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La Negritude

Le mouvement de la Négritude émerge en réponse aux conséquences de l'esclavage et de la colonisation sur le continent africain, visant à revendiquer et restaurer la dignité de la culture noire. Né aux États-Unis et développé à Paris, il rassemble des intellectuels noirs qui s'opposent à l'assimilation et affirment leur identité culturelle à travers des revues littéraires. La Négritude se définit comme l'expression d'une race opprimée et une manière d'être originale, cherchant à célébrer la richesse de l'héritage africain.

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La Negritude

Le mouvement de la Négritude émerge en réponse aux conséquences de l'esclavage et de la colonisation sur le continent africain, visant à revendiquer et restaurer la dignité de la culture noire. Né aux États-Unis et développé à Paris, il rassemble des intellectuels noirs qui s'opposent à l'assimilation et affirment leur identité culturelle à travers des revues littéraires. La Négritude se définit comme l'expression d'une race opprimée et une manière d'être originale, cherchant à célébrer la richesse de l'héritage africain.

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INTRODUCTION

Le continent africain a subi dans son histoire deux événements violents


et douloureux qui vont avoir des conséquences sur le plan politique,
économique, social et culturel : l’esclavage et la colonisation. Les africains après
ces événements vont prendre conscience et rivaliser avec les autres sur le plan
culturel. De la lointaine Amérique vont s’élever des voix qui auront des
répercussions jusqu’en Afrique pour revendiquer le caractère spécifique de la
culture négre. C’est dans ce contexte que va naître le mouvement de la
Négritude qui polarisera, jusqu’à la veille des indépendances, toutes les
aspirations et toutes les énergies des intellectuels Noirs de tous les horizons.

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I- HISTORIQUE DU MOUVEMENT

La Négritude en tant que mouvement a pris naissance aux Etats Unis


avant de se développer en Europe au quartier latin de la Sorbonne.

1- La négro-renaissance à Harlem (1903-1929)

Le premier a avoir pensé la Négritude dans sa totalité et sa spécificité fut


certainement William E B Dubois dont le livre « Ames noires », paru en 1903,
dénonçait la situation scandaleuse faite aux Noirs des Etats Unis. Penseur et
homme d’action, Du Bois montrait la nécessité d’éffacer de l’esprit des Blancs
et des Noirs, l’image stéréotypée du Négre sous-homme, inconscient et taré, et
en fondant l’Association nationale des Gens de couleur (dont il rédigea la revue
The crisis) il jetait les fondements d’une action politique susceptible d’infléchir
les options du gouvernement américain. C’est dans « Ames noires » que Du
Bois annonce le point de départ de la prise de conscience lorsqu’il dit : « Je suis
négre et je me glorifie de ce nom, je suis fier du sang noir qui coule dans mes
veines ». A noter que l’expression du génie des Noirs Américains à travers le
jazz, la poésie contribuera beaucoup à leur originalité à travers leur personnalité.
Au début des années 1900, le jazz triomphe dans le monde musical. Au théâtre,
la grande comédienne Joséphine Baker s’impose. En art l’influence africaine
rendra célèbre les tableaux de Pablo Picasso. Cette suite de faits est comme pour
justifier le fait que l’Afrique apporte quelque chose de nouveau. Un mouvement
simulaire à celui de Du Bois prend naissance à Haïti, son instigateur Jean Price
Mars. Ce n’est pas au hasard que les Etats Unis furent le berceau de la
Renaissance Négre. Les négres qui y avaient été implantés pendant l’esclavage
finissent par se rendre compte qu’ils avaient perdu les souvenirs de la culture de
la mère patrie : l’Afrique. Déracinés, ils vont tout d’abord tenter de s’assimiler à
l’autre. Devant le rejet qui a été opposé ils s’imposaient à eux de prendre le
chemin inverse pour retrouver l’éclat des sociétés africaines. Formés à l’école de
leur maître, ils vont tant bien que mal exiger leur riche trésor culturel africain
enfoui dans leur conscience collective. Ainsi le mouvement de Du Bois et autre
devient de plus en plus célèbre et crédible pour s’appeler désormais à partir de
1920 « The New Negro » ou la « Renaissance Négre ». Parmi ces leaders on
peut citer Jean Toomer, Langston Hughes, Claude Mac Kay, Countee Cullen.
Mais ce mouvement rencontrera le racisme meurtrier des américains blancs
surtout avec le Ku Klux Klan en 1915. Le mouvement va alors s’exiler en
Europe où la lutte va continuer. C’est en 1923 que Claude Mac Kay appelle à la

-7-
résistance à la culture européenne et tache de montrer que le nègre instruit a le
même destin que son frère de sang analphabète.

Paris des années 1930 sera le carrefour où, toute condition réunie va
prendre forme petit à petit le mouvement de la Négritude.

