État des Lieux de la Gestion
Des Déchets BTP dans la
Région d'Agadir
5-ème année GC2
Génie Civil, Bâtiments et travaux publics
Réalisé par :
SMOUNI Reda
EL ASSAL Anass
Encadré par :
Mr. BOUAMAR BAGHDAD
TABLE DES MATIERES
Contents
TABLE DES MATIERES....................................................................................................................................................................3
Chapitre I : Généralités.........................................................................................................................................................................8
I. Présentation de la Commune :.......................................................................................................................................................8
1. La Commune Urbaine d’Agadir :.................................................................................................................................................8
Les déchets Métallique : La région possède des centres de récupération des métaux qui permettent de recycler une partie des
déchets métalliques. Cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour améliorer le taux de recyclage........................12
Les déchets Dangereux : La gestion des déchets dangereux est un défi [Link] région dispose d'un centre de traitement
des déchets dangereux, mais il est important d'améliorer les procédures de collecte et de transport pour éviter les risques
environnementaux...............................................................................................................................................................................12
3) Défis majeurs liés à la gestion des déchets de construction à Agadir:..................................................................................12
a) Absence de Réglementation et de Cadre Juridique Clair :...................................................................................................12
Il existe un manque de lois spécifiques et de normes strictes pour encadrer la collecte, le tri et le recyclage des déchets du
BTP..................................................................................................................................................................................................... 12
Les sanctions pour les dépôts sauvages restent limitées, ce qui encourage les pratiques illégales.............................................12
b) Dépôts Sauvages et Pollution :.................................................................................................................................................12
De nombreux déchets issus des chantiers sont jetés dans des zones non réglementées, provoquant des nuisances
environnementales (dégradation des paysages, pollution des sols et des cours d’eau)......................................................................12
L’absence de sites de décharge dédiés aux déchets inertes aggrave ce phénomène...................................................................12
c) Manque d'Infrastructures de Recyclage :...............................................................................................................................13
Les entreprises locales préfèrent souvent l’enfouissement ou l’abandon des déchets, faute d’alternatives accessibles............13
d) Sensibilisation et Formation Insuffisantes......................................................................................................................13
e) Croissance Rapide du Secteur du BTP...........................................................................................................................13
f) Coût Élevé de la Gestion Responsable............................................................................................................................13
Chapitre III: Solutions Proposées sous Cadre Réglementaire et ses défis actuel………………………………………..14
CONCLUSION………………………………………………………………………………………………………........17
Table des figures
Figure 1: Carte géographique du Maroc.............................................................................................................................................10
Figure 2:Evolution du population d agadir.........................................................................................................................................11
Figure 3: grandeur économique d’Agadir...........................................................................................................................................11
Résumé
La gestion des déchets du secteur du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) est un enjeu environnemental et
économique majeur dans la région d'Agadir, où l'urbanisation et les projets d'infrastructure connaissent une forte
croissance.
Le rapport met en lumière les principales sources de déchets issus des chantiers de construction, de démolition
et de rénovation. Il identifie les types de déchets produits, tels que les gravats, les métaux, le bois, le plastique et
les matériaux inertes.
L’étude souligne les défis liés au manque de filières de recyclage et à l’absence de réglementations strictes
concernant la récupération et la valorisation de ces déchets. Les pratiques courantes incluent souvent des dépôts
sauvages, contribuant à la dégradation des paysages et des écosystèmes locaux.
Cependant, des initiatives émergent pour améliorer cette situation, notamment à travers des collaborations entre
les collectivités locales, les entreprises du BTP et les associations environnementales. Ces initiatives visent à
promouvoir le tri sur site, le recyclage des matériaux et la réutilisation des déchets dans de nouveaux projets de
construction.
Le rapport conclut sur l'importance d'élaborer une stratégie régionale intégrée, impliquant tous les acteurs du
secteur, afin de réduire l'empreinte écologique du BTP et de favoriser une économie circulaire dans la région
d'Agadir.
