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Annales 2

Le document contient des sujets et corrigés d'examens de contrôle continu en analyse pour l'année universitaire 2024-2025. Il aborde divers exercices sur les suites, les limites, et les propriétés des ensembles, avec des instructions précises sur la notation et la justification des réponses. Chaque section est structurée avec des exercices numérotés, des points attribués, et des indications sur la durée des épreuves.

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Annales

21 avril 2025

Table des matières


1 CC1 1
1.1 Sujets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

2 CC2 51
2.1 Sujets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
2.2 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65

3 CC4 99
3.1 sujets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
3.2 section . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113

1 CC1
1.1 Sujets

1
Université Paul Sabatier Année 2024-2025

Contrôle Continu no 1 - Analyse 1


11 Octobre 2022
La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Sauf mention contraire, toute affirmation
doit être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits. Le barème est donné à titre indicatif. Ce
sujet contient 2 pages. Durée : 1h30.

Exercice 1. (4 points) Déterminer si les suites suivantes possèdent une limite et le cas échéant la donner.

3n2 − 1 2n sin(n!)
1. un = , 3. wn = ,
n+2 n2 + 1
n n
2 +5 √ √
2. vn = n , 4. zn = n + 2 − n + 3.
3 + 4n

Exercice 2 (2 points).
1. Écrire la négation de l’affirmation P suivante :

(P) ∀ε ∈ R∗+ ∃N ∈ N ∀n ∈ N (n ⩾ N =⇒ |(−1)n − 1| ⩽ ε).

2. Donner une assertion équivalente à P qui utilise la notion de limite.


3. Sans justifier, dire si l’affirmation P est vraie ou fausse.

Exercice 3. (6 points) On considère l’ensemble suivant


 
(−1)n+1
A = (−1)n + n∈N .
n+1

1. Donner les éléments obtenus pour n prenant ses valeurs dans {0, 1, 2, 3, 4, 5} .
2. Montrer que A est majoré par 1. (On pourra discuter selon la parité de n).
3. Montrer que A est minoré.
4. Démontrer qu’il existe une suite d’éléments de A qui converge vers 1.
5. En déduire que sup(A) = 1.
6. Déterminer inf(A).

1/ 2 Tournez la page svp ,→


Exercice 4 (3 points). Soit (un )n∈N une suite réelle.
1. Donner la définition (à l’aide de quantificateurs) de lim un = 0.
n→+∞
On suppose dorénavant que (un )n∈N est une suite strictement positive qui converge vers 0.

2. Soit A > 0. Montrer qu’il existe N ∈ N tel que pour tout n ∈ N, on a


1
n ⩾ N =⇒ 0 < un < .
A
1
3. En déduire que lim = +∞.
n→+∞ un
Exercice 5. (5 points) On cherche à déterminer les suites (un )n∈N vérifiant la relation suivante

∀n ∈ N un+2 − 2un+1 − 3un = 4n + 2. (1)

1. Déterminer toutes les suites réelles vérifiant

∀n ∈ N un+2 − 2un+1 − 3un = 0. (2)

2. Déterminer (a, b) ∈ R2 tel que la suite (vn )n∈N de terme général vn = an + b vérifie (1).
3. Soit (un )n∈N une suite vérifiant (1). On considère la suite (wn )n∈N de terme général wn = un − vn . Montrer que
(wn )n∈N satisfait la relation (2).
4. En déduire toutes les suites qui vérifient la relation (1).
5. Déterminer une suite vérifiant (
un+2 − 2un+1 − 3un = 4n + 2,
u0 = 2 et u1 = −3.

2/ 2
Mars 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Section A - Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. (6 points) Soient A et B les deux ensembles suivants :


  2   
x 1 1 ∗ ∗
A = exp − ,x ∈ R , B= + ,n ∈ N ,p ∈ N .
2 n p

1. Montrer que A possède un maximum que l’on déterminera.


2. Est-ce que A possède une borne supérieure ?
3. Montrer que inf A = 0.
4. Cette borne inférieure est-elle un minimum ?
5. Montrer que B possède un maximum que l’on déterminera.
6. Est-ce que B possède une borne supérieure ?
7. Montrer que inf B = 0.
8. Cette borne inférieure est-elle un minimum ?

Exercice 2. (3 points) Déterminer l’ensemble des x ∈ R vérifiant : |x + 6| + |x − 3| ⩽ 12.


Indication : on pourra distinguer trois cas suivant le signe de x + 6 et x − 3.

Exercice 3. (5 points) Soit d ∈ N vérifiant d ⩾ 2. Le but de cet exercice est de démontrer que si (un )n∈N
est une suite qui converge vers 1 alors (udn )n∈N converge aussi vers 1, en appliquant la définition de la
limite d’une suite.
On rappelle la formule suivante : pour tout a, b ∈ R,
d−1
X  
d d
a − b = (a − b) ak bd−1−k = (a − b) ad−1 + ad−2 b + ... + abd−2 + bd−1 .
k=0

Soit (un )n∈N une suite qui converge vers 1.


1. Montrer qu’il existe N1 ∈ N tel que pour tout n ⩾ N1 , 0 ⩽ un ⩽ 2.
d−1
X d−1
X
2. Calculer 2k et montrer que 2k ≤ 2d .
k=0 k=0
3. En utilisant l’inégalité triangulaire, déduire de ce qui précède que pour tout n ⩾ N1 :
d−1
X
ukn ⩽ 2d .
k=0

1 Tournez la page svp ,→


4. En appliquant la formule rappelée ci-dessus avec un a et b bien choisi, montrer que pour tout n ⩾ N1 :

|udn − 1| ⩽ 2d |un − 1|.

5. Soit ε > 0. Montrer qu’il existe N2 ∈ N tel que pour tout n ⩾ N2 ,


ε
|un − 1| ⩽ .
2d

6. Déduire des questions précédentes que (udn )n∈N tend vers 1.

Exercice 4. (4 points) Soit (un )n∈N une suite vérifiant pour tout n ∈ N :

un+1 + un = 2n + 1.

Pour tout n ∈ N, on pose vn = un − n.


1. Montrer que pour tout n ∈ N, un+2 − un = 2.
2. En déduire que pour tout n ∈ N,
vn+2 = vn (*)

3. Résoudre l’équation caractérisique associée à (*) et en déduire que pour tout n ∈ N :


v0 + v1 v0 − v1
vn = + (−1)n
2 2
4. En déduire une expression de un en fonction de n et u0 .

Exercice 5. (2 points) Le but de cet exercice est démontrer la densité de Q dans R, c’est-à-dire que pour
tout a, b ∈ R vérifiant a < b il existe p ∈ Z et q ∈ Z∗ tel que
p
a< < b.
q
1. Soient a, b ∈ R vérifiant a < b. Montrer qu’ il existe ϵ > 0 tel que
a+b a+b
a< −ϵ< + ϵ < b.
2 2
2. Montrer que pour tout x ∈ R :
E(nx)
lim = x. (*)
n→+∞ n
3. En appliquant (*) à un x bien choisi et en utilisant la définition de la limite, déduire le résultat.

2/ 2
Mars 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Section B - Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

p
Exercice 1. (3 points) Soit A = { p+q | p ∈ N, q ∈ N∗ }.
1. Rappeler la définition de la borne supérieure.
2. Montrer que sup(A) = 1. Cette borne supérieure est-elle un maximum ?
3. Déterminer inf(A). Cette borne inférieure est-elle un minimum ?

Exercice 2. (2 points) Résoudre dans R l’inéquation |2 x − 1| ⩽ 2 x

Exercice 3. (4 points) On considère une suite réelle (un )n∈N qui converge vers 2.
1. Ecrire la définition de lim un = 2.
n→+∞
2. Montrer qu’il existe n0 ∈ N tel que 1 ⩽ un ⩽ 3 pour tout n ⩾ n0
3. Montrer que pour tout n ⩾ n0 ,
1 1 5
− ⩽ |un − 2| .
u2n 4 4
1 1
4. Démontrer que lim = .
n→+∞ u2n 4
Exercice 4. (7 points) On considère la suite récurrente définie par un+2 = e4 u2n+1 u3n pour tout n ∈ N et u0 =
u1 = 1.
1. Montrer par récurrence que un > 0 pour tout n ∈ N.
2. On pose vn = ln(un ). Montrer que (vn )n⩾0 est une suite récurrente affine d’ordre 2, c’est-à-dire vérifiant
vn+2 = a vn+1 + b vn + c où a, b, c sont des réels à déterminer.
3. Déterminer le point fixe λ de la fonction réelle définie par f (x) = (a + b) x + c.
4. On pose wn = vn − λ pour tout n ⩾ 0. Montrer que (wn )n⩾0 est une suite récurrente linéaire d’ordre 2.
5. Exprimer wn en fonction de n pour tout n ⩾ 0.
6. En déduire un en fonction de n pour tout n ⩾ 0 puis lim un .
n→+∞

1/ 2 Tournez la page svp ,→


Exercice 5. (4 points) Soit q un réel vérifiant 0 < q < 1, le but de cet exercice est de déterminer la limite de la
n
X
suite (sn )n∈N définie par sn = kq k = q + 2q 2 + 3q 3 + · · · nq n .
k=0
n
X
1. Rappeler la limite de la suite (vn )n∈N définie par vn = qk = 1 + q + q2 + · · · + qn .
k=0
2. Montrer que pour tout n ∈ N∗
n
X n
X
k(q k − q k+1 ) = q k − nq n+1 (*)
k=0 k=1

un+1
3. On pose pour n ∈ N∗ , un = nq n+1 Déterminer lim et en déduire la limite de (un )n∈N .
n→+∞ un
4. Déduire de ce qui précède la limite de (sn )n∈N
Indication : factoriser par q k dans la somme du membre de gauche de (*)

2/ 2
novembre 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (4 points) On se propose de démontrer le résultat du cours suivant :

Toute suite croissante majorée converge.


Soit (un )n∈N une suite croissante majorée. On pose

A = un | n ∈ N .

1. Justifier que l’ensemble A possède une borne supérieure. (On citera précisément le résultat utilisé dont on vérifiera
les hypothèses.) On note alors ℓ = sup A.
2. Soit ε > 0, fixé pour toute la suite. Justifier qu’il existe un entier N tel que ℓ − ε < uN ≤ ℓ.
3. Démontrer par récurrence que pour tout entier n ≥ N, on a un ≥ uN .
4. En déduire que pour tout n ∈ N on a :

n ≥ N =⇒ ℓ − ε ≤ un ≤ ℓ.

5. Conclure.

Exercice 2 (2 points). Pour chacune des suites suivantes, en déterminer un équivalent le plus simple possible.

n3 − 3n + 5 1 1
an = cn = −
n2 − n + 4 n2 (n + 1)2
3n + 4 n 3n + n! + nn
bn = n dn = √
2 + 5n n2 + 4n

Exercice 3 (4 points). Déterminer une expression des suites (un )n∈N suivantes en fonction de n :
( (
u0 = 4, u1 = 14 u0 = 2,
1. 2.
un+2 = 7un+1 − 10un , ∀n ∈ N un+1 = 7un − 10, ∀n ∈ N

Exercice 4 (3 points). Soit (un )n∈N une suite qui converge vers ℓ ∈ R.
En utilisant uniquement la définition de la limite, montrer que si ℓ < 0, alors à partir d’un certain rang un < 0.
La réciproque est-elle vraie ?

1 Tournez la page svp ,→


Exercice 5 (4 points). Étudier la convergence des suites suivantes.
    41
1
1. un = n sin √ 2. vn = n4 + 3n3 − n
n

Exercice 6 (6 points). On se propose de montrer dans cette exercice que la suite (cos(n))n∈N n’est pas convergente.
On rappelle la formule de trigonométrie suivante , pour tout (a, b) ∈ R2 on a :

cos(a + b) = cos(a) cos(b) − sin(a) sin(b) (*)

1. Soit (un )n∈N une suite réelle, donner la définition d’une suite extraite de (un )n∈N et rappeler le lien logique
entre la convergence de (un )n∈N et celle de ses sous-suites.
2. On suppose dans toute la suite que (cos(n))n∈N est convergente vers une limite ℓ1 . Que vaut lim cos(n + 1) ?
n→+∞
3. En utilisant la formule (*), en déduire qu’alors sin(n) est convergente vers une limite ℓ2 vérifiant

ℓ1 = ℓ1 cos(1) − ℓ2 sin(1) (**)

4. Justifier que ℓ21 + ℓ22 = 1. (Indication : on pourra utiliser une formule de trigo bien connue.)
5. Montrer que ℓ1 = ℓ21 + ℓ22 . (Indication : on pourra écrire cos(n) = cos(2n − n).)
En déduire que ℓ1 = 1 puis que ℓ2 = 0.
6. En déduire une contradiction.

2/ 2
Avril 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 1- Section A - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Toute réponse doit
être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (4 points) On se propose de démontrer le résultat du cours suivant :

Si une suite est convergente, sa limite est unique.


Soient (un )n∈N une suite et ℓ un réel.
1. Donner la définition de lim un = ℓ.
n→+∞
3x+y x+3y
2. Montrer que si x et y sont deux réels tels que x < y on a 4 < 4 .
On suppose par l’absurde qu’il existe deux réels ℓ1 et ℓ2 tel que ℓ1 < ℓ2 , tels que (un )n∈N converge vers ℓ1 et (un )n∈N
converge vers ℓ2 .
3. Justifier qu’il existe un entier N1 tel que pour tout n ∈ N on a :
ℓ2 − ℓ1
n ≥ N1 =⇒ |un − ℓ1 | < .
4
3ℓ1 + ℓ2
4. En déduire que pour tout entier n ≥ N1 on a : un < .
4
ℓ1 + 3ℓ2
5. Montrer de même qu’il existe un entier N2 tel que pour tout n ≥ N2 on a : < un .
4
ℓ1 + 3ℓ2 3ℓ1 + ℓ2
6. Déduire de ce qui précède que < et conclure.
4 4

Exercice 2. (4 points) Soit A l’ensemble suivant


 
n+1
A= , n ∈ N .
n2 + 24

x+1
1. Étudier sur R+ les variations de la fonction dérivable f définie par f (x) = .
x2 + 24
2. Est-ce que A possède une borne supérieure ?
3. Montrer que inf A = 0.
4. Est-ce que A possède un minimum ?

Exercice 3. (3pts) Démontrer à l’aide uniquement de la définition de la limite que


2n + 5
lim = 2.
n→+∞ n+2
Aucune propriété de la limite ne peut-être utilisée dans cette question en dehors de la définition avec des quantifi-
cateurs.

1 Tournez la page svp ,→


Exercice 4. (4pts) Étudier la convergence des suites suivantes et le cas échéant donner leur limite .
1. un = ln(3 + cos(n))en
1
2. vn = n − (n3 + n2 ) 3
 ln(n2 )
3. wn = 1 + ln(n)
1

2 n! xn+1
4. zn = n! − 3n . (On pourra, par exemple, poser xn = et calculer lim .)
3n2 n→+∞ xn

Exercice 5. (6 pts) Soit la suite (un )n≥2 définie pour n ≥ 2 par


n
X (−1)k
un = .
ln(k)
k=2

1. Montrer que la suite (u2n )n∈N est décroissante.


2. Montrer que la suite (u2n+1 )n∈N est croissante.
3. En déduire la convergence de (un )n∈N . On note ℓ sa limite. (On pensera au théorème des suites adjacentes.)
4. Justifier que pour tout n ≥ 2 on a
u2n+1 ≤ ℓ ≤ u2n .
5. Soit un entier n ≥ 2. On pose Rn = ℓ − un .
(a) Déduire de ce qui précède que si n est pair on a
1
− ≤ Rn ≤ 0.
ln(n + 1)

(b) Montrer également que si n est impair on a


1
0 ≤ Rn ≤ .
ln(n + 1)

(c) Montrer que pour tout entier n ≥ 2 on a


1
|un − ℓ| ≤ .
ln(n + 1)

6. Donner une valeur de n0 tel que pour n ≥ n0 on a

|un0 − ℓ| ≤ 10−4 .

2/ 2
Avril 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 1 -Section B - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Toute réponse doit
être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (3.5 points) On se propose de démontrer le résultat du cours suivant :

Toute suite croissante non majorée diverge vers +∞.


1. Soit (vn )n∈N une suite.
(a) Donner la définition de lim vn = +∞.
n→+∞
(b) Donner la définition de “(vn )n∈N est majorée”, puis sa négation.
2. Soit (un )n∈N une suite croissante non majorée, et soit A > 0 .
(a) Justifier qu’il existe un entier N tel que uN > A.
(b) En déduire que pour tout entier n ≥ N on a un > A .
(c) Conclure.

Exercice 2. (4 points) Soit A l’ensemble suivant


 
n+1
A= , n ∈ N .
n2 + 15

x+1
1. Étudier sur R+ les variations de la fonction dérivable f définie par f (x) = .
x2 + 15
2. Est-ce que A possède une borne supérieure ?
3. Montrer que inf A = 0.
4. Est-ce que A possède un minimum ?

Exercice 3. (3pts) Démontrer à l’aide uniquement de la définition de la limite que


3n + 5
lim = 3.
n→+∞ n+2
Aucune propriété de la limite ne peut-être utilisée dans cette question en dehors de la définition avec des quantifi-
cateurs.

1 Tournez la page svp ,→


Exercice 4. (4pts) Étudier la convergence des suites suivantes et le cas échéant donner leur limite .
n3 + cos(n)
1. un = .
en
1
2. vn = n − (n5 + n3 ) 5 .
 n
3. wn = 1 + √1n .
(n!)2 xn+1
4. zn = (2n)! − (n!)2 . (On pourra, par exemple, poser xn = et calculer lim .)
(2n)! n→+∞ xn

Exercice 5. (6.5pts) On définit la suite (Sn )n≥2 par


n
X 1 1 1 1
Sn = = + + ··· + .
k ln(k) 2 ln(2) 3 ln(3) n ln(n)
k=2

1. Que vaut la dérivée de la fonction f définie (et dérivable) sur ]1, +∞[ par f (x) = ln(ln(x)) ?
2. En utilisant une intégrale, montrer que pour tout k ≥ 2 :
1 1
⩽ ln(ln(k + 1)) − ln(ln(k)) ⩽ .
(k + 1) ln(k + 1) k ln(k)

(On pourra utiliser sans justification que x 7→ 1


x ln(x) est décroissante sur ]1, +∞[.)
3. En déduire que si n est un entier tel que n ≥ 2 on a
1
ln(ln(n + 1)) − ln(ln((2)) ⩽ Sn ⩽ ln(ln(n)) − ln(ln(2)) + .
2 ln(2)

4. Déduire de ce qui précède que Sn diverge.


5. Donner un équivalent simple de la suite Sn .

2/ 2
Octobre 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (4 points) Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles.
1. On suppose que (un )n∈N et (vn )n∈N sont convergentes et on note

lim un = ℓ et lim v = ℓ′ .
n→+∞ n→+∞

Démontrer qu’ alors la suite de terme général (un + vn ) est convergente vers ℓ + ℓ′ .
2. Réciproquement est-ce que la convergence de la suite (un + vn )n∈N implique la convergence des suites (un )n∈N
et (vn )n∈N ? Justifier.
Exercice 2 (3 points). Soit  
p ∗
A= p ∈ N, q ∈ N .
p+q
Déterminer en justifiant si A possède un majorant, une borne supérieure, un maximum, un minorant, une borne
inférieure, un minimum.

Exercice 3 (3 points). Déterminer la limite éventuelle de chacune des suites suivantes.

n2 + 3n + 5 n cos(2n )
an = cn =
n2 ln(n) − n + 4 n2 + 1
Xn
1
−3n + 2n dn =
bn = n2 + k
en − 3 n k=1

Exercice 4 (4 points). Après avoir rappelé la nature des suites suivantes, déterminer une expression de un et vn
suivantes en fonction de n (un réponse partielle sera valorisée) :
( (
u0 = 2, v0 = 2, v1 = 3
1. 2.
un+1 = 3un + 2, ∀n ∈ N vn+2 = 2vn+1 − 2vn , ∀n ∈ N

Exercice 5 (3 points). Soit (un )n∈N une suite qui converge vers 3.
1 2
En utilisant uniquement la définition de la limite, montrer qu’ à partir d’un certain rang on a > .
un 7

1 Tournez la page svp ,→



Exercice 6 (4 points). On rappelle que 2 est irrationnel et que :

Si x ∈ Q et si y ∈ R\Q alors x + y ∈ R\Q.

Soit I =]a, b[ avec a < b.


a+b
1. On pose c = . Montrer qu’il existe ε > 0 tel que ]c − ε, c + ε[⊂ I
2
2. On définie la suite (un )n∈N par

E(10n c) 2
un = + n ∀n ∈ N.
10n 10
(a) Justifier que pour tout n ∈ N, un est irrationnel.
(b) Montrer que (un )n∈N est convergente et déterminer sa limite.
(c) Justifier qu’il existe un entier k pour lequel uk ∈ I.
3. En déduire que I contient un nombre irrationnel.
4. En déduire que I contient une infinité de nombres irrationnels.

2/ 2
1.2 Corrigés

16 Tournez la page svp ,→


Université Paul Sabatier Année 2024-2025

Contrôle Continu no 1 - Analyse 1 - Corrigé


11 Octobre 2022
La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Sauf mention contraire, toute affirmation
doit être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits. Le barème est donné à titre indicatif. Ce
corrigé contient 4 pages. Durée : 1h30.

Exercice 1. (6 points) Déterminer si les suites suivantes possèdent une limite et le cas échéant la donner.
3n2 − 1
1. un = ,
n+2 ∞
Il s’agit d’une forme indéterminée du type ∞. On peut lever l’indétermination ainsi

3n2 − 1 n2 (3 − n1 ) 3− 1
n
un = = 2 =n× 2
n+2 n(1 + n ) 1+ n

Par opérations sur les limites on a lim un = +∞.


n→+∞
n n
2 +5
2. vn = ,
3n + 4 n ∞
Il s’agit d’une forme indéterminée du type ∞. On peut lever l’indétermination ainsi

2n + 5 n 5n ((2/5)n + 1)  5 n (2/5)n + 1
un = n n
= n = ×
3 +4 4 ((3/4)n + 1) 4 (3/4)n + 1

D’après les résultats du cours sur les suites géométriques on sait que
 n  n  n
5 2 3
lim = +∞ et lim = lim =0
n→+∞ 4 n→+∞ 5 n→+∞ 4

Il suit par opérations que lim vn = +∞.


n→+∞
2n sin(n!)
3. wn = , En encadrant le sinus on obtient sans peine
n2 + 1
2n 2n
− ⩽ wn ⩽ 2
n2 + 1 n +1
2n
On peut montrer sans peine (même méthode que pour 1.) que lim = 0. On obtient alors par encadrement
n→+∞ n2 + 1
que
lim wn = 0
n→+∞

√ √
4. zn = n + 2 − n + 3.
Il s’agit d’une forme indéterminée du type ∞ − ∞. On peut lever l’indétermination en utilisant la quantité conjuguée
√ √
√ √ √ √ n+2+ n+3 −1
zn = n + 2 − n + 3 = ( n + 2 − n + 3) √ √ =√ √
n+2+ n+3 n+2+ n+3
Et on obtient par opérations que lim zn = 0.
n→+∞

Exercice 2 (3 points).

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1. Écrire la négation de l’affirmation P suivante :

(P) ∀ε ∈ R∗+ ∃N ∈ N ∀n ∈ N (n ⩾ N =⇒ |(−1)n − 1| ⩽ ε).

La négation de P est
∃ε ∈ R∗+ ∀N ∈ N ∃n ∈ N (n ⩾ N et |(−1)n − 1| > ε).

2. Donner une assertion équivalente à P qui utilise la notion de limite.


On a d’après le cours P ⇐⇒ lim (−1)n = 1.
n→+∞
(Ou encore car c’est indiscernable :‘ P ⇐⇒ lim (−1)n − 1 = 0.)
n→+∞
3. Sans justifier, dire si l’affirmation P est vraie ou fausse.
On a déjà vu à plusieurs reprises que (−1)n n’est pas convergente, l’affirmation P est fausse.

