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C Emig

Le document traite des caractéristiques des eaux à évacuer, en se concentrant sur les eaux usées et les eaux de ruissellement, ainsi que sur leur classification et leurs impacts environnementaux. Il aborde également les systèmes d'assainissement, les méthodes d'évaluation des débits à collecter, et les calculs hydrauliques nécessaires pour le dimensionnement des réseaux d'évacuation. Enfin, il souligne l'importance de la gestion des eaux usées pour prévenir les risques sanitaires et protéger l'environnement.

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C Emig

Le document traite des caractéristiques des eaux à évacuer, en se concentrant sur les eaux usées et les eaux de ruissellement, ainsi que sur leur classification et leurs impacts environnementaux. Il aborde également les systèmes d'assainissement, les méthodes d'évaluation des débits à collecter, et les calculs hydrauliques nécessaires pour le dimensionnement des réseaux d'évacuation. Enfin, il souligne l'importance de la gestion des eaux usées pour prévenir les risques sanitaires et protéger l'environnement.

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Chapitre I : Caractéristiques générales des eaux à évacuer

I. Introduction
II. Classification des eaux usées
II.1. Eaux usées
II.2. Eaux de ruissellements
III. Caractéristiques des eaux usées
III.1. Caractéristiques physico-chimiques
IV. Indicateurs de pollution des eaux usées Eléments traces et métaux lourds
V. Les normes algériennes de rejet d'eaux usées
VI. Conclusion
Chapitre II : Systèmes et schémas d'assainissements
I. Introduction
II. Systèmes d’assainissements
II.1. Systèmes fondamentaux
II.2. Système pseudo-séparatif
II.3. Système composite
II.4. Systèmes spéciaux
II.5. Les critères de choix d'un système d'assainissement
II.6. Facteurs influents sur la conception d’un projet d’assainissement
III. Différents schémas du réseau d’assainissement
III.1. Schéma perpendiculaire
III.2. Schéma par déplacement latéral
III.3. Schéma de collecteur par zones étagées
III.4. Schéma radial
III.5. Schéma à collecte transversale oblique
IV. Types de conduites d’égout
V. Principe du tracé du réseau
VI. Découpage d’un bassin versant urbain
VII. Distance entre deux regards et emplacement
VIII. Conception des réseaux
VIII.1. Enquêtes préalables
VIII.2. Etudes préalables
IX. Conclusion
Chapitre III : Evaluation des débits à collecter
Introduction
II. Evaluation des débits à évacuer
II.1. Calcul de base
II.1.1. Estimation du nombre d’habitant n à l’horizon étudié
II.1.2. Coefficient de ruissellement
II.1.3. Coefficient de ruissellement pondéré
II.1.4. Densité partielle d’habitants pour le sous-bassin
II.1.5. Nombre d’habitants de chaque sous-bassin
II.1.6. Estimation de l’intensité moyenne des précipitations
II.2. Evaluation des débits des eaux pluviales
II.3.1. Méthode rationnelle
II.3.2. Méthode superficielle (Formule de Caquot)
II.3.3. Méthode rationnelle du curve number (Méthode SCS)
III. Conclusion
Chapitre IV : Calcul hydraulique du réseau d'évacuation des eaux
I. Introduction
II. Détermination de la pente I des collecteurs
III. Rugosité absolue de la paroi de la conduite
IV. Dimensionnement des réseaux d’assainissement (Réseaux d’égouts)
IV.1. Normes
IV.1.1. Diamètre minimaux des conduites d’égout
IV.1.2. Alignement des conduites d’égout
IV.1.3. Profondeur d’enfouissement des conduites d’égout
IV.1.4. Pente des conduites d’égout
IV.1.5. Vitesse d’écoulement minimale
IV.1.6. Vitesse d’écoulement maximale
IV.1.7. Pertes de charge dans un réseau d’égouts
IV.2. Gamme des diamètres des conduites
IV.3. Diamètre intérieur réel des conduites d’égout
IV.4. Calcul des paramètres hydrauliques des tronçons
IV.4.1. Section des ouvrages selon l’instruction Française 1977
IV.4.2. Calcul des ouvrages par les abaques
IV.4.3. Calcul des ouvrages par la méthode MMR
V. Conclusion
Chapitre V : Ouvrages annexes du réseau d'assainissement
I. Introduction
II. Les ouvrages principaux
II.1. Canalisations (Conduites)
II.1.1. Types de canalisations
II.1.2. Choix du type de canalisation
II.1.3. Les joints des conduites en béton armé
II.1.4. Différentes actions supportées par la conduite
II.1.5. Protection des conduites
II.1.6. Essais des tuyaux préfabriqués
II.1.7. Caractéristiques géométriques des conduites en béton armé
II.1.8. Classification des conduites d’égout
III. Les ouvrages annexes
III.1. Les ouvrages normaux
III.1.1. Les bouches d’égout
III.1.2. Les caniveaux
III.1.3. Les branchements
III.1.4. Les regards
III.2. Les ouvrages spéciaux
III.2.1. Les déversoirs d’orage
III.2.2. Station de pompage (Poste de relèvement des eaux d’égout)
III.2.3. Siphon inversé
III.2.4. Bassins de retenue des eaux pluviales
III.2.5. Grilles de retenue
III.2.6. Dessableurs
IV. Exploitation et entretien des réseaux d’égouts
IV.1. La connaissance du réseau
IV.2. Surveillance des réseaux d’assainissement
IV.3. Les moyens d’exploitation
IV.3.1. Enlèvement des dépôts
IV.3.2. Détection des fuites
IV.3.3. Détection des eaux parasites
IV.3.4. Rénovation des joints et des conduites défectueuses
IV.3.5. Entretien du réseau par télévision
IV.3.6. Travaux spécifiques
IV.4. Exploitation du réseau
IV.4.1. Technique d’exploitation du réseau
IV.5. Réhabilitation du réseau
IV.5.1. Le fraisage des obstacles
IV.5.2. L’injection des produits colmatant
IV.5.3. Le tubage intérieur
IV.5.4. Le gainage intérieur
IV.5.5. Le chemisage extérieur
IV.6. Gestion informatique du réseau
V. Conclusion
Références bibliographiques

Introduction générale
L'assainissement a pour objet de veiller à l'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales dans de
bonnes conditions de manière à prévenir les risques sanitaires, les problèmes de contamination, les
inondations et les pollutions des nappes phréatiques, puis de les traiter avant leur évacuation vers le
milieu naturel dans des conditions qui répondent aux prescriptions de la réglementation en vigueur
relatives à la sécurité sanitaire et au respect de l'environnement.
Un système d'assainissement comprend toutes les phases de récupération, à savoir le transport et le
processus d'épuration des eaux usées et des eaux pluviales provenant à la fois des agglomérations,
des industries et des propriétés de particuliers, et ce, en amont de leur évacuation vers le milieu
récepteur.
L'assainissement des zones urbaines a toujours soulevé des problèmes multiples. Ainsi, pour des
raisons de sécurité, les responsables et les techniciens sont de plus en plus contraints de faire face aux
enjeux du dimensionnement, du contrôle et de la maîtrise des réseaux d'assainissement.
L'objectif de ce polycopié est de mettre à la disposition des étudiants un outil efficace pour leur
permettre de maitriser la conception, le dimensionnement et le calcul hydraulique des ouvrages
d’assainissement urbain. Il est articulé en trois parties:
Ce polycopié pédagogique présente l’ensemble des notions nécessaire à la bonne compréhension des
calculs du réseau d’assainissement. Dans le premier chapitre de ce polycopié, seront exposés les
caractéristiques générales des eaux à évacuer en premier lieu, puis dans le deuxième chapitre les
systèmes d’assainissement et les schémas d’évacuation des eaux.
Dans le troisième chapitre, la méthodologie et les moyens mis en œuvre pour l’évaluation des débits
d’eaux usées et pluviales à collecter, sera détaillée. Le quatrième chapitre sera consacré au calcul
hydraulique du réseau d’évacuation des eaux. Enfin, le dernier chapitre sera réservé aux ouvrages
annexes du réseau d'assainissement.

