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I.

Actes et conventions imposables

1. Actes sous seing privé :

o Contrats établis et signés directement par les parties sans intervention d’un notaire
(par exemple : contrats d'assurance, contrats de vente, etc.).

2. Actes authentiques :

o Contrats validés par un officier public (notaire, adoul) et ayant force exécutoire.

3. Enregistrement obligatoire :

o Concerne les mutations à titre gratuit ou onéreux d'immeubles, de fonds de


commerce, de parts sociales de sociétés non cotées, de baux à durée illimitée, etc.

o Cela inclut également :

 Mutation entre vifs : Vente, donation, échange d’immeubles, fonds de


commerce, parts sociales de sociétés immobilières transparentes.

 Baux : Baux à rentes perpétuelles, baux emphytéotiques, etc.

4. Enregistrement sur option :

o Actes non obligatoires peuvent être enregistrés sur la demande des parties.

II. Délai d’enregistrement

1. Délai de 30 jours :

o Pour les actes obligatoirement assujettis.

o Pour les ventes de produits forestiers, les ventes effectuées par les agents des
domaines ou des douanes.

2. Délai de 3 mois :

o Pour les actes de libéralité pour cause de mort (testaments, donations) à partir du
décès du testateur.

o Pour les décisions judiciaires (ordonnances, jugements, etc.).

III. Exonérations des droits d’enregistrement

1. Actes présentant un intérêt public :

o Acquisitions par des États étrangers d'immeubles destinés à leur représentation


diplomatique ou consulaire, sous condition de réciprocité.

2. Actes concernant l’État et les collectivités territoriales :

o Les acquisitions de l'État, les échanges, les donations qui lui profitent.
o Les acquisitions réalisées par les collectivités territoriales pour des travaux d'intérêt
public (éducation, urbanisme, etc.).

3. Actes présentant un intérêt social :

o Actes des associations à but non lucratif, fondations, et d'autres organismes sociaux
ou humanitaires.

4. Actes relatifs à l’investissement :

o Fusion de sociétés, réévaluation de capital, augmentation de capital dans les sociétés


cotées en bourse.

5. Actes relatifs aux opérations de crédit :

o Opérations effectuées par certaines banques et institutions financières, y compris


celles liées à la banque islamique.

IV. Base imposable

La base imposable des droits d'enregistrement est déterminée comme suit :

1. Ventes et transmissions à titre onéreux :

o Par le prix exprimé, y compris les charges annexes.

2. Échanges :

o Par l’estimation du bien dont la valeur est la plus élevée.

3. Partages de biens :

o Par le montant de l'actif net à partager entre les parties (héritiers, associés, etc.).

4. Mutations à titre gratuit :

o Par l’évaluation souscrite par les parties de la valeur des biens donnés.

5. Cessions de parts ou actions dans des sociétés :

o Par la valeur négociée pour chaque action ou part.

6. Crédit et opérations bancaires :

o Par le montant du crédit octroyé.

V. Tarif des droits d'enregistrement

Le tarif des droits d'enregistrement se divise en droits proportionnels et droits fixes :

1. Droits proportionnels :

o 6% : Pour les mutations immobilières (vente, donation, échange d’immeubles, de


fonds de commerce).
o 5% : Acquisition de terrains nus ou à démolir par certains établissements de crédit
dans le cadre de financements spécifiques (Mourabaha, Ijara, etc.).

o 4% : Pour l’acquisition de locaux destinés à l’habitation ou à d’autres usages


(commercial, professionnel, administratif).

o 3% : Cessions de parts dans des sociétés non immobilières ou non cotées.

o 1,5% : Cessions gratuites entre proches (époux, frères, sœurs).

o 1% : Cessions d'obligations, garanties mobilières.

2. Droits fixes :

o 1 000 DH : Actes de constitution et d'augmentation de capital des sociétés ou des


groupements d'intérêt économique.

o 200 DH : Actes tels que testaments ou actes de prorogation/dissolution de sociétés.

VI. Liquidation de l’impôt

1. Application des droits d’enregistrement :

o Les droits sont applicables selon la nature des actes (donations, ventes, prêts, etc.).

o Lorsqu’un acte inclut plusieurs dispositions, il est perçu le droit applicable à la


convention qui génère la perception la plus élevée.

