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Dcgue 4 CT

Le document présente le corrigé de l'UE 4 en Droit Fiscal pour le Diplôme de Comptabilité et de Gestion, édition 2023-2024. Il inclut des cas pratiques basés sur la législation fiscale actuelle, avec une attention particulière à l'imposition des résultats des entreprises individuelles et des sociétés. Les cas sont organisés différemment du référentiel 2019 pour mieux refléter la progression pédagogique des apprentissages.

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COLLECTION DCG

DROIT FISCAL
Diplôme de Comptabilité et de Gestion
UE 4
Édition 2023-2024

CORRIGÉ

Bertrand BERINGER
Agrégé d’Économie et Gestion
Professeur en classe préparatoire au DCG

© Éditions Corroy
CHEZ LE MÊME ÉDITEUR

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Processus, Management, Économie et Droit

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EBP, Excel, Access

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Toute représentation, diffusion ou reproduction intégrale ou partielle
faite d’une œuvre de l’esprit, par quelque moyen que ce soit, sans le
consentement de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon.
« La contrefaçon en France d’ouvrages publiés en France ou à
l’étranger est punie de trois ans d’emprisonnement et de 300 000
euros d’amende. »
Articles L122-4, L335-2 et L335-3 du Code de la Propriété Intellectuelle.
PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE

Les cas de l’édition 2023/2024 sont élaborés sur une logique de travail de
fiscaliste : une documentation fiscale est fournie en vue de résoudre un cas
pratique et éventuellement d’optimiser la situation fiscale d’un
contribuable dans le respect de la législation.
Ces cas répondent aux nouvelles attentes de référentiel de l’UE4 qui
indique clairement qu’une documentation fiscale pourra être fournie
au candidat.

L’usage d’un tableur ou d’une calculatrice est indispensable pour la


réalisation des cas pratiques « techniques » qui sont basés sur le travail
concret demandé à un collaborateur d’un cabinet d’expertise-
comptable en charge de la gestion fiscale d’une entreprise.

Le programme (paru au BO du 27 juin 2019) a apporté un certain nombre de


modifications pour l’UE 4 du DCG, notamment en ce qui concerne l’ordre de
présentation des différentes notions abordées.

Dans la mesure où la progression pédagogique du précédent programme nous


semble plus cohérente avec la réalité des apprentissages, nous avons choisi de
présenter les cas de cet ouvrage dans un ordre différent de celui du référentiel 2019,
même si les notions et contenus abordés y sont totalement conformes.

N’hésitez pas à nous communiquer votre avis à ce sujet à :


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Bon travail !

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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TABLE DES MATIÈRES

Thème 4: L’imposition du résultat de l’entreprise


L’imposition des résultats dans le cadre des entreprises individuelles : Bénéfices Industriels et Commerciaux
(BIC)
PRO 7
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Champ d’application • Distinction entre les BIC professionnels et les BIC non
professionnels • Traitement des déficits • Régime Micro-BIC
MULLER 9
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Produits imposables • Charges déductibles
AMORTIS 11
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Charges déductibles : amortissements • Amortissements exceptionnels
DIFAMOR 15
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) • Charges déductibles : amortissements différés
OPUS 17
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) • Charges déductibles : provisions pour dépréciations, pour risques et charges
VISION 19
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) • Charges déductibles : provisions réglementées
AU BON PAIN DE LUCIE 21
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) • Régimes d’imposition • Plus et moins-values • Déclaration (imprimés 2059-
A et B)
ALICE 27
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) • Régimes d’imposition • Détermination et déclaration du résultat fiscal • Plus
et moins-values • Traitement des déficits • Centres de gestion agréés et associations de gestion et de comptabilité
L’imposition des résultats dans le cadre des entreprises individuelles : Bénéfices Agricoles (BA)
AGRI 31
Bénéfices agricoles (BA) • Champ d’application • Régimes d’imposition • Règles générales de détermination du résultat
fiscal • Centres de gestion agréés et associations de gestion et de comptabilité
L’imposition des résultats dans le cadre des entreprises individuelles : Bénéfices Non Commerciaux (BNC)
CARRÉ BLEU 33
Bénéfices non commerciaux (BNC) • Régimes d’imposition • Détermination du résultat fiscal • Plus et moins-values • As-
sociations de gestion agréées et associations de gestion et de comptabilité
L’imposition des résultats dans le cadre des sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés
ROT 37
Impôt sur les sociétés (IS) • Plus et moins-values • Déclaration (imprimés 2059-A et 2059-B)
WEBERT 43
Impôt sur les sociétés (IS) • Plus et moins-values • Détermination et déclaration du résultat (imprimé 2058-A) • Territoria-
lité • Crédits d’impôt • Calcul de l’IS
GORA 47
Impôt sur les sociétés (IS) • Calcul de l’IS • Contribution 3,3% • Liquidation et paiement de l’IS (imprimés : relevés
d’acomptes et de solde d’IS et de contribution)
LUCA 53
Impôt sur les sociétés (IS) • Traitement des déficits (report en avant) • Déclaration (imprimés 2058-A et 2058-B) • Crédits
d’impôts et aides fiscales
VAPORETTE 57
Traitement des déficits (report en arrière et en avant des déficits)
L’imposition des résultats dans le cadre des sociétés de personnes
DETER 59
Sociétés de personnes • Régimes d’imposition • Plus et moins-values • Spécificités des petites entreprises
DELOR 63
Sociétés de personnes • Régimes d’imposition • Plus et moins-values • Détermination et déclaration du résultat fiscal (im-
primés 2058-A, 2031) • Détermination de la quote-part des résultats de chaque associé • Centres de gestion agréés
Les crédits d’impôt et les aides fiscales
CRÉDIT 69
Les crédits d’impôt et les aides fiscales • Crédit d’impôt recherche • Réduction d’impôt mécénat

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Thème 2 : L’impôt sur le revenu des personnes physiques
L’impôt sur le revenu
RICHE 73
Imposition des revenus des capitaux mobiliers et des plus-values boursières
HUSS 75
Imposition des revenus immobiliers, revenus des immeubles nus et meublés
NICOLAS 77
Impôt sur le revenu (IR) • Traitements et salaires • Revenus des capitaux mobiliers • Revenus fonciers • Plus-values mobi-
lières • Principales charges déductibles du revenu global • Choix entre PFU (prélèvement forfaitaire unique) ou barème pro-
gressif
MISTRAL 81
IImpôt sur le revenu (IR) • Traitements et salaires • Revenus des capitaux mobiliers • Revenus fonciers • Plus-values mobi-
lières et immobilières • Principales charges déductibles du revenu global • Réductions et crédits d’impôt • Règles générales
de calcul de l’impôt sur le revenu

Thème 3 : Prélèvements sociaux


TURBIE 85
La CSG, la CRDS, le prélèvement social • Les prélèvements sur les revenus d’activité • Les prélèvements sur les revenus du
capital
EDOUBOIS 87
Taxe sur la valeur ajoutée • Territorialité de la TVA (livraisons de biens et prestations de services) • TVA collectée • TVA dé-
ductible (y compris régularisations) • Crédit de TVA
PHILO 91
Taxe sur la valeur ajoutée • Territorialité de la TVA • TVA collectée • TVA déductible • Paiement de la TVA
MONTEIRO 95
Taxe sur la valeur ajoutée • Territorialité de la TVA • TVA collectée • TVA déductible • Modalités d’établissement des décla-
rations de TVA (CA 3) • Paiement de la TVA
LAGU 101
Taxe sur la valeur ajoutée • Règles applicables aux petites entreprises • Régime simplifié • Modulation des acomptes •
Demande de remboursement
MEDIC 105
Taxe sur la valeur ajoutée • Champ d’application • TVA déductible (coefficients de déduction, d’assujettissement, de taxa-
tion et d’admission, les régularisations de TVA)

Thème 7 : L’imposition du patrimoine


L’Impôt sur la fortune immobilière
FORTIMMO 109
Impôt sur la fortune immobilière (IFI) • Champ d’application • Personnes imposables • Règles générales de détermination
de la base imposable • Principe de calcul
Les droits d’enregistrement
BLANCHE 111
Droits d’enregistrement • Cessions d’immeubles, de fonds de commerce, de droits sociaux • Constitution de société
Les impôts locaux
ROSTAND 113
Principes et règles générales applicables à la contribution économique territoriale

Thème 6 : Les taxes assises sur les salaires


CONTROLL 115
Taxes assises sur les salaires : Taxe sur les salaires
ROSIER 117
Taxes assises sur les salaires : Taxe d’apprentissage • Crédit d’impôt apprentissage
NUAGE 119
Taxes assises sur les salaires : participation formation continue
LOGEM 121
Taxes assises sur les salaires : participation construction

Thème 8 : Notions de contrôle fiscal


JACQUES 123
Les différentes formes de contrôle fiscal • Les principes généraux du contrôle fiscal • La vérification de comptabilité
 4L 127
Rescrit fiscal • Sanctions fiscales

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PRO
Compétences attendues Savoirs associés
Identification du régime fiscal applicable •Modalités d’imposition Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Champ d’application
des bénéfices et de gestion des déficits dans le cadre des BIC •Distinction entre les BIC professionnels et les BIC non
professionnels •Traitement des déficits •Régime Micro-BIC

1. Analyse de la situation de chaque personne

1) L’activité de M. Bertrand est exercée à titre individuel ; elle est de nature commerciale (même s’il s’agit de
produits d’origine agricole). Il s’agit bien de BIC d’un entrepreneur individuel (le fait que l’entrepreneur
individuel emploie ou non du personnel n’entre pas en ligne de compte pour la détermination de son
régime fiscal).

2) BIC (activité commerciale) exercée par une personne physique (entrepreneur individuel).

3) M. Batit est artisan. Les activités artisanales relèvent des BIC lorsqu’elles sont exercées à titre individuel.
Ici, c’est le cas depuis que Monsieur BATIT est installé à son compte.

4) La location en meublé exercée à titre habituel par une personne physique est une activité commerciale
qui relève des BIC. Il s’agit bien de BIC d’un entrepreneur individuel.

5) M. Charles n’exerce pas son activité en tant que personne physique, mais à travers une société dotée de la
personnalité morale. Il n’est donc pas entrepreneur individuel au sens fiscal du terme.

6) En tant qu’expert, M. Nehemia relève des BNC (il s’agit d’une profession libérale). La deuxième activité
qu’il développe relève en revanche des BIC (car activité commerciale) en tant qu’entrepreneur
individuel.

7) La location d’emplacements de parking relève des revenus fonciers si elle ne s’accompagne d’aucune
prestation (autre que le simple gardiennage). Mademoiselle BULA est donc actuellement imposable
dans la catégorie des revenus fonciers pour les revenus retirés de cette activité. Mais les prestations
qu’elle envisage d’associer à son activité font « basculer » la nature de l’activité, qui relève alors des BIC.
En effet, selon l’Administration fiscale (cf BOI-RFPI-CHAMP-10-30) la location, par un propriétaire, de
boxes ou emplacements pour le garage des voitures relève des bénéfices commerciaux si elle est assortie
de certaines prestations (par exemple : lavage, entretien, distribution d’essence). Si elle met son projet à
exécution, Mademoiselle BULA relèvera donc des BIC en tant qu’entrepreneur individuel.

8) La location en meublé, à titre habituel, par toute personne, de chambres ou appartements, est une activité
commerciale relevant des BIC (et non des revenus fonciers). L’activité relève aussi des BIC lorsque le
petit-déjeuner est fourni.

9) Les profits qui proviennent de la production forestière sont des bénéfices agricoles ; ainsi, le propriétaire
de parcelles sur lesquelles ce dernier plante des arbres qu’il vend ensuite sur pied à un exploitant forestier
relève des bénéfices agricoles.
Mais les entreprises d’exploitation forestière qui achètent à des propriétaires forestiers des bois sur pied
ou abattus, en vue de les revendre après leur avoir fait ou non subir des transformations, sont considérées
comme exerçant une activité industrielle ou commerciale.
Ici, cette activité d’exploitation forestière étant exercée à titre individuel par Monsieur LACOUPE, ce
dernier relève des BIC en tant qu’entrepreneur individuel.

2. BIC professionnel ou non professionnel


Pour être qualifié de BIC professionnel, il doit répondre à plusieurs conditions. Lorsque celles-ci ne sont pas
remplies, le BIC est alors qualifié de non professionnel.
Une activité BIC est exercée à titre professionnel lorsque le contribuable ou un membre de son foyer fiscal
participe de façon personnelle, directe ou continue aux actes nécessaires à l’activité.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal
Pour avoir le statut de loueur en meublé professionnel (LMP), les 2 conditions suivantes doivent être
réunies (article 155 al. IV du CGI) :
- les recettes annuelles retirées de cette activité (total des loyers TTC, charges comprises) par l’ensemble
des membres du foyer fiscal doivent dépasser 23 000 € sur l’année civile, y compris en cas de clôture
d’exercice en cours d’année (plafond ajusté au prorata en cas de création d’activité en cours d’année) ;
- ces recettes doivent être supérieures au montant total des autres revenus d’activité du foyer fiscal
(salaires, autres BIC).
Au vu de ces définitions :
• Monsieur PERRIN est loueur en meublé non professionnel car il ne remplit pas les 2 conditions nécessaires
pour avoir le statut professionnel (ses recettes < 23 000 €).
• Monsieur NEHEMIA exerce deux activités. L’activité BIC peut être qualifiée de professionnelle car c’est bien
Monsieur NEHEMIA qui participe seul à l’intégralité des actes nécessaires à cette activité.
NB : il est possible d’exercer plusieurs activités professionnelles.
La qualification de BIC non professionnel influence principalement le régime d’imputation du déficit fiscal
constaté :
- un déficit BIC professionnel d’une année N est imputable sur le revenu global du contribuable de cette
même année N et des 6 années suivantes ( jusqu’à N+6) ;
- un déficit BIC non professionnel n’est imputable que sur les bénéfices futurs dégagés par l’activité BIC
du contribuable pendant les 6 années suivantes (pour la location meublée, un déficit non professionnel
s’impute pendant les 10 années suivantes mais seulement sur les bénéfices futurs de la location meublée,
et pas sur les autres BIC éventuels).
NB : pour les loueurs en meublé, la qualification de BIC professionnel influence aussi le régime fiscal applicable en
cas de cession du bien objet de la location : régime des plus et moins-values professionnelles pour les loueurs
professionnels et régime des plus-values privées pour les loueurs non professionnels.

3. Régime d’imposition
Le régime micro-BIC s’applique de plein droit aux entreprises bénéficiant de la franchise de TVA ou
exonérées de cet impôt et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas :
- 188 700 € hors taxes s’il s’agit d’entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises,
objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ;
- 77 700 € hors taxes s’il s’agit d’autres entreprises (principalement les prestations de services et la
fourniture de logement).
NB : 188 700 et 77 700 sont les limites applicables en 2023 ; elles sont revalorisées tous les 3 ans.
M. Batit (point 3) : prestations de services avec CA HT < 77 700 € : il relève du régime Micro-BIC
Bénéfice imposable = CA – abattement forfaitaire de 50% = 26 000 – (26 000 × 50%) = 13 000 €
NB : le taux de l’abattement forfaitaire est de 71% pour les ventes et de 50% pour les prestations de services et la
fourniture de logement.
M. Perrin (point 4) : fourniture de logement avec CA < 77 700 € : il relève du régime Micro-BIC.
Bénéfice imposable = CA – abattement forfaitaire de 50% = 22 000 – (22 000 × 50%) = 11 000 €.
M. Nehemia (point 6) : ventes avec CA < 188 700 € : il relève du régime Micro-BIC.
Bénéfice imposable = CA – abattement forfaitaire de 71% = 35 000 – (35 000 × 71%) = 10 150 €.
Les contribuables relevant de plein droit du Micro-BIC peuvent opter pour le régime du régime simplifié,
qui se caractérise par le calcul d’un résultat imposable tenant compte des frais et charges réellement
exposés, aux lieu et place de l’abattement forfaitaire.
M. Batit (point 3) n’a pas intérêt à opter pour le régime simplifié car l’abattement forfaitaire de 50%
(13 000 €) est supérieur aux frais et charges déductibles (8 000 €).
M. Perrin (point 4) a intérêt à opter pour le régime simplifié car l’abattement forfaitaire de 50% (11 000 €)
est inférieur aux frais et charges déductibles (16 000 €). Avec l’option, son bénéfice imposable s’élèverait à
6 000 € (au lieu de 11 000 €).
M. Nehemia (point 6) n’a pas intérêt à opter pour le régime simplifié car l’abattement forfaitaire de 71%
(24 850 €) est supérieur aux frais et charges déductibles (18 000 €).
NB : L’option pour le régime du réel simplifié permet aussi, outre la déduction des frais et charges réellement enga-
gés telle qu’étudiée ci-dessus, de bénéficier :
- de la réduction d’impôt pour frais de tenue de comptabilité (en cas d’adhésion à un Centre de Gestion
Agréé) ;
- des allègements d’impôt en faveur des entreprises nouvelles éventuellement applicables ;
- de l’imputation des déficits sur le revenu global (pour les BIC professionnels) ; en effet, le calcul du mi-
cro-BIC n’aboutit jamais à un déficit puisqu’il est basé sur le chiffre d’affaires ;
- de pratiquer un amortissement dégressif (l’abattement forfaitaire du Micro-BIC est réputé comprendre
l’amortissement des biens calculé selon le mode linéaire).

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MULLER
Compétences attendues Savoirs associés
Passage du résultat comptable au résultat fiscal dans le cadre des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Produits imposables
BIC •Charges déductibles

! Remarque : Cas à traiter en début d’apprentissage, les plus-values professionnelles ne sont pas analysées.

N = 2023
1. Détermination du résultat fiscal

N° Analyse scale des opérations au titre des BIC Déductions Réintégrations


Résultat comptable 88 000
En principe, les prestations de services facturées constituent des produits imposables.
1 En l’espèce, les 1 050 000 € encaissés sont relatifs aux travaux de peinture réalisés par l’en-
treprise de Steve MULLER.
En principe, les loyers encaissés sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers, ils
constituent un revenu accessoire pour le contribuable. L’administration scale admet une
tolérance pour l’imposition de ces revenus dans la catégorie des BIC s’ils sont inférieurs à 5%
2 30 000
du CAHT de l’exercice et sur option expresse du contribuable.
En l’espèce, nous supposons que M. MULLER n’a pas exercé cette option, les loyers sont donc
déduits du résultat imposable aux BIC pour être déclarés dans la catégorie des revenus fonciers.
En principe, les charges engages dans l’intérêt de l’entreprise sont normalement
déductibles du résultat imposable.
3
En l’espèce, les frais de réception correspondent à des charges engagées dans l’intérêt de
l’entreprise car les clients de l’entreprise sont conviés.
En principe, pour les locations d’un véhicule de tourisme d’une durée supérieure à 3 mois,
le montant de l’amortissement déductible est plafonné en fonction du niveau de pollution
(article 39 du CGI).
4 En l’espèce, le plafond est de 9 900 € car le véhicule est considéré comme très polluant. 3 620
La fraction du loyer correspondant à l’amortissement non déductible doit être réintégrée
((28 000-9 900) × 20 % =3 620 €).
Le montant du loyer annuel n’impacte pas le montant de la réintégration.
En principe, les cadeaux sont déductibles s’ils sont faits dans l’intérêt de l’entreprise et ne
sont pas exagérés.
5
En l’espèce, le montant de 120 € TTC ne semble pas excessif et aucun retraitement n’est à
effectuer.
En principe, les dons versés ne sont pas déductibles car ils ouvrent droit à une réduction
6 d’impôt. 4 000
En l’espèce, le don de 4 000 € doit être réintégré.
En principe, les charges engagées dans l’intérêt de l’entreprise sont normalement déductibles.
7 En l’espèce, les biens immobiliers inscrits au bilan et utilisés pour l’exploitation de l’entre-
prise, les taxes foncières sont déductibles.
En principe, les taxes foncières seront déductibles dans la catégorie des revenus fonciers,
elles ne sont pas déductibles du résultat imposable en BIC.
En l’espèce, la taxe foncière doit être réintégrée et elle sera déductible dans la catégorie
8 2 000
des revenus foncier.
Si jamais M. MULLER opte pour l’imposition des loyers dans les BIC, les taxes foncières sont
déductibles de la catégorie des BIC.
En principe, les dépenses personnelles ne sont pas déductibles du résultat imposable au
titre des BIC.
9 800
En l’espèce, la taxe d’habitation de M. MULLER est une charge personnelle qui doit être
réintégrée.
En principe, les pénalités et amendes scales ne sont pas déductibles.
10 75
En l’espèce, les pénalités de retard pour la TVA ne sont pas déductibles.
En principe, les salaires annuels sont déductibles s’ils correspondent à un travail effectif et
ne sont pas exagérés.
11
En l’espèce, le salaire annuel s’élève à 18 000 € brut et n’est pas exagéré. Aucun
retraitement à effectuer.
En principe, le salaire annuel du conjoint de l’exploitant est déductible s’il correspond à un
travail effectif et n’est pas exagéré. Les cotisations sociales du conjoint de l’exploitant
12 constituent des charges déductibles.
En l’espèce, le salaire annuel de Mme MULLER s’élève à 19 000 € brut et n’est pas exagéré.
Aucun retraitement à effectuer.
En principe, la rémunération annuelle de l’exploitant n’est pas déductible car elle est
13 considérée comme une avance sur bénéces. 36 000
En l’espèce, la rémunération annuelle de M. MULLER de 36 000 € doit être réintégrée.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

En principe, La dotation aux provisions pour congés payés de l’exercice est déductible si
14
une entreprise n’a pas opté pour l’ancien régime des congés payés.

En principe, pour les immobilisations décomposées, la structure et les composants de 1re


catégorie sont amortis sur la durée réelle d’utilisation, sauf si la durée d’usage de
l’immobilisation non décomposée est plus courte. Par ailleurs, les composants de 2e
catégorie ne sont pas acceptés scalement et ils doivent être amortis sur la durée
d’amortissement de la structure.
En l’espèce,
Amortissement de la structure
15 La durée scale est de 8 ans et la durée comptable est de 10 ans. 375
Amortissement économique et comptable : 35 000 × 1/10 = 3 500 € est déductible.
Amortissement scal : 35 000 × 1/8 = 4 375 €.
L’amortissement dérogatoire de 875 € comptabilisé est déductible.
Amortissement du composant « grande révision »
Au plan comptable, le composant est amorti sur 5 ans soit 5 000/5 = 1 000 €. Au plan scal,
ce composant n’est pas reconnu. L’administration scale considérant qu’il s’agit d’une
fraction de la structure, elle autorise un amortissement calculé impérativement sur la durée
d’usage soit 5 000/8 = 625 €.

En principe, les amortissements irrégulièrement différés constituent des charges non


déductibles, les amortissements régulièrement différés constituent des charges déductibles.
En l’espèce,
Amortissements différés en N-1 : 10 000 €.
Somme des amortissements comptabilisés au 31/12/N-1 : 5 000 €.
16 10 000
Somme des amortissements linéaires calculés sur la durée d’usage du bien au 31/12/N-1 :
15 000 €.
Amortissements irrégulièrement différés de N-1 : 10 000 €.
En N-1, l’amortissement oublié est un AID car la somme des amortissements comptabilisés
est inférieure à la somme des amortissements linéaires déterminés sur la durée d’usage

En principe, les provisions pour dépréciation des créances douteuses constituent des
17
charges scalement déductibles s’il y a un risque réel de non recouvrement.

En principe, les gains et pertes dénitifs de change constituent des produits imposables et
des charges déductibles. Par ailleurs, les gains et les pertes latents de change constituent
également des produits imposables et des charges déductibles. En outre, les provisions
pour perte de change ne sont pas acceptées scalement.
En l’espèce,
18 60
Dette évaluée en euros au 10/12/N : 10 000 × 0,659 = 6 590 €.
Dette évaluée en euros au 31/12/N : 10 000 × 0,665 = 6 650 €. L’entreprise a constaté une
perte latente de change de 60 € qui constitue une charge scalement déductible, mais non
comptabilisée en charges au niveau comptable. Une déduction extra-comptable doit donc 60
être pratiquée.

Le résultat fiscal est déterminé par la somme des réintégrations moins la somme des déductions.
Le résultat fiscal de l’exercice s’élève donc à 114 870 €.

2. Régime fiscal des dons


Article 238 bis du CGI : Réduction d’impôt pour le mécénat règlementation en vigueur à partir des exercices clos au
31/12/2020.
Les dons effectués au titre du mécénat d’entreprise ouvrent droit à une réduction d’impôt de :
- 60% du montant pour la fraction du don inférieure ou égale à 2 millions € ;
- 40% du montant pour la fraction supérieure à 2 millions €.
Les dons utilisables pour la prise en compte de la réduction d’impôt sont plafonnés par le plus grand des
deux montants suivants :
- à 5 pour 1 000 du chiffre d’affaires ;
- 20 000 €.

Les dons non utilisés au titre d’un exercice sont reportables sur les 5 années suivantes et ils seront pris en
compte après les versements effectués au titre de chacun de ces exercices.
Plafond des dons pour l’année N : 1 050 000 × 5/1000 ou 20 000 € : le montant de 20 000 € doit donc être retenu.
Réduction d’impôt N au titre du mécénat : 4 000 × 60% = 2 400 €.

10 Éditions
ÉditionsCor
Corroy
roy • •4 4r ue
r uede
deVillar
Villars,s, 42000
42000 Saint-Étienne
Saint-Étienne •• 04
04 77
77 79
79 92
92 46
46••infos@[Link]
infos@editions-cor [Link]
AMORTIS
Compétences attendues Savoirs associés
Passage du résultat comptable au résultat fiscal : analyse des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Charges déductibles :
amortissements amortissements •Amortissements exceptionnels

Point A

Amortissement comptable : - linéaire sur 8 ans (durée réelle d’utilisation)


- date de début : mise en service
- prorata temporis en nombre de jours

Amortissement fiscal : - dégressif sur 5 ans (durée normale d’utilisation)


- coefficient = 1,75 d’où taux dégressif = 1/5 × 1,75 = 35%
- date de début : 1er jour du mois de l’acquisition
- prorata temporis en nombre de mois
- passage au taux linéaire calculé sur la période restant à courir, lorsqu’il est > 35%.

Amortissement comptable Amortissement scal Amort. dérogatoire


Exercice
Calcul Annuité Calcul Annuité Dotations Reprises
N 160 000 / 8 × 225/360 12 500 160 000 × 35% × 9/12 42 000 29 500

N+1 160 000 / 8 20 000 118 000 × 35% 41 300 21 300

N+2 160 000 / 8 20 000 76 700 × 35% 26 845 6 845

N+3 160 000 / 8 20 000 49 855 × 50% 24 928 4 928

N+4 160 000 / 8 20 000 49 855 × 50% 24 927 4 927

N+5 160 000 / 8 20 000 20 000

N+6 160 000 / 8 20 000 20 000

N+7 160 000 / 8 20 000 20 000

N+8 160 000 / 8 × 135/360 7 500 7 500


160 000 160 000 67 500 67 500

Aucun retraitement extra-comptable à effectuer, car l’annuité fiscale figure déjà en charges de l’exercice
(comptabilisée en deux parties : amortissement pour dépréciation et amortissement dérogatoire).

Point B
Durée Mode Taux Taux
Montant HT d’utilisation d’amortissement d’amortissement d’amortissement
propre comptable comptable scal
Menuiseries extérieures 40 000 25 ans linéaire 1 / 25 1 / 25

Chauffage 25 000 15 ans linéaire 1 / 15 1 / 15

Étanchéité 30 000 15 ans linéaire 1 / 15 1 / 15

Ascenseurs 25 000 15 ans linéaire 1 / 15 1 / 15

Électricité - Plomberie 50 000 25 ans linéaire 1 / 25 1 / 25

Structure 250 000 50 ans linéaire 1 / 50 1 / 40


Terrain 100 000 ----- ----- ----- -----

Dans son Bulletin Officiel des Impôts commentant les règles comptables relatives aux actifs (BOI-BIC-
AMT-10-40-10), l’Administration fiscale a précisé que :
- pour les composants de catégorie 1 : la durée normale d’utilisation correspond à la durée à courir jusqu’au
remplacement du composant, ce qui correspond à la durée réelle d’utilisation retenue en comptabilité ;
d’où pas de divergence comptabilité / fiscalité ;

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

- pour la structure : la durée normale d’utilisation correspond à la durée de vie de la structure ; toutefois, il
est admis que la structure soit amortie sur la durée d’usage fiscale applicable à l’immobilisation prise
dans son ensemble (NB : cette tolérance ne s’applique pas aux immeubles de placement). La durée normale
d’utilisation de l’immobilisation est en général plus courte que la durée réelle d’utilisation de la
structure. En conséquence, l’entreprise BIRON a intérêt à appliquer cette tolérance puisqu’elle souhaite
présenter le résultat fiscal le plus faible possible. D’où une divergence comptabilité / fiscalité. Pour
bénéficier de cette tolérance, l’entreprise BIRON doit comptabiliser un amortissement dérogatoire sur
la structure, égal chaque année à la différence entre l’amortissement calculé au taux linéaire de 2,5% (40
ans) et l’amortissement calculé au taux linéaire de 2% (50 ans) : cette différence est positive (d’où une
dotation) pendant 40 ans, puis négative (d’où une reprise) pendant les 10 ans qui suivent.

Point C
Suramortissement des camions utilisant une énergie propre
L’article 61 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 et prorogé en 2021 permet aux
entreprises de déduire 20 à 60% de la valeur d’origine des véhicules dont le poids total autorisé en charge
(PTAC) est supérieur ou égal à 2,6 tonnes qui utilisent exclusivement une ou plusieurs des énergies suivantes :
- le gaz naturel et le biométhane carburant ;
- le carburant ED95 composé d’un minimum de 90% d’alcool éthylique d’origine agricole ;
- l’énergie électrique ;
- l’hydrogène.

Point de départ de la déduction exceptionnelle :


- 1er jour du mois de l’acquisition ou de la construction indépendamment de la date de mise en service
effective.
Répartition de la déduction exceptionnelle :
- linéairement sur la durée d’utilisation des biens.
Modalités de la déduction exceptionnelle :
- déduction extra-comptable.
Dotations aux Sur-amortissement,
Montant total des
Année amortissements déduction extra-
charges scales
dégressifs comptable
N 29 167 6 667 35 834

N+1 24 792 8 000 32 792


N+2 16 115 8 000 24 115

Point D

Amortissement comptable : linéaire sur 5 ans (durée réelle d’utilisation).

Amortissement fiscal : - linéaire sur 8 ans (durée normale d’utilisation) ;


- dégressif non applicable car il ne s’agit pas d’un bien neuf.

Amortissement comptable Amortissement scal Amort. dérogatoire


Exercice
Calcul Annuité Calcul Annuité Dotations Reprises

N 24 000 / 5 × 120/360 1 600 24 000 / 8 × 120/360 1 000

N+1 24 000 / 5 4 800 24 000 / 8 3 000

N+2 24 000 / 5 4 800 24 000 / 8 3 000

N+3 24 000 / 5 4 800 24 000 / 8 3 000

N+4 24 000 / 5 4 800 24 000 / 8 3 000

N+5 24 000 / 5 × 240/360 3 200 24 000 / 8 3 000


24 000 16 000

Dans cette situation, l’amortissement comptable est supérieur à l’amortissement fiscal, donc
l’amortissement déductible.
Il en résulte les conséquences fiscales suivantes :
• De N à N+5, le différentiel entre l’annuité comptable et l’annuité fiscale est réintégré extra-comptablement
lors de la détermination du résultat fiscal (600 en N, 1 800 de N+1 à N+4, 200 en N+5).

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit
UE 4 •Droit
fiscal fiscal Corrigé

• En N+6 et N+7, aucun amortissement n’est comptabilisé. Selon la doctrine administrative précitée, « la frac-
tion d’amortissement comptable reportée du point de vue fiscal sera admise en déduction lors de la cession
ou de la mise au rebut de l’immobilisation, ou extra-comptablement de manière linéaire sur la durée résiduelle
d’usage » (cf. BOI-BIC-AMT-10-40-10, n° 40). Le matériel n’étant pas cédé, c’est l’amortissement linéaire sur
la durée résiduelle d’usage qui s’applique, soit :
- amortissement comptable dont la déduction est reportée = 600 + (1 800 × 4) + 200 = 8 000 ;
- la durée d’usage résiduelle est de 2 ans et 8 mois, soit 32 mois ;
- d’où une déduction extra-comptable de 8 000 × 12 / 32 = 3 000 € (c’est la dotation qui aurait été
déductible si le plan d’amortissement fiscal avait été suivi).
• En N+8, l’amortissement comptable est nul et l’amortissement fiscal est de 8 000 * 8/ 32 = 2 000 €. Une dé-
duction extra-comptable du même montant doit être effectuée.

Point E
Les dépenses de gros entretien et grandes visites, identifiées dès l’origine, peuvent être traitées de 2 façons
en comptabilité :
- en provision pour gros entretien (voir Cas OPUS ci-après) ;
- sous forme de composant, dit de 2e catégorie (les composants de 1re catégorie étant les dépenses de
remplacement identifiées dès l’origine, cf. point B. ci-avant).
Lorsqu’un composant est isolé pour ces dépenses, celui-ci est amorti sur la période séparant 2 gros
entretiens ou révisions (4 ans ici).

Amortissements comptables
Structure de l’entrepôt N 150 000 × 1/15 × 255/360 = 7 083 €
N+1 150 000 × 1/15 = 10 000 €
Gros entretien N 40 000 × 1/4 × 255/360 = 7 083 €
N+1 40 000 × 1/4 = 10 000 €

Amortissements fiscaux
Fiscalement, les composants de 2ème catégorie ne sont pas reconnus et ils doivent donc être amortis au
même rythme que la structure à laquelle ils se rattachent.

Structure de l’entrepôt N 150 000 × 1/15 × 255/360 = 7 083 €


N+1 150 000 × 1/15 = 10 000 €
Gros entretien N 40 000 × 1/15 × 255/360 = 1 889 €
N+1 40 000 × 1/15 = 2 667 €

Les réintégrations fiscales suivantes doivent être réalisées concernant le composant de 2e catégorie :
N réintégrations de 7 083 - 1 889 = 5 194 €.
N+1 réintégrations de 10 000 - 2 667 = 7 333 €.

NB : Lors du renouvellement du composant, c’est-à-dire lors de l’engagement de la dépense de gros entretien, ici en
N+4, cette dépense (qui est immobilisée en comptabilité) est alors déduite extra-comptablement.

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DIFAMOR
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Passage du résultat comptable au résultat fiscal : analyse des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) •Charges déductibles :
amortissements différés amortissements différés

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1) Amortissements irrégulièrement différés


L’application de l’article 39 B du CGI permet de distinguer les amortissements régulièrement différés et les
amortissements irrégulièrement différés :
« À la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effectivement pratiqués depuis
l’acquisition ou la création d’un élément donné ne peut être inférieure au montant des amortissements
calculés suivant le système linéaire et répartis sur la durée normale d’utilisation ».
Si le total des amortissements pratiqués est inférieur au cumul des amortissements linéaires théoriques, la
différence, constitutive d’amortissements irrégulièrement différés, est définitivement perdue du point de
vue fiscal.
2) Sort des amortissements régulièrement différés
Si le total des amortissements pratiqués est supérieur ou égal au cumul des amortissements linéaires
théoriques, l’amortissement est régulièrement différé et reportable.
AMORTISSEMENT RÉGULIÈREMENT DIFFÉRÉ
RÉGIME
D’AMORTISSEMENT EN PÉRIODE BÉNÉFICIAIRE EN PÉRIODE DÉFICITAIRE
DU BIEN Bénéce comptable (et non scal) Décit comptable (et non scal)

• L’amortissement différé est reporté au choix :


• Bien en service à la n de son amortissement : - sur le premier exercice bénéciaire le
imputation de l’amortissement différé en permettant
AMORTISSEMENT déduisant chaque année une annuité = annuité - si le bien est encore en service à la n de son
LINÉAIRE normale amortissement, sur l’exercice suivant celui
• Bien mis hors service : imputation massive de d’expiration du plan d’amortissement
l’amortissement différé. - sur l’exercice de mise hors service du bien.

• L’entreprise a le choix entre 2 solutions :


• Une seule possibilité :
- imputation massive de l’amortissement différé
imputation de l’amortissement différé répartie
: l’annuité différée s’ajoute à l’annuité
sur la durée d’amortissement restant à courir,
AMORTISSEMENT dégressive normale
en calculant :
DÉGRESSIF - répartition de l’amortissement différé sur la
durée d’amortissement restant à courir :
Valeur résiduelle comptable x Taux
d’amortissement dégressif
Valeur résiduelle comptable x Taux
d’amortissement.dégressif

3. Amortissement de la machine-outil
a) Plan d’amortissement initial de la machine-outil
Base amortissable : 50 000 €.
Taux d’amortissement : 0,2 × 1,75 = 35%.

Amortissement scal
(comptabiliser directement dans les dotations d’exploitation)

Année Base Taux Annuité

2022 50 000 35 % 17 500

2023 32 500 35 % 11 375

2024 21 125 35 % 7 394

2025 13 731 50 % 6 866


2026 6 865 100 % 6 865

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

b) Amortissement différé de l’année 2023 : 11 375 €


Pour déterminer le montant irrégulièrement différé, il faut déterminer la somme des amortissements
linéaires calculés sur la durée d’usage du bien à la date du 31/12/2023 et la comparer à la somme des
amortissements effectivement comptabilisés.
Les amortissements sont irrégulièrement différés pour la différence entre ces deux montants et
régulièrement différé par différence entre l’amortissement différé total et l’amortissement irrégulièrement
différé. En pratique, une partie d’un amortissement différé peut être qualifié de régulièrement différé si la
somme des amortissements comptabilisés est supérieures à la somme des amortissements linéaires
calculés sur la durée d’usage au moment du différé.

Somme des amortissements linéaires à la date du 31/12/2023 : 20 000 €.


Somme des amortissements comptabilisés à la date du 31/12/2023 : 17 500 €.

Amortissement irrégulièrement différé : 20 000 - 17 500 = 2 500 €.


Amortissement régulièrement différée : 11 375 - 2 500 = 8 875 €.

c) En 2024, le comptable comptabilise une dotation aux amortissements d’un montant de 18 769 €
Si le résultat 2023 est bénéficiaire, les amortissements différés sont obligatoirement rattrapés de manière
étalée.
La dotation déductible s’élève donc à (50 000 – 17 500 – 2 500) × 0,35 = 10 500 €.
Une réintégration extra-comptable de 18 769 – 10 500 = 8 269 € doit être effectuée.

Si le résultat 2023 est déficitaire, les amortissements différés sont rattrapés en une seule fois ou de manière
étalée.
Si le rattrapage immédiat est choisi :
La dotation déductible s’élève donc à 8 875 + (50 000 – 17 500 – 2500 - 8 875) × 0,35 = 16 269.
Le calcul suivant peut aussi être utilisé : 11 375 + 7 394 – 2500 = 16 269.

Une réintégration extra-comptable de 18 769 – 16 269 = 2 500 € doit être effectuée.

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OPUS
Compétences attendues Savoirs associés
Passage du résultat comptable au résultat fiscal : analyse des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) •Charges déductibles :
provisions et des dépréciations provisions pour dépréciations, pour risques et charges

1) Les créances faisant l’objet d’une couverture conclue au terme d’un contrat passé avec une compagnie
d’assurance, ne peuvent être provisionnées que sur la partie non couverte de la créance. C’est ce qui a été
pratiqué au cas présent. La dépréciation est donc déductible.

2) Les provisions pour charges de retraite, quelles qu’elles soient (indemnités, allocations, pensions
complémentaires), ne sont pas déductibles fiscalement. Il s’agit d’une interdiction prévue par la loi.
Mais ces charges sont déductibles lors de leur versement effectif.

3) La provision pour garantie due aux clients est déductible lorsque la mise en jeu de la garantie est probable
pour l’ensemble des appareils et lorsqu’elle est calculée avec une approximation suffisante. Ne sachant
pas à l’avance quels seront les appareils défectueux, une évaluation statistique est admise. La provision
est donc déductible.

