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PEARSON

Le document traite de la construction et de l'analyse des courbes de fréquence à partir de mesures de caractères au sein d'une population, en mettant l'accent sur les courbes normales et asymétriques. Il explique comment les courbes asymétriques peuvent résulter de mélanges de groupes homogènes et comment elles peuvent être ajustées à des courbes normales. Enfin, il introduit une méthode pour déduire une courbe de probabilité généralisée qui s'ajuste mieux aux observations asymétriques que la courbe normale.

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Le document traite de la construction et de l'analyse des courbes de fréquence à partir de mesures de caractères au sein d'une population, en mettant l'accent sur les courbes normales et asymétriques. Il explique comment les courbes asymétriques peuvent résulter de mélanges de groupes homogènes et comment elles peuvent être ajustées à des courbes normales. Enfin, il introduit une méthode pour déduire une courbe de probabilité généralisée qui s'ajuste mieux aux observations asymétriques que la courbe normale.

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Étant donné un ensemble, ses éléments sont appelés spécimens du même type. De manière
équivalent, on dit que l’on a une population (famille) constituée de spécimens du même type.
Chaque spécimen se distingue se distingue par une propriété mesurable appelée caractère.
On dispose de la mesure des caractères pour des centaines ou milliers de spécimens d’une
population.
On considère un repère Oxy, dont l’origine O représente est placée sur la moyenne du
caractère relatif à une population donnée de tous les spécimens mesurés.
L'abscisse x représente la mesure des caractères : On dit plus simplement que x représente les
caractères.

Étant donné un petit intervalle δx, il détermine une subdivision de l’axe Ox.
On construit alors la courbe de fréquence constituée des points M(x,y) dont l'abscisse x
représente la mesure du caractère et l'ordonnée y le nombre de spécimens de caractère
compris entre x et x + δx. Pour des raisons d’uniformité, on rapporte les ordonnées au nombre
total de spécimens mesurés, c'est-à-dire que l’on travaille en fréquence (proportion). Lorsque
la courbe de fréquence est symétrique, on dit qu’elle est une courbe normale.
Une courbe normale indique une situation stable : la production et la destruction sont
indépendantes de la moyenne.
Dans le cas de certaines mesures biologiques, sociologiques et économiques, il existe
cependant un écart marqué par rapport à cette forme normale, et il devient important de
déterminer la direction et l'ampleur de cet écart. On dit qu’il y a asymétrie.
Cette asymétrie peut provenir du fait que les unités regroupées dans le matériau mesuré ne
sont pas réellement homogènes. Il peut arriver que nous ayons un mélange de 2, 3, ... n
groupes homogènes, chacun s'écartant de sa propre moyenne.
Ainsi, une courbe de fréquence anormale peut être constituée de courbes normales ayant des
axes parallèles, mais pas nécessairement coïncidents, et des paramètres différents.
Même lorsque le matériau est réellement homogène, mais présente une courbe de fréquence
anormale, l'ampleur et la direction de l'anomalie seront indiquées si cette courbe de fréquence
peut être décomposée en courbes normales.
I
Une courbe de fréquence asymétrique apparaît dans le cas de matériaux homogènes, lorsque
la tendance à la déviation d'un côté de la moyenne est différente de la tendance à la déviation
de l'autre côté. De telles courbes apparaissent dans de nombreuses recherches physiques,
économiques et biologiques, par exemple dans les courbes suivantes (voir planche 7, fig. 1) :
1) hauteur du baromètre,
2) valeurs boursières
3) mortalités par fièvre
4) déclarations d'impôts sur le revenu
5) taxes foncières
6) anthropométrie
C'est cette classe de courbes qui est étudiée dans le présent article. On constate que le type
général de cette classe de courbes de fréquence varie à travers toutes les phases, depuis une
forme proche de la courbe exponentielle négative :
y = C·exp(-px)
jusqu’à une forme proche de la courbe de fréquence normale
y = C·exp(-px2)
où C et p sont des constantes.
Par conséquent, toute théorie visant à couvrir l’ensemble de ces courbes doit fournir une
courbe capable de varier d’un type à l’autre, [c'est-à-dire d’un type où le maximum coïncide
pratiquement avec l’ordonnée extrême à un type où il coïncide avec l’ordonnée centrale,
comme dans la courbe de fréquence normale].
Il est bien connu que les points donnés par le binôme de points (1/2 +1/2) n coïncident très
étroitement avec le contour d’une courbe de fréquence normale lorsque n est modérément
grand.
Par exemple, les 21 points de (1/2 +1/2) 20 se situent le plus près possible d'une courbe de
fréquence normale, et l'auteur a conçu une machine probabiliste qui, en bissectant
continuellement des ruisseaux de sable ou de colza pendant 20 chutes successives, donne une
bonne courbe de fréquence normale par les hauteurs des 21 colonnes résultantes. Fixée à tout
autre rapport p/q de division autre que la bissection, la machine donne le binôme (p + q) 20, où
même une puissance moindre, et donc une large gamme de binomiaux asymétriques.
La planche 7, fig. 2, représente schématiquement une machine binomiale à de puissance
n = 14
Tout comme la courbe de fréquence normale peut être obtenue en traçant une courbe continue
par le binôme ponctuel (1/2 +1/2)n lorsque n est assez grand, une forme plus générale de la
courbe de probabilité peut être obtenue en traçant une courbe continue par le binôme général
(p + q)n.
Le test essentiel et quasi-véridique de la courbe normale étant : s’ajuste-t-elle réellement aux
observations et aux mesures symétriques ? Le meilleur argument en faveur de la courbe de
probabilité généralisée déduite dans cet article est qu’elle s’ajuste, et avec une précision
surprenante, aux observations asymétriques.
En effet, rares sont les résultats représentés par la courbe normale qui ne s’ajustent pas mieux
à la courbe de probabilité généralisée, un léger degré d’asymétrie étant probablement
caractéristique de presque tous les groupes de mesures.
Avant de déduire la courbe de probabilité généralisée, il convient de montrer comment toute
courbe asymétrique peut être ajustée à son binomial le plus proche. Ce sera le sujet des cinq
paragraphes suivants.
II
On part d’une série de (n+1) rectangles, numérotés de r = 1 à r = n + 1, d’aire constante α =
c×h (de même base c et même hauteur h).
Ensuite, à chacun de ces rectangles, on affecte une nouvelle hauteur donnée par les termes
successifs du binôme.
(p + q)n × α/c, où p + q = 1
Choisissons comme origine un point O distant de c/2 du bord du premier rectangle, sur la
ligne des bases communes, et soit yr la hauteur du r-ième rectangle,
yr = (α/c) × [n(n-1) … (n-r+2)/(r-1)!] × pn-(r-1)qr-1
avec
y1 = (αpn/c)

On se propose de calculer les sommes

Avec r variant de 1 à n+1 et s compris entre 0 et 4.

Il est aisé de voir que :

Où l’opérateur est répété s-fois.

En posant , on obtient :

Pour les deux premiers moments un calcul immédiat donne :


En utilisant la formule de Leibnitz , il en est de même

pour les trois autres moments :

, , .

On suppose que le centre de gravité de chaque rectangle est situé sur l’axe de symétrie.

Soit N la projection verticale de G (centre de gravité) sur l’axe horizontal du repère Oxy
passant par du système de rectangles, alors clairement d = ON est égal à :

Nous allons maintenant déterminer les quatre premiers moments d’inertie μ s du système de
rectangles par rapport à l’axe GN.

Ainsi, lorsque 2, 3 et 4 ont été calculés pour la courbe de fréquence, les éléments du
binomial sont connus.

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