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Jeudi Matin

Le document décrit une liturgie religieuse pour le Saint et Grand Jeudi, incluant des psaumes, des prières et des lectures bibliques. Il évoque la trahison de Judas et la passion du Christ, tout en appelant à la miséricorde et à la foi. La cérémonie souligne la grandeur de Dieu et la nécessité de se préparer spirituellement pour les événements sacrés à venir.

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Jeudi Matin

Le document décrit une liturgie religieuse pour le Saint et Grand Jeudi, incluant des psaumes, des prières et des lectures bibliques. Il évoque la trahison de Judas et la passion du Christ, tout en appelant à la miséricorde et à la foi. La cérémonie souligne la grandeur de Dieu et la nécessité de se préparer spirituellement pour les événements sacrés à venir.

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Département des Affaires Ecclésiastiques

SAINT ET GRAND JEUDI

(Le matin)

Porto – Novo, 2025


SAINT ET GRAND JEUDI LE MATIN
(Vêpres et Divine Liturgie de Saint Basile le Grand)

Prêtre :
Béni soit notre Dieu en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles
des siècles.
Lecteur : Amen.
Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi!
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu!
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ Lui-même, notre Roi et
notre Dieu!
PSAUME 103)
Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! Vêtu de
faste et d’éclat, drapé du manteau de la lumière. Tu déploies les cieux
comme une tente, tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes ; faisant des
nuées ton char, tu t’avances sur les ailes du vent ; tu fais de tes anges des
esprits et de tes serviteurs une flamme de feu. Tu poses la terre sur ses bases,
inébranlable pour les siècles des siècles ; tu la couvres du vêtement de
l’abîme, sur les montagnes se tenaient les eaux. A ta menace, elles prennent
la fuite, à la voix de ton tonner, elles s’échappent ; elles sautent les
montagnes, et descendent les vallées, vers le lieu que tu leur as assigné ; tu
mets une limite à ne pas franchir, qu’elles ne reviennent couvrir la terre.
Dans les ravins tu fais jaillir les sources, elles cheminent au milieu des
montagnes ; elles abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres
assoiffés les espèrent ; l’oiseau des cieux séjourne près d’elles, sous la feuillée
il élève la voix. De tes chambres hautes, tu abreuves les montagnes, la terre
se rassasie du fruit de tes œuvres ; tu fais croître l’herbe pour le bétail et les
plantes à l’usage des humains, pour qu’ils tirent le pain de la terre et le vin
qui réjouit le cœur de l’homme, pour que l’huile fasse luire les visages, et
que le pain fortifie le cœur de l’homme. Les arbres du Seigneur regorgent
de sève, les cèdres du Liban qu’il a plantés ; c’est là que nichent les
passereaux, sur leur cime la cigogne a son gîte ; aux chamois, les hautes
montagnes, aux gerboises, l’abri des rochers. Tu fis la lune pour manquer
les temps, le soleil connaît son coucher ; tu poses les ténèbres, c’est la nuit,
toutes les bêtes des forêts s’y remuent ; les lionceaux rugissent après la proie
et réclament à Dieu leur manger. Quand se lève le soleil, ils se retirent à
vont à leurs repaires se coucher ; l’homme sort pour son ouvrage, faire son
travail jusqu’au soir. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur, toutes avec
sagesse tu les fis, la terre est remplie de tes créatures. Voici la grande mer
aux vastes bras, et là le remuement innombrable des animaux petits et
grands ; là des navires se promènent et le dragon que tu formas pour t’en

p. 1
rire. Tous ils espèrent de toi que tu leur donnes en son temps leur manger
; tu leur donnes, eux, ils ramassent, tu ouvres la main, ils sont comblés. Tu
caches ta face, ils s’épouvantent, tu retires leur souffle, ils expirent, puis à
leur poussière ils retournent ; tu envoies ton Esprit, ils sont créés, tu
renouvelles la face de la terre. A jamais soit la gloire du Seigneur, que le
Seigneur se réjouisse en ses œuvres ! Il regarde la terre, elle tremble, il
touche les montagnes, elles fument. Je veux chanter au Seigneur tant que je
vis, je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure. Puisse mon langage lui
plaire, moi, j’ai ma joie dans le Seigneur ! Que les pécheurs disparaissent de
la terre, les impies, qu’il en soit jamais plus !
Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Le soleil connaît son coucher ; tu poses les
ténèbres, c’est la nuit. Que te œuvres sont grandes, Seigneur, toutes avec
sagesse tu les fis.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours, et
dans les siècles des siècles. Amin.
Alléluia, alléluia, alléluia! Gloire à toi, ô Dieu! (3 fois)
Notre espérance, Seigneur, gloire à Toi !

Diacre ou prêtre : Grande Litanie


Prêtre : Car à toi conviennent toute gloire, honneur et adoration, Père, Fils
et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Chorale : ton 2
Seigneur, je crie vers toi,
exauce-moi.
Exauce-moi, Seigneur.
Seigneur, je crie vers toi,
exauce-moi ;
Entends le cri de ma prière,
Quand je crie vers toi.
Exauce-moi, Seigneur.

Que ma prière devant toi


Monte comme l'encens ;
L'élévation de mes mains
Comme le sacrifice du soir.
Exauce-moi, Seigneur

p. 2
Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui donc subsistera? Mais près de
toi se trouve le pardon.
L'assemblée des Juifs se réunit, pour livrer à Pilate le Créateur de l'univers,
Ô les iniques, ô les infidèles, ils mettent en jugement Celui qui vient juger
les vivants et les morts, Ils préparent la Passion de Celui qui guérit les
passions, Seigneur patient, grand est ton amour. Gloire à Toi.

À cause de ton Nom, je t'ai attendu, Seigneur, mon âme attend ta parole,
mon âme espère le Seigneur.
L'assemblée des Juifs se réunit, pour livrer à Pilate le Créateur de l'univers,
Ô les iniques, ô les infidèles, ils mettent en jugement Celui qui vient juger
les vivants et les morts, Ils préparent la Passion de Celui qui guérit les
passions, Seigneur patient, grand est ton amour. Gloire à Toi.

Depuis la garde du matin, jusqu'à la nuit, depuis la garde du matin qu'Israël


espère le Seigneur.
Judas l'impie qui pendant la Cène, Seigneur avait mis avec Toi sa main dans
le plat, a tendu les mains en son iniquité pour recevoir de l'argent, Lui qui
comptait le prix de la myrrhe, ne craignit pas de Te vendre, l'Inestimable,
Lui qui avait donné ses pieds à laver, il embrassa le Maître dans sa ruse pour
Le livrer aux iniques, Rejeté du chœur des Apôtres, il jeta les trente pièces
d'argent, Et il ne vit pas ta Résurrection le troisième jour, Par elle, aie pitié
de nous.
Puisqu’auprès du Seigneur est la miséricorde et l’abondance du rachat, celui
qui rachètera Israël de toutes ses fautes.
Judas le traître, le Menteur _ dans sa ruse par un baiser livra le Sauveur, le
Seigneur, Comme un esclave, il vendit aux iniques le Maître de l'univers, Et
comme une brebis pour l'immolation le suivit l'Agneau de Dieu, le Fils du
Père, en son grand amour.

Louez le Seigneur tous les peuples, fêtez-le toutes les nations.


Judas le serviteur et le menteur, le disciple et le malin, l'ami et le diable,
s'est révélé par ses œuvres, Il suivait le Maître et méditait la trahison, Il se
disait en lui-même, Je Le livrerai, Et j'aurai pour moi l'argent rassemblé, Il
cherchait à vendre la myrrhe et à prendre Jésus dans sa ruse, Il donna le
baiser, il livra le Christ, Et comme une brebis pour l'immolation, le suivit le
seul Miséricordieux qui aime l'homme.

p. 3
Car sa miséricorde sur nous s’est affermie, la fidélité du Seigneur demeure
pour toujours
L'Agneau qu'annonçait Isaïe vient de Lui-même à l'immolation, Il donne aux
coups son dos et aux gifles ses joues, Il ne détourne pas son visage de la
honte des crachats, Il se laisse condamner à une mort infamante, Lui qui est
hors du péché accepte tout, pour donner à tous la Résurrection des morts.
Gloire. . . Et maintenant . . . ton 6
Judas est vraiment de cette engeance de vipères, de ceux qui mangèrent la
manne dans le désert, Et murmurèrent contre Celui qui les nourrissait, La
nourriture était encore dans leur bouche, et les ingrats parlaient contre
Dieu, Et lui l'impie portait à sa bouche le pain céleste et se préparait à trahir
le Sauveur, Ô la pensée insatiable et l'audace inhumaine, Il vendait Celui
qui le nourrissait. Il livrait à la mort le Maître qu'il embrassait, L'inique était
bien leur fils. Il hérita avec eux de la perdition, Délivre d'une telle
inhumanité nos âmes, Seigneur incomparable en ta patience.