Exercice 3. (6 points) On considère l’ensemble suivant


 
(−1)n+1
A = (−1)n + n∈N .
n+1

1. Donner les éléments obtenus pour


 n prenant ses valeurs
 dans {0, 1, 2, 3, 4, 5} .
1 2 3 4 5
Les 6 premiers éléments sont 0, − , , − , , −
2 3 4 5 6
2. Montrer que A est majoré par 1. (On pourra discuter selon la parité de n.)
Montrons que 1 est un majorant :
(−1)n+1
• Si n est pair on a (−1)n + 1
= 1 − n+1 ⩽ 1.
n+1
n+1
(−1)
• Si n est impair on a (−1)n + 1
= −1 + n+1 ⩽0
n+1
3. Montrer que A est minoré.
n+1
De même on a sans peine que pour n ∈ N, (−1)n + (−1)n+1 ⩾ −1.
4. Démontrer qu’il existe une suite d’éléments de A qui converge vers 1.
(−1)2n+1
Pour n ∈ N, posons un = (−1)2n + 1
= 1 − 2n+1 . Il est clair que pour tout n ∈ N un ∈ A (car 2n ∈ N). De
2n + 1
plus on a lim un = 1.
n→+∞
5. En déduire que sup(A) = 1.
On a
• 1 est majorant de A,
• Il existe une suite d’éléments de A qui converge vers 1.
D’après la caractérisation séquentielle de la borne supérieure on a sup A = 1.
6. Déterminer inf(A).
(−1)2n+2 1
Considérons la suite de terme général vn = (−1)2n+1 + = −1 + . La suite (vn )n∈N est une suite
2n + 2 2n + 2
d’éléments de A (car 2n + 1 ∈ N pour tout n ∈ N) qui converge vers −1. D’après la caractérisation séquentielle de
la borne inférieure on a inf A = −1.

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Exercice 4 (3 points). Soit (un )n∈N une suite réelle.
1. Donner la définition (à l’aide de quantificateurs) de lim un = 0.
n→+∞

∀ε ∈ R∗+ ∃N ∈ N ∀n ∈ N (n ⩾ N =⇒ |un | ⩽ ε).

On suppose dorénavant que (un )n∈N est une suite strictement positive qui converge vers 0.

2. Soit A > 0. Montrer qu’il existe N ∈ N tel que pour tout n ∈ N, on a


1
n ⩾ N =⇒ 0 < un < .
A
On applique l’assertion du (1) avec ε = 1
2A (on acceptera aussi 1
A même si l’inégalité est large). Il existe donc N ∈ N
tel que pour tout n ∈ N on a
1 1
n ⩾ N =⇒ |un | ⩽ < .
2A A
Comme un > 0 on a |un | = un > 0. D’où
1
n ⩾ N =⇒ 0 < un < .
A

1
3. En déduire que lim = +∞.
n→+∞ un
La fonction inverse étant décroissante sur R∗+ on a
1 1
n ⩾ N =⇒ 0 < un < =⇒ ⩾ A.
A un
On a démontré que
1
∀A > 0 ∃N ∈ N ∀n ∈ N (n ⩾ N =⇒ ⩾ A)
un
1
c’est à dire lim = +∞.
n→+∞ un
Exercice 5. (2 points +3 points “bonus”) On cherche à déterminer les suites (un )n∈N vérifiant la relation suivante
∀n ∈ N un+2 − 2un+1 − 3un = 4n + 2. (1)
1. Déterminer toutes les suites réelles vérifiant
∀n ∈ N un+2 − 2un+1 − 3un = 0. (2)

C’est un récurrence linéaire d’ordre 2. L’équation caractéristique associée est


x2 − 2x − 3 = 0,
dont les solutions sont r1 = −1 et r2 = 3. Les suites vérifiant (2) sont toutes les suites de la forme
un = λ(−1)n + µ3n où (λ, µ) ∈ R2

2. Déterminer (a, b) ∈ R2 tel que la suite (vn )n∈N de terme général vn = an + b vérifie (1).
Si vn = an + b alors
vn+2 − 2vn+1 − 3vn = n(a − 2a − 3a) + 2a − 2a + b − 2b − 3b = −4an − 4b
Il suffit donc de trouver a et b tels que : pour tout n ∈ N on a
−4an − 4b = 4n + 2.
Le couple a = −1 et b = − 21 convient.
La suite vn = −n − 12 vérifie la relation (1).
Hors barème

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3. Soit (un )n∈N une suite vérifiant (1). On considère la suite (wn )n∈N de terme général wn = un − vn . Montrer que
(wn )n∈N satisfait la relation (2).
Pour tout n ∈ N on a

wn+2 − 2wn+1 − 3wn = un+2 − 2un+1 − 3un − (vn+2 − 2vn+1 − 3vn ) = 4n + 2 − (4n + 2) = 0

La suite (wn )n∈N satisfait bien la relation (2).


4. En déduire toutes les suites qui vérifient la relation (1).
De ce qui précède on déduit que les suites qui vérifient la relation (1) sont de la forme
1
un = λ(−1)n + µ3n − n −
2
où (λ, µ) ∈ R2 . Réciproquement on vérifie sans peine que les suites de cette forment vérifient bien (1) ainsi
l’ensemble des suites vérifiant la relation (1) est constitué des suites de terme général
1
un = λ(−1)n + µ3n − n − où (λ, µ) ∈ R2 .
2

5. Déterminer une suite vérifiant


(
un+2 − 2un+1 − 3un = 4n + 2,
u0 = 2 et u1 = −3.

On sait que si (un )n∈N satisfait les conditions ci-dessus il existe (λ, µ) ∈ R tel que pour tout n ∈ N,
1
un = λ(−1)n + µ3n − n − . En posant n = 0 et n = 1 on obtient alors les conditions suivantes sur (λ, µ) :
2
(
λ + µ − 21 = 2
−λ + 3µ − 1 − 12 = −3

dont la résolution donne λ = 9


4 et µ = 41 . La suite suivante convient :

9 1 1
un = (−1)n + 3n − n − .
4 4 2

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Section A - Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. (6 points) Soient A et B les deux ensembles suivants :


  2   
x 1 1 ∗ ∗
A = exp − ,x ∈ R , B= + ,n ∈ N ,p ∈ N .
2 n p

1. Montrer que A possède un maximum que l’on déterminera.


x2 2 /2
Soit x ∈ R on a e− 2 ≤ 1 = e−0 . Donc 1 est un majorant et 1 ∈ A. Donc 1 est le maximum de A.
2. Est-ce que A possède une borne supérieure ? On a 1 = max(A) donc 1 est la borne supérieure de A.
3. Montrer que inf A = 0.
x2
Soit x ∈ R on a e− 2 > 0 donc 0 est minorant de A (et 0 ∈ / A.) Montrons que 0 est la borne inférieure
−n − 12 n
de A. Soit (un )n∈N la suite définie par un = e 2 = (e ) pour tout n ∈ N.

− n2 √
— (un )n∈N est une suite d’éléments de A car pour n ∈ N on a un = e 2 (on peut prendre x = n).
1 1
— lim un = 0 car un = (e− 2 )n est géométrique de raison e− 2 ∈]0, 1[.
n→+∞
Il suit d’après la caractérisation séquentielle de la borne inférieure que inf(A) = 0.
4. Cette borne inférieure est-elle un minimum ?
On sait que 0 ∈
/ A donc 0 n’est pas un minimum de A (qui n’en possède donc pas).
5. Montrer que B possède un maximum que l’on déterminera.
Soit (n, p) ∈ (N∗ )2 . On a n ≥ 1 et p ≥ 1 donc n1 + p1 ≤ 2. Comme pour n = p = 1 on a 1
n + 1
p = 2, 2 est
bien le maximum de A.
6. Est-ce que B possède une borne supérieure ?
Le maximum d’un ensemble est toujours la borne supérieure de cet ensemble donc sup B = 2.
7. Montrer que inf B = 0.
Soit (n, p) ∈ (N∗ )2 . On a n > 0 et p > 0 donc n1 + p1 > 0. Le nombre 0 est donc un minorant (et
n’appartient pas à B). Montrons que c’est la borne inférieure. On consdière la suite (vn )n∈N∗ définie
par vn = n2 = n1 + n1 Il est clair que (vn )n∈N∗ est une suite déléments de B (prendre p = n) et que
lim vn = 0. Donc d’après la caractérisation de la borne inférieure on a 0 = inf B
n→+∞
8. Cette borne inférieure est-elle un minimum ? Comme 0 ∈
/ B, ce n’est pas le minimum de B (qui n’en
possède donc pas)

Exercice 2. (3 points) Déterminer l’ensemble des x ∈ R vérifiant : |x + 6| + |x − 3| ⩽ 12.


Indication : on pourra distinguer trois cas suivant le signe de x + 6 et x − 3.
On distingue 3 cas :
— Si x < −6 alors l’inégquation devient −x − 6 − x + 3 ≤ 12 donc les solutions (vérifiant x < −6)
sont S1 = [− 15
2 , −6[.

1 Tournez la page svp ,→


— Si −6 ≤ x < 3 l’inéquation devient x + 6 − x + 3 ≤ 12 que tous les nombres de cet intervalle vérifie :
S2 = [−6, 3[.
— Si x ≥ 3 l’inéquation devient x+6+x−3 ≤ 12 dont les solutions dans cet intervalle sont S∋ = [3, 29 ].
Finalement les solutions sont donc S = S1 ∪ S2 ∪ S3 = [− 15 9
2 , 2 ].

Exercice 3. (5 points) Soit d ∈ N vérifiant d ⩾ 2. Le but de cet exercice est de démontrer que si (un )n∈N
est une suite qui converge vers 1 alors (udn )n∈N converge aussi vers 1, en appliquant la définition de la
limite d’une suite.
On rappelle la formule suivante : pour tout a, b ∈ R,
d−1
X  
ad − bd = (a − b) ak bd−1−k = (a − b) ad−1 + ad−2 b + ... + abd−2 + bd−1 .
k=0

Soit (un )n∈N une suite qui converge vers 1.


1. Montrer qu’il existe N1 ∈ N tel que pour tout n ⩾ N1 , 0 ⩽ un ⩽ 2.
Il suffit d’appliquer la définition de lim un = 1 avec ε = 1. Il existe un N ∈ N tel que pour tout
n→+∞
entier n ≥ N on a |un − 1| ≤ 1 c’est à dire −1 ≤ un − 1 ≤ 1 et on a le résultat.
d−1
X d−1
X
k
2. Calculer 2 et montrer que 2k ≤ 2d .
k=0 k=0
Pd−1 1−2d
On sait d’après le cours que k=0 2
k = 1−2 = 2d − 1 ≤ 2d
3. En utilisant l’inégalité triangulaire, déduire de ce qui précède que pour tout n ⩾ N1 :
d−1
X
ukn ⩽ 2d .
k=0

D’après l’inégalité triangulaire la valeur absolue d’une somme est inférieure à la somme des valeurs
absolues. D’où
d−1
X d−1
X Xd−1 d−1
X
k k k
un ≤ un ≤ |un | ≤ 2k ≤ 2d
k=0 k=0 k=0 k=0
P
Comme toujours on peut se passer du symbole si on n’ est pas à l’aise avec celui-ci (mais on devra
finir par le maîtriser) :
d−1
X
ukn = u0n + u1n + u2n + · · · ud−1
n
k=0
≤ |u0n | + |u1n | + |u2n | + · · · |ud−1
n |
1 − 2d
≤ 1 + 2 + 22 + · · · + 2d−1 = = 2d − 1 ≤ 2d
1−2

4. En appliquant la formule rappelée ci-dessus avec un a et b bien choisi, montrer que pour tout n ⩾ N1 :

|udn − 1| ⩽ 2d |un − 1|.

2 Tournez la page svp ,→


On utilise la formule donnée avec a = un et b = 1 :
d−1
X
|udn − 1| = (un − 1) × ukn
k=0
d−1
X
= |un − 1| × ukn
k=0
d
≤ |un − 1| × 2

(on a utilisé la question précédente pour l’inégalité.)


5. Soit ε > 0. Montrer qu’il existe N2 ∈ N tel que pour tout n ⩾ N2 ,
ϵ
|un − 1| ⩽ .
2d

Il suffit d’appliquer la définition de lim un = 1 en remplaçant ε par ε


2d
.
n→+∞
6. Déduire des questions précédentes que (udn )n∈N
tend vers 1.
Soit ε > 0. Posons N = max(N1 , N2 ) où N1 et N2 sont définis précédemment pour ce ε. Soit n ∈ N.
Supposons que n ≥ N on a alors d’après ce qui précède
d−1
X
|udn − 1| ≤ |un − 1| × ukn
k=0
ε
≤ d × 2d = ε.
2
On a donc démontré que lim udn = 1.
n→+∞

Exercice 4. (4 points) Soit (un )n∈N une suite vérifiant pour tout n ∈ N :

un+1 + un = 2n + 1.

Pour tout n ∈ N, on pose vn = un − n.


1. Montrer que pour tout n ∈ N, un+2 − un = 2.
Soit n ∈ N on a

un+2 − un = un+2 − un+1 + un+1 − un = 2(n + 2) + 1 − (2n + 1) = 2

2. En déduire que pour tout n ∈ N,


vn+2 = vn (*)

On a pour tout n ∈ N

vn+2 = un+2 − (n + 2) = un + 2 − 2 + 2 = un − n = vn

3 Tournez la page svp ,→


3. Résoudre l’équation caractérisique associée à (*) et en déduire que pour tout n ∈ N :
v0 + v1 v0 − v1
vn = + (−1)n
2 2

L’équation caratéristique associée est X 2 − 1 = 0 dont les solutions sont −1 et 1. On sait d’après le
cours qu’il existe (λ, µ) ∈ R2 tel que

∀n ∈ N vn = λ + µ(−1)n .

On peut exprimer λ et µ en fonctionde v0 et v1 . En effet en appliquant la formule qui précède on obtient



λ + µ = v0
(1)
λ − µ = v1

dont la résolution donne λ = v0 +v


2
1
et µ = v0 −v
2
1

4. En déduire une expression de un en fonction de n et u0 .


De vn = un − n on en déduit v0 = u0 et v1 = u1 − 1 = −u0 et
u0 + u1 − 1 u0 − u1 + 1
∀n ∈ N un = vn + n = + (−1)n + n
2 2
un = u0 (−1)n + n

Exercice 5. (2 points) Le but de cet exercice est démontrer la densité de Q dans R, c’est-à-dire que pour
tout a, b ∈ R vérifiant a < b il existe p ∈ Z et q ∈ Z∗ tel que
p
a< < b.
q
1. Soient a, b ∈ R vérifiant a < b. Montrer qu’ il existe ϵ > 0 tel que
a+b a+b
a< −ϵ< + ϵ < b.
2 2
Il suffit de prendre (par exemple) ϵ = 4 .
b−a
On a alors comme b > a que

a+b 3a + b 3a + a
−ε= > =a
2 4 4
on montre de même que a+b2 +ε=
a+3b
4 < b et le résultat suit puisque ε > 0.
2. Montrer que pour tout x ∈ R :
E(nx)
lim = x. (*)
n→+∞ n

Soit x ∈ R et n ∈ N∗ . D’après la définition de partie entière on a l’encadrement

nx − 1 < E(nx) ≤ nx

En divisant par n on obtient


1 E(nx)
x− < ≤x
n n
E(nx)
Et on peut conclure grâce au théorème d’encadrement que lim n =x
n→+∞

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3. En appliquant (*) à un x bien choisi et en utilisant la définition de la limite, déduire le résultat.
En appliquant la définition de cette limite à x = a+b
2 avec ε = 4 on obtient d’après ce qui précède
b−a
E(N x) E(N x)
qu’il existe un entier N tel que | N − x| ≤ ε. C’est à dire a+b 2 −ε ≤ N 2 + ε ce qui implique
≤ a+b
d’après 1. que
E(N x)
a< <b
N
E(N x)
et lé résultat suit puisque N ∈ Q.

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Section B - Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

p
Exercice 1. (3 points) Soit A = { p+q | p ∈ N, q ∈ N∗ }.
1. Rappeler la définition de la borne supérieure.
Soit A ⊂ R. La borne supérieure d’un ensemble est, si il existe, le plus petit des majorant de A.
2. Montrer que sup(A) = 1. Cette borne supérieure est-elle un maximum ?
Soit (p, q) ∈ N × N∗ , on a

0 <q
p <p + q
p
<1
p+q
Le nombre 1 est donc un majorant de A.
De plus la suite définie par un = n+1
n
est une suite d’éléments de A (il suffit de poser p = n et q = 1) et on a
lim un = 1. Il suit que 1 est la borne supérieure de A (caractérisation séquentielle de la borne supérieure).
n→+∞

sup(A) = 1.

Comme 1 n’appartient pas à 1 ce n’est pas un maximum.


3. Déterminer inf(A). Cette borne inférieure est-elle un minimum ?
p
Soit (p, q) ∈ N × N∗ , on a clairement p+q ≥ 0.
p
De plus en posant p = 0 et q = 1 on a p+q = 0. Le nombre 0 est un minorant de A qui apprtient à A, c’est
donc le mimimum de A ainsi que sa borne inférieur.

inf(A) = min(A) = 0.

Exercice 2. (2 points) Résoudre dans R l’inéquation |2 x − 1| ⩽ 2 x


(On remarque que nécessairement x ≥ 0 car |2x − 1| ≥ 0. ) On distingue deux cas :
— si x ≥ 12 : L’inéquation devient :

2x − 1 ≤ 2x
⇐⇒ −1 ≤ 0

Tout nombre dans [ 12 , +∞[ est solution.


— si x ∈ [0, 12 [ : L’inéquation devient :

1 − 2x ≤ 2x
⇐⇒ 1 ≤ 4x
1
⇐⇒ ≤x
4
Tout nombre dans [ 14 , 12 [ est solution.

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L’ensemble des solutions est donc S = [ 41 , +∞[

Exercice 3. (4 points) On considère une suite réelle (un )n∈N qui converge vers 2.
1. Ecrire la définition de lim un = 2.
n→+∞

∀exps > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, (n ≥ n0 =⇒ |un − 2| ≤ ε)

2. Montrer qu’il existe n0 ∈ N tel que 1 ⩽ un ⩽ 3 pour tout n ⩾ n0


On applique la définition précente avec ε = 1. Il existe un rang n0 ∈ N tel que pour tou n ≥ n0 on a |un −2| ≤ 1
c’est à dire −1 + 2 ≤ un ≤ 1 + 2.
3. Montrer que pour tout n ⩾ n0 ,
1 1 5
2
− ⩽ |un − 2| .
un 4 4

pour tout n ≥ n0 on un ≥ 1 donc un ̸= 0 le quotient est donc bien définie et on a :


1 1 4 − u2n (2 − un )(2 + un ) |2 + un |
2
− = 2
= 2
= |un − 2| ×
un 4 4un 4un 4u2n
Or de un ≤ 3 on tire que |2 + un | ≤ 5 et de un ≥ 1 on tire que 1
4u2n ≤ 14 . On a donc

1 1 5
2
− ≤ |un − 2| ×
un 4 4

1 1
4. Démontrer que lim = .
n→+∞ u2n 4
Soit ε > 0.
Comme lim un = 2 il existe n1 ∈ N tel que pour tout n ≥ n1 on a |un − 2| ≤ 54 ε.
n→+∞
Posons n2 = max(n0 , n1 ). Soit n ∈ N. Supposons que n ≥ n2 on a alors
1 1 5 4 5
2
− ≤ |un − 2| × ≤ ε × = ε
un 4 4 5 4

Exercice 4. (7 points) On considère la suite récurrente définie par un+2 = e4 u2n+1 u3n pour tout n ∈ N et u0 =
u1 = 1.
1. Montrer par récurrence que un > 0 pour tout n ∈ N.
(récurrence immédiate en posant P(n) : “∀k ∈ J0, n + 1K uk > 0′′ ).

2. On pose vn = ln(un ). Montrer que (vn )n⩾0 est une suite récurrente affine d’ordre 2, c’est-à-dire vérifiant
vn+2 = a vn+1 + b vn + c où a, b, c sont des réels à déterminer.
Soit n ∈ N, on a par propriétés du logarithme que :
vn+2 = 2vn+1 + 3vn + 4

3. Déterminer le point fixe λ de la fonction réelle définie par f (x) = (a + b) x + c.


On a f (x) = 5x + 4 dont l’unqiue point fixe est λ = −1.
4. On pose wn = vn − λ pour tout n ⩾ 0. Montrer que (wn )n⩾0 est une suite récurrente linéaire d’ordre 2.
Pou tout n ∈ N on a wn = vn + 1 donc
wn+2 = vn+2 + 1
= 2vn+1 + 3vn + 5
= 2(vn+1 + 1) + 3(vn + 1)
wn+2 = 2wn+1 + 3wn
La suite (wn )n∈N est donc bien une suite récurrente linéaire d’ordre 2.

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5. Exprimer wn en fonction de n pour tout n ⩾ 0.
L’équation caractéristique associée est x2 − 2x − 3 = 0. dont les deux racines réelles sont 3 et −1. Donc d’après
le cours il existe (λ, µ) ∈ R2 tel que

∀n ∈ N wn = λ3b + µ(−1)n

. De plus comme w0 = v0 + 1 = ln(u0 ) + 1 = 1 et w1 = 1 on a


(
λ+µ=1 1
⇐⇒ µ = λ =
3λ − µ = 1 2

On a déduit que pour tout n ∈ N


3n (−1)n
wn = +
2 2

6. En déduire un en fonction de n pour tout n ⩾ 0 puis lim un . On a pour tout n ∈ N :


n→+∞

3n +(−1)n −2
un = evn = ewn −1 = e 2

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Exercice 5. (4 points) Soit q un réel vérifiant 0 < q < 1, le but de cet exercice est de déterminer la limite de la
n
X
suite (sn )n∈N définie par sn = kq k = q + 2q 2 + 3q 3 + · · · nq n .
k=0
n
X
1. Rappeler la limite de la suite (vn )n∈N définie par vn = qk = 1 + q + q2 + · · · + qn .
k=0
D’après le cours
1 − q n+1 1
vn = −−−−−→
1 − q n→+∞ 1 − q

2. Montrer que pour tout n ∈ N∗


n
X n
X
k(q k − q k+1 ) = q k − nq n+1 (*)
k=0 k=1

— Avec des Σ et un changement d’indice :


n
X n
X n
X
k(q k − q k+1 ) = kq k − kq k+1
k=0 k=0 k=0
n
X n+1
X
= kq k − (k − 1)q k
k=0 k=1
Xn n
X
= kq k − (k − 1)q k − nq n+1
k=1 k=1
Xn
= (k − (k − 1))q k − nq n+1
k=1
Xn
= q k − nq n+1
k=1

— Avec des · · · :
n
X
k(q k − q k+1 ) = q − q 2 + 2q 2 − 2q 3 + 3q 3 − 3q 4 + · · · nq n − nq n+1
k=0
= q + (−q 2 + 2q 2 ) + (−2q 3 + 3q 3 ) − 3q 4 + · · · + nq n − nq n+1
= q + q 2 + q 3 + · · · q n − nq n+1
Xn
= q k − nq n+1
k=1

un+1
3. On pose pour n ∈ N∗ , un = nq n+1 Déterminer lim et en déduire la limite de (un )n∈N .
n→+∞ un
On montre que
un+1 n+1
un = n q − −−−−→ q. Comme q ∈]0, 1[ on a d’après le cours que lim un = 0
n→+∞ n→+∞
4. Déduire de ce qui précède la limite de (sn )n∈N
Indication : factoriser par q k dans la somme du membre de gauche de (*)

4/ 5 Tournez la page svp ,→


De (*) on tire
n
X n
X
k k+1
k(q − q )= q k − nq n+1
k=0 k=1
n
X Xn
kq k (1 − q) = q k − nq n+1
k=0 k=1
n
X Xn
(1 − q) kq k = q k − nq n+1
k=0 k=1
n
1 X k
sn = ( q − nq n+1 )
1−q
k=1
Pn Pn
Par opération sur les limites on en déduit que ( k=1 q k = k=0 q k − 1) :

1 1 q
lim sn = ( − 1) = .
n→+∞ 1−q 1−q (1 − q)2

5/ 5
Novembre 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (4 points) On se propose de démontrer le résultat du cours suivant :

Toute suite réelle croissante majorée converge.


Soit (un )n∈N une suite réelle croissante majorée. On pose

A = un | n ∈ N .

1. Justifier que l’ensemble A possède une borne supérieure. (On citera précisément le résultat utilisé dont on vérifiera
les hypothèses.) On note alors ℓ = sup A.
1pt La suite (un )n∈N est majorée donc l’ensemble A est majorée (tout élément de A étant un terme de la suite).
De plus A est non vide car u0 ∈ A. Or nous avons vu que toute partie de R non vide majorée possède une borne
supérieure, donc A possède une borne supérieure.
2. Soit ε > 0, fixé pour toute la suite. Justifier qu’il existe un entier N tel que ℓ − ε < uN ≤ ℓ.
0.5pt Comme ℓ − ε < ℓ le nombre ℓ − ε n’est pas un majorant de A car ℓ est le plus petit majorant. Il existe
donc un entier N, tel que uN > ℓ − ε.
3. Démontrer par récurrence que pour tout entier n ≥ N, on a un ≥ uN .
1pt
Initialisation pour n = N la propriété est clairement vraie (uN ≥ uN ).
Hérédité Soit un entier n ≥ N . Supposons que un ≥ uN , alors comme (un )n∈N est croissante on a un+1 ≥ un ≥
uN .
Conclusion D’après le principe de récurrence, pour tout entier n ≥ N on a un ≥ uN .
4. En déduire que pour tout n ∈ N on a :

n ≥ N =⇒ ℓ − ε ≤ un ≤ ℓ.

