1.
PROFIL DE L’ORGANISATION
Nom : Dynamique Femmes Jeunes et Enfants
Statut Légal : Association sans but lucratif congolaise enregistrée sous autorisation de
fonctionnement n° 01/398/CAB/GOUPRO/SK/2015
Année de création : 2011
2. MISSION ET EXPERTISE
a) Œuvrer pour la promotion, la défense et la protection des droits humains en général et
des femmes, des enfants et des jeunes en particulier
b) Œuvrer pour l’adoption et l’application des lois et des politiques équitables prenant en
compte les droits des femmes, des enfants et des jeunes
c) Œuvrer pour l’implication effective des décideurs dans les réponses aux problématiques
sur les droits des femmes, des enfants et des jeunes
3. DOMAINE D’EXPERTISE :
Plaidoyer et sensibilisations
forums (dialogues) communautaires
Mécanismes communautaires de redevabilité et de bonne gouvernance
Cartographie participative des conflits communautaires
Médiation sociale dans les zones d’intervention (Walungu, Idjwi, Kalehe, Uvira)
Autonomisation des femmes et des jeunes
4. REALISATIONS CLES (2011-2024) :
Promotion de la Santé Maternelle et Infantile (plaidoyer auprès des autorités provinciales
sur la gratuité des soins maternelles et infantiles(en partenariat avec la Fondation Panzi)
Formation des 10 jeunes dont 5 jeunes filles et 5 garçons sur la masculinité positive (en
partenariat avec la Fondation Panzi et Folke Bernadotte Academy)
Formation de 250 personnes sur les élections inclusives et sensible au genre (en
partenariat avec DDC/Suisse et la Synergie des Médias pour l’Union des Forces)
Formation de 100 partenaires locaux sur la sensibilité aux conflits (partenariat avec
International Alert)
Implémentation de 10 Groupes de soutien à la Démocratie et à la Paix (en partenariat
avec DDC/Suisse)
Formation de 200 personnes sur les techniques de prévention des conflits
communautaires et de maintien de la cohésion sociale et de la paix inclusive et sensible
au genre (en partenariat avec DDC/Suisse
Formation de 200 personnes dont les femmes, les jeunes et les autorités locales, les
leaders locaux sur la participation des femmes et des jeunes à la gouvernance locale, les
principes de bonne gouvernance et de redevabilité et les réponses étatiques aux besoins
prioritaires des populations(en partenariat avec DDC/Suisse et la Synergie des Médias
pour l’Union des Forces)
5. CERTIFICAT D'ENREGISTREMENT EN RDC
6. INTERPRETATION DU PROJET ET SUGGESTIONS D’ADAPTATION
Le projet présenté vise à renforcer la réponse humanitaire en RDC en intégrant les priorités et
perceptions des communautés retournées dans les zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Son
approche participative et itérative est essentielle pour favoriser la cohésion sociale et
l’intégration des déplacés dans leurs territoires d’origine.
A) Analyse du contexte et des différents enjeux du Projet
La situation humanitaire dans l’Est de la RDC est marquée par un retour massif des déplacés,
souvent dans des conditions précaires et avec peu de soutien structurel pour leur réinstallation,
une instabilité sécuritaire persistante, notamment dans les zones où la présence du M23 et
d’autres groupes armés continue d'affecter la gouvernance locale et les dynamiques
communautaires, une faible cohésion sociale, exacerbée par les conflits antérieurs et les tensions
entre communautés hôtes et populations retournées. Il s’observe également une insuffisance des
structures de suivi et de dialogue, rendant difficile la coordination entre les acteurs humanitaires
et les besoins réels des populations.
En réponse à ces défis, le projet apporte une approche intégrée, qui cherche à comprendre les
attentes des populations, identifier les dynamiques communautaires et améliorer la pertinence
des interventions humanitaires à travers un dialogue structuré entre les acteurs concernés.
B) Propositions et Ajustements pour une Mise en Œuvre Optimale
1. Renforcer la participation communautaire au-delà du recueil de données
Proposition : Au lieu que les communautés soient uniquement des sources d’information, elles
devraient être co-constructrices des solutions. DFJE pourrait intégrer des espaces de dialogue
plus interactifs, comme des ateliers de co-conception des actions humanitaires, permettant aux
populations retournées de proposer directement des stratégies d’adaptation.
