ⇒ 𝑦 ′′ (0) = 0 𝑦 ′′′ (𝑡) = 24𝑡 ⇒ 𝑦 ′′′ (0) = 0
𝐹 ′′ (0) = (2 , 0)𝐹 ′′ ′(0) = (0 , 0)
2 0
On a enfin : det( 𝐹 ′′ (0), 𝐹 ′′′ (0)) = | | = 0 ⇒ (𝐹 ′′ (0) , 𝐹 ′′′ (0))est un système liéde ℝ2 .
0 0
𝑥 ′′′′ (𝑡) = −120𝑡 ⇒ 𝑥 ′′′′ (0) = 0
𝑦 (𝑡) = 24 ⇒ 𝑦 ′′′′ (0) = 24 ⇒
′′′′
𝐹 ′′ ′′(0) = (0 , 24)
2 0
det( 𝐹 ′′ (0), 𝐹 ′′′′ (0)) = | | = 48 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′′ (0) , 𝐹 ′′′′ (0))est une base de ℝ2 .
0 24
Dans ce cas : 𝑝 = 2et 𝑞 = 4, le point 𝑀(𝑡0 = 0) est un point de rebroussement de deuxième espèce.
Remarque : le vecteur directeur de la tangente au point de rebroussement 𝑀(𝑡0 = 0) = 𝑂(0 , 0) est le vecteur 𝐹 ′′ (0) = (2 , 0).
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Etudier l’existence des points d’inflexion de la courbe (Γ) paramétrée par la fonction vectorielle 𝐹 définie par :
1 3
1- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 𝑡 +
𝑡 𝑡
1
2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡
𝑡
Solution
1 3
1- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 𝑡 +
𝑡 𝑡
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
1 3
𝑥(𝑡) = 2 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 + sont définies
𝑡 𝑡
𝑥(𝑡)et𝑦(𝑡) sont définies pour 𝑡 ≠ 0
𝐷 = ℝ∗ =] − ∞ ; 0[∪]0 , +∞[
Il s’agit de chercher les valeurs du paramètre 𝑡 pour lesquelles (𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′ (𝑡)) est un système lié et (𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′′ (𝑡)) une base de ℝ2 .
1
𝑥(−𝑡) = = 𝑥(𝑡) ⇒ 𝑥(𝑡)est paire
𝑡2
3
𝑦(−𝑡) = −𝑡 − = −𝑦(𝑡) ⇒ 𝑦(𝑡)est impaire
𝑡
⇒la courbe (Γ) est symétrique par rapport à l’axe (𝑂𝑥), il vient alors que si le point 𝑀(𝑡0 ) est un point d’inflexion alors 𝑀(−𝑡0 ) l’est aussi.
On restreindra l’étude pour ∈]0 , +∞[
2 3 6 6 24 18
𝑥 ′ (𝑡) = − 3 𝑦 ′ (𝑡) = 1 − 2 𝑥 ′′ (𝑡) = 4 𝑦 ′′ (𝑡) = 3 𝑥 ′′′ (𝑡) = − 5 𝑦 ′′′ (𝑡) = − 4
𝑡 𝑡 𝑡 𝑡 𝑡 𝑡
2 6
− 3 4 6 6
(𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′ (𝑡)) est un système lié si et seulement si det(𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′ (𝑡)) = | 𝑡 3 𝑡6 | = 6 − 4 = 0
𝑡 𝑡
1− 2 3
𝑡 𝑡
6 6 2 2
− = 0 ⇔ 𝑡 ≠ 0 6 − 6𝑡 = 0 ⇒ 1 − 𝑡 = 0 ⇒ 𝑡 = 1 𝑐𝑎𝑟 𝑡 ∈]0 , +∞[
𝑡6 𝑡4
𝐹(1) = (𝑥(1), 𝑦(1)) = (1 , 4)
𝐹 ′ (1) = (𝑥 ′ (1), 𝑦 ′ (1)) = (−2 , −2) 𝐹 ′′′ (1) = (𝑥 ′′′ (1), 𝑦 ′′′ (1)) = (−24 , −18)
−2 −24
det( 𝐹 ′ (1) , 𝐹 ′′′ (1)) = | | = 36 − 48 = −12 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′ (1) , 𝐹 ′′′ (1))est un système libre ⇒le point 𝑀(𝑡 = 1) = (1 , 4) est un
−2 −18
point d’inflexion et pour raison de symétrie invoquée plus haut, le point 𝑀(𝑡 = −1) = (1 , −4) est aussi un point d’inflexion.