4) La charge à payer est déductible quel que soit le régime appliqué pour les congés payés. Ceci en vertu du
principe de spécificité.

5) Les provisions pour licenciement ne peuvent être pratiquées que si les licenciements ont été décidés et la
procédure engagée avant la clôture de l’exercice (information et convocation des représentants du
personnel lorsqu’elle est nécessaire, ou envoi des lettres recommandées aux salariés concernés,
établissement d’un plan social).
Sont non déductibles les provisions pour indemnités de licenciement pour motif économique
(licenciement collectif ou individuel), ces indemnités n’étant donc déductibles que sur l’exercice de leur
versement.
- Licenciement collectif pour motif économique : seule la fraction de provision correspondant aux
dépenses autres qu’indemnités de licenciement est déductible : à réintégrer = 280 000 €
déductible = 170 000 €
- Licenciement individuel pour motif économique : à réintégrer = 60 000 €
déductible = 30 000 €
- Licenciement individuel pour motif personnel : pas de limitation, toute la provision est déductible.
- Rupture conventionnelle homologuée : pas de limitation, provision déductible.
- Licenciement collectif projet 2024/2025 : pas de provision comptable donc pas de déduction fiscale.
6) Les gratifications allouées par une entreprise en fonction des résultats de l’exercice clos et dont le
paiement n’interviendra que l’exercice suivant peuvent donner lieu à la constitution d’une provision
pour leur montant probable. Toutefois, il faut que l’engagement soit écrit et porté à la connaissance du
personnel. Les décisions d’un Conseil d’Administration font l’objet d’un procès verbal dont le personnel
a connaissance. La provision est déductible.
NB : Lorsque le montant de la prime est connu à la clôture, c’est une charge à payer qui est comptabilisée et non une
provision.

7) Comptablement, si, pour l’évaluation des stocks on substitue le cours du jour au coût de revient, le prix de
vente bradé postérieur à la clôture peut être retenu à la place du prix de vente normal (prix du marché à
l’inventaire). Il convient également de déduire du prix de vente bradé les frais de distribution. Mais
fiscalement, il n’est pas possible de tenir compte des frais de distribution. Donc la dépréciation n’est
pas déductible car le seul prix de vente bradé est supérieur au coût d’achat.

8) La réévaluation du terrain ayant généré un profit imposable, le « prix de revient fiscal » du terrain se situe
à 300 000 €. La dépréciation comptabilisée est donc déductible puisqu’elle correspond à la valeur vénale
du terrain.

9)  Fiscalement, les grandes révisions, dont le montant constituerait une charge excessive pour un seul
exercice, peuvent donner lieu à provisions déductibles, si l’entreprise a pris formellement la décision
de réaliser les travaux en cause, et établi une programmation détaillée ainsi qu’une estimation
précise du coût. La provision est donc déductible.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

Comptablement, les grandes révisions et gros entretiens peuvent être traités de deux façons
différentes :
- identification lors de l’acquisition de l’immobilisation en tant que composant amortissable sur la
période séparant deux gros entretiens ou deux grosses révisions (composant de « 2e catégorie ») ;
dans ce cas, l’Administration fiscale a précisé (cf. BOI - BIC - CHG-20-20-20, §280) qu’elle refusait
les conséquences fiscales de ce traitement comptable : les suppléments d’amortissement dus à
l’amortissement de ces dépenses sur une durée plus courte que celle d’amortissement de
l’immobilisation elle-même ne sont pas admis en déduction du résultat imposable ;
- comptabilisation d’une provision pour gros entretien et grandes révisions ; dans ce cas, les principes
rappelés ci-avant de déduction des provisions fiscales pour grosses réparations sont applicables (cf.
BOI précité, §280) et la provision ainsi comptabilisée peut être déductible (ce qui est le cas ici).
10) Les dépréciations des titres de participation sont déductibles en tant que moins-value à long terme.
Prix Valeur réelle MV ou PV Valeur réelle MV ou PV
acquisition au 31/12/2022 latente 2022 au 31/12/2023 latente 2023

Titres de part° A 150 000 160 000 + 10 000 165 000 + 15 000
Titres de part° B 60 000 45 000 - 15 000 40 000 - 20 000

Les titres A et B ne sont pas des titres de SPI


Les dépréciations comptables sur les titres B au 31/12/2022 (15 000) et au 31/12/2023 (5 000) sont déductibles
en tant que des moins-values à long terme.

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VISION
Compétences attendues Savoirs associés
Passage du résultat comptable au résultat fiscal : analyse de la Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) •Charges déductibles :
provision pour hausse des prix provisions réglementées

1. Rappel des règles de constitution des provisions pour hausse des prix – Calcul de la pro-
vision pour hausse des prix 2023
Rappel de la règlementation de constitution des provisions pour hausse des prix
Les entreprises ont la faculté de doter des provisions réglementées pour faire face à la hausse des prix de
matières, de produits et des approvisionnements de toute nature.
Le droit à la constitution de la provision est apprécié distinctement pour chaque élément en stock.
Une provision peut être constituée si la variation du prix est supérieure à 10% par rapport au prix du même
élément à la clôture des deux exercices précédents.
Le calcul de la provision se fait en comparant le prix de l’élément en fin d’exercice par rapport au prix du
même élément à la clôture des deux exercices précédents.
À l’inventaire, la démarche suivante doit être retenue pour la détermination de la provision :
• Étape 1 : Comparer le prix N de l’élément avec le prix le plus faible du même élément à la clôture de
N-2 ou N-1.
• Étape 2 : Calcul de la provision : (Prix N - (Prix N-1 ou prix N-2) * 1,1) * quantité en stocks fin N.
• Étape 3 : Si le prix retenu pour le calcul de la provision est celui de N-2, la dotation de l’exercice est li-
mitée par l’éventuelle dotation de N-1.
Détermination de la provision pour hausse des prix 2023
• Provision sur la matière M1
Il faut comparer le prix fin 2023 au prix fin 2021 car celui-ci est plus faible que le prix fin 2022.
Le montant de la provision est de 3 100 * (36 – 30 * 1,1) – 6 410 = 2 890 €.
• Provision sur la matière M2
Il faut comparer le prix fin 2023 au prix fin 2022 car celui-ci est plus faible que le prix fin 2021.
Le montant de la provision est 184 * (50 – 40 * 1,1) = 1 104 €.
• Provision sur la matière M3
La valeur unitaire du produit n’a pas augmenté de plus de 10% depuis les clôtures de l’avant- dernier (2021)
et dernier exercice (2022), donc il n’y a pas de provision à constituer.
• Provision pour hausse des prix 2023
Le montant possible de la provision pour hausse des prix au titre de 2023 est de : 2 890 + 1 104 = 3 994 €.

2. Sort fiscal des provisions constituées en 2021, 2022 et 2023


La provision doit être reprise aux résultats du 6e exercice suivant celui de sa constitution.
Provision 2021  reprise en 2027.
Provision 2022  reprise en 2027.
Provision 2023  reprise en 2028.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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AU BON PAIN DE LUCIE
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification des plus ou moins-values professionnelles et Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) •Régimes d’imposition
identification des différents traitements fiscaux applicables dans le •Plus et moins-values •Déclaration (imprimés 2059-A et B)
cadre des BIC

1. Calculs et montants des plus ou moins-values professionnelles de l’exercice 2023

Traitement scal et calcul (un rappel de la règle est Court terme Long terme
Éléments
attendue) PV MV PV MV

En principe, les cessions de biens amortissables


détenus plus de 2 ans sont réputées être à court terme
pour le montant des amortissements et à long terme
au-delà.
En l’espèce
Amortissements à la date de la cession :
2020 : 9 000 *0.35*6/12 = 1 575
2021 : (9 000 – 1 575 )*0.35 = 2 598.75
Cession du 2022 : (9 000 – 1 575 – 2 598.75)*0.35 = 1 689.19
four 2023 : (9 000 – 1575 – 2 598.75 – 1689.19)*0.5*10/12 =
1 307,11
Amortissements à la cession : 7 170 €
VNC = VO- amortissements =
9 000 – 7 170 = 1 830 €
PV = Prix de cession – VNC = 10 000 - 1 830 = 8 170 € 7 170
Bien détenu depuis plus de 2 ans
 PVCT = 7 170 € (amortissements pratiqués) 1 000
 PVLT = 1 000 €

En principe, les cessions de biens amortissables


détenus plus de 2 ans sont réputées être à court terme
pour le montant des amortissements et à long terme
au-delà. Les moins-values sur cessions de biens
amortissables sont toujours à court terme.
En l’espèce
Cession du
Amortissements à la date de la cession : 2 750
pétrin
10 000 * 0.1*(6/12 + 3 + 9/12) = 4 250 €
VNC = VO- amortissements =
10 000 – 4 250 = 5 750 €
PV = Prix de cession – VNC = 3 000 - 5 750 = - 2 750 €
Les moins-values sur cessions de biens amortissables
sont toujours à court terme.

En principe, les cessions de titres détenus depuis moins


de 2 ans ne relèvent pas des plus-values
Cession de professionnelles.
titres En l’espèce, les titres LVMH ont été détenus moins de
LVMH 2 ans et la plus-value est donc imposable dans les BIC.
La plus-value de 50 *(550 - 500) = 2 500 € est donc un
produit imposable au titre des BIC.
En principe, les cessions de titres relèvent des plus-
values professionnelles si une partie du lot cédé a été
détenu au moins deux ans.
Les résultats sur les titres détenus plus de 2 ans relèvent
Cessions
des plus-values et moins-values à long terme et les
de titres
résultats sur les titres détenus moins de 2 ans relèvent
TOTAL
des plus-values et moins-values à court terme.
En l’espèce
PVLT : 100 * (45-40) = 500 €
500
MVCT : 150*(45-51) = - 900 € 900
Dépréciat°
titres 3 000
RENAULT

TOTAUX 7 170 3 650 1 500 3 000

Au final, l’entreprise a dégagé une plus-value nette à court terme de 3 520 € et une moins-value nette à long
terme de 1 500 €.

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2. Déclaration fiscale 2059-A

DÉTERMINATION DES PLUS ET MOINS-VALUES DGFiP N° 2059-A 202


Formulaire obligatoire (article 53 A 12
du code général des impôts).

Désignation de l'entreprise : Au bon pain de Lucie Néant *

A - DÉTERMINATION DE LA VALEUR RÉSIDUELLE


Amortissements pratiqués Autres
Nature et date d'acquisition des éléments cédés* Valeur d'origine* Valeur nette réévaluée* en franchise d'impôt amortissements* Valeur résiduelle
(1) (2) (3) (4) (5) (6)

1 Four 9000 7170 1830


2 Pétrin 10000 4250 5750
3 Titres Total 11650 11650
4
IMPORTANT ')( )) ( !&($+#"( -#$"%")*(*"&%1)# )&+)!&($ "$'("$.  )&%%. )  !&($+#"( &", %*/*( *.#..#(. )

I - Immobilisations*

10

11

12

B - PLUS-VALUES, MOINS-VALUES "'!'  " ! #" % % 


Prix de vente Montant global de la plus-value Court terme Long terme Plus-value
ou de la moins-value (10) taxables à
19 % (1)
19 % 15 % ou 12,80 % 0%
(7) (8) (9) (11)

1 10000 8170 7170 1000

2 3000 (2750) (2750)


3 11250 (400) (900) 500
4
I - Immobilisations*

10

11

12

13 Fraction résiduelle de la provision spéciale de réévaluation afférente +


aux éléments cédés
14 Amortissements irrégulièrement différés se rapportant aux éléments cédés +
Amortissements afférents aux éléments cédés mais exclus des charges
II - Autres éléments

15 +
déductibles par une disposition légale
57:<2;;.5.6<;6768:*<29=B;.6,758<*+242<B.<,7::.;876-*6<A4*-B-=,<276G;,*4.
16 +
87=:26>.;<2;;.5.6<-BG62.8*:4.;472;-.  .< .//.,<2>.5.6<=<242;B.
Provisions pour dépréciation des titres relevant du régime des plus ou
18
moins-values à long terme devenues sans objet au cours de l'exercice
Dotations de l'exercice aux comptes de provisions pour dépréciation des
19
titres relevant du régime des plus ou moins-values à long terme
3000
20 Divers (détail à donner sur une note annexe)*
Cadre A : plus ou moins-value nette à court terme (total algébrique 3520 (1500)
des lignes 1 à 20 de la colonne) (9)
Cadre B : plus ou moins-value nette à long terme (total algébrique (A) (B) (C)
des lignes 1 à 20 de la colonne) (10) (Ventilation par taux)

Cadre C : autres plus-values taxable à 19 % (11)

* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.
(1) Ces plus-values sont imposables au taux de 19 % en application des articles 238 bis JA, 208 C et 210 E du CGI.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

3. Calcul du résultat fiscal de 2023 au niveau de la société

Intitulé de
Calcul et analyse scale Déductions Réintégrations
l’opération

Résultat comptable 2022 61 000

En principe, les plus-values nettes à court terme peuvent être étalées sur
une durée de 3 ans.
En l’espèce,
Traitement Déduction des 2/3 de la PVNCT 2023 : 3 520 *2/3
2 347
des plus- Réintégration d’1/3 de la PVNCT 2021 : 18 000 x 1/3 = 6 000 € 6 000
values
nettes En principe, les moins-values nettes à long terme de l’exercice ne sont
pas déductibles du résultat imposable au titre des BIC et elle reportables
1 500
sur les futures plus-values nettes à long pendant 10 ans.
En l’espèce, déduction de la totalité de la plus-value nette de l’exercice.

En principe, les locataires de véhicules de tourisme dont le contrat est


supérieur à 3 mois sont soumis aux mêmes règles que les propriétaires.
Les amortissements théoriquement déductibles sont plafonnés à
5a 4 000
30 000 € TTC pour les véhicules non polluants.
En l’espèce, le véhicule est « non polluant » : montant à réintégrer =
(50 000 – 30 000) x 1/5 = 4 000 €.

En principe, Le rappel d’impôt est déductible si l’impôt est déductible,


les pénalités et amendes scales ne sont pas déductibles.
5b 100
En l’espèce, la CFE est un impôt déductible et le rappel d’impôt est
donc déductible pour 500 €, la majoration de100 € est non déductible.

En principe, la rémunération annuelle de l’exploitant n’est pas


déductible car elle est considérée comme une avance sur bénéces.
Les cotisations sociales obligatoires sont déductibles.
5c 50 000
En l’espèce, la rémunération annuelle de Mme MARGAUX de 50 000 €
doit être réintégrée et ses cotisations annuelles de 23 000 constituent
des charges déductibles.

En principe, le salaire annuel du conjoint de l’exploitant est déductible


s’il correspond à un travail effectif et n’est pas exagéré. Les cotisations
sociales du conjoint de l’exploitant constituent des charges déductibles.
5d
En l’espèce, le salaire annuel de M. MARGAUX s’élève à 30 000 € brut et
n’est pas exagéré. Aucun retraitement à effectuer. Les cotisations
sociales sont également des charges déductibles.

En principe, les salaires annuels sont déductibles s’ils correspondent à


un travail effectif et ne sont pas exagérés.
5e
En l’espèce, les salaires sont donc déductibles (aucune indication sur un
caractère excessif ou un travail ctif).
En principe, les gains et pertes dénitifs de change constituent des
produits imposables et des charges déductibles.
Par ailleurs, les gains et les pertes latents de change constituent
également des produits imposables et des charges déductibles au titre
de l’exercice, ces opérations sont contrepassées l’exercice suivant.
En l’espèce,
6 838
Dette au 09/11/2022 : 10 000 /0,88 = 11 364 €.
Dette au 31/12/2022 : 10 000 /0,95 = 10 526 €.
Les gains latents de change sont réintégrés en 2022 et déduits en 2023,
il faut déduire la somme de 838 €.
Le gain dénitif de change de 758 € est un produit imposable, aucun
retraitement.

En principe, pour les immobilisations décomposées, la structure et les


composants de 1re catégorie sont amortis sur la durée réelle d’utilisation,
sauf si la durée d’usage de l’immobilisation non décomposée est plus
courte. Par ailleurs, les composants de 2e catégorie ne sont pas acceptés
scalement et ils doivent être amortis sur la durée d’amortissement de la
structure.
7 400
En l’espèce, pour la structure et les composants de première catégorie,
les durées d’amortissement comptable et scal sont identiques, il n’y a
pas de retraitement extra-comptable.
Le composant de 2e catégorie doit être amorti sur la durée
d’amortissement de la structure, soit 30 ans. Amortissement à réintégrer
= 6 000 x (1/10 – 1/30) = 400.

TOTAUX 3 185 123 000

Le résultat fiscal de l’exercice s’élève à 119 815 €.

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UE 4 •Droit
fiscal fiscal Corrigé

4. Déclaration fiscale 2058-A

Formulaire obligatoire (article 53 A


9 DÉTERMINATION DU RÉSULTAT FISCAL DGFiP N° 2058-A 2023
du Code général des impôts)

Exercice N, clos le :
Désignation de l'entreprise :
Formulaire déposé au titre de l’IR ET Néant * 31122023
Au bon pain de Lucie
I. RÉINTÉGRATIONS BÉNÉFICE COMPTABLE DE L'EXERCICE WA 61000
Rémunération du travail de l'exploitant ou des associés (entreprises à l'IR) WB 50000
Avantages personnels non déductibles * (sauf WD Amortissements excédentaires (art. 39-4 du
amortissements à porter ligne ci-dessous) CGI) et autres amortissements non déductibles WE 400 XE 4400
.F.>-=387.>;F<>5=+=N<-+5
Charges non admises en

Autres charges et dépenses somptuaires WF Taxe sur les véhicules des sociétés WG
(art. 39-4 du C.G.I.) 4000 (entreprises à l'IS)
Fraction des loyers à réintégrer dans le cadre d’un RA ( Part des loyers dispensée de réintégration RB )
crédit bail immobilier et de levée d’option (art. 239 sexies D)
Provisions et charges à payer non déductibles WI Charges à payer liées à des états et territoires
(cf. tableau 2058-B, cadre III) non coopératifs non déductibles (cf. 2067-BIS) XX XW 100
Amendes et pénalités WJ 100 2+;1/<N7+7-3G;/<+;=    J/= ,3< XZ
IMPORTANT.5*7*-6.77.6,./46291*06.;1*-2030786*8043@7,*1.7497/462.025602<..7-433<.7-.,./46291*06.-40:.38=86.8<1<-<,1*6<.7

$F37=F1;+=387<9;F?>/<E5+;=3-5/ .> XY
Impôt sur les sociétés (cf. page 9 de la notice 2032) I7
F7FN-/<;F+53<F<9+;>7/<8-3F=F $F<>5=+=<,F7FN-3+3;/<?3<F<
Quote-part de personnes ou un GIE
WL à l'article 209 B du CGI
L7 K7
Moins-values L3698<F/<+>@=+>@./ 8>./   98>;5/</7=;/9;3</<E5369I=<>;5/;/?/7> I8 1500
Régimes d'imposition

impositions différées

nettes à
{
particuliers et

long terme L3698<F/<+>@=+>@./  ZN


— Plus-values nettes à court terme WN 6000
Fraction imposable des plus-values réalisées au
cours d'exercices antérieurs* { — Plus-values soumises au régime des fusions WO
Écarts de valeurs liquidatives sur OPC* (entreprises à l'IS) XR
Intérêts excédentaires Zones d'entreprises*
Réintégrations diverses +;=    J/= .>   
SU (activité exonérée)
SW WQ
à détailler sur 2058-A-Ext DONT* #>8=/9+;=./ ./<
plus-values à taux zéro
M8
Réintégrations des charges affectées aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y1

$F<>5=+=N<-+5+00F;/7=E5M+-=3?3=F;/5/?+7=.>;F136/89=3877/5./=+@+=387+>=877+1/ Y3
TOTAL I WR 123000
II. DÉDUCTIONS PERTE COMPTABLE DE L'EXERCICE WS
#>8=/9+;=.+7<5/<9/;=/<<>,3/<9+;>7/<8-3F=F./9/;<877/<8>>7   /=:>8=/9+;=-869=+,353<F/.>,F7FN-/.3<=;3,>F9+;-/<8;1+73<6/< WT
Provisions et charges à payer non déductibles, antérieurement taxées, et réintégrées dans les résultats comptables de l'exercice (cf. tableau 2058-B, cadre III) WU
L3698<F/<+>=+>@./ 8>+>=+>@./ 98>;5/</7=;/9;3</<E5$ WV
Plus-values

{
L3698<F/<+>=+>@./  WH
Régimes d'imposition particuliers

nettes
L3698<F/<+>=+>@./  WP
à
et impositions différées

long terme — imputées sur les moins-values nettes à long terme antérieures WW
L369>=F/<<>;5/<.FN-3=<+7=F;3/>;< XB
>=;/<95><?+5>/<3698<F/<+>=+>@./  I6
Fraction des plus-values nettes à court terme de l'exercice dont l'imposition est différée* WZ 2347
$F136/./<<8-3F=F<6G;/</=./<N53+5/< ( Quote-part de frais et charges restant imposable à
Produit net des actions et parts d'intérêts : déduire des produits nets de participation 2A ) XA

";8.>3=<./9+;=3-39+=387<37F5313,5/<+>;F136/./<<8-3F=F<6G;/<.F.>-=3,5/<E2+>=/>;./+;=  .> ZX

Déduction autorisée au titre des investissements réalisés dans les collectivités d'Outre-mer*. ZY
Majoration d'amortissement* XD
Entreprises nouvelles (reprise d'en- Entreprises nouvelles Jeunes entreprises innovantes
K9 L2 L5 XF
d'incitation
Mesures

et exonérations*

=;/9;3</</7.30N->5=F<</9=3/< 44 sexies (art. 44 sexies A)


Abattement sur

Société investissements
5/,F7FN-/

Zone de restructuration de
immobilier cotées
(art. 208C)
K3 la défense (44 terdecies)
PA
Zone franche urbaine - TE Bassin d'emploi à redyna- Zone franche d'activité NG
(art. 44 octies A) ØV miser (art. 44 duodecies)
1F (art. 44 quaterdecies)
XC
Bassin urbain à dynamiser PP Zone de revitalisation PC Zone de Développement
PB
(art. 44 sexdecies) rurale (art. 44 quindecies) prioritaire (art. 44 Septdecies)

Écarts de valeurs liquidatives sur OPC* (entreprises à l'IS) XS


Déductions Dont déduction exceptionnelle Dont déduction exception- Dont déduction exception-
(art. 39 decies) X9 nelle (art. 39 decies A) YA nelle (art. 39 decies C)
YC
diverses à (
détailler sur Dont déduction exceptionnelle
YH Dont déduction exception-
YB Dont déduction exception-
YD ) XG
2058-A-Ext simulateur de conduite nelle (art. 39 decies B) nelle (art. 39 decies D) 838
Dont déduction exceptionnelle Dont déduction exception- Créance dégagée par le
(art. 39 decies F) YI nelle (art. 39 decies G) YL ;/98;=/7+;;3G;/./.FN-3=
ZI
Déduction des produits affectés aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y2

III. RÉSULTAT FISCAL TOTAL II XH 3185


,F7FN-/6837< XI 119815
$F<>5=+=N<-+5+?+7=369>=+=387./<.FN-3=<;/98;=+,5/<
{ .FN-3=6837< XJ
FN-3=./5/@/;-3-/;/98;=F/7+;;3G;//7=;/9;3</<E5% ZL

FN-3=<+7=F;3/>;<369>=F<<>;5/<;F<>5=+=<./5/@/;-3-//7=;/9;3</<E5% XL

RÉSULTAT FISCAL BÉNÉFICE (ligne XN) ou DÉFICIT reportable en avant (ligne XO) XN 119815 XO
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

5. Devenir de la moins-value nette à long terme réalisée au titre de l’exercice


Les moins-values nettes à long terme réalisées au cours de l’exercice peuvent être reportées sur des futures
plus-values nettes à long terme réalisées au cours des 10 exercices suivants.
En l’espèce, la moins-value nette à long terme réalisée en 2023 pourra être imputée jusqu’en 2033.

6. Mécanisme d’imposition du résultat d’une entreprise individuelle


Le résultat d’une entreprise individuelle est imposé à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC, BNC
ou BA en fonction de la nature de l’activité de l’entreprise :
• Activité de nature commerciale, artisanale ou industrielle catégorie des BIC ;
• Activité de nature non commerciale : catégorie des BNC ;
• Activité de nature agricole : catégorie des BA.
Le foyer fiscal déclare le résultat de l’entreprise en même temps que ses autres revenus, et un impôt sur le
revenu sera déterminé en fonction d’un barème progressif.
L’impôt sur le revenu tient compte de la situation familiale, des réductions et des crédits d’impôt du foyer
fiscal.

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ALICE
Compétences attendues Savoirs associés
Modalités d’imposition du résultat fiscal dans le cadre des BIC Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) •Régimes d’imposition
•Qualification des plus ou moins-values professionnelles et •Détermination et déclaration du résultat fiscal •Plus et moins-
identification des différents traitements fiscaux applicables dans le values •Traitement des déficits •Centres de gestion agréés et
cadre des BIC •Passage du résultat comptable au résultat fiscal associations de gestion et de comptabilité
dans le cadre des BIC

1. Régime d’imposition
L’entreprise ALICE est imposée en 2023 dans la catégorie des BIC selon le régime du RÉEL NORMAL car son
chiffre d’affaires de l’exercice précédent (850 000 € HT) est supérieur à 840 000 € HT. Le seuil de 840 000 €
est applicable pour les entreprises industrielles pour les années 2023 à 2025.

2. Détermination du résultat imposable de l’exercice

Déductions Réintégrations
A. Charges de personnel
a) Rémunération de l’exploitant : non déductible car assimilée à du bénéce 42 500

b) Salaire de M. Alice : déductible


c) Salaire de Mlle Alice : déductible car pas exagéré et correspondant à un travail
effectif.
d) Cotisations sociales obligatoires de l’exploitant : déductibles
Cotisations sociales facultatives de l’exploitant : déductibles (à condition
toutefois de ne pas dépasser un certain plafond)
e) Normalement déductible

B. Impôts et taxes
a) Contribution économique territoriale : normalement déductible
b) Dégrèvement sur contribution économique territoriale : normalement
imposable car l’impôt est déductible
c) Majoration pour retard de paiement de la taxe d’apprentissage : non
déductible 28

d) Majoration pour retard de paiement de la TVA : non déductible 1 470


e) Contravention au Code de la Route : amende non déductible 500

f) Amende pour infraction à la Législation du Travail : idem


NB : toutes les amendes et pénalités, quelle que soit leur nature, 600
sont non déductibles.

C. Frais généraux
a) Location d’une chasse : dépense somptuaire non déductible 8 706
b) Frais de réparation villa résidence secondaire : idem 4 270
c) Cadeau sans lien avec l’activité professionnelle : idem 260
d) Primes d’assurance : normalement déductibles
e) Loyer relatif à un immeuble appartenant à l’exploitant mais utilisé par l’entre-
prise : déductible si normal
NB : ce loyer, qui pour être déductible ici doit être effectivement
versé à Mme Alice, est imposable au nom de cette dernière
dans la catégorie des revenus fonciers.

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Déductions Réintégrations
D. Amortissements
a) Amortissement résidence secondaire : bien somptuaire donc non déductible 4 360
b) Amortissement excédentaires sur véhicules particuliers 3 510
Les amortissements des véhicules particuliers ne sont pas déductibles pour
leur fraction correspondant au prix d’acquisition excédant un montant
plafond (voir BOFIP)
 Véhicule acquis en 2018 : le seuil de 18 300 € est applicable
Amort. non déductible = (21 360 – 18 300) × 20% × 10/12 = 510
 Véhicule acquis en 2022 : le seuil de 9 900 € est applicable
Amort. non déductible = (24 900 – 9 900) × 20% = 3 000
c) Amortissement matériel donné en location
Sa déduction est limitée (cf art. 39 C-II-2 du CGI), s’agissant d’une location
consentie par une personne physique, à la différence entre le loyer acquis
et le montant des autres charges afférentes au bien loué.
Loyer 5 800
Charges afférentes au matériel (autres que l’amortissement) - 3 200
2 400 (intérêts) + 800 (entretien) 3 315
Limite de déductibilité de l’amortissement 2 600
D’où à réintégrer : 5 915 – 2 600 = 3 315.
NB : les 3 315 peuvent être déduits au titre des exercices futurs,
en sus de l’annuité normale, mais en respectant la limite de
déductibilité.

E. Provisions et dépréciations
a) Dépréciation des stocks : normalement déductible 200
b) Provision pour perte de change non déductible
c) Reprise de la provision pour risques économiques : la provision, n’étant pas 10 200
déductible, a été réintégrée lors de sa dotation.
La reprise est donc à déduire pour éviter une double imposition.

F. Plus et moins-values professionnelles


1) Plus et moins-values de l’exercice
a) 2/3 PVnCT de l’exercice (on rappelle que l’étalement sur 3 ans est possible
pour les entreprises non soumises à l’IS)
7 320 × 2/3 4 880
b) PVnLT : 27 440 - 9 050 18 390
2) Deuxième tiers PVnCT 2022 9 600 × 1/3 3 200
3) Troisième tiers PVnCT 2021 9 000 × 1/3 3 000

G. Divers
a) Écart de conversion-actif : perte latente à déduire 200
b) Écart de conversion-passif : gain latent à réintégrer 550
c) Perte de change réalisée : normalement déductible
d) Gain de change réalisé : normalement imposable
e) Produits nanciers :
Depuis 2012, pour les entrepreneurs individuels, pour que les produits
accessoires soient imposables au titre des BIC, il ne suft pas que les biens
correspondants (ici placements nanciers) soient inscrits à l’actif, il faut aussi
qu’ils soient affectés à l’exploitation. Si ces biens ne sont pas affectés à l’ex-
ploitation, alors les produits doivent être imposés à part, dans la catégorie
correspondante (revenus fonciers pour les produits des immeubles, revenus
mobiliers pour les placements nanciers).
D’où à déduire 500 € correspondant aux produits relatifs à des biens non
affectés à l’activité professionnelle. 500
TOTAUX 34 170 76 469

Résultat comptable 26 301


+ Réintégrations + 76 469
- Déductions - 34 170
Résultat imposable au titre des BIC 68 600 €
Calcul de la PV nette à LT imposable
PV à LT de l’exercice 18 390
- Imputation de la MV à LT antérieure - 3 650
PV nette à LT imposable 14 740

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

3. Imprimé 2058-A (voir ci-après)


Détail case WE : 4 360 + 3 510 + 3 315. Détail case WF : 8 706 + 4 270.
Détail case WN : 3 200 + 3 000. Détail case WQ : 260 + 550.
Détail case XG : 200 + 500

4. Traitement fiscal en cas de déficit


• Le déficit fiscal de l’entreprise ALICE serait imputable sur le revenu global de Mme Alice, s’agissant d’un déficit
provenant d’un BIC professionnel (les déficits de BIC non professionnels ne s’imputent que sur les bénéfices
BIC futurs des 6 années suivantes).
Le déficit de 55 000 € s’imputerait donc sur le revenu imposable de Mme Alice à hauteur de 30 000 €.
Le déficit non imputé de 25 000 (55 000 – 30 000) serait imputable sur le revenu global des 6 années
suivantes (2024 à 2029).
• La PVnLT de 14 740 € resterait soumise à l’IR au taux de 12,8%, soit 1 887 € (+ prélèvements sociaux).
Toutefois, Mme Alice pourrait opter pour la compensation de cette PVnLT avec le déficit de 55 000 €. Cette
compensation s’opérerait euro pour euro, c’est-à-dire que le déficit fiscal s’élèverait à 55 000 – 14 740 =
40 260 €. Dans ce cas, la PVnLT de 14 740 € ne serait pas inscrite en case WV de l’imprimé 2058-A et donc le
déficit fiscal serait automatiquement minoré.
Cette solution présente :
- l’avantage de la réalisation d’une économie de trésorerie immédiate (puisque l’IR sur la PVnLT de
1 887 € + prélèvements sociaux n’est pas dû au titre de l’imposition des revenus 2023)
- l’inconvénient de se priver dans le futur de l’imputation de ces 14 740 € sur le revenu global, qui
pourra générer une économie d’IR au taux progressif, dont le taux marginal peut atteindre, selon le
niveau du revenu global, les taux de 30%, 41% et 45% (taux en vigueur au 1er juillet 2023).
Cette solution constitue une décision de gestion (qui est donc opposable au contribuable).
En pratique, elle est intéressante lorsque le contribuable court le risque de ne pouvoir imputer son déficit
sur son revenu global dans le délai de 6 ans, faute de disposer des revenus suffisants, ou lorsque le taux
marginal de l’IR n’excède pas 12,8%.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

Formulaire obligatoire (article 53 A


9 DÉTERMINATION DU RÉSULTAT FISCAL DGFiP N° 2058-A
du Code général des impôts)

Exercice N, clos le :
Formulaire déposé au titre de l’IR ET Néant * 3
Désignation de l'entreprise : ALICE
I. RÉINTÉGRATIONS BÉNÉFICE COMPTABLE DE L'EXERCICE WA 26301
Rémunération du travail de l'exploitant ou des associés (entreprises à l'IR) WB 42500
Avantages personnels non déductibles * (sauf
amortissements à porter ligne ci-dessous)
WD Amortissements excédentaires (art. 39-4 du
CGI) et autres amortissements non déductibles
WE 11185 XE 24161
/G/?.>498/?<G=?6>,>O=.,6
Charges non admises en

Autres charges et dépenses somptuaires


(art. 39-4 du C.G.I.)
WF 12976 Taxe sur les véhicules des sociétés
(entreprises à l'IS)
WG
Fraction des loyers à réintégrer dans le cadre d’un RA ( Part des loyers dispensée de réintégration RB )
crédit bail immobilier et de levée d’option (art. 239 sexies D)
Provisions et charges à payer non déductibles
(cf. tableau 2058-B, cadre III)
WI 200 Charges à payer liées à des états et territoires
non coopératifs non déductibles (cf. 2067-BIS)
XX XW 2798
Amendes et pénalités WJ 2598 3,<20=O8,8.4H<0=,<>    K0> -4= XZ
IMPORTANT-4*6*,5-66-5+-.35180*/5-:0*,1/2/675*7/32?6+*0-6386.351-/145/1;--6,322;-6,-+-.35180*/5-,3/9-27<75-7;0;,;+0*5;-6

Réintégrations prévues à l'article 155 du CGI* XY


Impôt sur les sociétés (cf. page 9 de la notice 2032) I7
G8GO.0=<G,64=G=:,<?80=9.4G>G $G=?6>,>=-G8GO.4,4<0=@4=G=
Quote-part de personnes ou un GIE
WL à l'article 209 B du CGI
L7 K7
Moins-values — imposées aux taux de 15 % ou de 19 % (12,80 % pour les entreprises à l'impôt sur le revenu) I8
Régimes d'imposition

impositions différées

nettes à
{ — imposées aux taux de 0 %
particuliers et

long terme ZN
— Plus-values nettes à court terme WN 6200
Fraction imposable des plus-values réalisées au
cours d'exercices antérieurs* { — Plus-values soumises au régime des fusions WO
Écarts de valeurs liquidatives sur OPCVM* (entreprises à l'IS) XR
Réintégrations Intérêts excédentaires
(art. 39-1-3° et 212 du C.G.I.)
SU Zones d'entreprises*
(activité exonérée)
SW WQ 810
diverses à
détailler sur DONT* GO.4>=G><,820<=,8>G<40?<0708> Quote-part de 12 % des
SX M8
2058-A-Ext déduit par les PME (art. 209C) plus-values à taux zéro
Réintégrations des charges affectées aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y1
$G=?6>,>O=.,6,11G<08>F6N,.>4@4>G<060@,8>/?<G24709:>498806/0>,A,>498,?>988,20 Y3
TOTAL I WR 102770
II. DÉDUCTIONS PERTE COMPTABLE DE L'EXERCICE WS
Quote-part dans les pertes subies par une société de personnes ou un G.I.E.* WT

Provisions et charges à payer non déductibles, antérieurement taxées, et réintégrées dans les résultats comptables de l'exercice (cf. tableau 2058-B, cadre III) WU 10200
— imposées au taux de 15 % ou au taux de 16 % pour les entreprises à l'IR WV 14740
Plus-values WH

{
— imposées au taux de 0 %
Régimes d'imposition particuliers

nettes
— imposées au taux de 19 % WP
à
et impositions différées

long terme — imputées sur les moins-values nettes à long terme antérieures WW 3650
M47:?>G0==?<60=/GO.4>=,8>G<40?<= XB
Autres plus-values imposées au taux de 19 % I6
Fraction des plus-values nettes à court terme de l'exercice dont l'imposition est différée* WZ 4880
$G2470/0==9.4G>G=7H<0=0>/0=O64,60= Quote-part de frais et charges restant imposable à
Produit net des actions et parts d'intérêts : ( déduire des produits nets de participation 2A ) XA
"<9/?4>=/0:,<>4.4:,>498=48G6424-60=,?<G2470/0==9.4G>G=7H<0=/G/?.>4-60=F3,?>0?</0,<>  /? ZX
Déduction autorisée au titre des investissements réalisés dans les collectivités d'Outre-mer*. ZY
Majoration d'amortissement* XD
Entreprises nouvelles (reprise d'en-
K9 Entreprises nouvelles L2 Jeunes entreprises innovantes
L5 XF
d'incitation
Mesures

et exonérations*

><0:<4=0=08/41O.?6>G==0:>40= 44 sexies (art. 44 sexies A)


Abattement sur

Société investissements
60-G8GO.0

immobilier cotées
(art. 208C)
K3 Zone de restructuration de
la défense (44 terdecies)
PA
Zone franche urbaine TE
(art. 44 octies et octies A) ØV Bassin d'emploi à redyna-
miser (art. 44 duodecies)
1F Zone franche d'activité NG
(art. 44 quaterdecies)
XC
Bassin urbain à dynamiser
(art. 44 sexdecies) PP Zone de revitalisation
rurale (art. 44 quindecies) PC Zone de Développement
prioritaire (art. 44 Septdecies)
PB
Écarts de valeurs liquidatives sur OPCVM* (entreprises à l'IS) XS
Déductions Dont déduction exceptionnelle
(art. 39 decies) X9 Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies A) YA Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies C)
YC
diverses à (
détailler sur
2058-A-Ext
Dont déduction exceptionnelle
simulateur de conduite YH Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies B) YB Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies D)
YD ) XG 700
Dont déduction exceptionnelle
(art. 39 decies F) YI Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies G) YL Créance dégagée par le
<0:9<>08,<<4H<0/0/GO.4>
ZI
Déduction des produits affectés aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y2

III. RÉSULTAT FISCAL TOTAL II XH 34170


-G8GO.07948= XI 68600
$G=?6>,>O=.,6,@,8>47:?>,>498/0=/GO.4>=<0:9<>,-60=
{ /GO.4>7948= XJ
GO.4>/060A0<.4.0<0:9<>G08,<<4H<008><0:<4=0=F6% ZL
GO.4>=,8>G<40?<=47:?>G==?<60=<G=?6>,>=/060A0<.4.008><0:<4=0=F6% XL
RÉSULTAT FISCAL BÉNÉFICE (ligne XN) ou DÉFICIT reportable en avant (ligne XO) XN 68600 XO

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AGRI
Compétences attendues Savoirs associés
IR : détermination de la catégorie fiscale applicable au revenu •IR : Bénéfices agricoles (BA) •Champ d’application •Régimes
modalités d’imposition des BA d’imposition •Règles générales de détermination du résultat fiscal
•Centres de gestion agréés et associations de gestion et de
comptabilité

DOSSIER 1 : CHAMP D’APPLICATION

1. et 3. Élevage
Les profits des éleveurs d’animaux de toutes espèces sont considérés comme des bénéfices agricoles :
élevage des abeilles, volailles, oiseaux, poissons, huîtres, moules, coquillages, …
MM. Poulet et Cast relèvent donc des BA.

2. Commerce d’aliments pour animaux


Bien que les aliments soient destinés aux animaux, dont l’élevage est une activité agricole, cette activité est
de nature commerciale et relève donc des BIC.

4. Exploitation d’un marais salant


C’est une activité qui relève des BA.

