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Cette thèse examine l'utilisation des antipaludiques dans le service de pédiatrie du CHU Gabriel Touré entre septembre 2008 et février 2009. Le paludisme, une maladie parasitaire grave, représente un défi majeur de santé publique, particulièrement pour les enfants et les femmes enceintes. L'étude vise à évaluer les traitements administrés et leur efficacité dans la lutte contre cette maladie endémique en Afrique subsaharienne.

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Cette thèse examine l'utilisation des antipaludiques dans le service de pédiatrie du CHU Gabriel Touré entre septembre 2008 et février 2009. Le paludisme, une maladie parasitaire grave, représente un défi majeur de santé publique, particulièrement pour les enfants et les femmes enceintes. L'étude vise à évaluer les traitements administrés et leur efficacité dans la lutte contre cette maladie endémique en Afrique subsaharienne.

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République du Mali

Un Peuple-Un But-Une Foi

MINISTÈRE DE l’ÉDUCATION NATIONALE

UNIVERSITÉ DE BAMAKO

Faculté de Médecine de Pharmacie et D’Odonto-Stomatologie

ANNEE : 2008-2009 Thèse Nº………..

Etude des antipaludiques utilisés dans le


service de pédiatrie du CHU Gabriel Touré

de Septembre 2008 à Février 2009

Thèse présentée et soutenue publiquement le …..


Faculté de Médecine de Médecine et D’Odonto-Stomatologie
Par Melle Assétou Djiré
Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine (Diplôme d’Etat)

Président : Pr. Tiéman COULIBALY


Membre : Dr. Sékou BAH
Co-directeur : Dr. Broulaye TRAORE
Directeur de thèse: Pr. Elimane MARIKO
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

DEDICACES

Je dédie ce travail à "Allah" pour m’avoir donnée la vie, m’avoir assistée


jusqu’aujourd’hui, et de m’avoir donnée l’opportunité de présenter ce modeste
travail.

A mon père Mamadou DJIRE


Je n’exprimerai jamais assez l’amour et l’admiration que j’ai pour toi. Si je suis ici
aujourd’hui, c’est grâce à toi. Tu étais là chaque fois que j’ai eu besoin de toi, tu
m’as toujours soutenue dans mes moments difficiles.
Ton amour, ta rigueur, ton souci principal qui est la réussite de tes enfants, ton
soutien et surtout ta préoccupation pour une éducation exemplaire, c’est tout cela qui
a conduit à ce travail, retrouves à travers ce travail une consolation.
Que Dieu te donne longue vie et une bonne santé.

A ma mère Alimata DRAGO.


A travers ton lait, tu as su transmettre à tes enfants le sens de la justice, de l’amour,
la persévérance et du travail bien fait. Tu es pour moi le symbole de la patience et de
la tolérance.
Très chère mère les mots me paraissent insuffisants pour te dire à quel point je te
remercie de m’avoir guidée jusqu’ ici. Ce travail est à ton honneur.
Retrouves à travers ce travail la lumière et le calme auxquels tu t’attendais depuis
longtemps. Que Dieu te garde longtemps à nos côtés.

A mes sœurs et frères Sitan Founé, Abdoul Karim, Ibrahim et Issa.


Nos parents se sont sacrifiés pour que nous ayons une bonne éducation et un avenir
meilleur. Il est temps pour nous d’essayer de leur rendre les fruits de tant d’efforts.
Ce travail doit être un exemple pour vous, et je vous incite à faire mieux que moi; il
suffit seulement d’un peu de volonté et d’amour pour le travail bien fait. Sachez que

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

je vous porte merveilleusement dans mon cœur. Que Dieu fasse de nous des enfants
reconnaissants et très courageux.

A mes oncles
Votre soutien moral, matériel n’a jamais manqué tout au long de ces nombreuses
années marquantes de mon existence. Puisse DIEU, m’ouvrir les portes de la
célébrité et que vous en bénéficiez pleinement.

A mes tantes

Vous avez cru à ce jour depuis les premières heures de cette œuvre. Trouvez dans ce
travail l’expression de notre profonde gratitude.

REMERCIEMENTS

J’adresse mes sincères remerciements :


A la famille DRAGO Mamoutou :

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

Vous m’avez accueillie comme votre propre fille. Vos bénédictions et


encouragements ne m’ont jamais fait défaut durant la réalisation de ce travail.
Retrouvez ici toute ma reconnaissance et ma profonde gratitude.
J’adresse mes vives reconnaissances :

A tous mes parents


A mes oncles paternels

A mes oncles maternels

A mes tantes

A mes Frères et Sœurs : Pour votre soutien durant ces longues années d’épreuve

A mes cousins et cousines Je me garde de citer les noms au risque d’en oublier,
retrouvez ici toute ma reconnaissance et mes sincères attachements.
A ma grand –mère Assétou Haidara.
Plus qu’une grand-mère, plus que mon homonyme, tu demeures pour moi la mère
que j’ai perdue il- y a quelques mois. J’aurai tant voulu que tu sois à mes cotés
présentement pour partager cette étape importante de ma vie, mais Dieu en a décidé
autrement.

Que Dieu t’accueille dans son paradis ! Amen !

A mes grands-mères et grands pères qui sont encore vivants.


Vos bénédiction et soutien m’ont été d’un apport inestimable. Que DIEU vous
garde encore longtemps et vous donne une santé de fer.
A mes grands-mères et grands pères qui ne sont pas encore vivants.
Aux feux Founé et Djélika Vous qui venez de nous quitter nous avons gardé de
merveilleux souvenirs de vous. Dormez en paix.
A tous mes ami(e)s.

A mes collègues

A tous mes aînés du service des urgences de la pédiatrie


4
Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

Pour votre aide et encouragement.

A tout mes cadets

Aux professeurs : Mamadou Marouf KEITA et Mariam SYLLA

Pour la qualité de l’enseignement reçu.

Aux professeurs : Ogobara DOUMBO

Au Dr Broulaye TRAORE : Pour l’enseignement reçu

Au Dr Etiènne GUIROU : Merci pour votre contribution et votre disponibilité dans


la réalisation de cette thèse.
A mes maîtres du service de pédiatrie du CHU-Gabriel Touré.

Pour l’enseignement reçu tout au long de mon séjour.

A toute la promotion 2008 en faculté de médecine.

Que le marché de l’emploi nous offre ce qu’il y a de meilleur.

Au personnel du service des urgences de la pédiatrie.

A mes CES de la pédiatrie.

A tous ceux qui souffrent de maladie et d’injustice à travers le monde.


A tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.

A notre Maître et Président du jury


Professeur Tièman COULIBALY

-Chirurgien Orthopédiste et traumatologue au CHU Gabriel TOURE.


-Maître de conférences a la FMPOS.

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

-Membre de la société Malienne de Chirurgie Orthopédique et


Traumatologique.

Nous sommes très heureux de l’honneur que vous nous faites en acceptant de
présider le jury de cette thèse. Dès nos premiers pas dans cette faculté nous avons été
impressionnés par votre sens élevé de la personne humaine.
Vos qualités d’homme de science, de culture, de chercheur font de vous un exemple
à suivre. Permettez nous monsieur le président, de vous exprimer notre profonde
reconnaissance.

A notre Maître et juge :


Docteur Sékou BAH

● Maître assistant de Pharmacologie à la FMPOS


● Pharmacologue à la Pharmacie hospitalière du CHU du Point G
● Spécialiste en santé communautaire internationale
● Collaborateur du DMT/INRSP pour l’évaluation de l’efficacité des plantes
médicinales.

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

Cher Maître,
● nous avons été très affectés par la gentillesse avec laquelle vous avez accepté de
juger ce travail.
Acceptez ici nos remerciements les plus sincères.

A notre Maître et Co-directeur de thèse :


Docteur Broulaye TRAORE

-Praticien hospitalier
-Chef de service de la pédiatrie de l’hôpital Gabriel Touré
-Pédiatre conseiller à l’Association Malienne de Lutte contre la Déficience
Mentale ( AMALDEM )
-Chargé de cours dans les écoles de formation socio-sanitaires de Bamako.

Cher maître, ce fut pour nous une grande fierté de comptée parmi vos élevés.

Nous avons été impressionnés par votre disponibilité, vos qualités scientifiques et
humaines tout au long de notre séjour dans le service de pédiatrie.

Recevez ici toute notre reconnaissance et nos sincères remerciements.


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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

A notre maître et directeur de thèse :


Professeur Elimane MARIKO

-Professeur Titulaire de Pharmacologie,


-Coordinateur de la cellule sectorielle de lutte contre le VIH / SIDA du
Ministère de la Défense.

Honorable maître,
Permettez-nous de vous témoigner toute notre satisfaction pour l’honneur et le
privilège que vous nous avez accordé en nous acceptant d’être parmi vos étudiants.
Malgré vos multiples sollicitations nationales et internationales, vous n’avez pas
hésité à donner le meilleur de vous-même.
Ce travail nous a permis une fois de plus de bénéficier de vos nombreuses
expériences, il est aussi le votre.

