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Boite A Images Pour Sensibilisation en Cours

Le projet PRACC-GF vise à renforcer la résilience des communautés vulnérables face au changement climatique en Guinée Forestière. Il aborde les causes du changement climatique, telles que la déforestation et la pollution, et leurs conséquences sur l'environnement et la biodiversité. Le module de formation inclut des mesures d'adaptation, comme la restauration des écosystèmes et l'éducation des communautés sur les pratiques durables.

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Boite A Images Pour Sensibilisation en Cours

Le projet PRACC-GF vise à renforcer la résilience des communautés vulnérables face au changement climatique en Guinée Forestière. Il aborde les causes du changement climatique, telles que la déforestation et la pollution, et leurs conséquences sur l'environnement et la biodiversité. Le module de formation inclut des mesures d'adaptation, comme la restauration des écosystèmes et l'éducation des communautés sur les pratiques durables.

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Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts

Direction Nationale des Forêts et de la Faune


Projet de « Renforcement de la résilience et de capacités
d’adaptation des communautés les plus vulnérables au
changement climatique en Guinée Forestière PRACC-GF »
PMIS : 6016-Project ID : 00107544-Award: 00107165

BOITE A IMAGES
SENSIBILISATION SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
MODULE I : PRESENTATION DU PROJET

Racines = Les partenaires


techniques et financiers
du projet AbE- HG

Présentation schématique du projet

MODULE II : CHANGEMENT CLIMATIQUE


SÉQUENCE 1 : LES CAUSES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
1.1. Objectifs de la séquence

Au terme de la formation les participants :


- Auront de connaissances sur le climat et le changement climatique ;
- Acquerront d’utiles informations sur les principales causes du
changement climatique

1.2. Déroulement de la séquence : Mise en situation d’un climat


stable
FIG. 1 : ETAT DE VOTRE VILLAGE, IL Y QUELQUES ANNEES

Ce village avait un paysage verdoyant, des animaux en embonpoint, des cultures vertes, des
forêts stables.

FIG 2 : ETAT DE VOTRE VILLAGE AUJOURD’HUI


Aujourd’hui, ce village présente un paysage dégradé marqué par un
dessèchement et de fissures profondes du sol, un cheptel amaigri et de
marigots ensablés.

Causeries-débats sur la compréhension des participants de ces deux


images et de leurs vécus du changement climatique.
 Faites une comparaison de ces images ? quel changement
constatez-vous ?
 Est-ce qu’on peut faire la même chose avec l’évolution de votre
village ?
 Que pensez-vous de ces définitions du climat :
- Le climat est défini comme un ensemble des conditions
atmosphériques et météorologiques d’une région donnée.
- Le changement climatique est une modification à long terme
des conditions du climat (pluie, vent, température,
nébulosité…….).
1.2.1 . Causes du changement climatique
Les principales causes du changement climatiques sont :

[Link] Destruction des forêts


Fig. 3 : Coupe abusive du bois d’œuvre

La coupe abusive du bois d’œuvre et


de chauffe dénude le sol de ses forêts
et l’expose à toutes sortes
d’intempéries. Or, les arbres de ces
forêts absorbent le dioxyde du carbone
(CO
. 2) de l’atmosphère pour vivre et se
développer. La disparition de la forêt
fait que ce gaz reste dans l’atmosphère
et ce qui entraine une forte insolation
de la surface de la terre

[Link]. Pollution due aux cultures sur brûlis

Fig 5: destruction des versants

Fig. 4 : Cultures sur brûlis : Les cultures sur brûlis sont des pratiques courantes qui
provoquent non seulement la destruction du couvert végétal, la destruction du sol, mais
aussi une forte émission de fumées dans l’atmosphère
La coupe sur les berges des
cours d’eau entraine
l’ensablement, le
tarissement et
rétrécissement des berges.

fig. 5 : destruction des berges

Destruction des versants pour


l’installation des cultures
entrainant l’érosion des terres
et l’envahissement des berges
des cours d’eau.

fig 6: destruction des versants


Photos : …

[Link]. Pollution due aux fours à briques et à charbon


Les fours à briques et à charbon dégagent d’épaisses fumées à fortes densités de dioxyde
de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Ces pratiques contribuent au changement
climatique et surtout au réchauffement de la surface de la terre.

Fig. 7 : Fours à charbon Fig. 8 : Fours à briques


[Link]. Pollution due aux engins à moteurs et à l’incinération des ordures ménagères
Les engins à moteurs (cyclomoteurs,
véhicules, tracteurs, groupes électrogènes)
et le brûlage des ordures ménagères
émettent beaucoup de gaz carbonique
(CO2) dans l’atmosphère. Plus le taux de ce
gaz est élevé dans l’atmosphère plus le
changement climatique est important.
Fig 9: Pollution due aux engins à moteurs et à
l’incinération des ordures ménagères

1.2.4. Les feux de brousse

Les feux de brousse constituent un facteur prépondérant de dégradation des écosystèmes


forestiers. Les feux occasionnent un déséquilibre énorme dans le cycle de Carbone dû à la
soustraction annuelle de milliers d’hectares de forêts, ainsi que le déficit de séquestration de
carbone se creuse davantage.
[Link]. Pollution due aux unités industrielles

Comme les engins à moteurs, les unités


industrielles produisent d’énormes fumées
de dioxyde de carbone (CO2) qui se stocke
dans l’atmosphère. Certes, la Guinée ne
dispose pas de beaucoup d’unités
industrielles comme les Etats Unis, le
Koweït, la Chine et le Japon par
exemples. Mais du fait qu’il n’existe pas de
frontières étanches dans l’atmosphère, les
effets des émissions du dioxyde de carbone
(CO2) des pays industriels n’épargnent pas
les pays en développement comme le nôtre.

Fig 10 : Unité industrielle, source des gaz à


effet de serre

En somme, on se rend compte que les activités humaines constituent l’une des principales
sources de gaz à effet de serre. C’est ce trop-plein de gaz qui augmente le réchauffement de
la surface de la terre.

Figure 11 : Exploitation artisanale de l’OR

Débats :
1. Citez les causes des feux de brousse et conséquences des feux de brousse ?
2. Quels sont les conséquences des feux de brousse ?
3. Quels sont les moyens de lutte contre les feux de brousse ?
l
L’exploitation artisanale de l’or cause des dégâts énormes aux écosystèmes :
- Dégradation des terres des jachères agricoles, des berges des cours d’eau et des
mares ;
- Destruction de la végétation et même des plantations d’arbres fruitiers parfois ;
- Réduction de la biodiversité ;
- Mort du bétail par accident ;
- Pollution des sols et des cours d’eau suite à l’utilisation des produits toxique de
lavage.

Causeries et débats :
3.2.1. Quels sont les causes les plus fréquentes dans votre terroir et donnez des explications
sur les causes et conséquences ?

3.2.2. Effet de serre (ES)

L’effet de serre est un phénomène naturel indispensable qui régule la vie sur Terre. Il permet
de créer un équilibre naturel entre la chaleur des rayons du soleil et celle de la surface de la
terre de manière à ce que la température moyenne qui en résulte convienne à la vie des êtres
vivants sur terre. S’il n’y avait pas de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la température
serait inferieur à - 18 °C.
1.2.3. Principe d’effet de serre

Fig 12 : Principales sources des gaz à effet de serre (GEF)


La Terre émet en retour un rayonnement infrarouge (dégagement de la chaleur) en direction
de l'espace. Cependant, une partie de ce rayonnement infrarouge est renvoyée en direction de
la surface terrestre par certains gaz de l'atmosphère appelés « gaz à effet de serre(GES)».
Les principaux gaz à effet de serre sont la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone, le méthane,
l’ozone très [Link] l’oxyde nitreux. Leur concentration dans l’atmosphère est très faible
(inférieure à 1 %), mais leur capacité à piéger la chaleur (le rayonnement infrarouge) émise
par la Terre est

1.3 Consolidations des acquis

- Qu’entendez-vous par changement climatique ?