5. Exploitation d’un centre équestre


M. Ris relève des BA. En effet, relèvent des BA :
- l’élevage de chevaux, et donc la vente issue de l’élevage ;
- le dressage (à l’exclusion du dressage pour le spectacle) ;
- gains de course ;
- prise en pension et gardiennage de chevaux ;
- entraînement de chevaux, préparation de chevaux à des compétitions ;
- mise à disposition de chevaux à des cavaliers, activités sportives et de loisir.

6. Activité de gardiennage et prise en pension d’animaux de compagnie


En dehors de la prise en pension de chevaux (étudiée ci-avant) l’activité de prise en pension et gardiennage
d’animaux relève des BIC.

7. Activité de conseil auprès d’agriculteurs et éleveurs


Bien que sa clientèle soit constituée d’entrepreneurs qui relèvent des BA, M. Corent exerce une activité de
conseil dans laquelle l’activité intellectuelle joue le rôle principal : il relève donc des BNC.

8. Exploitation agricole
L’exploitation des biens ruraux par des fermiers, métayers, ou par les propriétaires-exploitants, relèvent des BA.
La vente des produits issus de terrains propres à la culture constitue des BA.
M. Bras relève donc des BA.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

DOSSIER 2

1. Régime d’imposition applicable de plein droit à Monsieur LAVAL


Le régime du micro-BA s’applique de plein droit aux exploitants dont la moyenne des recettes hors taxes
n’excède pas 91 900 € sur trois années consécutives (soit les années N-3, N-2 et N-1 pour une application du
micro-BA en N). Pour l’année 2023 , M. LAVAL relève du micro-BA car :
(56 000 + 60 000 + 52 000) / 3 = 56 000 € < 91 900 €

2. Méthode de calcul du bénéfice imposable


Bénéfice imposable N = (moyenne des recettes N, N-1 et N-2) – Abattement forfaitaire de 87%
NB1 : L’abattement forfaitaire ne peut être inférieur à 305 €.
NB2 : Les plus-values de cession d’éléments d’actif immobilisé ne sont pas comprises dans le bénéfice imposable : elles
sont déterminées et imposées selon le régime des PV professionnelles selon le régime réel.

Calcul du bénéfice imposable de M. LAVAL pour 2023 :


Moyenne des recettes : (60 000 + 52 000 + 62 000) / 3 = 58 000 €
Abattement forfaitaire : 58 000 × 87% = 50 440 €
Bénéfice imposable : 58 000 – 50 440 = 7 540 €

3. Option pour un autre régime fiscal


Les exploitants agricoles relevant de plein droit du régime du micro-BA peuvent opter pour le régime
simplifié ou le régime réel normal. Ces deux régimes se caractérisent par une détermination du résultat
fiscal selon les principes généraux applicables aux entreprises industrielles et commerciales
(détermination à partir des créances acquises et des dépenses engagées), avec certains aménagements
destinés à tenir compte des spécificités des activités agricoles.
La différence entre le régime simplifié et le régime réel normal résulte dans l’étendue des obligations
comptables et déclaratives, celles du réel normal étant beaucoup plus importantes.

4. Conséquences fiscales de l’adhésion à un CGA


En cas d’adhésion à un CGA, Monsieur LAVAL obtiendra des avantages fiscaux, mais uniquement s’il est
soumis à l’un des deux régimes réels : simplifié ou réel normal.
• Les adhérents à un CGA peuvent obtenir une réduction d’impôt sur le revenu pour les frais d’adhésion et les
frais de tenue de comptabilité si les deux conditions suivantes sont réunies :
- l’entreprise est théoriquement soumise au régime du micro du fait de son CA (CA < 91 900 € en BA) ;
- l’entreprise a opté pour un régime réel.
La réduction d’impôt est équivalente aux 2/3 des dépenses engagées dans la limité de 915 € par an.
• Au moment de la 1re adhésion, le contribuable a la possibilité de régulariser sa situation fiscale, sans encourir
de pénalités. Dans les trois mois de l’adhésion, il doit déposer spontanément une déclaration rectificative
corrigeant des erreurs, des insuffisances ou des omissions commises antérieurement. Cet avantage est tou-
tefois refusé en présence de manœuvres frauduleuses.

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CARRÉ BLEU
Compétences attendues Savoirs associés
IR : détermination de la catégorie fiscale applicable au revenu •IR : Bénéfices non commerciaux (BNC) •Régimes d’imposition
modalités d’imposition des BNC •Détermination du résultat fiscal •Plus et moins-values
•Associations de gestion agréées et associations de gestion et de
comptabilité

1. Catégorie et régime d’imposition


M. Carré exerçant à titre individuel une profession libérale (architecte), il est imposable dans la catégorie
des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
Ses recettes de l’année précédente étant supérieures à 77 700 euros hors taxes, il relève de plein droit du
régime de la déclaration contrôlée (il aurait relevé de plein droit du Micro-BNC si ses recettes avaient été
inférieures à ce seuil de 77 700 euros).

2. Cessions des éléments de l’actif immobilisé


Les cessions des biens immobilisés suivent le régime des plus et moins-values professionnelles.

430 000 + 420 000


La moyenne des recettes des deux dernières années civiles( = 425 000) excédant le seuil de
2
126 000 €, les plus ou moins-values ne peuvent bénéficier de l’exonération prévue pour les petites entre-
prises (exonération totale si moyenne des recettes < 90 000 €, ou partielle si moyenne des recettes comprise
entre 90 000 et 126 000 €) et sont donc imposables selon le régime des PV et MV professionnelles (cf.
mécanisme identique aux BIC).

Calcul des PV/MV de l’exercice :


Véhicule utilitaire :
Prix de cession = 7 500
Prix d’acquisition = 20 000
Amortissements totaux - 12 000
Valeur nette comptable = - 8 000
D’où MV - 500
Cette MV est à court terme, s’agissant d’un bien amortissable.
Matériel :
Prix de cession = 3 500
Prix d’acquisition = 2 500
Amortissements totaux - 1 814
Valeur nette comptable = - 686
D’où PV 2 814
Cette PV est à court terme dans la limite des amortissements, soit 1 814 € et à long terme pour le
supplément, soit 1 000 €.
Terrain :
Ce terrain n’ayant jamais été affecté à l’exercice de l’activité, sa cession ne relève pas des BNC, mais
du régime d’imposition des plus-values privées (cf. suppression de la théorie du bilan pour les entre-
prises individuelles). La plus-value est calculée par différence entre le prix de cession et le prix
d’acquisition (majoré pour tenir compte des frais d’acquisition) ; puis elle fait l’objet d’un
abattement pour durée de détention si le bien a été détenu plus de 6 ans. L’IR est calculé au taux
forfaitaire de 19% (majoré des prélèvements sociaux de 17,2%).
Conclusion :
- PV nette à court terme = 1 814 - 500 = 1 314 €
- PV nette à long terme = 1 000 €
La PV nette à CT est comprise dans le résultat fiscal ; toutefois, elle peut être étalée sur l’exercice de sa
réalisation et les 2 suivants, par parts égales.
La PV nette à LT est déduite extra-comptablement pour être imposée au taux réduit de 12,8%
(+ prélèvements sociaux de 17,2%, soit 30% au total).
NB : cette imposition globale de 30% est parfois appelée « flat tax »

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Résultat fiscal avant amortissements et provisions


En régime de droit commun BNC (régime de la déclaration contrôlée) le résultat fiscal est calculé en tenant
compte des encaissements/décaissements, et non des produits acquis et dépenses engagées.
Ainsi, la note d’honoraires émise le 15/12/2023 ne fait pas partie du résultat fiscal puisqu’elle n’est pas réglée
au 31 décembre.
Déduct° Réintégrat°

 Résultat comptable avant amortissements et provisions 48 000


 Encaissements sur factures : ils sont compris dans le résultat scal quelle que soit la date
d’émission de la facture puisque c’est l’encaissement qui compte.
 pas de retraitement
 Remboursements de frais de déplacement (avion, hôtel) engagés pour les missions : ils
sont compris dans les recettes taxables (qu’ils soient facturés au client pour un montant
forfaitaire ou pour leur montant réel) ; bien sûr, les dépenses engagées pour ces
déplacements sont déduites.
 pas de retraitement
 Subvention d’équipement octroyée et versée le 15/01/2023 en vue de l’acquisition d’un
matériel spécique : le régime de l’article 42 septies du CGI applicable aux BIC est aussi
applicable sur option aux BNC sous le régime de la déclaration contrôlée.
L’imposition de la subvention est donc étalée en même temps et au même rythme que
l’amortissement de l’immobilisation qu’elle nance. 1 500 438
Le matériel acquis est amortissable sur 6 ans en dégressif :
Dotation 2023 = 3 750 × 1/6 × 1,75 = 1 094
La subvention est donc déduite intégralement en 2023 et imposée en 2023 à hauteur de
1 500 × 1 094 / 3 750
 Dégrèvement de CET 2022 : normalement imposable
 Location longue durée d’un véhicule Peugeot 308 : l’amortissement ou le loyer relatif
aux voitures particulières est limité dans les mêmes conditions que pour les BIC : 1 000
(23 300 – 18 300) × 20% à réintégrer.
 Location du local où est exercée l’activité : normalement déductible
 Taxe foncière relative au terrain vendu à la n de l’exercice : normalement déductible
 Contravention au code de la route subie lors d’une visite de chantier : les amendes ne
constituent pas des frais déductibles selon la doctrine administrative. 75
 à réintégrer
 Prélèvements mensuels de Christian Carré : aucune déduction ne peut être pratiquée au 60 000
titre des appointements que s’alloue l’exploitant : ces prélèvements font partie du BNC
imposable.
 étant comptabilisés en frais, ils doivent être réintégrés
 Cotisations sociales obligatoires de Christian Carré : elles sont déductibles sans
limitation (NB : elles sont calculées sur le BNC déclaré annuellement par l’exploitant)
 pas de retraitement
 Cotisations sociales volontaires : s’agissant du régime facultatif, ces cotisations sont
déductibles mais dans la limite d’un plafond (par hypothèse non atteint ici).
 pas de retraitement
 Salaire brut d’Isabelle Carré : Le salaire du conjoint de l’exploitant est déductible selon
les mêmes règles que pour le conjoint de l’exploitant BIC.
 Salaire d’un intérimaire embauché pour remplacer un salarié malade : normalement
déductible.  pas de retraitement
 CSG et CRDS sur le BNC 2022 de Christian Carré
La CSG n’est déductible qu’à hauteur de 6,8 points sur les 9,2%.
2 610
La CRDS n’est pas déductible.
D’où à réintégrer : (8 280 × 2,4 / 9,2) + 450
 Honoraires de l’expert-comptable pour la tenue de la comptabilité : normalement
déductibles.
 Intérêts d’un emprunt bancaire contracté pour l’acquisition d’ordinateurs : normalement
déductibles.
 Cotisation annuelle à l’Ordre des Architectes : normalement déductible
 Cotisation annuelle à l’Association de Gestion Agréée : normalement déductible.
 Plus-value à long terme à déduire car imposée au taux réduit 1 000
 Plus-value à court terme à déduire pour ses 2/3 : 1 314 × 2/3 876
 Plus-value imposable à titre privé 20 000
Totaux 23 376 112 123
BÉNÉFICE FISCAL AVANT AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS 88 747

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

4. Résultat fiscal après amortissements et provisions


Amortissements
Les éléments d’actif affectés à l’exercice de la profession donnent lieu à amortissement, pratiqué suivant les
règles applicables en matière de BIC (mode et durée).
• Mobilier de bureau : seul l’amortissement linéaire est possible. 1 000 × 1/10 = 100
• Matériel informatique : le mode dégressif est possible. Coefficient dégressif 1,75.
Reconstitution du plan d’amortissement :
2022 6 000 × 1/5 × 1,75 × 9/12= 1 575
2023 (6 000 – 1 575) × 1/5 × 1,75 = 1 549
• Traceur de plans format A0 (cf. calcul ci-avant pour l’imposition de la subvention) : 1 094
• Véhicule utilitaire cédé le 30 juin : linéaire sur 5 ans. 20 000 × 1/5 × 180/360 = 2 000
• Petit matériel d’aide au traçage de plans cédé le 31 décembre :
Reconstitution du plan d’amortissement
2021 2 500 × 1/5 × 1,75 = 875
2022 (2 500 – 875) × 1/5 × 1,75 = 569
2023 (2 500 – 875 – 569) × 1/5 × 1,75 = 370
• Terrain cédé le 15 septembre : élément non amortissable.

d’où total des amortissements 2023 = 100 + 1 549 + 1 094 + 2 000 + 370 = 5 113.

Provisions
Le résultat imposable étant calculé à partir des recettes encaissées et des dépenses payées, la déduction de
provisions est impossible. Les amortissements constituent donc la seule charge calculée déductible du
bénéfice fiscal BNC.
Résultat fiscal 2023 de CARRÉ BLEU = 88 747 – 5 113 = 83 634 €.

5. Éléments à déclarer pour l’imposition des revenus 2023 de Christian et Isabelle CARRÉ
Salaire imposable d’Isabelle CARRÉ à déclarer :
Il s’agit du salaire déductible du résultat BNC, sous déduction de l’intégralité des charges sociales salariales
(et non des seules charges sociales correspondant au salaire déductible du résultat BNC).
Ici, l’intégralité du salaire est déductible : 36 814 €
BNC Christian CARRÉ :
Il s’agit du bénéfice imposable calculé ci-avant : 83 634 €

6. Autres méthodes de détermination des résultats imposables


Lorsque le régime de droit commun applicable à une activité BNC est celui de la déclaration contrôlée, il est
possible d’opter pour la détermination du résultat fiscal à partir des créances acquises et des dépenses
engagées au cours de l’année d’imposition. La définition des créances et dépenses à prendre en compte est
celle des BIC.
Dans le cas présent, Christian CARRÉ pourrait opter pour les créances acquises et dépenses engagées, et ce
avant le 01/02/2024 pour que l’option soit effective pour l’année 2024 (l’option est renouvelable par tacite
reconduction). Son BNC serait alors déterminé en tenant compte des créances acquises (les honoraires
facturés en N seraient imposés au titre de N, quelle que soit leur date de règlement par les clients) et des
dépenses engagées (même non payées). Dans ce régime optionnel, l’administration fiscale admet que des
dépréciations pour créances douteuses soient déduites, mais refuse la déduction de toute autre provision
pour risques ou charges.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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ROT
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification des plus ou moins-values professionnelles Impôt sur les sociétés (IS) •Plus et moins-values •Déclaration
•Identification des différents traitements fiscaux applicables dans (imprimés 2059-A et 2059-B)
le cadre de l’IS •Calcul du l’IS

N = 2023

1. Justification, en indiquant l’article du CGI adéquat et en l’appliquant à la SA ROT, la pos-


sibilité de bénéficier du taux réduit des PME pour l’imposition du bénéfice de 2023
Le cadre d’application du taux réduit des PME est défini au b du I de l’article 219 du CGI.
Ainsi, Le taux réduit concerne PME qui répondent aux 3 conditions suivantes :
- le CAHT doit être inférieur à 10 millions €;
- le capital doit être entièrement libéré ;
- le capital doit être détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou par une société appliquant ce
critère).
Le taux de 15 % s'applique sur la tranche inférieure à 42 500 € de bénéfices.
En l’espèce, la SA ROT bénéficie du taux réduit des PME car elle remplit l’ensemble des conditions en 2023 :
- le CAHT est inférieur à 10 millions d’euros hors taxes ;
- le capital est entièrement libéré ;
- le capital est détenu à 80% par des personnes physiques.

2. Détermination des plus et moins-values nettes réalisées au cours de l’exercice 2023

Traitement scal et calcul (un rappel de la règle est Court terme Long terme
- Éléments
attendue) PV MV PV MV
En principe, les cessions de biens génèrent uniquement des
Cession de plus-values à court terme pour les entreprises soumises à
la l’IS. 5 468
camionnette En l’espèce,
PV = Prix de cession – VNC = 20 000 – 14 532 = 5 468 €
En principe, les indemnités reçues sur immobilisations sinis-
trées génèrent uniquement des plus-values à court terme
pour les entreprises soumises à l’IS. Par ailleurs, ces plus-
Machine- values à court terme peuvent être étalées sur la durée de
outil sinis- l’amortissement pratiqué. De plus, une provision pour IS 8 000
trée relative à l’impôt reporté en avant doit être dotée.
En l’espèce,
PV = indemnité – VNC = 40 000 – 32 000 = 8 000 €
PCVT : 8 000 €

En principe, les cessions de titres de participation relèvent


des plus-values professionnelles, si la durée de détention
est supérieure à 2 ans la plus-value est dite à long terme et
Cessions de elle est taxée au taux de 0%. Par ailleurs, une réintégration
1 500
titres GRAU de 12% des plus-values nettes de cession au taux de 0%
doit être opérée.
En l’espèce, les titres GRAU ont été détenus plus de ans et
la plus-value relève donc du long terme.

Dotations En principe, les dépréciations aux dépréciations sur titres


aux entrent dans le régime des moins-values à long terme au
dépréciation taux de 0 %. - 3 200
s sur les En l’espèce, la dotation sur les titres de participation GELB
titres GELB génère une moins-value à long terme de 3 200 €
TOTAUX 13 468 - 1 500 3 200

Au final, l’entreprise a dégagé une plus-value nette à court terme de 13 468 € et une moins-value nette à
long terme de 1 700 €.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Imprimé fiscal 2059-A

DGFiP N° 2059-A 202


DÉTERMINATION DES PLUS ET MOINS-VALUES
Formulaire obligatoire (article 53 A 12
du code général des impôts).

Désignation de l'entreprise : ROT Néant *

A - DÉTERMINATION DE LA VALEUR RÉSIDUELLE


Amortissements pratiqués Autres
Nature et date d'acquisition des éléments cédés* Valeur d'origine* Valeur nette réévaluée* en franchise d'impôt amortissements* Valeur résiduelle
(1) (2) (3) (4) (5) (6)

1 Camionette 45000 30468 14532


2 Machine-Outil 50000 18000 32000
3 Titres GRAU 7500 7500
4
IMPORTANT"*,!+",,"+ "#)+'.&%+"0&!'%(%,-+-%)(4, &",).,#)+'"%'*+%'1"",!)((1",!" "#)+'.&%+"!)%/"(-2-+"-1&1!1 &+1",

I - Immobilisations*

10

11

12

B - PLUS-VALUES, MOINS-VALUES "'!'  " ! #" % % 


Prix de vente Montant global de la plus-value Court terme Long terme Plus-value
ou de la moins-value (10) taxables à
19 % (1)
19 % 15 % ou 12,80 % 0%
(7) (8) (9) (11)

1 20000 5468 5468


2 40000 8000 8000
3 9000 1500 1500
4
I - Immobilisations*

10

11

12

13 Fraction résiduelle de la provision spéciale de réévaluation afférente +


aux éléments cédés
14 Amortissements irrégulièrement différés se rapportant aux éléments cédés +
Amortissements afférents aux éléments cédés mais exclus des charges
II - Autres éléments

15 +
déductibles par une disposition légale
57:<2;;.5.6<;6768:*<29=B;.6,758<*+242<B.<,7::.;876-*6<A4*-B-=,<276G;,*4.
16 +
87=:26>.;<2;;.5.6<-BG62.8*:4.;472;-.  .< .//.,<2>.5.6<=<242;B.
Provisions pour dépréciation des titres relevant du régime des plus ou
18
moins-values à long terme devenues sans objet au cours de l'exercice
19 Dotations de l'exercice aux comptes de provisions pour dépréciation des ( 3200 )
titres relevant du régime des plus ou moins-values à long terme
20 Divers (détail à donner sur une note annexe)*
Cadre A : plus ou moins-value nette à court terme (total algébrique
des lignes 1 à 20 de la colonne) (9)
13468 (1700)
Cadre B : plus ou moins-value nette à long terme (total algébrique (A) (B) (C)
des lignes 1 à 20 de la colonne) (10) (Ventilation par taux)

Cadre C : autres plus-values taxable à 19 % (11)

* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.
(1) Ces plus-values sont imposables au taux de 19 % en application des articles 238 bis JA, 208 C et 210 E du CGI.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

4. Particularités du traitement de la plus-value réalisée sur la machine-outil et obligation fis-


cale en découlant
En principe,
Les plus-values à court sur sinistres peuvent être étalées sur la durée des amortissements pratiqués.
La durée d’amortissement doit être arrondie à l’année supérieure et elle est plafonnée à 15 ans.
La plus-value étalable est plafonnée à hauteur de la plus-value nette à court terme de l’exercice.
L’entreprise doit comptabiliser une dotation aux provisions pour IS pour la charge d’impôt reportée, cette
dotation est non déductible fiscalement.
En l’espèce,
La machine-outil a été amortie sur 2 ans et 1 mois, l’étalement peut donc être effectué sur 3 années (la durée
des amortissements étant arrondie à l’unité supérieure). La plus-value de 8 000€ est déduite du résultat
fiscal de l’exercice.
Une provisions pour IS de 8 000 * 0,25 = 2 000 € doit être dotée, cette dotation est non déductible
fiscalement.

5. Calcul du résultat fiscal 2023 de la SA ROT

N° Analyse scale (Analyse juridique et application au cas) Déductions Réintégrations

Résultat comptable 39 692

En principe, les intérêts des comptes courants sont soumis à une règlementation
scale spécique. Pour que les intérêts soient partiellement déductibles, le
capital de la société doit est intégralement libéré. Dans cette situation, la
1 déductibilité des intérêts des comptes courants est limitée au TMPV. 225
En l’espèce, le capital de la société est entièrement libéré, d’où intérêts à réin-
tégrer :
[20 000 x (3 % - 1,50 %) x 9/12] =225

En principe, les prime d’assurance souscrite pour garantir les risques liés à l’ex-
ploitation sont déductibles.
2
En l’espèce, la prime pour d’assurance pour insolvabilité des clients est une
assurance d’exploitation déductible ; d’où aucun retraitement extra-comptable.

En principe, les dividendes éligibles au régime mère-lle sont non imposables


scalement et une quote-part pour frais et charges de 5% doit être réintégrée.
3 En l’espèce, les titres BLAU sont éligibles au régime mère-lle et l’entreprise doit 4 800 240
déduire les dividendes encaissés de pour 4 800€ et réintégrer une quote-part de
frais et charges pour 4 800 * 0,05 = 240.

Opération prise en considération dans la plus-value nette à long terme de


4
l’exercice.
En principe, l’impôt sur les sociétés constitue une charge non déductible
5 scalement. 18 179
En l’espèce, le montant de 18 179 doit être réintégré.
En principe, la rémunération déductible d’un administrateur est plafonnée à 5%
de la moyenne des 10 salaires les plus élevés si l’entreprise compte plus de 200
salariés, et à 5% de la moyenne des 5 salaires les plus élevés si l’entreprise
compte moins de 200 salariés. Si un administrateur prend ses fonctions en cours
d’exercice, il faut tenir compte de la durée effective de sa présence au sein du
6 Conseil d’Administration. 8 500
En l’espèce, la rémunération déductible pour un administrateur s’élève donc à
0,05 * 60 000 = 3 000 €.
La société ROT compte 7+1 * 6/12 = 7,5 administrateurs pour cet exercice.
Le montant déductible s’élève donc à 7,5 * 3 000 = 22 500 €, il faut réintégrer
entre la rémunération versée et la rémunération déductible.

En principe, les dotations aux provisions relatives à des charges non déductible
ne constituent pas des charges déductibles.
7 15 000
En l’espèce, l’IS est une charge non déductible et la dotation aux provisions pour
IS doit donc être réintégrées.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

N° Analyse scale (Analyse juridique et application au cas) Déductions Réintégrations

En principe, les plus-values nettes à court terme ne sont pas étalables dans le
cadre de l’IS, elles constituent un produit normalement imposable. Par
exception, les plus-values à court terme issues d’un sinistre peuvent être étalées
sur la durée des amortissements déjà pratiques.
Par ailleurs, les moins-values nettes à long terme ne sont pas déductibles
scalement et elles doivent être réintégrées. De plus, une quote-part de 12% des
plus-values de cession sur titres de participation doit être réintégrée au résultat
de l’exercice.
8
En l’espèce,
La PVNCT hors sinistre est normalement imposable d’où aucun retraitement
extra-comptable.
La PVNCT sur sinistre est étalable sur 3 ans, il faut donc la déduire extra- 8 000
comptablement 1 700
La MVNLT (0%) n’est pas déductible ; elle doit donc être réintégrée. 180
Réintégration d’une quote-part de 12% de la plus-value nette de cession sur
titres de 1 500 €
En principe, dans le cadre de l’IS, les plus-values et moins-values latentes sur les
titres d’OPCVM constituent des produits imposables et des charges déductibles.
Au moment d’une cession, le résultat comptable doit être corrigé des gains et
des pertes enregistrés scalement au cours des exercices antérieurs.
9 En l’espèce, 1 200
Résultat comptablement enregistré : 200 * (215 – 204) = 2 200 €.

Plus-value latente enregistrée scalement en 2022 : 200 * (210 – 204) = 1 200.


Une déduction extra-comptable de 1 200 € doit donc être effectuée.

En principe, un abandon de créance à caractère nancier est consenti au sein


d’un groupe de sociétés. Le caractère nancier est retenu lorsque les sociétés
n’entretiennent pas de relations commerciales.
Les abandons de créances à caractère nancier ne sont pas déductibles par
principe. Par exception, les abandons de créances consentis à des entreprises
soumises à une procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou en
10 liquidation judiciaire suivent des règles particulières. 20 000
Ils constituent une charge déductible dans la limite de :
- la situation nette négative de la liale ;
- la situation nette positive pour la part détenue par les autres associés.
En l’espèce, la liale GRUN n’a pas ouvert une procédure de sauvegarde, de
redressement ou de liquidation judiciaire, l’abandon de créances constitue une
charge non déductible scalement.

Total 14 000 101 965

Résultat scal + 89 716

6. Vérification de l’impôt sur les sociétés dû par la société au titres de l’année 2023
L’entreprise ROT bénéficie du taux d’imposition réduit des PME. Le bénéfice est taxé à 15% jusqu’à 42 500 €
et à 25% au-delà.
L’IS dû s’élève ainsi à 42 500 × 0,15 + (89 716 - 42 500) × 0,25 = 18 179 €.
Le montant qui a été comptabilisé dans les charges de l’exercice est donc retrouvé.

7. Imprimé fiscal 2058-A

Voir page suivante.

Case WQ : le montant comprend l’abandon de créances à caractère financier, la rémunération excédentaire


des administrateurs, les intérêts excédentaires des comptes courants d’associés et la quote-part de 12%
relative aux titres cédés.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

Formulaire obligatoire (article 53 A


9 DÉTERMINATION DU RÉSULTAT FISCAL DGFiP N° 2058-A 2023
du Code général des impôts)

Exercice N, clos le :
Formulaire déposé au titre de l’IR ET Néant * 31122023
Désignation de l'entreprise : ROT
I. RÉINTÉGRATIONS BÉNÉFICE COMPTABLE DE L'EXERCICE WA 39692
Rémunération du travail de l'exploitant ou des associés (entreprises à l'IR) WB
Avantages personnels non déductibles * (sauf WD Amortissements excédentaires (art. 39-4 du
amortissements à porter ligne ci-dessous) CGI) et autres amortissements non déductibles WE XE
.F.>-=387.>;F<>5=+=N<-+5
Charges non admises en

Autres charges et dépenses somptuaires WF Taxe sur les véhicules des sociétés WG
(art. 39-4 du C.G.I.) (entreprises à l'IS)
Fraction des loyers à réintégrer dans le cadre d’un RA ( Part des loyers dispensée de réintégration RB )
crédit bail immobilier et de levée d’option (art. 239 sexies D)
Provisions et charges à payer non déductibles WI 15000 Charges à payer liées à des états et territoires
(cf. tableau 2058-B, cadre III) non coopératifs non déductibles (cf. 2067-BIS) XX XW 15000
Amendes et pénalités WJ 2+;1/<N7+7-3G;/<+;=    J/= ,3< XZ
IMPORTANT-4*6*,5-66-5+-.35180*/5-:0*,1/2/675*7/32?6+*0-6386.351-/145/1;--6,322;-6,-+-.35180*/5-,3/9-27<75-7;0;,;+0*5;-6

$F37=F1;+=387<9;F?>/<E5+;=3-5/ .> XY 18179


Impôt sur les sociétés (cf. page 9 de la notice 2032) I7
F7FN-/<;F+53<F<9+;>7/<8-3F=F $F<>5=+=<,F7FN-3+3;/<?3<F<
Quote-part de personnes ou un GIE
WL à l'article 209 B du CGI
L7 K7
Moins-values L3698<F/<+>@=+>@./ 8>./   98>;5/</7=;/9;3</<E5369I=<>;5/;/?/7> I8
Régimes d'imposition

impositions différées

nettes à
{
particuliers et

long terme L3698<F/<+>@=+>@./  ZN 1700


— Plus-values nettes à court terme WN
Fraction imposable des plus-values réalisées au
cours d'exercices antérieurs* { — Plus-values soumises au régime des fusions WO
Écarts de valeurs liquidatives sur OPC* (entreprises à l'IS) XR
Intérêts excédentaires Zones d'entreprises*
Réintégrations diverses +;=    J/= .>   
SU (activité exonérée)
SW WQ 28905
à détailler sur 2058-A-Ext DONT* #>8=/9+;=./ ./<
plus-values à taux zéro
M8 180
Réintégrations des charges affectées aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y1

$F<>5=+=N<-+5+00F;/7=E5M+-=3?3=F;/5/?+7=.>;F136/89=3877/5./=+@+=387+>=877+1/ Y3
TOTAL I WR 103476
II. DÉDUCTIONS PERTE COMPTABLE DE L'EXERCICE WS
#>8=/9+;=.+7<5/<9/;=/<<>,3/<9+;>7/<8-3F=F./9/;<877/<8>>7   /=:>8=/9+;=-869=+,353<F/.>,F7FN-/.3<=;3,>F9+;-/<8;1+73<6/< WT
Provisions et charges à payer non déductibles, antérieurement taxées, et réintégrées dans les résultats comptables de l'exercice (cf. tableau 2058-B, cadre III) WU
L3698<F/<+>=+>@./ 8>+>=+>@./ 98>;5/</7=;/9;3</<E5$ WV
Plus-values WH

{
L3698<F/<+>=+>@./ 
Régimes d'imposition particuliers

nettes
L3698<F/<+>=+>@./  WP
à
et impositions différées

long terme — imputées sur les moins-values nettes à long terme antérieures WW
L369>=F/<<>;5/<.FN-3=<+7=F;3/>;< XB
>=;/<95><?+5>/<3698<F/<+>=+>@./  I6

Fraction des plus-values nettes à court terme de l'exercice dont l'imposition est différée* WZ 8000
$F136/./<<8-3F=F<6G;/</=./<N53+5/< Quote-part de frais et charges restant imposable à 2A
Produit net des actions et parts d'intérêts : ( déduire des produits nets de participation 240 ) XA 4560
";8.>3=<./9+;=3-39+=387<37F5313,5/<+>;F136/./<<8-3F=F<6G;/<.F.>-=3,5/<E2+>=/>;./+;=  .> ZX

Déduction autorisée au titre des investissements réalisés dans les collectivités d'Outre-mer*. ZY
Majoration d'amortissement* XD
Entreprises nouvelles (reprise d'en-
K9 Entreprises nouvelles L2 Jeunes entreprises innovantes
L5 XF
d'incitation
Mesures

et exonérations*

=;/9;3</</7.30N->5=F<</9=3/< 44 sexies (art. 44 sexies A)


Abattement sur

Société investissements
5/,F7FN-/

immobilier cotées K3 Zone de restructuration de


la défense (44 terdecies)
PA
(art. 208C)
Zone franche urbaine - TE
(art. 44 octies A)
ØV Bassin d'emploi à redyna-
miser (art. 44 duodecies)
1F Zone franche d'activité NG
(art. 44 quaterdecies)
XC
Bassin urbain à dynamiser
(art. 44 sexdecies)
PP Zone de revitalisation
rurale (art. 44 quindecies)
PC Zone de Développement
prioritaire (art. 44 Septdecies)
PB

Écarts de valeurs liquidatives sur OPC* (entreprises à l'IS) XS 1200


Déductions Dont déduction exceptionnelle
(art. 39 decies) X9 Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies A) YA Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies C)
YC
diverses à (
détailler sur Dont déduction exceptionnelle
YH Dont déduction exception-
YB Dont déduction exception-
YD ) XG
2058-A-Ext simulateur de conduite nelle (art. 39 decies B) nelle (art. 39 decies D)
Dont déduction exceptionnelle
(art. 39 decies F) YI Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies G) YL Créance dégagée par le
;/98;=/7+;;3G;/./.FN-3=
ZI
Déduction des produits affectés aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y2

III. RÉSULTAT FISCAL TOTAL II XH 13760


,F7FN-/6837< XI 89716
$F<>5=+=N<-+5+?+7=369>=+=387./<.FN-3=<;/98;=+,5/<
{ .FN-3=6837< XJ
FN-3=./5/@/;-3-/;/98;=F/7+;;3G;//7=;/9;3</<E5% ZL

FN-3=<+7=F;3/>;<369>=F<<>;5/<;F<>5=+=<./5/@/;-3-//7=;/9;3</<E5% XL

RÉSULTAT FISCAL BÉNÉFICE (ligne XN) ou DÉFICIT reportable en avant (ligne XO) XN 89716 XO
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.

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WEBERT
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification des plus ou moins-values professionnelles et Impôt sur les sociétés (IS) • Plus et moins-values • Détermination
identification des différents traitements fiscaux applicables dans le et déclaration du résultat (imprimé 2058-A) • Territorialité •
cadre de l’IS •Passage du résultat comptable au résultat fiscal dans Crédits d’impôt • Calcul de l’IS
le cadre de l’IS • Liquidation de l’IS

1. Plus et moins-values nettes réalisées au cours de l’exercice 2023

Traitement scal et calcul (un rappel de la règle est Court terme Long terme
Éléments
attendue) PV MV PV MV
En principe, les cessions de biens génèrent
uniquement des plus-values à court terme pour les
Cession de la sociétés soumises à l’IS.
machine, de En l’espèce, la cession de la machine génère une plus-
l’immeuble et value à court terme de 1 600 €, la cession de l’immeuble 1 600
du matériel génère une plus-value à court terme de 9500 € et la
cession du matériel génère une moins-value à court 9 500
terme de 900 €. 900
En principe, les cessions de titres de participation
relèvent des plus-values professionnelles. Si la durée de
détention est supérieure à 2 ans, la plus-value est dite à
Cession de
long terme et elle est taxée au taux de 0%. Par ailleurs,
titres de
une réintégration de 12% des plus-values nettes de
participations
cession au taux de 0% doit être opérée.
En l’espèce, la cession dela cession des titres acquis en
2020 génère une plus-value à long terme de 5 500 €. 5 500

Dotations
aux En principe, la cession des titres acquis en 2020 génère
dépréciations une plus-value à long terme de 5 500 €.
sur les titres En l’espèce, la dotation sur les titres de participation
de génère une moins-value à long terme de 1 800 €. 1 800
participation

TOTAUX 11 100 900 5 500 1 800

L’entreprise a réalisé une plus-value nette à court terme de 10 200 € et une plus-value nette à long terme
de 3 700 €.

2. Calcul du résultat fiscal 2023


N° Analyse scale (Analyse juridique et application au cas) Déductions Réintégrations

Résultat comptable 341 005


En principe, les primes d’assurance souscrites pour garantir les risques liés à l’ex-
ploitation sont déductibles.
1
En l’espèce, les primes vol et incendie, insolvabilité des clients et véhicules,
couvrent un risque d’exploitation et elles sont donc déductibles.

En principe, les dépenses sont déductibles si elles sont engagées dans l’intérêt
de l’entreprise.
2
En l’espèce, les cadeaux offerts aux clients sont déductibles s’ils ne sont pas
exagérés, le prix unitaire d’un cadeau de 70 € n’est pas exagéré.

En principe, les dépenses sont déductibles si elles sont engagées dans l’intérêt
de l’entreprise. Les dépenses liées aux résidences d’agrément sont somptuaires
3 et exclues du droit à déduction. 1 000
En l’espèce, la fraction des charges d’entretien affectée à la résidence
d’agrément doit être réintégrée (2 500 × 0,4).

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

N° Analyse scale (Analyse juridique et application au cas) Déductions Réintégrations

En principe, les impôts supportés par une société constituent des charges
déductibles, sauf si une disposition scale prévoit une exclusion du droit à
4 déduction. 4 935
En l’espèce, la CET et la taxe foncière sont des impôts déductibles, la taxe sur
les véhicules de société n’est pas déductible.

En principe, la dotation aux provisions pour congés payés de l’exercice est


déductible si une entreprise n’a pas opté pour l’ancien régime des congés payés.
5
En l’espèce, l’entreprise a été créée en 1987 et elle n’a donc pas opté pour
l’ancien régime.

En principe, les salaires annuels sont déductibles s’ils correspondent à un travail


effectif et ne sont pas exagérés.
6 En l’espèce, le salaire annuel de Mme WEBERT s’élève à 50 000 € brut et n’est pas
exagéré. Le contrat de mariage liant Mme WEBERT et M. WEBERT n’a pas
d’impact sur l’analyse scale de la rémunération.

En principe, les dépenses sont déductibles si elles sont engagées dans l’intérêt
de l’entreprise.
7 En l’espèce, les dépenses de fonctionnement de la crèche accueillant les enfants
du personnel sont liées à une exploitation sereine de l’entreprise. Par ailleurs, ces
dépenses ouvrent droit au crédit d’impôt famille.

En principe, dans les entreprises de moins de 200 salariés, les rémunérations


versées aux administrateurs sont déductibles, par administrateur, à hauteur de
10% de la moyenne des 5 plus hautes rémunérations de l’entreprise.
En l’espèce, la moyenne des 5 plus hautes rémunérations est de 408 000/5 =
8 2 640
81 600 €, le montant de la rémunération déductible par administrateur est donc
de 81 600 × 0,05 = 4 080 €.
Pour les 12 administrateurs, le montant à réintégrer est donc de :
51 600 – 4 080 × 12

En principe, les intérêts des comptes courants d’associés sont soumis à une
règlementation scale spécique. Pour que les intérêts soient partiellement
déductibles, le capital de la société doit est intégralement libéré. Les intérêts
servis aux sociétés liées sont déductibles à hauteur de taux moyen pratiqué pour
les prêts à taux variable d’une durée supérieure à deux ans ou au taux qu’aurait
pu obtenir l’entreprise en cas d’emprunt auprès d’une banque commerciale
9 (article 212 du CGI).
Les intérêts servis aux sociétés non liées et aux dirigeants sont déductibles à
hauteur du taux moyen pratiqué pour les prêts à taux variable d’une durée
supérieure à deux ans
En l’espèce, les intérêts servis à la société mère PAIRE sont déductibles à hauteur
de 2,5% et les intérêts servis à M. WEBERT sont déductibles à hauteur de 2%.
À réintégrer : 100 000 × (3,5% - 2,5%) + 30 000 × 6/12 × (3,5% - 2%).

En principe, la déductibilité des montants des dotations aux amortissements


concernant les véhicules de tourisme est plafonnée par la loi.
10 3 200
En l’espèce, amortissement excédentaire du véhicule de tourisme à réintégrer
(25 900 – 9 900) × 20 % = 3 200 €.

En principe, les amortissements irrégulièrement différés (AID) ne sont pas


déductibles, ils doivent être réintégrés lors du rattrapage en comptabilité.
11 5 520
En l’espèce, l’amortissement irrégulièrement différé l’année précédente et
rattrapé cette année doit être réintégré.

