Livret Re Visions 2nde VF
Livret Re Visions 2nde VF
Chaque notion est suivie d’une application directe afin de vérifier que tu as bien compris. Les
corrections des applications sont données en fin de fascicule.
Bon courage !
Table des matières :
CHIMIE
Atomes et ions p. 8
Réactions de combustion p. 14
PHYSIQUE
3
La synthèse d’une espèce chimique naturelle
a. Espèces naturelles, synthétiques et artificielles
- Transformation chimique
* A la fin de la transformation, il faut séparer le produit recherché du reste du mélange (réactifs en excès, solvant, autres
produits formés).
Si le mélange réactionnel est liquide, Si l’espèce synthétisée est solide,
on réalise une extraction liquide-liquide : on réalise une filtration sous vide :
4
Une fois l’espèce séparée et purifiée, elle doit être identifiée.
* La chromatographie sur couche mince (CCM) permet de séparer et identifier des espèces chimiques présentes
dans un mélange liquide homogène.
* Interpréter un chromatogramme :
* Quand les espèces à identifier sont incolores, on place la plaque à CCM sous une lampe à UV ou on la plonge dans un
révélateur (diiode, permanganate de potassium) pour faire apparaître les taches.
Application 2 : Suite à la transformation chimique effectuée pour synthétiser la menthone, on la sépare du mélange et on réalise une
CCM pour identifier l’espèce chimique synthétisée. Le chromatogramme obtenu après révélation est donné ci-dessous :
A : menthone
B : huile essentielle de menthe
C: espèce chimique
synthétisée
Interpréter ce chromatogramme pour en déduire que l’espèce synthétisée est bien la menthone.
* En complément de la chromatographie, on peut identifier une espèce chimique en mesurant d’autres paramètres,
comme sa masse volumique si elle est liquide ou sa température de fusion si elle est solide.
5
Les solutions, la concentration massique,
la dilution, la dissolution et l’échelle de teinte
Application 1 : C’est l’été, tu te prépares une citronnade en dissolvant 1 cuillère a café de sucre (5 g de sucre dans un grand verre
d’eau (200 mL d’eau) et en ajoutant le jus d’un demi citron (contenant essentiellement de l’acide citrique). Tu as réalisé une solution
aqueuse. Précise le solvant et les solutés de la solution que tu as préparée.
Lorsqu’on a une solution, la masse de soluté contenue dans un litre de cette solution est appelée concentration
massique. La concentration massique, de symbole Cm, s’exprime donc en g.L‒1 (ou g/L)
Pour calculer la concentration massique d’une espèce dissoute dans un volume autre qu’un litre, on peut utiliser la
relation suivante : g
𝒎𝒔𝒐𝒍𝒊𝒅𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒔𝒐𝒖𝒕
𝑪𝒎 =
g.L-1 𝑽𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 L
Exemple : Le sérum physiologique, utilisé pour le lavage des yeux par exemple, est une solution d’eau salée de
concentration massique Cm = 9,0 g.L-1. Ceci signifie que dans 1L de sérum physiologique, on a dissout 9,0 g de sel.
La formule nous permet aussi de connaître la masse de sel dans 250 mL de solution par exemple : msel = Cm x Vsolution =
9,0x250.10-3 (pour convertir le volume en litre) = 2,3 g de sel.
Application 3 : Écrire le protocole de dissolution permettant d’obtenir 200 mL d’une solution d’eau sucrée de concentration massique en
sucre Cm = 60 g.L-1.
2. Par dilution
La dilution consiste à ajouter de l’eau dans une solution aqueuse trop concentrée (appelée solution mère), pour
diminuer sa concentration et obtenir une solution moins concentrée (appelée solution fille).
Exemple : C’est ce que tu fais lorsque tu ajoutes de l’eau dans ton sirop de grenadine que tu trouves trop sucré !
6
Lors d’une dilution, on a toujours la relation suivante entre les concentrations de solutions mère et fille et les volumes
de solution mère prélevé et de solution fille préparée (attention, les deux concentrations doivent être dans la même
unité, tout comme les deux volumes).
Cmère x Vmère prélevé = Cfille x Vfille préparée
1ère étape : Calcul du volume de solution mère à prélever :
Connaissant la concentration de la solution fille attendue, le volume de solution fille que l’on veut préparer et la
concentration de la solution mère, on peut calculer le volume de solution mère à prélever, avec la relation précédente :
!!"##$ ×!!"##$ !"é!"#é!