2- La Négritude : Paris, le quartier latin de la Sorbonne

C’est donc à Paris, ville d’accueil, de la liberté pour les intellectuels et


les artistes du monde entier que se rencontrent les écrivains Noirs Américains
comme Claude Mc Kay, Langston Hughes etc et les étudiants antillais et
africains comme Léon Gontran Damas, Aimé Césaire, Léopold Sèdar Senghor,
Ousmane Socè. Dans cette Paris des années 30 l’Afrique est à l’ordre du jour. La
curiosité pour l’Afrique de la part des colons n’était qu’une littérature de
vulgarisation géographique qui se souciait peu de la situation du colonisé. Nous
avons des romans d’aventuriers comme le roman d’un spahi de Pierre Loti.
Cette littérature à préoccupation colonialiste présente souvent le Noir comme un
primitif, un sauvage. Et cela a suscité une vive réaction chez les intellectuels
Noirs qui s’assignent la mission de défendre la dignité de la race noire par
l’affirmation d’une identité culturelle. Pour la première fois germera alors l’idée
qu’il fallait restaurer la culture négro-africaine dans sa dignité, la rendre son
prestige d’antend. A Paris une poignée d’intellectuels et d’étudiants Noirs,
locataires du quartier latin vont se révolter d’abord par la plume à travers des
revues qui sont un cadre d’expression libre. La Négritude apparait dans un
premier temps comme une réponse au défi de l’Occident qui veut assimiler le
monde noir en niant ses valeurs de culture et en y faisant une table rase. Senghor
remarque « nous n’avions, estimaient-ils, rien inventer, rien créer, ni sculpter,
ni peint, ni chanté… ». La Négritude prend la forme d’un texte poétique, d’un
manifeste.

2-1- « La Revue du monde noir » :

La Revue du monde noir fut la première tribune où les Noirs du monde


entier eurent enfin l’occasion de s’exprimer pour débattre de leurs problèmes
spécifiques. La revue bilingue (français-anglais) qui parut du 20 Novembre 1931
au 20 Avril 1932 avait été fondée par le docteur Sajous, ressortissant du Liberia,
assisté des sœurs Andrée et Paulette Nardal. Le salon littéraire de fortune ouvert
par les deux sœurs antillaises permit également aux intellectuels noirs parisiens,
Aimé Césaire, Léopold Sèdar Senghor, Léon Gontran Damas, Etienne Lèro,

-7-
René Ménil, de rencontrer les poètes et romanciers de la Renaissance Négre
ainsi que d’éminentes personnalités du monde noir telles que René Maran, Félix
Eboué ou le docteur Price Mars sénateur d’Haïti.

D’un ton relativement modéré, la Revue du monde noir fut un lieu de


rencontres fructueuses pour l’intelligentsia (noire et européenne, puisque
l’ethnologue Léon Frobenius y collabora) en même temps qu’un incontestable
instrument d’éveil culturel. Les six livraisons de la revue permirent
l’établissement d’un véritable programme qui affirmait l’originalité de la
personnalité noire face à l’ethnocentrisme prosélyte des Européens, récusait la
vision manichéiste d’un monde primitif livré à la nécessaire mission civilisatrice
de l’Occident et réclamait une littérature authentique qui parlât enfin du Nègre
sans fard ni exotisme. Mais en dépit d’une certaine prudence, peut-être due à la
subvention du ministère des colonies dont elle bénéficiait, la Revue du monde
noir céda trop souvent à la polémique, et la définition de la Négritude avant la
lettre à laquelle elle aboutit ne tenait pas suffisamment compte des disparités
réelles entre américanité, antillanité et africanité.

2-2- La bombe de « Légitime Défense » :

La Revue du monde noir avait réclamé une littérature nègre : il revint à


Légitime Défense de la définir et d’en proposer le modèle. Rédigée par une
équipe dissidente de la Revue du monde noir , jugée trop conciliante, Légitime
Défense dont le titre délibérément provocant était emprunté à André Breton fit
l’effet d’un brulot dans les milieux lettrés de Fort de France .Ses auteurs ,
Etienne Lero , René Ménil et Jules- Marcel Monnerot , y dressaient en effet un
sévère réquisitoire contre leurs compatriotes et dans un manifeste programme
agressif paru le 1er Juin 1932 ils esquissaient une théorie de la nouvelle
littérature antillaise. Mais se sont tous les étudiants du quartier latin qui vont en
bénéficier pour défendre la culture noire et pour consolider leur militantisme. On
y défend pour la première fois la personnalité de l’homme Noir bafoué par trois
siècles d’esclavage et de colonisation. Légitime Défense prêche la libération du
style, la liberté d’imagination des Noirs. L’écrivain doit donc prendre en charge
son histoire, sa race, la couleur de sa peau. Le poète Noir doit être selon Césaire
le porte parole de tout un peuple : « ma bouche sera la bouche des malheurs
qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celle qui s’affaisse au cachot
du désespoir ». Cette revue interdite par les autorités françaises et ce

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mouvement qualifié de premier cri de révolte contre l’impérialisme blanc ne
connaitra malheureusement qu’un seul numéro publié en 1932.