- Citez les principales causes du changement climatique ?


1.4 Evaluation : individuelle et de groupe des participants.

1.5 Travaux pratique

Séquence 2 : Conséquences des actions anthropiques sur le changement


climatique et options d’adaptation

2.1. Objectifs de la séquence


Au terme de la formation les participants :
- sauront les conséquences liées aux effets de changement climatique ;
- connaitront les options d’adaptation au changement climatique.

2.2 Déroulement de la séquence

2.2.1 Perturbation du régime pluviométrique

La perturbation pluviométrique peut provoquer :


- des saisons pluvieuses raccourcies ;
- de saisons pluvieuses marquées par des sécheresses répétitives ;
- des pluies insuffisantes.
Pluies
normales

Saison de
pluies
réduite

Pluies
perturbées

Pluies
insuffisan
tes

Pas de
pluies

Fig. 13 : Perturbation du régime pluviométrique et ses conséquences


Fig.14: Variation pluviométrique en Guinée (1961-2010)

2.2.2. Augmentation de la température moyenne de l’air

Fig.16: Fortes variations des températures dans les préfectures de Gaoual, Koundara et
Mali).

Même si les pollutions s’arrêtaient, le changement climatique en cours continuerait encore


plusieurs dizaines d’années par ce que la durée de vie d’une molécule de dioxyde de carbone
varie entre 50 à 200 ans, celle du méthane de 10 ans et enfin celle du dioxyde d’azote de 150.

Une forte augmentation de la température provoque le réchauffement climatique se traduisant


par :
- un assèchement du sol ;
- un retard du processus de germination des semences ;
- de cultures céréalières rabougries et asséchées ;
- une baisse du rendement des récoltes de céréales ;
- la famine et insécurité alimentaire chez les populations ;
- assèchement du sol et incidence sur les animaux et les hommes ;
- forte insolation et stress hydrique chez les végétaux .
Fig 15: Un assèchement du sol et des récoltes (CR de Balaki) Source : DNM
(Etude Zones agro-climatologies REMECC/GKM)

Fig 16 : Tarissement des cours d’eau Fig 17 : Manque d’eau


Fleuve Niger Projet AbE Photo : Th. I. DIALLO
Photo : Thierno I. DIALLO,AbE Village de Djouria, CR Koumbia, REMECC

Les mauvaises pratiques agricoles sur


les versants, les mauvaises pratiques
de pêche constituent les principales
causes.

Fig. 18 : Tarissement des têtes de source, CR


Beindou
Photo: Th I. Diallo, projet AbE
Fig 19 : Famine chez les populations et les animaux (CR de Balaki). Source : DNM (Etude Zones
agro-climatologies REMECC/GKM)
Fig 20 : Forte insolation et stress-végétale (CR de Fig 21 : Stress subit par les arbres fruitiers suite à la
Balaki). forte insolation (CR Koumbia, District Dombia
Source : DNM (Etude Zones agro-climatologies Photo : Th. Ibrahima Diallo
REMECC/GKM)

Fig de
2.2.3. Menaces 22 la
: Dessèchement
biodiversité d’un champ de choix sous l’effet du déficit
pluviométrique (CR Madina Worra). Source : BERKA BAARA(Etude
référence Projet REMECC/GKM)
Fig 23 : Conséquences des feux de brousse sur la biodiversité

La pratique de la chasse au moyen du feu constitue une menace sérieuse pour la


biodiversité. Celle-ci entraine simultanément la destruction du couvert végétal, habitats
naturels de la faune et la disparition de cette dernière comme illustré ci-dessus.

2.2.4 Recrudescence des maladies et des insectes nuisibles

Fig 24 : Insectes nuisibles


L’augmentation de la température favorise l’éclosion des maladies et des insectes nuisibles
aux cultures agricoles. Ce qui de fait compromet les rendements des récoltes et favorise
l’installation de la famine chez les populations.

2.2.5. Plante comme régulatrice du changement climatique et de la vie des hommes et


des animaux sur la terre

Fig 25 : la plante, siège de la transformation des substances minérales en


substances organique

La plante joue un rôle essentiel dans la régulation du changement climatique et de la vie des
hommes et des animaux sur la terre. A travers le système photosynthèse, la plante absorbe le
carbone stocké dans l’atmosphère et libère en même temps l’oxygène indispensable à la vie
des hommes et des animaux comme le montre l’image ci-dessus.
2.2.6 Projection sur le changement climatique

Fig .26: Projection à l’horizon 2021-2050 de la température et de la pluviométrie.

Fig .27: Projection à l’horizon 2021-2050 de la température et de la pluviométrie.


Face à cette situation inquiétante, que faut-il faire pour sauver le climat, les
ressources naturelles et renforcer la résilience des communautés paysannes
de Guinée Sud face au changement climatique ?

Au titre des options d’adaptation au changement climatique, les conventions et les protocoles
internationaux en la matière indiquent (posters protocole Kyoto) :
- Réduire les émissions des gaz à effet de serre ;
- Assurer l’information et l’éducation des communautés sur le changement climatique ;
- Entreprendre des actions de reboisement pour réduire les effets néfastes du
changement climatique.

2.3 Consolidations des acquis

Citez quelques exemples liés aux perturbations pluviométriques dans votre village.
Le début de la saison pluvieuse est-il précoce ou tardif dans votre village ?
La longueur de la saison pluvieuse a-t-elle augmenté ou diminué dans votre
village ? Que faut-il faire pour éviter les perturbations pluviométriques dans votre
village ?

2.4 Evaluation : individuelle et de groupe des participants

2.5 Travaux pratiques

Exercices sur l’utilisation pratique du pluviomètre paysan.

CONCLUSION

Le présent module sur la formation en climatologie va permettre aux paysans-leaders et


agents des eaux et forêts dans les préfectures de Gaoual, Koundara et Mali d’avoir de bonnes
connaissances sur les causes, les conséquences et certaines mesures d’adaptation au
changement climatique.

La prise de conscience des causes du changement climatique par le public visé va permettre à
celui-ci de changer progressivement les pratiques habituelles dans son milieu de vie. Ces
nouvelles aptitudes permettront à moyen et à long terme à ce public de s’adapter aux options
de résilience face au changement climatique telles que : abandonner progressivement les
activités qui contribuent à la pollution de l’atmosphère, réaliser des actions de reboisement,
utiliser des foyers améliorés et utiliser des énergies renouvelables (énergie solaire, éolienne,).
MODULE 3 : MESURES D’ADAPTATION
Séquence 3.1 : Restauration des écosystèmes

Restauration des têtes de sources


Restauration du couvert
végétal des têtes de
sources à travers
l’installation des
cordons pierreux, le
reboisement et la mise
en défens.

Fig 28: installation des cordons pierreux sur les versants d’une tête de source, CR Passaya
Photo : Th I Diallo, Projet AbE

Les têtes de sources ont une très grande importance dans le maintien des régimes des cours
d’eau et des services éco systémiques (poisson, eau potable pour les hommes et abreuvage
pour les animaux sauvages. C’est aussi le milieu de vie de plusieurs animaux aquatiques et
des plantes).
Restauration des berges - Restauration des mares - Agroforesterie résiliente
La gestion durable des terres passe par la mise en place des systèmes agro forestiers dans
lesquels des plantes pérennes cohabitent judicieusement dans un même espace avec des
cultures agricoles et l’élevage. Dans ces systèmes, d’importantes interactions écologiques et
économiques existent entre les différentes composantes.
Les types d’agroforesteries sont étroitement liés à la structure des leurs composantes et aux
fonctions qu’ils assument dans l’espace agro forestier dont celles d’être un potentiel puits de
carbone.

