0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues48 pages

Analyse-Algèbre L2 (Exo Et Corrigé)

Le document présente une série d'exercices d'analyse pour des fonctions de plusieurs variables, abordant des concepts tels que l'ensemble de définition, la continuité, les limites et les dérivées partielles. Chaque exercice demande une étude approfondie de différentes fonctions, y compris leur comportement à l'origine et leur continuité sur ℝ2. Les exercices sont destinés aux étudiants de première année en mathématiques et informatique à l'Université de Toamasina.

Transféré par

arnaudadrien614
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues48 pages

Analyse-Algèbre L2 (Exo Et Corrigé)

Le document présente une série d'exercices d'analyse pour des fonctions de plusieurs variables, abordant des concepts tels que l'ensemble de définition, la continuité, les limites et les dérivées partielles. Chaque exercice demande une étude approfondie de différentes fonctions, y compris leur comportement à l'origine et leur continuité sur ℝ2. Les exercices sont destinés aux étudiants de première année en mathématiques et informatique à l'Université de Toamasina.

Transféré par

arnaudadrien614
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE DE TOAMASINA

Département MATHS - INFO


Niveau L1
𝐴𝑁𝐴𝐿𝑌𝑆𝐸 2
𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁° 1: 𝐹𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 − 𝐷𝑖𝑓𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑡𝑖𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Déterminer l’ensemble de définition des fonctions suivantes et le représenter graphiquement :
𝑥2 + 𝑦2 𝑥+𝑦 𝑥
𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 − 𝑦 2 𝑔(𝑥 , 𝑦) = ℎ(𝑥 , 𝑦) = ln 𝑢(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 cos .
√𝑥 + 𝑦 𝑥−𝑦 𝑦

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Etudier l’existence et la valeur éventuelle d’une limite en (0 , 0) pour les fonctions de deux variables réelles définies par les formules
suivantes :
𝑥𝑦 𝑥𝑦 2 sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑦 𝑥 2 + 𝑦 2 − 1 𝑥𝑦(𝑥 + 𝑦)
• 2 2
• 2 2
• • sin 𝑥 • 2
𝑥 +𝑦 𝑥 +𝑦 𝑠ℎ𝑥 − sin 𝑦 𝑥 𝑥 + 𝑦2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Etudier la continuité à l’origine des fonctions définies sur ℝ2 par :
sin 𝑥 𝑠ℎ𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
a- 𝑓(𝑥) = { 𝑥 𝑦
1 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)

𝑥 2 −𝑦 2
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
b- 𝑓(𝑥) = {𝑥2 +𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥 4 − 2𝑥 2 𝑦 + 3𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
1- Montrer que la restriction de 𝑓 à toute droite passant par l’origine est continue.
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue à l’origine

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
Etudier la continuité sur ℝ2 de la fonction 𝑓 définie par :
𝑥𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {√𝑥 2+ 𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
Etudier, en tout point de ℝ2 , la continuité de la fonction 𝑓 définie par :
𝑦2 𝑠𝑖 𝑦 ≤ |𝑥|
𝑓(𝑥 , 𝑦) = { 4
𝑥 𝑠𝑖 𝑦 > |𝑥|

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
1- Calculer les dérivées partielles du premier ordre et du deuxième ordre des fonctions suivantes :
𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = ln(𝑥𝑦) 𝑔(𝑥 , 𝑦) = 𝐴 𝑥 2 + 2𝐵 𝑥𝑦 + 𝐶𝑦 2 𝐴, 𝐵, 𝐶 ∈ ℝ. ℎ(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 sin
𝑥

2
2- a) Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝑥 3 𝑦 + 𝑒 𝑥 𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
i) Calculer (𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) et montrer qu’elles sont égales.
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
ii) En déduire (−1, 2) et (0 , −3)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝑥
b)Soit la fonction de ℝ2 − {(0 , 0)} dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝐴𝑟𝑐 tan
𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Calculer (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) puis (𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 8
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥𝑦 −3𝑥 3 +7𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
1- En revenant aux définitions, calculer et en (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
2- En utilisant les formules classiques, calculer et pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Ecrire la différentielle de 𝑓 au point (0 , 0).

1
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 9
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥2𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {𝑥 2 + 𝑦 2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
1- Etudier la continuité de 𝑓, l’existence des dérivées partielles premières de 𝑓, la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓 𝑠𝑢𝑟 ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
2- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 10
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : {
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 = 0
1- Etudier la continuité de 𝑓sur ℝ2 .
2- Etudier l’existence et la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓sur ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
4- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
5- Quelle est la classe exacte de la fonction 𝑓 sur ℝ2 ?

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 11
1- Déterminer la classe exacte de la fonction 𝑓 définie sur ℝ2 par :
𝑥 4𝑦4
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥) = {(𝑥 2 + 𝑦 2 )3
0 𝑠𝑖 (𝑥, 𝑦) = (0, 0)

𝑥 2 −𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑦 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
2- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : { 𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
a- Montrer que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
b- La fonction 𝑓 est-elle de classe ∁2 sur ℝ2 ?

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 12
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :
𝑥2𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 {𝑥 4
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦 ) = (0 , 0)
1- Montrer que 𝑓 admet en (0 , 0) une dérivée suivant tout vecteurde ℝ2 .
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 13
1- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ de classe ∁1 sur ℝ2 . On note :
𝑔: ℝ2 → ℝ
(𝑡 , 𝑢) ⟼ 𝑓(2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
Calculer les dérivées partielles premières de 𝑔 en fonction de celles de 𝑓.

2- Calculer les dérivées en tout point pour la fonction ℎ suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2 et où on donne :
ℎ(𝑡, 𝑢) = 𝑓(𝑡 2 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ), (𝑡, 𝑢) ∈ ℝ2

3- Calculer les dérivées en tout point pour la fonction 𝑘 suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2 et où on donne :
𝑘(𝑡) = 𝑓(𝑡 2 , 𝑡 3 ), 𝑡 ∈ ℝ

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 14
1- Calculer les différentielles des fonctions suivantes :
𝑥 𝑥+𝑦
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln sin • 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑦 𝑥𝑦

2- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥, 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 + (𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
a- 𝜔 est-elle fermée ?
b- 𝜔 est-elle exacte ?

2𝑥𝑦𝑑𝑥−(1−𝑥 2 )𝑑𝑦
3- Soit 𝜔 une forme différentielle définie surΩ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≠ 0}par : 𝜔(𝑥, 𝑦) =
𝑦2
a- 𝜔 est-elle fermée ?
b- 𝜔 est-elle exacte ?

2
𝑦 𝑥
4- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝜔est-elle exacte ?
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 15
1- Former le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦:
2- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦):
3- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (2 , 1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3
4- Former le développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (1 , −1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦 ln(𝑒 + 𝑥 + 𝑦)

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 16
1- Montrer que l’équation 𝑒 𝑥𝑦 − 𝑦 = 0 définit implicitement 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de (0 , 1). Calculer sa dérivée au
point𝑥 = 0
2- Montrer que l’équation : 𝑥 3 + 4𝑥𝑦 + 𝑧 2 − 3𝑦𝑧 2 − 3 = 0 permet d’exprimer 𝑧 en fonction de (𝑥 , 𝑦) dans un voisinage de (1 , 1 ,1).
𝜕𝑧 𝜕𝑧
Calculer alors : (1 , 1) (1 , 1).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Montrer que l’équation𝑥 3 + 𝑦 3 = 2𝑥𝑦 permet d’exprimer 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de (1 , 1) . Calculer sa dérivée au
point𝑥 = 1.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 17
𝑥𝑦
Montrer que l’application : 𝑓: (𝑥 , 𝑦) ↦ 2 +2𝑦2 est bornée sur ℝ2 .
1+𝑒 𝑥

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 18
1- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 − 3𝑥 − 6𝑦
a- Déterminer les points critiques de 𝑓
b- Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 .
c- La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?

2- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥𝑦 2 − 15𝑥 − 12𝑦.


a- Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 . La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?
b- Déterminer le minimum et le maximum de 𝑓 sur l’ensemble 𝐾 = { (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 3}

3- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 3 .


Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 . La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?

4- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2

5- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦

6- Déterminer le minimum et le maximum de la fonction :


𝑓: [0 ; 1]2 → ℝ
(𝑥 , 𝑦) ↦ 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 − 2𝑦 2 + 𝑥 + 3𝑦

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 19
Déterminer les extrémums de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) dans les cas suivants :
1- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = −4𝑥 − 3𝑦 + 6 pour 𝑥 2 + 𝑦 2 = 1
𝑥 𝑦
2- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 pour + =1
2 3

3
UNIVERSITE DE TOAMASINA
Département MATHS - INFO
Niveau L1
𝐴𝑁𝐴𝐿𝑌𝑆𝐸 2

𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁° 2 ∶ 𝐼𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑒𝑠

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}, 𝑓(𝑥, 𝑦) =
1+𝑥+𝑦
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 + 𝑦)𝑒 𝑥+𝑦
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 < 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 𝑥
4- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 ≤ 1, 𝑦 − 𝑥 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
5- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦
𝑥𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+𝑥 2 +𝑦 2
1
7- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
(1+𝑥 2 )(1+𝑦 2 )

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
𝑥
1- 𝐷 est le domaine limité par la parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , et les axes de coordonnées 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
√𝑦
2- 𝐷 est le domaine limité par les droites d’équation : 𝑥 = 3, 𝑥 = 4, 𝑦 = 1 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 2 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1
3- 𝐷 est le domaine limité entre les deux paraboles : 𝑦 = 𝑥 2 + 1 et 𝑥 = (𝑦 − 1)2 , 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = (𝑥 + 𝑦 2 )
4- 𝐷 est le domaine limité entre les deux paraboles : 𝑦 = 4𝑥 − 𝑥 2 et 𝑦 = 𝑥 2 − 4𝑥 + 6, 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝑥
5- 𝐷 est le domaine limité par les axes de coordonnées, la courbe 𝑦 = sin 𝑥, 𝑥 ≤ 𝜋, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝜋 − 𝑥)

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 3, 0 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
2 ln 𝑥
2- 𝐷 est le domaine limité par les droites :𝑦 = 2 − 2𝑥 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥 + 2, 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤ 𝑥 ≤ 2, et𝑓(𝑥 , 𝑦) =
3 𝑥

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 √1 − 𝑥 2 − 𝑦 2
2 2 2
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 + 𝑦 ≤ 2𝑦} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 + 𝑦 2
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑥 ≤ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑦 ≥ 0}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥𝑦
𝑥2 𝑦2
4- 𝐷 est l’intérieur de l’ellipse d’équation : 2 + 2 = 1 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2
𝑎 𝑏
5- 𝐷 est le domaine du plan limité par les droites d’équation :
𝑥 − 𝑦 − 2 = 0, 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0, 𝑥 + 3𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 𝑥 + 3𝑦 − 3 = 0; 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; |𝑥 + 𝑦| ≤ 1, |𝑥 − 𝑦| ≤ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln(𝑥 + 𝑦 + 1)

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
1 𝑥
a- Montrer que : ∀𝑥 ∈ [0 ; 1], ln(1 + 𝑥) = ∫0 𝑑𝑦 .
1+𝑥𝑦
1 ln(1+𝑥) 1 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥
b- En déduire la valeur de ∫0 𝑑𝑥,puis celle de ∫0 𝑑𝑥,
1+𝑥 2 1+𝑥

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
On rappelle que l’aire 𝐴 d’une surface plane est donnée par la formule : 𝐴 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦
1- Soit 𝐷 le domaine du plan situé entre les paraboles d’équation𝑦 = 𝑥 2 et la droite d’équation 𝑦 = 2𝑥 + 3
Calculer l’aire de 𝐷.

2- Soit 𝐷 le domaine défini par : 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦}


Calculer l’aire de 𝐷.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
Calculer les intégrales triples 𝐼 = ∭𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 dans les cas suivants :
π 𝑙𝑛2 𝑥
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ e, 0 ≤ y ≤ , 0 ≤ z ≤ 2π} 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = sin 𝑦 cos 𝑦.
2 𝑥

4
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑒 𝑥+𝑦+𝑧
1
3- 𝐷 est le tétraèdre limité par les plans : 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≤ 0, 𝑧 = 0 et 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1, 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = .
√1−𝑥
3 2 2 2 2 2
4- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ ; 𝑥 + 𝑦 ≤ 2𝑧, 0 ≤ 𝑧 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = 𝑥 𝑦 𝑧
5- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 ≤ 1, } 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = 𝑥 2 𝑦 2 𝑧 2

UNIVERSITE DE TOAMASINA
Département MATHS - INFO
Niveau L1
𝐴𝑁𝐴𝐿𝑌𝑆𝐸 2

𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁°3 ∶ 𝐴𝑟𝑐𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑚é𝑡𝑟é𝑠

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒
Etudier les branches infinies et préciser la position de la courbe par rapport aux asymptotes dans les cas des courbes planes paramétrées ci-après :
(𝑡+2)2 (𝑡−2)2
1- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡+1 𝑡−1
2𝑎𝑡 2 2𝑎𝑡 3
2- 𝑥(𝑡) = 3 𝑦(𝑡) = 𝑎 ∈ ℝ∗
1+𝑡 1+𝑡 2
3𝑡 3𝑡 2
3- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
1+𝑡 3 1+𝑡 3

5
𝑆𝑂𝐿𝑈𝑇𝐼𝑂𝑁𝑆
𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁° 1: 𝐹𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Déterminer l’ensemble de définition des fonctions suivantes :
𝑥2 + 𝑦2 𝑥+𝑦 𝑥
𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 − 𝑦 2 𝑔(𝑥 , 𝑦) = ℎ(𝑥 , 𝑦) = ln 𝑢(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 cos .
√𝑥 + 𝑦 𝑥−𝑦 𝑦

Solution
 𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 − 𝑦 2
𝑓est définie ssi𝑥 2 − 𝑦 2 ≥ 0 ⇔ (𝑥 + 𝑦)(𝑥 − 𝑦) ≥ 0, il faut donc que : 𝑥 + 𝑦 ≥ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≥ 0 ou 𝑥 + 𝑦 ≤ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≤ 0
Le domaine de définition 𝐷 de 𝑓 est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où :
𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 ≥ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≥ 0}et𝐷2 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 ≤ 0 et 𝑥 − 𝑦 ≤ 0}
Représentation graphique de 𝐷 :
𝑥+𝑦 ≥0
On trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et 𝑥 − 𝑦 = 0 et on résout graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce
𝑥−𝑦 ≥0
𝑥+𝑦≤0
système d’inéquation représente 𝐷1 . On résout aussi graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce système d’inéquation
𝑥−𝑦≤0
représente 𝐷2 .
𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2

𝑥2 + 𝑦2
 𝑔(𝑥 , 𝑦) =
√𝑥 + 𝑦
𝑔est définie ssi 𝑥 + 𝑦 > 0
Le domaine de définition 𝐷de 𝑔 est : 𝐷 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 > 0}
On trace la droite d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et on résout graphiquement l’inéquation 𝑥 + 𝑦 > 0. La solution graphique de cette inéquation
représente le domaine 𝐷.

𝑥+𝑦
 ℎ(𝑥 , 𝑦) = ln
𝑥−𝑦

6
𝑥+𝑦
ℎest définie ssi > 0 ⇒ (𝑥 + 𝑦)(𝑥 − 𝑦) > 0, il faut donc que : 𝑥 + 𝑦 > 0 et 𝑥 − 𝑦 > 0 ou 𝑥 + 𝑦 < 0 et 𝑥 − 𝑦 < 0
𝑥−𝑦
Le domaine de définition 𝐷 de 𝑓 est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où :
𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 > 0 et 𝑥 − 𝑦 > 0}et𝐷2 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 + 𝑦 < 0 et 𝑥 − 𝑦 < 0}
Représentation graphique de 𝐷 :
𝑥+𝑦 >0
On trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et 𝑥 − 𝑦 = 0 et on résout graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce
𝑥−𝑦 >0
𝑥+𝑦<0
système d’inéqu ation représente 𝐷1 . On résout aussi graphiquement le système d’inéquation : { la solution de ce système d’inéquation
𝑥−𝑦<0
représente 𝐷2 .
Le domaine de définition 𝐷 de ℎ est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où
C’est la même représentation graphique que le domaine de définition de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦), mais les points des droites d’équation 𝑥 + 𝑦 = 0 et
𝑥 − 𝑦 = 0 sont à exclure.
𝑥
 𝑢(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 cos .
𝑦
𝑥
𝑓est définie ssi 𝑦 ≠ 0 et −1 ≤ ≤ 1 ⇒ 𝑠𝑖 𝑦 > 0 − 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 𝑦 ou 𝑠𝑖 𝑦 < 0 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ −𝑦
𝑦
On peut écrire autrement : si 𝑦 > 0 𝑥 + 𝑦 ≥ 0 𝑒𝑡 𝑦 − 𝑥 ≥ 0 ou si 𝑦 < 0 𝑦 − 𝑥 ≤ 0 𝑒𝑡 𝑥 + 𝑦 ≤ 0
Le domaine de définition 𝐷 de 𝑓 est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où :
𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 > 0, 𝑥 + 𝑦 ≥ 0, 𝑦 − 𝑥 ≥ 0}et𝐷2 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 < 0, 𝑦 − 𝑥 ≤ 0 et 𝑥 + 𝑦 ≤ 0}
Représentation graphique de 𝐷 :
𝑦>0
On trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 = 0 et 𝑦 − 𝑥 = 0 et on résout graphiquement le système d’inéquation : {𝑥 + 𝑦 ≥ 0la solution de ce
𝑦−𝑥 ≥0
𝑦<0
système d’inéquation représente 𝐷1 . On résout aussi graphiquement le système d’inéquation :{𝑥 + 𝑦 ≤ 0 la solution de ce système d’inéquation
𝑦−𝑥 ≤ 0
représente 𝐷2 .
Le domaine de définition 𝐷 de ℎ est : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 où

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2

1- Etudier l’existence et la valeur éventuelle d’une limite en (0 , 0) pour les fonctions de deux variables réelles définies par les formules
suivantes :
𝑥𝑦 𝑥𝑦 2 sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑦 𝑥 2 + 𝑦 2 − 1 𝑥𝑦(𝑥 + 𝑦)
• 2 2
• 2 2
• • sin 𝑥 • 2
𝑥 +𝑦 𝑥 +𝑦 𝑠ℎ𝑥 − sin 𝑦 𝑥 𝑥 + 𝑦2

Solution
𝑥𝑦
• Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑥 2 +𝑦 2
Ici 𝐷𝑓 = ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑥 ×0 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = = =0 lim 𝑓(𝑥 , 0) = 0
𝑥 2 +0 𝑥2 𝑥→0
0 ×𝑦 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(0 , 𝑦) = = =0 lim 𝑓(0 , 𝑦) = 0
0+𝑦 2 𝑦2 𝑦→0
Si 𝑓 admet une limite en (0 , 0), cette limite est nécessairement égale à 0.
𝑥×𝑥 𝑥2 1 1
Or, 𝑓(𝑥 , 𝑥) = = → quand 𝑥 → 0 lim 𝑓(𝑥 , 𝑥) =
𝑥 2 +𝑥 2 2 𝑥2 2 𝑥→0 2
Donc 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0) car si on considère la restriction de 𝑓 suivant la direction de la droite 𝑦 = 𝑥,
1
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 0 lim 𝑓(𝑥 , 𝑦)n’existe pas.
(𝑥,𝑥)→(0,0) 2 𝑥→0 (𝑥,𝑦)→(0,0)

7
𝑥𝑦 2
• Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑥 2 +𝑦 2
Ici 𝐷𝑓 = ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑥 ×02 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = = =0 lim 𝑓(𝑥 , 0) = 0
𝑥 2 +02 𝑥2 𝑥→0
0 ×𝑦 2 0
On calcule la fonction partielle 𝑓(0 , 𝑦) = = =0 lim 𝑓(0 , 𝑦) = 0
0+𝑦 2 𝑦2 𝑥→0
Si 𝑓 admet une limite en (0 , 0), cette limite est nécessairement égale à 0.
𝑥𝑦 2 𝑦2 𝑦2
On a, pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}: 0 ≤ |𝑓(𝑥 , 𝑦)| = | | ≤ |𝑥| ≤ |𝑥| (car 𝑦 2 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ⇒ ≤ 1)
𝑥 2 +𝑦 2 𝑥 2 +𝑦 2 𝑥 2 +𝑦 2
D’où : : 0 ≤ |𝑓(𝑥 , 𝑦)| ≤ |𝑥| → 0quand 𝑥 → 0, d’où par théorème d’encadrement : lim ) 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0

sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑦
• Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
𝑠ℎ𝑥 − sin 𝑦
Ici 𝐷𝑓 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑞 𝑠ℎ 𝑥 − sin 𝑦 ≠ 0 }
sin 𝑥 − 𝑠ℎ 0 sin 𝑥 − 0 sin 𝑥 sin 𝑥 𝑥
La fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = = = = → 1 × 1 = 1 quand 𝑥 → 0
𝑠ℎ𝑥 − sin 0 𝑠ℎ 𝑥 − 0 𝑠ℎ 𝑥 𝑥 𝑠ℎ 𝑥
sin 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑥 𝑠ℎ 𝑥−sin 𝑥
Et 𝑓(𝑥 , 𝑥) = =− → −1 ≠ 1quand 𝑥 → 0.
𝑠ℎ 𝑥 − sin 𝑥 𝑠ℎ 𝑥 –sin 𝑥
Donc 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0) car si on considère la restriction de 𝑓 suivant la direction de la droite 𝑦 = 𝑥,
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = − 1 ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1 lim 𝑓(𝑥 , 𝑦)n’existe pas.
𝑥→0 𝑥→0 (𝑥,𝑦)→(0,0)

𝑥 2 + 𝑦2 − 1
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = sin 𝑥
𝑥
Ici 𝐷𝑓 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑞 𝑥 ≠ 0 }
𝑥 2 + 𝑦2 − 1 sin 𝑥
lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim sin 𝑥 = lim (𝑥 2 + 𝑦 2 − 1) = −1 × 1 = −1
(𝑥,𝑦)→(0,0) (𝑥,𝑦)→(0,0) 𝑥 (𝑥,𝑦)→(0,0) 𝑥

𝑥𝑦(𝑥 + 𝑦)
• 𝑓(𝑥, 𝑦) =
𝑥 2 + 𝑦2
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃
Passons en coordonnées polaires : Posons : { 𝜌>0 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝜌 → 0
𝑦 = 𝜌 sin 𝜃

1 1 1
| 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃)| = 𝜌 | sin 2𝜃 (cos 𝜃 + sin 𝜃) |= 𝜌| sin 2𝜃|| cos 𝜃 + sin 𝜃 |≤ 𝜌| (cos 𝜃 + sin 𝜃)|
2 2 2
1
Or :−1 ≤ cos 𝜃 ≤ 1 𝑒𝑡 − 1 ≤ sin 𝜃 ≤ 1 ⇒ −2 ≤ sin 𝜃 + cos 𝜃 ≤ 2 ⇒ | cos 𝜃 + sin 𝜃 | ≤ 2 ⇒ |≤ | (cos 𝜃 + sin 𝜃)| ≤ 1
2
1
Finalement : | 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃)| = 𝜌|sin 𝜃|| cos 𝜃 + sin 𝜃| ≤ 𝜌 → 0 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝜌 → 0
2
Donc lim ) 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Etudier la continuité à l’origine des fonctions définies sur ℝ2 par :
sin 𝑥 𝑠ℎ𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
a- 𝑓(𝑥) = { 𝑥 𝑦
1 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)

Solution
𝑓est continue en (0, 0) si et seulement si lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
sin 𝑥 𝑠ℎ𝑦 sin 𝑥 𝑠ℎ 𝑦 sin 𝑥
Calculons lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = lim = lim × = 1 × 1 = 1 (car lim = 1 et
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝑥𝑦 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝑥 𝑦 𝑥→0 𝑥
𝑠ℎ 𝑦
lim = 1)
𝑦→0 𝑦
Comme lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 1 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)

𝑥 2 −𝑦 2
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
b- 𝑓(𝑥) = { 𝑥2 +𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0, 0)
𝑓est continue en (0, 0) si et seulement si lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
𝑥 2 −0
On calcule la fonction partielle 𝑓(𝑥 , 0) = → 1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑥 → 0, 𝑑𝑜𝑛𝑐 lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1
𝑥 2 +0 𝑥→0
0
La restriction :𝑓(𝑥 , 𝑥) = = 0 lim 𝑓(𝑥 , 𝑥) = 0 ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1
2𝑥 2 𝑥→0 𝑥→0
Donc 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0) car si on considère la restriction de 𝑓 suivant la direction de la droite 𝑦 = 𝑥,
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = 0 ≠ lim 𝑓(𝑥 , 0) = 1
𝑥→0 𝑥→0
Conclusion : 𝑓 n’a pas de limite en (0 , 0), donc elle n’est pas continue en (0 , 0).

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :

8
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥 4 − 2𝑥 2 𝑦 + 3𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
1- Montrer que la restriction de 𝑓 à toute droite passant par l’origine est continue.
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue à l’origine

Solution
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥 4 − 2𝑥 2 𝑦 + 3𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
1- On pose 𝑦 = 𝑚𝑥 ( 𝑚 ≠ 0 ) 𝑦 → 0 quand 𝑥 → 0
𝑥 2 𝑚𝑥 𝑚𝑥 3 𝑚𝑥 𝑚×0
𝑓(𝑥 , 𝑚𝑥) = 4 2 2 2
= 4 3 2 2
⇒ lim 𝑓(𝑥 , 𝑚𝑥) = lim 2 2
= =0
𝑥 − 2𝑥 𝑚𝑥 + 3𝑚 𝑥 𝑥 − 2𝑚𝑥 + 3𝑚 𝑥 𝑥→0 𝑥→0 𝑥 − 2𝑚𝑥 + 3𝑚 3𝑚2
= 𝑓(0 , 0)
Donc, la restriction de 𝑓 à toute droite passant par l’origine est continue.
𝑥4 𝑥4 1
2- Posons 𝑦 = 𝑥 2 𝑓(𝑥 , 𝑥 2 ) = 4 4 4 = 4 → ≠ 0 = 𝑓(0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑥 → 0, donc 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0)
𝑥 −2𝑥 +3𝑥 5𝑥 5
N.B. : Il faut envisager le cas général pour montrer qu’une fonction 𝑓 a une limite ou est continue en un point, la restriction de la fonction 𝑓 à une
direction choisie permet seulement de prouver que cette fonction n’a pas de limite ou n’est pas continue en un point.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
Etudier la continuité sur ℝ2 de la fonction 𝑓 définie par :
𝑥𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {√𝑥 2 + 𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)

Solution
𝑥𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {√𝑥 2 + 𝑦 2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
- Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
D’après les théorèmes généraux 𝑓 est continue en tout point de ℝ2 − {(0 , 0)}
- Continuité en (0 , 0)
Calculons lim 𝑓(𝑥 , 𝑦)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃
Passons en coordonnées polaires : { 𝜌>0 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝜌 → 0
𝑦 = 𝜌 sin 𝜃
1
𝜌 cos 𝜃 ×𝜌 sin 𝜃 𝜌2 ( sin 2𝜃) 1
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = = 2
= 𝜌 sin 2𝜃 → 0quand𝜌 → 0 ⇒ lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0
𝜌 𝜌 2 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
Comme lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓 𝑒𝑠𝑡 continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)

Conclusion : 𝑓 est continue sur ℝ2 .

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
Etudier, en tout point de ℝ2 , la continuité de la fonction 𝑓 définie par :
𝑦2 𝑠𝑖 𝑦 ≤ |𝑥|
𝑓(𝑥 , 𝑦) = { 4
𝑥 𝑠𝑖 𝑦 > |𝑥|

Solution
Soit (𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℝ2 fixé.
1er Cas : si 𝑦0 ≠ |𝑥0 |
a- Si 𝑦0 < |𝑥0 |, on a 𝑦 < |𝑥| donc 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 2 , lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim 𝑦 2 = 𝑦02 = 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )
(𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 ) (𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 )
donc 𝑓 est continue en (𝑥0 , 𝑦0 ).
b- Si Si𝑦0 > |𝑥0 |, on a 𝑦 > |𝑥| donc 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 , lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim 𝑥 4 = 𝑥04 = 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )
(𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 ) (𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 )
donc 𝑓 est continue en (𝑥0 , 𝑦0 ).
On conclut que 𝑓 est continue.

2nd Cas : Si si𝑦0 = |𝑥0 |


a- lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim 𝑦 2 = 𝑦02
(𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝑦≤|𝑥| (𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 )
b- lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim 𝑥 4 = 𝑥04
(𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝑦>|𝑥| (𝑥,𝑦)→(𝑥0 ,𝑦0 )
Il en résulte que 𝑓 est continue en (𝑥0 , 𝑦0 ) si et seulement si 𝑦02 = 𝑥04 (1). On sait que : 𝑦0 = |𝑥0 | ⇒ 𝑦02 = 𝑥02 , en remplaçant
𝑦02𝑝𝑎𝑟 𝑥02
dans l’égalité (1) on obtient : 𝑥02 = 𝑥04 ⇔ 𝑥02 (1 − 𝑥02 ) = 0 ⇔ 𝑥0 ∈ {−1,1,0}
On conclut que l’ensemble 𝐶 des points (𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℝ2 en lesquels 𝑓 est continue est :
𝐶 = {(𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℝ2 ; 𝑦0 ≠ |𝑥0 | 𝑜𝑢 (𝑦0 = |𝑥0 | 𝑒𝑡 𝑥0 ∈ {−1, 0, 1})}

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7

9
1- Calculer les dérivées partielles du premier ordre et du deuxième ordre des fonctions suivantes :
𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = ln(𝑥𝑦) 𝑔(𝑥 , 𝑦) = 𝐴 𝑥 2 + 2𝐵 𝑥𝑦 + 𝐶𝑦 2 𝐴, 𝐵, 𝐶 ∈ ℝ. ℎ(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 sin
𝑥
2
2- a) Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝑥 3 𝑦 + 𝑒 𝑥 𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Calculer et et montrer qu’elles sont égales.
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝑥
b)Soit la fonction de ℝ2 − {(0 , 0)} dans ℝ définie par : 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝐴𝑟𝑐 tan
𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Calculer 𝑒𝑡 puis et
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥

Solution
1-
 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln(𝑥𝑦) 𝐷𝑓 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ⁄𝑥𝑦 > 0}
𝜕𝑓 𝑦 1 𝜕𝑓 𝑥 1
(𝑥 , 𝑦) = = (𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 𝑥𝑦 𝑥 𝜕𝑦 𝑥𝑦 𝑦
𝜕2𝑓 1 𝜕2𝑓 1
2
(𝑥 , 𝑦) = − 2 2 (𝑥 , 𝑦) = −
𝜕𝑥 𝑥 𝜕𝑦 𝑦
 𝑔(𝑥 , 𝑦) = 𝐴 𝑥 2 + 2𝐵 𝑥𝑦 + 𝐶𝑦 2 𝐴, 𝐵, 𝐶 ∈ ℝ 𝐷𝑔 = ℝ2
𝜕𝑔 𝜕𝑔
(𝑥 , 𝑦) = 2𝐴𝑥 + 2𝐵𝑦 (𝑥 , 𝑦) = 2𝐵𝑥 + 2𝐶𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
2
𝜕 𝑔 𝜕2𝑔
(𝑥 , 𝑦) = 2𝐴 (𝑥 , 𝑦) = 2𝐶
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
𝑦 2 𝑦
 ℎ(𝑥 , 𝑦) = 𝐴𝑟𝑐 sin 𝐷ℎ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ : 𝑥 ≠ 0 𝑒𝑡 − 1 ≤ ≤ 1}
𝑥 𝑥
𝜕ℎ 𝑦 1 𝜕ℎ 1 1
(𝑥 , 𝑦) = − 2 × (𝑥 , 𝑦) = ×
𝜕𝑥 𝑥 𝑦 𝜕𝑦 𝑥 𝑦
√1 + ( )2 √1 + ( )2 𝑥 𝑥

2-
𝜕𝑓 2 𝜕𝑓 2
a) = 3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 2 𝑒 𝑥 𝑦 = 𝑥 3 + 2𝑦𝑥𝑒 𝑥 𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 2 2 2 2
Il s’ensuit : = ( )= (𝑥 3 + 2𝑦𝑥𝑒 𝑥 𝑦 ) = 3𝑥 2 + 2𝑦𝑒 𝑥 𝑦 + 2𝑦 3 𝑥𝑒 𝑥 𝑦 = 3𝑥 2 + 2𝑦(1 + 𝑥𝑦 2 )𝑒 𝑥 𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 2 2 2 2
= ( )= (3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 2 𝑒 𝑥 𝑦 ) = 3𝑥 2 + 2𝑦𝑒 𝑥 𝑦 + 2𝑥𝑦 3 𝑒 𝑥 𝑦 = 3𝑥 2 + 2𝑦(1 + 𝑥𝑦 2 )𝑒 𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On voit bien que : = . Cette égalité provient du fait que ces dérivées partielles existent et sont continues en tout point (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥

𝑥
b) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)} 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = 𝐴𝑟𝑐 tan
𝑦
𝜕𝑓 1 1 𝑦 𝜕2𝑓 𝜕 𝑦 2𝑥𝑦
= 2 = = ( )=− 2
𝜕𝑥 𝑦 1 + 𝑥 𝑥 + 𝑦 𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝑥 2 + 𝑦 2
2 2 (𝑥 + 𝑦 2 )2
2 𝑦
𝜕𝑓 𝑥 1 −𝑥 𝜕 2 𝑓 𝜕 −𝑥 2𝑥𝑦
=− 2 2 = = ( )= 2
𝜕𝑦 𝑦 1+ 𝑥 𝑥 + 𝑦 2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 𝑥 2 + 𝑦 2
2 (𝑥 + 𝑦 2 )2
𝑦2
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 −𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )(−1) + 𝑥 2𝑥 𝑥 2 − 𝑦2
= ( )= ( 2 ) = =
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑥 + 𝑦 2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕 𝑦 (𝑥 2 + 𝑦 2 )(1) − 𝑦 2𝑦 𝑥 2 − 𝑦2
= ( )= ( 2 ) = =
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝑥 + 𝑦 2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On voit bien dans ce cas que : =
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 8
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥𝑦 −3𝑥 3 +7𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
1- En revenant aux définitions, calculer et en (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
2- En utilisant les formules classiques, calculer et pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Ecrire la différentielle de 𝑓 au point (0 , 0).