2-3- « La Revue de l’étudiant noir » :

A la suite de Légitime Défense qui avait déjà semé le grain de la révolte


et de la contestation va naitre la Revue de l’étudiant noir qui se veut le
carrefour de tous les intellectuels africains et antillais. Le journal va revendiquer
la liberté créatrice du Négre en dehors de toute imitation occidentale. Pour
atteindre ce but, il fallait un retour aux sources africaines. C’est ainsi que fut
menée une veritable campagne de révolte culturelle et que prit naissance le
mouvement de la Négritude qui n’était au départ qu’un mouvement tendant à
rattacher les Noirs de nationalités et de statuts français à leur histoire, leur
tradition et aux langues exprimant leur culture. Cette revue marque
officiellement l’acte de naissance de la littérature africaine d’expression
française. L’essentiel pour ces étudiants est de vaincre la tentation de se vouloir
blanc et s’affirmer en tant que race face à un Occident oppresseur. Ce
mouvement est axé autour de trois personnalités : le guyanais Léon Damas, le
martiniquais Aimé Césaire et le sénégalais Léopold Senghor. Chacun de ces
écrivains s’assigne une mission ou plutôt une responsabilité « Césaire menait la
lutte avant tout contre l’assimilation des antillais, moi je visais toujours à
analyser et à exalter les valeurs traditionnelles de l’Afrique noire » écrit
Senghor. Le mouvement de la Négritude avec ses œuvres militants comme :
« Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire, « Poésies » de
Senghor, « Pigment » de Léon Damas gagnera en estime et en considération au
fil des années.

2-4- « La Revue présence africaine » :

La guerre 1939-1945 interrompit la parution de l’Etudiant noir mais


n’interrompit point l’activité des étudiants noirs. L’équipe fut un instant
disloqué par la captivité de Senghor rappelé au front comme tirailleur ; par le
départ de Césaire pour la Martinique où il allait fonder la revue « Tropiques »
enfin par la retraite et le silence de Damas qui avait eu des ennuis politiques.

Mais le groupe parisien se reforma bientôt autour du sénégalais Alioune


Diop, et s’augmenta de personnalités comme les guadeloupéens Paul Niger et
Guy Tirolien, de l’ivoirien Bernard Dédié, des dahoméens Apithy et Bèhanzin et

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du malgache Rabemananjara. C’est le noyau qui allait donner le jour à la Revue
présence africaine.

En Décembre 1947, paraissait simultanément à Dakar et à Paris le


premier numéro de cette revue, qui allait rapidement devenir l’organe du monde
noir en France et tend aujourd’hui à l’être dans l’Afrique toute entière. Elle était
patronnée par de grands intellectuels français tels que Gide, Sartre, Mounier,
Michel Leiris et Jorge Balandier ; enfin par quatre écrivains noirs ayant acquis
déjà une certaine renommée : Senghor et Césaire, naturellement l’américain
Richard Wright et le dahoméen Paul Hazoumé. La Revue présence africaine,
c’est un lieu de rendez- vous de toutes les idéologies, de toutes les opinions
religieuses et formes littéraires. Elle trouva son succès le plus éclatant avec la
création des éditions africaines ; ce qui permis aux écrivains de produire
abondamment.

En somme, le mouvement de la Négritude qui se fondait au départ sur le


principe d’une race fut par peur d’aboutir à un racisme, obligé de se cramponner
sur l’affirmation d’une identité culturelle.

II- NEGRITUDE : ESSAI DE DEFINITION

La Négritude a déjà fait l’objet de tant de gloses de la part des exégètes


qu’il est préférable d’en rechercher une définition dans les textes mêmes de ses
tuteurs. On s’aperçoit alors qu’à l’époque de l’Etudiant noir, ni Césaire, ni
Senghor, ni Damas, ne se sont souciés de fournir un corps de doctrine exhaustif
à la prise de conscience qui les a bouleversés, préférant de toute évidence
accorder la priorité à la création sur la théorie. Une analyse conjointe des œuvres
de Senghor et de Césaire permet cependant de dégager des composantes
essentielles de la Négritude.

1- La Négritude, l’expression d’une race opprimée

Césaire parle de « la Négritude mesurée au compas de la souffrance »


et Senghor enchaine dans Hosties noires, « Lettre à un prisonnier » dans ses
mots :

« Vous ignorez les restaurants et les piscines, et la noblesse au sang


noir interdite

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Et la Science et l’Humanité, dressant leurs cordons de police aux
frontières de la négritude ».