3.1 Objectifs de la séquence

Au terme de la formation les participants auront :


 appris des techniques de création d’un écosystème agro forestiers tenant compte de la
configuration topographique du terrain et les pratiques agro-sylvo-pastorales ;
 su les étapes et techniques utilisées dans la conduite des arbres agro forestiers à usage
multiples ;
 eu des aptitudes à optimiser la production dans leurs parcelles agro-pastorales.
3.2. Tapade : sécurisation et bonification
La tapade ou jardin de case est une zone clôturée où sont développées des cultures vivrières
intensives : manioc, maïs, haricot, gombo, taro, etc. Traditionnellement, la tapade représentait
une partie de la dot de la femme en zone rurale.
Fig.29 : Une tapade améliorée avec une haie vive défensive

3.2.1. Sécurisation des tapades

La sécurisation des tapades est assurée de plus en plus par une haie vive utilisée en lieu et
place de la haie morte. La haie vive protège les cultures vivrières contre la divagation du
bétail. Elle est constituée d’arbres fourragers ou d’autres arbres de taille moyenne pour ne pas
gêner le développement des cultures vivrières. Pour la sécurisation, il est possible d’utiliser
des systèmes de sécurisation tels que : le Bégonia, le Sisal, le jatropha, les rideaux de pierre
(haie pierreuse) et canal de protection.

Parfois, les haies vives assument les mêmes fonctions que les brises vent. Pour la
conservation durable de ces haies vives, il est conseillé de trouver des produits contre les
insectes nuisibles. Le souci de la préservation du couvert végétale de l’environnement a
poussé bon nombre de personnes à faire recours aux clôtures en grillage métallique.

3.2.2. Bonification des tapades

Traditionnellement, la bonification des tapades est assurée par la femme à travers :

- l’apport de fumier (bouse de vache, crottes d’ovins et caprins, les fientes de volaille) et
les ordures ménagères ;
- l’apport de matière végétale : Meling (foyon en poular) provenant des formations
forestières environnantes (pailles, feuillage de Teli, Pellitoro, Sinja, Kaajo, Kansi,
Endhanma, Boyle,…) ou à partir des clôtures en haie vive.

3.3. Parcs à bois

Ce sont de réserves naturelles dont les arbres se répartissent dans l’espace au gré de leur
croissance spontanée.
Les parcs à bois se développent en général aux alentours des villages en des endroits
considérés autrefois par les paysans comme des lieux hantés. Cette mentalité avait fortement
contribué à la préservation de ces ressources naturelles. Actuellement, les besoins impérieux
des communautés en bois de services font que ces réserves naturelles sont délibérément
soumises à une exploitation abusive sans regarnissage. Or, le plus précieux service que
procurent ces essences végétales, c’est surtout, leur aptitude d’absorption du gaz carbonique
stocké dans l’atmosphère. C’est de celle-ci que dépend la vie des êtres sur la terre.

Les paysans qui sont conviés à participer à la présente session de formation n’ont pas la
même compréhension de l’utilité des parcs à bois.

Fig .30 : Un parc à bois ou une forêt communautaire

3.3.1. Essences forestières de parc à bois

Un parc à bois peut contenir :

- des arbres conservés volontairement par les paysans dans les champs de culture lors
des défrichements compte tenu de leurs usages multiples (bois d’œuvres, alimentation,
traitement médical) ;
- des arbres fourragers servant à l’alimentation du bétail sont :
 Les espèces locales d’arbres et arbustes : Margaretaria discoideus « Bakonkon» ,
Ficus lepreunii « warnan », Albizia guimmifera « Maro Nai », Ficus djalonnensis
“Nonko”,…
 Les espèces locales arbustes : Cajanus cajan ‘pois d’angole’, Delichos chrysanthus,
Centrosema sp. , Calpognium mucunoides, …
 Les espèces locale herbacées: Andropogon gayanus « Baagbè » Branchiaria
callopus, Boronbia, Rottboellia exaltata « Sa », Melinis minutifolia,…
 Les espèces exotiques d’arbres et arbustes :Morus alba « Tchimme dane », Acasia
albida, Albizia falcataria, Acacia nilotica, Moringa oleiferae, Leucena
leucoceucephala, Prosopis sp, …

- Arbres et arbustes mellifères : Cordyla pinnata, Harungana magagascariensis


« sungala hyri», Borassus aethopica « », Erythrophyleum guineensis, Daniellia
oliveri, Parinari excalsa « Kura », Albizia guimmifera « Maro Nai », Bombax
costatum, Parkia biglobosa « Nete », Bourdiaba « Karoukarounden », Tyeewe,
Bantan, Teli, ….

 Les espèces locales d’arbres et arbustes :Margaretaria discoideus « Keeri » , Ficus


lepreunii « warnan », Albizia guimmifera « Maro Nai », Ficus djalonnensis “Nonko”,

 Les espèces locales arbustes : Cajanus cajan ‘Niebe dare’, Delichos chrysanthus,
Centrosema sp. , Calopognium mucunoides, …

 Les espèces locale herbacées exotiques:Andropogon gayanus « kali »n, Branchiaria


callopus, Rottboellia exaltata « Njooban », Melinis minutifolia,…

 Les espèces exotiques d’arbres et arbustes :Morus alba « Tchimme dane », Acasia
albida, Albizia falcataria, Acacia nilotica, Moringa oleiferae, Leucena
leucoceucephala, Prosopis sp, …

- Arbres et arbustes mellifères : Cordyla pinnata, Harungana magagascariensis


« sungala », Borassus aethopica « Doubbhe », Erythrophyleum guineensis, Daniellia
oliveri, Parinari excalsa « Kura », Albizia guimmifera « Maro Nai », Bombax
costatum, Parkia biglobosa « Nete », Bourdiaba « Karoukarounden », Tyeewe,
Bantan, Teli, …

3.3.2. Avantages des parcs à bois

La gestion des parcs à bois peut procurer de nombreux avantages dont peut citer entre autres :

- l’absorbation du carbone de l’atmosphère entraine la diminution du réchauffement


climatique;
- l’obtention du bois de chauffe, bois d’œuvre et de services ;
- la commercialisation des produits forestiers ligneux et non ligneux constitue une
source de revenus substantiels pour la communauté.

3.4. Banques fourragères et leur importance

C’est une source végétale à forte production de biomasse et à haute valeur nutritive.
3.4.1. Types de banques fourragères

Il existe deux types de banques fourragères :

- Les banques fourragères aériennes sont des plantes connues des paysans tels que :
Pterocarpuserinaceus (Bani), Hymenocardiaacida (Pelitoro), Ficus capensis (Nonko),
Landolphia dulcis (Porèkoodou).

- Les banques fourragères herbacées et graminéennes regroupent : Rottboelliaexaltata


(N’joban) auxquels s’ajoutent les résiduels de récolte (le fanes d’arachide, de maïs, haricot,
graines de coton,…)

3.4.2. Critères de sélection des espèces fourragères

Les critères de sélection des espèces fourragères tiennent compte de :

- la croissance rapide de la plante ;


- la régénération facile de l’espèce ;
- l’aptitude aux opérations de coupes répétées (Coupe en taillis, taille en têtard,
émondage et élagage) ;
- la valeur nutritive importante.

3.4.3. Avantages

La constitution des banques fourragères procurent des avantages aussi bien à l’animal, à
l’éleveur qu’à la biodiversité(valeur bromatologique).

Elle permet entre autres:

- d’absorber le Carbone contenu dans l’atmosphère ;


- d’assurer une alimentation de qualité au bétail ;
- d’obtenir une production laitière et de viande de qualité ;
- d’éviter les feux de brousse de régénération.