Chapitre I : Caractéristiques générales des eaux à évacuer

1.1. Introduction
Les eaux usées quelques soit leur origine, sont généralement chargées en éléments indésirables, qui
selon leur quantité et selon leur composition, représentent un danger réel pour les milieux récepteurs ou
leurs utilisateurs. L'élimination de ces éléments toxiques exige de concevoir une chaîne de traitement.
Dans la plupart des pays et en particulier dans les milieux urbanisés, les eaux usées sont collectées et
acheminées par un réseau d'égout (appelé aussi réseau d'assainissement), soit dans une station de
traitement soit sur un site autonome de traitement.
L'épuration des substances est assurée par des stations d'épuration d'effluents d'eaux usées dans le
cas d'habitat collectif. En milieu liquide, l'épuration se fait par les microorganismes qui biodégradent la
matière organique contenue dans les eaux usées.
Toutefois, avant de concevoir tout procédé d'épuration, il est impératif de caractériser l'effluent à traiter,
qualitativement et quantitativement.
1.2. Pollution des eaux

De nombreuses activités humaines peuvent avoir des effets délétères sur nos rivières, lacs, mers et
nappes phréatiques. La qualité de l’eau est influencée par des rejets directs, tels que ceux provenant
d’une usine ou d’une station d’épuration des eaux usées: il s’agit de la «pollution ponctuelle.

L’industrie, qui retombent ensuite au sol et en mer: c’est ce que l’on nomme la «pollution diffuse». La
principale source de pollution ponctuelle de l’eau provient du traitement des eaux usées et des eaux
d’égout, tandis que la pollution diffuse a pour sources principales l’agriculture et les centrales à
combustible fossile (via la pollution de l’air) [1].
Bien que des progrès soient réalisés, une grande partie de la population mondiale n'a pas accès à un
assainissement adéquat pour protéger la santé publique. Selon l'Organisation mondiale de la santé, en
2020, 45 % de la population mondiale n'avait pas accès à des services d'assainissement gérés en toute
sécurité et 6 % pratiquaient la défécation à l'air libre.
La pollution de la ressource en eau se caractérise par la présence de micro-organismes, de substances
chimiques ou encore de déchets industriels. Elle peut concerner les cours d’eau, les nappes d’eau, les
eaux saumâtres mais également l’eau de pluie, la rosée, la neige et la glace polaire. Cette pollution peut
avoir des origines diverses :
 La pollution industrielle : avec les rejets de produits chimiques comme les hydrocarbures ou le
PCB rejetés par les industries ainsi que les eaux évacuées par les usines
 La pollution agricole : avec les déjections animales mais aussi les produits
phytosanitaires/pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) contenus dans les engrais et
utilisés dans l’agriculture. Ils pénètrent alors dans les sols jusqu’à atteindre les eaux
souterraines.
 La pollution domestique : avec les eaux usées provenant des toilettes, les produits d’entretien
ou cosmétiques (savons de lessives, détergents), les peintures, solvants, huiles de vidanges,
hydrocarbures…
 La pollution accidentelle: avec le déversement accidentel de produits toxiques dans le milieu
naturel et qui viennent perturber l’écosystème.

І.2.1. Eaux usées domestiques

Elles proviennent des différents usages domestiques de l'eau. Elles sont constituées essentiellement
d’excréments humains, des eaux ménagères de vaisselle chargées de détergents, de graisses
appelées eaux grises et de toilette chargées de matières organiques azotées, phosphatées et de
germes fécaux appelées eaux noires [2].

I.2.2. Les eaux industrielles

Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient d’une industrie à
l’autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles peuvent contenir :

 des produits toxiques ;


 des solvants ;
 des métaux lourds ;
 des micropolluants organiques ;
 des hydrocarbures.

Certaines d'entre elles doivent faire l'objet d'un prétraitement de la part des industriels avant d'être
rejetées dans les réseaux de collecte. Elles sont mêlées aux eaux domestiques que lorsqu'elles ne
présentent plus de danger pour les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des
usines de dépollution.

Les eaux évacuées par les industries sont :

 Les eaux de fabrication qui dépendent de la nature de l’industrie ;


 Les eaux de lavage des machines ;
 Les eaux de refroidissement qui dépendent du taux de recyclage.

Les usages industriels ont le choix entre trois possibilités :

 Soit déverser leurs effluents directement dans le réseau d’égouts si l’autorisation leur est
donnée par la commune ;
 Soit traiter entièrement leurs effluents avant de les rejeter directement dans le milieu naturel
récepteur
 Soit effectuer un prétraitement en usine avant le rejet dans le réseau d’égouts.

I.2.3. Les eaux de ruissellement

Les eaux pluviales peuvent être un facteur de la pollution des cours d'eau, notamment pendant les
périodes orageuses. L'eau de pluie se charge d'impuretés au contact de l'air polluée par exemple
(fumées industrielles). En se ruisselant sur les toits et les chaussées chargés de résidus (huiles de
vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds...).

I.3. Caractéristiques des eaux usées

Les eaux usées sont principalement composées d'eau et d'autres matériaux qui ne représentent qu'une
petite partie des eaux usées, mais peuvent être présents en quantités suffisantes pour mettre en
danger la santé publique et l'environnement, donc avant de rejeter les eaux usées dans le milieu
naturel, il faut définir des paramètres pour avoir des renseignements sur la composition et les
caractéristiques qualitatives et quantitatives des eaux usées et de leurs impacts sur le milieu récepteur.
Les normes de rejet des eaux usées, fixent des indicateurs de qualité physico-chimique et biologique.
Ce potentiel de pollution généralement exprimés en mg/l, est quantifié et apprécié par une série
d’analyses. Certains de ces paramètres sont indicateurs de modifications que cette eau sera
susceptible d’apporter aux milieux naturels récepteurs. Pour les eaux usées domestiques, industrielles
et les effluents naturels, on peut retenir les analyses suivantes :
1.3.1. Paramètres physico chimiques

Ils sont le résultat de la présence dans un milieu de certaines substances entraînant sa perturbation,
avec pour conséquence généralement des changements dans les caractéristiques physiques et
chimiques du milieu récepteur. Ces paramètres sont mesurés au niveau des rejets, à l'entrée et à la
sortie des stations d'épuration et dans le milieu naturel.
[Link]. La température
La température joue un rôle important en ce qui concerne la solubilité des sels et des gaz. Par ailleurs,
la température détermine le taux et la vitesse des réactions de dégradation biochimique. Plus la
température est importante, plus les réactions sont rapides. La température des eaux usées influe
beaucoup sur l'efficacité du procédé de traitement. Par exemple, la décantation est plus efficace à des
températures élevées.
[Link]. Potentiel d’Hydrogène (PH)

Le pH (potentiel hydrogène), est le reflet de la concentration d'une eau en ions H+. Le pH, indique
l'alcalinité des eaux usées, son rôle est capital pour la croissance des microorganismes qui ont
généralement un pH optimum variant de 6,5 à 8. Lorsque le pH est inférieur à 5 ou supérieur à 8,5, la
croissance des microorganismes est directement affectée. Le pH joue un rôle important dans l’épuration
d’un effluent et le développement bactérien. La nitrification optimale ne se fait qu’à des valeurs de pH
comprises entre 7,5 et 9.
[Link]. Matières en suspension (MES)