Mongo Béti décrit la réquisition de main d’œuvre pour la construction


des routes et des voies ferrées dans son œuvre intitulé « Le Pauvre Christ de
Bomba » ; Olympe Bhêly-Quénum rappelle l’arbitraire de la justice coloniale
dans « Piège sans fin » ; Sembene Ousmane évoque les grèves des travailleurs
et les répressions des maitres dans « Les bouts de bois de Dieu ». Et puis il ya la
misère et la faim, nous les retrouvons surtout aux Antilles ; René Depestre
compare la race noire à un minerais, un terreau, une forêt, livrés à l’exploitation
des spoliateurs dans « Minerais noir ».

2- La Négritude, la manifestation d’une manière d’être originale

« Pour assoir une révolution efficace, notre Révolution, dira Senghor,


il nous fallait d’abord nous débarrasser de nos vêtements d’emprunt, ceux de
l’assimilation, et affirmer notre être, c'est-à-dire notre Négritude ».

Et Césaire proteste en écho dans le « Cahier d’un retour au pays natal »


en ses termes : « ma négritude n’est pas une taie d’eau morte sur l’œil mort
de la terre ; ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale ; elle plonge
dans la chair rouge du sol ; elle plonge dans la chair ardente du ciel ; elle
troue l’accablement opaque de sa droite patience. »

3- La Négritude, un instrument de lutte

Senghor y voit non « une pièce de musée », mais « l’instrument efficace


de libération », tandis que Césaire affirme sa détermination d’être le
« bêcheur » de sa race « pour que revienne le temps de promission ».

4- La Négritude, un outil esthétique

Alors que Césaire ne quitte jamais, ou presque, le terrain politique et


sociologique, il définit la Négritude comme : « la conscience d’être noir, la
simple reconnaissance d’un fait, qui implique une acceptation, une prise en
charge de son destin de Noir, de son histoire et de sa culture ». Senghor croit
apercevoir dans la Négritude une forme d’expression spécifique fondée sur le
rythme et le ton : « la monotonie du ton c’est ce qui distingue la poésie de la
prose, c’est le sceau de la Négritude, l’incantation qui fait accéder à la vérité
des choses essentielles », et Senghor résume toutes ces données en une formule

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lapidaire à laquelle il est très attaché lorsqu’il déclare que « la Négritude est le
patrimoine culturel, les valeurs et surtout l’esprit de la civilisation négro-
africaine ».

Cette première approche peut être complétée par l’étude systématique et


stimulante que Jean Paul Sartre a donnée de la Négritude dans sa préface à
« l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache », procurée par Léopold
Senghor en 1948. Pour Sartre, il apparait que la Négritude est avant tout une
attitude à l’égard du monde « l’être dans le monde nègre » qui se définit
essentiellement par opposition à la culture blanche et débouche sur un racisme
antiraciste. Mais, estime Sartre, cette situation est appelée à évoluer car la
Négritude, selon un processus dialectique très hélégien, est un passage, une
notion subjective, existentielle et ethnique destinée à se résoudre à un niveau
supérieur dans la notion objective, positive et exacte de prolétariat. Ainsi, pour
l’auteur de la Nausée, la Négritude est-elle un devenir, une tension entre un
passé jamais tout à fait accessible et un avenir où elle cédera la place à des
valeurs nouvelles.

Cette divergence dans la définition va s’étendre aux autres poètes de la


Négritude. Mais quelque soit ces divergences théoriques entre les ténors de la
Négritude, le combat reste le même : restaurer au nègre sa dignité en lui faisant
prendre conscience de ces propres valeurs, dénoncer le racisme et le
colonialisme.

III- FIGURES EMBLÉMATIQUES ET MILITANTS

1- Les figures emblématiques

1-1- Aimé Césaire (1913-2008)

Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et mort


le 17 avril 2008 à Fort-de-France (Martinique), est un écrivain et homme
politique français, à la fois député, maire, poète, dramaturge, essayiste et
Biographe.
Représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude —
avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas — anticolonialiste résolu,
il mène en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique et
maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à
2001.

-7-
Pour Césaire, « ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de
l'assimilation culturelle ; le rejet d'une certaine image du Noir paisible,
incapable de construire une civilisation. Le culturel prime sur le politique ».
Œuvre clé: Cahier d’un retour au pays natal (1939).