0.75pt Soit n ∈ N, supposons que n ≥ N, alors, d’après ce qui précède on a un ≥ uN > ℓ − ε. De plus comme
un ∈ A on a nécessairement un ≤ ℓ puis que ℓ est un majorant de A.
5. Conclure.
0.75pt Comme ℓ ≤ ℓ + ε on a

n ≥ N =⇒ ℓ − ε ≤ un ≤ ℓ =⇒ ℓ − ε ≤ un ≤ ℓ + ε =⇒ |un − ℓ| ≤ ε

On a donc démontré qu’il existe un entier N tel que pour tout entier n ∈ N on a :

n ≥ N =⇒ |un − ℓ| ≤ ε

Autrement dit (un )n∈N converge vers ℓ.

Exercice 2 (2 points). Pour chacune des suites suivantes, en déterminer un équivalent le plus simple possible.

1
n3 − 3n + 5
an =
n2 − n + 4
n3
On a d’après le cours (équivalent des fractions rationnelles en n) que an ∼ 2 .
n
D’où
an ∼ n

3n + 4 n
bn =
2n + 5 n
3 n
On a 3n + 4n = 4n (1 + ) = 4n × wn avec lim wn = 1 donc 3n + 4n ∼ 4n .
4
| {z }
n→+∞
wn
 n
4
De même 2n + 5n ∼ 5n . Par quotient, on a bn ∼
5
1 1
cn = 2

n (n + 1)2
2n + 1 2n 2
On réduit au même dénominateur et on simplifie : cn = ∼ 4 ∼ 3
n2 (n + 1)2 n n
3n + n! + nn
dn = √
n2 + 4 n
On sait d’après le cours que 3n = o(nn ) et n! = o(nn ) on a donc 3n + n! + nn ∼ nn . √
De même on a que n2 = o(4n ) donc n2 + 4n ∼ 4n et par puissance (fixée...) d’équivalent on a n2 + 4n ∼
√ n 1
 n n
4n = 4 2 = (4 2 )n = 2n . Par quotient on a donc dn ∼ .
2

Exercice 3 (4 points). Déterminer une expression des suites (un )n∈N suivantes en fonction de n :
(
u0 = 4, u1 = 14
1.
un+2 = 7un+1 − 10un , ∀n ∈ N

Il s’agit d’une suite récurrente linéaire d’ordre 2. L’équation caractéristique associée est

x2 − 7x + 10 = 0,

dont les racines sont 2 et 5. On sait donc qu’il existe deux réels λ et µ tels que

∀n ∈ N, un = λ2n + µ5n .

On détermine ces deux réels grâce à la donnée de u0 et de u1 :


( (
u0 = 4 λ+µ=4
⇐⇒ ⇐⇒ λ = µ = 2
u1 = 14 2λ + 5µ = 14

Ainsi on a pour tout n ∈ N :


un = 2n+1 + 2 × 5n

(
u0 = 2,
2.
un+1 = 7un − 10, ∀n ∈ N

Il s’agit d’une suite arithmético-géométrique


5
Point fixe. Le point fixe associé vérifie ℓ = 7ℓ − 10 et vaut donc ℓ = .
3

2
Suite auxiliaire. La suite vn = un − 5
3 est géométrique de raison 7. En effet
5 35 5
vn+1 = un+1 − = 7un − = 7(un − ) = 7vn
3 3 3
terme général On a donc pour tout n ∈ N

vn = 7n v0
5 5
un − = 7n (u0 − )
3 3
1 5
un = × 7n +
3 3

Exercice 4 (3 points). Soit (un )n∈N une suite qui converge vers ℓ ∈ R.
En utilisant uniquement la définition de la limite, montrer que si ℓ < 0, alors à partir d’un certain rang un < 0.
La réciproque est-elle vraie ?
On applique la définition de lim un = ℓ avec ε = − 2ℓ > 0. Il existe donc N ∈ N tel que pour tout entier n ≥ N
n→+∞
on a

|un − ℓ| ≤ − ,
2
ℓ ℓ
≤ un − ℓ ≤ − ,
2 2
3ℓ ℓ
≤ un ≤ .
2 2

En particulier comme ℓ < 0 on a un ≤ < 0.
2
Par ailleurs la réciproque est fausse comme le prouve la suite convergente un = − n+1
1
qui est bien < 0 mais qui
converge vers 0.
Exercice 5 (4 points). Étudier la convergence des suites suivantes.
 
1
1. un = n sin √
n √
1.5pt. On sait d’après le cours que si un tend vers 0, on a sin(un ) ∼ un . On en déduit que un ∼ n et donc
que lim un = +∞ .
n→+∞
  14
2. vn = n4 + 3n3 − n
2.5pt. On sait d’après le cours que si un tend vers 0, on a (1 + un )α = 1 + αun + o(un ). On en déduit que
 3  14
vn = n4 (1 + −n
n
3  14
=n 1+ −n
n
3 1 
=n 1+ + o( ) − n
4n n
3
= n + + o(1) − n
4
3
= + o(1)
4
D’où
3
lim vn =
n→+∞ 4

3
Exercice 6 (6 points). On se propose de montrer dans cette exercice que la suite (cos(n))n∈N n’est pas convergente.
On rappelle la formule de trigonométrie suivante , pour tout (a, b) ∈ R2 on a :

cos(a + b) = cos(a) cos(b) − sin(a) sin(b) (*)

1. Soit (un )n∈N une suite réelle, donner la définition d’une suite extraite de (un )n∈N et rappeler le lien logique
entre la convergence de (un )n∈N et celle de ses sous-suites. 
1pt. Une suite extraite de un est une suite de la forme uφ(n) n∈N où ϕ : N → N est une application croissante.
De plus on sait que la convergence de la suite (un )n∈N entraîne la convergence de toute les sous-suites.
2. On suppose dans toute la suite que (cos(n))n∈N est convergente vers une limite ℓ1 . Que vaut lim cos(n + 1) ?
n→+∞
1pt. lim cos(n + 1) = ℓ1 car, mais c’est évident avec la définition de la limite 1 , (cos(n + 1))n∈N est une
n→+∞
suite extraite de (cos(n))n∈N . (Prendre ϕ(n) = n + 1).
3. En utilisant la formule (*), en déduire qu’alors sin(n) est convergente vers une limite ℓ2 vérifiant

ℓ1 = ℓ1 cos(1) − ℓ2 sin(1) (**)

1pt. On a

cos(n + 1) = cos(n) cos(1) − sin(n) sin(1)

Les deux suites (cos(n +1)) et (cos(n)) étant convergente on en déduit par opérations sur les limites (sin(1) ̸= 0)
que sin(n) est convergente, en passant à limite dans l’égalité précédente on obtient le résultat voulu grace aux
propriétés de la limite :

lim cos(n + 1) = lim (cos(n) cos(1) − sin(n) sin(1))


n→+∞ n→+∞

= lim cos(n) cos(1) − lim sin(n) sin(1)


n→+∞ n→+∞

ℓ1 = ℓ1 cos(1) − ℓ2 sin(1)

4. Justifier que ℓ21 + ℓ22 = 1. (Indication : on pourra utiliser une formule de trigo bien connue.)
0.5pt. On a cos2 (n) + sin2 (n) = 1, en passant à la limite on obtient bien l12 + l22 = 1.
5. Montrer que ℓ1 = ℓ21 + ℓ22 . (Indication : on pourra écrire cos(n) = cos(2n − n).)
En déduire que ℓ1 = 1 puis que ℓ2 = 0.
1,5 pt.

cos(n) = cos(2n − n)
cos(n) = cos(2n) cos(n) + sin(2n) sin(n) (E)

Or la suite (cos(2n)) est une suite extraite de la suite (cos(n)), elle converge donc vers ℓ1 . De même (sin(2n))
converge vers ℓ2 . En passant à la limite dans la relation (E) on obtient bien ℓ1 = ℓ21 + ℓ22 . Or on sait d’après
3. que ℓ21 + ℓ22 = 1 on a donc ℓ1 = 1. De plus on a alors 1 = 1 + ℓ22 on a donc ℓ2 = 0.
6. En déduire une contradiction.
1pt. En appliquant les valeurs de ℓ1 = 1 et ℓ2 = 0 dans l’égalité (*) on obtient

1 = cos(1)

ce qui est absurde car 0 < 1 < π2 donc 0 < cos(1) < 1. La suite (cos(n)n )n∈N n’est pas convergente.
Remarque : Un résultat plus fort (mais plus difficile à démontrer) est le suivant :
Tout nombre ℓ ∈ [−1, 1] est la limite d’une suite extraite de (cos(n))n∈N

1. on a en effet simplement n ≥ N =⇒ n + 1 ≥ N

4/ 4
Février 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (4 points) On se propose de démontrer le résultat du cours suivant :

Toute suite croissante non majorée diverge vers +∞.


Soit (vn )n∈N une suite.
1. Donner la définition de lim vn = +∞.
n→+∞
2. Donner la définition de (vn )n∈N est majorée, puis sa négation.
Soit (un )n∈N une suite croissante non majorée, et soit A > 0 .
2. Justifier qu’il existe un entier N tel que uN > A.
3. En déduire que pour tout entier n ≥ N on un > A .
4. Conclure.

Exercice 2. (3 points) Soient A l’ensemble suivant


 
n+1
A= , n ∈ N .
n2 + 15

x+1
1. Étudier sur R+ la fonction f (x) = .
x2 + 15
2. Est-ce que A possède une borne supérieure ?
3. Montrer que inf A = 0.
4. Est-ce que A possède un minimum ?

Exercice 3. (3pts) Démontrer à l’aide uniquement de la définition de la limite que


2n + 5
lim = 2.
n→+∞ n + 2

Aucune propriété de la limite ne peut-être utilisée dans cette question en dehors de la définition avec des quantifi-
cateurs
Exercice 4. (4pts) Étudier la convergence des suites suivantes et le cas échéant donner leur limite .
1. un = ln(3 + cos(n))en
1
2. vn = n − (n3 + n2 ) 3
 ln(n2 )
3. wn = 1 + ln(n)
1

2 xn+1
4. vn = n! − 3n (Poser zn = n!
3n2
et calculer xn .)

1 Tournez la page svp ,→


Exercice 5. (6pts) Soit la suite (un )n∈N définie pour n ≥ 2 par
n
X (−1)k
un = .
ln(k)
k=2

1. Montrer que la suite (u2n )n∈N est décroissante.


2. Montrer que la suite (u2n+1 )n∈N est croissante.
3. En déduire la convergence de (un )n∈N . On note ℓ sa limite.
4. On pose Rn = ℓ − un . Justifier que pour tout n ≥ 2 on a

u2n+1 ≤ ℓ ≤ u2n+2 ≤ u2n .

(a) En déduire que si n est pair on a


1
− ≤ Rn ≤ 0
ln(n + 1)
(b) En déduire que si n est impair on a
1
0 ≤ Rn ≤
ln(n + 1)
(c) Montrer que pour tout n ∈ N on a
1
|Rn − ℓ| ≤
ln(n + 1)
5. Donner une valeur de n0 tel que pour n ≥ n0 on a

|un0 − ℓ| ≤ 10−4 .

2/ 2
Avril 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 1- Section A - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Toute réponse doit
être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (4 points) On se propose de démontrer le résultat du cours suivant :

Si une suite est convergente, sa limite est unique.


Soient (un )n∈N une suite et ℓ un réel.
1. Donner la définition de lim un = ℓ.
n→+∞
3x+y x+3y
2. Montrer que si x et y sont deux réels tels que x < y on a 4 < 4 .
On suppose par l’absurde qu’il existe deux réels ℓ1 et ℓ2 tel que ℓ1 < ℓ2 , tels que (un )n∈N converge vers ℓ1 et (un )n∈N
converge vers ℓ2 .
3. Justifier qu’il existe un entier N1 tel que pour tout n ∈ N on a :
ℓ2 − ℓ1
n ≥ N1 =⇒ |un − ℓ1 | < .
4
3ℓ1 + ℓ2
4. En déduire que pour tout entier n ≥ N1 on a : un < .
4
ℓ1 + 3ℓ2
5. Montrer de même qu’il existe un entier N2 tel que pour tout n ≥ N2 on a : < un .
4
ℓ1 + 3ℓ2 3ℓ1 + ℓ2
6. Déduire de ce qui précède que < et conclure.
4 4
Correction 1. 1. (1pt) La définition est

∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ≥ N =⇒ |un − ℓ| < ε)

3x + y x + 3y
2. (0.5pt) On a : x < y =⇒ 2x < 2y =⇒ 3x − x < 3y − y =⇒ 3x + y < x + 3y =⇒ <
4 4
ℓ2 −ℓ1
3. (0.5pt) Comme lim un = ℓ1 on a en choisissant ε = 4 > 0 dans la définition, qu’il existe un entier N1
n→+∞
tel que :
ℓ2 − ℓ1
n ≥ N1 =⇒ |un − ℓ1 | <
4
4. (0.5pt) C’est à dire par propriété de la valeur absolue

ℓ2 − ℓ1 ℓ2 − ℓ1
n ≥ N1 =⇒ − < un − ℓ1 <
4 4
et en conservant l’inégalité de droite on obtient en particulier
ℓ2 + 3ℓ1
n ≥ N1 =⇒ un <
4
ℓ2 −ℓ1
5. (1pt) De même comme lim un = ℓ2 on a en choisissant là encore ε = 4 > 0 dans la définition, qu’il
n→+∞
existe un entier N2 tel que :
ℓ2 − ℓ1
n ≥ N2 =⇒ |un − ℓ2 | <
4

1 Tournez la page svp ,→


C’est à dire par propriété de la valeur absolue
ℓ2 − ℓ1 ℓ2 − ℓ1
n ≥ N2 =⇒ − < un − ℓ2 <
4 4
et en conservant l’inégalité de gauche on obtient en particulier
3ℓ2 + ℓ1
n ≥ N2 =⇒ < un
4
6. (0.5pt) Finalement pour N = max(N1 , N2 ) on a d’après les deux questions précédentes que
3ℓ2 + ℓ1 ℓ2 + 3ℓ1
< un <
4 4
qui donne en particulier que
3ℓ2 + ℓ1 ℓ2 + 3ℓ1
<
4 4
ce qui contredit la question 2 et est donc absurde. Une suite ne peut donc converger vers deux limites distinctes.
Autrement dit la limite d’une suite convergente est unique.

Exercice 2. (4 points) Soit A l’ensemble suivant


 
n+1
A= ,n ∈ N .
n2 + 24
x+1
1. Étudier sur R+ les variations de la fonction dérivable f définie par f (x) = .
x2 + 24
2. Est-ce que A possède une borne supérieure ?
3. Montrer que inf A = 0.
4. Est-ce que A possède un minimum ?
Correction 2. 1. (1pt) La dérivée de f vaut f ′ (x) = −(x+6)(x−4)
(x2 +24)2 .La fonction f est donc croissante sur [0, 4] et
décroissante sur [4, +∞[. Elle atteint donc son maximum en x = 4 et ce maximum vaut f (4) = 40 5
= 81 .
2. (1pt) Pour n ∈ N on a donc f (n) ≤ f (4) = 18 . Ainsi l’ensemble A possède un maximum qui vaut 81 qui est
donc également sa borne supérieure.
3. (1pt) On a pour tout n ∈ N nn+12 +24 > 0 et n2 +24 −
n+1
−−−−→ 0. Ainsi par caractérisation séquentielle de la borne
n→+∞
inférieure on sait que inf A = 0.
4. (1pt) Comme inf A = 0 et 0 ∈ / A l’ensemble A ne possède pas de minimum. (On sait d’après le cours que si
le minimum d’un ensemble existe, c’est sa borne inférieure.

Exercice 3. (3pts) Démontrer à l’aide uniquement de la définition de la limite que


2n + 5
lim = 2.
n→+∞ n+2
Aucune propriété de la limite ne peut-être utilisée dans cette question en dehors de la définition avec des quantifi-
cateurs.
Correction 3. On veut montrer l’assertion :
 
2n + 5
∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N =⇒ −2 ≤ε
n+2
Soit ε > 0 et n ∈ N on a
2n + 5 2n + 5 − 2n − 4 1 1
−2 = = = .
n+2 n+2 n+2 n+2

2 Tournez la page svp ,→


Ainsi
2n + 5 1 1 1
− 2 ≤ ε ⇐= ≤ ε ⇐= n + 2 ≥ ⇐= n ≥ − 2.
n+2 n+2 ε ε

Posons N = E( 1ε ). Soit n ∈ N vérifiant n ≥ N alors on a n ≥ 1


ε − 1 et d’après ce qui précède on en déduit que

2n + 5
− 2 ≤ ε.
n+2

L’assertion est démontrée.

3 Tournez la page svp ,→


Exercice 4. (4pts) Étudier la convergence des suites suivantes et le cas échéant donner leur limite .
1. un = ln(3 + cos(n))en
1
2. vn = n − (n3 + n2 ) 3
 ln(n2 )
3. wn = 1 + ln(n)
1

2 n! xn+1
4. zn = n! − 3n . (On pourra, par exemple, poser xn = et calculer lim .)
3n2 n→+∞ xn
Correction 4. 1. (1pt) On a par encadrement du cosinus et croissance du logarithme que pour tout entier n ∈
N : ln((3 + cos(n)) ≥ ln(2) > 0. Or par produit lim ln(2)en = +∞ donc par comparaison lim un = +∞.
n→+∞ n→+∞
1
2. (1pt) On utilise la formule vue en cours : si un = o(1) alors (1 + un ) = 1 + + o(un ).D’où : 3
1
3 un
   
1 1 1 1 1 1
vn = n 1 − (1 + ) 3 = n 1 − 1 − + o( ) = − + o(1) −−−−−→ −
n 3n n 3 n→+∞ 3
 ln(n2 ) 2
= e2 ln(n)( ln((n) +o( ln(n) )) = e2+o(1) −−−−−→ e2
1 1 1
3. (1pt) On a wn = 1 + 1
ln(n) = eln(n ) ln(1+ ln(n) )
n→+∞
xn+1 (n+1)! 3 n2
4. (1pt) Posons xn = n!
3n2
. On a xn = 3(n+1)2 n!
= n+1
32n+1 −−−−−→ 0 par croissances comparées. Ainsi on sait
n→+∞
2
d’après le cours que lim xn = 0, il suit que n! = o(3 ) et donc que lim zn = −∞.
n
n→+∞ n→+∞

Exercice 5. (6 pts) Soit la suite (un )n≥2 définie pour n ≥ 2 par


n
X (−1)k
un = .
ln(k)
k=2

1. Montrer que la suite (u2n )n∈N est décroissante.


2. Montrer que la suite (u2n+1 )n∈N est croissante.
3. En déduire la convergence de (un )n∈N . On note ℓ sa limite. (On pensera au théorème des suites adjacentes.)
4. Justifier que pour tout n ≥ 2 on a
u2n+1 ≤ ℓ ≤ u2n .
5. Soit un entier n ≥ 2. On pose Rn = ℓ − un .
(a) Déduire de ce qui précède que si n est pair on a
1
− ≤ Rn ≤ 0.
ln(n + 1)

(b) Montrer également que si n est impair on a


1
0 ≤ Rn ≤ .
ln(n + 1)

(c) Montrer que pour tout entier n ≥ 2 on a


1
|un − ℓ| ≤ .
ln(n + 1)

6. Donner une valeur de n0 tel que pour n ≥ n0 on a

|un0 − ℓ| ≤ 10−4 .

Correction 5. 1. (1pt) Soit n ∈ N. On a u2n+2 − u2n = 1


ln(2n+2) − 1
ln(2n+1) < 0 par décroissance de x 7→ 1
ln(x) .
La suite (u2n )n∈N est donc bien décroissante.

4 Tournez la page svp ,→


−1
2. (1pt) Soit n ∈ N. On a u2n+3 − u2n+1 = ln(2n+3) + 1
ln(2n+2) > 0 par décroissance de x 7→ 1
ln(x) .
La suite (u2n+1 )n∈N est donc bien croissante.
−1
3. (1pt) On a u2n+1 − u2n = ln(2n+1) −
−−−−→ 0. Les deux suites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N sont donc adjacentes.
n→+∞
Elles convergent donc vers la même limite ℓ. De plus Les suites extraites de rang pair et impair convergeant
vers la même limite on sait d’après le cours que (un )n∈N converge vers cette limite commune ℓ.
4. (1pt) La suite (u2n )n∈N étant convergente et décroissante vers ℓ on a nécessairement u2n ≥ ℓ pour tout n ∈ N.
(Sinon par l’absurde, si il existait un entier n0 tel que u2n0 < ℓ on aurait pour tout n ≥ n0 u2n ≤ u2n0 < ℓ et
par passage à la limite ℓ ≤ u2n0 < ℓ qui est absurde. Un raisonnement analogue montre que u2n+1 ≤ ℓ pour
tout n ∈ N.
5. (a) (0.5pt) Si n est pair on a d’après ce qui précède que

un+1 ≤ ℓ ≤ un .

Si on soustrait un à ces inégalité on obtient donc :

un+1 − un ≤ ℓ − un ≤ 0.

C’est à dire le résultat voulu :


1
− ≤ Rn ≤ 0.
ln(n + 1)
(b) (0.5pt) Si n est impair on a d’après ce qui précède que

un ≤ ℓ ≤ un+1 .

Si on soustrait un à ces inégalité on obtient donc :

0 ≤ ℓ − un ≤ un+1 − un .

C’est à dire le résultat voulu :


1
0 ≤ Rn ≤ .
ln(n + 1)
(c) (0.5pt) Des deux questions précédentes on déduit que − ln(n+1)
1
≤ Rn − ℓ ≤ 1
ln(n+1) et le résultat suit
par définition de la valeur absolue.
6. (0.5pt) Comme la suite ( n+1
1
)
n n∈N
est décroissante, il suffit d’avoir 1
n ≤ 10−4 .
Or
1
≤ 10−4 ⇐⇒ ln(n + 1) ≥ 104
ln(n + 1)
4 4
⇐⇒ n + 1 ≥ e10 ⇐⇒ n ≥ e10 − 1
4
Ainsi on peut prendre n0 = E(e10 ) ≃ 8.9 × 104342 !

5/ 5
Avril 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 1 -Section B - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Toute réponse doit
être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (3.5 points) On se propose de démontrer le résultat du cours suivant :
Toute suite croissante non majorée diverge vers +∞.
1. Soit (vn )n∈N une suite.
(a) Donner la définition de lim vn = +∞.
n→+∞
(b) Donner la définition de “(vn )n∈N est majorée”, puis sa négation.
2. Soit (un )n∈N une suite croissante non majorée, et soit A > 0 .
(a) Justifier qu’il existe un entier N tel que uN > A.
(b) En déduire que pour tout entier n ≥ N on a un > A .
(c) Conclure.
Correction 1. 1. (1pt)
∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ≥ N =⇒ un > A) .
2. (1pt) La suite (un )n∈N est majorée si :

∃M ∈ R, ∀n ∈ N, un ≤ M.

Ainsi la suite (un )n∈N n’est pas majorée si

∀m ∈ R, ∃n ∈ N, un > M.

3. (0.5pt) Si la suite (un )n∈N n’est pas majoré alors A n’est pas un majorant et on a bien ∃N ∈ N, uN > A.
4. (0.5pt) Comme la suite est croissante on a par récurrence immédiate que n ≥ N =⇒ un ≥ uN . (En effet
uN ≥ uN et un ≥ UN =⇒ un+1 ≥ un ≥ uN .)
5. (0.5pt) Pour un nombre A > 0 quelconque on a trouvé un rang N tel que pour tout n ∈ N on a : n ≥ N =⇒
un ≥ A. Ceci prouve que la suite (un )n∈N diverge vers +∞.

Exercice 2. (4 points) Soit A l’ensemble suivant


 
n+1
A= , n ∈ N .
n2 + 15
x+1
1. Étudier sur R+ les variations de la fonction dérivable f définie par f (x) = .
x2 + 15
2. Est-ce que A possède une borne supérieure ?
3. Montrer que inf A = 0.
4. Est-ce que A possède un minimum ?