(Pendant que la chorale chante l’hymne ci-dessus on fait la Petite Entrée


avec l'Evangile )

Diacre ou prêtre : Sagesse debout !

Chorale : Lumière joyeuse de la Sainte gloire, du Père immortel, céleste,


saint et bienheureux Jésus-Christ, parvenus au coucher du soleil, voyant la
lumière du soir, célébrons le Père et le Fils et le Saint-Esprit un seul Dieu. Tu
es digne en tout temps d’être célébré par des voix pieuses, Fils de Dieu qui
donne la vie. C’est pourquoi le monde entier te glorifie.

Lecteur : Délivre-moi, Seigneur, de l'homme de malice.


Diacre ou prêtre: sagesse
Lecteur : Ils méditent l'injustice dans leur cœur…
Diacre ou prêtre : Soyons attentifs
Lecteur : Lecture de l'Exode (19, 10-19)
Diacre ou prêtre : Sagesse ! Soyons attentifs
Lecteur :
Le Seigneur dit à Moise: Va vers le peuple. Sanctifie-le aujourd'hui et
demain. Qu'ils lavent leurs vêtements. Qu'ils soient prêts pour le troisième
jour. Car le troisième jour, le Seigneur descendra aux yeux de tout le peuple
sur la montagne du Sinaï. Tu fixeras au peuple des limites tout autour et tu
diras: Gardez-vous de gravir la montagne et d'en toucher le bord.
Quiconque touchera la montagne sera mis à mort. On ne portera pas la
main sur lui. On le lapidera. On le percera de flèches. Bête ou homme, il

p. 4
ne vivra pas. Mais quand sonnera la trompette, ils graviront la montagne.
Moïse descendit de la montagne vers le peuple. Il sanctifia le peuple. Et ils
lavèrent leurs vêtements. Et il dit au peuple: Soyez prêts pour le troisième
jour. N'approchez pas la femme. Le troisième jour à l'aube, il y eut des
tonnerres, des éclairs et une grande nuée sur la montagne. La trompette
sonna. Et tout le peuple qui était dans le camp eut peur. Moïse fit sortir le
peuple du camp, à la rencontre de Dieu. Et ils demeurèrent au bas de la
montagne. La montagne du Sinaï était entourée de fumée. Car le Seigneur
y était descendu au milieu du feu. La fumée s'élevait comme la fumée d'une
fournaise. Et toute la montagne tremblait. Alors la trompette sonna de plus
en plus fort. Moïse parlait et Dieu lui répondait dans le tonnerre.

Lecteur : Dieu, délivre moi de mes ennemis, protège moi de ceux qui se
lèvent contre moi.
Diacre ou prêtre : sagesse
Lecteur : Délivre-moi de ceux qui font l'injustice…
Diacre ou prêtre : Soyons attentifs
Lecteur : Lecture de Job (38, 1-21. 42, 1-5)
Diacre ou prêtre : Sagesse ! Soyons attentifs
Lecteur :
Le Seigneur répondit à Job du milieu de la tempête. Il dit: Qui est celui qui
Me voile son dessein, qui garde ses paroles dans son cœur, et pense Me les
cacher? Ceins tes reins comme un homme. Je t'interrogerai, et tu
M'instruiras. Où étais tu, quand Je fondai la terre? Dis-le, si tu as
l'intelligence. Qui en a fixé les mesures? Le sais-tu? Qui a tendu sur elle le
cordeau? Sur quoi reposent ses socles? Qui a posé la pierre angulaire, quand
chantaient de joie les étoiles du matin et exultaient tous les fils de Dieu? Qui
a fermé la mer avec des portes, quand elle sortit du sein maternel, quand
Je fis de la nuée son vêtement et des brumes son voile, quand le lui imposai
des bornes, quand Je lui mis des verrous et des portes, quand Je lui dis: Tu
viendras jusqu'ici, tu n'iras pas plus loin, ici s'arrêtera le soulèvement de tes
flots? Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin? As-tu montré son
lieu à l'aurore, pour qu'elle saisisse les ailes de la terre, et qu'elle en secoue
les méchants? Est-ce toi qui as pris l'argile, qui as formé un vivant, qui l'a
mis sur la terre et l'a fait parler? Est-ce toi qui as enlevé aux méchants la
lumière, qui as brisé le bras des orgueilleux? Es-tu allé jusqu'aux sources de
la mer? As-tu marché sur le fond de l'abîme? As-tu découvert les portes de
la mort? As-tu vu où commence l'ombre de la mort? As-tu embrassé
l'étendue de la terre? Parle, si tu sais tout cela. Où est le chemin qui mène
à la demeure de la lumière? Et les ténèbres, où est leur lieu? Peux-tu les
conduire à leur frontière, Connais-tu les voies qui mènent à leur maison? Le

p. 5
sais-tu? Etais tu né alors? Le nombre de tes jours est-il si grand? Job répondit
au Seigneur. Il dit: Je sais que Tu peux tout, que rien ne T'est impossible.
Qui est celui qui Te voile son dessein, qui se garde de parler et qui se cache
de Toi? Qui me dira ce que j'ignore, les grandes merveilles que je ne sais
pas? Écoute-moi, Seigneur, et je parlerai. Je T'interrogerai aussi, et Tu
m'instruiras. Mon oreille avait entendu parler de Toi. Mais maintenant mon
œil T'a vu.

Lecteur : Lecture de la Prophétie d'Isaïe (50, 4-11)


Diacre ou prêtre : Sagesse ! Soyons attentifs
Lecteur :
Le Seigneur me donnera la langue des disciples, afin que je soutienne par la
parole ceux qui sont épuisés. Il éveillera, dans les matins, Il éveillera mon
oreille, pour que j'écoute comme les disciples. Le Seigneur ouvrira mon
oreille. Je ne me suis pas opposé. Je n'ai pas reculé. J'ai livré mon dos à
ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui me déchiraient. Je n'ai pas
dérobé mon visage aux outrages et aux crachats. Le Seigneur me secourra.
Et je n'ai pas été troublé. J'ai fait de ma face un caillou. Je sais que je ne
serai pas confondu. Celui qui me justifiera est proche. Qui disputera contre
moi? Comparaissons ensemble. Qui me jugera? Qu'il s'avance vers moi.
Voici, le Seigneur me secourra. Qui me condamnera? Voici, ils s'useront
comme un vêtement. La teigne les dévorera. Celui qui parmi vous craint le
Seigneur, qu'il écoute la voix de son serviteur. Celui qui marche dans les
ténèbres et n'a pas la lumière, qu'il se confie dans le nom du Seigneur et se
repose en son Dieu. Voici, vous tous qui allumez le feu et vous entourez de
flammes, allez dans le brasier de votre feu et dans les flammes de votre
incendie. C'est par ma main que vous arriveront ces choses. Vous vous
coucherez dans la douleur.

Diacre : Prions le Seigneur !


Chorale : Seigneur aie pitié
Prêtre : Car tu es saint oh notre Dieu et nous te rendons gloire, Père, Fils et
Saint Esprit maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Chorale : Amen ( et chante le Trisagion)


Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aies pitié de nous. (x3)
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les
siècles des siècles. Amen Saint Immortel, aies pitié de nous.
Diacre : Force
Chorale : Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aies pitié de nous.

p. 6
Lecteur : Prokimenon
Les princes se sont assemblés, contre le Seigneur et contre son Christ.
Diacre : Sagesse !
Lecteur : Pourquoi s'agitent les nations? Pourquoi les peuples méditent-ils la
vanité?
Diacre : Soyons attentifs
Lecteur : Lecture de la Première Epître de saint Paul aux Corinthiens (11, 23-
32)
Diacre : Sagesse ! Soyons attentifs
Lecteur : Frères, j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis. Le Seigneur
Jésus, dans la nuit où Il fut livré, prit du pain, rendit grâce, le rompit et dit:
Prenez, mangez, ceci est mon Corps, qui est rompu pour vous. Faites ceci
en mémoire de Moi. De même, après le repas, Il prit la coupe et dit: Cette
coupe est la nouvelle alliance en mon Sang. Toutes les fois que vous en
boirez, faites-le en mémoire de Moi. Chaque fois en effet que vous mangez
ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur,
jusqu'à ce qu'Il vienne. C'est pourquoi celui qui mange le pain ou boit la
coupe du Seigneur indignement, aura à répondre du corps et du sang du
Seigneur. Que chacun donc s'éprouve lui-même. Et qu'alors il mange le pain
et boive la coupe. Car celui qui mange et boit sans discerner le Corps du
Seigneur, mange et boit sa condamnation. C'est pourquoi il y a parmi vous
nombre de malades et d'infirmes, et plusieurs sont morts. Si nous nous
discernions nous mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous
sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin de n'être pas
condamnés avec le monde.
Prêtre : Paix à toi lecteur
Chorale : Alléluia
Ton 6 Bienheureux celui qui a le souci du pauvre et de l'indigent. Au jour
du malheur le Seigneur le délivrera.
Verset : Mes ennemis médisent de moi. Quand mourra-t-il? Quand périra
son nom?
Verset : Celui qui mange mon pain a levé le talon contre moi.