1-2- Léopold Sédar Senghor (1906-2001)

Léopold Sédar Senghor, né le 9 octobre 1906 à Joal (Sénégal) et mort


le 20 décembre 2001 à Verson (France), est un homme d'État français puis
sénégalais, poète, écrivain et premier président de la République du Sénégal. Il
est ministre en France avant l'indépendance du Sénégal et est le
premier africain à siéger à l'Académie française.
Il est le symbole de la coopération entre la France et ses
anciennes colonies pour ses partisans ou du néocolonialisme français en Afrique
pour ses détracteurs.
Sa poésie, fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur
l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà
leurs différences. Par ailleurs, il approfondit le concept de négritude, notion
introduite par Aimé Césaire qui la définit ainsi : « La Négritude est l'ensemble
des valeurs culturelles du monde noir, telles qu'elles s'expriment dans la vie et
les œuvres des Noirs » (1977 : 90)

1-3- Léon-Gontran Damas (1912-1978)

Léon-Gontran Damas, né le 28 mars 1912 à Cayenne, mort


le 22 janvier 1978 à Washington, DC, est un poète, écrivain et homme
politique français.
Enfant d'un père guyanais et d'une mère martiniquaise, il grandit au sein
de la classe aisée créole. Il a une scolarité brillante ce qui lui permet de
poursuivre des études universitaires en droit puis en langues
(russe, japonais et baoulé) à l'École des langues orientales de Paris. Là, il
rencontre de nombreux intellectuels et artistes noirs de tous horizons et participe
dans cette émulsion intellectuelle à l'émergence du mouvement de la Négritude.
Aux côtés d'Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor, il lutte
activement contre l'assimilationnisme et critique le colonialisme. Il commence à
écrire dans des revues parisiennes telles que La Revue du monde noir (1931-
1932).

-7-
Selon Léon- Gontran DAMAS, c'est « Le mouvement tendant à
rattacher les noirs de nationalité et de statut français, à leur histoire, leurs
traditions et aux langues exprimant leurs âmes ».

2- Les autres militants

La négritude est un courant littéraire et politique, créé durant l'entre-


deux-guerres, rassemblant des écrivains francophones noirs, comme Aimé
Césaire, Léopold Sédar Senghor, les sœurs Paulette et Jeanne
Nardal (considérées comme les figures inspiratrices du mouvement), Jacques
Rabemananjara, Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien, Birago Diop et René
Depestre. Lié notamment à l'anticolonialisme, le mouvement influence par la
suite de nombreuses personnes proches du Nationalisme noir, s'étendant bien au-
delà de l'espace francophone.

Dans Négritude Agonistes, Christian Filostrat publie le numéro 3 (mai


- juin 1935) de L'Étudiant Noir, journal mensuel de l’Association des étudiants
martiniquais en France, dans lequel Aimé Césaire a initialement forgé le terme
« négritude ». Dans la rubrique « Conscience Raciale et Révolution Sociale »
de ce numéro de L'Étudiant Noir, Césaire revendique l'identité noire et sa
culture, d'abord face à une « francité » perçue comme oppressante et instrument
de l'administration coloniale française (Discours sur le colonialisme, Cahier d'un
retour au pays natal). Césaire l'emploie de nouveau en 1939 lors de la première
publication du Cahier d'un retour au pays natal. Le concept est ensuite repris
par Léopold Sédar Senghor dans ses Chants d'ombre, qui l'approfondit,
opposant « la raison hellène » à l’« émotion noire » :
« Nuit qui me délivre des raisons des salons des sophismes,
des pirouettes des prétextes, des haines calculées des carnages humanisés
Nuit qui fond toutes mes contradictions, toutes contradictions dans l'unité
première de ta négritude. »
Auparavant, sans que le mot soit revendiqué, le sociologue et militant
panafricain W. E. B. Du Bois avait dans son ouvrage Les Âmes du peuple
noir (1903) commencé à poser les caractéristiques de la négritude. En France,
la Revue du monde noir contribue à diffuser ce mouvement d'idées. Selon la
spécialiste de la littérature noire Lilyan Kesteloot, c'est en juin 1932, avec la
publication de Légitime défense par un groupe d'étudiants (Étienne Léro, René
Ménil et d'autres militants marxistes) que la pensée de la négritude est
constituée : dénonciation de la honte de soi, du mimétisme et de la
dépersonnalisation, critique du capitalisme colonial, etc… Pour Aimé
Césaire, « Ce n'est pas nous qui avons inventé la négritude, elle a été inventée
par tous ces écrivains de la Negro Renaissance que nous lisions en France dans

-7-
les années 1930 ». René Maran, auteur de Batouala, est généralement considéré
comme un précurseur de la négritude.
Claude McKay (1889-1948), poète, romancier, de langue anglaise,
jamaïcain puis américain, est un inspirateur possible de la "Négritude",
avec Ghetto noir (1928), Banjo (1929), etc.

IV- L’EVOLUTOIN ET LA PORTEE

1- L’évolution

La Négritude s’est développée et nous pouvons dire que c’est la façon


dont les négro-africains comprennent l’univers c'est-à-dire la nature, les
événements, les gens. C’est aussi leur façon de créer. Cette conception de la vie
est déterminée par deux sortes de phénomènes.