Correction 2. 1. (1pt) La dérivée de f vaut f ′ (x) = −(x+5)(x−3)


(x2 +15)2 .La fonction f est donc croissante sur [0, 3] et
décroissante sur [3, +∞[. Elle atteint donc son maximum en x = 3 et ce maximum vaut f (x) = 24 4
= 16 .
2. (1pt) Pour n ∈ N on a donc f (n) ≤ f (3) = 61 . Ainsi l’ensemble A possède un maximum qui vaut 1
6 qui est
donc également sa borne supérieure.

1 Tournez la page svp ,→


3. (1pt) On a pour tout n ∈ N n+1
n2 +15 > 0 et n+1
n2 +15 −
−−−−→ 0. Ainsi par caractérisation séquentielle de la borne
n→+∞
inférieure on sait que inf A = 0.
4. (1pt) Comme inf A = 0 et 0 ∈
/ A l’ensemble A ne possède pas de minimum. (On sait d’après le cours que si
le minimum d’un ensemble existe, c’est sa borne inférieure).

Exercice 3. (3pts) Démontrer à l’aide uniquement de la définition de la limite que


3n + 5
lim = 3.
n→+∞ n+2
Aucune propriété de la limite ne peut-être utilisée dans cette question en dehors de la définition avec des quantifi-
cateurs.
Correction 3. (3pt)
On veut montrer l’assertion :
 
3n + 5
∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N =⇒ −2 ≤ε
n+2

Soit ε > 0 et n ∈ N on a
3n + 5 3n + 5 − 3n − 6 −1 1
−3 = = = .
n+2 n+2 n+2 n+2

Ainsi
3n + 5 1 1 1
− 3 ≤ ε ⇐= ≤ ε ⇐= n + 2 ≥ ⇐= n ≥ − 2.
n+2 n+2 ε ε

Posons N = E( 1ε ). Soit n ∈ N, et supposons que n ≥ N. Alors on a n ≥ 1


ε − 1 et d’après ce qui précède on en déduit
que
3n + 5
− 2 ≤ ε.
n+2
L’assertion est démontrée.

2 Tournez la page svp ,→


Exercice 4. (4pts) Étudier la convergence des suites suivantes et le cas échéant donner leur limite .
n3 + cos(n)
1. un = .
en
1
2. vn = n − (n5 + n3 ) 5 .
 n
3. wn = 1 + √1n .
(n!)2 xn+1
4. zn = (2n)! − (n!)2 . (On pourra, par exemple, poser xn = et calculer lim .)
(2n)! n→+∞ xn
n3 + cos(n) n3 + 1 3
Correction 4. 1. (1pt) |un | = n
≤ n
. Or on sait que par croissances comparées que lim nen = 0
e e n→+∞
d’où par comparaison lim un = 0.
n→+∞
1
2. (1pt) On remarque d’abord que vn = n × (1 − (1 + n12 ) 5
On utilise le « DL1 »de (1 + x)α : comme n12 −−−−−→ 0
n→+∞
   
1 1
vn = n 1 − 1 − 2 + o
5n n2
 
1 1
vn = +o
5n n
Ainsi on a lim vn = 0
n→+∞
 n √ √ √ √ √
n ln(1+ √1n ) n( √1 +o( √1n ))
3. (1pt) wn = 1 + √1n =e =e n = e n+o( n) Or on a n + o( n) ∼ n ainsi o
(n!)2
4. (1pt) On pose xn = et on a
(2n)!
xn+1 ((n + 1)!)2 (2n)! (n + 1)2 (n + 1) 1
= 2
= = −−−−−→
xn (2n + 2)!(n!) (2n + 2)((2n + 1) 2(2n + 1) n→+∞ 4
Ainsi (n!)2 = o((2n)!) et on a donc lim zn = +∞.
n→+∞

Exercice 5. (6.5pts) On définit la suite (Sn )n≥2 par


n
X 1 1 1 1
Sn = = + + ··· + .
k ln(k) 2 ln(2) 3 ln(3) n ln(n)
k=2

1. Que vaut la dérivée de la fonction f définie (et dérivable) sur ]1, +∞[ par f (x) = ln(ln(x)) ?
2. En utilisant une intégrale, montrer que pour tout k ≥ 2 :
1 1
⩽ ln(ln(k + 1)) − ln(ln(k)) ⩽ .
(k + 1) ln(k + 1) k ln(k)

(On pourra utiliser sans justification que x 7→ 1


x ln(x) est décroissante sur ]1, +∞[.)
3. En déduire que si n est un entier tel que n ≥ 2 on a
1
ln(ln(n + 1)) − ln(ln((2)) ⩽ Sn ⩽ ln(ln(n)) − ln(ln(2)) + .
2 ln(2)
4. Déduire de ce qui précède que Sn diverge.
5. Donner un équivalent simple de la suite Sn .
Correction 5. 1. (1pt) On a par dérivée d’une composée :
1
1
f ′ (x) = x
= .
ln(x) x ln(x)

3 Tournez la page svp ,→


2. (1.5pt) La fonction x 7→ 1
x ln(x) étant décroissante sur ]1, +∞[ on a pour k ≥ 2 et x ∈ [k, k + 1] que

k ≤x≤k+1

donc
1 1 1
≤ ≤ .
(k + 1) ln(k + 1) x ln(x) k ln(k)
En intégrant de k à k + 1 on obtient
Z k+1
1 1 1
≤ dx ≤
(k + 1) ln(k + 1) k x ln(x) k ln(k)

Or d’après la question 1 une primitive de x 7→ 1


x ln(x) est la fonction x 7→ ln(ln(x)) on a donc

1 h ik+1 1
≤ ln(ln(x)) ≤ ,
(k + 1) ln(k + 1) k k ln(k)

ainsi
1 1
≤ ln(ln(k + 1)) − ln(ln(k)) ≤ ,
(k + 1) ln(k + 1) k ln(k)
3. (1.5pt) En sommant les inégalités de droite du 2. pour k allant de 2 à n on obtient
n
X n
 X 1
ln(ln(k + 1)) − ln(ln(k)) ≤
k ln(k)
k=2 k=2

À droite de l’inégalité on reconnaît Sn et à gauche une somme télescopique qui vaut ln(ln(n + 1)) − ln(ln(2)
on a donc montré que
ln(ln(n + 1)) − ln(ln(2) ≤ Sn
En sommant les inégalité de gauches de 2 à n − 1 on obtient :
n−1
X n−1
X
1 
≤ ln(ln(k + 1)) − ln(ln(k))
(k + 1) ln(k + 1)
k=2 k=2

1
La somme de gauche vaut Sn − et celle de droite est télescopique et vaut ln(ln(n)) − ln(ln((2)) On a
2 ln(2)
donc
1
Sn ≤ ln(ln(n)) + ln(ln(2)) + .
2 ln 2
Les deux inégalités sont donc démontrées.
4. (1pt) On utilise la minoration Sn ≥ ln(ln(n)) − ln(ln(2)) ≥ ln(ln(n)). Or lim ln(ln(n)) = +∞ donc par
n→+∞
comparaison on a lim Sn = +∞.
n→+∞
5. (1.5pt) Montrons que Sn ∼ ln(ln(n)). De l’inégalité du 3 On tire pour n ≥ 3 que
1
ln(ln(n + 1)) − ln(ln((2)) Sn ln(ln(2)) + 2 ln(2)
⩽ ⩽1−
ln(ln(n))) ln((ln(n)) ln(ln(n))

4 Tournez la page svp ,→


Par opérations sur les limites, le membre de droite tend vers 1 quand n → +∞. De plus

ln(ln(n + 1)) − ln(ln((2)) ln(ln(n + 1))


= + o(1)
ln(ln(n))) ln(ln(n))
ln(ln(n(1 + n1 )))
= + o(1)
ln(ln(n))

ln ln(n) + ln(1 + n1 )
= + o(1)
ln(ln(n))

ln ln(n) + ln(1 + n1 )
= + o(1)
ln(ln(n))
 1

ln(1+ n )
ln ln(n)(1 + ln(ln(n))
= + o(1)
ln(ln(n))
 1

ln(1+ n )
ln(ln(n)) + ln 1 + ln(ln(n))
= + o(1)
ln(ln(n))
= 1 + o(1)

Par encadrement on a lim Sn


= 1, ainsi Sn ∼ ln(ln(n)).
n→+∞ ln(ln(n))

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Octobre 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Contrôle continu 1 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (4 points) Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles.
1. On suppose que (un )n∈N et (vn )n∈N sont convergentes et on note

lim un = ℓ et lim v = ℓ′ .
n→+∞ n→+∞

Démontrer qu’ alors la suite de terme général (un + vn ) est convergente vers ℓ + ℓ′ .
2. Réciproquement est-ce que la convergence de la suite (un + vn )n∈N implique la convergence des suites (un )n∈N
et (vn )n∈N ? Justifier.
Correction 1. 1. Soit ε > 0. On sait, par hypothèse, qu’il existe un couple d’entiers naturels N1 et N2 tels que
pour tout n ∈ N on a :
ε
n ≥ N1 =⇒ |un − ℓ| ≤
2
ε
n ≥ N2 =⇒ |vn − ℓ′ | ≤
2
Posons N = max(N1 , N2 ). Soit n un entier dont on supose qu’il vérifie n ≥ N . On a alors

|(un + vn ) − (ℓ + ℓ′ )| = |un − ℓ + vn − ℓ′ |
≤ |un − ℓ| + |vn − ℓ′ [ (par inégalité triangulaire)
ε ε
≤ + (car n ≥ N1 et n ≥ N2 )
2 2
|(un + vn ) − (ℓ + ℓ′ )| ≤ ε

2. La convergence de la somme n’implique pas la convergence des deux suites. Il suffit par exemple de prendre
un = (−1)n et vn = 1 − (−1)n . La somme converge vers 1 mais ni (un )n∈N ni (vn )n∈N ne sont convergentes.
Exercice 2 (3 points). Soit  
p
A= p ∈ N, q ∈ N∗ .
p+q
Déterminer en justifiant si A possède un majorant, une borne supérieure, un maximum, un minorant, une borne
inférieure, un minimum.

Correction 2.
p
On remarque d’abord que pour tout (p, q) ∈ N × N∗ on a p+q ≥ 0. Ainsi 0 est un minorant de A et comme 0 ∈ A
(il suffit de prendre p = 0 et q = 1) c’est le minimum donc la borne inférieure de A.
p
Ensuite comme (p, q) ∈ N × N∗ on a p < p + q, on a nécessairement p+q < 1. Ainsi 1 est un majorant (qui
n’appartient pas à l’ensemble). Considérons alors la suite (un )n∈N définie par un = n+1n
. Cette suite est une suite
d’élements de A, il suffit de prendre p = n et q = 1, qui converge vers 1. Ainsi par caractérisation séquentielle de
la borne supérieur on a sup A = 1. Comme 1 ∈ / A, on sait de plus que A ne possède pas de maximum.

1 Tournez la page svp ,→


Exercice 3 (3 points). Déterminer la limite éventuelle de chacune des suites suivantes.

n2 + 3n + 5 n cos(2n )
an = cn =
n2 ln(n) − n + 4 n2 + 1
n
X 1
−3n + 2n dn =
bn = n2 + k
en − 3n k=1
n2 1 + n3 + n5 1
Correction 3. 1. an = × 1 4 = ln(n) × wn avec lim wn = 1.
n2 ln(n) 1 − n ln(n) + n2 n→+∞

Ainsi par opérations lim an = 0.


n→+∞

−3n 1 + ( 23 )n
2. bn = × −−−−−→ 1 (on rappelle que e ≃ 2.71 en particulier e < 3)
−3n −( 3e )n + 1 n→+∞

lim bn = 1.
n→+∞

n n
3. cn = × cos(2n ). Or la suite de terme général 2 converge vers 0 (on peut factoriser par n et n2
n2
+1 n +1
numérateur et dénominateur) et la suite cos(2n ) est bornée donc d’après le cours on a

lim cn = 0
n→+∞

4. Pour k entier on a :

1≤k≤n
n + 1 ≤ n2 + k ≤ n2 + n
2

1 1 1
2
≤ 2 ≤ 2
n +n n +k n +1
On peut alors sommer ces inégalités pour k allant de 1 à n on obtient
n
X n
X 1 X 1 n
1
2
≤ 2

n +n n +k n2 + 1
k=1 k=1 k=1

n
X 1
n n
2
≤ ≤ 2
n +n n2 + k n +1
k=1

On peut alors montrer comme précédemment que lim 2n = lim 2


n
= 0 et conclure par encadrement
n→+∞ n +n n→+∞ n +1
que lim dn = 0 .
n→+∞

Exercice 4 (4 points). Après avoir rappelé la nature des suites suivantes, déterminer une expression de un et vn
suivantes en fonction de n (un réponse partielle sera valorisée) :
( (
u0 = 2, v0 = 2, v1 = 3
1. 2.
un+1 = 3un + 2, ∀n ∈ N vn+2 = 2vn+1 − 2vn , ∀n ∈ N

Correction 4. 1. On reconnaît une suite arithmético-géométrique. Le point fixe associé est λ = 1−3
2
= −1. La
suite auxiliaire wn = un + 1 est géométrique de raison 3. Son terme général est donc : vn = 3 v0 . Ainsi le
n

terme général de (un )n∈N est


un = 3n (2 + 1) − 1 = 3n+1 − 1

2 Tournez la page svp ,→


2. On reconnaît une suite récurrente linéaire d’ordre 2. L’équation caractéristique associée est :

x2 − 2x + 2 = 0

dont √
les racines sont z1 = 1 − i et z2 = 1 + i. On écrit l’une des racines sous forme exponentielle par exemple
π
z2 = 2ei 4 . Ainsi on sait d’après le cours qu’il existe deux constantes (λ, µ) ∈ R2 tel que
√ n  π  π 
∀n ∈ N, vn = 2 λ cos n + µ sin n .
4 4
On sait par ailleurs que v0 = 2 et v1 = 3. On a donc

λ = 2
√ √ √ .
2(λ 22 + µ 22 ) = 3

qui donne λ = 2 et µ = 1. On a donc pour tout n ∈ N :


√ n
 π π 
vn = 2 2 cos(n ) + sin(n )
4 4

Exercice 5 (3 points). Soit (un )n∈N une suite qui converge vers 3.
1 2
En utilisant uniquement la définition de la limite, montrer qu’ à partir d’un certain rang on a > .
un 7

Correction 5. Il suffit d’appliquer la définition de la limite à la suite (un )n∈N en prenant ε = 12 . En effet il existe
donc un rang à partir duquel on a
1
|un − 3| < .
2
1 2
On obtient alors 0 < 5
2 < un < 72 , comme la fonction inverse est décroissante sur R∗+ on a > .
un 7

Exercice 6 (4 points). On rappelle que 2 est irrationnel et que :

Si x ∈ Q et si y ∈ R\Q alors x + y ∈ R\Q.

Soit I =]a, b[ avec a < b.


a+b
1. On pose c = . Montrer qu’il existe ε > 0 tel que ]c − ε, c + ε[⊂ I
2
2. On définie la suite (un )n∈N par

E(10n c) 2
un = n
+ n ∀n ∈ N.
10 10
(a) Justifier que pour tout n ∈ N, un est irrationnel.
(b) Montrer que (un )n∈N est convergente et déterminer sa limite.
(c) Justifier qu’il existe un entier k pour lequel uk ∈ I.
3. En déduire que I contient un nombre irrationnel.
4. En déduire que I contient une infinité de nombres irrationnels.

b−a
Correction 6. 1. Il suffit de prendre, par exemple, ε = . On alors c + ε = a+b
2 + b−a
4 = a+3b
4 < b (de
4
même c − ε > a). Ainsi ]c − ε, c + ε[⊂]a, b[

3 Tournez la page svp ,→


n √
2. (a) Il est clair que E(10
10n
c)
est rationnel. De plus 102n est irrationnel. En effet sinon on aurait l’existence de
√ √ n
deux entiers p, et q ̸= 0 tels que 102n = pq et alors 2 = 10q p ∈ Q ce qui est absurde. D’après le rappel
on a que un est irrationnel (somme d’un rationnel et d’un irrationel).
(b) On a

E(10n c) ≤ 10n c < E(10n c) + 1

Ainsi
1 E(10n c)
c−
n
< ≤c
10
√ 10n √
1 2 E(10n c) 2
c− n + n < ≤ c +
10 10 10n 10n

On en déduit par encadrement que lim un = c car 2
10n −
−−−−→ 0.
n→+∞ n→+∞

(c) On sait qu’il existe une entier k pour lequel ( en fait à partir duquel) on a |uk − c| ≤ ε. C’est-à-dire
uk ∈]c − ε, c + ε[ donc d’après a) on a uk ∈ I.
3. D’après ce qui précède uk ∈ I \ Q donc I contient au moins un irationnel : uk .
4. Supposons par l’absurde que I contienne un nombre fini d’irrationnels. Notons d le plus petit d’entre eux.
Alors d’après ce qui précède il existe un irrationnel dans l’intervalle ]a, d[ qui est donc dans I et strictement
plus petit que d, et on a une contradiction.

4/ 4
2 CC2
2.1 Sujets

51 Tournez la page svp ,→


Université Toulouse 3-Paul Sabatier

Contrôle Continue n◦ 2 – Analyse

La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Les documents,
calculatrices et téléphones sont interdits
Durée 2h

Exercice 1. (4 points) Le but de cet exercice est de démontrer le théorème d’encadrement pour une limite finie en
+∞. Dans cet exercice on ne pourra utiliser aucun résultat du cours mais seulement les définitions de limites.
Soit ℓ ∈ R. On considère trois fonctions réelles f, g, h et on suppose que

∀x ∈ R, g(x) ≤ f (x) ≤ h(x) (H1)


lim h(x) = lim g(x) = ℓ (H2)
x→+∞ x→+∞

1. Énoncer la définition de lim g(x) = ℓ.


x→+∞
Soit ε > 0 fixé.
2. Montrer qu’il existe A > 0 tel que pour tout x ∈ R : x ≥ A =⇒ ℓ − ε ≤ g(x).
3. Montrer qu’il existe B > 0 tel que pour tout x ∈ R : x ≥ B =⇒ h(x) ≤ ℓ + ε.
4. En déduire qu’il existe C > 0 tel que pour tout x ∈ R : x ≥ C =⇒ ℓ − ε ≤ f (x) ≤ ℓ + ε et conclure.
5. Dans (H1) par quoi peut-on remplacer “∀x ∈ R” par obtenir une hypothèse plus faible (moins restrictive
mais suffisante pour conclure) ?

Exercice 2. (5 points) On considère la fonction réelle définie par



3 + 2x
f (x) =
1+x
1. Justifier que f possède un développement limité à l’ordre 2 en 0.
1
2. Donner le développement limité de x 7→ 1+x au voisinage de 0 à l’ordre 2.

3. Donner le développement limité de x 7→ 3 + 2x au voisinage de 0 à l’ordre 2.
4. Donner le développement limité de f au voisinage de 0 à l’ordre 2.
5. Donner l’équation de la tangente au graphe de f au point d’abscisse 0.
6. Discuter des positions relatives du graphe de f et de sa tangente au point d’abscisse 0.

1
Exercice 3. (4 points) Dire si les limites suivantes existent et le cas échéant les déterminer.

ex − cos(x) − sin(x) 2. lim (x4 + x3 )1/4 − x2


1. lim x→+∞ x+1
x→0 x2 sinh(x)

(
u0 ∈ [0, e]
Exercice 4. (7 points) On s’intéresse à la suite (un )n∈N définie par .
un+1 = 12 ln(e + 3un )
On pose
[0, e] → R
f: 1 .
x 7→ 2 ln(e + 3x)
La fonction f est de classe C ∞ sur [0, e]. On donne également :

e ≃ 2.71828182845905 et ln(2) ≃ 0.693147180559945

1. Montrer que f (0) ≥ 0 et que f (e) ≤ e. En déduire que f possède un point fixe.
(Indication : on pourra considérer la fonction g(x) = f (x) − x et traduire les inégalités précédentes avec g.)
2. Calculer f ′ (x) pour x ∈ [0, e] .
3
3. On pose M = . Montrer que pour tout x ∈ [0, e] on a 0 < f ′ (x) ≤ M .
2e
4. En déduire que pour tout (x, y) ∈ [0, e]2 , on a |f (x) − f (y)| ≤ M |x − y|. (Indication : appliquer le théorème
des accroissement finis entre x et y.)
5. Déduire de ce qui précède que le point fixe de f est unique ; on le notera α.
6. Démontrer que pour tout n ∈ N, on a |un+1 − α| ≤ M |un − α|.
7. En déduire que pour tout n ∈ N, on a |un − α| ≤ M n |u0 − α|.
8. En déduire la que (un )n∈N et donner la valeur de lim un .
n→+∞

2
Mai 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Section A - Contrôle continu n◦ 2 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1 (3pts). Soient f : R → R et x0 ∈ R.


1. Énoncer la caractérisation séquentielle de la continuité pour f en x0 .

2. On considère la fonction définie par :



ex sin( x1 ) si x ̸= 0
f (x) = .
0 si x=0

Montrer que f n’est pas continue en 0.

Exercice 2 (2pts). Soient α > 0, C > 0 et f : R → R une fonction vérifiant :

∀(x, y) ∈ R2 , |f (x) − f (y)| ⩽ C|x − y|α .

Soit x0 ∈ R. En utilisant la définition de la continuité (avec “les epsilons”), montrer que f est continue en x0 .

Exercice 3 (4pts). Soit f : R → R une fonction dérivable. On suppose que :

lim f (x) = lim f (x) = +∞.


x→+∞ x→−∞

Le but de cet exercice est de montrer qu’il existe c ∈ R tel que f ′ (c) = 0.

1. On suppose d’abord que f (0) = 0.


(a) En utilisant la définition de la limite, montrer qu’il existe a < 0 et b > 0 tels que

f (a) > 1 et f (b) > 1.

(b) En déduire qu’il existe a1 < 0 et b1 > 0 tels que

f (a1 ) = f (b1 ) = 1.

(c) En déduire qu’il existe c ∈ R tel que f ′ (c) = 0.


2. On suppose maintenant que f (0) est quelconque. En appliquant ce qui précède à une fonction g bien choisie,
montrer qu’il existe c tel que f ′ (c) = 0.

1 Tournez la page svp ,→


Exercice 4 (4pts). Soit la suite (un )n∈N définie par
(
un+1 = sin(un ) ∀n ∈ N
.
u0 = 1

On pose f (x) = sin(x) et g(x) = f (x) − x.

1. Justifier que pour tout n ∈ N, un ∈ [0, 1].


2. Montrer que g est décroissante sur [0, 1] et en déduire que f possède un unique point fixe sur [0, 1].
3. Justifier que (un )n∈N est monotone.
4. En déduire que (un )n∈N est convergente et donner sa limite.

Exercice 5 (4pts). Soit la fonction f définie sur R par f (x) = esin(x) .


1. Calculer le développement limité à l’ordre 3 de f au voisinage de 0.
2. En déduire l’équation de la tangente à Cf en 0.

3. Discuter des positions relatives de Cf et de cette tangente au voisinage de 0.

Exercice 6 (4pts). Soient a et b deux réels et soit f : I → R, où I est un voisinage de 0, la fonction définie par
√
 1 + ax2 + bx3 − 1
si x ̸= 0,
f (x) = x2

1 sinon.

1. Donner, en fonction de a et b, le développement limité à l’ordre 3 en 0 de la fonction


p
x 7→ 1 + ax2 + bx3 .

2. En déduire pour quelle valeur de a la fonction f est continue en 0. On suppose dorénavant que a prend cette
valeur.
3. Pour quelles valeurs de b la fonction f est-elle dérivable en 0 ?

4. Une telle fonction f est-elle de classe C 1 sur R ?

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Mai 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Section B - Contrôle continu n◦ 2 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. (4 points) Soit une fonction f : R → R continue, on suppose que


lim f (x) = −∞ et lim f (x) = +∞. (1)
x→−∞ x→+∞

1. Ecrire les définitions mathématiques des deux limites de (1).


2. Montrer à l’aide de ces caractérisations qu’il existe x0 ∈ R et x1 ∈ R tels que f (x0 ) < 0 et f (x1 ) > 0.
3. Montrer qu’il existe α ∈ R tel que f (α) = 0.
Exercice 2. (3 points)
1. Enoncer le théorème des accroissements finis
2. Montrer que pour tout x > 0, on a
1 1
⩽ ln(1 + x) − ln(x) ⩽ .
1+x x

Exercice 3. (7 points) On considère la fonction réelle g : ]0 + ∞[→ R donnée par


sin(x)
g(x) =
ln(1 + x)
1. Donner les développements limités de sin(x) et ln(1 + x) au voisinage de 0 à l’ordre 3.
2. Donner le développement limité de g au voisinage de 0 à l’ordre 2.
3. Montrer que g est prolongeable par continuité en 0 et donner g̃ la fonction prolongée.
4. Montrer que g̃ est dérivable en 0.

