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Géographie 6e

Ce manuel de géographie pour les élèves de 6ème au Tchad vise à enseigner les notions fondamentales de la géographie, y compris la définition de la géographie, l'étude du milieu local, et les milieux physiques et humains. Il est structuré en leçons avec des objectifs pédagogiques clairs, des contenus variés et des évaluations pour chaque leçon. Le manuel a été élaboré avec le soutien du gouvernement tchadien et d'organisations de coopération internationale.

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Géographie 6e

Ce manuel de géographie pour les élèves de 6ème au Tchad vise à enseigner les notions fondamentales de la géographie, y compris la définition de la géographie, l'étude du milieu local, et les milieux physiques et humains. Il est structuré en leçons avec des objectifs pédagogiques clairs, des contenus variés et des évaluations pour chaque leçon. Le manuel a été élaboré avec le soutien du gouvernement tchadien et d'organisations de coopération internationale.

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6

REPUBLIQUE DU TCHAD
Unité - Travail – Progrès
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

ème

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T EI
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VE

Manuel de l’élève
Collection : École et savoir
Édition : 2017
SOMMAIRE
Pages
Avant propos …………………………………………………………………………………...i
Equipe éditoriale ………………………………………………………………………………ii
Objectifs généraux ……………………………………………………………………………iii
Objectifs spécifiques ………………………………………………………………………….iv
Indications pédagogiques ……………………………………………………………………...v
Progression annuelle des enseignements/apprentissages ……………………………………..vi

LES LECONS

PALIER 1…………………………………………………………………………………02
01 GENERALITES (1) : Définition de la géographie, son objet et son utilité ………………03
02 GENERALITES (2) : Etude du milieu local (le village, la ville et le quartier) …………..06
03 MILIEU PHYSIQUE (1) : La Terre et sa représentation ………………………………...13
04 MILIEU PHYSIQUE (2) : La terre (les continents, les océans et mers)………………….23
05 MILIEU PHYSIQUE (3) : Les formes du relief (le relief de l’Afrique) …………………28
PREMIERE SEMAINE D’INTEGRATION…………………………………………..39
PALIER 2…………………………………………………………………………………42
06 MILIEU PHYSIQUE (4) : Les eaux à la surface de la terre ……………………………...43
07 MILIEU PHYSIQUE (5) : Le réseau hydrographique en Afrique ……………………….50
08 MILIEU PHYSIQUE (6) : Les formes d’érosion ………………………………………...59
09 MILIEU PHYSIQUE (7) : Les éléments du climat (l’atmosphère et la température) ……67
10 MILIEU PHYSIQUE (8) : Les éléments du climat (les pressions, les vents et les
précipitations)……………………………………………………………………………..73
DEUXIEME SEMAINE D’INTEGRATION…………………………………………...81
PALIER 3…………………………………………………………………………………84
11 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (1) : L’homme dans les régions sèches en
Afrique…………………………………………………………………………………… 85
12 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (2) : L’homme dans les régions semi-arides
en Afrique ………………………………………………………………………………...90
13 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (3) : L’homme dans les régions tropicales
humides en Afrique ………………………………………………………………………97
14 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (4) : L’homme dans les régions
équatoriales d’Afrique ………………………………………………………………….. 105
15 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (5) : L’homme dans les régions
tempérées hors Afrique ……………………………………………………………….. 113
TROISIEME SEMAINE D’INTEGRATION…………………………………………121
PALIER 4……………………………………………………………………………….....124
16 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (6) : L’homme dans les régions polaires...125
17 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (1) :
Le peuplement de la terre………………………………………………………………...130
18 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (2) :
La répartition de la population à la surface de la Terre………………………………...134
19 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (3):
La croissance et la densité de la population à la surface de la Terre…………………….139
20 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (4) :
La population du globe (les principales races) …………………………………………144
QUATRIEME SEMAINE D’INTEGRATION……………………………………….147
PALIER 5………………………………………………………………………………...150
21 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (5) : Les grands
types d’activités humaines à la surface de la terre ………………………………………151
22 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (6) : Les activités
du secteur primaire (agriculture et élevage) ……………………………………………154
23 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (7) : Les activités
du secteur primaire (pêche, foresterie et minerais) ……………………………………...158
24 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (8) :
Les activités du secteur secondaire (artisanat, industrie) ………………………………..163
25 ELEMENTS DE LA GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (9) :
Les activités du secteur tertiaire (les services, le commerce) …………………………...167
CINQUIEME SEMAINE D’INTEGRATION………………………………………..172

Crédits iconographiques………………………………………………………………...175
i

Avant-propos

Ce manuel de géographie destiné aux élèves de sixième (6ème) de l’enseignement moyen au


Tchad a été élaboré grâce à l’appui financier du gouvernement Tchadien à travers la subvention
de l’Etat 2012 accordé au Centre National des Curricula (CNC).

La relecture, la révision et la publication du présent curriculum ont été rendues possibles grâce
à la Coopération Tchad-Banque Islamique de Développement à travers la mise en œuvre du
Projet de Développement de l’Enseignement Bilingue (PRODEB II).
ii

Equipe éditoriale
Ce manuel de géographie destiné aux élèves de sixième (6ème) de l’enseignement moyen au
Tchad a été réalisé par une commission technique spécialisée composée des chercheurs du
Centre National des Curricula (CNC) et des personnes ressources, ci-dessous :

Conception

Mme - RONELMBADJE TABITHA, Inspectrice de l’Enseignement Primaire,


chercheur au CNC.
MM - BANANEH EHENENKI, professeur à l’Ecole Normale Supérieure de N’Djaména,
personne-ressource.
- MAHAMAT ALBOUKHARY OUMAR, Inspecteur Général de l’Enseignement
Primaire, chercheur au CNC.
- PAHIMI GUELVA, Doctorant en sciences de l’Education, chercheur au CNC.
- NDJERASSEMBAYE DJIMTOIDE, Titulaire d’une Maîtrise en Géographie,
chercheur au CNC.

Illustration et édition

MM - ADOUM GOUDJA KODNGARGUE, Chef de Division de l’Iconographie, CNC ;


- MOULDESSOU DJACKNA, Chef de Division de la Planification et des Coûts des
Opérations, CNC.
- ABDERAZACK HAROUNE, Chef de Division PAO, CNC.

Avec la collaboration de :

MM. - IBRAHIM HAMIT MAHAMAT, Professeur certifié en économie, chercheur au


CNC.
- IBRAHIM YOUSSOUF ABOULBACHIR, Docteur en Sciences de l’Education
Chercheur au CNC.

Coordination
Supervision
DEWA GOLOUM, Chef de Département des Curricula et Appuis Pédagogiques, CNC

Sous la direction de :

Pr NOMAYE MADANA
Directeur Général du Centre National des Curricula.
iii
Objectifs généraux
L’enseignement de la Géographie au Cycle Moyen doit permettre à l’apprenant
d’être capable de :

- utiliser correctement les notions élémentaires de Géographie ;


- reproduire des schémas, des croquis, des graphiques ;
- lire une carte, localiser un point ou un phénomène, identifier un phénomène
géographique : ses causes, ses conséquences ;
- résoudre un problème géographique par l’observation, la description, l’interprétation
et l’explication ;
- utiliser correctement les notions de géographie acquises ;
- interpréter les graphiques, les cartes relatifs à des paysages ou des phénomènes ;
- manipuler les techniques et outils géographiques ;
- rechercher personnellement les informations d’ordre géographique ;
- utiliser ses conséquences en géographie physique, économique et humaine pour
expliquer les relations entre les hommes et leurs milieux de vie.
iv

Objectifs spécifiques
L’Enseignement de la géographie en 6ème doit permettre à l’apprenant de :
- situer son milieu de vie ;
- acquérir des connaissances relatives à l’observation et à la compréhension des faits et
phénomènes géographiques ;
- expliquer les relations entre les hommes et leurs milieux de vie.

Contenus

I. Généralités:
- Définition de la géographie : objet, utilité ;
- Etude du milieu local.

II. Le milieu physique :


- La terre et sa représentation ;
- Les terres et les mers à la surface du globe ;
- Les reliefs de l’Afrique ;
- Les fleuves africains : notions de cours d’eau, de réseau hydrographique, de débit et
de régime ;
- Les formes d’érosion ;
- Les éléments du climat : vent, température, précipitation, pression.

III. L’homme dans les milieux naturels


- L’homme dans les régions sèches en Afrique ;
- L’homme dans les régions tropicales humides en Afrique;
- L’homme dans la forêt équatoriale africaine ;
- L’homme dans les zones tempérées et polaires hors d’Afrique.

IV. Eléments de géographie humaine et économiques :


- La population du globe : (notion de répartition, densité, race) ;
- Les différents types d’activités humaines.
v
INDICATIONS PEDAGOGIQUES
Ce manuel de géographie destiné aux élèves de la classe de sixième (6ème) de l’Enseignement
Moyen au Tchad s’appuie entièrement sur le curriculum qui prend en compte les orientations
des programmes réactualisés de l’Enseignement Moyen fixés par arrêté n°
250/PR/PM/MEN/CNC/2008 du 09 Septembre 2008.

Le manuel contient 25 leçons. Chaque leçon est structurée de la manière suivante :

- Titre de la leçon : qui précise le sous-thème à développer ;

- Objectifs pédagogiques : ce que l’apprenant est censé acquérir à la fin de la leçon ;

- Stratégies : la manière d’acquérir les savoirs et savoir-faire ;

- Contenus : l’ensemble des notions essentielles à acquérir ;

- Evaluation : la vérification de ce que l’apprenant a appris au regard des objectifs


fixés ;

- Résumé : les notions essentielles à retenir ;

- Lexique : une définition des mots difficiles ;

- Exercices pratiques : exercices proposés à la fin de chaque leçon permettant à l’élève


d’utiliser ses acquis, le préparant ainsi à la résolution des situations d’intégration.

La progression annuelle des enseignements/apprentissages en géographie est organisée en


palier. Chaque palier compte 5 semaines d’enseignement/apprentissage.

A la fin de chaque palier, une proposition de situations d’intégration est faite.

Le manuel n’est qu’un support. Le savoir-faire de l’enseignant aidera à mieux comprendre la


géographie.
vi

PROGRESSION ANNUELLE DES


ENSEIGNEMENTS/APPRENTISSAGES DE
GEOGRAPHIE EN 6ème
PALIER 1: PALIER 2 PALIER 3 PALIER 4 PALIER 5
Semaine 1-6 Semaine 7-12 Semaine 13-18 Semaine 19-24 Semaine 25-30
Généralités : Milieu physique L’homme dans les L’homme dans les Éléments de
- définition, objet et - les eaux à la milieux naturels : milieux naturels : géographie
utilité de la géogra- surface de la Terre; - l’homme dans les - l’homme dans les humaine et
phie; régions sèches en zones polaires hors économique :
- le réseau Afrique : aspects d’Afrique ; - les secteurs
- étude du milieu hydrogra-phique de phy-siques et d’activités
local (village, ville, l’Afrique ; humains ; Éléments de géo- humaines dans le
quartier) ; mode de vie et graphie humaine et monde ;
- les formes d’éro- aspects économique : - les différents
Milieu physique : sion ; économiques; - le peuplement de la types d’activités
- la terre et sa Terre ; humaines dans le
représentation ; - les éléments du - l’homme dans les secteur primaire :
climat :l’atmosphèr régions semi-arides - la répartition de la agriculture et
- la Terre : Les e, la température ; en Afrique : aspects population à la sur- élevage;
continents, les mers phy-siques et face de la Terre ;
et océans; - les éléments du humains; - les différents
climat : la pression mode de vie et - la croissance et la types d’activités
- les formes des atmosphérique, les aspects densité de la popula- humaines dans le
reliefs et le relief de vents, les précipita- économiques ; tion à la surface de la secteur primaire
l’Afrique ; tions. Terre ; (suite): pêche,
- l’homme dans les foresterie et
régions tropicales - la population du minerais;
hu-mides en globe : les
Afrique : aspects principales races ; - les différents
physiques et types d’activités
humains ; mode de humaines dans le
vie et aspects secteur secon-
économi-ques ; daire : industrie,
artisanat;
- l’homme dans la
forêt équatoriale afri- - les différents
caine : aspects physi- types d’activités
ques et humains; humaines dans le
mode de vie et secteur tertiaire :
aspects services, et
économiques; commerce.

- l’homme dans les


zones tempérées hors
d’Afrique : aspects
physiques et
humains ;
mode de vie et
aspects
économiques ;
Semaine Semaine Semaine Semaine Semaine
d’intégration d’intégration d’intégration d’intégration d’intégration
1

LES LECONS
2

PALIER 1
Généralités et Milieu physique

1. GENERALITES (1) : Définition de la géographie, son objet et son utilité

2. GENERALITES (2) : Etude du milieu local (le village, la ville et le quartier)

3. MILIEU PHYSIQUE (1) : La Terre et sa représentation

4. MILIEU PHYSIQUE (2) : La Terre (les continents, les océans et les mers)

5. MILIEU PHYSIQUE (3) : Les formes du relief (le relief de l’Afrique)


3

1
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
GENERALITES (1) :
Définition de la géographie, son objet et son utilité

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir la géographie et son objet ;
- distinguer les différentes branches de la géographie ;
- décrire l’utilité de la géographie.

STRATEGIES

Observons autour de nous, les images et décrivons-les.


Catégorisons ce que nous avons observé.
Déterminons l’utilité de la géographie.

CONTENU

1. Définition de la géographie et de son objet


Le mot géographie signifie : description de la Terre. C’est une science vivante qui a pour but
de décrire et d’expliquer les différents aspects de la Terre. Elle est une science qui étudie
l’aspect actuel et naturel, l’organisation de l’espace terrestre par l’homme au point de vue de
l’habitat, de la population, de la production, des services, des transports et des échanges.

La géographie a pour objet la description, l’explication, la comparaison des faits et


phénomènes naturels. Cependant, la géographie exige pour chaque fait, la localisation
cartographique, la comparaison avec d’autres faits semblables et enfin la recherche de
différents facteurs qui se combinent pour expliquer le phénomène étudié.

2. Différentes branches de la géographie


La géographie a plusieurs branches dont les principales sont la géographie physique, la
géographie humaine et la géographie économique.

2.1.Géographie physique
La géographie physique traite du relief, des climats, des eaux, des sols, de la végétation et des
animaux.

1. Une montagne de l'Atlas. 2. Plaine alluviale à Moundou.


4

2.2. Géographie humaine


La géographie humaine étudie les populations et la démographie. Selon leur densité, leur
mode de vie et leur organisation, les hommes habitent, les villes, les villages, les féricks, les
forêts, les îles…Leur habitat varie selon le
milieu de vie : tentes, nattes, huttes, cases,
maisons, buildings, gratte-ciel. L’homme
dépend en grande partie du milieu, mais il peut
aussi le transformer.

2.3. Géographie économique

Pour survivre, l’homme transforme son milieu


en l’organisant, en l’exploitant et en
l’aménageant en fonction de ses besoins 3. Les hommes et leur habitat.
socioéconomiques.

4. Un marché hebdomadaire au Tchad. 5. La raffinerie de Djarmaya (Tchad)

Il réalise des activités telles que l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat, les échanges
(commerce import, export, banque, monnaie…), l’industrie, les découvertes scientifiques, la
technologie, les services (administration,
transports…).

3. L’utilité de la géographie
La géographie est utile pour chaque homme et
chaque femme afin de mieux comprendre son
milieu, son pays, son continent et le monde. Par
exemple, elle aide à mieux apprécier les
caractères des régions ou des pays que l’on
trouve au cours d’un voyage ou en observant les
médias. Cela permet de rechercher 6. Canal aménagé des polders du Lac Tchad,
pourquoi ces régions ou pays ne se ressemblent
pas et par quoi ils peuvent se rapprocher. Il existe des rapports d’interdépendance entre tous les
éléments vivants ou non vivants d’un milieu. L’écologie est une science nouvelle,
5

complémentaire de la géographie, qui étudie ces rapports. Elle nous montre à quel point l’action
de l’homme est nécessaire pour maintenir l’équilibre de sa planète et mettre en valeur les
différents milieux dans lesquels il vit.

Nous comprenons mieux ainsi ce qui peut se passer dans les autres régions, les autres pays,
même lointains et combien les hommes de ces régions ou de ces pays ne sont pas tellement
différents de nous .Leurs genres de vie, leurs coutumes, leurs travaux, leurs problèmes nous
sont mieux connus.
En somme, la géographie est un puissant moyen de compréhension et de solidarité
internationale.

ÉVALUATION
Qu’est-ce que la géographie ? Quel est l’objet de la géographie ?
Regroupe selon les branches de la géographie ce que tu vois dans ton milieu (village ou
quartier).
Que peut-on comprendre grâce à la géographie ?
A quoi la géographie peut-elle contribuer ?

RESUME
La géographie est une science d’observation, de localisation, de description, d’explication et
de comparaison des faits et des phénomènes naturels à la surface de la terre. Elle a pour objet,
la description, l’explication, la comparaison des faits et des phénomènes naturels.
Il y a trois principales branches de la géographie :
- la géographie physique qui étudie tous les phénomènes naturels ;
- la géographie humaine qui étudie l’homme et son habitat ;
- la géographie économique qui étudie toutes les activités de l’homme.
La géographie aide l’homme à connaître son environnement et celui des autres ainsi que
l’interdépendance entre ceux-ci.
La géographie est un puissant moyen de compréhension et de solidarités internationales.

LEXIQUE :
Démographie : étude statistique et quantitative des populations humaines et leur évolution.
La localisation cartographique : l’action de localiser, de situer un objet à la surface de la terre,
sur une carte
Les phénomènes naturels : faits naturels. Exemple : le vent, la pluie…
La densité : le caractère de ce qui est dense ; ici, le nombre moyen d’habitants par unité de
surface.
Le férick : mot arabe désignant le campement des nomades
Les médias : tous les moyens de large diffusion de l’information (radio, télévision, journaux…).
L’écologie : étude de l'écosystème des êtres vivants ; ici, l’étude de rapports d’interdépendance
entre l’ensemble d’animaux et de végétaux qui vivent dans un milieu donné.
6

2
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
GENERALITES (2) :
Etude du milieu local (le village, la ville et le quartier)

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir le milieu, le milieu de vie, un village, une ville, un quartier ;
- décrire l’organisation du milieu de vie ;
- décrire les aspects physiques, humains et économiques d’un village, d’une ville, d’un
quartier ;
- relever l’influence du milieu sur l’homme et les conséquences des actions de l’homme
sur le milieu.

STRATEGIES

Observons notre milieu de vie et découvrons-le.


Observons les photos et/ou images des villages, villes, quartiers et définissons-les.
Décrivons ce que l’homme fait dans son milieu.
Relevons l’influence du milieu sur l’homme et les conséquences des actions de l’homme sur le
milieu.
Observons la carte de la ville de N’Djaména. Décrivons-la.

CONTENU

1. Définition

1. Un village du Logone au Sud du Tchad. 2. Un férick de campement de nomades dans la périphérie


de N’Djaména.

- Le milieu se définit comme un ensemble d’éléments physiques (relief, climat, végétation..),


humains (population, environnement politique et économique…) influant sur le physique et
sur la vie des hommes.
- Le milieu de vie est l’espace dans lequel se développent les activités de l’homme et qui
aboutissent à sa transformation.
7

1.1 Le village
Le village est un petit groupement de populations rurales, fait d’habitat le plus souvent en
matériaux locaux où les activités les plus exercées sont celles du domaine primaire (agriculture,
élevage, pêche...).

1.2 La ville
La ville est une agglomération relativement grande, bien structurée dont les habitants ont des
activités professionnelles diversifiées notamment dans le domaine secondaire (industries) et
dans le domaine tertiaire (commerce, artisanat, main-d’œuvre, services, banques…).

1.3 Le quartier
Le quartier est une subdivision de la ville ou du village qui a des aspects spécifiques au plan
organisationnel, humain ou professionnel.

2. Organisation du milieu

2.1 Le village

Un village est le plus souvent composé des cases en banco, en briques cuites, en terrasse,
couvertes de paille ou de tôle. Par groupe de famille, les cases sont disposées autour d’une cour
commune.

Au cœur du village, la place publique est le lieu de


rassemblement des villageois pour les danses
folkloriques, l’accueil des officiels et autres
réjouissances populaires.

On trouve aussi dans le village, un lieu (arbre, ou


hangar) réservé aux concertations pour la prise de
grandes décisions et aux règlements des conflits.

Autour du village, il y a des jardins qui bordent les


cases. Plus loin, on trouve des champs permanents.
A cela, s’ajoute le petit élevage 3. Un village tchadien de la Sous-Préfecture de Bongor
(Petits ruminants, volaille). .

Le village habité par les nomades est appelé férick. Le ferick est un campement de nomades
constitué d’abris en nattes, tentes, faciles à démonter en cas de déplacement. L’organisation des
féricks varie selon le type d’élevage.

Les féricks des éleveurs des caprins, ovins et bovins sont généralement regroupés en cercle
autour des enclos alors que ceux des éleveurs des dromadaires sont le plus souvent dispersés.

2.2 La ville et le quartier


La ville constitue généralement une commune. Elle peut être, selon son importance, subdivisée
en communes d’Arrondissement. Chaque arrondissement regroupe plusieurs quartiers eux-
8

mêmes composés de plusieurs « carrés ». Dans les carrés on trouve les concessions dans
lesquelles vivent les ménages.

Une ville érigée en commune est administrée par un Maire. Les arrondissements sont gérés par
des chefs d’arrondissement ou des maires d’arrondissements, les quartiers par des chefs de
quartier ou délégués des quartiers et les carrés par les chefs de carrés.

Une commune, outre l’administration et le service financier, comporte plusieurs autres services
dont les principaux sont :
- la voirie, qui s’occupe de l’enlèvement des ordures ménagères ;
- le service de l’urbanisme, qui a pour but de gérer le développement de la ville ;
- le service de transport urbain, qui s’occupe de l’organisation du transport en ville ou
dans le périmètre urbain ;
- les services socioculturels, qui sont
chargés de l’administration des
structures socioculturelles ;
- les services de protection
regroupent les pompiers et la police
municipale…

Les quartiers des villes se différencient par


leurs fonctions. On y trouve des quartiers
résidentiels, commerciaux, administratifs,
industriels.
4. Un quartier commercial de N’Djaména.

3. Aspects physiques, humains et économiques d’un village, d’une ville, d’un


quartier
3.1 D’un village
Dans le village, la population pratique plusieurs activités : l’agriculture vivrière (mil, sorgho,
maïs, sésame, arachide, riz…) et commerciale (coton, tabac…), l’élevage, la pêche, le petit
commerce, l’artisanat, la cueillette…selon le milieu.

Certains paysans utilisent aujourd’hui des animaux de trait (bœufs, ânes, chevaux) voire des
tracteurs pour le labour. Mais beaucoup d’entre eux se servent encore des outils manuels
rudimentaires (houe, hache, daba, faucille…).
Dans les féricks, les éleveurs pratiquent l’élevage extensif basé sur la transhumance et le
nomadisme. Pour la satisfaction de leurs besoins, ils vendent des bêtes et leurs sous-produits.
9

3.2 De la ville et d’un quartier


Pour des raisons diverses, une ville peut s’implanter sur une plaine, en bordure d’un cours
d’eau, au pied d’une montagne, sur une île… Exemple, Mongo est bâtie au pied d’une montagne
tandis que Sarh est située au bord du fleuve Chari sur une plaine.
Les rues d’une ville sont généralement larges et bordées d’arbres. Certaines sont recouvertes de
bitume et sont bordées de trottoirs. Les carrefours constituent de vastes places où sont construits
les ronds-points. On y trouve aussi des feux de signalisation appelés feux tricolores (rouges,
jaunes et verts) pour réguler la circulation.
Les grands espaces réservés au reboisement sont appelés des espaces verts servant des lieux de
loisirs. D’autres espaces sont d’utilité publique (parcs, stades…).
La ville se caractérise par des quartiers modernes à côté desquels s’étendent des quartiers
périphériques. Les quartiers des villes se différencient par leurs fonctions. On y trouve des
quartiers résidentiels, commerciaux, administratifs, industriels.
Par exemple, N’Djaména, capitale du Tchad, est peuplée en 2009, de 993 492 habitants
(RGPH2). Elle compte aujourd’hui (2016)
plus d’un million d’âmes. Elle avait 531 000
habitants en 1993 (RGPH1). Ville
administrative, elle anime la vie politique et
publique. Outre les ministères et les
Ambassades, elle accueille des organismes
internationaux, des banques, des maisons de
commerce.
Les industries sont regroupées au Nord-Ouest
de N’Djaména, à Farcha.
Ville intellectuelle et culturelle, N’Djaména
abrite des lycées et collèges, de nombreuses
écoles spécialisées, des universités, la
bibliothèque nationale, le musée et plusieurs
centres culturels.

Fig. 1. Plan de la ville de N’Djaména. Archives CNAR

Dans certaines villes secondaires, les quartiers sont constitués de petites maisons couvertes de
tôles ou de chaumes, ou encore d’une terrasse d’argile. Les concessions sont entourées de
clôtures sommaires.
La ville est une agglomération à forte concentration humaine dont la densité varie d’un quartier
à un autre. Elle peut s’étendre sur plusieurs kilomètres.
Trop souvent, la population la plus pauvre habite à la périphérie des villes et dans les sites les
plus défavorables. L’occupation du sol est précaire, les équipements en eau et moyens
d’assainissement dramatiquement insuffisants. Les pouvoirs publics sont débordés par
l’accumulation des problèmes. Les villes deviennent alors des foyers de tension et de violence.
10

La population d’une ville est toujours cosmopolite, c’est-à-dire, formée de personnes issues
d’horizons différents et d’origines diverses.
Les habitants de la ville ne pratiquent pas la même religion. On y distingue des chrétiens, des
musulmans, des animistes et même d’athées.
Les activités dominantes d’une ville sont, selon le cas, le commerce, l’administration, les
banques, l’artisanat, l’industrie… On peut y rencontrer bien d’autres activités telles que la
mécanique, l’électronique, la couture, l’hôtellerie, etc.
Beaucoup de petites et moyennes entreprises en ville mettent à la disposition des habitants, des
produits de consommation : eau minérale, jus de fruits… Le commerce ambulant y est
développé.
Cependant, on remarque que le passage brutal d’une économie traditionnelle, basée sur
l’agriculture de subsistance et l’artisanat, à une économie moderne d’industries et de services
accroît les risques d’instabilités sociales se traduisant par de grèves, de chômage et autres
délinquances....

4. L’influence du milieu sur l’homme et les conséquences des actions de l’homme


sur le milieu
4.1. Dans le village
Dans certains villages, sous l’influence du milieu, l’homme est obligé d’aménager son espace
de vie (diguettes, terrasses, canalisations, maisons à forme spécifique, ceintures vertes…).
Dans les villages où se pratique l’agriculture, on constate la destruction progressive de
l’environnement, surtout avec la culture itinérante sur brulis. La pratique de cette culture expose
le sol à la dégradation du couvert végétal et à l’érosion favorisant ainsi l’irrégularité des pluies,
pouvant conduire à la sècheresse et partant aux mauvaises récoltes, à la disette voire à la
famine.

5. Sécheresse dans le désert du Sahel 6. Distribution de nourriture aux déplacés (Somalie).


Certains pasteurs nomades sont contraints à la transhumance ou au nomadisme par manque de
pâturage et/ou d’eau, selon les saisons. Par ailleurs, beaucoup d’éleveurs recourent à l’abattage
11

d’arbres pour nourrir leurs animaux ou leur monter des enclos. Quelquefois, ils allument la
brousse pour obtenir de repousses d’herbes, bonnes à l’alimentation de leurs bêtes.

Le surpâturage contribue à la dégradation de l’environnement.

4.2. Dans la ville et le quartier


La ville étant un lieu où s’exercent des activités des domaines secondaire et tertiaire, le milieu
est beaucoup exposé à la pollution, à la dégradation de l’environnement. On remarque ainsi, la
prolifération des insectes nuisibles (mouches, moustiques, cafards…) à travers certains
quartiers due au dépôt anarchiques des ordures ménagères. Les conséquences les plus
fréquentes sont justement l’obstruction des canaux de drainage d’eaux de pluie et des eaux
usées. Les quartiers deviennent nauséabonds difficiles à y vivre. Les maladies telles que le
paludisme, le choléra, deviennent fréquentes. En saison des pluies il n’est pas rare de voir
certains quartiers inondés.

7. Tas d’ordures dans un caniveau à N’Djaména. 8. Village du Tchad abandonné à cause de l’inondation.

ÉVALUATION
Quelle est la différence entre le milieu et le milieu de vie ? Décris-les.
Comment est organisée la vie dans le village, la ville, le quartier ?
Quelles sont les activités pratiquées au village, en ville que tu connais ?
Quels aspects physiques, humains et économiques peuvent présenter une ville ?
Cite quelques services de la ville.

RESUME
Le milieu se définit comme un ensemble d’éléments physiques (relief, climat, végétation…)
et humains influant sur la vie de l’homme.
Le milieu de vie est l’espace dans lequel se développent les activités de l’homme (agriculture,
élevage, pêche…) qui aboutissent à sa transformation.
Le village est un petit groupement de populations rurales.
La ville est une agglomération relativement grande, bien structurée et dont les habitants
pratiquent des activités diversifiées. La vie dans une ville érigée en commune est gérée par
plusieurs services.
12

Les quartiers de la ville se différencient par leurs fonctions. On y trouve des quartiers
résidentiels, commerciaux, administratifs et industriels.
Le milieu contraint l’homme à s’y adapter en aménageant son espace de vie (diguettes,
ceintures vertes…) et en effectuant de grandes distances à la recherche de la nourriture, de
l’eau et du pâturage.

LEXIQUE
Une agglomération : un ensemble de populations groupées dans une ville et sa banlieue.
Les réjouissances populaires : la joie collective manifestée lors des cérémonies par beaucoup
de personnes.
La concertation : action de se concerter, de s’entendre pour agir ensemble.
S’implanter : s’établir dans un lieu, s’y fixer, s’installer.
Précaire : ce qui est incertain, provisoire ; ici des maisons fragiles, instables.
La disette : manque de choses nécessaires et particulièrement de vivres.
La famine : manque d’aliments dans un village, une ville, une région…
Le surpâturage : l’exploitation excessive des pâturages par le bétail entraînant la dégradation
des sols.
La dégradation : la détérioration, le passage progressif à un état plus mauvais.

EXERCICES PRATIQUES

1. En te servant du plan de la ville de N’Djaména


ci-contre, réponds aux questions suivantes.

a) La plus grande partie de la ville de N’Djaména


s’étend sur l’une des rives. Laquelle ?

b) Donne la position du fleuve Chari par rapport à la


plus grande partie de la ville.

c) A quels Arrondissements appartiennent les


quartiers suivants : N’Djari, Sabangali, Repos,
Chagoua, Mardjandaffak, Ardep-Djoumal, Moursal,
Walia, Diguel, Bololo.

2. Dans une ville comme N’Djaména il y a des rues, de grands espaces et des édifices publics.
Dans ta localité existe-t-il des sites publics ? Lesquels ?

3. Explique l’organisation et les différents aspects de ton milieu.


4. Décris d’une manière générale, les conséquences du milieu sur l’homme et celles de l’action
de l’homme sur le milieu.
13

3
MILIEU PHYSIQUE (1) :
La terre et sa représentation

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- situer la Terre par rapport au soleil et aux autres planètes.
- expliquer comment s’orienter ;
- définir les différentes coordonnées géographiques ;
- décrire les mouvements de la Terre ;
- expliquer les conséquences des mouvements de la Terre sur la vie.

STRATEGIES
Observons un globe terrestre et un planisphère et décrivons-les.
Observons notre position dans la cour et décrivons les différents points par rapport au soleil.
Observons la position d’une localité sur une carte et exploitons-la.
Allumons une lampe torche sur un globe terrestre et faisons tourner le globe sur lui-même tout
en le tournant autour de la lumière de la lampe et décrivons.
Déterminons les conséquences de chaque mouvement de la Terre.
CONTENU
1. Position de la Terre par rapport au soleil et aux autres planètes
La Terre, point minuscule dans l’immense univers, est une planète du système solaire.

La Terre tourne autour d’une étoile, le soleil. Le soleil nous donne lumière et chaleur. Avec
une vitesse de 300 000 Km/seconde, les rayons du soleil mettent 8 minutes pour parvenir
jusqu’à la Terre.

Fig.1. Système solaire. Microsoft Encarta 2009

La Terre est la troisième planète du système solaire, dans l’ordre croissant des distances du
soleil. Les planètes sont au nombre de 9 : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne,
14

Uranus, Neptune, Pluton. Mais, depuis Août 2006, l’Union astronomique


internationale (UAI) a exclu Pluton du système solaire qui ne compte plus que 8 planètes.
2. Représentation
La Terre est un corps céleste, très petit par rapport au
Soleil. L’homme, grâce à diverses techniques et
procédés a reproduit la Terre. Mais étant ronde, la
seule représentation exacte est le globe, appelé aussi
« mappemonde ».L’homme a également représenté
artificiellement la Terre au moyen de cartes en
réduisant sa dimension réelle, c’est le planisphère.

1. La mappemonde, une représentation du globe terrestre.


3. Caractéristiques de la Terre
La Terre est une sphère aplatie aux deux pôles (pôle Nord et pôle Sud). Elle est traversée en
son milieu d’Est en Ouest par une ligne imaginaire,
l’Equateur, qui mesure 40 075 Km. Celui-ci divise
la Terre en deux parties égales ou hémisphères
(boréal et austral).
D’autres lignes imaginaires quadrillent la surface
de la Terre ; celles qui sont parallèles à l’Equateur
s’appellent les parallèles et les autres qui sont
perpendiculaires à l’Equateur allant d’Est en
Ouest, sont les méridiens.
La Terre tourne sur elle-même en 24 heures autour
d’un axe imaginaire passant par les deux pôles.

Fig. 2. Dimensions de la Terre. Source :


Nouvelle Géographie 6è IPAM-EDICEF 1990

4. L’orientation
4.1 Les points cardinaux
Pour s’orienter, l’homme se sert de repères
conventionnels qui sont le Nord, le Sud, l’Est, l’endroit
où le Soleil semble se lever (Orient ou Levant) et
l’Ouest, le point où le Soleil semble se coucher qu’on
désigne aussi par Occident ou Couchant.
Dans l’hémisphère boréal, si nous nous plaçons au lever
du jour face au Soleil, c’est-à-dire face à l’Est, nous
donnons dos à l’Ouest alors que le Nord est à notre
gauche et le Sud à droite. 2. Les points cardinaux

Ces quatre points sont appelés points cardinaux, ils permettent de s’orienter.
15

4.2 Les autres moyens d’orientation

En plus des quatre points cardinaux, il y a bien d’autres moyens qui permettent à l’homme de
s’orienter.