Vmère prélevé =
!!è!"
2ème étape : Protocole expérimental de dilution :
Par exemple, s’il faut prélever 10,0 mL de la solution mère pour préparer 250 mL de solution fille :
1. Prélever 10,0 mL de solution mère à l’aide
d’une pipette jaugée de 10,0 mL munie d’une
propipette.
2. Placer le prélèvement dans une fiole jaugée de
250 mL
3. Remplir la fiole jaugée avec de l’eau distillée
jusqu’au ¾
4. Boucher et agiter
5. Compléter avec de l’eau distillé jusqu’au trait
de jauge.
Par exemple, ici, la couleur de la solution S est la C1=0,25g/L C2 =0,5g/L C3=0,75g/L C4=1,0g/L C5=1,3g/L C 6=1,5g/L
même que celle de S3. On en déduit que la
concentration en diiode de la solution S est la
même que la concentration de S3, soit 0,75 g.L-1.
Application 5 :
On veut connaître la concentration en bleu patenté d’un
bonbon schtroumpf. Le bleu patenté est un colorant bleu qui
donne sa couleur au bonbon.
Pour ce faire, on réalise une échelle de teinte en préparant 4
solutions de bleu patenté de concentrations connues (voir
S image ci-contre).
On dissout le bonbon schtroumpf dans 25 mL d’eau chaude
pour obtenir la solution S.
7
Atomes et ions
a) Constitution d'un atome
L’atome est constitué d'un noyau autour duquel gravitent des électrons.
Le noyau est constitué de protons et de neutrons. Les protons et les neutrons sont nommés nucléons
A
Z
X
X=Symbole de l'élément
A = nombre de nucléons = nbr de protons + nbre de neutrons
Z = nombre de protons
N = nombre de neutrons = A-Z
Application 1 : Donner le nombre de protons et de neutrons dans l’atome de Carbone 14. En déduire le nombre de
nucléons.
c) Les éléments
On donne le nom d’élément chimique à l’ensemble des entités chimiques (atomes, ions) caractérisées par le même
nombre Z de protons dans leur noyau. Les éléments chimiques sont représentés par leur symbole chimique X.
La charge d'un atome est de Qatome=O C, car l'atome est électriquement neutre
L’unité de charge est le Coulomb C
Pour respecter la neutralité électrique de l’atome, le nombre de proton dans l’atome doit être égal à son
nombre d'électron.
g) Ion monoatomique
Un ion monoatomique est un atome qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons.
Un cation est un atome qui a perdu un ou plusieurs électrons (le cation est chargé positivement).
Un anion est un atome qui a gagné un ou plusieurs électrons (l’anion est chargé négativement).
Application 5 : Identifier les cations et les anions parmi les ions suivants :
Cl- ; Al3+ ; O2- ; Fe2+
8
h) Les couches électroniques :
La configuration électronique d’un atome ou d’un ion décrit la manière dont les électrons sont répartis dans le nuage
électronique.
Les électrons sont répartis dans des couches (caractérisées par des numéros : 1, 2, 3…) et des sous couches (s, p).
Les électrons de valence sont les électrons situés sur la dernière couche.
Exemple : !𝑁 : Le noyau de cet atome contient 7 protons. L’atome contient donc 7 électrons également (puisqu’un atome
est toujours électriquement neutre). Il faut donc répartir les 7 électrons sur les couches et sous-couches :
!𝑁 : (1s) (2s) (2p)
2 2 3
Application 6 : Donner la structure électronique ainsi que le nombre d’électrons de valence des atomes suivants :
l’oxygène (Z=6) et le chlore (Z=17)
Toute transformation chimique d’un élément tend à lui permettre d’acquérir la structure électronique du gaz
rare dont il est le plus proche dans le tableau périodique.
b. Formation d'ions :
Pour se stabiliser un élément va acquérir la structure électronique du gaz rare dont il est le plus proche dans le
tableau périodique (He règle du duet ou Ne et Ar règle de l’octet) en perdant ou en gagnant des électrons.
Étape 1
Décompter le nombre d'électrons situés sur la couche de valence de l'atome
9
Exemple du chlore
La structure électronique de l'atome de chlore est 1s22s22p63s23p5, il possède donc 7 électrons sur sa couche
externe.
Etape 2
1. Placer les électrons de la couche externe autour du symbole de l'élément chimique selon les quatre
directions.