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

LISTE DES ABBREVIATIONS ET SIGNES


ADN : Acide Désoxy-Ribonucleique
AM : Assistance Médicale
ART+AMOD: ARTESUNATE+AMODIAQUINE
ART+MEFL: ARTESUNATE+MEFLOQUINE
ARTEM+LUM: ARTEMETHER+LUMEFANTRINE
ART+SMP: ARTESUNATE+SULFAMETHOXYPYRAZINE+PYRIMETHAMINE
C: Carbone
ºC: Degré Celsius
CHU: Centre Hospitalo-Universitaire
Cm2 : Centimètre carré
Comp : Comprimé
CSCOM : Centre de Santé de Communautaire
CSRef : Centre de Santé de Référence
CTA : Combinaisons Thérapeutiques à base d’Artémisinine
CVD :Centre de Développement des Vaccins.
DCI : Dénomination Commune Internationale
DEAP : Département d’ Epidémiologie des Affections Parasitaires
DMT : Département Médecine Traditionnelle
DHFR : Dihydrofolate réductase
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Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

DHPS : Dihydropteroate synthétase


FMPOS : Faculté de Médecine, Pharmacie et Odonto-Stomatologie
g : gramme
GE: Goutte Epaisse
G6PD : glucose -6 phosphate déshydrogénase
h : heure
H : hydrogène
IEC : Information Education et Communication
IM : intramusculaire
INRSP=Institut National de Recherche en Santé Publique.
IV : intraveineuse en perfusion
J : jour
J28 : Jour vingt huit
Kg : kilogramme
l : litre
mg : milligramme
ml : millilitre
MRTC: Malaria Research and Training Center
O: oxygène
OMS: Organisation Mondiale de la Santé
ONG : Organisation Non Gouvernementale
P : Plasmodium
PMI : Protection Maternelle et Infantile
PNLP: Programme National de Lutte contre le Paludisme
SP: Sulfadoxine-pyrimethamine
SM: SULFAMETHOXYPYRAZINE-PYRIMETHAMINE
Unicef : fonds des nations unies pour l’enfance
VO : Voie Orale
% : Pourcentage
< : Inférieur
> : Supérieur
> : Supérieur ou égal
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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

AMALDEM : l’Association Malienne de Lutte contre la Déficience Mentale chez


l’Enfant
FFI : faisant fonction d’interne

SOMMAIRE :
I. INTRODUCTION :……………………………………………………………..1
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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

II. OBJECTIFS …………………………………………………………..………4

III.GENERALITES………………………………………………….……………5

1. Rappels sur le paludisme :…………………………………………….…………5

2. Quelques définitions importantes:………………………………………………14

3. Antipaludiques :………………………………………………………………...15

IV.METHODOLOGIE………………………………………………………..…25

V. RESULTATS……………………………………………………………….…32

VI.COMMENTAIRES ET DISCUSSION……………………………………46

VII. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS :…………………………51

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

I. INTRODUCTION :

Le paludisme (palus=marais) ou malaria (=mauvais air) est une parasitose due à des
hématozoaires du genre Plasmodium et transmise par des moustiques femelles du
genre Anophèles. Il réalise une maladie fébrile, hémolysante, qui constitue un fléau
mondial. Le paludisme est un problème majeur de santé publique qui frappe surtout
les pays intertropicaux en majorité pauvres. Actuellement près de 100 pays ou
territoires sont impaludés dans le monde dont près de la moitié en Afrique au Sud du
Sahara. Plus de 2,4 milliards de personnes sont encore exposées au risque du paludisme
dans le monde. 300 à 500 millions de cas de paludisme sont enregistrés chaque année
à travers le monde dont 90% des cas en Afrique subsaharienne [1]. Entre 30 et 50%
des admissions hospitalières, 50% des consultations externes et 13 à 50% des
absences scolaires pour des raisons médicales sont dues au paludisme dans les zones
d’endémie palustre [2,3].
En outre la femme enceinte, les enfants de moins de 5ans constituent les couches
les plus vulnérables au paludisme. En plus de leur mortalité élevée les formes
graves du paludisme peuvent être responsables de séquelles invalidantes chez l’enfant
(troubles psychiques, retard mental, ataxie cérébelleuse, cécité corticale) [4].
Le paludisme tue chaque année entre 1,1 à 2,7 millions de personnes dans le monde,
dont environ 1 million sont des enfants de moins de 5 ans résidant en Afrique
subsaharienne [5].
La stratégie de l’OMS pour la lutte contre le paludisme est de nos jours moins
ambitieuse qu’elle ne l’était il y a 45 ans et d’avantage axée sur le traitement et
la prophylaxie que sur la lutte anti vectorielle [6].
L’initiative « faire reculer le paludisme » lancée en 1998 par l’OMS, l’UNICEF, la
Banque Mondiale, de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, certains
nombres du secteur privé et les ONG , a pour objectif principal de réduire de moitié
le taux de mortalité causé par le paludisme dans le monde entier d’ici 2010, grâce à

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

une meilleure disponibilité auprès de nos populations les plus pauvres d’une
gamme de produits antipaludiques efficaces [7].
Les conséquences économiques du paludisme touchent surtout l’Afrique
subsaharienne où la maladie frappe les bras valides en période de travaux
champêtres [1]. La réduction de la productivité par l’arrêt de travail occasionné par le
paludisme est estimée à 1,3% de croissance économique avec une perte annuelle de
12 milliards de dollars du produit intérieur brut pour la seule Afrique [2].
Au Mali le paludisme est la première cause de mortalité chez les enfants de moins
de 5 ans et de morbidité dans la population en général [8]. Il est la première cause
des convulsions fébriles (49,07%) de l’enfant et du nourrisson à l’hôpital Gabriel
Touré de Bamako. On estime que 51,7% des urgences pédiatriques sont dues au
neuro-paludisme [9] dans cette structure où la létalité des formes graves du paludisme
dépasse les 15% [4, 10, 11,12].
Selon les statistiques nationales de 2002 les fièvres présumées paludique
occupent la première place parmi les motifs de consultation avec 34% pour la
population générale, et 39% chez les enfants de 1 à 4 ans [13]. La prévalence de
l’infection dépend de la pluviométrie et de la température et varie de 7,2%(en zone
du Sahel) à 83,5% (en zone Soudanienne) [14], elle était de 78,5% à Bancoumana
en octobre 1994 chez les enfants de 1 à 4 ans [15].
La chloroquine, longtemps utilisée dans la lutte contre le paludisme dans notre pays,
est retirée de l'arsenal thérapeutique du paludisme le 30 juin 2007. Les recherches
menées par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et ses
partenaires dans différentes localités du pays, confirment une chloroquino-résistance
de 30% en moyenne. Or avec une résistance de 25% à un produit, l'OMS exige un
changement de traitement [16].
Contexte et justification :
En zone de transmission stable, le paludisme est une maladie qui affecte
gravement les pays tropicaux et intertropicaux dont le notre [17].
On estime à un décès par paludisme toutes les 20 à 25 secondes dans le monde [18].

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

Au Mali, le paludisme est responsable de près de 35% de motifs de consultation,


d’anémies sévères, d’avortement spontanés, d’hypotrophies fœtales et d’un taux élevé
d’absentéisme au travail et à l’école [20, 21,19].
Face à des rechutes et à l’apparition de souches résistantes de plasmodium aux
antipaludiques classiques moins onéreux et disponibles, le traitement de cette endémie
reste un problème majeur de santé publique [17].
Selon le PNLP et ses partenaires, c'est sur la base de données scientifiques réelles
au Mali et dans le monde, mais aussi par souci d'efficacité thérapeutique que notre
pays s'est engagé à l'abandon de la chloroquine au profit des Combinaisons
Thérapeutiques à base d'Artémisinine (CTA).Les CTA considérées comme une
solution à la chloroquino-résistance, ont été recommandées par l'OMS dans les
différents pays où le paludisme, notamment sa forme la plus grave, est endémique
[16].
Voila autant de facteurs qui ont motivé la réalisation de cette étude.

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Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

II. OBJECTIFS

1.Objectif général :

- Etudier la prescription des antipaludiques dans le service des urgences de la


pédiatrie du CHU-Gabriel Toure

2.Objectifs spécifiques :

- Identifier les molécules antipaludiques les plus utilisées.


- Déterminer la place qu’occupent les dérivés de l’artémisinine dans la prise en
charge du paludisme en urgence.
-Préciser les voies d’administration des antipaludiques en pédiatrie.
-Apprécier l’évolution sous traitement.

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

III. GENERALITES

1. Rappels sur le paludisme :


1. Définitions :
Le paludisme est une érythrocytopathie fébrile et hémolysante due à la présence et
au développement dans les hépatocytes puis dans les hématies d’un hématozoaire du
genre Plasmodium [22].
2. Le vecteur :
Le paludisme se transmet par piqûre infectante de moustiques femelles (infectés par
des plasmodium) appartenant à l’ordre des diptères de la famille des culicidae et du
genre Anophèles.
Parmi les 400 espèces d’anophèles actuellement décrites, environ une soixantaine
peut avoir un rôle de vecteur du paludisme chez l’homme.
Les vecteurs majeurs sont : Anophèles gambiae sl, Anopheles funestus, Anophèles
maculpennis, Anophèles arabiensis [22].
3. Agent pathogène :
Les plasmodies sont des protozoaires appartenant à l’embranchement des
sporozoaires, de la classe des haemosporidae, de l’ordre des hemosporidia et de la
famille des plasmodidae.
Chez l’homme quatre espèces plasmodiales sont responsables du paludisme, il s’agit
de Plasmodium falciparum, P. vivax, P. ovalae,et P. malariae
P.falciparum est l’espèce la plus redoutable (celle qui tue) et malheureusement la
plus répandue en Afrique tropicale [22].
4. Cycle évolutif des plasmodies [23] :

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Les plasmodies sont des parasites intracellulaires ayant un cycle de reproduction


complexe se déroulant chez deux hôtes obligatoires : l’homme et l’anophèle femelle.

1.4.1. Chez l’homme:


La multiplication chez l’homme s’effectue successivement dans le foie (phase exo-
érythrocytaire ou pré-érythrocytaire) puis dans le sang (phase érythrocytaire).

a. Phase pré érythrocytaire :

Après la piqûre infestante d’un anophèle femelle, les sporozoïtes injectés regagnent
les hépatocytes où ils se transforment en trophozoïtes éxo-érythrocytaires, de 2 à 3
microns de diamètres et contenant un seul noyau bordé d’une mince frange
cytoplasmique. Après 2 à 3 jours, ces trophozoïtes augmentent de taille et se
multiplient pour former des schizontes ou corps bleus. L’éclatement des schizontes
murs contenant chacun 10 à 30000 noyaux au tour desquels s’individualisent des
fragments cytoplasmiques aboutissant à la formation de merozoïtes de 1er ordre qui
sont libérés dans le sang circulant par éclatement des hépatocytes.

b. Phase érythrocytaire :

Les merozoïtes de 1er ordre libérés doivent rapidement pénétrer à l’intérieur des
érythrocytes, puis se transformer en trophozoïtes après une série de transformations.
Ces trophozoïtes formés augmentent de taille, se multiplient et donnent des
schizontes contenant chacun en maturité 8 à 32 merozoïtes variables selon l’espèce
plasmodiale ; après leur libération par l’éclatement du schizonte, les merozoites de
2ème ordre libérés peuvent pénétrer dans de nouvelles hématies et le cycle
érythrocytaire recommence (cela s’effectue de manière synchrone pour le même
inoculât).

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

Cependant, en cas d’infestation par P.vivax, P.ovalae, certains sporozoïtes peuvent


rester quiescents (appelés hypnozoïtes) et entrent en division, ils peuvent déterminer
des réviviscences schizogoniques érythrocytaires.
Après un ou plusieurs cycles, des éléments à potentiel sexuel apparaissent à la suite
d’un processus encore inconnu (les gamétocytes mâles et femelles) mais leur
développement est bloqué et la suite de l’évolution exige le passage par l’anophèle.

