Dcgue 4 CT
Dcgue 4 CT
DROIT FISCAL
Diplôme de Comptabilité et de Gestion
UE 4
Édition 2023-2024
CORRIGÉ
Bertrand BERINGER
Agrégé d’Économie et Gestion
Professeur en classe préparatoire au DCG
© Éditions Corroy
CHEZ LE MÊME ÉDITEUR
COLLECTION BTS
Processus, Management, Économie et Droit
COLLECTION INFORMATIQUE
EBP, Excel, Access
COLLECTION DCG/DSCG
Toutes les UE du DCG et du DSCG
COLLECTION ARRÊT-CULTURE
Entreprenologie, Musique, Dissertation
Les cas de l’édition 2023/2024 sont élaborés sur une logique de travail de
fiscaliste : une documentation fiscale est fournie en vue de résoudre un cas
pratique et éventuellement d’optimiser la situation fiscale d’un
contribuable dans le respect de la législation.
Ces cas répondent aux nouvelles attentes de référentiel de l’UE4 qui
indique clairement qu’une documentation fiscale pourra être fournie
au candidat.
Bon travail !
1) L’activité de M. Bertrand est exercée à titre individuel ; elle est de nature commerciale (même s’il s’agit de
produits d’origine agricole). Il s’agit bien de BIC d’un entrepreneur individuel (le fait que l’entrepreneur
individuel emploie ou non du personnel n’entre pas en ligne de compte pour la détermination de son
régime fiscal).
2) BIC (activité commerciale) exercée par une personne physique (entrepreneur individuel).
3) M. Batit est artisan. Les activités artisanales relèvent des BIC lorsqu’elles sont exercées à titre individuel.
Ici, c’est le cas depuis que Monsieur BATIT est installé à son compte.
4) La location en meublé exercée à titre habituel par une personne physique est une activité commerciale
qui relève des BIC. Il s’agit bien de BIC d’un entrepreneur individuel.
5) M. Charles n’exerce pas son activité en tant que personne physique, mais à travers une société dotée de la
personnalité morale. Il n’est donc pas entrepreneur individuel au sens fiscal du terme.
6) En tant qu’expert, M. Nehemia relève des BNC (il s’agit d’une profession libérale). La deuxième activité
qu’il développe relève en revanche des BIC (car activité commerciale) en tant qu’entrepreneur
individuel.
7) La location d’emplacements de parking relève des revenus fonciers si elle ne s’accompagne d’aucune
prestation (autre que le simple gardiennage). Mademoiselle BULA est donc actuellement imposable
dans la catégorie des revenus fonciers pour les revenus retirés de cette activité. Mais les prestations
qu’elle envisage d’associer à son activité font « basculer » la nature de l’activité, qui relève alors des BIC.
En effet, selon l’Administration fiscale (cf BOI-RFPI-CHAMP-10-30) la location, par un propriétaire, de
boxes ou emplacements pour le garage des voitures relève des bénéfices commerciaux si elle est assortie
de certaines prestations (par exemple : lavage, entretien, distribution d’essence). Si elle met son projet à
exécution, Mademoiselle BULA relèvera donc des BIC en tant qu’entrepreneur individuel.
8) La location en meublé, à titre habituel, par toute personne, de chambres ou appartements, est une activité
commerciale relevant des BIC (et non des revenus fonciers). L’activité relève aussi des BIC lorsque le
petit-déjeuner est fourni.
9) Les profits qui proviennent de la production forestière sont des bénéfices agricoles ; ainsi, le propriétaire
de parcelles sur lesquelles ce dernier plante des arbres qu’il vend ensuite sur pied à un exploitant forestier
relève des bénéfices agricoles.
Mais les entreprises d’exploitation forestière qui achètent à des propriétaires forestiers des bois sur pied
ou abattus, en vue de les revendre après leur avoir fait ou non subir des transformations, sont considérées
comme exerçant une activité industrielle ou commerciale.
Ici, cette activité d’exploitation forestière étant exercée à titre individuel par Monsieur LACOUPE, ce
dernier relève des BIC en tant qu’entrepreneur individuel.
3. Régime d’imposition
Le régime micro-BIC s’applique de plein droit aux entreprises bénéficiant de la franchise de TVA ou
exonérées de cet impôt et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas :
- 188 700 € hors taxes s’il s’agit d’entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises,
objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ;
- 77 700 € hors taxes s’il s’agit d’autres entreprises (principalement les prestations de services et la
fourniture de logement).
NB : 188 700 et 77 700 sont les limites applicables en 2023 ; elles sont revalorisées tous les 3 ans.
M. Batit (point 3) : prestations de services avec CA HT < 77 700 € : il relève du régime Micro-BIC
Bénéfice imposable = CA – abattement forfaitaire de 50% = 26 000 – (26 000 × 50%) = 13 000 €
NB : le taux de l’abattement forfaitaire est de 71% pour les ventes et de 50% pour les prestations de services et la
fourniture de logement.
M. Perrin (point 4) : fourniture de logement avec CA < 77 700 € : il relève du régime Micro-BIC.
Bénéfice imposable = CA – abattement forfaitaire de 50% = 22 000 – (22 000 × 50%) = 11 000 €.
M. Nehemia (point 6) : ventes avec CA < 188 700 € : il relève du régime Micro-BIC.
Bénéfice imposable = CA – abattement forfaitaire de 71% = 35 000 – (35 000 × 71%) = 10 150 €.
Les contribuables relevant de plein droit du Micro-BIC peuvent opter pour le régime du régime simplifié,
qui se caractérise par le calcul d’un résultat imposable tenant compte des frais et charges réellement
exposés, aux lieu et place de l’abattement forfaitaire.
M. Batit (point 3) n’a pas intérêt à opter pour le régime simplifié car l’abattement forfaitaire de 50%
(13 000 €) est supérieur aux frais et charges déductibles (8 000 €).
M. Perrin (point 4) a intérêt à opter pour le régime simplifié car l’abattement forfaitaire de 50% (11 000 €)
est inférieur aux frais et charges déductibles (16 000 €). Avec l’option, son bénéfice imposable s’élèverait à
6 000 € (au lieu de 11 000 €).
M. Nehemia (point 6) n’a pas intérêt à opter pour le régime simplifié car l’abattement forfaitaire de 71%
(24 850 €) est supérieur aux frais et charges déductibles (18 000 €).
NB : L’option pour le régime du réel simplifié permet aussi, outre la déduction des frais et charges réellement enga-
gés telle qu’étudiée ci-dessus, de bénéficier :
- de la réduction d’impôt pour frais de tenue de comptabilité (en cas d’adhésion à un Centre de Gestion
Agréé) ;
- des allègements d’impôt en faveur des entreprises nouvelles éventuellement applicables ;
- de l’imputation des déficits sur le revenu global (pour les BIC professionnels) ; en effet, le calcul du mi-
cro-BIC n’aboutit jamais à un déficit puisqu’il est basé sur le chiffre d’affaires ;
- de pratiquer un amortissement dégressif (l’abattement forfaitaire du Micro-BIC est réputé comprendre
l’amortissement des biens calculé selon le mode linéaire).
! Remarque : Cas à traiter en début d’apprentissage, les plus-values professionnelles ne sont pas analysées.
N = 2023
1. Détermination du résultat fiscal
En principe, La dotation aux provisions pour congés payés de l’exercice est déductible si
14
une entreprise n’a pas opté pour l’ancien régime des congés payés.
En principe, les provisions pour dépréciation des créances douteuses constituent des
17
charges scalement déductibles s’il y a un risque réel de non recouvrement.
En principe, les gains et pertes dénitifs de change constituent des produits imposables et
des charges déductibles. Par ailleurs, les gains et les pertes latents de change constituent
également des produits imposables et des charges déductibles. En outre, les provisions
pour perte de change ne sont pas acceptées scalement.
En l’espèce,
18 60
Dette évaluée en euros au 10/12/N : 10 000 × 0,659 = 6 590 €.
Dette évaluée en euros au 31/12/N : 10 000 × 0,665 = 6 650 €. L’entreprise a constaté une
perte latente de change de 60 € qui constitue une charge scalement déductible, mais non
comptabilisée en charges au niveau comptable. Une déduction extra-comptable doit donc 60
être pratiquée.
Le résultat fiscal est déterminé par la somme des réintégrations moins la somme des déductions.
Le résultat fiscal de l’exercice s’élève donc à 114 870 €.
Les dons non utilisés au titre d’un exercice sont reportables sur les 5 années suivantes et ils seront pris en
compte après les versements effectués au titre de chacun de ces exercices.
Plafond des dons pour l’année N : 1 050 000 × 5/1000 ou 20 000 € : le montant de 20 000 € doit donc être retenu.
Réduction d’impôt N au titre du mécénat : 4 000 × 60% = 2 400 €.
10 Éditions
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Villars,s, 42000
42000 Saint-Étienne
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77 79
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AMORTIS
Compétences attendues Savoirs associés
Passage du résultat comptable au résultat fiscal : analyse des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Charges déductibles :
amortissements amortissements •Amortissements exceptionnels
Point A
Aucun retraitement extra-comptable à effectuer, car l’annuité fiscale figure déjà en charges de l’exercice
(comptabilisée en deux parties : amortissement pour dépréciation et amortissement dérogatoire).