Prêtre : Sagesse debout écoutons le Saint Evangile ! Paix à tous


Chorale : et avec ton esprit
Diacre ou prêtre : lecture du saint Evangile selon saint Matthieu (Voire
l’Evangéliaire Jeudi Saint Matin)
Soyons attentifs

p. 7
Chorale : Gloire à toi Seigneur, gloire à toi
(Suite de la divine liturgie de saint Basile le Grand)
Diacre ou prêtre :
 Et nous les fidèles encore et encore en paix prions le Seigneur !
Chorale : Kyrie eleison.
 Secours-nous, sauve-nous, fais-nous miséricorde et garde-fous, ô Dieu,
par ta grâce. Sagesse !
(Le prêtre récite en silence la prière qui suit )
C’est toi, Seigneur, qui nous as révélé ce grand mystère du salut et nous as
jugés dignes, nous tes humbles et indignes serviteurs, de devenir les
officiants de ton saint autel. Toi-même, par la puissance de ton saint Esprit,
rends-nous aptes à ce ministère, afin que, nous tenant devant ta sainte gloire
sans être accusés, nous te présentions un sacrifice de louange ; car c’est toi
qui opères tout en tous. Fais aussi, Seigneur, que notre sacrifice soit reçu
devant toi et agréé de toi, pour nos propres péchés, et pour les fautes du
peuple commises par ignorance.

Car à toi conviennent toute gloire, tout honneur et toute adoration, Père,
Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Le diacre poursuit :
Diacre ou prêtre :
 Et nous les fidèles encore et encore en paix prions le Seigneur !
Chorale : Kyrie eleison.
 Secours-nous, sauve-nous, fais-nous miséricorde et garde-fous, ô Dieu,
par ta grâce. Sagesse !

(Le prêtre lit la prière qu’il conclut en élevant la voix.)


O Dieu, toi qui as visité notre humilité avec miséricorde et compassion, et
nous as fait tenir, nous tes indignes serviteurs, humbles et pécheurs, devant
ta sainte gloire pour célébrer à ton saint autel ; toi-même, par la puissance
de ton saint Esprit, fortifie-nous pour ce ministère. Quand notre bouche
s’ouvrira, donne-nous une parole pour invoquer la grâce de ton saint Esprit
sur les dons qui vont être placés devant toi.

Afin que gardés par ta puissance, nous te rendions gloire, Père, Fils et saint
Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Amen.
Pendant cette ecphonèse, le diacre entre au sanctuaire.
Le chœur ne chante pas le NOUS QUI DANS LE MYSTERE mais chante
plutôt très lentement le :

p. 8
A ta mystique sainte Cène, en ce jour, ô Fils de Dieu, donne-moi de
participer; devant tes ennemis, je n'irai pas révéler ton mystère, ni te trahir
par un baiser comme le fit Judas.

(Pendant que la chorale chante cet hymne, le prêtre tète inclinée poursuit
à voix basse la prière :)
Nul n’est digne de venir à toi, de s’approcher de toi, ou de te rendre un
culte, ô Roi de gloire, s’il est lié par les désirs et les plaisirs de la chair, car
te servir est chose grande et redoutable, même pour les puissances célestes.
Et pourtant, dans ton ineffable et incommensurable amour des hommes, tu
es devenu homme, sans subir ni changement ni mutation. Tu as été notre
grand prêtre, toi qui es maître de tout, et tu nous as confié la célébration
de ce sacrifice liturgique et non sanglant. Car toi seul,
Seigneur notre Dieu, tu es le maître des créatures célestes et terrestres, toi
qui es porté sur le trône des chérubins, toi le Seigneur des séraphins et le roi
d’Israël, toi le seul Saint qui demeures avec les saints. J’ose donc
t’importuner, toi le seul Bon qui écoutes avec bienveillance, porte ton
regard de bonté sur moi, pécheur et ton serviteur inutile, purifie mon âme
et mon cœur de toute mauvaise conscience. Par la puissance de ton Esprit
saint, rends-moi apte, moi qui suis revêtu de la grâce du sacerdoce, à me
tenir devant ta sainte table que voici, et à célébrer le sacrifice de ton corps
saint et immaculé, et de ton sang précieux.
Je viens à toi en courbant la nuque, et je te prie, ne détourne pas de moi
ta face, ne me rejette pas du nombre de tes serviteurs, mais juge-moi digne
de t ’ offrir ces dons, moi, pécheur, et serviteur indigne.

Car c’est toi qui offres et qui es offert, qui reçois et qui es distribué, ô Christ
notre Dieu, et nous te rendons gloire, avec ton Père sans commencement,
et ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les
siècles des siècles. A m e n.

Précédé du diacre, le prêtre, en récitant le psaume 50, encense l’autel, le


trône, la prothèse, le sanctuaire, les icônes de l’iconostase et le peuple. En
rentrant au sanctuaire, il encense les célébrants.
Puis le prêtre et le diacre, se tenant devant l’autel, disent par trois fois, à
voix basse, l’hymne des chérubins. Pendant que le prêtre récite la première
partie en élevant les mains, le diacre élève son étole. Le prêtre ne dira pas
Nous qui dans le mystère, il dira plutôt :

p. 9
A ta mystique sainte Cène, en ce jour, ô Fils de Dieu, donne-moi de
participer; devant tes ennemis, je n'irai pas révéler ton mystère, ni te trahir
par un baiser comme le fit Judas. souci de cette vie,
Pendant la seconde partie récitée par le diacre, ils font une métanie lorsque
le dit :
Mais comme le Larron je te crie :
Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu entreras dans ton royaume
Le prêtre et le diacre baisent l’autel, font de nouveau trois métanies, se
saluent l’un l’autre d’une inclination, vont jusqu’aux portes saintes d’où ils
s’inclinent devant le peuple pour demander pardon, puis se rendent à la
prothèse. Le célébrant se purifie éventuellement les mains, encense les saints
dons puis fait trois métanies avec le diacre en disant :
O Dieu, sois propice au pécheur que je suis. 3 fois.
Le diacre dit :
• Elève, maître.
Le prêtre enlève l’aër de dessus les dons et le met sur les épaules du diacre
en disant :
Elevez vos mains vers le sanctuaire et bénissez-le Seigneur.
Le diacre, tenant l’encensoir avec le petit doigt de la main droite, met un
genou à terre et reçoit la patène que le prêtre lui dépose sur la tête. Le
prêtre prend dans ses mains la coupe et la tient devant sa poitrine. En
l’absence de diacre, le prêtre prend la coupe de la main droite et la patène
de la main gauche, la lance et la cuiller croisées sur la coupe
Lorsque le choeur achève la première partie de l’hymne des chérubins, le
diacre et le prêtre sortent du sanctuaire par la porte nord, précédés de la
croix, des rhipidia et des flambeaux.
Faisant ce qu’on appelle la « grande entrée », ils traversent toute la nef. Au
cours de cette procession, le diacre puis le prêtre disent successivement :

Diacre : Que le Seigneur Dieu se souvienne de nous tous dans son royaume,
en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Amen.
Arrivé aux portes saintes, le diacre entre au sanctuaire et se tient à genoux,
à droite, devant l’autel. Le prêtre, sur la soléa, se retourne vers le peuple
et, après avoir éventuellement mentionné ceux pour qui il offre le sacrifice,
trace un signe de croix vertical avec la coupe.

Le choeur poursuit l’hymne


Mais comme le Larron je te crie :
Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu entreras dans ton royaume
Souviens-toi de moi, Maître, quand tu entreras dans ton royaume !

p. 10
Souviens-toi de moi, ô Saint, quand tu entreras dans ton royaume

Quand le prêtre entre au sanctuaire, le diacre dit :


• Que le Seigneur Dieu se souvienne de ton sacerdoce dans son royaume,
en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Le prêtre, ayant déposé la coupe sur la partie droite de l’antimension, prend
la patène des mains du diacre, et la dépose sur la partie gauche de
l’antimension en disant :
• Que le Seigneur Dieu se souvienne de ton diaconat dans son royaume,
en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Le prêtre enlève les petits voiles de la patène et de la coupe et les dépose
sur les côtés de l’autel. Il prend ensuite, des épaules du diacre, l’aër qu’il
passe au-dessus de l’encensoir, et avec lequel il recouvre la patène et la
coupe, en disant :
Le noble Joseph descendit du bois de la croix ton corps immaculé,
l’enveloppa dans un linceul pur avec des aromates, lui rendit les honneurs
funèbres, et le déposa dans un sépulcre neuf.
Le prêtre encense trois fois les saints dons, en disant :
Alors on consumera de jeunes taureaux sur ton autel. 3 fois.
Le prêtre et le diacre agénouillé engagent alors le dialogue suivant :
• Souviens-toi de moi, frère et concélébrant.
• Que le Seigneur Dieu se souvienne de ton sacerdoce dans son royaume
en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
• Prie pour moi, mon concélébrant.
• L’Esprit saint descendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de
son ombre.
• L’Esprit lui-même concélébrera avec nous, tous les jours de notre vie.
Le diacre, incliné et tenant l’extrémité de son étole, dit :
• Souviens-toi de moi, maître saint.
Le prêtre bénit le diacre en disant :
• Que le Seigneur Dieu se souvienne de toi dans son royaume, en tout
temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Le diacre dit :
• Amen.
Puis il sort par la porte nord et retourne devant les portes saintes.
Quand le choeur a fini de chanter l’hymne le diacre dit la litanie suivante :