2. Diversifier les approches méthodologiques pour capter des perspectives plus variées
Proposition : Actuellement, le projet prévoit des groupes de discussion (FGD) et entretiens
individuels (KII). Pour élargir l’échantillon et assurer une représentation plus inclusive, DFJE
pourrait : intégrer des sondages communautaires via des plateformes numériques ou des outils
mobiles pour atteindre un public plus large, organiser des sessions de cartographie participative,
permettant aux communautés d’identifier elles-mêmes les points critiques à prendre en compte.
3. Maximiser l’impact des résultats et leur appropriation locale
Proposition : Au-delà des ateliers de validation, il serait pertinent de développer une stratégie de
diffusion locale en complément, incluant : la création de comités locaux de suivi composés de
jeunes et de leaders communautaires formés à l’analyse des résultats et à la mobilisation
citoyenne. L’usage des radios communautaires et des supports visuels pour vulgariser les
conclusions sous des formats accessibles. Un partenariat renforcé avec des organisations locales
et autres partenaires locaux pour pérenniser les acquis du projet et assurer un suivi post-étude.
DFJE est bien placée pour exécuter ce projet grâce à son expertise en engagement
communautaire et en plaidoyer. Toutefois, pour maximiser son impact, il serait judicieux
d’approfondir l’implication des populations locales dans la conception des actions humanitaires,
d’élargir les méthodes de collecte d’informations, et de renforcer l’appropriation des résultats à
travers des mécanismes locaux de suivi et de diffusion.
Cette approche plus inclusive et dynamique garantirait que le projet ne soit pas simplement une
étude qualitative, mais une véritable plateforme d’action et de transformation communautaire.
DFJE pourrait ainsi jouer un rôle catalyseur en intégrant ces ajustements pour rendre le projet
encore plus impactant et durable.
7. PROPOSITION D’APPROCHE ET DE METHODOLOGIE EMPLOYEE
1. Proposition de Sites d’Intervention et Justification
Les sites d’intervention proposés sont : Nord-Kivu : Goma, Rutshuru, Masisi
Sud-Kivu : Bukavu, Kamanyola, Nyangezi, Luvungi, Idjwi
Ces zones ont été choisies en fonction des dynamiques de retour des déplacés et des rôles clés
qu’ils ont joué pendant la période de crise, de la présence d’acteurs humanitaires, ainsi que des
défis spécifiques liés à la cohésion sociale et la réintégration des populations retournées.
Justification : il s’observe dans ces zones une forte concentration de déplacés internes ayant fui
les violences liées aux groupes armés et il y a l’existence des tensions communautaires
persistantes entre les populations hôtes et celles retournées. Il ne cesse de croître des besoins
accrus en dialogue et en intégration sociale pour prévenir les conflits liés à l’accès aux ressources
et aux services de base.
2. Approche de Co-Conception entre le Prestataire et GTS
La co-conception repose sur un modèle collaboratif, garantissant que les communautés et les
acteurs locaux soient intégrés à toutes les étapes du projet.
Collaboration et coordination : elles reposent sur la définition conjointe des indicateurs de
succès et des priorités du projet, les sessions de co-planification avec les équipes de GTS et les
acteurs communautaires pour ajuster les outils méthodologiques et enfin des séances
d’évaluation continue et ajustements en fonction des retours des bénéficiaires et partenaires.
La DFJE partage des responsabilités : elle mène les enquêtes de terrain, l’analyse des résultats et
la facilitation du dialogue communautaire. Le GTS apporte un soutien méthodologique et
stratégique, coordonnant les interactions entre partenaires et institutions humanitaires.
Implication des leaders locaux pour assurer une adoption durable des recommandations issues du
projet.
3. Stratégie de Sélection de la Communauté et des Participants
Le choix des bénéficiaires est porté par les critères de sélection suivants : les personnes
retournées récemment ou affectées par le déplacement forcé, les Représentants des communautés
hôtes pour comprendre les dynamiques de cohabitation, les Leaders locaux et coutumiers
engagés dans des initiatives de médiation les Groupes de jeunes et de femmes pour leur
implication dans les efforts de réconciliation et de stabilisation.
La méthode de recrutement passe par l’ddentification par des leaders communautaires et ONG
locales pour assurer une diversité représentative. Des Sessions de pré-sélection et d’entretiens
préliminaires seront effectuées afin de garantir une meilleure qualité des échanges lors des
discussions de groupe et des invitations ouvertes via les radios locales et réseaux
communautaires sont lancées pour maximiser la portée du projet.