1-1- Les phénomènes de civilisation :

« Il n’ya pas de peuple sans culture » écrit Lévi Strauss. L’Afrique a


depuis longtemps produit des cultures si riches et si originales que le savant
allemand Frobenius constatait en 1906 qu’il existait belle et bien une culture
(une civilisation africaine partant d’un bout à l’autre du continent africain). Tous
les chercheurs sont d’accord aujourd’hui sur la reconnaissance d’une civilisation
africaine authentique que l’on ne retrouve nulle part ailleurs parfaitement
valable et intéressante. Frobenius écrit encore « L’idée du nègre barbare est
une invention européenne ». Cette reconnaissance et ce démenti de la thèse
européenne de la table rase forment les bases de la Négritude. C’est ce qui fait
que Senghor définit la Négritude comme étant « le patrimoine culturel, les
valeurs et surtout l’esprit de civilisation négro-africaine ».

1-2- Les phénomènes historiques :

La validité de la civilisation africaine va être mal menée par l’esclavage


inauguré par les portugais. La traite négrière a coûté à l’Afrique beaucoup de ses
fils et a instauré les désordres dans tous les domaines. L’esclavage à peine
abolie, la colonisation a crée une série de traumatisme qui va remettre en
question toutes les valeurs culturelles préexistantes. Ebranlés dans leur
confiance en eux même et dans leur culture, les africains sont victimes du
complexe d’infériorité, la honte de leur couleur et le découragement social.
L’esclavage et la colonisation ont failli réussir un « génocide culturel » selon

-7-
Marcien Towa. Face à cette attaque de l’Occident, l’homme Noir réplique par la
Négritude. Jean Paul Sartre dans « Orphée noir » écrit « Insulté, asservi, il se
redresse, il ramasse le mot « singe » qu’on lui a jeté comme une pierre, et se
revendique comme Noir face au blanc dans la fierté ». Le mouvement de la
Négritude n’a pas eu le même écho suivant que l’on n’est en Afrique
francophone ou en Afrique anglophone. Nous constatons que les francophones
sont plus versés dans le mouvement. Les intellectuels anglophones par contre ne
sont pas véritablement enchantés par ce mouvement qu’ils ne trouvent pas
important. Ils ont plutôt une position critique et cela se retrouve chez Wolé
Soyinka qui dit « Le tigre ne proclame pas sa tigritude, il saute sur sa proie et
la dévore ». Cela est dû simplement à la différence entre les deux systèmes
coloniaux de la France et de l’Angleterre. Pendant que la France pour coloniser,
dégradait les mœurs et les coutumes des indigènes en les obligeant ainsi à
assimiler les siennes, l’Angleterre laissait libre cour aux coutumes et aux mœurs
des indigènes. Ce qui fait qu’au moment de la décolonisation les anglophones se
trouvent moins déraciner, moins acculturer, moins déshumaniser que leurs frères
francophones. Ces derniers avaient besoin de lutter d’abord pour affirmer leur
dignité ensuite s’affranchir de la domination culturelle. Par ailleurs même chez
les tenants de la Négritude, il ya les différences de courant avec les nuances dans
les définitions de Césaire « libération, affirmation », de Senghor
« enracinement et ouverture » et de Damas « plainte et défense ». C’est ce qui
fait qu’il ya plusieurs négritudes suivant leur forme d’affirmation de
préoccupation, leurs degrés d’expression.

2- La portée

2-1- Les différentes négritudes :

 La Négritude douloureuse de Léon Gontran Damas se traduit par


l’expression de la douleur, la peur de perdre sa culture ou son âme au
contact de la civilisation occidentale. C’est donc l’expression de
l’angoisse par laquelle le poète fait des plaintes et souffle la torture. C’est
ainsi que « Pigments » publiés en 1937 dit sa révolte contre
l’acculturation subie.

 La Négritude agressive de Césaire est la revendication de la race nègre


suite au désarroi qui se fait dans une révolte d’une violente expression. La
raison du dieu blanc, de la beauté occidentale et même de la langue
française est reniée, rejetée violemment. C’est ainsi qu’on retrouve un

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tempérament chaud et dure du poète, une poésie qui bouleverse la syntaxe
et le mot. Cela se retrouve dans son long poème « Cahier d’un retour au
pays natal » publié en 1939.

 La Négritude élogieuse brandie par des chercheurs de renommée


comme Cheikh Anta Diop. Cette Négritude prétend revendiquer la
paternité de la civilisation de l’homme : L’Afrique c’est le berceau de
l’humanité. Le poète apparait ici comme messie qui prophétise. Cheikh
Anta Diop prétend que se sont les Noirs qui ont inventé les premiers : les
calendriers, les mathématiques, l’astronomie, la médecine, la religion,
l’architecture et même l’écriture.