Exercice 4. (8 points) On considère la fonction réelle croissante f : [0, +∞[→ [0, +∞[ donnée par
2 x2
f (x) =
2+x
On définit alors la suite récurrente non linéaire par

un+1 = f (un ), pour tout n ∈ N,
u0 ⩾ 0.
1. Montrer par récurrence que pour tout n ⩾ 0, un est bien défini et un ⩾ 0.
2. Etudier le signe de la fonction h(x) = f (x) − x pour tout x ⩾ 0.
3. Déduire de la question précédente les deux points fixes de f .
4. On considère dans cette question u0 = 1.
(a) Montrer que la suite (un ) est monotone.
(b) En déduire sa limite.
5. On considère dans cette question u0 = 3.
(a) Montrer que la suite (un ) est monotone.
(b) Montrer par l’absurde que la suite (un ) n’est pas majorée.
(c) En déduire la limite de (un ).

1
14 décembre 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Analyse 1 - Contrôle Continu 2


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1.

1. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction 1 + 2x.
2. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction sin(x).

3. En déduire le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction f (x) = sin(x) 1 + 2x.
4. En déduire l’équation de la tangente à Cf , la courbe représentative de f , au point d’abscisse 0 et discuter des
positions relative de Cf et de cette tangente.

Exercice 2. Pour chacune des suites suivantes, en déterminer un équivalent le plus simple possible.

3 n + n2 cn = (1 + n1 )n
2

an =
2n + 5n
bn = ln(n2 + 2) − ln(n + 1) dn = sin( n1 ) − sin( n+1
1
)

Exercice 3. Soient a ∈ R, ℓ > 0 et g : R → R.


1. Donner la définition de lim g(x) = ℓ.
x→a
2. Justifier rigoureusement que si g est une fonction définie sur R vérifiant lim g(x) = ℓ > 0 alors il existe δ > 0
x→x0

tel que pour x dans ]x0 − δ, x0 + δ[ on a g(x) ≥ .
2
3. Soit f une fonction de classe C 2 sur R et a ∈ R. Énoncer la formule de Taylor-Young à l’ordre 2 au point a
pour f .
4. On suppose que f ′ (a) = 0 et que f ′′ (a) > 0. Montrer que f possède un minimum local en a.

Exercice 4. Soit deux réels a et b avec a < b et f une fonction de classe C 4 sur [a, b].
1. Rappeler la définition de “f est de classe C 4 sur [a, b]”.
On considère alors la fonction g sur [a, b] définie par

(b − x)2 ′′ (b − x)3 (3)


g(x) = −f (b) + f (x) + (b − x)f ′ (x) + f (x) + f (x) + A(b − x)4 (1)
2 3!
où A est un réel que l’on va déterminer dans la suite.
2. Calculer g(b). On choisit dorénavant A de telle sorte que g(a) = 0.
3. Justifier que g est dérivable sur [a, b].
4. Calculer pour tout x ∈ [a, b], g ′ (x) et montrer en justifiant soigneusement que
 
′ 3 1 (4)
g (x) = (b − x) f (x) − 4A
3!

1 Tournez la page svp ,→


5. Justifier qu’il existe c ∈]a, b[ tel que g ′ (c) = 0. En déduire la valeur de A en fonction de f (4) et c.
6. En déduire la formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 3 pour f entre a et b :
il existe c ∈]a, b[ tel que,

(b − a)2 (b − a)3 (b − a)4


f (b) = f (a) + f ′ (a)(b − a) + f ′′ (a) + f (3) (a) + f (4) (c)
2 3! 4!

7. Montrer que si x > 0 il existe c ∈]0, x[ tel que

x2 x4
cos(x) = 1 − + cos(c)
2 24
8. En déduire que
π π2 1
cos( )−1+ ≤
12 288 1944
Indication : On utilisera notamment que π < 4.
9. (Bonus) Quelle est la valeur exacte de cos( 12
π
)?

2/ 2
Mai 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 2 -Section A - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Toute réponse doit être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont
interdits. Le barème est donné à titre indicatif. Durée : 1h30.

Exercice 1. (3pts)
Soit f : R → R, une fonction dérivable.
1. On suppose que f possède un minimum local en x0 . En rappeler la définition.
f (x) − f (x0 )
2. Démontrer que f ′ (x0 ) = 0 (on pourra discuter du signe de à gauche et à droite
x − x0
de x0 ).
3. Justifier que si f possède un maximum local en x1 alors −f possède un minimum local en
x1 . En déduire que f ′ (x1 ) = 0.

Exercice 2. (4pts) Déterminer si les limites suivantes existent et le cas échéant les donner.

√   
e−x − 1 − 2x 1 1
1. lim 2. lim x 3
− sin
x→0 x2 x→+∞ x x

Exercice 3. (5pts)
1. Donner
√ les développements limités en 0 à l’ordre 3 des trois fonctions
x 7→ 1 + x, x 7→ sin(x) et x 7→ cos(x).
2. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 , de la fonction g définie par
1
g(x) =
cos(x) + sin(x)

3. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 , de la fonction définie par



1+x
f (x) =
cos(x) + sin(x)

4. Donner l’équation de la tangente au point d’abscisse 0 de la fonction f et discuter des


positions relatives de cette tangente et du graphe de f au voisinage de 0.

Problème.(8pts)
Pour f une fonction de R dans R, on note Pf l’assertion suivante :
Pf : « Pour tout couple de réels (a, b) avec a < b, pour tout y entre f (a) et f (b), il existe c ∈ R
tel que f (c) = y »
1. Citer le résultat du cours donnant une condition suffisante sur f pour que Pf soit vraie.

1 Tournez la page svp ,→


2. On considère la fonction réelle
f0 : R → R(
cos( x1 ) si x ̸= 0 .
x 7→
0 si x = 0

(a) Justifier que la fonction f0 est continue sur R∗ .

(b) Montrer que la fonction f0 n’est pas continue en 0.


(c) Justifier que Pf0 est vraie. (On pourra commencer par calculer f ( π1 ) et f ( 2π
1
).)
3. Soient g une fonction dérivable sur R et deux réels a < b. On suppose que g ′ (a) < g ′ (b).
g(a + h) − g(a) g(b + h) − g(b)
(a) Que valent lim et lim ? Écrire la définition de la
h→0 h h→0 h
première limite avec les quantificateurs.
(b) Soit y vérifiant g ′ (a) < y < g ′ (b).
Justifier, à l’aide de la définition précédente de la limite, qu’il existe δ1 > 0 tel que
pour tout h ∈] − δ1 , δ1 [ on ait

g(a + h) − g(a)
< y.
h

On admet qu’il existe de même δ2 > 0 tel que pour tout h ∈] − δ2 , δ2 [ on a

g(b + h) − g(b)
> y.
h

(c) Montrer qu’il existe h0 > 0 tel que

g(a + h0 ) − g(a) g(b + h0 ) − g(b)


<y<
h0 h0

g(x + h0 ) − g(x)
(d) On considère alors la fonction φ : x 7→ . Justifier qu’il existe x0 ∈ R
h0
tel que φ(x0 ) = y. (Indication : On remarquera que φ est continu.)
(e) En déduire, à l’aide du théorème des accroissements finis, que Pg′ est vérifiée.
4. Application.
(a) Démontrer que PE , où E désigne la fonction partie entière, est fausse.
(b) La fonction partie entière admet-elle une primitive ?

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Mai 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 2 -Section B - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Toute réponse doit être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont
interdits. Le barème est donné à titre indicatif. Durée : 1h30.

Exercice 1. (4pts) Étudier la convergence des suites suivantes


 n  
1 2. vn = n4 1 − sin 1
− cos 1
1. un = 1 + √ 2n2 n
n

Exercice 2. (5pts) On considère la fonction définie sur ] − 1, 1[ par

cos(x)
f (x) = .
1 + ln(1 + x)

On note Cf sa courbe représentative dans un repère orthonormé.


1. Donner les développements limités de x 7→ cos(x) et x 7→ ln(1 + x) au voisinage de 0 à
l’ordre 3.
2. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction g définie par
1
g(x) = .
1 + ln(1 + x)

3. En déduire le développement limité de f au voisinage de 0 à l’ordre 3.


4. Donner l’équation de la tangente à Cf au point d’abscisse 0 et discuter des positions
relatives de cette tangente et de Cf au voisinage de 0.
1
Exercice 3. (5pts) On considère la fonction f :] − 1, 1[\{0} → R définie par f (x) = .
ln(x2 )
1. Après l’avoir rappelée, démontrer, uniquement à l’aide de la définitio
2. Justifier que f est prolongeable par continuité en 0. On précisera f˜ son prolongement.
On considère g la fonction définie sur ] − 1, 1[ par g(x) = xf˜(x).
3. La fonction g est-elle dérivable en 0 ?
4. La fonction g est-elle de classe C 1 sur ] − 1, 1[ ?
5. La fonction g est-elle de classe C 2 sur ] − 1, 1[ ?

1 Tournez la page svp ,→


Exercice 4. Question de cours (6 points) On se propose de donner une autre démonstration
du résultat du cours suivant :

Si f : [a, b] → R est continue avec f (a) · f (b) < 0, alors il existe c ∈]a, b[ tel que f (c) = 0.

I) On considère f : [a, b] → R continue telle que f (a) · f (b) < 0 et A = {x ∈ [a, b]|f (x) > 0}.
1. (a) Justifier que A est non vide.
(b) Justifier que A possède une borne inférieure. On note alors c = inf(A).
(c) Montrer que c ∈ [a, b].
2. On suppose dorénavant que f (a) < 0 < f (b).
(a) Énoncer la caractérisation séquentielle de la borne inférieure. L’appliquer pour
montrer que f (c) ≥ 0.
(b) En déduire que c > a.
(c) Justifier que si x ∈]a, c[ alors f (x)⩽0.
(d) En déduire que f (c) ≤ 0 et conclure.
On admet que ce résultat est vrai également dans le cas où f (a) > 0 > f (b).
II) 1. Énoncer le théorème des valeurs intermédiaires.
2. En utilisant la question I), démontrer le théorème des valeurs intermédiaires.

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10 Décembre 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé n°2 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Questions de cours (6 points) Soient I un intervalle ouvert, f : I → R et x0


un point de I.
1. Donner la définition de f est continue en x0 .
2. Donner la définition de f est dérivable en x0 .
3. Montrer que si f est dérivable en x0 alors f est continue en x0 .
On suppose dorénavant que f est dérivable sur I.
4. Démontrer que si f est décroissante sur I, alors f ′ ≤ 0 sur I. (On pourra regarder en un
point x0 la limite à gauche du taux d’accroissement de f .)
5. Énoncer le théorème des accroissements finis.
6. Démontrer que si f ′ ≤ 0 sur I, alors f est décroissante sur I.

Exercice 2 (4 points). Déterminer un équivalent le plus simple possible des suites suivantes :
 
−3n + 2n 1 1 1
1. un = n 3. wn = sin − + 2
e − 3n  n n 2n
1 √ √
2. vn = sin 4. zn = 5 n5 + n4 − 5 n5 + n3
n2 + n + 1

Exercice 3 (3 points). Soit f : R+ → R une fonction continue. On suppose que

lim f (x) = −∞.


x→+∞

On souhaite démontrer que f possède un maximum global.


1. Justifier qu’il existe B > 0 tel que pour tout x > B on a f (x) ≤ f (0).
2. Justifier qu’il existe M ∈ R tel que pour tout x ∈ [0, B] tel que f (x) ≤ M .
3. En déduire que f possède un maximum global.

1/ 2 Tournez la page svp ,→


1
Exercice 4 (4 points). Soit f : R∗ −→ R définie par f (x) = x3 sin .
x
1. Montrer que f est prolongeable par continuité en 0 ; on notera f˜ la fonction prolongée.
2. Montrer que f˜ est de classe C 1 sur R. On donnera notamment l’expression de f˜′ sur R.
3. La fonction f˜ est-elle de classe C 2 sur R ?

Exercice 5 (5 points).
1. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction x 7→ ex
2. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction x 7→ ln(1 + x)
3. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction f : x 7→ ln(1 + ex )
4. Donner l’équation de la tangente au graphe de f en 0 et discuter des positions relatives
du graphe de cette tangente.
5. Que vaut  
x x2
ln(1 + ex ) − ln(2) − 2
− 8
lim ?
x→0 x3

2/ 2
2.2 Corrigés

65 Tournez la page svp ,→


Université Toulouse 3-Paul Sabatier

Contrôle Continu n◦ 2 – Analyse

La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation. Les documents,
calculatrices et téléphones sont interdits
Durée 2h

Exercice 1. (4 points) Le but de cet exercice est de démontrer le théorème d’encadrement pour une limite finie en
+∞. Dans cet exercice on ne pourra utiliser aucun résultat du cours mais seulement les définitions de limites.
Soit ℓ ∈ R. On considère trois fonctions réelles f, g, h et on suppose que

∀x ∈ R, g(x) ≤ f (x) ≤ h(x) (H1)


lim h(x) = lim g(x) = ℓ (H2)
x→+∞ x→+∞

1. Énoncer la définition de lim g(x) = ℓ.


x→+∞

∀ε > 0 ∃A > 0 ∀x ∈ Dg (x ≥ A =⇒ |g(x) − ℓ| ≤ ε)

Soit ε > 0 fixé.


2. Montrer qu’il existe A > 0 tel que pour tout x ∈ R : x ≥ A =⇒ ℓ − ε ≤ g(x).
Il suffit d’appliquer la définition de lim g(x) = ℓ et de remarquer que |g(x) − ℓ| ≤ ε =⇒ −ε ≤ g(x) − ℓ ≤
x→+∞
ε =⇒ ℓ − ε ≤ g(x)
3. Montrer qu’il existe B > 0 tel que pour tout x ∈ R : x ≥ B =⇒ h(x) ≤ ℓ + ε. Idem en appliquant la
définition de lim h(x) = ℓ
x→+∞
4. En déduire qu’il existe C > 0 tel que pour tout x ∈ R : x ≥ C =⇒ ℓ − ε ≤ f (x) ≤ ℓ + ε et conclure.
En posant C = max(A, B) où A et B sont définis dans les questions précédentes on obtient que pour x ≥ C
on a : ℓ − ε ≤ g(x) ≤ f (x) ≤ h(x) ≤ ℓ + ε. En particulier :

x ≥ C =⇒ |f (x) − ℓ| ≤ ε.

et comme le nombre ε est arbitraire on a montré que lim f (x) = ℓ


x→+∞
5. Dans (H1) par quoi peut-on remplacer “∀x ∈ R” par obtenir une hypothèse plus faible (moins restrictive
mais suffisante pour conclure) ?
L’encadrement n’est nécessaire que dans un voisinage de +∞ On peut remplacer H1 par

∃D ∈ R ∀x ≥ D g(x) ≤ f (x) ≤ h(x)

Exercice 2. (5 points) On considère la fonction réelle définie par



3 + 2x
f (x) =
1+x
1. Justifier que f possède un développement limité à l’ordre 2 en 0. La fonction f est de classe C ∞ sur ]−1, +∞[
par opérations. D’après le cours (Formule de Taylor-Young) elle possède donc un DL a tout ordre en 0, en
particulier à l’ordre 2.

1
1
2. Donner le développement limité de x 7→ 1+x au voisinage de 0 à l’ordre 2.

1
= 1 − x + x2 + o(x2 )
1+x


3. Donner le développement limité de x 7→ 3 + 2x au voisinage de 0 à l’ordre 2. On va utiliser le DL de (1+x)α
à l’ordre 2 en 0 mais il faut d’abord factoriser par 3.
r
√ 2
3 + 2x = 3(1 + x)
3
  21
√ 2
= 3 1+ x
3
 −1  
√ 1 1
2 × 2 2 2 2
= 3 1+ x+ x + o(x )
3 2 3

√ √
√ 3 3 2
= 3+ x− x + o(x2 )
3 18

4. Donner le développement limité de f au voisinage de 0 à l’ordre 2.


On applique le cours sur les produit des DL on a :
√ √ !
√ 3 3 2
f (x) = 3+ x− x × (1 − x + x2 ) + o(x2 )
3 18
√ √
√ 3 3 2
= 3+ x− x
3 18

√ 3 2
− 3x − x
3

+ 3x2 + o(x2 )
√ √
√ 2 3 11 3 2
f (x) = 3 − x+ x + o(x2 )
3 18

5. Donner l’équation de la tangente au graphe de f au point d’abscisse 0. De l’unicité du développement limité et


de la formule de Taylor-Young on en déduit que l’équation de la tangente au graphe de f au point d’abscisse
0 est : √
√ 2 3
y = 3− x.
3

6. Discuter des positions relatives du graphe de f et de sa tangente au point d’abscisse 0. Ona


√ √
√ 2 3 11 3 2
f (x) − ( 3 − x) = x + o(x2 )
3 18 !

2 11 3
=x + o(1)
18

√ √
2 3
On en déduit que dans un voisinage de 0 f (x) − ( 3 − 3 x) ≥ 0 et donc que le graphe de f est au dessus
de sa tangente.

Exercice 3. (4 points) Dire si les limites suivantes existent et le cas échéant les déterminer.

2
ex − cos(x) − sin(x)
1. lim On va appliquer la méthode présentée en TD mais ici il n’est en fait pas nécessaire
x→0 x2 sinh(x)
de faire un DL3 du numérateur un DL2 aurait suffit :

x2 sinh(x) = x3 + o(x3 )
x2 x3
ex = 1 + x + + + o(x3 )
2 6
x2
cos(x) = 1 − + o(x3 )
2
x3
sin(x) = x − + o(x3 )
6
x3
ex − cos(x) − sin(x) = x2 + + o(x3 )
3

Des deux DL encadrés on peut déduire :

ex − cos(x) − sin(x) x2 (1 + x3 + o(x)) 1 1 + o(1)


2
= 3
= ×
x sinh(x) x (1 + o(1)) x 1 + o(1)

On en déduit que la limite n’existe pas (la limite est +∞ en 0+ et −∞ en 0− ).


x2
2. lim (x4 + x3 )1/4 − x+1
x→+∞
Posons h = x1 , on a h −−−−−→ 0 et
x→+∞

  14
4 3 1x2 1 1
(x + x ) − 4 = 4
(1 + h) −
x+1 h h + h2
 
1 1 1
= (1 + h) −
4
h 1+h
 
1 1
= 1 + h − 1 + h + o(h)
h 4
5
= + o(1)
4

1/4 x2 5
D’où lim x4 + x3 − =
x→+∞ x+1 4

(
u0 ∈ [0, e]
Exercice 4. (7 points) On s’intéresse à la suite (un )n∈N définie par .
un+1 = 12 ln(e + 3un )
On pose
[0, e] → R
f: 1 .
x 7→ 2 ln(e + 3x)
La fonction f est de classe C ∞ sur [0, e]. On donne également :

e ≃ 2.71828182845905 et ln(2) ≃ 0.693147180559945

1. Montrer que f (0) ≥ 0 et que f (e) ≤ e. En déduire que f possède un point fixe.
(Indication : on pourra considérer la fonction g(x) = f (x) − x et traduire les inégalités précédentes avec g.)
On a f (0) = 21 ln(e) = 21 ≥ 0 et f (e) = 12 ln(4e) = 12 ln(4) + 21 ln(e) = ln(2) + 12 < 32 ≤ e. On en déduit
que g(0) ≥ 0 et g(e) ≤ 0. La fonction g étant continue sur l’intervalle [0, e] comme composée de fonctions
continues, il existe d’après le théorème des valeurs intermédiaires un nombre α ∈ [0, e] tel que g(α) = 0.
C’est à dire tel que f (α) = α. La fonction f possède donc bien un point fixe.

3
2. Calculer f ′ (x) pour x ∈ [0, e] .
1 3 3
f ′ (x) = × =
2 e + 3x 2e + 6x

3
3. On pose M = . Montrer que pour tout x ∈ [0, e] on a 0 < f ′ (x) ≤ M . Pour x ∈ [0, e] on a par opérations
2e
sur les inégaliutés (x 7→ x1 est décroissante sur R∗+ ) :

0≤x≤e
(0 <) 2e ≤ 2e + 6x ≤ 8e
3 3
0< ≤ f ′ (x) ≤
8e 2e
qui donne l’inégalité voulue.
4. En déduire que pour tout (x, y) ∈ [0, e]2 , on a |f (x) − f (y)| ≤ M |x − y|. (Indication : appliquer le théorème
des accroissement finis entre x et y.)
D’après le TAF, il existe c compris entre x et y (donc c ∈ [0, e]) tel que

f (x) − f (y) = f ′ (c)(x − y)

En prenant la valeur absolue puis en utilisant la question précédente on obtient :


3
|f (x) − f (y)| = |f ′ (c)| × |(x − y)| ≤ |x − y|
2e

5. Déduire de ce qui précède que le point fixe de f est unique ; on le notera α.


Supposons que f possède deux points fixe α et β distincts on a alors
3
|α − β| = |f (α) − f (β)| ≤ |α − β|
2e
3
et on obtient en simplifiant par α − β que 1 ≤ 2e < 1‘ ce qui est absurde (2e > 3) .
6. Démontrer que pour tout n ∈ N, on a |un+1 − α| ≤ M |un − α|. On applique 4. en prenant x = un et y = α
on a alors
|f (un ) − f (α)| ≤ M |un − α|
c’est à dire (on utilise que f (un ) = un+1 et f (α) = α).

|un+1 − α| ≤ M |un − α|

7. En déduire que pour tout n ∈ N, on a |un −α| ≤ M n |u0 −α|. C’est une récurrence immédiate. Initialisation :
Pour n = 0 on a égalité car M 0 = 1.
Hérédité : Soit n ∈ N supposons que |un − α| ≤ M n |u0 − α|, alors

|un+1 − α| = |f (un ) − f (α)| ≤ M |un − α| ≤ M M n |u0 − α| = M n+1 |u0 − α|


Q4 HR

8. En déduire que (un )n∈N converge et donner la valeur de lim un .


n→+∞
Comme M < 1 on a M n |u0 − α| −−−−−→ 0 d’où par encadrement lim |un − α| = 0 c’est à dire (un )
n→+∞ n→+∞
converge vers α.

4
Mai 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Section A - Contrôle continu n◦ 2 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1 (3pts). Soient f : R → R et x0 ∈ R.


1. Énoncer la caractérisation séquentielle de la continuité pour f en x0 .
Cf cours

2. On considère la fonction définie par :



ex sin( x1 ) si x ̸= 0
f (x) = .
0 si x=0

Montrer que f n’est pas continue en 0.


1
On pose un = π +2nπ on a lim un = 0 et lim f (un ) = 1 ̸= f (0). La fonction f n’est donc pas continue
2 n→+∞ n→+∞
en 0.

Exercice 2 (2pts). Soient α > 0, C > 0 et f : R → R une fonction vérifiant :

∀(x, y) ∈ R2 , |f (x) − f (y)| ≤ C|x − y|α .

Soit x0 ∈ R. En utilisant la définition de la continuité (avec “les epsilons”), montrer que f est continue en x0 .
Remarque une telle fonction est dite α-Holderienne il s’agit pour 0 < α < 1, d’un “intermédiaire” entre continue
et dérivable (pour α > 1 la fonction est dérivable de dérivée nulle donc constante )

 α1
Soit ε > 0. Posons δ = ε
C . Soit x ∈ R, supposons que |x − x0 | ≤ δ alors

|f (x) − f (x0 )| ≤ C|x − x0 |α


  1 α
ε α
|f (x) − f (x0 )| ≤ C =ε
C

La fonction f est donc bien continue en x0

Exercice 3 (4pts). Soit f : R → R une fonction dérivable. On suppose que :

lim f (x) = lim f (x) = +∞.


x→+∞ x→−∞

Le but de cet exercice est de montrer qu’il existe c ∈ R tel que f ′ (c) = 0.

1. On suppose d’abord que f (0) = 0.

1
(a) En utilisant la définition de la limite, montrer qu’il existe a < 0 et b > 0 tels que

f (a) > 1 et f (b) > 1.

On sait que limx→+∞ f (x) = +∞ c’est à dire :

∀A > 0 ∃B > 0 ∀x ∈ R (x > B =⇒ f (x) > A)

En prenant A = 1, il existe donc un réel B tel que pour x > B on f (x) > A. Il suffit alors de poser
a = B + 1.
De même on sait que limx→−∞ f (x) = +∞ c’est à dire :

∀A > 0 ∃C < 0 ∀x ∈ R (x < C =⇒ f (x) > A)

En prenant A = 1, il existe donc un réel C tel que pour x < C on f (x) > A. Il suffit alors de poser
b = C − 1.
(b) En déduire qu’il existe a1 < 0 et b1 > 0 tels que

f (a1 ) = f (b1 ) = 1.