2. Faire un tour, s'il y a plus de quatre électrons à placer, faire un second tour.
Exemple du chlore
Etape 3
3. Les paires d'électrons doivent être reliées par un trait pour former un doublet électronique.
Les électrons restés seuls sont appelés électrons non-appariés, ce sont les électrons non appariés qui vont
permettre de réaliser des liaisons avec d'autres atomes (un électron non apparié établira une liaison). Ces liaisons
sont appelées liaisons covalentes.
Les doublets électroniques sont appelés doublets non-liants, les doublets non-liant ne vont pas former de
liaisons.
Exemple du chlore
10
Mole et quantité de matière
1. Comment calcule-t-on le nombre d’entités (atomes, molécules ou ions) dans un échantillon ?
Si m est la masse d’un échantillon constitué d’entités de masse mentité, alors le nombre N d’entités présentes dans
l’échantillon est donné par la formule mathématique :
𝐦
N=
𝐦𝐞𝐧𝐭𝐢𝐭é
N est un nombre, il est donc sans unité. m et mentité : doivent être exprimées dans la même unité (g ou kg,…)
Exemple :
Calculons le nombre N d’atomes de platine contenus dans une bague en platine de masse m = 9,8 g. La masse d’un atome
de platine mpt = 3,24 X 10-25 kg.
!,!
N= !!" = 3,0 X 10 atomes de platine
25
!,!" ! !"
Application 1
Calculer le nombre de molécules N présentes dans un litre d’eau sachant qu’une molécule d’eau pèse 3,0 X 10-23 g
(rappel : 1L d’eau pèse 1 kg).
Exemple :
23 μmol = 23 x 10-6 mol = 2,3 x 10-5 mol
2. Constante d’Avogadro
Le nombre d’entités contenues dans 1 mole (donc dans 1 paquet) est une constant, appelée la constante d’Avogadro.
Elle est notée NA (un nombre n’est pas une constante !! car un nombre est sans unité et la constante d’Avogadro a une
unité !!).
Sa valeur est exactement NA = 6,022 140 76.1023 mol-1(C’est une valeur qui vous sera toujours donnée).
Le nombre N d’entités microscopiques et leur quantité de matière n dans un échantillon sont liés par l’expression :
𝐍
n=
𝐍𝐀
Exemple :
Calculons la quantité de matière n c'est-à-dire le nombre de moles contenues dans une lame de fer contenant 3,0 X 10 23
atomes.
!,! ! !"!"
La quantité de matière n = = 0,5 mol
!,! ! !"!"
Application 2
Déterminer la quantité de matière n de molécules d’eau de l’application 1.
Correction des applications page 27
11
Modélisation d’une transformation par une réaction chimique
– Équilibrer une équation chimique
Au cours d’une transformation chimique, des réactifs réagissent et forment des produits : un réarrangement entre les
atomes a lieu.
Pour écrire l’équation de la réaction, il faut identifier les espèces mises en jeu.
Pour cela, observer expérimentalement ce qui se passe lors de la transformation est crucial. En effet, des changements
peuvent être visibles : apparition d’un solide, formation de bulles donc d’un gaz, changement de couleur… Pour identifier
les espèces formées il est possible parfois d’utiliser des tests chimiques d’identification.
Ces observations expérimentales macroscopiques nous permettent d’écrire l’équation de la réaction modélisant la
transformation chimique microscopique en identifiant les réactifs et les produits.
L’équation de la réaction traduit la conservation des éléments et de la charge électrique entre les réactifs et les
produits.
Autrement dit, le nombre total de chaque sorte d’élément se conserve et la somme des charges électriques du côté des
produits est égal à celle du côté des réactifs.
Pour traduire ces conservations dans l’équation de la réaction, il faut souvent équilibrer les réactifs et les produits en
utilisant des coefficients appelés stoechiométriques. Le chiffre 1 n’est jamais écrit.
Exemples :
Equation de la combustion complète du méthane dans le dioxygène de l’air :
CH4(g) + 2 O2(g) → CO2(g) + 2 H2O(g)
Equation de la réaction entre le fer solide et l’acide chlorhydrique (H+(aq) ; Cl-(aq)). Les ions chlorure sont spectateurs, ils
n’apparaissent pas dans l’équation.