Point B
Durée Mode Taux Taux
Montant HT d’utilisation d’amortissement d’amortissement d’amortissement
propre comptable comptable scal
Menuiseries extérieures 40 000 25 ans linéaire 1 / 25 1 / 25
Dans son Bulletin Officiel des Impôts commentant les règles comptables relatives aux actifs (BOI-BIC-
AMT-10-40-10), l’Administration fiscale a précisé que :
- pour les composants de catégorie 1 : la durée normale d’utilisation correspond à la durée à courir jusqu’au
remplacement du composant, ce qui correspond à la durée réelle d’utilisation retenue en comptabilité ;
d’où pas de divergence comptabilité / fiscalité ;
- pour la structure : la durée normale d’utilisation correspond à la durée de vie de la structure ; toutefois, il
est admis que la structure soit amortie sur la durée d’usage fiscale applicable à l’immobilisation prise
dans son ensemble (NB : cette tolérance ne s’applique pas aux immeubles de placement). La durée normale
d’utilisation de l’immobilisation est en général plus courte que la durée réelle d’utilisation de la
structure. En conséquence, l’entreprise BIRON a intérêt à appliquer cette tolérance puisqu’elle souhaite
présenter le résultat fiscal le plus faible possible. D’où une divergence comptabilité / fiscalité. Pour
bénéficier de cette tolérance, l’entreprise BIRON doit comptabiliser un amortissement dérogatoire sur
la structure, égal chaque année à la différence entre l’amortissement calculé au taux linéaire de 2,5% (40
ans) et l’amortissement calculé au taux linéaire de 2% (50 ans) : cette différence est positive (d’où une
dotation) pendant 40 ans, puis négative (d’où une reprise) pendant les 10 ans qui suivent.
Point C
Suramortissement des camions utilisant une énergie propre
L’article 61 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 et prorogé en 2021 permet aux
entreprises de déduire 20 à 60% de la valeur d’origine des véhicules dont le poids total autorisé en charge
(PTAC) est supérieur ou égal à 2,6 tonnes qui utilisent exclusivement une ou plusieurs des énergies suivantes :
- le gaz naturel et le biométhane carburant ;
- le carburant ED95 composé d’un minimum de 90% d’alcool éthylique d’origine agricole ;
- l’énergie électrique ;
- l’hydrogène.
Point D
Dans cette situation, l’amortissement comptable est supérieur à l’amortissement fiscal, donc
l’amortissement déductible.
Il en résulte les conséquences fiscales suivantes :
• De N à N+5, le différentiel entre l’annuité comptable et l’annuité fiscale est réintégré extra-comptablement
lors de la détermination du résultat fiscal (600 en N, 1 800 de N+1 à N+4, 200 en N+5).
• En N+6 et N+7, aucun amortissement n’est comptabilisé. Selon la doctrine administrative précitée, « la frac-
tion d’amortissement comptable reportée du point de vue fiscal sera admise en déduction lors de la cession
ou de la mise au rebut de l’immobilisation, ou extra-comptablement de manière linéaire sur la durée résiduelle
d’usage » (cf. BOI-BIC-AMT-10-40-10, n° 40). Le matériel n’étant pas cédé, c’est l’amortissement linéaire sur
la durée résiduelle d’usage qui s’applique, soit :
- amortissement comptable dont la déduction est reportée = 600 + (1 800 × 4) + 200 = 8 000 ;
- la durée d’usage résiduelle est de 2 ans et 8 mois, soit 32 mois ;
- d’où une déduction extra-comptable de 8 000 × 12 / 32 = 3 000 € (c’est la dotation qui aurait été
déductible si le plan d’amortissement fiscal avait été suivi).
• En N+8, l’amortissement comptable est nul et l’amortissement fiscal est de 8 000 * 8/ 32 = 2 000 €. Une dé-
duction extra-comptable du même montant doit être effectuée.
Point E
Les dépenses de gros entretien et grandes visites, identifiées dès l’origine, peuvent être traitées de 2 façons
en comptabilité :
- en provision pour gros entretien (voir Cas OPUS ci-après) ;
- sous forme de composant, dit de 2e catégorie (les composants de 1re catégorie étant les dépenses de
remplacement identifiées dès l’origine, cf. point B. ci-avant).
Lorsqu’un composant est isolé pour ces dépenses, celui-ci est amorti sur la période séparant 2 gros
entretiens ou révisions (4 ans ici).
Amortissements comptables
Structure de l’entrepôt N 150 000 × 1/15 × 255/360 = 7 083 €
N+1 150 000 × 1/15 = 10 000 €
Gros entretien N 40 000 × 1/4 × 255/360 = 7 083 €
N+1 40 000 × 1/4 = 10 000 €
Amortissements fiscaux
Fiscalement, les composants de 2ème catégorie ne sont pas reconnus et ils doivent donc être amortis au
même rythme que la structure à laquelle ils se rattachent.
Les réintégrations fiscales suivantes doivent être réalisées concernant le composant de 2e catégorie :
N réintégrations de 7 083 - 1 889 = 5 194 €.
N+1 réintégrations de 10 000 - 2 667 = 7 333 €.
NB : Lors du renouvellement du composant, c’est-à-dire lors de l’engagement de la dépense de gros entretien, ici en
N+4, cette dépense (qui est immobilisée en comptabilité) est alors déduite extra-comptablement.
3. Amortissement de la machine-outil
a) Plan d’amortissement initial de la machine-outil
Base amortissable : 50 000 €.
Taux d’amortissement : 0,2 × 1,75 = 35%.
Amortissement scal
(comptabiliser directement dans les dotations d’exploitation)
c) En 2024, le comptable comptabilise une dotation aux amortissements d’un montant de 18 769 €
Si le résultat 2023 est bénéficiaire, les amortissements différés sont obligatoirement rattrapés de manière
étalée.
La dotation déductible s’élève donc à (50 000 – 17 500 – 2 500) × 0,35 = 10 500 €.
Une réintégration extra-comptable de 18 769 – 10 500 = 8 269 € doit être effectuée.
Si le résultat 2023 est déficitaire, les amortissements différés sont rattrapés en une seule fois ou de manière
étalée.
Si le rattrapage immédiat est choisi :
La dotation déductible s’élève donc à 8 875 + (50 000 – 17 500 – 2500 - 8 875) × 0,35 = 16 269.
Le calcul suivant peut aussi être utilisé : 11 375 + 7 394 – 2500 = 16 269.
1) Les créances faisant l’objet d’une couverture conclue au terme d’un contrat passé avec une compagnie
d’assurance, ne peuvent être provisionnées que sur la partie non couverte de la créance. C’est ce qui a été
pratiqué au cas présent. La dépréciation est donc déductible.
2) Les provisions pour charges de retraite, quelles qu’elles soient (indemnités, allocations, pensions
complémentaires), ne sont pas déductibles fiscalement. Il s’agit d’une interdiction prévue par la loi.
Mais ces charges sont déductibles lors de leur versement effectif.
3) La provision pour garantie due aux clients est déductible lorsque la mise en jeu de la garantie est probable
pour l’ensemble des appareils et lorsqu’elle est calculée avec une approximation suffisante. Ne sachant
pas à l’avance quels seront les appareils défectueux, une évaluation statistique est admise. La provision
est donc déductible.
4) La charge à payer est déductible quel que soit le régime appliqué pour les congés payés. Ceci en vertu du
principe de spécificité.
5) Les provisions pour licenciement ne peuvent être pratiquées que si les licenciements ont été décidés et la
procédure engagée avant la clôture de l’exercice (information et convocation des représentants du
personnel lorsqu’elle est nécessaire, ou envoi des lettres recommandées aux salariés concernés,
établissement d’un plan social).
Sont non déductibles les provisions pour indemnités de licenciement pour motif économique
(licenciement collectif ou individuel), ces indemnités n’étant donc déductibles que sur l’exercice de leur
versement.
- Licenciement collectif pour motif économique : seule la fraction de provision correspondant aux
dépenses autres qu’indemnités de licenciement est déductible : à réintégrer = 280 000 €
déductible = 170 000 €
- Licenciement individuel pour motif économique : à réintégrer = 60 000 €
déductible = 30 000 €
- Licenciement individuel pour motif personnel : pas de limitation, toute la provision est déductible.
- Rupture conventionnelle homologuée : pas de limitation, provision déductible.
- Licenciement collectif projet 2024/2025 : pas de provision comptable donc pas de déduction fiscale.
6) Les gratifications allouées par une entreprise en fonction des résultats de l’exercice clos et dont le
paiement n’interviendra que l’exercice suivant peuvent donner lieu à la constitution d’une provision
pour leur montant probable. Toutefois, il faut que l’engagement soit écrit et porté à la connaissance du
personnel. Les décisions d’un Conseil d’Administration font l’objet d’un procès verbal dont le personnel
a connaissance. La provision est déductible.
NB : Lorsque le montant de la prime est connu à la clôture, c’est une charge à payer qui est comptabilisée et non une
provision.
7) Comptablement, si, pour l’évaluation des stocks on substitue le cours du jour au coût de revient, le prix de
vente bradé postérieur à la clôture peut être retenu à la place du prix de vente normal (prix du marché à
l’inventaire). Il convient également de déduire du prix de vente bradé les frais de distribution. Mais
fiscalement, il n’est pas possible de tenir compte des frais de distribution. Donc la dépréciation n’est
pas déductible car le seul prix de vente bradé est supérieur au coût d’achat.
8) La réévaluation du terrain ayant généré un profit imposable, le « prix de revient fiscal » du terrain se situe
à 300 000 €. La dépréciation comptabilisée est donc déductible puisqu’elle correspond à la valeur vénale
du terrain.