Diacre :
 Accomplissons notre prière au Seigneur.
Chorale : Kyrie eleison. De même, après chaque demande.
 Pour les précieux dons ici présentés, prions le Seigneur.

p. 11
 Pour cette sainte maison et pour ceux qui y pénètre nt avec foi, piété
et crainte de Dieu, prions le Seigneur.
 Pour être préservés de toute tribulation, de toute violence, de tout
danger et de toute nécessité, prions le Seigneur.
 Secours-nous, sauve-nous, fais-nous miséricorde et garde-fous, ô Dieu,
par ta grâce.
 Demandons au Seigneur que ce jour tout entier soit parfait, saint,
paisible et sans péché.
Chorale :Accorde-le, Seigneur. De même, après chaque demande.
 Demandons au Seigneur un ange de paix, guide fidèle, gardien de nos
âmes et de nos corps.
 Demandons au Seigneur le pardon et la rémission de nos péchés et
de nos fautes.
 Demandons au Seigneur ce qui est bon et profitable à nos âmes, et la
paix pour le monde.
 Demandons au Seigneur d’achever dans la paix et la conversion le
temps qui nous reste à vivre.
 Demandons au Seigneur, pour notre vie, une fin chrétienne, sans
douleur, sans honte, paisible, et une belle défense devant le
redoutable tribunal du Christ.
 Faisons mémoire de notre Dame, la toute sainte, immaculée, bénie
par dessus tout et glorieuse, la Mère de Dieu et toujours vierge Marie,
ainsi que de tous les saints, et présentons-nous, nous-mêmes, les uns
les autres et toute notre vie, au Christ Dieu.

Chorale : A toi, Seigneur.

(Le prêtre lit la prière qu’il conclut en élevant la voix.)


Prêtre :
Seigneur notre Dieu, toi qui nous as créés et amenés à cette vie ; toi qui
nous as montré les voies du salut ; toi qui nous as fait la grâce de nous
dévoiler les mystères célestes ; tu es celui qui nous as préposés
à ce ministère par la puissance de ton saint
Esprit. Qu’il te plaise donc, Seigneur, que nous devenions les ministres de
ta nouvelle alliance, les célébrants de tes saints mystères. Accueille – nous
selon la surabondance de ta miséricorde, nous qui approchons de ton saint
autel, afin que nous devenions dignes de t’offrir ce sacrifice spirituel et non
sanglant, pour nos propres péchés et pour les fautes du peuple commises
par ignorance. L’ayant accueilli sur ton autel saint, céleste et immatériel,
comme un parfum d’agréable odeur, envoie-nous, en retour, la grâce de
ton saint Esprit. Porte ton regard sur nous, ô Dieu, vois notre culte, et

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accueille-le comme tu as accueilli les dons d’Abel, les sacrifices de Noé, les
holocaustes d’Abraham, les oblations sacerdotales de Moïse et d’Aaron, les
sacrifices pacifiques de Samuel. Comme tu as accueilli dans ta bienveillance,
Seigneur, de tes saints apôtres, ce culte véritable, accueille aussi de nos mains
de pécheurs les dons que voici, afin que, jugés dignes de célébrer à ton saint
autel sans encourir de reproche, nous trouvions la récompense des
intendants fidèles et sages, au jour redoutable de ta juste rétribution.

Par les largesses de ton Fils unique avec qui tu es béni et avec ton Très Saint,
bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Chorale : Amen.
Prêtre :
Paix à tous !
Chorale : Et à ton esprit.

Diacre :
Aimons-nous les uns les autres, afin que, dans la concorde, nous confessions
Chorale : Le Père, le Fils et le saint Esprit,
Trinité consubstantielle et indivisible.
Le prêtre et le diacre font trois métanies en disant à chaque
fois :
Je t’aimerai, Seigneur, ma force. Le Seigneur est
mon soutien, mon refuge et mon protecteur.
Le prêtre baise, sans les découvrir, la patène, la coupe, puis
l’autel. Le diacre, devant les portes saintes, fait trois métanies
et baise la croix de son étole. En certains lieux les fidèles se
donnent la paix.
Quand le choeur a fini de chanter, le diacre dit à haute voix :

Diacre : Les portes, les portes ! soyons attentifs dans la sagesse !

Peuple : Symbole de la Foi


Je crois en un Seul Dieu, Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles.
Et en un Seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils Unique de Dieu, engendré par le
Père avant tous les siècles. Lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu,
engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. Qui pour
nous hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et a pris chair du
Saint-Esprit et de la Vierge Marie et s’est fait homme. Qui a été crucifié pour
nous, sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli. Qui est ressuscité le

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troisième jour selon les écritures. Qui est monté au ciel et assit à la droite
du Père. Et qui reviendra avec gloire, juger les vivants et les morts et dont
le règne n’aura pas de fin.
Et en Esprit-Saint, Seigneur, donateur de vie, qui procède du Père, qui est
adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes.
En l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique.
Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés. J’attends la
résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

Diacre : Tenons-nous bien ! Tenons-nous avec crainte !


Soyons attentifs à offrir en paix la sainte oblation !

Chorale : Miséricorde de paix, sacrifice de louange.

Prêtre : Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le


Père, et la communion du saint Esprit soient avec vous tous !

Chorale : Et avec ton esprit.


Prêtre : Elevons nos cœurs !
Chorale : Isont auprès du Seigneur.
Le prêtre, se tourne vers l’autel et, inclinant la tête, les mains sur la poitrine,
dit :
Prêtre : Rendons grâce au Seigneur !
Le diacre entre au sanctuaire, pendant que l’on répond :
Chorale : Il est digne et juste.
Prêtre :
O toi qui es ! ô Maître, ô Seigneur, ô Dieu et Père souverain de l’univers,
digne d’adoration ! Il est vraiment digne et juste, et il convient à la
magnificence de ta sainteté de te louer, de te chanter, de te bénir, de
t’adorer, de te rendre grâce, de te glorifier, toi le seul réellement Dieu, et
de t’offrir notre culte spirituel d’un cœur brisé et d’un esprit humilié, car
c’est toi qui nous as fait la grâce de connaître ta vérité. Qui serait capable
de dire tes hauts faits, de faire entendre toutes tes louanges, ou de raconter
toutes les merveilles que tu fis en tout temps, ô
Maître de l’univers, Seigneur du ciel et de la terre, et de toute créature
visible ou invisible, toi qui sièges sur le trône de gloire, et qui plonges ton
regard dans les abîmes, toi qui es sans commencement, invisible,
incompréhensible, infini, immuable, toi le Père de notre Seigneur Jésus
Christ, lui le grand Dieu et Sauveur, objet de notre espérance ?

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Il est l’icône de ta bonté, l’empreinte égale à son modèle qui, en lui-même,
te montre toi le Père. Il est le Verbe vivant, Dieu véritable, Sagesse d’avant
les siècles, vie, sanctification, puissance, vraie lumière.
Par lui a été manifesté l’Esprit saint, esprit de vérité, grâce de la filiation,
arrhes de l’héritage avenir, prémices des biens éternels, puissance vivifiante,
source de la sanctification. Par ce même
Esprit, toute créature raisonnable ou immatérielle reçoit la force de te
rendre un culte et fait monter vers toi la glorification éternelle. Car tout
l’univers te sert ; c’est toi, en effet, que louent les anges, les archanges, les
trônes, les seigneuries, les principautés, les autorités, les puissances et les
chérubins aux yeux multiples. Autour de toi, se tiennent les séraphins aux
six ailes ; avec deux, ils se voilent la face, avec deux, les pieds, tandis qu’ils
volent des deux autres, et se crient l’un à l’autre, de leurs bouches
infatigables, d’incessantes glorifications,

Chantant, clamant, criant l’hymne de victoire et disant :