Solution
𝑥𝑦 −3𝑥 3 +7𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0
Rappels de cours(très importants) :
𝝏𝒇 𝒇(𝒙 + 𝒉 , 𝒚𝟎 ) − 𝒇(𝒙𝟎 ,𝒚𝟎 ) 𝝏𝒇 𝒇(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 + 𝒌) − 𝒇(𝒙𝟎 ,𝒚𝟎 )
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦 𝟎 (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦
𝝏𝒙 𝒉→𝟎 𝒉 𝝏𝒚 𝒌→𝟎 𝒌

10
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏𝒇 𝝏𝒇 (𝒙𝟎 +𝒉 , 𝒚𝟎 ) − (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 )
𝟐
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦 𝝏𝒙 𝝏𝒙
𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝒉→𝟎 𝒉
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏 𝝏𝒇 (𝒙 , 𝒚𝟎 +𝒌) − (𝒙 ,𝒚𝟎 )
𝝏𝒚 𝟎 𝝏𝒚 𝟎
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦
𝝏𝒚𝟐 𝝏𝒚 𝝏𝒚 𝒌→𝟎 𝒌
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏 𝝏𝒇 (𝒙𝟎 +𝒉 , 𝒚𝟎 ) − (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 )
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦 𝝏𝒚 𝝏𝒚
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝒉→𝟎 𝒉
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝝏𝟐 𝒇 𝝏 𝝏𝒇 (𝒙 , 𝒚𝟎 + 𝒌) − (𝒙 ,𝒚𝟎 )
𝝏𝒙 𝟎 𝝏𝒙 𝟎
(𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = ( ) (𝒙𝟎 , 𝒚𝟎 ) = 𝐥𝐢𝐦([ ])
𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝒌→𝟎 𝒌
N.B. : Ces formules sont très importantes
𝜕𝑓 𝑓(𝑥 + ℎ , 𝑦0 ) − 𝑓(𝑥0 ,𝑦0 ) 𝜕𝑓 𝑓(0+ℎ ,0)− 𝑓(0 ,0) −3ℎ3
1- (𝑥0 , 𝑦0 ) = lim 0 ⇒ (0 , 0) = lim = lim = −3
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ 𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ2 ×ℎ
𝜕𝑓 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 + 𝑘) − 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) 𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 7𝑘 3
(𝑥0 , 𝑦0 ) = lim ⇒ (0 , 0) = lim = lim 2 =7
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 × 𝑘
2- Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝜕𝑓 (𝑦 − 9𝑥 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − (𝑥𝑦 − 3𝑥 3 + 7𝑦 3 )2𝑥 𝑦 3 − 3 𝑥 4 − 𝑥 2 𝑦 − 14𝑥𝑦 3 − 9𝑥 2 𝑦 2
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕𝑓 (𝑥 + 21 𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − (𝑥𝑦 − 3𝑥 3 + 7𝑦 3 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑥 3 − 𝑥𝑦 2 + 21𝑦 2 𝑥 2 + 6𝑥 3 𝑦 + 7𝑦 4
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑦 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
3- 𝑑𝑓(0 , 0) = (0 , 0) 𝑑𝑥 + (0 , 0) 𝑑𝑦 = −3 𝑑𝑥 + 7𝑑𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 9
Etudier la continuité des dérivées partielles premières sur ℝ2 de la fonction 𝑓 définie par :
𝑥𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 2 2 si(𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
√𝑥 +𝑦
𝑓(0 , 0) = 0

Solution
𝜕𝑓 𝑓(0+ℎ ,0)− 𝑓(0 ,0) ℎ×0 0
En (0 , 0) (0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ √ℎ2 +02 ℎ→0 |ℎ|
ℎ→0
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 0×𝑘 0
(0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 2
√0 + 𝑘 2 𝑘→0 |𝑘|
ℎ→0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝑦3 𝜕𝑓 𝑥3
- Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0), on a : (𝑥 , 𝑦) = 3 et (𝑥 , 𝑦) = 3
𝜕𝑥 (𝑥 2 +𝑦 2 )2 𝜕𝑦 (𝑥 2 +𝑦 2 )2
La continuité de dérivées partielles premières résulte des théorèmes généraux.
- En (0 , 0), on passe en coordonnées polaires : on pose
𝑥 = 𝑟 cos 𝜃 𝑦 = 𝑟 sin 𝜃 𝑟 > 0 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0) 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑟 → 0 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑟 2 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛 2 𝜃) = 𝑟 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Il en résulte : (𝑥 , 𝑦) = 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 (𝑥 , 𝑦) = 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
lim (𝑥 , 𝑦) = lim (𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) = 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 ≠ 𝐶𝑡𝑒 et lim (𝑥 , 𝑦) = lim (𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) = 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃 ≠ 𝐶𝑡𝑒⇒
(𝑥 ,𝑦)→(0,0) 𝜕𝑥 𝑟→0 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0,0) 𝜕𝑦 𝑟→0 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) n’ont pas de limite quand (𝑥 , 𝑦) → 0, donc les dérivées partielles premières ne sont pas continues au point (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
Conclusion : les dérivées partielles premières de la fonction 𝑓 sont continues pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
les dérivées partielles premières de la fonction 𝑓 ne sont pas continues en (0 , 0).
Donc, les dérivées partielles premières de la fonction 𝑓 ne sont pas continues sur ℝ2 .

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 10
Soit la fonction de ℝ2 dans ℝ définie par :
𝑥2𝑦
si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 {𝑥 2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
1- Etudier la continuité de 𝑓, l’existence des dérivées partielles premières de 𝑓, la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓 𝑠𝑢𝑟 ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
2- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2

Solution
𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = si (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0).
𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(0 , 0) = 0

1- Continuité :
- En tout point (𝑥0 , 𝑦0 ) ≠ (0 , 0), 𝑓 est continue par application des théorèmes généraux.
- En (0 , 0):
𝑥2𝑦 𝑥2
On a pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)} : |𝑓(𝑥 , 𝑦)| = | | ≤ |𝑦| ≤ |𝑦| → 0 quand (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)
𝑥 2 +𝑦 2 𝑥 2 +𝑦 2
Donc : lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0), donc 𝑓 est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)

11
𝑓 est donc continue surℝ2
- Existence des dérivées partielles premières :
ℎ2 ×0
𝜕𝑓 𝑓(0+ℎ ,0)− 𝑓(0 ,0) −0 0
ℎ2 +02
(0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ3
02 𝑘
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0+𝑘)− 𝑓(0 ,0) −0 0
02 + 𝑘2
(0 , 0) = lim = lim = lim =0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 3
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc : (0 , 0) 𝑒𝑡 (0 , 0) 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑛𝑡 é𝑔𝑎𝑙𝑒𝑠 à 0 : (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 2𝑥𝑦(𝑥 2 +𝑦 2 )−𝑥 2 𝑦(2𝑥) 2𝑥𝑦 3
Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0,0) (𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 (𝑥 2 +𝑦 2 )2 (𝑥 2 +𝑦 2 )2
𝜕𝑓 𝑥 2 (𝑥 2 +𝑦 2 )−𝑥 2 𝑦(2𝑦) 𝑥 4 −𝑥 2 𝑦 2
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑦 (𝑥 2 +𝑦 2 )2 (𝑥 2 +𝑦 2 )2
2 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc, pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) existent.
𝜕𝑥 𝜕𝑦
- Continuité des dérivées partielles premières :
𝜕𝑓
⊳Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0,0) (𝑥 , 𝑦) est continue par application des théorèmes généraux.
𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 2𝑥×0
Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0,0) : (𝑥 , 0) = = 0 quand 𝑥 → 0 et
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝑥4
𝜕𝑓 2𝑥 4 1 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑥) = 4 → ≠ (𝑥 , 0) = 0 quand 𝑥 → 0, donc (𝑥 , 𝑦) n’a pas de limite en (0 , 0), par conséquent (𝑥 , 𝑦) n’est
𝜕𝑥 4𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
pas continue en (0 ,0).
𝜕𝑓
Donc (𝑥 , 𝑦) est continue pour tout pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0,0)}
𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) n’est pas continue en (0 , 0), donc (𝑥 , 𝑦) n’est pas continue sur ℝ2
𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓
⊳Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0,0): (𝑥 , 𝑦) est continue par application des théorèmes généraux
𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝑥4
Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0,0) : (𝑥 , 0) = → 1 quand 𝑥 → 0 et
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑥4
𝜕𝑓 0 𝜕𝑓 𝜕𝑓
(0 , 𝑦) = = 0 → 0 ≠ 1quand 𝑦 → 0, (𝑥 , 𝑦) n’a pas de limite en (0 , 0), par conséquent (𝑥 , 𝑦) n’est pas continue en
𝜕𝑦 𝑦4 𝜕𝑦 𝜕𝑦
(0 ,0).
𝜕𝑓
Donc (𝑥 , 𝑦) est continue pour tout pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0,0)}
𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) n’est pas continue en (0 , 0), il en résulte que (𝑥 , 𝑦) n’est pas continue sur ℝ2 .
𝜕𝑦 𝜕𝑦
En résumé :
- 𝑓 est continue sur ℝ2 .
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
- et sont continues en tout point de ℝ2 − {(0 , 0)} et ne sont pas continues en (0 , 0), donc et ne sont pas continues sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0+ℎ ,0) − (0 ,0) (ℎ ,0) − (0 ,0)
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
2- (0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim [ ] = lim ([ ])
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
ℎ4 −ℎ2 ×02
𝜕2 𝑓 −0 ℎ4 1 𝜕2 𝑓
(ℎ2 +02)2
(0 , 0) = lim ( ) = lim = lim = ∞ ⇒ (0 , 0)n’existe pas.
𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ5 ℎ→0 ℎ 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) − (0 , 0) (0 , 𝑘) − (0 , 0)
(0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim [𝜕𝑥 𝜕𝑥
] = lim [𝜕𝑥 𝜕𝑥
]
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
2×0×𝑘 3
𝜕2𝑓 − 0 0 𝜕2𝑓
(𝑘 2 +02 )2
(0 , 0) = lim = lim 5 = 0 (0 , 0) = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 + ℎ , 0) − (0 , 0) (ℎ , 0) − (0 , 0)
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
3− 2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
2×ℎ×03
2
𝜕 𝑓 − 0 0 2
𝜕 𝑓
(ℎ2 +02 )2
(0,0) = lim = lim 5 = 0 (0,0) = 0
𝜕𝑥 2 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ 𝜕𝑥 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) − (0 , 0) (0 , 𝑘) − (0 , 0)
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
04 −02 ×𝑘 2
𝜕2𝑓 − 0 0 𝜕2𝑓
(02 +𝑘 2 )2
(0,0) = lim = lim =0 (0,0) = 0
𝜕𝑦 2 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 5 𝜕𝑦 2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 11
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 = 0
Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : {
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 𝑥 2 + 𝑦 2 ≠ 0
1- Etudier la continuité de 𝑓sur ℝ2 .
2- Etudier l’existence et la continuité des dérivées partielles premières de 𝑓sur ℝ2 .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
3- Calculer (0 , 0)et (0 , 0).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
4- Calculer (0 , 0) et (0 , 0).
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
5- Quelle est la classe exacte de la fonction 𝑓 sur ℝ2 ?

Solution

12
𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ ( 0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = {
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
1- Continuité de 𝑓 sur ℝ2
• Continuité en tout point de ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑓est continue en tout point (𝑥0 , 𝑦0 ) ≠ (0 , 0) car lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥02 ln(𝑥02 + 𝑦02 ) = 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 )
(𝑥0 ,𝑦0 )→(0 ,0)
• Continuité en (0 , 0) :
On calcule lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = lim [ 𝑥 2 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 )]
(𝑥,𝑦)→(0,0) (𝑥,𝑦)→(0,0)
On passe en coordonnées polaires : 𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋, (𝑥, 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) → 0 quand 𝜌 → 0
𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = 𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 ln 𝜌2 = 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 (𝜌2 ln 𝜌2 ) → 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 × 0 = 0 quand 𝜌 → 0, donc∶
lim 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓 est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0)
Conclusion : 𝑓 est continue sur ℝ2 .

2- A) Existence des dérivées partielles premières de 𝑓 sur ℝ2


𝜕𝑓 𝑓(0+ℎ ,0)− 𝑓(0 ,0) ℎ2 ln ℎ2 − 0
- En (0 , 0) (0 , 0) = lim = lim = lim ℎ ln ℎ2 = lim 2 ℎ ln |ℎ| = 0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ→0
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 0 × ln 𝑘 2
(0 , 0) = lim = lim =0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc (0 , 0) 𝑒𝑡 (0 , 0) existent et (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕𝑓 2𝑥 3 𝜕𝑓 2𝑥 2 𝑦
- Pour tout (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0), on a : (𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) + et (𝑥 , 𝑦) =
𝜕𝑥 𝑥 2 +𝑦 2 𝜕𝑦 𝑥 2 +𝑦 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) existent sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦
B) Continuité des dérivées partielles premières de 𝑓sur ℝ2 .
- En (0 , 0) :
𝜕𝑓 2𝑥 3 𝑥2
⊳ lim (𝑥 , 𝑦) = lim ( 2𝑥 ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) + )= lim [2𝑥 (ln(𝑥 2 + 𝑦 2 ) + )]
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝑥 2 +𝑦 2 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝑥 2 +𝑦 2
On passe en coordonnée polaires : 𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 ≥ 0; 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋, (𝑥, 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) → 0 quand 𝜌 → 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃
(𝑥 , 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = 2𝜌 cos 𝜃 [(ln 𝜌2 ) + 2 ] = 4 cos 𝜗 (𝜌 ln 𝜌) + 2𝜌𝑐𝑜𝑠 3 𝜗 → 0 × cos 𝜃 + 0 × 𝑐𝑜𝑠 3 𝜗 = 0 quand
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜌
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜃 → 0. Donc lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0)⇒ est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓 2 𝑥2𝑦
₀ lim (𝑥 , 𝑦) = lim ( ) On passe en coordonnées polaires :
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝑥 2 +𝑦 2
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0; 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋, (𝑥, 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) → 0quand𝜌 → 0
𝜕𝑓 2𝜌3 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛𝜃
(𝑥 , 𝑦) = 2
= 2𝜌 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛𝜗 → 0quand𝜌 → 0
𝜕𝑦 𝜌
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Donc, lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0)⇒ est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}, la continuité de dérivées partielles premières ( 𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) résulte des théorèmes généraux.
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Conclusion : (𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) existent et sont continues sur ℝ2 , on dit que𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦

𝜕𝑓
(0+ℎ ,0) −
𝜕𝑓 2×ℎ2 ×0
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 ,0) −0 0
ℎ2 +0
3- (0 , 0) = lim ( ) (0 , 0) = lim ([𝜕𝑦 𝜕𝑦
]) = lim ( ) = lim =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ3
𝜕𝑓 𝜕𝑓 2×03
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) − (0 , 0) 2 × 0 × ln(02 + 𝑘 2 ) + 2 2 − 0 0
(0 , 0) = lim ( ) (0 , 0) = lim ([𝜕𝑥 𝜕𝑥
]) = lim ( 0 +𝑘
) = lim = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘

𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Conclusion : (0 , 0) et (0 , 0) existent et on a (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 2 ℎ3
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0+ℎ ,0)− (0 ,0) (ℎ ,0)− (0 ,0) 2ℎ ln(ℎ2 +02 ) + −0
ℎ2 + 02
4- 2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim 𝜕𝑥 𝜕𝑥
= lim 𝜕𝑥 𝜕𝑥
= lim
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
𝜕2 𝑓 2 ℎ3 ln ℎ2 + 2ℎ3 𝜕2 𝑓
(0,0) = lim = lim (2 ln ℎ2 + 2) = −∞ ⇒ (0,0)n’existe pas.
𝜕𝑥 2 ℎ→0 ℎ3 ℎ→0 𝜕𝑥 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(0 ,0+𝑘)− (0 ,0)
𝜕𝑓
(0
𝜕𝑓 2 × 02 ×𝑘
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓 ,𝑘)− (0 ,0) −0 0 𝜕2 𝑓
02 + 𝑘2
2
(0,0) = ( ) (0 , 0) = lim 𝜕𝑦 𝜕𝑦
= lim 𝜕𝑘 𝜕𝑦
= lim lim =0 ⇒ (0,0)existe et
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 3 𝜕𝑦 2
𝜕2𝑓
(0,0) = 0
𝜕𝑦 2

5- La classe exacte de la fonction 𝑓


𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Comme 2 (0,0) n’existe pas, donc 2 (𝑥, 𝑦) n’est pas continue en (0 , 0) ⇒ (𝑥, 𝑦) n’est pas continue sur ℝ2 , on en conclut que n’est pas
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 2
de classe ∁2 sur ℝ2 .
Finalement, 𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 ∁1 𝑠𝑢𝑟ℝ2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 12
1- Déterminer la classe exacte de la fonction 𝑓ℝ2 sur définie sur ℝ2 par :

13
𝑥 4𝑦4
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥) = {(𝑥 2 + 𝑦 2 )3
0 𝑠𝑖 (𝑥, 𝑦) = (0, 0)

Solution
𝑥 4𝑦4
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥, 𝑦) = {(𝑥 2 + 𝑦 2 )3
0 𝑠𝑖 (𝑥, 𝑦) = (0, 0)
• Continuité sur ℝ2 :
a) 𝑓 est continue sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
b) En (0 , 0) ∶
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
(𝜌4 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(𝜌4 𝑠𝑖𝑛4 𝜃) 𝜌8 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 1 1
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = = = 𝜌2 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 = 𝜌2 (sin 2𝜃)4 ≤ 𝜌2 → 0 quand 𝜌 → 0 car
(𝜌2 )3 𝜌6 16 16
4
(sin 2𝜃) ≤ 1.
On a donc : lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓est continue en (0 , 0)
(𝑥,𝑦)→(0 ,0)
En résumé : 𝑓 est continue sur ℝ2 , on conclut que 𝑓 est de classe ∁0 sur ℝ2 .
• Existence et continuité des dérivées partielles premières sur ℝ2 :
a) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 4𝑥 3 𝑦 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 + 𝑥 4 𝑦 4 (−3)(2𝑥)(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 = 𝑦 4 𝑥 3 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 (4 − 6𝑥 2 [𝑥 2 + 𝑦 2 ]−1 )
𝜕𝑥
𝜕𝑓 4(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 6𝑥 2 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )
(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 4 𝑥 3 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 ( ) = 𝑦 4𝑥3
𝜕𝑥 𝑥 2 + 𝑦2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )4
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 4𝑥 4 𝑦 3 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 + 𝑥 4 𝑦 4 (−3)(2𝑦)(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 = 𝑦 3 𝑥 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 (4 − 6𝑦 2 [𝑥 2 + 𝑦 2 ]−1 )
𝜕𝑦
𝜕𝑓 4(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 6𝑦 2 (−2𝑦 2 + 4𝑥 2 )
(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 3 𝑥 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−3 ( 2 2
) = 𝑦3𝑥 4
𝜕𝑦 𝑥 +𝑦 (𝑥 2 + 𝑦 2 )4
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦)et (𝑥 , 𝑦) sont continues sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
𝜕𝑥 𝜕𝑦
a- En (0 , 0) ∶
ℎ4 ×04
𝜕𝑓 𝑓(0 + ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) − 0 0
(ℎ2 +02 )3
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim 7 = 0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
04 ×𝑘 4
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(0 , 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 2 2 3 − 0 0
(0 +𝑘 )
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim 7 = 0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
On en conclut que : (0 , 0) et (0 , 0) existent et (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑥
𝜕𝑓 (−2𝑥 2 +4𝑦 2 )
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim 𝑦4 𝑥 3
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )4
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜌2 (−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃)
(𝑥 , 𝑦) = ( 𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = (𝜌4 𝑠𝑖𝑛4 𝜃) (𝜌3 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃) = 𝜌(𝑠𝑖𝑛4 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃)(−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃)
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜌8
𝜕𝑓
On a : | (𝑥 , 𝑦)| = |𝜌(𝑠𝑖𝑛4 𝜃𝑐𝑜𝑠 3 𝜃)(−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃)| = 𝜌|𝑠𝑖𝑛4 𝜃𝑐𝑜𝑠 3 𝜃||−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃|
𝜕𝑥
𝜕𝑓
⇒| (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛4 𝜃||𝑐𝑜𝑠 3 𝜃||−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃|
𝜕𝑥
Or: |sin 𝜃| ≤ 1 ⇒ |𝑠𝑖𝑛4 𝜃| ≤ 1, de même : | cos 𝜃 | ≤ 1 ⇒ |𝑐𝑜𝑠 3 𝜃| ≤ 1,
et|−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 2|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| + 4|𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 2 + 4 = 6
𝜕𝑓
Finalement : | (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛4 𝜃||𝑐𝑜𝑠 3 𝜃||−2𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 4𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 𝜌 × 1 × 1 × 6 = 6𝜌 → 0 quand 𝜌 → 0
𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0), donc (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑦
𝜕𝑓 (−2𝑦 2 +4𝑥 2 )
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim 𝑦3𝑥 4
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )4
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜌2 (−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)
(𝑥 , 𝑦) = ( 𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = (𝜌3 𝑠𝑖𝑛3 𝜃) (𝜌4 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃) = 𝜌(𝑠𝑖𝑛3 𝜃 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜌8
𝜕𝑓
On a : | (𝑥 , 𝑦)| = |𝜌(𝑠𝑖𝑛3 𝜃𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)| = 𝜌|𝑠𝑖𝑛3 𝜃𝑐𝑜𝑠 4 𝜃||−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃|
𝜕𝑦
𝜕𝑓
⇒| (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛3 𝜃||𝑐𝑜𝑠 4 𝜃||−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃|
𝜕𝑦
Or: |sin 𝜃| ≤ 1 ⇒ |𝑠𝑖𝑛3 𝜃| ≤ 1, de même : | cos 𝜃 | ≤ 1 ⇒ |𝑐𝑜𝑠 4 𝜃| ≤ 1,
et|−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| ≤ 2|𝑠𝑖𝑛2 𝜃| + 4|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| ≤ 2 + 4 = 6
𝜕𝑓
Finalement : | (𝑥 , 𝑦)|= 𝜌|𝑠𝑖𝑛3 𝜃||𝑐𝑜𝑠 4 𝜃||−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| ≤ 𝜌 × 1 × 1 × 6 = 6𝜌 → 0 quand 𝜌 → 0
𝜕𝑦

14
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0), donc (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0)
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
En résumé : (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) existent et sont continuessur ℝ2 , on en conclut que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦
• Existence et continuité des dérivées partielles secondes sur ℝ2 :
a) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
𝜕2𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 4 𝑥 2 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 + 𝑦 4 𝑥 3 (−4𝑥)(𝑥 2 + 𝑦 2 )−4 − 4(2𝑥)𝑦 4 𝑥 3 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−5
𝜕𝑥 2
𝜕2𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−5 [3(−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 4𝑥 2 (𝑥 2 + 𝑦 2 ) − 8𝑥 2 (−2𝑥 2 + 4𝑦 2 )]
𝜕𝑥 2
𝜕2𝑓 𝑥 2 𝑦 4 (6𝑥 4 − 30𝑥 2 𝑦 2 + 12𝑦 4 )
2
(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 4 (𝑥 2 + 𝑦 2 )−5 (6𝑥 4 − 30𝑥 2 𝑦 2 + 12𝑦 4 ) =
𝜕𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )5
𝜕2 𝑓
(𝑥 , 𝑦)existe et est continue sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
𝜕𝑥 2
b) En (0 , 0)
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕2 𝑓 (0+ℎ ,0) − (0 ,0 ) 0×ℎ3 (−2ℎ2 +4×02 ) − 0 0
- 2
(0 , 0) = lim 𝜕𝑥 𝜕𝑥
= lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ (ℎ2 +02 )4 ℎ→0 ℎ9
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Il en résulte que (0 , 0) existe et (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 2
𝜕2 𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑥 2
𝜕2𝑓 𝑥 2 𝑦 4 (6𝑥 4 − 30𝑥 2 𝑦 2 + 12𝑦 4 )
lim 2
(𝑥 , 𝑦) = lim
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 + 𝑦 2 )5
𝜕2 𝑓 0 𝜕2 𝑓
La fonction partielle (𝑥 , 0) = = 0 ⇒ lim 2 (𝑥 , 0) = 0
𝜕𝑥 2 𝑥 10 𝑥→0 𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝑥 2 𝑥 4 (6𝑥 4 −30𝑥 2 𝑥 2 +12𝑥 4 ) 𝑥 6 (−12𝑥 4 ) 3 𝑥 10 3
La restriction (𝑥 , 𝑥) = = =− →− quand 𝑥 → 0
𝜕𝑥 2 (𝑥 2 +𝑥 2 )5 25 𝑥 10 8 𝑥 10 8
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 3 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Comme lim (𝑥 , 0) = 0 ≠ (𝑥 , 𝑥) = − , ⇒ lim (𝑥 , 𝑦)n’existe pas, il en résulte que n’est pas continue en (0 , 0) et on en
𝑥→0 𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 2 8 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 2
conclut que 𝑓 n’est pas continue sur ℝ2 , donc 𝑓 n’est pas de classe ∁2 sur ℝ2
Finalement, 𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒 ∁1 𝑠𝑢𝑟ℝ2

𝑥 2 −𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑦 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
2- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ définie par : { 𝑥 2 +𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
a- Montrer que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
b- La fonction 𝑓 est-elle de classe ∁2 sur ℝ2 ?