9) Fiscalement, les grandes révisions, dont le montant constituerait une charge excessive pour un seul
exercice, peuvent donner lieu à provisions déductibles, si l’entreprise a pris formellement la décision
de réaliser les travaux en cause, et établi une programmation détaillée ainsi qu’une estimation
précise du coût. La provision est donc déductible.
Comptablement, les grandes révisions et gros entretiens peuvent être traités de deux façons
différentes :
- identification lors de l’acquisition de l’immobilisation en tant que composant amortissable sur la
période séparant deux gros entretiens ou deux grosses révisions (composant de « 2e catégorie ») ;
dans ce cas, l’Administration fiscale a précisé (cf. BOI - BIC - CHG-20-20-20, §280) qu’elle refusait
les conséquences fiscales de ce traitement comptable : les suppléments d’amortissement dus à
l’amortissement de ces dépenses sur une durée plus courte que celle d’amortissement de
l’immobilisation elle-même ne sont pas admis en déduction du résultat imposable ;
- comptabilisation d’une provision pour gros entretien et grandes révisions ; dans ce cas, les principes
rappelés ci-avant de déduction des provisions fiscales pour grosses réparations sont applicables (cf.
BOI précité, §280) et la provision ainsi comptabilisée peut être déductible (ce qui est le cas ici).
10) Les dépréciations des titres de participation sont déductibles en tant que moins-value à long terme.
Prix Valeur réelle MV ou PV Valeur réelle MV ou PV
acquisition au 31/12/2022 latente 2022 au 31/12/2023 latente 2023
Titres de part° A 150 000 160 000 + 10 000 165 000 + 15 000
Titres de part° B 60 000 45 000 - 15 000 40 000 - 20 000
1. Rappel des règles de constitution des provisions pour hausse des prix – Calcul de la pro-
vision pour hausse des prix 2023
Rappel de la règlementation de constitution des provisions pour hausse des prix
Les entreprises ont la faculté de doter des provisions réglementées pour faire face à la hausse des prix de
matières, de produits et des approvisionnements de toute nature.
Le droit à la constitution de la provision est apprécié distinctement pour chaque élément en stock.
Une provision peut être constituée si la variation du prix est supérieure à 10% par rapport au prix du même
élément à la clôture des deux exercices précédents.
Le calcul de la provision se fait en comparant le prix de l’élément en fin d’exercice par rapport au prix du
même élément à la clôture des deux exercices précédents.
À l’inventaire, la démarche suivante doit être retenue pour la détermination de la provision :
• Étape 1 : Comparer le prix N de l’élément avec le prix le plus faible du même élément à la clôture de
N-2 ou N-1.
• Étape 2 : Calcul de la provision : (Prix N - (Prix N-1 ou prix N-2) * 1,1) * quantité en stocks fin N.
• Étape 3 : Si le prix retenu pour le calcul de la provision est celui de N-2, la dotation de l’exercice est li-
mitée par l’éventuelle dotation de N-1.
Détermination de la provision pour hausse des prix 2023
• Provision sur la matière M1
Il faut comparer le prix fin 2023 au prix fin 2021 car celui-ci est plus faible que le prix fin 2022.
Le montant de la provision est de 3 100 * (36 – 30 * 1,1) – 6 410 = 2 890 €.
• Provision sur la matière M2
Il faut comparer le prix fin 2023 au prix fin 2022 car celui-ci est plus faible que le prix fin 2021.
Le montant de la provision est 184 * (50 – 40 * 1,1) = 1 104 €.
• Provision sur la matière M3
La valeur unitaire du produit n’a pas augmenté de plus de 10% depuis les clôtures de l’avant- dernier (2021)
et dernier exercice (2022), donc il n’y a pas de provision à constituer.
• Provision pour hausse des prix 2023
Le montant possible de la provision pour hausse des prix au titre de 2023 est de : 2 890 + 1 104 = 3 994 €.
Traitement scal et calcul (un rappel de la règle est Court terme Long terme
Éléments
attendue) PV MV PV MV
Au final, l’entreprise a dégagé une plus-value nette à court terme de 3 520 € et une moins-value nette à long
terme de 1 500 €.
I - Immobilisations*
10
11
12
10
11
12
15 +
déductibles par une disposition légale
57:<2;;.5.6<;6768:*<29=B;.6,758<*+242<B.<,7::.;876-*6<A4*-B-=,<276G;,*4.
16 +
87=:26>.;<2;;.5.6<-BG62.8*:4.;472;-. .< .//.,<2>.5.6<=<242;B.
Provisions pour dépréciation des titres relevant du régime des plus ou
18
moins-values à long terme devenues sans objet au cours de l'exercice
Dotations de l'exercice aux comptes de provisions pour dépréciation des
19
titres relevant du régime des plus ou moins-values à long terme
3000
20 Divers (détail à donner sur une note annexe)*
Cadre A : plus ou moins-value nette à court terme (total algébrique 3520 (1500)
des lignes 1 à 20 de la colonne) (9)
Cadre B : plus ou moins-value nette à long terme (total algébrique (A) (B) (C)
des lignes 1 à 20 de la colonne) (10) (Ventilation par taux)
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.
(1) Ces plus-values sont imposables au taux de 19 % en application des articles 238 bis JA, 208 C et 210 E du CGI.
Intitulé de
Calcul et analyse scale Déductions Réintégrations
l’opération
En principe, les plus-values nettes à court terme peuvent être étalées sur
une durée de 3 ans.
En l’espèce,
Traitement Déduction des 2/3 de la PVNCT 2023 : 3 520 *2/3
2 347
des plus- Réintégration d’1/3 de la PVNCT 2021 : 18 000 x 1/3 = 6 000 € 6 000
values
nettes En principe, les moins-values nettes à long terme de l’exercice ne sont
pas déductibles du résultat imposable au titre des BIC et elle reportables
1 500
sur les futures plus-values nettes à long pendant 10 ans.
En l’espèce, déduction de la totalité de la plus-value nette de l’exercice.
Exercice N, clos le :
Désignation de l'entreprise :
Formulaire déposé au titre de l’IR ET Néant * 31122023
Au bon pain de Lucie
I. RÉINTÉGRATIONS BÉNÉFICE COMPTABLE DE L'EXERCICE WA 61000
Rémunération du travail de l'exploitant ou des associés (entreprises à l'IR) WB 50000
Avantages personnels non déductibles * (sauf WD Amortissements excédentaires (art. 39-4 du
amortissements à porter ligne ci-dessous) CGI) et autres amortissements non déductibles WE 400 XE 4400
.F.>-=387.>;F<>5=+=N<-+5
Charges non admises en
Autres charges et dépenses somptuaires WF Taxe sur les véhicules des sociétés WG
(art. 39-4 du C.G.I.) 4000 (entreprises à l'IS)
Fraction des loyers à réintégrer dans le cadre d’un RA ( Part des loyers dispensée de réintégration RB )
crédit bail immobilier et de levée d’option (art. 239 sexies D)
Provisions et charges à payer non déductibles WI Charges à payer liées à des états et territoires
(cf. tableau 2058-B, cadre III) non coopératifs non déductibles (cf. 2067-BIS) XX XW 100
Amendes et pénalités WJ 100 2+;1/<N7+7-3G;/<+;= J/= ,3< XZ
IMPORTANT.5*7*-6.77.6,./46291*06.;1*-2030786*8043@7,*1.7497/462.025602<..7-433<.7-.,./46291*06.-40:.38=86.8<1<-<,1*6<.7
$F37=F1;+=387<9;F?>/<E5+;=3-5/ .> XY
Impôt sur les sociétés (cf. page 9 de la notice 2032) I7
F7FN-/<;F+53<F<9+;>7/<8-3F=F $F<>5=+=<,F7FN-3+3;/<?3<F<
Quote-part de personnes ou un GIE
WL à l'article 209 B du CGI
L7 K7
Moins-values L3698<F/<+>@=+>@./ 8>./ 98>;5/</7=;/9;3</<E5369I=<>;5/;/?/7> I8 1500
Régimes d'imposition
impositions différées
nettes à
{
particuliers et
$F<>5=+=N<-+5+00F;/7=E5M+-=3?3=F;/5/?+7=.>;F136/89=3877/5./=+@+=387+>=877+1/ Y3
TOTAL I WR 123000
II. DÉDUCTIONS PERTE COMPTABLE DE L'EXERCICE WS
#>8=/9+;=.+7<5/<9/;=/<<>,3/<9+;>7/<8-3F=F./9/;<877/<8>>7 /=:>8=/9+;=-869=+,353<F/.>,F7FN-/.3<=;3,>F9+;-/<8;1+73<6/< WT
Provisions et charges à payer non déductibles, antérieurement taxées, et réintégrées dans les résultats comptables de l'exercice (cf. tableau 2058-B, cadre III) WU
L3698<F/<+>=+>@./ 8>+>=+>@./ 98>;5/</7=;/9;3</<E5$ WV
Plus-values
{
L3698<F/<+>=+>@./ WH
Régimes d'imposition particuliers
nettes
L3698<F/<+>=+>@./ WP
à
et impositions différées
long terme — imputées sur les moins-values nettes à long terme antérieures WW
L369>=F/<<>;5/<.FN-3=<+7=F;3/>;< XB
>=;/<95><?+5>/<3698<F/<+>=+>@./ I6
Fraction des plus-values nettes à court terme de l'exercice dont l'imposition est différée* WZ 2347
$F136/./<<8-3F=F<6G;/</=./<N53+5/< ( Quote-part de frais et charges restant imposable à
Produit net des actions et parts d'intérêts : déduire des produits nets de participation 2A ) XA
";8.>3=<./9+;=3-39+=387<37F5313,5/<+>;F136/./<<8-3F=F<6G;/<.F.>-=3,5/<E2+>=/>;./+;= .> ZX
Déduction autorisée au titre des investissements réalisés dans les collectivités d'Outre-mer*. ZY
Majoration d'amortissement* XD
Entreprises nouvelles (reprise d'en- Entreprises nouvelles Jeunes entreprises innovantes
K9 L2 L5 XF
d'incitation
Mesures
et exonérations*
Société investissements
5/,F7FN-/
Zone de restructuration de
immobilier cotées
(art. 208C)
K3 la défense (44 terdecies)
PA
Zone franche urbaine - TE Bassin d'emploi à redyna- Zone franche d'activité NG
(art. 44 octies A) ØV miser (art. 44 duodecies)
1F (art. 44 quaterdecies)
XC
Bassin urbain à dynamiser PP Zone de revitalisation PC Zone de Développement
PB
(art. 44 sexdecies) rurale (art. 44 quindecies) prioritaire (art. 44 Septdecies)
FN-3=<+7=F;3/>;<369>=F<<>;5/<;F<>5=+=<./5/@/;-3-//7=;/9;3</<E5% XL
RÉSULTAT FISCAL BÉNÉFICE (ligne XN) ou DÉFICIT reportable en avant (ligne XO) XN 119815 XO
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.