Introduction
Depuis le début des années 1990, la protection de l'environnement est devenue une
préoccupation collective. La question des déchets est quotidienne et touche chaque individu tant
sur le plan professionnel que familial. La gestion des déchets apparaît d’abord comme une question
d’organisation et d’optimisation des techniques déjà connues, dont les effets sur l’environnement
sont apparemment maîtrisés. Elle se présente ainsi moins comme un enjeu environnemental majeur
que comme une question économique et de gestion. Les grandes modalités de traitement sont
identifiées (recyclage, enfouissement, incinération, compostage…) avec différentes solutions et
techniques pour chacune d’entre-elles. La difficulté de la gestion des déchets tient pour partie à la
conjugaison d’un ensemble de critères économiques, techniques, sociaux ou environnementaux,
dont la plupart sont sensibles aux contextes politique et culturel du lieu et du moment. Ceci
explique en partie la diversité des solutions retenues dans différents pays. Le Maroc doit faire face
à une augmentation continue du volume des déchets produits. Cette augmentation est due non
seulement à la croissance régulière du nombre d’habitants, mais aussi au changement des modes de
production et de consommation, et en même temps, à l’amélioration du niveau de vie. Il s’agit de
divers déchets : domestiques, industriels non dangereux, spécifiques, déchets verts, déchets
hospitaliers, du bâtiment, des services du nettoiement, etc… Pour la très grande majorité des
collectivités locales marocaines, la gestion de ces déchets reste très problématique car la croissance
urbaine s’est réalisée à une vitesse telle qu’elle a souvent dépassé la capacité des communes à
assumer cette situation sans oublier le développement socioéconomique du pays qui ne s’est pas
accompagné de mesures de protection de l’environnement notamment en ce qui concerne le secteur
de gestion des déchets solides. Les pressions sur l’environnement comme sur la qualité du cadre de
vie des populations et les conditions sanitaires deviennent de plus en plus alarmantes. La
production croissante des déchets au Maroc a provoqué la multiplication de grandes décharges
sauvages un peu partout, autour des grandes villes (plus que 300 décharges sauvages), sans
compter celles qui naissent et grandissent d’elles-mêmes dans les terrains vagues, à l’intérieur des
villes, à force de déchets accumulés et délaissés. Les répercussions néfastes de cette situation 9 sur
les ressources naturelles, la santé publique et sur le budget des collectivités locales, ont été mises
en évidence. Ce rapport portera sur la gestion des déchets solides au niveau de la commune
urbaine d’Agadir et évoquera les points suivants : • Types et gestion des déchets solides ; • Aspect
juridique et institutionnel de la gestion des déchets solides ; • Impact de la gestion des déchets
solides sur l’environnement de la Commune Urbaine d’Agadir • Production d’énergie par les
déchets solides ; • Projets et solutions recommandées pour le développement du secteur des déchets
solides à la Commune Urbaine d’Agadir.
Chapitre I : Généralités
I. Présentation de la Commune :
1. La Commune Urbaine d’Agadir :
La ville d’Agadir est la capitale de la région Souss Massa Draa. Elle est la Cinquième agglomération
urbaine au Maroc. Selon le recensement officiel de la population de 2004, cette Commune compte
364 106 habitants avec un taux d’accroissement de la population de 3,7 %. La Commune Urbaine
d’Agadir est limitée à l’Ouest par l’océan atlantique, les communes rurales d’Aourir et Taghazout au
Nord, la commune de Drarga à l’Est et au Sud-est et les communes de Dcheira, Inezgane et Ait
melloul au sud. La Commune Urbaine d’Agadir est divisée en quatre annexes (Ex-communes) : •
Agadir centre • Anza • Bensergao • Tikiouine
2. Situation géographique et démographique de la ville d’Agadir:
a) Situation géographique :
Bordée par l’océan Atlantique à l’ouest et limitée au nord par les derniers relief du Haut-Atlas
occidental, la ville d’Agadir est située sur un plateau continental étroit qui s’ouvre sur la plaine du Souss
Massa. Le développement de la ville est déterminé par son environnement physique et naturel : bloquée
au nord et à l’est par la barrière naturelle de la montagne et par le parc national du Souss Massa au sud,
l’agglomération se développe aujourd’hui sur la plaine de part et d’autre de l’oued Souss. Sur le plan
géologique, Agadir est située sur « l’accident sud-atlasique » séparant la chaîne du Haut-Atlas de l’Anti-
Atlas à l’origine du séisme de 1960 qui détruisit la majeure partie de la ville
Figure 1: Carte géographique du Maroc
b) Situation démographique :
Les enjeux démographiques dans la capitale du Souss occupent une place essentielle dans l’analyse du
processus de développement en cours : entre 1982 et 1994, la wilaya d’Agadir est, au niveau national, celle qui
a connu le taux d’accroissement de population le plus élevé (3,7 %). A l’échelle des communes urbaines du
Grand Agadir (Agadir, Anza, Inezgane, Aït Melloul, Ben Sergao, Dcheïra et Tikiouine), ce taux a été de 5,76 %
soit un résultat largement supérieur à la moyenne urbaine nationale (3,6 %). Plusieurs communes proches
d’Agadir ont été soumises à une croissance urbaine particulièrement importante : Tikiouine (10,15 %), Aït
Melloul (8,13 %) ou encore Bensergao (7,63 %). Aujourd’hui, celle-ci tend à se déplacer dans les communes
rurales périphériques de l’agglomération où se développent des centres urbains comme Lqliaa, Dcheira, Drarga.