Solution
𝑥 2 − 𝑦2
𝑥𝑦 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥) = { 𝑥 2 + 𝑦2
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) = (0 , 0)
a- Montrons que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
• Continuité de 𝑓sur ℝ2 :
i) 𝑓 est continue sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
ii) En (0 , 0) ∶
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜌2 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃) 𝜌4
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = 𝜌2 𝑐𝑜𝑠𝜃 sin 𝜃 = 2 𝑐𝑜𝑠𝜃 sin 𝜃 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)
𝜌2 𝜌
𝜌4 𝜌4 𝜌4
|𝑓(𝑥 , 𝑦)| = | 2 𝑐𝑜𝑠𝜃 sin 𝜃 (𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛 𝜃)| = 2 |𝑐𝑜𝑠𝜃||sin 𝜃||𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃| ≤ 2 (|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| + |𝑠𝑖𝑛2 𝜃|)
2 2 2
𝜌 𝜌 𝜌
𝜌4 𝜌4 𝜌4
|𝑓(𝑥 , 𝑦)| ≤ (|𝑐𝑜𝑠 2 𝜃| + |𝑠𝑖𝑛2 𝜃|) ≤ (1 + 1) = 2 = 2𝜌2 → 0quand𝜌 → 0
𝜌2 𝜌2 𝜌2
On a donc : lim 𝑓(𝑥, 𝑦) = 0 = 𝑓(0 , 0) ⇒ 𝑓est continue en (0 , 0)
(𝑥,𝑦)→(0 ,0)
En résumé : 𝑓 est continue sur ℝ2 ,
on conclut que 𝑓 est de classe ∁0 sur ℝ2 .
• Existence et continuité des dérivées partielles premières sur ℝ2 :
i) Pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)}
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑦(𝑥 2 − 𝑦 2 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−1 = (𝑥 3 𝑦 − 𝑥𝑦 3 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−1
𝜕𝑓 3𝑥 2 𝑦 − 𝑦 3 2𝑥(𝑥 3 𝑦 − 𝑥𝑦 3 )
(𝑥 , 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 𝑦 3 )(𝑥 2 + 𝑦 2 )−1 − 2𝑥(𝑥 2 + 𝑦 2 )−2 (𝑥 3 𝑦 − 𝑥𝑦 3 ) = 2 −
𝜕𝑥 𝑥 + 𝑦2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
2 3 2 2 3 3
3𝑥 𝑦 − 𝑦 (𝑥 + 𝑦 ) − 2𝑥(𝑥 𝑦 − 𝑥𝑦 )
=
(𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝜕𝑓 3𝑥 𝑦 + 3𝑥 𝑦 − 𝑦 3 𝑥 2 − 𝑦 5 − 2𝑥 4 𝑦 + 2𝑥 2 𝑦 3 4𝑥 2 𝑦 3 + 𝑥 4 𝑦 − 𝑦 5
4 2 3
(𝑥 , 𝑦) = =
𝜕𝑥 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 (𝑥 2 + 𝑦 2 )2
𝑦 2 −𝑥 2 𝑥 2 −𝑦 2 𝜕𝑓 𝜕𝑓 4𝑦 2 𝑥 3 +𝑦 4 𝑥 − 𝑥 5
On a pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 − {(0 , 0)} : 𝑓(𝑦 , 𝑥) = 𝑦𝑥 = −𝑥𝑦 = −𝑓(𝑥 , 𝑦) ⇒ (𝑥 , 𝑦) = − (𝑦 , 𝑥) = −
𝑦 2 +𝑥 2 𝑥 2 +𝑦 2 𝜕𝑦 𝜕𝑥 (𝑦 2 +𝑥 2 )2
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Il en résulte que (𝑥 , 𝑦) et (𝑥 , 𝑦) existent et sont continues sur ℝ2 − {(0 , 0)} d’après les théorèmes généraux.
𝜕𝑥 𝜕𝑦
ii) En (0 , 0) ∶
15
ℎ × 0 ×(ℎ2 − 02 )
𝜕𝑓 𝑓(0 + ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(ℎ , 0) − 𝑓(0 , 0) − 0 0
ℎ2 + 02
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim =0
𝜕𝑥 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ3
0 × 𝑘 × (0 − 𝑘 2 )
2
𝜕𝑓 𝑓(0 , 0 + 𝑘) − 𝑓(0 , 0) 𝑓(0 , 𝑘) − 𝑓(0 , 0) − 0 0
02 + 𝑘 2
(0 , 0) = lim = lim = lim = lim =0
𝜕𝑦 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 3
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
On en conclut que : (0 , 0) et (0 , 0) existent et (0 , 0) = (0 , 0) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑥
𝜕𝑓 4𝑥 2 𝑦 3 + 𝑥 4 𝑦 − 𝑦 5
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )2
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 4(𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)(𝜌3 𝑠𝑖𝑛3 𝜃) + (𝜌4 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃)(𝜌 sin 𝜃) − 𝜌5 𝑠𝑖𝑛5 𝜃
(𝑥 , 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) =
𝜕𝑥 𝜕𝑥 (𝜌2 )2
𝜌5
= 4 (4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 + 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛5 𝜃)
𝜌
𝜕𝑓 𝜌5
| (𝑥 , 𝑦)| = 4 |4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 + 𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛5 𝜃| ≤ 𝜌(|4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃| + |𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃| + | 𝑠𝑖𝑛5 𝜃|) ≤ 6𝜌
𝜕𝑥 𝜌
Car : |4𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛3 𝜃| ≤ 4, |𝑐𝑜𝑠 4 𝜃 sin 𝜃| ≤ 1 𝑒𝑡 |𝑠𝑖𝑛5 𝜃| ≤ 1
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim | (𝑥 , 𝑦)| ≤ lim 6𝜌 = 6 × 0 = 0 ⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0),il en résulte que (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 𝜌 →0 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓
- Continuité de (𝑥 , 𝑦) en (0 , 0)
𝜕𝑦
𝜕𝑓 4𝑥 2 𝑦 3 + 𝑥 4 𝑦 − 𝑦 5
On calcule lim (𝑥 , 𝑦) = lim
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑥 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) (𝑥 2 +𝑦 2 )2
On passe en coordonnées polaires :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝜌 > 0 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋 (𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)quand𝜌 → 0.
𝜕𝑓 𝜕𝑓 4(𝜌2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)(𝜌3 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃) + (𝜌4 𝑠𝑖𝑛4 𝜃)(𝜌 cos 𝜃) − 𝜌5 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃
(𝑥 , 𝑦) = (𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜃) = −
𝜕𝑦 𝜕𝑦 (𝜌2 )2
𝜌5
= − 4 (4𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃 − 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃)
𝜌
𝜕𝑓 𝜌5
| (𝑥 , 𝑦)| = 4 |4𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃 − 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃| ≤ 𝜌(|4𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃| + |𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃| + | 𝑐𝑜𝑠 5 𝜃|) ≤ 6𝜌
2 3
𝜕𝑦 𝜌
Car : |4𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃| ≤ 4, |𝑠𝑖𝑛4 𝜃 cos 𝜃| ≤ 1 𝑒𝑡 |𝑐𝑜𝑠 5 𝜃| ≤ 1
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⇒ lim | (𝑥 , 𝑦)| ≤ lim 6𝜌 = 6 × 0 = 0 ⇒ lim (𝑥 , 𝑦) = 0 = (0 , 0),il en résulte que (𝑥 , 𝑦) est continue en (0 , 0).
(𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 𝜌 →0 (𝑥 ,𝑦)→(0 ,0) 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
En résumé : (𝑥 , 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) existent et sont continues sur ℝ2 , on en conclut que 𝑓 est de classe ∁1 sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
b- Pour répondre à la question, calculons (0 , 0) 𝑒𝑡 (0 , 0)
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 4×0×ℎ3 +04 ×ℎ − ℎ5
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 + ℎ , 0) – (0 , 0) (ℎ , 0) – (0 , 0) − − 0
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 (02 + ℎ2 )2
(0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim = lim
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ ℎ→0 ℎ
𝜕2𝑓 ℎ5
(0 , 0) = lim 5 = 1
𝜕𝑥 𝜕𝑦 ℎ→0 ℎ
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 4×0×𝑘 3 +04 ×𝑘 − 𝑘 5
𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 (0 , 0 + 𝑘) – (0 , 0) (0 , 𝑘) – (0 , 0) − 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 (02 + 𝑘 2 )2
(0 , 0) = ( ) (0 , 0) = lim = lim = lim
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘 𝑘→0 𝑘
𝜕2𝑓 − 𝑘5
(0 , 0) = lim 5 = −1
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑘→0 𝑘
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On constate que (0 , 0) = 1 ≠ (0 , 0) = −1, il en résulte alors du théorème de Schwarz que 𝑓 n’est pas de Classe ∁2 sur ℝ2 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 13
Soit la fonction définie sur ℝ2 par :
𝑥2𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 {𝑥 4
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦 ) = (0 , 0)
1- Montrer que 𝑓 admet en (0 , 0) une dérivée suivant tout vecteur de ℝ2 .
2- Montrer que 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).

Solution
𝑥2𝑦
𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝑦2 { 𝑥4
0 𝑠𝑖 (𝑥 , 𝑦 ) = (0 , 0)
1- Montrons que 𝑓 admet en (0 , 0) une dérivée suivant tout vecteur de ℝ2 :
Soit (ℎ , 𝑘) un vecteur non nul

16
𝑡 2 ℎ2 𝑡𝑘
𝑓(𝑡ℎ , 𝑡𝑘) − 𝑓(0 , 0) 𝑡 4ℎ4+𝑡 2𝑘 2 − 0 𝑡 3 ℎ2 𝑘 ℎ2 𝑘
= = 3 2 4 = 2 4
𝑡 𝑡 𝑡 (𝑡 ℎ + 𝑘 ) 𝑡 ℎ + 𝑘 2
2
ℎ2 𝑘
- Si 𝑘 = 0, → 0 quand 𝑡 → 0, la dérivée au point (0 , 0) suivant le vecteur (ℎ , 𝑘) existe et vaut 0.
𝑡 2 ℎ4 +𝑘 2
ℎ2 𝑘 ℎ2 ℎ2
- Si 𝑘 ≠ 0, → quand 𝑡 → 0, la dérivée au point (0 , 0) suivant le vecteur (ℎ , 𝑘) existe et vaut .
𝑡 2 ℎ4 +𝑘 2 𝑘 𝑘
2- Montrons que 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).
𝑥 4 1
𝑓(𝑥 , 𝑥 2 ) = 4 → ≠ 𝑓(0 , 0) = 0quand 𝑥 → 0, donc 𝑓 n’est pas continue en (0 , 0).
2𝑥 2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 14
1- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ de classe ∁1 sur ℝ2 . On note :
𝑔: ℝ2 → ℝ
(𝑡 , 𝑢) ⟼ 𝑓(2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
Calculer les dérivées partielles premières de 𝑔 en fonction de celles de 𝑓.

2- Calculer les dérivées partielles premières en tout point pour la fonction ℎ suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2
et où on donne :
ℎ(𝑡, 𝑢) = 𝑓(𝑡 2 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ), (𝑡, 𝑢) ∈ ℝ2

3- Calculer les dérivées en tout point pour la fonction 𝑘 suivante, où 𝑓 est une fonction de classe 𝐶1 sur un ouvert de ℝ2 et où on donne :
𝑘(𝑡) = 𝑓(𝑡 2 , 𝑡 3 ), 𝑡 ∈ ℝ

Solution
Rappel de cours sur les dérivées des fonctions composées :
- Cas : ℝ → ℝ2 → ℝ
Soit 𝑓 une fonction de deux variables admettant des dérivées partielles premières. Si 𝑥 et 𝑦 sont deux fonctions dérivables de ℝdans ℝ, alors la
fonction de ℝ dans ℝ définie par 𝑔(𝑡) = 𝑓((𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) est dérivable et :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑔′ (𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑥 ′ (𝑡) + (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑦 ′ (𝑡)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
- Cas : : ℝ2 → ℝ2 → ℝ
Si 𝑓 est une fonction des deux variables 𝑥 et 𝑦, elles-mêmes fonctions des deux variables 𝑢 et 𝑣, on peut définir la fonction composée :
𝑔(𝑢 , 𝑣) = 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣) )
et écrire, lorsque les diverses dérivées partielles qui interviennent sont définies :
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑢 , 𝑣) = (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣) + (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣)
𝜕𝑢 𝜕𝑥 𝜕𝑢 𝜕𝑦 𝜕𝑢
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑢 , 𝑣) = (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣) + (𝑥(𝑢 , 𝑣) , 𝑦(𝑢 , 𝑣)) × (𝑢 , 𝑣
𝜕𝑣 𝜕𝑥 𝜕𝑣 𝜕𝑦 𝜕𝑣

1- Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ de classe ∁1 sur ℝ2 . On note :


𝑔: ℝ2 → ℝ
(𝑡 , 𝑢) ⟼ 𝑓(2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
Calcul des dérivées partielles premières de 𝑔 :
On se trouve dans les cas : ℝ2 → ℝ2 → ℝ
On applique la formule ci-dessus à la fonction 𝑔(𝑡 , 𝑢) = 𝑓(2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑡 , 𝑢) = (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢) + (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢)
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑡 𝜕𝑦 𝜕𝑡
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑡 , 𝑢) = (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢) + (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢)
𝜕𝑢 𝜕𝑥 𝜕𝑢 𝜕𝑦 𝜕𝑢
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑥 = 2𝑡 − 𝑢 𝑦 = 4𝑡 + 3𝑢⇒ (𝑡 , 𝑢) = 2 (𝑡 , 𝑢) = 4 (𝑡 , 𝑢) = −1 (𝑡 , 𝑢) = 3
𝜕𝑡 𝜕𝑡 𝜕𝑢 𝜕𝑢
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑡 , 𝑢) = (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢) × 2 + (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢) × 4 = 2 (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢) + 4 (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑡 , 𝑢) = (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢) × (−1) + (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢) × 3 = − (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢) + 3 (2𝑡 − 𝑢 , 4𝑡 + 3𝑢)
𝜕𝑢 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
2- Calcul des dérivées partielles premières de ℎ:
On se trouve dans les cas : ℝ2 → ℝ2 → ℝ
On applique la formule ci-dessus à la fonction ℎ(𝑡 , 𝑢) = 𝑓( 𝑡 2 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 )
𝜕ℎ 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑡 , 𝑢) = (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢) + (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢)
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑡 𝜕𝑦 𝜕𝑡
𝜕ℎ 𝜕𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑓 𝜕𝑦
(𝑡 , 𝑢) = (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢) + (𝑥(𝑡 , 𝑢) , 𝑦(𝑡 , 𝑢)) × (𝑡 , 𝑢)
𝜕𝑢 𝜕𝑥 𝜕𝑢 𝜕𝑦 𝜕𝑢
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑥 = 𝑡 2 + 2𝑢2 𝑦 = 𝑒 𝑡𝑢 ⇒ (𝑡 , 𝑢) = 2𝑡 (𝑡 , 𝑢) = 𝑢𝑒 𝑡𝑢 (𝑡 , 𝑢) = 4𝑢 (𝑡 , 𝑢) = 𝑡 𝑒 𝑡𝑢
𝜕𝑡 𝜕𝑡 𝜕𝑢 𝜕𝑢
𝜕ℎ 𝜕𝑓 2 𝜕𝑓 2
(𝑡 , 𝑢) = (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) × (2𝑡) + (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) × ( 𝑢𝑒 𝑡𝑢 )
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 2 𝜕𝑓 2
= 2𝑡 (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) + 𝑢𝑒 𝑡𝑢 (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 )
𝜕𝑥 𝜕𝑦

17
𝜕ℎ 𝜕𝑓 2 𝜕𝑓 2
(𝑡 , 𝑢) = (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) × (4𝑢) + (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) × ( 𝑡𝑒 𝑡𝑢 )
𝜕𝑢 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 2
= 4𝑢 (𝑡 2 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 ) + 𝑡𝑒 𝑡𝑢 (𝑡 + 2𝑢2 , 𝑒 𝑡𝑢 )
𝜕𝑥 𝜕𝑦
1- Calcul de la dérivée de 𝑘:
On se trouve dans le Cas : ℝ → ℝ2 → ℝ
On applique la formule du cours à la fonction 𝑘(𝑡) = 𝑓(𝑡 2 , 𝑡 3 )
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑘 ′ (𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑥 ′ (𝑡) + (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) × 𝑦 ′ (𝑡)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑥 = 𝑡2 𝑦 = 𝑡 3 𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 𝑦 ′ (𝑡) = 3𝑡 2
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑘 ′ (𝑡) = (𝑡 2 , 𝑡 3 ) × (2𝑡) + (𝑡 2 , 𝑡 3 ) × (3𝑡 2 ) = 2𝑡 (𝑡 2 , 𝑡 3 ) + 3𝑡 2 (𝑡 2 , 𝑡 3 ).
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 15
5- Calculer les différentielles des fonctions suivantes :
𝑥 𝑥+𝑦
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln sin • 𝑔(𝑥 , 𝑦) =
𝑦 𝑥𝑦

6- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥, 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 + (𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
c- 𝜔 est-elle fermée ?
d- 𝜔 est-elle exacte ?

2𝑥𝑦𝑑𝑥−(1−𝑥 2 )𝑑𝑦
7- Soit 𝜔 une forme différentielle définie surΩ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≠ 0}par : 𝜔(𝑥, 𝑦) =
𝑦2
c- 𝜔 est-elle fermée ?
d- 𝜔 est-elle exacte ?
𝑦 𝑥
8- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝜔est-elle exacte ?

Solution
1- Calcul des différentielles de fonctions :
1 𝑥 𝑥 𝑥
𝑥 𝜕𝑓 𝑦 cos 𝑦 1 𝑥 𝜕𝑓 − 𝑦2 cos 𝑦 𝑥 𝑥
• 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln sin = 𝑥 = 𝑐𝑜𝑡𝑔 = 𝑥 = − 2 𝑐𝑜𝑡𝑔
𝑦 𝜕𝑥 sin 𝑦 𝑦 𝜕𝑦 sin 𝑦 𝑦
𝑦 𝑦
1 𝑥 𝑥 𝑥
𝑑𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑑𝑥 − 2 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑑𝑦
𝑦 𝑦 𝑦 𝑦
𝑥 + 𝑦 𝜕𝑔 𝑥𝑦 − (𝑥 + 𝑦)𝑦 −𝑦 2 −1 𝜕𝑔 𝑥𝑦 − (𝑥 + 𝑦)𝑥 −𝑥 2 −1
• 𝑔(𝑥 , 𝑦) = = = = = = 2 2 = 2 (𝑥 , 𝑦) ≠ (0 , 0)
𝑥𝑦 𝜕𝑥 𝑥 2𝑦2 𝑥 2 𝑦 2 𝑥 2 𝜕𝑦 𝑥 2𝑦2 𝑥 𝑦 𝑦
−1 1
𝑑𝑔 = 2 𝑑𝑥 − 2 𝑑𝑦
𝑥 𝑦

2- Rappels de cours sur les formes différentielles :


Soit Ωun ouvert non vide de ℝ2 et 𝑓 une application réelle de classe ∁1 définie sur Ω.
Soit 𝜔 une différentielle définie sur Ω : 𝜔 = 𝑃𝑑𝑥 + 𝑄𝑑𝑦
 Définition
a- On dit que 𝜔 est exacte lorsqu’il existe une fonction réelle 𝑓 de classe ∁1 définie sur Ω telle que 𝜔 = 𝑑𝑓
On dit alors que 𝑓 est une primitive de 𝜔.
𝜕𝑃 𝜕𝑄
b- Lorsque 𝜔 est classe ∁1 , on dit qu’elle est fermée lorsque = .
𝜕𝑦 𝜕𝑥

 Soit 𝜔 une forme différentielle définie surΩ, de classe ∁1 .


Si 𝜔 est exacte, alors 𝑓 est fermée.
La réciproque est fausse.

- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥, 𝑦) = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 + (𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
Posons : 𝑃(𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥 et 𝑄(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 ⇒ 𝜔(𝑥, 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦
𝜕𝑃 𝜕𝑄
a- (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 − 8𝑦 (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 − 8𝑦
𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝑃 𝜕𝑄
On a : (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) ⇒ 𝜔 est fermée.
𝜕𝑦 𝜕𝑥

b- On dit que 𝜔 est exacte lorsqu’il existe une fonction réelle 𝑓 de classe ∁1 définie sur ℝ2 telle que 𝜔 = 𝑑𝑓
Il s’agit donc ici de trouver la fonction 𝑓 s’il existe
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Si 𝑓 existe, alors on a : 𝑑𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 = 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 = (3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥)𝑑𝑥 +
𝜕𝑥 𝜕𝑦
(𝑥 3 − 8𝑥𝑦)𝑑𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Par identification : on a (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 𝑦 − 4𝑦 2 − 2𝑥et (𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦, pour trouver l’expression de 𝑓, on intègre d’abord (𝑥 , 𝑦) par
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
rapport à 𝑥 en gardant 𝑦 constante ⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3𝑦 − 4𝑦 2 𝑥 − 𝑥2 + 𝐶(𝑦), 𝐶(𝑦) est la constante d’intégration par rapport à 𝑥.

18
𝜕𝑓
Ensuite, on dérive 𝑓(𝑥 , 𝑦) par rapport à 𝑦 (en gardant 𝑥 constante), ⇒ (𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 + 𝐶 ′ (𝑦)
𝜕𝑦
Par identification, on a : 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 + 𝐶 ′ (𝑦) = 𝑥 3 − 8𝑥𝑦 ⇒ 𝐶 ′ (𝑦) = 0 ⇒ 𝐶(𝑦) = 𝐾, 𝐾 ∈ ℝ
Finalement, la fonction 𝑓 cherchée existe et a pour expression : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 𝑦 − 4𝑦 2 𝑥 − 𝑥 2 + 𝐾
Conclusion : 𝜔 une forme différentielle exacte.

2𝑥𝑦𝑑𝑥−(1−𝑥 2 )𝑑𝑦
3- Soit 𝜔 une forme différentielle définie surΩ = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≠ 0}par : 𝜔(𝑥, 𝑦) =
𝑦2
2𝑥 1−𝑥 2 2𝑥 1−𝑥 2
a- 𝜔(𝑥, 𝑦) = 𝑑𝑥 −
𝑑𝑦 = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 avec 𝑃(𝑥 , 𝑦) = et 𝑄(𝑥 , 𝑦) =
𝑦 𝑦2 𝑦 𝑦2
𝜕𝑃 2𝑥 𝜕𝑄 2𝑥
(𝑥 , 𝑦) = − 2 (𝑥 , 𝑦) = − 2
𝜕𝑦 𝑦 𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑃 𝜕𝑄
On a : (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) ⇒ 𝜔 est fermée
𝜕𝑦 𝜕𝑥
b- On dit que 𝜔 est exacte lorsqu’il existe une fonction réelle 𝑓 de classe ∁1 définie sur Ω telle que 𝜔 = 𝑑𝑓
Il s’agit donc ici de trouver a fonction 𝑓 s’il existe
𝜕𝑓 𝜕𝑓
Si 𝑓 existe, alors on a : 𝑑𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦 = 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 2𝑥 𝜕𝑓 1−𝑥 2
Par identification, on a : (𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦) = et (𝑥 , 𝑦) = 𝑄(𝑥 , 𝑦) =
𝜕𝑥 𝑦 𝜕𝑦 𝑦2
𝜕𝑓 𝑥2
Pour trouver l’expression de 𝑓, on intègre d’abord (𝑥 , 𝑦) par rapport à 𝑥 en gardant 𝑦 constante ⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) = + 𝐶(𝑦)
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑓 𝑥2 ′
Ensuite, on dérive 𝑓(𝑥 , 𝑦) par rapport à 𝑦 (en gardant 𝑥 constante), ⇒ (𝑥 , 𝑦) = − + 𝐶 (𝑦)
𝜕𝑦 𝑦2
𝑥2 1−𝑥 2 1 𝑥2 1 1
Par identification, on a : = − + 𝐶 ′ (𝑦) = = − ⇒ 𝐶 ′ (𝑦) = ⇒ 𝐶(𝑦) = − + 𝐾, 𝐾 ∈ ℝ
𝑦2 𝑦2 𝑦2 𝑦2 𝑦2 𝑦
𝑥2 1
Finalement, la fonction 𝑓 cherchée existe et a pour expression : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = − + 𝐾, 𝐾 ∈ ℝ
𝑦 𝑦
Conclusion : 𝜔 une forme différentielle exacte.
𝑦 𝑥
4- Soit 𝜔 une forme différentielle définie sur ℝ2 par : 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝑦 𝑥
Posons : 𝑃(𝑥 , 𝑦) = et 𝑄(𝑥 , 𝑦) = ⇒ 𝜔(𝑥 , 𝑦) = 𝑃(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑦
𝑥 2 +1 𝑦 2 +1
𝜕𝑃 1 𝜕𝑄 1
On a : (𝑥 , 𝑦) = et (𝑥 , 𝑦) =
𝜕𝑦 𝑥 2 +1 𝜕𝑥 𝑦 2 +1
𝜕𝑃 𝜕𝑄
On a ici : (𝑥 , 𝑦) ≠ (𝑥 , 𝑦) ⇒ 𝜔 n’est pas fermée.
𝜕𝑦 𝜕𝑥
Conclusion : comme 𝜔 n’est pas fermée, alors elle n’est pas exacte.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 16
1- Former le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦:
2- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦):
3- Former le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (2 , 1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3
4- Former le développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (1 , −1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦 ln(𝑒 + 𝑥 + 𝑦)

Solution
1- Développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦:
Développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction
𝑥2 𝑥3
𝑒 𝑥 = 1 + 𝑥 + + + 𝑜(𝑥 3 )
2 6
𝑦3
sin 𝑦 = 𝑦 − + 𝑜(𝑦 3 )
6
Notons 𝜌 = √𝑥 2 + 𝑦 2 pour la commodité de notation
Le développement limité à l’ordre 3, au voisinage de (0 , 0), de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦 ∶
𝑥2 𝑥3 𝑦3 𝑦3 𝑥2𝑦
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥 sin 𝑦 = (1 + 𝑥 + + + 𝑜(𝑥 3 )) (𝑦 − + 𝑜(𝑦 3 )) = 𝑦 − + 𝑥𝑦 + + 𝑜(𝜌3 )
2 6 6 6 2
3𝑥 2 𝑦 − 𝑦 3
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 + 𝑥𝑦 + + 𝑜(𝜌3 ).
6

2- Le développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦)
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de (1 + 𝑥)2 = 1 + 2𝑥 + 𝑥 2 + 𝑜(𝑥 2 ).
(𝑥−𝑦)2
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de cos(𝑥 − 𝑦) = 1 − + 𝑜(𝜌2 ).
2
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0), de la fonction
(𝑥−𝑦)2 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 − 𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = (1 + 𝑥)2 cos(𝑥 − 𝑦) = ( 1 + 2𝑥 + 𝑥 2 + 𝑜(𝑥 2 )) (1 − + 𝑜(𝜌2 )) = 1 + 2𝑥 + + 𝑜(𝜌2 ).
2 2

3- Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (2 , 1), de la fonction de deux variables 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3


On pose : ℎ = 𝑥 − 2 → 0 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑥 → 2, 𝑘 = 𝑦 − 1 → 0 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑦 → 0, et par commodité 𝜌 = √ℎ2 + 𝑘 2
ℎ = 𝑥−2⇒ 𝑥 = ℎ+2 𝑘 =𝑦−1⇒𝑦 =1+𝑘 (ℎ, 𝑘) → (0 , 0)quand(𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)
Le développement limité de 𝑓(𝑥 , 𝑦) au voisinage de (2 , 1) est égal au développement de 𝑓(ℎ + 2 , 1 + 𝑘) au voisinage de (0 , 0)
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3 = (ℎ + 2)2 (1 + 𝑘)3

19
ℎ ℎ2
Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de (ℎ + 2)2 = 4(1 + )2 = 4 (1 + ℎ + + 𝑜(ℎ2 )) = 4 + 4ℎ + ℎ2 + 𝑜(ℎ2 )
2 4

Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de (1 + 𝑘)3 = 1 + 3𝑘 + 3𝑘 2 + 𝑜(𝑘 2 )


Développement limité à l’ordre 2, au voisinage de (0 , 0) de (ℎ + 2)2 (1 + 𝑘)3 = (4 + 4ℎ + ℎ2 + 𝑜(ℎ2 ))(1 + 3𝑘 + 3𝑘 2 + 𝑜(𝑘 2 ))
ℎ2
= 4 + 4(3𝑘 + ℎ) + 12 (ℎ𝑘 + + 𝑘 2 ) + 𝑜(𝜌2 ).
12
(𝑥−2)2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3 = 4 + 4(3(𝑦 − 1) + (𝑥 − 2)) + 12((𝑥 − 2)(𝑦 − 1) + + (𝑦 − 1)2 ) + 𝑜(𝜌2 ). (on peut encore simplifier)
12

a- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦 ln(𝑒 + 𝑥 + 𝑦) au voisinage de (1 , −1) à l’ordre 1.


On pose : ℎ = 𝑥 − 1 → 0 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑥 → 1, 𝑘 = 𝑦 + 1 → 0 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑦 → −1, et par commodité 𝜌 = √ℎ2 + 𝑘 2
ℎ = 𝑥−1⇒ 𝑥 = ℎ+1 𝑘 =𝑦+1⇒𝑦=𝑘−1 (ℎ, 𝑘) → (0 , 0)quand(𝑥 , 𝑦) → (0 , 0)
Le développement limité de 𝑓(𝑥 , 𝑦) au voisinage de (1 , −1) est égal au développement de 𝑓(ℎ + 1 , 𝑘 − 1) au voisinage de (0 , 0)
ℎ 𝑘 ℎ 𝑘
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦 ln(𝑒 + 𝑥 + 𝑦) = 𝑒 (1+ℎ)(𝑘−1) ln(𝑒 + ℎ + 𝑘) = 𝑒 𝑘−1−ℎ+ℎ𝑘 ln 𝑒(1 + + ) = 𝑒 −1−ℎ+𝑘+ℎ𝑘 (1 + ln( 1 + + ))
𝑒 𝑒 𝑒 𝑒
Développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (0 , 0) de 𝑒 −1−ℎ+𝑘+ℎ𝑘 = 𝑒 −1 (1 + (−ℎ + 𝑘) + 𝑜(𝜌))
ℎ 𝑘 ℎ 𝑘
Développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (0 , 0) de (1 + ln( 1 + + )) = 1 + + + 𝑜(𝜌)
𝑒 𝑒 𝑒 𝑒
⇒Le Développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (0 , 0)de :
ℎ 𝑘 ℎ 𝑘
𝑒 (1+ℎ)(𝑘−1) ln(𝑒 + ℎ + 𝑘) = (𝑒 −1 (1 + (−ℎ + 𝑘) + 𝑜(𝜌)) (1 + + + 𝑜(𝜌)) = 𝑒 −1 (1 + + + (−ℎ + 𝑘) + 𝑜(𝜌))
𝑒 𝑒 𝑒 𝑒
(1+ℎ)(𝑘−1) −1
1 1
𝑒 ln(𝑒 + ℎ + 𝑘) = 𝑒 (1 + ( − 1) ℎ + ( + 1) 𝑘 + 𝑜(𝜌))
𝑒 𝑒
1 1
Finalement, le Développement limité à l’ordre 1, au voisinage de (1 , −1)de 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 −1 [1 + ( − 1) (𝑥 − 1) + ( + 1) (𝑦 + 1)] + 𝑜(𝜌)
𝑒 𝑒

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 17
1- . Montrer que l’équation 𝑒 𝑥𝑦 − 𝑦 = 0 définit implicitement 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de ( 0 , 1). Calculer sa dérivée au point
(0 , 1)
2- Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ3 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑥 3 + 4𝑥𝑦 + 𝑧 2 − 3𝑦𝑧 2 − 3 . Montrer que l’équation 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 0 permet
𝜕𝑧 𝜕𝑧
d’exprimer𝑧 en fonction de (𝑥 , 𝑦) dans un voisinage de (1,1,1). Calculer alors : (1 , 1) (1 , 1).
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3- Montrer que l’équation sur ℝ2 : 𝑥 3 + 𝑦 3 = 2𝑥𝑦 permet d’exprimer 𝑦 en fonction de 𝑥 dans un voisinage de (1 , 1) . Calculer sa dérivée
au point (1 , 1)

Solution
Rappels de cours :
Théorème des fonctions implicites :
Soient 𝑓 une fonction numérique définie sur un ouvert Ω de ℝ2 , et (𝑥0 , 𝑦0 ) un point de Ω tel que 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) = 0, si la fonction 𝑓 admet des
𝜕𝑓
dérivées partielles premières par rapport à 𝑥 et à 𝑦 continues sur Ω et si (𝑥0 , 𝑦0 ) ≠ 0, il existe un intervalle ouvert 𝐼 de centre 𝑥0 et un
𝜕𝑦
intervalle ouvert 𝐽 de centre 𝑦0 tels que l’équation 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 0 définisse une fonction implicite 𝜑 sur 𝐼 à valeurs dans 𝐽.
𝜕𝑓
(𝑥 ,𝑦)
De plus, la fonction implicite 𝜑 ainsi définie est continument dérivable sur 𝐼, et sa dérivée est donnée par : 𝜑 ′ (𝑥) = − 𝜕𝑥
𝜕𝑓
(𝑥 ,𝑦)
𝜕𝑦
1- Soit la fonction définie 𝑓 définie sur ℝ2
par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑒 𝑥𝑦
−𝑦
• On a : 𝑓(0 , 1) = 𝑒1×0 − 1 = 1 − 1 = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (𝑥 , 𝑦) = 𝑦𝑒 𝑥𝑦 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) = 𝑥𝑒 𝑥𝑦 − 1, 𝑓 possède donc des dérivées partielles premières continues
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
• (0 , 1) = 0 × 𝑒1×0 − 1 = −1 ≠ 0
𝜕𝑦
Puisque :
- 𝑓(0 , 1) = 0
- 𝑓 possède des dérivées partielles premières continues
𝜕𝑓
- (0 , 1) = −1 ≠ 0
𝜕𝑦
le théorème des fonctions implicites nous assure qu’on peut exprimer 𝑦 = 𝜑(𝑥) en fonction de 𝑥 dans un voisinage du point (0 , 1) et
𝜕𝑓
(0,1) 1
que : 𝜑 ′ (0) = − 𝜕𝑓
𝜕𝑥
=− =1
(0,1) −1
𝜕𝑦
2- Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ3 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑥 3 + 4𝑥𝑦 + 𝑧 2 − 3𝑦𝑧 2 − 3
• On a : 𝑓(1,1,1) = 6 − 6 = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 3𝑥 2 + 4𝑦 (𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 4𝑥 − 3 𝑧 2 (𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 2𝑧 − 6𝑦𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (1 , 1,1) = −4 ≠ 0 (1 , 1,1) = 7 (1 , 1,1) = 1
𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
Puisque 𝑓(1,1,1) = 0 et (1 , 1,1) = −4 ≠ 0 , le théorème des fonctions implicites nous assure qu’on peut exprimer 𝑧 en fonction de (𝑥 , 𝑦)
𝜕𝑧
dans un voisinage du point (1 , 1,1) et que :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕𝑧 (1,1,1) 7 𝜕𝑧 (1,1,1) 1
𝜕𝑦
(1,1) = − 𝜕𝑥 = 𝑒𝑡 (1,1) = − =
𝜕𝑥 𝜕𝑓
(1,1,1) 4 𝜕𝑦 𝜕𝑓
(1,1,1) 4
𝜕𝑧 𝜕𝑧