Chorale CHANTE TRES LENTEMENT : Saint, Saint, Saint, le Seigneur


Sabaoth. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut
des cieux. Béni est celui qui vient au Nom du Seigneur. Hosanna au plus
haut des cieux.
(Pendant que la chorale chante Le prêtre s’incline légèrement pour dire la
prière.)
Nous aussi pécheurs, avec ces bienheureuses puissances, ô Maître ami des
hommes, nous proclamons et nous disons : tu es saint en vérité, tu es
parfaitement saint, et il n’est pas de mesure à la magnificence de ta sainteté.
Tu es sanctifié en toutes tes œuvres, car en toutes choses tu as agi envers
nous avec justice et selon un jugement véritable. Ayant façonné l’homme
en prenant de la poussière de la terre, tu l’honoras de ta propre image, ô
Dieu, et tu l’installas dans le paradis de délices, lui promettant, s’il gardait
tes commandements, la vie immortelle et la jouissance des biens éternels.
Mais à toi, le Dieu véritable qui l’avais créé, il refusa d’obéir et, trompé par
la ruse du serpent, fut mis à mort par ses propres transgressions. Alors, ô
Dieu, dans ton juste jugement, tu l’as banni du paradis pour l’exiler en ce
monde ; tu l’as fait retourner à la terre d’où tu l’avais tiré, tout en disposant
pour lui le salut par une nouvelle naissance en ton Christ lui-même. Car tu
ne t’es pas détourné pour toujours de l’ouvrage que tu avais fait et façonné
dans ta bonté, ni oublié l’œuvre de tes mains, mais, selon tes entrailles de
miséricorde, tu l’as visité de multiples manières ; tu as envoyé les prophètes
; tu as opéré des miracles par les saints qui, à chaque génération, te furent
agréables ; tu nous as parlé par la bouche de tes serviteurs les prophètes qui

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nous ont annoncé le salut à venir ; tu nous as donné le secours de la Loi ;
tu as préposé les anges à notre garde. Mais, lorsque fut venue la plénitude
des temps, tu nous as parlé par ton Fils lui-même par qui tu avais créé les
siècles. Lui qui est le rayonnement de ta gloire, l’empreinte de ta
substance65, lui qui porte l’univers par la parole de sa puissance, ne retint
pas jalousement le rang qui l’égalait à toi, Dieu et Père, mais, étant Dieu
avant les siècles, il est apparu sur la terre, il a vécu au milieu des hommes,
il a pris chair de la Vierge sainte, il s’est anéanti lui-même, prenant forme
d’esclave, devenant conforme à notre corps de misère pour nous rendre
conformes à l’image de sa gloire. Puisque le péché était entré dans le monde
par un homme, et par le péché la mort, il a plu à ton Fils seul engendré, lui
qui est dans ton sein, Dieu et Père, de condamner le péché dans sa propre
chair en naissant d’une femme, la sainte Mère de Dieu et toujours vierge
Marie, en naissant sous la Loi, afin que ceux qui étaient morts en Adam
fussent vivifiés en lui, ton Christ. Ayant vécu en citoyen de ce monde, il
nous donné ses ordonnances en vue du salut, nous a détournés de
l’égarement des idoles, et nous a amenés à te connaître, toi, le vrai Dieu et
Père, nous ayant acquis pour lui-même comme un peuple qui lui appartient,
un sacerdoce royal, une nation sainte. Nous ayant purifiés dans l’eau et
sanctifiés par l’Esprit saint, il s’est donné lui-même en rançon
à la mort, par laquelle nous étions retenus captifs, vendus au pouvoir du
péché. Descendu par la croix aux enfers afin de tout remplir de lui-même,
il a mis fin aux douleurs de la mort, et, ressuscité le troisième jour, il a ouvert
à toute chair la voie de la résurrection d’entre les morts. Car il n’était pas
possible que le Prince de la vie fût soumis à la corruption.
Il est devenu prémices de ceux qui se sont endormis, premier-né d’entre les
morts, afin d’avoir la primauté en tout. Monté aux cieux, il s’est assis dans
les hauteurs à la droite de ta majesté, lui qui viendra rendre à chacun selon
ses œuvres. Il nous a aussi laissé, de sa passion salvatrice, ce mémorial que
nous t’avons présenté selon ses préceptes. Car, sur le point d’aller à sa mort
volontaire, vivifiante et éternellement digne d’être célébrée, la nuit où il se
livra lui-même pour la vie du monde, prenant du pain dans ses mains saintes
et immaculées, et l’élevant vers toi, Dieu et Père, il prononça l’action de
grâce et la bénédiction, puis il le sanctifia, le rompit et le donna à ses saints
disciples et apôtres, en disant :
Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est rompu pour vous, en rémission
des péchés.
Chorale : Amen.
Le prêtre et le diacre font une métanie.

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Prêtre : De même, prenant la coupe du fruit de la vigne, l’ayant coupée
d’eau, ayant prononcé l’action de grâce et la bénédiction, l’ayant sanctifiée,
il la donna à ses saints disciples et apôtres, en disant :
Ils montrent la coupe.
Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est
répandu pour vous et pour une multitude en rémission des péchés.

Chorale : Amen

Le prêtre poursuit :
Faites ceci en mémoire de moi. Car, chaque fois que vous mangez ce pain
et buvez à cette coupe, vous annoncez ma mort, vous confessez ma
résurrection
Le prêtre et le diacre font une métanie. Puis le prêtre dit :
Faisant donc, nous aussi, mémoire, ô Maître, de ses souffrances salvatrices,
de la croix vivifiante, des trois jours au tombeau, de la résurrection d’entre
les morts, de l’élévation aux cieux, du trône à ta droite,
Dieu et Père, et de son second glorieux et redoutable avènement,
Le diacre, les mains croisées, prend la patène de la main droite
et la coupe de la main gauche, puis les élevant, trace un signe
de croix avec eux, pendant que le prêtre, derrière le diacre,
chante lentement :
Prêtre : Ce qui est à toi le tenant de toi, nous te l’offrons en tout et pour
tout.

Chorale : Nous te chantons, nous te bénissons, nous te rendons grâce,


Seigneur, et nous te prions, ô notre Dieu.

Le prêtre poursuit :
C’est pourquoi, Maître très saint, nous approchons avec hardiesse de ton
saint autel, nous, tes serviteurs pécheurs et indignes, jugés dignes de célébrer
à ton saint autel, non à cause de nos œuvres de justice, car nous n’avons
rien fait de bien sur terre, mais à cause des miséricordes et compassions que
tu as abondamment répandues sur nous. Et, te présentant les signes du saint
corps et du sang de ton Christ, nous te prions et t’invoquons ô Saint des
saints : plaise à ta bonté que ton Esprit saint vienne sur nous et sur ces dons
ici présentés, qu’il les bénisse, les sanctifie et manifeste,
Le diacre, avec son étole, montre la pain en disant :
• Bénis, maître, le pain de sainteté.
Le prêtre poursuit en signant le pain :
Ce pain, comme le précieux et propre corps de notre

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Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ,
Amen.
Le diacre montre la coupe en disant :
• Bénis, maître, la sainte coupe.
Le prêtre poursuit en signant la coupe :
Et cette coupe comme le précieux et propre sang de notre Seigneur, Dieu
et Sauveur Jésus Christ,
Le diacre montre la patène et la coupe en disant :
• Bénis, maître, l’un et l’autre.
Amen.
Le prêtre poursuit en signant à la fois le pain et la coupe :
Répandu pour la vie du monde.
Amen, amen, amen.
Le diacre, inclinant la tête du côté du prêtre, lui dit :
• Souviens-toi, maître, du pécheur que je suis.
puis il évente les saints dons.
Le prêtre fait une grande métanie et poursuit en disant :
Nous tous, qui avons part à l’unique pain et à la coupe, unis-nous les uns
aux autres dans la communion de l’unique Esprit saint. Et fais que nul
d’entre nous n’ait part aux saints corps et sang de ton Christ pour le
jugement et la condamnation, mais pour que nous trouvions miséricorde
et grâce avec tous les saints qui, dès le commencement des siècles, te furent
agréables : ancêtres, pères, patriarches, prophètes, apôtres, prédicateurs,
évangélistes, martyrs, confesseurs, docteurs, tout esprit juste parvenu à la
perfection dans la foi,

(Le prêtre dit à haute voix en encensant les saints dons)

En premier lieu pour notre très sainte immaculée, toute bénie et glorieuse
souveraine la Mère de Dieu et toujours vierge Marie,
Le prêtre encense les saints dons. Puis le diacre encense lentement l’autel,
de droite à gauche, puis de gauche à droite, en faisant mémoire des défunts
qu’il doit commémorer. Pendant ce temps, le chœur chante le Tropaire à
la Mère de Dieu.

Chorale : Ô pleine de grâce en toi se réjouit toute la création, le chœur des


anges et les genres humains! Tu es le temple sanctifié et le paradis spirituel,
la gloire des vierges, c'est en toi que Dieu a pris chair et se fut petit enfant,
lui notre Dieu éternel. De ton sein, il fut son trône et rendu ton corps, plus
vaste que le ciel. Ô pleine de grâce, en toi se réjouit toute la création. Gloire
à toi !

