0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues10 pages

Chapitre 9

Le chapitre 9 traite de la justification des sections soumises à des contraintes tangentes dues à l'effort tranchant dans les poutres. Il décrit les types d'armatures à utiliser, les méthodes de vérification des contraintes appliquées, et les dispositions constructives à respecter. Des exercices pratiques sont également proposés pour appliquer ces concepts à des cas réels.

Transféré par

sambianinanguitiebie95
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues10 pages

Chapitre 9

Le chapitre 9 traite de la justification des sections soumises à des contraintes tangentes dues à l'effort tranchant dans les poutres. Il décrit les types d'armatures à utiliser, les méthodes de vérification des contraintes appliquées, et les dispositions constructives à respecter. Des exercices pratiques sont également proposés pour appliquer ces concepts à des cas réels.

Transféré par

sambianinanguitiebie95
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 9

JUSTIFICATION DES SECTIONS SOUMISES


A DES CONTRAINTES TANGENTES :
L’EFFORT TRANCHANT

1- SYSTEME

Le comportement d’une poutre sous l’effet de


l’effort tranchant est donné par la figure 9-1.

Figure 9-1

Pour faire fasse aux fissures provoquées par les


forces de traction dues à l’effort tranchant, on
peut utiliser trois types d’armatures d’efficacité
décroissante :

- Armatures inclinées : 45° ≤ 𝛼 < 90°


(figure 9-2a)
- Armatures droites : 𝛼 = 90° (figure 9-2b)
- Armatures mixtes : cadres (90°) et barres
relevées (45°) (figure 9-2c). Ce cas est
recommandé quand l’effort tranchant est
très importante ; ceci entraine la réduction
des aciers rendant la mise en œuvre du
béton plus efficace ;
Figure 9-2

Les phénomènes de fissuration et de déformation dus à l’effort tranchant étant


nettement moindres à l’état-limite de service qu’à l’état-limite ultime, le règlement
prévoit que :

Seul l’état-limite ultime est vérifié,

La justification est l’état-limite de service se traduisant uniquement par des dispositions


constructives.

2- RAPPELS DE NOTIONS DE LA RESISTANCE DES MATERIAUX


La contrainte de cisaillement 𝜏 d’une poutre rectangulaire est donnée par :
VQ
τ= (9-1a)
I.b0

Pour un moment statique est maximal, on peut écrire:


V
τmax = (9-1b)
Z.b0

Avec :

V : effort tranchant dans la section considérée

Q : moment statique par rapport à la fibre neutre de l’aire située au-dessus du plan de
cisaillement considéré

I : moment quadratique de la section par rapport à l’axe neutre

b0 : largeur de la poutre

Z : bras de levier des forces élastiques

3- VERIFICATION DU BETON DE L’AME

3-1 Contrainte appliquée

Les justifications de l’âme d’une poutre sont conduites à partir de la contrainte tangente
𝜏𝑢 , prise conventionnellement égale à :

Vu
τu = (9-2a)
bd

b est la largeur de la section. Pour des largeurs variables sur la hauteur de la section,
il convient d’adopter pour b, la valeur de la plus petite largeur de cette section.

3-2 Justification du béton pour les pièces non entièrement comprimées

C’est le cas des poutres en flexion simple.

a- Armatures droites (𝜶 = 𝟗𝟎°)

• Fissuration peu préjudiciable :


fcj
Vu 0,2
𝜏𝑢 = ≤ min | γb (9-3)
bo d
5 MPa
• Fissuration préjudiciable ou très préjudiciable :

fcj
Vu 0,15
𝜏𝑢 = ≤ min | γb (9-4)
bo d
4 MPa
b- Armatures à 45°

Quelle que soit la fissuration, la vérification à faire est :

fcj
Vu 0,27
𝜏u = ≤ min | γb (9-5)
bo d
7 MPa
c- Armatures inclinées à 𝛂(45°<𝛂<90°)

Les limites sont obtenues par interpolation linéaire, en fonction de 𝛂, entre les valeurs
précédentes, tant en ce qui concerne la proportion de 𝑓𝑐𝑗 ⁄𝛾𝑏 que la valeur limite
forfaitaire (4,5 ou 7𝑀𝑃𝑎 ).