1.Chez l’anophèle :
Le moustique s’infecte en effectuant un repas de sang sur un sujet porteur de
gamétocytes. Le cycle sporogonique ne s’effectue que si l’anophèle appartienne à
une espèce appropriée. Les macrogamétocytes quittent les érythrocytes, réalisent
leur division chromatinienne et se transforment en gamètes haploïdes ou gamètes
femelles. Les microgamétocytes après une série très rapide de divisions donnent des
gamètes mâles. Les gamètes mâles et femelles, après fécondation donnent un zygote
appelé ookinète. Cet ookinète s’enfonce dans l’épithélium digestif du moustique et
se fixe au niveau de sa face externe formant l’oocyte. Après 2 à 3 jours, il s’entoure
d’une paroi épaisse et subit une méiose. Après plusieurs mitoses, sont formés des
sporozoïtes, libérés par éclatement d’oocytes et regagnent la glande salivaire du
moustique d’où ils seront injectés lors de la piqûre infectante.

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

Fig. 1 : Cycle évolutif des plasmodium


2. Physiopathologie du paludisme [24,25] :
La symptomatologie du paludisme dépend de plusieurs facteurs liés aux
caractéristiques de l’hôte (niveau d’immunité en particulier) et surtout du parasite :
espèce plasmodiale en cause, intensité de l’infestation, mode d’inoculation, phase du
développement parasitaire. D’une manière générale, le cycle exo-érythrocytaire,
hépatique, demeure strictement asymptomatique et les seules manifestations
cliniquement décelables résultent de la schizogonie endo-érythrocytaire. Pour une
assez large part, la physiopathologie du paludisme a bénéficié ces dernières années
des connaissances acquises grâce aux cultures de Plasmodium.
1.6. Anatomie pathologie du paludisme [25,24] :

Au cours du paludisme, la rate, la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques, le


foie, les reins, le placenta et, dans les formes graves, le cerveau, sont le siège de
lésions histologiques plus ou moins marquées. Dans l’ensemble, il s’agit d’atteintes
congestives avec hyperplasie des cellules macrophagiques qui contiennent des
granulations noires de pigment malarique, l’hémozoïne.

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

1.7. Quelques formes cliniques [24,25] :

1.Accès pernicieux ou neuropaludisme :


Il constitue la complication majeure du paludisme à P. falciparum chez les sujets
dépourvus d’immunité acquise.. C’est le cas des enfants de plus de 4 mois et de
moins de 2 ans qui paient un très lourd tribut au neuro-paludisme (avant l’age de 4
mois, les enfants sont protégés par un triple phénomène: présence d’anticorps
d’origine maternelle, hémoglobine fœtale inhibant la multiplication de P.
falciparum, régime lacté strict entraînant une carence en acide para-amino-
benzoïque qui est un facteur de croissance probablement indispensable au parasite).
Cette encéphalopathie aigue fébrile « cerebral malaria » peut survenir brusquement
ou au contraire très progressivement, après une phase d’accès simple. La forme
typique est celle d’un coma fébrile (41, 42°C), d’intensité variable, allant de la
simple obnubilation au coma carus.
Les autres signes neurologiques comprennent des convulsions (30 à 40% des cas),
des troubles du tonus (à type habituellement d’hypotonie généralisée), une abolition
des réflexes ostéo-tendineux et des signes méningés avec hyperprotéinorachie
modérée et hyperlymphocytose. De bon pronostic, la splénomégalie est
fréquemment absente. Au contraire, l’hépatomégalie plus ou moins importante est
fréquente et de mauvais pronostic. L’insuffisance rénale fonctionnelle est habituelle.
L’anémie est constante et souvent masquée par l’hémoconcentration.
Le neuro-paludisme peut revêtir d’autres formes cliniques souvent trompeuses. Il
s’agit de formes non comateuses, psychiques, confusionnelles ou délirantes, de
formes bilieuses comportant un ictère hémolytique intense, de formes cholériques
surtout fréquentes chez l’enfant, de formes algides évoquant un choc chirurgical,
enfin, de formes rénales ou pulmonaires. L’évolution spontanée du neuro-paludisme
est presque toujours fatale en deux à trois jours. Au contraire, un traitement

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE
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immédiat et correctement mené conduit rapidement à la guérison, habituellement


sans séquelles.

2.Fièvre bilieuse hemoglobinurique :


Jadis observée chez des sujets irrégulièrement protégés par la quinine, cette
complication est devenue rarissime. Le mécanisme exact en est encore inconnu.
Après un début brutal (frisson, douleurs lombaires, température à 40°C), la pâleur,
l’ictère, le collapsus et surtout l’émission d’urine rouge « porto » apparaissent et
témoignent d’urgence spécifique (en évitant évidemment la quinine) et
symptomatique (épuration extra-rénale, exsanguino-transfusion), la mort survient
dans environ 30% des cas.

3. Formes étiologiques :

● Paludisme à P. vivax
C’est un paludisme bénin dont l’incubation s’étend de 12 à 20 jours mais peut varier
considérablement suivant les souches.

La période d’invasion commence avec des maux de tête, des douleurs lombaires,
des nausées et un malaise général. La fièvre est irrégulière pendant les 3 à 5 premiers
jours et devient bientôt intermittente, avec périodicité particulière. En revanche, les
trois stades typiques, frisson, chaleur, sueur demeurent très évocateurs. A coté des
accès palustres, existent les differents signes d’accompagnement habituels : anémie,
splénomégalie, hépatomégalie généralement modérée, subictère (teint « terreux » des
paludéens). Chez les sujets vivants en zone d’endémie, exposés à des réinfestations
régulières et massives et non soumis à une chimioprophylaxie, la période d’invasion
peut prendre l’aspect de fièvres rémittentes.
L’évolution se fait fréquemment vers le paludisme viscéral évolutif.
● Paludisme à P. malariae

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Habituellement bénin bien qu’il puisse provoquer certaines complications rénales, ce


paludisme est essentiellement marqué par la périodicité particulière des accès
fébriles et par la très longue durée de son évolution.
L’incubation n’est jamais inférieure à 18 jours mais peut être considérablement plus
(jusqu’à 1 mois et demi).
La période d’invasion est très semblable à celle du paludisme à P. vivax. Les accès
fébriles sont très régulièrs espacés et apparaissent généralement en fin d’après-midi.
Ils surviennent tous les 3 jours, séparés par conséquent par un intervalle libre de 2
jours (fièvre quarte). L’anémie est généralement moins prononcée que dans le
paludisme à P.vivax et les complications sont plus rares. Cependant, la
splénomégalie peut atteindre une taille considérable et, en absence de traitement, de
nouvelles séries d’accès peuvent survenir pendant des périodes atteignant 40 à 50
ans.
Il semble bien d’agir de reviviscences et non pas de rechutes, la reprise de la
multiplication endo-érythrocytaire ne se faisant pas à partir de formes plasmodiales
intra-hépatiques.
Il est cependant difficile d’admettre que les Plasmodium puissent persister
uniquement dans le sang pendant des périodes aussi longues. Peut-être existe-t-il
d’autres organes ou d’autres tissus réservoirs en dehors du foie ? Actuellement, ce
cycle para-érythrocytaire demeure en grande partie mystérieux.
● Paludisme à P. falciparum
Remarquable à bien des égards, ce paludisme est en effet le plus largement répandu
et le plus grave : c’est le paludisme qui tue, par certaines de ses complications.
Cliniquement, il s’accompagne d’accès souvent atypiques. Son évolution spontanée
est courte (3 à 6 mois), son traitement et sa prophylaxie deviennent de plus en plus
difficiles compte tenu de la multiplication des souches résistantes aux antipaludiques
usuels. En revanche, c’est contre ce paludisme qu’existent les espoirs les plus
sérieux de vaccination.

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La période d’incubation varie entre 9 et 14 jours. Le début commence avec des maux
de tête, des douleurs lombaires, une prostration et un sentiment de faiblesse, des
nausées et des vomissements quelques fois de la diarrhée. A ce stade, la fièvre peut
être modérée ou même absente.
Progressivement, l’hyperthermie s’installe mais sans périodicité bien nette. Les
accès thermiques sont irréguliers et peuvent survenir aussi bien tous les 2 jours
(fièvre tierce maligne) que toutes les 24 heures (fièvre « double tierce ») ou toutes 36
heures (« subtertian malaria » des auteurs anglais). Même lorsque la fièvre est
modérée, les sueurs sont toujours très importantes mais la conséquence classique
frisson-chaleur-sueurs n’est qu’exceptionnellement réalisée. Des troubles digestifs
et/ou pulmonaires peuvent égarer le diagnostic. A l’examen, on note outre un herpès
labial, une hépatomégalie et une splénomégalie qui n’apparaît cependant qu’après un
certain délai d’évolution.
En absence de traitement, cette évolution peut être spontanément favorable après 2 à
3 semaines, la fièvre devenant alors plus ou moins intermittente. Cependant, peuvent
survenir plusieurs complications et particulièrement un accès pernicieux. En
l’absence de réinfestations, il n’existe habituellement pas de risques de rechutes au-
delà du 6ème mois. Les fièvres rémittentes correspondent à des infestations massives
et à une forme aggravée du syndrome précédent : hyperthermie avec plusieurs
clochers quotidiens, céphalées intenses et obnubilation, hypotension, émissions
d’urines rares et albumineuses. Parfois, surviennent un ictère, des vomissements
bilieux, une diarrhée profuse avec crampes musculaires et déshydratation évoquant
un choléra. L’insuffisance rénale est une complication fréquente. La mort peut
survenir par crise d’anurie, collapsus cardiovasculaire ou œdème aigu du poumon.
L’indication d’un traitement d’urgence est donc toujours absolue, d’autant que ces
formes peuvent par ailleurs donner lieu à un accès pernicieux ou à un paludisme
viscéral évolutif.

1.8. Profils épidémiologiques au Mali:

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L’indice de stabilité déterminé par Mac DONALD caractérise le niveau


d’endémicité du paludisme et permet de distinguer :
■ Les zones de paludisme stable où la forte transmission entraîne une
prémunition.
■ Les zones de paludisme instable où le caractère épisodique de la transmission
ne permet pas le développement de la prémunition.
Au Mali, cinq faciès épidémiologiques ont été décrits [26] :
■ La zone de transmission saisonnière longue 4 à 6 mois située au Sud, qui
correspond à la zone soudano-guinéenne. Le paludisme y est holo-endémique
avec un indice plasmodique supérieur à 85% de juin à novembre.
■ La zone de transmission saisonnière courte de 3 à 4 mois, correspondant à la
zone savane Nord soudanienne et le sahel. Le paludisme y est hyper-
endémique avec un indice plasmodique variant entre 50 à 75%.
■ La zone subsaharienne au Nord : la transmission est sporadique voire
épidémique avec un indice plasmodique inférieur à 50%.
■ Les zones de transmission bi ou plurimodale comprennent le delta inférieur du
fleuve Niger et les zones de barrages. Le paludisme y est méso-endémique
avec un indice plasmodique inférieur à 40%.
■ Les zones peu propices à l’impaludation, particulièrement les milieux urbains,
le paludisme est hypo-endémique dans ces zones avec un indice plasmodique
inférieur à 10%.