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Le prêtre poursuit les mémoires. avec saint Jean, prophète, précurseur et
baptiste ; les saints apôtres dignes de toute louange ; saint N . dont nous
célébrons aussi la mémoire, et tous tes saints. Par leurs supplications, veuille
nous visiter, ô Dieu. Souviens-toi de tous ceux qui déjà se sont endormis
dans l’espérance de la résurrection pour la vie éternelle.
Le célébrant peut proclamer la liste des défunts inscrits aux diptyques.
Donne-leur le repos en un lieu que visite la lumière de ta face.
Nous te prions encore : souviens-toi, Seigneur, de ton Eglise sainte,
catholique et apostolique, qui s’étend d’une extrémité à l’autre de la terre,
pacifie-la, elle que tu as acquise par le précieux sang de ton
Christ et affermis cette sainte maison jusqu’à la consommation des siècles.
Souviens-toi, Seigneur, de ceux qui t’ont apporté ces dons et de leurs
intentions, de ceux pour qui ils les ont apportés, de ceux par qui ils les
apportent.

Le célébrant peut nommer ceux qui ont fait une offrande et formuler des
intentions de prière.
Souviens-toi, Seigneur, des bienfaiteurs de tes saintes Eglises, de ceux qui y
apportent des offrandes, et de ceux qui se souviennent des pauvres.
Donne-leur en échange tes richesses et tes charismes célestes. Fais-leur la
grâce des biens célestes, en échange des terrestres ; des biens éternels, en
échange des temporels ; des biens incorruptibles, en échange des
corruptibles. Souviens-toi, Seigneur, de ceux qui sont dans les déserts, les
montagnes, les grottes et les antres de la terre. Souviens-toi, Seigneur, de
ceux qui vivent dans la virginité, la piété, l’ascèse et la sobriété.
Souviens-toi, Seigneur, des autorités civiles (ou de notre roi N.) et de ceux
qui nous gouvernent. […]
Fais-leur la grâce d’une profonde et inamissible paix ; suggère à leur cœur
ce qui est bon pour ton Eglise et pour tout ton peuple, afin que, dans la
tranquillité dont ils jouissent, nous passions une vie calme et paisible, en
toute piété et sainteté. Souviens-toi, Seigneur, de tout pouvoir et autorité.
Les bons, conserve-les dans ta bonté ; les mauvais, rends-les bons dans ta
bienveillance. Souviens-toi, Seigneur, du peuple qui nous entoure, et de
ceux qui se sont absentés pour des raisons légitimes ;comme à nous, fais
leur miséricorde, selon la surabondance de ta miséricorde, remplis de tout
bien leurs celliers ; conserve maris et femmes dans la paix Ceux dont nous
n’avons pas fait mémoire, par ignorance, par oubli ou à cause de leur grand
nombre, fais-en mémoire toi-même, ô Dieu, toi qui sais l’âgeet le nom de
chacun, toi qui connais chacun dès le sein de sa mère.

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Car c’est toi, Seigneur, qui es le secours des sans secours, l’espérance des
désespérés, le sauveur de ceux qui sont battus par la tempête, le havre des
navigateurs, le médecin des malades. Toi - m ê m e , deviens tout pour tous,
toi qui connais chacun, ses demandes, sa famille et ses besoins.
Préserve, Seigneur, cette ville (ou ce monastère), toute ville et campagne,
de la famine, des épidémies, des tremblements de terre, des inondations,
de l’incendie, du glaive, de l’invasion étrangère et de la guerre civile.

Prêtre : A voix plus haute :


En premier lieu, souviens-toi, Seigneur, de notre archevêque... accorde à ta
sainte Eglise, qu’il vive de longs jours en paix, en bonne santé, dans
l’honneur et qu’il soit fidèle dispensateur de ta parole de verité.

Chorale : Kyrie eléison


Diacre : Et de ceux à qui chacun de nous pense, souviens toi Seigneur de
tous et de toutes.
Chorale : Et de tous et de toutes.
Prêtre (à voix basse)
Souviens-toi, Seigneur, de tous et de toutes et la concorde, prends soin des
petits enfants, éduque la jeunesse, soutiens le grand âge, réconforte les
faibles ; rassemble les dispersés, ramène les égarés, et réunis-les à ta sainte
Eglise catholique et apostolique
; libère ceux que tourmentent les esprits impurs ; navigue avec les
navigateurs, accompagne les voyageurs ; défends les veuves, protège les
orphelins ; délivre les captifs, guéris les malades.
Souviens-toi, ô Dieu, de ceux qui sont devant les tribunaux, aux travaux
forcés, en exil, dans une dure servitude, de ceux qui sont soumis à toute
sorte de tribulation, nécessité ou difficulté ; de tous ceux qui ont besoin de
ta grande miséricorde ; de ceux qui nous aiment, de ceux qui nous haïssent,
et de ceux qui nous ont demandé de prier pour eux, tout indignes que nous
sommes. Souviens-toi de tout ton peuple, Seigneur notre Dieu, et répands
sur tous ta riche miséricorde, exauçant les demandes de chacun en vue du
salut.

Le prêtre conclut les mémoires :


Souviens-toi, Seigneur, de tout l’épiscopat des
Orthodoxes qui interprètent droitement la parole de tvérité. Souviens-toi,
Seigneur, de mon indignité selon la surabondance de tes compassions.
Pardonne-moi toute faute volontaire et involontaire. N’écarte pas, à cause
de mon péché, la grâce de ton saint Esprit des dons ici présentés. Souviens-
toi, Seigneur, du presbytérat du diaconat en Christ, et de tous les ordres

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sacrés, et que nul d’entre nous, qui faisons cercle autour de ton saint autel,
ne soit confondu. Veille sur nous, Seigneur, dans ta bienveillance.
Manifeste-toi à nous dans la richesse de tes compassions. Fais-nous la grâce
d’un climat tempéré et favorable, de paisibles ondées pour la fécondité de
la terre. Bénis, dans t bienveillance, la couronne de cette année. Fais cesser
les schismes des Eglises, étouffe le grondement des nations et, par la
puissance de ton saint Esprit, mets promptement fin à la révolte des
hérésies. Nous ayant proclamés fils de la lumière et fils du jour, accueille-
nous tous dans ton royaume. Fais-nous la grâce de ta paix et de ton amour,
Seigneur notre Dieu, car tu nous as tout donné.

Et donne-nous de glorifier et de chanter, d’une seule voix et d’un seul cœur,


ton Nom très vénérable et magnifique, Père, Fils et saint Esprit, maintenant
et toujours et dans les siècles des siècles.

Chorale : Amen.

Prêtre (bénit le peuple avec la croix en disant)


Que les miséricordes de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ soient
avec vous tous.
Chorale : Et avec ton esprit.

Diacre sort et dit ces demandes :


 Ayant fait mémoire de tous les saints, encore et sans cesse, en paix,
prions le Seigneur.
Chorale :Kyrie eleison. De même après chaque demande.
 Pour les précieux dons, offerts et sanctifiés, afin que notre Dieu ami
des hommes, qui les a reçus sur son autel saint, céleste et immatériel,
comme un parfum d’agréable odeur spirituelle, nous envoie en retour
la grâce divine et le don de l’Esprit saint, prions le Seigneur.
 Pour être préservés de toute tribulation, de toute colère, de tout
danger et de toute nécessité, prions le Seigneur.
 Secours-nous, sauve-nous, fais-nous miséricorde et garde-fous, ô Dieu,
par ta grâce.
 Demandons au Seigneur que ce jour tout entier soit parfait, saint,
paisible et sans péché.
Chorale : Accorde-le, Seigneur. De même après chaque demande.
 Demandons au Seigneur un ange de paix, guide fidèle, gardien de nos
âmes et de nos corps.
 Demandons au Seigneur le pardon et la rémission de nos péchés et
de nos fautes.

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 Demandons au Seigneur ce qui est bon et profitable à nos âmes, et la
paix pour le monde.
 Demandons au Seigneur d’achever dans la paix et la conversion le
temps qui nous reste à vivre.
 Demandons au Seigneur, pour notre vie, une fin chrétienne, sans
douleur, sans honte, paisible, et une belle défense devant le
redoutable tribunal du Christ.
 Demandons l’unité de la foi et la communion du saint Esprit, et
présentons-nous nous-mêmes, les uns les autres, et toute notre vie, au
Christ Dieu.
Chorale : A toi, Seigneur.
Prêtre :
O notre Dieu, Dieu du salut, enseigne-nous toi-même une digne action de
grâce pour les bienfaits que tu nous as dispensés et nous dispenses encore.
Toi, notre Dieu, qui as accueilli ces dons, purifie nous de toute souillure de
la chair et de l’esprit, et enseigne-nous à parfaire la sanctification dans ta
crainte, afin que nous soyons unis au saint corps et au sang de ton Christ en
recevant, avec le témoignage pur de notre conscience, une part de tes saints
dons. Ainsi, l’ayant reçue dignement, nous aurons le Christ demeurant dans
nos cœurs, et deviendrons un temple de ton saint Esprit. Oui, ô notre Dieu,
fais que nul d’entre nous n’ait à rendre compte de ces mystères terribles et
célestes, ni ne soit affaibli en son âme et en son corps, pour y avoir pris part
indignement.
Mais donne-nous, jusqu’à notre dernier souffle, de recevoir dignement une
part de tes saints dons comme viatique pour la vie éternelle et défense
recevable au redoutable tribunal de ton Christ. En sorte que nous aussi, avec
tous les saints qui te furent agréables depuis le commencement des siècles,
nous ayons part aux biens éternels que tu as préparés pour ceux qui
t’aiment, Seigneur.