En principe, les dotations aux dépréciations des titres de participation sont des
moins-values à long terme, les dotations sur les autres titres sont des charges
normalement déductibles.
12
En l’espèce, la dotation sur les titres de participation est intégrée dans la plus-
value nette à long terme de l’exercice, la dotation sur les autres titres est
normalement déductible.
En principe, les dotations aux provisions pour licenciement économique ne sont
pas déductibles, les dotations aux provisions pour congés payés sont
13 déductibles. 7 500
En l’espèce, la provision pour licenciement économique de 7 500€ doit être réin-
tégrée.
En principe, les cessions d’immobilisations sont imposées dans les plus-values
professionnelles.
14
En l’espèce, l’ensemble des cessions est imposé dans les plus-values nettes de
l’exercice.
En principe, les rappels d’impôt sont déductibles s’ils portent sur des impôts
déductibles et non déductibles s’ils portent sur des impôts non déductibles.
15 620
En l’espèce, la taxe sur les véhicules de sociétés est non déductible, le rappel
d’impôt doit donc être réintégré.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

N° Analyse scale (Analyse juridique et application au cas) Déductions Réintégrations

En principe, les amendes et les pénalités ne constituent pas des charges


déductibles.
16 350
En l’espèce, la majoration de 350 € pour paiement tardif de la TVA doit être réin-
tégrée.

En principe, les dégrèvements d’impôt sont imposables s’ils portent sur des
impôts déductibles et non imposables s’ils portent sur des impôts non
17 déductibles. 2 500
En l’espèce, le dégrèvement d’impôt sur l’IS doit être déduit et le dégrèvement
sur la participation à la formation professionnelle est imposable.

En principe, la PVNLT au taux de 0% n’est pas imposable au résultat scal soumis


à l’IS et une quote-part pour frais de 12% de la plus-value de cession doit être
18 réintégrée. 3 700 660
En l’espèce, la plus-value nette à long terme de 3 700 € doit être déduite et une
quote-part de 5 500 × 0,12 = 660 € doit être réintégrée.

En principe, la plus-value nette à court terme de l’exercice est un produit


normalement imposable.
19
En l’espèce, aucun retraitement à effectuer sur la plus-value nette de à court
terme de 10 200 €.

En principe, la participation des salariés aux résultats de l’entreprise est


déductible au moment de l’approbation des comptes par les actionnaires, une
20 3 480
année après sa comptabilisation dans les charges comptables.
En l’espèce, la participation de l’année précédente doit être déduite.

En principe, les bénéces réalisés par les succursales étrangères sont imposés
dans le pays d’implantation, ils ne sont pas imposables en France.
21 30 000
En l’espèce, le bénéce réalisé par la succursale italienne doit être déduite du
bénéce imposable en France.

En principe, les dividendes des sociétés non liales sont normalement


imposables.
En l’espèce, les dividendes en provenance de sociétés françaises et de la société
22
marocaine sont normalement imposables. Le crédit d’impôt lié aux dividendes
de la société marocaine est imputable sur l’IS dû à hauteur de (1-taux
d’imposition).

En principe, les dividendes ouvrant droit au régime mère et liale ne sont pas
imposables et une quote-part de 5% des bénéces doit être réintégrée au
bénéce scal.
23 6 400 320
En l’espèce, la société a opté pour le régime des sociétés mères et liales pour
les dividendes. Les 6 400 € de dividendes de la liale sont à déduire et une quote-
part de 5% doit être réintégrée.

En principe, les reprises de provisions sont imposables si les dotations aux


provisions préalablement dotées sont déductibles et non imposables si les
24 dotations aux provisions préalablement dotées sont non déductibles. 300
En l’espèce, la reprise de la provision pour litige est imposable et la reprise de la
provision pour amendes et pénalités est non imposable.

En principe, un décit est reportable en avant sans limitation de durée.


25 6 050
En l’espèce, le décit de 2019 non encore imputée peut être déduit cette année.
En principe, les sociétés soumises à l’IS doivent déclarer dans leur résultat scal
la quote-part du résultat d’une société soumise à l’IR qui lui revient.
26 2 400
En l’espèce, la société doit déclarer 30% × 8 000 € du bénéce de la société
RING.

Le résultat fiscal de l’exercice s’élève à 318 945 €.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Calcul de l’IS et de la contribution de 3,3% de l’IS


NB : La SA WEBERT ne bénéficie pas de l’IS au taux réduit de 15% sur une fraction de ses bénéfices car elle n’est
pas détenue à plus de 75% par des personnes physiques.

Bénéfice imposable 318 945


IS brut à 25% arrondi à l’euro le plus proche 79 736
IS à 0% sur les plus-values professionnelles : 3 700 × 0% +0
- Crédit d’impôt société marocaine : 300 × (1 - 0,25) - 225
- Crédit d’impôt recherche - 7 400
- Crédit d’impôt famille -15 000

L’IS net dû est de 57 111 €

La contribution sociale sur l’IS n’est pas due car son assiette est négative (79 736 – 763 000).
Le crédit d’impôt famille est égal à 50% des dépenses engagées pour le fonctionnement de la crèche de la
société.

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GORA
Compétences attendues Savoirs associés
Liquidation et paiement de l’IS et des contributions additionnelles Impôt sur les sociétés (IS) • Calcul de l’IS • Contribution 3,3% •
Liquidation et paiement de l’IS (imprimés : relevés d’acomptes et
de solde d’IS et de contribution)
Cas d’une société ne disposant pas de revenus de concessions de licence d’exploitation.

1. Document 1 : Versements IS effectués au titre des acomptes 2023

En 2023, compte tenu d’un taux d’IS de 25%, le taux des acomptes est de 6,25%

Date Montant à Date de


Nature Calculs Majoration
d’exigibilité payer versement

1er acompte 15/03/2023 3 500 000 × 0,0625% 218 750 15/03/2023

2e acompte 15/06/2023 2 × 5 495 000 × 0,0625 - 218 750 468 125 15/06/2023
e
3 acompte 15/09/2023 5 495 000 × 0,0625% 343 438 03/10/2023 34 344
4e acompte 15/12/2023 5 495 000 × 0,0625% 343 438 15/12/2023
Le total des acomptes s’élève à 1 373 751 € (hors majoration).

2. Contribution sociale de 3,3% de l’IS (C3,3%)


Toutes les personnes morales assujetties à l’IS sont assujetties à la C3,3% qui est applicable depuis 2000.
Les sociétés qui réalisent moins de 7.63 millions de chiffre d’affaires sont exonérées de cette contribution.
Base C3,3% = IS à taux normal + IS à 10% ou 19% – 763 000 €
L’abattement de 763 000 € doit être réduit prorata temporis si l’exercice a une durée inférieure à 12 mois.
Cette base est calculée avant imputation des crédits d’impôt de toute nature et de la créance née du report
en arrière des déficits. Elle est arrondie à l’euro le plus proche.
C3,3% = Base C3,3% × 3,3%
Aucun crédit d’impôt de toute nature, ni créance née du report en arrière des déficits ne sont imputables sur
cette contribution.
Paiement de C3,3% :
La C3,3% est payée selon le même calendrier que l’IS lui-même :
- 4 acomptes égaux à 0,825% de la base de C3,3% calculée au titre de l’exercice précédent, versés aux mêmes
dates que les acomptes d’IS, avec une possibilité de se dispenser de nouveaux versements d’acomptes de
C3,3% si l’entreprise estime que la C3,3% réelle au titre de l’exercice sera inférieure aux acomptes déjà
versés.
NB : Comme pour l’IS, le 1er acompte est calculé avec les éléments de N-2.
- Un solde de liquidation égal à C3,3% due -  4 acomptes, à régler en même temps que le solde de
liquidation de l’IS (en cas de solde négatif, l’excédent d’acompte est remboursé d’office à l’entreprise par
le Trésor).
Le calcul de ces acomptes et du solde et leur paiement est regroupé avec les relevés d’acomptes et de solde
d’IS.
La SA GORA est assujettie à la C3,3% en 2023 puisque son CA HT  7 630 000 €.
Date Montant à Date limite
Nature Base Calculs
d’exigibilité verser de paiement

15/03/2023 1er acompte C3,3% 217 000(a) 217 00 × 0,825% 1 790 15/03/2023
e
15/06/2023 2 acompte C3,3% 610 751 2 x 610 751 x 0,825% - 1 790 8 287 15/06/2023
e
15/09/2023 3 acompte C3,3% 610 751 610 751 × 0,825% 5 039 15/09/2023
15/12/2023 4e acompte C3,3% 610 751 610 751 × 0,825% 5 039 15/12/2023
(a) Base = IS 2021 – 763 000 (b) Base = IS 2022 – 763 000

Le total des acomptes s’élève à 20 155 €.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Relevés d’acomptes : Voir imprimés ci-après

4. Montant de la liquidation de l’IS et de la contribution additionnelle pour 2023


Impôt sur les sociétés
IS à 25% : 5 000 000 × 25% 1 250 000
IS à 0% sur PVnLT sur titres de participation : 200 000 × 0% +0
Total IS avant imputation crédit d’impôt 1 250 000
Crédit d’impôt recherche - 95 000
IS dû au titre de 2023 1155 000
Montant des acomptes versés durant l’exercice2023 - 1 373 751
Excédent de versement d’IS 218 751
Contribution de 3,3%
Base C3,3% = 1 250 000 - 763 000 = 487 000 (pas d’imputation du crédit d’impôt)
C3,3% = 487 000 × 0,033% = 16 071
Acomptes versés en 2023 = - 20 155
Excédent du versement 4 084

Cet excédent de versement net est remboursé d’office à la société dans les trente jours du dépôt du relevé de
solde. Mais la société peut également en demander l’imputation sur le premier acompte de l’exercice
suivant, soit ici au 15/03/2024, si elle connaît déjà à cette date le montant de cet excédent (cf. ligne 13 du
relevé de solde). La société peut aussi demander l’imputation de ce solde sur une échéance fiscale future
(TVA par exemple).

Relevé de solde : voir imprimé ci-après.

48 Éditions Corroy • 4 r ue de Villar s, 42000 Saint-Étienne • 04 77 79 92 46 • infos@[Link]




     


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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

               


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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

      
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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

                 


                
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8 !
Paiement par imputation
" ,  (à   " 
compléter  !
si vous    " ,
souhaitez un
utiliser #! versé d'une autre taxe pour acquitter le
 trop montant dIS)
/ !   !   (!   *B 2   !, " !    !" 4
Montant à imputer
  5  #  /!  "   !   8 ! 7   
Contribution utilisée pour limputation (saisir TVA ou TS ou TVS)
                    
Date limite de paiement
? 5   ,   #    !  2!  -  !   0 8 ! 7   *B4 
Paiement par
   télépaiement
                                           

1*8*.@; /1@* *@ &.1@A?* /A ?*/*1:* Montant à payer par télépaiement


   
 "!    5" !   =" =  " (  !!   # 
En 
cas d’excédent (case 12 
complétée)   F A !"   $;-< ! !" =
2! "   &4
   sur le premier acompte IS de lexercice suivant
Imputation


      de


Montant  l'excédent
  imputé
 !  
sur le premier    IS"
acompte   #suivant
de l'exercice   $   "   
            
Imputation sur échéance future pour un autre impôt ou taxe
 
   !        "
Montant à imputer
1/?* ?**?* 1  1/8.@?1@.
Contribution visée par limputation (saisir TVA ou TS ou TVS ou FPC ou PEC ou TA)
#     $% &       
Date limite de paiement
Demande
2   de
  remboursement
&  13  4*     % 56)+5  / 7 ! +356 ! & 8 9  8      9  8     % ,**4)6*+  /  . ,**49 (         
           
  &(  

Remboursement d'excédent de versement demandé 222 835

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LUCA
Compétences attendues Savoirs associés
Gestion du déficit fiscal dans le cadre de l’IS • Gestion des Impôt sur les sociétés (IS) • Traitement des déficits (report en
réductions et des crédits d’impôts dans le cadre de l’IS avant) • Déclaration (imprimés 2058-A et 2058-B) • Crédits
d’impôts et aides fiscales

DOSSIER 1

1. Règles générales d’imputation des déficits


Les déficits des sociétés soumises à l’IS sont imputables sur les bénéfices des exercices futurs :
- sans limitation de durée ;
- avec une limitation en montant : imputation limitée à 1 000 000 € + 50% de la fraction du bénéfice
d’imputation excédant 1M€ ; la part de déficit non imputée du fait de cette limitation est imputable sur
les bénéfices suivants dans la même limite.

2. Calcul des bénéfices fiscaux après imputation des déficits antérieurs


Les déficits cumulés à fin N, imputables en avant sans limitation de durée, sont égaux à 2 700 000 €.

Bénéfice N+1 avant imputation des déficits antérieurs 800 000


Imputation des déficits de 2 700 000 €, non limitée car inférieure 1M€ - 800 000
Résultat fiscal après imputation des déficits 0€
Déficit fiscal restant à imputer = 2 700 000 – 800 000 = 1 900 000
NB : Le bénéfice fiscal avant imputation des déficits antérieurs étant inférieur à 1M€, la limitation en montant ne
s’applique pas.

Bénéfice N+2 avant imputation des déficits antérieurs 1 300 000


Imputation des déficits de 1 900 000 € limitée à 1 000 000 + [(1 300 000 - 1 000 000) × 50%] - 1 150 000
Résultat fiscal après imputation des déficits 150 000 €
Déficit fiscal restant à imputer = 1 900 000 – 1 150 000 = 750 000
Bénéfice N+3 avant imputation des déficits antérieurs 1 700 000
Imputation des déficits de 750 000 € non limitée car inférieure à 1M€ - 750 000
Résultat fiscal après imputation des déficits 950 000 €
Déficit fiscal restant à imputer = 750 000 – 750 000 = 0
NB : Si le déficit restant à imputer avait été supérieur, il aurait pu être imputé en N+3 dans la limite de :
1 000 000 + [(1 700 000 - 1 000 000) × 50%] = 1 350 000 €.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

DOSSIER 2

1. Imputation des réductions et crédits d’IS


La réduction d’IS au titre du mécénat s’impute sur l’IS dû au titre de l’exercice de sa constatation. En cas
d’insuffisance (ou d’absence) d’IS, la fraction excédentaire de la réduction est utilisée pour le paiement de
l’IS dû au titre des 5 exercices suivants.
Le crédit d’impôt recherche est imputé sur l’IS dû par la société au titre de l’année au cours de laquelle les
dépenses de recherche ont été exposées, après prise en compte des autres crédits d’impôt. En principe, le
crédit excédentaire non imputé constitue une créance sur l’État (non imposable) qui peut être utilisée pour
le paiement de l’IS dû au titre des trois années suivant celle au titre de laquelle elle est constatée. La fraction
non utilisée à l’expiration de cette période de 3 ans est remboursée. Toutefois, pour les PME au sens
européen (CA < 50 M€ ou total bilan < 43 M€, et effectif < 250 salariés), le crédit excédentaire non imputé
peut faire l’objet d’une demande de remboursement immédiat, sans attendre le délai de 3 ans.
Le crédit d’impôt famille est imputé sur l’IS dû par la société au titre de l’année au cours de laquelle elle a
engagé les dépenses en faveur de personnel. Lorsque le montant de l’impôt est insuffisant pour imputer la
totalité du crédit d’impôt, l’excédent non imputé est restitué à l’entreprise au moyen d’une demande de
remboursement de crédits d’impôt.

2. Taxation du résultat sur la propriété industrielle


La S.A. LUCA a le choix, pour son résultat issu du régime de faveur de la propriété industrielle, entre :
- imputer le déficit N sur le résultat de 30 000 € ; dans ce cas, aucun IS n’est à payer ;
- ne pas imputer le déficit N et payer un IS en N de 30 000 × 10% = 3 000 € au titre de N.
La première solution présente l’avantage d’éviter tout paiement d’IS, mais le déficit de 30 000 € (sur
200 000 €) est imputé « euro pour euro », et procure donc une économie d’IS de 3 000 €, alors que s’il est
imputé sur un bénéfice imposable au taux normal, l’économie sera de 30 000 × 25% =7 500 €.
La seconde solution pourra donc être préférée si la SA LUCA est sûre de pouvoir imputer le déficit de
200 000 € sur les bénéfices futurs. C’est en tout cas la seconde solution qui est retenue dans la suite de
l’exercice.

3. Imputations possibles du déficit et des réductions et crédits d’IS sur les résultats fiscaux
de N+1 à N+6

N+1 N+2 N+3 N+4 N+5 N+6


- Résultat scal 0 45 55 112 147 120
- Imputation du décit N(1) - - 45 - 55 - 100(5) - -
- Résultat après imputation du décit N 0 0 0 12 147 120
- IS à 25% 0 0 0 3 36,75 30
- Régime de faveur des brevet (10%) - - 40 - - -
- Imputation du décit N -
- PV à LT après imputation du décit N - - 40(3) - - -
- IS à 10% 4
- IS total 0 0 4 3 36,75 30
- Réduction d’IS mécénat N - - -4 -3 - 0,2(6) -
- Crédit d’impôt recherche(4) -
- Crédit d’impôt famille(2)
- IS total net 0 0 0 0 36,55 30
(1) L’imputation du déficit n’est pas soumise à la limitation en montant, puisqu’il n’excède pas 1 M€.
(2) Le crédit d’impôt famille est remboursable dès le 15/05/N+1 dans le cadre de la liquidation de l’IS de l’exercice N.
(3) La réduction d’impôt au titre du mécénat est utilisée en premier car elle est uniquement imputable jusqu’à la fin de N+5.
(4) Le CIR est demandé en remboursement à lin de la3ème année d’imputation soit en N+4.
(5) À fin N+3, le déficit N de 200 K€ a été imputé sur les bénéfices N+2 (45), et N+3 (55) ; il reste donc à imputer en N+4 :
200 – 45 – 55 = 100 K€ de déficit N.
(6) La réduction d’IS mécénat N peut être imputée sur l’IS dû jusqu’en N+5. Son imputation en N+6 aurait été impossible,
et l’éventuelle réduction non imputée à fin N+5 aurait été perdue.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

4. Imprimés 2058-A et 2058-B

Formulaire obligatoire (article 53 A


9 DÉTERMINATION DU RÉSULTAT FISCAL DGFiP N° 2058-A 2021
du Code général des impôts)

III. RÉSULTAT FISCAL TOTAL II XH


-G8GO.07948= XI 112000
$G=?6>,>O=.,6,@,8>47:?>,>498/0=/GO.4>=<0:9<>,-60=
{ /GO.4>7948= XJ
GO.4>/060A0<.4.0<0:9<>G08,<<4H<008><0:<4=0=F6% ZL

GO.4>=,8>G<40?<=47:?>G==?<60=<G=?6>,>=/060A0<.4.008><0:<4=0=F6% XL 100000
RÉSULTAT FISCAL BÉNÉFICE (ligne XN) ou DÉFICIT reportable en avant (ligne XO) XN 12000 XO
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.

DÉFICITS, INDEMNITÉS POUR CONGÉS À PAYER


Formulaire obligatoire (article 53 A
10 ET PROVISIONS NON DÉDUCTIBLES
DGFiP N° 2058-B 2021
du Code général des impôts)

Désignation de l'entreprise : Essai


Néant *

I. SUIVI DES DÉFICITS


IO39BA@5AB1<BH@5>=@B5@1CB9B@545:5E5@3935>@I3I45<B  K4 100000
IO39BAB@1<A6I@IA45>:59<4@=9B1@B   4C K4bis Nombre d’opérations sur l’exercice (2) K4ter

IO39BA9;>CBIAB=B1::97<5A-5B-!4CB12:51C  K5 100000


IO39BA@5>=@B12:5A4966I@5<35  29A  K6

IO39B45:5E5@3935B12:51C :97<5-$ YJ

5. Changement d’activité et déficits fiscaux


Il existe une exception à la règle de report en avant illimité dans le temps des déficits. Le droit au report en
avant est perdu dans 2 cas :
- changement d’objet social ou d’activité réelle (art. 221.5 du CGI),
- changement de régime fiscal, lorsqu’une société cesse d’être soumise à l’IS pour relever des BIC.
C’est justement pour éviter que n’existent des opérations du type de celle qu’envisage le président de la S.A.
LUCA que la règle de perte du droit au report a été votée (en 1985) pour les changements d’activité réelle ou
d’objet social. Ici, le déficit de 200 000 € de l’exercice N serait purement et simplement non imputable sur
les bénéfices futurs de la SA LUCA.
NB : peu avant le vote de cette règle en 1985, s’était mis en place un « marché des sociétés déficitaires », lesquelles
avaient une « valeur vénale » du fait de l’économie d’IS qu’elles pouvaient générer pour l’acquéreur qui y lo-
geait des activités bénéficiaires. Cette pratique a donc maintenant disparu.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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VAPORETTE
Compétences attendues Savoirs associés
Gestion du déficit fiscal dans le cadre de l’IS Traitement des déficits (report en arrière et en avant des déficits)

1. Raisons qui justifient que l’entreprise VAPORETTE bénéficie du taux d’imposition réduit
des PME
Pour bénéficier du taux d’imposition réduit de 15%, une société soumise à l’IS doit remplir les conditions
suivantes :
- le CAHT est inférieur à 10 millions € ;
- le capital social doit être entièrement libéré ;
- le capital social doit être détenu à au moins 75% par des personnes physiques (ou par une société
appliquant ce critère).
La société VAPORETTE peut bénéficier du régime d’imposition à taux réduit des PME car elle est soumise à
l’IS car :
- son CAHT de 5 200 000 € est inférieur à 10 000 000 € ;
- son capital est entièrement libéré ;
- son capital est détenu à 100% par M. LIN.

2. Bénéfice d’imputation de l’année 2022 – Distinction entre bénéfice d’imputation au taux


de 25% et bénéfice d’imputation au taux de 15% - Hypothèse la plus favorable
Hypothèse la plus favorable pour la SASU VAPORETTE : la société doit maximiser le bénéfice
d’imputation au taux de 25% dans le respect de la règlementation en vigueur. Ainsi :
- les dividendes sont retirés en priorité du bénéfice d’imputation au taux de 15% (liberté offerte par le CGI) ;
- les réductions d’impôt sont réparties entre le bénéfice d’imputation à 15% et 25% proportionnellement à
l’impôt payé à chaque taux (Obligations précisées par le CGI).

Bénéce d'imputation Bénéce d'imputation


au taux de 15% au taux de 25%

Bénéce scal 38 120 59 880

Dividendes versés 20 000


(1) (2)
Répartition de la réduction d'impôt entre les taux d'IS 553 1 447
(3) (4)
Bénéce payé au moyen de réduction d'impôt 3 687 5 788
(5)
Bénéce non distribué payé au moyen de réduction d'impôt 1 753 5 788
(6)
Bénéce d'imputation 16 367 54 092
(1) 509 = 2 000 * 38 120 * 0,15 / (38 120 * 0,15 + 59 880 * 0,25).
(2) 1 491 = 2 000 * 59 880 * 0,25 / (38 120 * 0,15 + 59 880 * 0,25).
(3) 3 687 = 553/0,15.
(4) 5 788 = 1 447/0,25.
(5) 3 687 *(38 120 – 20 000) / 38 120.
(6) 38 120 – 20 000 – 1 753.

3. Montant de la créance d’IS en retenant l’hypothèse la plus favorable pour VAPORETTE -


Traitement comptable et le sort fiscal de cette créance
Hypothèse la plus favorable pour la SASU VAPORETTE : la société doit maximiser le report en arrière sur
le bénéfice d’imputation au taux de 25% qui permet une créance d’IS plus importante.
Le déficit de 51 000 € de l’exercice 2023 peut intégralement être reporté sur le bénéfice d’imputation 2022 au
taux de 25%.
La créance née du report en arrière des déficits s’élève donc à 51 000 * 0,25 = 12 750 €.
Cette créance est enregistrée comptablement dans un compte 699 (compte de charge créditeur) et elle
constitue un produit non imposable qui doit donc être déduit extra-comptablement.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

La créance d’IS peut être :


- utilisée pour payer le solde d’IS ou les acomptes d’IS ;
- mobilisée auprès d’un établissement financier en loi DAILLY.
La créance d’IS ne peut pas être utilisée pour payer la contribution sociale.
Au bout de 5 années, la créance peut être utilisée pour payer un autre impôt ou elle est remboursée par l’État.

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DETER
Compétences attendues Savoirs associés
Schématisation du mécanisme d’imposition des sociétés soumises Sociétés de personnes • Régimes d’imposition • Plus et moins-
à l’IR • Qualification des plus ou moins-values professionnelles et values • Spécificités des petites entreprises
identification des différents traitements fiscaux applicables dans le
cadre des sociétés soumises à l’IR • Détermination du résultat
fiscal des sociétés soumises à l’IR

1. Régime fiscal et régime d’imposition


La SNC est de plein droit « transparente » fiscalement : cela signifie que le résultat fiscal déterminé à son niveau
ne fait pas l’objet d’une imposition à son niveau. Ce résultat fiscal est réparti entre les associés au prorata de
leurs droits dans le capital de la société, et ce sont eux qui sont redevables de l’impôt correspondant :
• lorsque les associés sont des personnes physiques, ils paient l’IR sur le résultat de la SNC, dans la ca-
tégorie correspondant à la nature de l’activité (BA, BNC ou BIC) ;
• lorsque les associés sont des personnes morales soumises à l’IS, elles paient l’IS sur le résultat de la
SNC (et dans ce cas la quote-part de résultat revenant à ces associés doit être déterminée selon les
règles de l’IS lorsqu’elles diffèrent de celles appliquées par la SNC).
La SNC peut toutefois opter pour l’IS. Depuis les exercices clos à compter du 31/12/2018, cette option pour
l’IS est révocable dans un délai de 5 années. Si l’option pour l’IS n’est pas dénoncée, elle devient alors
irrévocable.
La SNC DETER exerçant une activité industrielle, son résultat est déterminé selon les règles des BIC.
Elle est détenue par 2 personnes physiques : celles-ci sont donc redevables de l’IR sur ses résultats.
Le régime d’imposition est déterminé en tenant compte des recettes de la SNC (et non des recettes de ses
membres). La SNC DETER réalisant un CA HT (hors recettes exceptionnelles liées par exemple aux cessions
d’immobilisations) compris en 2022 entre 188 700 € et 840 000 €, elle relève en 2023 du régime simplifié.
NB : ces seuils de 188 700 € et 840 000 € sont ceux applicables de 2023 à 2025. Ils sont revalorisés tous les 3 ans
(prochaine revalorisation en 2026).

S’agissant des modalités de détermination du résultat, lorsque les associés sont des personnes physiques et
que la nature de l’activité relève des BIC, le résultat doit être établi en faisant abstraction des produits et
charges qui ne proviennent pas de l’activité exercée à titre professionnel (cf. article 155, II du CGI,
suppression des effets de la théorie du bilan). Exemple : les produits et charges relatifs à un immeuble non
affecté à l’exercice de l’activité professionnelle doivent être respectivement déduits et réintégrés du
résultat imposable, et sont imposés en tant que revenus fonciers et non en tant que BIC.
Exception : cette imposition séparée ne s’applique pas dans 2 cas :
1) si ces produits et charges proviennent d’une activité (agricole ou non commerciale) accessoire à l’activité
BIC ;
2) si ces produits n’excèdent pas 5% des produits totaux.
S’agissant des plus-values, la SNC DETER relève du régime des plus et moins-values professionnelles.
Mais la moyenne de ses recettes d’exploitation HT des 2 derniers exercices étant comprise entre 250 000 et
350 000 € [(280 000 + 320 000) / 2 = 300 000 €], et l’activité étant exercée depuis plus de 5 ans, seule une
fraction des PV ainsi déterminées est imposable ; cette fraction est ainsi calculée :
montant des recettes excédant 250 000 euros
Fraction de PV imposable = PV ×
350 000 - 250 000

2. Calcul des plus et moins values fiscales


1) Cession de biens réévalués
Les plus-values de réévaluation ayant été imposées en 2013 (puisqu’il s’agit d’une réévaluation libre), c’est la
valeur comptable réévaluée dont il faut tenir compte pour calculer la plus-value fiscale en 2023.
Terrain :
Prix de cession - valeur comptable réévaluée = PV
70 000 - 40 000 = 30 000 PVLT
Les PVLT sur les actifs immobiliers affectés à l’exploitation des entreprises relevant des BIC (entreprises
individuelles ou sociétés de personnes) bénéficient d’un abattement pour durée de détention égal à 1/10 de
la PV par année de détention au-delà de la 5e, soit une exonération totale après 15 ans de détention.
Terrain détenu depuis 9 ans et 5 mois (depuis la réévaluation), d’où abattement = 30 000 × 4/10 = 12 000 €
et PVLT taxable= 18 000 €.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

Constructions :
Lors de la réévaluation, la valeur nette des constructions a été portée à 140 000 €.
Or, à fin 2013, cette valeur était égale à : Valeur brute 100 000
- Amortissements (100 000 / 50 × 11 ans) - 22 000
Valeur nette comptable à fin 2013 78 000
L’écart de réévaluation libre s’est donc élevé à 140 000 – 78 000 = 62 000 €. La valeur brute des constructions
a donc été portée à 100 000 + 62 000 = 162 000 € et les amortissements sont restés inchangés à 22 000 €.
Au 01/04/2023, les amortissements s’élèvent donc à
- Amortissements à fin 2013 22 000
- Amortissements depuis 2013 sur la nouvelle valeur nette de 140 000 × 0,02 × 9,25 = 25 900
Total des amortissements 47 900
D’où PV = 200 000 – (162 000 – 47 900) = 85 900 dont 47 900 € de PV CT (à concurrence des amortissements)
38 000 € de PV LT
Constructions détenues depuis 9 ans et 5 mois, d’où abattement de 38 000 × 4/10 = 15 200 € et PVLT taxable
= 22 800 €.

2) Cession de brevets et concessions de licences d’exploitation


Réforme de l’imposition des brevets à compter du 1er janvier 2019.
a) Cession de brevets acquis à titre onéreux : elle bénéficie du régime de faveur de la propriété industrielle
(à la condition qu’il n’existe pas de lien de dépendance entre cédant et cessionnaire)
- Si le brevet est acquis à titre gratuit ou mis au point par l’entreprise : le régime de faveur est applicable.
- Si le brevet est acquis à titre onéreux, ce qui est le cas ici :
• Si durée de détention  à 2 ans : régime de faveur applicable.
• Si durée de détention < à 2 ans : le régime de faveur n’est pas applicable.
Résultat imposable à l’IS « classique » = 12 000 € (brevet acquis en 2022).
Résultat imposable au régime de faveur de la propriété industrielle à 10% = 18 000 € (brevet acquis en 2015).
b) Concessions de licences d’exploitation
Le régime de faveur de la propriété industrielle au taux de 10% s’applique aux concessions et sous-
concessions de licences d’exploitation :
- régime de faveur ne s’applique que pour les brevets, inventions brevetables, perfectionnements de
brevets ou d’inventions brevetables, procédés de fabrication et pour les logiciels ; il ne s’applique pas aux
concessions de licence de marques ;
- le régime des PVLT s’applique au résultat net de la concession, c’est-à-dire (redevances - charges de la
concession).
Résultat éligible au régime de faveur = 20 000 + (30 000 – 5 000) + (15 000 – 3 000) = 57 000 €.

3) Cession d’un contrat de crédit-bail portant sur un bien mobilier


Lorsque le contrat a été souscrit il y a au moins 2 ans, la cession d’un contrat de crédit-bail bénéficie du
régime des plus-values professionnelles. La plus-value réalisée est à court terme à concurrence des
amortissements que l’entreprise cédante aurait pu pratiquer selon le mode linéaire si elle avait été
propriétaire du bien, le surplus est une plus-value à long terme.
Ces amortissements sont :
- déterminés à partir du prix d’acquisition du bien par le bailleur diminué du prix de levée d’option d’achat
prévu au contrat ;
- calculés selon le mode linéaire sur une durée égale à celle du contrat (ici 10 ans) pour la durée de
détention du contrat par le cédant (ici 4 ans).
La plus-value réalisée est égale au prix de cession du contrat soit 18 000 € (si le contrat de crédit-bail avait été
acquis auprès d’un précédent titulaire, son prix d’acquisition aurait été déduit du prix de cession pour
déterminer la plus-value). Elle se décompose en une :
35 000 - 1 800
- Plus-value à court terme pour : ×4 = 13 280 € PVCT
10
- Plus-value à long terme pour : 18 000 – 13 280 = 4 720 € PVLT

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4) Non restitution d’emballages immobilisés
Les profits (ou pertes) résultant de la cession d’emballages consignés immobilisés sont soumis au régime
des plus ou moins-values d’actif. La fraction non restituée de chaque lot est calculée à proportion du nombre
d’emballages réputés vendus par rapport au nombre total des emballages inscrits à l’actif du bilan.
Nb emballages non Amortissement au VNC au
Valeur brute Prix de vente
restitués 31/12/2023 31/12/2023

1er lot 30 × (300/1 000) = 9 9 × 500 = 4 500 € 4 500 × 20% × 3,5 = 3 150 1 350 9 × 600 = 5 400

2e lot 30 × (700/1 000) = 21 21 × 550 = 11 550 € 11 550 × 20% × 1,25 = 2 888 8 662 21 × 600 = 12 600

5) Cession d’un matériel ayant fait l’objet de la déduction exceptionnelle de 40%


Tableau d’amortissement
Pour les entreprises soumises à l’IS ou à l’IR (en BIC ou BA) selon un régime réel d’imposition, une
déduction exceptionnelle peut être pratiquée, de manière extra-comptable, relative à certains biens
d’équipement acquis ou fabriqués du 15/04/2015 au 14/04/2017 et ouvrant droit à l’amortissement dégressif
(exemples : matériels et outillages utilisés pour des opérations industrielles de fabrication ou de trans-
formation –hors matériel roulant–, matériels de manutention, installations destinées à l’épuration des eaux
et à l’assainissement de l’atmosphère, matériels et outillages utilisés à des opérations de recherche
scientifique ou technique).
La déduction, égale à 40% de la valeur d’origine, est répartie linéairement sur la durée normale d’utilisation
des biens (elle est optionnelle).
Lorsque le bien ayant donné lieu à la déduction exceptionnelle de 40% est cédé avant le terme de la période
de répartition de cette déduction, celle-ci reste acquise, mais seulement à hauteur des montants déduits,
calculés prorata temporis pour l’exercice de cession.
La déduction exceptionnelle n’a pas d’incidence sur le calcul du résultat de cession (PV ou MV).
Suramortissement déduction
Amortissement dégressif
extra-comptable
Année Base Taux Annuité Base Annuité
2020 300 000,00 35,00% 70 000,00 300 000,00 16 000,00
2021 230 000,00 35,00% 80 500,00 300 000,00 24 000,00
2022 149 500,00 35,00% 52 325,00 300 000,00 24 000,00
2023 97 175,00 50,00% 24 293,75 300 000,00 12 000,00

PV = 280 000 – (300 000 – 70 000 – 80 500 – 52 325 - 24 293,75) = 207 118,75 € PV CT arrondie à 207 119 €.

Les déductions exceptionnelles de 52 000 € constatées extra-comptablement au titre de 2020, 2021, 2022 et
2023 ne sont pas remises en cause et n’impactent pas la PV CT de 207 500 €.

6) Cession de biens dont l’amortissement a été irrégulièrement différé


La plus-value ou moins-value est calculée en tenant compte des amortissements déductibles. Le montant
des amortissements irrégulièrement différés (donc non comptabilisés) forme automatiquement une plus-
value à court terme sinon cela reviendrait à la rendre déductible lors de la cession).

Prix de cession 300


Valeur d’origine du mobilier de bureau 550
- Amortissements comptabilisés (fiscalement déductibles) - 200
Valeur nette - 350
MVCT - 50
PVCT = amortissement irrégulièrement différé + 55
PVCT nette +5

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DELOR
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification des plus ou moins-values professionnelles et Sociétés de personnes • Régimes d’imposition • Plus et moins-
identification des différents traitements fiscaux applicables dans le values • Détermination et déclaration du résultat fiscal (imprimés
cadre des sociétés soumises à l’IR • Détermination du résultat 2058-A, 2031) • Détermination de la quote-part des résultats de
fiscal des sociétés soumises à l’IR • Détermination de la quote- chaque associé • Centres de gestion agréés
part du résultat fiscal revenant à chaque associé • Calcul de
l’impôt sur le revenu

1. Régime d’imposition
Le régime d’imposition en 2023 est le réel normal (BIC) car le chiffre d’affaires hors taxes 2022 est supérieur
à 840 000 € (ventes de marchandises).

2. Régime des plus-values


La société relève du régime des plus-values professionnelles puisque la moyenne de ses chiffres d’affaires
HT des deux exercices précédents [(860 000 + 850 000) / 2 = 855 000] est supérieure à 350 000 €.
COURT TERME LONG TERME COURT TERME ÉTALÉ
MV PV MV PV PV
(1)
Terrain à batir
Destruction entrepôt 82 000(2)
(3)
Mise au rebut de la camionnette 400
Mobilier de bureau 500
Actions(4) 11 300
Dotation à la dépréciation des
700
titres immobilisés
400 500 700 11 300 82 000
100 PVnCT 10 600 PVnLT Possibilité d’étalement
Imposable au taux sur une durée détermi-
unique de 12,8% née en fonction de la
Possibilité d’étalement durée moyenne pondé-
(+ CSG 9,9% + CRDS
sur 3 ans. rée des amortissements
0,5% + Prélèvement
social 6,8% - voir cas déjà pratiqués limitée à
TURBIE) 15 ans

(1) Il ne s’agit pas d’un bien affecté à l’exploitation : la PV correspondante ne relève pas des PV professionnelles mais
des PV privées.
(2) Ne relève du régime des plus-values professionnelles que l’indemnité compensant la disparition d’une
immobilisation.
(3) 0 - (8 000 - 8 000 × 10% × 9,5) = - 400 (moins-value toujours à court terme pour les biens amortissables).
(4) Toutes les cessions d’actions sont soumises au régime des PV à CT et LT, puisqu’il s’agit d’une société relevant des
BIC. Les actions sont affectées à l’activité professionnelle.

3. Détermination du résultat fiscal


Frais généraux
- Location en crédit-bail : concernant les voitures particulières, si la location est supérieure à 3 mois (ou
inférieure à 3 mois mais renouvelable), la part du loyer correspondant à l’amortissement du véhicule est
déductible dans la même limite que celle appliquée aux amortissements des véhicules particuliers dont
l’entreprise est propriétaire. Donc ici :

(21 300 – 9 900) × 20% × 6/12= 1 140 € à réintégrer

- Frais de chasse : ils constituent des charges « somptuaires » exclues des charges déductibles : 9 400 € à
réintégrer.
- Frais de parrainage : ils sont considérés fiscalement comme des dépenses de publicité ouvrant droit à
déduction s’ils sont exposés dans l’intérêt direct de l’activité de l’entreprise. Ici c’est le cas, donc rien à faire.

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- Cadeaux d’entreprise : ils sont déductibles s’ils ne relèvent pas d’un acte anormal de gestion. Ici, ce n’est
pas le cas : 400 € à réintégrer.
(On a volontairement négligé ici le problème de la TVA, mais il est bon de se rappeler que 400 est TTC car
la TVA sur cadeaux de plus de 73 € n’est pas déductible).
- Frais afférents à l’appartement loué à Mr Jean CARADEC : activité non professionnelle mais dont les
produits < 5% des produits totaux ; les frais sont donc déductibles.
Voir toutefois la déduction de l’amortissement de l’appartement ci-après.
Impôts et taxes
- Taxe sur les véhicules de sociétés : normalement déductible dans les sociétés non soumises à l’IS.
- Taxe foncière : elle concerne un immeuble figurant à l’actif du bilan de la société affecté à une activité non
professionnelle mais dont les produits < 5% des produits totaux : elle est donc déductible.
Voir ci-après l’amortissement de l’appartement loué à Mr Jean CARADEC.
- Amendes et pénalités : quelle que soit leur nature, elles sont non déductibles : 120 €, 750 € et 650 € à réintégrer.
Charges de personnel
- Rémunération du conjoint d’un associé : depuis le 1er janvier 2019, la rémunération du conjoint de
l’associé est entièrement déductible, peu importe le régime matrimonial et l’adhésion ou non à un CGA.
Comme pour tous les autres salariés, le travail doit être effectif et la rémunération non excessive. Aucun
montant ne doit donc être réintégré.
- Rémunération du gérant associé : elle n’est pas déductible car elle est assimilée à une modalité de
répartition du bénéfice social. Le gérant devra la reporter sur sa déclaration des revenus dans la catégorie
correspondant à la nature de l’activité de la société. Ici il s’agit de la catégorie « bénéfices industriels et
commerciaux » : 39 515 € à réintégrer.
- Les cotisations sociales obligatoires (régimes de base et complémentaire) sont déductibles (sans
limitation).
Les cotisations et primes versées par les exploitants ou associés d’une société de personnes à une société
mutualiste ou une compagnie d’assurances pour se prémunir contre des risques non couverts par les
régimes légaux, sont admises en déduction des bénéfices professionnels (dans la limite d’un plafond).
Toutefois, ces cotisations sont déductibles de la quote-part de résultat imposable de l’associé concerné,
et non au niveau du résultat de la société. Elles doivent donc être réintégrées à ce stade pour être déduites
de la part de résultat revenant à Mr Jean CARADEC. 8 000 + 1 500 = 9 500 € à réintégrer.
- Abondement au PERCO : il s’agit des versements faits par l’entreprise sur le PERCO, ces versements
sont déductibles du résultat imposable (aux BIC ou à l’IS).
NB : Les sommes sont indisponibles pour les salariés jusqu’à leur retraite.