20
3- Soit la fonction 𝑓 définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 𝑦 3 − 2𝑥𝑦
• On a : 𝑓(1 , 1) = 1 + 1 − 2 × 1 × 1 = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓
• (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 − 2𝑦 𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 2 − 2𝑥, 𝑓 possède donc des dérivées partielles premières continues
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
• (1 , 1) = 3 − 2 = 1 ≠ 0
𝜕𝑦
𝜕𝑓
Puisque 𝑓(1 , 0) = 0 et (1 , 0) = 1 ≠ 0, le théorème des fonctions implicites nous assure qu’on peut exprimer 𝑦 = 𝜑(𝑥) (en fonction de 𝑥)
𝜕𝑦
𝜕𝑓
(1,1) 1
dans un voisinage du point (1 , 1) et que : 𝜑 ′ (1) = − 𝜕𝑥
𝜕𝑓 = − = −1
(1,1) 1
𝜕𝑦

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 18
𝑥𝑦
Montrer que l’application : 𝑓: (𝑥 , 𝑦) ↦ 𝑥2 +2𝑦2
est bornée sur ℝ2 .
1+𝑒

Solution
𝑥𝑦 2
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 2 2 𝐷𝑓 = ℝ
1 + 𝑒 𝑥 +2𝑦
Posons pour tout (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡 = 𝑥 2 + 𝑦 2 𝑡 ∈ [0 ; +∞[
Remarquons que : (𝑥 + 𝑦)2 = 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 + 𝑦 2 ≥ 0 ⇒ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ −2𝑥𝑦 ⇒ |𝑥 2 + 𝑦 2 | ≥ | − 2𝑥𝑦| ≥ |𝑥𝑦|
⇒𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ |𝑥𝑦|,donc : 𝑡 ≥ |𝑥𝑦|
2 2 2 2 2 2 2 2 1 1
Remarquons que 𝑥 2 + 2𝑦 2 ≥ 𝑥 2 + 𝑦 2 ⇒ 𝑒 𝑥 +2𝑦 ≥ 𝑒 𝑥 +𝑦 ⇒ 1 + 𝑒 𝑥 +2𝑦 ≥ 1 + 𝑒 𝑥 +𝑦 = 1 + 𝑒 𝑡 ⇒ 2 +2𝑦2 ≤
1+𝑒 𝑥 1+𝑒 𝑡
|𝑥𝑦| |𝑥𝑦| 𝑡 𝑡
D’où : |𝑓(𝑥 , 𝑦)| = 2 +2𝑦2 ≤ ≤ ≤ = 𝑡𝑒 −𝑡
1+𝑒 𝑥 1+𝑒 𝑡 1+𝑒 𝑡 𝑒 −𝑡
On considère la fonction 𝑔 définie pour tout 𝑡 ∈ [0 ; +∞[ par : 𝑔(𝑡) = 𝑡 𝑒 −𝑡 𝑔(0) = 0 lim 𝑔(𝑡) = lim −(−𝑡)𝑒 −𝑡 = 0
𝑡→+∞ 𝑡→+∞
Pour tout 𝑡 ∈ [0 ; +∞[, 𝑔′ (𝑡) = (1 − 𝑡)𝑒 −𝑡 𝑔′ (𝑡) = 0 𝑠𝑖 𝑡 = 0 𝑔′ (𝑡) > 0 ∀𝑡 ∈ [0, 1[
Tableau de variation de 𝑔:

𝑡 0 1 +∞
𝑔′ (𝑡) + 0 −
𝑒 −1
𝑔(𝑡)

0 0

On a pour tout 𝑡 ∈ [0 ; +∞[, 0 ≤ 𝑔(𝑡) ≤ 𝑒 −1


Comme |𝑓(𝑥 , 𝑦)| ≤ 𝑔(𝑡) ⇒ 0 ≤ |𝑓(𝑥 , 𝑦)| ≤ 𝑒 −1 ⇒ −𝑒 −1 ≤ 𝑓(𝑥 , 𝑦) ≤ 𝑒 −1
Ce qui montre que 𝑓 est bornée.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 19
1- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 − 3𝑥 − 6𝑦
a- Déterminer les points critiques de 𝑓
b- Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 .
c- La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux sur ℝ2 ?

2- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥𝑦 2 − 15𝑥 − 12𝑦.


a- Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 . La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?
b- Déterminer le maximum et le minimum de 𝑓 sur l’ensemble 𝐾 = { (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 3}

3- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 3 .


Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 . La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?

4- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2

5- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦

6- Déterminer le minimum et le maximum de la fonction :


𝑓: [0 ; 1]2 → ℝ
(𝑥 , 𝑦) ↦ 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 − 2𝑦 2 + 𝑥 + 3𝑦

Solution
1- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 − 3𝑥 − 6𝑦, 𝑓 est définie sur ℝ2
a- Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓 :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 + 𝑦 − 3 (𝑥 , 𝑦) = 𝑥 + 2𝑦 − 6
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
2𝑥 + 𝑦 − 3 = 0 (1)
c'est-à-dire : { On résout ce système d’équation : de (1) on obtient : 𝑦 = −2𝑥 + 3
𝑥 + 2𝑦 − 6 = 0 (2)
En remplaçant cette expression de 𝑦 dans (2) il en résulte que : 𝑥 + 2(−2𝑥 + 3) − 6 = 0 ⇒ −3𝑥 = 0 ⇒ 𝑥 = 0 et 𝑦 = 3
21
Le point (0 , 3) est le seul point critique de 𝑓
b- Détermination d’extremum local de 𝑓 :
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 2 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 0 2 (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦) = 2𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 0𝑇 = (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
Donc, au point critique(0 , 3) : 𝑅 = 2 𝑆=0 𝑒𝑡 𝑇 = 2
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 2 × 2 − 02 = 4 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (0 , 3). Comme 𝑅 > 0, 𝑓 présente un minimum
local en (0 , 3) et 𝑓(0 , 3) = −9 minimum local : 𝑓(0 , 3) = −9
c- Recherche d’extremum global
 𝑓(𝑥, 0) = 𝑥 2 − 3𝑥 lim 𝑓(𝑥, 0) = lim (𝑥 2 − 3𝑥 ) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée donc elle n’a pas de maximum global.
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
 Etudions directement le signe de la différence 𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(𝑥0 + ℎ, 𝑦0 + 𝑘) − 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) (𝑥0 , 𝑦0 ) étant le point critique de 𝑓.
Si cette différence est de signe constant pour ℎ et 𝑘quelconques, (𝑥0 , 𝑦0 ) est un extremum global (un maximum si 𝐷 ≤ 0, un minimum
si 𝐷 ≥ 0).
(𝑥0 , 𝑦0 ) = (0, 3)
𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) = ℎ2 + ℎ(3 + 𝑘) + (3 + 𝑘)2 − 3ℎ − 6(3 + 𝑘) = ℎ2 + 3ℎ + ℎ𝑘 + 9 + 6𝑘 + 𝑘 2 − 3ℎ − 18 − 6𝑘
1 3
𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) = ℎ2 + ℎ𝑘 + 𝑘 2 − 9 = (ℎ + 𝑘)2 + 𝑘 2 − 9𝑓(0, 3) = −9
2 4
1 3 1 3
𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(0 + ℎ, 3 + 𝑘) − 𝑓(0, 3) = (ℎ + 𝑘)2 + 𝑘 2 − 9 − (−9) = (ℎ + 𝑘)2 + 𝑘 2 ≥ 0 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2
2 4 2 4
𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) − 𝑓(0, 3) ≥ 0 ⇒ 𝑓(ℎ, 3 + 𝑘) ≥ 𝑓(0, 3) = −9 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2 , il en résulte que 𝑓(0, 3) = −9 est un minimum
global de 𝑓sur ℝ2 .

2- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥𝑦 2 − 15𝑥 − 12𝑦.


a- Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 . La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?
b- Déterminer le maximum et le minimum de 𝑓 sur l’ensemble 𝐾 = { (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 3}

Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥𝑦 2 − 15𝑥 − 12𝑦 𝑓est définie sur ℝ2
a- Détermination d’extremum local de 𝑓 sur ℝ2
 Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 + 3𝑦 2 − 15 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥𝑦 − 12
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3𝑥 2 + 3𝑦 2 − 15 = 0 (1) 2
c'est-à-dire : { On résout ce système d’équation : de (2) on obtient : 𝑦 = 𝑥≠0
6𝑥𝑦 − 12 = 0 (2) 𝑥
2 4
En remplaçant cette expression de 𝑦 dans (2) il en résulte que : 𝑥 2 + ( )2 − 5 = 0 ⇒ 𝑥 2 + 2 − 5 = 0 ⇒ 𝑥 4 − 5𝑥 2 + 4 = 0 (3) (𝑥 ≠ 0)
𝑥 𝑥
On résout cette équation bicarré : on pose 𝑋 = 𝑥 𝑋 > 0 l’équation (3) devient : 𝑋 − 5𝑋 + 4 = 0 (3′ ) 𝑋 > 0
2 2
5+3 5−3
∆= 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 = 25 − 16 = 9 𝑋′ = = 4 𝑋 ′′ = =1
2 2
𝑋 = 4 ⇒ 𝑥 = 2 𝑜𝑢 𝑥 = −2
𝑋 = 1 ⇒ 𝑥 = 1 𝑜𝑢 𝑥 = −1
2 2
Pour 𝑥 = 2 𝑦 = = 1 pour 𝑥 = −2 𝑦 = = −1
𝑥 𝑥
2 2
Pour 𝑥 = 1 𝑦 = = 2 pour 𝑥 = −1 𝑦 = = −2
𝑥 𝑥
Finalement, l’ensemble de points critiques : { (2 , 1), (−2 , −1), (1 , 2), (−1, −2)}
 Détermination d’extremum local de 𝑓
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦𝑇 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
- Au point critique (2 , 1) : 𝑅 = 12 𝑆=6 𝑇 = 12
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 144 − 36 = 108 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (2 , 1) , comme 𝑅 = 12 > 0 , 𝑓 présente un
minimum local en (2 , 1) minimum local : 𝑓(2 , 1) = −28
- Au point critique (−2 , −1) : 𝑅 = −12 𝑆 = −6 𝑇 = −12
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 144 − 36 = 108 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (−2 , −1), comme 𝑅 = −12 < 0, 𝑓 présente un
maximum local en (−2 , −1) maximum local : 𝑓(−2 , −1) = −28
- Au point critique (1 , 2) : 𝑅 = 6 𝑆 = 12 𝑇=6
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 36 − 144 = −108 < 0, donc il n’y a pas d’extremum local.
- Au point critique (−1 , −2) : 𝑅 = −6 𝑆 = −12 𝑇 = −6
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 36 − 144 = −108 < 0, donc il n’y a pas d’extremum local.
 Détermination d’extremum global de 𝑓
On remarque que la restriction de 𝑓 : 𝑓(𝑥, 0) = 𝑥 3 − 15𝑥 et
lim 𝑓(𝑥, 0) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un maximum global sur ℝ2
𝑥→+∞
lim 𝑓(𝑥, 0) = −∞ ⇒ 𝑓 n’est pas minorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un minimum global sur ℝ2
𝑥→−∞
b- Détermination des extremums locaux et globaux de 𝑓 sur l’ensemble 𝐾 = { (𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥 ≤ 3}

22
Représentation graphique de l’ensemble 𝐾 :
On trace les droites d’équation : 𝑥 = 0, 𝑥 = 3, 𝑦 = 0 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥.

On voit que 𝐾 est un triangle fermé borné, donc compact. Comme 𝑓 est continue, elle est bornée et atteint ses bornes sur 𝐾.
La méthode de recherche d’extremums d’une fonction à deux variables sur un ensemble compact n’est pas la même que celle effectuée sur un ouvert.
En général, on décompose le compact 𝐾 en deux sous ensembles 𝐾1 𝑒𝑡 𝐾2 : 𝐾 = 𝐾1 ∪ 𝐾2
𝐾1 étant l’intérieur de l’ensemble 𝐾 (càd la frontière de 𝐾 est exclue de l’étude).
𝐾2 étant la frontière de l’ensemble 𝐾.
Dans un premier temps, on recherche les extremums de 𝑓sur 𝐾1 , pour cela on applique la méthode utilisée dans la solution de la question 𝑎) car 𝐾1
est un ouvert. On ne retient que les points critiques appartenant à 𝐾1 .
Dans un second temps, on recherche les extremums de 𝑓sur 𝐾2 .
Dans un troisième temps, on fait le synthèse des résultats obtenus sur 𝐾1 𝑒𝑡 𝐾2 : le maximum de 𝑓 sur 𝐾 étant le maximum de 𝑓 sur 𝐾1 𝑒𝑡 𝐾2 :
𝑀𝑎𝑥 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾 = max{max 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾1 , 𝑚𝑎𝑥 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾2 }
𝑀𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾 = min{min 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾1 , min 𝑑𝑒 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐾2 }
N.B : il est à remarquer que les extremums d’une fonction de 2 variables sur un compact sont des extremums globaux ou absolus. On ne parle pas
d’extremums locaux sur un compact.

On fait l’étude dans 2 cas :


- 1er cas : on considère l’intérieur de l’ensemble 𝐾 (càd la frontière de 𝐾 est exclue de l’étude).
L’intérieur de 𝐾 est ouvert, si la fonction 𝑓 présente un extremum en un point (𝑎 , 𝑏) situé à l’intérieur de 𝐾, alors le point (𝑎 , 𝑏) est un point critique,
donc ce ne peut être que le point critique (2 , 1) trouvé dans la question précédente (car le point (2 , 1) se trouve à l’intérieur de 𝐾), et on a :
𝑓(2 , 1) = −28.
- 2nd cas : on fait l’étude uniquement sur la frontière de 𝐾.
𝐾est un triangle dont les sommets sont les points : 𝑂(0 ,0), 𝐴(3 , 3) et 𝐵(3 , 0)
D’après le dessin cette frontière est constituée de 3 segments :[0𝐴], [𝐴𝐵] et [𝐵𝑂]
Cherchons les extremums sur chaque segment :
• Segment [𝑂𝐴]: 0 ≤ 𝑥 ≤ 3 et 𝑦 = 𝑥 ⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 , 𝑥) = 4𝑥 3 − 27𝑥, posons 𝜑(𝑥) = 4𝑥 3 − 27𝑥
Etudions la fonction 𝜑(𝑥) = 4𝑥 3 − 27𝑥pour 0 ≤ 𝑥 ≤ 3
27
𝜑(0) = 0 𝜑(3) = 27 𝜑′ (𝑥) = 12𝑥 2 − 27 𝜑 ′ (𝑥) = 0 ⇒ 𝑥 = √ = 1,5 ∈ [0 , 3]
12
3
Pour 𝑥 ∈ [0 , [ 𝜑′ (𝑥) < 0, donc 𝜑(𝑥) ↘
2
3
Pour 𝑥 ∈] , 3] 𝜑′ (𝑥) > 0, donc 𝜑(𝑥) ↗
2
3 3 3 3
La fonction 𝜑(𝑥) = 𝑓(𝑥, 𝑥) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) atteint un minimum au point ( , ) 𝑓 ( , ) = −27
2 2 2 2
On a Au point 𝑂: 𝑓(0,0) = 0 au point 𝐴(3 , 3): 𝑓(3 , 3) = 27
3 3
Sur le segment [𝑂𝐴]le minimum de 𝑓 est 𝑓 ( , ) = −27 et le maximum de 𝑓 est le max[𝑓(0,0) , 𝑓(3 , 3)] = 27
2 2
• Segment [𝐴𝐵]: 𝑥 = 3 et 0 ≤ 𝑦 ≤ 3 ⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(3 , 𝑦) = 9𝑦 2 − 12𝑦 − 18, posons 𝛼(𝑦) = 9𝑦 2 − 12𝑦 − 18
Etudions la fonction 𝛼(𝑦) = 9𝑦 2 − 12𝑦 − 18avec 0 ≤ 𝑦 ≤ 3.
2
𝛼(0) = −18 𝛼(3) = 27 𝛼 ′ (𝑦) = 18𝑦 − 12 𝛼 ′ (𝑦) = 0 ⇒ 𝑦 =
3
2
Pour 𝑦 ∈ [0 , [ 𝛼′ (𝑦) < 0, donc 𝛼(𝑦) ↘
3
2
Pour 𝑥 ∈] , 3] 𝛼 ′ (𝑦) > 0, donc 𝛼(𝑦) ↗
3
2 2
Il en découle que sur le segment [𝐴𝐵], 𝑓 atteint son minimum au point (3 , ) et 𝑓 (3 , ) = −22 et son maximum est :
3 3
max[𝑓(3 , 3), 𝑓(3 , 0)] = 27
• Segment [𝐵𝑂]: 𝑦 = 0 et 0 ≤ 𝑥 ≤ 3 ⇒ 𝑓(𝑥 , 0) = 𝑥 3 − 15𝑥, posons 𝛽(𝑥) = 𝑥 3 − 15𝑥
Etudions la fonction 𝛽(𝑥) = 𝑥 3 − 15𝑥 sur [0 , 3]
𝛽(0) = 0 𝛽(3) = −18 𝛽′ (𝑥) = 3𝑥 2 − 15 𝛽′ (𝑥) = 0 ⇒ 𝑥 = √5

Pour 𝑥 ∈ [0 , √5[ 𝛽 (𝑥) < 0, donc 𝛽(𝑥) ↘
Pour 𝑥 ∈]√5 , 3] 𝛽′ (𝑥) > 0, donc 𝛽(𝑥) ↗
La fonction 𝛽(𝑥) = 𝑓(𝑥, 0) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) atteint un minimum au point (√5 ,0) 𝑓(√5 ,0) = −10√5 et son maximum est :
max[𝑓(3 , 0), 𝑓(0 , 0)] = 0

23
Il reste à faire la synthèse des résultats obtenus :
- Le minimum de 𝑓 sur 𝐾 est égal à 𝑓(2 , 1) = −28.
- Le maximum de 𝑓 sur 𝐾 est égal à 𝑓(3 , 3) = 27
Remarque : il s’agit des extremums globaux ou absolus

3- Soit la fonction définie sur ℝ2 par : 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 3 .


Déterminer les extremums locaux de 𝑓sur ℝ2 . La fonction 𝑓 admet-elle des extremums globaux ou absolus sur ℝ2 ?

Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 3 + 3𝑥 2 𝑦 + 𝑦 3 . 𝑓 est définie sur ℝ2 .
 Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 + 6𝑥𝑦 (𝑥 , 𝑦) = 3𝑥 2 + 3𝑦 2
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
3𝑥 2 + 6𝑥𝑦 = 0 (1)
c'est-à-dire : { On résout cette équation
3𝑥 2 + 3𝑦 2 = 0 (2)
L’unique solution de (2) est le point (0 , 0), et (0 , 0) est aussi solution de (1)⇒(0 , 0) est l’unique point critique de 𝑓.
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 + 6𝑦 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 2 (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥 + 6𝑦𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑦𝑇 = (𝑥 , 𝑦) = 6𝑥
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
Au point critique (0 , 0), on a : 𝑅 = 0 𝑆=0 𝑇=0
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 0 − 0 = 0on ne peut pas conclure avec les dérivées secondes, on applique une autre méthode :
Examinons le signe, au voisinage du point critique (0 , 0) de deux restrictions :
𝑓(𝑥 , 𝑥) = 5𝑥 3 , donc la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑥) est du signe de 𝑥, il en résulte qu’au voisinage du point (0 , 0), la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑥) change de signe
⇒le point (0 , 0) n’est pas un extremum local ⇒), 𝑓 n’a pas donc d’extremum local sur ℝ2 .
La fonction 𝑓 n’a pas aussi d’extremum global (évident) ( lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un maximum global
𝑥→+∞
sur ℝ2
lim 𝑓(𝑥, 𝑥) = −∞ ⇒ 𝑓 n’est pas minorée sur ℝ2 , donc elle n’a pas un minimum global sur ℝ2 .
𝑥→−∞
Conclusion : la fonction 𝑓 n’a pas d’extremum sur ℝ2

4- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2

Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2 𝑓est définie sur ℝ2
 Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 4𝑥 3 − 4(𝑥 − 𝑦) (𝑥 , 𝑦) = 4𝑦 3 + 4(𝑥 − 𝑦)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
4𝑥 3 − 4(𝑥 − 𝑦) = 0 (1)
c'est-à-dire : { 3 On résout ce système d’équation
4𝑦 + 4(𝑥 − 𝑦) = 0 (2)
(1) + (2) ⇒ 𝑥 3 + 𝑦 3 = 0 ⇒ 𝑥 = −𝑦
(1) ⇒ 𝑥 3 − (𝑥 − 𝑦) = 0 ⇒ 𝑥 3 = 𝑥 − 𝑦
𝑥 = −𝑦
On a un système d’équation : { 3 en reportant 𝑥 = −𝑦 dans la 2nde équation, on a : 𝑥 3 = 𝑥 + 𝑥 = 2𝑥 ⇒ 𝑥 3 − 2𝑥 = 0
𝑥 =𝑥−𝑦
𝑥 3 − 2𝑥 = 0 ⇔ 𝑥(𝑥 2 − 2) = 0 ⇔ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 = √2 𝑜𝑢 𝑥 = −√2
Pour 𝑥 = 0 𝑦 = 0 pour 𝑥 = √2 𝑦 = −√2 pour 𝑥 = −√2 𝑦 = √2
L’ensemble des points critiques de 𝑓 sur ℝ2 est : { (0 , 0), (√2 , −√2), (−√2 , √2 }
 Détermination d’extremum local de 𝑓 sur ℝ2 :
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 12 𝑥 2 − 4 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 4 2 (𝑥 , 𝑦) = 12𝑦 2 − 4
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 12 𝑥 2 − 4 𝑆= (𝑥 , 𝑦) = 4 𝑇 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 12𝑦 2 − 4
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
- Au point critique (0 , 0) : 𝑅 = −4 𝑆=4 𝑇 = −4
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 16 − 16 = 0 on ne peut pas conclure avec les dérivées secondes, on applique une autre
démarche :
Examinons le signe de 𝑓, au voisinage du point critique (0 , 0), de deux restrictions suivantes :
𝑓(𝑥 , 𝑥) = 2𝑥 4 > 0et𝑓(𝑥 , −𝑥) = 2𝑥 4 − 8𝑥 2 ~ − 8𝑥 2 au voisinage de (0 , 0)⇒𝑓(𝑥 , −𝑥) < 0
Les signes de 𝑓 étant différentes au voisinage du point critique (0 , 0), on en conclut que (0 , 0) n’est pas un extremum de 𝑓.
- Au point critique (√2 , −√2) : 𝑅 = 20 𝑆=4 𝑇 = 20
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 20 × 20 − 16 = 394 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (√2 , −√2), et comme 𝑅 > 0, il s’agit bien d’un minimum local
dont la valeur est 𝑓(√2 , −√2) = −8
- Au point critique (−√2 , √2) : 𝑅 = 20 𝑆=4 𝑇 = 20
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 20 × 20 − 16 = 394 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (−√2 , √2), et comme 𝑅 > 0, il s’agit bien d’un minimum local
dont la valeur est 𝑓(−√2 , √2) = −8

24
 Détermination d’extremum global de 𝑓 sur ℝ2 :
Etudions le signe de 𝑓(𝑥 , 𝑦) − 𝑓(√2 , −√2) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) + 8 = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2 + 8
En remarquant que : 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 − 𝑦)2 + 8 = (𝑥 2 − 2)2 + (𝑦 2 − 2)2 + 2(𝑥 + 𝑦)2
On peut écrire que : 𝑓(𝑥 , 𝑦) − 𝑓(√2 , −√2) = (𝑥 2 − 2)2 + (𝑦 2 − 2)2 + 2(𝑥 + 𝑦)2 > 0 ∀(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2
⇒ 𝑓(𝑥 , 𝑦) > 𝑓(√2 , −√2) ∀(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 , on en déduit que 𝑓(√2 , −√2) = −8 est un minimum global de 𝑓sur ℝ2 .
Comme 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(−𝑥 , −𝑦), 𝑓(−√2 , √2) = −8 est aussi un minimum global de 𝑓 sur ℝ2
Conclusion : 𝑓 a un minimum global sur ℝ2 aux points critiques (√2 , −√2) et (−√2 , √2)

5- Déterminer et étudier les éventuels extremums de la fonction définie sur ℝ2 par 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦

Solution
𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦 𝑓est définie sur ℝ2
 Détermination de points critiques ou points stationnaires de 𝑓
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 − 2 (𝑥 , 𝑦) = 2𝑦 − 4
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ℝ2 , comme ℝ2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦
2𝑥 − 2 = 0 (1)
c'est-à-dire : { On résout ce système d’équation : (1) ⇒ 𝑥 = 1 𝑒𝑡 (2) ⇒ 𝑦 = 2
2𝑦 − 4 = 0 (2)
Le point (1 , 2) est le seul point critique de 𝑓.
 Détermination d’extremum local de 𝑓 sur ℝ2 :
𝜕2𝑓 𝜕2𝑓 𝜕 𝜕𝑓 𝜕2𝑓
2
(𝑥 , 𝑦) = 2 (𝑥 , 𝑦) = ( ) (𝑥 , 𝑦) = 0 2 (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
On pose : 𝑅 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 2 𝑆= (𝑥 , 𝑦) = 0 𝑇 = 2 (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
Au point critique (1 , 2) : 𝑅 = 2 𝑆=0 𝑇=2
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 2 × 2 − 0 = 4 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum local en (1 , 2), et comme 𝑅 > 0, il s’agit bien d’un minimum local dont la valeur
est 𝑓(1 , 2) = −5
 Détermination d’extremum global de 𝑓 sur ℝ2 :
La restriction : 𝑓(𝑥 , 𝑥) = 2𝑥 2 − 6𝑥 et
lim 𝑓(𝑥 , 𝑥) = lim ( 2𝑥 2 − 6𝑥) = +∞ ⇒ 𝑓 n’est pas majorée donc elle n’a pas de maximum global sur ℝ2 .
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
Etudions directement le signe de la différence 𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(𝑥0 + ℎ, 𝑦0 + 𝑘) − 𝑓(𝑥0 , 𝑦0 ) (𝑥0 , 𝑦0 ) étant le point critique de 𝑓.
Si cette différence est de signe constant pour ℎ et 𝑘 quelconques, (𝑥0 , 𝑦0 ) est un extremum global (un maximum si 𝐷 ≤ 0, un minimum
si 𝐷 ≥ 0).
(𝑥0 , 𝑦0 ) = (1, 2)
𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) = (1 + ℎ)2 + (2 + 𝑘)2 − 2(1 + ℎ) − 4(2 + 𝑘)
𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) = 1 + 2ℎ + ℎ2 + 4 + 4𝑘 + 𝑘 2 − 2 − 2ℎ − 8 − 4𝑘 = ℎ2 + 𝑘 2 − 5𝑓(1, 2) = −5
𝐷(ℎ, 𝑘) = 𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) − 𝑓(1, 2) = ℎ2 + 𝑘 2 − 5 − (−5) = ℎ2 + 𝑘 2 ≥ 0 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2
𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) − 𝑓(1, 2) ≥ 0 ⇒ 𝑓(1 + ℎ, 2 + 𝑘) ≥ 𝑓(1, 2) = −5 ∀(ℎ, 𝑘) ∈ ℝ2 , il en résulte que 𝑓(1, 2) = −5 est un
minimum global de 𝑓sur ℝ2 .

6- Déterminer le minimum et le maximum de la fonction :


𝑓: [0 ; 1]2 → ℝ
(𝑥 , 𝑦) ↦ 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 − 2𝑦 2 + 𝑥 + 3𝑦

Solution

[0 ; 1]2 =𝐾 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}
On voit que 𝐾 est un carré fermé borné, donc compact. Comme 𝑓 est continue, elle est bornée et atteint ses bornes sur 𝐾.
Représentation graphique de 𝐾.