Prêtre : Et rends nous dignes maitre d’oser avec confiance et sans en courir
de condamnation t’appeler Père, Toi le Dieu du ciel et dire :
Chorale :
Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne
vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain essentiel.
Remets-nous nos dettes comme nous aussi avons remis à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais délivre-nous du Malin.
Le prêtre conclut :
Car à toi appartiennent la royauté, la puissance et la gloire, Père, Fils et
saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

p. 22
Chorale : Amen.
Se tournant vers l’assemblée, le prêtre dit :
Prêtre : Paix à tous !
Chorale : Et à ton esprit.
Diacre : Inclinons la tête devant le Seigneur !
Chorale : Devant toi, Seigneur.

Le prêtre lit la prière qu’il conclut en élevant la voix.


Maître, Seigneur, Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, bénis,
sanctifie, raffermis, fortifie et garde ceux qui inclinent la tête devant toi.
Eloigne-les de toute action mauvaise, attache-les à toute œuvre bonne et
juge-les dignes d’avoir part, sans être accusés, à ces mystères vivifiants et
immaculés, pour la rémission des péchés et la communion du saint Esprit.

Par la grâce, les compassions et l’amour pour les hommes de ton Fils seul
engendré, avec qui tu es béni, ainsi que ton très saint, bon et vivifiant Esprit,
maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Chorale : Amen .

Le prêtre dit à voix basse :


Sois attentif, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, de sainte demeure et du trône
de gloire de ton royaume. Viens nous sanctifier, toi qui, là-haut, sièges avec
le Père, et qui es ici présent avec nous de manière invisible.
Daigne nous donner de ta main puissante, une part de ton corps immaculé
et de ton précieux sang, et par nous, les donner à tout le peuple.
Le prêtre et le diacre font trois métanies en disant :
O Dieu, sois propice au pécheur que je suis. 3 fois.

Le diacre dit :
Soyons attentifs !
Le prêtre élève des deux mains l’agneau au-dessus de la patène
en traçant une croix verticale et en proclamant :

Prêtre : Les dons saints aux saints !


Jésus Christ est l’unique Saint, l’unique Seigneur,
à la gloire de Dieu le Père. Amen.
Diacre : Fractionne maître, le saint pain.

p. 23
Chorale : Seul est saint, seul est Seigneur, Jésus Christ à la gloire de Dieu le
Père. Amen
Le prêtre rompt l’agneau en quatre parties et les dispose en forme de croix
sur la patène : en haut, la parcelle IC, en bas, la parcelle XC, sur les côtés,
les parcelles NI et KA. Ce faisant, il dit :
Est rompu et partagé l’Agneau de Dieu, rompu, mais non divisé, toujours
mangé, mais jamais épuisé, sanctifiant ceux qui en prennent une part.
Le diacre montre la coupe avec l’étole en disant :
• Remplis, maître, la coupe de sainteté.
Le prêtre prend la première parcelle marquée du signe IC avec laquelle il
trace un signe de croix au-dessus de la coupe.
Il laisse tomber la parcelle dans la coupe, en disant :
Pour la plénitude du saint Esprit.
Le diacre dit :
Amen. Le prêtre s’essuie les doigts avec l’éponge. Puis le
diacre lui présente l’eau bouillante en disant :
• Bénis, maître, le zéon.
Le prêtre dit :
Bénie est l’ardeur de tes saints en tout temps, maintenant et toujours et
dans les siècles des siècles.
Le diacre dit :
Amen. Puis il verse l’eau bouillante dans la coupe en traçant une croix et
en disant :
Amen. Chaleur de la foi pleine du saint Esprit.

Prêtre et diacre :
Je crois Seigneur et je confesse que tu es en vérité le Christ, le Fils de Dieu
… (Voire PETIT SACERDOTAL page 103)

Le prêtre, s’étant incliné à droite et à gauche pour demander pardon à


l’assistance, fait une métanie et prend une parcelle de la partie de l’agneau
marquée XC et, la tête inclinée, dit alors les prières de communion .
En communiant, le prêtre dit à voix basse :
A moi, N ., prêtre, est donné le précieux et saint corps de notre Seigneur
Dieu et Sauveur Jésus Christ, pour la rémission de mes péchés et la vie
éternelle.
Ayant communié, le prêtre fait une métanie et invite le diacre à s’approcher
:
• Diacre, approche (ou Diacres, approchez).
Le diacre s’approche à gauche du prêtre, fait une métanie, et dit :
Donne-moi, maître, le précieux et saint corps de

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notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ.
Ce disant, le diacre met ses mains sur l’autel, la droite sur la gauche, et
incline la tête. Le prêtre lui remet une parcelle en disant :
• A toi N., diacre, est donné le précieux et saint corps immaculé de notre
Seigneur Dieu et Sauveur Jésus
Christ, pour la rémission de tes péchés et la vie éternelle.
Le diacre baise la main du prêtre, couvre de sa main gauche la main droite
contenant la parcelle, va se placer derrière l’autel, tourné vers le prêtre,
puis communie. S’il y a plusieurs diacres, ils font de même. Le prêtre fait
ensuite une métanie, se purifie, avec l’éponge, la paume de la main droite
au-dessus de la patène, puis il prend la coupe avec le purificatoire. Il trace
un signe de croix vertical avec la coupe et dit :
A moi N., prêtre, est aussi donné le saint et précieux sang de notre Seigneur
Dieu et Sauveur Jésus Christ, pour la rémission de mes péchés et la vie
éternelle.
Le prêtre boit à la coupe en prenant trois gorgées, puis essuie ses
l è v res ainsi que le bord de la coupe qu’il baise en disant (m 56) :
Ceci a touché mes lèvres, mes iniquités sont remises, et mes péchés purifiés.
Le prêtre fait une métanie et invite le diacre :
• Diacre, approche (ou Diacres, approchez).
Le diacre vient à droite du prêtre et fait une métanie en disant :
Voici, je m’approche de nouveau du Roi immortel.
Donne-moi, maître, le saint et précieux sang de notre
Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, pour la rémission de mes péchés et la
vie éternelle.
Ce disant, il prend de la main gauche l’extrémité du purificatoire, qu’il met
sous son menton, et, de la droite, il relève par trois fois le pied de la coupe,
de façon à boire trois gorgées. Le prêtre, tenant le col de la coupe et un
coin du purificatoire, dit :
• A toi, N., diacre, est aussi donné le saint et précieux sang de notre
Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, pour la rémission de tes péchés et la
vie éternelle.
Ceci a touché tes lèvres, tes iniquités sont remises et tes péchés purifiés.
Le diacre essuie ses lèvres ainsi que le bord de la coupe.
Le prêtre taille en parcelles le reste de l’agneau pour la communion des
fidèles. Cette préparation étant achevée, les parcelles sont, selon le mode
de communion, soit mises dans la coupe avec le précieux sang, soit
disposées sur la patène. Pendant ce temps, les fidèles qui désirent
communier se sont avancés les bras croisés sur la poitrine et attendent en
silence devant les portes saintes.

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Le diacre élève la coupe et éventuellement la patène devant le peuple, et
dit :
Diacre :
Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez !
Amen, amen.
Chorale : Béni est celui qui vient au nom du Seigneur !
Le Seigneur est Dieu, il nous est apparu.
Si les fidèles n’ont pas récité les prières de communion en même temps que
le(s) célébrant(s), ils les disent à ce moment. Arrivé devant le prêtre, le fidèle
s’incline en faisant un signe de croix, dit son nom de baptême ou de
religion, renverse légèrement la tête en arrière, et ouvre la bouche. S’il n’y
a pas de diacre, le communiant tient le purificatoire sous son menton. à la
gauche du prêtre, tient la coupe inclinée.
En donnant la communion aux fidèles, le prêtre dit à chacun :
Le serviteur (ou la servante) de Dieu N. reçoit le précieux et saint corps et
sang de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, pour la rémission de
ses péchés et la vie éternelle.
L’usage existe de dire seulement « Le corps et le sang du
Christ ». Et d’ajouter quand le dernier a communié « pour la rémission de
ses péchés et la vie éternelle ».
Aux petits enfants le prêtre omet de dire : « pour la rémission de ses péchés
».Avant de communier le fidèle dit « Amen ».
Ayant communié, le fidèle essuie ses lèvres sur le purificatoire, baise
éventuellement le pied de la coupe et se re t i re en faisant une métanie
légèrement de côté pour laisser la place au suivant. Si c’est l’usage, il va pre
ndre les ablutions de pain et de vin mêlé d’eau chaude.
Pendant la communion des fidèles, le choeur module le tropaire du Jeudi
saint : « En ce jour, ô Fils de Dieu…p. 64 » ou le samedi saint « Souviens-toi
de moi Seigneur…».
Lorsque les fidèles ont communié, le prêtre remet au diacre la coupe que
celui-ci rapporte à l’autel. Si la communion a été donnée directement à la
main, le prêtre rapporte également la patène. Alors le prêtre se retourne et
bénit le peuple avec la main en disant :

Prêtre : O Dieu, sauve ton peuple et bénis ton héritage !