2. Calcul selon la valeur :

o Si un acte concerne à la fois des biens meubles et immeubles, le taux applicable est
celui des immeubles, sauf si un prix particulier est stipulé pour chaque type de bien.

VII. Nouveautés des réformes fiscales 2025

1. Nouveaux taux :

o La réforme introduit des modifications dans les taux applicables à certaines


opérations, notamment l'augmentation des droits d’enregistrement pour certains
types d'actes (en particulier pour les sociétés immobilières et les sociétés à
prépondérance immobilière).

2. Renforcement des procédures électroniques :

o Introduction de la signature électronique pour certains actes et imposition de


nouvelles obligations de transmission numérique pour les professionnels.

3. Exonérations spécifiques :

o Des exonérations sont appliquées pour certaines transactions, telles que celles liées à
l’investissement et la restructuration d’entreprises, visant à encourager
l’investissement et l’innovation.
Ces éléments représentent les axes principaux du cours actualisés en 2025, avec les nouvelles
réformes fiscales et les précisions sur les droits d’enregistrement.

I. Actes et Conventions Imposables


Les droits d'enregistrement sont applicables à un large éventail d'actes juridiques, qu'ils soient
conclus sous forme authentique ou sous seing privé. Ils se divisent en deux grandes catégories
:
1. Actes sous seing privé :
o Ce sont des actes rédigés et signés par les parties sans intervention d'un notaire.
Exemple : contrats de vente, contrats de prêt, contrats de location. Ces actes
peuvent être soumis à enregistrement sur option, c’est-à-dire sur demande des
parties concernées.
o Exemple : Vente d'un bien immobilier entre particuliers, un contrat de location
entre un bailleur et un locataire.
2. Actes authentiques :
o Ce sont des actes rédigés et validés par un officier public, tel qu’un notaire, un
adoul ou un huissier. Ils ont une force probante plus grande et sont
généralement utilisés pour les transactions immobilières ou les actes de grande
valeur.
o Exemple : Vente d'un bien immobilier notarié, donation d'un bien sous forme
d'acte notarié.
3. Enregistrement Obligatoire :
o Certains actes sont obligatoirement soumis à enregistrement, indépendamment
de la volonté des parties. Cela inclut, par exemple :
 Les mutations à titre onéreux (achats de biens immobiliers, cessions
de fonds de commerce, etc.).
 Les mutations à titre gratuit (donations, héritages).
 Les actes qui concernent des baux à long terme (ex : baux à durée
indéterminée, baux emphytéotiques, etc.).
Exemple d'application : Si une personne vend une maison à une autre, cet acte sera
obligatoirement soumis aux droits d'enregistrement. De même, si une personne effectue une
donation à ses enfants, cet acte sera aussi soumis à l'enregistrement.
4. Enregistrement sur Option :
o Les parties peuvent décider d’enregistrer un acte, même si cela n'est pas
obligatoire. Cela est fréquent dans les transactions privées où les parties
souhaitent que l’acte ait une valeur juridique plus forte ou pour des raisons
fiscales.
o Exemple : Un contrat de prêt entre particuliers, une vente de bien non
immobilier qui n'implique pas de transfert de propriété d’un bien immobilier
ou de fonds de commerce.

II. Délai d’Enregistrement


Le délai dans lequel les actes doivent être enregistrés varie selon la nature de l'acte. Il existe
plusieurs types de délais à respecter :
1. Délai de 30 jours :
o Les actes soumis à enregistrement doivent être enregistrés dans un délai de 30
jours suivant leur signature ou leur date de validité.
o Ce délai s’applique généralement aux actes de mutation immobilière, de
vente, de cession de parts sociales et d'autres transactions commerciales.
o Exemple : Si vous signez un acte de vente pour un bien immobilier le 10
février, vous avez jusqu'au 10 mars pour l'enregistrer.
2. Délai de 3 mois :
o Ce délai s’applique à certains actes notariés ou actes qui nécessitent un
enregistrement après un événement spécifique, tel qu'un décès.
o Ce délai est généralement applicable pour les actes de libéralité pour cause de
mort, comme les testaments ou les donations.
o Exemple : Si une personne décède le 1er janvier, ses héritiers doivent
enregistrer l’acte de succession dans un délai de 3 mois, soit avant le 1er avril.