1.9. Diagnostic au laboratoire [21,27] :

1.Diagnostic parasitologique :
Au laboratoire le diagnostic repose sur la mise en évidence et l’identification du
parasite par examen direct au microscope après coloration d’une goutte épaisse ou
frottis sanguin.

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■ Goutte épaisse :
Elle permet de mettre en évidence le parasite du paludisme.
Une goutte de sang est étalée sur une lame de verre jusqu’à environ 1cm², puis
longuement séchée, enfin déshémoglobiniser et colorer au May-Grun Wald-Giemsa
et l’examen au microscope. C’est une méthode rapide et moins onéreuse.
■ Frottis mince :
C’est un examen rapide qui permet de calculer le pourcentage d’hématies parasitées
et identifier l’espèce plasmodiale responsable de la maladie.

2.Diagnostic sérologique :
Au cours de ces vingt dernières années, le sérodiagnostic du paludisme a donné lieu
à un très grand nombre de travaux qui ont finalement permis la mise au point de
méthodes et de réactifs bien éprouvés. Pour être précis, ce sérodiagnostic doit être
réalisé dans des conditions techniques très strictes. Ses conditions sont finalement
limitées et ne correspondent, dans l’ensemble qu’aux cas où le diagnostic
parasitologique est impossible. Enfin, l’interprétation des résultats dépend de la
méthode et des réactifs employés. Les antigènes employés doivent être
obligatoirement homologues. Parmi les réactions sérologiques, on a :
La réaction d’immunofluorescence indirecte, l’hémagglutination indirecte, le
test ELISA, l’immuno-diffusion.

1.10. Traitement [17] :


Pour le traitement on utilise deux types de médicament: les antipaludiques
gaméticides à but prophylactique et les antipaludiques schizonticides utilisés à but
curatif et prophylactique.

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1. Quelques définitions importantes:

2.1. Définition juridique du médicament : [55, 56,57]

Selon l’article 34 du décret 91-106/PGRM du 15 Mars 1991 on entend par


médicament, toute substance ou drogue ou composition chimique présentée comme
possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines
ou animales ainsi que tout produit pouvant être administré à l’homme ou à l’animal
en vu d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier une
fonction organique de l’homme ou de l’animal. Sont également considérés comme
médicaments les produits diététiques qui renferment dans leur constitution des
substances chimiques ou biologiques ne constituant pas elles-mêmes des
médicaments mais dont les propriétés confèrent à ces produits soient des propriétés
spéciales recherchées en thérapeutiques diététiques soient des propriétés de repas
d’épreuve.
1. Définition de la Dénomination Commune Internationale (DCI) [55,58] :
La DCI désigne le nom international admis d’un médicament par sa molécule
active et permet de se guider plus facilement. Son usage permet
l’homogénéité du système et une meilleure utilisation du médicament.
Plusieurs noms de marque peuvent correspondre à une même DCI (Exemple :
amoxycilline).
Sa présentation est simple, son efficacité reste similaire à celle des spécialités
existantes. Un médicament essentiel en Dénomination Commune
Internationale est un médicament de faible coût, qui reste ainsi accessible à une
importante partie de la population.
2. Médicament générique [59] :
On désigne par médicament générique, toute spécialité (= nom de marque) passée
dans le domaine public. C’est à dire que le découvreur du médicament a un certain
nombre d’années où il possède l’exclusivité de l’exploitation de sa découverte,

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après un laps de temps (20 ans en Europe), le médicament n’est plus protégé par
le brevet, il peut être alors fabriqué par d’autres laboratoires pharmaceutiques.
3. Définition de la prescription [60] :

La prescription est un ordre de délivrance et d’administration des médicaments. En


un mot c’est l’acte par lequel le praticien rédige une liste de produits ou des
mesures hygiéno-diététiques, ou autre susceptible d’atténuer ou de guérir
l’affection en cours ou si cela est possible de soulager le patient.

2. Antipaludiques :

1. Définition:
Un antipaludique est un produit naturel ou de synthèse pouvant être administré par voie
orale, parentérale ou rectale, à dose unique ou répétée, et qui permet de détruire le
Plasmodium ou de bloquer sa croissance afin de prévenir ou de guérir le paludisme.
Les antipaludiques sont des produits naturels (quinines et ses dérivés et
l’artémisinine et ses derivés) ou de synthèse (tous les autres antipaludiques) [28,29].

2. Classification des antipaludiques [17]:


Selon la localisation du mode d’action dans le cycle de vie des Plasmodium, les
antipaludiques sont principalement divisés en deux grands groupes : les
schizonticides et gaméticides.

1.Les schizonticides :
Les schizonticides sont des médicaments qui agissent sur les formes éry-
throcytaires asexuées, ils préviennent l’accès palustre mais n’empêchent pas sa
réapparition, après l’arrêt d’un traitement.

● Les amino-4-quinoléines [30, 19, 23, 31, 32,33] :

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La synthèse des amino-4-quinoléines a été réalisée dès 1938 pour le dérivé chloré, la
chloroquine et en 1946 pour l’amodiaquine.
Considérés comme les antipaludiques de choix jusqu’à la survenue et l’extension des
phénomènes de résistance, ces produits ont une action schizonticide excellente et
demeurent, même actuellement, les antipaludiques les plus utilisés.

● Les amino-alcools :

- La quinine et dérives [32, 19, 30, 31,23] :

■ Quinine :
La quinine est un antipaludique naturel exerçant une activité schizonticide sanguine
rapide sur les différentes espèces plasmodiales.

■ Quinidine :
Elle est plus efficace encore sur P. falciparum que la quinine. Elle n’est
habituellement guère utilisée en raison de son activité sur la conduction cardiaque.
Toutefois elle pourrait l’être en cas d’impossibilité de se procurer de la quinine,
sous réserve d’une surveillance cardiaque électrique. Les autres alcaloïdes du
Quinquina sont moins actifs.

- La Quinoléine méthanol et le 9-Phenanthrene méthanol [34, 19, 32, 35, 23,


31,30] :
Deux molécules nées de la recherche intense menée devant l’apparition et
l’extension de la chloroquino-résistance ont été récemment développées :
la méfloquine (Lariam®) et l’halofantrine (Halfan®). Toutes deux sont des amino-
alcools, proches de la quinine.

- Mepacrine :

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La mépacrine (Quinacrine®) est un dérivé de l’acridine actuellement peu utilisée,


elle possède aussi des activités similaires à la quinine.

- Benflumetol ou lumefantrine : [36].


La luméfantrine est une substance analogue par sa structure et sa pharmacologie aux
antipaludéens halofantrine et méfloquine .

● Les antifolates :
Ce sont des inhibiteurs de la synthèse de l’acide folique. On distingue les
antifoliques et les antifoliniques [36].

- Les Antifoliques :

■ Sulfamides et sulfones [30, 32, 23,31] :


Ils bloquent chez l’hématozoaire la synthèse de l’acide dihydrofolique, empêchant
l’utilisation par le parasite de l’acide para-amino-benzoïque de l’hôte nécessaire à sa
multiplication.
La sulfadoxine est un antipaludique curatif, utilisé dans le traitement des accès
palustres. Elle n’est pas le traitement préventif du paludisme.

■ Sulfalene ou sulfamethoxapyrazine :
C’est un produit très proche de la sulfadoxine du point de vue pharmacologique.
Son efficacité thérapeutique sur P. falciparum à été prouvée par de
nombreuses études [38, 39,40].

- Les Antifoliniques [23, 30, 32,31] :

■ Proguanil :

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Il est né de la recherche sur l’action antipaludique des biguanides.


■ Pyrimethamine :
C’est une Diaminopyrimidine possédant des activités antipaludiques.

● Le Quinghaosu (artemisinine) et ses derives [41, 42, 43, 44,45] :


A partir d’une plante Chinoise, la quingha, fut extrait en 1971 le quinghaosu ou
artémisinine qui révéla posséder une bonne activité antipaludique. Il s’agit d’une
lactone sesqui-terpénique contenant un radical peroxyde nécessaire à son activité.
D’autres dérivés semi-synthétiques ont été par la suite préparés. L’artémisinine peut
être utilisée par voie orale ou par voie intramusculaire.

Quinghaosu Artémether Artésunate

- Presentations :
Artémether (Paluther®) est en comprimés dosés à 50mg ou en solution huileuse
injectable à 80mg/ampoule de 1ml.
L’artesunate (Arinate®) est en comprimés dosés à 100mg pour les adultes ou à
50mg pour les enfants.
L’artémisinine est en comprimés dosés à 250mg ou en capsules à 250mg ou en
suppositoires dosés à 100mg.

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Tableau I : Posologie de quelques schizonticides

Dénomination
Nom Traitement
Commune Prophylaxie
commercial curatif
Internationale
Adultes Enfants Adultes Enfants
Quinimax® 20mg/kg/ 0,25 à 1mg/kg/
Quinine 1,5 g/ jours
Quinoforme® jours 0,50 g/ jour jour

35mg/kg
Chloroquine Nivaquine® 2 g en 5 jours 0,30g/7 jours 10mg/kg/ 7
en 5 jours
jours
35mg/kg
Amodiaquine Flavoquine® 2g en 5 jours
en 5 jours
3 Comp en
sulfadoxine + 1/2 Comp
prise unique
Pyriméthamine Fansidar® par 10kg
ou 2 ou 3
de poids
ampoules
0,050g/ 7 1mg/kg/ 7
Pyriméthamine Daraprim®
jours jours
0,10 à 0,20/ 2mg/kg/
Proguanil Paludrine®
jour jour
25mg/kg 5à
1500mg en 1 250 mg/kg/7
Méfloquine Lariam® en 1 ou 2 7,5mg/kg/7
jour jours
prises jours
Halofantrine Halfan® 24mg/kg 24 mg /kg

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soit sur 12 h
1500mg en 12
h

3.2.2. Gametocytocides [23,30] :


Les Gametocytocides sont des antipaludiques actifs sur les gamètes et permettent de
lutter contre la transmission du parasite.