malgré une diminution du taux de croissance tendanciel, la population du Grand Agadir en 1994, devrait
doubler et dépasser le million d’habitants d’ici a population du Grand Agadir , qui illion d’habitants d’ici . Au
rythme de croissance actuel, 25 000 nouveaux urbains s’ajoutent chaque année dans Malgré une diminution du
taux de croissance tendanciel, l était de près de 500 000 habitants en 1994, devrait 2008 . Au rythme de
croissance actuel, 25 000 nouveaux urbains s’ajoutent chaque année dans l’agglomération.
Figure 2:Evolution du population d agadir
c) Situation économique :
Rôle de croissance et de développement, Agadir s’affirme aujourd’hui comme une métropole économique
incontestable. Ce succès a été récemment mis en évidence dans le cadre des études champion et détenteur . dans
lesquelles le Souss et sa capitale ont été donnés comme champion et détenteur du record national des aires de
croissance principales remarquable.
Figure 3: grandeur économique d’Agadir
Chapitre II : TYPES ET GESTION DES DECHETS DU
BTP
1) Définition d’un déchet BTP :
Selon la loi 28.00 relative à la gestion des déchets et leur élimination, un déchet est tout résidu résultant d’un
processus d’extraction, exploitation, transformation, production, consommation, utilisation, contrôle ou
filtration et d’une manière générale, tout objet et matière abandonnée ou que le détenteur doit éliminer pour ne
pas porter atteinte à la santé, à la salubrité publique et à l’environnement.
2) Les différents types de déchets :
La loi 28-00, différencie les déchets selon leurs natures et dangers ainsi que leurs lieux de production. On site :
Les déchets inertes : tout déchet qui ne produit pas de réaction physique ou chimique tels les déchets
provenant de l'exploitation des carrières, des mines, des travaux de démolition, de construction ou de
rénovation et qui ne sont pas constitués ou contaminés par des substances dangereuses ou par d'autres
éléments générateurs de nuisances.
Les déchets Organiques : La gestion des déchets organiques est encore limitée. La plupart des déchets
organiques sont actuellement envoyés en décharge. Il est important de développer des solutions de
compostage et de méthanisation pour valoriser ces déchets.
Les déchets Métallique : La région possède des centres de récupération des métaux qui permettent de
recycler une partie des déchets métalliques. Cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires
pour améliorer le taux de recyclage.
Les déchets Dangereux : La gestion des déchets dangereux est un défi [Link] région dispose d'un
centre de traitement des déchets dangereux, mais il est important d'améliorer les procédures de collecte
et de transport pour éviter les risques environnementaux.
3) Défis majeurs liés à la gestion des déchets de construction à
Agadir:
a) Absence de Réglementation et de Cadre Juridique Clair :
Il existe un manque de lois spécifiques et de normes strictes pour encadrer la collecte, le
tri et le recyclage des déchets du BTP.
Les sanctions pour les dépôts sauvages restent limitées, ce qui encourage les pratiques
illégales.
b) Dépôts Sauvages et Pollution :
De nombreux déchets issus des chantiers sont jetés dans des zones non réglementées,
provoquant des nuisances environnementales (dégradation des paysages, pollution des
sols et des cours d’eau).
L’absence de sites de décharge dédiés aux déchets inertes aggrave ce phénomène.
c) Manque d'Infrastructures de Recyclage :
La région souffre d’un déficit en infrastructures adaptées au traitement et au recyclage
des matériaux de construction (béton, métaux, bois, etc.).