On appelle matières en suspension les très fines particules qui sont non dissoute dans l'eau (sable,
argile, produits organiques, particules de produits polluant, micro-organismes,...) qui donnent un aspect
trouble à l'eau, (turbidité) et s'opposent à la pénétration de la lumière nécessaire à la vie aquatique. En
trop grande quantité elles constituent donc une pollution solide des eaux.
[Link]. La conductivité électrique (CE)

La conductivité est la propriété que possède une eau à favoriser le passage d’un courant électrique.
Elle fournit une indication précise sur la teneur en sels dissous (salinité de l’eau). La conductivité
s’exprime en micro Siemens par centimètre. La mesure de la conductivité permet d’évaluer la
minéralisation globale de l’eau [3].
I.3.1.5. La Salinité

La salinité d'une eau correspond à sa concentration en sels dissous dans leur ensemble. Elle est
exprimée soit par la valeur de la conductivité électrique (CE) ou par le résidu sec (RS). La CE de l’eau,
peut être estimée à partir de la concentration en RS exprimé en g/l, en utilisant à titre indicatif les
relations approximatives suivantes :
 RS (g/l) = 0,64 x CE (dS/m) lorsque CE < 5 dS/m.
 RS (g/l) = 0,80 x CE (dS/m) lorsque CE > 5 dS/m.

I.3.1.6. La turbidité

La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l'eau, elle est de loin le paramètre de
pollution indiquant la présence de la matière organique ou minérale sous forme colloïdale en
suspension dans les eaux usées. Elle varie suivant les matières en suspension (MES) présentes dans
l'eau.
[Link]. La Demande Biochimique en Oxygène (DBO)

DBO est l'un des paramètres les plus importants et utiles indiquant la force organique des eaux usées.
La demande biologique en oxygène est, par définition la quantité d'oxygène dissous nécessaire par les
systèmes biologiques aérobies naturels dans les eaux usées pour décomposer les matières organiques
décomposables dans des conditions définies. Elle est exprimée en mg O2 /L. Pour mesurer ce
paramètre, on prend comme référence la quantité d'oxygène consommé au bout de cinq jours DBO5
(mg/l) ; c'est la DBO5. Elle se résume à la réaction chimique suivante : Matière organique + micro
organisme + O2 → CO2 + H2O + énergie + biomasse
[Link]. La demande chimique en oxygène (DCO)

Est définie comme la quantité d'un spécifiée oxydant qui réagit avec l'échantillon dans des conditions
contrôlées. La quantité d'oxydant consommée est exprimé en termes de son oxygène équivalence. Les
composants organiques et inorganiques de l'échantillon sont soumis à l'oxydation, mais dans la plupart
des cas, le composant organique prédomine. Elle est exprimée en mg O2 /l. Généralement la valeur de
la DCO est :
 DCO = 1.5 à 2 fois DBO Pour les eaux usées urbaines ;
 DCO = 1 à 10 fois DBO Pour tout l’ensemble des eaux résiduaires ;
 DCO > 2.5 fois DBO Pour les eaux usées industrielles.
Vu la simplicité de mesure de DCO et sa précision, il s'est avéré nécessaire de développer des
corrélations entre la DBO5 et la DCO ainsi le rapport DCO/ DBO5 des eaux usées urbaines est proche
de 2.
Le choix du procédé de traitement à adopter dépend de la valeur du coefficient K. Si l'effluent est
biodégradable, un traitement biologique est appliqué, dans le cas contraire, un traitement physico-
chimique est appliqué. La biodégradabilité est mesurée par un coefficient K, tel que K=DCO /DBO5 :
Si k < 1,5 : cela signifie que les matières oxydables sont constituées en grande partie de matières
fortement biodégradable ;
  Si 1,5 < K< 2,5 : cela signifie que les matières oxydables sont moyennement biodégradables.
  Si 2,5 < K< 3 : les matières oxydables sont peu biodégradables.
  Si K> 3 : les matières oxydables sont non biodégradables.
[Link]. Les matières azotées

L'azote existe sous plusieurs formes.


Forme réduite : azote organique ou ammoniacal (NH4+),
Forme moléculaire : azote dissous,
Forme oxydée : azote nitreux (NO2-), azote nitrique (NO3-).
Sous l’influence de certaines bactéries, l’azote ammoniacal se transforme en azote nitreux, puis en
azote nitrique. Une eau pauvre en ammoniaque et riche en nitrate indique donc qu’elle a subi une
filtration et une épuration efficace dans le sol, certaines eaux profondes peuvent cependant être riches
en ammoniaque sans être pour cela nécessairement des eaux polluées.
Les principaux types d'azote sont: l'azote total (NT), azote Total Kejeldahl (NTK), l'ammoniac (NH3),
l'azote organique (ORG-N), les nitrates (NO3-) et nitrites (NO2-). Les concentrations sont indiquées en
mg / L.
Azote Total Kejeldahl (NTK) : c'est la somme de l'azote ammoniacal et d'azote lié organiquement, mais
n'inclut pas l'azote des nitrates ou des nitrites. NTK = NH3 + org-N
Azote Total (NT) : est la somme de l'azote des nitrates (NO3-), des nitrites (NO2-), l'azote ammoniacal
(NH3-N) et azote lié organiquement. NT= NTK + NO3- + NO2-
[Link]. Matières phosphatées

 Le phosphore se présente dans les eaux usées en trois fractions :


 Ortho-phosphate inorganique dissous (PO42-)
 Composés de phosphore organiques dissous
 Phosphore particulaire (lié dans la biomasse ou fixé sur des particules)
Dont la somme donne la teneur totale en phosphore (PT).
1.3.2. Paramètres microbiologiques

La plupart des micro-organismes connus pour les microbiologistes peuvent être trouvés dans les eaux
usées :
[Link]. Les protozoaires

Ils sont présents dans les eaux usées à l'état de kystes. la principale forme pathogène pour l'homme est
Entamoebahistolytica, agent responsable de la dysenterie (mamladie des intestins) amibienne.

[Link]. Les helminthes

Les eaux usées sont susceptibles de véhiculer un grand nombre d'helminthes parasites d'origine
humaine ou animale. La plupart des ces parasites sont excrétés dans le milieu extérieur sous forme
d'oeufs, éliminés avec les matières fécales, le nombre et la variété des oeufs d'helminthes dans les
eaux résiduaires sont liés au niveau d'infestation de la population humaine et /ou animal desservies.

