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Avoir Foi en Nos Sages

Le document traite de l'importance d'avoir foi en les enseignements des Sages du peuple juif, considérant leurs paroles comme une transmission directe de la Torah depuis Moshé Rabbenou. Il souligne la nécessité de respecter cette chaîne de transmission tout en reconnaissant la baisse de la grandeur spirituelle à travers les générations. Enfin, il met en garde contre le scepticisme moderne qui peut nuire à l'acquisition de la Torah et encourage à consulter les Sages pour des conseils dans divers aspects de la vie.

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Le document traite de l'importance d'avoir foi en les enseignements des Sages du peuple juif, considérant leurs paroles comme une transmission directe de la Torah depuis Moshé Rabbenou. Il souligne la nécessité de respecter cette chaîne de transmission tout en reconnaissant la baisse de la grandeur spirituelle à travers les générations. Enfin, il met en garde contre le scepticisme moderne qui peut nuire à l'acquisition de la Torah et encourage à consulter les Sages pour des conseils dans divers aspects de la vie.

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Avoir foi en nos Sages


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23 l Avoir foi en nos Sages

midda 23 l Avoir foi en nos Sages

Il s’agit ici de croire dans tout ce que disent les véritables


Sages de notre peuple, comme si cela nous avait été transmis
par Moshé Rabbenou lui-même au Mont Sinaï.
Ainsi, comme il est dit dans Josué (1,7) " Mais sois ferme et
bien résolu, en t’appliquant à agir conformément à toute la
doctrine que t’a tracée mon serviteur Moshé : ne t’en écarte
ni à droite ni à gauche, pour que tu réussisses dans toutes
tes voies ". Car le fait de ne pas croire, ne serait-ce qu’un
enseignement de nos Maîtres, constitue un grand obstacle
à l’acquisition de notre chère Torah (Midrash Chmouel).
Celui qui désire réellement faire partie de la chaîne de
transmission de la Torah depuis Moshé Rabbenou se doit
de s’annuler complètement devant les paroles de nos
Sages et ne pas avoir la prétention de croire que notre
compréhension peut égaler celle de nos Maîtres. On peut
croire à un enseignement sans avoir nécessairement besoin
de le comprendre dans ses moindres détails.
Il faut avoir en tête la notion de yeridat hadorot, littéralement
la baisse des générations. Cela signifie que la grandeur
spirituelle des sages de chaque génération va en diminuant,
et c’est pour cela qu’un sage d’aujourd’hui ne peut contredire
un sage des générations précédentes.

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Semaine 24 l jour du Omer 23

Abayé dans la Massehet Chabat (112b) enseigne : " si les


premiers maîtres (les richonim) sont des fils d’anges, nous
(les maîtres de cette génération) sommes des fils d’hommes,
mais s’ils sont humains, alors nous sommes des ânes ".
Le Saba de Slabodka déduit de cet enseignement que la
différence entre les Sages d’antan et leurs successeurs n’est
pas une différence de grandeur. En effet, Abayé ne fait pas
de différence entre des fils d’anges d’un rang élevé et des fils
d’anges d’un rang moins élevé en parlant des Sages de notre
peuple. La vraie différence entre eux est une différence de
nature, d’essence ! (fils d’anges et humains, ou humains et
ânes).

Le Rav Haïm de Volozhin avait pour habitude de parler


en Yiddish toute la semaine. Seul le Chabat méritait que
l’on utilise le Lachon Hakodech (l’hébreu) pour transmettre des
Divrés Torah. Lors d’une Seouda Chlichite (troisième repas de
Chabat), le Rav Haïm se mit à parler de son maître, le Gaon de
Vilna, à ses élèves. Un de ses invités lui demanda alors si le Gaon
était aussi grand que le Ramban (de 800 ans son aîné). Le Rav
Haïm fut si choqué par l’audace de cette question qu’il se
remit à parler en yiddish et répondit que, malgré la grandeur
incommensurable de son maître, le Gaon n’est jamais arrivé au
niveau du Ramban. Peut-être a-t-il atteint celui de l’élève d’un
élève du Ramban. Ce qui est déjà absolument inespéré étant
donné la yeridat hadorot.