- Pendant la nuit, dans l’hémisphère boréal, on s’oriente grâce à l’étoile polaire qui indique
toujours la direction du Nord. Le Nord est le point cardinal fondamental. Dans l’hémisphère
austral, la croix du Sud, ensemble d’étoiles alignées en forme de croix, indique la direction du
Sud.

- La boussole est un petit appareil contenant une aiguille


aimantée qui pivote librement et indique la direction du
pôle magnétique terrestre conventionnellement appelé
Nord. C’est un moyen d’orientation à n’importe quel lieu et
à n’importe quel moment.

- Le GPS (Global Positioning System), est un système


américain de navigation et de localisation par satellites. Il
est effectivement opérationnel depuis 1992.

- La carte est une représentation conventionnelle de 3. Une boussole


l’espace sur une surface plane. Sur la carte, les points cardinaux occupent de positions précises :
le Nord en haut, le Sud à l’opposé ; l’Est à droite et l’Ouest à gauche.

5. Les parallèles et les méridiens


Les parallèles sont des lignes imaginaires parallèles à l’Equateur. Les principaux parallèles sont
l’Equateur (le plus long avec 40 075 km), les Tropiques, les cercles polaires.

Les méridiens sont des lignes imaginaires (demi-


cercles) joignant les deux pôles et
perpendiculaires aux parallèles.
Conventionnellement le méridien d’origine est
celui de Greenwich ou d’Accra.

6. Situer un lieu : sa latitude et sa longitude

Pour situer un village, une ville, un pays ou un


continent à la surface du globe terrestre, on se sert
de la latitude et de la longitude.

Fig. 3. Les méridiens. Nouvelle Géographie 6è IPAM-EDICEF 1990


16

6.1. La latitude

La latitude est la distance entre deux parallèles exprimée en degrés. De l’Equateur, considéré
comme parallèle 0 jusqu’à chaque pôle, on compte 90 parallèles, distant entre eux d’un degré.
Pour situer un point à la surface de la terre, on précise sa
latitude : soit qu’on est dans l’hémisphère Nord (N) ou
dans l’hémisphère Sud (S).
Exemple : N’Djaména est située à la latitude 12° 07’ N ;
Moundou à 08° 34’ N et Abéché à 13° 49’ N ;
Alors que Kinshasa se situe à 4° 17’ S.

6.2 La longitude

La longitude est la distance entre deux méridiens


exprimée en degrés. Un méridien est choisi comme
méridien d’origine (méridien 0), c’est le méridien qui
passe par Greenwich, près de Londres en Angleterre ou Fig. 4. Les Latitudes. Source : Géographie 6è Hatier 2008
à Accra au Ghana.
La circonférence terrestre mesurant 360 degrés (°), on
compte 180 méridiens vers l’Ouest et 180 vers l’Est.

Exemple : N’Djaména se situe à la longitude 15° 03’ E.,


Moundou à 16° 05’ E. et Abéché à 20°49’E.
Par contre Abidjan est à 03° 56’ Ouest.

Fig ; 5. Les Longitudes. Source : Géographie 6è Hatier 2008

6.3 Les coordonnées géographiques


Pour situer ou repérer, un lieu, un village, une ville, un pays ou un continent sur un planisphère
ou sur une carte, on se sert de ses coordonnées géographiques qui sont la latitude et la longitude.
Exemple : N’Djaména se situe entre 12° 07’ N. et 15°
03’E., Moundou se trouve entre 08° 34’ N. et 16° 05’
E.et Abéché à 13° 49’ N. et 20°49’E. Tous les lieux ne
se situent pas exactement sur un méridien ou sur un
parallèle. Entre deux parallèles ou deux méridiens il y a
un degré. Chaque degré est divisé en 60 minutes (60’),
chaque minute est divisée en 60 secondes
(60’’).
Les coordonnées géographiques sont les indications qui
déterminent la position précise d’un point à la
surface du Globe.
Fig. 6. Les coordonnées géographiques. Source : Géographie 6è Hatier 2008
17

7. Les mouvements de la Terre et leurs conséquences

La Terre effectue deux mouvements simultanés. Un mouvement de rotation sur elle-même et


un mouvement de révolution autour du soleil comme les autres planètes du système solaire.

7.1 La rotation de la Terre

La Terre tourne sur elle-même en 23 heures 58 minutes


4 secondes ; mais par commodité, on admet 24 heures.
Le mouvement régulier que fait la Terre d’Ouest en Est
autour de son axe imaginaire qui passe par les deux
pôles est appelé mouvement de rotation. Ce
mouvement donne l’impression que c’est le soleil qui
se déplace d’Est en Ouest. Or, ce mouvement quotidien
du soleil tel que nous le percevons n’est pas réel, il est
apparent. Fig.7. Sens de rotation de la Terre. Source : Géographie 6è Hatier 2008

Nous ressentons la même impression lorsque, à bord d’une voiture, nous croyons voir les
maisons, les arbres, les poteaux téléphoniques…se déplacer dans le sens contraire du véhicule.
En fait, contrairement à notre impression, le soleil ne « se lève » et ne« se couche » jamais.

7.2 Les conséquences de la rotation de la Terre

La rotation de la Terre sur elle-même entraîne


La journée, temps mis par la Terre pour faire
deux conséquences essentielles pour la vie
quotidienne.

- La succession des jours et des nuits.

La Terre étant ronde, le Soleil n’en éclaire à la


fois qu’une moitié, l’autre moitié restant dans
l’obscurité. Sur la partie éclairée, il fait jour,
tandis que sur l’autre, il fait nuit.
Grâce à la rotation de la Terre, chaque face est Fig.8. Succession de jours et des nuits. Source : Géographie 6è Hatier 2008
successivement éclairée par le Soleil, puis passe dans l’ombre de la nuit.

- La mesure du temps
un tour complet sur elle-même, a été divisée en 24 heures. L’homme observant le temps mis
par la Terre pour faire un tour sur elle-même, a découpé la surface du globe en 24 tranches
égales. Chacune correspond à une heure. Ce sont les fuseaux horaires.
18

Fig. 9. Les fuseaux horaires. Source : Nouvelle Géographie 6è IPAM-EDICEF 1992

A l’intérieur d’un même fuseau, l’heure est partout la même. Les pays très étendus utilisent
plusieurs fuseaux horaires (2 en République démocratique du Congo, 4 aux Etats Unis
d’Amérique).

Les heures sont comptées à partir du


méridien-origine (Londres, Accra).
En partant de ce méridien, on ajoute
une heure par fuseau en se déplaçant
vers l’Est ; on retranche une heure en
allant vers l’Ouest. Ainsi, quand il est
12 heures à Accra, il est 13 heures à
N’Djaména.

7.3 La révolution de la Terre autour


du Soleil

Fig.10. Le mouvement de révolution de la Terre. Source : Géographie 6è Hatier 2008

Tout en tournant sur elle-même, la Terre tourne aussi autour du Soleil, d’Ouest en Est. Pour
faire le tour complet de son orbite, la Terre effectue 365 jours et 6 heures. Mais dans notre
calendrier, l’année civile ne comptant que 365 jours, accuse un retard de 6 heures sur l’année
solaire. Pour rattraper ce retard, on ajoute tous les 4 ans, 24 heures, soit 1 jour à l’année : c’est
l’année bissextile pendant laquelle le mois de février compte 29 jours (exemple : 2016 est une
année bissextile).
19

7.4 Les conséquences de la révolution de la Terre autour du Soleil

Au cours de sa révolution, la Terre décrit une ligne appelée orbite terrestre. L’orbite terrestre
est presque un cercle mesurant 930 millions de kilomètres.

Pendant que la Terre se déplace autour du Soleil, l’axe des pôles est incliné. Il forme avec le
plan de l’orbite terrestre, un angle de 66° 33’.
Selon la position de la Terre, les effets en sont très différents : l’inégalité des jours et des nuits,
le phénomène des saisons, l’inégale répartition de la chaleur à la surface de la Terre.

7.4.1 L’inégalité des jours et des nuits


Près de l’Equateur, on est habitué de voir le Soleil se lever et se coucher toujours à la même
heure. Il n’en est pas de même dans les pays éloignés de l’Equateur.
Le 21 mars et le 23 septembre, le Soleil est à la verticale de l’Equateur. Le jour et la nuit ont la
même durée : ce sont les équinoxes.
A cause de l’inclinaison de l’axe des pôles, le 21 juin, l’hémisphère Nord est tourné à son
maximum vers le Soleil ; il reçoit beaucoup de chaleur et de lumière : c’est l’été. La durée du
jour est alors supérieure à celle de la nuit. Le 21 juin est le jour le plus long pour tous les points
de l’hémisphère Nord. C’est le solstice d’été (du latin signifie « arrêt du Soleil », comme si le
Soleil s’arrêtait dans sa course vers le Nord avant de repartir vers le Sud). Au cercle polaire
arctique, le 21 juin, l’ensoleillement dure 24 heures. On parle du « Soleil de minuit ». A
l’inverse, à la même date, au pôle Sud, la nuit dure 24 heures : c’est la « nuit polaire ».
De même, le 22 décembre est le jour le plus court de l’année dans l’hémisphère Nord et le plus
long dans l’hémisphère Sud : c’est le solstice d’hiver.
Les lignes imaginaires situées à 23° 27’ de part et d’autre de l’Equateur sont les Tropiques
(Tropique du Cancer au Nord et Tropique du Capricorne au Sud). Le Soleil est au plus haut une
fois par an à chacun des Tropiques : on dit que le soleil est au zénith.
Fig.11. Solstice de juin Durée du jour et de la nuit en juin (inégalité des jours et des nuits)

Source : Nouvelle Géographie 6è IPAM-EDICEF 1990


20

Fig. ; 12. Solstice de décembre Durée du jour et de la nuit en décembre (Inégalité des jours et des nuits)
Source : Nouvelle Géographie 6è IPAM-EDICEF 1990

7.4.2 Le phénomène des saisons


Dans l’hémisphère Nord, l’été dure du 21 juin au 23 septembre, l’automne, du 23 septembre au
21 décembre, l’hiver du 21 décembre au 21 mars et le printemps du 21 mars au 21 juin.
Les saisons sont inversées dans l’hémisphère Sud.
Au Tchad, par rapport au mouvement de la révolution de la Terre autour du Soleil, on connaît
deux saisons : une saison sèche et une saison des pluies dont la durée varie du Sud au Nord.

7.4.3 L’inégale répartition de la chaleur à la surface de la Terre.


A cause de l’inclinaison de l’axe des pôles, le Soleil réchauffe la Terre de façon inégale. Entre
les deux Tropiques, le Soleil étant toujours présent et ses rayons jamais loin de la verticale, la
chaleur est permanente tout au long de l’année.
Dans cette zone, ce sont les pluies qui
déterminent le rythme des saisons : saisons
pluvieuses (ou hivernage) et saisons sèches.
Dans la zone comprise entre les Tropiques et les
cercles polaires, il fait chaud en été et froid en
hiver.

En revanche, les deux régions polaires sont les


moins réchauffés : il y fait constamment froid,
même en été.
Fig. 13. Les zones thermiques à la surface de la Terre.
Source : Géographie 6è Hatier 2008

Cet inégal réchauffement contribue à diviser la Terre en cinq zones thermiques : une zone
chaude, deux zones froides et deux zones tempérées.

Ainsi, la géographie nous permet de comprendre le déroulement du temps et les cycles naturels,
rythmés par les mouvements de la Terre dans l’univers.
21

ÉVALUATION

Situe la terre par rapport aux autres planètes du système solaire.


Comment s’oriente-t-on et à l’aide de quoi s’oriente-t-on ?
Quels sont les différentes coordonnées géographiques qui permettent de situer un lieu à la
surface de la Terre ?
Quels sont les mouvements de la Terre ? Décris chaque mouvement.
Quelles sont les conséquences de la rotation et de la révolution de la Terre sur la vie
quotidienne ?

RESUME

La Terre est la troisième des planètes principales du système solaire. Les 8 planètes sont :
Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune.

La Terre est ronde et aplatie aux deux pôles. Elle peut être représentée par un globe ou un
planisphère. Elle tourne sur elle-même en 24 heures, c’est la rotation et autour du soleil en
365 jours ¼ : c’est la révolution. Au cours de sa révolution, la Terre décrit une ligne appelée
orbite terrestre.

La Terre est divisée en deux parties égales ou hémisphères, par une ligne imaginaire appelée
Equateur. Les lignes qui vont du pôle Nord au pôle Sud sont des méridiens et celles qui
font le tour de la Terre dans le sens de l’Equateur, sont des parallèles.

On s’oriente à l’aide des points cardinaux pendant le jour, des étoiles, la nuit ; de la boussole
et du GPS à n’ importe quel moment.
Les parallèles et les méridiens permettent de déterminer la latitude et la longitude de tous les
points de la Terre, c’est-à-dire de les localiser avec précision.

Le mouvement de rotation explique la succession des jours et des nuits.


La surface de la Terre a été aussi divisée en 24 fuseaux horaires. Chaque fuseau horaire
correspond à une heure.

LEXIQUE

Une planète : un astre qui n’est pas lumineux.


Une sphère : un objet qui a la forme d’une boule ; par exemple, un ballon de football.
L’hémisphère boréal : la moitié Nord du globe terrestre, ou encore hémisphère septentrional.
L’hémisphère austral : la moitié Sud du globe terrestre, ou encore hémisphère méridional.
Le GPS : (Global Positioning System), est un système américain de navigation et de
localisation par satellites. Il est effectivement opérationnel depuis 1992.
Le fuseau : chacune des 24 divisions imaginaires de la surface de la Terre en forme de fuseau
géométrique, comprises entre deux méridiens et dans lesquelles l’heure légale est partout la
même.
22

EXERCICES PRATIQUES

1. En te servant des initiales des mots de la phrase suivante, retrouve les noms des planètes du
système solaire : mais, viendras-tu manger jeudi sur une nappe ?

2. Représente dans ton cahier, la Terre par un globe terrestre et indique ses dimensions.

3. Situe la position de ton établissement par rapport au village, au marché le plus proche.

4. Situe le Tchad sur une carte par rapport à ses coordonnées géographiques ci-dessous :
- Latitude : 8° et 24° Nord ;
- Longitude : 14° et 24° Est.
23

4
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
MILIEU PHYSIQUE (2) :
La Terre (les continents, les océans et mers)

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir la structure de la Terre ;
- identifier les différentes plaques ;
- identifier les différents continents sur un planisphère;
- identifier les mers et océans sur un planisphère ;
- établir la différence entre les mers et océans.

STRATEGIES
Observons l’image de la structure interne du globe terrestre et décrivons-la.
Observons l’image des plaques et décrivons-les.
Observons un planisphère et/ou un globe terrestre et identifions les continents, les mers et les
océans.
Dégageons la différence entre mers et océans.

CONTENU

La Terre est une planète mobile, animée de mouvements internes qui sont à l’origine de la
formation du relief. Ces mouvements sont entre autres les tremblements de terre, les éruptions
volcaniques ou glissements de terrain.

1. La structure de la Terre

1.1. La structure de la Terre

Une coupe de la Terre permet de distinguer trois (3) parties concentriques qui expliquent la
structure de celle-ci :
- le noyau au centre, partie fluide d’environ
3 400 km de rayon est encore mal connu. Il
serait constitué surtout du fer et du nickel ;
- le manteau ou la deuxième couche, serait
formé de silicates, de magnésium et de fer ;
son épaisseur est d’environ 2 900 km ;
- la croûte ou l’écorce, enveloppe externe,
mesure 70 km de rayon. Elle est formée de
roches refroidies.

Fig. 1. Structure interne du globe.


24

1.2 La Terre, planète mobile

Si l’on considère la dureté et la mobilité des trois enveloppes de la Terre, celles-ci se résument
à deux couches :
- l’asthénosphère, bien plus épaisse, visqueuse dans la partie supérieure du manteau où règne
une forte chaleur (3 000° C environ) maintient les roches en fusion ;
- la lithosphère, comprend la croûte et la partie supérieure du manteau. Elle est fragmentée en
plaques discontinues qui « flottent » sur l’asthénosphère. C’est à sa surface que nous vivons.

1.3 La Terre, ses plaques

Fig. 2. Carte représentant les différentes plaques continentales et leur dérive. Source : Géographie 6è Hatier 2008

La lithosphère est fragmentée en plusieurs plaques. Elles se déplacent sur le magma de


l’asthénosphère, s’éloignant, se rapprochant, et même glissant les unes sous ou sur les autres,
mues par des mouvements d’origine thermique.
La théorie des plaques permet d’expliquer plusieurs phénomènes naturels à la surface du globe :
- les séismes, ou tremblements de terre : ce sont des vibrations et de secousses qui affectent le
sol, surtout dans les régions de contact entre les plaques ;
- les éruptions volcaniques : ce sont des remontées brutales à la surface du globe de roches
magmatiques à l’état plus ou moins fluides ; elles aussi naissent dans les régions les plus fragiles
de la lithosphère ;
- les failles : ce sont des cassures de l’écorce terrestre provoquées par le déplacement des blocs
les uns par rapport aux autres.
25

2. Les continents, océans et mers

Fig.3. Continents, océans et mers. Archives CNC 2012

2.1 Les continents

Les parties émergées de la Terre constituent les continents. Il y a cinq principaux continents à
la surface du globe. Ce sont : l’Afrique, l’Amérique (du Nord et du Sud), l’Asie, l’Océanie et
l’Europe.

2.2 Les océans et les mers

Les surfaces marines couvrent 71 % de la superficie de la planète Terre. A la différence des


continents, les océans communiquent entre eux pour former l’immense océan mondial (361
millions de km2), divisées en trois grands domaines :
- le plus vaste, le Pacifique couvre le tiers de la Planète (180 millions de km2) ; sa
superficie dépasse celle de l’ensemble des terres émergées ; il sépare l’Asie de
l’Amérique ;
- moins étendu, l’Atlantique se prolonge par l’océan glacial arctique ; il baigne les rivages
de l’Ouest de l’Afrique et de l’Est de l’Amérique ;
- l’océan indien, au Sud du Tropique du Capricorne, borde l’Est de l’Afrique.
Les océans sont profonds et communiquent largement entre eux. La profondeur moyenne des
océans est estimée à 3 800 m.
Les mers sont moins étendues et moins profondes que les océans. On distingue :
26

- des mers marginales ou bordières sont situées entre océans et continents (la Manche
entre l’Atlantique et l’Europe, la Mer Jaune, entre l’Océan Pacifique, la Chine et la
Corée…, la Mer Rouge, située entre l’Océan Indien, l’Asie et l’Afrique) ;
- des mers continentales sont engagées à l’intérieur des continents mais communiquent
encore avec un océan. Tel est le cas de la Méditerranée, entre l’Afrique et l’Europe, qui
communique avec l’Atlantique par le détroit de Gibraltar ;
- des mers intérieures (Baltique, mer Noire…) ;
- des mers fermées dont les eaux salées ne communiquent plus avec les autres espaces
marins (la mer Morte, la mer Caspienne).

ÉVALUATION

Quelle est la structure de la Terre ?


Que permet d’expliquer la connaissance de la théorie des plaques ?
Cite les continents et les océans les plus importants.
Quelle est la principale différence entre mer et océan ?

RESUME
La Terre est constituée de trois enveloppes concentriques qui sont : le noyau, le manteau,
l’écorce terrestre.

La dureté et la mobilité de différentes enveloppes de la Terre permettent de distinguer :


- l’asthénosphère, dans la partie supérieure du manteau ; une forte chaleur y règne ;
- la lithosphère, rigide, « flotte » sur l’asthénosphère.

La théorie des plaques permet d’expliquer plusieurs phénomènes naturels à la surface du


globe : les séismes, les éruptions volcaniques, les failles.

Les cinq principaux continents à la surface du globe sont : l’Afrique, l’Amérique (du Nord
et du Sud), l’Asie, l’Océanie, l’Europe.

Les trois principaux océans sont : le Pacifique, l’Atlantique et l’océan indien. Les océans sont
étendus, profonds et communiquent largement entre eux.
Les mers sont moins étendues et moins profondes que les océans. Elles peuvent êtres mers
marginales ou bordières (la Manche, la mer Jaune…), continentales (la Méditerranée…),
Intérieures (Baltique…) et les mers fermées (Mer Morte, mer Caspienne).

LEXIQUE :

Les enveloppes concentriques : des enveloppes qui ont un même centre, ici les couches qui
tendent à se rapprocher du centre.
Fragmenté : réduit, partagé en fragments ; morcelé, divisé.
Le magma : ici, le noyau de la Terre qui forme une masse pâteuse, épaisse et visqueuse.
27

EXERCICES PRATIQUES

1. Reproduis la structure de la Terre dans ton cahier.

2. Reproduis chaque couleur et écris


le nom du continent qu’il
représente en face.

3. A l’aide de ce planisphère, relève


les océans et les mers qui bordent
l’Afrique.
28

5 MILIEU PHYSIQUE (3) :


Les formes du relief (le relief de l’Afrique)

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir le relief ;
- décrire les différentes formes du relief continental et marin ;
- dire de quoi est constitué le relief de l’Afrique.

STRATEGIES

Observons un planisphère et à l’aide de la légende, décrivons ce qui se trouve à la surface des


continents.
Sur une carte, relevons ce qui constitue le relief de l’Afrique et situons-le.
Observons une photo d’un relief marin, une carte et décrivons-les.
Reproduisons l’Afrique sur une feuille quadrillée.
Repérons sur une carte les coordonnées et les différentes dimensions de l’Afrique.

CONTENU

1. Définition

La surface de la Terre est une succession des surfaces planes, de creux et de bosses : ces
différentes formes constituent le relief. En d’autres termes, le relief est l’ensemble des
déformations de l’écorce terrestre.

On distingue deux grandes familles de reliefs :


- les plaines et plateaux aux surfaces planes ;
- les collines et les montagnes où dominent les pentes et les fortes dénivellations.

2. Les formes des reliefs

Les différentes formes du relief se répartissent sur les continents, les mers et les océans.
29

2.1 Le relief continental

Fig.1. Carte du relief dans le monde


http://ekladata.com/GGkLUfUBVfqtLC65d4ZEICvgMz0.jpg

Les plaines sont des vastes étendues continentales planes, généralement peu élevées (moins de
200 m au-dessus du niveau de la mer). Elles constituent la forme de relief la plus simple et la
plus répandue. Les cours d’eau y coulent à fleur de terre en décrivant parfois des sinuosités,
des méandres.

D’une manière générale, les plaines constituent le principal lieu de vie de l’homme en raison
des facilités de communication et de la richesse des sols.

1. Plaine alluviale du Logone dans la zone de Djoumane.


30

2.1.2 Les plateaux et collines


- Les plateaux sont des surfaces de terrain relativement planes ou peu accidentées, entaillées
par des vallées ou de gorges dans lesquelles les cours d’eau sont encaissés.
L’altitude des plateaux est plus élevée que les surfaces environnantes.

2. Haut plateau angolais

- Les collines diffèrent des plaines et des plateaux par des formes légèrement arrondies et
douces. Ailleurs, les collines constituent des buttes isolées dont les versants sont en pente
raide.

2.1.3 La pente et la dénivellation

Fig. 3. Dénivellation et pente Fig. 4 .La dénivellation

- L’altitude d’un point est sa hauteur au-dessus du niveau de la mer. Elle s’exprime, en
mètres, par une cote d’altitude.
- La dénivellation est la différence d’altitude entre deux points. Par exemple, le rebord du
plateau peut être à 750 mètres au-dessus du socle ancien.

2.1.4 Les montages et les volcans

- La montagne est le résultat des mouvements de la lithosphère. La montagne est un relief


d’altitude élevée avec des pentes fortes et des dénivellations importantes. On distingue :
 de montagnes jeunes qui résultent des glissements récents (moins de 50 millions d’années) ;
 de massifs anciens qui sont constitués des roches très dures et très anciens (entre 650 et 230
millions d’années).
31

- La vallée se définit comme une dépression allongée entre deux versants. Elle peut être creusée
par un cours d’eau (vallée en V), rabotée par un glacier (vallée en U ou encaissée). Les vallées
qui sont plus drainées par un cours d’eau sont des vallées mortes ou sèches.

3. Différentes formes de vallée.

- Les volcans

Les éruptions volcaniques sont des


remontées brutales à la surface du
globe, des roches magmatiques à l’état
plus ou moins fluide ; elles naissent
dans les régions les plus fragiles de la
lithosphère. Ces volcans sont à
l’origine de la modification de
certaines formes du relief.

4. Éruption volcanique du Kilauea, Hawaii (1983).

2.2 Les reliefs marins

Le relief sous-marin est peu connu du fait de la difficulté de son observation. Mais grâce au
progrès des techniques de sondage et aux recherches océanographiques, on peut dénombrer
quatre grands ensembles dans le relief sous-marin.
- Le plateau continental est le prolongement du continent sous la mer.
- Le bassin océanique est une dépression de 4 000 mètres de profondeur.
- La fosse sous-marine, sillon étroit de 10 000 mètres environ, au fond de laquelle l’activité
volcanique est intense.
32

Encadrant une fosse, les dorsales (longues de 70 000 km), sont une formidable chaîne de
montagnes sous-marines dont le sommet émerge parfois, donnant des îles ou des archipels,
comme Sainte-Hélène, les Açores et l’Islande.

Fig. 5. Planisphère des fonds marins avec les coupes de relief correspondant (au-dessus de la carte pour l’hémisphère Nord et en-dessous pour
l’hémisphère Sud). Source : Géographie 6è Hatier 2008

3 Le relief de l’Afrique

L’Afrique, comparée à une plaque de tôle ondulée, est caractérisée par de larges bombements
correspondant aux plateaux et aux creux, dépressions ou cuvettes de formes variées.

3.1 Dimensions et coordonnées de l’Afrique

L’Afrique est située entre 35° de latitude Sud et 37° de latitude Nord puis entre 17° de longitude
Ouest et 51° de longitude Est. Elle s’étend du Nord au Sud (du cap Bon au cap de

Bonne Espérance) sur 8 000 km de longueur et d’Ouest en Est (du cap vert au cap Guardafui)
sur 7 500 km.
33

Fig. 6. Continent africain : situation et dimensions. Source : Géographie 3è Hatier 2008

L’Afrique couvre 30 310 000 km2 soit, par son étendue, le troisième des continents après l’Asie
et l’Amérique. L’Equateur divise l’Afrique en deux parties, de dimensions presque égales. Elle
est comprise en majeur partie entre les tropiques.

3.2 Les formes du relief de l’Afrique

Le relief de l’Afrique est constitué de plaines, de cuvettes, de plateaux, de montagnes et d’un


littoral peu développé.

3.2.2 Les plaines

En Afrique, les plaines correspondent aux parties affaissées ou déprimées du socle.


Les deux principaux types de plaines résultent de l’accumulation de sédiments.

- Les plaines alluviales se forment à partir d’alluvions déposés par le fleuve. C’est le cas du
fleuve Congo.

- Les plaines littorales : sous l’action conjuguée du fleuve et de la mer, elles se construisent
par accumulation de sables, de limons ou d’argiles, au bord du rivage. Ainsi se sont formées
les plaines sénégalo-gambiennes et celles qui bordent la Méditerranée.
34

En bordures du
Sahara et des
plaines littorales,
s’étend un rivage
plat et sablonneux
peu propice à
l’établissement de
bons ports naturels.

Fig. 7. Afrique : relief. Source : Atlas de l’Afrique 2010

En Afrique occidentale les plaines littorales sont bordées de lagunes et de cordons littoraux
édifiés par de puissants courants marins.

La côte orientale de l’Afrique, bordée d’une longue flèche littorale, est souvent ravagée par les
cyclones tropicaux. De même, Madagascar a des vastes côtes ensablées et d’un accès ardu.
Certaines côtes africaines sont inhospitalières.
3.2.2 Les plateaux

5.. Plateau en Afrique australe(Drakensberg). 6. L’action érosive du ruissellement (Afrique orientale)


35

Dans les régions chaudes et humides, l’accès de la côte est très malaisé à cause de la mangrove.

Le Nord et l’Est de l’Afrique a un relief de plateaux taillés dans des roches très vieilles et
rigides. Les principaux plateaux se situent dans le Sahara où les chaînes de l’Atlas, ont des côtes
dentelées ou des anses et des baies alternant avec les pointements courts des caps.

L’altitude des plateaux n’est pas partout la même. C’est le cas du plateau Bauchi au Nigeria
dont l’altitude varie entre 300 et 600 mètres, des hauts plateaux angolais qui peuvent dépasser
4 000 mètres.

La plupart de ces plateaux sont formés de roches cristallines ou métamorphiques. Ils sont
surmontés de buttes isolées qui s’affaiblissent sur les plaines côtières ou sur les cuvettes
intérieures par de bourrelets montagneux ou des talus abrupts ou encore de gradins.
Cependant, d’une manière générale, l’Afrique a des côtes peu découpées et un littoral souvent
rectiligne.

A l’extrémité sud de l’Afrique et en Afrique orientale, les plateaux sont fortement dénivelés et
accidentés de longues failles comme dans le plateau de Drakensberg ou de l’Est de Madagascar.
Les parties déprimées donnent lieu a des bassins ou cuvettes.

3.2.3 Les cuvettes

Les plateaux entourent des zones plus basses en forme de cuvette, vers lesquelles ils s’abaissent
doucement. Ces cuvettes portent généralement le nom des fleuves qui les parcourent. Les plus
importantes sont celles du Kalahari et du Zambèze en Afrique du Sud, celles du Congo en
Afrique centrale, celle du Niger, du Tchad et celle du Bahr-El-Gazal que traverse le Nil. Leur
fond est tapissé d’alluvions : fins débris apportés par les fleuves et souvent modelés en collines.

3.2.4 Les montagnes et volcans

Le relief de l’Afrique comporte de montagnes qui se sont formées sous l’effet de fractures ou
« failles » ou encore sous celui de volcans aux puissants cônes parfois empanachés de fumée,
aux pentes encombrées de pierrailles.

7. Le Kilimandjaro: un puissant cône volcanique et le plus haut 8. Le Haut Atlas, le djebel Toubkal (4 165 m).
36

Sommet d'Afrique (5 895 m d'altitude) dans le nord-est de la Tanzanie.

Le Nord de l’Afrique a rapidement fait figure d’exception dans le continent. Très tôt, le socle a
ici disparu au fond des mers profondes où se sont accumulés des sédiments (calcaires, argiles
et marnes). A une très ancienne époque, des soulèvements ont chassé les mers, plissé les
sédiments et constitué des montagnes. Ainsi sont nées les chaînes de l’Atlas qui s’étirent
d’Ouest en Est entre la Méditerranée et le Sahara. Les altitudes les plus fortes sont à l’Ouest où
le Toubkal culmine à 4 165 m dans le Haut Atlas.

Tandis que se formait l’Atlas, des mouvements du sol ont profondément soulevé aussi l’Est et
le Sud du continent. Des blocs se sont redressés donnant naissance à de hautes montagnes
comme le Ruwenzori (5 119 m).

Suivons sur la carte le dessin de ces vastes déchirures. Au Sud, elles retiennent les eaux du Lac
Malawi. Plus au Nord, elles se dédoublent, isolant les plateaux qui portent le Lac Victoria ; à
l’Ouest, un premier fossé fait se succéder lacs (Tanganyika, Kivu…) et volcans (monts Virunga
et Nyiragongo) ; à l’Est, un deuxième fossé abrite d’autres lacs dominés par des volcans qui
comptent parmi les plus hauts sommets de l’Afrique (Mont Kenya avec 5 194 m, Mont
Kilimandjaro avec 5 895 m). Plus au Nord encore, les déchirures jusqu’ici alignées du Sud au
Nord s’infléchissent vers le Nord-est pour rejoindre les fossés de la Mer Rouge et d’Aden ;
cette région est aussi très caractéristique avec les gros empilements des laves du Massif
Ethiopien.

A l’extrémité Sud de l’Afrique, les plateaux sont fortement dénivelés et accidentés de longues
failles comme dans le Drakensberg ou encore à l’Est de Madagascar.

Quelques vieux massifs dominent les plateaux du Sahara : Ahaggar (Hoggar) en Algérie,
Tibesti au Tchad, Darfour au Soudan. D’autres reliefs disséminés autour du golfe de
Guinée (Fouta-Djalon ; ancien volcan, le Mont Cameroun (Adamaoua) culmine à 4 070m.
ÉVALUATION
- Définis ce qu’est-ce qu’un relief.
- Quelles sont les deux grandes familles des reliefs ?
- Qu’est-ce qui caractérise le relief continental ?
- Quels sont les éléments qui constituent le relief de l’Afrique ?
- Sur une carte, localise les principales montagnes d’Afrique d’origine volcanique, les
cuvettes.

RESUME
La surface de la Terre est une succession de creux et de bosses : ces accidents constituent le
relief. Le relief continental est principalement constitué de plaines, de plateaux, de vallées,
de collines, de montagnes et de volcans.
Les plaines sont des surfaces continentales planes et peu élevées.
Les plateaux sont des surfaces planes ou peu accidentées, d’altitude variable dans lesquelles
les cours d’eau sont encaissés. Les collines diffèrent des plaines et des plateaux par des
formes légèrement arrondies et douces.
37

La montagne est un relief d’altitude élevée avec des pentes fortes et des dénivellations
importantes.

A l’exception de l’Afrique du Nord au relief jeune (les Atlas marocains), le continent africain
comprend quelques hautes et anciennes montagnes volcaniques (le Kilimandjaro avec 5 895
m, le Mont Kenya avec 5 194 m, le Ruwenzori avec 5 119 m, le Mont Cameroun avec une
altitude de 4 070 m…). D’immenses plateaux comme au Sud et à l’Est, sont des fragments
du socle ou bouclier africain aplanis par l’érosion. De vastes cuvettes (du Kalahari, du Congo
Démocratique, du Niger, du Tchad, du Haut Nil…) peu profondes au fond tapissé d’alluvions
sont le plus généralement bordées de plateaux.

Les côtes de l’Afrique sont, dans l’ensemble, peu découpées. Cependant, quelques falaises,
des anses, des caps accidentent le littoral des régions montagneuses.

LEXIQUE :
Des sinuosités : des détours, vient du mot sinueux, qui veut dire qui ne va pas droit au but.
Les méandres : les sinuosités d’une vallée modelée par un cours d’eau.
Des gorges : des vallées étroites et encaissées.
Les baies : des ouvertures fermées ou non des façades.
Des anses : des petites baies peu profondes.
Les roches cristallines : les roches constituées de cristaux visibles à l’œil nu.
Un talus abrupt : surface de terrain en pente très raide.
La mangrove : formation végétale des régions côtières avec des forêts impénétrables aux eaux
calmes où se déposent boues et limons.

EXERCICES PRATIQUES

1. Représente sur une feuille quadrillée, la carte de l’Afrique, indique ses coordonnées
géographiques et ses différentes dimensions.