Ce carré a pour sommets : 𝑂(0 ,0), 𝐴(0 ,1) , 𝐵(1,1)𝑒𝑡 𝐶(1 , 0).
On fait l’étude pour2 cas :
- 1er cas : on considère l’intérieur de l’ensemble 𝐾: ]0 , 1[2 (càd la frontière de 𝐾 est exclue de l’étude).
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓 est définie sur ]0 , 1[2 , comme ]0 , 1[2 est ouvert, (𝑥 , 𝑦) est un point critique de 𝑓 si et seulement si (𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦

25
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 + 2𝑦 + 1 (𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 − 4𝑦 + 3
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 0 ⇒ 2𝑥 + 2𝑦 + 1 = 0
𝜕𝑥
𝜕𝑓
(𝑥 , 𝑦) = 0 ⇒ 2𝑥 − 4𝑦 + 3 = 0
𝜕𝑦
5 1
La résolution de ce système d’équations conduit aux solutions suivantes : 𝑥 = − 𝑦=
6 3
5 1
Or le point (− , ) ∉ 𝐾, donc a fonction 𝑓 n’a pas de point critique dans]0 , 1[2 , donc elle n’a pas d’extremum dans ]0 , 1[2 .
6 3
- 2nd cas : on fait l’étude uniquement sur la frontière de 𝐾
𝐾 est un carré dont les sommets sont les points : 𝑂(0 ,0), 𝐴(0 ,1) , 𝐵(1,1)𝑒𝑡 𝐶(1 , 0).
D’après le dessin cette frontière est constituée de 4 segments : [0𝐴], [𝐴𝐵], [𝐵𝐶]et [𝐶𝑂].
Cherchons les extremums sur chaque segment :
• Segment [𝑂𝐴]: 0 ≤ 𝑦 ≤ 1 𝑥 = 0⇒𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(0 , 𝑦) = −2𝑦 2 + 3𝑦, posons 𝜑(𝑦) = −2𝑦 2 + 3𝑦
Etudions la fonction 𝜑(𝑦) = −2𝑦 2 + 3𝑦 pour 0 ≤ 𝑦 ≤ 1
3
𝜑(0) = 0 𝜑(1) = 1 𝜑′ (𝑦) = −4𝑦 + 3 𝜑′ (𝑦) = 0 ⇒ 𝑦 =
4
3
Pour 𝑦 ∈ [0 , [ 𝜑′ (𝑦) > 0, donc 𝜑(𝑦) ↗
4
3
Pour 𝑦 ∈] , 1] 𝜑′ (𝑦) < 0, donc 𝜑(𝑦) ↘
4
3 3 9
Il en découle que sur le segment [𝑂𝐴], 𝑓 atteint son maximum au point (0 , ) et 𝑓 (0 , ) = et son minimum est :
4 4 8
min[𝑓(0 , 0), 𝑓(0 , 1)] = 1

• Segment [𝐴𝐵]: 0 ≤ 𝑥 ≤ 1 𝑦 = 1⇒𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 ,1) = 𝑥 2 + 3𝑥 + 1, posons 𝛼(𝑥) = 𝑥 2 + 3𝑥 + 1


Etudions la fonction 𝛼(𝑥) = 𝑥 2 + 3𝑥 + 1pour 0 ≤ 𝑥 ≤ 1 .
3
𝛼(0) = 1 𝛼(1) = 5 𝛼 ′ (𝑥) = 2𝑥 + 3 𝛼 ′ (𝑥) = 0 ⇒ 𝑥 = − ∉ 𝐾
2
Pour 0 ≤ 𝑥 ≤ 1 𝛼 ′ (𝑥) > 0, donc 𝜑(𝑦) ↗
Il en découle que sur le segment [𝑂𝐴], 𝑓 atteint son maximum au point (1 , 1) et 𝒇(𝟏 , 𝟏) = 𝟓 et son minimum est 𝑓(0 , 1) = 1

• Segment [𝐵𝐶]: 𝑥 = 1 0 ≤ 𝑦 ≤ 1⇒𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(1 , 𝑦) = −2𝑦 2 + 5𝑦 + 2, posons 𝛽(𝑦) = −2𝑦 2 + 5𝑦 + 2


Etudions la fonction 𝛽(𝑦) = −2𝑦 2 + 5𝑦 + 2pour 0 ≤ 𝑦 ≤ 1 .
5
𝛽(0) = 2 𝛽(1) = 5 𝛽′ (𝑦) = −4𝑦 + 5 𝛽′ (𝑦) = 0 ⇒ 𝑦 = ∉ 𝐾
4
Pour 0 ≤ 𝑦 ≤ 1 𝛽′ (𝑦) > 0, donc 𝛽(𝑦) ↗
Il en découle que sur le segment [𝐵𝐶], 𝑓 atteint son maximum au point (1 , 1) et 𝒇(𝟏 , 𝟏) = 𝟓 et son minimum est 𝑓(1 ,0) = 2

• Segment [𝐶𝑂]: 𝑦 = 0 0 ≤ 𝑥 ≤ 1⇒𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 ,0) = 𝑥 2 + 𝑥, posons 𝛾(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥


Etudions la fonction 𝛾(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥pour 0 ≤ 𝑥 ≤ 1 .
1
𝛾(0) = 0 𝛾(1) = 2 𝛾 ′ (𝑥) = 2𝑥 + 1 𝛾 ′ (𝑥) = 0 ⇒ 𝑥 = − ∉ 𝐾
2
Pour 0 ≤ 𝑥 ≤ 1 𝛾 ′ (𝑦) > 0, donc 𝛾(𝑦) ↗
Il en découle que sur le segment [𝐶𝑂], 𝑓 atteint son maximum au point (1 , 0) et 𝑓(1 , 0) = 2 et son minimum est 𝒇(𝟎 , 𝟎) = 𝟎
Il reste à faire la synthèse des résultats obtenus :
- Le maximum de 𝑓 sur 𝐾 est égal à 𝑓(1 , 1) = 5.
- Le minimum de 𝑓 sur 𝐾 est égal à 𝑓(0 ,0 ) = 0
Conclusion : 𝑓 admet sur le carré [0 ; 1]2 , un minimum et un maximum, qui sont respectivement égaux à 0 et 5

Autre méthode
𝑓: [0 ; 1]2 → ℝ
(𝑥 , 𝑦) ↦ 𝑥 2 + 2𝑥𝑦 − 2𝑦 2 + 𝑥 + 3𝑦
Pour résoudre ce problème, on fixe une des deux variables, par exemple 𝑦 ∈ [0 , 1], étudier les variations de 𝑓(•, 𝑦), puis étudier les variations des
bornes de 𝑓(•, 𝑦), si elles existent
Posons, pour tout 𝑦0 ∈ [0 , 1] fixé, 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥, 𝑦0 ) = 𝑥 2 + 2𝑥𝑦0 − 2𝑦02 + 𝑥 + 3𝑦0
La fonction 𝑔 est continue et dérivable sur ∈ [0 , 1] et 𝑔′ (𝑥) = 2𝑥 + 2𝑦0 + 1 > 0 ∀𝑥 ∈ [0 , 1]

𝑥 0 1
𝑔′ (𝑥) +
−2𝑦02 + 5𝑦0 + 1

𝑔(𝑥)

−2𝑦02 + 3𝑦0
Posons, pour tout 𝑦0 ∈ [0,1], 𝛼(𝑦0 ) = −2𝑦02 + 3𝑦0 et 𝛽(𝑦0 ) = −2𝑦02 + 5𝑦0 + 2
3 3 3
𝛼 ′ (𝑦0 ) = −4𝑦0 + 3 𝛼 ′ (𝑦0 ) = 0 ⇒ 𝑦0 = 𝛼 ′ (𝑦0 ) > 0 𝑠𝑖 𝑦0 ∈ [0 , ] 𝛼 ′ (𝑦0 ) < 0 𝑠𝑖𝑦0 ∈ [ , 1]]
4 4 4
𝛽′ (𝑦0 ) = −4𝑦0 + 5 > 0 ∀𝑦0 ∈ [0,1]On en déduit les tableaux de variation de 𝛼et 𝛽.

26
𝑦0 3
0 1
4

𝛼 (𝑦0 ) + 0 −
9
4
𝛼(𝑦0 )

0 1

𝑦0 0 1
𝛽(𝑦0 ) +
5

𝛽(𝑦0 )
2

Il en résulte que : • 𝛼 admet un minimum, égal à 0.


• 𝛽 admet un maximum, égal à 5.
Conclusion : 𝑓 admet sur le carré [0 ; 1]2 , un minimum et un maximum, qui sont respectivement égaux à 0et 5.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 20
Déterminer les extrémums de la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) dans les cas suivants :
1- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = −4𝑥 − 3𝑦 + 6 pour 𝑥 2 + 𝑦 2 = 1
𝑥 𝑦
2- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 pour + =1
2 3

Solution
Rappel de cours sur la recherche des extremums liés :
Dans le cas le plus simple, l’extrémum lié d’une fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) est, par définition, le maximum ou le minimum de cette fonction atteint sous la
condition que les variables sont liées par la réation𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0 (fonction de liaison). Pour déterminer l’extremum lié d’une fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) en
présence de la relation 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0, on forme la fonction auxiliaire dite fonction de Lagrange :
𝐿(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) + 𝜆 𝜑(𝑥 , 𝑦)
où𝜆 est un facteur constant indéterminé, puis on cherche l’extrémum ordinaire de cette fonction. Les conditions nécessaires d’extrémum donnent le
système des trois équations suivantes :

𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑 (1)
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
{ 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0
à trois inconnues 𝑥 , 𝑦, 𝜆, d’où on peut en général, déterminer ces inconnues.
En résolvant ce système d’équations, on obtient le ou les points critiques.
En ce qui concerne l’existence et le caractère de l’extrémum lié, ce problème se résout en étudiant le signe de la différentielle seconde de la fonction
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
de Lagrange : 𝑑2 𝐿(𝑥 , 𝑦) = 2 (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 2 + 2 (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 + 2 (𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
pour le système de valeurs 𝑥 , 𝑦, 𝜆 obtenus de (1) et avec la condition que 𝑑𝑥 et 𝑑𝑦 soient liées entre elles par l’équation :
𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 + (𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑦 = 0 (𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2 ≠ 0). Si on pose :
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Si on pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦)𝑆 = (𝑥 , 𝑦)𝑇 = (𝑥 , 𝑦)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
On calcule 𝑅, 𝑆 et 𝑇 pour chaque point critique :Si𝑅𝑇 − 𝑆 2 < 0 ⇒ 𝑓n’a pas un extremum lié au point critique considéré.
Si 𝑅𝑇 − 𝑆 2 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremumlié au point critique considéré, si 𝑅 > 0, il s’agit d’un minimum,
si 𝑅 < 0, il s’agit d’un maximum
Si 𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 0 , on ne peut rien conclure.

1- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = −4𝑥 − 3𝑦 + 6 pour 𝑥 2 + 𝑦 2 = 1


𝑥2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ 𝑥 2 + 𝑦 2 − 1 = 0, on pose 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 1
La fonction de Lagrandre correspondante : 𝐿(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) + 𝜆 𝜑(𝑥 , 𝑦) = −4𝑥 − 3𝑦 + 6 + 𝜆(𝑥 2 + 𝑦 2 − 1)
𝜕𝐿 𝜕𝐿
On a : (𝑥 , 𝑦) = −4 + 2𝜆𝑥, (𝑥 , 𝑦) = −3 + 2𝜆𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
Les conditions nécessaires pour que la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) ait un extrémum nous amènent au système d’équations ci après :
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
{ 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0
C'est-à-dire :

27
−4 + 2𝜆𝑥 = 0 (1)
{ −3 + 2𝜆𝑦 = 0 (2)
𝑥 2 + 𝑦 2 − 1 = 0 (3)
4
On résout ce système d’équation : −4 + 2𝜆𝑥 = 0 ⇒ 𝑥 =
2𝜆
3
−3 + 2𝜆𝑦 = 0 ⇒ 𝑦 =
2𝜆
16 9 5 5
(3) ⇒ + − 1 = 0 ⇒ 25 − 4𝜆2 = 0 (𝜆 ≠ 0) ⇔ 𝜆 = ou𝜆 = −
4𝜆2 4𝜆2 2 2
5 4 3
Pour 𝜆 = 𝑥 = 𝑦=
2 5 5
5 4 3
Pour 𝜆 = − 𝑥 = − 𝑦=−
2 5 5
4 3 4 3
Les points : ( , ) et (− , − ) sont des points critiques.
5 5 5 5
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
On calcule : 𝑅 = 2
(𝑥 , 𝑦) = 2𝜆, 𝑆= (𝑥 , 𝑦) = 0, 𝑇= (𝑥 , 𝑦) = 2𝜆
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
4 3 5
Au point critique ( , ), on a 𝜆 = , à ce point : 𝑅 = 5, 𝑆 = 0, 𝑇=5
5 5 2
4 3
𝑅𝑇 − 𝑆2 = 25 − 0 = 25 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum lié en ( , ), comme 𝑅 > 0, 𝑓 présente un minimum lié qui vaut :
5 5
4 3 4 3
𝑓( , ) = −4 × − 3 × + 6 = 1
5 5 5 5
4 3 5
Au point critique (− , − ), on a 𝜆 = − , à ce point : 𝑅 = −5, 𝑆 = 0, 𝑇 = −5
5 5 2
4 3
𝑅𝑇 − 𝑆 2 = 25 − 0 = 25 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum lié en ( , ), comme 𝑅 < 0, 𝑓 présente un maximum lié qui vaut :
5 5
4 3 −4 −3
𝑓 (− , − ) = −4 × −3× + 6 = 11
5 5 5 5
𝑥 𝑦
2- 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 pour + =1
2 3
𝑥 𝑦 𝑥 𝑦 𝑥 𝑦
+ = 1 ⇔ + − 1 = 0, on pose 𝜑(𝑥 , 𝑦) = + − 1
2 3 2 3 2 3
𝑥 𝑦
La fonction de Lagrandre correspondante : 𝐿(𝑥 , 𝑦) = 𝑓(𝑥 , 𝑦) + 𝜆 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝜆( + − 1)
2 3
𝜕𝐿 𝜆 𝜕𝐿 𝜆
On a : (𝑥 , 𝑦) = 2𝑥 + , (𝑥 , 𝑦) = 2𝑦 +
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
Les conditions nécessaires pour que la fonction 𝑓(𝑥 , 𝑦) ait un extrémum nous amènent au système d’équations ci après :
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝐿 𝜕𝑓 𝜕𝜑
(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 , 𝑦) + 𝜆 (𝑥 , 𝑦) = 0
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
{ 𝜑(𝑥 , 𝑦) = 0
C'est-à-dire :
𝜆
2𝑥 + = 0 (1)
2
𝜆
2𝑦 + = 0 (2)
2
𝑥 𝑦
{2 + 3 − 1 = 0 (3)
𝜆 𝜆 72 18 12
On résout ce système d’équations : (1) ⇒ 𝑥 = − (2) ⇒ 𝑦 = − (3) ⇒ 26𝜆 + 144 = 0 ⇒ 𝜆 = − ⇒𝑥= , 𝑦=
4 6 13 13 13
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
On calcule : 2
(𝑥 , 𝑦) = 2, (𝑥 , 𝑦) = 0 , 2
(𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿 𝜕2 𝐿
On pose : 𝑅 = (𝑥 , 𝑦) = 2𝑆 = (𝑥 , 𝑦) = 0𝑇 = (𝑥 , 𝑦) = 2
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 2
18 12
Donc, au point critique ( , ): 𝑅 = 2 𝑆=0 𝑒𝑡 𝑇=2
13 13
18 12
𝑅𝑇 − 𝑆2 =4 − 02 = 4 > 0 ⇒ 𝑓 a un extremum lié en ( , ) . Comme 𝑅 > 0, 𝑓 présente un miniimum lié en
13 13
18 12 18 12 18 2 12 2 36
( , ) qui vaut 𝑓 ( , )=( ) +( ) =
13 13 13 13 13 13 13

𝑆𝑂𝐿𝑈𝑇𝐼𝑂𝑁𝑆

28
𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁° 2: 𝐼𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑒𝑠

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}, 𝑓(𝑥, 𝑦) =
1+𝑥+𝑦
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝑥 + 𝑦)𝑒 𝑥+𝑦
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 < 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦 𝑥
4- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 ≤ 1, 𝑦 − 𝑥 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
5- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑦
𝑥𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+𝑥 2 +𝑦 2
1
7- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥} 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
(1+𝑥 2 )(1+𝑦 2 )

Solution
1
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}
1+𝑥+𝑦
Représentation graphique de 𝐷 :

1 1 1 1
1 1 𝑦=1
𝐼=∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∫ ( ∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫ ([ln(1 + 𝑥 + 𝑦)]𝑦=0 ) 𝑑𝑥 = ∫ (ln(2 + 𝑥) − ln(1 + 𝑥))𝑑𝑥
𝐷 1+𝑥+𝑦 0 0 1+𝑥+𝑦 0 0
1 1
𝐼 = ∫ ln(2 + 𝑥) 𝑑𝑥 − ∫ ln(1 + 𝑥) 𝑑𝑥
0 0
𝑏 1
Calcul de ∫𝑎 ln(1 + 𝑥) 𝑑𝑥 On intègre par parties : on pose 𝑢 = ln(1 + 𝑥) ⇒ 𝑢′ = et 𝑣 ′ = 1 ⇒ 𝑣 = 𝑥
𝑥+1
𝑏 𝑏
1
∫ ln(1 + 𝑥) 𝑑𝑥 = [𝑥 ln(1 + 𝑥)]𝑏𝑎 − ∫ 𝑥 × 𝑑𝑥 = [𝑥 ln(1 + 𝑥) − 𝑥 + ln(1 + 𝑥)]𝑏𝑎 = [(𝑥 + 1) ln(1 + 𝑥) − 𝑥]𝑏𝑎
𝑎 𝑎 𝑥+1

2- 𝐼 = ∬𝐷 (𝑥 + 𝑦)𝑒 𝑥+𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2}


Dessin de 𝐷

𝐼 = ∬ (𝑥 + 𝑦)𝑒 𝑥+𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ (𝑥 + 𝑦)𝑒 𝑥 𝑒 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ (𝑥𝑒 𝑥 𝑒 𝑦 + 𝑦𝑒 𝑥 𝑒 𝑦 ) 𝑑𝑥 𝑑𝑦


𝐷 𝐷 𝐷
2 2 2 2
𝐼=∬ 𝑥𝑒 𝑥 𝑒 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬ 𝑦𝑒 𝑥 𝑒 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∫ 𝑥 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 ∫ 𝑒𝑦 𝑑𝑦 + ∫ 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 ∫ 𝑦𝑒 𝑦 𝑑𝑦
𝐷 𝐷 0 1 0 1
𝑏
On calcule :∫𝑎 𝑡 𝑒 𝑡 𝑑𝑡 on intègre par parties : on pose 𝑢 = 𝑡 𝑢′ = 1 et 𝑣 ′ = 𝑒 𝑡 ⇒ 𝑣 = 𝑒 𝑡
𝑏 𝑏 𝑏 𝑏
∫𝑎 𝑢 𝑣′ = [𝑢𝑣]𝑏𝑎 − ∫𝑎 𝑣 𝑢′⇒∫𝑎 𝑡 𝑒 𝑡 𝑑𝑡 = [𝑡𝑒 𝑡 ]𝑏𝑎 − ∫𝑎 𝑒 𝑡 𝑑𝑡
2 2
⇒∫0 𝑥 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 = [𝑥𝑒 𝑥 ]20 − ∫0 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 = 2𝑒 2 − [𝑒 𝑥 ]20 = 2𝑒 2 − (𝑒 2 − 1) = 𝑒 2 + 1
29
2 2
De même ∫1 𝑦 𝑒 𝑦 𝑑𝑦 = [𝑦𝑒 𝑦 ]12 − ∫1 𝑒 𝑦 𝑑𝑦 = 2𝑒 2 − 𝑒 − (𝑒 2 − 𝑒) = 𝑒 2
2 2
∫ 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑒 2 − 1 ∫ 𝑒 𝑦 𝑑𝑦 = 𝑒 2 − 𝑒
0 1
2 2 2 2
𝑥 𝑦 𝑥 𝑦 2 2 (𝑒 2
∫ 𝑥 𝑒 𝑑𝑥 ∫ 𝑒 𝑑𝑦 + ∫ 𝑒 𝑑𝑥 ∫ 𝑦𝑒 𝑑𝑦 = (𝑒 + 1)(𝑒 − 𝑒) + − 1)𝑒 2 = 𝑒 4 − 𝑒 3 + 𝑒 2 − 𝑒 + 𝑒 4 − 𝑒 2 = 2𝑒 4 − 𝑒 3 − 𝑒
0 1 0 1
𝐼 = 2𝑒 4 − 𝑒 3 − 𝑒

3- 𝐼 = ∬𝐷 𝑦 𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 < 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1}


Dessin de 𝐷 :

𝑏 1 𝑏 𝑏 𝑏
1 𝑦=1 1 𝑑𝑥
𝐼 = ∫ ( ∫ 𝑦 𝑥 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [ 𝑦 𝑥+1 ]𝑦=0 𝑑𝑥 = ∫ (1 𝑥+1 − 0)𝑑𝑥 = ∫ = [ ln( 𝑥 + 1)]𝑏𝑎 = ln(𝑏 + 1) − ln(𝑎 + 1)
𝑎 0 𝑎 𝑥+1 𝑎 𝑥+1 𝑎 𝑥+1
(𝑏 + 1)
𝐼 = ln
(𝑎 + 1)

4- 𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 ≤ 1, 𝑦 − 𝑥 ≤ 1}
Représentation graphique de 𝐷 :

On trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 − 1 = 0 𝑒𝑡 𝑦 − 𝑥 − 1 = 1


D’après le dessin, on remarque une symétrie du domaine 𝐷 par rapport à l’axe 𝑂𝑦,
On remarque que : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 avec𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≤ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑦 − 𝑥 ≤ 1} et
𝐷2 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑦 + 𝑥 ≤ 1}
𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬𝐷 𝑥 2 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬𝐷 𝑥 2 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 d’après le relation de Chasles
1 2
0 𝑥+1 1 −𝑥+1 0 1
2
1 𝑦=𝑥+1 1 𝑦=−𝑥+1
𝐼 = [∫ (∫ 𝑥 𝑦 𝑑𝑦)𝑑𝑥] + [∫ (∫ 𝑥 2 𝑦 𝑑𝑦)𝑑𝑥] = [∫ 𝑥 2 [ 𝑦 2 ]𝑦=0 𝑑𝑥] + [∫ 𝑥 2 [ 𝑦 2 ]𝑦=1 𝑑𝑥]
−1 0 0 1 −1 2 0 2
0 1
1 1 1 0 1 1
𝐼 = ∫ 𝑥 2 ((𝑥 + 1)2 − 0)𝑑𝑥 + ∫ 𝑥 2 ((−𝑥 + 1)2 − 1)𝑑𝑥 = ∫ (𝑥 4 + 2𝑥 3 + 𝑥 2 )𝑑𝑥 + ∫ (𝑥 4 − 2𝑥 3 + 𝑥 2 )𝑑𝑥
−1 2 0 2 2 −1 2 0
1 𝑥5 𝑥4 𝑥3 0 1 𝑥5 𝑥4 𝑥3 1 1 1 1
𝐼 = [ + + ]−1 + [ − + ]0 = + =
2 5 2 3 2 5 2 3 60 60 30
1
𝐼=
30

5- 𝐼 = ∬𝐷 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 1 ≤ 𝑦 ≤ 2𝑥}
Dessin de 𝐷 :
On trace les droites d’équation : 𝑥 = 1, 𝑥 = 2, 𝑦 = 1, 𝑦 = 2𝑥.

30
2 2𝑥 2
1 𝑦=2𝑥 1 2 1 4 1 32 4 25
𝐼 = ∫ (∫ 𝑦 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [ 𝑦 2 ]𝑦=1 𝑑𝑥 = ∫ [4𝑥 2 − 1]𝑑𝑥 = [ 𝑥 3 − 𝑥]12 = [ − 2 − ( − 1)] =
1 1 1 2 2 1 2 3 2 3 3 6
25
𝐼=
6

𝑥𝑦
6- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1}
1+𝑥 2 +𝑦 2
Dessin de 𝐷 :
On trace le cercle de centre 𝑂(0 , 0) et de rayon égal à 1 (𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12
𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 signifie que 𝐷 est extérieur du cercle de centre 𝑂(0 , 0) et de rayon égal à 1.

1 1 𝑥𝑦 1 1 1 2𝑥𝑦
A l’aide du théorème de Fubini et du dessin, on peut écrire : 𝐼 = ∫0 ∫√1−𝑥2 ( 2 2 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫0 ∫√1−𝑥2 ( 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 =
1+𝑥 +𝑦 2 1+𝑥 2 +𝑦 2
1 1 1 1
𝐼 = ∫ 𝑥 [ ln(1 + 𝑥 2 + 𝑦 2 )]1√1−𝑥2 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥 [ln(2 + 𝑥 2 ) − ln(1 + 𝑥 2 + (1 − 𝑥 2 ))]𝑑𝑥
2 0 2 0
1 1 1
𝑥 𝑥 𝑥 2 + 𝑥2 𝑥 𝑥2
𝐼 = ∫ [ ln(2 + 𝑥 2 ) − ln 2] 𝑑𝑥 = ∫ (ln ) 𝑑𝑥 = ∫ ln (1 + ) 𝑑𝑥
0 2 2 0 2 2 0 2 2
𝑥2 𝑥 𝑥 𝑥2
On intègre par parties : on pose 𝑢 = ln (1 + ) ⇒ 𝑢′ = 𝑥2
𝑣′ = ⇒𝑣=
2 1+ 2 4
2
1
𝑥2 𝑥2 𝑥2 𝑥 1 3 1 1 𝑥3
𝐼=[ ln (1 + )]10 − ∫ 𝑥2
𝑑𝑥 = ln − ∫ 𝑑𝑥
4 4 1+ 2 0 4 2 2 0 2 + 𝑥2
2
1 3 1 1 2𝑥 1 3 1 𝑥2
= ln − ∫ (𝑥 − 2 ) 𝑑𝑥 = ln − [ − ln(2 + 𝑥 2 )]10
4 2 2 0 𝑥 +2 4 2 2 2
1 3 1 1 1 3 1 1 1 3 1 1 1 1 3 1 3 1
𝐼 = ln − [ − ln 3 − (0 − ln 2) = ln − ( − ln 3 + ln 2) = ln − + ln 3 − ln 2 = ln + ln −
4 2 2 2 4 2 2 2 4 2 4 2 2 4 2 2 2 4
3 3 1
𝐼 = ln −
4 2 4

1
7- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 0 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥}
(1+𝑥 2 )(1+𝑦 2 )
Dessin de 𝐷 : on trace les droites d’équation : 𝑥 = 0, 𝑥 = 1, 𝑦 = 0, 𝑦 = 𝑥

31
1 𝑥 1 𝑥 1 1
1 1 𝑑𝑦 1 1
𝐼 = ∫ (∫ 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ (∫ )𝑑𝑥 = ∫ [𝐴𝑟𝑐 tan 𝑦]0𝑥 𝑑𝑥 = ∫ 2 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 𝑑𝑥
0 0 (1 + 𝑥 2 )(1
+ 𝑦2) 0 1+𝑥 2
0 1+𝑦
2
0 1+𝑥
2
0 1+𝑥
1 2 1
= [(𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥) ]0
2
1 1 𝜋2 𝜋2 𝜋2
𝐼 = [(𝐴𝑟𝑐 tan 1)2 − (𝐴𝑟𝑐 tan 0)2 ] = [ − 0] = 𝐼=
2 2 16 32 32

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
𝑥
1- 𝐷 est le domaine limité par la parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , et les axes de coordonnées 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
√𝑦
2- 𝐷 est le domaine limité par les droites d’équation : 𝑥 = 3, 𝑥 = 4, 𝑦 = 1 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 3𝑦 2 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1
3- 𝐷 est le domaine limité entre les deux paraboles : 𝑦 = 𝑥 2 + 1 et 𝑥 = (𝑦 − 1)2 , 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) = (𝑥 + 𝑦 2 )
4- 𝐷 est le domaine limité par les axes de coordonnées, la courbe 𝑦 = sin 𝑥, 𝑥 ≤ 𝜋, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = (𝜋 − 𝑥)

Solution
𝑥
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷: domaine limité par la parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , et les axes de coordonnées 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0.
√𝑦
Dessin de 𝐷 :
On trace le parabole 𝑦 = 1 − 𝑥 2 , avec 𝑥 ≥ 0 et 𝑦 ≥ 0.

1 1−𝑥 2 𝑥
Sur le dessin, si on fixe 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, alors 𝑦 varie de 0 à 1 − 𝑥 2 ⇒𝐼 = ∫0 (∫0 𝑑𝑦) 𝑑𝑥
√𝑦
1 1−𝑥 2 1 1−𝑥 2 1 1
𝑑𝑦 𝑑𝑦 𝑦=1−𝑥 2
𝐼 = ∫ (∫ 𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ (∫ 2𝑥 )𝑑𝑥 = ∫ 2𝑥 [√𝑦]𝑦=0 𝑑𝑥 = ∫ 2𝑥 (√1 − 𝑥 2 ) 𝑑𝑥
0 0 √𝑦 0 0 2 √𝑦 0 0
1
1
= ∫ −(−2𝑥)(1 − 𝑥 2 ) ⁄2 𝑑𝑥
0
2 2 2 2 2
𝐼 = −[ (1 − 𝑥 2 ) ⁄3 ]10 = − [0 − ] = 𝐼 =
3 3 3 3

2- 𝐼 = ∬𝐷 3𝑦 2 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 est le domaine limité par les droites d’équation : 𝑥 = 3, 𝑥 = 4, 𝑦 = 1 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥.