3.5. Système sylvopastoral

Il consiste à associer et à développer l’élevage dans un même espace aménagé en bandes


alternées des espèces fourragères de type herbacé ou graminéenne avec des essences
forestières (arbre ou arbuste) de préférence des légumineuses. Il doit être à proximité d’un
point d’eau.
Fig.31 : Aménagement sylvopastoral

3.5.1. Types d’espèces

Les techniques sylvopastorales se répartissent entre trois sous-systèmes :

- les arbres forestiers présents sur les aires de pâturage ;


- les haies vives d'arbres fourragers (Phyllanthus discodeuse « Keeri », BaniLeucaena,
Calliandra, Sesbania, Euphorbia, etc.) ;
- les arbres ou arbustes sur les aires de pâturage.

3.5.2. Critères de choix des espèces

Les arbres associés dans ce système doivent supporter les différentes opérations de coupe
(émondage, élagage, étêtage et recepage).

Les espèces herbacées et graminées doivent remplir les critères suivants :

- résistance au piétinement des bovins ;


- régénération facile ;
- croissance rapide ;
- adaptation aux conditions édapho-climatiques.

3.5.3. Avantages du système

Les arbres fourragers comme les autres espèces de l’aire de pâturage procurent les avantages
ci-après :
- l’absorption du carbone contenu dans l’atmosphère ;
- l’obtention de complément alimentaire pour les animaux en période sèche ;
- la production du fumier de bonne qualité ;
- l’obtention de bois à usages multiples.

- la disponibilité du bois pour le combustible et les poteaux de construction.

3.5.4. Technique d’aménagement

Les cultures sont en bande alternée (10m large et 50m de long) avec des bandes de végétation
naturelle laissées intactes.

 Espèces utilisées : Brachiaria callopus, Chloris gayananensis, Panicum maximum,

Stylosanthes guyanensis, Rottboellia exaltata.

 Densité de semis à l’hectare est de :


- 25 kg à l’ha. pour Brachiaria callopus ;
- 30 kg de semence à l’ha. pour Chloris gayananensis,
- 30 kg de semence à l’ha. pour Panicum maximum,
- 30 kg de semence à l’ha. pour Stylosanthes guyanensis,
- 35-45 kg de semence à l’ha. pour Rottboellia exaltata).

Les semis seront réalisés en ligne dans les poquets de 1-2 cm de profondeur et de 8-15 cm
d’espacement.

Dans ce système 500 plants fourragers (Albiziafalcaltaria, Grevillia robusta) sont plantés le
long des bandes pour fixer le talus, offrir une alimentation fourragère suite à la coupe
d’entretien et servir d’ombrage pour les animaux.

3.6. Système agrosylvicole

C’est un système cultural qui associe dans un même champ des plantes vivrières et d’autres
arbres forestiers volontairement conservés par les paysans lors des premiers défrichements à
cause de leurs utilités alimentaire et économique. Il se situe non loin d’un point d’eau.
Fig.32: Aménagement agro sylvicole (arbres forestiers et fruitiers avec cultures
vivrières : céréales et tubercules)

Les fruits de ces arbres forestiers constituent des semenciers pour une rapide régénération
forestière pendant la période de jachère.

3.6.1. Types d’arbres

Les espèces agro sylvicoles proposées sont :

 Les espèces locales d’arbres et arbustes :Cordyla pinnata, Cajanus cajan « ñiebbe
dare », Harungana magagascariensis « Sungala »,Anthonata crassifolia, Borassus
aethopica « Doubbhe », Erythrophyleum guineensis, Daniellia oliveri, Parinari
excalsa « kura », Albizia guimmifera “Maro Nai”, Ficus djalonnensis “Nonko”,…
 Les espèces locales herbacées :Delichos chrysanthus, Centrosema sp. , calopognium
mucunoides, …
 Les espèces locales graminéennes :Andropogon gayanus « Kalin », Branchiaria
callopus, Rottboellia exaltata « Njooban », Melinis minutifolia,…
 Les espèces exotiques d’arbres et arbustes proposées : Morus alba « cimme danée »,
Acasia albida, Albizia falcataria, Acacia nilotica, Moringa oleiferae, Leucena
leucoceucephala, Prosopis sp., Grevillea robusta, Artrocarpus incisa,
Les espèces herbacées exotiques : Stylosanthes humilis, Stylosanthes cyanesnsis,
Pueraria phaseloides, Mucuna punieniens, Vetivera zizamoides.
 Les tubercules : taro, patate, manioc, igname….
3.6.2. Critères de sélection de ces espèces végétales

- la croissance rapide ;
- le système racinaire non gênant ;
- la production de biomasse pour la formation de la litière ;
- la lutte contre l’érosion à travers la formation et le renforcement des talus ;

3.6.3. Avantages

- l’absorption du carbone stocké dans l’atmosphère ;


- la formation d’une bonne litière enrichissante ;
- la fixation du paysan dans un espace limité ;
- l’application d’une gestion de l’espace et de diversification des cultures ;
- la protection des ressources forestières ;
- la sauvegarde des espèces rares et menacées de disparition ;
- la promotion et valorisation des espèces végétales améliorantes ;
- le maintien des espèces forestières à usage multiples.

3.7. Système api sylvicole

C’est un système qui associe l’apiculture et les espèces mellifères. Il facilite la production du
miel et parfum. Il existe à proximité d’un point d’eau.

Fig.33 : Arbres mellifères avec ruches

3.7.1. Types d’arbres apicoles

Ce système regroupe quelques espèces forestières reconnues et protéger par les paysans à
cause de leur capacité mellifère.
 Les principales espèces locales d’arbres et arbustes : Cordyla pinnata, Harungana
madagascariensis « sungala », Borassus aethopica « Doubbhe », Erythrophyleum
guineensis, Daniellia oliveri, Parinari excalsa « kura », Albizia guimmifera “Maro
Nai”, Bombax costatum,….
 Les espèces exotiques d’arbres et arbustes : Acasia albida, Albizia falcataria,
Acacia nilotica, Moringa oleiferae, Prosopis sp., Grevillea robusta, Terminalia
nantali « Boori porto », Artrocarpus incisa, …
 Les espèces herbacées exotiques : Stylosanthes humilis, Stylosanthes cyanesnsis,
Pueraria phaseloides, Mucuna punieniens, …

3.7.2. Critères de sélection

Les critères de sélection des arbres mellifères peuvent être entre autres :

- fleurs fortement aromatisées ;


- aptitudes à la production du nectar ;
- aptitudes à la production du pollen.

3.7.3. Avantages

Le développement de ce système va permettre :

- la conservation de la biodiversité et de réservoir génétique ;


- le développement de l’apiculture par l’usage des ruches modernes ;
- la formation d’apiculteurs aux itinéraires techniques en apiculture ;
- l’obtention de source des revenus à travers la production et la vente du miel et des
sous produits.

3.8. Système Agrosylvopastorale

C’est une méthode d'agriculture qui concilie les arbres, la production végétale et la production
animale. Elle intègre des éléments de stratégie d'élevage valorisant des espaces à faibles
potentialités ligneuse. Il existe à côté de point d’eau.
Fig.34: Aménagement agrosylvopastorale (en courbe de niveau): cours d’eau en
bleu ; au bas versant : parcelle fourragère ; versant moyen : verger ; versant
supérieur : riz, mil, maïs,… ; au sommet : réserves forestières.

Fig. 35 :Aménagement agrosylvopastorale (sur plaine)


3.8.1. Types d’arbres

 des espèces ligneuses ou ligneuses non ligneuses volontairement conservées à


cause de leurs usages multiples (bois d’œuvres et de chauffe, alimentation,
traitement médical) ;
 des espèces fourragères locales et exotiques (arbres, arbustes, graminéennes)
servant à l’alimentation du bétail ;
 des espèces mellifères (d’arbres et arbustes) utilisées dans les activités apicoles ;
 des espèces vivrières (utilisés dans l’alimentation) ;
 des espèces d’arbres fruitiers (utilisés dans l’alimentation).

3.8.2. Critères de sélection (cf. critères de sélection retenus pour le choix des espèces de
chaque système agroforestier).