1. Régime d’imposition
L’entreprise ALICE est imposée en 2023 dans la catégorie des BIC selon le régime du RÉEL NORMAL car son
chiffre d’affaires de l’exercice précédent (850 000 € HT) est supérieur à 840 000 € HT. Le seuil de 840 000 €
est applicable pour les entreprises industrielles pour les années 2023 à 2025.
Déductions Réintégrations
A. Charges de personnel
a) Rémunération de l’exploitant : non déductible car assimilée à du bénéce 42 500
B. Impôts et taxes
a) Contribution économique territoriale : normalement déductible
b) Dégrèvement sur contribution économique territoriale : normalement
imposable car l’impôt est déductible
c) Majoration pour retard de paiement de la taxe d’apprentissage : non
déductible 28
C. Frais généraux
a) Location d’une chasse : dépense somptuaire non déductible 8 706
b) Frais de réparation villa résidence secondaire : idem 4 270
c) Cadeau sans lien avec l’activité professionnelle : idem 260
d) Primes d’assurance : normalement déductibles
e) Loyer relatif à un immeuble appartenant à l’exploitant mais utilisé par l’entre-
prise : déductible si normal
NB : ce loyer, qui pour être déductible ici doit être effectivement
versé à Mme Alice, est imposable au nom de cette dernière
dans la catégorie des revenus fonciers.
Déductions Réintégrations
D. Amortissements
a) Amortissement résidence secondaire : bien somptuaire donc non déductible 4 360
b) Amortissement excédentaires sur véhicules particuliers 3 510
Les amortissements des véhicules particuliers ne sont pas déductibles pour
leur fraction correspondant au prix d’acquisition excédant un montant
plafond (voir BOFIP)
Véhicule acquis en 2018 : le seuil de 18 300 € est applicable
Amort. non déductible = (21 360 – 18 300) × 20% × 10/12 = 510
Véhicule acquis en 2022 : le seuil de 9 900 € est applicable
Amort. non déductible = (24 900 – 9 900) × 20% = 3 000
c) Amortissement matériel donné en location
Sa déduction est limitée (cf art. 39 C-II-2 du CGI), s’agissant d’une location
consentie par une personne physique, à la différence entre le loyer acquis
et le montant des autres charges afférentes au bien loué.
Loyer 5 800
Charges afférentes au matériel (autres que l’amortissement) - 3 200
2 400 (intérêts) + 800 (entretien) 3 315
Limite de déductibilité de l’amortissement 2 600
D’où à réintégrer : 5 915 – 2 600 = 3 315.
NB : les 3 315 peuvent être déduits au titre des exercices futurs,
en sus de l’annuité normale, mais en respectant la limite de
déductibilité.
E. Provisions et dépréciations
a) Dépréciation des stocks : normalement déductible 200
b) Provision pour perte de change non déductible
c) Reprise de la provision pour risques économiques : la provision, n’étant pas 10 200
déductible, a été réintégrée lors de sa dotation.
La reprise est donc à déduire pour éviter une double imposition.
G. Divers
a) Écart de conversion-actif : perte latente à déduire 200
b) Écart de conversion-passif : gain latent à réintégrer 550
c) Perte de change réalisée : normalement déductible
d) Gain de change réalisé : normalement imposable
e) Produits nanciers :
Depuis 2012, pour les entrepreneurs individuels, pour que les produits
accessoires soient imposables au titre des BIC, il ne suft pas que les biens
correspondants (ici placements nanciers) soient inscrits à l’actif, il faut aussi
qu’ils soient affectés à l’exploitation. Si ces biens ne sont pas affectés à l’ex-
ploitation, alors les produits doivent être imposés à part, dans la catégorie
correspondante (revenus fonciers pour les produits des immeubles, revenus
mobiliers pour les placements nanciers).
D’où à déduire 500 € correspondant aux produits relatifs à des biens non
affectés à l’activité professionnelle. 500
TOTAUX 34 170 76 469
Exercice N, clos le :
Formulaire déposé au titre de l’IR ET Néant * 3
Désignation de l'entreprise : ALICE
I. RÉINTÉGRATIONS BÉNÉFICE COMPTABLE DE L'EXERCICE WA 26301
Rémunération du travail de l'exploitant ou des associés (entreprises à l'IR) WB 42500
Avantages personnels non déductibles * (sauf
amortissements à porter ligne ci-dessous)
WD Amortissements excédentaires (art. 39-4 du
CGI) et autres amortissements non déductibles
WE 11185 XE 24161
/G/?.>498/?<G=?6>,>O=.,6
Charges non admises en
impositions différées
nettes à
{ — imposées aux taux de 0 %
particuliers et
long terme ZN
— Plus-values nettes à court terme WN 6200
Fraction imposable des plus-values réalisées au
cours d'exercices antérieurs* { — Plus-values soumises au régime des fusions WO
Écarts de valeurs liquidatives sur OPCVM* (entreprises à l'IS) XR
Réintégrations Intérêts excédentaires
(art. 39-1-3° et 212 du C.G.I.)
SU Zones d'entreprises*
(activité exonérée)
SW WQ 810
diverses à
détailler sur DONT* GO.4>=G><,820<=,8>G<40?<0708> Quote-part de 12 % des
SX M8
2058-A-Ext déduit par les PME (art. 209C) plus-values à taux zéro
Réintégrations des charges affectées aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y1
$G=?6>,>O=.,6,11G<08>F6N,.>4@4>G<060@,8>/?<G24709:>498806/0>,A,>498,?>988,20 Y3
TOTAL I WR 102770
II. DÉDUCTIONS PERTE COMPTABLE DE L'EXERCICE WS
Quote-part dans les pertes subies par une société de personnes ou un G.I.E.* WT
Provisions et charges à payer non déductibles, antérieurement taxées, et réintégrées dans les résultats comptables de l'exercice (cf. tableau 2058-B, cadre III) WU 10200
— imposées au taux de 15 % ou au taux de 16 % pour les entreprises à l'IR WV 14740
Plus-values WH
{
— imposées au taux de 0 %
Régimes d'imposition particuliers
nettes
— imposées au taux de 19 % WP
à
et impositions différées
long terme — imputées sur les moins-values nettes à long terme antérieures WW 3650
M47:?>G0==?<60=/GO.4>=,8>G<40?<= XB
Autres plus-values imposées au taux de 19 % I6
Fraction des plus-values nettes à court terme de l'exercice dont l'imposition est différée* WZ 4880
$G2470/0==9.4G>G=7H<0=0>/0=O64,60= Quote-part de frais et charges restant imposable à
Produit net des actions et parts d'intérêts : ( déduire des produits nets de participation 2A ) XA
"<9/?4>=/0:,<>4.4:,>498=48G6424-60=,?<G2470/0==9.4G>G=7H<0=/G/?.>4-60=F3,?>0?</0,<> /? ZX
Déduction autorisée au titre des investissements réalisés dans les collectivités d'Outre-mer*. ZY
Majoration d'amortissement* XD
Entreprises nouvelles (reprise d'en-
K9 Entreprises nouvelles L2 Jeunes entreprises innovantes
L5 XF
d'incitation
Mesures
et exonérations*
Société investissements
60-G8GO.0
immobilier cotées
(art. 208C)
K3 Zone de restructuration de
la défense (44 terdecies)
PA
Zone franche urbaine TE
(art. 44 octies et octies A) ØV Bassin d'emploi à redyna-
miser (art. 44 duodecies)
1F Zone franche d'activité NG
(art. 44 quaterdecies)
XC
Bassin urbain à dynamiser
(art. 44 sexdecies) PP Zone de revitalisation
rurale (art. 44 quindecies) PC Zone de Développement
prioritaire (art. 44 Septdecies)
PB
Écarts de valeurs liquidatives sur OPCVM* (entreprises à l'IS) XS
Déductions Dont déduction exceptionnelle
(art. 39 decies) X9 Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies A) YA Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies C)
YC
diverses à (
détailler sur
2058-A-Ext
Dont déduction exceptionnelle
simulateur de conduite YH Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies B) YB Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies D)
YD ) XG 700
Dont déduction exceptionnelle
(art. 39 decies F) YI Dont déduction exception-
nelle (art. 39 decies G) YL Créance dégagée par le
<0:9<>08,<<4H<0/0/GO.4>
ZI
Déduction des produits affectés aux activités éligibles au régime de taxation au tonnage Y2
1. et 3. Élevage
Les profits des éleveurs d’animaux de toutes espèces sont considérés comme des bénéfices agricoles :
élevage des abeilles, volailles, oiseaux, poissons, huîtres, moules, coquillages, …
MM. Poulet et Cast relèvent donc des BA.