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡
𝑡
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
1
𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡
𝑡
𝐷𝐹 = ℝ∗ =] − ∞ ; 0[∪]0 , +∞[
2 6 24
𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 + 2 𝑦 ′ (𝑡) = − 3 − 2 𝑥 ′′ (𝑡) = 2 𝑦 ′′ (𝑡) = 4 𝑥 ′′′ (𝑡) = 0 𝑦 ′′′ (𝑡) = − 5
𝑡 𝑡 𝑡
2𝑡 + 2 2 12𝑡 + 12 4 12𝑡 + 12 + 4𝑡 + 4𝑡 4 𝑡 4 + 4𝑡 + 3
det( 𝐹 (𝑡) , 𝐹 (𝑡) = | 2
′ ′′ 6| = + 3+4=0⇒ = 4
= 0 ⇒ 𝑡 + 4𝑡 + 3 = 0
− 3−2 4 𝑡4 𝑡 𝑡4 𝑡4
𝑡 𝑡
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
𝑎4 𝑏3
Soient (𝑎 , 𝑏) ∈ ℝ2
− {(0 , 0)} et 𝑀𝑎,𝑏 l’arc paramétré donné par : ∀ 𝑡 ∈ ℝ∗ , 𝑀𝑎,𝑏 (𝑡) = (2𝑡 + 3 , 𝑡 2 + )
𝑡 𝑡
Donner une condition nécessaire et suffisante pour que l’arc ait un point de rebroussement.
Solution
𝑎4 𝑏3
L’arc paramétré a pour expression : 𝑥(𝑡) = 2𝑡 + 3 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + avec (𝑎 , 𝑏) ≠ (0 , 0)
𝑡 𝑡
Domaine de définition de la fonction vectorielle 𝐹(𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) : 𝐷𝐹 = ℝ∗
Une condition nécessaire pour que l’arc admette un point de rebroussement est qu’il admette un point singulier, càd𝑥 ′ (𝑡) et 𝑦 ′ (𝑡) s’annulent pour
une même valeur de 𝑡 :
3𝑎4 𝑏3
𝑥 ′ (𝑡) = 2 − 3𝑎4 𝑡 −4 = 2 − 4 𝑦 ′ (𝑡) = 2𝑡 − 2
𝑡 𝑡
3𝑎4 3 3 1 3 1
𝑥 ′ (𝑡) = 0 ⇒ 2 − 4 = 0 ⇒ 𝑡 4 = 𝑎4 ⇒ 𝑡 = ( )4 𝑎ou𝑡 = −( )4 𝑎
𝑡 2 2 2
𝑏3 1 1 1
𝑦 (𝑡) = 0 ⇒ 2𝑡 − 2 = 0 ⇒ 𝑡 3 = 𝑏 3 ⇒ 𝑡 = ( )3 𝑏
′
𝑡 2 2
46
1 1 1 2
3 1 3 1
La courbe admet un point singulier si et seulement si : ±( )4 𝑎 = ( )3 𝑏, cette équation est équivalente à : 𝑏 2 = ( )2 × ( )− 3 × 𝑎2
2 2 2 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
Etudier les branches infinies et préciser la position de la courbe par rapport aux asymptotes dans les cas des courbes planes paramétrées ci-après :
𝑡 𝑡2
1- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡−1 𝑡−1
(𝑡+2)2 (𝑡−2)2
2- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) = , on précisera la position de la courbe par rapport aux asymptotes.
𝑡+1 𝑡−1
2𝑎𝑡 2 2𝑎𝑡 3
3- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) = 𝑎 ∈ ℝ∗
1+𝑡 3 1+𝑡 2
Solution
𝑡 𝑡2
1- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡−1 𝑡−1
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡) est définie si 𝑡 ≠ 1.
𝑦(𝑡)est définie si 𝑡 ≠ 1
𝐷 = ℝ − { 1} =] − ∞ ; 1[∪]1; +∞[
lim 𝑥(𝑡) = 1 lim 𝑦(𝑡) = −∞
𝑡→−∞ 𝑡→−∞
lim 𝑥(𝑡) = 1 lim 𝑦(𝑡) = +∞
𝑡→+∞ 𝑡→+∞
Quand 𝑡 → ∞, 𝑥 → 1 𝑒𝑡 𝑦 → ∞ ⇒ la droite d’équation 𝑥 = 1 est une asymptote verticale à la courbe.
(𝑡+2)2 (𝑡−2)2
2- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡+1 𝑡−1
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡) est définie si 𝑡 ≠ −1.
𝑦(𝑡)est définie si 𝑡 ≠ 1
𝐷 = ℝ − {−1 , 1} =] − ∞; −1[∪] − 1; 1[∪]1 ; +∞[
(−𝑡 + 2)2 (𝑡 − 2)2
𝑥(−𝑡) = =− = −𝑦(𝑡)
−𝑡 + 1 𝑡−1
(−𝑡 − 2)2 (𝑡 + 2)2
𝑦(−𝑡) = =− = −𝑥(𝑡)
−𝑡 − 1 𝑡+1
On a une symétrie par rapport à le deuxième bissectrice (𝑦 = −𝑥). Il suffit de faire l’étude sur ‘intervalle [0; 1[∪]1 ; +∞[
9
lim 𝑥(𝑡) = lim+ 𝑦(𝑡) = +∞ lim− 𝑦(𝑡) = −∞
𝑡→1 2 𝑡→1 𝑡→1
9 9
Quand 𝑡 → 1, 𝑥(𝑡) → 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) → ∞ ⇒ la droite d’équation 𝑥 = est une asymptote verticale à la courbe (quand 𝑡 → 1).