III. Exonérations des Droits d’Enregistrement


Certaines transactions sont exonérées de droits d'enregistrement en raison de leur nature ou de
leur intérêt social, économique ou public. Voici les principales exonérations :
1. Actes présentant un intérêt public :
o Les acquisitions de biens immobiliers par des états étrangers, des ambassades
ou des consulats sont exonérées des droits d'enregistrement, sous réserve de
réciprocité entre les États concernés.
o Exemple : L'achat d'un bien immobilier par une ambassade ou un consulat
étranger peut être exempté de droits d’enregistrement, à condition qu’il y ait
réciprocité avec le pays concerné.
2. Actes concernant l’État et les Collectivités Territoriales :
o L’enregistrement est exonéré pour les actes relatifs à des acquisitions réalisées
par l'État ou les collectivités territoriales pour des projets d’intérêt public.
o Exemple : L'achat de terrains par une municipalité pour construire des écoles
ou des hôpitaux.
3. Actes sociaux :
o Certaines associations à but non lucratif, fondations, ou autres organismes à
but social peuvent être exonérés des droits d’enregistrement lorsqu'ils réalisent
des opérations d'intérêt social.
o Exemple : La donation d’un bien à une association caritative peut être
exonérée des droits d’enregistrement.
4. Actes liés à l’investissement :
o Certaines transactions dans le cadre de l’investissement sont également
exonérées, notamment pour favoriser la réindustrialisation ou l’innovation
en Maroc.
o Exemple : Les fusions d'entreprises ou les augmentations de capital dans des
secteurs stratégiques peuvent bénéficier d’exonérations fiscales ou d’un taux
réduit de droits d’enregistrement.

IV. Base Imposable


La base d’imposition des droits d’enregistrement est généralement la valeur du bien ou de la
transaction. Selon le type de bien ou d’acte, les éléments suivants sont utilisés pour calculer
les droits :
1. Ventes et transmissions à titre onéreux :
o La base imposable est le prix de vente du bien, y compris les frais annexes
comme les charges supplémentaires (frais de notaire, etc.).
o Exemple : Si une maison est vendue pour 1 000 000 DH, la base imposable est
le montant total de la vente (1 000 000 DH).
2. Échanges de biens :
o La base imposable est la valeur de l’un des biens échangés, généralement celui
ayant la valeur la plus élevée.
o Exemple : Si deux propriétés sont échangées, et que l’une vaut 2 millions de
dirhams et l’autre 1,5 million de dirhams, la base imposable sera de 2 millions
de dirhams.
3. Partages et donations :
o Dans les cas de partages ou de donations, la base imposable est déterminée
par la valeur des biens donnés ou partagés.
o Exemple : Si un bien est donné à un enfant, la base imposable sera la valeur du
bien donné, comme un terrain ou une maison.
V. Tarif des Droits d’Enregistrement
Les droits d’enregistrement sont calculés en fonction du montant de la transaction et du type
d’acte. Il existe plusieurs catégories de tarifs, principalement :
1. Droits proportionnels :
o Ces droits sont calculés en fonction de la valeur de l’opération :
 6% : Pour les transactions immobilières.
 5% : Pour l'acquisition de certains types de biens immobiliers financés
par des banques spécifiques.
 4% : Pour les acquisitions de biens à usage commercial ou
professionnel.
 1% à 3% : Pour les cessions de parts sociales dans des sociétés
immobilières ou non cotées.
2. Droits fixes :
o Il existe des droits fixes appliqués à certains actes administratifs ou
commerciaux, souvent liés à la création ou à la modification de sociétés :
 1 000 DH : Pour les actes de constitution ou d'augmentation de capital
dans certaines sociétés.
 200 DH : Pour certains actes non notariés ou actes administratifs
simples.