[Link]. Virus
Les virus se trouvent dans les eaux résiduaires à des concentrations de l'ordre de milliers d'unités
infectieuses par millilitre d'eau. Parmi les infections virales d'origine hydrique, on trouve la poliomyélite,
également on peut citer l'hépatite A.
[Link]. Les germes témoins de contamination fécale
Une contamination fécale est anormale, elle révèle un problème d'hygiène générale. Il est impossible de
rechercher dans les eaux usées la présence systématique de tous les pathogènes. On évalue alors la
qualité sanitaire en recherchant la présence de bactéries fécales dites témoins de contamination fécale;
parce que cela signifie la présence possible d'un grand nombre de pathogènes transmis par les fèces
ou les urines de l'homme et des animaux à sang chaud.
[Link]. Les coliformes fécaux
C'est un groupe de bactéries utilisé comme indicateur de contamination fécale. Ces derniers peuvent
avoir une origine non strictement fécale : Le sol, les insectes et les plantes peuvent les héberger. Les
coliformes totaux sont inclus dans les germes témoins de contamination fécale de deuxième ordre.
[Link]. Les streptocoques fécaux
Ces germes colonisent l'intestin de l'homme et des animaux à sang chaud. Leur présence dans le
milieu hydrique prouve une pollution d'origine fécale de l'eau. Cependant, on peut trouver aussi des
streptocoques fécaux dans le sol, les plantes et les insectes.
Conclusion
Les eaux usées sont en effet susceptibles de polluer les environnements où elles sont rejetées. La
législation exige que les eaux usées soient traitées avant d'être rejetées dans l'environnement, afin que
leur impact sur la dégradation de la qualité de l'eau, considérée comme un environnement aquatique
naturel, reste aussi réduit que possible.
CHAPITRE II • SYSTEMES ET SCHEMAS D'ASSAINISSEMENTS
2.1. Introduction
L'assainissement urbain constitue toutes les techniques qui visent à garantir à la fois l'évacuation de
l'ensemble des eaux pluviales et des eaux usées et à assurer leur épuration et leur évacuation en milieu
naturel.
2.2. Les différents types de système d’évacuation des eaux

On appelle « système d’évacuation des eaux » l’ensemble des dispositifs et des produits utilisés et
raccordés entre eux, et ce, afin d’évacuer les eaux de pluie ainsi que les eaux usées d’un bâtiment
individuel ou collectif. Le système d’évacuation des eaux vise deux objectifs :
o Permettre dans un premier temps aux habitants de se débarrasser des eaux domestiques une fois
qu’elles ne peuvent plus être utilisées ;
o Les traiter dans un second temps pour les dépolluer, et ce, afin qu’une fois déversées dans la nature,
elles ne représentent plus aucun danger pour elle.
Selon le zonage où est implantée l’habitation, on procède à l’évacuation des eaux usées domestiques.
On distingue deux types de système d’évacuation des eaux usées [4]:
 Le système d’évacuation collectif
 Le système d’évacuation individuel
2.2.1. Le système d’évacuation des eaux collectif

Le système d’évacuation des eaux collectif a été mis en place par la commune. Comme son nom
l’indique, il est « commun » à toutes les habitations d’un village, d’une ville ou d’un département. Il est
obligatoire dans les zones où le réseau communal est présent.
Les systèmes d’évacuation des eaux collectifs ont pour rôle de collecter les eaux en provenance de
chaque habitation, et de les évacuer par pression vers une station d’épuration qui va les traiter. Pour
remplir leur rôle, ils doivent être reliés aux canalisations de chaque maison, chacune d’elle devant être
pourvue de siphon fixé à une conduite d’évacuation. Puis ce réseau doit être relié à une « chute »,
c’est-à-dire une canalisation à large diamètre.
On peut distinguer deux types de systèmes d’évacuation des eaux collectifs :
•  Réseau unitaire
• Réseau séparatif ou pseudo séparatif

Figure 2.1. Les différents modes d’assainissement

[Link]. Les réseaux unitaires


Le système unitaire est l'héritage du (tout à l’égout) né vers 1830 à la suite des épidémies et du
mouvement hygiéniste, c'est à dire l'évacuation de l'ensemble des eaux usées et pluviales par un
unique réseau pourvu de déversoir permettant en cas d'orage le rejet d'une partie des eaux par
surverse directement dans le milieu naturel (Figure 2.2).

Ils sont pratiques, mais présentent quelques inconvénients dont un haut risque de débordement, voire
d’inondation en cas de pluies importantes ou persistantes. Ce qui pourrait avoir des conséquences
néfastes sur la santé et l’environnement.
Figure 2.2. Système unitaire

AVANTAGES
o Sa construction est plus économique du fait qu’il faut bâtir un seul réseau. Ses dimensions sont
équivalentes à celles du réseau d’eaux pluviales, car le débit des eaux usées a peu d’incidence sur le
débit total.
o L’entretien rigoureux du réseau est plus économique. Les eaux pluviales ont un effet d’auto-nettoyage
important étant donné qu’il traîne une grande partie de la saleté accumulée dans les égouts.

DÉSAVANTAGES
o Les stations d’épuration ne peuvent pas supporter les débits des eaux de pluie. C’est pourquoi, il faut
prévoir des systèmes de séparation des eaux de pluie avant de son arrivée à la station de traitement au
moyen de déversoirs. Ces derniers fonctionnent à partir d’un déterminé coefficient de dilution. Par
conséquent, le débit d’eau qui arrive à la station d’épuration, est supérieur en cas de pluie, ce qui altère
le déroulement de l’épuration.
o Le rejet de déversoirs est polluant, surtout celui de premières minutes. Ses effets peuvent être réduits
si nous construisons de bassins d’orage anti-DSU (dilution de solides urbains). Cependant, c’est
quelque chose d’inévitable une certaine pollution aura lieu dans le moyen récepteur et dans
l’environnement.
o Les stations d’épuration doivent prévenir un surdimensionnement dans le traitement préalable afin de
pouvoir traiter l’excès de débit quand il y a de la pluie ou disposer d’un dépôt de régulations. Dans tous
les cas, le coût d’épuration augmente
[Link]. Les réseaux séparatifs

Ils sont utilisés, comme leur nom l’indique, pour évacuer séparément les eaux : les eaux de pluie d’un
côté, et les eaux usées d’un autre. Ce type de réseau implique des travaux plus conséquents, mais en
termes de risques pour la santé et l’environnement, c’est celui qui est garanti un maximum de sécurité.
Ils sont destinés à l'évacuation des eaux usées domestiques (eaux des vannes, eaux ménagères et
avec réserve certains effluents industriels). Alors que l'évacuation de toutes les eaux pluviales est
assurée par un autre réseau (Figure 2.3).
Figure 2.3. Système séparatif
AVANTAGES
 Le régime d’épuration est plus régulier, car les pluies ne l’altèrent pas.
 Les eaux usées et les eaux de pluie ne se mêlent pas du fait qu’il n’y pas de rejets des eaux
polluées.
 Les coûts d’épuration sont inférieurs.
 L’excès d’inversion du réseau double, en comparaison avec le collecteur unitaire, peut être
compensé si le collecteur concentrateur d’arrivée à la station d’épuration est assez long
DÉSAVANTAGES
 Inversion initiale supérieure
 Coût d’entretien de réseaux et de nettoyage élevé
 L’effet couronne peut-être très intense, si le réseau des eaux usées, n’est pas nettoyé de façon
adéquate.
o Même si les eaux de pluie et celles usées ne se mélangent pas, les eaux pluviales de zones urbaines
sont sales et elles ont besoin d’un traitement minimal.
[Link]. Les systèmes mixtes (pseudo séparatif)

Système pseudo-séparatif reçoit les eaux usées et une partie des eaux de ruissellement en provenance
directe des habitations (Figure 2.4).
Le système pseudo séparatif n'est actuellement plus préconisé dans la conception d'un nouvel
équipement (Ce système peut être préconisé dans les pays tropicaux secs), c'est un système dans
lequel on divise les apports d'eaux pluviales en deux parties :
o Les apports d'eaux pluviales provenant des toitures et cours intérieures qui sont raccordées au
réseau d'assainissement, à l'aide des mêmes branchements que ceux des eaux usées domestiques;
o Les apports d'eaux pluviales provenant des surfaces de voirie, qui s'écoule par des ouvrages
particuliers déjà reçus pour cet objet par les services de la voirie municipale (caniveaux, aqueducs,
fossés avec évacuations directes dans la nature...)
Dans les villes, la séparation des eaux dans les immeubles existants se heurte à des difficultés
considérables tenant surtout aux dépenses importantes qu'elle entraîne par la modification des
installations intérieures, c'est-à-dire le dédoublement du branchement éventuel à l'ancien réseau.
L'avantage de système pseudo-séparatif provient de ce qu'il évite la séparation des deux natures
d'eaux (pluviales et usées) provenant des immeubles puisqu'elles sont raccordées à la canalisation
publique par un branchement unique comme en système unitaire.
Lorsqu'on envisagera un équipement pseudo-séparatif pour un petit nombre d'immeubles existants
seulement, avec passage progressif au séparatif proprement dit, on peut concevoir dans ce cas que la
transformation en séparatif intégral se produira approximativement dans le même temps que le plein
développement de l'agglomération et de son assainissement, les apports pluviaux jouant dans
l'intervalle le rôle de chasses.
Les pentes limites des canalisations seront celles du régime unitaire ou du régime séparatif selon qu'il y
a lieu ou non de craindre l'intrusion de sable dans le réseau.