3. Combinaisons thérapeutiques antipaludiques [46]:


3.3.1. Définition :
Selon l’OMS une combinaison thérapeutique d’antipaludiques est l’usage simultané
de 2 ou plusieurs schizonticides sanguins ayant des modes d’actions et des cibles
biochimiques différentes au niveau du parasite.
Il y a deux sortes de combinaisons :
■ La combinaison libre, c’est la co-administration de deux médicaments
distincts.
■ La combinaison fixe, c’est la co-formulation de deux principes actifs sous une
même forme galénique.

3.3.2. Raisonnements pour les combinaisons thérapeutiques antipaludiques


[63] :

● Avantages de combiner deux ou plusieurs médicaments antipaludiques :


- les taux de guérison sont généralement augmentés,
- dans les rares cas où le parasite mutant résistant à l’un des médicaments réapparaît
au cours de l’infection, il sera tué par l’autre médicament. Cette protection mutuelle
prévient l’émergence de la résistance.
● Les deux médicaments partenaires dans une combinaison doivent être
indépendamment efficace.

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3.3.3 Combinaisons à base d’artémisinine :

a. But de la combinaison [62] :


● augmenter l’efficacité thérapeutique des deux médicaments agissant de façon
synergique pour obtenir une guérison rapide en 3jours ;
● raccourcir la durée du traitement qui est de 7jours pour les dérivés de
l’artémisinine utilisés seuls pour la ramener à 3 jours ;
● retarder l’apparution de la résistance des parasites à cette combinaison.
Une bonne combinaison exige du partenaire du dérivé de l’artémisinine de n’avoir
pas connu de résistance par le passé quelque part dans le monde. C’est pour cette
raison que la chloroquine n’a pas été retenue en général comme candidate pour
CTA.
Combinaisons thérapeutiques recommander par l’OMS [63]:
Artésunate + Sulfamethoxypyrazine-Pyrimethamine
Artémether+Luméfantrine
Artésunate + Amodiaquine
Artésunate + Méfloquine
Au Mali les principales combinaisons à base d’artémisinine ayant fait l’objet de
test sont:
- Artésunate + chloroquine :
Au Mali, à Bancoumana, une étude incluant cette combinaison a montré une
guérison parasitologique de 89,2% à J14 [47].
Globalement l’efficacité de cette combinaison est fonction du niveau de la
chloroquino-résistance.
- Artésunate + amodiaquine :
Une étude multicentrique menée au Gabon, Kenya, et Sénégal [48] a montré une
bonne efficacité et une bonne tolérance de l’association.
Au Mali l’étude menée à Bougoula Hameau, Sikasso en 2002 par le MRTC
(équipe Dr Djimdé) a également trouvé un résultat satisfaisant (>95%J28).

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Le recours à cette association est envisageable dans les zones où l’amodia-quine


est efficace. Cependant l’évolution de la résistance à l’amodiaquine ainsi que les
effets indésirables qu’elle pourrait susciter doivent être surveillée de près.

- Artésunate + sulfadoxine-pyrimethamine :

Cette combinaison est peu utilisée dans les politiques nationales de lutte contre
le paludisme. Cependant une étude réalisée par le MRTC (équipe Dr Djimdé) en
2002 à Bougoula Hameau, Sikasso en 2002 trouvait un résultat satisfaisant (>95% à
J28).

- Artesunate + méfloquine :
Elle est utilisée comme traitement de première intention depuis plusieurs années
dans maintes régions d’Asie du Sud-Est [49,50].
Cette association est plus efficace que la monothérapie par la méfloquine.
Elle demande néanmoins une surveillance du traitement à cause des effets
indésirables graves que la méfloquine pourrait causer. En outre sa longue demi-
vie serait susceptible d’entraîner une sélection de souches résistantes dans les
zones de fortes transmissions. Une étude réalisée par le MRTC (équipe Dr
Sagara) en 2004-2005 à Kambila, Kati trouvait un résultat satisfaisant (>95%
à J28).
- Artésunate + sulfamethoxypyrazine-pyrimethamine :
Une étude réalisée par le MRTC (Sagara et al 2006) en 2003-2004 à
Sotuba, Bamako trouvait un résultat satisfaisant (>98% à J28) [51].
- Artémether + lumefantrine

3.4. Les résistances aux antipaludiques [53,54] :


Les résistances des Plasmodium aux antipaludiques sont devenues un élément
capital de la lutte contre le paludisme.

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Sur le plan pratique, Plasmodium falciparum monopolise l’attention en raison de sa


fréquence et de la gravité des manifestations qu’il entraîne. P.vivax était également
impliqué, de plus en plus souvent, mais avec un retentissement moindre. Les
résistances de P. ovalae et de P. malariae sont encore impossibles à juger, compte
tenu du cycle évolutif très prolongé de ces deux espèces.

3.5. Schémas thérapeutiques Curatifs Du Paludisme [23, 55,32] :


Des schémas simples permettent de faire face à la très grande majorité des
manifestations cliniques observées. Cette simplicité ne doit pas faire méconnaître la
gravité éventuelle de tout accès palustre: il s’agira toujours d’une urgence médicale
potentielle ou déjà réelle.
Les schémas thérapeutiques doivent par ailleurs tenir compte du tableau clinique
observé : accès simple isolés, accès répétés, accès sévères, accès pernicieux,
tableaux de paludisme viscéral évolutif.
Ce sont habituellement la méconnaissance du diagnostic et le retard à la mise en
œuvre du traitement qui conditionne le facteur de gravité.
Enfin, il faudra tenir compte de l’origine géographique de la contamination, des
traitements déjà administrés et qui sont susceptibles d’avoir négativé
temporairement une parasitémie (par exemple, les antibiotiques tels que les
Tétracyclines, la Clindamycine, le Cotrimoxazole) et des prophylaxies ou
traitements antipalustres déjà administrés. Ces facteurs orientent vers la notion de
chloroquino- ou de polychimio-résistance qui modifie complètement la conduite à
tenir.

3.5.1. Protocole de traitement des accès palustres non compliqués ou paludisme


simple :

a. Signes [52] :
● antécédent de corps chaud

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● température ≥ 37,5º C
● maux de tête
● frisson
● courbature
● nausée et vomissement

b. Analyses recommandées :

●Test rapide
●Goutte épaisse

c. Traitement recommandé :
1ère intention :
Artémether-Luméfantrine :
- Chez l’Adulte (35kg et plus)
4 comp à reprendre deux fois par jour pendant 3j
- Chez les enfants
< 15 kg 1comp deux fois par jour pendant 3 j
15-24 kg 2 comp deux fois par jour pendant 3 j
25-34 kg 3 comp deux fois par jour pendant 3 j
2ème intention
Artésunate-sulfadoxine/pyriméthamine :
1er j = Artésunate (4mg/kg) + SP (1comp pour 20kg)
2e j = Artésunate (4mg/kg)
3e j = Artésunate(4mg/kg)

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3.6 Familles des molécules entrant dans les différentes combinaisons thérapeutiques à base
d’artémisinine.
Familles Molécules Combinaisons thérapeutiques Noms
utilisées commerciaux
Amino-4- Arsucam®
quinoléines Amodiaquine Amodiaquine+Artésunate Coarsucam®
Antifoliniques Pyriméthamine
Sulfaméthoxypyrazine/Pyriméthamine Coarinate®
+
Artésunate
Antifoliques Sulfamides
Dérivé Coartem®
phénantrène Luméfantrine Artémether + Luméfantrine Coartesiane®
Artefan®
Quinoléines Méfloquine Artésunate + Méfloquine Artéquin®
méthanols

IV. METHODOLOGIE

1. Cadre et lieu d’étude :


L’étude s’est déroulée dans le district de Bamako, capitale administrative et
économique de la république du Mali. Traversée par le fleuve Niger, le district
connait une saison sèche longue de 7 mois « novembre-mai » et une saison pluvieuse
courte de 5 mois «juin-octobre » correspondant à la période de haute transmission du
paludisme.

Le district comprend 6 communes qui disposent chacune d’au moins un centre de


santé (C.S.COM, C.S.R, P.M.I), des cabinets médicaux et des cliniques privées. Elle
abrite également 2 des 3 Centres hospitalo-universitaires du pays dont le centre
hospitalo-universitaire Gabriel Touré, un des 2 hôpitaux de troisième référence du
pays.
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Notre étude a été réalisée à la pédiatrie du CHU-Gabriel Touré (voir carte).

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Figure I : Carte de la République du Mali et du district de Bamako avec le site


d’étude.

● Capacité/équipement de la pédiatrie : Ce service comprend 2 bâtiments


principaux contigus à un étage chacun.
a. Le service de la pédiatrie A :
● L’unité d’oncologie pédiatrique : est composée de 5 grandes salles
d’hospitalisation dont chacune d’elles dispose 8 lits. S’y ajoutent 2
petites salles climatisées d’un lit d’hospitalisation et une salle de
perfusion.
● L’unité de pédiatrie IV comprenant 2 grandes salles. Celles-ci sont
équipées chacune de 8 lits d’hospitalisation.
● L’unité de réanimation et de néonatologie : (en cours de confection)
transférée dans une salle du service de réanimation adulte. L’unité de
réanimation, l’unité d’hospitalisation des urgences pédiatriques, la
salle est occupée par le centre pour le développement des vaccins

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(C.V.D) et la salle occupée par le département épidémiologique des


affections parasitaires (D.E.A.P), sont transférés dans le bâtiment situé
au Sud-est du service de radiologie.
b. Le service de la pédiatrie B :
● L’unité de pédiatrie I : elle est composée de 4 grandes salles dont chacune
dispose 4 lits. A cela, il faut ajouter 6 petites salles climatisées avec un lit
chacune et une salle de perfusion.
● L’unité de pédiatrie II : elle comporte 6 grandes salles dont chacune dispose 4
lits d’hospitalisation.
● L’unité de consultation externe : elle dispose de :
●4 salles de consultations
●1 salle de repos
●1 salle de garde
●1 Salle de suivi des enfants drépanocytaires
●1 salle de recherche bactériologique équipée par le C.V.D.
●1 laboratoire de recherche parasitologique équipé par le D.E.A.P.
●1 salle de 3 lits d’hospitalisation pour les malades du D.E.A.P.
● des toilettes, magasins et bureaux.
Cette unité nous aide dans le recrutement des cas de paludisme grave et compliqué en
référent tous les cas de suspicions au DEAP.