Tableau 4-1 : Valeurs limites des contraintes tangentes (MPa) avec 𝛾𝑏 = 1,5
armatures droites armatures
à 45°
fc28 fissurations peu fissuration toutes
MPa préjudiciable préjudiciable ou fissurations
très préjudiciable
fc28 fc28 fc28
0,2 ; 5 𝑀𝑃𝑎 0,15 ; 4 MPa 0,27 ; 7 MPa
γb γb γb
16 2,13 1,60 2,88
18 2,40 1,80 3,24
20 2,67 2,00 3,60
25 3,33 2,50 4,50
30 4,00 3,00 5,40
40 5,00 4,00 7,00
50 5,00 4,00 7,00
60 5,00 4,00 7,00

1- VERIFICATION DES ARMATURES D’AME

4-1 Calcul des armatures

Les armatures sont inclinées d’un angle 𝛼 et ont un espacement constant S𝑡 dans la
zone considérée.
A𝑡 est la section résistante totale des cadres (cadres-étrier-épingle) (figure 9-3).
Figure 9-3

La justification des armatures d’âme à ELU s’exprime par :

A𝑡 𝜏𝑢 −0,3 𝑓𝑡𝑗 𝐾
≥ f (9-6)
bo .St 0,9 e (cos α+sin α)
γs

Avec :
𝑧
0,9 = 𝑑
ftj limité à 3,3MPa
K varie en fonction du type de sollicitation et de la nature de la surface de reprise
de bétonnage s’il en existe. Pour le cas de la flexion simple,

K=1 dans le cas où il n’y a pas de reprises de bétonnage ou si elles


sont munies d’indentations atteignant au moins 5 mm.
L’indentation doit être portée sur les dessins
Dans ce cas pour les armatures droites (𝛼 = 90°), la relation
s’écrit :

A𝑡 𝜏𝑢 −0,3 𝑓𝑡𝑗
≥ f (9-7)
bo .St 0,9 e
γs

K=0 dans le cas de reprises de bétonnage


ou lorsque la fissuration est très préjudiciable.
Dans ce cas pour les armatures droites (𝛼 = 90°), la relation
s’écrit :

A𝑡 𝜏𝑢
≥ f (9-8)
bo .St 0,9 e
γs
4-2 Section minimale d’armatures d’âme

L’espacement St des cours successifs d’armatures transversales d’âme doit vérifier:

0,9 d
St ≤ min | (9-9)
40 cm

h
35
∅𝑡 ≤ min | b (9-10)
10
∅l
où ∅I le diamètre minimal des armatures tendues du premier lit maintenues par les
cadres.

La condition de non –fragilité s’écrit par ailleurs :

τu
A𝑡 1
≥ f max | 2 (9-11)
bo .St e 0,4 MPa

4-3 Répartition des armatures transversales

4-3-1 Les méthodes de détermination des répartitions

Lorsque la travée de poutre étudiée comporte des charges concentrées, on utilise une
méthode, dite générale, pour évaluer la densité de cadres (donc leur espacement) en
fonction de la variation de l’effort tranchant ; cette méthode, assez complexe, ne sera
pas exposée ici.

Dans le cas des travées de hauteur constante sans charges concentrées, on utilise
une méthode simplifiée forfaitaire : méthode de Caquot ou méthode de Perchat.
Ces deux méthodes étant strictement identiques, sauf pour le calcul du nombre n.

Les méthodes de Caquot et Pirchat sont plus rapides que la méthode générale, elles vont
dans le sens de la sécurité, mais conduisent généralement à une plus forte densité
d’armatures transversales.

4-3-2 Méthodes pratiques de Caquot et de Perchat

On calcule :
• l’écartement St0 des armatures transversales à l’appui: le premier cadre est ainsi
placé à 0,5 St0 du nu de l’appui ;
• puis on adopte, pour l’écartement des cadres suivants, en centimètres cm), la suite
des nombres (à partir de la valeur de S𝑡0 ) :

7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 13 - 16 - 20 - 25 - 35 – 40 en cm (9-12)

Chaque espacement étant répété n fois :

❖ Méthode de Caquot
n = nombre entier de mètres (par excès) dans la demi-travée de la poutre ou dans la
portée totale pour une console.

❖ Méthode de Perchat
Dérivée de la méthode de Caquot, elle est applicable dans les mêmes conditions et
repose sur le même principe ; elle est un peu plus économique :

- le premier cadre est placé à Sto /2 ;


- ensuite, on place no espacementsSto , avec :

no ≥ 12(Sh − 1) (9-13)
to

- puis n fois St1 , St2, etc., les S𝑡i étant pris dans la série précédente, avec n
= nombre de mètres (partie entière par excès ou par défaut) dans L′𝑜 ,
donné par la formule :

h 0,5 K′
L′𝑜 = 1 + (Lo − 2) (1 − ) (9-14)
τu

Lo est la demi-portée de la poutre

K’= 1 si pas de reprise de bétonnage,

K’=0 si reprise de bétonnage.


(9-15)

Dans tous les cas, il est recommandé de prendre :

Un espacement initial Sto au moins égal à 7 cm


(9-16)

5- DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES
• Dans la mesure du possible, il est conseillé d’éviter, pour les armatures transversales,
d’utiliser des aciers de diamètre supérieur à 12 mm ;
• Si possible, l’inclinaison 𝛼 sera supérieure à 45° (on prend en général 67,5°) pour
éviter le risque d’éclatement du béton d’enrobage par glissement des ligatures :
l’angle 𝛼 = 65° correspond à l’angle de frottement acier – acier.