Figure 2.4. Système pseudo séparatif

[Link]. Systèmes spéciaux


Un système d’assainissement spécial est généralement un système qui se diffère du système classique
par un écoulement en charge des eaux usées, ils en existent deux :
 Système sous pression sur la totalité du parcours : Le réseau fonctionne en charge de façon
permanente sur la totalité du parcours.
 Système sous dépression : Le transport de l’effluent s’effectue par mise des canalisations en
dépression.
2.2.2. Le système d’évacuation d’eau individuel
Le système d’évacuation d’eau individuel, est comme son nom l’indique, totalement indépendant du
réseau communal. Il est possible et recommandé lorsque les canalisations domestiques ne peuvent
être raccordées au système collectif, et ce, parce que ce dernier n’a pas encore été mis en place dans
la zone où est située l’habitation, ou parce qu’il est trop loin. Dans ces conditions, la loi autorise les
propriétaires de l’habitation à créer un système d’évacuation autonome, qui leur est propre. Celui-ci doit
pouvoir non seulement évacuer l’eau, mais également les traiter, les épurer avant de les rejeter pour de
bon [5].
Il peut s’agir :
 D’un système composé d’une fosse toutes eaux, dans la majorité des cas.
 D’un système composé d’une fosse septique, pour les installations anciennes.
 D’une micro station épuration.
[Link]. La technique d'assainissement naturel par les fosses
S’intégrant dans un terrain, les fosses septiques ou fosses toutes eaux offrent un confort identique à
celui de l’assainissement collectif ainsi qu’une bonne élimination de la pollution à un coût acceptable,
mais ne garantissent pas une technique d'épuration efficace contribuant à protéger les cours d’eau et
les nappes phréatiques. Une installation doit être bien conçue et correctement réalisée pour un
traitement efficace (Figure 2.5).
Les étapes de l’assainissement classique non collectif sont la collecte, le prétraitement et le traitement.
En ce qui concerne la première étape, il faut d’abord collecter les eaux usées produites dans la maison
(eaux des toilettes., eaux de cuisine, eaux de salle de bains, eaux de machines à laver) afin de les
diriger vers la fosse septique. Dans le cadre de l’étape du prétraitement, il faut savoir que les eaux
usées collectées contiennent des particules solides et des graisses qu’il faut éliminer afin de ne pas
perturber le traitement ultérieur, c'est pourquoi le passage en fosse septique ou fosse toutes eaux est
indispensable. En sortie de la fosse, les eaux sont débarrassées des particules indésirables et peuvent
ainsi être traitées par le sol. Enfin, concernant le traitement, des micro-organismes assurent la
dépollution des eaux usées avant dispersion par écoulement dans le sous-sol par un dispositif de
tuyaux puis de drains permettant de mettre en contact les eaux prétraitées avec les bactéries
naturellement présentes dans le sol ou dans un massif de sable.

Figure 2.5. Assainissement individuel


(1) Ventilation, (2) fosse toutes eaux, (3) répartiteur, (4) épandage, (5) tuyaux d'épandages, (6)
distances minimales vers un puits : 35 mètres, (7) distances minimales vers végétation : 3 mètres, (8)
distance minimale de limite de propriété : 3 mètres.
Le réseau d’assainissement doit être positionné à plus de 3 m des arbres ou plantations, à une distance
minimale (en respectant un écart minimum d’environ 3 mètres) de la sortie des eaux de cuisine. Cette
précaution étant établie pour limiter les risques de colmatage de la conduite d’amenée de l’habitation à
la fosse.
L’assainissement individuel et son équipement nécessite une bonne ventilation, car les matières
organiques contenues dans la fosse septique dégagent en pourrissant des gaz tels que le CH4
(méthane) et l’Hydrogène Sulfuré (H2S). Ce gaz, lorsqu’il est présent à de fortes concentrations,
paralyse les nerfs olfactifs, ce qui le rend indétectable et d’autant plus dangereux. L’H2S peut ainsi être
à l’origine de graves troubles oculaires, respiratoires, voire cérébraux. Une exposition de courte durée à
de fortes concentrations d’H2S (de l’ordre de 500 à 1000 ppm) entraîne rapidement une paralysie
respiratoire pouvant conduire à la mort. Une fosse mal ventilée génère des gaz corrosifs (odeurs
typiques soufrées) qui nuisent à la longévité des matériaux.

[Link]. La technique d'assainissement naturel par les plantes

L'épuration se fait par des bactéries propres aux différentes étapes des cycles des matières à épurer.
Le rôle des plantes est d'assurer un rôle d'anti colmatage du système. Ce principe d'assainissement
écologique permet de préserver l'environnement. Différents choix techniques
de filtres sont possibles, des filtres verticaux, transversaux, horizontaux. Il existe des entreprises qui
créent ces types d'assainissement.

2.3. Choix entre les systèmes d’Assainissement :

Aucun critère ne permet, à lui seul, de choisir un système d’assainissement ; différents critères d’ordre
environnemental, économique, technique et financier doivent être examinés.
Un ensemble équilibré de critères combinant quatre dimensions fondamentales doit être pris en compte
2.3.1. Le respect des contraintes physiques et environnementales

Le choix d’une solution technique d’assainissement doit d’abord, bien entendu, intégrer au mieux les
contraintes physiques et respecter l’environnement : qualité des sols, réseau hydrographique, nappe
phréatique, altitude, topographie, pluviométrie, température, vent…
2.3.2. Adaptation aux besoins de l'économie et du cadre de vie

Les activités humaines, génératrices de pollution, peuvent être permanentes ou saisonnières,


domestiques ou industrielles, concentrées en une zone agglomérée ou éclatées en plusieurs secteurs
géographiques.
L'examen de ce critère doit être réalisé en prenant en compte les considérations techniques et les
conditions locales (topographie des lieux de régime des précipitations atmosphériques, disposition du
réseau de la voirie humaine, répartition des masses d’habitations, …etc.) et aussi les considérations
d’ordre économique prenant en compte les dépenses d’investissement et les frais d’entretien,
d’exploitation et de gestion de l’ensemble des installations, pompage et épuration des eaux usées ;
2.3.3. La cohérence par rapport aux règles de l'art et aux ressources humaines disponibles

La cohérence des solutions proposées au regard de la réglementation technique et des pratiques


habituellement admises. La solution cohérente retenue sur la base de cette appréciation doit permettre
le meilleur fonctionnement possible des installations.
Toutefois, cette cohérence ne saurait s'apprécier indépendamment de l'environnement humain dans
lequel les installations auront à fonctionner.
2.3.4. Considérations politiques
Acceptation ou refus de la transformation du système d’assainissement en un autre.
2.3.5. Considérations urbanistiques d’avenir
La répartition des quartiers résiduels commerciaux et industriels…etc. En milieu rural il est toujours très
difficile de préconiser des schémas types des systèmes d’évacuation du fait de la diversité des
situations qui résulte d’un habitat peu dense, souvent dispersé dans des zones plates ou
montagneuses où les activités agricoles tiennent toujours une large place.