8. Exploitation agricole
L’exploitation des biens ruraux par des fermiers, métayers, ou par les propriétaires-exploitants, relèvent des BA.
La vente des produits issus de terrains propres à la culture constitue des BA.
M. Bras relève donc des BA.
DOSSIER 2
d’où total des amortissements 2023 = 100 + 1 549 + 1 094 + 2 000 + 370 = 5 113.
Provisions
Le résultat imposable étant calculé à partir des recettes encaissées et des dépenses payées, la déduction de
provisions est impossible. Les amortissements constituent donc la seule charge calculée déductible du
bénéfice fiscal BNC.
Résultat fiscal 2023 de CARRÉ BLEU = 88 747 – 5 113 = 83 634 €.
5. Éléments à déclarer pour l’imposition des revenus 2023 de Christian et Isabelle CARRÉ
Salaire imposable d’Isabelle CARRÉ à déclarer :
Il s’agit du salaire déductible du résultat BNC, sous déduction de l’intégralité des charges sociales salariales
(et non des seules charges sociales correspondant au salaire déductible du résultat BNC).
Ici, l’intégralité du salaire est déductible : 36 814 €
BNC Christian CARRÉ :
Il s’agit du bénéfice imposable calculé ci-avant : 83 634 €
N = 2023
Traitement scal et calcul (un rappel de la règle est Court terme Long terme
- Éléments
attendue) PV MV PV MV
En principe, les cessions de biens génèrent uniquement des
Cession de plus-values à court terme pour les entreprises soumises à
la l’IS. 5 468
camionnette En l’espèce,
PV = Prix de cession – VNC = 20 000 – 14 532 = 5 468 €
En principe, les indemnités reçues sur immobilisations sinis-
trées génèrent uniquement des plus-values à court terme
pour les entreprises soumises à l’IS. Par ailleurs, ces plus-
Machine- values à court terme peuvent être étalées sur la durée de
outil sinis- l’amortissement pratiqué. De plus, une provision pour IS 8 000
trée relative à l’impôt reporté en avant doit être dotée.
En l’espèce,
PV = indemnité – VNC = 40 000 – 32 000 = 8 000 €
PCVT : 8 000 €
Au final, l’entreprise a dégagé une plus-value nette à court terme de 13 468 € et une moins-value nette à
long terme de 1 700 €.
I - Immobilisations*
10
11
12
10
11
12
15 +
déductibles par une disposition légale
57:<2;;.5.6<;6768:*<29=B;.6,758<*+242<B.<,7::.;876-*6<A4*-B-=,<276G;,*4.
16 +
87=:26>.;<2;;.5.6<-BG62.8*:4.;472;-. .< .//.,<2>.5.6<=<242;B.
Provisions pour dépréciation des titres relevant du régime des plus ou
18
moins-values à long terme devenues sans objet au cours de l'exercice
19 Dotations de l'exercice aux comptes de provisions pour dépréciation des ( 3200 )
titres relevant du régime des plus ou moins-values à long terme
20 Divers (détail à donner sur une note annexe)*
Cadre A : plus ou moins-value nette à court terme (total algébrique
des lignes 1 à 20 de la colonne) (9)
13468 (1700)
Cadre B : plus ou moins-value nette à long terme (total algébrique (A) (B) (C)
des lignes 1 à 20 de la colonne) (10) (Ventilation par taux)
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.
(1) Ces plus-values sont imposables au taux de 19 % en application des articles 238 bis JA, 208 C et 210 E du CGI.
En principe, les intérêts des comptes courants sont soumis à une règlementation
scale spécique. Pour que les intérêts soient partiellement déductibles, le
capital de la société doit est intégralement libéré. Dans cette situation, la
1 déductibilité des intérêts des comptes courants est limitée au TMPV. 225
En l’espèce, le capital de la société est entièrement libéré, d’où intérêts à réin-
tégrer :
[20 000 x (3 % - 1,50 %) x 9/12] =225
En principe, les prime d’assurance souscrite pour garantir les risques liés à l’ex-
ploitation sont déductibles.
2
En l’espèce, la prime pour d’assurance pour insolvabilité des clients est une
assurance d’exploitation déductible ; d’où aucun retraitement extra-comptable.
En principe, les dotations aux provisions relatives à des charges non déductible
ne constituent pas des charges déductibles.
7 15 000
En l’espèce, l’IS est une charge non déductible et la dotation aux provisions pour
IS doit donc être réintégrées.
En principe, les plus-values nettes à court terme ne sont pas étalables dans le
cadre de l’IS, elles constituent un produit normalement imposable. Par
exception, les plus-values à court terme issues d’un sinistre peuvent être étalées
sur la durée des amortissements déjà pratiques.
Par ailleurs, les moins-values nettes à long terme ne sont pas déductibles
scalement et elles doivent être réintégrées. De plus, une quote-part de 12% des
plus-values de cession sur titres de participation doit être réintégrée au résultat
de l’exercice.
8
En l’espèce,
La PVNCT hors sinistre est normalement imposable d’où aucun retraitement
extra-comptable.
La PVNCT sur sinistre est étalable sur 3 ans, il faut donc la déduire extra- 8 000
comptablement 1 700
La MVNLT (0%) n’est pas déductible ; elle doit donc être réintégrée. 180
Réintégration d’une quote-part de 12% de la plus-value nette de cession sur
titres de 1 500 €
En principe, dans le cadre de l’IS, les plus-values et moins-values latentes sur les
titres d’OPCVM constituent des produits imposables et des charges déductibles.
Au moment d’une cession, le résultat comptable doit être corrigé des gains et
des pertes enregistrés scalement au cours des exercices antérieurs.
9 En l’espèce, 1 200
Résultat comptablement enregistré : 200 * (215 – 204) = 2 200 €.
6. Vérification de l’impôt sur les sociétés dû par la société au titres de l’année 2023
L’entreprise ROT bénéficie du taux d’imposition réduit des PME. Le bénéfice est taxé à 15% jusqu’à 42 500 €
et à 25% au-delà.
L’IS dû s’élève ainsi à 42 500 × 0,15 + (89 716 - 42 500) × 0,25 = 18 179 €.
Le montant qui a été comptabilisé dans les charges de l’exercice est donc retrouvé.
Exercice N, clos le :
Formulaire déposé au titre de l’IR ET Néant * 31122023
Désignation de l'entreprise : ROT
I. RÉINTÉGRATIONS BÉNÉFICE COMPTABLE DE L'EXERCICE WA 39692
Rémunération du travail de l'exploitant ou des associés (entreprises à l'IR) WB
Avantages personnels non déductibles * (sauf WD Amortissements excédentaires (art. 39-4 du
amortissements à porter ligne ci-dessous) CGI) et autres amortissements non déductibles WE XE
.F.>-=387.>;F<>5=+=N<-+5
Charges non admises en
Autres charges et dépenses somptuaires WF Taxe sur les véhicules des sociétés WG
(art. 39-4 du C.G.I.) (entreprises à l'IS)
Fraction des loyers à réintégrer dans le cadre d’un RA ( Part des loyers dispensée de réintégration RB )
crédit bail immobilier et de levée d’option (art. 239 sexies D)
Provisions et charges à payer non déductibles WI 15000 Charges à payer liées à des états et territoires
(cf. tableau 2058-B, cadre III) non coopératifs non déductibles (cf. 2067-BIS) XX XW 15000
Amendes et pénalités WJ 2+;1/<N7+7-3G;/<+;= J/= ,3< XZ
IMPORTANT-4*6*,5-66-5+-.35180*/5-:0*,1/2/675*7/32?6+*0-6386.351-/145/1;--6,322;-6,-+-.35180*/5-,3/9-27<75-7;0;,;+0*5;-6
impositions différées
nettes à
{
particuliers et
$F<>5=+=N<-+5+00F;/7=E5M+-=3?3=F;/5/?+7=.>;F136/89=3877/5./=+@+=387+>=877+1/ Y3
TOTAL I WR 103476
II. DÉDUCTIONS PERTE COMPTABLE DE L'EXERCICE WS
#>8=/9+;=.+7<5/<9/;=/<<>,3/<9+;>7/<8-3F=F./9/;<877/<8>>7 /=:>8=/9+;=-869=+,353<F/.>,F7FN-/.3<=;3,>F9+;-/<8;1+73<6/< WT
Provisions et charges à payer non déductibles, antérieurement taxées, et réintégrées dans les résultats comptables de l'exercice (cf. tableau 2058-B, cadre III) WU
L3698<F/<+>=+>@./ 8>+>=+>@./ 98>;5/</7=;/9;3</<E5$ WV
Plus-values WH
{
L3698<F/<+>=+>@./
Régimes d'imposition particuliers
nettes
L3698<F/<+>=+>@./ WP
à
et impositions différées
long terme — imputées sur les moins-values nettes à long terme antérieures WW
L369>=F/<<>;5/<.FN-3=<+7=F;3/>;< XB
>=;/<95><?+5>/<3698<F/<+>=+>@./ I6
Fraction des plus-values nettes à court terme de l'exercice dont l'imposition est différée* WZ 8000
$F136/./<<8-3F=F<6G;/</=./<N53+5/< Quote-part de frais et charges restant imposable à 2A
Produit net des actions et parts d'intérêts : ( déduire des produits nets de participation 240 ) XA 4560
";8.>3=<./9+;=3-39+=387<37F5313,5/<+>;F136/./<<8-3F=F<6G;/<.F.>-=3,5/<E2+>=/>;./+;= .> ZX
Déduction autorisée au titre des investissements réalisés dans les collectivités d'Outre-mer*. ZY
Majoration d'amortissement* XD
Entreprises nouvelles (reprise d'en-
K9 Entreprises nouvelles L2 Jeunes entreprises innovantes
L5 XF
d'incitation
Mesures
et exonérations*
Société investissements
5/,F7FN-/
FN-3=<+7=F;3/>;<369>=F<<>;5/<;F<>5=+=<./5/@/;-3-//7=;/9;3</<E5% XL
RÉSULTAT FISCAL BÉNÉFICE (ligne XN) ou DÉFICIT reportable en avant (ligne XO) XN 89716 XO
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.