Application 1 :
Équilibrer les équations chimiques suivantes en ajustant les coefficients stoechiométriques :
….. Na (s) + ……. Cl2 (g) → ………. NaCl (s)
…………. Fe (s) + …………. O2 (g) → ……….. Fe3O4 (s)
………… Na2SO4 (s) → …………….. Na+ (aq) + …………… SO42- (aq)
12
3) Réactif limitant
Remarque : si les deux réactifs sont entièrement consommés cela veut dire qu’ils ont été mélangés dans les proportions
stoechiométriques ; le mélange est dit stœchiométrique.
4) Aspect énergétique
Rappelons que le système chimique désigne le mélange d’espèces chimiques intervenant dans une réaction chimique.
Une transformation chimique peut s’accompagner d’une variation de température du système chimique.
Dans le cas où la température du système augmente, la transformation est dite exothermique.
En revanche, si la température du système diminue, la transformation est dite endothermique.
Application 3 :
Dans un calorimètre, un échantillon d’eau de volume V = 200 mL est introduit et on relève la température initiale Θi =
20,2 °C.
Un échantillon d’hydroxyde de sodium de masse m = 2,0 g est placé dans l’eau, le calorimètre est fermé et agité. La
température finale du mélange est alors mesurée Θf = 31 °C.
Préciser si la dissolution dans l’eau de l’hydroxyde de sodium est une transformation endothermique ou exothermique
13
Réactions de combustion.
1. Réactions de combustion
Une réaction de combustion est une réaction faisant intervenir le dioxygène O2 comme l’un de ses réactifs.
Les produits d’une combustion sont uniquement de l’eau H2O et du dioxyde de carbone CO2.
Rappelons que :
6. dans l’écriture d’une équation de réaction, il faut préciser l’état physique (gaz, liquide, solide) de chaque
espèce chimique intervenant dans cette équation de la réaction.
7. L’équation écrite doit-être équilibrée. Il faut donc toujours vérifier que l’équation chimique est bien
équilibrée, et l’équilibrer le cas échéant. (voir Modélisation d’une transformation par une réaction chimique
8. – Équilibrer une équation chimique : chapitre précédent)
Application 1 :
Écrire l’équation de combustion du carbone, puis celle du glucose (poudre blanche) de formule chimique C6H12O6.
14
Les signaux électriques et les capteurs
Application 1 : Entourer dans le circuit, avec des couleurs différentes, un dipôle, un nœud, une branche et une maille
différents de ceux donnés dans les exemples.
B/ La tension électrique
En comparant les électrons à un écoulement d’eau, on peut dire que la tension électrique est équivalente à la
différence d’altitude entre deux points du circuit. Elle se mesure avec un voltmètre placé en dérivation du dipôle dont on
veut mesurer la tension, se note 𝑼 et s’exprime en Volt.
Les flèches symbolisant la tension électrique aux bornes d’un dipôle autre
que le générateur vont en sens inverse de l’intensité. Pour le générateur, elles
vont dans le même sens.
Exemple :
Au niveau du nœud C : I1 entre dans le nœud, I2 et I3 sortent du nœud donc,
d’après la loi des nœuds : I1 = I2 + I3.
Au niveau du nœud B, I2 et I3 entrent dans le nœud, I1 sort du nœud.
D’après la loi de nœuds : I2 + I3 = I1. On retrouve la même équation qu’au nœud C.
15
I2 est l’intensité traversant la lampe L2.
I3 est l’intensité traversant la pile, elle vaut 30 mA.
U1 est la tension aux bornes de la lampe L1.
U2 est la tension aux bornes de la lampe L2, elle vaut 2 V.
U3 est la tension aux bornes de la résistance, elle vaut 3 V.
U4 est la tension aux bornes du moteur.
U5 est la tension aux bornes de la pile.
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L’émission et la perception d’un son 1I
I Les sons et leur propagation
a) Émission d’un son
• Un son est produit par la mise en vibration d’un objet (une
corde de guitare, la membrane d’un haut-parleur, une corde
vocale, branches d’un diapason, …).
• Le son produit peut être amplifié grâce à une caisse de
résonance.
• La vibration produite par cet objet est transmise jusqu’au
récepteur grâce au milieu de propagation.
• La période T d’un signal périodique est la durée du plus court « motif » qui se répète identique à lui-même,
exprimée en seconde (s).
• La fréquence f du son représente le nombre de répétitions du motif par seconde.
!
Elle se calcule par f = et s’exprime en hertz (Hz) si T est en seconde (s).
!
Application 2 : Deux représentations temporelles de signaux sonores sont reproduites ci-dessous.
I. Identifier la courbe
qui présente une évolution
temporelle périodique.