Les entreprises locales préfèrent souvent l’enfouissement ou l’abandon des déchets,
faute d’alternatives accessibles.
d) Sensibilisation et Formation Insuffisantes
Les acteurs du BTP (entreprises, ouvriers, chefs de chantier) manquent de
sensibilisation aux pratiques de gestion durable des déchets.
Le tri à la source et la réutilisation des matériaux sont peu appliqués.
e) Croissance Rapide du Secteur du BTP
L’urbanisation rapide d’Agadir et le développement d’infrastructures majeures génèrent
des volumes croissants de déchets, mettant à rude épreuve les capacités actuelles de
gestion.
f) Coût Élevé de la Gestion Responsable
Recycler ou traiter les déchets de manière écologique représente un coût
supplémentaire que certaines entreprises hésitent à supporter, ce qui freine l’adoption
de solutions durables.
Chapitre III: Solutions Proposées sous Cadre
Réglementaire et ses défis actuel
La gestion des déchets de construction et de démolition (DCD) à Agadir, comme dans le reste du Maroc, est
encadrée par la loi n° 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination.
Cette législation vise à prévenir et à réduire la production de déchets, tout en promouvant leur valorisation et
leur élimination dans des conditions respectueuses de l'environnement.
I. Solution propose :
1) Mise en Place de Centres de Tri et de Valorisation des Déchets :
o Cadre Légal : La loi n° 28-00 encourage la création d'installations dédiées au tri, au traitement et à la
valorisation des déchets. Les décharges contrôlées sont classées selon les types de déchets, et leur
ouverture, transfert ou modification sont soumis à des autorisations spécifiques.
2) Création de Réglementations Locales Adaptées :
o Cadre Légal : Les communes sont tenues d'élaborer des plans communaux ou intercommunaux de
gestion des déchets, définissant les modalités de collecte, de transport, de traitement et de valorisation
des déchets ménagers et assimilés. Ces plans doivent être conformes aux orientations des plans
directeurs préfectoraux ou provinciaux.
3) Incitations Fiscales pour les Entreprises Pratiquant le Recyclage :
o Cadre Légal : Bien que la loi n° 28-00 ne détaille pas spécifiquement les incitations fiscales, elle
prévoit des mesures pour encourager la valorisation des déchets. Les modalités d'application de ces
mesures sont fixées par voie réglementaire
4) Renforcement des Contrôles et des Sanctions pour les Dépôts Illégaux :
o Cadre Légal : La loi n° 28-00 stipule des sanctions pour les infractions liées à la gestion des déchets,
notamment en cas de dépôts sauvages ou de non-respect des prescriptions techniques. Les contrevenants
s'exposent à des amendes et à des peines d'emprisonnement, selon la gravité de l'infraction.
II. Défis Actuels :
Absence de Réglementation Spécifique aux DCD : Les DCD sont classés comme des
déchets non dangereux, à condition qu'ils ne soient pas contaminés par des substances
dangereuses. Cependant, il n'existe pas de réglementation spécifique encadrant leur
gestion, ce qui complique leur valorisation.
Manque d'Infrastructures de Recyclage : Le gisement de déchets du BTP au Maroc
est estimé à 41,9 millions de tonnes par an, représentant 90% du total des déchets.
Malgré ce volume important, les infrastructures de recyclage dédiées aux DCD sont
quasi inexistantes.
III. Initiatives en Cours :
Programme National des Déchets Ménagers (PNDM) : Ce programme vise à améliorer la gestion
des déchets ménagers et assimilés, avec des objectifs tels qu'atteindre un taux de recyclage de 20% pour
ces déchets. Bien que le PNDM se concentre principalement sur les déchets ménagers, il contribue à la
structuration globale du secteur des déchets au Maroc.
Stratégie Nationale de Réduction et de Valorisation des Déchets (SNRVD) : Cette stratégie vise à
promouvoir une gestion durable des déchets, incluant la valorisation des DCD. Elle préconise la mise en
place d'infrastructures adaptées et l'élaboration de réglementations spécifiques pour les différents types
de déchets.
CONCLUSION
En conclusion, bien que le cadre législatif marocain, notamment la loi n° 28-00, pose les bases d'une gestion
écologique des déchets, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour adapter les réglementations aux
spécificités des DCD, renforcer les infrastructures de recyclage et sensibiliser les acteurs du secteur à Agadir et
dans l'ensemble du pays