Rayen Dabbaghi, 8 B 3
Les Spectacles
03 novembre 2023
Définition
Le spectacle
- Ce qui se présente au regard; vue d'ensemble qui attire l'attention et/ou éveille des
réactions.
- Donner, offrir, exposer, jeter en spectacle: montrer, exhiber à la vue de tous.
- Se donner en spectacle: S'afficher, s'exposer au regard, au jugement d'autrui,
- Être en spectacle: Être exposé au regard, à la critique d'autrui,
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- S'absorber dans le spectacle de: Regarder avec insistance, fixement quelque chose,
quelqu'un,
- Donner le spectacle de. Montrer, donner à voir une certaine image de quelque chose, de
quelqu'un.
- Servir de spectacle, faire spectacle. Attirer l'attention de manière exagérée par son
comportement, son aspect.
- Fait de voir, de contempler, d'observer une chose, un ensemble d'éléments qui s'inscrit
dans une durée, dans un processus. Le spectacle de la misère, de la débauche, de la
décrépitude, du beau, de la nature.
- Ensemble de faits, d'événements, de phénomènes qui se présentent à l'observation, à
l'étude. Spectacle de l'hypocrisie universelle; spectacle d'un peuple qui se relève; spectacle
des civilisations déchues.
Exemples de spectacles
- Représentation de théâtre, de danse, de cinéma, d'opéra, de numéros de variétés, qui
est donnée en public.
- Manifestation sportive considérée comme une représentation par les performances, les
effets artistiques, visuels, émotionnels qu'elle comporte.
- Manifestation, audience publique ayant un aspect spectaculaire.
- Manifestation, réception organisée comme un spectacle, accompagnée d'un spectacle.
- Jeux et combats du cirque chez les Romains
Chronologie
Le terme « théâtre » vient du grec theatron et signifie « le lieu où l'on regarde ». Le théâtre
est ainsi avant tout un espace de spectacle. Né dans l'Antiquité grecque, il est devenu un
genre littéraire qui s'est épanoui de manière diversifiée en fonction des époques.
Le théâtre grec
Les tragédies et comédies grecques, dont la représentation remonte aux VIe et Ve siècles
avant J.-C., ont une origine religieuse, liée au culte de Dionysos. Le théâtre est donc dans
son origine lié au sacré.
- Ces représentations ont lieu lors de fêtes organisées par l'État,
- Le lieu de ces représentations est un édifice à ciel ouvert,
- À l'époque, tous les rôles sont tenus par des hommes, portant des masques,
- Eschyle, Sophocle, Euripide sont les auteurs tragiques les plus célèbres.
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Le théâtre romain
Comme à Athènes, le théâtre romain a une dimension religieuse : les représentations
sont liées au culte de Bacchus. Comme à Athènes également, la dimension politique est
présente, puisque le théâtre se joue lors des Jeux, ou lors de cérémonies importantes
réunissant le peuple. Le chant, la danse, la musique accompagnent encore le texte – le
théâtre est un « spectacle total ». Sur la scène, pas de « décor » au sens moderne.
Le Moyen Âge
Au XIIIe siècle, le théâtre se joue sur la place du village ou de la ville. Les spectateurs sont
des « bourgeois », tandis que les cours des seigneurs préfèrent les spectacles de tournois,
de ballets, etc.
- Les pièces de théâtre réparties en deux « genres » : les mystères, qui reprennent
des épisodes bibliques ou des vies de saints et les farces
- Au cours des XIVe et XVe siècles, les spectacles deviennent payants
- Il se joue de plus en plus souvent dans des lieux clos et non plus sur la grand-place.
- Peu de décors sont utilisés au Moyen Âge
Le XVIIe siècle : siècle du théâtre
Le XVIIe siècle voit s'amorcer plusieurs nouveautés. Le métier de comédien, même s'il est
méprisé par l'Église et une part de l'opinion, fascine de plus en plus. Les femmes peuvent
quant à elles enfin monter sur scène. Enfin, en 1630, le théâtre est reconnu comme un
art officiel.
Dans ce siècle dominé par le classicisme, la distinction entre les genres théâtraux est nette
: la tragédie et la comédie
Comédie Tragédie
Personnages de bourgeois Personnages nobles
Sujet = famille, vie sociale, argent, amour Sujet = pouvoir, politique, amour (sphère
(sphère privée) publique)
Forme assez libre ; vers ou prose Cinq actes ; vers
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Registre comique et fin heureuse Registre et dénouement tragiques
Unité de lieu, de temps, d'action Unité de lieu, de temps, d'action
Le XVIIIe siècle : théâtre et Lumières
Les « esprits libres » estiment que le théâtre est non seulement un divertissement
innocent, mais aussi un moyen pédagogique : Voltaire et Diderot soutiennent l'idée selon
laquelle la représentation des vices et des vertus peut « éclairer » les hommes.
En dehors des « philosophes » deux noms s'imposent dans ce XVIIIe siècle : Marivaux, et
Beaumarchais.
- Chez Marivaux, les personnages ne sont plus des types comiques ou des héros
tragiques, mais des individus aux prises avec un questionnement sur leur identité.
- Beaumarchais, avec Le Barbier de Séville ou Le Mariage de Figaro, donne au
personnage du valet une importance cruciale.
XIXe siècle : le refus des « cages »
Au XIXe siècle, les règles du XVIIe siècle (les unités, la bienséance) sont définitivement
abandonnées. Les auteurs du romantisme veulent un autre théâtre. Ils souhaitent un type
de pièces capable de mettre en scène l'Histoire et le pouvoir, dans une dramaturgie
ample et un style qui ne soit plus soumis aux bienséances. Victor Hugo parle des
unités comme d'une « cage » et déclare, de façon provocatrice : « J'ai disloqué ce grand
niais d'alexandrin ». Dans cette mouvance, on peut également citer Alfred de Vigny ou
Alexandre Dumas.
Le XXe siècle : des tendances diverses
Au XXe siècle, le théâtre emprunte diverses voies – que les auteurs d'aujourd'hui
creusent et diversifient encore.
- Certaines pièces poursuivent dans la veine de la comédie de mœurs, avec Georges
Feydeau et Eugène Labiche (auteurs de vaudevilles).
- Apparaît simultanément un théâtre de la « subversion » : Alfred Jarry, avec Ubu
roi, présente une pièce faite pour choquer. Avec le mouvement Dada ou le
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surréalisme, ce théâtre rejette toute psychologie des personnages pour préférer
une représentation brute, presque abstraite, de l'homme.
- Après Alfred Jarry ou Antonin Artaud, des auteurs comme Eugène Ionesco ou
Samuel Beckett (et plus récemment Marguerite Duras) mettent en question dans
leurs œuvres le personnage théâtral. Des cris, des répliques apparemment dénuées
de sens se succèdent pour donner une image à la fois drôle et effrayante de
l'humanité.
- Enfin, la première moitié du XXe siècle voit un retour du tragique : Jean Cocteau,
Jean Anouilh, Jean Giraudoux reprennent des mythes antiques comme celui
d'Œdipe, d'Antigone ou d'Electre, tout en les modernisant. Ils montrent ainsi d'une
part la permanence des interrogations humaines, d'autre part le sens nouveau que
l'on peut donner à ces mythes, dans le contexte bouleversé de la Première Guerre
mondiale et de la montée des fascismes.
Collège privé El Alama Sahloul 3 Sousse