II. Pour le signal sonore
périodique, mesurer la période
T et en déduire la fréquence f
en Hz.
17
• En deçà de 20 Hz, on se situe dans le domaine des infrasons.
• Au-delà de 20 kHz, il s’agit d’ultrasons.
• Pour modéliser cette réalité, on définit le niveau d’intensité sonore ou niveau sonore, noté L et exprimé en
décibel (dB), qui n’est pas proportionnel à l’amplitude et peut être mesuré grâce à un sonomètre.
• L’intensité sonore, notée I, s’exprime en watt par mètre carré (W.m-2).
Lorsque l’intensité sonore est doublée, le niveau sonore perçu dans les oreilles augmente de 3 dB.
d) Exposition sonore
• Le son peut représenter un danger pour l’oreille si son niveau d’intensité sonore est trop élevé.
• Plus le niveau sonore et la durée d’exposition sont élevés, plus les risques d’atteinte de l’audition sont importants.
• Le niveau 0 dB est le niveau en dessous duquel une oreille moyenne ne détectera pas le son.
• Une échelle de niveau sonore précise les conséquences de l’exposition de l’oreille à des sons de différents niveaux.
Une exposition de
quelques secondes à
un niveau d’intensité
sonore supérieur à
120 dB peut entraîner
une surdité totale.
Application5 : Calculer la durée d’exposition sonore tolérée par jour avec un baladeur fonctionnant à volume maximal.
Correction des applications page 28
18
La lumière et les lentilles
I. lumiere et couleurs
1. La lumière
La lumière est une onde, elle se propage rectilignement (c’est-à-dire en ligne droite) dans toutes les directions,
depuis sa source.
C’est une onde électromagnétique, qui peut donc se déplacer dans le vide, par exemple dans l’espace (contrairement
au son).
Elle se déplace avec une certaine vitesse, que l’on appelle célérité de la lumière.
On peut relier la distance parcourue par la lumière à sa vitesse et à son temps de trajet. La relation importante ici est la
suivante :
𝒅=𝒄∗𝒕
! !
Remarque : on peut aussi écrire : 𝑐 = ou encore 𝑡 =
! !
Avec d la distance (en mètres), t le temps de trajet (en secondes) et c la célérité de la lumière. La valeur approximative de
c est : 𝑐 = 3,00 ∗ 10! 𝑚. 𝑠 !!
Application 1 :
Calculer l’inconnue dans chacun des cas :
• Calculer d sachant que t = 10 s
• Calculer d sachant que t = 8 min (attention à convertir)
• Calculer t sachant que d = 1000 m
• Calculer t sachant que d = 50 km (attention à convertir)
2. Composition de la lumière
2.1 La dispersion
Au 17ème siècle, le physicien Isaac Newton découvre que la lumière blanche peut être décomposée avec un prisme
(voir docs. 1 et 2). Ce phénomène se nomme la dispersion.
Il montre alors que la lumière blanche est composée de toutes les couleurs différentes.
Les différentes couleurs à l’intérieur de la lumière blanche sont déviées différemment lorsque celles-ci passent dans un
milieu transparent. Il se passe exactement le même phénomène lorsque vous observez un arc en ciel (les gouttes d’eau
séparent les différentes couleurs de la lumière blanche du soleil)
Lorsqu’on décompose une lumière, on place les différentes couleurs sur une bande horizontale, graduée de 400 nm à 800
nm et allant du violet au rouge. Les valeurs en nm sont ce qu’on appelle la longueur d’onde.
Cette bande est appelée un spectre. Ci-dessous le spectre de la lumière blanche.
Chaque couleur est unique, et elle est caractérisée par sa longueur d’onde (notée λ, la lettre grecque « lambda »).
Connaître λ revient donc à connaître exactement une couleur.
19
2.2 Les différents types de spectres
Le spectre d’émission
Lorsqu’on s’intéresse à une source lumineuse (ampoule, laser, etc…) et qu’on en récupère le spectre, ce spectre
est appelé spectre d’émission. Il a un fond noir, et pour chaque couleur émise par la source, une raie colorée apparaît.
Par exemple, le laser rouge : il n’émet qu’une couleur, le rouge (avec λ = 635 nm environ), on a donc une raie rouge sur
fond noir.
A savoir : si, comme le laser, une source n’émet qu’une seule couleur, on parle de lumière monochromatique. Et au
contraire s’il y a plusieurs couleurs, ce sera une lumière polychromatique.