Il faut avoir une foi parfaite dans les paroles de nos Sages
mais cela nécessite de bien comprendre ce qu’ils enseignent :

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Lors d’un de ses voyages en Amérique pour récolter des


fonds, le Rav Elhanan Bounim Wasserman assista à un
dîner au cours duquel il critiqua fermement le mode de vie des
H’alutsim (pionniers israéliens qui avaient quitté les chemins de
la Torah). Un des invités, juif pratiquant, prit leur défense, en
souhaitant : " Rav, pourvu que nous ayons la même récompense
qu’eux (dans le olam Haba) ". Le Rav Wasserman lui demanda
alors comment il pouvait être sûr qu’ils avaient une part au
monde futur. Notre juif, sans se démonter le moins du monde,
cita un enseignement de nos sages " tout celui qui parcourt
quatre amot sur la terre d’Israël est sûr d’avoir une part au monde
futur (ketoubot 111), à plus forte raison ceux qui l’ont colonisée et
qui l’ont bâtie ". Rav Wasserman apporta une contre-preuve
issue elle-même de la Torah : " il est enseigné que celui qui fait la
Havdala Motsae Chabat sur du vin aura des garçons, pourtant
nombreux sont ceux qui ont fait ainsi toute leur vie sans avoir eu
le bonheur d’avoir des garçons ". Nous apprenons de là qu’il n’est
pas possible de tirer des conclusions hâtives d’un enseignement
de nos Sages. Il faut en rechercher le sens avec les véritables
initiés, les sages de la Torah.

Obstacles à l’acquisition de cette midda


L’homme moderne a une tendance à mettre en doute la
moindre information qui lui parvient. Ce sens de l’esprit
critique exacerbé est le fruit d’une société où le mensonge
est érigé en dogme. Ainsi, à force d’être échaudé, on a
tendance à devenir méfiant, voire à rejeter tout de go ce
que l’on nous enseigne. " Ce que tu dis, c’est peut-être vrai
ou peut-être pas. Après tout, qu’est-ce qui me le prouve ?

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Semaine 24 l jour du Omer 23

Où est-il écrit dans la Torah qu’il y a un monde futur ?.... ".


Cette attitude est extrêmement néfaste à l’acquisition de la
Torah. Remettre en cause les enseignements de nos sages
est non seulement interdit, mais c’est aussi très dangereux.
Cela peut conduire à rejeter, purement et simplement, ce
que nos sages nous ont enseigné. C’est ce qui s’est passé
avec le mouvement caraïte (VIIIe siècle de l’ère vulgaire).
Ce courant du judaïsme a rejeté purement et simplement
la loi orale (le talmud), n’observant que les prescriptions de
la loi écrite (la Torah). Les caraïtes adoptèrent un principe
de libre interprétation du texte sacré sans recourir à
l’autorité des écrits rabbiniques interprétant la Torah. Or
nous savons pertinemment que la Loi orale et la Loi écrite
ne vont pas l’une sans l’autre. La Torah écrite contient les
commandements de la vie quotidienne et la Torah orale en
précise le mode d’application. Par exemple : les tefilin sont
mentionnées dans la Torah : " Et tu les placeras, comme un
fronteau entre tes deux yeux." Cependant, il n’est pas dit
quel aspect, quelle taille, quelle couleur, quelle forme ils
devaient avoir. Sans la Torah orale, il y aurait aujourd’hui une
multitude de sortes de tefilin dans nos synagogues.
Mais notre religion ne cultive pas le mythe du rabbin
infaillible. L’erreur est humaine, seul D.ieu ne se trompe
jamais et tient toujours ses promesses. Le fait est que la
transmission du message divin aux sages tout au long des
générations jusqu’à nos jours est un principe fondamental
et non discutable de la foi juive. Les Sages de l’époque
Talmudique étaient d’un calibre inimaginable.
La Torah nous dit de croire en nos rabbanim mais cela ne

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23 l Avoir foi en nos Sages

nous dispense pas de réfléchir à ce qu’ils ont dit. Chaque


juif a une étincelle divine en lui. Une sorte de pont entre
lui, D. et sa Torah. Nous sommes à même de comprendre et
d’approfondir ce que nous enseignent nos Sages. Mais il faut
aborder cette recherche de vérité avec foi dans les paroles
que nous étudions. Gardons en tête que nos sages sont les
vigiles de notre Torah et qu’ils constituent la source de vérité
la plus fiable qui soit.

Exercices pratiques
• Prenez conseil auprès de nos Sages sur tous les do-
maines de notre existence : limoud, éducation, chalom
bayt, travail...
• Lisez tous les six mois une biographie d’un Sage.
• Prenez l’habitude d’assister à un cours de Torah une
fois par semaine et posez des questions à la fin du cours
pour éclaircir les enseignements abordés.
• Apprenez à vous plier à des décisions rabbiniques qui
vous semblent injustifiées.

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