Traitement scal et calcul (un rappel de la règle est Court terme Long terme
Éléments
attendue) PV MV PV MV
En principe, les cessions de biens génèrent
uniquement des plus-values à court terme pour les
Cession de la sociétés soumises à l’IS.
machine, de En l’espèce, la cession de la machine génère une plus-
l’immeuble et value à court terme de 1 600 €, la cession de l’immeuble 1 600
du matériel génère une plus-value à court terme de 9500 € et la
cession du matériel génère une moins-value à court 9 500
terme de 900 €. 900
En principe, les cessions de titres de participation
relèvent des plus-values professionnelles. Si la durée de
détention est supérieure à 2 ans, la plus-value est dite à
Cession de
long terme et elle est taxée au taux de 0%. Par ailleurs,
titres de
une réintégration de 12% des plus-values nettes de
participations
cession au taux de 0% doit être opérée.
En l’espèce, la cession dela cession des titres acquis en
2020 génère une plus-value à long terme de 5 500 €. 5 500
Dotations
aux En principe, la cession des titres acquis en 2020 génère
dépréciations une plus-value à long terme de 5 500 €.
sur les titres En l’espèce, la dotation sur les titres de participation
de génère une moins-value à long terme de 1 800 €. 1 800
participation
L’entreprise a réalisé une plus-value nette à court terme de 10 200 € et une plus-value nette à long terme
de 3 700 €.
En principe, les dépenses sont déductibles si elles sont engagées dans l’intérêt
de l’entreprise.
2
En l’espèce, les cadeaux offerts aux clients sont déductibles s’ils ne sont pas
exagérés, le prix unitaire d’un cadeau de 70 € n’est pas exagéré.
En principe, les dépenses sont déductibles si elles sont engagées dans l’intérêt
de l’entreprise. Les dépenses liées aux résidences d’agrément sont somptuaires
3 et exclues du droit à déduction. 1 000
En l’espèce, la fraction des charges d’entretien affectée à la résidence
d’agrément doit être réintégrée (2 500 × 0,4).
En principe, les impôts supportés par une société constituent des charges
déductibles, sauf si une disposition scale prévoit une exclusion du droit à
4 déduction. 4 935
En l’espèce, la CET et la taxe foncière sont des impôts déductibles, la taxe sur
les véhicules de société n’est pas déductible.
En principe, les dépenses sont déductibles si elles sont engagées dans l’intérêt
de l’entreprise.
7 En l’espèce, les dépenses de fonctionnement de la crèche accueillant les enfants
du personnel sont liées à une exploitation sereine de l’entreprise. Par ailleurs, ces
dépenses ouvrent droit au crédit d’impôt famille.
En principe, les intérêts des comptes courants d’associés sont soumis à une
règlementation scale spécique. Pour que les intérêts soient partiellement
déductibles, le capital de la société doit est intégralement libéré. Les intérêts
servis aux sociétés liées sont déductibles à hauteur de taux moyen pratiqué pour
les prêts à taux variable d’une durée supérieure à deux ans ou au taux qu’aurait
pu obtenir l’entreprise en cas d’emprunt auprès d’une banque commerciale
9 (article 212 du CGI).
Les intérêts servis aux sociétés non liées et aux dirigeants sont déductibles à
hauteur du taux moyen pratiqué pour les prêts à taux variable d’une durée
supérieure à deux ans
En l’espèce, les intérêts servis à la société mère PAIRE sont déductibles à hauteur
de 2,5% et les intérêts servis à M. WEBERT sont déductibles à hauteur de 2%.
À réintégrer : 100 000 × (3,5% - 2,5%) + 30 000 × 6/12 × (3,5% - 2%).
En principe, les dotations aux dépréciations des titres de participation sont des
moins-values à long terme, les dotations sur les autres titres sont des charges
normalement déductibles.
12
En l’espèce, la dotation sur les titres de participation est intégrée dans la plus-
value nette à long terme de l’exercice, la dotation sur les autres titres est
normalement déductible.
En principe, les dotations aux provisions pour licenciement économique ne sont
pas déductibles, les dotations aux provisions pour congés payés sont
13 déductibles. 7 500
En l’espèce, la provision pour licenciement économique de 7 500€ doit être réin-
tégrée.
En principe, les cessions d’immobilisations sont imposées dans les plus-values
professionnelles.
14
En l’espèce, l’ensemble des cessions est imposé dans les plus-values nettes de
l’exercice.
En principe, les rappels d’impôt sont déductibles s’ils portent sur des impôts
déductibles et non déductibles s’ils portent sur des impôts non déductibles.
15 620
En l’espèce, la taxe sur les véhicules de sociétés est non déductible, le rappel
d’impôt doit donc être réintégré.
En principe, les dégrèvements d’impôt sont imposables s’ils portent sur des
impôts déductibles et non imposables s’ils portent sur des impôts non
17 déductibles. 2 500
En l’espèce, le dégrèvement d’impôt sur l’IS doit être déduit et le dégrèvement
sur la participation à la formation professionnelle est imposable.
En principe, les bénéces réalisés par les succursales étrangères sont imposés
dans le pays d’implantation, ils ne sont pas imposables en France.
21 30 000
En l’espèce, le bénéce réalisé par la succursale italienne doit être déduite du
bénéce imposable en France.
En principe, les dividendes ouvrant droit au régime mère et liale ne sont pas
imposables et une quote-part de 5% des bénéces doit être réintégrée au
bénéce scal.
23 6 400 320
En l’espèce, la société a opté pour le régime des sociétés mères et liales pour
les dividendes. Les 6 400 € de dividendes de la liale sont à déduire et une quote-
part de 5% doit être réintégrée.
La contribution sociale sur l’IS n’est pas due car son assiette est négative (79 736 – 763 000).
Le crédit d’impôt famille est égal à 50% des dépenses engagées pour le fonctionnement de la crèche de la
société.
En 2023, compte tenu d’un taux d’IS de 25%, le taux des acomptes est de 6,25%
2e acompte 15/06/2023 2 × 5 495 000 × 0,0625 - 218 750 468 125 15/06/2023
e
3 acompte 15/09/2023 5 495 000 × 0,0625% 343 438 03/10/2023 34 344
4e acompte 15/12/2023 5 495 000 × 0,0625% 343 438 15/12/2023
Le total des acomptes s’élève à 1 373 751 € (hors majoration).
15/03/2023 1er acompte C3,3% 217 000(a) 217 00 × 0,825% 1 790 15/03/2023
e
15/06/2023 2 acompte C3,3% 610 751 2 x 610 751 x 0,825% - 1 790 8 287 15/06/2023
e
15/09/2023 3 acompte C3,3% 610 751 610 751 × 0,825% 5 039 15/09/2023
15/12/2023 4e acompte C3,3% 610 751 610 751 × 0,825% 5 039 15/12/2023
(a) Base = IS 2021 – 763 000 (b) Base = IS 2022 – 763 000
Cet excédent de versement net est remboursé d’office à la société dans les trente jours du dépôt du relevé de
solde. Mais la société peut également en demander l’imputation sur le premier acompte de l’exercice
suivant, soit ici au 15/03/2024, si elle connaît déjà à cette date le montant de cet excédent (cf. ligne 13 du
relevé de solde). La société peut aussi demander l’imputation de ce solde sur une échéance fiscale future
(TVA par exemple).
01
GORA
15/06
2023
1
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cas de paiement par imputation, saisir :
Montant payé par imputation
Contribution
utilisée
pour limputation (saisir TVA ou TS ou TVS)
Date déchéance de la contribution utilisée
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DOSSIER 1
DOSSIER 2
3. Imputations possibles du déficit et des réductions et crédits d’IS sur les résultats fiscaux
de N+1 à N+6
GO.4>=,8>G<40?<=47:?>G==?<60=<G=?6>,>=/060A0<.4.008><0:<4=0=F6% XL 100000
RÉSULTAT FISCAL BÉNÉFICE (ligne XN) ou DÉFICIT reportable en avant (ligne XO) XN 12000 XO
* Des explications concernant cette rubrique sont données dans la notice n° 2032.