VI. Liquidation de l’Impôt


La liquidation des droits d'enregistrement se fait par l'administration fiscale, qui peut
demander aux parties de fournir les informations nécessaires pour déterminer la base
imposable et le montant exact de l'impôt. Ce processus implique la vérification des valeurs
déclarées et des documents justificatifs.

VII. Réformes Fiscales de 2025


Avec la réforme fiscale entrée en vigueur en 2025, des changements ont été introduits pour
moderniser le système fiscal et encourager certains types d'investissement. Quelques points
importants :
1. Modification des taux d’imposition :
o Les taux d'imposition ont été réajustés pour certaines catégories d’actes,
notamment en augmentant les droits d’enregistrement pour certaines
transactions de sociétés immobilières.
2. Digitalisation de l’enregistrement :
o L’introduction de la signature électronique et des procédures
d’enregistrement en ligne pour faciliter les démarches et améliorer l’efficacité
administrative.
3. Exonérations fiscales :
o Des exonérations sont désormais appliquées de manière plus ciblée pour les
investissements dans la recherche et développement, ainsi que pour les
secteurs stratégiques comme l’industrie et les technologies de l'information.
IR
1. Révision du barème de l'Impôt sur le Revenu (IR) :
Le barème progressif de l'IR a été ajusté pour alléger la charge fiscale des contribuables. Les
revenus annuels jusqu'à 40 000 dirhams sont désormais exonérés d'impôt, offrant ainsi un
soutien aux foyers à faible revenu. Les tranches et taux applicables sont les suivants :
 0 à 40 000 dirhams : 0%
 40 001 à 60 000 dirhams : 10%
 60 001 à 80 000 dirhams : 20%
 80 001 à 100 000 dirhams : 30%
 100 001 à 180 000 dirhams : 34%
Ces modifications sont applicables à compter du 1er janvier 2025.
auditcloud.ma
2. Augmentation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) :
Le SMIG a été revalorisé de 10% en deux phases : une première augmentation de 5% en
janvier 2025, suivie d'une seconde de 5% en janvier 2026. Cette mesure vise à améliorer le
pouvoir d'achat des salariés.
drh.ma
3. Exonération des pensions de retraite et des rentes viagères :
À partir du 1er janvier 2026, les pensions de retraite et les rentes viagères versées dans le
cadre des régimes de retraite de base seront exonérées d'IR. Une réduction de 50% du montant
d'IR dû sera appliquée au titre des pensions de retraite et des rentes viagères acquises durant
l'année 2025.
finances.gov.ma
4. Augmentation des bons de repas :
Le montant des bons représentatifs des frais de nourriture ou d'alimentation délivrés par les
employeurs a été relevé de 30 à 40 dirhams, avec possibilité de paiement électronique.
finances.gov.ma
5. Révision des cotisations sociales :
Les taux des cotisations à la CNSS, à la CIMR, à l'AMO et à l'assurance maladie obligatoire
(AMO) restent inchangés. Cependant, des plafonds peuvent s'appliquer à certaines cotisations,
et des exonérations spécifiques sont prévues pour certains éléments de rémunération.
6. Exonération de certaines indemnités de l'IR :
Certaines indemnités sont exonérées d'IR, notamment :
 Prime de panier
 Dépenses de téléphone
 Indemnité de déménagement
 Indemnité de licenciement
 Frais de déplacement
 Indemnité de transport
 Indemnité de représentation
 Indemnité kilométrique
 Allocation de rentrée scolaire
7. Éléments déductibles du Salaire Brut Imposable (SBI) :
Les éléments suivants sont déductibles du SBI :
 Frais professionnels : 20% du salaire brut imposable (SBI) non compris les
avantages, dans la limite de 2 500 dirhams par mois.
 Cotisations sociales : CNSS, AMO, CIMR, assurance groupe, etc.
 Remboursement en principal et intérêts des prêts pour acquisition d’un logement
économique : dans la limite de 10% du Salaire Net Imposable (SNI).
8. Éléments déductibles sur l'impôt :
Les éléments suivants sont déductibles sur l'impôt :
 Charges familiales : 30 dirhams par personne (y compris le conjoint) dans la limite de
6 personnes.
 L’impôt retenu à la source au taux non libératoire de l’IR.

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