La fonction f est continue (car dérivable), f (a) > 1 et f (0) = 0. D’après le TVI il existe donc a1 compris
entre a et 0 tel que f (a1 ) = 1. On procède de même pour b1 .
(c) En déduire qu’il existe c ∈ R tel que f ′ (c) = 0.
On peut appliquer le théorème de Rolle à la fonction f sur [a1 , b1 ] : il existe c ∈]b1 , a1 [ tel que f ′ (c) = 0.

2. On suppose maintenant que f (0) est quelconque. En appliquant ce qui précède à une fonction g bien choisie,
montrer qu’il existe c tel que f ′ (c) = 0. Il suffit d’appliquer ce qui précède à la fonction dérivable g(x) =
f (x) − f (0) qui s’annule en 0 et a les mêmes limites à l’infini. (g ′ (x) = f ′ (x)).

Exercice 4 (4pts). Soit la suite (un )n∈N définie par


(
un+1 = sin(un ) ∀n ∈ N
.
u0 = 1

On pose f (x) = sin(x) et g(x) = f (x) − x.


1. Justifier que pour tout n ∈ N, un ∈ [0, 1].
Récurrence immédiate car sin étant croissante sur [0, π2 ] ⊃ [0, 1] on a sin([0, 1]) = [0, sin(1)] ⊂ [0, 1] donc
un ∈ [0, 1] =⇒ sin(un ) ∈ [0, 1]
2. Montrer que g est décroissante sur [0, 1] et en déduire que f possède un unique point fixe sur [0, 1].
La fonction g est dérivable et g ′ (x) = cos(x) − 1. Ainsi g est décroissante sur R donc sur [0, 1]. De plus
g(0) = 0 donc g ne s’annule qu’en 0. Autrement dit f ne possède qu’un point fixe : 0.
3. Justifier que (un )n∈N est monotone.
Comme sin est croissante sur [0, 1] on sait (cours) que la suite est monotone de plus sur [0, 1] la fonction g est
négative donc u1 ≤ u0 et on sait également (cours) que cela implique que (un )n∈N est décroissante . Sinon,
on montre (facilement) par récurrence que

∀n ∈ N, un+1 ≤ un

4. En déduire que (un )n∈N est convergente et donner sa limite.


La suite (un ) est décroissante (d’après 3) et minorée par 0 elle est donc convergente. Comme elle converge
vers un point fixe, l’unique point fixe étant 0, on a bien lim un = 0.
n→+∞

2
Exercice 5 (4pts). Soit la fonction f définie sur R par f (x) = esin(x) .
1. Calculer le développement limité à l’ordre 3 de f au voisinage de 0.
On sait que
x3
sin(x) = x − + o(x3 ),
6
u2 u3
eu = 1 + u + + + o(u3 ).
2 6
On a par composition des DL (sin(x) −−−→ 0)
x→0

x3 x2 x3
esin(x) = 1 + (x − )+ + + o(x3 )
6 2 6
x2
esin(x) =1+x+ + o(x3 )
2

2. En déduire l’équation de la tangente à Cf en 0.


Par unicité du développement limité et grâce à la formule de Taylor on en déduit que la tangente a pour
équation y = 1 + x.
3. Discuter des positions relatives de Cf et de cette tangente au voisinage de 0.
2
On a f (x) − (1 + x) = x2 + o(x2 ) = x2 ( 12 + o(1)). Comme x2 ≥ 0 et que 21 + o(1) −−−→ 1
2 ≥ 0 On peut affirmer
x→0
que dans un voisinage de 0 on a f (x) − (1 + x) ≥ 0 donc que Cf est au-dessus de cette tangente.

Exercice 6 (4pts). Soient a et b deux réels et soit f : I → R la fonction définie sur I contenant 0 par
√
 1 + ax2 + bx3 − 1
si x ̸= 0,
f (x) = x2

1 sinon.
1. Donner, en fonction de a et b, le développement limité à l’ordre 3 en 0 de la fonction
p
x 7→ 1 + ax2 + bx3 .

Comme en posant u = ax2 + bx3 on a déjà u2 = o(x3 ) on peut donc se contenter d’écrire
(1 + u)α = 1 + αu + o(x3 )
p a b
1 + ax2 + bx3 = 1 + x2 + x3 + o(x3 )
2 2

2. En déduire pour quelle valeur de a la fonction f est continue en 0. On suppose dorénavant que a prend cette
valeur.
La fonction f est continue en 0 si et seulement si lim f (x) = 1. Or pour x = ̸ 0 on a d’après la question
x→0
x̸=0
précédente que
a b a
f (x) = + x + o(x) −−−→
2 2 x→0 2

Ainsi f est continue en 1 si et seulement si a = 2


3. Pour quelles valeurs de b la fonction f est-elle dérivable en 0 ?
D’après ce qui précède on a
f (x) − f (0) b b
= + o(1) −−−→
x−0 2 x→0 2

Ainsi f est dérivable en 0 quelque soit la valeur de b et on a f ′ (0) = 2b .

3
4. Une telle fonction f est-elle de classe C 1 sur I ? Il faut étudier la continuité de f ′ en 0 (ailleurs f ′ est continue
par opérations)
On a pour x ̸= 0 (après une première simplification)

(4x + 3bx2 )x − 4(1 + 2x2 + bx3 ) + 4 1 + 2x2 + bx3
f ′ (x) =
2x3
(4x + 3bx )x − 4(1 + 2x2 + bx3 ) + 4(1 + x2 + 2b x3 + o(x3 ))
2
=
2x3
3 3
bx + o(x ))
=
2x3
b
= + o(1)
2

Ainsi la fonction f est de classe C 1 pour toutes les valeurs de b (avec a = 2).

4
Mai 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Section B - Contrôle continu n◦ 2 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. (4 points) Soit une fonction f : R → R continue, on suppose que


lim f (x) = −∞ et lim f (x) = +∞. (1)
x→−∞ x→+∞

1. Ecrire les définitions mathématiques des deux limites de (1).


2. Montrer à l’aide de ces caractérisations qu’il existe x0 ∈ R et x1 ∈ R tels que f (x0 ) < 0 et f (x1 ) > 0.
3. Montrer qu’il existe α ∈ R tel que f (α) = 0.
Exercice 2. (3 points)
1. Enoncer le théorème des accroissements finis
2. Montrer que pour tout x > 0, on a
1 1
⩽ ln(1 + x) − ln(x) ⩽ .
1+x x

Exercice 3. (7 points) On considère la fonction réelle g : ]0 + ∞[→ R donnée par


sin(x)
g(x) =
ln(1 + x)
1. Donner les développements limités de sin(x) et ln(1 + x) au voisinage de 0 à l’ordre 3.
2. Donner le développement limité de g au voisinage de 0 à l’ordre 2.
3. Montrer que g est prolongeable par continuité en 0 et donner g̃ la fonction prolongée.
4. Montrer que g̃ est dérivable en 0.

Exercice 4. (8 points) On considère la fonction réelle croissante f : [0, +∞[→ [0, +∞[ donnée par
2 x2
f (x) =
2+x
On définit alors la suite récurrente non linéaire par

un+1 = f (un ), pour tout n ∈ N,
u0 ⩾ 0.
1. Montrer par récurrence que pour tout n ⩾ 0, un est bien défini et un ⩾ 0.
2. Etudier le signe de la fonction h(x) = f (x) − x pour tout x ⩾ 0.
3. Déduire de la question précédente les deux points fixes de f .
4. On considère dans cette question u0 = 1.
(a) Montrer que la suite (un ) est monotone.
(b) En déduire sa limite.
5. On considère dans cette question u0 = 3.
(a) Montrer que la suite (un ) est monotone.
(b) Montrer par l’absurde que la suite (un ) n’est pas majorée.
(c) En déduire la limite de (un ).

1
14 décembre 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Analyse 1 - Contrôle Continu 2


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1.

1. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction 1 + 2x.
1.5 pts
On a
1 1 1 1
(1 + x) 2 = 1 + x − x2 + x3 + o(x3 )
2 8 16
D’où
√ 1 1
1 + 2x = 1 + x − x2 + x3 + o(x3 )
2 2

2. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction sin(x).


0.5 pts
1 3
sin(x) = x − x + o(x3 )
6

3. En déduire le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction f (x) = sin(x) 1 + 2x.
2 pts

  
√ 1 1 1
sin(x) 1 + 2x = 1 + x − x2 + x3 + o(x3 ) x − x3 + o(x3 )
2 2 6
1 1
= x + x2 − x3 − x3 + o(x3 )
2 6
√ 2
sin(x) 1 + 2x = x + x2 − x3 + o(x3 )
3

4. En déduire l’équation de la tangente à Cf , la courbe représentative de f , au point d’abscisse 0 et discuter des


positions relative de Cf et de cette tangente.
1 pts √
La fonction x 7→ sin(x) 1 + 2x est dérivable en 0, d’après la formule de Taylor et par unicité du développement
limité on sait que la tangente à Cf au point x = 0 est la droite D d’équation : y=x .

De plus comme sin(x) 1 + 2x = x + x2 (1 + o(1)), que x2 ≥ 0 et 1 + o(1) ≥ 0 dans un voisinage de 0. On a
Cf est au dessus de D près de 0 .

Exercice 2. Pour chacune des suites suivantes, en déterminer un équivalent le plus simple possible.

1 Tournez la page svp ,→


3 n + n2
an =
2n + 5n
1 pt

3n 1 + o(1)
an =
5n 1 + o(1)
3
an ∼ ( )n
5

bn = ln(n2 + 2) − ln(n + 1)
1 pt

bn = ln(n2 + 2) − ln(n + 1)
= ln(n2 ) − ln(n) + o(1)
bn ∼ ln(n)

2
cn = (1 + n1 )n
2 pts

 n2
1 2 1
−)
cn = 1+ = en ln(1+ n
n
2 1
cn = en ( n − 2n2 +o( n2 ))
1 1

1
cn = en− 2 eo(1)
1
cn ∼ en− 2

dn = sin( n1 ) − sin( n+1


1
)
2 pts
Méthode A (on sait manipuler les o) On sait que sin(x) = x + o(x2 ) , d’où (on utilisera que o( (n+1)
1
2) =
1
o( n2 ))
 
1 1 1
sin = + o( 2 )
n n n
  !  
1 1 1 1 1
sin = +o 2 = + o
n+1 n+1 (n + 1) n+1 n2

On a donc
   
1 1 1 1 1
sin − sin = − + o( 2 )
n n+1 n n+1 n
1 1
= + o( 2 )
n(n + 1) n

1 1 1 1 1
Or ∼ 2 donc = 2 + o( 2 )
n(n + 1) n n(n + 1) n n
D’où    
1 1 1 1 1
sin − sin = 2 + o( 2 ) ∼ 2
n n+1 n n n
Méthode B (on est prudent)

2 Tournez la page svp ,→


On sait que sin(h) = h + o(h2 ) , d’où en faisant des DL en = n1
 
1 1 1
sin = + o( 2 )
n n n
   1 
1 n
sin = sin
n+1 1 + n1

h
Or comme = h × (1 − h + o(h)) = h − h2 + o(h2 ) On a donc
1+h
 1   
n 1 1 1
sin 1 = − 2
+ o
1+ n n n n2

On obtient finalement
   
1 1 1 1 1 1
sin − sin = − + 2 + o( 2 )
n n+1 n n n n
     
1 1 1 1 1
sin − sin = 2 +o ∼ 2
n n+1 n n2 n

Exercice 3. Soient a ∈ R, ℓ > 0 et g : R → R.


1. Donner la définition de lim g(x) = ℓ.
x→a
1 pt

∀ε > 0, ∃δ > 0, ∀x ∈ R, (|x − a| < δ =⇒ |g(x) − ℓ| < ε

2. Justifier rigoureusement que si g est une fonction définie sur R vérifiant lim g(x) = ℓ > 0 alors il existe δ > 0
x→x0

tel que pour x dans ]x0 − δ, x0 + δ[ on a g(x) ≥ .
2
1 pt
On applique la définition précédent avec ε = 2l (par exemple) et on obtient qu’il existe δ > 0 tel que pour
tout x ∈]x0 − δ, x0 + δ[ (qui ést équivalent à |x − x0 | < δ) on a


|g(x) − ℓ| ≤
2
ℓ ℓ
− ≤ g(x) − ℓ ≤
2 2
ℓ 3ℓ
≤ g(x) ≤
2 2
On a sur cette intervalle g(x) ≥ ℓ
2 > 0.
3. Soit f une fonction de classe C sur R et a ∈ R. Énoncer la formule de Taylor-Young à l’ordre 2 au point a
2

pour f .
1 pt
D’après le cours on a :

(x − a)2
f (x) = f (a) + f ′ (a)(x − a) + f ′′ (a) + o((x − a)2 )
2

3 Tournez la page svp ,→


4. On suppose que f ′ (a) = 0 et que f ′′ (a) > 0. Montrer que f possède un minimum local en a.
1 pt
Avec ces hypothèses on a :

(x − a)2 
f (x) = f (a) + f ′′ (a) + o (x − a)2
2 ′′ 
2 f (a)
f (x) = f (a) + (x − a) + o(1)
2

f ′′ (a) f ′′ (a)
En appliquant la question 2 à la fonction g(x) = +o(1) qui a pour limite en a ℓ = > 0 du membre
2 2
de droite de l’égalité précédente on en déduit ((x − a) ≥ 0) qu’il existe un intervalle ]a − δ, a + δ[ sur lequel
2

f (x) ≥ f (a). C’est à dire que a est un point de minimum local.

Exercice 4. Soit deux réels a et b avec a < b et f une fonction de classe C 4 sur [a, b].
1. Rappeler la définition de “f est de classe C 4 sur [a, b]”.
0.5 pt
La fonction f est de classe C 4 sur [a, b] si elle est 4-fois dérivable sur [a, b] et que f (4) est continue sur [a, b].
On considère alors la fonction g sur [a, b] définie par

(b − x)2 ′′ (b − x)3 (3)


g(x) = −f (b) + f (x) + (b − x)f ′ (x) + f (x) + f (x) + A(b − x)4 (1)
2 3!
où A est un réel que l’on va déterminer dans la suite.
2. Calculer g(b). On choisit dorénavant A de telle sorte que g(a) = 0.
0.5 pt
On a g(b) = −f (b) + f (b) = 0
3. Justifier que g est dérivable sur [a, b].
0.5 pt
La fonction f étant de classe C 4 la fonction f (3) est dérivable (a fortiori les fonctions f, f ′ et f ′′ ). La fonction g
est donc dérivable par opérations sur les fonctions dérivables (x 7→ A(b − x)4 est polynomiale donc dérivable).

4. Calculer pour tout x ∈ [a, b], g ′ (x) et montrer en justifiant soigneusement que
 
1 (4)
g ′ (x) = (b − x)3 f (x) − 4A
3!

1 pt

(b − x)2 ′′ (b − x)3 (3)


g(x) = −f (b) + f (x) + (b − x)f ′ (x) + f (x) + f (x) + A(b − x)4
2 3!
2(b − x) ′′ (b − x)2 (3)
g ′ (x) = f ′ (x) − f ′ (x) + (b − x)f ′′ (x) − f (x) + f (x)
2 2
2 3
3(b − x) (3) (b − x) (4)
− f (x) + f (x) + 4A(b − x)3
3! 3!
(b − x)3 (4)
= f (x) + 4A(b − x)3
3!
 
′ 3 1 4
g (x) = (b − x) f (x) − 4A
3!

4 Tournez la page svp ,→


5. Justifier qu’il existe c ∈]a, b[ tel que g ′ (c) = 0. En déduire la valeur de A en fonction de f (4) et c.
1 pt
La fonction f satisfait les hypothèses du théorème de Rolle continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et vérifiant
g(a) = g(b). Il existe donc c ∈]a, b[ telle que g ′ (c) = 0. Comme g ′ (c) = 0 on déduit de la question 4 que
 
1 (4)
(b − x)3 f (x) − 4A = 0
3!

dont on déduit une expression de A ( puis que b ̸= c) :

1 (4)
A= f (c)
4!

6. En déduire la formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 3 pour f entre a et b :


il existe c ∈]a, b[ tel que,

(b − a)2 (b − a)3 (b − a)4


f (b) = f (a) + f ′ (a)(b − a) + f ′′ (a) + f (3) (a) + f (4) (c)
2 3! 4!

1 pt
En remplaçant la valeur de A dans la formule (1) on obtient l’expression :

(b − x)2 ′′ (b − x)3 (3)


g(x) = −f (b) + f (x) + (b − x)f ′ (x) + f (x) + f (x) + A(b − x)4
2 3!
Et on obtient le résultat en posant x = a et en utilisant que g(a) = 0.
7. Montrer que si x > 0 il existe c ∈]0, x[ tel que

x2 x4
cos(x) = 1 − + cos(c)
2 24

0.5 pt
On applique la formule précédente à la fonction cos avec a = 0 et b = x. Les premiers termes du membre de
droite sont donc ceux du polynome de Taylor de cos en 0 et pour le dernier on utilise que (cos)(4) (c) = cos(c).
8. En déduire que
π π2 1
cos( )−1+ ≤
12 288 1944
Indication : On utilisera notamment que π < 4.
1 pt

On a
x2 x4
cos(x) = 1 − + cos(c)
2 24
donc
x2 x4
cos(x) − 1 + = cos(c)
2 24
En appliquant cette formule en x = π
12 et en majorant | cos(c)| par 1 on a

π 2
 π 4
 π 4

π 12 12 12
cos( )−1+ = cos(c) ≤
12 2 24 24

5 Tournez la page svp ,→


Or comme π < 4 on a π
12 < 1
3 donc ( 12
π 4
) < 1
81
D’où
π 2

π 12 1
cos( ) − 1 + ≤
12 2 81 × 24
π π2 1
cos( )−1+ ≤
12 288 1944

9. (Bonus) Quelle est la valeur exacte de cos( 12π


)?

Si on sait que cos( 6 ) = 2 , on peut utiliser (par exemple) la formule cos(2a) = 2 cos2 (a) − 1 on en déduit que
π 3
1+cos( π
6)
que (cos( 12
π
))2 = 2 et comme cos est positive sur ] − π2 , + π2 [ on peut écrire
s p

3
√ √ √
π 1+ 2 2+ 3 2+ 6
cos( ) = = (= )
12 2 2 4

6/ 6
Mai 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 2 -Section A - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Toute réponse doit être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont
interdits. Le barème est donné à titre indicatif. Durée : 1h30.

Exercice 1. (3pts)
Soit f : R → R, une fonction dérivable.
1. On suppose que f possède un minimum local en x0 . En rappeler la définition.
f (x) − f (x0 )
2. Démontrer que f ′ (x0 ) = 0 (on pourra discuter du signe de à gauche et à droite
x − x0
de x0 ).
3. Justifier que si f possède un maximum local en x1 alors −f possède un minimum local en
x1 . En déduire que f ′ (x1 ) = 0.

1. (1pt) Il existe un intervalle ouvert J contenant x0 tel que


∀x ∈ J, f (x) ≥ x0
2. (1pt) Comme J est ouvert il existe δ > 0 tel qu’on ait [x0 − δ, x0 + δ] ⊂ J. On a sur
f (x) − f (x0 )
[x0 − δ, x0 [ que f (x) − f (x0 ) < 0 et x − x0 < 0 D’où > 0 et par passage à la
x − x0
limite f (x0 ) ≥ 0. Un raisonnement similaire sur [x0 , x0 + δ[ montre que f ′ (x0 ) ≤ 0. On peut

alors conclure que f ′ (x0 ) = 0.


3. (1pt) Si f possède un maximum local en x1 il existe un intervalle ouvert J contenant x1 tel
que pour tout x dans J on a f (x) ≤ f (x1 ) d’où −f (x) ≥ −f (x1 ). On a pardé dénition que
la fonction dérivable −f a un maximum local en x1 et donc que (−f )′ (x1 ) = 0 c’est à dire
f ′ (x1 ) = 0.

Exercice 2. (4pts) Déterminer si les limites suivantes existent et le cas échéant les donner.

e−x − 1 − 2x
1. lim
x→0
 x2  
1 1
2. lim x 3
− sin
x→+∞ x x

1. (2pt) On a
x2
e−x = 1 − x + + o(x2 )
2
√ 1
1 − 2x = 1 − x − x2 + o(x2 )
2
D’où √
e−x − 1 − 2x x2 + o(x2 )
= = 1 + o(1) −−→ 1
x2 x2 x→0

1 Tournez la page svp ,→


2. (2pt) Comme 1
x
→ 0 quand x → +∞. On peut poser h = 1
x
ou bien écrire directement
1 1 1 1
sin( ) = − 3 + o( 3 ) (1)
 x x 6x x
1 1 1 1
x3 − sin( ) = + o(1) −−−−→ (2)
x x 6 x→+∞ 6

Exercice 3. (5pts)
1. Donner
√ les développements limités en 0 à l’ordre 3 des trois fonctions
x 7→ 1 + x, x 7→ sin(x) et x 7→ cos(x).
2. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 , de la fonction g définie par
1
g(x) =
cos(x) + sin(x)
3. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 , de la fonction définie par

1+x
f (x) =
cos(x) + sin(x)
4. Donner l’équation de la tangente au point d’abscisse 0 de la fonction f et discuter des
positions relatives de cette tangente et du graphe de f au voisinage de 0.

1. (1pt)
√ 1 1 1
1 + x = 1 + x − x2 + x3 + o(x3 )
2 8 16
x3 3
sin(x) = x − + o(x )
6
x2
cos(x) = 1 − + o(x3 )
2
2. ( 1.5pt)
1 1
= 2
cos(x) + sin(x) x x3
1+x− − + o(x3 )
| 2 6
{z }
u
= 1 − u + u − u + o(u3 )
2 3

x2 x3
=1−x+ + + x2 − x3 − x3 + o(x3 )
2 6
3 11
= 1 − x + x2 − x3 + o(x3 )
2 6
3. ( 1.5pt) Il ne reste qi’à faire un produit de DL :
√    
1+x 1 1 2 1 3 3 2 11 3
= 1 + x − x + x × 1 − x + x − x + o(x3 )
cos(x) + sin(x) 2 8 16 2 6
1 7 2 43 3
= 1 − x + x − x + o(x3 )
2 8 48

2 Tournez la page svp ,→


4. (1pt) La fonction f étant de classe C 1 dans un voisinage de 0, on a par la formule de
Taylor et l’unicité des DL que l’équation de la tangente à Cf en x = 0 est
1
y =1− x
2
De plus on a
1 7 7
f (x) − (1 − x) = x2 + o(x2 ) ∼ x2 ≥ 0
2 8 8
Ainsi Cf est au dessus de sa tangente près de 0.

Problème.(8pts)
Pour f une fonction de R dans R, on note Pf l’assertion suivante :
Pf : « Pour tout couple de réels (a, b) avec a < b, pour tout y entre f (a) et f (b), il existe c ∈ R
tel que f (c) = y »
1. Citer le résultat du cours donnant une condition suffisante sur f pour que Pf soit vraie.

Le théorème des valeurs intermédiaires (TVI), donne que la continutié de f est une condi-
tion suffisante pour Pf .
2. On considère la fonction réelle
f0 : R → R(
cos( x1 ) si x ̸= 0 .
x 7→
0 si x = 0

(a) Justifier que la fonction f0 est continue sur R∗ .

(b) Montrer que la fonction f0 n’est pas continue en 0.


(c) Justifier que Pf0 est vraie. (On pourra commencer par calculer f ( π1 ) et f ( 2π
1
).)