IO39B45:5E5@3935B12:51C :97<5-$ YJ
1. Raisons qui justifient que l’entreprise VAPORETTE bénéficie du taux d’imposition réduit
des PME
Pour bénéficier du taux d’imposition réduit de 15%, une société soumise à l’IS doit remplir les conditions
suivantes :
- le CAHT est inférieur à 10 millions € ;
- le capital social doit être entièrement libéré ;
- le capital social doit être détenu à au moins 75% par des personnes physiques (ou par une société
appliquant ce critère).
La société VAPORETTE peut bénéficier du régime d’imposition à taux réduit des PME car elle est soumise à
l’IS car :
- son CAHT de 5 200 000 € est inférieur à 10 000 000 € ;
- son capital est entièrement libéré ;
- son capital est détenu à 100% par M. LIN.
S’agissant des modalités de détermination du résultat, lorsque les associés sont des personnes physiques et
que la nature de l’activité relève des BIC, le résultat doit être établi en faisant abstraction des produits et
charges qui ne proviennent pas de l’activité exercée à titre professionnel (cf. article 155, II du CGI,
suppression des effets de la théorie du bilan). Exemple : les produits et charges relatifs à un immeuble non
affecté à l’exercice de l’activité professionnelle doivent être respectivement déduits et réintégrés du
résultat imposable, et sont imposés en tant que revenus fonciers et non en tant que BIC.
Exception : cette imposition séparée ne s’applique pas dans 2 cas :
1) si ces produits et charges proviennent d’une activité (agricole ou non commerciale) accessoire à l’activité
BIC ;
2) si ces produits n’excèdent pas 5% des produits totaux.
S’agissant des plus-values, la SNC DETER relève du régime des plus et moins-values professionnelles.
Mais la moyenne de ses recettes d’exploitation HT des 2 derniers exercices étant comprise entre 250 000 et
350 000 € [(280 000 + 320 000) / 2 = 300 000 €], et l’activité étant exercée depuis plus de 5 ans, seule une
fraction des PV ainsi déterminées est imposable ; cette fraction est ainsi calculée :
montant des recettes excédant 250 000 euros
Fraction de PV imposable = PV ×
350 000 - 250 000
Constructions :
Lors de la réévaluation, la valeur nette des constructions a été portée à 140 000 €.
Or, à fin 2013, cette valeur était égale à : Valeur brute 100 000
- Amortissements (100 000 / 50 × 11 ans) - 22 000
Valeur nette comptable à fin 2013 78 000
L’écart de réévaluation libre s’est donc élevé à 140 000 – 78 000 = 62 000 €. La valeur brute des constructions
a donc été portée à 100 000 + 62 000 = 162 000 € et les amortissements sont restés inchangés à 22 000 €.
Au 01/04/2023, les amortissements s’élèvent donc à
- Amortissements à fin 2013 22 000
- Amortissements depuis 2013 sur la nouvelle valeur nette de 140 000 × 0,02 × 9,25 = 25 900
Total des amortissements 47 900
D’où PV = 200 000 – (162 000 – 47 900) = 85 900 dont 47 900 € de PV CT (à concurrence des amortissements)
38 000 € de PV LT
Constructions détenues depuis 9 ans et 5 mois, d’où abattement de 38 000 × 4/10 = 15 200 € et PVLT taxable
= 22 800 €.
1er lot 30 × (300/1 000) = 9 9 × 500 = 4 500 € 4 500 × 20% × 3,5 = 3 150 1 350 9 × 600 = 5 400
2e lot 30 × (700/1 000) = 21 21 × 550 = 11 550 € 11 550 × 20% × 1,25 = 2 888 8 662 21 × 600 = 12 600
PV = 280 000 – (300 000 – 70 000 – 80 500 – 52 325 - 24 293,75) = 207 118,75 € PV CT arrondie à 207 119 €.
Les déductions exceptionnelles de 52 000 € constatées extra-comptablement au titre de 2020, 2021, 2022 et
2023 ne sont pas remises en cause et n’impactent pas la PV CT de 207 500 €.
1. Régime d’imposition
Le régime d’imposition en 2023 est le réel normal (BIC) car le chiffre d’affaires hors taxes 2022 est supérieur
à 840 000 € (ventes de marchandises).
(1) Il ne s’agit pas d’un bien affecté à l’exploitation : la PV correspondante ne relève pas des PV professionnelles mais
des PV privées.
(2) Ne relève du régime des plus-values professionnelles que l’indemnité compensant la disparition d’une
immobilisation.
(3) 0 - (8 000 - 8 000 × 10% × 9,5) = - 400 (moins-value toujours à court terme pour les biens amortissables).
(4) Toutes les cessions d’actions sont soumises au régime des PV à CT et LT, puisqu’il s’agit d’une société relevant des
BIC. Les actions sont affectées à l’activité professionnelle.
- Frais de chasse : ils constituent des charges « somptuaires » exclues des charges déductibles : 9 400 € à
réintégrer.
- Frais de parrainage : ils sont considérés fiscalement comme des dépenses de publicité ouvrant droit à
déduction s’ils sont exposés dans l’intérêt direct de l’activité de l’entreprise. Ici c’est le cas, donc rien à faire.
- Cadeaux d’entreprise : ils sont déductibles s’ils ne relèvent pas d’un acte anormal de gestion. Ici, ce n’est
pas le cas : 400 € à réintégrer.
(On a volontairement négligé ici le problème de la TVA, mais il est bon de se rappeler que 400 est TTC car
la TVA sur cadeaux de plus de 73 € n’est pas déductible).
- Frais afférents à l’appartement loué à Mr Jean CARADEC : activité non professionnelle mais dont les
produits < 5% des produits totaux ; les frais sont donc déductibles.
Voir toutefois la déduction de l’amortissement de l’appartement ci-après.
Impôts et taxes
- Taxe sur les véhicules de sociétés : normalement déductible dans les sociétés non soumises à l’IS.
- Taxe foncière : elle concerne un immeuble figurant à l’actif du bilan de la société affecté à une activité non
professionnelle mais dont les produits < 5% des produits totaux : elle est donc déductible.
Voir ci-après l’amortissement de l’appartement loué à Mr Jean CARADEC.
- Amendes et pénalités : quelle que soit leur nature, elles sont non déductibles : 120 €, 750 € et 650 € à réintégrer.
Charges de personnel
- Rémunération du conjoint d’un associé : depuis le 1er janvier 2019, la rémunération du conjoint de
l’associé est entièrement déductible, peu importe le régime matrimonial et l’adhésion ou non à un CGA.
Comme pour tous les autres salariés, le travail doit être effectif et la rémunération non excessive. Aucun
montant ne doit donc être réintégré.
- Rémunération du gérant associé : elle n’est pas déductible car elle est assimilée à une modalité de
répartition du bénéfice social. Le gérant devra la reporter sur sa déclaration des revenus dans la catégorie
correspondant à la nature de l’activité de la société. Ici il s’agit de la catégorie « bénéfices industriels et
commerciaux » : 39 515 € à réintégrer.
- Les cotisations sociales obligatoires (régimes de base et complémentaire) sont déductibles (sans
limitation).
Les cotisations et primes versées par les exploitants ou associés d’une société de personnes à une société
mutualiste ou une compagnie d’assurances pour se prémunir contre des risques non couverts par les
régimes légaux, sont admises en déduction des bénéfices professionnels (dans la limite d’un plafond).
Toutefois, ces cotisations sont déductibles de la quote-part de résultat imposable de l’associé concerné,
et non au niveau du résultat de la société. Elles doivent donc être réintégrées à ce stade pour être déduites
de la part de résultat revenant à Mr Jean CARADEC. 8 000 + 1 500 = 9 500 € à réintégrer.
- Abondement au PERCO : il s’agit des versements faits par l’entreprise sur le PERCO, ces versements
sont déductibles du résultat imposable (aux BIC ou à l’IS).
NB : Les sommes sont indisponibles pour les salariés jusqu’à leur retraite.
Charges financières
- Intérêts des comptes courants d’associés : la déduction est soumise à deux limitations dans les sociétés
relevant du régime de l’IR :
• première limitation : le taux maximum des intérêts déductibles est égal au TMP à taux variable.
Taux supposé pour l’année 2023 : 2%.
(5% - 2%) × 300 000 × 10/12 = 7 500
(5% - 2%) × 240 000 × 2/12 = 1 200
Intérêts excédentaires : 8 700 € à réintégrer
• deuxième limitation : le capital doit être entièrement libéré. C’est le cas ici.
Amortissements
- La dotation 2022 de 2 800 € (14 000 × 1/5) a été irrégulièrement différée puisque la règle de
l’amortissement linéaire cumulé n’a pas été respectée.
- Cet amortissement irrégulièrement différé est définitivement non déductible. En pratique, la
constatation fiscale de cette non-déductibilité s’effectue lors du rattrapage comptable de
l’amortissement.
Ici, la charge d’amortissement 2023 de 5 600 € (2 annuités de 2 800 €) est non déductible à hauteur de
2 800 €, d’où 2 800 € à réintégrer.
- Amortissement de l’appartement loué (dont les produits, bien que non professionnels, restent compris
dans le BIC puisqu’ils représentent moins de 5% des produits totaux) : s’agissant d’un contrat de location
conclu par une société de personnes et portant sur un bien situé dans l’Union européenne,
l’amortissement est déductible (art. 39-C du CGI) dans la limite du triple du loyer. Cette limitation n’est
applicable que pendant les 36 premiers mois de la location (soit ici jusqu’au 31/12/2025). La location étant
consentie au profit d’un dirigeant, le loyer est majoré de l’avantage en nature déclaré (cf. art 32 de
l’annexe 2 au CGI).