Charges financières
- Intérêts des comptes courants d’associés : la déduction est soumise à deux limitations dans les sociétés
relevant du régime de l’IR :
• première limitation : le taux maximum des intérêts déductibles est égal au TMP à taux variable.
Taux supposé pour l’année 2023 : 2%.
(5% - 2%) × 300 000 × 10/12 = 7 500
(5% - 2%) × 240 000 × 2/12 = 1 200
Intérêts excédentaires : 8 700 € à réintégrer
• deuxième limitation : le capital doit être entièrement libéré. C’est le cas ici.
Amortissements
- La dotation 2022 de 2 800 € (14 000 × 1/5) a été irrégulièrement différée puisque la règle de
l’amortissement linéaire cumulé n’a pas été respectée.
- Cet amortissement irrégulièrement différé est définitivement non déductible. En pratique, la
constatation fiscale de cette non-déductibilité s’effectue lors du rattrapage comptable de
l’amortissement.
Ici, la charge d’amortissement 2023 de 5 600 € (2 annuités de 2 800 €) est non déductible à hauteur de
2 800 €, d’où 2 800 € à réintégrer.
- Amortissement de l’appartement loué (dont les produits, bien que non professionnels, restent compris
dans le BIC puisqu’ils représentent moins de 5% des produits totaux) : s’agissant d’un contrat de location
conclu par une société de personnes et portant sur un bien situé dans l’Union européenne,
l’amortissement est déductible (art. 39-C du CGI) dans la limite du triple du loyer. Cette limitation n’est
applicable que pendant les 36 premiers mois de la location (soit ici jusqu’au 31/12/2025). La location étant
consentie au profit d’un dirigeant, le loyer est majoré de l’avantage en nature déclaré (cf. art 32 de
l’annexe 2 au CGI).
Limite de déductibilité de l’amortissement = (600 + 500) × 12 × 3 = 39 600 €.
Puisque 8 000 < 39 600, l’intégralité de l’amortissement est déductible.

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Dépréciations et charges à payer
- Charges à payer pour pensions de retraite : du point de vue comptable les entreprises peuvent constituer
cette provision sous certaines conditions, mais fiscalement elles sont non déductibles. Les pensions de
retraite ne sont déductibles qu’au fur et à mesure de leur exigibilité c’est-à-dire lors du départ à la retraite
du salarié : 12 000 € à réintégrer.
- Dépréciation pour créances douteuses : lorsque l’entreprise est en mesure de déterminer des provisions
pour créances douteuses de façon satisfaisante en fonction des données statistiques des années
précédentes, elles sont déductibles du point de vue fiscal. Donc rien à faire.
- Dépréciation des titres immobilisés : ces dépréciations ne sont pas déductibles des résultats imposables
au taux normal : elles suivent le régime des MVLT (car il s’agit d’une société relevant des BIC) et doivent
donc être réintégrées pour être imputées sur les PVLT (cf. tableau des plus et moins-values).
Produits
- Dividendes perçus : en tant que revenus mobiliers sur titres affectés à l’activité professionnelle, ils
peuvent, dans les sociétés relevant des BIC, être retranchés du résultat de l’exercice et déclarés par
chaque associé (pour sa quote-part) au titre des revenus mobiliers. D’où : 6 000 € à déduire. Cette
possibilité (qui est une obligation pour les dividendes sur titres non affectés à l’activité professionnelle)
présente l’avantage de permettre au contribuable de bénéficier de l’imposition de ces dividendes au PFU.
- Indemnité d’assurance : les indemnités d’assurance perçues à la suite d’un sinistre ayant détruit des
immobilisations sont soumises au régime des plus-values d’actif pour la part compensant la disparition
d’un élément de l’actif immobilisé. Si l’indemnité compense la disparition de stocks, elle constitue un
profit d’exploitation imposable au taux normal.
• part de l’indemnité couvrant la disparition de l’entrepôt. L’indemnité est assimilée au prix de cession
soit 82 000 € (159 000 – 77 000), la VNC est nulle donc : PVCT 82 000 € (cf. tableau des plus et
moins-values ci-avant) ;
• part couvrant la disparition des stocks : rien à faire.
Mécénat (pour un exposé détaillé du régime, voir cas CREDIT)
- Ce don n’est pas déductible du résultat imposable. Il ouvre droit à une réduction d’IR qui sera ici répartie
entre les associés au prorata de leurs droits.
Réduction d’IR = 60% × 4 500 limité à 0,5% × 805 0000 € ou 20 000 €, les 4 500 € de dons ouvrent donc
droit à déduction. Soit 4 500 * 60% = 2 700 de réduction d’IR.
4 500 € à réintégrer.

Finalement : Bénéce scal : Déduct° Réintég°

2/3 de la plus-value nette à court terme étalée sur 3 ans 67


(1)
10/10 de la plus-value nette à court terme étalée sur 10 ans (1) 82 000 La période d’étalement est
Plus-value nette à long terme 10 600 déterminée en fonction de
Plus-value sur terrain à bâtir (PV privée) 21 000 la durée moyenne pondérée
Location crédit-bail 1 140 (si plusieurs biens immobili-
Frais de chasse 9 400 sés concernés) des amortis-
Cadeaux 400 sements déjà pratiqués à rai-
Amendes 120 son des biens expropriés ou
Pénalité de retard de paiement 750 sinistrés. Cette durée
Amende concurrence 650 moyenne est limitée à 15
Rémunération du gérant associé 39 515 ans. Ici :
Cotisations sociales gérant 9 500 amortissements pratiqués =
Intérêts excédentaires de compte courant 8 700 10 ans,
Amortissement 2022 irrégulièrement différé 2 800 donc étalement = 10 ans
Provisions pour pensions de retraite 12 000 Mais l’étalement se fait à
Dividendes perçus 6 000 compter de l’exercice sui-
Dons organisme de recherche 4 500 vant la réalisation de la plus-
value.
119 667 89 475

Résultat fiscal : 115 185 + 89 475 – 119 667 = + 84 993 imposable au titre des BIC.

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4. Part à déclarer par chaque associé


a) Au titre des BIC
Sont considérés comme ayant été prélevés par anticipation les rémunérations (y compris les avantages en
nature lorsqu’ils sont comptabilisés – ce qui n’est pas une obligation) non déductibles, les intérêts de
compte courant excédentaires et tout avantage consenti à un seul associé :
M. Jean CARADEC : 39 515 (rémunération et avantage en nature)
M. Jean CARADEC 9 500 (cotisations sociales)
M. Bertrand CARADEC : 8 700 (intérêts non déductible)
57 715
Donc le bénéfice fiscal restant à partager est de : 84 993 – 57 115 = 27 278
À déclarer au titre des BIC :
- M. Jean CARADEC (27 278 × 40%) + 39 515 + 9 500 = 59 926,20 arrondi à 59 926
- M. Bertrand CARADEC (27 278 × 30%) + 8 700 = 16 883,40 arrondi à 16 883
- M. Michel CARADEC (27 278 × 30%) = 8 183,40 arrondi à 8 183
84 993,00
NB : M. Jean Caradec pourra, lorsqu’il reportera sa quote-part de résultat sur sa déclaration de revenus
(n° 2042C), déduire les cotisations sociales. Il déclarera donc 59 926 – 9 500 = 50 426 (les charges déduites de
la quote-part de résultat doivent être détaillées dans le cadre « autres renseignements » de la déclaration
n° 2042).

b) Au titre des revenus de capitaux mobiliers


Revenus de
Dividendes d’actions
créances

- M. Jean CARADEC 6 000 × 40% = 2 400 à déclarer


- M. Bertrand CARADEC 6 000 × 30% = 1 800 à déclarer 5 800(*)

- M. Michel CARADEC 6 000 × 30% = 1 800 à déclarer


6 000
(*) (300 000 × 2,00% × 10/12) + (240 000 × 2,00% × 2/12)

c) Au titre des plus-values à long terme


Plus-value

- M. Jean CARADEC 10 600 × 40% = 4 240


- M. Bertrand CARADEC 10 600 × 30% = 3 180

- M. Michel CARADEC 10 600 × 30% = 3 180

10 600

d) Au titre des traitements et salaires


Foyer Bertrand CARADEC : le salaire perçu est imposable, sous déduction des cotisations sociales (on ne
tient pas compte de la CRDS et de la CSG non déductible pour le calcul du salaire imposable) : 11 810 €.
e) Au titre des imputations possibles
Réduction d’IR mécénat

- M. Jean CARADEC 2 700 × 0,4 = 1 080


- M. Bertrand CARADEC 2 700 × 0,3 = 810

- M. Michel CARADEC 2 700 × 0,3 = 810

2 700

f) Au titre des plus-values privées


Plus-value

- M. Jean CARADEC 21 000 × 40% = 8 400


- M. Bertrand CARADEC 21 000 × 30% = 6 300

- M. Michel CARADEC 21 000 × 30% = 6 300

12 000

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

5. Revenu imposable de chaque associé


Foyer
Jean Michel
Bertrand
CARADEC CARADEC
CARADEC
BIC
- Part de bénéce attribuée 59 926 16 883 8 183
- Frais professionnels déductibles (cotisations sociales) - 9 500
BIC imposable 50 426 16 883 8 183

Plus-values à long terme


- Part de PVLT attribuée 4 240 3 180 3 180
PVLT imposable (IR à 12,8%) 4 240 3 180 3 180

Plus-values privée (terrain à bâtir)


- -Part de PV attribuée 8 400 6 300 6 300

Revenus de capitaux mobiliers (RCM)


- -Dividendes imposables au PFU (IR à 12,8%) 2 400 1 800 1 800
- -Autres revenus de capitaux mobiliers 5 800

Traitements et salaires
- Salaire net imposable 11 810
- Déduction des frais professionnels - 1 181
Traitements et salaires imposables 10 629

Total revenu imposable selon le barème progressif 50 426 27 512 8 183


Total plus-value imposable au taux proportionnel de 12,8% 4 240 3 180 3 180
Total plus-value privée imposable au taux proportionnel de 19% 8 400 6 300 6 300
Total RCM imposables au PFU de 12,8% 2 400 7 600 1 800
Imputations à opérer sur l’IR :
- Réduction d’IR mécénat 1 080 810 810

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit
UE 4 •Droit
fiscal fiscal Corrigé

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CRÉDIT
Compétences attendues Savoirs associés
Analyse des réductions et des crédits d’impôts accordés aux Les crédits d’impôt et les aides fiscales • Crédit d’impôt
entreprises recherche • Réduction d’impôt mécénat

DOSSIER 1

1. Option pour le crédit d’impôt recherche


L’option pour le crédit d’impôt recherche est annuelle. Elle résulte de la souscription de la déclaration
n°2069-A-SD, qui doit donc être déposée au titre des exercices 2021, 2022 et 2023.

2. Tableau de calcul des dépenses de recherche

2021 2022 2023

- Dotations aux amortissements déductibles relatives aux


immobilisations directement affectées à la recherche 10 057 10 057 10 057

- Dépenses de personnel hors jeune docteur (1) 180 000 48 531 22 308
- Dépenses de personnel « jeune docteur »(2) 80 000 80 000
- Autres dépenses de fonctionnement (3) 84 943 108 411 97 135
- Dépenses de recherche conée à un organisme public (4) 4 000 7 000
- Dotation aux amortissements du brevet (10 000 × 20%) 2 000
- Réunion de normalisation : (retenir la moitié de leur montant)
• dépenses de personnel 500
• autres dépenses (30% des dépenses de personnel) 150
- Dépenses de défense des brevets (5) 1 001 1 500

TOTAL DES DÉPENSES DE RECHERCHE 275 000 € 252 000 € 220 650 €

(1) Les dépenses relatives au personnel de soutien (secrétariat, entretien des équipements par exemple) sont exclues
des dépenses de recherche. Les dépenses de personnel de jeune docteur sont traitées à part.
(2) Les dépenses de personnel liées à la première embauche de personnes titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme
équivalent sont retenues pour le double de leur montant pendant les 24 premiers mois suivant leur recrutement.
(3) Les dépenses de fonctionnement sont évaluées, à la somme de :
43% des dépenses de personnel hors jeune docteur et 200% des dépenses « jeune docteur » pour les deux premières
années.
+ 75% des dotations aux amortissements des immobilisations affectées aux activités de recherche
soit en 2021 : (43% × 180 000) + (75% × 10 057)
soit en 2022 : (43% × 48 531) + (200% × 40 000) + (75% × 10 057)
soit en 2023 : (43% × 22 308) + (200% × 40 000) + (75% × 10 057)
(4) Les dépenses de recherche confiée à des organismes de recherche publics, des universités ou centres de recherche
sont prises en compte pour le double de leur montant (et plafonnées à 3 fois le montant des autres dépenses de
recherche).
(5) Les dépenses de défense des brevets et de veille technologique sont prises en compte dans la limite de 60 000 € par
an.

3. Calcul des crédits d’impôt recherche 2021 à 2023


Le CIR est calculé en appliquant un taux au montant des dépenses de recherche de l’année. Il n’est pas
plafonné.
CIR = Taux × Dépenses de recherche
Taux CIR
Dépenses de 0 à 100 M€ 30%
Dépenses à compter de 100 M€ 5%

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

2021 2022 2023


Base de CIR 275 000 252 000 220 650
CIR = 30% × base 82 500 75 600 66 195

4. a) Hypothèse 1 : SNC relevant des BIC et qualifiée de PME


Le crédit d’impôt recherche est transféré aux associés au prorata de leurs droits.
2021 2022 2023

Monsieur Loto (60%) 49 500 45 360 39 717


Monsieur Quéno (40%) 33 000 30 240 26 478
82 500 75 600 66 195

Chacun peut imputer ce crédit sur son impôt sur le revenu de l’année concernée.

Si le CIR excède l’IR, l’excédent fait naître une créance sur le Trésor de même montant.
Le régime applicable à cette créance diffère selon la taille de l’entreprise.
• Pour les PME (CA < 50 M€ ou total bilan < 43 M€, et effectif < 250 salariés), ce CIR non imputé peut faire l’objet
d’une demande de remboursement immédiat.
• Pour les autres entreprises, cette créance représentative du CIR non imputé est imputable sur l’IR dû au titre
des 3 années suivantes, elle est cessible à un établissement de crédit ; et la fraction non utilisée ou non cédée
de cette créance est remboursée à l’issue du délai de 3 ans.
2021 2022 2023

Impôt sur le Revenu Monsieur Loto


IR avant imputation 67 360 38 420 75 000
Imputation du CIR - 49 500 - 45 360 - 39 717
IR à payer 17 860 - 6 940 35 283

M. Loto fait une demande


de remboursement du CIR
pour 6 940 € (à joindre à sa
déclaration de revenus 2022)

Impôt sur le Revenu Monsieur Quéno


IR avant imputation 46 240 31 480 24 000
Imputation du CIR - 33 000 - 30 240 - 26 478
IR à payer 13 240 1 240 - 2 478(1)
M. Quéno fait une demande
de remboursement du CIR
pour 2 478 € (à joindre à sa
déclaration de revenus 2023)

b) Hypothèse 2 : société soumise à l’IS, non qualiée de PME


Le crédit d’impôt recherche est imputable sur l’IS de l’année concernée.
En cas d’excédent, celui-ci constitue une créance sur le Trésor dont l’utilisation est la même que pour les
entreprises relevant de l’IR : si cette créance est non imputée ou non cédée, elle est remboursée après 3 ans
par le Trésor à la société.
2021 2022 2023

(1) L’excédent de 6 195 € constitue une créance


sur le Trésor, qui (puisque BANCO n’est pas une
IS (avant imputation du CIR) 123 100 93 700 60 000
PME) est imputable sur l’IS des années 2024 à
Imputation du CIR - 82 500 - 75 600 - 66 195
2026, ou mobilisable auprès d’une banque, et
IS à payer 40 600 18 100 0(1)
dont la fraction non imputée ou non cédée sera
remboursée à la société en 2027.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

DOSSIER 2

1. Calcul des réductions d’impôt pour mécénat pour 2021 et 2022


Certaines dépenses ouvrent droit à la réduction d’impôt pour mécénat. Dans ce cas, elles ne sont pas
déductibles du résultat imposable de l’entreprise.
La réduction d’impôt mécénat est égale à 60% des dons y ouvrant droit (40% pour la fraction des dons
excédant 2 millions d’euros)
À compter de 2020, les dons utilisables sont plafonnés par la plus haute des deux limites suivantes :
- 5 pour mille du CA HT de l’exercice ;
- 20 000 €.
L’excédent éventuel de versement est reporté sur les 5 exercices suivants et ouvre droit à la réduction
d’impôt dans les mêmes conditions.

Calcul réduction d’impôt mécénat 2021 :


• Versement Fondation du Patrimoine 25 000
• Versement association de football : ce n’est pas une association culturelle ou de bienfaisance
autorisée à recevoir des dons
• Versement organisme d’intérêt général à caractère scientifique : il ouvre droit à la réduction 15 000
Base de la réduction d’impôt mécénat 40 000
Limite des dons utilisables : 7 000 000 × 0,5% ou 20 000 €, soit une limite de 35 000 €.
Réduction d’impôt mécénat 2021 = 35 000 × 60% = 21 000 €.
Et versements excédentaires de 5 000 € utilisables de 2022 à 2026.
Les versements de 40 000 € sont non déductibles du résultat fiscal, ils doivent être réintégrés extra-
comptablement.
Les 5 000 € versés à l’association de football restent déductibles (si versement dans l’intérêt de l’entreprise ;
par exemple, si des membres du personnel font partie du club …).

Calcul réduction d’impôt mécénat 2022 :


• Versement Organisme agréé pour le financement PME : il ouvre droit à la réduction 17 000
• Versement Établissement agréé d’enseignement artistique : il ouvre droit à la réduction 16 000
• Versement cousin du dirigeant en vue de la restauration d’un château : pour ouvrir
droit à la réduction, il faudrait que le château soit classé « monument historique privé »
et que le versement soit réalisé au profit d’une association ou fondation reconnue
d’utilité publique agréée pour la restauration
Base de la réduction d’impôt mécénat 33 000
Limite des dons utilisables : 8 000 000 × 0,5% ou 20 000 €, soit une limite de 40 000 €.
Les versements 2022 s’élevant à 33 000 €, l’excédent de versements 2021 de 5 000 € peut être utilisé.
Réduction d’impôt mécénat 2022 = (33 000 + 5 000) × 60% = 22 800 €.
Les versements de 33 000 € sont non déductibles du résultat fiscal, ils doivent être réintégrés extra-
comptablement.
Les 8 000 € versés au cousin du dirigeant devraient aussi être réintégrés car cette dépense serait sans intérêt
pour l’exploitation de l’entreprise.

2. Imputation des réductions d’impôt mécénat


Hypothèse 1 : Entrepreneur individuel
La réduction s’impute sur l’IR de l’entrepreneur.
En 2021 : les 21 000 s’imputent à hauteur de 18 000 sur l’IR de Mr Crédit. Les 3 000 € d’excédent peuvent être
utilisés pour le paiement de l’IR des 5 années suivantes (2022 à 2026). IR 2023 = 0 €.
En 2022 : les 22 800 s’imputent sur l’IR de 24 000 ; l’excédent de 2021 s’impute sur l’IR 2022 à hauteur de 1 200 €.
IR 2022 = 0 €
En 2023 : le solde excédentaire de 2023 s’impute sur l’IR 2023 à hauteur de 1 800 €. IR 2023 = 20 200 €.
M. Crédit pourrait choisir d’utiliser la réduction d’IR mécénat applicable aux dons en tant que particulier.
Celle-ci est égale à 66% du montant des sommes versées, retenues dans la limite de 20% du revenu
imposable.
Lorsque les dons excèdent la limite de 20%, l’excédent est reporté sur les cinq années suivantes et ouvre
droit à réduction d’impôt dans les mêmes conditions.
La fraction excédentaire peut être utilisée pour le paiement de l’IR dû au titre de l’une des cinq années qui
suivent.
Si Ia limite de 20% du revenu imposable de M. Crédit n’était pas dépassée, ce dernier aurait intérêt à utiliser
cet avantage fiscal puisque le taux de 66% est supérieur à celui de 60% applicable aux entreprises (les autres
caractéristiques du régime étant similaires).

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

Hypothèse 2 : SA soumise à l’IS


La réduction s’impute sur l’IS dû par la SA.
En 2021 : les 21 000 s’imputent sur l’IS et IS 2021 = 7 000 €.
En 2022 : les 22 800 s’imputent sur l’IS de 14 000. Les 8 800 € d’excédent peuvent être utilisés pour le
paiement de l’IS des 5 années suivantes (2023 à 2026). IS 2022 = 0 €
En 2023 : le solde excédentaire de 2022 s’impute sur l’IS 2023 à hauteur de 8 800 €. IS 2023 = 6 200 €

Hypothèse 3 : SNC détenue par 2 associés personnes physiques


La réduction s’impute sur l’IR des 2 associés au prorata de leurs droits dans le capital.
2021 2022

Mme Gicrois (75%) 15 750 17 100

M. Mart (25%) 5 250 5 700

21 000 22 800

Chacun peut imputer cette réduction sur son impôt sur le revenu de l’année concernée.

Si la réduction d’impôt excède l’IR, l’excédent est imputable sur l’impôt sur le revenu dû au titre des 5 années
suivantes.
2021 2022 2023

Impôt sur le Revenu Mme Gicrois


IR avant imputation 14 000 15 000 16 000
Imputation réduction mécénat - 15 750 - 17 100 - 3 850
IR à payer 0 0 12 150

(reste 1 750 à (reste 2 100 à imputer) imputation 1 750 et 2 100


imputer)

Impôt sur le Revenu Monsieur Mart


IR avant imputation 2 000 4 000 2 000
Imputation réduction mécénat - 5 250 - 5 700 - 2 000
IR à payer 0 0 0
(reste 3 250 à (reste 1 700 à imputer) (2 000 sur l’excédent )
imputer)

Pour M. Mart, le solde d’excédent de 2021 (3 250 – 2 000 = 1 250) et l’excédent de 2022 (1 700) restent
imputables sur l’IR dû au titre des années suivantes, jusque respectivement de 2026 et 2027.

Autre régime pour Mme Gicrois et M. Mart


Mme Gicrois et M. Mart ne pourraient pas utiliser la réduction d’IR mécénat applicable aux dons par les
personnes physiques.
En effet, les versements ne sont pas réalisés juridiquement par eux (comme c’est le cas pour Monsieur
Crédit) mais par la SNC dotée de la personnalité morale.

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RICHE
Compétences attendues Savoirs associés
Choix de la modalité d’imposition des revenus financiers Imposition des revenus des capitaux mobiliers et des plus-values
boursières

1. Montant du prélèvement forfaitaire obligatoire (acompte sur l’IR) et montant de


l’acompte sur les prélèvements sociaux retenus par les établissements payeurs au cours
de l’année 2023
Le prélèvement forfaitaire obligatoire (PFO) et le montant de l’acompte sur les prélèvements sociaux sont
calculés sur les revenus financiers soumis à l’impôt.
Les revenus issus du livret A sont exonérés d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. Les revenus
d'un PEL ouvert avant le 01/01/2018 sont exonérées d'impôt sur le revenu, mais ils sont soumis aux
prélèvements sociaux. Les plus-values sur cessions de titres sont soumises à l'IR et aux prélèvements
sociaux, aucun acompte n'est prélevé par les banques.
Base d’imposition des acomptes pour le PFO :
• Dividendes 3 500 €
• Coupons d’obligations 2 100 €
• Base de prélèvement 5 600 €
Montant du PFO : 5 600 × 0,128 = 717 €.
Base d'imposition pour les prélèvements sociaux :
• Dividende 3 500 €
• Coupons 2 100 €
• Intérêts PEL 345 €
Total 5 945 €
Les prélèvements sociaux s'élèvent à 5 945 × 0,172 = 1 023 €.
Les contribuables dont les revenus sont inférieurs à 50 000 € (contribuables seuls) ou 75 000 € (contri-
buables en couple) peuvent demander à être dispensés du PFO.

2. Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux dus par M. Riche s’il n’opte pas pour l’impo-
sition de ses revenus financiers au barème progressif de l’IR
En l’absence d’option pour le barème progressif de l’IR, les impôts dus par le contribuable sont les
suivants :
- un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 12,8 ;
- des prélèvements sociaux au taux de 17,2%. (Aucun prélèvement n’est une somme déductible de l’IR).
Pour les revenus soumis aux acomptes, l’impôt dû est équivalent aux acomptes prélevés.
Montant imposable
Dividendes 3 500 €
Coupons d’obligations 2 100 €
Plus-value sur titres 1 500 €
Montant imposable à l’IR 7 100 €
Montant du PFU = 7 100 × 0,128 = 909 €.
Base : 7 100 + 345 = 7 445 €.
Montant des prélèvements sociaux : 7 445 × 0,172 = 1 281 €.

3. Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux dus par par M. Riche s’il opte pour l’imposition de
ses revenus nanciers au barème progressif de l’IR - Sort du prélèvement forfaitaire obligatoire
en cas d’option pour le barème progressif – Conclusion sur le choix à opérer par M. Riche
En cas d’option pour le barème progressif de l’IR :
• Les dividendes sont imposés après un abattement de 40% ; l’abattement est uniquement applicable pour l’IR
et non pour les prélèvements sociaux.
• Les plus-values de cessions de titres bénéficient d’un abattement pour durée de détention ; cet abattement
n’est pas applicable pour le calcul des prélèvements sociaux.
• À l’intérieur des prélèvement sociaux, la CSG est déductible à hauteur de 6,8%.
• En cas d’option pour le barème progressif de l’IR, le PFO est un crédit d’impôt imputable sur l’IR dû par le
contribuable et restituable en cas d’excédent.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

Les prélèvements sociaux sont identiques à ceux sans option pour le barème progressif soit 1 281€. Sur ces
1 281 €, il y a 7 445 × 0,68 = 506 € déductibles du revenu imposable à l’IR.
Montant imposable à l’impôt sur le revenu :
Dividendes : 3 500 – 3 500 × 0.4 = 2 100 €
Coupons d’obligations : 2 100 €
Plus-value sur titres : 1 500 – 1 500 × 0,65(1) 525 €
CSG déductible : - 506 €
Montant imposable 4 219 €
(1) Abattement de 65% car les titres ont été détenus plus de 8 années.

En tenant compte d’un taux d’imposition de 30%, l’IR s’élève à 1 266 €.

L’option pour le barème progressif ne présente pas d’intérêt pour M. Riche, l’impôt dû étant supérieur à
celui sans option. Les prélèvements sociaux sont identiques dans les deux cas et ils n’impactent pas le choix
de M. Riche.

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HUSS
Compétences attendues Savoirs associés
Optimisation fiscale d’un investissement immobilier Imposition des revenus immobiliers, revenus des immeubles nus
et meublés

1. Bénéfice du régime micro-BIC et du régime du micro-foncier pour le foyer fiscal


Le régime du micro-BIC est applicable si les revenus annuels sont inférieurs à 77 700 € pour les activités de
location meublée. En l’espèce, les revenus attendus sont largement inférieurs à 77 700 € et le régime du
micro-BIC est donc applicable.
Le régime du micro-foncier est applicable si les loyers encaissés (le revenu brut foncier) annuellement sont
inférieurs à 15 000 €. En l’espèce, les loyers attendus sont inférieurs à 15 000 € et le régime du micro-foncier
est donc applicable.

2. Le foyer fiscal peut-il bénéficier du statut de loueur professionnel si l’appartement est


loué meublé ?
D’après le CGI, le contribuable doit remplir les deux conditions cumulatives pour bénéficier du statut de
loueur professionnel :
- les recettes annuelles des activités de location doivent être supérieures à 23 000 € ;
- le montant des recettes de cette activité doit dépasser les autres revenus professionnels du foyer fiscal.
En l’espèce, le foyer HUSS ne remplit aucune des deux conditions et il aura donc le statut de loueur en
meublé non professionnel.

3. Montant net restant au foyer fiscal dans chacune des quatre situations après le paiement
de l’impôt sur le revenu au taux de 30% - Conclusion sur le choix à opérer.
Montant net restant au foyer fiscal : Loyers – Charges décaissées
(l’impôt est une charge décaissée, les amortissements éventuels ne constituent pas des charges décaissées)
Régime du Régime du Régime du Régime des
micro-foncier foncier réel micro-BIC BIC réels

Loyers encaissés 7 200 7 200 8 400 8 400

Charges décaissées hors impôt sur le revenu 2 720 2 720 4 320 4 320
(1) (2) (3) (4)
Base d’imposition à l’impôt sur le revenu 5 040 4 460 4 200 0

Impôt sur le revenu (30%) 1 512 1 338 1 260 0


Montant net restant après paiement de l’impôt (5) 2 968 3 142 2 820 4 080
(1) 7 200 – 7 200 × 0.3 = 5 040 €.
(2) 7 200 – 2 720 – 20 = 4 460 € les 20 € correspondent aux frais de gestion forfaitaire.
(3) 8 400 – 8 400 × 0.5 = 4 200 €.
(4) Montant de l’amortissement à déduire pour la base imposable : 180 000 × 0.8 × 1/30 = 4 800 €.
Base imposable : 8 400 – 4 320 – 4 800 = 0 €.
(5) Montant net restant : Loyers encaissés – charges décaissées – impôt sur le revenu.

Le choix de la location-meublée imposée en BIC réel est donc le meilleur choix pour le foyer HUSS.
Cela s’explique par la possibilité d’amortir le bien acquis : cette possibilité réduit largement la base
imposable et apporte donc une meilleure rentabilité.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

4. Autres facteurs à prendre à compte pour l’analyse de l’investissement


• Dans le cadre d’une location-meublée, les changements de locataires sont plus fréquents, cela peut engendrer
des mois non loués et un travail supplémentaire pour le bailleur.
• En cas d’option pour les BIC réels, une comptabilité doit être tenue et la déclaration 2031 accompagnée de la
liasse fiscale avec les déclarations 2033 doivent être transmises aux impôts. Cela engendre un surcoût pour
le contribuable, le recours à un cabinet d’expertise-comptable peut s’avérer nécessaire.
• Dans le cadre d’une location-meublée, le bailleur devra renouveler certains meubles au fur et à mesure de
temps qui passe.
• En cas de revente du bien immobilier par la suite, les plus-values imposables ne seront pas déterminées
d’après les mêmes réglementations et la revente d’un appartement loué auparavant en meublé peut engendrer
une plus-value imposable plus importante.

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NICOLAS
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification et classement d’un revenu selon sa nature fiscale (IR) Impôt sur le revenu (IR) • Traitements et salaires • Revenus des
• Calcul du revenu net catégoriel (IR) • Détermination du revenu capitaux mobiliers • Revenus fonciers • Plus-values mobilières •
brut global (IR) Principales charges déductibles du revenu global • Choix entre
PFU (prélèvement forfaitaire unique) ou barème progressif

1. Calcul des salaires imposables


• M. Nicolas : il dispose de 2 possibilités pour déduire ses frais professionnels :

Régime normal Déduction des frais réels


Commissions 40 000 Commissions et indemnités 44 500
Les indemnités pour frais d’emploi échappent à l’impôt
- frais réels - 9 000
lorsque la déduction forfaitaire de 10% est opérée.

- déduction forfaitaire 40 000 × 10% - 4 000


Salaire net de frais professionnels 36 000 35 500

La solution la plus favorable est la déduction des frais réels : 35 500 < 36 000.
Donc salaire net imposable = 35 500.
• Madame Nicolas
Droits d’auteurs 25 000
- Déduction forfaitaire : 25 000 × 10% - 2 500 (minimum 472 € ; maximum 13 522 €. Limites pour 20221)
Net imposable 22 500
• Stéphane : Les rémunérations perçues par les apprentis sont exonérées si elles n’excèdent pas le montant
annuel du SMIC.
Salaires perçus : 6 × 300 = 1 800 €  exonérés
• Valérie : Elle ne fait pas partie du foyer fiscal : ses revenus sont donc imposés séparément.

2. Revenu foncier
Les époux NICOLAS ont opté pour le réel en 2022. En effet, leurs recettes n’excèdent pas 15 000 € par an,
donc ils relèvent du micro-foncier ; ils ont donc préféré opter pour le réel. Cette option est valable pour 3
années, soit jusqu’aux revenus de l’année 2024. Les revenus fonciers de 2023 sont donc obligatoirement
calculés selon le régime réel.
Revenu brut foncier 6 000
Charges déductibles du revenu brut foncier 4 610
- taxe foncière 525
- primes d’assurance (en totalité) 150
- intérêts des dettes 3 000
- frais de procès 375
- dépenses d’entretien et réparation (plomberie) 540
- frais de gestion (forfait) 20
Revenu foncier 2023 = 1 390 €

Traitement du solde de déficit foncier 2022


- Le déficit foncier résultant de dépenses autres que les intérêts d’emprunts est imputable sur le revenu
global dans la limite annuelle de 10 700 €.
- La fraction de déficit excédant cette limite (ainsi que celle correspondant aux intérêts d’emprunts) n’est
imputable que sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
Le solde de déficit 2022 s’élève à 2 500 € (13 200 – 10 700). Il s’impute en totalité sur le revenu foncier 2023 de
1 390 €. Le solde de 1 110 € est imputable sur les revenus fonciers jusqu’en 2032.

1 Au moment où nous rédigeons ce cas (juillet 2023), les limites pour 2023 sont inconnues (elles sont fixées par la loi de Finances pour 2024 votée en dé-
cembre 2023).

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Calcul du revenu imposable – point 3


Locations meublées
Les personnes qui louent une ou plusieurs pièces meublées de leur habitation principale sont exonérées
d’impôt sur les loyers perçus à condition que cette location constitue la résidence principale du locataire et
que le loyer soit fixé dans des limites raisonnables (CGI art. 35 bis).
Cette condition est remplie si le loyer annuel par m2 est inférieur, pour 2023, à 192 € ou 142 € selon que l’on
se situe ou non en Île-de-France.
Les loyers encaissés par les époux NICOLAS sur la location meublée sont donc exonérés.
Ici on a bien 1 380 / 12 = 115 < 142.

4. Revenus mobiliers et plus-values boursières – points 4 et 5


Depuis 2018, les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values de cession de valeurs mobilières (cf. Plus-
values privées) relèvent de plein droit du régime dit de la flat tax de 30%, qui se décompose en :
- IR : prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8% ;
- prélèvements sociaux de 17,2% au total (voir cas TURBIE).
S’agissant de l’IR, le contribuable peut opter pour l’imposition de ces revenus selon le barème progressif :
cette option, qui est irrévocable, est globale pour tous les revenus relevant de ces deux catégories. S’agissant
des revenus mobiliers, l’option permet d’appliquer l’abattement de 40% sur les dividendes. S’agissant des
plus-values de cession de valeurs mobilières, si les titres cédés ont été acquis avant 2018, l’option permet
d’appliquer les abattements pour durée de détention s’ils sont applicables (50%, 65% ou 85% selon la nature
des titres et la durée de leur détention).
En pratique, l’option pour le barème progressif n’est à formuler que si elle est plus intéressante que
l’imposition au PFU de 12,8%.
Application pour le foyer NICOLAS (intérêt d’opter pour le barème de l’IR ?)
Produits du PEA
À condition de n’effectuer aucun retrait pendant les 5 années suivant l’ouverture d’un PEA, les dividendes,
plus-values de cession, crédits d’impôt restitués par les États étrangers procurés par les placements
effectués dans le cadre du PEA sont exonérés d’IR.
NB : le plafond des versements sur un PEA est de 300 000 € pour un couple, 150 000 € pour une personne seule ;
pour le PEA PME-ETI (PME et Entreprises de Taille Intermédiaire), les plafonds sont respectivement de
150 000 € et 75 000 €.

Calcul de l’IR dû avec le PFU (sans option)


Dividendes 6 000 Plus-values sur actions cotées (16 500 – 15 100) 1 400
Intérêts d’obligations 1 500 Plus-values sur Sicav (10 750 – 10 400) 350
Revenus mobiliers imposables 7 500 1 750
IR dû = PFU de 12,8% = (7 500 + 1 750) × 12,8% = 1 184 €.

Calcul de l’IR dû avec le barème IR (option pour le barème IR)


Les dividendes d’actions ou de parts de SARL françaises ouvrent droit à un abattement de 40% de leurs
montants (non plafonné).
Les intérêts des obligations ne bénéficient pas d’abattement.
Les plus-values, s’agissant de titres acquis avant 2018, bénéficient d’un abattement pour durée de détention de :
- 50% de la PV lorsque les titres cédés sont détenus entre 2 et 8 ans ;
- 65% de la PV lorsque les titres cédés sont détenus au moins 8 ans.
NB : Pour certains titres (titres de sociétés qui, lors de leur souscription ou acquisition par le cédant, étaient des
PME créées depuis moins de 10 ans), l’abattement majoré aux taux suivants :
- 50% de la PV lorsque les titres cédés sont détenus entre 1 et 4 ans ;
- 65% de la PV lorsque les titres cédés sont détenus entre 4 et 8 ans ;
- 85% de la PV lorsque les titres cédés sont détenus au moins 8 ans.

Dividendes 6 000 Plus-value sur actions cotées (16 500 – 15 100) 1 400
Abattement de 40% - 2 400
Dividendes net imposables 3 600
Intérêt d’obligations 1 500 Plus-value sur Sicav (10 750 – 10 400) 350

Total des revenus mobiliers 5 100 Total des plus-values mobilières 1 750

IR dû = (5 100 + 1 750) × 11% (taux marginal d’imposition) = 754 €.

Conclusion : les époux NICOLAS ont intérêt à opter pour l’imposition des revenus mobiliers et plus-values
boursières au barème progressif de l’IR (option globale et irrévocable). Ici, l’option est intéressante car le
taux marginal d’imposition est de 11%. Si le taux marginal d’imposition est de 30% ou plus, l’option n’est en

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

général pas intéressante (par exemple, pour les dividendes, l’imposition s’élève à 18% : (100 – 40) × 30%, taux
plus élevé que le taux proportionnel de 12,8%).
L’impact des prélèvements sociaux de 17,2% a été ignoré dans le raisonnement. Si les époux Nicolas optent
pour l’imposition des RCM au barème progressif, la CSG est déductible du revenu global à hauteur de 6,8%.
Cette CSG déductible accentue encore l’intérêt de l’imposition au barème progressif.

5. Charges à déduire de l’IR et/ou réductions d’impôt


a) Charges à déduire du revenu imposable
1) Pension alimentaire versée à Valérie déductible dans la limite de 6 368 € pour 2022 (limite 2023 inconnue
au moment où nous rédigeons ce cas).
2) Versement sur un PERP
Les cotisations d’épargne retraite individuelle sont déductibles du revenu net global, dans certaines limites.
Font partie de ces cotisations les versements sur des PERP, qui sont des contrats d’assurances réglementés
souscrits en vue du versement d’une rente viagère lors du départ à la retraite (l’épargne est donc bloquée
jusqu’au départ à la retraite dans un PERP).
Les versements sur un PERP sont déductibles (à 100%) du revenu net global du foyer fiscal dans la limite
suivante :
- pour chaque membre du foyer fiscal, le plus élevé des deux montants :
- 10% des revenus professionnels de l’année précédente,
- ou 10% du plafond annuel de la sécurité sociale de l’année précédente.
NB1 : Cette limite doit éventuellement être diminuée notamment des cotisations obligatoires (salariales et patro-
nales) aux régimes supplémentaires de retraite.
NB2 : Les revenus professionnels à retenir sont ceux nets de frais professionnels.