Dessin de 𝐷 : on trace les droites d’équation : 𝑥 = 3, 𝑥 = 4, 𝑦 = 1 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑥

32
D’après le dessin de, le domaine 𝐷 est limité comme suit : 3 ≤ 𝑥 ≤ 4 et 1 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥
4 𝑥 4 𝑥 4 𝑦=𝑥
⇒𝐼 = ∫3 (∫1 3𝑦 2 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫3 ((√𝑥 4 − 4𝑥 + 1) ∫1 3𝑦 2 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫3 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 [𝑦 3 ]𝑦=1 𝑑𝑥
1
4 1 4 1 4 1
1 𝑢2+1 4 1 2 3
𝐼 = ∫3 √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 (𝑥 3 − 1)𝑑𝑥 = ∫3 (4𝑥 3 − 4) √𝑥 4 − 4𝑥 + 1 𝑑𝑥 = ∫3 𝑢′ 𝑢2 = [ 1 ] = [ 𝑢2 ]43 avec𝑢 = 𝑥 4 − 4𝑥 + 1
4 4 4 +1 3 4 3
2
1 3 3 1 3 3
𝐼 = [(256 − 16 + 1)2 − (81 − 12 + 1)2 ] = [(241)2 − (70)2 ] ≈ 526 𝐼 ≈ 526
6 6

3- 𝐼 = ∬𝐷 (𝑥 + 𝑦 2 ) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 est le domaine limité entre les deux paraboles : 𝑦 = 𝑥 2 + 1 et 𝑥 = (𝑦 − 1)2


Dessin de 𝐷 : on trace les paraboles d’équation : 𝑦 = 𝑥 2 + 1 et 𝑥 = (𝑦 − 1)2

4- 𝐼 = ∬𝐷 (𝜋 − 𝑥) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 est le domaine limité par les axes de coordonnées, la courbe 𝑦 = sin 𝑥 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥 ≤ 𝜋.
On trace la courbe d’équation : 𝑦 = sin 𝑥 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥 ≤ 𝜋

D’après le dessin, pour 0 ≤ 𝑥 ≤ 𝜋, 0 ≤ 𝑦 ≤ sin 𝑥


𝜋 sin 𝑥 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
𝑦=sin 𝑥
⇒ 𝐼 = ∫ (∫ (𝜋 − 𝑥) 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ (𝜋 − 𝑥)[𝑦]𝑦=0 𝑑𝑥 = ∫ (𝜋 − 𝑥) sin 𝑥 𝑑𝑥 = ∫ 𝜋 sin 𝑥 𝑑𝑥 − ∫ 𝑥 sin 𝑥 𝑑𝑥
0 0 0 0 0 0
𝜋
∫ 𝜋 sin 𝑥 𝑑𝑥 = 𝜋[− cos 𝑥]𝜋0 = −𝜋[cos 𝑥]𝜋0 = −𝜋[−1 − 1] = 2𝜋
0
𝜋
∫0 𝑥 sin 𝑥 𝑑𝑥 On intègre par partie : on pose 𝑢 = 𝑥 ⇒ 𝑢′ = 1 𝑣 ′ = 𝑠𝑖𝑛𝑥 ⇒ 𝑣 = − cos 𝑥
𝜋 𝜋
∫ 𝑥 sin 𝑥 𝑑𝑥 = [−𝑥 cos 𝑥]𝜋0 − ∫ − cos 𝑥 𝑑𝑥 = 𝜋 + [sin 𝑥]𝜋0 = 𝜋
0 0
𝐼 = 2𝜋 − 𝜋 = 𝜋 𝐼=𝜋

33
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
2 ln 𝑥
1- 𝐷 est le domaine limité par : 𝑦 = 2 − 2𝑥, 𝑦 = 𝑥 + 2, 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 𝑓(𝑥 , 𝑦) =
3 𝑥
1
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 3, 0 ≤ 𝑦 ≤ 2}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = .
1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )

Solution
ln 𝑥 2
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 est le domaine limité par : 𝑦 = 2 − 2𝑥, 𝑦 = 𝑥 + 2, 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤ 𝑥 ≤ 2
𝑥 3
2
On trace les droites d’équation : 𝑦 = 2 − 2𝑥, 𝑦 = 𝑥 + 2, 0 ≤ 𝑦 ≤ 4 𝑒𝑡 𝑒 −1 ≤𝑥≤2
3

D’après le dessin, on peut décomposer le domaine 𝐷 en deux domaines 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 :


ln 𝑥 ln 𝑥 ln 𝑥
et𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 d’après la relation de Chasles avec :
𝑥 1 𝑥 2 𝑥
2 2
𝐷1 = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑒 −1 ≤ 𝑥 ≤ 1, 2 − 2𝑥 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥 + 2}, 𝐷2 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, 0≤𝑦≤ 𝑥 + 2}
3 3
2 2
ln 𝑥 ln 𝑥 1 𝑥+2 ln 𝑥 2 𝑥+2 ln 𝑥
⇒𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∫𝑒 −1 ∫2−2𝑥
3 𝑑𝑦 𝑑𝑥 + ∫1 ∫03 𝑑𝑦 𝑑𝑥 =
1 𝑥 2 𝑥 𝑥 𝑥
2 2
1 𝑥+2 2 𝑥+2 2 1
ln 𝑥 ln 𝑥
3 ln 𝑥 2
𝑦= 𝑥+2
3 ln 𝑥 2
𝑦= 𝑥+2
𝐼= ∫ 𝑑𝑥 ∫ 𝑑𝑦 + ∫ 𝑑𝑥 ∫ 𝑑𝑦 = ∫ [𝑦]𝑦=2−2𝑥
3
𝑑𝑥 + ∫ [𝑦]𝑦=03 𝑑𝑥
𝑒 −1 𝑥 2−2𝑥 1 𝑥 0 𝑒 −1 𝑥 1 𝑥
1 2
ln 𝑥 2 ln 𝑥 2 8 1 2
2 ln 𝑥
𝐼=∫ ( 𝑥 + 2 − 2 + 2𝑥) 𝑑𝑥 + ∫ ( 𝑥 + 2) 𝑑𝑥 = ∫ ln 𝑥 𝑑𝑥 + ∫ ( ln 𝑥 + 2 ) 𝑑𝑥
𝑒 −1 𝑥 3 1 𝑥 3 3 𝑒 −1 1 3 𝑥
8 1 2 2 2
ln 𝑥
𝐼 = ∫ ln 𝑥 𝑑𝑥 + ∫ ln 𝑥 𝑑𝑥 + ∫ 2 𝑑𝑥
3 𝑒 −1 3 1 1 𝑥
𝑏 1
On calcule : ∫𝑎 ln 𝑥 𝑑𝑥 on intègre par parties : 𝑢 = ln 𝑥 ⇒ 𝑢′ = 𝑒𝑡 𝑣 ′ = 1 ⇒ 𝑣 = 𝑥
𝑥
𝑏 𝑏 𝑏
∫ ln 𝑥 𝑑𝑥 = [𝑢𝑣]𝑏𝑎 − ∫ 𝑣 𝑢′ 𝑑𝑥 = [𝑥 ln 𝑥]𝑏𝑎 − ∫ 𝑑𝑥 = [𝑥 ln 𝑥]𝑏𝑎 − [𝑥]𝑏𝑎
𝑎 𝑎 𝑎
8 2 8 2
𝐼 = ( ([𝑥 ln 𝑥]1𝑒 −1 − [𝑥]1𝑒 −1 )) + ([ 𝑥 ln 𝑥]12 − [𝑥]12 ) + [𝑙𝑛 2 𝑥]12 = [(−𝑒 −1 ln 𝑒 −1 ) − (1 − 𝑒 −1 )] + [2 ln 2 − (2 − 1)] + [(ln 2)2 ]
3 3 3 3
8 −1 8 8 −1 4 2 2
16 −1 10 4
𝐼 = 𝑒 − + 𝑒 + ln 2 − + (ln 2) = 𝑒 − + ln 2 + (ln 2)2
3 3 3 3 3 3 3 3
16 −1 10 4
𝐼= 𝑒 − + ln 2 + (ln 2)2
3 3 3

1
2- 𝐼 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 0 ≤ 𝑥 ≤ 3, 0 ≤ 𝑦 ≤ 2}
1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
On trace les droites d’équation : 𝑥 = 0, 𝑥 = 3, 𝑦 = 0, 𝑦 = 3 𝑒𝑡 3𝑥 = 2𝑦.

34
D’après le dessin de 𝐷, la droite d’équation 3𝑥 = 2𝑦 partage 𝐷 en deux domaines 𝐷1 (correspondant à 3𝑥 ≤ 2𝑦) et 𝐷2 (correspondant à 3𝑥 ≥ 2𝑦)
On a donc : 𝐷 = 𝐷1 ∪ 𝐷2 .
On peut écrire grâce à la relation de Chasles pour des intégrales doubles :
1 1 1
𝐼=∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝐷 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 𝐷1 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 𝐷2 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] )
1 1
Posons : 𝐼1 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 et 𝐼2 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 ⇒ 𝐼 = 𝐼1 + 𝐼2
1 1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 ) 2 1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
Calcul de 𝐼1 :
Dans le domaine 𝐷1 , 𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] = 2𝑦
2 2
2 𝑦 2 𝑦
1 3 1 3 1
𝐼1 = ∬ 2
𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∫ ( ∫ 2
𝑑𝑥)𝑑𝑦 = ∫ ( ∫ 2 𝑑𝑥 )𝑑𝑦
𝐷1 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 0 0 1 + (𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] ) 0 0 1 + (2𝑦)
2 2
1 2
𝑥= 𝑦 2 1
=∫ 2 [𝑥] 3
𝑥=0 𝑑𝑦 = ∫ 𝑦 𝑑𝑦
0 1 + (2𝑦) 0 3 1 + 4𝑦 2
2
1 8𝑦 1 1
𝐼1 = ∫ 𝑑𝑦 = [ln(1 + 4 𝑦 2 )]20 = ln 17
12 0 1 + 4𝑦 2 12 12
Calcul de 𝐼2 :
Dans le domaine 𝐷2 , 𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 , 2𝑦] = 3𝑥
1
𝐼2 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦 D’après le dessin, on peut encore découper 𝐷2 en deux domaines de façon à pouvoir encore appliquer la
2 1+(𝑀𝑎𝑥 [3𝑥 ,2𝑦] 2 )
relation de Chasles :
4 3 4
𝑥 2 2 2
3 2 1 1 3 1 3
𝑦= 𝑥 1 𝑦=2
𝐼2 = ∫ ( ∫ 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 + ∫ ( ∫ 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [𝑦]𝑦=02 𝑑𝑥 + ∫ [𝑦] 𝑑𝑥
0 0 1 + (3𝑥)2 4
0 1 + (3𝑥)
2
0 1 + (3𝑥)
2 4 1 + (3𝑥)2 𝑦=0
3 3
4 3
3 𝑥 2 3
2
𝐼2 = ∫ 2 𝑑𝑥 + ∫
𝑑𝑥
1 + (3𝑥) 4 1 + (3𝑥)2
0
3
4
1 3 18𝑥 2 3 3 1 4
2
= ∫ 2
𝑑𝑥 + ∫ 2
𝑑𝑥 = [ln(1 + 9𝑥 2 )]30 + [𝐴𝑟𝑐 tan(3𝑥)]34
18 0 1 + 9𝑥 3 4 1 + (3𝑥) 18 3 3
3
1 2
𝐼2 = ln(17) + (𝐴𝑟𝑐 tan 9 − 𝐴𝑟𝑐 tan 4)
18 3
1 1 2
Finalement : 𝐼 = 𝐼1 + 𝐼2 = ln 17 + ln(17) + (𝐴𝑟𝑐 tan 9 − 𝐴𝑟𝑐 tan 4)
12 18 3
1 1 2
𝐼= ln 17 + ln(17) + (𝐴𝑟𝑐 tan 9 − 𝐴𝑟𝑐 tan 4)
12 18 3

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Dessiner le domaine 𝐷 et calculer l’intégrale double 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦)𝑑𝑥 𝑑𝑦 dans les cas suivants :
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 √1 − 𝑥 2 − 𝑦 2
2 2 2
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 + 𝑦 ≤ 2𝑦} 𝑓(𝑥 , 𝑦) = √𝑥 2 + 𝑦 2
3- 𝐷= {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 − 𝑥 ≤ 0, 𝑥 + 𝑦 2 − 𝑦 ≥ 0},
2 2 2 2 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥𝑦
𝑥2 𝑦2
4- 𝐷 est l’intérieur de l’ellipse d’équation : 2 + 2 = 1 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2
𝑎 𝑏
5- 𝐷 est le domaine du plan limité par les droites d’équation :
𝑥 − 𝑦 − 2 = 0, 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0, 𝑥 + 3𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 𝑥 + 3𝑦 − 3 = 0; 𝑓(𝑥 , 𝑦) = 𝑥 2 𝑦
6- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; |𝑥 + 𝑦| ≤ 1, |𝑥 − 𝑦| ≤ 1}, 𝑓(𝑥 , 𝑦) = ln(𝑥 + 𝑦 + 1)

Solution
1- 𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 √1 − 𝑥 2 − 𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1 }
Représentation graphique du domaine 𝐷:
𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁) de centre (0 , 0) et rayon 1 , 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est intérieur du cercle (∁). On obtient le domaine 𝐷 tracé ci après :

35
Différents éléments nous invitent à effectuer un changement de variable en coordonnées polaires :
 D’une part la présence d’arcs de cercle dans le domaine 𝐷.
 D’autre part la fonction à intégrer.

Rappels de cours sur le changement de variables


Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦) une fonction continue sur le domaine 𝐷 fermé et borné, en bijection avec un domaine fermé et borné ∆ au moyen des fonctions de
𝑥 = 𝜑(𝑢 , 𝑣) 𝐷(𝑥 ,𝑦)
classe 𝐶1 : { alors ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬Δ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣
𝑦 = 𝜓(𝑢 , 𝑣) 𝐷( 𝑢 ,𝑣)
𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝐷(𝑥 ,𝑦)
(𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣)
𝜕𝑢 𝜕𝑣
Le déterminant | | = |𝜕𝜓 𝜕𝜓
| = 𝐽 est appelé Jacobien.
𝐷( 𝑢 ,𝑣)
(𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣)
𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝑥 = 𝜑(𝑟 , 𝜃) = 𝑟 cos 𝜃
En coordonnées polaires, on pose : {
𝑦 = 𝜓(𝑟 , 𝜃) = 𝑟 sin 𝜃

𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝐷(𝑥 , 𝑦) (𝑟 , 𝜃) (𝑟 , 𝜃)
𝜕𝑟 𝜕𝜃 cos 𝜃 −𝑟 sin 𝜃
| |=| |=| | = 𝑟 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑟 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = 𝑟
𝐷( 𝑟 , 𝜃) 𝜕𝜓 𝜕𝜓 sin 𝜃 𝑟 cos 𝜃
(𝑟 , 𝜃) (𝑟 , 𝜃)
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑟 , 𝜃) = cos 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = −𝑟 sin 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜓 𝜕𝜓
(𝑟 , 𝜃) = sin 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = 𝑟 cos 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
On commence à exprimer le domaine 𝐷 à l’aide de conditions sur 𝑟 et 𝜃 :
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 1 devient : 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑟 2 𝑠𝑖𝑛 2 𝜃 ≤ 1 ⇔ 𝑟 2 ≤ 1 ⇒ 𝑟 ≤ 1, comme 𝑟 ≥ 0 ⇒ 𝑟 ∈ [0 , 1]
𝜋
Les deux premières inéquations 𝑥 ≥ 0, 𝑒𝑡 𝑦 ≥ 0devient𝜃 ∈ [0 , ] (premier cadran du cercle unitaire)
2
𝐷(𝑥 , 𝑦) 𝐷(𝑥 , 𝑦)
𝐼 = ∬ 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑓( 𝑥(𝑟 , 𝜃), 𝑦(𝑟, 𝜃)) | | 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∬ 𝑓( 𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) | | 𝑑𝑟 𝑑𝜃
𝐷 Δ 𝐷( 𝑟 , 𝜃) Δ 𝐷( 𝑟 , 𝜃)
𝐷(𝑥 , 𝑦)
𝑓( 𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) = 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 √1 − 𝑟 2 | |=𝑟
𝐷( 𝑟 , 𝜃)
𝜋
1
2
𝐼 = ∬ 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 √1 − 𝑟 2 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∫ 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟 ∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑑𝜃
∆ 0 0
1 𝜋
Pour le calcul de ∫0 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟, on effectue un changement de variable : 𝑟 = sin 𝑡 𝑠𝑖 𝑟 = 0 ⇒ 𝑡 = 0, 𝑠𝑖 𝑟 = 1 ⇒ 𝑡 =
2
𝑑𝑟 = cos 𝑡 𝑑𝑡 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 = 𝑠𝑖𝑛3 𝑡 √1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝑡 = 𝑠𝑖𝑛3 𝑡 cos 𝑡
𝜋 𝜋 𝜋
1
⇒∫0 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟 = ∫02 𝑠𝑖𝑛3 𝑡 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 𝑑𝑡 = ∫02 sin 𝑡 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡)𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 𝑑𝑡 = ∫02 (sin 𝑡 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 − sin 𝑡 𝑐𝑜𝑠 4 𝑡)𝑑𝑡
𝜋
1 1 1 1 1 2
⇒∫0 𝑟 3 √1 − 𝑟 2 𝑑𝑟 = [− 𝑐𝑜𝑠 3 𝑡 + 𝑐𝑜𝑠 5 𝑡]02 = [0 − (− + )] =
3 5 3 5 15
𝜋 𝜋
2 1 2 1 1 1 𝜋
𝜋
∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑑𝜃 = ∫ ( cos 2𝜃 + ) 𝑑𝜃 = [ sin 2𝜃 + 𝜃]02 =
0 0 2 2 2 2 4
2 𝜋 𝜋
Finalement, 𝐼 = × 𝐼=
15 4 30

2- 𝐼 = ∬𝐷 √𝑥 2 + 𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 }
Représentation graphique du domaine 𝐷 :
La double inéquation : 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 peut être écrite d’une autre manière :
𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1et𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦
𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁1 ) de centre (0 , 0) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est extérieur du cercle (∁1 )
𝑥 2 + 𝑦 2 = 2𝑦 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 1)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁2 ) de centre (0 , 1) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est intérieur du cercle (∁2 ). On obtient le domaine 𝐷 tracé ci après :

36
Différents éléments nous invitent à effectuer un changement de variable en coordonnées polaires :
 D’une part la présence d’arcs de cercle dans le domaine 𝐷.
 D’autre part la fonction à intégrer.
𝑥 = 𝑟 cos 𝜃
on pose : {
𝑦 = 𝑟 sin 𝜃
On a vu dans l’exercice précédente que : 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬Δ 𝑓( 𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃

𝐼 = ∬ √𝑥 2 + 𝑦 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑟 2 𝑑𝑟 𝑑𝜃
𝐷 ∆
On commence à exprimer le domaine 𝐷 à l’aide de conditions sur 𝑟 et 𝜃 :
Le cercle (∁1 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 1 ⇒ 𝑟 = 1
Le cercle (∁2 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 2 𝑟 sin 𝜃 ⇒ 𝑟 = 2 sin 𝜃
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 devient 𝑟 2 ≥ 1 ⇒ 𝑟 ≥ 1,
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 devient 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃, comme 𝑟 ≥ 1 ⇒ 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
1 𝜋
Cherchons le point d’intersection de (∁1 ) et (∁2 ) pour 𝑥 ≥ 0 : 1 = 2 sin 𝜃 ⇒ sin 𝜃 = ⇒ 𝜃 =
2 6
𝜋 𝜋
Les bornes d’intégration en coordonnées polaires sont : ≤𝜃≤ et 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
6 2
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
2 sin 𝜃
2 12 1 2 1 2 8 2 1 2
𝐼 = ∫ (∫ 𝑟 2 𝑑𝑟)𝑑𝜃 = ∫ [ 𝑟 3 ]12 sin 𝜃 𝑑𝜃 = ∫ [(2 sin 𝜃)3 − 1]𝑑𝜃 = ∫ (8 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 − 1)𝑑𝜃 = ∫ 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 𝑑𝜃 − ∫ 𝑑𝜃
𝜋 𝜋 3 3 𝜋 3 𝜋 3 𝜋 3 𝜋
1
6 6 6 6 6 6
𝜋 𝜋
8 2 1 𝜋
8 2 1 𝜋 𝜋 8 1 𝜋
𝜋 𝜋
𝐼 = ∫ sin 𝜃 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)𝑑𝜃 − [𝜃]𝜋2 = ∫ (sin 𝜃 – sin 𝜃 𝑐𝑜𝑠 2 ) 𝑑𝜃 − ( − ) = [− cos 𝜃 + 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃]𝜋2 − = √3 −
3 𝜋 3 6 3 𝜋 3 2 6 3 3 6 9 9
6 6
𝜋
Finalement : 𝐼 = √3 −
9

3- 𝐼 = ∬𝐷 (𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥𝑦 )𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑦 ≥ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑥 ≤ 0, 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑦 ≥ 0 }


Représentation graphique du domaine 𝐷:
1 1 1 1
𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑥 = 0 ⇒ (𝑥 − )2 + (𝑦 − 0)2 = ( )2 , il s’agit de l’équation du cercle (∁1 ) de centre ( , 0) et rayon , 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑥 ≤ 0 signifie
2 2 2 2
que 𝑀(𝑥 , 𝑦) est intérieur du cercle (∁1 ).
1 1 1 1
𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑦 = 0 ⇒ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − )2 = ( )2 , il s’agit de l’équation du cercle (∁2 ) de centre (0 , ) et rayon , 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑦 ≥ 0 signifie
2 2 2 2
que 𝑀(𝑥 , 𝑦) est extérieur du cercle (∁2 ).
On obtient le domaine 𝐷 tracé ci après :

Différents éléments nous invitent à effectuer un changement de variable en coordonnées polaires :


 D’une part la présence d’arcs de cercle dans le domaine 𝐷.
 D’autre part la fonction à intégrer.
𝑥 = 𝑟 cos 𝜃
on pose : {
𝑦 = 𝑟 sin 𝜃
On a vu dans l’exercice 1 − que : 𝐼 = ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬Δ 𝑓( 𝑟 cos 𝜃 , 𝑟 sin 𝜃) 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃

𝐼 = ∬ (𝑥 2 + 𝑦 2 + 2𝑥𝑦 )𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ (𝑥 + 𝑦)2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑟 2 (cos 𝜃 + sin 𝜃)2 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∬ 𝑟 3 (1 + sin 2𝜃) 𝑑𝑟 𝑑𝜃


𝐷 𝐷 ∆ ∆
On commence à exprimer le domaine 𝐷 à l’aide de conditions sur 𝑟 et 𝜃 :
Le cercle (∁1 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 − 𝑟 cos 𝜃 = 0 ⇒ 𝑟 = cos 𝜃
Le cercle (∁2 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 − 𝑟 sin 𝜃 = 0 ⇒ 𝑟 = sin 𝜃
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑥 ≤ 0 devient 𝑟 ≤ cos 𝜃
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑦 ≥ 0 devient 𝑟 ≥ sin 𝜃
L’inéquation 𝑦 ≥ 0 devient : sin 𝜃 ≥ 0
𝜋
Cherchons le point d’intersection de (∁1 ) et (∁2 ) pour sin 𝜃 ≥ 0 : sin 𝜃 = cos 𝜃 ⇒ 𝜃 =
4
𝜋
Les bornes d’intégration de 𝐼 en coordonnées polaires sont : 𝑟 ≤ cos 𝜃et 𝑟 ≥ sin 𝜃 ⇒ sin 𝜃 ≤ 𝑟 ≤ cos 𝜃, d’après le dessin : 0 ≤ 𝜃 ≤
4
𝜋 𝜋 𝜋
cos 𝜃 1 1
⇒𝐼 = ∫04 (∫sin 𝜃 𝑟 3 (1 + sin 2𝜃) 𝑑𝑟)𝑑𝜃 = ∫04(1 + sin 2𝜃) [ 𝑟 4 ]cos 𝜃 4 4
sin 𝜃 𝑑𝜃 = 4 ∫0 (1 + sin 2𝜃)[𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛 𝜃]𝑑𝜃
4
4

37
𝜋 𝜋 𝜋
1 4 1 4 1 4
𝐼 = ∫ (1 + sin 2𝜃)(𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)(𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛2 𝜃)𝑑𝜃 = ∫ (1 + sin 2𝜃) cos 2𝜃 𝑑𝜃 = ∫ ( cos 2𝜃 + cos 2𝜃 sin 2𝜃)𝑑𝜃
4 0 4 0 4 0
𝜋 𝜋
1 4 1 4 1 𝜋
1 𝜋
1 1 1 3
𝐼 = ∫ ( cos 2𝜃) 𝑑𝜃 + ∫ ( sin 4𝜃) 𝑑𝜃 = [sin 2𝜃]04 − [cos 4𝜃]04 = + + =
4 0 8 0 8 32 8 32 32 16
3
Finalement : 𝐼 =
16

𝑥2 𝑦2
4- 𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝐷 est l’intérieur de l’ellipse d’équation : 2 + 2 = 1
𝑎 𝑏
Si le domaine 𝐷 est une ellipse, on fait un changement de variable ci-après :
𝑥 = 𝜑(𝑟 , 𝜃) = 𝑎 𝑟 cos 𝜃
{ avec0 ≤ 𝑟 ≤ 1 et 0 ≤ 𝜃 ≤ 2𝜋
𝑦 = 𝜓(𝑟 , 𝜃) = 𝑏 𝑟 sin 𝜃
𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝐷(𝑥 ,𝑦)
(𝑟 , 𝜃) (𝑟 , 𝜃) a cos 𝜃 −𝑎 𝑟 sin 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
⇒| | = |𝜕𝜓 |=| | = 𝑎𝑏𝑟 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑎𝑏𝑟 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = 𝑎𝑏𝑟
𝐷( 𝑟 ,𝜃)
(𝑟 , 𝜃)
𝜕𝜓
(𝑟 , 𝜃) 𝑏 sin 𝜃 𝑏𝑟 cos 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑟 , 𝜃) = 𝑎 cos 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = −𝑎 𝑟 sin 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
𝜕𝜓 𝜕𝜓
(𝑟 , 𝜃) = 𝑏 sin 𝜃 (𝑟 , 𝜃) = 𝑟 𝑏 cos 𝜃
𝜕𝑟 𝜕𝜃
1 2𝜋 1 2𝜋
𝐼 = ∬ 𝑥 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑎2 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑎𝑏𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∫ (∫ 𝑎 2 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑎𝑏𝑟 𝑑𝜃)𝑑𝑟 = 𝑎3 𝑏 ∫ 𝑟 3 𝑑𝑟 ∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑑𝜃
𝐷 ∆ 0 0 0 0
1 4 1 1 2𝜋 1 1 1 1 3 1 3
𝐼= 𝑎3𝑏 [ 𝑟 ]0 × ∫ ( cos 2𝜃 + 1) 𝑑𝜃 = 𝑎3 𝑏 × [ sin 2𝜃 + 𝜃]2𝜋
0 = 𝑎 𝑏𝜋 𝐼 = 𝑎 𝑏𝜋
4 2 0 4 2 2 4 4

5- 𝐼 = ∬𝐷 𝑥 2 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝐷 est le domaine du plan limité par les droites d’équation :


𝑥 − 𝑦 − 2 = 0, 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0, 𝑥 + 3𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 𝑥 + 3𝑦 − 3 = 0
Représentation graphique du domaine 𝐷 :
Traçons les droites : ∆1 : 𝑥 − 𝑦 − 2 = 0 ∆2 : 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0 ∆3 : 𝑥 + 3𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 ∆4 : 𝑥 + 3𝑦 − 3 = 0

D’après le dessin, 𝐷 est un parallélogramme.


On transforme le domaine 𝐷 à un rectangle à l’aide d’un changement de variable affine. Mais d’abord, écrivons le domaine 𝐷 sous forme analytique :
𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 − 𝑦 − 2 ≤ 0 , 𝑥 − 𝑦 − 1 ≥ 0, 𝑥 + 3𝑦 + 1 ≥ 0 𝑒𝑡 𝑥 + 3𝑦 − 3 ≤ 0 }
𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑥 − 𝑦 ≤ 2 𝑒𝑡 − 1 ≤ 𝑥 + 3𝑦 ≤ 3 }
3 1 3 1
𝑢=𝑥−𝑦 𝑥 = 𝑢 + 𝑣 𝑥 = 𝜑(𝑢 , 𝑣) = 𝑢 + 𝑣
4 4 4 4
Ce changement de variable affine est donc défini par : {𝑣 = 𝑥 + 3𝑦 ⇒ { 1 1 1 1
𝑦 = − 𝑢 + 𝑣 𝑦 = 𝜓(𝑢 , 𝑣) = − 𝑢 + 𝑣
4 4 4 4
𝐷(𝑥 , 𝑦)
𝐼 = ∬ 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣
𝐷 Δ 𝐷( 𝑢 , 𝑣)
∆= {(𝑢 , 𝑣) ∈ ℝ2 ; 1 ≤ 𝑢 ≤ 2 𝑒𝑡 − 1 ≤ 𝑣 ≤ 3}
𝜕𝜑 𝜕𝜑 3 1
𝐷(𝑥 , 𝑦) (𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣) + +
| |=| 𝜕𝑢 𝜕𝑣 |=| 4 4| = 1 |+3 +1| = 1
𝐷( 𝑢 , 𝑣) 𝜕𝜓 𝜕𝜓 1 1 16 −1 +1 4
(𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣) − +
𝜕𝑢 𝜕𝑣 4 4
2 3
3 1 1 1 1 1
𝐼 = ∬ ( 𝑢 + 𝑣)2 × (− 𝑢 + 𝑣) × ( ) 𝑑𝑢 𝑑𝑣 = ∫ (∫ (3𝑢 + 𝑣)2 × (−𝑢 + 𝑣)𝑑𝑣)𝑑𝑢 =
∆ 4 4 4 4 4 256 1 −1
2 3 2
1 1 3 5 1
𝐼= ∫ (∫ (3𝑢2 𝑣 + 5𝑢𝑣 2 + 𝑣 3 − 9𝑢3 )𝑑𝑣)𝑑𝑢 = ∫ [ 𝑢2 𝑣 2 + 𝑢𝑣 3 + 𝑣 4 − 9𝑢3 𝑣]3−1 𝑑𝑢 =
256 1 −1 256 1 2 3 4
2
1 140 1 70 17
𝐼= ∫ (20 + 𝑢 + 12𝑢2 − 36𝑢3 )𝑑𝑢 = [20𝑢 + 𝑢2 + 4𝑢3 − 9𝑢4 ]12 = −
256 1 3 256 3 256

38
17
𝐼=−
256

6- 𝐼 = ∬𝐷 ln(𝑥 + 𝑦 + 1) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; |𝑥 + 𝑦| ≤ 1, |𝑥 − 𝑦| ≤ 1}
Dessin de 𝐷 : on trace les droites d’équation : 𝑥 + 𝑦 + 1 = 0, 𝑥 + 𝑦 − 1 = 0, 𝑥 − 𝑦 + 1 = 0 𝑒𝑡 𝑥 − 𝑦 − 1 = 0

1 1 1 1
On fait un changement de variables affines, on pose : 𝑢 = 𝑥 + 𝑦 et 𝑣 = 𝑥 − 𝑦 d’où : 𝑥 = 𝑢 + 𝑣 et 𝑦 = 𝑢 − 𝑣
2 2 2 2
1 1 1 1
𝑥 = 𝑢 + 𝑣 𝑥 = 𝜑(𝑢 , 𝑣) = 𝑢 + 𝑣
2 2 2 2
On a donc : { 1 1 1 1
𝑦 = 𝑢 − 𝑣 𝑦 = 𝜓(𝑢 , 𝑣) = 𝑢 − 𝑣
2 2 2 2
|𝑥 + 𝑦| ≤ 1 ⇒ |𝑢| ≤ 1 ⇒ −1 ≤ 𝑢 ≤ 1
|𝑥 − 𝑦| ≤ 1 ⇒ |𝑣| ≤ 1 ⇒ −1 ≤ 𝑣 ≤ 1
𝐷(𝑥 , 𝑦)
𝐼 = ∬ 𝑓(𝑥 , 𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣
𝐷 Δ 𝐷( 𝑢 , 𝑣)
∆= {(𝑢 , 𝑣) ∈ ℝ2 ; −1 ≤ 𝑢 ≤ 1 𝑒𝑡 − 1 ≤ 𝑣 ≤ 1}
𝜕𝜑 𝜕𝜑 1 1
𝐷(𝑥 , 𝑦) (𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣) + +
|𝐽| = | |=| 𝜕𝑢 𝜕𝑣 |=| 2 2| = 1 |+1 +1| = − 1
𝐷( 𝑢 , 𝑣) 𝜕𝜓 𝜕𝜓 1 1 4 +1 −1 2
(𝑢 , 𝑣) (𝑢 , 𝑣) + −
𝜕𝑢 𝜕𝑣 2 2
1 1
𝐷(𝑥 , 𝑦) 1 1 1 1
𝐼 = ∬ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣), 𝑦(𝑢 , 𝑣)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣 = ∫ (∫ ln( 1 + 𝑢) (− ) 𝑑𝑢)𝑑𝑣 = − ∫ 𝑑𝑣 ∫ ln(1 + 𝑢) 𝑑𝑢
Δ 𝐷( 𝑢 , 𝑣) −1 −1 2 2 −1 −1
1
𝐼 = − ∫ ln(1 + 𝑢) 𝑑𝑢 = −[(𝑥 + 1) ln(1 + 𝑥) − 𝑥]+1
−1
−1
On calcule : −[(𝑥 + 1) ln(1 + 𝑥) − 𝑥]+1
∝ = −[2 ln 2 − 1 − ((∝ +1) ln(1+∝)−∝)] = −2 ln 2 + 1−∝ +(∝ +1) ln(1+∝)
𝐼 = lim [−2 ln 2 + 1−∝ +(∝ +1) ln(1+∝)] = −2 ln 2 + 2 = 2(1 − ln 2)
∝→−1
Finalement : 𝐼 = 2(1 − ln 2)

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
1 𝑥
a- Montrer que : ∀𝑥 ∈ [0 ; 1], ln(1 + 𝑥) = ∫0 𝑑𝑦 .
1+𝑥𝑦
1 ln(1+𝑥) 1 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥
b- En déduire la valeur de ∫0 𝑑𝑥,puis celle de ∫0 𝑑𝑥,
1+𝑥 2 1+𝑥

Solution
𝑑𝑢
a- Posons 𝑢 = 𝑥𝑦 ⇒ 𝑢 = 0 si 𝑦 = 0 et 𝑢 = 𝑥si 𝑦 = 1, 𝑑𝑢 = 𝑥𝑑𝑦 ⇒ 𝑑𝑦 =
𝑥
1 𝑥 𝑥 𝑥 𝑑𝑢 𝑥 𝑑𝑢
⇒∫0 𝑑𝑦 = ∫0 = ∫0 = [ln(1 + 𝑢)]0𝑥 = ln(1 + 𝑥) 𝑐𝑞𝑓𝑑
1+𝑥𝑦 1+𝑢 𝑥 1+𝑢

1 ln(1+𝑥) 1 𝑥
b- Posons 𝐼 = ∫0 𝑑𝑥, comme ln(1 + 𝑥) = ∫0 𝑑𝑦 . il en résulte que :
1+𝑥 2 1+𝑥𝑦
1 1
1 𝑥 𝑥
𝐼=∫ ( ∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦
0 1+𝑥
2
0 1 + 𝑥𝑦 [0 ,1]2 (1 +𝑥 2 )(1 + 𝑥𝑦)
𝑦
Si on « change » 𝑥et 𝑦, on conserve le domaine 𝐷 et on a aussi : 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2 )(1+𝑦𝑥) 𝑑𝑦 𝑑𝑥
𝑥 𝑦
On alors : 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2)(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 et 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2)(1+𝑦𝑥) 𝑑𝑦 𝑑𝑥
𝑥 𝑦
𝐼 + 𝐼 = 2𝐼 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦 + ∬ 2 )(1 + 𝑦𝑥) 𝑑𝑦 𝑑𝑥
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑥𝑦) [0 ,1] 2 (1 + 𝑦
𝑥 𝑦
=∬ ( + )𝑑𝑥 𝑑𝑦)
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 )(1 + 𝑥𝑦) (1 + 𝑦 )(1 + 𝑦𝑥)
2 2

39
𝑥(1+𝑦 2 )+𝑦(1+𝑥 2 ) 𝑥+𝑥𝑦 2 +𝑦+𝑦𝑥 2 (𝑥+𝑦)+𝑥𝑦(𝑦+𝑥)
⇒2𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2 )(1+𝑦2)(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2 )(1+𝑦2)(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑥2 )(1+𝑦2 )(1+𝑥𝑦) 𝑑𝑥 𝑑𝑦
(𝑥 + 𝑦)(1 + 𝑥𝑦) 𝑥+𝑦
2𝐼 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = ∬ 𝑑𝑥 𝑑𝑦
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑦 2 )(1 + 𝑥𝑦) [0 ,1] 2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑦 2 )

𝑥 𝑦
=∬ 𝑑𝑥𝑑𝑦 + ∬ 2 )(1 + 𝑦 2 ) 𝑑𝑥 𝑑𝑦
[0 ,1]2 (1 + 𝑥 2 )(1 + 𝑦 2 ) [0 ,1] 2 (1 + 𝑥
𝑦 𝑥
Si on « change » 𝑥et 𝑦, on a : ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2 )(1+𝑥2 𝑑𝑦 𝑑𝑥 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2)(1+𝑥2 𝑑𝑥 𝑑𝑦
) )
𝑥 𝑥 1 𝑥 1 1
⇒2𝐼 = 2 ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2 )(1+𝑥2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 ⇒ 𝐼 = ∬[0 ,1]2 (1+𝑦2)(1+𝑥2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 = (∫0 𝑑𝑥 ) (∫0 𝑑𝑦)
) ) 1+𝑥 2 1+𝑦 2
1 1 𝜋 ln 2
𝐼 = [ln(1 + 𝑥 2 )]10 × [𝐴𝑟𝑐 tan 𝑦]10 = ln 2 × 𝐴𝑟𝑐 tan 1 =
2 2 8
1 ln(1+𝑥) 𝜋 ln 2 1 ln(1+𝑥) 𝜋 ln 2
Finalement : ∫0 𝑑𝑥 = , ∫0 𝑑𝑥 =
1+𝑥 2 8 1+𝑥 2 8
1 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥
Calcul de ∫0 1+𝑥 𝑑𝑥
1 1
On intègre par parties : on pose 𝑢 = 𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 ⇒ 𝑢′ = , 𝑣′ = ⇒ 𝑣 = ln(1 + 𝑥)
1+𝑥 2 1+𝑥
1 1
𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 ln(1 + 𝑥) 𝜋 𝜋 ln 2 𝜋 ln 2
∫ 𝑑𝑥 = [𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 (ln(1 + 𝑥))]10 − ∫ 2
𝑑𝑥 = ln 2 − =
0 1 + 𝑥 0 1 + 𝑥 4 8 8
1
𝐴𝑟𝑐 tan 𝑥 𝜋 ln 2
∫ 𝑑𝑥 =
0 1+𝑥 8

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒
On rappelle que l’aire 𝐴 d’une surface plane est donnée par la formule : 𝐴 = ∬𝐷 𝑑𝑥 𝑑𝑦
1- Soit 𝐷 le domaine du plan situé entre les paraboles d’équation 𝑦 2 = 𝑥 et 𝑦 = 𝑥 2
Calculer l’aire de 𝐷.