1
(a) La fonction x 7→ est continue sur R∗ et cos est continue sur R, donc par composition
x
la fonction f0 est continue.
1
(b) La suite un = qui tend vers 0, vérfie f0 (un ) = 1 ̸→n→+∞ f0 (0). Ainsi f0 n’est
2πn
pas continue (caractérisation séquentielle de la continuité).
(c) On a f0 ( π1 ) = −1 et f0 ( 2π
1
) = 1.La fonction f0 étant continue sur R∗ on en déduit
par le théorème des valeurs intermédiaires (TVI) que pour tout nombre de [−1, 1]
a un antécédent par f0 . Soient a < b et soit y entre f (a) et f (b), alors on a y dans
[−1, 1] (car f (a) et f (b) sont dans [−1, 1])
3. Soient g une fonction dérivable sur R et deux réels a < b. On suppose que g ′ (a) < g ′ (b).
g(a + h) − g(a) g(b + h) − g(b)
(a) Que valent lim et lim ? Écrire la définition de la
h→0 h h→0 h
première limite avec les quantificateurs.
(b) Soit y vérifiant g ′ (a) < y < g ′ (b).
Justifier, à l’aide de la définition précédente de la limite, qu’il existe δ1 > 0 tel que
pour tout h ∈] − δ1 , δ1 [ on ait
g(a + h) − g(a)
< y.
h

3 Tournez la page svp ,→


On admet qu’il existe de même δ2 > 0 tel que pour tout h ∈] − δ2 , δ2 [ on a
g(b + h) − g(b)
> y.
h
(c) Montrer qu’il existe h0 > 0 tel que
g(a + h0 ) − g(a) g(b + h0 ) − g(b)
<y<
h0 h0
g(x + h0 ) − g(x)
(d) On considère alors la fonction φ : x 7→ . Justifier qu’il existe x0 ∈ R
h0
tel que φ(x0 ) = y. (Indication : On remarquera que φ est continu.)
(e) En déduire, à l’aide du théorème des accroissements finis, que Pg′ est vérifiée.

(a) Par définition du nombre dérivée on a


g(a + h) − g(a)
lim = g ′ (a)
h→0 h
Ce qui s’écrit
g(a + h) − g(a)
∀ε > 0, ∃δ > 0, ∀h ∈ R, (|h| ≤ δ =⇒ − g ′ (a) ≤ ε)
h
De même on a
g(b + h) − g(b)
lim = g ′ (b)
h→0 h
y − g ′ (a) 1
(b) En appliquant la définition avec ε = . Il existe δ1 > 0 tel que pour tout
2
h ∈] − δ1 , δ1 [, on a
g(a + h) − g(a) y + g ′ (a)
≤ g ′ (a) + ε = <y
h 2
δ
(c) On pose δ = min(δ1 , δ2 ) on obtient que pour h0 = (par exemple) les deux inégalités
2
sont vérifées.
(d) La fonction φ est continue par opérations sur les fonction continues. De plus :
g(a + h0 ) − g(a) g(b + h0 ) − g(b)
φ(a) = <y< = φ(b).
h0 h0
On peut alors appliquer le TVI à φ pour obtenir qu’il existe x0 ∈ R tel que φ(x0 ) = y.
(e) On sait que
g(x0 + h0 ) − g(x0 )
= y.
h0
On applique alors le théorème des accroissements finis à la fonction dérivable g entre
les points x0 et x0 + h. Il existe donc c dans ]x0 , x0 + h[ tel que
g(x0 + h0 ) − g(x0 )
= g ′ (c)
h0
Autrement dit g ′ (c) = y.
1. si on a choisi des inégalités strictes dans la définition de la limite il n’est pas nécessaire de diviser par 2

4 Tournez la page svp ,→


4. Application.
(a) Démontrer que PE , où E désigne la fonction partie entière, est fausse.
(b) La fonction partie entière admet-elle une primitive ?

(a) On a E(0) = 0 et E(1) = 1 mais la fonction partie entière ne vaut jamais 21 . La


propriété PE des valeurs intermédiaires n’est pas vérifiée.
(b) Si E possedait une primitive alors d’après ce qui précède PE serait vérifiée ce qui
contredit la question précédente. La fonction partie entière n’admet pas de primi-
tive.0.5

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Mai 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé 2 -Section B - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Toute réponse doit être justifiée. Les documents, calculatrices et téléphones sont
interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Question de cours (6 points) On se propose de donner une autre démonstration


du résultat du cours suivant :

Si f : [a, b] → R est continue avec f (a) · f (b) < 0, alors il existe c ∈]a, b[ tel que f (c) = 0.

1. On considère l’ensemble A = {x ∈ [a, b]|f (x) > 0}


(a) Justifier que A est non vide.
(b) Justifier que A possède une borne inférieure. On note alors c = inf(A).
2. On suppose dorénavant que f (a) < 0 < f (b).
(a) Énoncer la caractérisation séquentielle de la borne inférieure. L’appliquer pour mon-
trer que f (c) ≥ 0.
(b) En déduire que c > a.
(c) Justifier que si x ∈]a, c[ alors f (x) < 0.
(d) En déduire que f (c) ≤ 0 et conclure.
3. Comment peut-on appliquer ce qui précède pour démontrer que le résultat est vrai dans
le cas f (a) > 0 > f (b).
4. Déduire de ce résultat le théorème des valeurs intérmédiaires, en énoncant ce dernier.
x
Exercice 2. On considère la fonction f : R∗ → R définie parf (x) = .
ln(x2 )
1. Montrer que f est prolongeable par continuité en 0. On notera f˜ son prolongement.
2. La fonction f˜ est-elle dérivable en 0 ?
3. La fonction f˜ est-elle de classe C 1 sur R ?
4. La fonction f˜ est-elle de classe C 2 sur R ?

Exercice 3. Étudier la convergence des suites suivantes


 n    
1 1 
1. un = 1 + 2. vn = n 1 − ln 1 + 2 + cos
2 1
n
ln(n) 2n
Exercice 4. On considère la fonction définie sur ] − 1, 1[ par

cos(x)
f (x) = 1 .
2
+ ln(1 + x)

On note C{ sa courbe représentative dans un repère orthonormé.


1. Donner les développements limités de cos(x) et ln(1 + x) au voisinage de 0 à l’ordre 3.

1 Tournez la page svp ,→


1
2. Donner le développement limité de x 7→ au voisinage de 0 à l’ordre 3.
1 + 2 ln(1 + x)
3. Donner le développement limité de f au voisinage de 0 à l’ordre 3.
4. Donner l’équation de la tangente à Cf au point d’abscisse 0 et discuter des positions
relatives.

Exercice 5.

1. Déterminer le développement limité à l’ordre 3 de la fonction x 7→ 4 + x en 0.
2. Énoncer la formule de Taylor-Lagrange (« avec reste f (n+1) (c) ») à l’ordre 2 (n = 2).
3. (*) Déterminer un rationnel A tel que
√ 1
5−A ≤ .
512

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10 Décembre 2024 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Devoir surveillé n°2 - Analyse 1


La clarté et la rédaction entreront dans une part importante de la notation.
Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Le barème est donné à titre indicatif.
Durée : 1h30.

Exercice 1. Questions de cours (6 points) Soient I un intervalle ouvert, f : I → R et x0


un point de I.
1. Donner la définition de f est continue en x0 .
2. Donner la définition de f est dérivable en x0 .
3. Montrer que si f est dérivable en x0 alors f est continue en x0 .
On suppose dorénavant que f est dérivable sur I.
4. Démontrer que si f est décroissante sur I, alors f ′ ≤ 0 sur I. (On pourra regarder en un
point x0 la limite à gauche du taux d’accroissement de f .)
5. Énoncer le théorème des accroissements finis.
6. Démontrer que si f ′ ≤ 0 sur I, alors f est décroissante sur I.

Cf cours

Exercice 2 (4 points). Déterminer un équivalent le plus simple possible des suites suivantes :
−3n + 2n
1. un = n
e − 3n
On rappelle que 2 < e < 3 on a

−3n (1 − ( 23 )n )
un = ∼ 1.
−3n (1 − ( 3e )n )
 
1
2. vn = sin
n2 + n + 1
1 1
Comme 2 −−−−→ 0 on peut utiliser le DL1 de sin en 0 : on a sin( 2 )∼
n + n + 1 n→+∞ n +n+1
1 1
2
∼ 2
n +n+1 n
 
1 1 1
3. wn = sin − + 2
n n 2n
1
Comme −−−−→ 0 on peut utiliser le DL2 de sin en 0 : sin(x) = x + o(x2 ) on a
n n→+∞
1 1 1 1 1
sin( ) − + 2 = 2 + o( n12 ) ∼ 2
n n 2n 2n 2n

1/ 4 Tournez la page svp ,→


√ √
4. zn = 5
n5 + n4 − 5 n5 + n3

On a r r !
5 1 5 12
zn = n × 1+ − 1+ .
n n
1
En utilisant le DL1 de x 7→ (1 + x) 5 en 0 on obtient :
  2 
1 1 1
zn = n × 1 + −1+o ∼ .
5n n 5

Exercice 3 (3 points). Soit f : R+ → R une fonction continue. On suppose que

lim f (x) = −∞.


x→+∞

On souhaite démontrer que f possède un maximum global.


1. Justifier qu’il existe B > 0 tel que pour tout x > B on a f (x) ≤ f (0).
On applique la définition de la limite avec A = min(f (0), −1) < 0 Il existe un B > 0 tel
que pour tout x ∈ R+ , si x ≥ B alors on a f (x) < B ≤ f (0).
2. Justifier qu’il existe M ∈ R tel que pour tout x ∈ [0, B] tel que f (x) ≤ M .
D’après le théorème des bornes f atteint un maximum, notons le M , sur [0, B] en un
point noté xmax . On a en particulier f ≤ M sur [0, B].
3. En déduire que f possède un maximum global.
Comme il est évident que f (0) ≤ M car 0 ∈ [0, B]. On a obtenu que pour tout x ∈ R+ ,
f (x) ≤ M = f (xmax )

2/ 4 Tournez la page svp ,→


1
Exercice 4 (4 points). Soit f : R∗ −→ R définie par f (x) = x3 sin .
x
1. Montrer que f est prolongeable par continuité en 0 ; on notera f˜ la fonction prolongée.
Par encadrement on obtient que |f (x)| ≤ |x|3 . La fonction f a donc pour limite 0 en
0 elle est(prolongeable par continuité en 0. Son prolongement, f˜ , est définie sur R par
x3 sin x1 si x ̸= 0,
f˜ : x 7→
0 sinon.

2. Montrer que f˜ est de classe C 1 sur R. On donnera notamment l’expression de f˜′ sur R.

Sur la réunion des intervalles ouverts R∗ =] − ∞, 0[∪]0, +∞[, f˜ est dérivable par opéra-
tions sur les fonctions dérivables et sa dérivée vaut
1 1
f˜′ (x) = 3x2 sin − x cos .
x x

Il est clair que f˜′ est continue en 0 car |f˜′ (x)| ≤ 3x2 + |x|.
3. La fonction f˜ est-elle de classe C 2 sur R ?
La fonction f˜ n’est pas deux fois dérivable en 0. En effet, le taux d’accroissment de
f˜(x) − f˜(0)  
f˜′ en 0 est : A(x) = = 3x sin x1 − cos x1 qui n’a pas de limite en 0 :
x
1 1
lim A( 2πn ) = −1 ̸= 0 = lim A( π +2πn )
2
La fonction n’est pas donc pas de classe C 2 sur R.

Exercice 5 (5 points).
1. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction x 7→ ex
1 2 1 3
ex = 1 + x + x + x + o(x3 ).
2 6

2. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction x 7→ ln(1 + x)

u2 u3
ln(1 + u) = u − + + o(x3 ).
2 3

3. Donner le développement limité en 0 à l’ordre 3 de la fonction f : x 7→ ln(1 + ex )


On a en factorisant par 2,
1 2 1 3
ln(1 + ex ) = ln(2 + x + x + x + o(x3 ))
2 6
x 1 1 3
= ln(2) + ln(1 + + x2 + x + o(x3 ))
2 4 12
On peut alors poser u = x
2
+ 14 x2 + 1
12
x3 + o(x3 ), et on a bien u −−→ 0. De plus
x→0

x2 x3
u2 = + + o(x3 )
4 4
x3
u3 = + o(x3 )
8

3/ 4 Tournez la page svp ,→


Ainsi en composant les DL on obtient :

x x2 x3
f (x) = ln(2) + + +
2 4 12
x2 x3
− −
8 8
x3
+ + o(x3 )
24
x x2
f (x) = ln(2) + + + o(x3 )
2 8

4. Donner l’équation de la tangente au graphe de f en 0 et discuter des positions relatives


du graphe de cette tangente.
D’après la formule de Taylor-Young et par unicité du développement limité on sait
x
que la tangente au graphe de f en 0 a pour équation y = ln(2) + . De plus comme
2
x x2
f (x) − ln(2) + ∼ ≥ 0, on en déduit que dans un voisinage de 0, le graphe de f est
2 8
au dessus de cette tangente.
5. Que vaut  
x x2
ln(1 + ex ) − ln(2) − 2
− 8
lim ?
x→0 x3
 2

ln(1+ex )−ln(2)− x2 − x8 o(x3 )
D’après ce qui précède cette limite est nulle car x3
= x3
= o(1).

4/ 4
3 CC4
3.1 sujets

99 Tournez la page svp ,→


1:1

21 Décembre 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Épreuve Récapitulative - Analyse 1


Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Durée : 1h30.

QCM
Les questions portant le symbole ♣ peuvent, éventuellement, admettre plusieurs bonnes réponses.

Question 1 ♣ Dans cette question A désigne une partie non vide de R. Donner toutes les affirmations correctes.
A Si il existe une suite d’éléments de A qui converge vers +∞, alors A n’est pas majoré.
B Si A n’est pas majorée alors A est minorée.
C Si A est majorée alors il existe une suite d’éléments de A qui converge vers sup(A).
D Si A vérifie la propriété : x ∈ A, =⇒ x + 1 ∈
/ A alors A est majorée.
E Si A possède une borne supérieure alors A est majorée.
 
n+2
Question 2 ♣ Soit l’ensemble A = n∈N .
n+1
Parmi les propositions suivantes donner celles qui sont vraies :

A L’ensemble A possède une borne inférieure. D L’ensemble A possède une borne supérieure.
B L’ensemble A est majoré. E L’ensemble A est minoré.
C L’ensemble A possède un maximum. F L’ensemble A possède un minimum.

Question 3 ♣ Soit (un )n∈N une suite réelle. Parmi les assertions suivantes, donner lesquelles sont équivalentes
à : “un diverge vers −∞”.

A ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A) H ∃N ∈ N, ∀A > 0, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)


B ∃A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A) I ∃A > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)
C ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (un > −A =⇒ n < N )
J ∀A ∈ R, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩽ A)
D ∀B < 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩽ B)
K ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩽ −A)
E ∃A > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)
F ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un < −A) L ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)

G ∀n ∈ N, un ⩽ −n M ∃N ∈ N, ∀A ∈ R, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)
1:2
Question 4 ♣ Soit (un )n∈N une suite réelle et ℓ ∈ R. Parmi les assertions suivantes, donner lesquelles sont
équivalentes à : “un converge vers ℓ”.
A ∀ε < 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ∈ [ℓ − ε; ℓ + ε])
B ∃N ∈ N, ∀ε ∈ R, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
C ∃ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
D ∃ε > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
E ∃N ∈ N, ∀ε > 0, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
F ∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − l| ⩽ ε)
G ∃ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
H ∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
I ∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − l| ⩽ 2ε)
J ∀n ∈ N∗ , ℓ − 1
⩽ un ⩽ ℓ + 1
n n
K ∀ε > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
L ∀ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)

Question 5 ♣ Soit (un )n∈N une suite réelle. Parmi les assertions suivantes, donner lesquelles sont équivalentes
à : “un divergent vers +∞”.

A ∃A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A) F ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)
B ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A) G ∀n ∈ N, un ⩾ ln(n)
C ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (un < A =⇒ n < N ) H ∃N ∈ N, ∀A > 0, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)
D ∀A ∈ R, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A) I ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)
E ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un > A) J ∃N ∈ N, ∀A ∈ R, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)

Question 6 ♣ (2 points) (-0.5 par erreur)Dans toutes la suite un et vn désignent des suites ne s’annulant pas.
Donner toutes les affirmations correctes.

A un ∼ vn =⇒ un ∼ v n F un = o(1) ⇐⇒ limn→+∞ un = 0
n n
B n2 (sin( 1 )) ∼ n
n G un ∼ vn =⇒ eun ∼ evn
C (1 + 1 )n2 ∼ 1 + n
n
H n3 (1 − cos( 1 )) ∼ n
D n + (−1)n ∼ n n 2

E ln(n2 + 2) − ln(n + 1) ∼ ln(n) I (n + 1)! ∼ n!


1:3
1
 1

Question 7 ♣ On considère la suite (un )n∈N∗ définie par un = n + n +(−1)n n − n . Donner les affirmations
justes.
A u2n = 2n.
B La suite (un )n∈N∗ est bornée.
C lim u2n2 = +∞.
n→+∞

D La suite extraite de rang pair est convergente.


E Il existe une suite extraite de (un )n∈N qui est convergente.
F u2n+1 = 2
n+1 .

G Il existe une sous-suite de (un )n∈N∗ qui est convergente.


H La suite (un )n∈N∗ est convergente.
I La suite extraite de rang impair converge vers 0.
J lim u6n+1 = 0.
n→+∞

K La (un )n∈N est monotone.

n  k
X 1 1
Question 8 On pose un = . La limite de (un )n∈N vaut où a est un entier naturel inférieur à 100.
8 a
k=1
Déterminer a et coder sa valeur.

Question 9 ♣ (2 points) (-1 par erreur) Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :

A lim 1 − cos x = 2. C ex − 1 + 2x
x→0 sin2 x
lim = 0.
x→0 ln(1 + x)
x
D lim √ e − 1 = 1 .
x
B lim e − cos x − x = 1.
x→0 x2 x→0 1+x−1 2
Question 10 ♣ Soit la fonction réelle f définie sur R∗ par f (x) = sin(x) cos(x).
Parmi les couples de suites (un ) et (vn ) suivants, lesquels peuvent être utilisés pour montrer que f n’a pas de limite
en +∞.

A un = π + 2πn et vn = π + 2nπ E un = π + 2nπ et vn = 2nπ


4 6 2
B un = 1 1
et vn =
F un = π + 2nπ et vn = π + 2nπ
π
2 + 2πn 2πn
2 3
C un = 2nπ et vn = nπ
1 1
D un =
π et vn = π G un = 1 et vn = n
4 + 2πn 6 + 2πn n
1:4
Question 11 ♣ Dans la suite f désigne une fonction réelle définie et continue sur R . Donner toutes les
affirmations correctes. ( la notation f (x) = g(x) signifie que l’égalité est vraie dans un voisinage de 0).
x→0

A Il existe une fonction continue majorée qui n’est pas croissante.


B Si f est majorée alors f possède une limite en +∞ .
C Si f est dérivable en 0, alors il existe λ ∈ R tel que f (x) = f (0) + λx + o(1)
x→0

D Si f n’est pas majorée alors lim |f (x)| = +∞ .


x→+∞

E lim f ( 3n+2
n→+∞ n+2 ) = f (3).

F Si il existe λ ∈ R tel que : f (x) = f (0) + λx + o(1), alors f est dérivable en 0


x→0

G Si lim f (x) = 1
alors il existe A > 0 tel que pour x ⩾ A on a f (x) > 1
x→+∞ 10 , 11 .

H Si f est croissante sur R alors f est dérivable sur R et pour tout x ∈ R, on a f ′ (x) ⩾ 0.
I Si f est dérivable en 0, alors il existe λ ∈ R tel que on ait f (x) = f (0) + λx + o(x)
x→0

J Si il existe λ ∈ R tel que on ait : f (x) = f (0) + λx + o(x), alors f est dérivable en 0
x→0

K L’ ensemble f ([0, 1]) est un segment .


L Si f est décroissante sur R alors lim f (x) = −∞.
x→+∞

18(1 − x + sin(x) − cos(x))


On considère la fonction suivante définie sur R⋆ par : f (x) = .
x2
Question 12
Par quelle valeur la fonction f est-elle prolongeable par continuité en 0 ? Coder votre réponse.

Question 13 On note alors f˜ le prolongement obtenu. La fonction f˜ est dérivable en 0. Déterminer (f˜)′ (0) et
coder sa valeur.

DL d’une composée

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :

f (x) = 3 + 2x + 1x2 + 2x3 + o(x3 ) et g(x) = 2x + 2x2 + 1x3 + o(x3 )

La fonction f ◦ g admet un développement limité à l’ordre 3 en 0 que l’on note

(f ◦ g)(x) = c0 + c1 x + c2 x2 + c3 x3 + o(x3 ).

Les coefficients c0 , c1 , c2 et c3 sont tous des entiers naturels. Calculer puis codez ces nombres.

Question 14 Donner la valeur de c0 . (On code le Question 15 Donner la valeur de c1 .


chiffre des dizaines, même 0, sur la ligne du haut et celui
des unités sur la seconde.)
Question 16 Donner la valeur de c2 .
1:5
Question 17 Donner la valeur de c3 .

DL d’un quotient

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :

f (x) = 20 + 13x + 37x2 + o(x2 ) et g(x) = 5 + 2x + 5x2 + o(x2 )

f
La fonction admet un développement limité à l’ordre 2 en 0 que l’on note
g

f (x)
= c0 + c1 x + c2 x2 + o(x2 ).
g(x)

Les coefficients c0 , c1 et c2 sont tous des entiers naturels compris entre 0 et 9. Calculer puis codez ces nombres.

Question 18 Donner la valeur de c0 , Question 20 Donner la valeur de c2 .

Question 19 Donner la valeur de c1 ,


y +1/7/54+ y

Feuille réponse
Numéro d’étudiant : ←− Codez votre numéro d’étudiant ci-contre,
et remplissez le cadre ci-dessous en CAPI-
0 0 0 0 0 0 0 0 TALE d’imprimerie.
1 1 1 1 1 1 1 1
2 2 2 2 2 2 2 2 Nom :
3 3 3 3 3 3 3 3
4 4 4 4 4 4 4 4 .......................................
5 5 5 5 5 5 5 5 Prénom :
6 6 6 6 6 6 6 6
7 7 7 7 7 7 7 7 .......................................
8 8 8 8 8 8 8 8
9 9 9 9 9 9 9 9

Q 1 : A B C D E Q 14 :

Q 2 : A B C D E F 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 3 : A B C D E F G H I J K L M 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Q 4 : A B C D E F G H I J K L Q 15 :
Q 5 : A B C D E F G H I J
4 7
0 1 2 3 5 6 8 9
Q 6 : A B C D E F G H I 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 7 : A B C D E F G H I J K
Q 16 :
Q 8 :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 17 :
Q 9 : A B C D 4 7
0 1 2 3 5 6 8 9
Q 10 : A B C D E F G 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 11 : A B C D E F G H I J K L
Q 18 :
Q 12 :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
+ 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 19 :
− 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 13 :
Q 20 :
+ 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
− 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

y y
1:1

Mai 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Épreuve Récapitulative - Analyse 1


Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Durée : 1h30.

Ce sujet est composé d’un questionnaire à choix multiples et de trois exercices à rédiger sur une copie. Les
réponses au QCM doivent être reportées sur la feuille réponse. Les exercices 1 à 3 doivent être rédigés sur
une copie. Les deux parties étant équivalentes dans la notation, il est conseillé de consacrer à peu près autant de
temps à chacune.

QCM
Les questions portant le symbole ♣ peuvent, éventuellement, admettre plusieurs bonnes réponses.

f: R→ ( R
1 1
Question 1 ♣ Soit la foncion réelle f suivante sin( x ) cos( x) si x 6= 0 .
x 7→
0 si x = 0
Parmi les suites (un )n∈N∗ suivantes, lesquelles peuvent être utilisées pour montrer que f n’est pas continue en 0.

A un = 1 D un = 1 G un = 1
π π
4 + 2πn 2πn 6 + 2πn
E un = π + 2πn H un = π + 2πn
B un = 2nπ 4 6
1
C un = π + 2πn F un =
π
2 2 + 2πn
Question 2 ♣ Dans la suite f désigne une fonction réelle définie et continue sur R . Donner toutes les
affirmations correctes.
A Si pour tout x ∈ R on a f (x + 1) > f (x), alors f est croissante sur R.
B Si lim f (x) = 1
alors il existe A > 0 tel que pour x > A on a f (x) > 1
x→+∞ 10 , 11 .

C Si f est croissante sur R alors lim f (x) = +∞.


x→+∞

D lim f ( n1 ) = f (0) .
n→+∞

E Si f est croissante sur R alors f est dérivable sur R et pour tout x ∈ R, on a f ′ (x) > 0.
F Il existe une fonction continue majorée qui n’est pas croissante.
G Si f n’est pas majorée alors lim |f (x)| = +∞ .
x→+∞

H Il existe x0 ∈ [−1, 5] tel que pour tout x ∈ [−1, 5] on a f (x) > f (x0 ).
1:2
Question 3 ♣ Les fonctions suivantes sont définies sur I \ {0} où I est un intervalle ouvert. Donner celles qui
sont prolongeables par continuité en 0:
x
A x 7→ e x1 D x 7→ e − 1 F x 7→ sin(x)
B x 7→ e x12 x x
C x 7→ (cos x) x1 E x 7→ x cos( 1 ) G x 7→ cos( 1 )
x x

Question 4 ♣ Soit f : R → R une fonction et a ∈ R. Donner toutes les affirmations justes.