Application aux époux NICOLAS


Robert NICOLAS Isabelle NICOLAS
- Versement sur PERP en 2023 3 000 4 000
- Revenu professionnel 2023(*)
* brut 44 500 25 000
* frais professionnels - 9 000 - 2 500
* net 35 500 22 500
- 10% × revenu professionnel 2023 3 550 2 250
- 10% × plafond sécurité sociale 4 114 4 114
- Limite retenue 4 114 4 114
- Versement 2023 retenus à hauteur de 3 000 4 000
- Déduction sur revenu net global 2023 foyer NICOLAS 7 000 €
(*) En principe, les limites de versements déductibles d’une année N sont déterminées en tenant compte des éléments chiffrés
de l’année N-1. Mais l’énoncé précisait ici d’ignorer cela.
Le plafond annuel de la Sécurité Sociale est de 41 136 € en 2023.
b) Réductions d’impôt
- Souscription en numéraire au capital d’une PME : les personnes physiques qui effectuent des
versements au titre de la souscription au capital initial ou à certaines augmentations de capital de sociétés
non cotées situées en UE + Islande + Norvège ont droit à une réduction d’IR dans les conditions suivantes :
- la PME doit être soumise à l’IS (ou, si elle est étrangère, y serait soumise si elle était française) et compter
au moins 2 salariés à la clôture de l’exercice qui suit la souscription (ou 1 salarié pour certaines activités) ;
- la PME doit exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale (certaines
activités sont exclues : gestion de patrimoine mobilier, promotion immobilière par exemple) ;
- la société doit être une PME au sens européen (effectif < 250 salariés ; CA annuel HT < 50 M€ ou total
bilan < 43 M€), ne pas être en difficulté, et son actif ne doit pas être constitué de certains actifs
(œuvres d’art, chevaux de course par exemple) ;
- la PME doit avoir reçu moins de 15 M€ au titre de cette réduction d’IR (ou de certaines autres aides)
depuis sa création ;
- la PME doit, soit n’exercer encore aucune activité sur un marché, soit exercer son activité depuis
moins de 7 ans à compter de sa première vente commerciale (celle-ci se caractérisant par le
dépassement d’un CA de 250 000 € pour un exercice), soit avoir un besoin d’un investissement
supérieur à 50% de son CA moyen en vue d’intégrer un nouveau marché géographique ou de produits ;
- le souscripteur doit prendre l'engagement de conserver les titres pendant 5 années.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

Les versements effectués en 2023 ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 25% des apports acquittés,
limités annuellement à :
- 50 000 € pour les personnes seules, (célibataires, veufs, divorcés) ;
- 100 000 € pour les couples
Ici la réduction d’impôt est de : 3 300 × 25% = 825 € (pas de limite puisque 3 300 < 100 000).
Le taux de 25% de réduction est applicable pour les versements effectués jusqu’au 31/12/2023.
Les versements excédant la limite de 50 000 € ou 100 000 € ouvrent droit à la réduction d’impôt dans les
mêmes conditions pendant les 4 années suivantes.

- Frais de scolarisation des enfants à charge : les contribuables ayant à leur charge (au sens du ratta-
chement au foyer fiscal) des enfants poursuivant des études ont droit à une réduction d’IR égale à :
- 61 € par enfant fréquentant un collège ;
- 153 € par enfant fréquentant un lycée d’enseignement général et technologique ou un lycée professionnel ;
- 183 € par enfant suivant une formation d’enseignement supérieur.
Ici, réduction d’IR au titre de Christian 61 €
réduction d’IR au titre de Stéphan 153 €
réduction d’IR au titre de Francis (Valérie n’est pas rattachée) 183 €
{ Soit 397 € de
réduction d’IR
au total.

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MISTRAL
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification et classement d’un revenu selon sa nature fiscale (IR) IImpôt sur le revenu (IR) • Traitements et salaires • Revenus des
• Calcul du revenu net catégoriel (IR) • Détermination du revenu capitaux mobiliers • Revenus fonciers • Plus-values mobilières et
brut global (IR) • Détermination de l’IR dû par un foyer fiscal immobilières • Principales charges déductibles du revenu global •
Réductions et crédits d’impôt • Règles générales de calcul de
l’impôt sur le revenu

1. Calcul du revenu net imposable


1 - Salaires :
Les droits d’auteur entièrement déclarés par des tiers sont imposables dans la catégorie « Traitements et
salaires ». Les bénéficiaires de ces droits d’auteur peuvent toutefois se placer, sur option, sous le régime de
droit commun des BNC :
- Monsieur Mistral :
Salaires imposables 35 000
Déduction forfaitaire de 10% - 3 500
Salaires imposables 31 500
- Madame Mistral :
Ne connaissant pas le montant de ses frais réels, on ne peut qu’appliquer le régime de droit commun :
déduction des frais professionnels sous la forme de la déduction de 10%. Les remboursements de frais sont
dans ce cas exonérés.
Salaires (commissions) 30 000
Déduction forfaitaire de 10% - 3 000
Salaires imposables 27 000
- Enfant de 21 ans :
Salaires 6 127
Salaires exonérés (cf. étudiant) : 3 × 1 555 - 4 809
Salaires soumis à l’IR 1 318 1 318 × 0,1 ou 472 €, d'où l'application de la limite
c) Déduction forfaitaire de 10% - 472 basse de 472 €.
Salaires nets imposables 846
2 - Revenus mobiliers :
Le foyer a opté pour l’imposition au barème progressif (en pratique, cette option doit être formulée si elle
aboutit à une imposition de ces revenus bruts à moins que 12,8%, taux PFU).
- dividendes d’actions françaises 9 000
- abattement de 40% (9 000 × 40%) - 3 600
5 400

- Coupons bruts d’obligations + 2 000


- Intérêts compte à terme 324
- Intérêts prêt à la SARL 255
- Frais à déduire - 77
Revenus de capitaux mobiliers nets imposables n’ouvrant pas droit à abattement 7 902

Les produits des livrets A, PEL et CEL sont exonérés d’impôt sur le revenu.

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3 - Revenus fonciers : Il faut comparer le revenu imposable suivant que le régime appliqué est celui de droit
commun (micro-foncier car recettes 15 000 €) ou le régime optionnel (réel).
Régime réel : Régime micro-froncier :
Loyers perçus 9 000 Recettes 9 000
- Frais de gestion (honoraires agence immo.) - 450 - Abattement de 30% - 2 700
- Changement du cumulus électrique - 405 = Revenu net imposable 6 300
- Prime d’assurance - 150
- Intérêts des emprunts - - 448 NB : Les charges de copropriété déductibles en
N sont déterminées en tenant compte des
- Taxe foncière - 225 charges payées au cours de l’année N et de
- Charges de copropriété déductibles - 600 la régularisation des charges N-1 interve-
nue en N et permettant de calculer la part
- Frais de gestion (forfait) - 20
déductible des charges payées en N-1.
= Revenu net imposable 6 702
C’est donc le régime de droit commun le plus intéressant : revenu foncier net imposable = 6 300.
4- Revenus des locations meublées non professionnelles :
La location en meublé est fiscalement considérée comme une activité commerciale et elle est soumise au
régime des BIC.
La limite d’application du micro-BIC pour 2023 est égale à 77 700 € pour la location meublée. Le régime de
droit commun est donc celui du micro-BIC pour M. et Mme Mistral. Le bénéfice imposable est égal au chiffre
d’affaires diminué d’un abattement égal à 50% de ce CA.
Bénéfice imposable = 5 470 – (5 470 × 50%) = 2 735 €.
5 - Les frais d’accueil des personnes de 75 ans au moins peuvent être déduits du revenu brut global si la
personne accueillie vit sous le toit du contribuable et dispose d’un revenu imposable n’excédant pas le
plafond de ressources fixé pour l’octroi du minimum vieillesse.
Le contribuable ne doit pas avoir d’obligation alimentaire envers la personne accueillie.
La déduction porte sur les avantages en nature c’est-à-dire les frais de logement, de nourriture et tout ce qui
est nécessaire à la vie de la personne accueillie. Ces avantages en nature sont évalués à 3 786 € pour 2022 (cf.
montant à utiliser selon Annexe 1).
Récapitulatif :
- salaire Monsieur 31 500
- salaire Madame 27 000
- salaire enfant 846
- revenus mobiliers 7 902
- revenus fonciers 6 300
- location meublée BIC 2 735
Total revenu brut imposable 76 283
- déduction frais d’accueil - 3 786
Revenu net imposable 72 497 €

2. Calcul de l’impôt sur le revenu dû


Nombre de parts du foyer Mistral
- chaque époux : 1 part 2 parts
- les deux 1ers enfants (mineur ou rattaché) : 1/2 part 1 part 2 × 1/2
- le 3e enfant (mineur ou rattaché) : 1 part 1 part
Nombre de parts du foyer fiscal 4 parts

Quotient familial
Revenu net imposable 72 497
QF = = = 18 124
Nombre de parts 4
C’est le revenu net imposable par part.

Calcul de l’IR brut


Application du barème de calcul pour 1 part avec un QF = 18 124
De 0 à 10 777 € (10 777 – 0) × 0% = 0
De 10 777 à 18 124 (18 124 – 10 777) × 11% = 808
IR pour 1 part 808
IR brut pour 4 parts = 808 × 4 parts = 3 232 €.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

Mécanisme de « plafonnement des effets du quotient familial »


L’avantage fiscal résultant des 1/2 parts excédant 2 parts (pour un couple) ou 1 part (pour un contribuable
seul) est plafonné à 1 678 €.
En effet, le fait d’avoir des 1/2 parts supplémentaires diminue le quotient familial (puisque le même revenu
net imposable est divisé par un nombre de parts plus élevé). Sans ce mécanisme de plafonnement, l’impôt
sur le revenu serait beaucoup moins progressif pour les très hauts revenus. C’est pourquoi l’avantage fiscal
tiré des 1/2 parts supplémentaires est ainsi limité en montant.

Calcul de l’IR brut avec plafonnement des effets du quotient familial


Il faut tout d’abord calculer l’IR en tenant compte de 2 parts (pour un couple) ou d’une part (pour un
contribuable seul). Puis on déduit de cet IR le plafond de l’avantage procuré par 1/2 part supplémentaire (en
tenant compte du nombre de 1/2 parts supplémentaires du foyer fiscal).
72 497
QF = = 36 248
2
De 0 à 10 777 € (10 777– 0) × 0% = 0
De 10 777 à 27 478 € (27 478– 10 777) × 11% = 1 837
De 27 478 à 36 248 € (36 248 – 27 478) × 30% = 2 631
IR pour 1 part 4 468
IR brut pour 2 parts = 4 851 × 2 8 936
Déduction de l’avantage lié aux 1/2 parts supplémentaires plafonné : 1 678 × 4 - 6 712
IR brut pour 4 parts tenant compte des effets du plafonnement du QF 2 224

Calcul de l’IR brut à retenir


Puisque l’IR brut tenant compte des effets du plafonnement du QF est inférieur à l’IR brut calculé directement
avec 4 parts, c’est que l’IR n’a pas à être plafonné (ce n’est que lorsque l’IR tenant compte du plafonnement est
supérieur à l’IR calculé avec le nombre réel de parts qu’il faut retenir l’IR tenant compte du plafonnement).

IR brut à retenir = 3 232 € 3 232


Réduction d’IR pour dons :
- Dons aux organismes d’aide aux personnes en difficulté (dons 570 €) : 570 x 0,75 = - 428
- Autres dons : 300 x 2/3 = - 200
Réduction d’IR pour frais de scolarisation (153 € lycée ; 183 € études supérieures) - 336
IR après réductions d’IR 2 268
Crédit d’IR pour frais de garde 2 700 × 50% (le plafond de 3 500 n’est pas atteint) = - 1 350
IR net dû 918 €

3. Revenus du foyer Mistral soumis au prélèvement à la source de l’IR en 2023 - Préciser pour
chaque type de revenu si ce prélèvement consiste en une retenue à la source ou en un
acompte et quel est le débiteur de ce prélèvement - Mécanisme de paiement de l’IR du
foyer Mistral correspondant à leurs revenus perçus en 2023
Depuis 2019, l’impôt sur le revenu est payé grâce à un mécanisme de prélèvement à la source.
Le principe général est que les revenus « récurrents » donnent lieu à un prélèvement à la source de l’IR au fur
et à mesure qu’ils sont perçus (alors qu’auparavant, les revenus d’une année N étaient déclarés en N+1 et l’IR
correspondant était payé en N+1, par voie d’acomptes provisionnels ou acomptes mensuels puis
régularisation sur le second semestre de l’année N+1).
Ce prélèvement à la source intervient soit par voie de retenue à la source, prélevée par le débiteur du revenu,
soit par voie d’acompte, liquidé par l’Administration fiscale.
Pour le foyer Mistral :
- Salaires : soumis au prélèvement, par voie de retenue à la source, qui est prélevée chaque mois par les
employeurs.
- Revenus fonciers et BIC : soumis au prélèvement, par voie d’acompte prélevé par l’Administration
fiscale sur le compte bancaire désigné par le foyer Mistral. L’acompte est calculé sur la base du dernier
revenu connu et prélevé soit mensuellement par douzième, soit sur option trimestriellement par quart.
- Les revenus mobiliers ne sont pas soumis au prélèvement à la source, ils sont soumis au prélèvement
forfaitaire obligatoire au taux de 12,8%.
Modalités de paiement de l’IR sur les revenus 2023 du foyer Mistral :
- De janvier 2023 à août 2023 : prélèvement à la source avec le taux calculé au titre des revenus 2021.
- Tous les revenus des Mistral sont concernés par le prélèvement sauf les revenus mobiliers.
- Janvier 2023 : obtention d’un acompte de 60% sur le crédit d’impôt garde jeune enfant si le contribuable
a déclaré en 2022 des dépenses 2021 éligible à ce crédit d’impôt.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

- De septembre 2023 à décembre 2023 : prélèvement à la source avec le taux calculé au titre des revenus
2022 (il y également une régularisation éventuelle par rapport à l’impôt dû au titre des revenus de 2022).
- En 2024 : les époux Mistral effectuent leur déclaration de revenus 2023.
- Vers juillet/août 2024 : émission de l’avis d’imposition d’IR sur les revenus 2023. Le total des
prélèvements à la source de l’année 2023 (retenues et acomptes) est imputé sur l’IR :
- si excédent de paiement : il est restitué aux Mistral (viré sur leur compte bancaire) ;
- si solde restant à payer : il fait l’objet de prélèvements par l’Administration sur leur compte bancaire
du foyer fiscal.

4. Cession des biens immobiliers


Cession de la résidence principale pour 260 000 €
Les PV réalisées lors de la cession de la résidence principale sont exonérées d’IR (quel que soit le délai
séparant l’acquisition de la cession de cette résidence). L’exonération profite aussi aux dépendances
immédiates et nécessaires (dont font partie les garages).
Cession de la résidence secondaire pour 200 000 €
Calcul de la PV
• Prix de cession 200 000
• Prix d’acquisition 100 000
Frais d’acquisition réels (1) 10 000
Travaux – Forfait 15% (2) 15 000 - 125 000
• PV brute 75 000

Abattement pour durée de détention pour l’IR


• Abattement applicable lorsque le bien cédé est détenu depuis plus de 5
ans : 6% pour chaque année de détention au-delà de la 5e jusqu’à la 21e,
4% pour la 22e, soit une exonération après 22 ans de détention. Ici, on
compte les années pleines à partir du 8 mars 2020.
Abattement = 75 000 × (4 ans × 6%) - 18 000
Plus-value nette taxable à l’IR 57 000
Abattement pour durée de détention pour les prélèvements sociaux
• Abattement de 6,60% (cf énoncé). Pour les prélèvements,
l’abattement est de 1,65% par année de détention de la 5e à la 21e, 1,60%
pour la 22e, 9% par année au-delà de la 22e, soit une exonération après
30 ans de détention.
Abattement = 75 000 × 6,60% (4 ans × 1,65%) - 4 950
Plus-value nette taxable aux prélèvements sociaux 70 050
(1) Les frais d’acquisition (en cas d’acquisition à titre onéreux) sont évalués forfaitairement à 7,5% du prix
d’acquisition, avec la possibilité de tenir compte des frais réels (qui ici sont supérieurs).
(2) Les dépenses de construction, reconstruction, agrandissement, réparation, rénovation et amélioration
peuvent être ajoutées au prix d’acquisition (lorsqu’elles n’ont pas été prises en compte pour le calcul de l’IR),
lorsqu’elles ont été réalisées par une entreprise (donc ici on ne peut pas en tenir compte, car les travaux ont été
réalisés par le contribuable).
Lorsque la cession intervient plus de 5 ans après l’acquisition, une majoration de 15% peut être retenue (sans
avoir d’ailleurs à justifier la réalité des travaux).
IR + Prélèvements sociaux = [57 000 x19%] × [70 050 × (9,9% + 0,5% + 6,8%)] = 22 879 €.

Cession du studio de montagne pour 65 000 €


Compte tenu du mécanisme d’abattement par année de détention au-delà de la cinquième, les plus-values
réalisées sur les cessions de biens détenus au moins 22 années sont exonérées d’IR, mais imposables aux
prélèvements sociaux, lesquels ne sont plus dus après une détention de 30 ans. Ici, acquisition le 15 janvier
1992 et cession le 1er juin 2024, soit plus de 30 ans de détention  plus-value exonérée d’IR et de
prélèvements sociaux.
Somme dont disposeraient M. et Mme Mistral
260 000 + 200 000 – 22 879 + 65 000 = 502 121 €
Conclusion : M. et Mme Mistral pourront donc acquérir le manoir au prix de 500 000 € (frais compris).
Paiement de l’IR sur la PV
S’agissant d’une cession obligatoirement constatée par acte notarié, la déclaration de PV (imprimé N° 2048
IMM) et le paiement de l’IR correspondant (y compris les prélèvements sociaux) sont déposés à la
conservation des hypothèques, et ce dans les deux mois suivant l’acte, et en tout état de cause avant la
formalité de publicité foncière. C’est en général le notaire qui effectue ces déclaration et paiement en
prélevant l’impôt sur le prix versé par l’acquéreur.

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TURBIE
Compétences attendues Savoirs associés
Détermination et calcul des prélèvements sociaux • Analyse du La CSG, la CRDS, le prélèvement social • Les prélèvements sur
caractère déductible ou non de la CSG • Modalités de les revenus d’activité • Les prélèvements sur les revenus du
recouvrement des prélèvements sociaux capital

1. Taux des CSG, CRDS, Prélèvement social et ses contributions additionnelles


CSG Son taux est de 9,2%. Mais pour les revenus du capital il est porté à 9,9%
CRDS Son taux est de 0,5%.
Prélèvement social Son taux est de 4,5%.
Contributions additionnelles au prélèvement social Il y 2 contributions additionnelles :
- contribution additionnelle au taux de 0,3%, prélèvement de solidarité au taux de 2%

2. Imposition des salaires


- Tous les salaires sont assujettis à la CSG et à la CRDS, dont l’assiette est commune.
Assiette = (98,25% × salaire total) + cotisations patronales de prévoyance
CSG = 9,2% × Assiette CRDS = 0,5% × Assiette
- Déductibilité :
• La CSG est partiellement déductible : le salaire imposable est diminué à hauteur de 6,8 points de CSG :
les 2,4 points restant ne sont pas déductibles.
• La CRDS n’est pas déductible.
• Simulation : salaire brut = 1 500 €
cotisations patronales prévoyance = 30 €
cotisations sociales salariales hors CSG et CRDS = 225 €
CSG = 9,2% × [(98,25% × 1 500) + 30] = 138,35 dont 6,8% déductible = 102,26
2,4% non déductible = 36,09
CRDS = 0,5% × [(98,25% × 1 500) + 30] = 7,52
salaire à payer = 1 500 – 225 – 138,35 – 7,52 = 1 144,17
salaire imposable = 1 500 – 225 – 102,26 = 1 172,74
- Les salaires ne sont pas assujettis au prélèvement social de 4,5% ni à ses contributions additionnelles.

3. Imposition des revenus non salariés professionnels


- Tous les revenus rangés dans les catégories des BIC, des BNC et des BA (bénéfices agricoles) sont
assujettis à la CSG et à la CRDS, aux taux respectifs de 9,2% et 0,5%.
- Déductibilité : • la CSG est déductible à hauteur de 6,8 points
• la CRDS est non déductible.
En pratique, les entreprises comptabilisent en charges la CSG et la CRDS lorsqu’elles sont mises en
recouvrement, et réintègrent les 2,4 points de CSG non déductibles et la CRDS lors de la détermination
de leur résultat fiscal.
- Les revenus non-salariés (BIC, BNC, BA) ne sont pas assujettis au prélèvement social de 4,5% ni à ses
contributions additionnelles.
- Contrat d’assurance-vie (durée < 4 ans).

4. Imposition des produits de placement à revenus fixes


Il faut distinguer les produits soumis à l’IR de ceux exonérés d’impôt sur le revenu (IR).
Prélèvement
Mode Taux réel
sociaux
Nature du revenu d’imposition CSG CRDS d’imposition
+ contr.
à l’IR global
addles

Produits - Obligations émises après le 1/1/87 PFU ou 30%


soumis à - Compte à terme rémunéré à 1% barème 9,9% 0,5% 6,8% ou Barème +
l’IR - Plan Épargne-Logement ouvert en 2018 progressif 17,2%

- Compte Épargne logement ouvert en 2014 - 9,9% 0,5% 6,8% 17,2%


Produits
exonérés - Livret de développement durable
d’IR - - - - 0%
- Livret A

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

Déductibilité fiscale
- La CSG n'est déductible, à hauteur de 6,8 points, que si les produits sont imposés à l'IR selon le barème progressif.
NB : lorsque les revenus sont soumis au PFU, le CSG n’est donc pas déductible.
- La CRDS, le prélèvement social et ses contributions additionnelles ne sont jamais déductibles.
5. Imposition des revenus du patrimoine
Prélèvements Taux réel
Mode d'imposition
Nature du revenu CSG CRDS sociaux + d'imposition
à l'IR
contr. addles global
Revenus fonciers Barème +
Location nue 9,9% 0,5% 6,8%
Barème progressif 17,2%
BIC non professionnels Barème +
Location meublée non professionnelle 9,9% 0,5% 6,8%
Barème progressif 17,2%
Revenus mobiliers Barème +
Dividendes d'actions cotées ou non 9,9%(1) 0,5%(1) 6,8%(1)
PFU ou Barème(2) 17,2%
Revenus mobiliers Barème +
Intérêts sur créance 9,9% 0,5% 6,8%
PFU ou Barème(2) 17,2%
(1) La base de ces contributions sur les dividendes n’est pas réduite de l’éventuel abattement de 40%.
(2) L’imposition au barème progressif s’effectue sur option globale et irrévocable.
Prélèvement forfaitaire non libératoire
Les dividendes et les produits des placements à revenus fixes (intérêts) supportent un prélèvement à la
source, non libératoire de l'impôt sur le revenu, dont le taux est de 12,8% depuis 2018.
Ce prélèvement doit être payé par l'établissement payeur (par exemple : la banque lorsqu'il s'agit de dividendes
sur des titres cotés inscrits sur un compte-titres, ou d'intérêts d'un compte à terme par exemple), le 15 du mois
suivant celui du paiement du revenu. Les sommes perçues par M. et Mme TURBIE sont donc nettes de ce
prélèvement (par exemple, pour les intérêts de 6% dus en N sur le prêt de 76 000 €, la société emprunteuse
règle 584 € au Trésor (76 000 × 6% × 12,8%) et 3 976 € (soit (76 000 × 6%) – 584) à M. et Mme TURBIE).
Ce prélèvement (à 12,8%) constitue ensuite un crédit d’impôt imputable sur l’IR dû sur les revenus. Il s’impute donc
soit sur le PFU de 12,8%, soit sur l’IR au barème progressif (si option). En cas d’excédent, le crédit est remboursable.
Prélèvement so- Taux réel d'imposition
Nature du revenu Mode d'imposition à l'IR CSG CRDS
ciaux + contr. addles global
Cession de bien PV immobilières 19% + 17,2% sur des
9,9%(1) 0,5%(1) 6,8%(1)
immobilier Taux proportionnel 19% bases différentes(1)
PV sur droits sociaux et
30% ou
Cession d'actions valeurs mobilières 9,9%(2) 0,5%(2) 6,8%(2)
Barème + 17,2%(2)
PFU ou Barème (sur option)
(1) La base de ces contributions sur les PV immobilières est réduite d'un abattement pour durée de détention (calculé avec des taux
différents de ceux applicables en matière d'IR) qui aboutit à une exonération de contributions lorsque la durée de détention
excède 30 ans (alors qu'en matière d'IR l'exonération est acquise après une durée de détention de 22 ans ; ainsi, une PV
immobilière sur bien détenu entre 23 et 30 ans est exonérée d'IR mais soumise à la CSG, CRDS et prélèvement social et ses
contributions additionnelles).
(2) La base de ces contributions sur les PV sur cessions d'actions n'est pas réduite de l'abattement pour durée de détention applicable
en matière d'IR (abattement appliqué en cas d’option pour le barème et réservé aux cessions de titres acquis avant 2018).
Déductibilité fiscale
- La CSG n'est déductible, à hauteur de 6,8 points, que si les produits sont imposés à l'IR selon le barème
progressif. La CSG déductible est déduite du revenu imposable de l'année de son paiement. La CSG est
non déductible lorsque la plus-value supporte le taux proportionnel d'IR de 19% ou le PFU dd 12,8%.
Ainsi, la CSG sur revenus 2023 est payée en 2023 lorsqu’elle est précomptée par l’établissement payeur
du revenu (dividendes, intérêts) : dans ce cas, elle est déduite du revenu imposable 2023 (si l’option pour
le barème est effectuée). La CSG sur revenus 2023 est payée en 2024 lorsqu’elle concerne les revenus de
la location ou les cessions d’actions : dans ce cas, elle est déduite du revenu imposable 2024 (si option
pour le barème pour les cessions d’actions).
- La CRDS, le prélèvement social et ses contributions additionnelles ne sont jamais déductibles.

6. Redevable des CSG, CRDS, Prélèvement social et ses contributions additionnelles


Salaire La CSG et la CRDS sont réglées par l'employeur comme pour les cotisations sociales.
BIC, BNC La CSG et la CRDS sont réglées par le contribuable avec ses cotisations sociales (en général,
acompte suivi d'une régularisation).
Revenus fonciers CSG, CRDS et Prélèvement social (+ contributions additionnelles) sont recouvrés ensemble
PV par le Service des Impôts. Exception pour le prélèvement social sur les PV immobilières (voir
cas MISTRAL).
Revenus mobiliers CSG, CRDS et Prélèvement social (+ contributions additionnelles) doivent être prélevés sur ces
Revenus exonérés revenus lorsqu'ils sont réglés par leurs débiteurs (entreprises, établissements financiers).
Dividendes Ce sont donc les débiteurs des revenus qui règlent ces contributions au Trésor Public.

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EDOUBOIS
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification et justification des opérations imposables à la TVA • Taxe sur la valeur ajoutée • Territorialité de la TVA (livraisons de
Détermination de la TVA due (régime du réel normal) • biens et prestations de services) • TVA collectée • TVA
Régularisation globale de la TVA sur cessions d’immobilisation • déductible (y compris régularisations) • Crédit de TVA
Gestion d’un crédit de TVA (régime du réel normal)

1. Régime d’imposition à la TVA et règles d’exigibilité


La SA EDOUBOIS relève du régime réel normal en matière de TVA car son chiffre d’affaires HT 2023 global >
840 000 €.
NB : Du moment que le CA HT (ventes + services) > 840 000 € c’est le réel normal qui est applicable, quel que soit
le CA sur les services seuls.
Si par exemple, le CA (ventes + services) avait été de 600 000 € (c’est-à-dire inférieur à la limite d’application
du réel normal pour des ventes), avec un CA sur services de 300 000 € (c’est-à-dire supérieur à la limite d’ap-
plication du réel normal pour des services), alors c’est le réel normal qui aurait été applicable.
En ce qui concerne l’exigibilité :
• Pour les ventes de meubles (livraisons de biens) :
- la TVA est exigible sur les sommes encaissées avant la livraison des biens (depuis la loi de finance 2023) ;
- la TVA est exigible à la livraison des biens.
• Pour les réparations (prestations de services) : en l'absence d'option pour les débits, la TVA est exigible sur
les encaissements (acomptes et soldes).
NB : pour les livraisons intracommunautaires : exigibilité le 15 du mois suivant celui de la livraison (sauf si la fac-
ture est délivrée avant cette date : dans ce cas, exigibilité à la date de la facture).

2. Détermination du montant de la TVA due ou du crédit de TVA au titre du mois d’août

N° Qualication de TVA
N° Traitement scal applicable en matière de TVA TVA collectée
l’opération déductible

En principe, les exportations sont des opérations


exonérées de TVA.
1 Exportations
En l’espèce, la vente de différents matériels à
destination du Maroc est exonérée de TVA.

En principe, depuis le 1er janvier 2023, la taxe est


Encaissement d’un exigible au moment de l’encaissement d’un acompte
2 acompte sur une sur une livraison de biens. 400
livraison de bien En l’espèce, cet encaissement sur la vente d’un meuble
entraîne une TVA collectée de (2 400 × 0,2)/1,2.

En principe, les exportations sont des opérations


exonérées de TVA. Les départements et régions
Vente de biens à
d’outre-mer sont des territoires d’exportations pour les
3 destination des
entreprises métropolitaines.
DROM
En l’espèce, la vente de clubs de golf à destination de
la Guadeloupe est exonérée de TVA.

En principe, pour les prestations de services,


l’exigibilité de la TVA intervient au moment de l’en-
Encaissement d’une caissement du prix. En cas d’option pour les débits,
4 prestation de services l’exigibilité intervient dès la facturation. 600
réalisée en France En l’espèce, comme la SA EDOUBOIS n’a pas opté
pour les débits, la TVA est exigible à l’encaissement.
3 600 × 0,2/1,2.

En principe, la TVA sur les ventes de biens en France


Vente de biens en est exigible dès la livraison.
5 2 400
France. En l’espèce, la TVA sur la vente de meubles est exigible
en août.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

N° Qualication de
N° Traitement scal applicable en matière de TVA TVA collectée TVA déductible
l’opération

En principe, les livraisons à soi-même d’immobilisations


corporelles pour les besoins de l’entreprise (autofa-
Livraison à soi-même brication) ne sont pas soumises à la TVA si les biens
6
d’un atelier produits ouvrent droit à déduction de TVA.
En l’espèce, la construction d’un atelier pour l’entre-
prise par ses salariés n’est pas soumise à TVA.

En principe, en cas de prestation de services


intracommunautaire pour le compte d’un preneur
assujetti, le lieu d’imposition est celui du preneur.
Prestation de services
7 En l’espèce, le preneur étant une société italienne
intracommunautaire
assujettie, ayant fourni son numéro d’identication
intracommunautaire, le lieu d’imposition est l’Italie et le
redevable est le preneur italien.

En principe, les frais d’acquisition et d’entretien de


Achat d’une
moyens de transport de personnes sont exclus du droit
prestation de services
8 à déduction en matière de TVA.
sur véhicule de
En l’espèce, la réparation véhicule de tourisme n’ouvre
tourisme en France
pas droit à déduction de la TVA.

En principe, pour les acquisitions intracommunautaires,


l’acquéreur doit autoliquider la TVA (exigible et
déductible le même mois). Cette autoliquidation inter-
vient soit à la date de facturation du bien pour son
A c q u i s i t i o n
9 montant total, soit au plus tard le 15 du mois suivant sa
intracommunautaire
livraison.
En l’espèce, les casiers ont été livrés en août, mais la
facture n’est pas arrivée. La TVA sera dont exigible au
plus tard le 15 septembre.

En principe, lors des importations, la TVA est


autoliquidée au taux français.
10 Importation 2400 2400
En l’espèce les importations de bois en provenance de
Chine entraînent l’obligation d’autoliquider la TVA.

En principe, les livraisons intracommunautaires sont


exonérées de TVA si l’acquéreur a fourni son numéro de
L i v r a i s o n TVA intracommunautaire au vendeur.
11
intracommunautaire En l’espèce, le client luxembourgeois a fourni numéro
de TVA intracommunautaire : la vente de meubles est
donc exonérée de TVA française.

En principe, les achats de prestations de services pour


les besoins et dans l’intérêt de l’entreprise sont
normalement déductibles au moment du paiement de
la prestation (sauf option du fournisseur pour les
Achat d’une
débits).
12 prestation de services
En l’espèce, la TVA sur les honoraires de l’expert-
en France
comptable sera déductible au moment du règlement
effectif de la prestation. Comme elle n’a pas été réglée
au titre du mois d’août, elle sera déductible
ultérieurement.
En principe, les cessions d’immeubles de plus de 5 ans
sont exonérées de TVA, sauf en cas d’option du cédant.
Lors de la cession d’une immobilisation non soumise la
TVA, une régularisation de la TVA initialement déduite
doit être réalisée si la cession intervient dans le délai de
Vente d’un immeuble
13 régularisation de 5 ans pour les immobilisations non 20 000
en France
immeubles et de 20 ans pour les immeubles.
En l’espèce, l’immeuble cédé avait plus de 5 ans car il
avait été acquis en N-9. La vente est exonérée de TVA.
Un reversement de TVA de 40 000 × 10/20 doit être
effectuée.

En principe, un crédit de TVA peut être reporté sur le


mois M+1, il viendra diminuer le montant de TVA due.
Une demande de remboursement du crédit de TVA
Crédit de TVA peut être adressée à l’administration scale si son 5 000
montant est supérieur à 760 €.
En l’espèce, le crédit de TVA du mois de juillet vient
diminuer la TVA due au titre du mois d’août.

Le montant de la TVA due au titre du mois de d’août s’élève à 18 400 €.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

3. Crédit et remboursement de TVA


Les contribuables déposant leurs déclarations de TVA mensuellement peuvent demander chaque mois le
remboursement du crédit de TVA constaté, à la seule condition que ce crédit soit supérieur à 760 €.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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PHILO
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification et justification des opérations imposables à la TVA • Taxe sur la valeur ajoutée • Territorialité de la TVA • TVA
Détermination de la TVA due (régime du réel normal) collectée • TVA déductible • Paiement de la TVA

1. Régime fiscal des opérations


1 - Éléments du chiffre d'affaires
Les ventes de marchandises et les prestations de services effectuées en France, sont normalement soumises
à TVA.
• Les exportations de biens meubles corporels sont normalement exonérées de TVA et les livraisons intra-
communautaires également.
• Pour les ventes à distance (livraison de biens expédiés par le vendeur à l’acquéreur situé en UE, l’acquéreur
étant un particulier), le lieu de livraison est réputé se situer dans l’État d’arrivée (ici l’Italie) lorsque le
total des ventes à distance de l'exercice dans les pays de l'UE est supérieur à 10 000 €. Ici, ce seuil est dé-
passé et les ventes sont taxées à la TVA italienne (et non à la TVA française). La SA PHILO doit donc être
immatriculé à la TVA en Italie pour régler cette TVA italienne au fisc italien.
• Les prestations de services effectuées à l’étranger sont (cf. règles de territorialité applicables et précisées
en Annexe 2 du cas EDOUBOIS) exonérées de TVA lorsque le client est assujetti à l’étranger (ce qui est le
cas lorsqu’il a donné son n° d’identification TVA) et imposables à la TVA en France lorsque le client étran-
ger n’est pas un assujetti (ce qui est le cas lorsque c’est un particulier).
2 - Intérêts pour règlement à terme
Les intérêts qu’un fournisseur de bien ou service facture à son client en contrepartie de délais de paiement
sont exonérés de TVA car considérés comme une opération financière (art. 261C du CGI).3 -
3 - Créances impayées
L'article 272 du CGI autorise la récupération de la TVA (sur les livraisons de biens seulement, puisque pour
les prestations la TVA n'a pas été payée tant que l'encaissement n'a pas eu lieu, sauf option pour les débits) si
le caractère irrécouvrable de la créance est réel. Dans le cadre d'une procédure collective (redressement
judiciaire, liquidation judiciaire), il faudra attendre la clôture de celle-ci pour constater la perte totale ou
partielle de la créance.
Rien à faire donc pour la première créance puisque la déclaration de la cessation des paiements au tribunal
de commerce constitue l’ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, jugement qui ne consacre
en aucune façon la perte d'une créance.
Pour la deuxième créance, la TVA initialement acquittée peut être déduite en septembre, à condition que la
SA PHILO respecte la condition de rectification de la facture initiale : un duplicata de la facture initiale doit
être envoyé au client avec la mention : « Facture demeurée impayée pour la somme de 18 000 € (1) et pour la
somme de 3 600 € (2) (TVA) qui ne peut faire l’objet d’une déduction (art 272 du CGI) ». D’où TVA déductible
chez la SA PHILO : 3 600 €.
(1) 18 000 = 21 600 / 1,2 (2) 3 600 = 18 000 × 0,20
4 - Livraisons à soi-même de logiciels : Les prestations de services affectées aux besoins de l’entreprise
ne sont pas soumises à la TVA
Les logiciels sont considérés :
- soit comme des biens meubles corporels s’il s’agit de logiciel standard ;
- soit comme des prestations de services s’il s’agit de logiciel spécifique.
Les livraisons à soi-même de logiciels spécifiques suivent donc le régime des livraisons à soi-même de
prestations de services : elles n'entrent pas dans le champ d'application de la TVA.
Le prélèvement sur stock du logiciel standard suit le régime des livraisons à soi-même de biens : elle sont
soumises à la TVA si les biens fabriqués n'ouvrent pas droit à déduction de la TVA. En l'espèce, le logiciel de
gestion aurait ouvert droit à déduction de TVA, l'opération est donc hors du champ d'application de la TVA.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

5 - Ventes résiliées ou partiellement annulées


La TVA initialement collectée peut être déduite si la condition de rectification de la facture initiale est
respectée : note d’avoir ou facture nouvelle annulant et remplaçant la précédente, indiquant le HT et la TVA.
- Vente de mai résiliée : note d’avoir : HT = 2 600 / 0,2 = 13 000 €
TVA = 2 600 €
et déduction de la TVA de 2 600 €.
- Rabais sur vente de juillet : note d’avoir : HT = 10 000 × 20% = 2 000 €
TVA = 2 000 × 20% = 400 €
et déduction de TVA de 400 €.
6 - Revente d'un immeuble
La cession d’un immeuble achevé depuis plus de 5 ans est exonérée de TVA (toutefois, le cédant, s’il est
assujetti, peut opter pour la TVA, cette option n’étant en pratique intéressante que si l’acquéreur est un
marchand de biens) ; la cession d’un tel immeuble est par ailleurs soumise aux droits d’enregistrement
(qu’elle soit soumise ou non à la TVA).
Ici, la revente de l’entrepôt est donc exonérée de TVA.
Toutefois, s’agissant d’une cession intervenue avant la fin de la période de régularisation qui est de 20 ans
(sauf pour la fraction acquise avant 1996 : la période de régularisation était de 10 ans et a expiré en 2004), il y
a une régularisation globale de la TVA initialement déduite à effectuer : celle-ci est égale à la somme des
régularisations annuelles jusqu’à la fin de la période de régularisation, calculées en considérant que chaque
année restant le coefficient de taxation est égal à 0.
NB : si l’acquéreur est un assujetti, il peut appliquer la procédure de transfert du droit à déduction de cette TVA ré-
gularisée.