Le spectre d’absorption
Lorsqu’on observe des étoiles, la plupart du temps, celles-ci émettent une lumière blanche. On obtient donc un
spectre arc en ciel avec toutes les couleurs (comme celui montré dans la partie 2.1). Mais en regardant de plus près, on
peut apercevoir des raies noires à certains endroits, qui signifient que les couleurs correspondantes sont absentes. Un
spectre comportant des raies noires sur un fond coloré va s’appeler spectre d’absorption.
Par exemple, voici un spectre dans lequel il manque un peu de jaune.
Application 2 :
1. Un rayon lumineux arrive depuis l’air dans une vitre en verre
avec un angle incident de i = 30°. Montrer que l’angle réfracté
vaut environ r = 21°
Données : nverre = 1,4 ; nair = 1,0
2. Un rayon arrivant de l’air est réfracté dans de l’eau, avec un angle r = 40°. Montrer que l’angle d’incidence i vaut
environ 58°
Données : nair = 1,0 neau = 1,3
3. Un rayon passe de l’eau à un verre. On a mesuré i = 20° et r = 17°. Calculer nverre sachant que neau = 1,4.
2. Les lentilles
Il existe 2 types de lentilles, les lentilles convergentes et les lentilles divergentes. Les lentilles convergentes sont toujours
plus larges au centre que sur les bords. Pour les lentilles divergentes, c’est l’inverse. Voici un schéma représentant ces
lentilles :
20
On ne s’intéressera qu’aux lentilles convergentes.
Remarques :
• Aucun rayon ne part de A, car il est sur l’axe optique. A’ sera donc toujours à la verticale de B’, de façon à ce que
l’image A’B’ soit perpendiculaire à l’axe optique.
• Il faut toujours tracer les trois rayons pour trouver une image.
• Si on a l’image et qu’on cherche l’objet, il suffit de tracer en sens inverse.
• A’B’ peut être à l’envers ou à l’endroit, selon les cas. Sur le schéma au-dessus, elle est à l’envers.
Grandissement :
Le grandissement (noté γ, lettre grecque « gamma ») d’une lentille représente le rapport entre la taille de l’objet et la
taille de son image. On le calcule de la manière suivante :
21
!! ! !
𝛾= . Il n’a pas d’unité.
!"
Il est négatif si l’image est à l’envers !
Application 3 :
1. Compléter le schéma et trouver l’image de AB, en traçant les trois rayons importants. Mesurer AB, A’B’ et
calculer ensuite le grandissement.
2. Compléter et trouver AB, l’objet à l’origine de A’B’. Ensuite, faire les mesures nécessaires et calculer le
grandissement
22
Comment décrire un mouvement
I : Les préliminaires
I. L’étude de mouvement d’un système se fait systématiquement « par rapport à » un autre point. Ce point est
appelé référentiel. Le référentiel est choisi arbitrairement selon la situation étudié. Le référentiel sera
considéré comme toujours immobile. Il est important de préciser le référentiel car cela change la
description du mouvement.
Exemple : Bastien est assis dans le train qui effectue un trajet Paris – Berlin. Soit le train faisant office de référentiel ; on peut
dire que Bastien est immobile. En revanche, en prenant la gare comme référentiel, Bastien sera en mouvement.
Application 1 :
23
Le trampoline est une discipline olympique depuis 2000. Cet exercice s’intéresse à un trampoliniste en train de réaliser
une chandelle (saut vertical, corps rigide jambe tendu et bras le long du corps). On ne demande ici d’évoquer seulement
la trajectoire du système, sans considérer la vitesse.
4. Quel référentiel choisir pour être sûr et certain que le chat qui observe le trampoliniste sera toujours parfaitement
immobile ?
𝑴𝟏 𝑴𝟑
En pratique, on calcule souvent la vitesse moyenne : 𝒗𝟐 =
𝒕𝟑 !𝒕𝟏
Application 2 :
Le lancé de poids est également une discipline olympique. Le lanceur doit envoyer un poids le plus loin possible.
Nous allons étudier le mouvements du poids.
On modélise une action mécanique du corps A sur le corps B par une force , 𝐹!/! . Cette force est représentée par un
vecteur possédant les trois caractéristiques habituelles : Direction, sens et norme.
On distingue les actions de contact des actions à distances (ne nécessitant aucun contact physique direct entre les corps
A et B).