2-2- La langue :

Toute langue véhicule une culture et une communication. Il se pose alors


le problème de l’expression du « moi » profond dans une langue d’emprunt. Le
poète haïtien Léon Laleau dira « sentez-vous cette souffrance et ce désespoir à
nulle autre égale, d’apprivoiser avec des mots de France ce cœur qui m’est
venu du Sénégal ». Jean Paul Sartre insistera sur la dépendance que l’utilisation
de la langue étrangère établie entre le colonisateur et le colonisé en disant « …
entre les colonisés, le colon s’est arrangé pour l’éternel médiateur » dans
« Orphée noire ». Cette situation entraine des positions différentes des écrivains
Noirs par rapport à la langue française.

 Les sympathisants de la langue française comme Léopold Sédar


Senghor et le béninois Paulin Toachim. Ce dernier considère la
langue française comme « l’évangile du jour ». Il ajoute « Je m’y
suis enraciné loin pour pouvoir en explorer les profondeurs et je
peux affirmer aujourd’hui que je lui dois tout ce que je suis ».

 Les retissants comme Gérard Chenet qui s’insurge contre


l’imposition du français et y voit une domination culturelle de
l’Europe. Il écrit « l’intrusion du français m’est apparu comme
la présence d’un gendarme ».

 Les modérés comme Tchiaya U Tamsi qui considère que


l’utilisation du français est une situation d’un fait qu’il assume
comme un « phénomène naturel ». L’Algérien Mohamed Dib
considère le français comme « le véhicule idéal d’une pensée qui

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cherche à travers les réalités locales à joindre les préoccupations
universelles de notre époque ».

V- LA TYPOLOGIE DE LA NEGRITUDE

1- Les réappropriations religieuses

On le voit, le rapport à la négritude est au centre des énoncés chrétien et


islamique du «renouveau ». Alors que l'afro théologie en revendique l'héritage,
la reforme en islam est effort permanent de purification de la foi des influences
du « terroir » et condamnation de cet islam« noir » ou négrifié que, pour des
raisons politiques évidentes, l'islamologie coloniale a exaltéavec constance. Là
où l'une s'inscrit dans l’africanité culturelle, l'autre se tourne vers lasource de la
Révélation et, fréquemment, en appelle à l'arabisation comme voie ramenant a
Dieu.

2- Les réappropriations politiques

La Négritude traduit le refus de cette domination totale caractérisée par


la conquête, l’esclavage, la déportation, le déni culturel et spirituel, la
domination politique et l’exploitation économique légitimée par le postulat de
l’excellence de la race blanche et plus précisément de cette fraction qu’est la
nation colonisatrice ; la suprématie étant donnée comme fondée dans l’histoire
et la nature ».

3- Les réappropriations polémiques

La Négritude fut au cœur de toutes les polémiques car jugée trop


réducteur par certains, mais il est indéniable que la Négritude permet à l’homme
noir de se valoriser en tant qu’être humain au sein de la société moderne post-
esclavagiste, le tout dans une perspective decolonial.

VI- LES OPPOSANTS ET OUTILS DE COMBATS DE LA


NEGRITUDE
1- Opposants de la négritude

On a encore en mémoire la querelle qui opposa, dans les années 1960,


Wole Soyinka à un autre géant de la littérature africaine, Léopold Sédar

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Senghor. Pour railler le concept de « négritude » forgé par le poète sénégalais
(avec ses amis martiniquais Aimé Césaire et guyanais Léon-Gontran Damas), et
défini comme « l’ensemble des valeurs de civilisation du monde noir »,
l’écrivain nigérian avait inventé le terme de « tigritude ». Pour Soyinka, le tigre
n’a pas besoin de proclamer sa tigritude, il bondit sur sa proie. Il s’en explique
aujourd’hui : « Pourquoi fallait-il gaspiller notre énergie dans de vaines
rhétoriques alors que notre continent se débattait dans des problèmes
politiques et économiques insurmontables ? La situation nécessitait que l’on
agisse avant tout ».

Soyinka va toutefois peu à peu infléchir sa position : « Ma réflexion sur


la question de la négritude a beaucoup évolué à partir du moment où
j’ai compris que la libération des Africains francophones passait
nécessairement par l’affirmation de l’identité noire. Les Senghor, les Césaire,
les Damas étaient les produits typiques de la colonisation française, qui, en
voulant faire de l’élite noire des Français à part entière, ont déclenché ce
mouvement de rébellion intellectuelle et poétique. On a assisté à un
phénomène similaire dans les colonies portugaises où l’assimilation des
autochtones était la politique officielle. Les Anglais, pour leur part, s’étaient
toujours gardés de s’immiscer dans la vie culturelle de leurs sujets africains
tout simplement parce qu’ils les croyaient incapables de s’adapter à la culture
britannique, nécessairement supérieure ».