3.8.3. Avantages

Le développement de ce système permettra :

- l’absorption du carbone contenu dans l’atmosphère ;


- la conservation de la biodiversité
- l’obtention des produits forestiers ligneux et ligneux ;
- la production des banques fourragères ;
- l’optimiser la production animale et végétal ;
- la possibilité de longues jachères naturelles et la durabilité des systèmes de culture.

3.8.4. Contraintes

Les contraintes identifiés se retrouvent en général dans tous les systèmes forestiers qui
peuvent se résumer entre autres à :

 un besoin de main-d'œuvre plus élevé pour gérer les arbres;


 une compétition pour l'espace, la lumière, l'eau et les éléments nutritifs entre les arbres
et les cultures réalisées dans le domaine;
 .un temps plus important pour l’entretien et la gestion du domaine.

3.8.5. Techniques d’aménagement

Espèces utilisées :Albizia falcataria (Maro nai), Acacia nilotica (Casia bulle), Acacia
mangun (Cacia hako diano, Moringa oleiferae (Nyama fanka), Grevillea robusta ( )

Densité : 156 arbres/ ha. Avec écartement (8m x 8).

NB: ce système agroforestier peut trouver son applicabilité à travers un contrat de culture
entre l’exploitant et propriétaire foncier ou entre le service forestier et un paysan pour
valoriser le domaine dégradé de l’état afin de l’enrichir en essences de valeur (technique
Thungjan).
Les travaux de filage de courbe de niveau se réalisent à l’aide d’un instrument local appelé
cadre « A ». Contrairement aux instruments topographiques, le niveau « A » est un outil en
bois facile à manipuler et à moindre coût.

Fig.36 : Cadre niveau « A »

3. 9 Consolidation des acquis

1. Donnez deux noms de plantes utilisées dans l’alimentation du bétail.


2. Citez quelques avantages tirés des parcs à bois.
3. Quels sont les critères de sélection des arbres du système agrosylviculture ?

3.10 Evaluation de la session de formation

 Evaluation orale individuelle (durée : 0H 20)


 Evaluation orale par groupe (durée : 0H 20)

3.11Travaux pratique : Techniques d’aménagement


Durée :( 01H00)

Les opérations d’aménagement vont porter sur :


 la tracée des bande alternées : 10m large et 50m de long.
 la détermination des espèces utilisées (Brachiaria callopus, Chloris gayananensis,
Panicum maximum, Stylosanthes guyanensis, Rottboellia exaltata).
 la détermination de la densité de semis à l’hectare est de 25 kg à l’ha. pour chaque
catégorie d’espèces végétales.

Clôture de la session

SEQUENCE 4 : GESTION DURABLE DES TERRES A TRAVERS LA


RESTAURATION DE LA FERTILITE DES SOLS

Les constats établis indiquent que les espaces cultivables se réduisent considérablement, les
engrais nécessaires pour l’enrichissement des sols deviennent de plus en plus coûteux pendant
que les populations et leurs besoins en alimentation augmentent.

Par ailleurs, les cultures extensives sur brûlis, l’utilisation incontrôlée des engrais chimiques
(pesticides et herbicides), la coupe abusive des réserves forestières, l’érosion des sols et les
vents violents ont rendu les sols pauvres. Or, les paysans tirent l’essentiel de leurs besoins
alimentaires des activités agricoles faites sur ces sols.

Les conséquences qui découlent de la dégradation des sols cultivables sont entre autres : la
baisse de la fertilité des sols, les mauvaises récoltes, la famine, la recrudescence des maladies,
le déplacement des populations sinistrées….

Face à ce défis, il faut agir avec efficience tout en proposant des systèmes de gestion plus
productifs avec des techniques simples de bonification à la portée des paysans et pouvant
changer progressivement ces pratiques afin d’augmenter la productivité des exploitations
agropastorales (FAO, 2012).

Autrement dit, il y a une nécessité de trouver, en collaboration avec les paysans, de moyens
d’enrichissement des sols cultivables à moindre coût, accroitre les rendements agricoles en
cultivant moins d’espace.

Pour enrichir les sols, les paysans ont besoin de connaitre de méthodes accoutumées pour la
fertilisation des sols cultivables et assurer leur sécurité alimentaire.
La formation va permettre aux paysans de connaitre de méthodes utilisées pour enrichir les
sols.

4.1. Objectifs de la séquence

Au terme de la formation les participants :

 connaîtront des méthodes adaptées pour la fertilisation et la restauration des sols ;


 sauront des techniques adaptées de conservation des ressources en eau et de l’humidité
du sol autour des plants ;
 auront des aptitudes de se sédentariser dans leurs parcelles agricoles.
Pour l’enrichissement des sols dégradés, des pratiques qui ont été identifiées comme de
bonnes recettes ailleurs peuvent être proposées aux exploitants agricoles : le compostage,
l’étable fumière, la jachère améliorée, les cultures en couloir, l’installation des brises vents
antiérosives, de haies vives,…

4.2. Compostage

C’est un procédé de décomposition des matières organiques d’origine végétale et/ou animale.
Le compost obtenu délivre les nutriments du sol et facilite l’alimentation minérale de la
plante.

En période sèche, il est nécessaire de maintenir le compost humide pendant la durée de sa


préparation. C’est pourquoi on le prépare dans une fosse pour éviter le dessèchement des
matériaux organiques utilisés. En période humide, le compostage en tas permet à l’excédent
d’eau de s’écouler facilement.

La technique du compostage obéit aux opérations suivantes :

4.2.1. Critères d’implantation d’une compostière

Le site de la compostière doit répondre aux critères suivants :

 site accessible pour faciliter le transport des intrants ;


 situé à proximité d’un point d’eau ;
 bien ombragé pour réduire les intempéries ;
 proche de la maison ou de la parcelle à valoriser ;
 disponibilité des intrants organiques.

4.2.2. Types de compostière

Les types couramment pratiquées sont :

[Link]. Fosse compostière

La fosse compostière est un trou aménagé dans lequel se fait la décomposition de la matière
organique pour enrichir le sol. Une fosse compostière ordinaire a les dimensions suivantes :
longueur : 3,40 m ; largeur : 3,40 m ; profondeur : 1 m ; hauteur : 0,20 m.
Fig.37: Une fosse compostière et ses matériaux de construction

[Link].1. Principales étapes de la construction d’une fosse compostière

 Collecte des matériaux

Les matériaux locaux entrant dans la préparation d’une fosse compostière sont les suivants :
- Argile : son emploi assure la solidité des parois et garantit la durabilité de la fosse.
- Paille : En association avec l’argile renforce la solidité des parois de la fosse ;
- Bouse de vache : son usage aide à la protection de la fosse contre les attaques des
termites ;
- Eau : sert au mélange des agrégats.
- Cailloux : pierres de construction servant de socle à la margelle.
La mise en construction de la fosse doit se faire dans la période novembre-décembre qui
correspond à la disponibilité des matériaux locaux entrant dans la construction des parois de
la fosse.

Dans une zone sablonneuse comme Koundara, pour la longévité de la fosse, il serait
mieux de construire les parois de la fosse compostière avec des matériaux qui résistent à
l’humidité.

 Construction d’un abri

Pour assurer la longévité de la fosse, il est conseillé de la protéger par un abri contre les eaux
de pluie et le soleil.
Fig.38 : Un abri d’une compostière

 Collecte des matières organiques

Les principales matières organiques qui entrent dans la préparation du compost sont entre
autres:
- les résidus des récoltes (riz, fonio, maïs, mil, sorgho, etc.) ;
- les herbes et branches taillées des arbres ;
- les pourgères et graminées ;
- les épluchures et déchets de ménage ;
- les feuilles et branches mortes ;
- les poils, plumes, os, peaux, cornes, coquilles, sciures de bois et copeaux.
Toute fois, les matières organiques les plus dures doivent être trempées pour faciliter leur
décomposition.