2- Soit 𝐷 le domaine défini par : 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 ; 𝑥 ≥ 0, 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦}


Calculer l’aire de 𝐷.

Solution
1- On dessine les deux paraboles d’équation : 𝑦 2 = 𝑥et 𝑦 = 𝑥 2 , on constate qu’elles ont deux points d’intersection. On cherche les
abscisses de ces deux points d’intersection, on résout l’équation : 𝑦 2 = 𝑦 c'est-à-dire : 𝑥 = 𝑥 2 ⇒ 𝑥 − 𝑥 2 = 0 ⇒ 𝑥(1 − 𝑥) = 0
⇒ 𝑥 = 0 ou 𝑥 = 1.
A partir des courbes de deux paraboles et leurs points d’intersection, on peut écrire le domaine 𝐷 comme suit :
𝐷 = {(𝑥 , 𝑦) ∈ ℝ2 , 0 ≤ 𝑥 ≤ 1, 𝑥 2 ≤ 𝑦 ≤ √𝑥}
3
1 1 1
√𝑥
𝑦=√𝑥 2𝑥 2 𝑥 3 1 1 1
𝐴(𝐷) = ∬ 1 × 𝑑𝑥𝑑𝑦 = ∫ (∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫ [𝑦]𝑦=𝑥2 𝑑𝑥 = ∫ (√𝑥 − 𝑥 2 )𝑑𝑥 =[ − ]0 = 𝐴(𝐷) =
𝐷 0 𝑥2 0 0 3 3 3 3

2- On dessine le domaine 𝐷 :
La double inéquation : 1 ≤ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 peut être écrite d’une autre manière :
𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1et𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦
𝑥 2 + 𝑦 2 = 1 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 0)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁1 ) de centre (0 , 0) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est extérieur du cercle (∁1 )
𝑥 2 + 𝑦 2 = 2𝑦 ⇔ (𝑥 − 0)2 + (𝑦 − 1)2 = 12 , il s’agit de l’équation du cercle (∁2 ) de centre (0 , 1) et rayon 1, 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 signifie que
𝑀 ( 𝑥 , 𝑦) est intérieur du cercle (∁2 ). On obtient le domaine 𝐷 tracé ci après :

𝐴(𝐷) = ∬ 1 × 𝑑𝑥𝑑𝑦
𝐷
La présence d’arcs de cercle dans le domaine 𝐷 nous invite à effectuer un changement de variable en coordonnées polaires :
40
𝑥 = 𝑟 cos 𝜃
on pose : {
𝑦 = 𝑟 sin 𝜃
On commence à exprimer le domaine 𝐷 à l’aide de conditions sur 𝑟 et 𝜃 :
Le cercle (∁1 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 1 ⇒ 𝑟 = 1
Le cercle (∁2 ) a pour équation polaire : 𝑟 2 = 2 𝑟 sin 𝜃 ⇒ 𝑟 = 2 sin 𝜃
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≥ 1 devient 𝑟 2 ≥ 1 ⇒ 𝑟 ≥ 1,
L’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑦 devient 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃, comme 𝑟 ≥ 1 ⇒ 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
1 𝜋
Cherchons le point d’intersection de (∁1 ) et (∁2 ) pour 𝑥 ≥ 0 : 1 = 2 sin 𝜃 ⇒ sin 𝜃 = ⇒ 𝜃 =
2 6
𝜋 𝜋
Les bornes d’intégration en coordonnées polaires sont : ≤𝜃≤ et 1 ≤ 𝑟 ≤ 2 sin 𝜃
6 2
𝜋 𝜋 𝜋
2 sin 𝜃 𝑟2 1
⇒𝐴(𝐷) = ∬𝐷 1 × 𝑑𝑥𝑑𝑦 = ∬∆ 1 × 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 = ∫𝜋 (∫1
2
𝑟 𝑑𝑟)𝑑𝜃 = ∫𝜋2 [ ]𝑟=2
𝑟=1
sin 𝜃
𝑑𝜃 = ∫𝜋2 (2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 − )𝑑𝜃
2 2
6 6 6
𝜋 𝜋
3 2 1 1 1
2 𝜋 𝜋 1 𝜋 𝜋 √3 𝜋

𝐴(𝐷) = ∫ ( − 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃)𝑑𝜃 = ∫ ( − cos 2𝜃)𝑑𝜃 = [ 𝜃 − sin 2𝜃] = ( − 0) − ( − sin ) = + 2


𝜋
𝜋 2 𝜋 2 2 2 4 12 2 3 6 2 6
6 6

𝜋 √3
𝐴(𝐷) = +
6 2
𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
Calculer les intégrales triples 𝐼 = ∭𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 dans les cas suivants :
π 𝑙𝑛2 𝑥
1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 1 ≤ 𝑥 ≤ e, 0 ≤ y ≤ , 0 ≤ z ≤ 2π} 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = sin 𝑦 cos 𝑦.
2 𝑥
2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) = 𝑒 𝑥+𝑦+𝑧
1
3- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≤ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1}𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = .
√1−𝑥

Solution
𝜋
𝑙𝑛2 𝑥 𝑒 𝑙𝑛2 𝑥 2𝜋
1- 𝐼 = ∭𝐷 sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 = ∫1 𝑑𝑥 ∫02 sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑦 ∫0 𝑑𝑧
𝑥 𝑥
𝜋 𝜋
2𝜋 2𝜋
1 2 1 1 2
𝜋
1 𝜋
𝐼 = ∫ [ 𝑙𝑛3 𝑥]1𝑒 sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑦 ∫ 𝑑𝑧 = ∫ sin 𝑦 cos 𝑦 𝑑𝑦 ∫ 𝑑𝑧 = [𝑠𝑖𝑛2 𝑦]02 × [𝑧]2𝜋
0 = × 2𝜋 =
0 3 0 0 3 0 6 6 3
𝜋
𝐼=
3

2- 𝐼 = ∭𝐷 (𝑒 𝑥+𝑦+𝑧 )𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≥ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1}


Déterminons les bornes d’intégration de 𝐼:
 Bornes d’intégration de la variable 𝑥: 𝑥 ≥ 0 ⇒ 𝑥 = 0 est la borne d’intégration inférieure de 𝑥.
Pour déterminer la borne d’intégration supérieure de 𝑥, il suffit de prendre 𝑦 = 0 et 𝑧 = 0 et l’inéquation 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1 devient alors :
𝑥 + 0 + 0 ≤ 1 ⇒ 𝑥 ≤ 1, la borne supérieure est 𝑥 = 1 0≤𝑥≤1
 Bornes d’intégration de la variable 𝑦: 𝑦 ≥ 0 ⇒ 𝑦 = 0 est la borne d’intégration inférieure de 𝑦.
𝑥étant fixé (0 ≤ 𝑥 ≤ 1), la borne supérieure de 𝑦 s’obtient en prenant 𝑧 = 0 et 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1 devient alors :
𝑥 + 𝑦 + 0 ≤ 1 ⇒ 𝑦 ≤ 1 − 𝑥,la borne supérieure de 𝑦 = 1 − 𝑥 0≤𝑦 ≤1−𝑥
 Bornes d’intégration de la variable 𝑧: 𝑧 ≥ 0 ⇒ 𝑧 = 0 est la borne d’intégration inférieure de𝑧.
𝑥étant fixé (0 ≤ 𝑥 ≤ 1), 𝑦 étant fixé (0 ≤ 𝑦 ≤ 1 − 𝑥) la borne supérieure de 𝑧 s’obtient à partir de l’inéquation : 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 ≤ 1
⇒ 𝑧 ≤ 1 − 𝑥 − 𝑦,la borne supérieure de 𝑧 = 1 − 𝑥 − 𝑦 0≤ 𝑧 ≤ 1−𝑥−𝑦
1 1−𝑥 1−𝑥−𝑦 𝑥+𝑦+𝑧 1 1−𝑥 𝑧=1−𝑥−𝑦 1 1−𝑥
Finalement, 𝐼 = ∫0 ( ∫0 ( ∫0 𝑒 𝑑𝑧)𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫0 ( ∫0 [ 𝑒 𝑥+𝑦+𝑧 ]𝑧=0 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫0 ( ∫0 (𝑒 − 𝑒 𝑥+𝑦 )𝑑𝑦)𝑑𝑥
1 1 1
𝑦=1−𝑥 1 1
𝐼 = ∫ [𝑒 𝑦 − 𝑒 𝑥+𝑦 ]𝑦=0 𝑑𝑥 = ∫ [𝑒(1 − 𝑥) − 𝑒 − (0 − 𝑒 𝑥 )]𝑑𝑥 = ∫ (−𝑒𝑥 + 𝑒 𝑥 )𝑑𝑥 = [− 𝑒𝑥 2 + 𝑒 𝑥 ]10 = 𝑒 − 1
0 0 0 2 2
1
𝐼 = 𝑒−1
2

1
3- 𝐼 = ∭𝐷 ( )𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 ≥ 0, 𝑦 ≤ 0, 𝑧 ≥ 0, 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1}
√1−𝑥
Déterminons les bornes d’intégration de 𝐼:
 Bornes d’intégration de la variable 𝑥: 𝑥 ≥ 0 ⇒ 𝑥 = 0 est la borne d’intégration inférieure de 𝑥.
Pour déterminer la borne d’intégration supérieure de 𝑥, il suffit de prendre 𝑦 = 0 et 𝑧 = 0 et l’inéquation 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1 devient alors :
𝑥 − 0 + 0 ≤ 1 ⇒ 𝑥 ≤ 1, la borne supérieure est 𝑥 = 1 0≤𝑥≤1
 Bornes d’intégration de la variable 𝑦: 𝑦 ≤ 0 ⇒ 𝑦 = 0 est la borne d’intégration supérieur de 𝑦.
𝑥étant fixé (0 ≤ 𝑥 ≤ 1), la borne inférieure de 𝑦 s’obtient en prenant 𝑧 = 0 et 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1 devient alors :
𝑥 − 𝑦 + 0 ≤ 1 ⇒ 𝑦 ≥ 𝑥 − 1,la borne inférieur de 𝑦 = 𝑥 − 1 𝑥−1≤𝑦≤0
 Bornes d’intégration de la variable 𝑧: 𝑧 ≥ 0 ⇒ 𝑧 = 0 est la borne d’intégration inférieure de 𝑧.
𝑥étant fixé (0 ≤ 𝑥 ≤ 1), 𝑦 étant fixé (𝑥 − 1 ≤ 𝑦 ≤ 0) la borne supérieure de 𝑧 s’obtient à partir de l’inéquation : 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 ≤ 1
⇒ 𝑧 ≤ 1 − 𝑥 + 𝑦,la borne supérieure de 𝑧 = 1 − 𝑥 + 𝑦 0≤ 𝑧 ≤ 1−𝑥+𝑦
1 0 1−𝑥+𝑦 1 1 0 𝑧 𝑧=1−𝑥+𝑦
Finalement :𝐼 = ∫0 ( ∫𝑥−1( ∫0 𝑑𝑧)𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫0 (∫𝑥−1[ ]𝑧=0 𝑑𝑦)𝑑𝑥
√1−𝑥 √1−𝑥
1 0 1
1−𝑥+𝑦 𝑦 2 𝑦=0
1
𝐼 = ∫ (∫ 𝑑𝑦)𝑑𝑥 = ∫ ] [ 𝑦 − 𝑥𝑦 +
𝑑𝑥
0 𝑥−1 √1 − 𝑥 0 √1 − 𝑥 2 𝑦=𝑥−1
1
1 (𝑥 − 1)2
=∫ (0 − [(𝑥 − 1) − 𝑥(𝑥 − 1) + ]) 𝑑𝑥
0 √1 − 𝑥 2
41
5
1 1
(𝑥 − 1)2 1 3 1 (1 − 𝑥)2 1 1 5 1 5 1
𝐼=∫ 𝑑𝑥 = ∫ (1 − 𝑥)2 𝑑𝑥 = − [ 5 ]0 = − [(1 − 𝑥)2 )10 = [(0 − (1)2 ] =
0 2√1 − 𝑥 0 2 2 5 5 5
2
1
𝐼=
5

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒

1- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑧, 0 ≤ 𝑧 ≤ 1} 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = 𝑥 2 𝑦 2 𝑧 2


2- 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 ≤ 1, } 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) = 𝑥 2 𝑦 2 𝑧 2

Solution
Rappel de cours :
Soit 𝑓(𝑥 , 𝑦, 𝑧) une fonction continue sur le domaine 𝐷 fermé et borné, en bijection avec un domaine fermé et borné ∆ au moyen des fonctions de
𝑥 = 𝜑(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝐷(𝑥 ,𝑦,𝑧)
classe 𝐶1 : { 𝑦 = 𝜓(𝑢 , 𝑣, 𝑡) alors ∬𝐷 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦𝑑𝑧 = ∬Δ 𝑓( 𝑥(𝑢 , 𝑣 , 𝑡), 𝑦(𝑢 , 𝑣, 𝑡), 𝑧(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)) | | 𝑑𝑢 𝑑𝑣 𝑑𝑧
𝐷( 𝑢 ,𝑣 ,𝑡)
𝑧 = 𝜙(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝑢 , 𝑣, 𝑡) (𝑢 , 𝑣, 𝑡) (𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑡
Le déterminant |
𝐷(𝑥 ,𝑦,𝑡)
|=| |𝜕𝜓 (𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝜓
(𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝜓
(𝑢 , 𝑣, 𝑡) || = 𝐽 est appelé Jacobien
𝐷( 𝑢 ,𝑣 ,𝑡) 𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑡
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙
(𝑢 , 𝑣 , 𝑡) (𝑢 , 𝑣, 𝑡) (𝑢 , 𝑣 , 𝑡)
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑡
1- 𝐼 = ∭𝐷 𝑥 2 𝑦2 𝑧2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑧, 0 ≤ 𝑧 ≤ 1}

Différents éléments nous invitent à effectuer un changement de variable en coordonnées cylindriques :


D’une part 0 ≤ 𝑧 ≤ 1 et l’inéquation 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑧 dans le domaine 𝐷 qui est un cercle si on fait une projection sur le pan (0, 𝑥 , 𝑦)
On pose : 𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 , 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 𝑒𝑡 𝑧 = 𝑧
−𝜋 ≤ 𝜃 ≤ 𝜋 −𝜋 ≤ 𝜃 ≤ 𝜋
𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 2𝑧
Alors :(𝑥 , 𝑦, 𝑧) ∈ 𝐷 ⇔ { ⇔ (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) ∈ ∆ { 0 ≤ 𝑧 ≤ 1 ⇔ (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) ∈ ∆ { 0 ≤ 𝑧 ≤ 1
0≤𝑧≤1 𝜌2 ≤ 2𝑧 0 ≤ 𝜌 ≤ √2𝑧
𝐷(𝑥 , 𝑦, 𝑧)
𝐼 = ∭ 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 = ∭ 𝑓( 𝜌 cos 𝜃 , 𝜌 sin 𝜌 , 𝑧) | | 𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝑧
𝐷 ∆ 𝐷( 𝜌 , 𝜃, 𝑧)
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝑥 = 𝜑(𝜌 , 𝜃, 𝑧) = 𝜌 cos 𝜃 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = cos 𝜃 , (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = −𝜌 sin 𝜃 , (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = 0
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝑧
𝜕𝜓 𝜕𝜓 𝜕𝜓
𝑦 = 𝜓(𝜌 , 𝜃, 𝑧) = 𝜌 sin 𝜃 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = sin 𝜃 , (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = 𝜌 cos 𝜃 , (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = 0
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝑧
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙
𝑧 = 𝜙(𝜌 , 𝜃, 𝑧) = 𝑧 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = 0, (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = 0, (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = 1
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝑧
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝜌 , 𝜃 , 𝑧) (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) (𝜌 , 𝜃 , 𝑧)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝑧
cos 𝜃 −𝜌 sin 𝜃 0
|𝜕𝜓 (𝜌 𝜕𝜓 𝜕𝜓 |
⇒|𝐽| = 𝜕𝜌 , 𝜃 , 𝑧) 𝜕𝜃 (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) 𝜕𝑧 (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) = | sin 𝜃 𝜌 cos 𝜃 0| = 𝜌 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝜌 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = 𝜌
| |
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙 0 0 1
(𝜌 , 𝜃 , 𝑧) (𝜌 , 𝜃 , 𝑧) (𝜌 , 𝜃 , 𝑧)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝑧
𝜋 1 √2𝑧
⇒𝐼 = ∭∆ 𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝜌2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑧2 𝜌
𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝑧 = ∭∆ 𝜌5 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑧 2 𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝑧 = (∫−𝜋 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑑𝜃)(∫0 (∫0 𝜌5 𝑑𝜌)𝑧 2 𝑑𝑧)
𝜋 1
1 1 𝜌=√2𝑧 1 𝜋 1 1 1 sin 4𝜃 𝜋 8 𝑧 6 1
𝐼 = ( ∫ ( 𝑠𝑖𝑛2 2𝜃) 𝑑𝜃) (∫ [ 𝜌6 ]𝜌=0 𝑧 2 𝑑𝑧) = ( ∫ (1 − cos 4𝜃) 𝑑𝜃) ( ∫ 8 𝑧 5 𝑑𝑧) = ( [𝜃 − ] )( [ ] )
4 −𝜋 0 6 8 −𝜋 6 0 8 4 −𝜋 6 6 0
1 8 2𝜋 8 𝜋 𝜋
𝐼 = (𝜋 − (−𝜋)) ( ) = × = 𝐼=
8 36 8 36 18 18

2- 𝐼 = ∭𝐷 𝑥 2 𝑦 2 𝑧 2 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 𝐷 = {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 ≤ 1 }
Vu le domaine, on passe en coordonnées sphériques :
𝑥 = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 sin 𝛼 𝑧 = 𝜌 cos 𝛼
Alors : (𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ 𝐷 ⇔ {(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ ℝ3 , 𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 ≤ 1 } ⇔ {(𝜌 , 𝜃 , 𝛼) ∈ ∆ , −𝜋 ≤ 𝜃 ≤ 𝜋, 0 ≤ 𝛼 ≤ 𝜋, 0 ≤ 𝜌 ≤ 1}
𝐷(𝑥 , 𝑦, 𝑧)
𝐼 = ∭ 𝑓(𝑥 , 𝑦 , 𝑧) 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 = ∭ 𝑓( 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 , 𝜌 cos 𝜃 sin 𝜌 , 𝜌 cos 𝛼) | | 𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝛼
𝐷 ∆ 𝐷( 𝜌 , 𝜃, 𝑧)
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
𝑥 = 𝜑(𝜌 , 𝜃, 𝛼) = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = cos 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
= 𝜌 sin 𝛼 cos 𝛼
𝑦 = 𝜓(𝜌 , 𝜃, 𝛼)
𝜕𝜓 𝜕𝜓 𝜕𝜓
= 𝜌 sin 𝜃 sin 𝛼 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = sin 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
= 𝜌 sin 𝜃 cos 𝛼
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙
𝑧 = 𝜙(𝜌 , 𝜃, 𝛼) = 𝜌 cos 𝛼 ⇒ (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = cos 𝛼 , (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = 0, (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) = −𝜌 sin 𝛼
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
42
𝜕𝜑 𝜕𝜑 𝜕𝜑
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼
cos 𝜃 sin 𝛼 𝜌 cos θsin 𝛼 𝜌 sin 𝛼 cos 𝛼
|𝜕𝜓 (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜓
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜓
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼)| = | sin 𝜃 sin 𝛼
⇒ |𝐽| = 𝜌 cos 𝜃 sin 𝛼 𝜌 sin 𝜃 cos 𝛼 | = 𝜌2 | sin 𝛼 |
| 𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼 |
𝜕𝜙 𝜕𝜙 𝜕𝜙 cos 𝛼 0 −𝜌 sin 𝛼
(𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼) (𝜌 , 𝜃 , 𝛼)
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝛼

⇒ 𝐼 = ∭∆ (𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝛼)(𝜌2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝛼)(𝜌2 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼)𝜌2 |sin 𝛼|𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝛼 ∭∆ 𝜌8 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 𝑠𝑖𝑛4 𝛼 𝜌2 |sin 𝛼|𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝛼 =
𝜋 1 𝜋
𝐼 = (∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑑𝜃) × (∫ 𝜌8 𝑑𝜌) (∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝑠𝑖𝑛5 𝛼𝑑𝛼)
−𝜋 0 0
𝜋 1 𝜋
Posons 𝐴 = ∫−𝜋 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 𝑑𝜃𝐵 = ∫0 𝜌8 𝑑𝜌 et 𝐶 = ∫0 𝑐𝑜𝑠 2 𝑠𝑖𝑛5 𝛼 𝑑𝛼
𝜋
1 1 𝜋 1 sin 4𝜃 𝜋 𝜋
𝐴=∫ 𝑠𝑖𝑛2 2𝜃 𝑑𝜃 = ∫ (1 − cos 4𝜃)𝑑𝜃 = [𝜃 − ]−𝜋 =
−𝜋 4 8 −𝜋 8 4 4
𝜌9 1 1
𝐵 = [ ]0 =
9 9
𝜋 𝜋 𝜋
𝐶 = ∫ 𝑐𝑜𝑠 2 𝑠𝑖𝑛5 𝛼 𝑑𝛼 = ∫ sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼)2 𝑑𝛼 = ∫ (sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 − 2 sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 4 𝛼 + sin 𝛼 𝑐𝑜𝑠 6 𝛼)𝑑𝛼
0 0 0
1 2 1 1 2 1 16
𝐶 = [− 𝑐𝑜𝑠 3 𝛼 + 𝑐𝑜𝑠 5 𝛼 − 𝑐𝑜𝑠 7 𝛼]𝜋0 = − (−1 − 1) + (−1 − 1) − (−1 − 1) =
3 5 7 3 5 7 105
𝜋 1 16 4𝜋 4𝜋
𝐼 = × ×( )= 𝐼=
4 9 105 945 945

UNIVERSITE DE TOAMASINA
Département MATHS - INFO
Niveau L1
𝐴𝑁𝐴𝐿𝑌𝑆𝐸 2

𝑆é𝑟𝑖𝑒: 𝑁°3 ∶ 𝐴𝑟𝑐𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑚é𝑡𝑟é𝑠

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 1
Déterminer les points doubles, lorsqu’ils existent, de la courbe définie paramétriquement par :
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 3 − 3𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2
2𝑡 𝑡+1
2- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 2
𝑡 −𝑡−2 𝑡 +2

Solution
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 3 − 3𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
𝑥(𝑡) = 𝑡 3 − 3𝑡 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 sont définies, comme 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont des polynômes, donc elles sont définies sur ℝ.
𝐷=ℝ
On obtient, généralement, un point double d’une courbe définie paramétriquement par des équations 𝑥 = 𝑥(𝑡), 𝑦 = 𝑦(𝑡), en cherchant des
valeurs 𝑡1 et 𝑡2 de 𝑡 telles que l’on ait : 𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ), 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ), 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 étant deux valeurs distinctes.
Cela revient à résoudre le système d’équations :
𝑥(𝑡 ) = 𝑥(𝑡2 )
{ 1 𝑒𝑡 𝑡1 ≠ 𝑡2
𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 )
3
𝑥(𝑡1 ) = 𝑡1 − 3𝑡1 𝑥(𝑡2 ) = 𝑡23 − 3𝑡2
𝑦(𝑡1 ) = 𝑡1 2
𝑦(𝑡2 ) = 𝑡22
3 3 3 3
𝑥(𝑡1 = 𝑥(𝑡2 ⇒ 𝑡1 − 3𝑡1 = 𝑡2 − 3𝑡2 ⇔ 𝑡1 − 𝑡2 = 3𝑡1 − 3𝑡2 ⇔ (𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 ) = 3(𝑡1 − 𝑡2 )
) )
𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ) ⇔ (𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3) = 0
𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ) ⇒ 𝑡1 2 = 𝑡22 ⇔ (𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 + 𝑡2 ) = 0
On obtient le système d’équations :
(𝑡 − 𝑡2 )(𝑡1 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3) = 0
{ 1
(𝑡1 − 𝑡2 )(𝑡1 + 𝑡2 ) = 0
Comme 𝑡1 ≠ 𝑡2 ⇒ (𝑡1 − 𝑡2 ) ≠ 0, le système d’équations ci-dessus devient alors :
𝑡 2 + 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3 = 0 ⇒ 𝑡1 2 + 2𝑡1 𝑡2 − 𝑡1 𝑡2 + 𝑡2 2 − 3 = 0 ⇒ (𝑡1 + 𝑡2 )2 − 𝑡1 𝑡2 = 3
{1
𝑡1 + 𝑡2 = 0
Finalement ce système d’équations se réduit à : 𝑡1 + 𝑡2 = 0 𝑒𝑡 𝑡1 𝑡2 = −3
On pose 𝑆 = 𝑡1 + 𝑡2 = 0 𝑒𝑡 𝑃 = 𝑡1 𝑡2 = −3
𝑡1 et𝑡2 sont racines de l’équation du 2nd degré : 𝑡 2 − 𝑆𝑡 + 𝑃 = 0
Comme 𝑆 = 0, cette équation se réduit à : 𝑡 2 − 3 = 0 ⇔ 𝑡1 = √3, 𝑡2 = −√3
Les coordonnées correspondantes du point double sont : 𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(√3) = 3√3 − 3√3 = 0 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(√3) = 3
Le point 𝐴(0 , 3) est un point double de la courbe considérée.