2- Les outils de combats de la négritude

La première négritude s’est exprimée surtout dans la poésie — les


fondateurs du mouvement publiaient des recueils individuels ainsi que des
anthologies, dont la plus célèbre est l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et
malgache de langue française, préparée par Senghor, éditée en 1948 avec la
préface de Jean-Paul Sartre. Nombreux étaient à la même époque différents
périodiques qui laissaient la parole aux intellectuels noirs africains et antillais;
les publications ne se limitaient pas à la poésie, ou à la littérature, les textes du
domaine de la culture, civilisation, philosophie, sociologie y occupaient une
place importante. Ces titres de presse n’avaient pas toujours de longue vie :
L’Étudiant noir paraissait dans les années 1934/1935 1, Tropiques —
1941/1943, mais ils permettaient une expression libre, inconnue avant. Il est
possible de noter à quel point leur survie était souvent difficile à l’exemple de
Légitime défense, le cas particulier du périodique édité en un seul numéro 2.

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Toutefois, le cas de Présence Africaine, fondée en 1947 par Alioune Diop et
sortant jusqu’à nos jours, prouve que l’adaptation aux conditions du moment —
cf. la fondation de la maison d’édition éponyme — rendait possible une vie de
longue durée. Postérieurement, après la Seconde Guerre mondiale, la négritude a
revêtu de nouvelles formes, elle s’est mise à la prose et les années 50 voient
paraître nombre de romans originaux dotés d’une expression forte. Cette
création romanesque ajoute des éléments nouveaux aux apports de la première
période. Les romans contiennent des éléments ethnographiques, glorifient
l’Afrique précoloniale et restituent la mémoire en rappelant les figures
prestigieuses de l’histoire, tels les écrits de Djibril Tamsir Niane ou de Birago
Diop. Nombreuses sont les œuvres autobiographiques, dont celles de Mongo
Beti ou d’Ousmane Sembène, qui s’appuient sur les expériences vécues des
sociétés coloniales et deviennent, avec l’évolution des héros, de véritables
romans d’apprentissage. Conscients des changements qui s’opèrent dans le
monde et dans les mentalités, les écrivains s’interrogent également sur les
rapports souvents difficiles et conflictuels entre la tradition et la modernité. Il
faut reconnaître que ces problèmes ne sont pas nécessairement présentés sous un
jour dramatique et sont à l’opposé de toute martyrologie, comme en témoignent,
Camara Laye dans L’Enfant noir, ou bien Bernard Dadié dans Climbié.

CONCLUSION

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En somme le premier mérite de la Négritude est d’avoir redonner à l’homme
noir sa dignité humaine qui le pousse à être fier de ses valeurs de civilisation. Le
Nègre se présente comme un homme pareil aux autres et impose sa culture et
surtout l’art africain qui participe à la civilisation de l’universelle. C’est donc
avec sa culture que l’Afrique pourra désormais s’ouvrir vers l’extérieur pour
participer « au rendez-vous du donner et du recevoir ». Ainsi la Négritude de
demain fera la synthèse de cette civilisation ancestrale et des apports des
sciences et techniques. Cela permettra à l’Afrique une meilleure intégration de
l’Afrique au monde moderne.

BIBLIOGRAPHIE

-7-
-Kane (M) : Négritude et littérature, in Colloque sur la Négritude, Dakar, 12-18
Avril 1972.

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PP 23-38.

-Chevier (J) : Littérature négre, Paris, édition Armand Colin, 1974, PP 32-47.

-Césaire (A) : Cahier d’un retour au pays natal, 1939 in Revue Volontés, réédité
en 1956, Présence Africaine.

-Damas (L-G) : Poètes d’expression française, Paris, édition du Seuil, 1947.

-Kane (M) et Diop (B) : L’homme et l’œuvre, Paris, Présence Africaine, 1971.

-Senghor (L-S), Liberté 1 : Négritude et humanisme, Paris, édition du Seuil,


1964.

-Senghor (L-S) : Ce que je crois, Paris, Grasset, 1988.

-Steins (M) : Les antécédents et la genèse de la négritude senghorienne, Paris,


Université de Paris III, 1981, Tome 3, P 1346.

-Niger (P) : Les puissants, Paris, édition du Scorpion, 1959.

-Béti (M) : Le Pauvre Christ de Bomba, Paris, 1956.

-Quénum (O-B) : Piège sans fin, Paris, 1960.

-Sembene (O) : Le bout de bois de DIEU, Paris, 1960.

-Depestre (R) : Minerais noir, Paris, édition Présence Africaine, 1956, P 10.

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