 Remplissage de la fosse
Le remplissage de la fosse ne doit se faire avant que les parois ne s’assèchent. Le fond de la
fosse doit être bien nettoyé et légèrement arrosé avant son remplissage.

Avant l’apport des matériaux organiques, le fond de la fosse est revêtu des morceaux de bois,
de branchage, des tiges de cotonniers, des rafles de maïs, de mil d’une épaisseur de 10 cm.
Ensuite, des piquets en bois sont placés à chaque angle de la fosse. Tout ce dispositif doit
permettre une bonne aération de cette fosse.
L’opération de remplissage de la fosse alterne des couches successives de résidus végétaux et
animaux (fumier ou ancien compost). A ces deux composantes s’ajoutent des adjuvants
(cendres ou phosphate) :

La succession des couches se fera de manière la suivante

Fig.39 : Succession des couches d’une compostière

- mettre une couche à isolant au fond de la fosse (cendre, argile, sable) pour lutter contre les
termites. Si le fond de la fosse est argileux ou latéritique, il faut apporter un peu de sable ;
mais si le fond de la fosse est sableux, il faut un peu d’argile.
- Ensuite mettre une coche de débris végétaux (tiges, pailles découpés en petits morceaux de
30 cm environ). L’épaisseur de la couche doit être de 20 à 25 cm, il faut piétiner et arroser
copieusement cette couche de tiges et pailles.
- mettre une couche de déjection animale (fumier) de 5 à 10 cm d’épaisseur que l’on piétine et
arrose avant d’asperger de la cendre ou du phosphate.

La même opération sera reprise jusqu’à ce que la compostière soit entièrement remplie.
Après avoir rempli la fosse ou le bassin, i faut arroser copieusement et recouvrir le tout d’une
couverture dense et aérée (tige de mil, de maïs). Cette couverture évitera l’évaporation d’eau
et protégera la masse contre les rayons solaires.
 Arrosages de la fosse

Le taux d’humidité de la masse doit être maintenu à 50% pour avoir un compost de bonne
qualité. Les quantités d’eau varient en fonction du volume de la compostière et de la
fréquence des arrosages. Pour une compostière de 9 à 10m 3, on peut apporter un fût d’eau de
200 litres par semaine. L’arrosage doit être homogène en tenant compte de l’état d’humidité
du compost.

Fig. 40: Arrosage d’une fosse compostière

[Link]. Compostage en tas

Le compostage en tas ou compostière aérienne se prépare à l’air libre à travers une


superposition des matières organiques.

Fig.41 : Une compostière aérienne


Le tas est recouvert successivement par des couches alternées de paille ou de feuilles dont le
tout est refermé par une couche de terre en vue de mieux protéger le substrat contre la forte
insolation.

Deux ou trois bois doivent être placés de manière verticale dans la litière avant la mise en
place des couches. Dès la fin de l’opération, les bois sont retirés pour permettre une bonne
aération de la litière.

[Link].1. Processus de mise en place de la compostière en tas

La mise en place se procède de la manière suivante :

 1ère couche comporte :

- 25 cm de débris végétaux ;

- 5 cm de fumiers ou bouse de vache ;

- 2 à 3 cm de terreau ;

- arroser suffisamment cette couche.

 2ème couche identique à la première, suivie d’arrosage.

L’opération se poursuit jusqu’à 6 à 8 couches (tas de 1,5 à 1,8 m de hauteur). On ne doit pas
marcher sur le tas pour éviter le tassement.

Fig.42 : Succession des couches d’une compostière aérienne


Pour obtenir un meilleur compost, il s’avère nécessaire de procéder à un mélange des matières
sèches avec de la matière verte humide pour accélérer la décomposition des matériaux
organiques.

Il est recommandé de saupoudrer après chaque couche de l’azote, du NPK et de la dolomie.

 Retournage du tas

Le retournage doit s’effectuer deux fois pendant le mois.

Lors du premier retournage, la partie supérieure du substrat est renvoyée au bas du tas et
inversement. Deux semaines après, on procède au deuxième retournage.

Pour s’assurer que le processus de décomposition des matières organiques s’effectue


normalement, on doit enfoncer une tige de fer pointu dans le tas. Si le bout de fer est chaud,
c’est un indice de bonne décomposition. Si le bout de fer est tiède, la décomposition est
insuffisante. Dans ces conditions, on procède à un nouveau retournage. L’obtention d’un
compost mûr nécessite une durée de trois mois.

4.2.3. Avantages du compost

Le compost permet entre autres de :


- améliorer la structure du sol (résiste à l’érosion) ;
- augmenter le stockage de l’eau et des éléments nutritifs pour les cultures (résiste à la
sécheresse) ;
- augmenter l’activité microbienne du sol (enrichissement du sol) ;
- favoriser la résistance des cultures à certaines maladies ;
- apporter aux cultures l’azote nécessaire pour le développement de la plante ;
- offrir des produits biologiques alimentaires seins et équilibrés ;
- développer une agriculture respectueuse de l’environnement.

4.3. Etable fumière

L’étable fumière est un abri de fortune construit à l’aide de matériaux locaux pour recevoir les
animaux et les protéger contre les intempéries climatiques (soleil, pluie, vent…) afin de
récupérer les excréments pour la fertilisation du sol. Elle est généralement à l'ombre d'un
grand arbre, à proximité de la concession.

4.3.1. Composantes de l’étable fumière

Une étable fumière se compose de 3 parties :


 Une fosse à fumier aménagé pour chaque animal d'environ 3 x 2 m et de 2 m de
profondeur. La fosse doit être entourée d’un mur de protection pour éviter que l’eau
ne s’infiltre à l’intérieur.
 Un logis pour chaque animal. C'est là que l'on récolte une fois par semaine les
excréments de bœufs, mélangés à de la paille, pour les mettre dans les fosses (cf.
photo).
 Stockage de la paille pour la litière et le fourrage. On peut aussi stocker la paille et le
fourrage composé des résidus de récolte (fanes d’arachide, haricot, gerbes de riz et de
fonio,…) sur les poutres de l’étable haut de 2m environ.

4.3.2. Avantages

La mise en place de l’étable fumière permet entre autres de :


 mettre les bovins à l’abri des intempéries climatiques (soleil, vent, pluie…) ;
 apporter une alimentation complémentaire et équilibrée ;
 assurer un programme sanitaire adéquat (vaccination, déparasitage, tatouage…) ;
 recueillir un fumier de bonne qualité ;
 obtenir une production laitière suffisante et de bonne qualité ;
 faciliter une meilleure intégration de l’agriculture et de l’élevage ;
 domestiquer les animaux et prévenir les éventuels conflits entre éleveurs et
agriculteurs.
4.4. Cultures en couloir :

La culture en couloir ou intercalaire est une technique qui consiste à créer des rangées de
bandes d’arbustes ou d’herbacés dans le sens contraire de la pente.

Fig.44: Terrasses progressives en haies vives


Dans ce système, on cultive des espèces vivrières entre les rangées des buissons d’arbustes
constitué de préférence d’espèces légumineuses élaguées périodiquement pour éviter que les
cultures avoisinantes ne soient privées de lumière.

4.4.1. Critères de choix des espèces

Les espèces doivent avoir les aptitudes suivantes :


- la croissance rapide ;
- la production élevée de biomasse ;
- la décomposition rapide ;
- la libération facile de l’azote (N) ;
- la régénérescence rapide.
4.4.2. Avantages des cultures en couloir
Les cultures en couloir permettent entre autres de :
6apports substantiels de matière organique au sol et, par conséquent, amélioration
significative des propriétés du sol;
- mettre à l’abri des coûts élevés des engrais minéraux ;
- protéger les sols contre l’érosion ;
- recycler les éléments biologiques nutritifs (enfouissement et le paillage) ;
- conserver l’humidité et stabiliser la température des sols ;
- obtenir du bois de chauffe et de services ;
- disposer de banque fourragères à travers les herbacés et ligneux rabattus et émondés ;
- développer des activités apicoles.