● le personnel de la pédiatrie
Il est constitué de
● 1 professeur de pédiatrie
● 1 Maître de conférences Agrégé de pédiatrie
● 1 Maître assistant
● 1 Assistant chef de clinique
● 3 médecins pédiatres
● 3 médecins généralistes

41
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● 34 médecins en cours de spécialisation(CES)


● 4 internes des hôpitaux
● 9 techniciens supérieurs de santé
● 18 techniciens de santé
● 12 aides soignants
● 4 manœuvres
A ceux-ci, s’ajoutent les élèves des écoles socio-sanitaires et les étudiants de la
F.M.P.O.S de différentes années faisant leur stage.
● Les activités du service
Elles sont constituées par :
La formation théorique et pratique des médecins en spécialisation, des étudiants en
médecine et des élèves des écoles socio-sanitaires.
● la consultation externe ; elle est payante et la majorité des malades viennent
d’eux-mêmes en consultation. D’autres par contre sont référées par les centres de
santé périphériques, les cliniques médicales du district et de l’intérieur du pays.
La visite des malades hospitalisés est quotidienne et est effectuée par les médecins
pédiatres, les médecins en cours de spécialisation, les étudiants et les infirmiers.
● les gardes ; elles sont assurées par le personnel paramédical, les étudiants en
fin de cycle, les médecins en cours de spécialisation et supervisées par un
médecin senior. Un staff est tenu tous les matins en vue d’apprécier les
prestations de la garde.
Participation du personnel comme appui aux différents programmes nationaux de
survie de l’enfant.
Le D.E.A.P : ce département mène une surveillance épidémiologique des facteurs
favorisant les formes graves du paludisme à P. falciparum chez l’enfant.
Le C.V.D-Mali : a été creé par un accord entre le ministère de la santé et le ″Center
for vaccine développent″ de l’Université de Maryland,Baltimore (C .V.D-Maryland)
en avril 2001.

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Le but principal de C.V.D-Mali est la surveillance à base hospitalière et


communautaire des infections bactériennes invasives chez les enfants répondant aux
critères d’inclusion vus en consultation dans le service de pédiatrie.
Unité fonctionnelle de prise en charge de la drépanocytose : a été créée en Février
2005.
Le but principal de cette unité est la prise en charge et le suivi des enfants
drépanocytaires.

2. Période d’étude :
Notre étude s’est déroulée sur les dossiers du 1er Septembre 2008 au 28 Février
2009.

3. Population cible :

Il s’agit de tous les enfants âgés de 0 mois à 15 ans hospitalisés dans le service des
urgences pédiatriques et ayant bénéficié d’un traitement anti palustre pendant la
période définie.

4. CRITERES D’INCLUSION ET DE NON INCLUSION.

1. Critères d’inclusion :
- Tous les enfants admis en urgence pédiatrique âgés de 0 à 15 ans ayant
bénéficié d’un traitement anti palustre.

2. Critères de non inclusion :


Tous les enfants ne répondants pas aux critères d’inclusion.

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2. Taille de l’échantillon :
Il s’agit d’un recrutement de 353 malades hospitalisés dans l’urgence pédiatrique
ayant reçu un traitement anti palustre pendant la période d’étude.

3. Type d’étude :
Il s’agissait d’une étude rétrospective sur des dossiers de 353 malades hospitalisés
dans l’urgence pédiatrique ayant reçu un traitement anti palustre.

4. Technique de collecte des données :


La collecte des données s’est effectuée de la manière suivante :

● Nous avons rempli les fiches d’enquêtes qui comportaient les variables
sociodémographiques, cliniques et thérapeutiques (voir ANNEXE).

● Nous avons sélectionné ceux qui répondaient à nos critères d’inclusion;

5. Support Des Données :


Les données ont été reportées sur une fiche d’enquête individuelle dument remplie
(voir ANNEXE).

6. Gestion et analyse des données :


La saisie et l’analyse des données ont été faites sur Epi info version 6.04.
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10. Ethique :
Nous avons procédé à une étude rétrospective sur consultation de dossiers médicaux.
Par conséquent des aspects éthiques ont été pris en compte.
La consultation des dossiers ont été faite par nous même sur place.
Les noms des patients n’ont pas été portés sur les fiches d’enquête.
Les patients ont été identifiés par les numéros de code

V. RESULTATS

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Tableau I : Répartition des patients selon les tranches d’âge.

Tranches d’âge Effectif Fréquence


0-5 ans 276 78,2

6-10 ans 73 20,7

11-15 ans 4 1,1

Total 353 100

La tranche d’âgés de 0 –5 ans était prédominante avec 78,2 %.

Tableau II : Répartition des patients selon le sexe.


Sexe Effectif Fréquence
Masculin 217 61,5

Féminin 136 38,5

Total : 353 100

61,5% des enfants étaient de sexe masculin. Le sexe ratio est de 1,6 en faveur du
sexe masculin

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Tableau III : Répartition des patients selon les motifs de consultation.

Motif de consultation Effectif Fréquence


Hyperthermie 165 46,7
Convulsion 155 43,9
Autres 101 28,6
Vomissement 47 13,3
Anemie 46 13,0
Diarrhée 21 5,9
Asthenie 15 4,2
Anorexie 14 4,0
Agitation 12 3,4
Deshydration 11 3,1
Comas 11 3,1
Dyspnée 10 2,8
Cephalée 9 2,5
Collapsus 1 0,3

Total : 353 100

L’hyperthermie était le premier motif de consultation avec 46,7% suivie des


convulsions avec 43,9.

Tableau IV : Répartition des patients selon les hypothèses diagnostiques.


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Hypothèses diagnostiques Effectif Fréquence


Neuropaludisme 184 55,1

Paludisme grave forme anémique 57 17,1

Paludisme grave forme mixte 47 14,1

Accès palustre simple 46 13,8

Total 353 100

Le neuropaludisme constituait la forme la plus retrouvée avec 55,1%

Tableau V : Répartition des ordonnances selon l’identité du prescripteur

Identité du prescripteur Effectif Fréquence


Interne(FFI) 352 99,7

Pediatre 1
0,3
Total 353 100

Les étudiants faisant fonction d’internes ont fait la majorité des prescriptions soit
99,7%.

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Tableau VI :
6.1 Répartition des médicaments selon les types des premières molécules
prescrites.
Types médicaments Effectif Fréquence
Génériques 193 54,7

Spécialités 160 45,3

Total 353 100

Les médicaments génériques ont été les plus prescrits soit 54,7%.

6.2 Répartition des médicaments selon les types des deuxièmes molécules
prescrites.

Types de médicaments Effectif Fréquence


Spécialités 113 95

Génériques 6 5

Total 119 100


Les spécialités ont été les plus prescrites soit 95%.

6.3 Répartition des médicaments selon les types des troisièmes molécules
prescrites.

Les 14 molécules prescrites étaient toutes des spécialités.

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6.4 Répartition des médicaments selon les types de molécule sur l’ensemble des
prescriptions.

Types Effectif Fréquence

Spécialités 287 59

Génériques 199 41

Total 486 100

Les spécialités ont été les plus prescrites avec 59% sur l’ensemble des
prescriptions.

Tableau VII :
7.1 Répartition des médicaments selon les formes Galéniques des premières
molécules prescrites.

Formes galéniques Effectif Fréquence


Injectables 342 96,9

Suspensions 6 1,7

Comprimés 3 0,8

Suppositoires 2 0,6

Total 353 100

Les formes injectables ont été les plus utilisés avec 96.9 %.

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7.2 Répartition des médicaments selon les formes galéniques des deuxièmes
molécules prescrites.

Formes galéniques Effectif Fréquence


Comprimés 52 43,7

Injectables 34 28,6

Suspensions 31 26,1

poudres 1 0,8

Suppositoires 1 0,8

Total 119 100

Les comprimés ont été les plus utilisés avec 43,7 %.

7.3 Répartition des médicaments selon les formes Galéniques des troisièmes
molécules prescrites.

Formes galéniques Effectif Fréquence

Suspensions 7 50,0

Comprimés 7 50,0

Total 14 100

Les comprimés et les suspensions ont été utilisés avec chacun 50 %.

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7-4 : Répartition des médicaments selon les formes Galéniques sur l’ensemble
des molécules prescrites.

Formes galéniques Effectif Fréquence


Injectables 376 77,3
Comprimés 62 12,8
Suspensions 44 9,1
Suppositoires 3 0,6
Poudre 1 0,6
Total 486 100

Les formes injectables ont été plus utilisées avec 77,3%.

Tableau VIII :
8.1 Répartition des médicaments selon les voies d’administration des premières
molécules prescrites.

Voies d’administrations Effectif Fréquence


IV 216 61,2

IM 126 35,7

VO 9 2,0

IR 2 1,1

Total 353 100

La voie intraveineuse (IV) a été la plus utilisée avec 61,2%.

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8.2 Répartition des médicaments selon les voies d’administrations des


deuxièmes molécules prescrites.

Voies d’administrations Effectif Fréquence


VO 84 70,6

IM 20 16,8

IV 14 11,8

IR 1 0,8

Total 119 100

La voie orale a été la plus utilisée avec 70,6%.

8.3 Répartition des médicaments selon les voies d’administrations des


troisièmes molécules prescrites.

Toutes les 14 molécules prescrites étaient prises par voie orale.

8.4 Répartition des médicaments selon les voies d’administration sur


l’ensemble des molécules prescrites.

Voies d’administrations Effectif Fréquence


IV 230 47,3

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IM 146 30,0
VO 107 22,0
IR 3 0,6
Total 486 100

Les voies intraveineuse (IV) et intramusculaire (IM) ont représenté 77,3 % des
voies d’administration des médicaments antipaludiques prescrits.

Tableau IX :
9.1 Répartition des molécules suivant le protocole thérapeutique des premières
molécules prescrites.

Molécules Effectif Fréquence


QUININE 192 54,4
ARTESIANE® 131 37,1
ARTEMETHER 25 7,1
COARINATE® 1 0,3
COARTESIANE® 1 0,3
PALUTHER® 2 0,6
QUININE 1 0,3
SULFADOXINE-PYRIMETAMINE
Total 353 100

La quinine a été la plus prescrite avec 54,4%

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9.2 Répartition des molécules suivant le protocole thérapeutique des deuxièmes


molécules prescrites.
Molécules Effectif Fréquence
CO-ARTESIANE® 33 27,7
ASUNATE DENK® 27 22,7
ARTESIANE® 17 14,3
CO-ARTEM® 11 9,2
CO-ARINATE® 9 7,6
CO-ARSUCAM® 6 5,0
QUININE 5 4,2
ARTEMETHER® 3 2,5
QUINIMAX® 3 2,5
ARTEQUIN 2 1,7
CAMOQUIN® 1 0,8
SULFADOXINE PYRIMETHAMINE 1 0,8
PALUTHER 1 0,8

Total 119 100


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Le CO-ARTESIANE a été la molécule la plus prescrite avec 27, 7% de la


deuxième prescription.