2.3.6. Optimisation des coûts


Le critère financier doit bien entendu être pris en compte. Il permet d'analyser l'impact des différentes
solutions en termes de coût d'investissement mais aussi de fonctionnement.
On peut adopter un système unitaire pour les raisons suivantes :
 Il existe un rapport relativement élevé entre le débit de pointe d’eaux usées et le débit pluvial.
 Présence de dénivellations assez importantes (terrain accidenté) permettant un écoulement gravitaire.
 Il faut tenir compte de l’économie afin d’assurer un faible encombrement de la chaussée.
Les paramètres prépondérants pour le choix du système d’assainissement sont : L’aspect économique :
une étude comparative de plusieurs variantes est nécessaire ; Il faut tenir compte les conditions de rejet
; S’il s’agit d’une extension du réseau, il faut tenir compte du système existant ; La topographie du
terrain naturel.

2.4. Facteurs influents sur la conception d’un projet d’assainissement:


2.4.1. Données naturelles:
 Pluviométrie
 Topographie
 Hydrographie
 Géologie
2.4.2. Caractéristiques de l’agglomération:
 Importance et nature
 Mode d’occupation du sol
 Réseau existant
 Développement futur de l’agglomération
2.4.3. Contraintes liées à l’assainissement:
 Conditions de transports des eaux usées
 Facilités d’exploitation
 Réduction des nuisances
2.5. Schémas d’évacuation des eaux usées :
Le choix du schéma du réseau d’évacuation à adopter dépend des divers paramètres :
 La topographie du terrain.
 La répartition géographique des habitants.
 L’implantation des canalisations dans le domaine public.
 Les inondations des rejets.
 L’emplacement de la station d’épuration.
Les réseaux d’assainissement fonctionnent essentiellement en écoulement gravitaire et peuvent avoir
des dispositions diverses selon le système choisi, leur schéma se rapproche le plus souvent de l’un des
types suivants :
Parmi les schémas d’évacuation, on distingue [7]:
2.5.1. Schéma perpendiculaire :
Le schéma consiste à amener perpendiculairement à la rivière un certain nombre de collecteurs. Il ne
permet pas la concentration des eaux vers un point unique d’épuration, il convient lorsque l’épuration
n’est pas jugée nécessaire et aussi pour l’évacuation des eaux pluviales (Figure 2.6).

Figure 2.6. Schéma perpendiculaire


2.5.2. Schéma par déplacement latéral :
On adopte ce type de schéma quand i l y a obl igat ion de t rai tement des eaux usées, ou toutes les
eaux sont acheminées vers un seul point dans la mesure du possible (Figure 2.7).

Figure
2.7. Schéma par déplacement latéral
2.5.3. Schéma à col lecteur transversal ou oblique :
Ce schéma est t racé pour augmenter la pente du col lecteur quand cel le de la rivièr en ’ est pas
suffisante afin de profiter de la pente du terrain vers la rivière (Figure 2.8).
Figure 2.8. Schéma à col lecteur transversal ou oblique
2.5.4. Schéma à col lecteur étagé :

Lorsque notre agglomérat ion est étendue et not re pente est assez faible, il est nécessaire d’effectuer l
’ assainissement à plusieurs niveaux (Figure 2.9).

Figure 2.9. Schéma à col lecteur étagé

2.5.5. Schéma type radial (centre collecteur unique) :


Si notre agglomérat ion est sur un terrain plat, il faut donner une pente aux Collecteurs en faisant varier
la profondeur de la t tranchée, vers un bassin de collecte par la suite un relevage est nécessaire au
niveau ou à partir du bassin vers la station d’épuration
Figure 2. : Centre collecteur unique
2.6.1. Informations relatives à l’urbanisation

 Prévision de l’évolution de l’urbanisation,


 Existence des projets d’urbanisations futures devant transiter à travers la zone étudiée,
 Répartition des zones en fonctions des exutoires et de leur capacité d’évacuation,
 Aménagements particuliers à la charge des propriétaires pour leur raccordement.

2.6.2. Informations sur les équipements existants

Caractéristiques du réseau existant : sa nature (unitaire ou séparatif), les conditions de rejets dans ce
réseau (faisant l’objet d’une autorisation), les débits admissibles au droit du rejet de l’opération, la cote
de mise en charge du réseau pour connaître les répercussions éventuelles, la profondeur du collecteur,
les raccordements futurs provenant d’autres opérations.
2.6.3. Informations sur le milieu naturel

La création d’un réseau collectif nous oblige à rechercher l’existence d’exutoires naturels ainsi que la
charge de pollution qu’ils peuvent admettre.
Pour cela, il convient de contacter l’agence nationale des ressources hydrauliques ainsi que l’agence du
bassin hydrographique afin de connaître les caractéristiques du réseau hydrographique, les activités qui
y sont attachées ainsi que les objectifs de qualité fixés.
Il importera également de connaître la vulnérabilité des nappes [Link] répondre aux
questions suivantes :
• Quel est le devenir des eaux de ruissellement pluviales recueillies ?
• Comment limiter tout risque de dommage par inondations ?
• Est-il possible de choisir une solution alternative mieux adaptée, plus économique que la mise
en place de canalisations ?
• La connaissance du terrain et des pratiques du voisinage,
• La connaissance du fonctionnement hydrologique du bassin (pluviométrie, localisation des
écoulements des débits attendus, topographie, taux d’imperméabilisation),
• L’existence et la capacité de l’exutoire (débit maximum de rejet),
• La recherche des zones où il est possible d’infiltrer ou de prévoir des équipements de rétention
(perméabilité des sols et sous-sols, propriétés mécaniques du sol sous l’influence de l’eau,
fluctuation de la nappe, risque de pollution de la nappe),
• La qualité des eaux de ruissellement (si rejet dans un milieu naturel de bonne qualité).

CHAPITRE III • ÉVALUATION DES DEBITS A COLLECTER


3.1. Introduction
L'établissement des réseaux d'assainissement d'une agglomération doit répondre à deux objectifs
principaux :
 L’évacuation correcte des eaux pluviales permettant :
 D’empêcher la submersion des zones urbanisées.
 D’éviter la stagnation de ces eaux particulièrement dans les points bas de l'agglomération.
 La collecte et l'évacuation des eaux usées de toutes natures (eaux vannes, eaux ménagères,
eaux industrielles) en assurant leur transport, le plus rapidement possible, jusqu'au lieu de leur
traitement (la station d'épuration).
Dans ce contexte, un dimensionnement d’un réseau d’assainissement est indispensable, d’où on est
contraint de passer par certaines phases préliminaires, parmi lesquelles on trouve, l’évaluation des
débits [7].
3.2. Evaluation des débits des eaux usées
Les débits d'eaux usées qui doivent être considérés dans le cadre de l'étude des systèmes
d'assainissement répondent principalement à :
 Aux futures pointes de consommation auxquelles est conditionnée la détermination des
sections des conduites et des ouvrages situés en système séparatif et pour une certaine part
celles des exutoires en système unitaire lorsque les débits d'eaux usées sont sensiblement
plus importants que les débits d'eaux pluviales ;
 Aux débits minimaux actuels qui permettent d'apprécier les conditions minimales d'écoulement
pour éviter aux réseaux les dépôts susceptibles de se former lorsque le débit est réduit.
3.2.1. Les eaux usées d’origine domestique :
Les eaux usées d’origine domestique comprennent :
 Les eaux ménagères (eaux de cuisine, de lessive, de salle de bain, etc.).
 Les eaux vannes (en provenance des W.C, matière fécales et urines).
La quantité des eaux à évacuer est, en seconde analyse, à considérer sous l’angle des débits qui
conditionnent le calcul des sections des canalisations d’égout. A cet effet, il y a lieu de distinguer entre
les réseaux urbains courants et ceux desservant les agglomérations d’un type particulier telles que
cités, casernes, abattoirs, hôpitaux…etc. Elle dépend des normes de consommation en eaux potable et
qui à leur tour dépendent de, l’évaluation de la consommation actuelle.
Pour la quantification actuelle ou prévisible de la consommation en eaux potable, on a les facteurs
suivants qui interviennent :
 Type d’habitats et leur degré de confort.
 Dotation en eaux potable.
 Conditions climatiques.
 Prise en compte forfaitaire des eaux publiques et industrielles.