A f est dérivable en a si et seulement si la fonction C f continue en a implique f dérivable en a.


f (a + h) − f (a)
h 7→ possède une limite finie en 0 D f est dérivable en a si et seulement si la fonction
h
f (x) − f (a)
x 7→ est prolongeable par continuité en
B f dérivable en a implique f continue en a. x−a
a.

Question 5 ♣ Les fonctions suivantes sont définies sur un intervalle ouvert I contenant 0. Donner celles qui
sont dérivables en 0:
( p
A x 7→ ln(1 + x) si x > 0
C x 7→ |x| |x|
x+2 sinon (
D x→ ex si x > 0
p 7
B x 7→ |x| x sinon

DL d’un quotient

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :


f (x) = 6 + 18x + 17x2 + o(x2 ) et g(x) = 3 + 6x + 1x2 + o(x2 )
f
La fonction admet un développement limité à l’ordre 2 en 0 que l’on note
g
f (x)
= c0 + c1 x + c2 x2 + o(x2 ).
g(x)
Les coefficients c0 , c1 et c2 sont tous des entiers naturels compris entre 0 et 9. Calculer puis codez ces nombres.
Question 6 Donner la valeur de c0 , Question 8 Donner la valeur de c2 .

Question 7 Donner la valeur de c1 ,

DL d’une composée

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :


f (x) = 2 + 2x + 2x2 + 3x3 + o(x3 ) et g(x) = 1x + 1x2 + 2x3 + o(x3 )
La fonction f ◦ g admet un développement limité à l’ordre 3 en 0 que l’on note
(f ◦ g)(x) = c0 + c1 x + c2 x2 + c3 x3 + o(x3 ).
Les coefficients c0 , c1 , c2 et c3 sont tous des entiers naturels. Calculer puis codez ces nombres.
1:3
Question 9 Donner la valeur de c0 . (On code le Question 11 Donner la valeur de c2 .
chiffre des dizaines, même 0, sur la ligne du haut et celui
des unités sur la seconde.)
Question 12 Donner la valeur de c3 .

Question 10 Donner la valeur de c1 .

suite récurrente

Question 13 On a représenté une fonction


( f et la droite d’équation y = x dans le repère ci-dessous. On
un+1 = f (un ) ∀n ∈ N,
s’interesse à la suite (un )n∈N définie par .
u0 ∈ R.

0 1 2 3 4 5 6

On donne u0 = 1.2, déterminer le plus précisément possible u3 et coder votre réponse.


1:4

Exercices
La clarté et la rédaction entreront pour une part importante dans la notation.
Ces exercices sont à rédiger sur une copie à en-tête dans laquelle vous glisserez la feuille réponse du QCM.

Exercice 1. Soient f : R → R, x0 ∈ R et (un )n∈N une suite réelle.

1. Énoncer la caractérisation séquentielle de la continuité de f en x0 .


2. Énoncer la formule de Taylor-Lagrange ( avec reste ”f n+1 (c)”) en précisant bien les hypothèses.
3. Soinent deux réels a et b tels que a < b. Énoncer le théorème des accroissements finis sur [a, b] en précisant
bien les hypothèses.

4. Donner la définition d’une suite extraite de (un )n∈N .

5. Énoncer la caractérisation séquentielle de la borne supérieure d’une partie A non vide de R.


6. Donner la définition de lim f (x) = −3.
x→x0

Exercice 2. 1. Soit n ∈ N. Donner les DL (Développements Limités) en 0 des fonctions suivantes à l’ordre
demandé:

(a) x 7→ cos(x) à l’ordre 2n + 1. (c) x 7→ sin(x) à l’ordre 2n + 2


(b) x 7→ ln(1 + x) à l’ordre n. (d) x 7→ ex à l’ordre n.

2. Calculer les limites suivantes:


√ 2
ln(1 + x) − x cos( 2x) − e−x 1
(a) lim ; (b) lim ; (c) lim (1 + sin(x)) x ;
x→0 x sin(x) x→0 x2 sin2 (x) x→0

Exercice 3. Soit (un )n∈N une suite réelle et ℓ une nombre réel.
On rappel qu’une suite (vn )n∈N est stationnaire si il existe N ∈ N, tel que pour tout n > N on a vn+1 = vn .
1. Énoncer la définition de “(un ) converge vers ℓ”.
2. Montrer que si (un ) converge vers ℓ alors il existe un rang à partir duquel on a |un − ℓ| 6 14 .

3. En déduire que si une suite (un ) est convergente alors il existe un rang à partir duquel on a |un+1 − un | 6 21 .
(On pensera à l’inégalité triangulaire.)
4. On suppose dans cette question que (un )n∈N est une suite d’entiers convergente et on note N le rang à partir
duquel on a (d’après ce qui précède) |un+1 − un | 6 12 . Justifier que pour tout tout n > N on a un = un+1 .
5. Montrer le résultat suivant : toute suite décroissante d’entiers naturels est stationnaire.
② +1/5/56+ ②

Feuille réponse
Numéro d’étudiant : ←− Codez votre numéro d’étudiant ci-contre,
et remplissez le cadre ci-dessous en CAPI-
0 0 0 0 0 0 0 0 TALE d’imprimerie.
1 1 1 1 1 1 1 1
2 2 2 2 2 2 2 2 Nom :
3 3 3 3 3 3 3 3
4 4 4 4 4 4 4 4 .......................................
5 5 5 5 5 5 5 5 Prénom :
6 6 6 6 6 6 6 6
7 7 7 7 7 7 7 7 .......................................
8 8 8 8 8 8 8 8
9 9 9 9 9 9 9 9

Les questions 14 à 16 sont reservées au correcteur. Merci de ne rien y inscrire.

Question 1 : A B C D E F G H
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 2 : A B C D E F G H 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Question 3 : A B C D E F G Question 11 :

Question 4 : A B C D 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 5 : A B C D

Question 6 : Question 12 :

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 7 :
Question 13 :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 8 : .
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Question 9 : Question 14 : . . . . . . 6 5 4 3 2 1 0

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 7 4
Question 15 : 11 10 9 8 6 5 3 2 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Question 16 : 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
Question 10 :

② ②
3.2 section
Corrigés

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1:1

21 Décembre 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Épreuve Récapitulative - Analyse 1


Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Durée : 1h30.

QCM
Les questions portant le symbole ♣ peuvent, éventuellement, admettre plusieurs bonnes réponses.

Question 1 ♣ Dans cette question A désigne une partie non vide de R. Donner toutes les affirmations correctes.
A Si il existe une suite d’éléments de A qui converge vers +∞, alors A n’est pas majoré.
B Si A n’est pas majorée alors A est minorée.
C Si A est majorée alors il existe une suite d’éléments de A qui converge vers sup(A).
D Si A vérifie la propriété : x ∈ A, =⇒ x + 1 ∈
/ A alors A est majorée.
E Si A possède une borne supérieure alors A est majorée.
 
n+2
Question 2 ♣ Soit l’ensemble A = n∈N .
n+1
Parmi les propositions suivantes donner celles qui sont vraies :

A L’ensemble A possède une borne inférieure. D L’ensemble A possède une borne supérieure.
B L’ensemble A est majoré. E L’ensemble A est minoré.
C L’ensemble A possède un maximum. F L’ensemble A possède un minimum.

Question 3 ♣ Soit (un )n∈N une suite réelle. Parmi les assertions suivantes, donner lesquelles sont équivalentes
à : “un diverge vers −∞”.

A ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A) H ∃N ∈ N, ∀A > 0, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)


B ∃A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A) I ∃A > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)
C ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (un > −A =⇒ n < N )
J ∀A ∈ R, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩽ A)
D ∀B < 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩽ B)
K ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩽ −A)
E ∃A > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)
F ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un < −A) L ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)

G ∀n ∈ N, un ⩽ −n M ∃N ∈ N, ∀A ∈ R, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ −A)
1:2
Question 4 ♣ Soit (un )n∈N une suite réelle et ℓ ∈ R. Parmi les assertions suivantes, donner lesquelles sont
équivalentes à : “un converge vers ℓ”.
A ∀ε < 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ∈ [ℓ − ε; ℓ + ε])
B ∃N ∈ N, ∀ε ∈ R, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
C ∃ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
D ∃ε > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
E ∃N ∈ N, ∀ε > 0, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
F ∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − l| ⩽ ε)
G ∃ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
H ∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
I ∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − l| ⩽ 2ε)
J ∀n ∈ N∗ , ℓ − 1
⩽ un ⩽ ℓ + 1
n n
K ∀ε > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)
L ∀ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ |un − ℓ| ⩽ ε)

Question 5 ♣ Soit (un )n∈N une suite réelle. Parmi les assertions suivantes, donner lesquelles sont équivalentes
à : “un divergent vers +∞”.

A ∃A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A) F ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)
B ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A) G ∀n ∈ N, un ⩾ ln(n)
C ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (un < A =⇒ n < N ) H ∃N ∈ N, ∀A > 0, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)
D ∀A ∈ R, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A) I ∀A > 0, ∀N ∈ N, ∃n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)
E ∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un > A) J ∃N ∈ N, ∀A ∈ R, ∀n ∈ N, (n ⩾ N =⇒ un ⩾ A)

Question 6 ♣ (2 points) (-0.5 par erreur)Dans toutes la suite un et vn désignent des suites ne s’annulant pas.
Donner toutes les affirmations correctes.

A un ∼ vn =⇒ un ∼ v n F un = o(1) ⇐⇒ limn→+∞ un = 0
n n
B n2 (sin( 1 )) ∼ n
n G un ∼ vn =⇒ eun ∼ evn
C (1 + 1 )n2 ∼ 1 + n
n
H n3 (1 − cos( 1 )) ∼ n
D n + (−1)n ∼ n n 2

E ln(n2 + 2) − ln(n + 1) ∼ ln(n) I (n + 1)! ∼ n!


1:3
1
 1

Question 7 ♣ On considère la suite (un )n∈N∗ définie par un = n + n +(−1)n n − n . Donner les affirmations
justes.
A u2n = 2n.
B La suite (un )n∈N∗ est bornée.
C lim u2n2 = +∞.
n→+∞

D La suite extraite de rang pair est convergente.


E Il existe une suite extraite de (un )n∈N qui est convergente.
F u2n+1 = 2
n+1 .

G Il existe une sous-suite de (un )n∈N∗ qui est convergente.


H La suite (un )n∈N∗ est convergente.
I La suite extraite de rang impair converge vers 0.
J lim u6n+1 = 0.
n→+∞

K La (un )n∈N est monotone.

n  k
X 1 1
Question 8 On pose un = . La limite de (un )n∈N vaut où a est un entier naturel inférieur à 100.
8 a
k=1
Déterminer a et coder sa valeur.

Question 9 ♣ (2 points) (-1 par erreur) Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :

A lim 1 − cos x = 2. C ex − 1 + 2x
x→0 sin2 x
lim = 0.
x→0 ln(1 + x)
x
D lim √ e − 1 = 1 .
x
B lim e − cos x − x = 1.
x→0 x2 x→0 1+x−1 2
Question 10 ♣ Soit la fonction réelle f définie sur R∗ par f (x) = sin(x) cos(x).
Parmi les couples de suites (un ) et (vn ) suivants, lesquels peuvent être utilisés pour montrer que f n’a pas de limite
en +∞.

A un = π + 2πn et vn = π + 2nπ E un = π + 2nπ et vn = 2nπ


4 6 2
B un = 1 1
et vn =
F un = π + 2nπ et vn = π + 2nπ
π
2 + 2πn 2πn
2 3
C un = 2nπ et vn = nπ
1 1
D un =
π et vn = π G un = 1 et vn = n
4 + 2πn 6 + 2πn n
1:4
Question 11 ♣ Dans la suite f désigne une fonction réelle définie et continue sur R . Donner toutes les
affirmations correctes. ( la notation f (x) = g(x) signifie que l’égalité est vraie dans un voisinage de 0).
x→0

A Il existe une fonction continue majorée qui n’est pas croissante.


B Si f est majorée alors f possède une limite en +∞ .
C Si f est dérivable en 0, alors il existe λ ∈ R tel que f (x) = f (0) + λx + o(1)
x→0

D Si f n’est pas majorée alors lim |f (x)| = +∞ .


x→+∞

E lim f ( 3n+2
n→+∞ n+2 ) = f (3).

F Si il existe λ ∈ R tel que : f (x) = f (0) + λx + o(1), alors f est dérivable en 0


x→0

G Si lim f (x) = 1
alors il existe A > 0 tel que pour x ⩾ A on a f (x) > 1
x→+∞ 10 , 11 .

H Si f est croissante sur R alors f est dérivable sur R et pour tout x ∈ R, on a f ′ (x) ⩾ 0.
I Si f est dérivable en 0, alors il existe λ ∈ R tel que on ait f (x) = f (0) + λx + o(x)
x→0

J Si il existe λ ∈ R tel que on ait : f (x) = f (0) + λx + o(x), alors f est dérivable en 0
x→0

K L’ ensemble f ([0, 1]) est un segment .


L Si f est décroissante sur R alors lim f (x) = −∞.
x→+∞

18(1 − x + sin(x) − cos(x))


On considère la fonction suivante définie sur R⋆ par : f (x) = .
x2
Question 12
Par quelle valeur la fonction f est-elle prolongeable par continuité en 0 ? Coder votre réponse.

Question 13 On note alors f˜ le prolongement obtenu. La fonction f˜ est dérivable en 0. Déterminer (f˜)′ (0) et
coder sa valeur.

DL d’une composée

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :

f (x) = 3 + 2x + 1x2 + 2x3 + o(x3 ) et g(x) = 2x + 2x2 + 1x3 + o(x3 )

La fonction f ◦ g admet un développement limité à l’ordre 3 en 0 que l’on note

(f ◦ g)(x) = c0 + c1 x + c2 x2 + c3 x3 + o(x3 ).

Les coefficients c0 , c1 , c2 et c3 sont tous des entiers naturels. Calculer puis codez ces nombres.

Question 14 Donner la valeur de c0 . (On code le Question 15 Donner la valeur de c1 .


chiffre des dizaines, même 0, sur la ligne du haut et celui
des unités sur la seconde.)
Question 16 Donner la valeur de c2 .
1:5
Question 17 Donner la valeur de c3 .

DL d’un quotient

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :

f (x) = 20 + 13x + 37x2 + o(x2 ) et g(x) = 5 + 2x + 5x2 + o(x2 )

f
La fonction admet un développement limité à l’ordre 2 en 0 que l’on note
g

f (x)
= c0 + c1 x + c2 x2 + o(x2 ).
g(x)

Les coefficients c0 , c1 et c2 sont tous des entiers naturels compris entre 0 et 9. Calculer puis codez ces nombres.

Question 18 Donner la valeur de c0 , Question 20 Donner la valeur de c2 .

Question 19 Donner la valeur de c1 ,


y +1/7/54+ y

Feuille réponse
Numéro d’étudiant : ←− Codez votre numéro d’étudiant ci-contre,
et remplissez le cadre ci-dessous en CAPI-
0 0 0 0 0 0 0 0 TALE d’imprimerie.
1 1 1 1 1 1 1 1
2 2 2 2 2 2 2 2 Nom :
3 3 3 3 3 3 3 3
4 4 4 4 4 4 4 4 .......................................
5 5 5 5 5 5 5 5 Prénom :
6 6 6 6 6 6 6 6
7 7 7 7 7 7 7 7 .......................................
8 8 8 8 8 8 8 8
9 9 9 9 9 9 9 9

Q 1 : A B C D E Q 14 :

Q 2 : A B C D E F 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 3 : A B C D E F G H I J K L M 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Q 4 : A B C D E F G H I J K L Q 15 :
Q 5 : A B C D E F G H I J
4 7
0 1 2 3 5 6 8 9
Q 6 : A B C D E F G H I 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 7 : A B C D E F G H I J K
Q 16 :
Q 8 :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 17 :
Q 9 : A B C D 4 7
0 1 2 3 5 6 8 9
Q 10 : A B C D E F G 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 11 : A B C D E F G H I J K L
Q 18 :
Q 12 :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
+ 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 19 :
− 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Q 13 :
Q 20 :
+ 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
− 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

y y
1:1

Mai 2023 Université Toulouse 3 - Paul Sabatier

Épreuve Récapitulative - Analyse 1


Les documents, calculatrices et téléphones sont interdits.
Durée : 1h30.

Ce sujet est composé d’un questionnaire à choix multiples et de trois exercices à rédiger sur une copie. Les
réponses au QCM doivent être reportées sur la feuille réponse. Les exercices 1 à 3 doivent être rédigés sur
une copie. Les deux parties étant équivalentes dans la notation, il est conseillé de consacrer à peu près autant de
temps à chacune.

QCM
Les questions portant le symbole ♣ peuvent, éventuellement, admettre plusieurs bonnes réponses.

f: R→ ( R
1 1
Question 1 ♣ Soit la foncion réelle f suivante sin( x ) cos( x) si x 6= 0 .
x 7→
0 si x = 0
Parmi les suites (un )n∈N∗ suivantes, lesquelles peuvent être utilisées pour montrer que f n’est pas continue en 0.

A un = 1 D un = 1 G un = 1
π π
4 + 2πn 2πn 6 + 2πn
E un = π + 2πn H un = π + 2πn
B un = 2nπ 4 6
1
C un = π + 2πn F un =
π
2 2 + 2πn
Question 2 ♣ Dans la suite f désigne une fonction réelle définie et continue sur R . Donner toutes les
affirmations correctes.
A Si pour tout x ∈ R on a f (x + 1) > f (x), alors f est croissante sur R.
B Si lim f (x) = 1
alors il existe A > 0 tel que pour x > A on a f (x) > 1
x→+∞ 10 , 11 .

C Si f est croissante sur R alors lim f (x) = +∞.


x→+∞

D lim f ( n1 ) = f (0) .
n→+∞

E Si f est croissante sur R alors f est dérivable sur R et pour tout x ∈ R, on a f ′ (x) > 0.
F Il existe une fonction continue majorée qui n’est pas croissante.
G Si f n’est pas majorée alors lim |f (x)| = +∞ .
x→+∞

H Il existe x0 ∈ [−1, 5] tel que pour tout x ∈ [−1, 5] on a f (x) > f (x0 ).
1:2
Question 3 ♣ Les fonctions suivantes sont définies sur I \ {0} où I est un intervalle ouvert. Donner celles qui
sont prolongeables par continuité en 0:
x
A x 7→ e x1 D x 7→ e − 1 F x 7→ sin(x)
B x 7→ e x12 x x
C x 7→ (cos x) x1 E x 7→ x cos( 1 ) G x 7→ cos( 1 )
x x

Question 4 ♣ Soit f : R → R une fonction et a ∈ R. Donner toutes les affirmations justes.

A f est dérivable en a si et seulement si la fonction C f continue en a implique f dérivable en a.


f (a + h) − f (a)
h 7→ possède une limite finie en 0 D f est dérivable en a si et seulement si la fonction
h
f (x) − f (a)
x 7→ est prolongeable par continuité en
B f dérivable en a implique f continue en a. x−a
a.

Question 5 ♣ Les fonctions suivantes sont définies sur un intervalle ouvert I contenant 0. Donner celles qui
sont dérivables en 0:
( p
A x 7→ ln(1 + x) si x > 0
C x 7→ |x| |x|
x+2 sinon (
D x→ ex si x > 0
p 7
B x 7→ |x| x sinon

DL d’un quotient

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :


f (x) = 6 + 18x + 17x2 + o(x2 ) et g(x) = 3 + 6x + 1x2 + o(x2 )
f
La fonction admet un développement limité à l’ordre 2 en 0 que l’on note
g
f (x)
= c0 + c1 x + c2 x2 + o(x2 ).
g(x)
Les coefficients c0 , c1 et c2 sont tous des entiers naturels compris entre 0 et 9. Calculer puis codez ces nombres.
Question 6 Donner la valeur de c0 , Question 8 Donner la valeur de c2 .

Question 7 Donner la valeur de c1 ,

DL d’une composée

Soient f et g deux fonctions admettant les développement limités suivant en 0 :


f (x) = 2 + 2x + 2x2 + 3x3 + o(x3 ) et g(x) = 1x + 1x2 + 2x3 + o(x3 )
La fonction f ◦ g admet un développement limité à l’ordre 3 en 0 que l’on note
(f ◦ g)(x) = c0 + c1 x + c2 x2 + c3 x3 + o(x3 ).
Les coefficients c0 , c1 , c2 et c3 sont tous des entiers naturels. Calculer puis codez ces nombres.
1:3
Question 9 Donner la valeur de c0 . (On code le Question 11 Donner la valeur de c2 .
chiffre des dizaines, même 0, sur la ligne du haut et celui
des unités sur la seconde.)
Question 12 Donner la valeur de c3 .

Question 10 Donner la valeur de c1 .

suite récurrente

Question 13 On a représenté une fonction


( f et la droite d’équation y = x dans le repère ci-dessous. On
un+1 = f (un ) ∀n ∈ N,
s’interesse à la suite (un )n∈N définie par .
u0 ∈ R.

0 1 2 3 4 5 6

On donne u0 = 1.2, déterminer le plus précisément possible u3 et coder votre réponse.


1:4

Exercices
La clarté et la rédaction entreront pour une part importante dans la notation.
Ces exercices sont à rédiger sur une copie à en-tête dans laquelle vous glisserez la feuille réponse du QCM.

Exercice 1. Soient f : R → R, x0 ∈ R et (un )n∈N une suite réelle.

1. Énoncer la caractérisation séquentielle de la continuité de f en x0 .


2. Énoncer la formule de Taylor-Lagrange ( avec reste ”f n+1 (c)”) en précisant bien les hypothèses.
3. Soinent deux réels a et b tels que a < b. Énoncer le théorème des accroissements finis sur [a, b] en précisant
bien les hypothèses.

4. Donner la définition d’une suite extraite de (un )n∈N .

5. Énoncer la caractérisation séquentielle de la borne supérieure d’une partie A non vide de R.


6. Donner la définition de lim f (x) = −3.
x→x0

Exercice 2. 1. Soit n ∈ N. Donner les DL (Développements Limités) en 0 des fonctions suivantes à l’ordre
demandé:

(a) x 7→ cos(x) à l’ordre 2n + 1. (c) x 7→ sin(x) à l’ordre 2n + 2


(b) x 7→ ln(1 + x) à l’ordre n. (d) x 7→ ex à l’ordre n.

2. Calculer les limites suivantes:


√ 2
ln(1 + x) − x cos( 2x) − e−x 1
(a) lim ; (b) lim ; (c) lim (1 + sin(x)) x ;
x→0 x sin(x) x→0 x2 sin2 (x) x→0

Exercice 3. Soit (un )n∈N une suite réelle et ℓ une nombre réel.
On rappel qu’une suite (vn )n∈N est stationnaire si il existe N ∈ N, tel que pour tout n > N on a vn+1 = vn .
1. Énoncer la définition de “(un ) converge vers ℓ”.
2. Montrer que si (un ) converge vers ℓ alors il existe un rang à partir duquel on a |un − ℓ| 6 14 .

3. En déduire que si une suite (un ) est convergente alors il existe un rang à partir duquel on a |un+1 − un | 6 21 .
(On pensera à l’inégalité triangulaire.)
4. On suppose dans cette question que (un )n∈N est une suite d’entiers convergente et on note N le rang à partir
duquel on a (d’après ce qui précède) |un+1 − un | 6 12 . Justifier que pour tout tout n > N on a un = un+1 .
5. Montrer le résultat suivant : toute suite décroissante d’entiers naturels est stationnaire.
② +1/5/56+ ②

Feuille réponse
Numéro d’étudiant : ←− Codez votre numéro d’étudiant ci-contre,
et remplissez le cadre ci-dessous en CAPI-
0 0 0 0 0 0 0 0 TALE d’imprimerie.
1 1 1 1 1 1 1 1
2 2 2 2 2 2 2 2 Nom :
3 3 3 3 3 3 3 3
4 4 4 4 4 4 4 4 .......................................
5 5 5 5 5 5 5 5 Prénom :
6 6 6 6 6 6 6 6
7 7 7 7 7 7 7 7 .......................................
8 8 8 8 8 8 8 8
9 9 9 9 9 9 9 9

Les questions 14 à 16 sont reservées au correcteur. Merci de ne rien y inscrire.

Question 1 : A B C D E F G H
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 2 : A B C D E F G H 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Question 3 : A B C D E F G Question 11 :

Question 4 : A B C D 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 5 : A B C D

Question 6 : Question 12 :

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 7 :
Question 13 :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 8 : .
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Question 9 : Question 14 : . . . . . . . . . . . . 6 5 4 3 2 1 0

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Question 15 : 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Question 10 : Question 16 : . . . 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0

② ②

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