7 - Achat d'un terrain à bâtir


Depuis 2010, la définition du terrain à bâtir (pour la TVA) a changé : la définition ne repose plus sur
l’intention déclarée de l’acquéreur (prise d’un engagement par l’acquéreur de construire dans un délai de 4
ans). Désormais un terrain est à bâtir s’il est reconnu comme tel par les prescriptions des documents
d’urbanisme (cela supprime les incertitudes qui existaient du fait que le régime pouvait être remis en cause
en cas de non-respect de l’engagement de construire).
Les livraisons de terrains à bâtir sont taxables de plein droit à la TVA, et le redevable de la TVA est le vendeur.
Ici, l’achat du terrain à bâtir est taxable (TVA due par le vendeur) ; il ouvre droit à déduction de la TVA en
septembre, car la construction du "siège administratif" est nécessaire à l'exploitation.
8 - Cadeaux à la clientèle
Les biens cédés sans rémunération (cas des cadeaux) ou pour un prix trop bas sont, sauf exceptions, exclus
du droit à déduction de la TVA (c’est-à-dire que leur coefficient d’admission = 0). Toutefois, la TVA reste
déductible (coefficient d’admission = 1) lorsqu’il s’agit de biens de très faible valeur dont le prix unitaire taxe
comprise n'excède pas 73 € TTC.
Les stylos achetés ont une valeur unitaire TTC égale à : 9 382 / 200 = 46,91 € < 73 €.
L'achat de ces stylos peut donc donner lieu à une récupération de la TVA le mois de l'exigibilité, soit en
septembre.
9 - Présentoirs publicitaires
Est déductible (coefficient d’admission = 1) la TVA sur les objets publicitaires (présentoirs notamment)
remis gratuitement pour les besoins de la commercialisation des produits de son entreprise.
10 - Frais de carburant
Les carburants obéissent aux règles de déduction suivantes au niveau de l’utilisateur final :
- la TVA sur les essences (normal, super, avec ou sans plomb) était non déductible (coefficient d’admission
= 0), quel que soit le véhicule utilisé, jusqu’en 2016. Progressivement de 2017 à 2022, cette TVA devient
déductible pour atteindre en 2023 :
- une déduction à 80% (coefficient d'admission = 0,80) pour les véhicules exclus du droit à déduction
(dont le coefficient d'admission = 0),
- une déduction à 100% (coefficient d'admission = 1) pour les véhicules ouvrant droit à déduction
(dont le coefficient d'admission = 1)
- la TVA sur le gazole est • déductible à 100% (coefficient d’admission = 1) si elle est afférente à un
véhicule ouvrant droit à déduction (dont le coefficient d’admission = 1) ;
• déductible à 80% (coefficient d’admission = 0,8) si elle est afférente à un
véhicule n’ouvrant pas droit à déduction (dont le coefficient d’admission = 0).
- la TVA sur le GPL, le GNV, l’électricité utilisée comme carburant, est déductible à 100% (coefficient
d’admission = 1) quel que soit le véhicule utilisé.
11 - Disparition d'un bien immobilisé
La disparition (destruction, vol, mise au rebut) entraîne en principe une régularisation globale de la TVA
antérieurement déduite lorsqu'elle a eu lieu pendant la période de régularisation (soit 5 ans suivant celle de
l'acquisition). Cette régularisation n'a pas lieu si l'entreprise peut prouver ou justifier la disparition. Dans le
cas d'un vol, la preuve est constituée par le dépôt d'une plainte. La société PHILO, refusant de porter plainte,
est tenue d'effectuer une régularisation globale de TVA car l'ordinateur a disparu pendant cette période.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

12 - Location de coffre-fort
Les opérations effectuées par les banques ou les établissements financiers ne se rattachant pas au
commerce des valeurs et de l'argent sont imposables de plein droit à la TVA. La location d'un coffre-fort est
donc soumise à la TVA. La société PHILO récupère la taxe en septembre.
13 - Réparation de la 308 Peugeot
Il s'agit d'un service afférent à un bien dont le coefficient de taxation = 0 (véhicule de transport de
personnes).
Le coefficient d’admission de ce service = 0. La TVA est donc non déductible.
14 - Réception
• Dépenses de restaurant, réception, spectacles : elles ouvrent droit à déduction de la TVA dans les conditions
habituelles, c’est-à-dire TVA déductible si dépense nécessaire à l’exploitation (quel que soit le bénéficiaire).
• Dépenses de logement (y compris hôtel) : coefficient d’admission = 0 (donc TVA non déductible) lorsqu’elles
sont au bénéfice des dirigeants ou salariés ; coefficient d’admission = 1 (donc TVA déductible) lorsqu’elles
sont au bénéfice de tiers (clients, fournisseurs…) ; si une dépense de logement est faite à la fois au bénéfice
des dirigeants ou salariés et au bénéfice de tiers, la TVA est déductible au prorata du nombre de tiers sur le
total des bénéficiaires.
15 - Abandon de créance à caractère commercial
L'abandon de créance n'est imposable que s'il s'analyse en une prestation de services individualisée et
précise, rendue par le bénéficiaire de l'aide à celui qui l'a consentie, ou en un complément de prix. Dans les
autres cas, il s'analyse en une subvention non imposable.
L'aide consentie par la SA PHILO à la société GAMMA ne se traduit ni par une prestation de services de
GAMMA, ni par un complément de prix. Elle est donc non taxable à la TVA.
16 - Acompte relatif à la vente d'un ordinateur, reçu avant livraison
Depuis le 1er janvier 2023, la TVA est exigible sur les sommes encaissées avant la livraison des biens (cas des
avances et acomptes).
La TVA collectée avant la livraison est retranchée de celle collectée au moment de la livraison.
La société doit donc collecter 1 200 × 0,2/1,2 = 200 €.
17 - TVA récupérable sur achats et frais généraux
Les fournisseurs de la société PHILO ayant tous opté pour la TVA d'après les débits, le problème des dates de
règlement ne se pose pas. Dans la déclaration de septembre, il faut déduire la TVA récupérable afférente aux
factures du mois. Concernant les acquisitions intracommunautaires, la TVA est due par l'acquéreur lui-
même, donc par la société PHILO qui opérera sa déduction sur la même déclaration.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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MONTEIRO
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification et justification des opérations imposables à la TVA Taxe sur la valeur ajoutée •Territorialité de la TVA •TVA
•Détermination de la TVA due (régime du réel normal) collectée •TVA déductible •Modalités d’établissement des
•Modalités de paiement de la TVA (régime du réel normal)
déclarations de TVA (CA 3) •Paiement de la TVA

1. TVA collectée et de la TVA déductible de juillet


Compléments des tableaux de l’énoncé :
10 - Colonne TVA 12 000 Colonne TTC 72 000
11 - Colonne TVA 7 000 Colonne TTC 42 000
14 - Livraison intracommunautaire exonérée
15 - Opération en suspension de taxe, donc exonérée
18 - Colonne TVA 2 460 Colonne TTC 14 760
20 -Opération non soumise à la TVA
21 - Colonne HT 7 000 Colonne TVA 1 400 (voir tableau ci-après)
TVA collectée TVA déductible
N° Commentaires Base TVA TVA
Base HT
imposable collectée déductible

1 Taxe déductible le mois même de l'exigibilité, soit juillet. 33 800 6 760


Acquisition intracommunautaire : la TVA est exigible chez
l’acquéreur. Elle est exigible le 15 du mois suivant le fait
2 générateur (c’est-à-dire l'acquisition 16 000 3 200 16 000 3 200
intracommunautaire), ou à la date de la facture si celle-ci
est antérieure ; c'est le cas ici, donc juillet.
3 Taxe déductible le mois même de l'exigibilité, soit juillet. 11 300 2 260

Taxe déductible lors du paiement.


4 7 000 1 400
8 400 / 1,2 = 7 000
Taxe non déductible car le prix unitaire du cadeau est
5
supérieur à 73 € TTC (coefcient d’admission = 0).

6 Taxe déductible le mois même de l'exigibilité, soit août.

7 Idem.
La TVA est exigible sur les encaissements d’acomptes
même en cas d’option pour les débits. De ce fait, la TVA
8 3 000 600
est déductible chez le preneur du service au moment du
versement de l’acompte.
9 Taxe déductible en août sur le montant réglé en août.

10 Ventes taxées en juin.

Pas d'option pour les débits, donc le fait générateur est


11 21 000 4 200
la date d'encaissement. 35 000 × 3/5 = 21 000
12 Le fait générateur est la date de livraison. 65 000 13 000
Le fait générateur est la date d'encaissement.
13 19 000 3 800
38 000 / 2 = 19 000
14 Les livraisons intracommunautaires sont exonérées.
Il s'agit d'une vente en suspension de taxe, exonérée de
15
TVA (le client ayant fait parvenir un justicatif)
16 La TVA a été déduite en juin.

17 Taxe déduite dans le mois de la livraison. 20 000 4 000

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

La revente d'un bien mobilier d'investissement est soumise à


18 TVA dès lors qu'à l'acquisition la TVA a pu être déduite 12 300 2 460
totalement ou partiellement. Ici, c'est le cas.
Il s’agit d’une livraison à soi-même d’un bien (stock) pour les
besoins de l’entreprise qui ouvrirait droit à déduction s’il
19
était acquis auprès d’un tiers. Cette opération n’est pas
soumise à la TVA.

Il s’agit d’une livraison à soi-même d’un bien


(immobilisation) pour les besoins de l’entreprise qui ouvrirait
20
droit à déduction s’il était acquis auprès d’un tiers. Cette
opération n’est pas soumise à la TVA.

La cession d'un bien mobilier d'investissement n'ayant pas


ouvert droit à déduction (c'est le cas ici) à un négociant en
biens d'occasion peut être soumise volontairement à la TVA.
En contrepartie le cédant bénécie d'un droit à déduction
complémentaire. Cependant trois conditions doivent être
réunies :
- la cession doit intervenir dans la période de régularisation
- la cession doit être soumise à la TVA
- la TVA ayant grevé le bien ne doit pas avoir été déduite
totalement.
21 La régularisation globale est égale à la somme des 7 000 1400 1 440
régularisations annuelles qui seraient calculées chaque
année suivant celle de la cession, pendant la période de
régularisation (ici 5 ans), en considérant que le coefcient de
déduction est égal à 1. L’année d’acquisition et de cession
comptent chacune pour une année entière. Les
régularisations annuelles sont donc calculées pour la période
2024 à 2025.
Régularisation globale =
2 × TVA initiale (coefcient de déduction = 1) / 5 =
2 × ( 21 600 / 1,20 × 0,20 ) / 5 = 1 440

140 300 28 060 91 100 19 660

2. TVA à payer au titre du mois de juillet (montant théorique hors arrondissements faits dans
la déclaration)
28 060 – 19 660 = 8 400.

3. Déclaration CA 3 pour juillet (Voir imprimé ci-après)

4. Télédéclaration et télépaiement de la TVA


Depuis le 01/10/2014, tous les redevables doivent utiliser les procédures de télédéclaration et télépaiement
de la TVA.
La société MONTEIRO doit donc obligatoirement télédéclarer et télépayer sa TVA.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

N° 3310-CA3
T& #%"  V%" A!%$ $ T&# A### 2023

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Informations
Nom de l'entreprise : MONTEIRO

SIRET : 000 000 000 00000

N° TVA intra-communautaire : 000000000

Période de déclaration : juillet 2023

Date : 01/07/2023

À déposer au plus tard le : 21/08/2023

Cocher la case ci-contre si vous agissez en qualité de représentant d’un assujetti unique mentionné à l’article 256 C du CGI.
ATTENTION : vous êtes tenu de déclarer les opérations réalisées par l’ensemble des membres de l’assujetti unique et de payer, le cas
0001
échéant, la TVA nette due correspondante. Cette déclaration doit impérativement être accompagnée d’une annexe n° 3310-M-AU par
membre, détaillant les opérations réalisées par chaque membre concerné.
ATTENTION : Ce cadre est réservé aux entreprises relevant de la DGE qui ont opté pour le régime de consolidation du recouvrement de la
TVA au niveau du groupe (art 1693 ter du CGI), celles-ci doivent cocher impérativement la case ci-contre (y compris la société tête de groupe 0005
en tant que membre).
Si vous n'avez à remplir aucune case de ce formulaire (déclaration « néant »), veuillez cocher la case à droite 0010

A - MONTANT DES OPÉRATIONS RÉALISÉES

OPÉRATIONS TAXÉES (HT)


A1 Ventes, prestations de services 0979 105 000

A2 Autres opérations imposables 0981 19 300

A3 Achats de prestations de services réalisés auprès d’un assujetti non établi en France (art 283-2 du code général des impôts) 0044

A4 Importations (autres que les produits pétroliers) 0056

A5 Sorties de régime scal suspensif (autres que les produits pétroliers) 0051

B1 Mise à la consommation de produits pétroliers 0048

B2 Acquisitions intra-communautaires 0031 16 000

B3 Achats d'électricité, de gaz naturel, de chaleur ou de froid imposables en France 0030

Achats de biens ou prestations de services réalisés auprès d'un assujetti non établi en France (art 283-1 du code général des
B4 0040
impôts)
B5 Régularisations (important : cf. notice) 0036

OPÉRATIONS NON TAXÉES


E1 Exportations hors UE 0032

E2 Autres opérations non imposables 0033 1 500

E3 Ventes à distance taxables dans un autre Etat membre au prot des personnes non assujetties - Ventes B to C 0047

E4 Importations (autres que les produits pétroliers) 0052

E5 Sorties de régime scal suspensif (autres que les produits pétroliers) 0053

E6 Importations placées sous régime scal suspensif (autres que les produits pétroliers) 0054

F1 Acquisitions intracommunautaires 0055

F2 Livraisons intracommunautaires à destination d’une personne assujettie - Ventes B to B 0034 3 000

F3 Livraisons d'électricité, de gaz naturel, de chaleur ou de froid non imposables en France 0029

F4 Mise à la consommation de produits pétroliers 0049

F5 Importations de produits pétroliers placées sous régime scal suspensif 0050

F6 Achats en franchise 0037

F7 Ventes de biens ou prestations de services réalisées par un assujetti non établi en France (art 283-1 du code général des impôts) 0043

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F8 Régularisations (important : cf. notice) 0039

F9 Opérations internes réalisées entre membres d’un assujetti unique 0061

B - DÉCOMPTE DE LA TVA À PAYER

TVA BRUTE

Opérations réalisées en France Métropolitaine Base hors taxe Taxe due


08 Taux normal 20 % 0207 140 300 28 060

09 Taux réduit 5,5 % 0105

9B Taux réduit 10 % 0151

Opérations réalisées dans les DOM Base hors taxe Taxe due
10 Taux normal 8,5 % 0201

 La ligne 11 ne concerne que les DOM. Les autres opérations relevant du taux de 2,1 % sont déclarées plus bas dans le formulaire.
11
Taux réduit 2,1 % 0100

Opérations imposables à un taux particulier Base hors taxe Taxe due


T1 Opérations réalisées dans les DOM et imposables au taux de 1,75 % 1120

T2 Opérations réalisées dans les DOM et imposables au taux de 1,05 % 1110

T3 Opérations réalisées en Corse et imposables au taux de 10 % 1081

T4 Opérations réalisées en Corse et imposables au taux de 2,10 % 1050

T5 Opérations réalisées en Corse et imposables au taux de 0,90 % 1040

T6 Opérations réalisées en France continentale au taux de 2,10 % 1010

T7 Retenue de TVA sur droits d'auteur 0990

Opérations imposables à un autre taux (France métropolitaine ou DOM) Base hors taxe Taxe due
13 Anciens taux 0900

Produits pétroliers Base hors taxe Taxe due


P1 Taux normal 20 % 0208

P2 Taux réduit 13 % 0152

Importations Base hors taxe Taxe due


I1 Taux normal 20 % 0210

I2 Taux réduit 10 % 0211

I3 Taux réduit 8,5 % 0212

I4 Taux réduit 5,5 % 0213

I5 Taux réduit 2,1 % 0214

I6 Taux réduit 1,05 % 0215

15 TVA antérieurement déduite à reverser 0600

(dont TVA sur les produits pétroliers)


(dont TVA sur les produits importés hors produits pétroliers)
5B Sommes à ajouter, y compris acompte congés 0602

16 Total de la TVA brute due (lignes 08 à 5B) 28 060

17 Dont TVA sur acquisitions intracommunautaires 0035 3 200

18 Dont TVA sur opérations à destination de Monaco 0038

TVA DÉDUCTIBLE
19 Biens constituant des immobilisations 0703 4 000

20 Autres biens et services 0702 14 220

21 Autre TVA à déduire 0059 1 440

(dont régularisation de TVA sur les produits pétroliers)


(dont régularisation de TVA sur les produits importés hors produits pétroliers)
(dont régularisation de TVA collectée sur autres produits ou PS [cf. notice] ou déductible)

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

22 Report du crédit apparaissant ligne 27 de la précédente déclaration 8001

2C Sommes à imputer, y compris acompte congés (exprimées en euro) 0603

22A Indiquer ici le coecient de taxation unique applicable pour la période s’il est diérent de 100
23 Total TVA déductible (lignes 19 à 2C) 19 660

24 Dont TVA déductible sur importations 0710

2E Dont TVA déductible sur les produits pétroliers 0711

CRÉDITS
25 Crédit de TVA (ligne 23  ligne 16) 0705

TAXE À PAYER
TD TVA due (ligne 16  ligne 23) 8900 8 400

REGULARISATION DES TAXES INTERIEURES DE CONSOMMATION (TIC)

Crédit de TIC Versement de TIC attendu

Crédit Crédit imputé sur la TVA


Reliquat de crédit à rembourser (a - b) Taxe due
constaté (a) (dans la limite de la ligne TD) (b)

Montant Montant Montant Montant


TICFE X1 8100 Y1 8110 Z1 8120

TICGN X2 8101 Y2 8111 Z2 8121

TICC X3 8102 Y3 8112 Z3 8122

X4 (X1 + X2 + X3) à Y4 (Y1 + Y2 + Y3) à Z4 (Z1 + Z2 + Z3) à


TOTAL
reporter ligne X5 reporter ligne Y5 ou Y6 reporter ligne Z5

DETERMINATION DU MONTANT A PAYER ET/OU DES CREDITS DE TVA ET/OU DE TIC


26 Remboursement de crédit demandé sur formulaire n° 3519 8002

AA Crédit de TVA transféré à la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative 3310CA3G 8005

Crédit à reporter (ligne 25  ligne 26  ligne AA)


27 8003
(Cette somme est à reporter ligne 22 de la prochaine déclaration)
Y5 Remboursement de reliquat de TIC demandé (report de la ligne Y4) 8113

Y6 Crédit de TIC transféré à la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative 3310-CA3G (report de la ligne Y4) 8114

X5 Crédit de TIC imputé sur la TVA (report de la ligne X4) 8103

28 TVA nette due (ligne TD – ligne X5) 8901 8 400

29 Taxes assimilées calculées sur annexe n° 3310-A 9979

Z5 Total des taxes intérieures de consommation dues (report de la ligne Z4) 8123

AB Total à payer acquitté par la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative 3310CA3 G (ligne 28 + 29 + Z5) 9991

Total à payer (lignes 28 + 29 + Z5  AB)


32 9992 8 400
(N'oubliez pas d'eectuer le règlement correspondant)
 Attention ! Une situation de TVA créditrice (ligne 25 servie) ne dispense pas du paiement des taxes assimilées déclarées ligne 29.

Télépaiement 

Paiement par imputation


 En choisissant le paiement par imputation, vous devez adresser l’imprimé n° 3516 (téléchargeable sur [Link]) à votre service des impôts des entreprises

Mention Expresse

CADRE RÉSERVÉ À LA CORRESPONDANCE

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LAGU
Compétences attendues Savoirs associés
Qualification et justification des opérations imposables à la TVA Taxe sur la valeur ajoutée •Règles applicables aux petites entre-
•Détermination de la TVA due (régime du réel simplifié) prises •Régime simplifié •Modulation des acomptes •Demande
•Modalités de paiement de la TVA (régime du réel simplifié) de remboursement

1. Taux de TVA
S’agissant de produits destinés à l’alimentation animale, c’est le taux normal qui s’applique (20% depuis le
01/01/2014) puisque la SA LAGU vend des aliments préparés (obtenus après traitement). Le taux réduit de
10% s’appliquerait en revanche si ces aliments étaient destinés à la nourriture du bétail, des animaux de
basse-cour, des abeilles et poissons d’élevage destinés à la consommation humaine.
S’il s’agissait d’aliments préparés destinés à l’alimentation humaine, c’est le taux réduit de 5,5% qui serait
applicable.

2. TVA due au titre de 2023 et 2024

2023 2024
TVA à TVA à
Base Base
20% 20%
TVA collectée
- Ventes en France 250 000 50 000 260 000 52 000
- Livraisons intracommunautaires exonérées 8 500 - 8 600 -
- Livraisons intracommunautaires taxables car n°
10 000 2 000 - -
identication non fourni
- Achats de matières de récupération(1) 5 000 1 000
- Acquisitions intracommunautaires - - 20 000 4 000
Total TVA collectée 52 000 57 000

TVA déductible
- Acquisitions d’immobilisations 40 000 8 000 10 000 2 000
- Achats d’autres biens et services 150 000 30 000 190 000 38 000
- Achats de matières de récupération(1) 5 000 1 000
- Acquisitions intracommunautaires - - 20 000 4 000
Total TVA déductible 38 000 45 000

TVA due 14 000 12 000


(1) Les ventes de déchets neufs d’industrie et matières de récupération sont normalement imposables, mais le redevable de la
TVA peut être :
- le client : lorsqu’il a un n° d’identification TVA en France (qu’il ait communiqué ou non ce numéro) : il autoliquide alors
la TVA ;
- le fournisseur : lorsque le client n’a pas de n° d’identification TVA en France.
Ici, la SA LAGU ayant un n° d’identification TVA, elle doit autoliquider la TVA, et cette TVA est déductible au titre du
même mois.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Régime d’imposition dont relève de plein droit la SA LAGU


La SA LAGU réalise des ventes de marchandises : c’est en principe le régime simplifié de TVA qui s’applique
de plein droit car le chiffre d’affaires HT est compris entre 91 900 et 840 000 €2.
Le chiffre d’affaires à comparer aux seuils est le montant HT des livraisons de biens et des prestations de
services taxables, des exportations et livraisons intracommunautaires. Il n’est pas tenu compte (notamment)
des opérations exonérées et des acquisitions intracommunautaires et livraisons à soi-même taxables.
Pour déterminer le régime applicable à une année N, on tient compte des éléments de chiffre d’affaires de
l’année N-1.
- en 2023 : 91 900 € < (250 000 + 8 500 + 10 000) < 840 000 €
- en 2024 : 91 900 € < (260 000 + 8 600) < 840 000 €
De plus, depuis 2015 (cf. Loi de Finances rectificative pour 2013 du 29/12/2013), une deuxième condition doit
être respectée pour relever effectivement du régime simplifié : la TVA exigible au titre de l'année précédente
ne doit pas excéder 15 000 €. Si ce seuil est dépassé, alors l'entreprise relève du régime normal d'imposition.
Régime applicable en 2024 :
La TVA exigible au titre de 2023 étant inférieure à 15 000 € (14 000 < 15 000), la SA LAGU relève du régime
simplifié d'imposition.
Régime applicable en 2025 :
La TVA exigible au titre de 2024 étant inférieure à 15 000 € (12 000 < 15 000), la SA LAGU relève du régime
simplifié d'imposition.
Si elle le souhaite, elle peut opter pour le régime normal d'imposition, dont les obligations déclaratives sont
plus lourdes.

4. Acomptes de TVA à régler en 2024


TVA de référence pour les acomptes 2024
Il s’agit de la TVA due au titre de l’année précédente (2023), avant déduction de la TVA relative aux
immobilisations.
2023
TVA due au titre de l’année 14 000

+ TVA déductible sur immobilisations + 8 000


TVA de référence 22 000

Acomptes à verser en 2024


Deux acomptes provisionnels semestriels sont dus dans le régime simplifié d'imposition (contre 4 acomptes
trimestriels auparavant), en juillet et en décembre, aux taux respectifs de 55% et 40% de la TVA de référence.
La date d'échéance est identique à celle applicable en matière de régime réel normal : elle se situe entre le 15
et le 24 du mois, selon la forme juridique et la localisation géographique de l'entreprise.
Tous les redevables de la TVA sont soumis à l'obligation de télédéclaration et télérèglement (cf. Cas
Monteiro, question 4) : les acomptes doivent donc être télédéclarés (imprimé n°3514) et téléréglés.

1er acompte 2e acompte

TVA de référence 22 000 22 000

Taux de l’acompte 55% 40%

Acompte dû 12 100 8 800


Date de versement(1) 24 juillet 24 décembre
(1) Le 24 du mois, s’agissant d’une société anonyme non située en Île-de-France

Calcul de la TVA à payer au 30/04/2025 lors de la déclaration annuelle :


TVA due au titre de 2024 12 000
- acomptes réglés en 2024 (12 100 + 8 800) - 20 900
Excédent de versement - 8 900 €
Excédent de versement en cas de TVA due <  acomptes versés :
- il peut être demandé en remboursement, sans condition de montant minimum (demande formulée sur la
déclaration annuelle CA12) ;
- il peut aussi être reporté et donc imputable sur le ou les acomptes à venir, ou sur la déclaration annuelle
CA12 de l'année suivante.

2 Seuils fixés pour la période 2023-2025 et revalorisés tous les 3 ans (prochaine revalorisation en 2026).

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

5. Opérations du 1er semestre 2025


a) Calcul de l'acompte théorique du 1er semestre 2025
TVA de référence = TVA due en 2024 (12 000) + TVA déductible sur immob° 2024 (2 000) = 14 000 €.
Acompte 1er semestre 2025 = 14 000 × 55% = 7 700 €.
b) Modulation à la baisse de l’acompte de TVA
La modulation à la baisse d’un acompte de TVA est possible si :
TVA du semestre après déduction de la TVA sur immobilisations  90% × Acompte de droit commun
Calcul de la TVA du semestre
- Ventes de marchandises en France 115 000 × 20% = 23 000
- Acquisitions intracommunautaires de marchandises : 5 000 × 20% = 1 000
- Achats de biens et services en France : 77 000 × 20% = - 15 400
- Acquisitions intracommunautaires de marchandises : 5 000 × 20% = - 1 000
- Acquisition d’une machine emballeuse : 9 000 × 20% = - 1 800
- Réparation d’une machine : service intracommunautaire « B to B » (cf. déf° en Annexe 2 du cas Edoubois) :
preneur en France d’où imposition 3 000 × 20% = 600
à la TVA en France avec auto-liquidation 3 000 × 20% = - 600
TVA réelle du 1er semestre 2025 5 800 €
On a bien : 5 800  90% × 7 700 = 6 930.
En conclusion, la SA LAGU peut limiter son 1er acompte 2025 à 5 800 € (au lieu des 7 700 € théoriques).
En pratique, la demande de modulation s'effectue lors de la télédéclaration du relevé d'acompte (imprimé
n°3514) qui accompagne son télépaiement.
c) Prise en compte de la TVA sur investissements au titre d'un semestre
Pour une entreprise clôturant ses comptes au 31 décembre, un crédit de TVA lié au 1er semestre peut être
remboursé au contribuable sous deux conditions :
- le crédit doit être supérieur à 760 € ;
- les acquisitions d’immobilisations de la période doivent avoir générés plus de 760 € de TVA.
Ce remboursement à un caractère provisionnel.
NB : un crédit de TVA ne peut pas être remboursé au moment du 2e acompte, le remboursement a lieu au moment
du paiement du solde.
Application
Si l'acquisition de la machine emballeuse s’était élevée à 90 000 € HT, la TVA du semestre s'élèverait à :
TVA collectée – TVA sur autres B&S = 23 000 + 1 000 – 15 400 – 1 000 + 600 – 600 = 7 600 €.
On aurait bien : TVA déductible sur immobilisation 18 000 (90 000 × 20%) > 7 600.
Crédit de TVA du semestre = 7 600 – 18 000 = – 10 400 €.
Étant supérieur à 760 €, ce crédit pourrait être demandé en remboursement lors de la déclaration du relevé
d'acompte (imprimé n°3514) de juillet 2025, en souscrivant l'imprimé de demande de remboursement
n°3519.

6. TVA due au titre de 2025


TVA collectée
- Ventes de marchandises en France 263 000 × 20% = 52 600
- Livraisons intracommunautaires non exonérées
(numéro d’identification non fourni) 2 000 × 20% = 400
- Acquisitions intracommunautaires 2 000 × 20% = 400
- Prestations de services intracommunautaires 3 000 × 20% = 600
Total TVA collectée 54 000 €

TVA déductible
- Acquisitions d’immobilisations 20 000 × 20% = 4 000
- Achats d’autres biens et services en France 180 000 × 20% = 36 000
- Acquisitions intracommunautaires de marchandises 2 000 × 20% = 400
- Prestations de services intracommunautaires 3 000 × 20% = 600
Total TVA déductible 41 000 €
TVA due = 54 000 – 41 000 = 13 000 €

Calcul de la TVA à payer au 04/05/2026


TVA due au titre de 2025 13 000
-  acomptes réglés en 2025 [5 800 +(14 000 × 40%)] - 11 400
TVA à payer 1 600 €

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7. Acomptes à régler en 2026


TVA de référence 2025 = TVA due en 2025 (13 000) + TVA déductible sur immobilisation 2025 (4 000) =
17 000.
1er acompte 2e acompte
TVA de référence 17 000 17 000

Taux de l’acompte 55% 40%

Acompte dû 9 350 6 800


Date de versement 24 juillet 24 décembre

8. Modulation ou suspension des acomptes


Le 15 décembre 2026, la SA LAGU anticipe des éléments générant une TVA due au titre de 2026 de :
- Ventes de marchandises en France 275 000 × 20% = 55 000
- Achats d’autres biens et services en France 150 000 × 20% = - 30 000
- Acquisition de l’entrepôt 60 000 × 20% = - 12 000
TVA due pour l’année 2026 13 000 €

La SA LAGU a réglé 9 350 € d’acompte en juillet.


Elle est donc en droit de limiter son 2e acompte au montant du solde de la taxe dont elle s’estime être
redevable au titre de l’année 2026, soit :
13 000 – 9 350 = 3 650 € au lieu de 6 800 €.
Elle doit mentionner le montant de 3 650 € dans son relevé d’acompte de décembre (imprimé 3514).

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MEDIC
Compétences attendues Savoirs associés
Analyse des opérations réalisées par un redevable partiel de TVA Taxe sur la valeur ajoutée •Champ d’application •TVA déductible
•Utilisation du coefficient de déduction pour le calcul de la TVA (coefficients de déduction, d’assujettissement, de taxation et
déductible •Détermination des régularisations (entre le coefficient d’admission, les régularisations de TVA)
provisoire et définitif, annuelle,) de TVA

1. Définition du coefficient de taxation et justification de la valeur retenue pour le coefficient


de taxation forfaitaire provisoire de l’année 2023
Le coefficient de taxation correspond à la proportion d’utilisation d’un bien ou d’un service à des opérations
ouvrant droit à déduction de la TVA
Le coefficient de taxation forfaitaire provisoire utilisé au cours d’une année est le coefficient de taxation de
l’année précédente. En effet, le coefficient de taxation forfaitaire est déterminé en fonction des CA des
différentes activités de l’entreprise et ceux-ci ne sont connus qu’à la clôture de l’exercice comptable.
Coefficient de taxation forfaitaire de 2022 (utilisé provisoirement pour les opérations de 2023) :
Chiffre d’affaires de la chirurgie esthétique / chiffre d’affaires total
318 640 / (318 640 + 533 360) = 0,3740 arrondi à 0,38.
Le coefficient de taxation est toujours arrondi à deux décimales par excès.

2. Conséquences de la double activité sur le calcul de la TVA collectée et de la TVA déduc-


tible
L’entreprise MEDIC est un redevable partiel de la TVA : toutes les opérations réalisées se situent dans le
champ d’application de la TVA mais l’activité de chirurgie esthétique est soumise à la TVA tandis que
l’activité de chirurgie réparatrice est exonérée de TVA.

Par rapport à la TVA collectée :


• L’entreprise collecte de la TVA sur les opérations de chirurgie esthétique.
• L’entreprise ne collecte pas de TVA sur les opérations de chirurgie réparatrice.

Par rapport à la TVA déductible :


• L’entreprise peut déduire en totalité la TVA sur les achats de biens et services exclusivement affectés
aux opérations de chirurgie esthétique.
• L’entreprise ne peut pas déduire la TVA sur les achats de biens et services exclusivement affectés aux
opérations de chirurgie réparatrice.
• L’entreprise peut déduire partiellement la TVA sur les achats de biens et services affectés aux deux ac-
tivités. Cette déduction partielle de TVA est liée au coefficient de taxation forfaitaire de l’entreprise.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Liquidation de la TVA au titre du mois de juin 2023

TVA
Opérations Justications TVA exigible
déductible

Les opérations de chirurgie réparatrice sont


CA de la chirurgie réparatrice
exonérées de TVA.
Les opérations de chirurgie plastique sont
soumises à la TVA au taux de 20%.
CA de la chirurgie plastique L’exigibilité de taxe se situe au moment de 6 000
l’encaissement de la prestation.
TVA collectée : (36 000 × 0,2)/1,2
Achats communs aux deux secteurs
d’activité. La TVA est déductible en fonction
Fournitures médicales
du coef cient de taxation forfaitaire.
(pansements, produits
L’exigibilité de la TVA se situe au moment de
anesthésiant). L’ensemble de ces 912
la livraison des biens, la TVA est déductible
fournitures sont soumises à la
lorsque l’entreprise MEDIC reçoit les
TVA au taux de 20 %.
factures d’achats.
TVA déductible : 12 000 × 0,2 × 0,38
Achats affectés exclusivement aux
opérations de chirurgie esthétique, le
coef cient de taxation applicable est donc
de 1.
Achats de prothèses. TVA
L’exigibilité de la TVA se situe au moment de 320
applicable au taux de 20%
la livraison des biens, la TVA est déductible
lorsque l’entreprise MEDIC reçoit les
factures d’achats.
TVA déductible : 1 600 × 0,2
Achats affectés exclusivement aux
Achats de fournitures médicales opérations de chirurgie réparatrice, le
au taux de 5.5% coef cient de taxation applicable est donc
de 0 et aucune TVA n’est donc déductible.
Achats communs aux deux secteurs
d’activité. La TVA est déductible en fonction
Honoraires de l’avocat du
du coef cient de taxation forfaitaire.
docteur MEDIC (la facture
L’exigibilité de la TVA se situe au moment de 60
mentionne l’option pour les
l’achèvement du service car le prestataire a
débits).
opté pour les débits.
TVA déductible : 800 × 0,2 × 0,38
La TVA sur les cadeaux offerts aux clients de
Cadeaux offerts aux clients du l’entreprise n’est pas déductible, le
docteur MEDIC, seuls les patients coef cient d’admission est de 0. Il existe une
ayant subi une opération de exception pour les cadeaux de faible valeur,
chirurgie esthétiques reçoivent ceux dont le prix unitaire est inférieur à 73 €
un cadeau. La valeur unitaire d’un TTC. En l’espèce, le prix unitaire d’un cadeau
cadeau s’élève à 66 € HT. est supérieur à 73 € TTC et aucune TVA n’est
donc récupérable.
Achats communs aux deux secteurs
d’activité. La TVA est déductible en fonction
Services divers (pas d’option du coef cient de taxation forfaitaire.
38
pour les débits) L’exigibilité de la TVA se situe au moment de
paiement du service.
TVA déductible : 600 × (0,2/1,2) × 0,38
Achats communs aux deux secteurs
d’activité. La TVA est déductible en fonction
du coef cient de taxation forfaitaire.
Acquisition d’une table L’exigibilité de la TVA se situe au moment de
836
d’opérations la livraison des biens, la TVA est déductible
lorsque l’entreprise MEDIC reçoit la facture
d’achats.
TVA déductible : 11 000 × 0,2 × 0,38

TOTAL 6 000 2 166

La TVA due au titre du mois de juin 2023 s’élève à 3 834 €.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

4. Nature et le montant éventuel des régularisations à opérer sur les opérations de juin 2023
si le coefficient de taxation définitif de l’année 2023 est de 0,42
La détermination du coefficient de taxation définitif impose la régularisation de la TVA initialement
déduite, quel que soit l’écart entre le coefficient provisoire et le coefficient définitif.
Cette régularisation entre les coefficients définitif et le coefficient provisoire doit être effectuée pour l’en-
semble des achats communs aux deux activités.
La régularisation est un complément de déduction de TVA car le coefficient de déduction définitif est
supérieur au coefficient de déduction provisoire.
• Fournitures médicales pour les deux secteurs : 12 000 × 0,2 × (0,42-0,38) = 96 € de complément de dé-
duction.
• Honoraires de l’avocat : 800 × 0,2 × (0,42-0,38) = 6,4 € de complément de déduction.
• Services divers : (600/1,2) × 0,2 × (0,42-0,38) = 4 € de complément de déduction.
• Acquisition d’une table d’opération 11 000 × 0,2 × (0,42-0,38) = 88 € de complément de déduction.
La déduction complémentaire totale s’élève donc à 194 € (arrondi à l’euro le plus proche).

5. Régularisations annuelles de TVA à opérer sur les opérations de juin


Une régularisation de la TVA initialement déduite sur les immobilisations doit être effectuée chaque
année :
- lorsque la différence entre le coefficient de taxation de l’année et le coefficient de taxation de référence
est strictement supérieure à 10 points de pourcentage ;
- si le délai de régularisation n’est pas épuisé (5 ans pour les biens meubles et 20 ans pour les immeubles) ;
il y a donc 4 ou 19 régularisations à effectuer car l’année d’acquisition est décomptée pour une année ;
- selon le calcul suivant : TVA initiale × (coefficient de l’année – coefficient de référence) / Nombre
d’années de régularisation.
La TVA déduite initialement sur la table d’opération est susceptible d’être remise en cause sur les années
2024 à 2027.

Année 2024 2025 2026 2027 2028

Coefcient de taxa-
0,53 0,44 0,32 0,51 0,30
tion de l’année

Coefcient de réfé-
0,42 0,42 0,42 0,42 0,42
rence
Différence entre
Inférieure à Inférieure à Supérieure à 10
coefcient de l’an- Supérieure à 10 points de Égale à 10 points
10 points de 10 points de points de
née et le coefcient pourcentage de pourcentage
pourcentage pourcentage pourcentage
de référence
Non car la
Non, le délai de
variation est
Régularisation Oui Non Non régularisation
égale à 10 points
est terminé.
de pourcentage

11 000 × 0,2×(0,53-0,42) / 5 =
Montant de la
48 €.
régularisation
Complément de déduction.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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Énoncés
Corrigés
Fiches de cours

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FORTIMMO
Compétences attendues Savoirs associés
Explication de la composition de l’assiette de l’IFI •Liquidation de Impôt sur la fortune immobilière (IFI) •Champ d’application
l’IFI •Personnes imposables •Règles générales de détermination de la
base imposable •Principe de calcul

1. Calcul de l'actif total imposable


ACTIF
- IMMEUBLES IMPOSABLE
- Résidence principale : un abattement de 30% peut être pratiqué par rapport à la valeur libre : 490 000
700 000 × 70%
- Résidence secondaire : cette décote ne s'applique pas 800 000
- Appartement donné en location : 150 000 × 95% 142 500
- Immeuble donné en location : (1 400 000 × 90%) × 50% 630 000
Les meubles ne sont pas soumis à l’IFI (seuls les biens et les droit immobiliers y sont soumis).