2. Situer sur une carte, les différents éléments du relief de l’Afrique.

3. Reproduis la carte d’Afrique et situes-y les principaux plateaux et montagnes.


38

PREMIERE SEMAINE D’INTEGRATION


39

PALIER 1

Situation 1

Titre : une visite

Contexte : Ton ami Ngari de la ville est venu te rendre visite dans ton village de campagne. Il
se trouve dépaysé car le milieu ne l’attire pas. Tu tentes de lui faire comprendre certaines réalités
de la campagne.

Un village. Photo CNC, 2012

Consigne :

1. Présente-lui la vie au village et son mode de vie.

2. Décris-lui les principales actions que l’homme peut réaliser dans son milieu face à
l’influence de celui-ci.

3. Comme ton ami est dépaysé, présente-lui les différents moyens d’orientation qui peuvent
l’aider à se situer en campagne.
40

PALIER 1

Situation 2

Titre : Ce que je sais

Contexte : Guelva est devant un planisphère présentant les aspects physiques de la terre. Il
n’arrive pas à y découvrir quelque chose et à comprendre. Tu l’aides à le découvrir et à
comprendre.

Consigne :

1. En lui montrant l’Afrique, dis-lui quelles sont les coordonnées géographiques de ce


continent.

2. En te servant de ce planisphère, donne conformément aux numérotations, les noms des


mers et océans.

3. En t’inspirant de ce que tu as vu sur le planisphère et en te rappelant tes leçons de


géographie, présente à ton ami le relief de ta localité.
41

PALIER 2
Milieu physique

6. MILIEU PHYSIQUE (4) : Les eaux à la surface de la Terre

7. MILIEU PHYSIQUE (5) : Le réseau hydrographique en Afrique

8. MILIEU PHYSIQUE (6) : Les formes d’érosion

9. MILIEU PHYSIQUE (7) : Les éléments du climat (l’atmosphère, la température)

10. MILIEU PHYSIQUE (8) : Les éléments du climat (les pressions, les vents et les
précipitations
42

6
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
MILIEU PHYSIQUE (4) :
Les eaux à la surface de la Terre

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- expliquer les caractéristiques des eaux marines ;
- citer les différents mouvements des eaux marines ;
- décrire les différentes formes des eaux continentales ;
- expliquer le cycle de l’eau.

STRATEGIES
Observons sur une carte ou une image des courants marins et les mouvements des eaux marines.
Expliquons et relevons les caractéristiques et les mouvements des eaux marines.
Observons l’image ou le schéma du cycle de l’eau et décrivons-le.

CONTENU
Si l’on considère l’ensemble des eaux du globe terrestre (ou hydrosphère) sous les trois formes
liquide, solide ou gazeuse, les eaux océaniques représentent 97,4 % du total, les eaux
continentales 0,60 % (c’est pourtant cette infime quantité d’eau douce qui fait vivre l’humanité)
et les glaces 2 %.

1. Les eaux marines

1.1 Les caractéristiques des eaux marines

Les eaux marines contiennent d’éléments dissous dont la teneur varie selon les milieux. Les
éléments constitutifs des eaux marines sont des particules minérales et organiques parmi
lesquels le sel, ou chlorure de sodium domine avec une proportion moyenne de 35 g par litre.
Cette proportion de sel dans l’eau marine est beaucoup plus élevée sous les Tropiques à cause
de la forte évaporation. En mer Morte, le taux de salinité est de 275 %O soit 275 g par litre qu’il
est pratiquement impossible de s’y baigner ! Par contre, le taux de salinité est faible sous les
latitudes équatoriales en raison des pluies abondantes.

Les eaux marines se réchauffent et se refroidissent plus lentement que les continents. Les océans
et les mers influent sur le climat à proximité des côtes en adoucissant et en régulant le temps.

La teneur en éléments vivants et microscopiques et la couleur du ciel au-dessus de l’eau marine


sont les facteurs déterminants de sa couleur.

1.2 Les mouvements des eaux marines

Les eaux marines sont animées par trois types de mouvements d’ampleur, de puissance et de
régularité plus ou moins grands.
43

- La houle et les vagues sont des ondulations provoquées par l’action du vent à la surface des
eaux. La houle se propage très
loin en haute mer tandis que les
vagues forment sur certaines
côtes, des rouleaux réguliers
difficiles à franchir appelées
barre, comme dans le golfe de
Guinée. Suite à un tremblement
de terre ou un à un volcan sous-
marin, une vague de tsunami,
c'est-à-dire une série de vagues
d'une force extrêmement élevée
et généralement dévastatrice,
peut survenir.
1. La vague de tsunami au large des côtes indonésiennes.

- Les marées sont les effets de l’attraction exercée sur les eaux en même temps par la Terre, par
le Soleil et surtout par la Lune. Elles se manifestent par une montée des eaux ou flux, suivi
d’une baisse ou reflux.

- Les courants marins, véritables fleuves à l’intérieur des océans, sont animés par les vents et
par la rotation de la Terre. La différence de température, de concentration en sel caractérisent
chacun des courants et les empêchent de se mêler au reste des eaux océaniques. Ils sont chauds
ou froids suivant la chaleur ou le froid emmagasinés au cours de leur parcours. Leur température
modifie ainsi le climat des côtes qu’ils baignent. Les courants marins chauds comme le Gulf
Stream, le courant du Brésil, le Kuro Shivo véhicule la chaleur des eaux tropicales aux eaux
froides de Terre Neuve et des côtes du Nord-ouest de l’Europe. Les courants froids (de
Benguela, du Labrador) adoucissent le climat des côtes angolaises et gabonaises.

Le plateau continental est un obstacle aux courants. Il les oblige à remonter vers la surface, et
leur permet de brasser sur leur passage l’oxygène et les éléments minéraux qui favorisent la
prolifération des poissons. Un phénomène comparable se produit à la rencontre de deux
courants marins.
44

Fig. 1. Planisphère des courants marins. Source : Géographie 6è Hatier, 2008

2. Les eaux continentales


Les eaux continentales représentent 0,6 % de la totalité des eaux sur Terre, mais elles sont
constamment renouvelées et leur action contribue à modeler les reliefs des continents.

Fig. 2. Les eaux courantes. Archives CNC


45

2.1 Le cheminement des eaux continentales

Les eaux continentales proviennent des précipitations. Selon leur position spatiale, elles
peuvent prendre les formes décrites ci-après.
En effet, une partie de l’eau, celle qui ne s’évapore pas, ruisselle et se concentre en cours d’eau :
ce sont les eaux courantes. Une autre partie encore est retenue en surface pour former les eaux
stagnantes ou en profondeur pour former les eaux d’infiltration.

- Les eaux courantes proviennent des sources, du ruissellement des eaux de pluie et des neiges
au moment de leur fonte. Elles coulent de l’amont vers l’aval, se concentrent progressivement
en ruisseaux, rivières et fleuves qui aboutissent à la mer. Quand les eaux dévalent d’une
montagne, se rassemblent et coulent en flots violents, elles forment un torrent.

- Les eaux stagnantes peuvent constituer des réservoirs d’eau douce de forme et d’importance
variées.
 Les mares, étangs ou marais sont des nappes d’eau immobiles peu profondes.
 Les lacs, plus étendus et souvent plus profonds, sont formés par l’accumulation des eaux
devant un obstacle naturel ou artificiel ou dans une dépression.

- Les eaux d’infiltration ou eaux souterraines pénètrent sous terre, s’arrêtent quand elles
rencontrent des roches imperméables et forment alors une nappe souterraine ou phréatique
alimentée par des rivières souterraines. De plus, dans les couches calcaires très épaisses, l’eau
d’infiltration dissout la roche et façonne tout un paysage caché : grottes, galeries et rivières qui
ressortent en partie à la surface par résurgence, sous forme de source.

2.2 Les cours d’eau

A la surface de la Terre, les cours


d’eau sont un réseau formé
principalement des ruisseaux,
rivières et fleuves. Le fleuve, le plus
important cours d’eau, est alimenté
par des affluents qui sont des rivières.
Un fleuve et ses affluents drainent,
comme un immense éventail, une
région plus ou moins étendue qui
constitue son bassin
hydrographique. Exemple : le
fleuve Congo couvre environ 4
millions de km2.

2. Une vue du bassin hydrographique du Chari. Photo CNC 2013


46

3. L’utilité de l’eau
Les eaux marines et continentales font partie d’un même cycle auquel la vie s’intègre. En effet,
l’eau est indispensable à tous les êtres vivants : hommes, animaux et végétaux. C’est aussi un
réservoir de ressources indispensables pour les activités humaines.

3.1 Le cycle de l’eau

Les eaux continentales et marines sont soumises à évaporation sous l’effet du rayonnement
solaire. De même, l’eau absorbée par les êtres vivants est renvoyée dans l’atmosphère par
évapotranspiration. La
vapeur d’eau ainsi dégagée
s’intègre à l’atmosphère, se
refroidit, se condense et se
transforme en nuages. Ceux-
ci donnent lieu à des
précipitations.

Une partie de l’eau tombée


retourne à l’atmosphère par
évaporation, l’autre s’infiltre
et ruisselle. L’eau infiltrée
alimente les plantes ou rejoint
les nappes phréatiques Fig. 3. Le cycle de l’eau. Archives, CNC, 2012
pour ressortir sous forme de sources. Les eaux de ruissellement se concentrent progressivement
pour former des cours d’eau. L’ensemble rejoint donc directement ou indirectement l’océan, et
le cycle recommence.

3.2 Les eaux continentales et les êtres vivants

Les êtres vivants sont en majeur partie constitués d’eau : environ 65 % du poids du corps
humain et jusqu’à 95 % pour les plantes. L’homme peut vivre 40 jours sans nourriture, mais
jamais plus de 3 jours sans eau douce. L’eau absorbée par les êtres vivants se renouvelle
régulièrement et est restituée par les excrétions. Quant aux végétaux, l’absorption de l’eau, par
leurs racines, leur apporte des éléments minéraux nécessaires à leur croissance. L’eau et les
êtres vivants participent à un même cycle biologique.

Les aménagements que l’homme apporte aux cours d’eau améliorent leur exploitation. Dans
les régions à précipitations rares et irrégulières, grâce aux retenues d’eau et aux barrages, les
agriculteurs peuvent irriguer leurs champs et profiter au mieux de la chaleur du climat, la forte
évaporation étant compensée par l’apport d’eau courante. Les centrales hydroélectriques des
barrages, dans lesquelles la force motrice de l’eau fait tourner d’énormes dynamos, fournissent
de l’électricité.
47

3. Barrage des chutes d’Owen en Ouganda. 4. Barrage hydroélectrique d’Edéa au Cameroun

3.3 Les fonds marins et leurs richesses

La vie marine intéresse moins directement les hommes. Cependant elle est pourtant intense du
moins sur une profondeur de 250 m environ. Là, se concentre la plus grande partie des êtres
vivants. En effet, la lumière solaire ne pénètre pas au-delà de 100 m ; la température tombe à
10° C vers 200 m et à 5° C au-delà. Quelle que soit la profondeur, la végétation marine et en
particulier des végétaux microscopiques, les phytoplanctons, constituent un immense
épurateur, en absorbant le gaz carbonique et en rejetant l’oxygène, indispensable à la respiration
des êtres vivants.

Les poissons des océans constituent une ressource alimentaire inégalement exploitée,
essentielle dans certaines civilisations comme au Japon. Les océans sont également un réservoir
de matières premières comme le pétrole dont l’exploitation ne fait que commencer.

Richesse inépuisable en apparence, l’eau résulte en fait d’un équilibre fragile, de plus en plus
souvent menacé par les activités humaines. Ainsi, les eaux polluées par les marées noires du
pétrole détruisent les espèces animales et végétales parfois irrémédiablement.

ÉVALUATION
Quelles sont les caractéristiques des eaux marines ?
Cite les principaux mouvements des eaux marines.
Quelles sont les différentes formes que les eaux continentales peuvent prendre ?
Explique pourquoi l’eau est indispensable à la vie des êtres vivants.
Qu’est-ce que le cycle de l’eau ?
48

RESUME
Les eaux marines recouvrent une grande partie de la surface de la Terre. L’eau des océans et
des mers est salée et son taux de salinité est en moyenne de 35 g par litre. Mais la mer Morte
connaît un très fort taux qui est de 275 g par litre. Les eaux marines se refroidissent et se
réchauffent plus lentement que les terres et c’est ce qui permet d’adoucir le climat à proximité
des côtes selon les saisons.
Les eaux marines sont soumises à trois types de mouvements :
la houle, qui est une forme de vague, va très loin en haute mer. Les vagues, causées par le
vent, déferlent sur les côtes et créent parfois une barre.
les marées sont des flux ou reflux dues à l’attraction de la Lune sur les eaux marines ;
les courants marins sont de véritables fleuves à l’intérieur des océans (exemple : le courant
froid de Benguela et le courant chaud du Gulf Stream).

Les eaux continentales représentent 0,6 % de la totalité des eaux sur la Terre. Ce sont des
eaux courantes (ruisseaux, rivières, fleuves…), des eaux stagnantes (mare, étangs, marais,
lacs) et des eaux d’infiltration qui constituent des nappes phréatiques ou souterraines.

Les eaux continentales et les eaux marines font partie d’un même cycle. L’eau est
indispensable à tous les êtres vivants.

LEXIQUE :
L’hydrosphère : c’est l’ensemble des eaux de notre planète sous toutes ses formes (liquide,
solide, gazeuse).
Une nappe phréatique : une nappe souterraine qui alimente des puits ou des sources.
Une résurgence : une réapparition à l’air libre sous forme de grosse source d’eau infiltrée dans
un massif.
Un bassin hydrographique : une région drainée par l’ensemble d’un fleuve et de ses affluents.
L’évapotranspiration : la quantité d’eau évaporée par le sol par les nappes liquides et transpirée
par les plantes.
Les phytoplanctons : les végétaux sous-marins microscopiques qui constituent un immense
épurateur en absorbant le gaz carbonique et en rejetant l’oxygène.

EXERCICES PRATIQUES

1. Fais le schéma annoté du cycle de l’eau.


2. D’où vient l’eau de pluie ? où va-t-elle ?
3. As-tu entendu parler d’une houle ou d’une vague ? Explique ce que c’est et décris ses
conséquences.
49

7
MILIEU PHYSIQUE (5) :
Le réseau hydrographique en Afrique

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- présenter le réseau hydrographique de l’Afrique ;
- définir le débit et le régime d’un fleuve ;
- décrire les caractéristiques des débits et régimes des fleuves africains ;
- expliquer de quoi dépendent le débit et le régime d’un fleuve ;
- citer les principaux fleuves et lacs d’Afrique.

STRATEGIES
Observons la carte hydrographique de l’Afrique.
Relevons sur cette carte le réseau hydrographique de l’Afrique.
Classons les cours d’eau et les lacs de différentes zones climatiques de l’Afrique.
Observons les images de différents cours d’eau d’Afrique et déterminons leurs régimes.

CONTENU

Fig. 1. Carte orohydrographique de l’Afrique.


Source : Géographie de l’Afrique 3è, Hatier 2008
50

1. Le réseau hydrographique de l’Afrique

En observant la carte hydrographique de l’Afrique on distingue deux domaines. Le premier


domaine, qui forme l’essentiel du réseau hydrographique, regroupe les régions pluvieuses qui
couvrent environ 47 % de la superficie du continent. Il s’étend sur le golfe de Guinée, la zone
équatoriale et une partie de l’Afrique du Sud.

L’autre domaine correspond aux régions sèches qui couvrent environ 53 % de la surface de
l’Afrique. Ce domaine s’étend de l’Afrique du Nord à partir de désert du Sahara et la partie
Sud-ouest de l’Afrique où on trouve le désert du Kalahari. Le Nil constitue une exception. Grâce
aux eaux qui lui arrivent des régions pluvieuses du Sud, il parvient à franchir l’obstacle des
déserts et va se terminer par un delta dans la Mer Méditerranée.

L’observation de la carte orohydrographique de l’Afrique nous permet de distinguer les


principaux fleuves, des lacs, des rivières, des oueds…

2. Les principaux fleuves d’Afrique


Les fleuves africains figurent parmi les plus longs et les plus puissants du monde. Les grands
fleuves africains drainent d’immenses régions. Ainsi, le Congo collecte les eaux qui ruissellent
ou s’écoulent sur plus de 3 450 000 km2, soit le 1/6 de l’espace africain, le Nil sur 2 849 000
km2, le Niger sur 2 000 000 km2…

2.1 Les fleuves de l’Afrique humide


2.1.1 Le Nil, le plus long fleuve d’Afrique et le deuxième
du monde avec 6 700 km, est issu de deux branches, le Nil
Blanc qui prend sa source dans le Lac Victoria et le Nil Bleu
alimenté par les eaux du massif d’Ethiopie. Ces deux
branches se rencontrent en amont de Khartoum au Soudan
pour former le Grand Nil. Malgré la sècheresse et les chaleurs
torrides du désert que le Nil traverse, le Fleuve parvient à la
Mer Méditerranée par un delta. Le Nil est entrecoupé de
nombreuses cataractes.

2.1.2 Le Congo, grand fleuve équatorial de 4 700 km de


long, prend sa source dans les hauts plateaux de l’Afrique
Centrale et décrit une vaste boucle à l’intérieur du continent.
Il se jette dans l’Océan Atlantique par un vaste delta.
Fig. 2. Le Nil, un grand fleuve africain
Source : Nouvelle Géographie 5è, EDICEF, 19992
51

1. Le fleuve Congo à Kinshasa (en République démocratique du Congo).

2.1.3 Le Niger, fleuve tropical long de 4 200 km, prend sa source dans le versant Nord du Fouta-
Djalon (Guinée Conakry). Il fait un détour à l’intérieur du continent en direction du Sahara
avant de se jeter dans l’Océan Atlantique par un vaste delta au golfe de Guinée (au Nigéria).

Fig.4. Bassin du Niger. Source : Nouvelle Géographie 6è, IPAM-EDICEF, 19992


52

2.1.4 Le Zambèze, fleuve tropical long de 2 700 km, appauvri en saison sèche, part des
immenses plateaux de l’Afrique centrale. Son cours, entrecoupé de rapides et de chutes se
termine par un delta sur l’Océan Indien.

2.1.5 L’Orange, fleuve d’Afrique australe de 2 250 Km de long, prend sa source dans le
Drakensberg et se jette dans l’Océan Atlantique. Son cours inférieur sépare l’Afrique du Sud et
la Namibie.

2.1.6. Le Chari, fleuve d’Afrique centrale, long de 1 200 km, est composé de plusieurs branches
mères qui ont leur source en République Centrafricaine (Ouham, Bamingui, Gribingui). Il reçoit
le Logone (rive gauche) à N’Djaména et se jette dans le Lac Tchad.

2.2 Les fleuves de l’Afrique sèche


Dans les déserts, les averses soudaines font naître en quelques heures des cours d’eau
temporaires, les oueds… On les rencontre surtout dans la partie Nord de l’Afrique, le désert du
Sahara et la zone sahélienne d’Afrique.

Dans les régions méditerranéennes, les fleuves sont, pendant de longs mois, réduits à un mince
filet d’eau ; mais les violentes averses de la saison fraîche les gonflent brutalement,
occasionnant des crues dangereuses et dévastatrices.

2.3 Le débit des fleuves

Un cours d’eau est souvent caractérisé


par son débit. Le débit d’un fleuve ou sa
puissance est la quantité d’eau que celui-
ci évacue en un point donné en une
seconde ; il s’exprime en mètres-cube par
seconde (m3/s). Le débit du fleuve
dépend des précipitations, de l’étendue
de son bassin et de la température qui
règle l’évaporation. Le climat exerce
donc une influence essentielle sur le débit
d’un fleuve.
2. Les chutes du Nil Bleu en Ethiopie.

Ainsi, les fleuves équatoriaux ont généralement un très gros débit. Le Congo dont le bassin
hydrographique couvre environ 4 millions de km2, a un débit moyen de 50 000 m3/s. Le Nil,
fleuve traversant plusieurs zones climatiques, a un débit et un régime complexes comme le
Niger. Il est un cours d’eau abondamment alimenté et régulier dont les eaux peuvent s’étendre
sur plus de 3 000 000 km2. De juin à octobre le Nil Bleu apporte une masse d’eau considérable
(62 000 m3/s). Les eaux reçues sont si abondantes que le débit du fleuve passe de 4 000 m3/s en
amont à 90 000 m3/s en aval. Le Niger, fleuve tropical au bassin hydrographique couvrant un
espace de 2 000 000 km2, n’a qu’un débit de 250 m3/s ; mais il atteint 7 000 m3/s après son
confluent avec la Bénoué.
53

Les fleuves tropicaux comme le Sénégal, le Zambèze, le Chari… s’appauvrissent en saison


sèche et gonflent fortement leur débit en saison des pluies au cours desquelles leurs bassins sont
couverts et deviennent plus étendus.

Le régime des fleuves

Fig.4. Carte de régime des fleuves de l’Afrique

Au cours de l’année, les hautes eaux et les basses eaux reviennent aux mêmes périodes. Les
variations saisonnières du débit d’un fleuve s’appellent un régime. En d’autres termes, le régime
54

d’un cours d’eau est l’ensemble des variations de son débit au cours de l’année. Il peut être
régulier ou irrégulier. Celui-ci dépend de divers facteurs : saisons, pente, végétation, nature du
sol et du sous-sol, etc.

La plupart des fleuves équatoriaux ont un régime régulier. Par exemple, le Congo a un régime
régulier, parce que situé en zone équatoriale où les pluies sont plus régulières et abondantes.
Un régime irrégulier comme celui des fleuves tropicaux entraîne des périodes d’étiage en saison
sèche, pendant lesquelles le niveau d’eau est plus bas ; et des périodes de crue, c’est-à-dire des
hautes eaux en saison des pluies. Exemple : le Niger.
Un cours d’eau en crue déborde et envahit les berges. Ses dégâts sont quelquefois graves,
d’autant plus que la violence de la crue n’est pas toujours prévisible : c’est l’inondation. A
l’inverse, une période d’étiage prolongée peut assécher toute une région, décimer les troupeaux
et les hommes.

La différence entre l’étiage et les hautes eaux d’un fleuve s’appelle l’amplitude. Par exemple
l’Oubangui est un fleuve dont le régime a une forte amplitude. C’est donc un fleuve à régime
régulier parce que chaque année les hautes eaux se produisent aux mêmes saisons. Les oueds
des déserts ont un régime irrégulier, parce que leurs crues sont imprévisibles.

L’irrégularité du régime d’un fleuve peut être réduite voire supprimée par des aménagements
tels que les digues, les barrages ou les lacs-réservoirs, mais leur mise en place est longue et
coûteuse.

4. Le barrage de Kariba en Zambie sur le fleuve Zambèze,


3. Le Niger pendant la saison sèche à Niamey

3. Les principaux lacs d’Afrique


Les lacs sont des nappes d’eau stagnantes, assez étendues et plus ou moins profondes.
Le continent renferme, en Afrique orientale, quelques-uns des plus grands lacs du monde, très
profonds situés au fond de gigantesques fossés d’effondrement. Dans d’autres régions
d’Afrique, on trouve aussi de grands lacs bien différents, peu profonds et, par moments, presque
à sec.
55

3.1 Les lacs des régions élevées


L’Afrique est parsemée de lacs aux formes variées : lacs de fossés, lacs de cuvettes.

3.1.1 Les lacs de fossés

- Le fossé oriental d’Afrique centrale est occupé par des lacs d’étendue modeste et sans
écoulement extérieur : lac Turkana, lac Natron, lac Abaya ;
- Le fossé occidental, plus profond, plus resserré est jalonné des lacs plus importants,
parfois séparés par des coulées volcaniques : le lac Tanganyika (31 900 km2) à 782 m
d’altitude avec une profondeur maximale de 1 435 m ; le lac Kivu (2 650 km2 à 1 452 m
d’altitude et profond de plus de 400 m) dont les eaux se déversent dans le fleuve Congo ; le lac
Edouard (2 150 km2, 910 m d’altitude) ; le lac Mobutu (4 500 km2 et 618 m d’altitude) dont les
eaux alimentent le Nil ;

5. Lac Kivu en Afrique aux confins du Rwanda et de la RDC 6. Lac Tanganyika en Afrique Orientale, entre la RDC, le Burundi,
la Tanzanie et la Zambie

Plus au Sud, le lac Malawi, à 470 m d’altitude, occupe une superficie de 30 900 km2, long de 580 km,
large de 80 Km, il a une profondeur maximale de 1 435 m ;
- D’autres lacs s’étalent à la surface des plateaux : tels le lac Victoria, profond de 79 m. Ce lac
est une véritable mer d’eau douce, vaste de 68 100 km2, agitée par des vagues et sillonnée sur
ses 322 km de long par des navires ;
- Des lacs de cratère : plus petits et de forme grossièrement circulaire, ils logent leurs eaux froides
à plus de 3 000 m d’altitude dans les cratères de volcans éteints.

3.1.2 Les lacs de cuvettes


Certains lacs résultent de l’accumulation des eaux au creux de grandes cuvettes.
- Au centre de l’Afrique, le lac Tchad, sans rivages, était, il y a quelques siècles, une petite mer
intérieure de 300 000 km2 (la mer paléotchadienne) qui s’est vidée et remplie plusieurs fois. Le
lac qui subsiste ne mesure plus qu’environ 2 500 km2 et est à 280 m d’altitude. La navigation
devient pratiquement impossible dans la cuvette Sud.
- Les marais du Bahr el Ghazal sur le Haut Nil ou encore de nombreuses « mers »
qu’alimentent, au cœur du Kalahari, les eaux de l’Okavango.
56

- Les sebkas, en Afrique du Nord sont des lacs temporaires. Ce sont des dépressions occupées
par des eaux salées qui s’évaporent rapidement laissant des croûtes salées blanchâtres, appelées
« chotts » comme c’est le cas dans les régions du Kanem et du Lac au Tchad.

3.1.3 Les lagunes


Le long de certaines côtes basses, comme celles du golfe de Guinée, des cordons littoraux
sableux obstruent l’écoulement des eaux des fleuves formant ainsi des petits lacs et des lagunes
communiquant parfois avec la mer par une passe étroite.

ÉVALUATION
De quoi est constitué l’essentiel du réseau hydrographique d’Afrique ?
Qu’appelle-on débit d’un fleuve ? Régime d’un fleuve ?
Quels sont les éléments qui caractérisent le débit et le régime d’un cours d’eau ?
Quels sont les principaux fleuves et lacs d’Afrique ?

RESUME
Le réseau hydrographique d’un pays, d’une région ou d’un continent est l’ensemble des eaux
courantes et/ou stagnantes. Le réseau hydrographique de l’Afrique est constitué de fleuves,
de leurs affluents et des lacs.
Les fleuves africains et leurs affluents drainent des bassins hydrographiques immenses. Leur
cours, souvent coupé de chutes et de rapides s’étale parfois en marais (marais du Bahr el
Gazal sur le Haut Nil), ce qui est défavorable à la navigation.
Les principaux fleuves d’Afrique sont :
- le Nil, qui est le plus long fleuve d’Afrique et le deuxième du monde avec 6 700 km ;
- le Congo, grand fleuve équatorial de 4 700 km de long ;
- le Niger, fleuve tropical long de 4 200 km ;
- le Zambèze, fleuve tropical long de 2 700 km ;
- l’Orange, fleuve d’Afrique australe de 2 250 Km de long.
Le débit d’un fleuve est la quantité d’eau que celui-ci évacue en un point donné en une
seconde ; il s’exprime en mètre cube par seconde (m3/s).

Le régime d’un cours d’eau est l’ensemble des variations de son débit au cours de l’année. Il
peut être régulier ou irrégulier. Celui-ci dépend de divers facteurs : saisons, pente, végétation,
nature du sol et du sous-sol, etc.
L’Afrique possède de nombreux lacs : sur les plateaux (lac Victoria), dans les fossés
d’effondrement (lacs Tanganyika, Malawi…), dans les cratères et volcans éteints, dans les
grandes cuvettes (lac Tchad, les marais du Bahr el Ghazal sur le Haut Nil, les sebkras, en
Afrique du Nord sont des lacs temporaires).
57

LEXIQUE :
Un delta : embouchure d’un fleuve qui se divise en plusieurs bras et qui a la forme d’un triangle.
En amont : dans la partie du côté de la source d’un cours d’eau. Le contraire est en aval.
Les oueds : mot d’origine arabe qui signifie cours d’eau ; ici les cours d’eaux d’Afrique du
Nord et des régions arides, souvent à secs mais qui peuvent se gonfler d’eau rapidement en
saison pluvieuse.
Un affluent : une rivière qui se jette dans une autre rivière ou dans un fleuve.
Prévisible : ce qui peut être prévu ; contraire, imprévisible.
Un marais : une région recouverte d’eau peu profonde et stagnante, en partie envahie par la
végétation ; marécage.

EXERCICES PRATIQUES
1. Reproduis la carte d’Afrique et situes-y les principaux fleuves et lacs.

2. Situe sur une carte les bassins hydrographiques du Congo, du Niger, du Nil et du Chari

3. En te basant sur tes acquis, classe en deux catégories les fleuves d’Afrique.
58

8
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
MILIEU PHYSIQUE (6) :
Les formes d’érosion

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir l’érosion ;
- citer les différents agents de l’érosion ;
- classer l’érosion selon ses formes ;
- décrire les caractéristiques de l’érosion marine.

STRATEGIES
Observons des photos présentant différents types de terrains dégradés et décrivons-les.
Déterminons les différents agents de l’érosion par rapport à ce que nous venons de décrire.
Observons différentes photos de côtes ou littoraux et décrivons-les.
A partir des photos, expliquons comment l’eau marine façonne les côtes.

CONTENU
L’érosion désigne l’ensemble des phénomènes de destruction du relief, que ce soit en montagne,
en plaine, dans les vallées ou au bord de la mer.

1. L’érosion continentale
1.1. Les agents de l’érosion
Les principaux agents de l’érosion sont : la température, le vent, les eaux sous leurs différentes
formes et l’homme par ses activités.

1.1.1 Les températures

- L’effet de la chaleur : quand des pierres sont portées à haute température dans un foyer, elles
se dilatent et peuvent se fissurer voire se disloquer. Ce phénomène s’observe beaucoup plus
dans la zone tropicale où les
températures sont les plus élevées.

Dans les déserts tropicaux où l’absence


de végétation rend plus efficace l’action
des rayons solaires, on observe
quelquefois des éclatements de roches ;
de vastes espaces désertiques sont ainsi
parsemés de roches éclatées.

1. Formation rocheuse du massif du Hoggar (Algérie).


59

Par exemple, les formations rocheuses du massif du Hoggar dans le Sud de l’Algérie, ont été
modelées par le vent et les forts contrastes thermiques que connaît la région.
- L’effet du froid : dans les pays tempérés ou froids, l’action du froid est plus importante. L’eau
qui gèle augmente de volume. L’expérience montre que l’augmentation de volume de l’eau que
contient une bouteille bien bouchée et soumise à des températures inférieures à 0°. Celle-ci fait
éclater la bouteille.
L’eau pénétrant dans les fissures des roches peut geler et provoquer leur éclatement. Ce
mécanisme d’érosion est très fréquent dans les hautes montagnes. Les sommets prennent alors
de formes déchiquetées en aiguilles ou « gendarmes » comme dans le massif du Mont Blanc
en France. Cette érosion due au changement de température est l’érosion thermique.

1.1.2 Le vent
L’action du vent sur le relief est la plus importante, car le vent par sa vitesse et son intensité
soulève la partie meuble du sol. Très puissant au ras du sol, le vent use la base des roches
isolées, façonnant de sortes de roches champignons ou gours au Sahara. L’usure par frottement
élimine les éléments fins, limons et sables, ne laissant subsister que les gros fragments. Les
zones déprimées, à cailloux roulés, sont appelées regs. Les formes d’accumulations des
éléments fins sont des dunes ou ergs du Sahara. C’est le cas de l’erg du Djourab au Tchad. Cette
action du vent sur le relief est appelée érosion éolienne.

2. Un erg du Sahara, Algérie

1.1.3 Les eaux


Les eaux continentales ont sur le relief une action tantôt d’érosion, tantôt d’accumulation.
Quand les pluies tombent avec violence, elles provoquent une érosion intense du sol d’abord,
des roches du sous-sol ensuite. En coulant, l’eau entraîne de fines particules de roche. Les
multiples ruisselets creusent des sillons ou des ravins de plus en plus profonds. Des masses
considérables de matériaux sont ainsi entraînés.
Les fleuves et les rivières, à la différence des torrents et des oueds, ont un écoulement
permanent. Mais comme eux, ces cours d’eau transportent des graviers et des sables. Dans leur
bassin hydrographique, ils creusent des rigoles et des ravins avec d’autant plus de violence que
la pente est forte et que le débit est élevé. Toutefois, le fleuve développe sa plus grande
puissance dans sa vallée, qu’il façonne en gorges ou en méandres, selon que son débit est vif
ou ralenti. Quand la vitesse d’écoulement diminue, les matériaux se déposent.
60

3. Erosion dans le Parc national de Marakele, Afrique du Sud

A l’endroit où le fleuve se jette dans la mer, à son embouchure, il se décharge des matériaux
qu’il transportait, les alluvions. Quand les alluvions s’accumulent au point de faire avancer
l’estuaire dans la mer, un delta se forme.
Cette action de l’eau sur le relief est appelée l’érosion hydrique.
Les cours d’eau approfondissent et élargissent leurs vallées. La vallée étroite ressemble à un V
très étroit : elle est jeune. Dans une vallée mûre ou normale les versants, moins ravinés, sont en
pente plus douce.

Dans les régions froides ou tempérées, l’écoulement des eaux des pluies entraînent de
dégradations considérables, principalement dans les zones de hautes montagnes où
s’accumulent d’importantes retenues (neige et glace). Sous les versants abruptes, les eaux de
ruissellement(ou eaux sauvages) forment des rigoles ou ravines puis un ruisseau et, enfin un
torrent composé d’un bassin de réception, d’un chenal d’écoulement et d’un cône de déjection
où se déposent les matériaux solides arrachés à la montagne.

1.1.4 La glace

Dans les montagnes, surtout des pays tempérés et froids, les précipitations tombent souvent
sous forme de neige. Aux altitudes élevées, même en été, la neige ne font pas : elle durcit en
plaques constituant les neiges éternelles (ou permanentes).

Dans les pays froids, des langues glaciaires débouchent jusque dans les plaines. Au Groenland,
ces champs de glace, ou icefields, s’avancent jusqu’aux rivages. Dans les régions polaires, ces
glaciers continentaux sont appelés inlandsis.
61

Comme les fleuves, mais beaucoup plus lentement, les


glaciers transportent les débris de l’érosion : les
moraines sont les débris déposés par les glaciers. Le
glacier creuse une vallée en forme de U ou auge
glacière. Ce sont de belles voies de passage. Cette
forme d’action de l’eau solide sur le relief est l’érosion
glaciaire.