43
2𝑡−1 𝑡+1
2- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 2
𝑡 −𝑡−2 𝑡 +2
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) est définie et 𝑦(𝑡) est définie, c'est-à-dire
2𝑡−1 𝑡+1
𝑥(𝑡) = 2 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 2 sont définies
𝑡 −𝑡−2 𝑡 +2
2
𝑥(𝑡)est définie si 𝑡 − 𝑡 − 2 ≠ 0 ⇒ 𝑡 ≠ −1 𝑜𝑢 𝑡 ≠ 2
𝑦(𝑡)est définie pour tout 𝑡 ∈ ℝ car 𝑡 2 + 2 ≠ 0
𝐷𝐹 = ℝ − {−1 , 2} =] − ∞ ; −1[∪] − 1 , 2[∪]2 , +∞[
On obtient, généralement, un point double d’une courbe définie paramétriquement par des équations 𝑥 = 𝑥(𝑡), 𝑦 = 𝑦(𝑡), en cherchant des
valeurs 𝑡1 et 𝑡2 de 𝑡 telles que l’on ait : 𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ), 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ), 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 étant deux valeurs distinctes.
Cela revient à résoudre le système d’équations :
𝑥(𝑡 ) = 𝑥(𝑡2 )
{ 1 𝑒𝑡 𝑡1 ≠ 𝑡2
𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 )
2𝑡1 − 1 2𝑡2 − 1
𝑥(𝑡1 ) = 2 𝑥(𝑡2 ) = 2
𝑡1 − 𝑡1 − 2 𝑡2 − 𝑡2 − 2
𝑡1 + 1 𝑡2 + 1
𝑦(𝑡1 ) = 2 𝑦(𝑡2 ) = 2
𝑡1 + 2 𝑡2 + 2
2𝑡1 − 1 2𝑡2 − 1
𝑥(𝑡1 ) = 𝑥(𝑡2 ) ⇒ 2 = ⇔ (2𝑡1 − 1)(𝑡2 2 − 𝑡2 − 2) = (2𝑡2 − 1)(𝑡1 2 − 𝑡1 − 2)
𝑡1 − 𝑡1 − 2 𝑡2 2 − 𝑡2 − 2
⇒2𝑡1 𝑡2 2 − 2𝑡1 𝑡2 − 4𝑡1 − 𝑡2 2 + 𝑡2 + 2 − [2𝑡2 𝑡1 2 − 2𝑡2 𝑡1 − 4𝑡2 − 𝑡1 2 + 𝑡1 + 2] = 0
⇒2𝑡1 𝑡2 (𝑡2 − 𝑡1 ) + 4(𝑡2 − 𝑡1 ) − (𝑡2 − 𝑡1 )(𝑡2 + 𝑡1 ) + (𝑡2 − 𝑡1 ) = 0 ⇔ (𝑡2 − 𝑡1 )[2𝑡1 𝑡2 + 4 − (𝑡2 + 𝑡1 ) + 1] = 0
⇒(𝑡2 − 𝑡1 )[2𝑡1 𝑡2 − (𝑡2 + 𝑡1 ) + 5] = 0 ⇒ 2𝑡1 𝑡2 − (𝑡2 + 𝑡1 ) + 5 = 0car𝑡2 − 𝑡1 ≠ 0
On pose 𝑃 = 𝑡1 𝑡2 et 𝑆 = 𝑡2 + 𝑡1, l’équation devient : 2𝑃 − 𝑆 + 5 = 0
De même : 𝑦(𝑡1 ) = 𝑦(𝑡2 ) ⇒ (𝑡1 + 1)(𝑡2 2 + 2) = (𝑡2 + 1)(𝑡1 2 + 2) ⇔ 𝑡1 𝑡2 2 + 2𝑡1 + 𝑡2 2 + 2 = 𝑡2 𝑡1 2 + 2𝑡2 + 𝑡1 2 + 2
⇒𝑡1 𝑡2 [𝑡2 − 𝑡1 ] − 2[𝑡2 − 𝑡1 ] + [𝑡2 − 𝑡1 ][𝑡2 + 𝑡1 ] = 0 ⇔ (𝑡2 − 𝑡1 )(𝑡1 𝑡2 − 2 + (𝑡2 + 𝑡1 )) = 0 ⇒ 𝑡1 𝑡2 − 2 + (𝑡2 + 𝑡1 ) = 0car𝑡2 − 𝑡1 ≠
0
On pose 𝑃 = 𝑡1 𝑡2 et 𝑆 = 𝑡2 + 𝑡1, l’équation devient : 𝑃 + 𝑆 − 2 = 0
2𝑃 − 𝑆 + 5 = 0
On obtient ainsi un système d’équations : {
𝑃+𝑆−2 = 0
En résolvant ce système d’équations linéaires en 𝑃 et en 𝑆, il résulte que : 𝑃 = −1 et 𝑆 = 3
⇒𝑃 = 𝑡1 𝑡2 = −1et𝑆 = 𝑡2 + 𝑡1 = 3
𝑡1 et 𝑡2 sont racines de l’équation du 2nd degré : 𝑡 2 − 𝑆𝑡 + 𝑃 = 0, c'est-à-dire : 𝑡 2 − 3𝑡 − 1 = 0
3+√13 3− √13
∆= 9 + 4 = 13, il s’en suit que : 𝑡1 = et 𝑡2 =
2 2
3+√13 3+√13
2( )−1 +1
Les coordonnées correspondantes du point double sont : 𝑥(𝑡1 ) = 3+√13 2
2
3+√13
𝑦(𝑡1 ) = 2
3+√13 2
( ) −( )− 2 ( ) +2
2 2 2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 2
Etudier la nature des points 𝑀(𝑡0 ) dans les cas suivants :
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 − 1 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + 1 𝑒𝑡 𝑡0 =
4
2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 3 + 3𝑡 2 + 3𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 et 𝑡0 ∈ {−1 , 0}

Solution
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 − 1 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + 1 𝑒𝑡 𝑡0 =
4
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) est définie et 𝑦(𝑡) est définie, c'est-à-dire
𝑥(𝑡) = 𝑡 − 1 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + 1 sont définies, comme 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont des polynômes, donc elles sont définies sur ℝ.
𝐷=ℝ
Dans tous les cas, il s’agit de chercher le plus petit entier naturel 𝑝 tel que 𝐹 (𝑝) (𝑡0 ) ≠ 0 et le plus petit entier 𝑞 > 𝑝 tel que le système
𝑥 (𝑝) (𝑡 ) 𝑥 (𝑞) (𝑡0 )
(𝐹 (𝑝) (𝑡0 ), 𝐹 (𝑞) (𝑡0 )) soit une basede ℝ2 , soit det{ 𝐹 (𝑝) (𝑡0 ), 𝐹 (𝑞) (𝑡0 )} ≠ 0, c'est-à-dire | (𝑝) 0 |≠0
𝑦 (𝑡0 ) 𝑦 (𝑞) (𝑡0 )
1 1
𝑥 ′ (𝑡) = 1 ⇒ 𝑥 ′ ( ) = 1 𝑥 ′′ (𝑡) = 0 ⇒ 𝑥 ′′ ( ) = 0
4 4
1 1 1
𝑦 ′ (𝑡) = 2𝑡 ⇒ 𝑦 ′ ( ) = 𝑦 ′′ (𝑡) = 2 ⇒ 𝑦 ′′ ( ) = 2
4 2 4
1 1 1 1 1 1 0 1 1
′ ′′ (0 ′ ′′ ′ ′′ 1 2
𝐹 ( ) = (1 , ) 𝐹 ( ) = , 2) det( 𝐹 ( ) , 𝐹 ( )) = | 1
2| = − 2 ≠ 0 ⇒ (𝐹 (4) , 𝐹 (4)) est une base de ℝ .
4 2 4 4 4
2
1
Conclusion : le point 𝑀(𝑡0 = ) est un point de concavité.
4

2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 3 + 3𝑡 2 + 3𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 et 𝑡0 ∈ {−1 , 0}


La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) est définie et 𝑦(𝑡) est définie, c'est-à-dire
𝑥(𝑡) = 𝑡 3 + 3𝑡 2 + 3𝑡 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 sont définies, comme 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont des polynômes, donc elles sont définies sur ℝ.
𝐷𝐹 = ℝ
Dans tous les cas, il s’agit de chercher le plus petit entier naturel 𝑝 tel que 𝐹 (𝑝) (𝑡0 ) ≠ 0 et le plus petit entier 𝑞 > 𝑝 tel que le système
𝑥 (𝑝) (𝑡 ) 𝑥 (𝑞) (𝑡0 )
(𝐹 (𝑝) (𝑡0 ), 𝐹 (𝑞) (𝑡0 )) soit une base de ℝ2 , soit det{ 𝐹 (𝑝) (𝑡0 ), 𝐹 (𝑞) (𝑡0 )} ≠ 0, c'est-à-dire | (𝑝) 0 |≠0
𝑦 (𝑡0 ) 𝑦 (𝑞) (𝑡0 )
1 cas : 𝑡0 = −1
er

𝑥 ′ (𝑡) = 3𝑡 2 + 6𝑡 + 3 ⇒ 𝑥 ′ (−1) = 0 𝑥 ′′ (𝑡) = 6𝑡 + 6 ⇒ 𝑥 ′′ (−1) = 0


44
𝑦 ′ (𝑡) = 2𝑡 ⇒ 𝑦 ′ (−1) = −2 𝑦 ′′ (𝑡) = 2 ⇒ 𝑦 ′′ (−1) = 2
0 0
𝐹 ′ (−1) = (0 , −2)𝐹 ′′ (−1) = (0 , 2) det( 𝐹 ′ (−1), 𝐹 ′′ (−1)) = | | = 0 ⇒ (𝐹 ′ (−1) , 𝐹 ′′ (−1)est un système lié.
−2 2
𝑥 ′′′ (𝑡) = 6 ⇒ 𝑥 ′′′ (−1) = 6 𝑦 ′′′ (𝑡) = 0 ⇒ 𝑦 ′′′ (−1) = 0
′′′ ′ ′′′ 0 6
𝐹 (−1) = (6 , 0) det( 𝐹 (−1), 𝐹 (−1)) = | | = 12 ≠ 0 ⇒ (𝐹 (−1) , 𝐹 ′′′ (−1))est une base de ℝ2 .

−2 0
D’où 𝑀(𝑡0 = −1) est un point d’inflexion.
2ème cas : 𝑡0 = 0
𝑥 ′ (0) = 3 𝑥 ′′ (0) = 6
𝑦 ′ (0) = 0 𝑦 ′′ (0) = 2
′ (0) ′′ ′ ′′ 3 6
𝐹 = (3 , 0)𝐹 (0) = (6 , 2) det( 𝐹 (0), 𝐹 (0)) = | | = 6 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′ (0) , 𝐹 ′′ (0)) est une base de ℝ2 .
0 2
Conclusion : le point 𝑀(𝑡0 = 0) est un point de concavité.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 3
Etudier la nature des points 𝑀(𝑡0 ) dans les cas suivants :
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡 et 𝑡0 = −1
𝑡
2 5
2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 − 𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 4 et 𝑡0 = 0
3- 𝑥(𝑡) = 𝑠𝑖𝑛 𝑡 2 𝑦(𝑡) = 1 − cos 𝑡 et 𝑡0 = 0

Solution
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡 et 𝑡0 = −1
𝑡
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
1
𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡sont définies
𝑡
𝑥(𝑡)est définie sur ℝ car c’est un polynôme
𝑦(𝑡)est définie pour tout 𝑡 ∈ ℝ∗
𝐷 = ℝ∗ =] − ∞ ; 0[∪]0 , +∞[
𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 + 2 ⇒ 𝑥 ′ (−1) = 0
2
𝑦 ′ (𝑡) = − 3 − 2 ⇒ 𝑦 ′ (−1) = 0
𝑡
On a : 𝐹 ′ (−1) = (0 , 0) ⇒le point(0 , 0)est un point stationnaire ou singulier
𝑥 ′′ (𝑡) = 2 ⇒ 𝑥 ′′ (−1) = 2 𝑥 ′′′ (𝑡) = 0 ⇒ 𝑥 ′′′ (−1) = 0
6 24
𝑦 ′′ (𝑡) = 4 ⇒ 𝑦 ′ (−1) = 6 𝑦 ′′′ (𝑡) = − 4 ⇒ 𝑦 ′ (−1) = −24
𝑡 𝑡
𝐹 ′′ (−1) = (2 , 6)𝐹 ′′ ′(−1) = (0 , −24
2 0
On a enfin : det( 𝐹 ′′ (−1), 𝐹 ′′′ (−1)) = | | = −48 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′′ (−1) , 𝐹 ′′′ (−1))est une base de ℝ2 .
6 −24
Dans ce cas : 𝑝 = 2et 𝑞 = 3, le point 𝑀(𝑡0 = −1) = (−1 , 3) est un point de rebroussement de première espèce.
Remarque : le vecteur directeur de la tangente au point de rebroussement 𝑀(𝑡0 = −1) est le vecteur 𝐹 ′′ (−1) = (2 , 6).

2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 − 𝑡 5 𝑦(𝑡) = 𝑡 4 et 𝑡0 = 0
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire :
𝑥(𝑡) = 𝑡 2 − 𝑡 5 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 4 sont définies. Comme 𝑥(𝑡) 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) sont des polynômes, donc elles sont définies sur ℝ.
𝐷=ℝ
𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 − 5𝑡 4 ⇒ 𝑥 ′ (0) = 0
𝑦 ′ (𝑡) = 4𝑡 3 ⇒ 𝑦 ′ (0) = 0
On a : 𝐹 ′ (0) = (0 , 0) ⇒le point(0 , 0)est un point stationnaire
𝑥 ′′ (𝑡) = 2 − 20 𝑡 3 ⇒ 𝑥 ′′ (0) = 2 𝑥 ′′′ (𝑡) = −60𝑡 2 ⇒ 𝑥 ′′′ (0) = 0
𝑦 ′′ (𝑡) = 12𝑡 2 ⇒ 𝑦 ′′ (0) = 0 𝑦 ′′′ (𝑡) = 24𝑡 ⇒ 𝑦 ′′′ (0) = 0
𝐹 ′′ (0) = (2 , 0)𝐹 ′′ ′(0) = (0 , 0)
2 0
On a enfin : det( 𝐹 ′′ (0), 𝐹 ′′′ (0)) = | | = 0 ⇒ (𝐹 ′′ (0) , 𝐹 ′′′ (0))est un système liéde ℝ2 .
0 0
𝑥 ′′′′ (𝑡) = −120𝑡 ⇒ 𝑥 ′′′′ (0) = 0
𝑦 (𝑡) = 24 ⇒ 𝑦 ′′′′ (0) = 24 ⇒
′′′′
𝐹 ′′ ′′(0) = (0 , 24)
2 0
det( 𝐹 ′′ (0), 𝐹 ′′′′ (0)) = | | = 48 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′′ (0) , 𝐹 ′′′′ (0))est une base de ℝ2 .
0 24
Dans ce cas : 𝑝 = 2et 𝑞 = 4, le point 𝑀(𝑡0 = 0) est un point de rebroussement de deuxième espèce.
Remarque : le vecteur directeur de la tangente au point de rebroussement 𝑀(𝑡0 = 0) = 𝑂(0 , 0) est le vecteur 𝐹 ′′ (0) = (2 , 0).

3- 𝑥(𝑡) = 𝑠𝑖𝑛2 𝑡 𝑦(𝑡) = 1 − cos 𝑡 et 𝑡0 = 0


La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire :
𝑥(𝑡) = 𝑠𝑖𝑛2 𝑡 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 1 − cos 𝑡 sont définies, 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies sur ℝ, donc
𝐷=ℝ
𝑥 ′ (𝑡) = 2 cos 𝑡 sin 𝑡 ⇒ 𝑥 ′ (0) = 0
𝑦 ′ (𝑡) = sin 𝑡 ⇒ 𝑦 ′ (0) = 0

On a : 𝐹 (0) = (0 , 0) ⇒le point(0 , 0)est un point stationnaire ou singulier
𝑥 ′′ (𝑡) = 2 cos 2𝑡 ⇒ 𝑥 ′′ (0) = 2 𝑥 ′′′ (𝑡) = −4 sin 2𝑡 ⇒ 𝑥 ′′′ (0) = 0
𝑦 ′′ (𝑡) = cos 𝑡 ⇒ 𝑦 ′′ (0) = 1 𝑦 ′′′ (𝑡) = − sin 𝑡 ⇒ 𝑦 ′′′ (0) = 0
′′ ′′′ ′′ ′′′
𝐹 (0) = (2 , 1)𝐹 (0) = (0 , 0) ⇒ (𝐹 (0 , 0), 𝐹 (0 , 0))est un système lié de ℝ.
𝑥 ′′′′ (𝑡) = −8 cos 2𝑡 ⇒ 𝑥 ′′′′ (0) = −8
45
𝑦 ′′′′ (𝑡) = − cos 𝑡 ⇒ 𝑦 ′′′′ (0) = −1 𝐹 ′′′′ (0) = (−8 , −1)
2 −8
det( 𝐹 ′′ (0), 𝐹 ′′′′ (0)) = | | = 6 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′′ (0) , 𝐹 ′′′′ (0))est une base de ℝ2 .
1 −1
Dans ce cas : 𝑝 = 2et 𝑞 = 4, le point 𝑀(𝑡0 = 0) est un point de rebroussement de deuxième espèce.
Remarque : le vecteur directeur de la tangente au point de rebroussement 𝑀(𝑡0 = 0) = 𝑂(0 , 0) est le vecteur 𝐹 ′′ (0) = (2 , 1)

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 4
Etudier l’existence des points d’inflexion de la courbe (Γ) paramétrée par la fonction vectorielle 𝐹 définie par :
1 3
1- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 𝑡 +
𝑡 𝑡
1
2- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡
𝑡

Solution
1 3
1- 𝑥(𝑡) = 2 𝑦(𝑡) = 𝑡 +
𝑡 𝑡
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
1 3
𝑥(𝑡) = 2 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) = 𝑡 + sont définies
𝑡 𝑡
𝑥(𝑡)et𝑦(𝑡) sont définies pour 𝑡 ≠ 0
𝐷 = ℝ∗ =] − ∞ ; 0[∪]0 , +∞[
Il s’agit de chercher les valeurs du paramètre 𝑡 pour lesquelles (𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′ (𝑡)) est un système lié et (𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′′ (𝑡)) une base de ℝ2 .
1
𝑥(−𝑡) = = 𝑥(𝑡) ⇒ 𝑥(𝑡)est paire
𝑡2
3
𝑦(−𝑡) = −𝑡 − = −𝑦(𝑡) ⇒ 𝑦(𝑡)est impaire
𝑡
⇒la courbe (Γ) est symétrique par rapport à l’axe (𝑂𝑥), il vient alors que si le point 𝑀(𝑡0 ) est un point d’inflexion alors 𝑀(−𝑡0 ) l’est aussi.
On restreindra l’étude pour ∈]0 , +∞[
2 3 6 6 24 18
𝑥 ′ (𝑡) = − 3 𝑦 ′ (𝑡) = 1 − 2 𝑥 ′′ (𝑡) = 4 𝑦 ′′ (𝑡) = 3 𝑥 ′′′ (𝑡) = − 5 𝑦 ′′′ (𝑡) = − 4
𝑡 𝑡 𝑡 𝑡 𝑡 𝑡
2 6
− 3 4 6 6
(𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′ (𝑡)) est un système lié si et seulement si det(𝐹 ′ (𝑡), 𝐹 ′′ (𝑡)) = | 𝑡 3 𝑡6 | = 6 − 4 = 0
𝑡 𝑡
1− 2 3
𝑡 𝑡
6 6 2 2
− = 0 ⇔ 𝑡 ≠ 0 6 − 6𝑡 = 0 ⇒ 1 − 𝑡 = 0 ⇒ 𝑡 = 1 𝑐𝑎𝑟 𝑡 ∈]0 , +∞[
𝑡6 𝑡4
𝐹(1) = (𝑥(1), 𝑦(1)) = (1 , 4)
𝐹 ′ (1) = (𝑥 ′ (1), 𝑦 ′ (1)) = (−2 , −2) 𝐹 ′′′ (1) = (𝑥 ′′′ (1), 𝑦 ′′′ (1)) = (−24 , −18)
−2 −24
det( 𝐹 ′ (1) , 𝐹 ′′′ (1)) = | | = 36 − 48 = −12 ≠ 0 ⇒ (𝐹 ′ (1) , 𝐹 ′′′ (1))est un système libre ⇒le point 𝑀(𝑡 = 1) = (1 , 4) est un
−2 −18
point d’inflexion et pour raison de symétrie invoquée plus haut, le point 𝑀(𝑡 = −1) = (1 , −4) est aussi un point d’inflexion.
1
1- 𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡
𝑡
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies, c'est-à-dire
1
𝑥(𝑡) = 𝑡 2 + 2𝑡 𝑦(𝑡) = 2 − 2𝑡
𝑡
𝐷𝐹 = ℝ∗ =] − ∞ ; 0[∪]0 , +∞[
2 6 24
𝑥 ′ (𝑡) = 2𝑡 + 2 𝑦 ′ (𝑡) = − 3 − 2 𝑥 ′′ (𝑡) = 2 𝑦 ′′ (𝑡) = 4 𝑥 ′′′ (𝑡) = 0 𝑦 ′′′ (𝑡) = − 5
𝑡 𝑡 𝑡
2𝑡 + 2 2 12𝑡 + 12 4 12𝑡 + 12 + 4𝑡 + 4𝑡 4 𝑡 4 + 4𝑡 + 3
det( 𝐹 (𝑡) , 𝐹 (𝑡) = | 2
′ ′′ 6| = + 3+4=0⇒ = 4
= 0 ⇒ 𝑡 + 4𝑡 + 3 = 0
− 3−2 4 𝑡4 𝑡 𝑡4 𝑡4
𝑡 𝑡

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 5
𝑎4 𝑏3
Soient (𝑎 , 𝑏) ∈ ℝ2
− {(0 , 0)} et 𝑀𝑎,𝑏 l’arc paramétré donné par : ∀ 𝑡 ∈ ℝ∗ , 𝑀𝑎,𝑏 (𝑡) = (2𝑡 + 3 , 𝑡 2 + )
𝑡 𝑡
Donner une condition nécessaire et suffisante pour que l’arc ait un point de rebroussement.

Solution
𝑎4 𝑏3
L’arc paramétré a pour expression : 𝑥(𝑡) = 2𝑡 + 3 𝑦(𝑡) = 𝑡 2 + avec (𝑎 , 𝑏) ≠ (0 , 0)
𝑡 𝑡
Domaine de définition de la fonction vectorielle 𝐹(𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) : 𝐷𝐹 = ℝ∗
Une condition nécessaire pour que l’arc admette un point de rebroussement est qu’il admette un point singulier, càd𝑥 ′ (𝑡) et 𝑦 ′ (𝑡) s’annulent pour
une même valeur de 𝑡 :
3𝑎4 𝑏3
𝑥 ′ (𝑡) = 2 − 3𝑎4 𝑡 −4 = 2 − 4 𝑦 ′ (𝑡) = 2𝑡 − 2
𝑡 𝑡
3𝑎4 3 3 1 3 1
𝑥 ′ (𝑡) = 0 ⇒ 2 − 4 = 0 ⇒ 𝑡 4 = 𝑎4 ⇒ 𝑡 = ( )4 𝑎ou𝑡 = −( )4 𝑎
𝑡 2 2 2
𝑏3 1 1 1
𝑦 (𝑡) = 0 ⇒ 2𝑡 − 2 = 0 ⇒ 𝑡 3 = 𝑏 3 ⇒ 𝑡 = ( )3 𝑏

𝑡 2 2

46
1 1 1 2
3 1 3 1
La courbe admet un point singulier si et seulement si : ±( )4 𝑎 = ( )3 𝑏, cette équation est équivalente à : 𝑏 2 = ( )2 × ( )− 3 × 𝑎2
2 2 2 2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 6
Etudier les branches infinies et préciser la position de la courbe par rapport aux asymptotes dans les cas des courbes planes paramétrées ci-après :
𝑡 𝑡2
1- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡−1 𝑡−1
(𝑡+2)2 (𝑡−2)2
2- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) = , on précisera la position de la courbe par rapport aux asymptotes.
𝑡+1 𝑡−1
2𝑎𝑡 2 2𝑎𝑡 3
3- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) = 𝑎 ∈ ℝ∗
1+𝑡 3 1+𝑡 2
Solution
𝑡 𝑡2
1- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡−1 𝑡−1
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡) est définie si 𝑡 ≠ 1.
𝑦(𝑡)est définie si 𝑡 ≠ 1
𝐷 = ℝ − { 1} =] − ∞ ; 1[∪]1; +∞[
lim 𝑥(𝑡) = 1 lim 𝑦(𝑡) = −∞
𝑡→−∞ 𝑡→−∞
lim 𝑥(𝑡) = 1 lim 𝑦(𝑡) = +∞
𝑡→+∞ 𝑡→+∞
Quand 𝑡 → ∞, 𝑥 → 1 𝑒𝑡 𝑦 → ∞ ⇒ la droite d’équation 𝑥 = 1 est une asymptote verticale à la courbe.

lim 𝑥(𝑡) = −∞ lim− 𝑦(𝑡) = −∞


𝑡→1− 𝑡→1
lim+ 𝑥(𝑡) = +∞ lim+ 𝑦(𝑡) = +∞
𝑡→1 𝑡→1
Quand 𝑡 → 1, 𝑥 → ∞ 𝑒𝑡 𝑦 → ∞ ⇒ la courbe présente une branche infinie
𝑦(𝑡) 𝑡2 𝑡−1
Quand → 1 , = × = 𝑡 → 1, la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 est une direction asymptotique.
𝑥(𝑡) 𝑡−1 𝑡
𝑡2 𝑡 𝑡 2 −𝑡 𝑡(𝑡−1)
Quand 𝑡 → 1 , 𝑦(𝑡) − 𝑥(𝑡) = − = = =𝑡→1
𝑡−1 𝑡−1 𝑡−1 𝑡−1
En conclusion, quand 𝑡 → 1, la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 + 1 est une asymptote oblique à a courbe

(𝑡+2)2 (𝑡−2)2
2- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) =
𝑡+1 𝑡−1
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡) est définie si 𝑡 ≠ −1.
𝑦(𝑡)est définie si 𝑡 ≠ 1
𝐷 = ℝ − {−1 , 1} =] − ∞; −1[∪] − 1; 1[∪]1 ; +∞[
(−𝑡 + 2)2 (𝑡 − 2)2
𝑥(−𝑡) = =− = −𝑦(𝑡)
−𝑡 + 1 𝑡−1
(−𝑡 − 2)2 (𝑡 + 2)2
𝑦(−𝑡) = =− = −𝑥(𝑡)
−𝑡 − 1 𝑡+1
On a une symétrie par rapport à le deuxième bissectrice (𝑦 = −𝑥). Il suffit de faire l’étude sur ‘intervalle [0; 1[∪]1 ; +∞[
9
lim 𝑥(𝑡) = lim+ 𝑦(𝑡) = +∞ lim− 𝑦(𝑡) = −∞
𝑡→1 2 𝑡→1 𝑡→1
9 9
Quand 𝑡 → 1, 𝑥(𝑡) → 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) → ∞ ⇒ la droite d’équation 𝑥 = est une asymptote verticale à la courbe (quand 𝑡 → 1).
2 2
lim 𝑥(𝑡) = +∞ lim 𝑦(𝑡) = +∞
𝑡→+∞ 𝑡→+∞
Quand 𝑡 → +∞, 𝑥(𝑡) → +∞ 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) → +∞ ⇒ la courbe présente une branche infinie
𝑦(𝑡) (𝑡−2)2 𝑡+1 𝑡+1
Quand → +∞ , = × = → 1, la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 est une direction asymptotique.
𝑥(𝑡) 𝑡−1 (𝑡−2)2 𝑡−1
(𝑡−2)2 (𝑡+2)2 −6𝑡 2 +8
Quand 𝑡 → +∞, 𝑦(𝑡) − 𝑥(𝑡) = − = 2 → −6
𝑡−1 𝑡+1 𝑡 −1
Quand 𝑡 → +∞, la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 − 6 est donc une asymptote oblique à la courbe.

Position de la courbe par rapport à l’asymptote oblique :


(𝑡−2)2 (𝑡+2)2 −6𝑡 2 +8 2
On forme la différence : 𝑦(𝑡) − [𝑥(𝑡) − 6] = −[ − 6] = 2 +6= → 0+ quand 𝑡 → +∞
𝑡−1 𝑡+1 𝑡 −1 𝑡 2 −1
Conclusion : la courbe se situe au- dessus de l’asymptote oblique quand 𝑡 → +∞.

2𝑎𝑡 2 2𝑎𝑡 3
3- 𝑥(𝑡) = 𝑦(𝑡) = 𝑎 ∈ ℝ∗
1+𝑡 3 1+𝑡 2
La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡)est définie pour 𝑡 ≠ −1
𝑦(𝑡)est définie pour 𝑡 ∈ ℝ
𝐷𝐹 = ℝ − {− 1} =] − ∞ ; −1[∪] − 1; +∞[
lim 𝑥(𝑡) = ∞ lim 𝑦(𝑡) = −𝑎
𝑡→−1 𝑡→−1
Quand 𝑡 → −1, 𝑥(𝑡) → ∞ 𝑒𝑡 𝑦(𝑡) → −𝑎 ⇒ la droite d’équation 𝑦 = −𝑎 est une asymptote horizontale à la courbe

lim 𝑥(𝑡) = 0 lim 𝑦(𝑡) = (𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎) × (−∞)


𝑡→−∞ 𝑡→−∞
lim 𝑥(𝑡) = 0 lim 𝑦(𝑡) = (𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑎) × (+∞)
𝑡→+∞ 𝑡→+∞

47
Quand 𝑡 → ∞, 𝑥 → 0 𝑒𝑡 𝑦 → ∞ ⇒ la droite d’équation 𝑥 = 0 est une asymptote verticale à la courbe.

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 7
1- On considère la courbe plane (Γ) paramétrée par :
𝑥(𝑡) = 𝑡 + ln |1 − 𝑡|
{
𝑦(𝑡) = √1 − 𝑡 2
a- Déterminer le domaine de définition de la fonction vectorielle 𝐹 de composantes (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)).
b- Etudier le sens de variation des fonctions 𝑥(𝑡)et 𝑦(𝑡). (On précisera les branches infinies de (Γ)).
c- Etudier la nature du point (0 , 1) et tracer la courbe (Γ).

2- Soit la courbe (Γ) paramétrée par la fonction vectorielle 𝐹 de composantes (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)), avec :
𝑥(𝑡) = ln |𝑡 + 1| + ln |𝑡|
{
𝑦(𝑡) = ln |𝑡 + 1| − ln |𝑡|
a- Déterminer le domaine de définition de 𝐹 et montrer que (Γ) est symétrique par rapport à l’axe 𝑂𝑥.
b- Etudier les branches infinies.
c- Tracer la courbe (Γ).

3- Soit (∁) la courbe paramétrée définie par la fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡)) avec :
𝑡3
𝑥(𝑡) =
3𝑡 + 1
3𝑡 2
{ 𝑦(𝑡) =
3𝑡 + 1
Construire la courbe (∁).

Solution
𝑥(𝑡) = 𝑡 + ln |1 − 𝑡|
1- {
𝑦(𝑡) = √1 − 𝑡 2
a- La fonction vectorielle 𝐹(𝑡) = (𝑥(𝑡) , 𝑦(𝑡)) est définie ssi 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont définies :
𝑥(𝑡) est définie si 𝑡 ≠ 1.
𝑦(𝑡)est définie si 1 − 𝑡 2 ≥ 0 ⇒ 𝑡 ∈ [−1 ; +1]
⇒ 𝐷 = [−1 ; 1[
b- Il n’existe pas de symétrie.
lim 𝑥(𝑡) = −1 + ln 2 lim 𝑦(𝑡) = 0
𝑡→−1 𝑡→−1
lim 𝑥(𝑡) = −∞ lim 𝑦(𝑡) = 0 ⇒la droite d’équation 𝑦 = 0 est une asymptote à la courbe (Γ)
𝑡→1 𝑡→1
1 −𝑡
𝑥 ′ (𝑡) =1− = 𝑥 ′ (𝑡) = 0 ⇒ 𝑡 = 0 𝑥 ′ (𝑡) > 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 < 0 𝑥 ′ (𝑡) < 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 > 0.
1−𝑡 1−𝑡
−𝑡
𝑦 ′ (𝑡) = 𝑦 ′ (𝑡) = 0 𝑝𝑜𝑢𝑡 𝑡 = 0 𝑥 ′ (𝑡) > 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 < 0 𝑥 ′ (𝑡) < 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 > 0
√1 − 𝑡 2

𝐸𝑥𝑒𝑟𝑐𝑖𝑐𝑒 8
1- Donner en coordonnées polaires, l’équation d’une droite (𝐷), connaissant son équation cartésienne 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏.
2- Ecrire, en coordonnées polaires, l’équation d’un cercle (∁) passant par le pôle.
3- Chercher les équations cartésiennes des courbes d’équations polaires suivantes :
cos 𝜃 − sin 𝜃
a- 𝜌 = 𝑎 où 𝑎 ≠ 0
sin 𝜃 cos 𝜃
4
b- 𝜌=
2 − cos 𝜃
𝜃
c- 𝜌 = 𝑎 tan –
2

48

Vous aimerez peut-être aussi