Chorale : Nous avons vu la lumière véritable, nous avons reçu l’Esprit


céleste, nous avons trouvé la vraie foi en adorant l’indivisible Trinité, car
c’est elle qui nous a sauvés.

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Pendant ce temps, le diacre fait glisser, à l’aide de l’éponge, les « mémoires
» dans la coupe en disant à voix basse :
Seigneur, par ton sang précieux et les prières de tes saints, lave de leurs
péchés, ceux dont il a été fait mémoire ici.
L’antimension est purifié avec soin avec l’éponge.
Puis le prêtre encense les saints dons en disant :
Sois exalté, ô Dieu, par-dessus les cieux, et que ta gloire s’étende sur toute
la terre. 3 fois.
Sur la patène purifiée, le diacre dépose l’aër plié, l’un des petits voiles,
l’étoile et la lance. Il met la cuiller dans la coupe qu’il recouvre du
purificatoire et du second petit voile. Il reçoit ensuite du prêtre l’encensoir
qu’il prend de la main droite, pose un genou à terre pour recevoir la
patène, qu’il prend de la main gauche puis l’élève au-dessus de sa tête.
S’étant relevé et tourné vers le peuple, il va déposer la patène sur la
prothèse en passant à droite de l’autel.
Le prêtre, ayant fait une métanie, prend la coupe et dit à voix basse :

Prêtre : Béni est notre Dieu,


Puis il se tourne et dit à haute voix, en bénissant avec la coupe :
En tout temps, maintenant et toujours, et dans les Siècles des siècles.

Chorale : Amen.
A la prothèse, le prêtre encense de nouveau par trois fois la coupe. Puis,
ayant fait une métanie, il revient à l’autel.
Si c’est l’usage, le choeur chante l’hymne suivante :
Que nos lèvres s’emplissent de ta louange Seigneur, afin que nous chantions
ta gloire, car tu nous as rendus dignes de communier à tes saints, divins,
immortels et vivifiants mystères. Garde nous dans ta sainteté, afin que le
jour entier nous apprenions ta justice. Alléluia, Alléluia, Alléluia
Le prêtre plie l’antimension. Le diacre, ayant décroisé son étole et demandé
la bénédiction, va dire la litanie d’action de grâce.

Diacre :
 Debout, nous qui avons reçu les divins mystères du Christ, mystères
saints, purs, immortels, célestes, terribles et vivifiants, rendons de
dignes actions de grâce au Seigneur.
Chorale : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi
 Secours-nous, sauve-nous, fais-nous miséricorde et garde-fous, ô Dieu,
par ta grâce.
Chorale Kyrie eleison.

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 Demandons que ce jour tout entier soit parfait, saint, paisible et sans
péché, et présentons-nous, nous-mêmes, les uns les autres, et toute
notre vie, au Christ Dieu.
Chorale : A toi, Seigneur.

Le prêtre lit la prière qu’il conclut en élevant la voix et en traçant un signe


de croix sur l’autel avec l’évangéliaire, qu’il pose ensuite sur l’antimension
plié. Le diacre se tenant du côté de l’icône du Sauveur attend jusqu’à la fin
de la prière de l’ambon.

Prêtre :
Nous te rendons grâce, Seigneur notre Dieu, pour la participation à tes
mystères saints, immaculés, célestes et immortels, que tu nous a donnés
pour le bien, la sanctification, et la guérison de nos âmes et de nos corps.
Toi-même, ô Maître de l’univers, fais que la communion aux saints corps et
sang de ton
Christ devienne, pour nous, foi irrécusable, amour sincère, plénitude de
sagesse, guérison de l’âme et du corps, mise en fuite de tout adversaire,
acquisition du trésor de tes commandements, défense recevable au
redoutable tribunal de ton Christ.

Car tu es notre sanctification, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint


Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Chorale : Amen.

Prêtre Le prêtre, se tournant vers l’assemblée dit :


Sortons en paix.
Le diacre dit :
Prions le Seigneur.
Chorale : Kyrie eleison.

Prêtre : (devant l’icône du Christ de l’iconostase)


Toi qui as reçu ce sacrifice de louange ; cette adoration qui t’est agréable,
ce sacrifice spirituel et non sanglant, de ceux qui t’invoque de tout leur
cœur, Oh Christ notre Dieu, toi l’agneau et le Fils de Dieu qui enlève le
péché du monde, la victime irréprochable exempte du joug du péché et
volontairement immolée pour nous, qui est rompue et non divisée, mangée
et jamais épuisée, sanctifiant ceux qui y communient ; toi qui nous a donné
de participer en faisant mémoire de ta passion volontaire et de ta
résurrection le troisième jour, à tes mystères ineffables, célestes et

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redoutables, à ton saint corps et à ton précieux sang ; garde dans ta
sanctification tes serviteurs et tout le peuple qui nous entoure. Et donne
nous en tout temps et à tout moment, de méditer ta justice, afin que faisant
route selon ta volonté et accomplissant les choses qui te plaisent, nous
devenions dignes d’être placés à ta droite quand tu viendras juger les
vivants et les morts ; délivre nos frères qui sont en captivités, visite les
malades, soit le pilote de ceux qui sont au péril de la mer, donne le repos
là où brille la lumière de ta face à ceux qui se sont endormis avant nous
dans l’Esperance de la vie éternelle et exauce tous ceux qui implore ton
secours.
Car tu es le donateur de tout bien et nous te rendons gloire avec ton Père
sans commencement et ton Esprit Très Saint, bon et vivifiant, maintenant
et toujours et dans les siècles des siècles.

Chorale : Amen. Béni soit le Nom du Seigneur, dès maintenant et jusque


dans les siècles. 3 fois.

Le prêtre se tourne vers la prothèse et, la tête découverte et inclinée, récite


à voix basse la prière suivante. En l’absence de diacre, le prêtre dira cette
prière juste avant de consommer les saints dons, à la fin de la Divine
Liturgie.
O Christ notre Dieu, voici achevé et accompli, autant qu’il est en notre
pouvoir, le mystère de ton dessein bienveillant. Nous avons eu le mémorial
de ta mort, nous avons vu le signe de ta résurrection, nous avons été remplis
de ta vie sans fin, nous avons joui de tes inépuisables délices ; qu’il te plaise
de nous en juger tous dignes dans le siècle à venir. Par la grâce de ton
Père sans commencement et de ton saint, bon et vivifiant
Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Diacre: Prions le Seigneur.

Chorale : Kyrie eleison.


Le diacre se rend à la prothèse pour consommer ce qui reste des saints dons
et purifier la patène et la coupe. Le prêtre bénit le peuple en disant :

Prêtre (devant les portes royales :)


Que la bénédiction et la miséricorde du Seigneur viennent sur vous, par sa
grâce et son amour des hommes, en tout temps, maintenant et toujours et
dans les siècles des siècles.
Amen.
Gloire à toi, Christ Dieu, notre espérance, gloire à toi.

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Le lecteur dit :
Gloire au Père, au Fils et au saint Esprit, maintenant et toujours et dans les
siècles des siècles. Amen.
Kyrie eleison. 3 fois.
Bénis, maître !

Prêtre : Celui qui dans son extrême bonté a montré en lavant les pieds de
ses disciples que l’humilité est la voie la meilleure et s’abaissa pour nous
jusqu’à la croix et la sépulture, le Christ notre vrai Dieu par l’intercession
de sa Mère toute Pure et toute immaculée.
Par la puissance de la vénérable et vivifiante croix
Par la protection de vénérables célestes et incorporelles puissances
Par les prières du vénérable et glorieux prophète Jean Baptiste le Précurseur
Des saints glorieux et illustres apôtres
Des saints glorieux et victorieux martyrs
De nos Pères saints et Théophores
De saint …. Patron de ce saint temple
Des saints et justes ancêtres de Dieu Joachim et Anne.
Du saint … dont nous célébrons la fête et de tous les saints, aie pitié de
nous et nous sauve car il est bon et ami des hommes.
Par les prières de nos saints Pères Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié
de nous et sauve nous.

Chorale : Amen

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