4. Vallée glaciaire ou en auge.

1.1.5 L’action de l’homme

L’homme par ses activités agricoles, pastorales et industrielles est un agent actif de l’érosion.
Par les labours à la charrue, au tracteur, il fait des sillons, dégage le couvert végétal et l’expose
aux eaux et aux vents ; l’irrigation gorge les sols d’eau et dégrade ceux-ci. Par la pratique de
l’élevage, l’homme fait dénuder le couvert végétal (le surpâturage…) ; par l’industrialisation
(exploitation houillère, du pétrole, du gaz, de l’or, de l’uranium,…) l’homme agit sur le relief
en fragilisant celui-ci qui subit des éboulements et autres transformations par dégradation. Il est
à noter également que les activités des constructions immobilières, de routes, de voies ferrées,
obligent l’homme à ouvrir de carrières qui laissent des impacts sur le relief terrestre voire marin.

2. L’érosion marine

La côte, le rivage ou encore le littoral est le domaine où la mer et les continents se rencontrent.
C’est le contact entre le monde marin et le monde terrestre. L’érosion qui s’y exerce pouvant
ainsi donner diverses formes est appelée l’érosion marine.

5. Effet de l’érosion à Andavadaoka, Madagascar

2.1 Caractéristiques de l’érosion marine

Les eaux marines exercent une action d’érosion sur les côtes. L’importance de l’érosion marine
est fonction de la nature des roches. L’action destructrice et quelquefois spectaculaire de la mer
62

sur le littoral n’est vraiment sensible qu’au moment des grandes tempêtes, lorsque le vent
déclenche des vagues puissantes. Elles frappent avec violence les parois qui s’opposent à leur
déferlement, leur puissance est énorme. Sous leurs effets comparables aux coups de bélier, les
roches tendres comme la craie sont ébranlées et se fissures profondément ; quelquefois au pied
du talus, la mer y creuse une encoche. En même temps, au sommet de la falaise, escarpement
rocheux à pente plus ou moins forte,
l’eau des pluies élargit les fissures de la
roche.
Si l’attaque des eaux marines se
poursuit sur la falaise vive (falaise dont
la base subit des attaques directes), elle
s’effondre par blocs et recule, formant
ainsi une plate-forme littorale. Lorsque
la marée haute n’atteint plus la falaise,
on parle alors de «falaise morte ».
Dans les roches résistantes comme le
granit, l’érosion marine est lente et
irrégulière. Elle dégage le cap, les baies,
les îlots : c’est une côte découpée.
6.Les chutes Victoria, Zimbabwe

Fig. 1. La côte du Gabon (découpée)


Source : Nouvelle Géographie 6è, IPAM-EDICEF, 1992
63

2.2 Les agents de l’érosion marine


Sous l’effet du vent, les vagues marines deviennent plus destructrices ; elles ne sont cependant
pas le seul élément qui façonne les côtes.

La mer n’est pas seulement un agent de démolition, c’est aussi un agent d’accumulation. En
effet, les matériaux provenant de la démolition des falaises s’accumulent sur la plate-forme
littorale ; plus la démolition est
forte, plus ils sont abondants. Le
mouvement de vagues fait
naître un déplacement de l’eau,
parallèle à la côte, appelé
courant côtier. La quantité des
matériaux charriés dépend de la
puissance et de la rapidité du
courant.

7. Ile de Zanzibar, Tanzanie

Quand ils rencontrent un obstacle, les dépôts s’accumulent et forment un cordon littoral dont
la partie qui descend vers la mer se nomme une plage. Une plage est une accumulation des
matériaux plus ou moins fins en bordure du rivage. Quand la plage est constituée de sable fin,
le vent s’empare des grains laissés à découvert par la marrée basse. Les grains de sable, poussés
vers l’intérieur s’accumulent en formant des dunes littorales.

Parfois, l’eau s’accumule derrière les


dunes ou un cordon littoral et forme
des lagunes. L’eau des lagunes est
plus ou moins salée : on dit qu’elle est
saumâtre. Les lagunes
communiquent par un chenal avec la
mer.
Lorsque l’érosion a usé les caps et les
pointes et lorsque l’accumulation a
comblé les baies et les golfes, la côte
est presque rectiligne : on dit qu’elle
est régularisée.

Fig. 2. Les côtes d’Afrique occidentale.


64

2.3 Les embouchures de fleuves

Un fleuve se jette dans la mer par une embouchure. Une embouchure peut être perpendiculaire
au rivage. Sous l’action des courants littoraux elle peut être déviée : c’est le cas de l’embouchure
du Sénégal, rejetée vers le sud sur 40 à 50 kilomètres.
Sur une côte ou les marées sont fortes comme celles du Casamance, de la Guinée et de la Sierra
Leone, les eaux marines envahissent les embouchures à chaque marée haute : on appelle
estuaire les embouchures sur les côtes à marée ; on appelle aussi rias les parties de fleuves
remontées par la marée.

Lorsqu’ un fleuve transporte une grande quantité d’alluvions, il les dépose dans son estuaire à
l’endroit où les eaux douces rencontrent les eaux marines. Des bancs de sables apparaissent ; le
fleuve se divise en plusieurs bras : c’est un delta (ex le Niger).

Les types de côtes dépendent de la nature du relief continental : à une région de plaine
correspond une côte basse souvent rectiligne ; à une région de collines ou de montagnes, une
côte élevée est souvent découpée. La nature de roches intervient aussi : les côtes rectilignes
bordent des régions où n’affleure qu’une seule roche. L’action de la mer et des courants reste
prépondérante : les côtes rectilignes sont façonnées aux dépens des roches tendres par des
courants littoraux réguliers.

ÉVALUATION

Qu’est-ce que l’érosion ?


Quels sont les principaux agents de l’érosion ?
Cite les différentes formes d’érosion.
Décris l’action des eaux marines sur le relief côtier.

RESUME

L’érosion désigne l’ensemble des phénomènes de destruction du relief, que ce soit en


montagne, en plaine, dans les vallées ou au bord de la mer.
Les principaux agents de l’érosion sont : le vent, l’eau, la température et l’homme.
Les vents attaquent les roches superficielles et les use peu à peu. Dans les zones arides,
l’érosion éolienne peut donner naissance à des plateaux des cailloux et à des dunes de sable.
L’eau, sous ses formes liquide ou solide est aussi un agent qui agit sur le relief.
La température basse ou élevée, a des effets sur le relief. La forte chaleur, surtout en zone
désertique, peut faire éclater certaines roches tout comme le froid intense des zones tempérées
ou froides.
L’homme par ses activités agricoles, pastorales, industrielles et de construction est un agent
actif de l’érosion.
L’érosion marine est la destruction du relief côtier par les eaux marines. Sous l’effet du vent,
les vagues attaquent les roches des rivages et donnent naissance à des plages, des dunes
côtières, des lagunes. L’érosion marine construit aussi la côte.
65

LEXIQUE :
Déchiquetées en aiguilles : mis en pièces, en lambeaux en forme d’aiguille.
Une embouchure : endroit où un fleuve se jette dans la mer.
Les parois : les surfaces latérales d’une roche, les versants rocheux.
Une falaise : un escarpement littoral plus ou moins abrupt dû à l’action érosive de la mer.
Un chenal d’écoulement : un passage resserré naturel ou artificiel d’écoulement.

EXERCICES PRATIQUES

1. Observe cette photo du relief. Dans quelle


région peut-on rencontrer ce type de relief ?

2. Explique à quoi est due cette forme de relief.

3. Y a-t-il de phénomènes d’érosion dans ton


milieu ? Lesquels ?
66

9
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
MILIEU PHYSIQUE (7) :
Les éléments du climat (l’atmosphère, la température)

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- expliquer les notions de temps, de climat ;
- décrire les éléments constitutifs de l’atmosphère ;
- calculer la moyenne de températures pour un lieu donné.

STRATEGIES

Observons un schéma de la coupe de l’atmosphère et décrivons-le.


Recherchons les liens entre l’atmosphère et la température.
Etablissons la moyenne de température à partir des données d’une localité.

CONTENU

1. Notions de temps et de climat


Le temps est le résultat de la combinaison des éléments qui modifient et perturbent
l’atmosphère. C’est aussi l’état moyen de l’atmosphère en un lieu et à un moment donnés

Le temps qu’il fait résulte d’une combinaison d’éléments variables : la température, la pression
atmosphérique, le vent et les précipitations.

Le climat est un ensemble des phénomènes météorologiques défini par les conditions de
température, de précipitations et des vents d’une région donnée. La climatologie est la science
qui étudie les climats. A la différence de la météorologie, elle s’attache à dégager une régularité
dans le passé et dans l’avenir. En effet, avec un peu d’attention et de mémoire, chacun peut
observer au même endroit, qu’une année sur l’autre reviennent toujours les mêmes types de
temps.

2. L’atmosphère
2.1 Définition

L’atmosphère est l’enveloppe d’air qui entoure la Terre sur une épaisseur de 1 000 km environ.
Elle est la couche gazeuse constituant l’enveloppe externe de la Terre. Elle n’est pas homogène.
La plus grande partie de l’air se tasse dans la couche au contact direct de la Terre. Là se
concentrent la plupart de phénomènes météorologiques qui influencent l’existence des êtres
vivants.
67

2.2 La composition de l’atmosphère

L’air se compose essentiellement de l’azote, de l’oxygène, du gaz carbonique et d’autres gaz


en infime proportion dont l’ozone. Il recèle enfin des particules solides, poussières et cristaux
de glace. L’air est indispensable à la vie.
Par son rôle de filtre et d’écran, l’atmosphère protège des rayons nocifs du Soleil qui, sinon,
brûleraient la surface de la Terre.
Les gaz qui composent l’atmosphère
Gaz Proportion Fonction ou rôle
azote 78 % Pilier de l’alimentation indispensable aux végétaux
oxygène 21 % Entretien la vie sur la terre, indispensable à la combustion
gaz 0,03 % Assure l’équilibre de la température moyenne du globe ;
carbonique indispensable aux végétaux
ozone infime Protège la vie contre les rayons ultraviolets du Soleil

A mesure qu’on s’élève, l’air se raréfie de plus en plus, et par conséquent, la quantité d’oxygène
diminue.

L’air est mobile. Tantôt tourbillonnant à grande vitesse, tantôt presque stagnant. Il s’échauffe,
ou se refroidit rapidement et contient plus ou moins d’humidité selon la situation en latitude.
La mesure de l’humidité contenue
dans l’air se fait à l’aide d’un
appareil appelé hygromètre.

L’atmosphère présente différentes


couches : la troposphère, la
stratosphère, la mésosphère, la
thermosphère et la haute
atmosphère ou exosphère.

Fig. 1. Les couches de l'atmosphère terrestre


L'atmosphère de la Terre est épaisse d'environ 1 000 km. Microsoft Encarta, 2009

Dans la troposphère, la température décroît avec l’altitude ; c’est ici qu’on trouve la vapeur
d’eau, les nuages, les poussières. L’ozone se forme dans la stratosphère où la température est
constante.

3. La température
La température s’explique par des sensations de chaleur étouffante ou de froid vif ; fraicheur
relative du matin ou du soir ; forte chaleur de l’après-midi, etc.
68

3.1 La mesure de la température


La mesure de la température de l’air s’effectue à l’aide d’un thermomètre à mercure placé à
l’ombre sous un abri aéré et à 1,50 m environ du sol. On relève la température à heures fixes et
l’on calcule la moyenne de température de la journée. On peut aussi se servir d’un thermomètre
enregistreur qui fournit un relevé de température à chaque instant de la journée. La moyenne
annuelle en un lieu fournit une indication intéressante mais généralement insuffisante. L’étude
des moyennes mensuelles est beaucoup plus significative. On appelle régime thermique d’un
lieu, les variations de température enregistrées en ce lieu au cours d’une année.

1. Thermomètre à alcool, doté de deux échelles


de température (Fahrenheit et Celsius) 2. Thermomètre enregistreur, sous abri.

Pour comparer les températures en un même endroit, on calcule la moyenne thermique. La


moyenne thermique journalière est la moyenne des
températures relevées heure par heure en un jour (24
heures). On obtient de la même façon la moyenne
mensuelle, à partir des moyennes journalières, et la
moyenne annuelle grâce aux moyennes mensuelles.

La différence entre les températures extrêmes


enregistrées au cours d’un jour, d’un mois ou d’une année
est l’amplitude thermique journalière, mensuelle ou
annuelle. Une amplitude thermique forte ou faible
différencie nettement les climats entre eux.

Fig.2. Courbe annuelle de la température à Korhogo (Côte-d’Ivoire).


Source : Géographie 6è, Hatier, 2008.

3.2 Les variations de la température

La température dépend des mouvements de la Terre autour du Soleil. Elle varie dans le temps :
pendant la journée, d’un jour à l’autre et au cours de l’année. La température varie pour les
mêmes raisons suivant la latitude : elle diminue de l’équateur vers les pôles. Elle diminue enfin
avec l’altitude, de 1° tous les 160 m. C’est ainsi qu’au sommet des hautes montagnes, la
température diminue considérablement, c’est le cas par exemple de l’Himalaya (Chine) et du
Kilimandjaro (Tanzanie, en Afrique).
69

La température varie selon la proximité de l’Océan. En effet, on observe que la terre s’échauffe
plus vite que l’eau. Ainsi, les régions continentales sont extrêmement sensibles aux variations
de l’échauffement ; les écarts de température sont beaucoup plus forts à l’intérieur des
continents que dans les régions maritimes. Les masses d’eau s’échauffant et se refroidissant
lentement, les régions bordées par la mer sont fraîches l’été et tièdes l’hiver ; les écarts de
température y sont moins marqués.

La température varie avec la présence ou


l’absence des nuages. Ceux-ci jouent le rôle
d’écran protecteur contre l’intensité des radiations
solaires. Dans les régions sèches, l’air et le sol
s’échauffent et se refroidissent très rapidement. Au
cours d’une journée, les écarts de
températures sont beaucoup plus grands dans
les régions sèches que dans les régions FIg.3. Températures mensuelles à Assouan (Egypte).
humides. Moyenne annuelle, 25,5° C. Source : Nouvelle Géographie 6è,
IPAM-EDICEF 1992

La présence d’un courant marin chaud élève la température. Par contre, un courant froid comme
celui de Benguela de l’Atlantique méridional, abaisse la température le long des côtes
occidentales de l’Afrique dans les régions équatoriales.

Fig. 4. Carte des températures moyennes annuelles


70

3.3 Les effets de la température


Les roches sont particulièrement sensibles aux variations de la température.
Chaque espèce végétale est adaptée à des températures maxima et minima au-delà desquelles
elle ne peut survivre. Les hommes s’adaptent aux conditions de la température : leurs
vêtements, leurs habitations, leurs activités en dépendent.

ÉVALUATION

Qu’est-ce que le temps ?


Qu’est-ce que le climat ?
Définis l’atmosphère.
Qu’est-ce que la température ?
Quelle est l’appareil de mesure de la température ?

RESUME

Le temps est le résultat, à un moment donné, de la combinaison d’éléments variables qui


sont la température, la pression atmosphérique, le vent, les précipitations.

Le climat est un ensemble des phénomènes météorologiques défini par les conditions de
température, de précipitations et des vents d’une région donnée.
La climatologie est la science qui étudie les climats.

L’atmosphère est la couche d’air qui entoure la Terre. Elle est un mélange de gaz (azote,
oxygène, gaz carbonique et ozone) parmi lesquels l’oxygène est le plus indispensable à la
vie.
L’atmosphère sert de filtre et d’écran qui protège la Terre contre les rayons nocifs du Soleil
sans laquelle ceux-ci brûleraient sa surface.
L’atmosphère présente différentes couches : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère,
la thermosphère et la haute atmosphère ou exosphère.
La température se traduit par des sensations relatives de chaud et de froid, et dont
l’appréciation exacte est fournie par l’observation du thermomètre.

On appelle régime thermique d’un lieu, les variations de température enregistrées en ce lieu
au cours d’une année.

L’amplitude thermique est la différence entre les moyennes extrêmes, observées dans un lieu
pendant un mois ou une année.
D’une façon générale, la température décroît de l’Equateur vers les pôles ; elle diminue en
altitude.
71

LEXIQUE

Des phénomènes météorologiques : ensemble des éléments physiques (température, pression


atmosphérique, vent, précipitations, humidité, etc.).
L’atmosphère : la couche d’air qui nous entoure.
Les écarts de température : ce sont les différences entre les températures les plus élevées et les
températures les plus basses.
Les radiations solaires : les rayonnements solaires.
La troposphère : couche la plus basse de l’atmosphère.
La stratosphère : couche de l’atmosphère située entre 13 et 50 km.

EXERCICES PRATIQUES

1. A partir des données de température des villes suivantes : Tripoli, Dakar, Abidjan ; calcule
les écarts de température et compare ces écarts.

2. Fais le schéma d’une coupe atmosphérique et donne les noms des différentes couches.
72

10
MILIEU PHYSIQUE (8) :
Les éléments du climat (les pressions, les vents
et les précipitations)

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir la pression atmosphérique, le vent, les précipitations ;
- relever sur un globe les zones des pressions et des vents ;
- expliquer les effets des pressions et des vents à la surface du globe terrestre.
- catégoriser les zones de précipitations.

STRATEGIES

Observons la carte des pressions, des vents et des précipitations.


Identifions ce que nous voyons sur cette carte.
Différencions les éléments observés.
Observons les cartes de précipitations et décrivons-les.

CONTENU

1. Les pressions
1.1 Définition
La pression est définie comme le poids de l’air. Comme tout corps solide, liquide ou gazeux,
l’air est pesant. La colonne d’air qui surmonte un point quelconque de la surface terrestre exerce
sur lui une pression : c’est la pression atmosphérique.

1.2 La mesure de la pression atmosphérique


Dans des conditions normales et au niveau de la mer, la
pression moyenne de l’atmosphère est égale au poids
d’une colonne de mercure de 760 mm de hauteur sur 1
cm2 de base, soit 1 kg/cm2. La pression se mesure en
millibars et la colonne de 760 mm de mercure correspond
à 1 015 millibars (1 015 mb).

L’appareil de mesure de la pression atmosphérique est le


baromètre. Une baisse du baromètre annonce l’arrivée
d’une dépression ou perturbation atmosphérique. 1. Baromètre : il sert à mesurer la pression
atmosphérique et permet de prévoir le temps.
Une baisse rapide est l’indication d’un coup de vent
violent ou tornade.
73

1.3 Variation de la pression atmosphérique


La pression atmosphérique varie constamment sous l’influence de plusieurs facteurs parmi
lesquels l’altitude et la température.

A mesure qu’on s’élève en altitude, la pression atmosphérique diminue parce que l’air devient
de moins en moins dense. L’appareil de mesure de la pression en altitude est appelé altimètre.
Lorsque la température de l’air s’élève, celui-ci se dilate et par suite devient plus léger. On
constate que l’air chaud monte au-dessus d’un foyer. La pression atmosphérique est donc basse
dans les régions proches de l’équateur. Elle est généralement forte dans les régions froides.

Dans les régions où l’air s’accumule près du sol, on observe de hautes pressions
atmosphériques ; dans les régions où il s’élève règnent de basses pressions. Le vent est un
déplacement d’air des hautes pressions atmosphériques vers les régions de basses pressions
atmosphériques.

1.4 La circulation atmosphérique générale

La circulation atmosphérique générale est


principalement causée par les différences
de pression. Ainsi, à partir des fortes
pressions proches des Tropiques partent
des vents en direction de l’équateur, ce
sont les alizés, alors qu’en altitude,
s’établit un courant de retour, qui est le
contre-alizé. Cet ensemble constitue la
masse d’air tropical. L’air plus froid, qui
circule de part et d’autre de l’air tropical,
s’appelle l’air polaire.
Fig.1. Répartition des vents et des pressions sur la surface du globe.
Source : Géographie 6è, Hatier 2008

2. Les vents

2.1 Définition

Les vents sont la manifestation des déplacements d’air des zones de hautes pressions vers les
zones de basses pressions. L’air en déplacement est le vent.

2.2 La circulation des vents

La différence de pression entre deux régions voisines provoque un déplacement horizontal de


l’air, de la zone de hautes pressions vers la zone de basses pressions. Plus la différence de
pression est grande, plus la vitesse du vent est élevée.
A l’échelle de la planète, on observe que ces zones s’ordonnent en ceintures parallèles à
l’équateur et que certains vents soufflent régulièrement dans la même direction. Par exemple,
les alizés sont la résultante de hautes pressions tropicales. Dans l’hémisphère Sud, les alizés du
Sud-est naissent au niveau des Tropiques, se charge d’eau au-dessus des océans et arrivent,
74

chauds et humides, sur les côtes équatoriales. Dans l’hémisphère Nord, les alizés soufflent à
partir du Nord-est au-dessus des continents et arrivent chauds et secs sur l’équateur.
En Afrique occidentale, souffle l’alizé du Nord-est, sec et brûlant, qui vient du Sahara. Il est
appelé Harmattan.

Les moussons ou vents saisonniers, soufflent sur l’Asie méridionale et orientale. On distingue
la mousson d’été et la mousson d’hiver. De Juin à octobre, l’air tropical s’avance largement au-
dessus du continent asiatique. C’est la mousson d’été, généralement pluvieuse. De novembre à
mai, l’air tropical recule vers le Sud ; la mousson d’hiver souffle alors du continent vers les
Océans, elle est généralement sèche.

La zone intertropicale est le théâtre de graves perturbations atmosphériques connues sous le


nom de typhons ou cyclones, qui se produisent surtout au printemps et à l’automne. Ce sont
des tourbillons rapides au sein desquels l’air
atteint une grande vitesse, 200 km à l’heure
parfois. Ils sont fréquents en Chine, au
Japon, en Indochine, à Madagascar et en
Amérique.
La direction du vent s’observe grâce à une
girouette ou à une manche à air. La force
du vent, due à sa vitesse se mesure avec un
anémomètre.

2. Manche à air.

2.3 Les effets du vent

Les vents influencent le climat : des vents


chauds comme l’alizé en Afrique du Nord,
soulèvent le sable ou élèvent la température
d’une façon anormale et dessèchent tout sur
leur passage. Par contre, des vents humides
favorisent les pluies.

3. Anémomètre enregistreur, Archives CNC, 2012

Par ailleurs, le vent est une force utile pour faire tourner une Eolienne qui peut fournir de l’eau
ou de l’électricité. Mais, par sa force et son intensité, le vent peut être destructeur : par exemple,
il peut déraciner des arbres, emporter des toits des maisons ou même les détruire. Il peut
également perturber la circulation aérienne, fluviale et maritime.
75

3. Les précipitations

3.2 Définition
Les précipitations sont les produits de la condensation (pluie, averse, neige, verglas, grêle,
rosée, givre, …) qui tombent sur le sol. Par exemple, lorsque l’air se refroidit, les fines
gouttelettes d’eau provoquée par la condensation grossissent, s’alourdissent et le courant d’air
ne peut plus les soulever ; les gouttes tombent vers le sol, c’est la pluie.

3.2 La condensation
La condensation est le passage de la vapeur d’eau à l’état liquide ; elle se produit dès que la
température de l’air s’abaisse.

Lorsque l’air se refroidit, au cours d’une nuit claire et calme, la vapeur d’eau de l’atmosphère
se condense en gouttelettes sur les plantes et les pierres : c’est la rosée. Si au lever du jour,
souffle un vent léger suffisant pour maintenir en suspension dans l’air les gouttelettes d’eau,
celles-ci forment des brouillards. Ils se dissipent lorsque le réchauffement solaire commence à
se manifester.

Les nuages se composent de minuscules particules d’eau (sous forme liquide ou sous forme de
glace ou les deux à la fois) en suspension dans l’atmosphère. Les nuages présentent plusieurs
formes, mais trois principaux types peuvent être distingués. Il s’agit : des cirrus, qui sont des
nuages blancs très élevés et ayant l’aspect des filaments ; des stratus, qui sont des voiles
nuageux horizontaux et gris ; des cumulus, qui sont des nuages à forme arrondie ; Toutefois,
les cumulo-nimbus, nuages d’orages et de tornades sont une variante de cumulus.

4. Des cirrus. 5. Des strato-cumulus


76

6. Des cumulus. 7. Des cumulo-nimbus.

3.3 La mesure des précipitations

On mesure les précipitations à l’aide d’un récipient gradué appelé pluviomètre, qui recueille
l’eau de pluie ou l’eau de fonte de la neige. Le total des précipitations en un lieu s’exprime en
hauteur d’eau ; les moyennes annuelles servent à établir les cartes de précipitations.

8. Pluviomètre. Fig. 2. Construire un pluviomètre

3.4 La répartition des précipitations à la surface du globe

La répartition des quantités d’eau mensuelles tombées dans une région au cours d’une année
est appelée régime pluviométrique.
77

Fig. 3. Planisphère de précipitations. Carte au 1/2 500 000è. Source : Géographie 6è, Hatier 2008

3.4.1 Les régions les plus arrosées


Les régions les plus arrosées dans le monde sont :
- les régions tropicales, parce que la chaleur y favorise une évaporation intense et que l’air
chargé d’humidité s’y élève rapidement en se refroidissant.
Parmi les régions les plus arrosées on a, la zone de l’Equateur allant de l’Amazonie à la
Nouvelle Guinée en passant par le Golfe de Guinée, le bassin du Congo et les îles de la Sonde
avec quelques interruptions sur les Océans et en Afrique
orientale ;

- les pays de moussons, lorsque la mousson vient de mers


chaudes où l’évaporation est intense, et que les reliefs
montagneux provoquent de chutes de pluie violentes : on a
mesuré 12 m d’eau au pied de l’Himalaya ;

- dans la zone tempérée, les régions océaniques balayées


par les vents humides.
- les régions de montagnes peu éloignées d’un Océan, Fig.4. Pluies mensuelles à Douala (Cameroun), total
comme les Alpes. annuel 4 109 mm. Source : Nouvelle Géographie 6è,
IPAM-EDICEF, 1992
3.4.2 Les régions les moins arrosées

Les régions les moins arrosées sont représentées par :


- certaines hautes altitudes (le Hoggar, le Tibesti…) et les voisinages des tropiques (le
désert de Kalahari…) ;
78

- les régions polaires (arctique et antarctique) dans leur ensemble sont peu arrosées parce
que l’air froid ne peut contenir autant de vapeur d’eau que l’air chaud ;
- les déserts tropicaux et subtropicaux (Sahara, Gobi…) sont des régions sèches et semi-
arides avec une pluviométrie comprise entre 100 et 300 mm.
Courbe ombro-thermique station meteo de Faya Largeau

50 35

30

Temperature (°C)
25
Hauteurs de pluie (mm)

20

15

10

0 0
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Pluviometrie
Mois
Temperature moyenne

Fig. 5.Climat désertique. Faya. T° 35°, Total P. 09 mm (moyennes de 1992 à 2012).


Source : Météorologie Tchad, 2012

- les régions continentales sont trop éloignées des océans.


D’une manière générale, l’Afrique présente à la fois les régions les plus arrosées et celles les
moins arrosées.

Fig. 6. Les pluies en Afrique. Source : Nouvelle Géographie 6è, IPAM-EDICEF, 1992
79

ÉVALUATION
Qu’appelle-on pression atmosphérique ? Le vent ?
Quelle est l’unité de mesure de la pression atmosphérique ?
Quels sont les facteurs qui sont à l’origine de la pression atmosphérique ?
Quels sont les vents dominants d’Afrique ?
Après avoir défini les précipitations, cite les différentes formes que tu connais.

RESUME
La pression atmosphérique est le poids exercé par l’air sur un point quelconque de la surface
terrestre.
La pression varie avec la température et l’altitude. Elle se mesure à l’aide d’un baromètre.
Le vent est de l’air en déplacement. Les vents sont la manifestation des déplacements d’air
des zones de hautes pressions vers les zones de basses pressions.
La mesure de la force du vent se fait à l’aide d’un appareil appelé anémomètre.
Les vents influent sur le climat, la végétation et la vie des hommes.
Les précipitations sont constituées par les produits de la condensation (pluie, neige, grêle,
rosée…) qui tombent sur le sol.
La condensation est le passage de la vapeur d’eau à l’état liquide ; elle se produit dès que la
température de l’air s’abaisse.
Le pluviomètre permet d’enregistrer la quantité des précipitations en un lieu donné.

LEXIQUE
Le millibar : c’est l’unité de mesure de la pression atmosphérique.
La zone intertropicale : la zone située entre les deux Tropiques (Tropique du Capricorne et
Tropique du Cancer).

EXERCICES PRATIQUES
1. Localise sur une carte d’Afrique, les régions de fortes précipitations et celles de faibles
précipitations.
1. Voici les relevés mensuels des précipitations des stations de Dakar (Sénégal) et de Sarh
(Tchad). Pour chacune de ces deux stations, construis un diagramme pluviométrique.
Dakar Sarh Pour construire le diagramme il faut pour
Mois Précipitations Mois Précipitations cela, porter sur l’axe des abscisses (axe
(en mm) (en mm) horizontale) les mois de l’année, sur l’axe
Janvier 0, 4 Janvier 0 des ordonnées (axe verticale) les
Février 1,5 Février 0,5 précipitations. Représente les précipi-
Mars 0,1 Mars 15 tations mensuelles par des colonnes.
Avril 0,3 Avril 27
Mai 1,4 Mai 85
juin 14,6 juin 148
Juillet 88,1 Juillet 245
Août 248,6 Août 320
Septembre 163 Septembre 215
Octobre 49 Octobre 115
Novembre 4,9 Novembre 0,4
Décembre 6,1 Décembre 0,1
80

DEUXIÈME SEMAINE D’INTEGRATION


81

PALIER 2

Situation 1
Titre : les phénomènes naturels
Contexte : Par diverses sources, tu as appris que des phénomènes naturels ont fait beaucoup de
dégâts en Afrique d’une manière générale et particulièrement au Tchad. Tu penses aux
conséquences engendrées par ces phénomènes.

Consigne

1. En observant les trois images ci-dessus, décris le phénomène qui a été à l’origine de chaque
forme.

2. Quelles sont les conséquences de chaque phénomène sur la vie de l’homme et de son milieu.

3. De ces phénomènes, lequel est le plus observé dans ta région ? Décris-le


82

PALIER 2

Situation 2

Titre : l’eau, c’est la vie

Contexte : Arrivée en ville avec sa mère, la petite Aché constate la multitude de points d’eau
(bornes fontaine, puits à pompes…) où les gens s’approvisionnent sans difficulté. Elle compare
la rareté de l’eau de son village avec l’abondance de l’eau en ville. Elle s’exclame et dit à sa
mère : «ici les gens s’amusent avec l’eau ! ».

Un puits Un robinet

Consigne
1. Tu as suivi l’étonnement de Aché et tu tentes de lui expliquer les raisons pour lesquelles l’eau
manque dans certaines régions du Tchad et d’Afrique.
2. Fais la comparaison des eaux, des rivières, des fleuves avec celles des lacs, des mers et
océans ;
a) De ces différentes sources d’eau d’approvisionnement pour la consommation : l’eau de mare,
de rivière, de puits ouvert, d’une pompe, d’un robinet, d’un bidon d’eau minérale…lesquelles
conseilles-tu pour la consommation humaine. Justifie ta réponse.
3. Décris l’hydrographie de ton milieu.
83

PALIER 3

L’homme dans le milieu naturel

11. L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (1) : L’homme dans les régions sèches en
Afrique

12. L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (2) : L’homme dans les régions semi-arides en
Afrique

13. L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (3) : L’homme dans les régions humides en
Afrique

14. L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (4) : L’homme dans les régions équatoriales
en Afrique

15. L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (5) : L’homme dans les régions tempérées hors
d’Afrique
84

11
L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (1) :
L’homme dans les régions sèches en Afrique

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :
- situer les régions sèches d’Afrique ;
- décrire les caractéristiques de ces régions ;
- décrire les types de populations de ces régions ;
- expliquer le mode de vie des populations des régions sèches d’Afrique ;
- décrire les principales activités des hommes des régions sèches d’Afrique.

STRATEGIES
Identifions les régions sèches sur la carte d’Afrique.
Catégorisons ce que nous avons observé.
Observons autour de nous et les images puis comparons-les.
Catégorisons les activités pratiquées par les populations des régions sèches d’Afrique.

CONTENU

1. Situation
D’une manière générale les régions sèches en Afrique sont le domaine de la steppe et du désert.
Elles occupent différentes latitudes entre les
tropiques.
Les déserts de latitudes tropicales sont les plus
vastes. Ce sont : le Sahara en Afrique du Nord
qui s’étend de l’Atlantique à la mer Rouge ; et à
l’Est, le désert qui va de la Somalie à la Péninsule
arabique. Dans l’Afrique australe, se trouvent le
désert du Kalahari et celui côtier de Namibie
résultant des courants froids qui le longent.

1. Un paysage de désert. Ce paysage de désert montre le désert du Namib.


Situé en Namibie (dans le sud-ouest de l'Afrique), il se trouve en bordure de l'océan Atlantique.

2. Aspects physiques
Les régions sèches d’Afrique, comme bien d’autres au monde, sont des zones les plus chaudes
de la Terre.
Les régions sèches présentent un relief contrasté comprenant de hauts sommets, de plateaux, de
dunes de sables (ergs), et des étendues pierreuses (regs). Les sols sont squelettiques, arides.
85

2. Une caravane de dromadaires dans un désert de sable. 3. Relief érodé du plateau de l’Ennedi

Les déserts chauds se caractérisent par l’aridité et le déficit en eau qui entraîne une quasi-
absence de végétation et par des températures très élevées, souvent supérieures à 50° C (mais
on observe de grands écarts entre le jour et la nuit). Il tombe moins de 150 mm d’eau par an et
certaines zones peuvent manquer de pluie pendant plusieurs années (par exemple, la station de
Faya). L’évaporation est intense et l’eau extrêmement rare. Cependant, les régions sèches ne
sont pas dépourvues d’eau, quand bien même les eaux de surface sont rares. Certaines régions
sont traversées par des mares, des plans d’eau temporaires ou permanents (Lac Tchad) et des
fleuves (le Nil en Egypte, le fleuve Niger au Mali).Toutefois, l’essentiel des ressources en eau
se situe en profondeur dans les sous-sols.

Dans les déserts, les plantes xérophiles s’adaptent à la sècheresse : leurs racines profondes
poussent à la recherche de l’eau, leurs feuilles sont petites et vernissées de façon à limiter
l’évapotranspiration. Seuls les oasis, rares points
d’eau, entretiennent des îlots de verdure. C’est le
domaine des palmiers-dattiers à l’ombre desquels
s’abritent parfois des jardins maraîchers.
Comme les plantes, les animaux s’adaptent au manque
d’eau. Les chameaux et les dromadaires font de
réserves de graisse dans leur bosse et réduisent leur
transpiration.

4. Oasis de Bardaï.

Dans le sable ou sous les pierres se terrent, pendant les heures les plus chaudes, reptiles et
rongeurs. Dans les steppes vivent les grands herbivores (gazelles, antilopes), les rongeurs et les
petits carnivores, les oiseaux dont l’autruche.