4. Défis Anticipés et Mesures d’Atténuation
L’exécution des projets dans la Province du Sud-Kivu présente plusieurs défis parmi lesquelles
les Défis sécuritaires dues à l’instabilité politique et présence de groupes armés pouvant
restreindre l’accès à certaines zones ; et les risques liés à la mobilisation communautaire dans un
contexte de tensions ethniques et politiques.
Mesures d’atténuation : face à ces défis, quelques mesures peuvent être prises pour les
atténuer ; ce sont entre autre la collaboration avec les autorités locales pour sécuriser les activités
sur le terrain, la mise en place d’un plan de contingence en cas de détérioration de la situation
sécuritaire, la sécurité des enquêteurs et participants par un encadrement strict des lieux de
discussion.
Il se présente également des défis éthiques qui peuvent consister en protéger l’identité des
personnes vulnérables ayant vécu des violations des droits humains, le risque de retraumatisation
des participants lors des entretiens et discussions. Face o ce défi, comme mesure d’atténuation,
l’approche confidentielle et anonymisation des données recueillies mais également la formation
des enquêteurs à l’écoute active et à la gestion des traumatismes.
Le budget est structuré en fonction des activités clés, incluant les coûts opérationnels, les
ressources humaines, et la logistique nécessaires pour assurer la bonne mise en œuvre du projet.
7. BUDGET PREVISIONNEL
Scénario 1 : Mise en œuvre dans une communauté au Nord-Kivu
Activités prévues : 4 Focus Group Discussions (FGD) /4 Key Informant Interviews (KII) /1
atelier conjoint avec le personnel humanitaire
Budget detaillé
Coût unitaire
Catégorie Détail Quantité Total (USD)
(USD)
Frais de Supervision et
1 1,500 1,500
coordination gestion du projet
Enquêteurs et
Personnel de
facilitateurs 6 250 1,500
terrain
FGD/KII
Déplacements
Frais de vers la
6 missions 200 1,200
transport communauté
ciblée
Salle pour les
Location espace groupes de
2 jours 300 600
communautaire discussion et
atelier
Dictaphones,
Matériel de
carnets de notes, 6 kits 150 900
collecte
enregistreurs
Affiches, radios
Communication locales,
1 lot 500 500
et sensibilisation impression de
documents
Pause-café et Fournitures pour
60 personnes 10 600
rafraîchissements les participants
Traitement des
Analyse et données et
1 1,200 1,200
rapport final rédaction de
rapport
Total estimé : 9,000 USD
Scénario 2 : Mise en œuvre dans deux communautés (Sud-Kivu ET Nord-Kivu)
Activités prévues : 8 Focus Group Discussions (FGD) /8 Key Informant Interviews (KII) /2
ateliers conjoints avec le personnel humanitaire
Budget détaillé
Catégorie Détail Quantité Coût Total
unitaire (USD)
(USD)
Frais de coordination Supervision et gestion du 1 2,000 2,000
projet
Personnel de terrain Enquêteurs et facilitateurs 12 250 3,000
FGD/KII
Frais de transport Déplacements vers les 12 200 2,400
communautés ciblées missions
Location espace Salle pour les discussions et 4 jours 300 1,200
communautaire ateliers
Matériel de collecte Dictaphones, carnets de 12 kits 150 1,800
notes, enregistreurs
Communication et Affiches, radios locales, 2 lots 700 1,400
sensibilisation impression de documents
Pause-café et Fournitures pour les 120 10 1,200
rafraîchissements participants personnes
Analyse et rapport Traitement des données et 1 1,500 1,500
final rédaction de rapport
Total estimé : 14,500 USD
Calendrier prévisionnel
Scénario 1 : 1 communauté (Nord-Kivu)
Phase Activités Durée
Mobilisation des enquêteurs,
Mai - Juin 2025 2 semaines
sensibilisation
Collecte des données
Juillet - Août 2025 1 mois
(FGD/KII)
Analyse et rédaction du
Septembre 2025 3 semaines
rapport
Atelier de validation et
Octobre - Novembre 2025 2 semaines
partage des résultats
Scénario 2 : 2 communautés (Sud-Kivu et Nord-Kivu)
Phase Activités Durée
Mobilisation des équipes et
Mai - Juin 2025 3 semaines
ajustements méthodologiques
Collecte des données dans les
Juillet - Août 2025 2 mois
2 communautés
Traitement des données et
Septembre - Octobre 2025 1 mois
rédaction du rapport
Organisation des 2 ateliers et
Novembre 2025 2 semaines
diffusion des résultats
Préparé par Grâce WAKILONGO
Chargée de Programme DFJE