9.3 Répartition des patients suivant le protocole thérapeutique des troisièmes


molécules prescrites.

Molécules Effectif Fréquence


CO-ARTESIANE® 7 50
CO-ARINATE® 3 21,4
ASUNATE DENK® 2 14,3
CO-ARSUCAM® 2 14,3
Total 14 100

CO-ARTESIANE a été le plus prescrit avec 50%

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9.4 Répartition des molécules suivant le protocole thérapeutique de l’ensemble


des molécules prescrites
Molécules Effectif Fréquence
QUININE 197 40,5
ARTESIANE® 148 30,4
COARTESIANE® 41 8,4
ASUNATE DENK® 29 6,0
ARTEMETHER® 28 5,8
COARINATE® 13 2,7
CO-ARTEM® 11 2,3
CO-ARSUCAM 8 1,6
QUINIMAX® 3 0,6
PALUTHER 3 0,6
ARTEQUIN® 2 0,4
SULFADOXINE-PYRIMETAMINE 2 0,4
CAMOQUIN 1 0,2

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Total 486 100

Sur l’ensemble des molécules utilisées la quinine a été la plus prescrite avec
40,5%.

Tableau X:
10.1 Répartition des molécules selon les dérivés de l’artémisinine par rapport
aux autres molécules prescrites pendant la première prescription.

Molécules Effectif Fréquence


Quinine 192 54,4

Dérivés de l’artémisinine 160 45,3

Sufadoxine-Pyriméthamine 1 0,3

Total 353 100

Les dérives de l’artémisinine représentaient 45,3% des premières


prescriptions.

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10.2 Répartition des molécules selon les dérivés de l’artémisinine par rapport
aux autres molécules prescrites pendant la deuxième prescription.

Molécules Effectif Fréquence


Dérivésde l’artémisinine 109 91,6
Quinine 5 4,2
Quinimax® 3 2,5
Sufadoxine-Pyriméthamine 1 0,8
Camoquin® 1 0,8
Total 119 100

Les dérivés de l’artémisinine ont été les plus utilisés avec 91,6%.

10.3 Répartition des molécules selon les dérivés de l’artémisinine par rapport
aux autres molécules prescrites pendant la troisième prescription.

Les 14 molécules prescrites étaient toutes des dérivés de l’artémisinine.

10.4 Répartition des molécules selon les dérivés de l’artémisinine par rapport
aux autres molécules prescrites sur l’ensemble des prescriptions.

Molécules Effectif Fréquence

Dérivés de l’artémisinine 283 58,2

Quinine 197 40,6

Quinimax® 3 0,6

Sulfadoxine-Pyriméthamine 2 0,4

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Camoquin® 1 0,2

Total 486 100

Les dérivés de l’artémisinine ont été les plus utilisés avec 58,2% sur l’ensemble
molécules prescrites.

Tableau XI: Répartition des patients selon leur devenir.

Evolution Effectif Fréquence


Guérison 317 89.8
Décès 34 9.6
Séquelles 2 0.6
Total 353 100

Dans notre étude la guérison a été observée 89,8% des cas contre 9.6%de
patients décédés.

VI. Commentaires et discussion

-Caractéristiques générales des patients :

● Age : Dans notre étude la tranche d’âge de 0 à 5 ans était de 78,2 %. Ceci
pourrait s’expliquer par leur fragilité, les prédisposant ainsi aux complications des
pathologies infectieuses et nutritionnelles.

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Ce résultat est comparable à la plupart des études effectuées sur le paludisme :


Supérieur à celui observé chez KEITA .M [66] avec 53,9% et de TRAORE A.M qui
avait trouvé 53,7% ; mais inférieur à celui de BAMBA .K [67] soit 79,1%.

● - Sexe : Le sexe masculin était prédominant avec 61,5%. Ce résultat se


rapproche à celui de DOUMBIA .M [28] qui avait trouvé sur 300 cas 54,6 % de sexe
masculin et de CAMARA .A [69] qui avait trouvé 57 % de sujet sexe masculin.
● Les motifs de consultation :
La fièvre était le premier motif de consultation avec 46,7 % suivie de convulsions
avec 43,9 %. Ce résultat est supérieur à celui de COULIBALY M.Z [65] qui avait
trouvé 31% pour la fièvre, mais comparable avec 44% pour les convulsions.
● Les hypothèses diagnostiques :
Le Neuropaludisme constituait l’hypothèse la plus fréquente avec 55,1%.
Le paludisme grave forme anémique constituait la deuxième hypothèse avec 17,1%
suivi de l’accès palustre simple et du paludisme grave forme mixte soit
respectivement13, 8%, 14,1%. Ce résultat est comparable à celui de Keita M [66]
qui a trouvé 53,9% pour le Neuropaludisme [28] et de celui de SALL A.H [68] qui a
trouvé 57,9% de Neuropaludisme et 19,3 % de forme anémique.

● Le profil du prescripteur :
Les étudiants en médecine faisant fonction d’internes étaient prédominants avec
99,7% contre 0,3% de pédiatre. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que les dossiers
sont surtout rédigés par les faisant fonction d’internes. Notre étude est comparable à
celui de CAMARA .A [69] qui avait observé que 87,7% des prescriptions étaient
réalisées par les faisant fonction d’interne avec 87,7%
● Le type de médicament :
- La première prescription : les médicaments génériques ont été les plus prescrits
avec 54,7%. Ceci pourrait s’expliquer par leur efficacité prouvée et leur coût très
avantageux et surtout parce qu’ils répondent à la politique national du Mali basé sur

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la promotion des génériques ensuite par l’efficacité de la quinine comme traitement


de choix du paludisme grave en urgence.
- La deuxième prescription : Les spécialités ont été les plus prescrites avec 95%.
Ceci pourrait s’expliquer par l’efficacité prouvée des dérives de l’artémisinine
comme traitement de choix du paludisme qui ont été prescrites par spécialités.
- La troisième prescription : Les spécialités ont été prescrites à 100%. Ceci pourrait
s’expliquer par l’efficacité prouvée des dérives de l’artémisinine comme traitement
de relais.
Total : Les spécialités ont été plus utilisées avec 59% sur l’ensemble des
prescriptions Ce résultat est comparable a celui de KONE .N dans le même service.

● Les formes galéniques :


-En première intention : La forme galénique la plus prescrite était la forme
injectable avec 96,9%. Leur biodisponibilité (rapidité d’action) pourrait justifier
l’utilisation de cette forme en urgence comme traitement de premier choix.
-En deuxième intention : La forme galénique la plus prescrite en était la forme
comprime avec 43,7%. Ceci pourrait s’expliquer par la possibilité des patients à
utiliser les formes comprimées avec l’évolution favorable.
-En troisième intention : La forme galénique la plus prescrite était la forme
comprime avec 50% suivie de la forme suspension avec 50%. Ceci pourrait
s’expliquer par la possibilité des patients à utiliser ces formes avec l’évolution
favorable.
Au total sur l’ensemble des prescriptions : les formes injectables étaient les plus
utilisées avec 77,3%. Ce résultat est comparable à celui de CAMARA.A [69] qui
avait trouvé une prédominance des formes injectables avec 68,3% sur un échantillon
de 300 cas en pédiatrie dont le paludisme prédominait avec 39,7% de cas palustre.
● Les voies d’administration :
-Pendant la première prescription : La prédominance de la voie intraveineuse était
nette avec 61,2%. Ceci pourrait s’expliquer par le fait qu’elle est la voie indiquée

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dans les urgences du fait de la pénétration directe du médicament dans le courent


circulatoire permettant ainsi un meilleur passage tissulaire.
-Pendant la deuxième et troisième prescription : La prédominance de la voie orale
était très nette avec successivement 70 ,6 % et 100 %. Ceci pourrait s’expliquer par
l’évolution favorable de l’état clinique du patient et le choix de la voix orale comme
traitement de relais à ce stade.
Au total sur l’ensemble des prescriptions : La prédominance de la voie intraveineuse
était de 47,3% et la voie intramusculaire 30% dont 77,3 de la combinaison des deux
vois IV+IM. Ceci pourrait s’expliquer par l’importance de l’utilisation de ses deux
voies dans le traitement du paludisme en urgence. Ce résultat est comparable à celui
de CAMARA.A [69] qui avait observé :
Pendant 72H d’hospitalisation : que la voie intraveineuse avait été la plus utilisée
avec 76,6% sur les 300 cas de son étude.
Après 72H d’hospitalisation : avec une légère diminution de la voie intraveineuse et
une augmentation de la voie associée.
A 10 jours d’hospitalisation : une réduction de la voie parentérale au profil de la voie
orale soit 36,3% de voie.

● Répartition des molécules suivant le protocole thérapeutique :

- pendant la première prescription : la quinine a été la plus prescrite avec 54,4 %


contre 37,1% d ’Artésiane .Ceci pourrait s’expliquer par le risque d’hémodilution
constaté avec l’administration de la quinine car elle est administrée dans un soluté de
glucose. Par ailleurs le problème financier limite souvent l’utilisation des dérivés
de l’artémisinine
- pendant la deuxième prescription : Le CO-ARTESIANE a été la CTA la plus
prescrite avec 27,7%. Ceci pourrait s’expliquer par la prédominance de la tranche
d’âge de 0-5 ans dans notre étude dont la majorité est incapable de prendre les
formes comprimées.

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- pendant la troisième prescription :


La moitié des prescriptions était dominée le CO-ARTESIANE. Ceci pourrait
s’expliquer par l’indication des molécules par voie orale comme traitement de relais.
Au total: Sur l’ensemble de molécules utilisées la quinine a été la plus prescrite
avec 40,5% sans évaluer la fréquence des dérivés de l’artémisinine. Ceci pourrait
s’expliquer par l’utilisation de la quinine comme traitement de premier choix du
paludisme grave en urgence. Mais le risque d’hémodilution et d’hypoglycémie
limite son utilisation en plus des résistances aux éventuelles monothérapies. Ce
résultat est comparable à celui de SALL A.H [68] qui a observé dans
l’hospitalisation pédiatrique une prédominance de l’utilisation de la quinine soit
57,8% contre 42,2% des dérivés de l’artémisinine.