3. Aspects humains
Les habitants des déserts africains sont généralement des Bédouins, des Touaregs et des
Toubous. Leurs habitations sont pour la plupart des tentes faites de longues bandes d’étoffe
tissées en laine ou en poils de chameau, soit de peaux de chèvre assemblées et soutenues par
86

des piquets. Tandis que les populations sédentaires des oasis vivent dans des villages aux
maisons rectangulaires faites de briques et de pierres.

Pour leur alimentation, les nomades utilisent les ressources du troupeau : les chamelles donnent
leur lait, les moutons fournissent la viande. Mais la grande partie de leur nourriture se compose
de céréales, des dattes qu’ils se procurent auprès des habitants des oasis ou des bordures du
désert.

4. Mode de vie et aspects économiques


Les Touaregs, les Bédouins et les Toubous des déserts du Sahara sont des éleveurs ainsi que les
Massaï du Kalahari. Leur vie est faite de déplacements continuels et saisonniers avec leurs
troupeaux, en quête d’eau et de pâturages ; c’est le nomadisme pastoral.
Des sécheresses répétées, des frontières parfois fermées entre les Etats, la concurrence du
camion, l’attirance pour des
métiers sédentaires mieux
rémunérés rendent le mode de vie
nomade de plus en plus précaire.

Grâce à l’argent qu’ils ont gagné,


les habitants se procurent ce dont
ils ont besoin. Ils pratiquent de
moins en moins leurs anciennes
activités.
5. Caravane des dromadaires (des Touaregs).

Les populations des régions arides sont une population sédentaire et la plupart nomade.

Dans les régions sèches d’Afrique, les habitants des oasis sont des sédentaires. L’agriculture se
pratique dans ces oasis qui sont des endroits privilégiés où l’eau est fournie par un oued, des
puits ou des canaux souterrains longs de plusieurs kilomètres. La végétation donne parfois une
impression d’exubérance ; mais les cultivateurs doivent obéir aux règles strictes de l’irrigation.
Chacun d’eux reçoit une quantité qui lui permet de cultiver des parcelles ressemblant plus à des
jardinets qu’à des champs. Céréales, légumes, melons, tomates surtout, sont cultivés à l’ombre
des palmiers.

Le palmier-dattier est l’arbre par excellence des


oasis : ses dattes succulentes, obtenues grâce à
des soins minutieux, nourrissent les habitants
des oasis et les nomades. Il donne aussi ses
feuilles, ses fibres et le bois de construction.
Malgré un travail acharné, leurs ressources sont
médiocres.
6. Oasis de Kerzaz (Algérie).
87

Les méthodes traditionnelles d’irrigation, barrages de


terre sur les oueds, puits à balancier ou à godets sont
améliorés par des techniques modernes : forages plus
profonds, motopompes, barrages de retenue qui
permettent d’étendre les surfaces cultivées. Tel est le
cas de la plus grande oasis du monde, la vallée du Nil,
depuis la construction du barrage d’Assouan.

L’élevage constitue une activité ancestrale pour les


nomades. Il porte sur les espèces résistantes adaptées à
la chaleur : moutons, chèvres, chameaux, dromadaires.

Ces derniers servent de moyen de transport et assure


par caravane des liaisons commerciales entre
différentes régions. 7. Un puits dans une oasis Saharienne

La vie nomade laisse du temps pour quelques pratiques artisanales : tapisserie, vannerie,
tannerie... Les Touaregs par exemple, sont réputés pour le travail du cuir qu’ils savent teindre
et décorer ; c’est le matériau principal de leurs objets usuels. L’artisanat assure des débouchés
en même temps que les matières premières.

Aujourd’hui, la vie traditionnelle des habitants des zones arides subit de grandes
transformations. On a découvert des gisements de
pétrole, de gaz naturel au Sahara algérien, en
Libye, des minerais des fers en Mauritanie,
d’uranium au Niger. Lorsqu’on exploite un
gisement, on embauche des travailleurs des oasis
ou chez les nomades. Cependant, des routes, des
voies ferrées, des villes nouvelles sont construites.
Toutefois certaines oasis deviennent des centres
commerciaux et industriels bruyants comme les
autres villes.
8. Marché au Borkou (Faya)

ÉVALUATION

Sur une carte d’Afrique localise les régions sèches.


Quelles sont les principales caractéristiques des régions sèches ?
Quels genres de populations vivent dans les régions sèches et quel est leur mode de vie ?
Quelles sont les principales activités pratiquées par ces populations ?
88

RESUME

Les régions sèches sont le domaine de la steppe et du désert.


Les principales régions sèches d’Afrique sont les déserts du Sahara au Nord, ceux du Kalahari
et de la Namibie au Sud.
Les régions sèches présentent un relief contrasté comprenant de hauts sommets, de plateaux,
de dunes de sables (ergs), et des étendues pierreuses (regs). Les sols sont squelettiques, arides.
Dans les déserts chauds, les températures sont souvent supérieures à 50° C (avec de grands
écarts entre le jour et la nuit), des précipitations rares et faibles.
Les habitants des steppes et des déserts africains sont généralement des Bédouins, des
Touaregs et des Toubous sédentaires ou nomades. Ils vivent dans des maisons rectangulaires
faites de briques ou sous des tentes en peaux, nattes…..

L’élevage constitue une activité ancestrale des nomades. Il porte sur les espèces résistantes
adaptées à la chaleur : moutons, chèvres, chameaux, dromadaires. Ces derniers servent de
moyen de transport et assure par caravane des liaisons commerciales entre différentes
régions.
La vie des nomades est faite de déplacements continuels et saisonniers avec leurs troupeaux,
en quête d’eau et de pâturages ; c’est le nomadisme pastoral.
Les populations sédentaires des oasis produisent de céréales, légumes, melons, tomates
surtout, à l’ombre des palmiers.

LEXIQUE

Les plantes xérophiles : des plantes adaptées à la sècheresse.


L’évapotranspiration : quantité de vapeur d’eau qu’évapore un sol et que transpire la
végétation qu’il porte.
Exubérance : surabondance.
Puits à balancier : employer pour puiser l’eau d’irrigation (chadouf).

EXERCICES PRATIQUES

Observe cette photo ci-contre.

1. Dans quelles régions peut-on rencontrer ce


genre de paysage ?

2. Qu’est-ce qui explique la présence d’une telle


végétation ?

3. Pourquoi l’élevage constitue une activité


ancestrale pour les nomades ? Justifie ta réponse.
89

12 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (2) :


L’homme dans les régions semi-arides en Afrique

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- situer les régions semi-arides en Afrique ;
- décrire les caractéristiques physiques des régions semi-arides ;
- identifier les principales populations de ces régions et leur mode de vie ;
- décrire les principales activités des régions semi-arides.

STRATEGIES

Observons une carte climatique d’Afrique.


Déterminons les régions semi-arides d’Afrique.
Observons une carte d’habitat des régions semi-arides et découvrons ce qui s’y trouve.
Observons les différentes images relatives aux activités des régions du Sahel et identifions-les.
Décrivons leur importance.

CONTENU

1. Situation
Les régions semi-arides d’Afrique sont le domaine de la steppe ou sahel qui signifie « rivage »
ou « bordure », sous-entendu du désert. Le sahel est la zone de transition entre la savane et le
Sahara proprement dit. C’est une bande qui va
de la Mauritanie et du Sénégal à l’Ouest, à la
Somalie à l’Est. Dans cette bande les autres pays
concernés sont : le Burkina Faso, le Cap-Vert,
la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger,
le Sénégal, et le Tchad... Dans l’hémisphère
Sud, il couvre une aire plus restreinte autour du
Kalahari. Toutefois, d’autres pays d’Afrique
australe présentent également de zones semi-
arides telles que l’Ethiopie, le Kenya, etc.

Fig.1. Les milieux de vie en Afrique. Source : Nouvelle Géographie 6è,


IPAM-EDICEF, 1992
90

Le paysage Sahélien est fait d’herbes en touffes séparées par du sol nu, d’arbustes épineux
(acacias) et baobabs...

2. Un paysage sahélien du Tchad.


1. Un paysage du Sahel (Sénégal).

2. Aspects physiques
Le relief au Sahel s’apparente à celui du désert. Aux creux des cuvettes du Niger et du Tchad
s’étendent de vastes plaines sablonneuses souvent hérissées de dunes. Entre ces plaines, les
plateaux offrent des surfaces monotones et aux rebords découpées en falaises. Moins étendues,
les zones montagneuses se réduisent à quelques massifs volcaniques comme l’Aïr.

Le Sahel est le domaine des alizés. Les températures y sont élevées, avec des moyennes
annuelles dépassant 25° C. La température reste plus élevée le jour et basse la nuit. A mesure
que l’on remonte vers le nord, le total de pluies diminue tandis que s’allonge la saison sèche.
Les pluies y sont irrégulières, la pluviosité ayant fortement baissée depuis 1973 favorise
l’avancée notable du désert.

Fig. 2. Cultivateurs et éleveurs dans l’Afrique sahélienne.Source : Géographie de l’Afrique 3è, Hatier, 2008
91

Dans la zone sahélienne, la saison des pluies est très courte, mais suffisante pour faire vivre des
végétaux adaptés à la longue sécheresse. La formation végétale du Sahel, la steppe comprend
des herbes et des arbustes épineux à
racines profondes.
Le domaine sahélien passe de la savane
herbeuse à la pseudo-steppe. Les
arbres, pour la plupart, des épineux
(acacias) sont de plus en plus rares au
fur et à mesure que l’on s’approche de
la bande saharienne.

3. La steppe au Tchad.

On y trouve également de balanites aegyptiaca, le plus souvent à l’état de buissons hérissés


d’épines très puissantes. Par endroit on rencontre des oasis, points d’eau à fleur du sol qui
entretiennent une verdure et de palmiers dattiers.

Le réseau hydrographique des régions semi-arides se présente de manière discontinue. Mis à


part le Lac Tchad, le Nil et le Niger qui présentent des eaux permanentes, les oueds sont des
cours d’eau temporaires et irréguliers.

4. Rivière Omo en zone steppique (Ethiopie) 5. Lac Tchad en janvier 1973

3. Aspects humains

Les régions semi-arides en Afrique sont peuplées de sédentaires et de nomades.


Les nomades vivent généralement dans des campements (féricks), leurs habitats sont faits des
tentes en peaux de bovin et de tapis en poils d’animaux, des nattes. Les populations nomades
des régions semi-arides sont entre autres : les Touaregs, les Maures, les Berbères, les Peuls, les
Arabes…. Le mobilier est simple : des nattes et tapis, quelques ustensiles, des coffres pour les
vêtements et les bijoux.
92

6. Campement de nomades au Mali 7.Habitat d’éleveur Peuls au Niger

La population sédentaire du Sahel vit groupée en villages. Les maisons rondes ou


rectangulaires, y sont quelquefois en dur et généralement faites en pisé (un mélange de terre et
de paille). Les villages sont installés à lisière des oasis, là où l’irrigation n’est plus possible.

8. Village du Sahel (Niger) 9.Un village de la zone sahélienne du Tchad.

Dans le village, ou à proximité, le « souk » est le lieu où se font les échanges et/ou se retrouvent
périodiquement, paysans et nomades.

4. Mode de vie et aspects économiques


Les populations des régions semi-arides d’Afrique vivent de l’élevage, de l’agriculture et de
l’artisanat.

4.1 Mode de vie

Pour les éleveurs, leur vie est faite de déplacements saisonniers avec leurs troupeaux en quête
de pâturage et d’eau : c’est la transhumance. Dans ces régions, le nomadisme se fait selon des
itinéraires (appelés quelquefois couloirs de transhumance) constamment modifiés au gré des
pluies et des exploitations des surfaces cultivables. L’élevage est étroitement associé à leur vie,
leur éducation, leur organisation. Pour tous, la possession du grand nombre de bêtes est un
facteur de prestige. Ces populations ont pour base alimentaire le lait (frais ou caillé), du beurre,
de la viande. Cette alimentation est complétée par des céréales et des dattes.
93

Les populations sédentaires du Sahel ont un


mode de vie liée à l’exploitation de la terre et de
petit élevage de ruminants ainsi que de la volaille.
Ils vivent des produits de l’agriculture, de la
pêche, de la chasse ainsi que des revenus de
produits artisanaux. Certains d’entre eux
pratiquent le commerce.

4.2 Aspects économiques


4.2.1 L’élevage
Le milieu sahélien autorise la pratique de
l’élevage. Les troupeaux sont variés : des bœufs
zébus, des chèvres, des moutons et des
dromadaires. Ils sont importants; on estime
que les régions sahéliennes ont de 60 à 70 % du
Fig. 3. Les éleveurs dans le Sahel
bétail de l’Afrique occidentale. Source : Géographie de l’Afrique 3è, Hatier, 2008

L’élevage est l’affaire d’éleveurs spécialisés. Aux éleveurs comme aux sédentaires, les animaux
de bâts (bœufs, dromadaires, ânes) servent de moyen de transport.
La vente du bétail procure aux éleveurs de devises.

10. Le berger et son troupeau au Tchad 11. Elevage en pays masaï

4.2.2 L’agriculture

La zone agro-pastorale dans le Sahel se situe sur une bande qui reçoit 100 à 600 mm de pluie
par an.
Loin des fleuves, l’agriculture est une loterie dans le Sahel. Cette agriculture peut être pluviale
ou irriguée. Elle n’est possible que dans la courte période pluvieuse qui s’échelonne de juin à
octobre, quelquefois, seulement de juillet à septembre. La moindre irrégularité dans le rythme
ordinaire des pluies compromet les récoltes. Seuls sont favorisés les abords des fleuves
« cultures de décrues » mettant à profit les traces d’eau et l’humidité laissée par les crues. On
ensemence pour la pépinière et s’ensuit le repiquage au fur et à mesure que la crue se retire.
94

, on cultive des céréales, de légumes divers. Ces cultures se pratiquent à l’ombre des palmiers
dattiers où l’irrigation est possible à l’aide des moyens rudimentaires comme le puits à balancier
ou de petits barrages faits de branchages et de pierres pour retenir les eaux.

12. Labour à l’araire en Ethiopie, Microsoft Encarta, 2009 13. Puits à balancier au Tchad. Microsoft Encarta, 2009

4.2.3. L’artisanat

Fabriquer les objets dont on a besoin est le travail de tous. On n’a recours à des artisans
professionnels que pour ceux des objets qui requièrent des techniques et outillage plus
complexes comme pour le travail du fer, le tissage, la maroquinerie… Il faut souligner le
travail très généralisé de la poterie et de la vannerie qui exploitent les recettes séculaires pour
produire et fixer les couleurs. Cet artisanat qui vise à satisfaire avant tout les besoins du groupe,
justifie aussi quelques échanges sur les marchés.

14. Tressage d’une natte en roseaux.

L’artisan peut être marchand mais, le plus souvent le commerce est laissé à des marchands
spécialisés.
95

Aujourd’hui, l’industrialisation a bouleversé le mode de vie des Sahéliens. Dans beaucoup de


pays de cette zone, le système cultural est passé de l’utilisation des outils rudimentaires comme
la houe et la daba, les puits à balanciers à celle des charrues, de motopompes, de barrages
modernes, voire de tracteurs.

La surexploitation des ressources naturelles a fait qu’autour de la plupart de grandes villes


sahéliennes, on ne trouve pratiquement plus de bois dans un rayon d’environ 50 km. Si rien
n’est fait pour inverser les tendances actuelles, le Sahel va certainement vers des situations
critiques pour la préservation de son fragile équilibre écologique.

ÉVALUATION
Quels sont les pays d’Afrique touchés par le Sahel ?
Décris le relief de la zone semi-aride.
Quelle est la formation végétale des régions semi-arides ?
Quel genre de vie adopte la population du Sahel ?
Enumère les activités pratiquées dans la zone Sahélienne.

RESUME
Les régions semi-arides d’Afrique sont le domaine de la steppe ou sahel qui signifie
« rivage » ou « bordure », sous-entendu du désert.

Le relief au Sahel est composé généralement de cuvettes, de plaines sablonneuses hérissées


de dunes, de plateaux, de falaises. Le Sahel est le domaine des alizés avec des écarts de
température élevés.

Les régions semi-arides en Afrique sont peuplées de sédentaires et de nomades habitant soit
des tentes, des huttes, des maisons rectangulaires ou des cases en pisé.

Les populations des régions semi-arides d’Afrique vivent de l’élevage et de l’agriculture.


L’agriculture est pluviale ou irriguée, basée sur la production céréalière de subsistance : le
sorgho, le millet, le blé, l’orge, l’arachide.

L’artisanat est pratiqué à la fois par la population nomade et sédentaire.

LEXIQUE :
Falaises : pentes raides le long de la mer.
Le balanites aegyptiaca : nom scientifique du « savonnier », arbre épineux du Sahel.
Un facteur de prestige : un élément d’attrait qui frappe l’imagination et qui inspire
l’admiration.
Les devises : une monnaie émise par une banque ; ici, les ressources produites.
Les cultures de décrues : les cultures pratiquées après le retrait des eaux d’inondation
La maroquinerie : le travail de la fabrication des objets en cuir.
96

EXERCICES PRATIQUES

1. Situe sur une carte d’Afrique, les régions semi-arides.


2. Compare ces deux types d’habitat.

3. Qu’est-ce qui justifie le déplacement constant des nomades ?


97

13
lancier
OBJECTIFS
Microsoft
au Tchad.
PEDAGOGIQUES
L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (3) :
L’homme dans les régions tropicales humides
en Afrique

Encarta,2009
A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :
- situer les régions tropicales humides d’Afrique ;
- décrire les caractéristiques physiques des régions tropicales humides d’Afrique ;
- identifier les principales populations de ces régions et leur mode de vie ;
- décrire les principales activités des régions de savane.

STRATEGIES

Observons une carte tropicale d’Afrique.


Identifions les régions tropicales d’Afrique.
Observons une image de populations des régions tropicales humides d’Afrique et analysons.
Observons les images des activités des zones tropicales humides et décrivons-les ;

CONTENU

1. Situation

Les milieux tropicaux se situent grossièrement, dans chacune des hémisphères, entre 5° et 15°
de Au
latitude, Sahel,
avec des variations selon les régions. Plus précisément, le climat tropical humide
règne en particulier, le long du Golf de Guinée, de la Sierra Leone à la Côte-d’Ivoire. Dans la
l’agriculture
région des Grands
est basée sur la Lacs, sauf sur les reliefs élevés, les précipitations sont inférieures à 1 500
mm prod
par an. Le climat tropical humide est donc intermédiaire entre le climat équatorial et le
climat aride.

2. Aspects physiques

Dans les régions tropicales humides, le relief est constitué des montagnes (comme le
Kilimandjaro), de hauts plateaux (plateaux du Zambèze…), de bas plateaux (moins hauts mais
plus vastes et monotones), des cuvettes comme celle du Tchad, du Bahr El Gazal et des plaines
côtières d’Est et d’Ouest.

A la différence des zones désertiques, ces régions se caractérisent par la présence d’une saison
pluvieuse plus ou moins longue, qui revient chaque année à la même période. Elles sont le
domaine des alizés (l’harmattan et la mousson) dont le balancement est à l’origine de la saison
sèche ou de la saison des pluies. Au contact de ces alizés, l’air s’élève et se refroidit ; cela
produit des pluies abondantes (plus de 900 mm de pluies par an) pendant l’été et l’automne
dans l’hémisphère Sud ; la saison sèche correspond aux mois de l’hiver et du printemps.
98

Les températures moyennes de ces régions ne descendent


généralement pas au-dessous de 18°C et les amplitudes
thermiques annuelles ne dépassent pas 10° C.
Les régions tropicales humides sont le domaine de la savane. Dans
les zones les plus arrosées, proches de la forêt, subsistent des
forêts galeries le long de cours d’eau ; la savane peut être plus ou
moins arbustive ou piquetée de grands arbres comme la savane-
parc avec ses baobabs. Plus loin encore, la savane devient
herbeuse, d’une herbe drue et verte qui peut atteindre 3 mètres de
haut en saison des pluies, jaunes et touffes éparses durant la saison
sèche.
Fig. 1. Climat tropical humide. Sikasso (Mali)
T° moy.27, °3, total p. 1329 mm
Source : Nouvelle Géographie 6è, IPAM-EDICEF, 1992

La faune des régions de savanes est très riche. L’importance de l’herbe explique celle des
herbivores : zèbres, antilopes, girafes, buffles, éléphants etc. Graines et bulbes des plantes sont
la nourriture des nombreux rongeurs, lièvres et rats. Des carnivores prospèrent à leurs dépens :
lions, panthères, hyènes etc. Il faut aussi noter la présence des reptiles, des oiseaux échassiers,
marcheurs et coureurs ainsi que des insectes.

1. Eléphants d'Afrique parcourant la savane. 2. Antilopes dans une savane sèche.

Les sols de la savane sont moins profonds moins humides que ceux de la forêt tropicale mais
ils sont tous aussi fragiles. L’érosion peut creuser de profonds ravins dans les sols en pente, et
les sols peuvent être stérilisés par une cuirasse ferralitique et latéritique.

Les cours d’eau du domaine tropical humide se gonflent pendant la saison des pluies (mai-
septembre) et s’amenuisent en période sèche (octobre-avril). Ces cours d’eau sont, entre autres,
ceux du bassin du Tchad (le Chari et le Logone), du Zambèze, du Bahr El Gazal (le Nil) et du
Congo (le Congo dans sa partie tropicale humide). Dans ces régions des lacs importants s’y
trouvent également : lac Victoria, lac Tanganyika, lac Malawi… ainsi que des petits lacs : lac
Kariba (entre la Zambie et le Zimbabwe), lac Tana (Ethiopie), lac Turkana (au Kenya) ainsi
que le lac Léré (au Tchad) abritant des espèces rares comme le lamantin.
99

3. Le Congo : des eaux abondantes et profondes 4. Les chutes du Zambèze (Zimbabwe),


,
3. Aspects humains

Dans les régions tropicales humides vit une population bigarrée d’éleveurs et d’agriculteurs.
Cette population est essentiellement formée de Noirs, composée de plusieurs sous-groupes :
soudanais, congolais de l’Afrique centrale, des Bantous de l’Afrique australe et les Nilotes en
Afrique orientale. D’autres groupes sont métissés comme les Ethiopiens, les Peuls et les Masaïs.

Les agriculteurs de la savane s’établissent dans des villages, des hameaux et des fermes isolées.
Ils y vivent regroupés en familles dans des habitations construites en matériaux locaux, (argile,
bois divers, bambou, paille etc.), serrées
les unes contre les autres. Non loin des
cases sont installés des greniers, souvent
surélevés, pour la conservation des
récoltes.

5. Un village dans la région du Logone au Sud du Tchad.

Les nomades quant à eux, ont souvent une case, en natte ou en peau, facilement démontables et
légère à transporter. Cette habitation est donc adaptée à des déplacements continuels. Peu de
matériels, quelques ustensiles de cuisine sont portés par des bœufs porteurs.
Aujourd’hui, avec la modernité, l’habitat est fait de plus en plus de maisons carrées,
rectangulaires couvertes de tôles et en zones urbaines la tendance est aux maisons faites en
matériaux durables (parpaings et de bétons).

4. Mode de vie et aspects économiques


100

4.1 Mode de vie


Les peuples d’agriculteurs des régions
tropicales humides vivent d’agriculture
sur brulis dans
les zones de forêt claire, de la savane
arborée ou arbustive. Le paysan
exploite pendant des années le sol
jusqu’à épuisement puis il l’abandonne
et le laisse en jachère afin qu’il se
reconstitue. La population de ces
régions tropicales humides tire sa
nourriture des céréales qu’elle cultive.
6. Le labour à la houe au Sud du Tchad.

Les populations de ces régions humides d’Afrique ont leurs coutumes, leurs cérémonies riches
en chants et en danses lors des semis, des récoltes, de mariage, de deuil, et autres évènements
marquant leur vie quotidienne.

Pour les populations de pasteurs, la principale activité est l’élevage de bétail. Elles tirent leurs
subsistances des ressources animales qu’elles complètent de céréales obtenues chez les
agriculteurs en échanges de leurs produits. Les naissances, les mariages sont des occasions de
grande fête durant laquelle, les éleveurs pratiquent un sacrifice de bétail. Chez les Massaïs et
les Peuls par exemple, les mariages se font entre membre de la même famille, souvent par
cousinage pour éviter de ne pas partager les troupeaux.

4.2 Aspects économiques

4.2.1 Agriculture

Certaines pratiques agricoles comme l’agriculture sur brûlis sont communes aux paysans des
milieux équatoriaux et tropicaux. Au début de saisons des pluies, on incendie les savanes pour
préparer le sol à la culture. Le défrichage se fait à l’aide des outils simples comme la houe, la
daba, la hache, la machette, etc. Après quelques années de cultures, il faut abandonner le champ
à la jachère et s’en aller défricher un autre espace. Dans la gamme de cultures prédominent les
céréales (mil et sorgho, maïs, riz) ainsi que de tubercules (igname, manioc, patate douce…).
Les récoltes sont conservées dans les greniers faits en paille ou en terre et isolés du sol par des
supports en bois ou de pierres pour les protéger des insectes et des rongeurs.
101

7. Grenier à mil dans le milieu sara, 8. Grenier de pays moundang,

Dans les zones densément peuplées où la surface cultivable est limitée, les champs sont
soigneusement délimités, divisés en parcelles et exploités de façon intensive. Sur chacune des
parcelles ces paysans pratiquent la rotation, l’association de cultures ou l’assolement. Ils
associent à l’agriculture, l’élevage qui fournit un engrais naturel. Dans les villages tchadiens de
savane à forte densité, les champs s’étendent quelquefois en auréoles concentriques autour de
ceux-ci.

De plus en plus l’agriculteur associe aux cultures vivrières des cultures commerciales telles que
l’arachide, le riz, le coton, le tabac…qui lui procurent de revenus lui permettant de s’acheter
des produits manufacturés. Suivant l’exemple des plantations (cacaoyers, bananiers, manguiers,
goyaviers…) il livre ses récoltes à des sociétés d’Etat ou privées.

Avec l’apport de la modernisation


des moyens de production, on passe
de l’agriculture de subsistance à une
agriculture dont le rendement est
plus important grâce à la sélection
des semences, à l’utilisation des
charrues, des tracteurs et des
pesticides.

9. Labour au tracteur au Tchad.


102

4.3 L’élevage

10. Un troupeau d’ovins, de caprins d’élevage domestique, 11. Un troupeau de bœufs d’éleveurs nomade.

La savane est le domaine de l’élevage. En Afrique des savanes, le petit bétail familial est partout
présent : caprins, ovins, porcins, volaille… Le gros bétail apparaît surtout dans la savane
herbeuse. Il est souvent la propriété d’éleveurs nomades qui parcourent la savane et pendant la
saison sèche font pâturer leurs troupeaux sur les champs laissés en jachère par les agriculteurs.
La cohabitation entre éleveurs et agriculteurs est parfois source de conflits. Pourtant, ceux-ci
sont obligés de vivre ensemble sur le même terroir de façon complémentaire pour un
développement harmonieux et durable.

4.2.3 L’artisanat

Les outils traditionnels en Afrique des savanes sont fabriqués par de multiples petits artisans.
Ces artisans sont entre autres : les potiers, les tisserands, les vanniers…Les forgerons, installés
à l’air libre ou sous des abris de fortune, fabriquent les houes et les haches nécessaires à la
culture, des armes blanches pour la chasse, sur une enclume constituée d’une masse de fer.
De nos jours, l’amélioration des techniques artisanales a fait apparaître un nouveau type
d’artisans notamment, des orfèvres, des teinturiers, des menuisiers, des sculpteurs…

12-13.Des objets
d’art
103

Grâce au développement de la
technologie et des sources
d’énergies nouvelles, dans les
régions tropicales humides
d’Afrique, d’importantes usines y
sont implantées. Du coup,
l’artisanat se modernise, se
perfectionne, les moyens de
productions agricoles et dans le
domaine pastorale et autres
permettent de meilleurs
rendements.

14. Usine textile de Sarh au Tchad.

ÉVALUATION
Quels sont les principaux aspects du relief de la zone tropicale humide ?
Cite les principaux cours d’eau et lacs de cette région.
Décris la population de ces régions et leur habitat.
Quel est le mode de vie des populations des régions tropicales humides d’Afrique ?
Quelles sont les principales activités des populations sédentaires de ces régions ?

RESUME

Les milieux tropicaux se situent grossièrement, dans chacune des hémisphères, entre 5 et 15
° de latitude, précisément entre le Tropique du Cancer et le Tropique du Capricorne, hormis
la bande équatoriale et les milieux arides.
Les régions tropicales humides se caractérisent par deux saisons distinctes : une saison
pluvieuse et une saison sèche. Ce sont des régions où soufflent les alizés. Elles sont le
domaine de la savane avec une faune riche et diversifiée.
Les régions tropicales humides ont une population bigarrée d’éleveurs et d’agriculteurs,
formée essentiellement des Noirs et des métis. Elle vit, selon les milieux, dans d’habitats
traditionnels ou modernes.
Les populations de ces régions pratiquent une agriculture sur brûlis en associant l’élevage
qui fournit de l’engrais naturel. Le travail se fait généralement à l’aide des outils simples et
la jachère intervient quand le sol s’appauvrit.
En Afrique des savanes, le petit bétail familial est partout présent et l’élevage de gros bétail
est la spécialité des nomades.
Les outils traditionnels en Afrique des savanes sont fabriqués par de multiples petits artisans.
104

LEXIQUE :
Des forêts galeries : des forêts denses, formant de longues bandes de part et d’autres des cours
d’eau de la savane
Une herbe drue : une herbe qui a de touffes ou de pousses serrées et abondantes
Une population bigarrée : une population variée, disparate, hétérogène
L’agriculture sur brûlis : une agriculture basée sur la pratique qui consiste à brûler la
végétation pour fertiliser le sol grâce à la cendre
Un orfèvre : une personne qui fabrique ou qui vend des objets d’ornement et de parure en
métaux précieux
Un teinturier : une personne qui fait la décoration sur les étoffes, le cuir

EXERCICES PRATIQUES
1. Sur une carte, situe la zone
tropicale humide.

2. Observe cette photo. Pourquoi


trouve-t-on ce genre
d’animaux dans ce paysage ?

3. L’agriculture sur brûlis se


pratique-t-elle dans ta localité ?

4. Pourquoi ? Quels inconvénients


comporte cette pratique ?
105

14
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (4) :
L’homme dans les régions équatoriales en
Afrique

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- situer les régions équatoriales en Afrique ;
- décrire les caractéristiques physiques des régions équatoriales d’Afrique ;
- identifier les principales populations de ces régions et leur mode de vie ;
- décrire les principales activités des régions équatoriales ;
- expliquer les conséquences de l’exploitation forestière

STRATEGIES

Observons une carte d’Afrique et délimitons la partie équatoriale.


Observons des images d’habitat et des populations des régions équatoriales et découvrons ce
qui s’y trouve.
Observons des photos ou images des activités des régions équatoriales d’Afrique et décrivons-
les.

CONTENU

1. Situation
Situé aux basses latitudes, du 10è parallèle Nord au 5è parallèle Sud, le milieu équatorial
d’Afrique couvre la cuvette du Congo, les côtes du Golfe de Guinée, du Mozambique et de l’Est
de Madagascar. C’est le domaine de la forêt équatoriale dense et humide. Elle est toujours verte
et cela s’explique par le climat chaud et humide.

2. Aspects physiques

L’Afrique équatoriale présente un relief allant de montagnes (Fouta Djalon, Ankaratra…) et


Plateaux (Adamaoua avec le Mont Cameroun…) à la cuvette du Congo et à la plaine littorale
du Golfe de Guinée.

Le climat équatorial règne sur la bordure d’une partie du Golfe de Guinée, la Cuvette du Congo
de part et d’autre de l’Equateur et la bordure Est de Madagascar. Il est caractérisé par la chaleur
et l’humidité tout au long de l’année. Les températures oscillent entre 24° et 32 ° C avec une
humidité quasi permanente comprise entre 70 et 90 %. A cause de la chaleur intense qui y règne,
l’évaporation est forte et le ciel toujours nuageux. C’est un climat monotone qui ne connaît
qu’une seule saison : il pleut abondamment presque tous les jours surtout en fin d’après-midi.
La hauteur des pluies dépasse toujours 3 mètres par an. Cependant, certains pays (Gabon,
Congo…) subissent une saison plus sèche pendant 1 à 3 mois, mais les précipitations
mensuelles y sont toutefois supérieures à 40 mm.
106

Fig. 1. Carte de Climats en Afrique, Nouvelle Géographie Fig. 2. Diagramme ombrothermique du climat équatorial à Douala
6è, IPAM-EDICEF, 1992 Source : Géographie 6è, Hatier, 2008

Les pluies régulières alimentent plusieurs fleuves dont le gigantesque Congo. La forêt est
toujours verte (sempervirente) et étagée : les très grands arbres forment une voûte à 25 ou 30
mètres de haut. Au-dessous, se développent arbustes, palmiers et fougères. Le sous-bois est
pauvre en herbe, à cause de la pénombre et l’air humide, chargé de gaz carbonique. La flore y
est très riche, surtout dans la forêt primaire, avant que les défrichements ne l’aient dégradée.
Dans les forêts de Côte-d’Ivoire, on peut trouver jusqu’à 100 espèces d’arbre à l’hectare.

1. La forêt dense en Côte-d’Ivoire, 2. Les arbres de la forêt au Gabon.

La vie animale s’adapte à l’étagement de la végétation. Au sol vivent des insectes, dont la
redoutable mouche tsé-tsé qui inocule aux hommes et aux bêtes la maladie du sommeil et les
araignées qui prolifèrent dans les végétaux en décomposition ainsi que des reptiles et petits
mammifères qui se nourrissent des premiers. D’autres espèces dites arboricoles évoluent sur
des branches : oiseaux au plumage éclatant, singes, pythons, boas…
107

La faune des forêts denses africaines, en particulier les herbivores, se caractérise par sa faible
taille, comparée aux espèces de la savane.

Les sols de la zone équatoriale sont fragiles. Les défrichements privent le sol de la protection
des racines. A la saison humide, les eaux courantes entraînent dans le sous-sol, les sels minéraux
qui en constituent la fertilité. De plus, les eaux de ruissellement érodent violemment le sol mis
à nu.

Quand vient la saison sèche, l’évaporation sur un sol non protégé peut entraîner la remontée
des particules, de fer et d’alumine : le sol prend une belle couleur rouge, mais il devient dur et
stérile. Il est dit ferralitique.