6- EFFORT TRANCHANT DANS LES DALLES

Aucune armature d’effort tranchant n’est requise dans les dalles si les conditions
suivantes sont remplies :

- les dispositions constructives des dalles sont respectées ;


- la dalle est réalisée sans reprise de bétonnage sur toute son épaisseur ;
- la contrainte tangente respecte la condition (9-17a) :

𝑉 𝑓𝑐28
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 ≤ 0,07 (9-17a)
𝛾𝑏

En considérant d=0,9h

𝑉𝑢 .𝛾𝑏
ℎ≥ (9-17b)
0,063𝑏𝑓𝑐28

b représente la largeur unité de la dalle (b=1m=1000mm)

7- ZONES D’APPLICATION DES EFFORTS

Ce sont les zones où les efforts sont transmis sur les appuis ou sur une zone
quelconque de la poutre.

7-1 Appuis de rive

Les charges sont transmises par une bielle de béton unique inclinée à 45°.
Figure 9-4

a- Vérification des armatures longitudinales

Dans le cas courant des poutres en flexion:


𝑉𝑢
𝐴𝑠 ≥ (9-18)
𝑓𝑒 ⁄𝛾𝑠

b- Vérification de la compression du béton


𝑉𝑢 𝑓
≤ 0,4. 𝛾𝑐𝑗 (9-19)
𝑏.𝑎1 𝑏

b : largeur de la poutre

𝑎1 : longueur d’appuis qui doit être inférieure à 0,9d.

𝑎1 ≤ 0,9𝑑 (9-20)

En considérant a comme dimension du poteau et e enrobage, on aura :

𝑎 = 𝑎1 + 𝑒 + 2(𝑐𝑚) = 𝑎1 + 𝑒𝑇 (9-21)

Avec

𝑒𝑇 = 𝑒 + 2(𝑐𝑚) (9-22)

A peut s’écrire :
𝑉 .𝛾
𝑢 𝑏
2,5 𝑏.𝑓 + 𝑒𝑇 ≤ 𝑎 ≤ 0,9𝑑 + 𝑒𝑇 (9-23)
𝑐𝑗
7-2 Appuis intermédiaires

a- Vérification des armatures longitudinales


𝑉𝑢 +𝑀𝑢 /0,09
𝐴𝑠 ≥ (9-24)
𝑓𝑒 /𝛾𝑠

Où :

Mu est moment fléchissant de calcul vis-à-vis de l’état-limite ultime

𝑉𝑢 est l’effort tranchant en valeur absolue au niveau de l’appui

b- Vérification de la contrainte de compression

• Même vérification que pour les appuis de rive :

𝑉𝑢 𝑓
≤ 0,4. 𝛾𝑐𝑗 (9-25)
𝑏.𝑎1 𝑏

Et donc :
𝑉 .𝛾
𝑢 𝑏
2,5 𝑏.𝑓 + 𝑒𝑇 ≤ 𝑎 ≤ 0,9𝑑 + 𝑒𝑇 (9-26)
𝑐𝑗
CHAPITRE 9 :

TRAVAUX DIRIGES

Exercice 9-1 :

Soit poutre de section rectangulaire de 30 cm de large et 60 cm de haut et comporte


deux travées égales de longueur 5,4 m reposant sur trois poteaux de section
rectangulaire 30 cm sur 40 cm.
Les charges uniformément repartie sont : G=32 kN/m et Q=64 kN/m
Les aciers longitudinaux sont calculés avec les conditions suivantes :
- béton de résistance à la compression à 28 jours :𝑓𝑐28 = 30 𝑀𝑃𝑎 ɣb=1,5
- aciers HA feE500 et ɣs=1,15
- fissuration : préjudiciable ; enrobage : 3cm
Les sections des aciers obtenues sont :
- sur appui central: As=30,4cm² et As’=0
- en travée : As=27cm² et As’=0

1. Vérifier le cisaillement du béton.


2. Vérifier les dimensions des poteaux.
3. Calculer les sections d’armatures transversales.
4. Faire la répartition des cadres par la méthode de Caquot et de Percat.

Exercice 9-2 :

Considérons 4 dalles pleines dont les paramètres sont donnés par:


a-
- Epaisseur ho= 12 cm
- Béton : fc28=20 MPa ɣb=1,5
- Effort tranchant Vu=150 kN
b-
- Epaisseur ho= 15 cm
- Béton : fc28=20 MPa ɣb=1,5
- Effort tranchant Vu=150 kN
c-
- Epaisseur ho= 20 cm
- Béton : fc28=25 MPa ɣb=1,5
- Effort tranchant Vu=200 kN
d-
- Epaisseur ho= 25cm
- Béton : fc28=30 MPa ɣb=1,5
- Effort tranchant Vu=450 kN
1. Les différentes dalles nécessitent – elles d’armatures d’effort tranchant
2. Donner pour chaque cas l’épaisseur à prendre pour éviter des armatures
d’effort tranchant.

Vous aimerez peut-être aussi