24
Les actions mécaniques sont toujours réciproques, donc si le corps A exerce une force 𝐹!/! sur le corps B, il est obligatoire
que le corps B exerce une force 𝐹!/! = −𝐹!/! sur le corps A. C’est le principe des actions réciproques, également appelé
troisième loi de Newton.
La force 𝐹 B/A a donc ainsi :
• la même direction que 𝐹!/!
• le sens opposé de celui de 𝐹!/!
• la même valeur : 𝐹!/! = 𝐹!/!
B : Principe d’inertie.
Si les forces qui s’exercent sur un système se compensent, ce système est soit immobile soit en mouvement rectiligne
uniforme. La réciproque est également vraie : si le système est soit immobile soit en mouvement rectiligne uniforme,
alors les forces qui s’exercent sur lui se compensent.
C : Forces usuelles
Poids
Quand : Pour tout corps ayant une masse et étant à la surface de la terre.
Notation : 𝑃
Norme : P=m⋅g, exprimée en newton (N), la masse m en kilogramme (kg), et avec g, l’intensité de la pesanteur (N·kg-1)
[on considère souvent g=9,81 N·kg-1 à la surface de la terre];
Direction : verticale (du lieu considéré) ;
Sens : vers le bas.
Forces de frottements
Quand : Pour tout corps en mouvement dans un milieu matériel et/ou au contact d’une surface
Notation : 𝑓
Norme : dépend de la situation
Direction : la même que le mouvement.
Sens : opposé au mouvement.
Application 3 :
1. Effectuez le bilan des forces pour le terme souligné dans les situations suivantes :
25
Correction :
b) Dans le ballon (verrerie 2), le mélange réactionnel est porté à ébullition : certaines espèces chimiques se vaporisent, selon
leur température d’ébullition. Les vapeurs formées s’élèvent et montent dans le réfrigérant (verrerie 1). Au contact de celui-
ci, elles se liquéfient et retombent dans le ballon.
Application 2 : On s’intéresse au dépôt C qui représente l’espèce chimique synthétisée. Verticalement, il n’y a qu’une seule
tache : l’espèce synthétisée est donc pure.
Horizontalement, cette tache est alignée avec celle du dépôt A (menthone) : l’espèce chimique synthétisée est donc bien la
menthone.
!!"#$%é !
Application 2 : Cm = = = 25 g.L-1 (attention de ne pas oublier de convertir le volume en litre et de
!!"#$%&"' !"".!"!!
mettre une unité à ton résultat…)
Application 3 : Il faut d’abord calculer la masse de sucre à dissoudre : m = Cm.V = 60×200.10-3 = 12 g (attention de ne
pas oublier de convertir le volume en litre et de mettre une unité à ton résultat).
On peut maintenant écrire le protocole :
9. Prélever m = 12 g de sucre à l’aide d’une balance préalablement tarée
10. Placer le sucre dans une fiole jaugée de 200 mL
11. Remplir la fiole jaugée avec de l’eau distillée jusqu’au ¾
12. Boucher et agiter jusqu’à dissolution complète du sucre
13. Compléter avec de l’eau distillé jusqu’au trait de jauge.
Application 5 : La couleur de la solution obtenue à partir du bonbon schtroumpf est comprise entre la couleur de la
solution S3 et celle de la solution S4. Sa concentration est donc comprise entre les concentrations de ces deux solutions,
soit comprise entre 3.10-3 g.L-1 et 4.10-3 g.L-1.
Atomes et ions
Application 1 : Nombre de protons= 6
Nombre de nucléons= 14
Nombre de neutrons = 14-6= 8
26
Application 2 : C= Carbone He= Hélium O= Oxygène N= Azote H= Hydrogène
Application 6 : C : Z=6 donc l’atome possède 6 électrons : 1s2 2s2 2p2. Il y a 4 électrons de valence (couche n°2 ici)
Cl (Z=17) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5. Il y a 7 électrons de valence (couche n°3 ici)
Application 8 : L’atome d’oxygène a 8 électrons. Sa structure électronique est : 1s22s22p4. Il a donc 6 électrons de
Application 2
! !,!.!"!"
n= = = 5,5.101 mol
!" !,!".!"!"
Modélisation d’une transformation par une réaction chimique – Équilibrer une équation
chimique
Application 1:
Na2SO4 (s) → 2 Na+ (aq) + SO42- (aq)
2 Na (s) + ……. Cl2 (g) → 2 NaCl (s)
3 Fe (s) + 2 O2 (g) → ……….. Fe3O4 (s)
Application 2: calculer la quantité de matière de chaque réactif divisé par son nombre stœchiométrique et comparer les
résultats pour savoir qui est le réactif limitant:
(le nombre stœchiométrique est 4 devant NH3 et c'est 5 devant O2 .