TITRES DE SOCIÉTÉS
Les titres des sociétés sont en principe imposables à hauteur de la fraction de leur valeur
représentative de biens ou droits immobiliers ; cette fraction est ainsi calculée :
valeur réelle des biens ou droits immobiliers
Valeur des titres ×
valeur réelle de l’actif de la société
Il existe cependant plusieurs exceptions.
- Actions SAS : les biens professionnels sont exonérés d’IFI. Les titres de SA sont considérés
comme un bien professionnel si les 3 conditions suivantes sont remplies :
- l’activité de la société est industrielle, commerciale ou artisanale ;
- le contribuable obtient plus de la moitié de ses revenus au travers de la société
- le contribuable exerce une fonction de direction au sein de la société.
En l’espèce, les 3 conditions sont réunies.
- Actions SA : Les actions des sociétés opérationnelles sont par principe exclues de l’assiette
de l’IFI. Cependant, si cette société détient des biens immobiliers non affectés à l’ex-
ploitation, il faut tenir compte de la valeur de cet immeuble en appliquant le ratio
immobilier.
- Parts SCI : ces titres sont imposables (l’exclusion de l’immobilier affecté à l’activité d’une
société ne s’applique pas ici car il ne s’agit pas d’une activité opérationnelle ; cf. gestion d’un 360 000
patrimoine immobilier).
Valeur des titres = 1 000 000 – 400 000 = 600 000 €
Coefficient immobilier = 800 000 / 1 000 000 = 80%
Valeur imposable pour Mme Fortimmo = 75% x (600 000 x 80%)
- Livrets A, Compte Épargne Logement : il ne s’agit pas de biens ou droits immobiliers
- Contrats d’assurance-vie exprimés en unités de compte : ils sont imposables à hauteur de
leur valeur de rachat représentative des actifs immobiliers (cette valeur est communiquée 80 000
par l’assureur chaque année)
- Portefeuille d’actions cotées : si les actions sont représentatives de biens ou droits
immobiliers, elles devraient en principe être comprises dans le patrimoine taxable à hauteur
de la fraction représentative de ces biens. Toutefois, il existe une « clause de sauvegarde » :
lorsqu’un redevable détient une participation minoritaire (< 10%) dans une société
propriétaire d’immobilier, aucun rehaussement n’est effectué si le redevable de bonne foi
démontre qu’il n’est pas en mesure de disposer des informations nécessaires à l’estimation
de cette fraction imposable. Cette clause peut s’appliquer ici et les actions cotées ne sont pas
taxables à l’IFI.
TOTAL ACTIF IMPOSABLE 2 502 500

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

2. Passif déductible hors IFI déductible


PASSIF
DÉDUCTIBLE
Les dettes déductibles sont celles contractées par le redevable qui sont afférentes à des actifs
imposables (le cas échéant à proportion de la valeur imposable).
- Emprunt bancaire finançant l’acquisition de la résidence principale : il est déductible pour son 120 000
montant total, sans pouvoir excéder la valeur imposable (c'est-à-dire 70% de la valeur réelle).
- Emprunt « in fine » finançant l’acquisition de l’immeuble à Paris : pour les emprunts « in fine »,
la déduction est limitée à la somme des annuités théoriques restant à courir jusqu’au terme du
prêt :
Nombre d’années écoulées depuis le versement du prêt
Emprunt non déductible à hauteur de
Nombre d’années total du prêt
Soit 250 000 – (250 000 x 3 / 10 ) =
175 000
- Travaux de ravalement : montant dû = montant TTC = 3 000 x 1,10 3 300
- IR : il n’est pas déductible (même celui correspondant aux revenus de nature immobilière :
revenus fonciers ou BIC de location meublée) ; les prélèvements sociaux correspondants ne
sont pas déductibles non plus
- Taxe foncière : elle est déductible 6 000
- Taxe d’habitation : elle est non déductible
PASSIF DÉDUCTIBLE 304 300

3. IFI déductible de l'actif imposable


Patrimoine net (hors IFI déductible) = 2 502 500 – 304 300 = 2 198 200 €
Le patrimoine net taxable étant supérieur à 1,3 M€, l’IFI est dû.
Calcul de l'IFI à l'aide du barème
jusqu’à 800 000 € 0
de 800 000 € à 1 300 000 € : 500 000 € x 0,50% 2 500
de 1 300 000 € à 2 198 200 € : 898 200 € x 0,70% 6 287
IFI déductible de l’actif imposable 8 787

4. Actif net imposable, IFI dû


- Actif net imposable = Total Actif Imposable - Total Passif Déductible
= 2 502 500 - (304 300 + 8 787)
= 2 189 413 €
- IFI dû : application du barème
jusqu’à 800 000 € 0
de 800 000 € à 1 300 000 € : 500 000 € × 0,50% 2 500
de 1 300 000 € à 2 189 413 € : 889 413 € × 0,70% 6 226
IFI dû 8 726

IFI DÛ AU TITRE DE 2023 = 8 726 €

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BLANCHE
Compétences attendues Savoirs associés
Droits d’enregistrement sur les cessions soumises à cet impôt Droits d’enregistrement •Cessions d’immeubles, de fonds de
•Droits d’enregistrement sur les apports en société commerce, de droits sociaux •Constitution de société

1. Calcul du le montant des droits d’enregistrement dus Pour chaque opération

OPÉRATION 1 : Acquisition d’un immeuble


Les cessions d’immeubles donnent lieu à des droits d’enregistrement ainsi décomposés :
- Droit départemental 3,80% (1)
- Taxe communale 1,20%
- Prélèvement pour frais d’assiette = 2,37% du droit départemental 0,09%
Soit un total de 5,09%
Les droits sont dus sur l’intégralité du prix d’acquisition. Toutefois, les frais d’intermédiaire (agence
immobilière par exemple) ne font pas partie du prix d’acquisition. De même, en cas de vente simultanée d’un
immeuble et de meubles meublants, seul le prix affecté à l’immeuble est soumis aux droits d’enregistrement
(par exemple cas de meubles de cuisine, de salle de bain, placards… dont la nature et le prix sont précisés
dans l’acte de vente).
Droits d’enregistrement dus sur le chalet de montagne = 300 000 × 5,09% = 15 270 €.
Les droits sont dus par l’acquéreur, et sont réglés lors de la formalité d’enregistrement exécutée à la
conservation des hypothèques (formalité réalisée le plus souvent par le notaire).
(1) Actuellement, le taux maximum du droit départemental sur les ventes d’immeubles est de 3,80%; mais les dépar-
tements peuvent modifier ce taux dans la limite de 4,50% (soit un taux global maximum de 5,80% au lieu de
5,09%) ; pour information, la plupart des départements ont voté ce taux de 4,50%.

OPÉRATION 2 : Acquisition de droits sociaux


Les droits d’enregistrement sur les cessions de droits sociaux sont dus par l’acquéreur, soit au cas présent :
- M. Bernart si c’est lui l’acquéreur ;
- la société anonyme si c’est elle qui acquiert ces droits sociaux.
Les droits d’enregistrement sont identiques, quelle que soit la qualité de l’acquéreur ; c’est l’opération en
elle-même qui est taxée. Ils sont dus par l’acquéreur lors de l’enregistrement de l’acte (l’énoncé précise que
l’acte est notarié).
Le montant des droits sur cession de parts diffère selon qu’il s’agit de parts sociales ou d’actions.
- Parts de SARL : lorsque le capital de la société n’est pas divisé en actions, les cessions de droits sociaux
donnent lieu au paiement d’un droit d’enregistrement de 3% calculé sur le prix de vente
(ou la valeur réelle des parts si elle est supérieure au prix de vente mentionné dans l’acte)
minoré d’un abattement :

Droits d’enregistrement = 3% × { Prix


de cession -
23 000 nombre de parts cédées
nombre total de parts sociales }
Droits d’enregistrement = 3% × {800 000 – 23 0001 000 1 000 } = 3% × (800 000 – 23 000) = 23 310 €.

- Actions de SA : lorsque le capital de la société est divisé en actions, les cessions de droits sociaux sont
soumises aux droits d’enregistrement suivants :
Cessions constatées par un acte Cessions non constatées par un acte
- actions cotées ou non cotées : - actions non cotées : même barème que ci-contre
droits d’enregistrement = 0,10% × Prix de cession
NB : ce droit n’est pas plafonné. - actions cotées : aucun droit
Droits d’enregistrement = 800 000 × 0,1% = 800 €.
Il y a donc une grosse différence de coût entre l’acquisition de parts sociales et d’actions. Cette différence
explique que de nombreuses SARL se transforment en SA (ou SAS) préalablement à leur transmission. Cette
transformation, qui génère une économie de droits d’enregistrement, entraîne toutefois d’autres consé-
quences (nécessité d’un commissaire aux comptes, formalisme juridique plus lourd…).

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

2. Définition des apports à titre pur et simple et des apports à titre onéreux et principe de
l’apport mixte
Les apports à titre pur et simple : Il s’agit d’apports qui sont rémunérés par la remise de droits sociaux,
parts sociales ou actions selon le type de société créée.
Les apports à titre onéreux : Il s’agit d’apports qui sont rémunérés non pas par la remise de droits sociaux
mais par un prix comme dans une vente ; généralement le prix n’est pas payé mais est contrebalancé par la
prise en charge par la société constituée d’un passif (dette, hypothèque) grevant l’élément apporté.
Les apports mixtes : Il s’agit d’apports qui sont pour partie à titre pur et simple et pour partie à titre
onéreux.

3. Montant des apports à titre purs et simples et des apports à titre onéreux
Élément apporté Apport à titre pur et simple Apport à titre onéreux Apport total

Immeubles 100 000 100 000

Eléments incorporels 30 450 60 000 90 450


Marchandises 9 750 9 750

4. Montant des droits d’enregistrement dus par la société sans engagement de conservation
des titres
Sans l’engagement de conservation des titres remis en contrepartie de ces apports, les droits d’enregis-
trements sont dus sur l’apport de l’immeuble et sur l’apport des éléments incorporels.
Les apports de marchandises neuves entrent dans le champ d’application de la TVA, l’apporteur est dispensé
de collecte de la TVA si la société bénéficiaire de l’apport s’engage à collecter la TVA au moment de la
revente.
Droits dus sur l’apport de l’immeuble : les apports de biens immobiliers à titre pur et simple d’une
personne physique vers une société soumise à l’IS sont taxés au taux de 5% sans l’engagement de
conservation des titres de 3 années.
Droits dus : 100 000 × 0,05 = 5 000 €.
Droits dus sur les apports d’éléments incorporels : les apports d’éléments incorporels sont assimilés à
l’apport du fonds de commerce, les droits sont progressifs après un abattement d’un montant de 23 000 €.
Droit dus sur l’apport à titre pur et simple des éléments incorporels : (30 450 - 23 000) × 0,03 = 224 €.
Droit dus sur l’apport à titre onéreux des éléments incorporels : 60 000 × 0,03 = 1 800 €.
Dans cette situation, la somme des droits d’enregistrement s’élève donc à 7 024 €.

5. Montant des droits d’enregistrement dus par la société avec engagement de conservation
des titres
Article 809 bis et 810 du CGI
« […] En cas d'apport réalisé par une personne physique à une société de l’ensemble des éléments d'actif immobilisé
affectés à l’exercice d'une activité professionnelle, la prise en charge du passif, dont sont grevés les biens dans l’apport,
est assimilée à une mutation à titre onéreux. […]
Toutefois, sauf pour les immeubles ou droits immobiliers n’étant pas compris dans l'apport de l'ensemble des éléments
d’actif immobilisés affectés à l’exercice d'une activité professionnelle, ces apports sont enregistrés gratuitement si
l’apporteur s'engage à conserver pendant trois ans les titres remis en contrepartie de l’apport. »

Les droits d’enregistrement dus par M. SAROU seront donc nuls s’il prend l’engagement de conservation
des titres pendant 3 années.

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ROSTAND
Compétences attendues Savoirs associés
Champ d’application de la contribution économique territoriale Principes et règles générales applicables à la contribution
•Calcul de la contribution économique territoriale •Modalités de économique territoriale
paiement de la contribution économique territoriale

La contribution économique territoriale (CET) se décompose en deux cotisations : la cotisation foncière


des entreprises (CFE), assise sur les valeurs locatives foncières, et la cotisation sur la valeur ajoutée des
entreprises (CVAE), assise comme son nom l’indique sur la valeur ajoutée.

1. Assujettissement à la CFE et à la CVAE


La CFE est due par les personnes exerçant à titre habituel une activité professionnelle non salariée. La
société ROSTAND, ainsi que sa filiale, sont donc assujetties à la CFE en 2023.
La CVAE est due par les personnes assujetties à la CFE, mais seulement lorsque leur chiffre d’affaires est
supérieur à 152 500 € HT (pour la CVAE d’une année N, il s’agit du CA réalisé en N). Toutefois, en pratique,
les personnes dont le CA HT est compris entre 152 500 € et 500 000 € ne sont redevable d’aucune CVAE, car
elles bénéficient d’un dégrèvement total de cette CVAE (mais elles doivent satisfaire à certaines obligations
déclaratives). La société ROSTAND est donc assujettie à la CVAE en 2023 puisque son CA HT 2023 >
152 500 €. Sa filiale est aussi assujettie à la CVAE en 2023 mais, son CA HT 2023 étant inférieur à 500 000 €, la
CVAE sera en réalité égale à 0 (du fait du dégrèvement total).

2. Bases d’imposition CFE et CVAE


Base d’imposition de la CFE pour une année N : il s’agit de la valeur locative des biens passibles d’une taxe
foncière, dont le contribuable a disposé (qu’il en soit propriétaire, locataire, utilisateur à titre gratuit…) au
31/12/N-2. Puisque la société ROSTAND a été créée il y a 5 ans et n’a qu’un établissement, la base
d’imposition à la CFE est la valeur locative de son local, soit 60 000 € (montant supposé identique quelle que
soit l’année).
L’entreprise ROSTAND bénéficie d’un abattement de 30% étant donné la nature industrielle de son activité.
La base imposable est donc de 60 000 × 0,7 = 42 000 €.
Base d’imposition de la CVAE pour une année N : il s’agit de la valeur ajoutée produite par le contribuable
au cours de l’année N. Pour la société ROSTAND, la base d’imposition à la CVAE 2023 est donc égale à la VA
2023, soit 840 000 €.

3. Calcul de la CET pour 2023


CET = CFE + CVAE
Valeur locative des biens passibles Taux d’imposition
CFE 2023 = d’une taxe foncière × voté par
utilisés au 31/12/2021 les Communes
Selon l’énoncé, CFE 2023 = 11 000 €.

Pour les entreprises dont le CA HT N est compris entre 3 et 10 millions d’euros, le taux de CVAE est de
7 000 000 - 3 000 000
0,125% + 0,225% × = 0,25%
7 000 000
D’où CVAE 2023 = 840 000 × 0,25% = 2 100 €.
Donc CET 2023 = 11 000 + 2 100 = 13 100 €.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

4. Mesures de plafonnement
La CFE ne bénéficie d’aucune mesure de plafonnement.
La CVAE n’est pas plafonnée en tant que telle, mais en pratique elle ne peut excéder 0,375% de la valeur
ajoutée. Toutefois, il existe un plafonnement de la valeur ajoutée elle-même, afin de ne pas pénaliser les
entreprises à forte intensité de main-d’œuvre (les salaires n’étant pas déduits dans le calcul de la valeur
ajoutée) : la VA ne peut être supérieure à 80% ou 85% du CA selon que ce CA est inférieur ou supérieur à
7 600 000 €.
Enfin, la CET (somme de CFE et CVAE) est plafonnée en fonction de la valeur ajoutée (comme l’était la taxe
professionnelle) : en effet, elle ne peut excéder 1,625% de la VA. En cas de dépassement de ce plafond, un
dégrèvement peut être demandé : il est égal à la différence entre la CET de l’année et 1,625% de la VA de la
même année. Le dégrèvement s’impute sur la CFE.
Ici, pour l’année 2023, le plafond est égal à : 840 000 × 1,625% = 13 650 €.
Le plafond n'est pas atteint, l'entreprise ne bénéfice donc pas du plafonnement.

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CONTROLL
Compétences attendues Savoirs associés
Détermination du champ d’application de la taxe sur les salaires Taxes assises sur les salaires : Taxe sur les salaires
•Calcul de la taxe sur les salaires à partir d’une documentation
fiscale

1. Assujettissement à la taxe sur les salaires en 2023


Article 231 du CCI : sont assujettis à la taxe sur les salaires les employeurs
- non assujettis à la TVA en N
- ou n’ayant pas été assujettis à la TVA sur 90% au moins de leur chiffre d’affaires en N-1
Le chiffre d’affaires s’entend du total des recettes, y compris les produits n’entrant pas dans le champ d’ap-
plication de la TVA tels les dividendes.
Pour la société CONTROLL :
- les dividendes ne sont pas assujettis à TVA (hors champ) ;
- les prestations de conseil et les ventes de tissus sont assujetties à la TVA.

Hypothèse 1 :
- les recettes 2023 sont toutes taxables à la TVA ;
- donc, quelles que soient les recettes 2022, la société CONTROLL est exonérée de taxe sur les salaires en
2023.

Hypothèse 2 :
- toutes les recettes 2023 sont non taxables à la TVA (dividendes) ;
- donc, quelles que soient les recettes 2022, la société CONTROLL est totalement assujettie à la taxe sur
les salaires en 2023.

Hypothèse 3 :
- les recettes 2023 sont partiellement assujetties à la TVA ;
200 + 300
- les recettes 2022 sont taxables à la TVA à hauteur de = 90,9%  90% ;
50 + 200 + 300
- donc la société CONTROLL est exonérée de taxe sur les salaires en 2023.

Hypothèse 4 :
- les recettes 2023 sont partiellement assujetties à la TVA ;
130 + 200
- les recettes 2022 sont taxables à la TVA à hauteur de = 60% < 90% ;
220 + 130 + 200
- donc la société CONTROLL est partiellement assujettie à la taxe sur les salaires en 2023.

2. Calcul de la taxe sur les salaires en hypothèse 2


Salaire par Taux normal Majoration Majoration Taxe par
Nombre Total
salarié 4,25% 4,25% 9,35% salarié
Ouvriers 6 100 259,25 259,25 2 518,50
Employés 17 250 733,13 362,99 12,81 1 108,93 4 4 435,71
Agent de maîtrise 1 25 000 1 062,50 362,99 737,43 2 162,93 1 2 162,93
Agent de maîtrise 2 28 000 1 190,00 362,99 1 017,93 2 570,93 1 2 570,93
Cadre 38 000 1 615,00 362,99 1 952,93 3 930,93 1 3 930,93
La taxe annuelle due est donc de 13 619 €.

La taxe sur les salaires est due par l’employeur, celui-ci étant tenu de la verser spontanément.
Les versements sont effectués mensuellement, dans les 15 premiers jours du mois suivant celui du paiement
des salaires.
Une régularisation est effectuée au vu d’une déclaration annuelle.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

3. Calcul de la taxe sur les salaires en hypothèse 4


chiffre d’affaires 2023 non imposé à la TVA 22
Rapport d’assujettissement 2023 = = = 40%
chiffre d’affaires total 2023 hors à la TVA 550
Avec un rapport d’assujettissement de 40%, la taxe sur les salaires effectivement due s’élève à 13 619 × 0,4 =
5 447,60 €.

Si dividendes nets perçus en 2022 = 71 milliers d’euros,


71
rapport d’assujettissement 2023 = = 17,7% arrondi à 17%.
71 + 130 + 200
Ce rapport étant compris entre 10% et 20%, le rapport à utiliser en pratique est de 14% (cf. tableau Annexe
2).

Avec un rapport d’assujettissement de 14%, la taxe sur les salaires effectivement due s’élève à 13 619 × 0,14 =
1 906,66 €.

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ROSIER
Compétences attendues Savoirs associés
Détermination du champ d’application de la taxe sur les salaires Taxes assises sur les salaires : Taxe d’apprentissage •Crédit d’impôt
•Calcul de la taxe d’apprentissage •Modalités de paiement de la apprentissage
taxe d’apprentissage

1. Assujettissement de l’entreprise ROSIER à la taxe d’apprentissage


Dès lors qu’elles exercent une activité commerciale, industrielle, artisanale ou assimilée, les entreprises
individuelles et les sociétés de personnes (SNC notamment) sont assujetties à la taxe d’apprentissage. De
plus, toutes les personnes morales passibles de l’impôt sur les sociétés sont assujetties à la taxe d’ap-
prentissage.
Dans les trois cas, l’entreprise ROSIER est assujettie à la taxe d’apprentissage.

L’effectif salarié n’a aucune influence sur cet assujettissement : quel que soit l’effectif, la taxe est due.

2. Versements à effectuer en 2023 pour la part des 87% destinée au financement de l’ap-
prentissage
• Avant le 01/03/2023 : versement d’un acompte de 60% des 87% de la taxe d’apprentissage sur la base
de la masse salariale 2022, soit 2 500 000 × 0,0068 × 0,87 × 0,60 = 8 874 €.
• Avant le 15/09/2023 : versement d’un acompte de 38% des 87%de la taxe d’apprentissage sur la base
de la masse salariale 2022 : 2 500 000 × 0,0068 × 0,87 × 0,38 = 5 620 €.
Le solde de la taxe d’apprentissage au titre de 2023 sera versé pour le 01/03/2024.

3. Vérification que le montant versé au CFA est suffisant pour que l’entreprise respecte ses
obligations légales
Montant minimum des dépenses libératoires à verser : 2 500 000 × 0,0068 × 0,13 = 2 210 €.
L’entreprise a bien respecté ses obligations en matière de dépenses libératoires.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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NUAGE
Compétences attendues Savoirs associés
Détermination du champ d’application de la participation Taxes assises sur les salaires : participation formation continue
formation continue •Calcul de la participation formation continue
•Modalités de paiement de la participation formation continue

PREMIER EXERCICE : SOCIÉTÉ NUAGE

1. Assujettissement à la Participation Formation Continue


Tous les employeurs établis ou domiciliés en France, quelles que soient leur activité ou la forme juridique de
leur exploitation, sont assujettis à la participation formation continue.
L’effectif salarié (inférieur à 11 salariés, ou au moins 11 salariés) entraîne l’application de taux spécifiques.

2. Participation Formation Continue (PFC) due au titre de 2023


Les entreprises de moins de 11 salariés sont redevables d'une contribution unique au titre de la participation
formation continue : la PFC d'une année N est égale à 0,55% des rémunérations de cette même année N
(rémunérations servant de base au calcul des cotisations de sécurité sociale).
PFC 2023 = 180 000 × 0,55% = 990 €.

3. Date et organisme de paiement


Organisme bénéficiaire du versement de la PFC : il s'agit de l'organisme paritaire collecteur agréé (OPCA)
désigné par l'accord de branche dont dépend l'entreprise ou, en l'absence d'OPCA désigné par accord de
branche, à l'OPCA interprofessionnel dont l'entreprise relève.
Date de versement de la PFC : le versement doit intervenir avant le 1er mars de l'année suivant celle au titre
de laquelle la PFC est due, soit avant le 1er mars 2024.

DEUXIÈME EXERCICE : SOCIÉTÉ BRUME

1. Participation Formation Continue (PFC) due au titre de 2023


Les entreprises d'au moins 11 salariés sont redevables d'une contribution au titre de la participation
formation continue.
Montant de la PFC : la PFC d'une année N est égale à 1% des rémunérations de cette même année N
(rémunérations servant de base au calcul des cotisations de sécurité sociale).
PFC 2023 = 625 000 × 1% = 6 250 €.

NB : Le taux de la PFC peut être réduit à 0,80% (au lieu de 1%) lorsque l'employeur est tenu, par un accord d'en-
treprise conclu pour une durée de 3 ans, de consacrer au moins 0,2% du montant des rémunérations versées
pendant chacune des années couvertes par l'accord au financement du compte personnel de formation (CPF)
de ses salariés.

La PFC est versée à des opérateurs de compétences OPCO.

Date de versement de la PFC : le versement doit intervenir avant le 1er mars de l'année suivant celle au titre
de laquelle la PFC est due, soit avant le 1er mars 2024.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

2. Versement complémentaire
Au 1er mars 2024, la société BRUME a versé au titre de la PCF 2023 la somme de 6 100 € (3 300 + 2 800) alors
que son obligation s'élève à 6 250 €, soit une insuffisance de versement de 150 €.
Lorsqu'une insuffisance de versement est constatée à la date limite de paiement du 1er mars, l’entreprise doit
verser au Trésor le double de la différence entre la somme qu’elle aurait dû verser à l’OPCO et le montant
effectivement versé. Ce versement du double de l’insuffisance de versement doit être effectué
spontanément pour le 30 avril de l’année suivant celle du paiement des rémunérations, accompagné de l’im-
primé n°2485-SD.
La société BRUME devra donc opérer ce versement de 300 € (2 × 150 €) au plus tard le 30 avril 2024.

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LOGEM
Compétences attendues Savoirs associés
Détermination du champ d’application de la participation Taxes assises sur les salaires : participation construction
construction •Calcul de la participation construction •Modalités
de paiement de la participation construction

1. Assujettissement à la participation construction


Quels que soient la nature de leur activité, leur régime d’imposition ou la forme juridique de leur
exploitation, les employeurs sont assujettis à la participation construction (PC) dès lors qu’ils emploient au
moins 20 salariés (c’est-à-dire 20 salariés ou plus).

2. Mécanisme général de fonctionnement de la participation construction


Les employeurs doivent investir dans la construction chaque année civile N, une fraction des salaires N-1,
égale à 0,45%.
Ces investissements peuvent être faits principalement sous forme de :
- investissements directs (prêts aux salariés de l’entreprise, certaines constructions de logements locatifs
ou certains travaux d’amélioration d’immeubles anciens) ;
- versements à des organismes collecteurs (comités interprofessionnels du logement, organismes d’HLM,
caisses d’allocations familiales...).
Les employeurs qui n’ont pas ou pas assez investi au cours d’une année N (c’est à dire ceux pour lesquels les
investissements réalisés du 01/01 au 31/12/N sont inférieurs à 0,45% × salaires N-1) sont redevables d’une
cotisation de 2% calculée sur les salaires affectés du rapport (insuffisance d’investissement / investissement
légal).

3. Investissements à réaliser en 2023 par la société LOGEM


Investissements 2023 : salaires 2022 × 0,45% = 2 250 000 × 0,45% = 10 125 €.

4. Imputation et sort des dépenses libératoires


Hypothèse 1 :
Les dépenses de 10 750 € (4 200 + 6 550) excèdent le montant des investissements nécessaires de 10 125 € de
625 €.
Conclusion : • l’excédent d’investissement de 625 € est reportable sur les investissements à réaliser en
2024 (au titre des salaires versés en 2023).
• aucune cotisation de 2% n’est due.
Hypothèse 2 :
Les dépenses de 9 450 € (4 950 + 4 500) sont inférieures de 675 € au montant des investissements nécessaires
de 10 125 €.
Conclusion : cotisation 2% due = 2% × 675 × 1 000/4,5 = 3 000 €, à régler pour le 30/04/2024. Cette
cotisation est acquittée au vu du dépôt de l’imprimé n°2485.
Au final, la société aura acquitté au titre de la participation construction la somme de 9 450 +
3 000 = 12 450 €, au lieu du montant de 10 125 €. D’où l’intérêt de s’acquitter de l’obligation de
0,45% de participation construction en versant un montant suffisant à l’organisme collecteur
concerné…

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

    


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JACQUES
Compétences attendues Savoirs associés
Explication des principes généraux du contrôle fiscal Les différentes formes de contrôle fiscal •Les principes généraux
•Détermination des délais de prescription et des garanties du du contrôle fiscal •La vérification de comptabilité
contribuable •Calcul des pénalités dues par le contribuable
•Identification de la juridiction compétente en cas de contentieux
fisca

DOSSIER 1

! Remarque : Notons que l’erreur commise par M. Jacques est en pratique peu probable, dans la mesure où
les déclarations de revenus que reçoivent les contribuables sont pré-remplies avec les montants des salaires
imposables communiqués par les employeurs à l’Administration fiscale (dans leur déclaration annuelle des
salaires).

1. Type de contrôle fical dont M. Jacques fait l’objet


Monsieur JACQUES a fait l’objet d’un contrôle sur pièces. Le contrôleur des impôts a examiné la déclaration
des revenus et l’a confrontée aux informations dont il disposait grâce aux déclarations annuelles des salaires
souscrites par les employeurs et qui mentionnent pour chaque salarié ses nom, adresse et salaire imposable.
Ayant relevé une erreur dans la déclaration des revenus, il a opéré une rectification.
L’examen contradictoire de la situation fiscale personnelle (ESFP) est une procédure plus complète et plus
lourde : plus complète car elle concerne l’ensemble des revenus du contribuable, et plus lourde car elle
nécessite notamment l’envoi d’un avis de vérification par le contrôleur au contribuable, et une procédure
d’examen minutieux de la cohérence entre les revenus déclarés et la situation patrimoniale, la situation de
trésorerie et les éléments du train de vie du foyer fiscal.
NB : selon le détail du programme de l’UE 4 publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale, « l’étude de l’exa-
men contradictoire de la situation fiscale personnelle est exclue ». Nous ne mentionnons donc ici cette procé-
dure que pour mémoire.

2. Légalté de la proposition de rectification si elle était datée


En matière d’impôt sur le revenu, le délai de reprise de l’administration fiscale expire à la fin de la 3e année
suivant celle au titre de laquelle l’impôt est dû. Ici, la proposition de rectification peut être envoyée au
contribuable et reçue par lui jusqu’au 31/12/2024, s’agissant de l’IR dû au titre de 2021.
D’où : - la proposition de rectification du 15/12/2024 est valable,
- la proposition de rectification du 20/02/2025 est entachée d’illégalité.

3. Explication du paragraphe de proposition de rectification consacré aux intérêts de retard


Les sanctions applicables sont celles prévues en cas d’absence de manquement délibéré (cf notion de
« bonne foi »).
Les rectifications résultant d’une insuffisance de déclaration sont assorties d’un intérêt de retard de 0,20%
par mois depuis 2018 (0,40% avant cela) :
- point de départ : en matière d’impôt sur le revenu, 1er juillet de l’année qui suit celle au titre de laquelle
l’imposition est établie ; ici, 01/07/2022.
- point d’arrêt : dernier jour du mois de la proposition de rectification : ici, 31/01/2023.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

DOSSIER 2

1. Délai de reprise
En matière d’IS, le délai de reprise de l’Administration fiscale expire à la fin de la 3e année suivant celle au
titre de laquelle l’impôt est dû. Donc jusqu’au 31/12/2023, l’IS des années 2020 à 2022 peut être contrôlé (l’IS
2021 aurait pu être vérifié jusqu’au 31/12/2024, et l’IS 2022 jusqu’au 31/12/2025).
En matière de TVA, le délai de reprise expire à la fin de la 3e année suivant celle au cours de laquelle la TVA est
devenue exigible. Le contrôle peut donc porter sur les opérations du 1/01/2020 au 31/01/2023 (les opérations
de l’année 2020 pourraient être contrôlées jusqu’au 31/12/2023).

2. Sanctions fiscales
Impôt sur les sociétés
2020 2021 2022
Rectications
Amortissement matériel M15 900
Provision pour impôt (IS) 4 500
Jetons de présence 7 500 1 350
Prêt sans intérêt 13 500
Total des rectications 7 500 4 500 15 750
IS dû à 28% 1 875 1 125 3 938
Pénalités pour insufsance de déclaration de 0,20%
Point de départ : 1er jour du mois suivant celui au cours duquel
l’impôt aurait dû être payé. L’IS doit être payé 01/06/2021 01/06/2022 01/06/2023
pour le 15/05 (exercice comptable = année civile)
Point d’arrêt : dernier jour du mois de la proposition de rectication 30/06/2023 30/06/2023 30/06/2023
Nombre de mois d’intérêts 25 13 1
Taux des intérêts = 0,20% × nombre de mois 5% 2,60% 0,20%
Intérêts dus 94 29 8

Taxe sur la valeur ajoutée


2020 2021 2022 2023
Rectications
Acquisition intracommunautaire 4 125
Frais de logement 230 4 125
Total des rectications = TVA due 4 125 230 4 125
Pénalités pour insufsance de déclaration -
Point de départ : 1er jour de l’exercice suivant celui sur lequel
01/01/2021 01/01/2022 01/01/2023 -
porte la rectication
Point d’arrêt : dernier jour du mois de la proposition de (postérieur au
30/06/2022 30/06/2023 30/06/2023
rectication 30/06/2018)
Nombre de mois d’intérêts 30 18 6 -
Taux des intérêts = 0,20% × nombre de mois 6% 3,6% 1,2% -
Intérêts dus 248 8 0 -
Pénalités pour retard de déclaration (0,20% par mois + 10%)
Point de départ : 1er jour du mois qui suit celui au cours duquel
01/09/2021
la somme devait être acquittée
Point d’arrêt : dernier jour du mois de la souscription
effective de la déclaration (ou de la
30/09/2021
proposition de rectication en cas d’absence
de souscription)
Nombre de mois 1
Intérêts dus = 12 750 × 0,2% 26
Majoration de 10% = 12 750 × 10% 1 275
Total pénalités pour retard de déclaration 1 301

NB : lorsque des insuffisances sont constatées dans une déclaration souscrite tardivement, les pénalités pour dé-
faut ou retard de déclaration sont appliquées aux droits correspondants à la déclaration tardive, et les péna-
lités pour insuffisance de déclaration sont appliquées aux droits résultant des rectifications effectuées.

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UE 4 •Droit fiscal Corrigé

Conséquences du manquement délibéré (cf. mauvaise foi) pour le redressement d’IS 2020

Les intérêts de retard de 94 € seraient majorés d’une pénalité de 40% des droits, soit 1 875 × 40% = 750 € et au
total les pénalités seraient de 94 + 750 = 844 €.

3. Réponse à proposition par la société CHAUD


La société CHAUD dispose d’un délai de 30 jours à compter de la réception de la proposition de rectification
pour faire parvenir à l’Administration sa réponse à proposition, soit avant le 15 juillet 2023.
NB : ce délai de 30 jours est prorogé de 30 jours si le contribuable en fait la demande dans le délai initial des 30 jours.

4. Réclamation
L’étape suivante consiste en une réclamation que la société CHAUD doit adresser à l’Administration fiscale.
Le délai général de réclamation expire au 31 décembre de la 2e année suivant celle de l’avis d’imposition (art.
R196-1 du LPF). La société CHAUD pourrait donc adresser sa réclamation avant le 31/12/2025.
Toutefois, il existe un délai spécial de réclamation applicable lorsque le contribuable fait l’objet d’une
procédure de rectification : ce délai spécial de réclamation est égal au délai de reprise dont dispose
l’Administration (art. R196-3 du LPF). Ici, le délai de reprise de l’Administration étant de 3 ans, la société
CHAUD pourra adresser sa réclamation avant le 31/12/2026 (soit le 31 décembre de la 3e année suivant celle
de l’avis d’imposition).
Le délai spécial de réclamation dont disposent les contribuables qui ont fait l'objet d'une procédure de
reprise est égal à celui fixé à l'administration pour établir l'impôt.
Pour éviter de payer l’impôt et les pénalités relatifs à la rectification contestée, la société CHAUD doit
demander un sursis de paiement dans sa réclamation et, pour l’obtenir, fournir des garanties au Trésor lui
assurant que ce dernier sera payé si la procédure menée par la société CHAUD échoue.
À ce stade, on sort du contrôle fiscal pour rentrer dans le contentieux fiscal, qui n’est pas au programme du
DCG, mais du DSCG (UE 1).

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

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4L
Compétences attendues Savoirs associés
Déterminer et mettre en œuvre les garanties du contribuable Rescrit fiscal •Sanctions fiscales

1. Rescrit fiscal - Intérêt d’effectuer un rescrit fiscal - 5 situations dans lesquelles un rescrit
peut être effectué
Le rescrit fiscal est une prise de position formelle de l’administration fiscale sur une situation de fait au
regard d’un texte fiscal. Le rescrit s’effectue à l’aide d’un formulaire type transmis à l’administration fiscale.
La prise de position dans le rescrit engage l’administration et limite son droit de remettre en cause la
situation fiscale du contribuable.
Le rescrit peut être effectué dans les situations suivantes :
- le rescrit établissement stable : il est destiné aux sociétés étrangères qui souhaitent s’assurer que
l’administration fiscale française ne considère pas que la société étrangère exploite un établissement
stable en France ;
- le rescrit entreprises nouvelles : il est destiné aux sociétés nouvellement créées qui souhaitent
bénéficier d’allégements fiscaux ;
- le rescrit crédit d’impôt recherche (CIR) : il est destiné aux sociétés qui souhaitent s’assurer qu’une
dépense est éligible au crédit d’impôt recherche ;
- le rescrit prix de transfert : il est destiné aux sociétés qui effectuent des transferts intragroupes et qui
souhaitent valider les prix de transfert utilisés ;
- le rescrit abus de droit : il est destiné aux contribuables qui souhaitent vérifier la légalité d’un montage
juridique pour la réalisation d’opérations économiques.

2. Principales informations à communiquer à l’administration - Délai de réponse de l’adminis-


tration - Conséquences d’une absence de réponse
Les étudiants doivent établir le rescrit mécénat : il permet à une association ou un organisme de solliciter la
reconnaissance du statut d’intérêt général, c’est-à-dire sa capacité à recevoir des dons et à délivrer des avoirs
fiscaux.
Dans le formulaire type, il faut notamment indiquer :
- l’objet de l’association ;
- les activités exercées par l’association ;
- la description des projets en cours de l’association ;
- les ressources financières de l’association.
L’administration est tenue de répondre dans les 6 mois à la demande du rescrit mécénat. L’absence de
réponse vaut acceptation tacite de la demande du contribuable, l’association sera dans ce cas habilitée à
émettre des avoirs fiscaux.

3. Réponse de l’administration fiscale


En principe, d’après les articles 200 et 283 du CGI, une association d'intérêt général est un organisme qui
peut émettre des reçus fiscaux au bénéfice de ses donateurs.
Les associations concernées par ce statut présentent un caractère philanthropique, éducatif, scientifique,
social, humanitaire, sportif, familial, culturel ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique, la
défense de l’environnement naturel.
Les conditions requises pour cette reconnaissance sont :
- une activité non lucrative ;
- une gestion désintéressée ;
- un cercle étendu de bénéficiaires.
En l’espèce, l’association créée par les deux étudiants ne répond pas à tous les critères prévus par la loi et ne
pourra donc pas émettre des avoirs fiscaux. En effet, l’objet essentiel de l’association est l’achat et la trans-
formation d’un véhicule pour la participation au rallye, elle ne rend pas un service à un nombre étendu de
bénéficiaire mais a seulement deux personnes. L’aspect humanitaire est annexe, l’objet de l’association
n’est pas d’aider les enfants défavorisés.
Pour pouvoir être reconnu d’intérêt général, il faudrait que l’objet de l’association soit plus étendu et qu’elle
bénéfice à un plus grand nombre de personnes.

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COLLECTION DCG UE 4 • Droit fiscal

4. Sanctions encourues par l’association si elle émet des avoirs fiscaux sans que la structure
soit reconnue d’intérêt général
En principe, d’après l’article 1740A du CGI, « Le fait de délivrer sciemment des documents, tels que
certificats, reçus, états, factures ou attestations, permettant à un contribuable d'obtenir indûment une
déduction du revenu ou du bénéfice imposables, un crédit d'impôt ou une réduction d'impôt, entraîne l'ap-
plication d'une amende. Le taux de l'amende est égal à celui de la réduction d'impôt ou du crédit d'impôt en
cause et son assiette est constituée par les sommes indûment mentionnées sur les documents délivrés au
contribuable. Lorsque ces derniers ne mentionnent pas une somme ou lorsqu'ils portent sur une déduction
du revenu ou du bénéfice, l'amende est égale au montant de l'avantage fiscal indûment obtenu. »
En l’espèce, l’amende sera égale aux avantages fiscaux obtenus par les donateurs, soit 60% des sommes
versées pour les entreprises et 66% des sommes versées pour les particuliers. L’amende est due par
l’association avec une solidarité des dirigeants pour son paiement.

5. Conséquences d’un don en numéraire de 1 000 € à une association loi 1901


Si une entreprise réalise un don de 1 000 €, elle pourra le déduire de ses charges à la condition que le don ne
soit pas un acte anormal de gestion. En déduisant 1 000 € de charges, l’entreprise diminuera le montant des
impôts sur les bénéfices à payer, à la condition qu’un bénéfice soit réalisé à la fin de l’exercice. En retenant un
taux d’IS de 25%, l’entreprise économisera alors 250 € d’impôt et le « coût » réel du don est donc de 750 €.
Si un particulier réalise un don de 1 000 €, il ne pourra pas le déduire de son revenu imposable à l’IR, il
n’obtiendra aucun avantage financier.

ISBN : 978-2-38464-067-6

Imprimé en juillet 2023 par Impremium, Marseille


Dépôt légal : août 2023

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