3. Aspects humains
Dans la forêt équatoriale d’Afrique vivent les Négrilles ou Pygmées. Ces hommes de petites
tailles sont probablement les descendants des plus anciennes populations de l’Afrique jadis
refoulées par les peuples noirs dans la forêt où ils errent, répartis en petits groupes familiaux.
Au hasard de leurs déplacements, ils établissent leurs campements dans des petites clairières
débroussaillées. Ils habitent des huttes en branchages recouvertes de larges feuilles et d’autres
peuples agriculteurs tels les Bantous d’Afrique centrale fondent des villages à la lisière de la
forêt, le long des fleuves et des rivières. L’habitat est généralement fait de maisons
rectangulaires ou carrées en briques couvertes de paille. De nos jours, les habitations sont
construites en matériaux plus durables, l’habitat se modernise.

3. Habitat pygmée, 4. Séchage du manioc (Centrafrique)

4. Mode de vie et aspects économiques


4.1 Mode de vie
Dans la zone équatoriale vivent des populations ayant de modes de vie spécifiques, compte tenu
de leur milieu.
Les Pygmées des forêts équatoriales d’Afrique se nourrissent essentiellement de gibier et des
fruits. En échange de viande et de miel, ils se procurent de céréales chez les peuples voisins.
108

Les hommes sont des chasseurs patients, adroits à traquer le gibier. Ils possèdent la
connaissance capitale des habitudes et des mœurs de tous les animaux, allant jusqu’à imiter à
la perfection le cri de l’antilope mâle, pour attirer infailliblement les femelles. Les Pygmées
vivent également des produits de la pêche qu’ils pratiquent sur les côtes ou dans les fleuves ;

Les femmes s’occupent de la cueillette y compris celle du miel sauvage.

Les Bantous quant à eux, vivent de produits de l’agriculture pratiquée dans les clairières et sur
les lisières de la forêt dense. Ils échangent aussi des céréales ou de tubercules contre du gibier
et du miel de leurs voisins, les Négrilles.

4.2 Aspects économiques

Les régions équatoriales d’Afrique présentent deux types des populations qui exercent selon la
spécificité de leur milieu, des activités diverses plus ou moins complémentaires. Ces
populations de la forêt dense d’Afrique pratiquent encore l’économie de cueillette.

4.2.1 Activités des Pygmées


Les Pygmées surtout, récoltent tout ce qui peut être utile ou consommé : fibres végétales, fruits,
miel. La chasse est l’une de leurs activités principales. Ils utilisent surtout de filets tissés avec
l’écorce de lianes ou des arbres. Connaissant
bien l’habitude des animaux, ils les
encerclent dans leurs filets, ou bien ils les
piègent dans des fosses et des trappes ou avec
des nœuds coulants des lianes. Plus souvent,
ils se servent de lances et d’arcs aux flèches
empoisonnées. Aidés par leurs chiens, ils
s’attaquent aux plus gros animaux, même
aux éléphants. Ils pratiquent aussi la pêche
dans les fleuves et les rivières.

5. Un peuple chasseur : les Pygmées,

Certains Pygmées se sont initiés aujourd’hui à l’agriculture et vivent aujourd’hui dans des
hameaux de huttes non loin des villages des Bantous.

4.2.2 Les activités des Bantous

- Agriculture vivrière
Les Bantous sont des peuples d’agriculteurs. Ils défrichent par le feu des lambeaux de forêt
qu’ils exploitent pendant quelques années jusqu’à épuisement du sol. Toutefois, ils épargnent
çà et là les espèces utiles qui procurent de l’huile en particulier, le karité ou le palmier à huile.
Ils abandonnent ensuite le champ à une longue jachère et ouvrent une seconde clairière.
109

Le changement de champs s’accompagne du déplacement temporaire ou définitif du village :


c’est une agriculture itinérante.

6. Dans la forêt ivoirienne… clairière cultivée au premier plan. Défrichement et brûlure au second plan

L’agriculture itinérante est fondée sur une polyculture vivrière destinée à la consommation ;
manioc, igname, maïs, riz et plantain sont les principales productions, différemment associées
suivant les traditions culturales. Les moyens techniques utilisés étaient rudimentaires :
machette, houe, hache, etc. Ils sont adaptés à une agriculture extensive dans laquelle l’espace
compte peu, avec des rendements faibles à l’hectare.

- Les cultures de plantation

Le milieu de la forêt équatoriale est par excellence


le domaine de caféiers, théiers, cacaoyers,
palmiers à huile, hévéas (arbre à latex que l’on
transforme en caoutchouc), bananiers, etc.

Développées et modernisées, les plantations sont


aujourd’hui, la propriété des sociétés privées
étrangères ou de l’Etat ou encore de riches
particuliers. Il existe aussi de petites plantations
paysannes, qui associent cultures commerciales et
cultures vivrières comme en Côte-d’Ivoire.
7. Plantation d’hévéa en Côte-d’Ivoire
110

Les grandes plantations s’étendent parfois sur des dizaines d’hectares. Tout est mis en œuvre
pour produire la quantité la plus forte, même
sur un espace limitée : matériel moderne,
sélection de variétés, moyens de transport
lourds, transformation partielle.

Ce mode de mise en valeur agraire apporte


aux planteurs, coopératives ou sociétés
privées des revenus substantiels et aux Etats
d’importantes recettes d’exportation. 8. Palmiers à huile au Gabon.

4.2.3 Les conséquences de l’exploitation forestière en Afrique équatoriale

La forêt est une richesse. Elle est exploitée comme source d’énergie, sous forme de bois de
chauffe et de charbon de bois. Surtout, la forêt équatoriale est riche en essence rare : acajou,
iroko, okoumé, ébène, samba. Ces bois
précieux sont recherchés par les ébénistes, les
industriels de la construction, de
l’ameublement et par les imprimeurs pour la
pâte à papier. Le bois abattu dans la forêt est
acheminé par flottage sur les cours d’eau
jusqu’au lieu où il sera débité puis utilisé. La
forêt est donc intensément exploitée. Elle
crée des emplois et procure des recettes aux
Etats.
9. Rondins près du port d'Abidjan (Côte d'Ivoire)

L’abattage sans discernement des arbres pour les bois ou pour y substituer des champs, détruit
la forêt primaire et, avec elle, un équilibre fragile : des espèces animales et végétales
disparaissent ; l’eau de pluie n’étant plus retenue au sol par la végétation, s’évapore, la
sècheresse s’installe et les sols se dégradent. Bien plus, la disparition progressive de la forêt
équatoriale n’affecte notre planète dans son ensemble : grâce à l’évapotranspiration, les grands
arbres constituent un « poumon vert » indispensable. La savane arborée qui remplace la forêt
défrichée ne remplit pas le même rôle.

ÉVALUATION

A quelle latitude se situe la zone équatoriale d’Afrique ?


Comment se présente le trait physique des régions équatoriales d’Afrique ?
Quels sont les principaux peuples des régions équatoriales d’Afrique ? Quel est leur mode de
vie ?
Quelles sont les activités dominantes des peuples de ces régions ?
Pourquoi la surexploitation de la forêt équatoriale d’Afrique est une menace pour notre
planète ?
111

RESUME

Le milieu équatorial d’Afrique couvre la cuvette du Congo, les côtes du Golfe de Guinée, du
Mozambique et de l’Est de Madagascar. C’est le domaine de la forêt équatoriale dense et
humide.
Le climat équatorial est caractérisé par la chaleur et l’humidité tout au long de l’année. Les
températures oscillent entre 24 et 32 ° C avec des pluies abondantes dépassant 3 mètres par
an.

La vie animale s’adapte à l’étagement de la végétation : insectes, reptiles et petits


mammifères.

Dans la forêt équatoriale d’Afrique vivent les Négrilles ou Pygmées qui habitent des huttes
en branchages recouvertes de larges feuilles et qui vivent de produits de la cueillette et de la
chasse. Certains Pygmées s’initient à la pratique de l’agriculture. Les autres peuples sont les
Bantous, agriculteurs vivant dans des maisons en briques couvertes de paille.

La surexploitation de la forêt équatoriale d’Afrique à des fins commerciales et industrielles


l’expose à la disparition progressive qui affecte notre planète dans son ensemble.

LEXIQUE

Un climat monotone : un climat qui ne varie pas, qui est toujours le même.
Sempervirente : qui est toujours verte, ici, forêt dont le feuillage ne se renouvelle pas avec les
saisons.
La flore : l’ensemble des espèces de plantes qui poussent dans une région donnée.
La forêt primaire : la forêt originelle à laquelle l’homme n’a pas fait subir de modifications.
Le gibier : l’ensemble des animaux que l’on chasse.
L’agriculture itinérante : une agriculture qui se pratique en déplaçant les champs chaque
année.
Une polyculture vivrière : une pratique d’agriculture basée sur plusieurs cultures vivrière.
Poumon vert : ici, il s’agit de la végétation qui nous donne pendant le jour de l’oxygène que
nous respirons.
Etagement : disposition de ce qui est étagé, ici les différentes strates de la forêt.
112

EXERCICES PRATIQUES

1. Sur une carte d’Afrique délimite les régions équatoriales.

2. Sur la base des données de température et des précipitations du tableau ci-dessous,


construis la courbe ombrothermique d’Abidjan.

Mois Températures (en ° C) Pluies (en mm)


janvier 12 25
Février 20 40
Mars 27 115
Avril 26 180
Mai 27 380
Juin 25 620
Juillet 25 200
Août 24 25
Septembre 27 58
Octobre 28 230
novembre 27 185
décembre 25 110

3. Que représente cette photo ? Où peut-on


rencontrer un tel paysage ? Décris-le.

4. Quelles espèces d’animaux peuvent vivre


dans ce genre de milieu ?

5. Quelles conséquences une exploitation


abusive de ce milieu peut engendrer ?
113

15
L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (5) :
L’homme dans les régions tempérées hors
d’Afrique

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :
- situer sur une carte les zones tempérées hors d’Afrique ;
- décrire les aspects physiques des zones tempérées hors d’Afrique ;
- identifier les différentes populations de ces zones ;
- expliquer le mode de vie et les activités économiques de ces régions.

STRATEGIES
Observons une carte et localisons les zones tempérées hors d’Afrique puis décrivons-la ;
Observons les photos ou images des différents milieux tempérés hors d’Afrique et analysons-
les.

CONTENU
1. Situation géographique

Fig. 1. Carte simplifiée des climats mondiaux

Les régions tempérées hors d’Afrique sont situées entre le parallèle 30° et 50° de latitude dans
l’hémisphère Nord et Sud. Ces régions sont caractérisées sur le plan climatique par quatre
saisons : l’automne, l’été, le printemps et l’hiver. Elles sont marquées par la rigueur de la saison
114

froide (hiver) et de la saison chaude (été). Les zones tempérées sont le domaine des vents
d’Ouest avec un temps très variable. Les températures moyennes annuelles sont relativement
faibles et ne dépassent guère 20°C. Le froid constitue une contrainte beaucoup plus que les
précipitations. Les températures permettent de distinguer des régions nettement tranchées
même si la présence de l’Océan et l’immensité des continents, surtout dans l’hémisphère Nord,
introduisent des nuances régionales.

Dans ces zones tempérées, on distingue le climat méditerranéen, le climat océanique et le climat
continental.

Sur le plan orographique, les zones tempérées hors d’Afrique s’étendent des hautes chaînes
alpines, des Pyrénées au Caucase ; des vieux socles, de l’Angleterre méridionale à la Russie,
comprenant de vastes plaines fertiles ; l’Europe alpine au Sud comprend de grands arcs
montagneux : Carpates, Alpes…

A l’Ouest du continent Nord-américain, se dresse une puissante Cordillère volcanique : les


Rocheuses au Nord ainsi que de vastes plaines centrales drainées par le Mississipi. Au Sud,
domine le plateau de Patagonie.
1.1 Climat méditerranéen
Les régions à climat méditerranéen se situent en Espagne, au Sud de la France, en Italie, au
Chili central, en Californie, et au Sud-Ouest de l'Australie.
Le climat méditerranéen est le plus chaud des climats
tempérés. Il sert de transition entre les climats de la zone
intertropicale et ceux de la zone tempérée. Les étés y sont
chauds et secs et les hivers doux et pluvieux. Les
précipitations sont souvent brutales, mais de courte durée
(en automne et au printemps). Les vents locaux sont
violents (mistral et tramontane dans le Midi de la France
par exemple).

Fig. 2. Diagramme ombrothermique du climat méditerranéen à Nice(France),


Source : Géographie 6è, Hatier, 2008

Le climat méditerranéen est le domaine de la forêt dense : le maquis, une steppe d’arbuste et
la garrigue se partage les terres. Les sols sont souvent de couleur rouge.

1.2 Le climat océanique


Le climat océanique qui règne le long des côtes notamment au Nord-ouest des Etats Unis, les
Îles britanniques, sur la façade atlantique de la France, autour de la mer du Nord et de la
Manche, sur le littoral Atlantique Nord-ouest du Maroc. Ce climat bénéficie de l’influence
adoucissante de l’Océan Atlantique. Les étés sont tièdes et les hivers doux. Les pluies,
abondantes, sont réparties sur toute l’année. La végétation naturelle est surtout forestière : les
arbres des forêts tempérées perdent leurs feuilles pendant l’hiver ; ce sont des arbres à feuilles
caduques (le Hêtre, le Boileau, le Chêne). Cette végétation s’enracine dans des sols bruns ou
gris peu épais, mais fragiles.
115

Fig. 3. Diagramme ombrothermique du climat océanique à 1. Forêt d’arbre à feuilles caduques. Fontainebleau
Valentia (Irlande) Source : Géographie 6è, Hatier, 2008 (France). En automne, les feuilles des arbres changent
de couleur puis tombent

1.3 Climat continental


Le climat continental se trouve du côté oriental des continents entre 30° et 50° de latitude (entre
l’Est et le Sud-Est des Etats-Unis, de l’Amérique du Sud, de l’Asie et de l’Australie).
Ce climat subit sans nuances les variations saisonnières de
températures (de -20°C en hiver à 30°C en été). Deux
saisons y sont fortement contrastées : un hiver long,
rigoureux et enneigé et un été court. Le climat continental
est influencé par la masse d’air polaire froid qui envahit
le continent en hiver ; le refroidissement est rapide avec,
souvent, plus de quatre mois de gel. Le réchauffement est
rapide et en juillet, la température dépasse 35°C.

Fig.4. Diagramme ombrothermique du climat continental à Prague (Tchécoslovaquie)


Source : Géographie 6è, Hatier, 2008

La végétation dans les zones tempérées continentales est constituée des arbres à feuilles
caduques (taïga avec des arbres à aiguilles) et des conifères toujours verts qui couvrent les
immenses espaces du domaine continental ; vers les hautes latitudes s’étend la forêt mixte qui
associe les feuillus et les arbres à aiguilles : érables, boileaux, hêtres, sapins. Des formations
végétales de transition révèlent les dégradations du climat. Au centre et à l’Est des continents
des latitudes tempérées, c’est la prairie. Les sols de couleur noir, appelés tchernozioms, sont les
plus fertiles.
116

2. Paysage de climat continental pendant les quatre différentes saisons

2. Aspects humains
Les milieux tempérés sont favorables à l’occupation humaine. Ils regroupent près de la moitié
de la population mondiale, principalement dans l’hémisphère Nord.
Les zones tempérées regroupent des populations de races diverses : les Blancs, principalement
en Europe et en Amérique du Nord, les Jaunes en Asie et au Sud de l’Australie, les Noirs et les
populations métissées à la pointe Sud de l’Amérique latine.

3. Mode de vie et aspects économiques


Les paysages du domaine tempéré sont avant tout l’œuvre des agriculteurs qui, depuis cinq
millénaires, défrichent les forêts pour obtenir du bois à différents usages ou pour les remplacer
par des cultures, des pâturages, des villes, des routes…

3.1 Dans la zone méditerranéenne


Dans la zone méditerranéenne, la mise en valeur agricole diffère suivant les civilisations. Dans
les montagnes méridionales de la Chine et du Japon, on protège les forêts avec un respect
religieux. Au Japon, elles occupent pourtant les 2/3 du pays. Les populations mettent en valeur
les seules dépressions, avec des rizières et les pentes de collines aménagées en terrasses, pour
y faire pousser théiers, coton et mûriers : les vers à soie s’en nourrissent. Dans les pays neufs,
les régions les plus sèches du milieu Sud chinois font l’objet d’un élevage extensif comme en
Argentine. Dans le « Sud profond » américain, la plantation a longtemps été le cadre de la
117

production de coton, de tabac et de riz ; en Floride, les marais asséchés font place à d’immenses
vergers des fruits tropicaux, propriétés de grandes compagnies privées.
Sur les plaines et montagnes, la population descend des villages perchés, au site défensif, et se
répand aujourd’hui dans les vallées : avec l’assèchement des marais, les maisons isolées s’y
multiplient. En culture sèche, poussent
olivier, vigne et céréales, les trois
piliers de l’alimentation des
méditerranéens pendant des
millénaires. L’étagement des cultures
irriguées dans les huertas d’Espagne
manifeste une communauté de
traditions tout autour de la
Méditerranée.

3. Agrumes de Floride (Etats-Unis). Floride, 1ère région productrice d’agrumes au monde

De nos jours, l’irrigation s’étend sur des périmètres de plus en plus vastes grâce à l’aspersion
qui n’exige pas un réseau coûteux de canaux. Vignobles irrigués du Languedoc, rizières du Pô,
n’ont rien à envier aux grands domaines de Californie. Les techniques actuelles rompent avec
la polyculture traditionnelle. Elles exigent des capitaux, le relai du commerce international.
Tout autour du bassin méditerranéen se construisent des complexes touristiques. Entre
Marseille et Nice, en France, se crée une des plus vastes conurbations du monde. Le tourisme
est une importante ressource de ces pays.

3.2 Dans la zone océanique


Les régions tempérées océaniques sont de grandes régions agricoles et d’élevage. Les hommes
y ont trouvé des conditions favorables de climat, de sol et de végétation. Les forêts, les landes
et les marécages sont mis en culture depuis de
nombreux siècles. Une grande variété des plantes sont
cultivées, au rang desquelles le blé.

Les terres sont drainées quand l’humidité du sol


devient un obstacle. Les Hollandais ont même gagné
des champs sur la mer par des digues et des canaux :
les polders. En France, le remembrement vise à
rassembler les parcelles trop étroites pour utiliser les
machines.

4. Polders (Hollande) .
118

L’agriculteur est condamné à améliorer sa productivité grâce aux engrais, pesticides, espèces
végétales et animales sélectionnées, tracteurs et machines à moissonner. Viande, lait, vin ou
céréales, ces produits sont immédiatement vendus aux industries agro-alimentaires.
L’agriculteur tire de cette organisation des revenus qui le font accéder à un confort comparable
à celui des citadins.

L’élevage des bovins, des moutons, des porcs et des chevaux est pratiqué par les paysans des
régions tempérées océaniques.

L’habitat dans les zones tempérées


océaniques, est groupé en villages.
Chacun se trouve au centre du
finage, le territoire exploité par la
communauté. Les chemins en
rayonnent.
En bordure de l’océan, le bocage
présente un aspect tout différent : les
hameaux et les fermes isolés se
cachent derrière des haies plantées
tantôt de buissons, tantôt d’arbres.
Les champs y sont trapus et forment
un maillage irrégulier.
5. Paysage du Morvan (France), paysage de bocage et petits champs délimités par des haies,
3.3 Dans la zone continentale
Les immenses plaines forestières ou herbeuses d’Amérique du Nord et du Sud n’ont été
défrichées que depuis le XIXe siècle. On dit que ce sont des pays neufs. L’agriculture qui était
hier extensive, est à l’époque actuelle intensive ; les cultivateurs ou farmers, utilisent des
engrais et des machines pour exploiter de grandes superficies.

Deux céréales se partagent la première place : le blé et le maïs. Le blé l’emporte à l’Ouest et au
Nord. Moissonné et battu à l’aide d’énormes « moissonneuses-batteuses », le blé est engrangé
dans de vastes silos appelés « elevators » qui se dressent le long des voies ferrées ou dans les
ports.

Dans les régions où domine le maïs, les


fermiers élèvent des bovins ou des porcs
qui sont vendus aux abattoirs et aux usines
de conserves. D’autres cultures, comme
celles du soja et de l’arachide sont
apparues dans la zone du maïs.
Les régions des terres noires produisent
70 % des céréales des Etats Unis.
6. Pampa (Argentine), région agricole la plus riche et la plus peuplée
119

Leur relief parfaitement plat est adapté à l’exploitation mécanisée, dans des domaines qui
atteignent plusieurs centaines des milliers d’hectares en Russie. Dans ce pays, des « agrovilles »
ont été spécialement construites pour les ouvriers agricoles.
En Argentine, la « pampa » constitue la région la plus riche et la plus peuplée. L’élevage bovin
qui y est pratiqué.

Les foyers de population de la zone tempérée ont largement transformé leurs milieux en espaces
à « produire » et à « vendre », exerçant ainsi leur domination sur le monde.

ÉVALUATION

Cite les continents où se situent les zones tempérés.


Décris les différents types de climats qu’on rencontre dans les zones tempérées.
Quelles sont les principales races vivant dans ces zones ?
Quelles sont les principales productions des régions tempérées selon les différentes zones ?

RESUME

Les régions tempérées hors d’Afrique sont situées entre le parallèle 30° et 50° de latitude
dans l’hémisphère Nord et Sud. Ces régions sont caractérisées sur le plan climatique par deux
saisons : la saison froide (hiver) et la saison chaude (été).
Dans ces zones tempérées, on distingue le climat méditerranéen, le climat océanique et le
climat continental.
Les milieux tempérés ont un relief contrasté allant des chaînes de montagnes aux plaines en
passant par des plateaux.
Les zones tempérées sont le domaine des vents d’Ouest avec un temps très variable. Les
températures moyennes annuelles sont relativement faibles ne dépassant guère 20°C.
Dans ces zones tempérées, on distingue le climat méditerranéen, le climat océanique et le
climat continental.
Les milieux tempérés sont favorables à l’occupation humaine. Ils regroupent les Blancs, les
Jaunes, les Noirs et les populations métissées.
Les populations de la zone tempérée ont largement transformé leurs milieux en espaces à
« produire » et à « vendre », exerçant ainsi leur domination sur le monde.

LEXIQUE
Orographique : qui rapporte à l’orographie, partie de la géographie qui traite relief terrestre.
Le maquis : l’association végétale touffue et dense qui caractérise les sols siliceux.
La garrigue : une végétation des milieux méditerranéens (buissons, plantes herbacées) sur sol
calcaire.
L’aspersion : culture par arrosage à l’aide des pivots.
Des conurbations : des groupements de plusieurs villes rapprochées constituant une région
urbaine.
Les landes : des terres incultes et peu fertiles.
120

EXERCICES PRATIQUES
1. Calque un planisphère et situes-y les pays tempérés selon les zones climatiques :
- la zone tempérée méditerranéenne ;
- la zone tempérée océanique ;
- la zone tempérée continentale.

2. Observe les trois courbes ombrothermiques des climats tempérés ci-dessous et compare-les.

3. La densité humaine dans les régions tempérées est importante. Explique les facteurs qui
justifient cette densité.
121

TROISIEME SEMAINE D’INTEGRATION


122

PALIER 3
Situation 1
Titre : Découverte de ma région
Contexte : Pendant les vacances de fin du premier trimestre, tu as effectué des voyages qui
t’ont conduit à découvrir plusieurs types de milieux qui t’ont surpris et que tu n’as su classer.
Mais maintenant, grâce aux cours que ton professeur vient de dispenser, tu sais faire la
différence entre ces milieux.

Consigne
En observant les trois images, exécute les tâches qu’on te demande.
1. Etablis la différence entre ces trois paysages en dégageant les caractéristiques essentielles
de chacun d’eux.

2. Décris le mode de vie des populations de chaque milieu.

3. De ces trois paysages, lequel correspond à ton milieu et pourquoi ?


123

PALIER 3
Situation 2

Titre : Situations météorologiques

Contexte : Voici la situation météorologique de quelques pays en 2009 :


Pays Températures moyennes Précipitations moyennes
annuelle annuelles
en ° C en mm
Tunisie 16, 8 178
Gabon 27, 1 2 515
Italie 15 1 500
Afrique du Sud 15, 8 890
RDC 26, 8 1 582

Consigne
En t’appuyant sur ces données météorologiques, exécute les tâches demandées.
1. Indique le climat de chaque pays.

2. Explique pour chaque pays, les types de végétations correspondant au climat.

3. Etablis la différence du climat de la RDC avec celui de ta région.


124

PALIER 4

L’homme dans le milieu naturel et Eléments de


géographie humaine et économique
16. L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (6) : L’homme dans les zones polaires

17. ELEMENTS DE GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (1) : Le peuplement de


la Terre

18. ELEMENTS DE GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (2) : La répartition de


la population à la surface de la Terre

19. ELEMENTS DE GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (3) : La croissance et


la densité de la population à la surface de la Terre

20. ELEMENTS DE GEOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE (4) : La population du


globe (les principales races)
125

16 L’HOMME DANS LE MILIEU NATUREL (6) :


L’homme dans les zones polaires

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- identifier sur une carte, les zones polaires ;
- décrire les aspects physiques des zones polaires ;
- expliquer le mode de vie de la population des zones polaires ;
- décrire les principales activités des populations de ces zones.

STRATEGIES

Observons un planisphère et repérons les zones polaires ;


Décrivons les aspects physiques de ces zones ;
Observons des photos ou images des activités des régions polaires et décrivons-les ;

CONTENU

1. Localisation des zones polaires

Fig.1. Zone polaire antarctique. Microsoft Encarta, 2009 Fig. 2. Zone polaire arctique. Microsoft Encarta, 2009

Les zones polaires occupent les extrémités nord et sud de la planète Terre. Ces extrémités
constituent les cercles polaires qui présentent de grandes différences :

- le cercle polaire Nord est centré sur l’océan Glacial arctique et recoupe sur sa périphérie
l’extrémité des trois continents : l’Asie, l’Europe scandinave, l’Amérique du Nord et le
Groenland.
- le cercle polaire Sud couvre l’Antarctique qui est isolé de près de 1 000 km du continent
le plus proche, l’Amérique du Sud.
126

2. Aspects physiques

Les zones polaires, l’Arctique et l’Antarctiques sont recouvertes d’un inlandsis ou calotte
glacière, épais de plus de 1 500 m en moyenne, vieux de plusieurs millions d’années, entretenu
par des précipitations. De
gigantesques blocs de glace,
les icebergs s’en détachent et
dérivent dans les océans. Ils
atteignent plusieurs dizaines
de mètres de haut ; un
dixième seulement de leur
volume est émergé : l’hiver,
la mer gèle sur 1 à 3 mètres,
c’est la banquise.

1. Iceberg de l’Antarctique
L’Antarctique est recouvert d'une calotte glaciaire.

Les températures polaires ne dépassent pas 10°C, c’est le domaine du froid perpétuel. Le sol
est gelé 9 mois par an. La nuit polaire dure 6 mois l’hiver ; le soleil de minuit, à la lumière
rasante dure 6 mois, c’est l’été. Les précipitations sont très faibles (450 mm par an dans la
même région). Un vent sec et glacé, le blizzard souffle fréquemment en été.

Autour de l’Arctique, la limite de la forêt correspond à l’isotherme + 10°C. Au-delà s’étend la


toundra composée de lichens, d’herbes et de
buissons nains. Le faible développement de la
vie végétale explique la minceur et la
discontinuité des sols, gelés en profondeur
toute l’année à cause du permafrost.

2. Un paysage de toundra d'été en Alaska.

Dans l’Antarctique, la vie se limite au milieu marin et côtier : la mer ne connaît pas les
températures extrêmes de l’intérieur. Le plancton, plantes et animaux microscopiques, les
phoques et les oiseaux sont aux deux extrémités d’une chaîne de vie qui ne comprend que peu
d’espèces.

Les animaux polaires s’adaptent au froid par leur graisse (baleine), leur fourrure (ours polaires),
leurs plumes lissées (pingouins, manchots). Certains vivent en Arctique toute l’année
(caribous), d’autres parcourent la toundra pendant l’été et se réfugient plus au Sud l’hiver.
127

3. L'ours blanc ou ours polaire. 4. Le manchot Adélie.

3. Aspects humains
Si l’Arctique est habité depuis longtemps, l’Antarctique reçoit des missions scientifiques et
n’est pas habitable.

Les principaux groupes ethniques des zones polaires sont les Lapons qui vivent en Scandinavie,
les Eskimos (Esquimaux) ou Inuits qu’on rencontre au Nord du Canada et les côtes du
Groenland et les Tchouktche au Nord de la Sibérie.
Peuple nomade autrefois, les Eskimos habitaient l’hiver, une maison semi-enterrée, aux murs
de terre et de pierre ou l’igloo de neige ; la tente de peaux lors des migrations d’été. Les Eskimos
se sont sédentarisés. Ils vivent dans des maisons de bois regroupées en villages ou en petites
villes.

5. Angmagssalik (Groenland). Rare centre de peuplement 6. Une famille inuit dans un igloo.
de la côte orientale du Groenland.

4. Mode de vie et aspects économiques


Le mode de vie des populations des zones polaires diffèrent. Les Lapons sont des éleveurs des
rennes, les Eskimos et les peuples de Sibérie, des chasseurs et des pêcheurs.
La chasse traditionnelle au phoque et à la baleine a beaucoup diminué, elle ne suffit plus à
nourrir une population croissante. Elle est à présent remplacée par la pêche à la morue et, plus
récemment à la crevette.
Les zones polaires ont subi des transformations récentes : des stations météorologiques,
géologiques, géographiques, des radars ont été installés. La découverte de minerais a attiré des
128

pionniers. En Sibérie et en Alaska des quantités croissantes de pétrole, de gaz sont extraites et
expédiées par oléoducs et brise-glace ainsi que de gisements d’or sont exploités.

La modification de la vie de l’Arctique provient de la découverte des richesses de son sous-sol.


L’Antarctique, lui, est
protégé de toute
exploitation industrielle et
de toute menace de
pollution par un traité signé
en 1959 et renouvelé en
1991 pour 30 ans. Depuis
1911, l’Antarctique ne
cesse d’attirer les hommes
en quête d’aventure. Les
explorateurs de la fin du
20è siècle sont des
scientifiques qui y ont
installé leurs bases.
7. Base Amundsen-Scott (Antarctique) En raison de son climat glacial, l'Antarctique a été le dernier
continent exploré de la planète.

ÉVALUATION
Dans quelles parties de la planète Terre se situent les zones polaires ?
Qu’est-ce qui caractérise le milieu physique des zones polaires ?
Quel est le mode de vie des populations des zones polaires ?
Quelles sont leurs principales activités ?

RESUME
Les zones polaires occupent les extrémités nord et sud de la planète Terre que sont l’Arctique
et l’Antarctique. Elles sont couvertes de gigantesques blocs de glace, les icebergs ou
banquises. Les zones polaires constituent l’essentiel de la zone froide. C’est le domaine de la
toundra composée de lichens, d’herbes et de buissons nains. Dans ces zones vivent des
animaux qui s’adaptent au froid : phoques, ours blancs, rennes, pingouins…
Dans l’Arctique vivent quelques groupes ethniques tels que les Lapons, les Eskimos, et les
Tchouktche habitant des igloos, des tentes en peaux et de plus en plus dans des maisons faites
en bois regroupées en villages ou villes. Ce sont des peuples d’éleveurs, de chasseurs et de
pêcheurs.
Les zones polaires ont subi des transformations récentes avec l’installation des bases
scientifiques et l’exploitation des minerais.
129

LEXIQUE
Un inlandsis: mot scandinave désignant les épaisses couches de glace couvrant des surfaces
importantes près des pôles
Un iceberg : bloc de glace de dimension importante flottant sur la mer, dont la partie émergée
ne constitue qu'une faible partie de la masse totale
Une banquise : la couche de glace salée qui se forme lorsque la mer des régions polaires gèle
Le permafrost : la couche du sous-sol gelé en permanence dans les régions froides.

EXERCICES PRATIQUES

1. Localise sur un globe terrestre, les


cercles polaires arctique et
antarctique.

2. As-tu touché une fois à la glace ?


Comment se forme-telle ?

3. Observe la photo ci-contre. A quoi


ressemble ce qui s’y trouve ? Où peut-
on trouver une telle masse ?
130

17
Éléments de géographie humaine et
économique (1) :
Le peuplement de la Terre

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir le peuplement, les mouvements migratoires ;
- décrire à l’aide d’un support, le peuplement de la Terre ;
- citer les principaux facteurs des mouvements migratoires.

STRATEGIES

Observons un planisphère présentant les mouvements migratoires et expliquons ce qui y est


présenté.

CONTENU

1. Définition de peuplement

Le mot peuplement a deux sens :


- manière dont une population occupe un espace ;
- mouvement d’une population qui se déplace pour occuper un espace. Par exemple, il ya deux
millions d’années environ, les premiers hommes ont commencé à quitter l’Afrique (reconnue
comme berceau de l’humanité) et à peupler le reste du monde.

2. Mise en place des peuples à la surface de la Terre

Jadis, les peuples vivaient de la cueillette et de la chasse. Cela se traduisait par des mouvements
migratoires qui les obligeaient à parcourir de grandes distances à la recherche des moyens de
subsistance. Les mouvements migratoires désignent tout mouvement collectif de populations.
Selon la durée et la distance du déplacement, on distingue les migrations journalières
(notamment celle des travailleurs frontaliers), les migrations temporaires et les migrations
définitives. On réserve habituellement le terme de migration à ces deux dernières catégories.
Temporaires ou définitives, elles peuvent se faire dans le cadre national (migrations internes)
ou à l’extérieur du territoire national (migrations internationales). Ce sont ces mouvements qui
expliquent aussi l’occupation des différentes parties de la Terre.

Le début de la sédentarisation de l’homme remonte à la révolution du Néolithique où l’homme


devient agriculteur et éleveur. La vie en groupes importants devient possible : c’est la
construction des premières villes. L’homme s’installe sur des sites favorables, toujours à
proximité de l’eau et des endroits fertiles. Les premiers villages avec des habitations aux murs
131

d’argile cuite, de bois ou de pierre se construisent, mais les grottes ne sont pas abandonnées
pour autant.

Les mouvements anciens des populations permettent de mieux comprendre encore la carte de
la répartition de la population mondiale. Les révolutions agricoles depuis le Néolithique ont
toutes été à l’origine de nouvelles terres à cultiver et d’immenses empires à constituer au rythme
de la croissance démographique.

L’exploration des continents par les Européens à partir du 16è siècle bouleversa encore plus le
monde. En effet, la découverte de l’Amérique devait amener un changement dans l’histoire de
l’Afrique. L’économie des plantations (culture de la canne à sucre, du café…) instituée aux
Amériques va créer un immense appel de main d’œuvre. La traite des Noirs devint alors une
source d’enrichissement rapide dans le cadre du commerce triangulaire.