Il faut donc calculer nNH3 / 4 = 2,5.10-2 / 4 = 0,63.10-2 mol et nO2 / 5 = 3,5.10-2 / 5 = 0,7.10-2 mol.
Comme
0,63.10-2 mol < 0,7.10-2 mol alors c'est NH3 le réactif limitant.
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Réactions de combustion.
Application 1 :
Écrire l’équation de combustion du carbone : C(s) +O2(g) → CO2(g)
Celle du glucose: C6H12O6(s) + 6 O2(g) → 6 CO2(g) + 6 H2O(l)
Application 1 :
Dipôles : CF et DE (lampes), JM (moteur) et AH (pile).
Nœuds : G, B, C et F sont des nœuds,
Branche : BG ; BAHG, CF et CDEF sont des branches
Mailles : CDEFC, BCFGB, ACFHA, etc. sont des mailles.
U3
U1
U4
U2 I1
I3 U5
I2
!! !
Application 3 : 𝑅 = = = 100 Ω.
!! !.!"!
Application 4 :
1/ Un ohmmètre.
2/ La température de l’eau est de 40°C.
3/ La courbe d’étalonnage fournie a une abscisse qui s’arrête trop tôt : la température ne va pas au-delà de 80°C donc on
ne pourra pas connaître la résistance associée à une température de 100°C.
b) La célérité ne serait pas modifiée si le son était émis avec 2 fois plus d’intensité. L’intensité sonore n’influe pas sur la
vitesse du son.
Application 2 : a) La courbe qui présente une évolution temporelle périodique est la courbe a puisqu’elle montre la
répétition d’un motif à intervalles de temps réguliers.
b) La durée du motif qui se répète correspond à 3 unités de temps, donc T = 3 ms.
! !
La fréquence vaut : f = (f en Hz si T en s) f = !! = 333 Hz soit f = 3×10 Hz
2
! !×!"
Application 3 :
a) Si les notes ont la même hauteur, alors leurs fréquences seront identiques.
Par lecture graphique, sur les deux courbes, on remarque que 2T = 0,009 s donc T = 0,0045 s
28
!
Les deux notes musicales ont la même fréquence f = = 222 Hz. Leur hauteur est donc identique.
!,!!"#
b) On reconnaît que les deux instruments ont des timbres différents puisque les signaux sonores associés aux notes
jouées n’ont pas la même forme. En effet, même s’ils ont des périodes identiques, le motif qui se répète est différent,
témoignant ainsi de la différence de timbre.
Application 4 :
a) Quand le niveau d’intensité sonore L augmente, l’intensité sonore I augmente aussi. (Rappel : une puissance de 10
d’exposant négatif est d’autant plus grande que l’exposant est moins négatif).
b) On voit que bien que L et I ne sont pas proportionnelles car quand I est multipliée par 10, le niveau L n’est pas
multiplié par 10 (il augmente de 10 !). Il n’y a donc pas de proportionnalité entre I et L.
Application 5 :
Par semaine, soit par période 7 jours, la durée d’exposition tolérée est de 2h pour un baladeur à volume maximal. Ce qui
!
correspond à une moyenne par jour de h soit environ 17 minutes par jour.
!
Application 2 :
Applcation 3 :
1. A’B’ = AB en longueur
!! ! !
Le grandissement vaut -1 (car l’image est à l’envers et que =
!"
1.)
!
2. Le grandissement vaut −
!
29
4. Quel référentiel choisir pour être sûr et certain que le chat qui observe le trampoliniste sera toujours parfaitement
immobile ?
Le seul référentiel qui permet d’être absolument sûr et certain qu’un système est immobile est le système lui même, aussi
il faudra prendre le chat comme référentiel.
Application 2 :
1. Décrire le mouvement du poids : le poids a un mouvement curviligne ralenti jusqu’à 10 m, puis curviligne accéléré
2. Tracer le vecteur vitesse au 8ème point de mesure, sans souci d’échelle
! !
3. 𝑣! = ! !
!! !!!
Application 3 :
1) et 2)
Situation Poids Réaction du support Frottement Autre force Inertie ?
3) Les actions de contacts sont : La réaction du support, les frottements, la force de Stark sur Mjöllnir et inversement,
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