4.5. Brise-vent

C’est une technique agricole utilisée pour réduire l’effet de l’érosion et la vitesse du vent.
Les types d’arbres qui rentrent dans cette catégorie sont :

4.5.1. Critères de sélection


Les espèces d’arbres utilisées comme brise vent doivent avoir les aptitudes suivantes :
- le système racinaire non gênant aux cultures associées ;
- la résistance aux vents et aux maladies ;
- la hauteur suffisante ;
- le feuillage persistant ;
- la résistance aux tailles d’entretiens périodiques
Fig.45 : Cultures vivrières à l’intérieur des brise-vents

4.5.2. Avantages des brise-vents


- l’absorption du carbone ;
- le maintien l’état hygrométrique au tour des plants ;
- la diminution de l’érosion éolienne.

4.6. Haies vives

C’est une méthode de lutte contre l’érosion. Elle protège le sol contre l’érosion du sol et
maintient l’humidité et la fertilité autour des plants cultivés.

Elle est développée au niveau des cultures sur les flancs de montagne. La haie vive procède à
une alternance de bandes d’espèces végétales installées perpendiculairement à la pente et en
courbes de niveau.

Sur les bordures des bandes, on plante des arbres de type arbustifs ou herbacés aux
écartements serrés pour réduire le ruissellement des eaux tout en conservant la terre et les
semis.

4.6.1. Types des Haies vives

Il existe trois types des haies vives :


- haie vive de délimitation spatiale d’un domaine ;
- la haie vive défensive pour la protection d’un domaine ;
- la haie vive antiérosive pour la protection et à la conservation des eaux et des sols.

4.6.2. Technique d’aménagement (Cas pente 5%)

Les espèces utilisées sont les suivantes : Cajanus cajan, Grevillia robusta, acacia mangguim,

- distance entre les arbres : 5m


- distance entre bandes : 50 m
- nombre de bande l’hectare : 50
- nombre d’arbres à l’hectare : 50x50= 2500

4.6.3. Critères de choix des espèces

- système racinaire non gênant pour les cultures ;


- biomasse important pour le compostage et de paillage ;
- production du bois à usage divers ;
- amélioration progressive de la pratique culturale.

4.6.4. Avantages

Les haies vives contribuent à :

- l’absorption du carbone atmosphérique ;


- la protection et la stabilisation des terres ;
- la fertilisation et l’amélioration de la structure du sol ;
- la production de fourrage et graines alimentaires ;
- l’augmentation progressive de rendement agricole.

4.7. Jachères améliorées


Une technique qui accélère le processus de bonification d’un sol en cultivant des espèces
amélioratrices (locales ou exotiques) de type arbustif ou herbacé.

Fig. 46:Une jachère améliorée


4.7.1. Types d’arbres utilisés

Les espèces arbustives amélioratrices locales du sol utilisées à titre expérimental en


Guinée : le Cajanus cajan (Niebbe dariidhe), Harungana madagascariensis (Soungala),
Erytrophleum guineensis (Teli), Albizia guimmifera (Maaro nai), Anisophylea laurina
(Kansi), Cordyla pinnata,…

Les espèces amélioratrices exotiques utilisées sont : Acacia mangium (Kassia), Acacia
auriculiformis (Kassia), Grevillea robusta, Gmelina arborea (legal almeeti), Tectona grandis
(Poopo porto),…

4.7.2 Techniques d’aménagement

Les essences agroforestières sont plantées en quinconce :

Les espèces utilisées sont : Acacia mangguim, Acacia mangguim, …

La densité à l’hectare est de 1667 plants avec un écartement 3m x 2m.

4.7.3. Critères de sélection

Les critères de choix des espèces se résument à :

- la croissance rapide des espèces à introduire dans la jachère ;


- la production de la biomasse ;
- la vitesse de décomposition rapide ;
- la disponibilité des semences.

4.7.4. Avantages

La diffusion de ces espèces permet entre autres :

- l’absorption du carbone atmosphérique et diminution du réchauffement du sol ;


 l’augmentation de la perméabilité des sols ;
 la réduction du ruissellement des eaux de pluie ;
 La production du fourrage (émondage, élagage) ;
 la conservation de l’eau et du sol ;
 la formation d’une litière ;
 le raccourcissement de la durée de la jachère (4 à 5 ans au lieu de 9 et plus) ;
 la récupération et l’intégration des sols marginalisés dans le système de production.

4.8 Consolidation des acquis

1. Citez deux facteurs dégradant du sol.

2. Citez quelques conséquences liées à la dégradation du sol.

3. Citez quelques avantages du compost.


4.9 Evaluation de la session de formation

 Evaluation orale individuelle (durée : 0H 20)


 Evaluation orale par groupe (durée : 0H 20)
4.10Travaux pratiques : Techniques de préparation de compostage
Durée : (01H00)
Clôture de la session
CONCLUSION

Le module de formation en agroforesterie va permettre aux leaders paysans et agents des


eaux et forêts d’apprendre et de se familiariser à des itinéraires techniques liés à la création
des pépinières écoles et de production, à la réalisation d’une plantation agroforestière, à la
gestion durable des terres cultivables à travers des systèmes agroforestiers et des méthodes
d’enrichissement locaux des sols.

L’appropriation par le public visé de l’ensemble de ces techniques et méthodes va se faire de


manière progressive. Le processus va s’intégrer dans les habitudes agricoles des populations
dès que des avantages rattachés à l’exploitation des nouvelles pratiques sylvopastorales, agro-
sylvo-pastorales ou apico-sylvicoles sont identifiés par ces populations. La perception de ces
avantages sera des indices révélateurs de la réussite du projet dans les préfectures de Gaoual,
Koundara et Mali.

MODULE 2 : AGROFORESTERIE

SEQUENCES 1 : CREATION D’UNE PEPINIERE ECOLE ET DE PRODUCTION

1.1 Objectifs de la séquence


A la fin de la séquence, les participants seront en mesure de créer lui-même une pépinière des
plants agroforestiers (plants forestiers, fruitiers, vivriers, herbes fourragères). Plus
spécifiquement le public sera en mesure de réaliser les opérations liées à la mise en place des
pépinières à savoir :

- 1.2 Déroulement de la séquence choisir un site pour la pépinière agroforestière ;


- défricher et nettoyer le site ;
- réaliser et aménager les planches ;
- choisir les semences en fonction des espèces (parc à bois, arbres fruitiers, champs
viviers, herbes fourragères) ;
- procéder au semis (effectuer la mise en semis) ;
- arroser et assurer l’entretien des semis.

1.2.1 Choix du site de la pépinière


Le site de la pépinière des plans agroforestiers doit respecter certaines normes :
Fig.47: Concertation communautaire pour le choix du site
- site non conflictuel disposant d’une attestation de session ;
- site accessible ;
- sol meuble et profond ;
- superficie de 625 m2, soit 25m de côté ;
- non loin d’un point d’eau ;
- site sécurisé par une haie vive ou un grillage ;
- site encadré par un groupe conseil et le responsable de la zone.

1.2.2 Préparation du site de la pépinière


La préparation du site de la pépinière consiste à :
1- défricher et nettoyer le site ;
2- labourer, écraser les mottes et niveler ;

Fig.48 : Défrichement et nettoyage du site


3- tracer l’emplacement des pots de semis consiste à :
- préparer des planches aériennes de : 1, 30 m de large sur 10 m de long,
- préparer des planches en tranchée de 10 m de long ;
- laisser des allées de services de 30 à 40 cm et des allées de 1 m.
Fig.49 : Planches de semis aériennes
1.2.3 Choix de semences

Fig.50 : Choix des semis


Cette opération peut varier en fonction de la nature des graines à sélectionner. Elle se réalise
par :

- le trempage simple dans de l’eau fraiche pour faire flotter les mauvaises graines ;
- le tamisage des graines pour trier celles de mauvaise qualité ;
- le vannage pour aboutir aux mêmes résultats ;
- le trempage dans l’eau bouillante ou le brulage des graines en vue d’accélérer la
germination (Teli et Kura) ;
- le trempage dans l’eau courante des marigots des semences dans les sacs en gîtes ou à
base de Sisal pour les Tecks pendant une semaine. On répète l’opération après deux
ou trois jours.