2 2
lim 𝑥(𝑡) = +∞ lim 𝑦(𝑡) = +∞
𝑡→+∞ 𝑡→+∞
Quand 𝑡 → +∞, 𝑥(𝑡) → +∞ 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) → +∞ ⇒ la courbe présente une branche infinie
𝑦(𝑡) (𝑡−2)2 𝑡+1 𝑡+1
Quand → +∞ , = × = → 1, la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 est une direction asymptotique.
𝑥(𝑡) 𝑡−1 (𝑡−2)2 𝑡−1
(𝑡−2)2 (𝑡+2)2 −6𝑡 2 +8
Quand 𝑡 → +∞, 𝑦(𝑡) − 𝑥(𝑡) = − = 2 → −6
𝑡−1 𝑡+1 𝑡 −1
Quand 𝑡 → +∞, la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 − 6 est donc une asymptote oblique à la courbe.
2𝑎𝑡 2 2𝑎𝑡 3
3- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) = 𝑎 ∈ ℝ∗
1+𝑡 3 1+𝑡 2
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡)est définie pour 𝑡 ≠ −1
𝑦(𝑡)est définie pour 𝑡 ∈ ℝ
𝐷𝐹 = ℝ − {− 1} =] − ∞ ; −1[∪] − 1; +∞[
lim 𝑥(𝑡) = ∞ lim 𝑦(𝑡) = −𝑎
𝑡→−1 𝑡→−1
Quand 𝑡 → −1, 𝑥(𝑡) → ∞ 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) → −𝑎 ⇒ la droite d’équation 𝑦 = −𝑎 est une asymptote horizontale à la courbe
47
Quand 𝑡 → ∞, 𝑥 → 0 𝑒𝑡 𝑦 → ∞ ⇒ la droite d’équation 𝑥 = 0 est une asymptote verticale à la courbe.
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
1- On considère la courbe plane (Γ) paramétrée par :
𝑥(𝑡) = 𝑡 + ln |1 − 𝑡|
{
𝑦(𝑡) = √1 − 𝑡 2
a- Déterminer le domaine de définition de la fonction vectorielle 𝐹 de composantes (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)).
b- Etudier le sens de variation des fonctions 𝑥(𝑡)et 𝑦(𝑡). (On précisera les branches infinies de (Γ)).
c- Etudier la nature du point (0 , 1) et tracer la courbe (Γ).
2- Soit la courbe (Γ) paramétrée par la fonction vectorielle 𝐹 de composantes (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)), avec :
𝑥(𝑡) = ln |𝑡 + 1| + ln |𝑡|
{
𝑦(𝑡) = ln |𝑡 + 1| − ln |𝑡|
a- Déterminer le domaine de définition de 𝐹 et montrer que (Γ) est symétrique par rapport à l’axe 𝑂𝑥.
b- Etudier les branches infinies.
c- Tracer la courbe (Γ).
3- Soit (∁) la courbe paramétrée définie par la fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) avec :
𝑡3
𝑥(𝑡) =
3𝑡 + 1
3𝑡 2
{ 𝑦(𝑡) =
3𝑡 + 1
Construire la courbe (∁).
Solution
𝑥(𝑡) = 𝑡 + ln |1 − 𝑡|
1- {
𝑦(𝑡) = √1 − 𝑡 2
a- La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡) est définie si 𝑡 ≠ 1.
𝑦(𝑡)est définie si 1 − 𝑡 2 ≥ 0 ⇒ 𝑡 ∈ [−1 ; +1]
⇒ 𝐷 = [−1 ; 1[
b- Il n’existe pas de symétrie.
lim 𝑥(𝑡) = −1 + ln 2 lim 𝑦(𝑡) = 0
𝑡→−1 𝑡→−1
lim 𝑥(𝑡) = −∞ lim 𝑦(𝑡) = 0 ⇒la droite d’équation 𝑦 = 0 est une asymptote à la courbe (Γ)
𝑡→1 𝑡→1
1 −𝑡
𝑥 ′ (𝑡) =1− = 𝑥 ′ (𝑡) = 0 ⇒ 𝑡 = 0 𝑥 ′ (𝑡) > 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 < 0 𝑥 ′ (𝑡) < 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 > 0.
1−𝑡 1−𝑡
−𝑡
𝑦 ′ (𝑡) = 𝑦 ′ (𝑡) = 0 𝑝𝑜𝑢𝑡 𝑡 = 0 𝑥 ′ (𝑡) > 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 < 0 𝑥 ′ (𝑡) < 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 > 0
√1 − 𝑡 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 8
1- Donner en coordonnées polaires, l’équation d’une droite (𝐷), connaissant son équation cartésienne 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏.
2- Ecrire, en coordonnées polaires, l’équation d’un cercle (∁) passant par le pôle.
3- Chercher les équations cartésiennes des courbes d’équations polaires suivantes :
cos 𝜃 − sin 𝜃
a- 𝜌 = 𝑎 où 𝑎 ≠ 0
sin 𝜃 cos 𝜃
4
b- 𝜌=
2 − cos 𝜃
𝜃
c- 𝜌 = 𝑎 tan –
2
48