Fig.1. L’humanité à la conquête de la Terre. Source : Géographie 2nd, Collection J.R. Pitt

3. Les mouvements migratoires


En fait, la découverte de l’Amérique a déclenché un grand courant migratoire qui s’est poursuivi
pendant plusieurs siècles de l’Europe vers l’Amérique du Nord et du Sud, en même temps que
se sont effectuées les « migrations forcées» à partir de l’Afrique, imputables à l’esclavage. Du
16è siècle au 17è siècle, Espagnols, Portugais, Français, Britanniques, Allemands, Hollandais,
Suédois ont traversé l’Atlantique. L’ampleur du mouvement s’est encore accru dans la seconde
moitié du 19è siècle et au début du 20 è siècle. Les migrations tardives en Océanie expliquent
les deux foyers de peuplement de l’Australie et de Nouvelle-Zélande.
132

Fig. .2. Les principales migrations humaines depuis le 16è siècle. Source : Géographie 2nd, Collection J.R. Pitt, 1995

En somme, c’est par les migrations, c’est-à-dire le déplacement de populations ou de groupes,


que s’est effectué le peuplement de la Terre. La mise en place des peuples est terminée pour
l’essentiel à la fin du Moyen âge. Du 16è au 20è siècle, l’expansion européenne modifie
considérablement la carte du monde. Malgré les heurts parfois terribles qui les ont souvent
marqués, les contacts ainsi multipliés entre peuples ont été très féconds.

ÉVALUATION
Qu’est-ce qu’un peuplement ?
Qu’appel-t-on mouvement migratoire ?
Quels sont les principaux facteurs qui ont contribué au peuplement de la Terre ?

RESUME
Le peuplement est la mise en place d’une population. Il s’effectue par des mouvements
migratoires.
Selon la durée et la distance du déplacement, on distingue les migrations journalières
(notamment celle des travailleurs frontaliers), les migrations temporaires et les migrations
définitives. Ce sont ces derniers mouvements qui expliquent l’occupation des différentes
parties de la Terre. Le début de la sédentarisation de l’homme remonte à la révolution du
Néolithique où l’homme devient agriculteur et éleveur. La vie en groupes importants devient
possible : c’est la construction des premières villes. L’homme s’installe sur des sites
favorables, toujours à proximité de l’eau et des endroits fertiles. Les facteurs des mouvements
migratoires sont d’abord la recherche des moyens de subsistance ensuite la découverte et la
mise en exploitation de l’Amérique ainsi que l’exploration des autres continents par les
Européens à partir du 16è siècle.
133

LEXIQUE

La sédentarisation : le fait de se fixer à un endroit, s’installer à un lieu ; contraire de nomadisme


La croissance démographique : l’augmentation de la population
L’exploration : la découverte d’une région, d’un pays inconnu
Commerce triangulaire : traite des esclaves africains en direction de l'Amérique et des
Antilles, pratiquée par des compagnies européennes du XVIe au XIXe siècle

EXERCICES PRATIQUES

1. Es-tu originaire de la localité où tu te trouves ? Sinon, d’où viens-tu ? Pourquoi et comment ?

2. Avec tes camarades, mène une enquête sur l’origine, la période, l’itinéraire et les raisons de
peuplement actuel de ta localité dont vous présenterez les résultats à votre classe.

3. Constates-tu des mouvements migratoires dans ta région ? Quelle catégorie de personnes


effectue ce mouvement et pour quelles raisons ?
134

18
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
Éléments de géographie humaine et économique (2) :
La répartition de la population à la surface de la Terre

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir la répartition de la population ;
- localiser à l’aide d’un support les principaux foyers de peuplement ;
- citer les facteurs de l’inégale répartition de la population.

STRATEGIES

Observons un planisphère présentant la répartition de la population mondiale et décrivons ce


qu’on y observe.

CONTENU

1. Définition de la répartition de la population


La répartition de la population à la surface de la Terre est la manière dont l’espace terrestre est
occupée par les hommes. Elle varie d’un continent à un autre, d’un pays à un autre ou d’une
région à une autre.

2. Répartition de la population à la surface de la Terre

Fig. 1.Les hommes sur la Terre. https://www.cartograf.fr/images/map/monde-population/carte_densite_population_mondiale.jpg


135

Plus de 7 milliards d’hommes peuplent la Terre mais l’espace terrestre n’est pas occupé de la
même manière. On distingue les grands foyers de peuplement, les foyers secondaires, les
espaces au peuplement discontinu et les régions presque vides d’hommes.

1.1 Les grands foyers de peuplement

Plus de la moitié de la population mondiale est concentrée dans deux grands foyers de
peuplement.

- L’Asie, à elle seule, réunit 60 % de l’humanité soit plus de 4 milliards d’hommes répartis en
deux foyers : la Chine, la Péninsule indienne et l’Indonésie.
- L’Europe occidentale, en particulier le long de l’axe rhénan, sur les rives de la mer du Nord,
dans les régions de Londres
et de Paris, mais aussi sur
les rivages méditerranéens,
rassemble
près de 700 millions
d’habitants, soit le 1/10è de
l’humanité.

1. Rue de l'Arbat, lieu de promenade apprécié des Moscovites.

1.2 Les foyers secondaires de peuplement

Deux foyers secondaires de peuplement constituent aussi des foyers importants :

- Le Nord-est des Etats Unis, entre le littoral atlantique et les Grands Lacs ;
- Le littoral de Guinée et le Sud-est du Brésil et les Caraïbes.

Ilots de forte densité dans les espaces faiblement peuplés, ils portent près de 10 % des hommes
sur 2 % des terres. Trois d’entre eux sont des terres d’immigration. Le Nord-est des Etats Unis,
le Sud-est Brésilien et les Caraïbes.

1.3 Les foyers au peuplement discontinu

Des populations nombreuses sont concentrées sur de faibles superficies : tel est le cas de
beaucoup de villes américaines ou de villes russes. Certaines concentrations existent hors de
tout foyer urbain : sur la côte occidentale de l’Amérique centrale ou sur les rives du Lac Victoria
en Afrique Centrale.
136

1.4 Les régions vides d’hommes

Plusieurs régions du monde sont faiblement occupées ou vides d’hommes. Ce sont les régions
froides et les hautes montagnes, mais aussi les grands déserts et les forêts équatoriales.

Cependant, à plus grande échelle on peut constater de nombreuses disparités. Les hautes
montagnes ne sont pas toutes vides d’hommes : dans les Andes, les Indiens vivent à des
altitudes élevées. Au Sahara, les oasis sont des foyers de peuplement dense. A la même
latitude, les régions tropicales pluvieuses d’Afrique sont vides alors que d’Asie sont très
peuplées.

2. Les facteurs de la répartition de la population sur la Terre

Les facteurs qui expliquent la répartition de la population à la surface de la Terre sont surtout
d’ordre physique et économique.

Dans la répartition de la population, les facteurs physiques viennent d’abord à l’esprit. Le relief
a ici beaucoup d’importance. La population diminue généralement à mesure que l’altitude
augmente à cause des contraintes de la pente et du gel. Cependant, les montagnes peuvent être
plus hospitalières que les plaines environnantes. Ainsi, les Andes tropicales, les Alpes et les
montagnes méditerranéennes sont
très peuplées. En Bolivie, 70 % de
la population vivent au-dessus de
3 000 mètres et la capitale La Paz
se situe à 3 658 mètres d’altitude.
Ces exceptions sont le fait d’une
adaptation ancienne de la
population à la vie en haute
montagne. La fertilité des sols
joue aussi un grand rôle à cet
égard depuis le Néolithique.

2. La Paz capitale de la Bolivie (altitude.3658 m.).

L’aridité, due au manque d’eau et à la forte chaleur, entraîne la raréfaction de la végétation et


donc, celles des ressources alimentaires. Le faible peuplement de ces espaces repose sur
l’élevage nomade extensif. Par contre, les fortes concentrations humaines des oasis sont fondées
sur la pratique de l’irrigation depuis des millénaires ainsi que certaines régions ayant des sous-
sols riches en ressources minières et énergétiques.

Des régions chaudes et humides peuvent être faiblement occupées à cause de certaines maladies
(paludisme, maladie du sommeil, bilharziose, etc.) et de la pauvreté de certains sols : c’est le
cas en Afrique équatoriale et en Amérique latine. Ailleurs, à la même latitude, ces difficultés
sont surmontées grâce à des cultures et des techniques adaptées. Ainsi, des populations très
nombreuses vivent à Java et en Chine du Sud.
137

Les régions polaires sont sans doute les plus répulsives pour l’homme. Le froid limite le
peuplement à mesure que l’on se rapproche des pôles. Les températures basses, la nuit polaire
et le sol gelé en permanence réduisent la vie végétale et rendent difficile l’agriculture.

Fig. 2.. La carte des contraintes naturelles. Éléments de géographie humaine et économique (3) : Source : Histoire-Géographie 6è,
Hatier,1996

ÉVALUATION

Qu’est-ce que la répartition de la population ?


Quels sont les trois principaux foyers de population ?
Quelles sont les principales contraintes naturelles à la répartition de la population sur chacun
des continents ?

RESUME

La répartition de la population à la surface de la Terre est la manière dont l’espace terrestre


est occupée par les hommes.

Aujourd’hui, plus de 7 milliards d’hommes peuplent la Terre. On distingue de grands foyers


de peuplement, de foyers secondaires, des espaces au peuplement discontinu et des régions
presque vides d’hommes.

Les facteurs qui expliquent la répartition de la population à la surface de la Terre sont surtout
d’ordre physique (les forêts, les déserts, les montagnes, les zones froides…) et économique
(agriculture, élevage, industrie…).

Les facteurs physiques et économiques peuvent être favorables ou défavorables à


l’occupation humaine.
138

LEXIQUE
Discontinu : qui n’est pas continu, qui n’est pas régulier
Foyer de peuplement : ici, lieu où se regroupe la population
Répulsif : qui repousse l’homme

EXERCICES PRATIQUES

1. A l’aide des données de 2006 ou 2007 du tableau ci-dessous, calcule la densité de la


population de chaque pays.

Pays Superficie en Population Densité


Km2 totale
Egypte 997 739 78 887 007 ?
Algérie 2 381 741 33 333 216 ?
Cameroun 475 442 18 100 000 ?
Allemagne 356 970 82 422 299 ?
Biélorussie 207 595 9 724 723 ?
Pérou 1 285 216 28 700 000 ?

1. Compare les densités des pays suivants :


- Egypte et Biélorussie ;
- Algérie et Pérou ;
- Allemagne et Cameroun.

2. Explique les différences de densité de la population qui se dégagent.


139

19
Éléments de géographie humaine et
économique (3) :
La croissance et la densité de la population à la
surface de la Terre
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir la croissance et la densité de la population à la surface de la Terre ;
- localiser à l’aide d’un support les zones de différentes densités de la population à la surface
de la Terre ;
- citer les principaux facteurs de croissance et de différenciation de densités à la surface de la
Terre.

STRATEGIES

Observons l’évolution de la population à travers différents graphiques et découvrons-y la


croissance sur plusieurs années.

CONTENU

1. Définition de croissance et de densité


La croissance de la population est l’augmentation de celle-ci sur une période donnée. Elle
résulte de la différence entre les naissances et les décès, on parle de l’accroissement naturel.

La densité elle, est le nombre moyen d’habitants sur une superficie de 1 km 2. Elle s’obtient en
divisant le nombre total des habitants par la superficie considérée. Si on dit que le Tchad compte
aujourd’hui environ 12 millions d’habitants pour une superficie de 1 284 000 Km2, sa densité
moyenne est de 9, 34 habitants/km2.

2. La croissance de la population
La population mondiale augmente rapidement mais la croissance est très inégale selon les régions.

Fig.1. Evolution de la population dans les ensembles mondiaux, Nouvelle Géographie 6è, IPAM-EDICEF, 1992
140

2.1 Des régions où la population augmente fortement

En Afrique et dans certains pays d’Asie et d’Amérique, la croissance de la population est très
rapide parce que la natalité est beaucoup plus élevée que la mortalité :
- la natalité est forte parce que les femmes ont beaucoup d’enfants. En Afrique, elles ont
en moyenne 6 enfants;
- la mortalité a baissé grâce aux progrès de l’hygiène, aux campagnes de vaccination et à
l’amélioration de l’alimentation.

1. Une famille africaine. Fig.2. Démographie mondiale (graphique). Microsoft Encarta, 2009

Dans ces régions du monde, la population est jeune en moyenne : en Afrique, 45 % de la


population a moins de 15 ans.

Les taux d’accroissement naturel se rencontrent dans ces régions, car les taux de natalité y
restent bien supérieurs aux taux de mortalité. Le taux de natalité est le nombre des naissances
en une année pour un effectif de 1 000 habitants, tandis que le taux de mortalité est le nombre
annuel des décès pour un effectif de 1 000 habitants. La différence entre le taux de natalité et le
taux de mortalité donne le taux d’accroissement naturel.

2.2 Des régions où la population augmente


faiblement

En Europe de l’Ouest et au Japon, la croissance de


la population est très faible parce que la natalité
est à peine supérieure à la mortalité :
- la natalité est basse parce que les femmes
ont en moyenne 1 ou deux enfants.
- la mortalité est faible mais à peine
supérieure à la natalité.

24. Une famille européenne.


141

Dans ces régions du monde, la proportion de la population âgée est forte : exemple, en France,
seule 20 % de la population a moins de 15 ans.

3. La densité de la population

Dans la plupart des états, on procède à des recensements ou dénombrement de population.


Connaissant la superficie de chaque pays, on peut alors calculer la densité, c’est-à-dire le
nombre d’habitants au kilomètre carré.

La densité des populations dépend surtout des conditions géographiques. Les faibles densités
se rencontrent dans les régions au climat trop froid ou trop sec, les régions aux sols pauvres, la
forêt équatoriale impénétrable. Les fortes densités se rencontrent sous les climats tempérés,
sous le climat de mousson, dans les régions de sol fertile, dans les régions industrielles ou
maritimes et les grandes vallées. On observe les plus fortes densités dans les plaines de l’Asie
de mousson : au Tonkin, la moyenne est supérieure à 500 habitants au kilomètre carré et à 1 000
dans certaines zones.
Ce chiffre est d’autant
plus extraordinaire
qu’il s’agit des
populations vivant
presque uniquement de
l’agriculture. Des
densités moyennes
s’observent dans les
pays comme la France,
où les campagnes ne
comptent qu’une
trentaine d’habitants au
kilomètre carré.

Fig. 3. Les grands foyers de peuplement : grands deltas et régions de mousson.


Source : Histoire-Géographie 5è, Hachette éducation, 2005
Les contrastes des densités de la population dans le monde ne peuvent pas s’expliquer
seulement par les contraintes naturelles. Ils sont aussi à mettre en relation avec des faits de
civilisation, c’est-à-dire l’ensemble des caractères culturels, techniques, politiques, etc., propres
à une société.

Pour l’ensemble du monde, en 2012, la densité de la population est estimée à 52, 27 habitants
au kilomètre carré. Mais il existe de forts contrastes entre :
- de vastes espaces très peuplés où la densité peut atteindre 2 000 habitants au kilomètre
carré en 1995 comme au Japon (en Asie) et dans les régions fortement industrialisées de
l’Europe et de la façade atlantique de l’Amérique du Nord ;
142

- des foyers secondaires : agglomérations et campagnes peuplées d’Afrique (338,8


habitants au kilomètre carré au Burundi en 2008) et d’Amérique latine 258,7 habitants au
kilomètre carré en Jamaïque en 2008) ont une densité allant de 200 à 500 habitants au
kilomètre carré ;
- de vastes espaces presque vides (parfois moins de 5 habitants au kilomètre carré) : déserts
tropicaux (3,5 habitants au kilomètre carré en Libye en 2008) et polaires, bassins des
grands fleuves équatoriaux, montagnes d’Asie et d’Amérique du Nord.

ÉVALUATION

Qu’est-ce que la croissance ? La densité de la population ?


Localise sur une carte, les zones à fortes densités et celles à faibles densités.
Qu’est-ce qui explique la différence entre les densités ?

RESUME

La croissance de la population est l’augmentation de celle-ci sur une période donnée.


La densité elle, est le nombre moyen d’habitants sur une superficie de 1 km2. Elle s’obtient
en divisant le nombre total des habitants par la superficie considérée.

La population mondiale augmente rapidement mais la croissance est très inégale selon les
régions.

En Afrique et dans certains pays d’Asie et d’Amérique, la croissance de la population est très
rapide parce que la natalité est beaucoup plus élevée que la mortalité.

Les contrastes des densités de la population dans le monde ne peuvent pas s’expliquer
seulement par les contraintes naturelles. Ils dépendent aussi des faits culturels, techniques,
politiques, etc., propres à une société.

LEXIQUE

Un recensement : opération qui consiste à compter la population d’un pays donné et qui se fait
normalement tous les 10 ans
Un contraste : une opposition prononcée entre deux choses, ici différence qui apparaît entre
deux choses
Les contraintes naturelles : les difficultés, les obstacles liés à la nature
Une agglomération : l’ensemble des habitations formant une ville

EXERCICES PRATIQUES

1. A partir des données du Dictionnaire Hachette 2007 ci-dessous, calcule pour chaque pays sa
densité moyenne.
143

Pays superficie population densité


Tchad 1 284 000 km2 8 000 000 hab. 6,23 hab./km2
Cameroun 475 440 km2 14 300 000 hab.
Congo 342 000 km2 2 700 000 hab.
Rép.Démo. Congo 2 345 410 km2 49 000 000 hab.
Guinée Equatoriale 28 050 km2 400 000 hab.
Rép. Centrafricaine 39 150 km2 2 440 329 hab.

2. Compare la densité de la population du Tchad et celle de la Guinée Equatoriale. Que


constates-tu ?
144

20
Éléments de géographie humaine et
économique (4) :
La population du globe (les principales races)
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- citer les principales races qui peuplent la Terre ;
- décrire les différentes caractéristiques de chaque race ;
- localiser les foyers des principales races sur la Terre.

STRATEGIES
Observons les photos des personnes de différentes races et identifions-les ;
Situons sur un planisphère, les foyers des différentes races.

CONTENUS

1. Définition de la race
Tous les hommes sont des homo-sapiens doués des mêmes aptitudes. Leur diversité provient
de leur caractère physique et culturel. Cette diversité permet de distinguer une race de l’autre.

Ainsi une race se définit comme étant un ensemble des membres d’une grande lignée, les
ascendants d’une famille de haute origine, d’un grand peuple. La race est aussi définie comme
l’ensemble des caractères héréditaires physiques (couleur de la peau, forme du crâne…).

2. Les caractères physiques de chaque race

1. Traits physiques, Youth for Human Rights International 2009


145

Les caractères héréditaires physiques permettent de distinguer trois principales races à la


surface de la Terre : les Noirs, les Blancs et les Jaunes.

- Les Noirs se caractérisent par leur teint sombre, le nez épaté et les cheveux crépus.
- Les Blancs se distinguent généralement par une peau blanche, des cheveux lisses, un
nez pointu et allongé, des yeux bleus ou marron.
- Les Jaunes sont remarquables par leurs yeux bridés, leurs cheveux noirs et lisses, leur
petite taille, des pommettes saillantes, une face ronde.

La classification par la couleur de la peau est très insuffisante. A l’intérieur d’un même type
humain, la taille, la forme du visage et le teint varient d’un peuple et d’un individu à d’autres.
Les migrations dispersent les peuples hors de leur berceau ainsi les populations se métissent et
les grands traits physiques se mélangent.

3. Localisation des races

Fig. 1. Les groupes humains, leur foyer originel de peuplement et leur localisation actuelle, Géographie 6è, Hatier, 2008

Chaque race a un foyer originel d’implantation à la surface de la Terre.

- Les Noirs ont pour foyer originel l’Afrique subsaharienne. Par suite des traites négrières
et des migrations, les Noirs se rencontrent aujourd’hui aux Etats Unis, au Brésil, aux
Antilles, au Sud de l’Inde, au Ceylan, en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines et en
Australie.
- L’Europe, l’Asie de l’Ouest et du Centre constituent le foyer originel de la race blanche.
Le désir de conquête et l’envie de découvertes scientifiques ont amené les Blancs à
146

occuper les Amériques, l’Afrique du Nord, l’Australie et la Nouvelle Zélande. Quelques


Blancs se sont également installés en Afrique du Sud.
- Les Jaunes, plus nombreux que les deux autres races se trouvent majoritairement en Asie.
Ils se rencontrent aussi en Amérique du Nord, en Amérique Centrale et en Amérique du
Sud.

Même si les races ont chacune son foyer originel, aujourd’hui, les migrations, les métissages
ont contribué à un certain mélange de races au niveau national, régional et continental. Par
exemple, en Afrique cohabitent Noirs, Blancs et Jaunes.

ÉVALUATION

Quelles sont les principales races qui peuplent la Terre ?


Quels sont les caractères physiques de chacune de ces races ?
Quels foyers originels correspondent à chaque race ?

RESUME

Une race se définit comme un ensemble des membres d’une grande lignée, les ascendants
d’une famille de haute origine, d’un grand peuple. La race est aussi définie comme
l’ensemble des caractères héréditaires physiques (couleur de la peau, forme du crâne…).
Les caractères héréditaires physiques permettent de distinguer trois principales races à la
surface de la Terre : les Noirs, les Blancs et les Jaunes.
Chaque race a un foyer originel d’implantation à la surface de la Terre :
- les Noirs ont pour foyer originel l’Afrique subsaharienne.
- l’Europe, l’Asie de l’Ouest et du Centre constituent le foyer originel de la race blanche.
- les Jaunes, plus nombreux que les deux autres races se trouvent majoritairement en Asie.
Aujourd’hui, les migrations, les métissages ont contribué à un certain mélange de races sur
tous les continents.

LEXIQUE

Des homo-sapiens : nom scientifique de l’espèce humaine dont fait partie l’homme actuel
Des caractères héréditaires : des signes distinctifs d’un groupe donné qui se transmettent de
père en fils

EXERCICES PRATIQUES

1. Observe la carte de foyer de peuplement figure n° 2, page 139. Que remarques-tu ?

2. Qu’est-ce qui explique la dispersion des Noirs dans presque tous les continents ?
147

QUATRIEME SEMAINE D’INTEGRATION


148

PALIER 4

Situation 1

Titre : L’invraisemblable

Contexte : En regardant ensemble les images des leçons relatives à « l’homme dans le milieu
naturel », ton ami Kézy ne croit pas que les glaces peuvent être aussi grosses que les montagnes
et que les hommes et les animaux peuvent y habiter.

Consigne
1. En t’appuyant sur cette image, présente-lui ces régions.
2. Explique-lui le mode de vie des populations de ces zones.
3. Compare ce milieu avec le tien.
149

PALIER 4
Situation 2
Titre : le visage de mon milieu
Contexte : II y a quelques années, ton village ou ton quartier ne comptait qu’un petit nombre
d’habitants. Mais aujourd’hui, cette population est devenue très nombreuse si bien que tout
l’espace vide sur lequel tu jouais avec tes camarades ou les champs de tes parents sont
entièrement occupés, comme l’indique les images ci-dessous. Cela a poussé certains habitants
à quitter le village ou le quartier.

Le village auparavant Le village quelques années après

Consigne

1. Explique ce qui a été à l’origine de l’augmentation de la population dans ton village ou dans
ton quartier et ce qui a été à l’origine du départ de certains habitants.

2. Relève quatre conséquences de ces mouvements de populations sur la vie de ton quartier ou
de ton village.

3. Quels conseils peux-tu donner à tes parents ou à ton entourage pour réduire le taux élevé
des naissances dans ton milieu ?
150

PALIER 5

Eléments de géographie humaine et économique

21. Eléments de géographie humaine et économique (5) : Les grands types d’activités
humaines à la surface de la Terre

22. Eléments de géographie humaine et économique (6) : Les activités du secteur primaire
(agriculture et élevage)

23. Eléments de géographie humaine et économique (7) : Les activités du secteur primaire
(pêche, foresterie et minerais)

24. Éléments de géographie humaine et économique (8) : Les activités du secteur


secondaire (artisanat, industrie)

25. Eléments de géographie humaine et économique (9) : Les activités du secteur


tertiaire (les services, le commerce)
151

21
Éléments de géographie humaine et
économique (5) :
Les grands types d’activités humaines à la
surface de la Terre

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir ce que c’est qu’une activité humaine, un secteur d’activités ;
- citer les principales activités exercées par les hommes ;
- classer ces activités par secteur.

STRATEGIES

Décrivons ce que font chaque jour les membres de notre famille, de notre milieu.

CONTENU

1. Définition

La plus grande partie de notre vie est consacrée à la satisfaction de nos besoins : se nourrir, se
maintenir en bonne santé, se déplacer, communiquer ou s’instruire.

Chacun exerce dans sa vie, une ou des activités utiles à lui-même et aux autres.

Une activité est un ensemble d’actions humaines visant un but déterminé et produisant des
résultats. Les activités de tous les membres d’une société sont complémentaires. Si les besoins
humains varient peu d’une région à l’autre, l’organisation qui permet de les satisfaire, c’est-à-
dire l’ensemble des faits relatifs à la production, diffère selon les sociétés, les pays.

Les différentes activités sont alors classées par secteur.


Un secteur est un ensemble d’activités économiques de même nature.

2. Les secteurs d’activités


Selon les différentes études qui permettent de comparer les activités, les géographes classent
celles-ci en trois principaux secteurs : secteur primaire, secteur secondaire et secteur tertiaire.

2.1.Le secteur primaire


Le secteur primaire rassemble les activités liées à l’exploitation des ressources naturelles :
agriculture, élevage, pêche, exploitation des forêts ou sylviculture, la cueillette mais aussi
extraction des richesses du sous-sol (minerais, gaz et pétrole). Ainsi, les agriculteurs, les
pêcheurs, les forestiers… sont des actifs du secteur primaire.
152

1. Extraction du diamant à Mbuji-Mayi (République démocratique 2. Rizière en Inde.


du Congo).

2.2.Le secteur secondaire


Le secteur secondaire regroupe les activités industrielles y compris celles du bâtiment et des
travaux publics. D’une façon générale, les opérations
de transformation des biens issus du secteur primaire
sont effectués tantôt par un artisan qui travaille dans
son atelier, seul ou aidé de quelques compagnons,
tantôt par l’ouvrier d’une industrie. Un nombre
important d’employés (au moins 10) regroupé dans
une usine, travaille sur des machines. L’organisation
qui les emploie est une entreprise. Exemple, la Société
Industrielle de Matériels Agricoles et d’Assemblage
des Tracteurs (SIMATRAC)
3. Assemblage de tracteurs à la SIMATRAC de Farcha.
2.3 Le secteur tertiaire
Alors que les secteurs primaire et secondaire produisent des biens, le secteur tertiaire regroupe
les services. Les activités qu’il recouvre sont très nombreuses. Le niveau de connaissance
nécessaire et des rémunérations est très inégal. Certaines activités tertiaires nous sont
familières : médecine, commerce, banque, enseignement, etc. De plus en plus certains services
rares qui relevaient du secteur tertiaire sont classés dans le secteur quaternaire. Ce sont par
exemple, la communication et l’information, la création et l’utilisation d’ordinateurs ou les
activités de recherche.

4. 5. Travaux en commissions au CNC


153

ÉVALUATION
Qu’est-ce qu’une activité ? Qu’est-ce qu’un secteur d’activités ?
Quels sont les principaux secteurs d’activités humaines ?
Cite quelques activités pour chaque secteur.

RESUME
Une activité est un ensemble d’actions humaines visant un but déterminé et produisant des
résultats.
Les différentes activités sont classées par secteur. Un secteur est un ensemble d’activités
économiques de même nature.
Il y a trois principaux secteurs d’activités : les secteurs primaire, secondaire et tertiaire.
Le secteur primaire rassemble les activités liées à l’exploitation des ressources naturelles.
Le secteur secondaire regroupe les activités industrielles y compris celles du bâtiment et des
travaux publics.
Le secteur tertiaire regroupe les services. De plus en plus certains services rares qui relevaient
du secteur tertiaire sont classés dans le secteur quaternaire.

LEXIQUE

La sylviculture : l’exploitation des forêts, culture des arbres


L’extraction : action d’extraire, ici action de retirer du sous-sol certaines richesses
Les minerais : l’ensemble de richesses contenus dans le sous-sol : fer, pétrole, or…

EXERCICES PRATIQUES

1. Classe selon les secteurs, les activités suivantes : enseignement, agriculture, médecine,
raffinerie, commerce, élevage, chirurgie, banque, hôtellerie, sylviculture, industrie.

2. Parmi les activités énumérées ci-dessus (exercice n° 1), laquelle est la plus pratiquée dans
ta région ?
154

22
Éléments de géographie humaine et
économique (6) :
Les activités du secteur primaire (agriculture et
élevage)
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :
- décrire les différents types d’agriculture et d’élevage ;
- citer les principales techniques et méthodes de production ;
- citer quelques exemples qui montrent l’évolution de ces activités.

STRATEGIES
Observons quelques photos présentant les activités d’agriculture et d’élevage et décrivons-les.

CONTENU
1. L’agriculture
L’agriculture est la première activité de l’homme. Depuis la fin de la préhistoire, les hommes
savent cultiver les plantes qui leur sont nécessaires. Aujourd’hui comme jadis, l’agriculture
fournit les produits alimentaires et un certain nombre de produits industriels.

Les formes d’agricultures varient beaucoup dans le monde. Les cultures dépendent du climat :
en forêt, l’on récolte surtout des tubercules (manioc, taro, patate douce, igname, etc.) associés
à la banane plantain. On cultive aussi quelques céréales (maïs) ; en savane comme au Tchad,
les céréales dominent (mil, sorgho, riz, maïs), mais les paysans n’ignorent pas les tubercules.

Les régions intérieures de l’Amérique latine sont vouées à la culture du maïs et de haricot.
L’Asie, quant à elle, est largement tournée vers la riziculture, c’est-à-dire une culture du riz
dans les zones inondées qui impose la maîtrise de l’eau et permet les plus fortes densités de
populations rurales de la planète. Taro, igname et cocotiers constituent les piliers de la vie
traditionnelle de l’Océanie. Le blé est la céréale des pays tempérés. Dans les zones arides,
l’agriculture se pratique dans les oasis. A l’ombre des palmiers-dattiers, les paysans sédentaires
se livrent toute l’année au jardinage : céréales et légumes sont produits pour les besoins des
populations.

Mais les méthodes employées par les agriculteurs varient selon les régions ou encore selon les
conditions sociales et économiques. Elles dépendent des possibilités techniques des cultivateurs
et de l’évolution historique de différentes régions. Elles sont aussi en rapport avec les plantes
cultivées. Ainsi, dans beaucoup de pays où l’agriculture traditionnelle ou extensive domine
comme en Afrique, les instruments de travail sont encore des outils à mains : houe, daba, araire,
faucille… Mais, l’on y note une progression de la culture attelée et même mécanisée. Là où la
155

mécanisation n’a que partiellement touché l’agriculture, la force physique est essentielle :
jusqu’à 70 % de la population active dans certains pays africains.

1. Travail à la houe en Gambie 2. Récolte de l’arachide en Casamance (Sénégal),

En Amérique, en Asie et en Europe, l’agriculture a bénéficié de progrès considérables. Le


machinisme se développe de plus en plus, c’est l’agriculture intensive. Grâce à l’amélioration
des cultures et de l’utilisation de l’eau, grâce à l’apparition des engrais chimiques et des
machines, de véritables révolutions se succèdent depuis la fin du XVIIIe siècle. Leurs résultats
sont spectaculaires.

3. Moissonneuse-batteuse dans le Lubéron (France), 4.La culture des céréales au Canada,

Dans ces pays qui connaissent une révolution agricole, moins de bras sont nécessaires pour une
quantité produite supérieure. Une partie de la main-d’œuvre agricole est libérée pour d’autres
secteurs d’activités… Le pourcentage des actifs employés dans le secteur primaire devient
faible : 3 % aux Etats Unis.

2. L’élevage
Comme l’agriculture, l’élevage est une importante activité humaine. Dans les steppes et en
bordures des déserts, les éleveurs poussent leurs troupeaux à la recherche des pâturages, c’est
le nomadisme pastoral. En bordure de certains massifs montagneux les troupeaux passent l’été
156

en altitude et l’hiver dans les plaines voisines. C’est la transhumance. Elle se pratique aussi
en Afrique et dans la plupart des pays méditerranéens.
Partout où il se pratique sur de vastes espaces, l’élevage est dit extensif. Ce type d’élevage est
surtout assuré par des pasteurs nomades : Peuls, Masaïs, Arabes, Touaregs en Afrique, Sakalava
et Bara à Madagascar. On le pratique surtout en savane. Sur les marges semi-arides de la zone
tropicale, les troupeaux traditionnels, bovins, moutons et chèvres se déplacent à la recherche
des points d’eau.

Les nomades sahariens élèvent des dromadaires, une espèce de chameau à une bosse qui peut
rester plusieurs jours sans boire.

De grands progrès ont été réalisés par la sélection de bêtes, meilleures productrices de viande
et de lait, résistantes à la trypanosomiase. Des ranches ont été créés où les animaux disposent
des pâturages cultivés et de fourrages en saison sèche. C’est par exemple le cas de projet de
sauvegarde des bœufs kouri au Lac Tchad.

5. Troupeau : bœufs bororo au Tchad, 6. Dromadaires dans le Sud algérien,

En Europe, comme en Hollande, en Amérique comme en Californie, l’élevage est très


moderne : les races sont sélectionnées, les bestiaux nourris et soignés d’une façon scientifique,
les pâturages utilisés méthodiquement ; c’est le ranching. Dans ces pays où le bétail consomme
le fourrage produit par l’exploitation agricole et pâture dans les prairies proches de la ferme,
l’élevage est intensif.

ÉVALUATION
Quels sont les principaux types d’agriculture et d’élevage pratiqués dans le monde ?
Cite les techniques et méthodes utilisées dans ces activités.
Quels sont les exemples qui montrent l’évolution qui caractérise ces activités ?

RESUME
L’agriculture traditionnelle ou extensive domine en Afrique et les instruments de travail sont
encore des outils à main, la force physique est essentielle.
En Amérique, en Asie et en Europe, l’agriculture a bénéficié de progrès considérables. Le
machinisme se développe de plus en plus, c’est l’agriculture intensive.
157

L’élevage est aussi une importante activité humaine. Dans les steppes et en bordure des
déserts, les éleveurs poussent leurs troupeaux à la recherche des pâturages, c’est le
nomadisme pastoral. Lorsqu’il se pratique sur de vastes espaces, l’élevage est dit extensif.
Dans les pays où le bétail consomme le fourrage produit par l’exploitation agricole et pâture
dans les prairies proches de la ferme, l’élevage est dit intensif.

