DESCARTES :
La volonté et la liberté :
La volonté et la liberté sont une seule et même chose.
La liberté de notre volonté se connaît sans preuve, par la seule expérience que nous en avons.
La volonté est défnie par Descartes comme le pouvoir du libre arbitre d’affirmer ou de nier, de faire ou de ne pas faire ce que la raison
propose sans y être obligé par aucune force extérieure.
Le libre arbitre et l’indifférence : Descartes critique les deux formes d’indifférence :
L’indifférence d’inclination, où je choisis (par ignorance) indistinctement un côté ou un autre, ce qui est « le plus bas degré de la liberté »
;
L’indifférence d’élection, où, dans l’unique but d’affrmer ma liberté, je ne choisis pas une action que je sais pourtant bonne ou un
jugement que je sais pourtant ondé.
Le juste choix : Que faut-il choisir ?
Il faut faire preuve d’un pouvoir de choix éclairé par la raison où la volonté de l’être humain choisit le vrai et le bien (non le faux et le
mal)
Rousseau:
L’état de nature :
L’état de nature correspond à la nature originelle de l’homme avant que la civilisation en ait défiguré l’être profond.
La description de l’état de nature présentée par Rousseau s’appuie sur l’hypothèse que l’homme naturel, étant un être
solitaire et non sociable, vit un état d’isolement et, en conséquence, ne connaît pas la dépendance ni la servitude.
Les caractéristiques fondamentales de l’état de nature :
La liberté : L’animal est déterminé par son instinct, l’homme naturel à la liberté de choisir de répondre ou non à son
instinct. C’est la liberté qui définit essentiellement l’homme naturel : être humain, c’est être libre de modifier sa nature.
La perfectibilité : L’homme naturel étant libre, il dispose de la faculté de se perfectionner, c’est-à-dire de se transformer,
d’acquérir, selon les circonstances extérieures, des propriétés créées par l’homme. En société, l’homme a acquiers plus de
vices que de vertus. L’être humain (lorsqu’il est mis en société) est donc un produit de la culture et de l’Histoire.
L’amour de soi : L’homme naturel voit à répondre à ses besoins fondamentaux afin de se conserver.
La pitié : La pitié est une « vertu naturelle » qui permet à l’homme originaire de s’émouvoir de la misère ou des difficultés
éprouvées par plus faible que soi. La pitié fait contrepoids à l’amour de soi.
L’égalité : il n’existe pas dans l’état de nature de différences assez grandes entre les individus pour que l’un domine l’autre
de façon permanente.
L’état de société :
Afin de survivre aux catastrophes naturelles et de pouvoir triompher de divers dangers, les individus ont été obligés de se regrouper
pour ainsi former la première association d’hommes.
Forme 1 : union temporaire visant à répondre à des besoins immédiats
Forme 2 : la formation de la famille. La première différenciation fonctionnelle des sexes apparaît alors. On s’habitue à des commodités.
Forme 3 : Des familles s’installent dans un même lieu, deviennent sédentaires. Naissent alors la considération et l’amour-propre.
Forme 4 : l’invention de la métallurgie et à l’avènement de l’agriculture, bref à la division du travail et à l’interdépendance généralisée.
C’est la naissance de la propriété privée. L’inégalité s’installe parmi les hommes.
Hobbes:
L’état de nature:
Un état dans lequel il n’existe aucun critère exécutoire du bien et du mal.
La vie humaine était « solitaire, pauvre, méchante, brutale et courte ».
Un état de guerre.
Le contrat social :
Échanger leur liberté naturelle pour gagner la sécurité.
Je perds la liberté naturelle mais je gagnerai la sécurité, je perdrai la liberté naturelle mais je gagnerai une liberté civile.
La liberté naturelle est absolue, totale, elle ne m’interdit aucun moyen, la liberté civile s’arrêtera là où commence la sécurité
des autres.
Remettre leur liberté entre les mains d’un souverain, à la seule condition que leur vie soit sauvegardée par le pouvoir
souverain.
L’autorité du souverain est absolue
les sujets restent libres d’agir comme bon leur semble dans les cas où le souverain reste silencieux
Locke:
L’état de nature : un état dans lequel les humains, bien que libres, égaux et indépendants, sont tenus par la loi de la nature de
respecter les droits de chacun à la vie, à la liberté et à la propriété.
Le Contrat social :
L’obligation d’obéir au gouvernement civil en vertu du contrat social était conditionnée à la protection des droits naturels de chaque
personne, y compris le droit à la propriété privée.
Les souverains qui violeraient ces conditions pourraient à juste titre être renversés.
Locke a ainsi énoncé l’un des principes fondamentaux du libéralisme politique : il ne peut y avoir de soumission au pouvoir sans
consentement – même si une fois la société politique fondée, les citoyens sont obligés d’accepter les décisions de la majorité d’entre
eux.
Montaigne:
À la question « qu’est-ce qui me définit en tant qu’homme ? », Montaigne répond
: ce ne sont pas les actes que j’accomplis qui composent mon moi profond, et
qui, en conséquence, constituent ma nature intime. Ce que je suis ne se résume
pas à ce que je fais. Il faut aller au-delà des gestes et des rôles pour connaître ce
que je suis essentiellement.
Marx:
L’homme est un être social qui se définit par son travail
Le mode de production esclavagiste s’est transformé en un mode de production féodal, qui s’est lui-même trans ormé en
un mode de production capitaliste dans lequel l’organisation du travail y aliène l’être humain et l’empêche de manifester son
être propre.