1.2.4 Etapes de préparation des semis


La préparation des semis passe par les étapes successives ci-après :
 Confection des pots de semis
En général, les pots de semis sont confectionnés avec des sachets en plastiques recyclés.
Mais, cette matière plastique est peu conseillée parce qu’elle est polluante. C’est pour cela
qu’on recommande d’utiliser les fibres de la tige de bananier ou les feuilles, soit de Popo, soit
de Nonko…

Fig.51 : Confection de pot germinatif à base des tiges sèches de bananier


 Préparation des semis

Fig.52 : Etapes de préparation des semis

1. collecte du fumier, du terreau et du sable ;


2. pressage et tamisage des intrants collectés ;
3. composants du substrat : 1/3 du fumier, 1/3 terreaux, 1/3 sable ;
4. arrosage léger du substrat pour éviter la poussière ;
5. empotage du substrat en laissant une marge 15 cm ;
6. disposition des pots de semis en ligne ;
7. mise en semis direct des semences dans les pots ;
8. arrosage léger des semis ;…

1.2.5 Confection d’ombrières

Les ombrières se confectionnent par le tressage des matériaux locaux (paille, feuille de
palmier, fanes de maïs et de sorgo, …). Elles protègent les semis contre l’ardeur du soleil.
1.2.6 Travaux d’entretien des semis
- Les travaux d’entretien des semis consistent à :
- arroser matin et soir;
- étaler l’ombrière ;
- procéder au démariage ;
- effectuer le désherbage et le binage ;
- apporter de fumure d’entretien si nécessaire.
- lutter contre les termites à travers l’utilisation, soit de matelas de pailles imbibées
d’eau, soit de l’huile de vidange.

Fig.53: Entretien des semis


1.3 Consolidation des acquis
1. Citer les principales étapes de la préparation d’une pépinière agroforestière.
2. Quels sont les avantages de la création d’une pépinière agroforestière ?
3. Quels matériaux utilisez-vous dans la confection des pots de semis ?

1.4 Evaluation : individuelle et de groupe des participants

1.5 Travaux pratiques

Application pratique de la création d’une pépinière agroforestière avec les participants.


Consignes :

- Identification du site de démonstration ;


- Espèces à utiliser ;
- But visé ;
- Itinéraires techniques.

SEQUENCE 2 : CREATION D’UNE PLANTATION D’ARBRES AGROFORESTIERS

2.1 Objectifs de la séquence

À la fin de la séquence, le public sera à mesure de créer lui-même une plantation d’arbres
agroforestiers. Plus spécifiquement, il sera capable de réaliser une plantation agroforestière
dont les étapes sont les suivantes :

- choisir un site pour la plantation agroforestière ;


- défricher et nettoyer le site ;
- établir le plan de piquetage ;
- creuser les trous aux dimensions réglementaires ;
- effectuer le planting des jeunes plants ;
- tasser la terre autour des jeunes plants.

2.2 Déroulement de la séquence

2.2.1 Choix du site de la plantation


Le site de plantation des arbres agroforestiers doit respecter certaines normes :

Fig.54 : Concertation communautaire sur le choix du site d’implantation d’une


plantation agroforestière
 domaine non conflictuel ;
 domaine accessible ;
 sol convenable pour diverses cultures ;
 superficie d’un hectare et plus ;
 non loin d’un point d’eau ;
 domaine sécurisé par une haie vive ou un grillage ;
 bonifié ou fertilisé par des étables fumières (présence d’animaux domestiques) ;
 encadré par un groupe conseil et le responsable de la zone.
2.2.2 Préparation du domaine de la plantation
Les travaux de préparation du terrain varient suivant la topographie de la localité et le type
d’aménagement qu’on veut mettre en place. La préparation du domaine consiste à :
a) défricher et nettoyer le domaine

Fig.55 : La taille des herbes

b) établir un plan de piquetage

 mise en place du plan de piquetage sur le site d’implantation ;


 matérialisation du plan de piquetage par la pose des piquets de repère pour l’ouverture
des trous suivant les espèces végétales :
- 10mx10m
- 12mx10m
- 15mx10m
 procéder au layonnage pour faciliter la circulation et l’entretien des plants.
Fig.56 : Le piquetage
c) faire la trouaison
La trouaison consiste à :
- ouvrir des trous de dimension minimale de 50 cm de diamètre de 50 cm de
profondeur ;
- mettre en tas séparés la terre noire de surface et la terre rouge du fond.

Fig.57: La trouaison
2.2.3 Planting des jeunes plants

a) Choix des plants à transplanter


Le choix des plants doit permettre d’éliminer les plants défectueux et les plants attaqués par
les maladies.

Fig.58: Choix des plants


b) Transport des jeunes plants
Il est conseillé de préparer des pépinières de proximité, c'est-à-dire non loin du domaine de la
plantation. Cela éviterait certaines anomalies dans le transport des jeunes plants. Ce transport
de la pépinière au site de la plantation nécessite certaines précautions :
 tenir le jeune plant par le bas du pot et non par la tige ;

Fig.59 : Transport des jeunes plants


 recouvrir les jeunes plants d’une bâche de protection lorsqu’ils sont transportés en
voiture, en charrette ou en brouette pour éviter les stress des jeunes plants ;
 choisir des plants sains dotés de feuilles bien développées.

Fig.60: Transport des jeunes plants en voiture/brouette/charrette


2.2.4 Transplantation des jeunes plants
La transplantation doit être effectuée pendant la saison des pluies. Ceci évite les arrosages
quotidiens (juillet-août). S’il est découvert des jeunes plants défectueux, il est conseillé de
procéder à un regarnissage, c'est-à-dire, à un remplacement de ces plants par d’autres plus
sains.
La transplantation du jeune plant suit un processus qui nécessite certaines précautions :

Fig.61: Transplantation des jeunes plants


La transplantation des jeunes plants tient compte des précautions ci-après :
 procéder immédiatement à la transplantation ;
 déchirer le sachet suivant la ligne de suture latérale ;
 couper le pot de semis par le bas et tirer le plastique ;
 éviter de courber le pivot racinaire lors de la transplantation ;
 couper la racine pivotante si nécessaire ;
 refermer le trou avec la terre arable et la terre du fond en surface ;
 reboucher le trou jusqu’au niveau du collet ;
 arroser copieusement dès après l’opération.
2.2.5 Travaux d’entretien des plantations
Les travaux d’entretiens porteront entre autres sur :
 le désherbage ou le fauchage ;

Fig.62: Le désherbage
 la mise en place d’un pare-feu

Fig.63 : Un pare-feu

 le dégagement par pieds et apport du fumier


Fig 64 : Apport de fumure d’entretien

 le regarnissage
 la taille des arbres
 l’élagage
 le traitement phytosanitaire.

Fig.65 : Traitement phytosanitaire


2.3 Consolidation des acquis
1. Citer les principales étapes de la préparation d’une plantation agroforestière.
2. Quels sont les avantages de la création d’une plantation agroforestière ?
3. Citer des précautions à prendre pour la transplantation des jeunes plants de la
pépinière à la zone de plantation.

2.4 Evaluation : individuelle et de groupe des participants

2.5 Travaux pratiques


Application pratique de la création d’une plantation agroforestière avec les participants.
Consignes

- Identification du site de démonstration ;


- Espèces à utiliser ;
- But visé ;
- Itinéraires techniques.

Clôture de la séance

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