3.2.2. Eaux des services publics :


Les eaux de lavage des espaces publics (cours, rue,…) sont évacués vers le réseau par l’intermédiaire
de puisard menu d’une grille. Les eaux usées des services publics : éducatifs, sanitaires, touristiques,
administratifs et différents autres services d’utilité publique seront pris en compte avec les besoins
domestiques
3.2.3. Eaux usées industrielles :
Pour l’évaluation des débits d’eaux usées industrielles, le projeteur peut distinguer trois cas :
[Link]. Industrie existante :
Un bilan de la consommation et de l’usage permet d’évaluer le débit à évacuer.
[Link]. Création de zone industrielle :
Il faut recourir à des données empiriques pour situer les débits des rejets. L’Instruction Technique
préconise la prise en compte d’un débit de 30 à 60 m3/jour/hectare loti suivant le caractère de la zone
industrielle concernée.
[Link]. L’implantation d’industrie connue :
Dans ce cas, il sera possible de déterminer les débits à évacuer en fonction du type et de la quantité de
la production envisagée.
Lors de l'évaluation des débits des eaux usées industrielles à prendre en compte, on peut utiliser les
valeurs moyennes fournies au Tableau 3.1, en général les eaux de refroidissement sont évacuées vers
l’égout pluvial.

Tableau 3.1. Débits des eaux industrielles

Type d’établissement industriel Dotation (m3/ha/j)

 Entreprise dont le procédé de fabrication 10


ne requiert pas d’eau (vêtement, matériel
de transport...)
 Requiert de faibles quantités d’eau 25
(textiles, bois ...)

 Entreprise utilisant beaucoup d’eau >50
(conserverie, pates, papier, aciérie)

3.2.4. Débits d’eaux parasites


Eaux autre que les eaux usées d’origine domestiques, des équipements et industrielles qui pénètrent
dans un réseau d’égout. Il s’agit des eaux d’infiltration et des eaux de captage. Les eaux parasites
correspondent aux inversions de branchement (raccordement des eaux pluviales sur le réseau d’eaux
usées) ou au drainage de la nappe (du fait d’une canalisation comportant des fissurations).
A défaut d’éléments quantifiés sur les débits d’eaux parasites, on peut évaluer le débit moyen des eaux
parasites à l’exutoire du bassin élémentaire par le produit du débit moyen des eaux usées au centième
du taux de dilution.
Qep = Qmoyj x (Tdil/100) (1)
Avec :
Qep : Débit des eaux parasites en l/s
Qmoyj : Débit moyen des eaux usées en l/s
Tdil : Taux de dilution en %
 Eaux d’infiltration
Eaux parasites d’origine souterraines s’insinuant de façon continue dans un réseau d’égout par les
défectuosités de ce réseau (fissures des conduites, les regards, les entrées des services) dont la valeur
est estimée à 60l/hab/j.
 Eaux de captage
Pénétrant de façon intermittente, mais surtout en période de pluie du au raccordement au réseau
d’égout sanitaire, drains de fondation, bouches d’égout, égouts pluviaux.
Pour un système nouveau : 250l/ hab /j
Lorsque le système aura vieilli : 25l/hab/j
Heureusement dans les réseaux neufs, la technologie d’aujourd’hui permet de construire des systèmes
étanches.
Ces informations doivent permettre de préciser les tendances d'évolution de l'agglomération, de la
population, de la consommation, des activités…qui séviront comme base à une projection future.
3.2.5. Les débits de temps sec
Qts = Qeud + Qequip + Qeui + Qep (2)
Avec :
Qts : Débit de temps sec en l/s
Qeud : Débit des eaux usées domestiques en l/s
Qequip : Débit des équipements en l/s
Qeui : Débit des eaux usées industrielles en l/s
Qep : Débit des eaux claires parasites en l/s

3.2.6. Débits maximaux :


Pour effectuer les calculs relatifs au réseau, aux pertes de pompage, aux STEP, on doit calculer les
débits maximaux.
En général
Qmax j = Qmoyjmax +Qéquip + Qind + Qinf + Qcap (3)

3.2.7. Débits minimaux :

Les Ingénieurs chargés de concevoir les STEP doivent également connaitre les débits minimaux afin de
bâtir les stations dont le traitement est efficace même lorsque les débits sont faibles.

Qmin ,j = Qmoyj,min + Qind + Qéquip +Qinf (4)

Le débit sanitaire minimal a lieu lorsqu’il ne pleut pas càd lorsque le débit de captage est nul.
3.2.8. Evaluation du débit moyen journalier :

Les infrastructures de Génie Civil telles que les ouvrages hydrauliques considérées pour une utilisation
dans la collecte des eaux urbaines sont censées satisfaire les besoins de la population pendant une
durée déterminée, qui correspond à la durée de vie de l'ouvrage projeté.
Le projeteur devra par conséquent prévoir, dès la conception, la population à approvisionner tout au
long de la durée de vie de l'ouvrage envisagé. Trois types de prévision de la population se distinguent
suivant les besoins : à un horizon de 05 à 10 ans, à moyen terme, de 10 à 50 ans, et à long terme, de
20 à 50 ans.
Le plus souvent, la population future est estimée à l'aide de la formule de croissance géométrique
fondée sur l'équation de Pinterait.
n
Pf =P0 (1+ α ) ( 5)
Où,
P0 : population de référence.
α : Taux de croissance de la population considérée.
Pf : population à l’horizon futur.
n : La différence entre l’année de référence (année du dernier recensement) et l’année de l’horizon de
calcul.
Le débit moyen journalier rejeté est calculé par la relation suivante :
˙
Pf × ×Tr
Qmoyj= (6)
86400
Avec:
Qmoyj: Débit moyen rejeté quotidiennement en (l/s).
Pf: Nombre d’habitants à l’horizon d’étude (hab).
Dot: Dotation journalière prise égale à l 50 l/j hab.
Tr: Coefficient de rejet.
3.2.9. Evaluation du débit de pointe :
Comme la consommation, le rejet des eaux usées est aussi variable dans la journée, d’où on est appelé
à déterminer le débit de pointe qu’il est donné par la formule qui suit :

Q pointe =Kp× Qmoyj (7)


Avec :
Qpointe: Débit de pointe.
Qmoyj : Débit moyen journalier.
Kp: Coefficient de pointe calculé à partir du débit moyen journalier :

K p=1. 5+2 .5 √ Qmoyj (8)