LEXIQUE
Le nomadisme pastoral : déplacement sans cesse des éleveurs avec leurs troupeaux à la
recherche de pâturage et d’eau.
La banane plantain : la variété de grosses bananes qui se mange cuite ou crue.
La transhumance : migration saisonnière d’éleveurs à la recherche des pâturages.
La mécanisation : l’introduction de l’utilisation de la machine dans une activité, ici
l’agriculture.
La trypanosomiase : la maladie de sommeil qui se transmet par la mouche tsé-tsé.
Le ranching : mot d’origine anglaise qui désigne une ferme d’élevage.
L’agriculture intensive : une agriculture qui se pratique sur une même superficie réduite grâce
à l’amendement et qui permet d'obtenir un fort rendement agricole.
Une agriculture extensive : une agriculture qui se fait en changeant au bout de peu de temps,
les surfaces cultivables ; contraire, agriculture intensive.

EXERCICES PRATIQUES

Observe ces photos.

1. Décris les techniques culturales. Que constates-tu ?

2. Explique l’évolution des techniques agricoles.


3. Un constat prouve qu’un paysan instruit a un rendement supérieur à celui d’un paysan
analphabète. Quelles en sont les raisons ?
158

23
Éléments de géographie humaine et
économique (7) :
Les activités du secteur primaire (pêche,
foresterie et minerais)

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- décrire les différents types de pêche ;
- citer les principales techniques et méthodes de la foresterie et de l’extraction des minerais ;
- citer quelques exemples qui montrent l’évolution de ces activités.

STRATEGIES

Observons des photos et images présentant les activités de pêche, de la foresterie et de


l’extraction de minerais.

CONTENU

1. La pêche
Depuis les temps préhistoriques, l’homme a inclus le poisson dans son alimentation. Les océans,
les mers, les lacs, les fleuves, les rivières, les étangs recèlent d’importantes ressources qui font
l’objet de la pêche. Partout, les hommes s’efforcent d’en tirer leur nourriture.

Beaucoup d’hommes pêchent d’une façon artisanale, c’est-à-dire qu’ils emploient des procédés
simples. D’autres pratiquent la pêche industrielle.

La pêche artisanale consiste à ramasser des coquillages ou des poissons abandonnés par la
marée descendante. Il en est souvent de même dans un fleuve en décrue barré par des pièges,
nasses, filets…

1. Pêche dans la Pendé/Doba.. 2. Pêche traditionnelle sur la plage de Lumley (Sierra Leone).
159

La pêche occasionnelle, pratiquée à la ligne en rivière ou en bord de mer ne peut servir que
d’appoint. Cependant, la pêche à la ligne est pratiquée par une catégorie de pêcheurs dans
certains cours d’eau et lacs. La pêche à la palangre utilise une grande corde immergée à laquelle
sont fixés de courts segments de fil portant des hameçons. A cela il faut ajouter les filets :
épuisette, épervier, senne.

La pêche industrielle utilise des moyens modernes notamment des navires géants capables de
nettoyer et préparer le poisson pêché. Pour détecter les bancs de poissons, on utilise des moyens
électroniques. A bord des navires industriels, des installations frigorifiques assurent la
conservation du poisson.

3. Chalutier moderne.

Dans le secteur de la pêche, on pratique l’aquaculture qui est l’élevage de certaines plantes
(algues) ou d’animaux (poissons, crustacés, mollusques…) vivant dans les mers ou les rivières.

2. La foresterie

Peu de groupes humains vivent en permanence dans la forêt. Mais elle a toujours constitué un
réservoir des richesses pour les hommes qui, très tôt, ont utilisé le bois comme combustible et
matière première pour la construction et la fabrication des meubles.

Chaque année le monde consomme des millions de mètres cubes de bois sous forme de bois de
chauffage, de bois d’œuvre livré à l’industrie et de bois de pâte.

Les bois d’œuvre (grumes ou bois rond) sont utilisés dans la construction des habitations, pour
la fabrication des traverses de chemin de fer.
160

Les Etats-Unis, le Canada et la Russie fournissent plus de la moitié de bois rond, des résineux,
de la pâte de bois et du papier consommé dans le monde. Parmi les premiers producteurs du
bois rond, de feuillus, viennent le Brésil, l’Inde puis les Etats–Unis, la Russie et enfin quelques
pays africains : le Cameroun, la Côte-d’Ivoire, le Gabon, le Liberia et le Congo.

4. Chantier forestier au Gabon,

La réalisation de grands projets, l’exploitation abusive des bois tropicaux, le surpâturage et le


défrichage sont de véritables menaces pour la forêt ainsi que les incendies criminels ou
accidentels.

5. Feu de brousse avant culture au Sénégal 6. Chantier de la route transamazonienne (Brésil)

C’est pourquoi dans certains pays, l’exploitation de la forêt est soumise à des règlements qui
obligent à reboiser après une coupe.

3. L’exploitation des minerais


L’écorce terrestre contient des minéraux dont la formation a duré des dizaines de millions
d’années. Ces produits non renouvelables sont classés en différentes catégories :
161

- minerais métalliques (fer, manganèse, chrome, nickel…) ;


- minerais non ferreux (cuivre, bauxite…) ;
- métaux précieux (or, argent, …) ;
- substance non métallique (phosphate, potasse, diamant…) ;
- combustibles ou produits énergétiques (charbon, pétrole, gaz naturel, uranium).

7. Minerais de fer (Mauritanie) 8. Minerais d’or (Afrique du Sud) 9. Minerais de nickel (Nouvelle Calédonie)

La disposition du gisement conditionne le mode d’exploitation. Certains gisements affleurent à


la surface du sol. Leur exploitation se fait à ciel ouvert comme celle de l’or dans la région du
Mayo-Kebbi Ouest, en Afrique du Sud ou de phosphate au Togo : ce sont des carrières qui
prennent l’aspect d’immenses gradins. Le plus souvent, les gisements sont situés plus ou moins
profondément dans le sous-sol. Il faut alors creuser des mines.

10 et 11. Orpailleurs à Poyémé au Mayo-Kebbi Ouest

Les hydrocarbures se trouvent dans les bassins sédimentaires continentaux, comme au Tchad,
en Arabie Saoudite, ou maritimes comme en Guinée Equatoriale. L’extraction du pétrole se fait
uniquement par puits et son évacuation par oléoduc (pipeline) et par tanker alors que le gaz
naturel est évacué par gazoduc.

ÉVALUATION
Quels sont les différents types de pêche ?
Cite les techniques et méthodes de pêche, de foresterie et de minerais.
Quels sont les exemples qui montrent l’évolution de ces activités.
162

RESUME
Depuis les temps préhistoriques, l’homme a inclus le poisson dans son alimentation.
Beaucoup d’hommes pêchent d’une façon artisanale en utilisant les pièges, nasses, filets….
D’autres pratiquent la pêche industrielle qui se fait avec de grands bateaux ou navires.
La forêt a toujours constitué un réservoir des richesses pour les hommes. Ils utilisent le bois
comme combustible, pour la construction et la fabrication des meubles. La réalisation de
grands projets, l’exploitation abusive des bois, le surpâturage, le défrichage et les incendies
criminels ou accidentels constituent de véritables menaces pour la forêt.
L’écorce terrestre contient de nombreux minéraux comme le fer, l’or, le phosphate, le pétrole,
l’uranium...
L’exploitation des minerais se fait à ciel ouvert comme c’est le cas de l’or dans la région du
Mayo-Kebbi Ouest, ou de façon industrielle pour le cas du pétrole.

LEXIQUE
Inclure : introduire, insérer dans.
Un coquillage : un mollusque ayant une coquille.
Une grume : un tronc d’arbre abattu et ébranché mais non écorcé.
Un gisement : l’existence d’un minerai dans un lieu donné, par exemple le gisement de pétrole.

EXERCICES PRATIQUES

1. Observe ces images et dis quelle est la technique la plus moderne.


2. Quels sont les types de pêche pratiqués dans ta région ? Sous quelle forme y consomme-t-
on le poisson ?
3. Le feu allumé dans la forêt est un mal fait à celle-ci. Quel est à ton avis, les conséquences
de cette destruction sur la flore, la faune et l’homme ?
163

24
Éléments de géographie humaine et
économique (8) :
Les activités du secteur secondaire (artisanat,
industrie)

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :
- définir l’artisanat, l’industrie ;
- citer les différents types d’artisanat et d’industrie ;
- énumérer quelques produits artisanaux et industriels.

STRATEGIES
Observons des photos et images présentant des artisans et des industries et décrivons-les

CONTENU

1. Définition

L’artisanat est la profession d’artisan. L’artisan quant à lui, est une personne qui exerce pour
son propre compte, un art mécanique ou un métier manuel. Il travaille souvent seul ou aidé par
quelques apprentis.

Tandis que l’industrie est l’ensemble des entreprises ayant pour objet la transformation des
matières premières et l’exploitation de sources d’énergie. L’industrie emploie généralement un
grand nombre de personnes qui sont des salariés.

2. L’artisanat

L’artisan emploie un outillage simple et peu coûteux, une main d’œuvre peu nombreuse,
généralement familiale. Travailleur indépendant, il assure l’approvisionnement de la
population en produits fabriqués d’usage courant et vend sa production pour son propre compte.
Le travail de l’artisan est surtout manuel.

Les artisans fabriquent une large gamme de produits par la transformation de denrées agricoles,
du bois, de l’argile, du coton, du fer, du cuivre, de l’or et de l’argent. Les travaux artisanaux
s’effectuent sans horaires fixes, en groupes, à domicile ou sur la place du village, parfois dans
de petits ateliers. L’artisan travaille à son rythme en fonction des commandes qu’il reçoit.

L’économie artisanale demeure fragile à cause de la concurrence des produits industriels. C’est
pourquoi de nos jours les artisans s’organisent en coopératives comme à N’Djaména ou à
Abéché.
164

Les activités artisanales sont très variées : la transformation des produits alimentaires,
l’artisanat des textiles, la vannerie, la poterie, la forge, la sculpture, la joaillerie, l’orfèvrerie, la
teinture …

2. Potière apprêtant ses jarres pour la cuisson(Tchad),


1. Tisserand en Gambie

3. L’industrie

L’industrie est, comme l’artisanat, l’acte de transformation d’un produit brut en objets
utilisables. Elle se différencie de l’artisanat par la quantité d’objets fabriqués de plus en plus
vite grâce à un outillage perfectionné. Son développement est la conséquence des découvertes
techniques depuis la révolution industrielle en 1765 avec le perfectionnement de la machine à
vapeur par James Watt.

Les activités industrielles se classent en deux grandes catégories : les industries de base, qui
fournissent de produits bruts ou semi-bruts et les industries de transformation qui livrent des
produits finis.

- La sidérurgie ou industrie lourde est une


industrie de base. Elle produit la fonte et
l’acier, sans lesquels ne pourraient être
construites les autres usines comme les
raffineries de pétrole (par exemple celle
de Djarmaya au Tchad), les cimenteries
(celle de Baoré/Pala au Tchad), les
chemins de fer, les bateaux, les
automobiles et même les maisons…

3. Cimenterie de Baoré/Pala au Tchad.


165

- La métallurgie est une industrie de transformation qui utilise les produits fournis par la
sidérurgie et fabrique les objets, les machines dont les hommes ont un besoin croissant. Les
autres industries de
transformation s’occupent du
secteur électrique et électronique,
du textile, du ciment, de la
transformation chimique
(matières plastiques), des
industries agro-alimentaires :
l’huilerie produit l’huile de coton
et d’arachide, la brasserie produit
de bière et de boissons gazeuses,
l’usine de jus de fruits comme
celle de Doba, la Compagnie
Sucrière du Tchad fabrique du
sucre et ses sous-produits …

4. Compagnie sucrière du Tchad (canne broyée).

- L’industrie automobile est l’une des branches importantes de la métallurgie de


transformation. On y remarque les deux caractères de l’industrie moderne : la spécialisation et
l’automatisme. L’ouvrier
spécialisé exécute dans un
temps très court une tâche
précise ; mais celle-ci risque
de devenir vite fastidieuse.
De plus en plus
perfectionnées, les machines-
outils (robots) effectuent
rapidement le travail de
plusieurs ouvriers.
Désormais, la plupart des
objets sont fabriqués en
grandes séries et peuvent être
vendus bon prix.
5. Usine Daimler-Benz (Allemagne) La firme de construction automobile Daimler-Benz.

Les usines se groupent auprès des sources d’énergie ou des matières premières. Elles se
rencontrent aussi le long des voies de communication et dans les ports pour les pays côtiers
grâce aux facilités d’approvisionnement. Certaines s’installent près des villes où existe une
main d’œuvre nombreuse dans les pays continentaux comme le Tchad. On compte parfois des
centaines d’usines dans les grands centres industriels.
166

ÉVALUATION

Qu’est-ce que l’artisanat, l’industrie ?


Quels sont les domaines de l’artisanat ?
Cite les types d’industries que tu connais.
Quels sont les produits artisanaux et industriels produits dans ton pays ?
167

RESUME

L’artisanat est la profession d’artisan. L’artisan est une personne qui exerce un art mécanique
ou un métier manuel.
L’industrie est l’ensemble des entreprises ayant pour objet la transformation des matières
premières en produits finis et l’exploitation de sources d’énergie.
L’artisan emploie un outillage simple et peu coûteux. Il approvisionne la population en
produits fabriqués d’usage courant. L’économie artisanale est fragile à cause de la
concurrence des produits industriels.
Les activités industrielles se classent en deux grandes catégories :
- les industries de base produisent la fonte et l’acier qui permettent la construction des autres
usines.
- les industries de transformation s’occupent du secteur électrique et électronique, du textile,
ciment, de la transformation chimique (matières plastiques), des industries agro-alimentaires
et livrent des produits finis.

LEXIQUE
L’approvisionnement : l’action d’approvisionner, de fournir selon les besoins.
La concurrence : la compétition, ici, la rivalité entre les produits de deux ou plusieurs
entreprises.
Les produits finis : les produits directement utilisables ou consommables.
La sidérurgie : l’industrie qui fait la transformation des minerais.
La métallurgie : un établissement industriel qui extrait et transforme les métaux.

EXERCICES PRATIQUES
1. Observe l’image ci-contre
a) Quels sont les matériels que la personne de
l’image utilise ? Quel métier exerce-t-il ?
b) Dans quel secteur d’activité peut-on classer
ce métier ? Pourquoi ?
2. Quelles sont les industries de base et/ou de
transformation qui existent dans ta région ou
dans ton pays ? Explique les raisons de leur
implantation et les avantages dont en tirent les
régions.
168

25
Éléments de géographie humaine et
économique (9) :
Les activités du secteur tertiaire
(les services, le commerce)
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

A l’issue de la leçon, l’apprenant doit être capable de :


- définir le service et le commerce ;
- citer quelques principaux services et quelques formes de commerce.
- décrire l’importance des services et du commerce.

STRATEGIES

Observons des photos et images présentant divers services, commerce et décrivons-les

CONTENU

1. Définition

Les services sont l’ensemble des obligations qu’ont les citoyens envers l’Etat, une communauté,
un autre citoyen; travail déterminé effectué pour leur propre compte.

Le commerce est l’activité qui consiste en l’achat, la vente, l’échange des marchandises, des
denrées, des valeurs, ou en la vente des services.

2. Les services

Pour assurer le fonctionnement de


l’administration d’un pays, des citoyens sont
formés et travaillent dans plusieurs secteurs :
commandement territorial, enseignement,
médecine, agriculture, élevage, finances,
transports, communication… Ils assurent les
services qui concourent à la vie de l’Etat.

Les activités des services se composent


essentiellement de travail et se répartissent dans
l’espace par 1. Un service technique de routine.
rapport au marché de consommation.
L’espace des services est ainsi fortement marqué par l’homme. Les services forment avec les
échanges, le secteur tertiaire, qui connaît un très rapide développement depuis un quart de
siècle. Partout dans le monde, le secteur tertiaire se trouve au cœur du changement qui marque
l’évolution économique.
169

Avec l’utilisation des machines et la division des tâches, les activités des services sont en
perpétuel renouvellement ; elles se fondent de plus en plus sur des formations plus poussées.

Elles bénéficient de nouveaux moyens de communication (utilisation des techniques de


l’information et de communication « TIC »).

2. Service électronique.

L’inégalité dans la répartition géographique des activités des services joue surtout pour les
services rares. Il s’agit là des services très pointus et précis.

Les services financiers, les services aux entreprises (publicité, marketing, design…) ou les
activités de conseil (gestion, comptabilité…) ont besoin d’infrastructures importantes et d’un
accès facile au réseau d’information et de circulation. C’est pour cela qu’on les trouve surtout
concentrés au cœur des villes et en pleine expansion dans les pays en voie de développement.

Les services les plus courants (éducation, santé, commerce, poste, transport, tourisme,
architecture…) sont les plus nombreux. Ils se développent dans les zones de concentration
humaine. Il existe donc une multitude de points de desserte de ce type de services. C’est par
exemple le marchand ou l’enseignant qu’on rencontre dans le plus petit village.

3. Le commerce
Le commerce apparaît dès qu’il y a échange entre vendeur et acheteur. Les commerçants ont
longtemps été des marchands ambulants qui se déplacent de marché en marché. Dans de
nombreux pays d’Asie et d’Afrique, cette forme de commerce reste importante aujourd’hui.
Elle se traduit par le nombre élevé de personnes proposant dans la rue de quoi manger et toutes
sortes de produits sur des petits étals.
170

3. Un marché de N’Djaména au Tchad.. 4. Un vendeur à la sauvette à N’Djaména (Tchad).

Dans les pays les plus développés, c’est à travers le commerce sédentaire que se réalise
l’essentiel des échanges. Le client se rend dans un magasin où sont exposés les articles.

Le commerce a longtemps été situé en position centrale dans les villes. C’est là qu’il est le plus
accessible. Dans certains pays, les magasins sont regroupés par rues spécialisées, celles des
tailleurs, des bouchers ou des marchands de tissus par exemple. En général, les meilleurs
emplacements sont occupés par les boutiques qui cherchent un maximum de passage et de
clientèle comme dans les rues piétonnes.

4. L’importance des services et du commerce

La part des activités de services ne cesse de croître dans l’économie mondiale quels que soient
les niveaux de développement. Cette croissance se caractérise par la multiplication des emplois
au détriment des activités
agricoles et industrielles. On
observe cependant une
complémentarité grandissante
entre ces secteurs. La production
industrielle s’appuie de plus en
plus sur des services (recherche,
conception et qualité des
produits). Les usines modernes
renferment plus des immeubles de
bureau que les usines
traditionnelles.

5. La Nouvelle Société Textile du Tchad.

L’importance des emplois des services et de commerce s’explique par le niveau de


développement économique. Les pays les plus avancés comptent aujourd’hui plus de 2/3 de
leur population active occupés dans les services et le commerce. Dans les pays les moins
171

avancés, les emplois des services


élémentaires sont les plus nombreux ainsi
que le petit commerce. Partout, on remarque
l’augmentation du nombre des femmes dans
le secteur tertiaire. De nos jours et de plus en
plus, de nombreux services sont fortement
féminisés : santé, enseignement,
commerce…

6. Un marché de N’Djaména au Tchad.


ÉVALUATION

Qu’est-ce qu’un service ? Un commerce ?


Quels sont les principaux services que tu connais ?
Cite quelques formes de commerce pratiquées dans ton milieu.
Donne quelques exemples qui montrent l’importance des services et du commerce.

RESUME

Les services sont l’ensemble des activités menées par les citoyens pour le fonctionnement de
l’Etat. Un service peut être encore exercé pour une communauté, un autre citoyen ou pour
soi-même.
Le commerce consiste en l’achat, la vente, l’échange des marchandises, des denrées, des
valeurs, ou en la vente des services.
Les services les plus courants (éducation, santé, commerce, poste, transport, tourisme,
architecture…) sont les plus nombreux. Ils se développent dans les zones de concentration
humaine.
Le commerce se fait de manière ambulante quand le marchand se déplace d’un lieu à un autre
ou sédentaire quand celui-ci se pratique à travers les magasins ou les étals.
Chaque jour, les services et le commerce prennent plus d’importance au détriment des
activités agricoles et industrielles. On observe cependant une complémentarité grandissante
entre ces secteurs.
De plus en plus, de nombreux services sont fortement féminisés notamment la santé,
l’éducation, le commerce.

LEXIQUE

Le commandement territorial : l’ensemble des services administratifs du territoire.


Perpétuel renouvellement : changement continuel.
172

Le marketing : l’action qui vise à faire connaître la qualité d’un produit.


Le design : mot anglais qui désigne l’ensemble des objets fabriqués selon un modèle.
L’architecture : art de construire un bâtiment selon certaines règles et techniques.
Les rues piétonnes : les rues réservées à la circulation des personnes allant à pieds.

EXERCICES PRATIQUES

1. Y a-t-il un marché dans ta localité ? Dans ta région ? Ce marché attire-t-il des personnes
venant d’autres localités ou régions ?

2. Dresse la liste des produits d’importation que tu remarques sur le marché.

3. Classe dans le tableau ci-dessous selon les secteurs, les activités suivantes : hôtellerie,
raffinage de sucre, élevage, production de jus de fruits, éducation, fabrication d’huile, transport,
restauration, agriculture, extraction de l’or, construction, abattage d’animaux et transformation
de la viande, activités d’assurance, sylviculture.

Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire


173

CINQUIEME SEMAINE D’INTEGRATION


174

PALIER 5

Situation 1
Titre : les métiers
Contexte : Comme le présentent les images ci-dessous, les habitants de ton village ou quartier
exercent diverses activités dont celles de : planteurs, vendeuses de beignets, fabricants de
briques, maîtres communautaires, clandomen, assesseurs, soudeurs, musiciens, éleveurs,
pêcheurs, vanniers, potiers, forgerons, banquiers…
.

Consigne

1. Classe les activités citées ci-dessus dans les différents secteurs. Précise à quel secteur
appartient chacune de ces images.

2. Quel est le secteur le plus développé dans ta localité ? Pourquoi ?

3. Existe-t-il une usine dans ta région ? Si oui, quelles matières premières alimentent cette
usine ? D’où proviennent-elles ?
175

PALIER 5

Situation 2

Titre : la curiosité d’un frère

Contexte : Il existe dans ta région une ou des usines, des commerçants, des agriculteurs, des
éleveurs, des pêcheurs traduisant un certain niveau de développement. Tu as appris qu’il existe
des facteurs qui favorisent ce développement. Ton frère Adoum veut comprendre ce que tu en
sais.

<

Consigne

1. Décris chacune de ces images et explique à ton frère les principaux facteurs naturels et
humains qui favorisent le développement économique.

2. Donne à chacune des activités suivantes, agriculture, élevage, pêche, une ou deux techniques
(méthodes) utilisée(s )pour leur développement.

3. Cite les régions climatiques d’Afrique où l’une de ces trois activités est la plus pratiquée à
savoir, l’agriculture, l’élevage, la pêche.
176

Crédits iconographiques

Leçon 1 Leçon 6 Leçon 11


1. Marc et Évelyne Bernheim/Wordf 1. Dieter and Mary Plage/Oxford 1. Anthony Bannister/OxFord
in Camp and Associates, Inc. Scientifics films Scientific films
2. Photo CNC 2. Photo CNC 2. Porterfield-Chickering/Photo
3. Photo CNC 3. Encyclopédie Encarta Norman Researchers, Inc.
4. Photo CNC Myers/Bruce Coleman, Inc. 3. Frantz Aberhan Anzenberger
5. Archives ONRTV 4. HOA-QUI/Panard 4. F. Aberhan
6. Archives ONRTV 5. Encyclopédie Encarta, Tom
Leçon 7 Mchugh/Photo Researchers, Inc
Leçon 2
1. Georg Gerster/Photo Researchers, 6. Corbis
1. Photo CNC
Inc. 7. Office Marocain de Tourisme
2. Photo CNC
2. Diane Rawson/Photo Researchers, 8. Hoa-Qui
3. Photo CNC
Inc.
4. Photo CNC
3. B. et R. Dupont/Explorer Leçon 12
6. P. Word/Bruce Coleman, Inc.
4. Encyclopédie Encarta, Hutchison 1. Jeremy Hartley/Panos Pictures.
7. Bruce Brander/Photo
Library Encarta
Researchers, Inc.
5. Encyclopédie Encarta, Sean 2. Photo CNC
8. Photo CNC
Sprague Panos Pictures 3. Photo CNC
9. Photo CNC
6. Encyclopédie Encarta, Emory 4. C. Zuber/Rappho
Kristof/National Geographic Society 5. Archives CBLT
Leçon 3
6. J. Marando/APA
1. Microsoft Corporation
Leçon 8 7. S.E.F.-Regaldi
2. Photo, CNC
1. Encyclopédie Encarta Sylvain 8. S.E.F.-Regaldi
3. DR
Grandadam/Pho-to Researchers, 9. Photo CNC
5. Rolf Richardson/Robert Harding
Inc. 10. Hoa-Qui
Picture Library 2. imgur 11. Explorer-Arthus-Bertrand
7. DR 3 toptravellists 12. Purcell/Ald/Maryknoll Missioners
5 Makila) 13. Shaw McCutcheon/Bruce Coleùan,
Leçon 4 6. imgur Inc.
1. Microsoft Corporation 7. Flickr Photographe : On The Go Tours 14. Archives ONRTV
2. APA/Martin
3. Photo CNC Leçon 9 Leçon 13
1. Photo Researchers, Inc. 1. Stephen Krasemann
Leçon 5 2. Photo CNC 2. John Gerlaca/Animalsanimals
1. Photo CNC 3. G. Gerster/Rapho
Leçon 10 4. Hoa-Qui
2. HOA-QUI/Gérard
1. 5. Photo CNC
3. Microsoft Corporation
2. Photo CNC 6. Archives ONRTV
4. Soames Summerhrays/Photo
3. Photo CNC 7. Archives ONRTV
Researchers, Inc
4. ANP Foto 8. Pitch-Bernard
5. Steve Wilder/e Stock Photo
5. Photo CNC 19. Photo CNC
6. Picture Point
6. Photo CNC 10. Archives ONRTV
7. Renée Lynn/Photo Researchers, Inc.
7. Photo CNC 11. Archives ONRTV
8. Encyclopédie Encarta, Robert
Gill/Papillo/Corbis 12. Photo CNC
13. Archives ONRTV
14. Archives ONRTV
177

Leçon 14 Leçon 20 *
1. Hoa-Qui 1. Youth for Human Rights
2. Paolo Koch/Photo Researches, Inc. International
3. Explorer-Lanceau
4. A.A.A. Photo-Naud Leçon 21
5. Pitch-Leroy 1. J. Abbas/Leo de Wys, Inc.
6. Hoa-Qui 2. S. Nagendra/Photo Researches, Inc.
7. Hoa-Qui 3. Photo CNC
8. Afrique Photo-Naud 4. Photo CNC
9. Norman Myers/Bruce Coleman, 5. Photo CNC
Inc.
Leçon 22
Leçon 15 1. M. Renaudeau
1. HOA-QUI/Chenin 2. Desjeux
2. 3. Explorer/Veiller
3. Milt and Patty Patnam/The Stock 4. P.A. Souders/Corbis
Market 5. HOAQUI
4. ANP Foto 6. Magnum-Riboud
5. RAPHO/Baret
6. Loren McIntere/Woodfin Camp and Leçon 23
Associates, Inc. 1. Photo CNC
2. Corbis
Leçon 16 3. Susan Leavines/Photo Resear-
1. chers, Inc.
2. 4. Hoa-Qui
3. Dan Guravich/Manitoba Depart- 5. Musée National des Techniques
ment of Natural resources (CNAM. Paris)
4. Kevin Schafer/Corbis 6. Boyet/viollet
5. Wolfgang Koehler 7. V. Naud/A.A.A. Photo
6. Wayne R. Bilenduke/Tony Stone 8. J. Marais-Gaussens/APA
Images 9. C. Rives/Cedri
7. Dr. David Millar/Photo Researches, 10. Photo Teubé
Inc. 11. Photo Teubé

Leçon 24
Leçon 18
1. Magnum-Berry
1. 2. Archives ONRTV
2. 3. Archives ONRTV
4. Archives ONRTV
Leçon 19 5. German Information Center
1. Menzel/Material
2. E. Barnager/Hoa-Qui Leçon 25
1. Photo CNC
2. Photo CNC
3. Photo CNC
4. Photo CNC
5. Photo Journal Le Progrès
6. Photo CNC

Common questions

Alimenté par l’IA

Les saisons influencent l'activité agricole de manière significative selon les zones climatiques. Dans les régions tempérées, l'alternance saisonnière entre l'été et l'hiver favorise la culture de céréales comme le blé, optimisée par les techniques modernes d'irrigation . Dans les zones tropicales et équatoriales, les cultures telles que le riz et le maïs dépendent des périodes de pluie pour la pratique de l'agriculture sur brûlis . Dans les zones arides, les oasis permettent la culture de palmiers dattiers en exploitant les ressources limitées en eau . Chaque zone climatique impose ainsi ses propres méthodes agricoles adaptées aux particularités saisonnières et aux ressources disponibles .

L'eau joue un rôle crucial dans le modelage géographique par son action érosive et d'accumulation. Les cours d'eau, en transportant des sédiments, contribuent à l'érosion des sols et creusent des vallées, formant des gorges ou des méandres selon le débit . Lorsqu'ils atteignent leur embouchure, ils déposent les alluvions, créant des deltas . Dans les régions arides, les cours d'eau génèrent des oueds qui, bien qu'éphémères, peuvent provoquer des crues soudaines et dévastatrices . L'eau douce, essentielle aux êtres vivants et aux activités humaines, irrigue les plantes et est utilisée pour la production d'électricité dans les barrages . Les fleuves drainent de vastes bassins hydrographiques, et leur débit est influencé par les précipitations et l'évaporation, impactant la navigation et l'agriculture . Ainsi, l'action hydrique façonne continuellement le relief terrestre, impactant à la fois les écosystèmes naturels et les activités humaines .

Les régions semi-arides en Afrique, comme le Sahel, sont caractérisées par un climat de transition entre la savane et le désert, avec des températures élevées et des pluies irrégulières. Le relief est principalement constitué de plaines sablonneuses, de dunes et de plateaux . Ces conditions rendent l'agriculture difficile, poussant les habitants à pratiquer un mode de vie principalement pastoral et nomade, où les communautés, telles que les Touaregs et les Peuls, se déplacent avec leurs troupeaux en quête de pâturages . L’élevage de chèvres, moutons et dromadaires, résistants à la chaleur, est une pratique courante . Les oasis, bien que rares, jouent un rôle crucial en tant qu'espaces agricoles grâce à des méthodes d'irrigation limitant la dépendance aux précipitations . Ces régions ont un impact significatif sur la vie quotidienne, où le manque d'eau et les ressources limitées obligent les populations à vivre dans des habitats adaptés, comme des tentes en peaux et des maisons en pisé , tout en s'engageant dans des activités artisanales pour compléter leurs ressources .

Les courants marins influencent le climat en redistribuant la chaleur à travers le globe, ce qui adoucit les températures côtières. Par exemple, le climat océanique des côtes du Nord-Ouest des États-Unis et de la façade atlantique de la France bénéficie de l'influence des courants océaniques, rendant les étés tièdes et les hivers doux avec des précipitations réparties tout au long de l'année . Cette modulation thermique par les courants océaniques affecte également la vie marine côtière en créant des environnements propices à la biodiversité, notamment en apportant des nutriments par le phénomène d'upwelling, favorisant ainsi une riche biodiversité marine . En effet, la circulation des courants marins contribue à la productivité des zones côtières, enrichissant les eaux en oxygène dissous et en sels minéraux, essentiels à la vie marine .

L'érosion marine est cruciale dans la formation et l'évolution des côtes car elle modifie la géomorphologie côtière par des actions destructrices et constructrices. Les vagues, sous l'effet du vent, attaquent les roches côtières, façonnant les falaises, plages, et dunes . Les roches plus tendres comme la craie peuvent être profondément fissurées par ces attaques . L'érosion marine participe également à l'accumulation de matériaux, formant ainsi des plages et des dunes, et influence la régularisation des côtes en homogénéisant les reliefs littoraux . Ce processus est influencé par des facteurs comme la nature des roches et la dynamique des courants littoraux .

Les éléments clés de l'érosion thermique incluent les variations de température qui provoquent la dilatation et la contraction des roches, entraînant fissuration et éclatement, particulièrement dans les zones désertiques et les températures négatives des montagnes . L'érosion éolienne est dominée par l'action du vent qui transporte et use les particules du sol et des roches, créant des formes telles que des dunes de sable dans les zones désertiques . Ces processus modifient le relief en creusant des vallées, façonnant des dunes, et causant l'émiettement de roche, ce qui peut transformer le terrain en créant des formations comme des regs et des ergs .

Les mouvements principaux de la Terre sont la rotation et la révolution. La rotation est le mouvement de la Terre sur elle-même d’Ouest en Est, complété en environ 24 heures, et cause la succession des jours et des nuits. La manière dont la Terre tourne sur son axe donne l’impression que le soleil se lève et se couche, bien qu'il s'agisse d'un mouvement apparent . La rotation permet aussi de déterminer le temps avec les fuseaux horaires, chaque heure correspondant à un fuseau . La révolution désigne le mouvement de la Terre autour du soleil, complété en 365 jours ¼. Ce mouvement est responsable de l’alternance des saisons. L’inclinaison de l’axe terrestre et sa position changeante par rapport au soleil au cours de l'année entraînent des variations d'ensoleillement, générant ainsi les diverses saisons dans chaque hémisphère . Les saisons influencent les activités humaines, agricultures, et les conditions climatiques quotidiennes .

L'inclinaison de l'axe terrestre, qui est de 23,5 degrés, influence la répartition thermique à la surface de la Terre en provoquant une inégale répartition de la chaleur solaire. Cette inclinaison fait que le Soleil réchauffe la Terre de manière inconstante tout au long de l'année et selon les latitudes . Les zones situées entre les deux Tropiques reçoivent plus de chaleur car le Soleil y est souvent à la verticale, contribuant à leur climat chaud et à leurs saisons déterminées par les pluies . Inversement, les zones situées entre les Tropiques et les cercles polaires connaissent des étés chauds et des hivers froids, tandis que les régions polaires restent froides toute l'année en raison de l'angle faible avec lequel les rayons solaires les atteignent . Les différences saisonnières résultantes sont dues aux variations de l'angle d'incidence des rayons solaires causées par cette inclinaison .

La rotation de la Terre sur elle-même entraîne les cycles jour-nuit et affecte les vents et courants marins via l'effet Coriolis. La révolution de la Terre autour du Soleil, combinée à l'inclinaison de l'axe terrestre (23,5 degrés), est la principale cause des saisons. L'inclinaison modifie l'angle et la durée d'exposition au Soleil durant l'année, répartissant inégalement la chaleur sur les surfaces terrestres et entraînant des saisons distinctes selon les hémisphères. Ainsi, lorsque l'hémisphère Nord est incliné vers le Soleil, il connaît l'été, tandis que c'est l'hiver dans l'hémisphère Sud, et vice-versa . Ce phénomène crée des zones climatiques différenciées et influence les saisons par la variation de la durée du jour et des températures .

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