● Les dérives de l’artémisinine:


- Pendant la première prescription : les dérives de l’artémisinine représentaient
45,3% contre 54,7% des autres molécules prescrite. Ceci pourrait s’expliquer par
l’indication de la quinine comme traitement de choix du paludisme grave en
urgence qui constitue l’hypothèse prédominante dans notre étude.
- Pendant la deuxième et la troisième prescription : les Dérivés de l’artémisinine
ont été les plus utilisés avec respectivement 91,6% et 100%.
Ceci pourrait s’expliquer par l’augmentation de la résistance aux monothérapies
classique, telles la chloroquine, l’amodiaquine ou la sulfadoxine-pyriméthamine,
qui nous fait penser à la recommandation de l’OMS qui recommande d’utiliser des
associations thérapeutiques, de préférence celles qui contiennent des dérivés de
l’artémisinine, contre le paludisme à P.falciparum, Pour un bon choix de traitement
de relais les Dérivés de l’artémisinine ont occupé les 100% de la troisième
prescription.
TOTAL : les Dérivés de l’artémisinine ont été les plus utilisés avec 58,2% contre
40, 6 % de quinine sur l’ensemble des prescriptions. Cette prédominance
s’expliquerait par les nouvelles stratégies de traitement dans les pays d’endémie qui
64
Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

consistent à l’abolition des monothérapies et l’utilisation systématique des


combinaisons, préférentiellement à base de dérivés de l’artémisinine qui sont
efficaces et bien tolérés. Cependant il existe des difficultés pour le déploiement de
ces nouvelles stratégies dans nos services en raison de problèmes financiers,
structurels et d’accès aux soins. Ce résultat est observé dans d’autres études : Chez
TRAORE A.M qui observé une prédominance de l’utilisation de l’Artémether
contre 35,9% des autres dont la majorité constitue la quinine avec 35,9%. Chez
KEITA.M qui a observé 51.7% des Dérivés de l’artémisinine contre 48,3% de
Quinine.

● Devenir :
Le décès a été observé dans 9,6% de nos patients . Ce taux s’explique par le retard
en consultation en milieu spécialisé. Nos résultats sont meilleurs à ceux trouvé par
Sall A.H [68] avec 14,6% en 2006.Cette différence s’expliquerait par les
indicateurs de performance.

VII. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS:

65
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Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

A. CONCLUSION :
Dans notre étude relative à l’étude des antipaludiques utilisés dans le service de
pédiatrie de l’Hôpital Gabriel Touré, nous pouvons conclure que :

● Les 353 enfants ayant constitué notre échantillon étaient âgés de 0 à 15 ans et
la tranche d’âge de 0-5 ans était la plus représentée soit 78,2%.

● Les motifs d’admission aux urgences sont multiples et variés marqués surtout
par la fièvre qui était le premier motif de consultation avec 46,7% suivie de la
convulsion avec 43,9%.
● Le Neuropaludisme constituait la forme la plus retrouvée avec 55,1%.
● Les étudiants faisant fonction d’internes ont fait la majorité des prescriptions
soit 99.7%.
● Les spécialités ont été les plus prescrites avec 59% sur l’ensemble des
prescriptions.
● Les formes injectables ont été plus utilisées avec 77,3%.
● Les voies d’administration les plus utilisées étaient la voie intraveineuse
avec 47,3% et la voie intramusculaire avec 30%.
● Sur l’ensemble des molécules utilisées la quinine a été la plus prescrite avec
40,5% sans tenir compte des dérives de l’artémisinine et ont constituées les
premières molécules les plus prescrites avec 353 prescriptions soit 54,4%.
● Les dérivés de l’artémisinine ont été les plus utilisés avec 58,2% sur
l’ensemble molécules prescrites.
● La guérison a été observée chez 99,8% de nos patients contre 9,6% de
décès.

B. RECOMMANDATIONS :

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Nous recommandons,

Aux patients
● D’éviter l’automédication.
● De se faire consulter par un médecin généraliste, un médecin spécialiste ou par
un agent de la santé ayant des compétences dans le domaine pour une meilleure
prise en charge.
● De respecter les conseils des agents de la santé dans leur traitement.
● De respecter les mesures prophylactiques du paludisme.

Aux personnels soignants

● D’accorder une plus grande attention aux conditions de prescription des


antipaludiques en général et des CTA en particulier.
● De promouvoir la tenue de séminaires visant les agents de la santé dans le cadre
de la formation continue.
● De faire le diagnostic biologique du paludisme avant tout traitement
antipaludique.

Aux autorités sanitaires


● D’initier des enquêtes périodiques dans l’intérêt de la santé publique sur la
prescription et la consommation des antipaludiques au Mali.
● Encourager la disponibilité des Combinaisons Thérapeutiques à base
d’Artémisinine en DCI.
● Continuer la sensibilisation de la population sur l’importance des
moustiquaires imprégnées.

67
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Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

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pharmacovigilance dans le district de Bamako (thèse pharmacie, Bamako 2004).

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61. Comment choisir et prescrire un traitement antibiotique : In abrégé d’antibiothérapie. Masson,


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l’O.M.S –les progress en immunologie du paludisme.-OMS., (Série rap.techn.) 1975, nº 579.-
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Thèse Médecine. Bamako, FMPOS, 2008.N :2008-M-141

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Incidence et modalités de prise en charge du paludisme grave et compliqué dans le service de


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Médecine. Bamako, FMPOS, 2006.N :2006-M-155

74
Thèse de Médecine Assétou DJIRE
Etude des antipaludiques utilisés dans le service de pédiatrie du CHU-GABRIEL TOURE de Septembre 2008 à Février 2009

FICHE D’ENQUETE

N° : …………...
I- Identification
1. Date de consultation : _ _ / _ _ / _ _
2. Sexe : /__ / 1=Masculin 2=féminin

3. Age (mois) : /__ __ /

4. Poids (kg) : /__ __ /

5. Température: / __ __, ___ 0C

II Condition socio-économique du Père ou de la mère:


6. Scolarisation : / __ / 1=Scolarisé 2=Non Scolarisé

7. Profession : / __ / 1=Fonctionnaire 2=commerçant


3=Chauffeur
4=Ouvrier 5=Élève/ Étudiant 6=Paysan 7=Artisan
8=Ménagère 9=Cultivateur 10=Autres :

III. Les motifs de consultation ou d’hospitalisation : 1=Oui 2=Non


8.
1=Convulsions / __ / 2=Diarrhées / __ / 3=Dyspnée / __ /
4=Coma / __ / 5=Vomissement / __ / 6=Déshydratation sévère / __ /
7=Collapsus / __ / 8=Asthénie / __ / 9=Anémie sévère / __ /
10=Hyperthermie / __ / 12=Agitation / __ / 13= Anorexie / __ /
14=Autres (à préciser) : / __ /
Autre (s) Motif (s) _________________________________
IV. Le diagnostique retenu : /__ /
9.
1=Accès palustres simples 2=Paludisme grave forme anémique
3=Neuro paludisme 4=Paludisme grave forme mixte
5=Paludisme grave forme viscérale
V- Les classes thérapeutiques utilisées : Anti paludiques

10.1 La première molécule prescrite: ________________________


Médicament est: /__ / 1=Générique 2= Spécialité

10-2 La deuxième molécule prescrite: ________________________


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Médicament est: /__ / 1=Générique 2= Spécialité

10-3 La troisième molécule prescrite: ________________________


Médicament est: /__ / 1=Générique 2= Spécialit
VI-Forme galénique
11-1 Première molécule prescrite: /__ /

Forme liquide : Forme solide :


1=Solution 5= comprime
2=Suspension 6= Sachet
3=Emulsion 7= Suppositoire
4. Injectable
11-2 Deuxième molécule prescrite: /__ /
Forme liquide : Forme solide :
1=Solution 5= comprime
2=Suspension 6= Sachet
3=Emulsion 7= Suppositoire
4. Injectable
11-3 Troisième molécule prescrite: /__ /
Forme liquide : Forme solide :
1=Solution 5= comprime
2=Suspension 6= Sachet
3=Emulsion 7= Suppositoire
4. Injectable
VII Voie d’administration

12-1 Première molécule prescrite:/__ /


1= IV 2= IM 3= Orale 4= IR
12-2 Deuxième molécule prescrite:/__ /
1= IV 2= IM 3= Orale 4= IR
12-3Troisième molécule prescrite:/__ /
1= IV 2= IM 3= Orale 4= IR

VIII Dérives de l’artémisinine :


13-1 Première molécule prescrite: /__ /
1= ACT 2= Autre ________________________
12-2 Deuxième molécule prescrite: /__ /________________________
1= ACT 2= Autre
13-3 Troisième molécule prescrite: /__ /________________________
1= ACT 2= Autre

XI La posologie /__ /
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14.
1=Normale 2= Anormale

X- Évolution de l’état clinique : /__ /


15. 1=Guérison 2=Séquelles 3=Décès

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FICHE SIGNALETIQUE

NOM : DJIRE

PRENOMS : Assétou

TITRE DE LA THESE : Etude des antipaludiques utilisés dans le service de


pédiatrie du CHU Gabriel Touré de septembre 2008 à février 2009.

ANNEE : 2008-2009

VILLE : Bamako

PAYS D’ORIGINE : Mali

LIEU DE DEPOT : Bibliothèque de la faculté de Médecine de Pharmacie et


d’Odonto stomatologie.

SECTEURS D’INTERET : Pharmacologie, Thérapeutique, Parasitologie.

RESUME :

De septembre 2008 à février 2009, nous avons fait une étude des antipaludiques
utilises dans le service de pédiatrie de l’Hôpital Gabriel Touré
Notre étude a concerné 353 cas.

Les dérivés de l’artémisinine ont été les plus utilisés avec un total de 283
prescriptions soit 58,2%

Les formes injectables ont été plus utilisées avec au total 376 prescriptions soit
77,3 %.

Les voies d’administration les plus utilisées étaient la voie intraveineuse sur
230cas soit 47,3% et la voie intramusculaire sur 136 cas soit 30% .
Mots clés : Etude, Antipaludiques, Pédiatrie

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SERMENT D’HIPPOCRATE

En présence des Maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant


l’effigie d’Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l’être suprême, d’être fidèle
aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la Médecine.

Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au dessus


de mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.

Admise à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre
les mœurs, ni à favoriser le crime.

Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti


ou de classe viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient. Je garderai le
respect absolu de la vie humaine dès la conception.

Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances


médicales contre les lois de l’humanité.

Respectueuse et reconnaissante envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants


l’instruction que j’ai reçue de leurs pères.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je
sois couverte d’opprobre et méprisée de mes condisciples si j’y manque.

Je le Jure !

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Thèse de Médecine Assétou DJIRE

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