𝐾𝑝=3 si 2 ,8 l / s

En plus, on définit un coefficient de perte d’eau Cp


Les pertes d’eaux sont dues aux fuites dans les réseaux d’adduction et de distribution, à la vidange des
conduites (en cas de travaux).
 25% réseau entretenu
 25-35% entretien moyen
 ≥50% réseau mal entretenu

II.1.2. Coefficient de ruissellement


Cri : coefficient de ruissellement du sous bassin numéro i. Le coefficient de ruissellement d’une surface
donnée est le rapport du volume d’eau, qui ruisselle sur cette surface, au volume d’eau tombé sur elle.
Ce coefficient est donné par la relation suivante :

Volume d ' eau de pluie ruissell é


C ri = (9)
Volume d ' eau tomb é

Le coefficient de ruissellement dépend de plusieurs paramètres :


 nature du sol,
 le mode d’occupation du sol,
 l’inclinaison du terrain,
 la densité de la population.
Les aires drainées (sous-bassins) sont décomposées en aires partielles (toitures, chaussées, etc.)
auxquelles les coefficients élémentaires suivants sont appliqués :

Zone d’influence Cr

Surfaces totalement imperméabilisées (toitures, chaussées, trottoirs modernes) 0,9


Pavage à larges joints 0,6
Voies en macadam non goudronné 0,35
Allées en gravier 0,2
Surfaces boisées 0,05

Une autre méthode s’avère être pratique pour la détermination de ce coefficient : Pour chaque sous-
bassin, on divise l’aire drainée en trois (03) parties : toits, routes et reste. On affecte à chaque partie le
coefficient de ruissellement suivant : Cr = 0,9 pour les toits, Cr = 0,8 pour les routes et Cr = 0,2 pour le
reste. Puis on détermine le coefficient de ruissellement Cri, propre au sous-bassin i considéré, par la
relation suivante :

A toits ×0 , 9+ A routes ×0 , 8+ A reste ×0 , 2 A i


C ri = (10)
Ai

Avec :

Atoits : superficie (aire) des toits du sous-basin.

Aroutes : superficie des routes du sous-bassin.

Areste : superficie du reste du sous-bassin.

Ai : superficie totale du sous-bassin considéré.

Coefficient de ruissellement pondéré

Le coefficient de ruissellement pondéré peut être déterminé en utilisant la relation suivante : 𝐶𝑟𝑝= 𝐴𝑡
(3.4) Avec :

C rp=
∑ ( Ai ×Cri ) (11)
At

Crp : coefficient de ruissellement pondéré.

Ai : superficie totale du sous-bassin i en (ha).

At : superficie totale de la zone étudiée sans tenir compte des zones boisées
n
At =∑ (A ¿¿ i¿)¿ ¿ (12)
i−1

Cri : coefficient de ruissellement du sous-bassin i.

Densité partielle d’habitants pour le sous-bassin

La densité partielle pour le sous-bassin i peut être déterminée par la formule suivante :

Cri ×n
D i= (13)
C rp × A t

Avec :
Di : densité partielle d’habitants du sous-bassin i en (hab/ha).

Cri : coefficient de ruissellement du sous-bassin i.

n : nombre d’habitants total à l’horizon étudié en (hab).

Crp : coefficient de ruissellement total pondéré

. At : superficie totale de la zone étudiée sans tenir compte des zones boisées en (ha).

Nombre d’habitants de chaque sous-bassin

𝑛𝑖=𝐴𝑖×𝐷𝑖 (14)

Avec :

ni : nombre d’habitants du sous-bassin i.

Ai : superficie du sous-bassin i en (ha).

Di : densité partielle d’habitants du sous-bassin en (hab/ha).

Evaluation des débits d’eaux pluviales

Evaluation des débits d’eaux pluviales


Le nombre considérable de facteurs intervenant dans le calcul des débits de pointe d’eaux pluviales en
différents points d’un réseau d’assainissement a conduit les chercheurs et les ingénieurs à la mise au
point de méthodes donnant une représentation globale et simplifiée des phénomènes de pluie, de
ruissellement, et de transfert en collecteur.
Toute étude d’un réseau d’assainissement nécessite une détermination des débits pluviaux. Les débits
d’eaux pluviales seront calculés pour une précipitation de fréquence décennale et d’une durée de15
mn, car ces eaux doivent être collectées dans les canalisations d’évacuation pour éviter les
débordements (inondation) .Deux méthodes essentielles se présentent pour l’estimation des débits
pluviaux :
 La méthode superficielle ;
 La méthode rationnelle.
Méthode rationnelle :
C’est une méthode qui consiste à estimer le débit à partir d’un découpage du bassin versant en
secteurs limités par les lignes isochrones, cette méthode fut découverte en 1889, mais ce n’est qu’en
1906 qu’elle a été généralisé, elle est connue aussi par la méthode de LIOYD DAVIS*, c’est une
méthode qui a fait et fait ses preuves surtout pour les bassins urbains à faible surface (≤10 ha).
Elle consiste à estimer les débits pluviaux suite à une averse d’intensité moyenne « i » supposée
constante durant la chute de pluie sur des surfaces d’influence de superficie « A », caractérisée par un
coefficient de ruissellement « Cr ». La méthode rationnelle s’exprime par la formule suivante :

Q PL=K a ×i ×C r × At

QPL : Débit de pointe de l’hydrogramme en m3/s.


Ka : Coefficient d’abattement des précipitations.
Cr : Coefficient de ruissellement dans la limite 0<Cr<1.
i : Intensité pluviale en l/s/ha.
At : Superficie du bassin en ha.

A(km2) ≤25 25÷50 50÷100 100÷150 150÷250


Ka 1 0,95 0,9 0,85 0,8

Estimation de l’intensité moyenne des précipitations

Avant tout projet d’assainissement urbain, l’étude hydrologique doit être prise en considération, pour
l’estimation de l’intensité.

L’intensité moyenne se définie par le rapport de la hauteur d’eau tombée pendant une durée t :
∆h
I m= (15)
∆t

Avec :

Im : intensité moyenne en (mm/h).

h : hauteur de pluie tombée pendant la durée t.

Pour le calcul de l’intensité, nous devons :


 Explorer les données pluviométriques et sélectionnez le type de loi permettant d'ajuster nos
résultats.
 Déterminer les paramètres de la loi adoptée et valider son adéquation.
 Déterminer la valeur de l'intensité moyenne des précipitations.
L’intensité de la pluie i (tc, T) est l'intensité moyenne maximale enregistrée sur une durée égale au
temps de concentration du bassin.
Elle peut être obtenue à partir des classiques courbes « intensité-durée-fréquence » de l'analyse
statistique des averses. L’ajustement mathématique des courbes IDF s’effectue généralement selon les
deux formules les plus utilisées suivantes:

 Formule de Montana :
i(t,T) = a(T).t b(T)

i (t,T) : Intensité de la pluie (mm/h)


t : Intervalle de temps (mn)
 Formule de Mayer :
i(t,T) = (α(T))/(β(T)+t)

Où : α(T) et β(T) sont les paramètres d’ajustement qui dépendent de la région où se trouve la station
pluviométrique et de la période de retour T.
La formule la plus utilisée est la formule de Montana, à partir des courbes on peut calculer les
paramètres a(T) , b(T).
Au Niger, on évalue souvent l’intensité en milieu urbain par des formules étrangères au pays, sans se
rendre compte de l’erreur commise sur la variable à calculer, soit par excès ou par défaut.
i (t,T) = a(T), tb(T)
Sachant que a et b sont des paramètres d'ajustement, constants pour une période de retour donnée.T) ,
b (T) : sont les paramètres d’ajustement qui dépendent de la région et de la période de retour

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