Limite de déductibilité de l’amortissement = (600 + 500) × 12 × 3 = 39 600 €.
Puisque 8 000 < 39 600, l’intégralité de l’amortissement est déductible.
Résultat fiscal : 115 185 + 89 475 – 119 667 = + 84 993 imposable au titre des BIC.
10 600
2 700
12 000
Traitements et salaires
- Salaire net imposable 11 810
- Déduction des frais professionnels - 1 181
Traitements et salaires imposables 10 629
DOSSIER 1
- Dépenses de personnel hors jeune docteur (1) 180 000 48 531 22 308
- Dépenses de personnel « jeune docteur »(2) 80 000 80 000
- Autres dépenses de fonctionnement (3) 84 943 108 411 97 135
- Dépenses de recherche conée à un organisme public (4) 4 000 7 000
- Dotation aux amortissements du brevet (10 000 × 20%) 2 000
- Réunion de normalisation : (retenir la moitié de leur montant)
• dépenses de personnel 500
• autres dépenses (30% des dépenses de personnel) 150
- Dépenses de défense des brevets (5) 1 001 1 500
TOTAL DES DÉPENSES DE RECHERCHE 275 000 € 252 000 € 220 650 €
(1) Les dépenses relatives au personnel de soutien (secrétariat, entretien des équipements par exemple) sont exclues
des dépenses de recherche. Les dépenses de personnel de jeune docteur sont traitées à part.
(2) Les dépenses de personnel liées à la première embauche de personnes titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme
équivalent sont retenues pour le double de leur montant pendant les 24 premiers mois suivant leur recrutement.
(3) Les dépenses de fonctionnement sont évaluées, à la somme de :
43% des dépenses de personnel hors jeune docteur et 200% des dépenses « jeune docteur » pour les deux premières
années.
+ 75% des dotations aux amortissements des immobilisations affectées aux activités de recherche
soit en 2021 : (43% × 180 000) + (75% × 10 057)
soit en 2022 : (43% × 48 531) + (200% × 40 000) + (75% × 10 057)
soit en 2023 : (43% × 22 308) + (200% × 40 000) + (75% × 10 057)
(4) Les dépenses de recherche confiée à des organismes de recherche publics, des universités ou centres de recherche
sont prises en compte pour le double de leur montant (et plafonnées à 3 fois le montant des autres dépenses de
recherche).
(5) Les dépenses de défense des brevets et de veille technologique sont prises en compte dans la limite de 60 000 € par
an.
Chacun peut imputer ce crédit sur son impôt sur le revenu de l’année concernée.
Si le CIR excède l’IR, l’excédent fait naître une créance sur le Trésor de même montant.
Le régime applicable à cette créance diffère selon la taille de l’entreprise.
• Pour les PME (CA < 50 M€ ou total bilan < 43 M€, et effectif < 250 salariés), ce CIR non imputé peut faire l’objet
d’une demande de remboursement immédiat.
• Pour les autres entreprises, cette créance représentative du CIR non imputé est imputable sur l’IR dû au titre
des 3 années suivantes, elle est cessible à un établissement de crédit ; et la fraction non utilisée ou non cédée
de cette créance est remboursée à l’issue du délai de 3 ans.
2021 2022 2023
DOSSIER 2
21 000 22 800
Chacun peut imputer cette réduction sur son impôt sur le revenu de l’année concernée.
Si la réduction d’impôt excède l’IR, l’excédent est imputable sur l’impôt sur le revenu dû au titre des 5 années
suivantes.
2021 2022 2023
Pour M. Mart, le solde d’excédent de 2021 (3 250 – 2 000 = 1 250) et l’excédent de 2022 (1 700) restent
imputables sur l’IR dû au titre des années suivantes, jusque respectivement de 2026 et 2027.
2. Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux dus par M. Riche s’il n’opte pas pour l’impo-
sition de ses revenus financiers au barème progressif de l’IR
En l’absence d’option pour le barème progressif de l’IR, les impôts dus par le contribuable sont les
suivants :
- un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 12,8 ;
- des prélèvements sociaux au taux de 17,2%. (Aucun prélèvement n’est une somme déductible de l’IR).
Pour les revenus soumis aux acomptes, l’impôt dû est équivalent aux acomptes prélevés.
Montant imposable
Dividendes 3 500 €
Coupons d’obligations 2 100 €
Plus-value sur titres 1 500 €
Montant imposable à l’IR 7 100 €
Montant du PFU = 7 100 × 0,128 = 909 €.
Base : 7 100 + 345 = 7 445 €.
Montant des prélèvements sociaux : 7 445 × 0,172 = 1 281 €.
3. Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux dus par par M. Riche s’il opte pour l’imposition de
ses revenus nanciers au barème progressif de l’IR - Sort du prélèvement forfaitaire obligatoire
en cas d’option pour le barème progressif – Conclusion sur le choix à opérer par M. Riche
En cas d’option pour le barème progressif de l’IR :
• Les dividendes sont imposés après un abattement de 40% ; l’abattement est uniquement applicable pour l’IR
et non pour les prélèvements sociaux.
• Les plus-values de cessions de titres bénéficient d’un abattement pour durée de détention ; cet abattement
n’est pas applicable pour le calcul des prélèvements sociaux.
• À l’intérieur des prélèvement sociaux, la CSG est déductible à hauteur de 6,8%.
• En cas d’option pour le barème progressif de l’IR, le PFO est un crédit d’impôt imputable sur l’IR dû par le
contribuable et restituable en cas d’excédent.
Les prélèvements sociaux sont identiques à ceux sans option pour le barème progressif soit 1 281€. Sur ces
1 281 €, il y a 7 445 × 0,68 = 506 € déductibles du revenu imposable à l’IR.
Montant imposable à l’impôt sur le revenu :
Dividendes : 3 500 – 3 500 × 0.4 = 2 100 €
Coupons d’obligations : 2 100 €
Plus-value sur titres : 1 500 – 1 500 × 0,65(1) 525 €
CSG déductible : - 506 €
Montant imposable 4 219 €
(1) Abattement de 65% car les titres ont été détenus plus de 8 années.
L’option pour le barème progressif ne présente pas d’intérêt pour M. Riche, l’impôt dû étant supérieur à
celui sans option. Les prélèvements sociaux sont identiques dans les deux cas et ils n’impactent pas le choix
de M. Riche.
3. Montant net restant au foyer fiscal dans chacune des quatre situations après le paiement
de l’impôt sur le revenu au taux de 30% - Conclusion sur le choix à opérer.
Montant net restant au foyer fiscal : Loyers – Charges décaissées
(l’impôt est une charge décaissée, les amortissements éventuels ne constituent pas des charges décaissées)
Régime du Régime du Régime du Régime des
micro-foncier foncier réel micro-BIC BIC réels
Charges décaissées hors impôt sur le revenu 2 720 2 720 4 320 4 320
(1) (2) (3) (4)
Base d’imposition à l’impôt sur le revenu 5 040 4 460 4 200 0
Le choix de la location-meublée imposée en BIC réel est donc le meilleur choix pour le foyer HUSS.
Cela s’explique par la possibilité d’amortir le bien acquis : cette possibilité réduit largement la base
imposable et apporte donc une meilleure rentabilité.
La solution la plus favorable est la déduction des frais réels : 35 500 < 36 000.
Donc salaire net imposable = 35 500.
• Madame Nicolas
Droits d’auteurs 25 000
- Déduction forfaitaire : 25 000 × 10% - 2 500 (minimum 472 € ; maximum 13 522 €. Limites pour 20221)
Net imposable 22 500
• Stéphane : Les rémunérations perçues par les apprentis sont exonérées si elles n’excèdent pas le montant
annuel du SMIC.
Salaires perçus : 6 × 300 = 1 800 € exonérés
• Valérie : Elle ne fait pas partie du foyer fiscal : ses revenus sont donc imposés séparément.
2. Revenu foncier
Les époux NICOLAS ont opté pour le réel en 2022. En effet, leurs recettes n’excèdent pas 15 000 € par an,
donc ils relèvent du micro-foncier ; ils ont donc préféré opter pour le réel. Cette option est valable pour 3
années, soit jusqu’aux revenus de l’année 2024. Les revenus fonciers de 2023 sont donc obligatoirement
calculés selon le régime réel.
Revenu brut foncier 6 000
Charges déductibles du revenu brut foncier 4 610
- taxe foncière 525
- primes d’assurance (en totalité) 150
- intérêts des dettes 3 000
- frais de procès 375
- dépenses d’entretien et réparation (plomberie) 540
- frais de gestion (forfait) 20
Revenu foncier 2023 = 1 390 €
1 Au moment où nous rédigeons ce cas (juillet 2023), les limites pour 2023 sont inconnues (elles sont fixées par la loi de Finances pour 2024 votée en dé-
cembre 2023).
Dividendes 6 000 Plus-value sur actions cotées (16 500 – 15 100) 1 400
Abattement de 40% - 2 400
Dividendes net imposables 3 600
Intérêt d’obligations 1 500 Plus-value sur Sicav (10 750 – 10 400) 350
Total des revenus mobiliers 5 100 Total des plus-values mobilières 1 750
Conclusion : les époux NICOLAS ont intérêt à opter pour l’imposition des revenus mobiliers et plus-values
boursières au barème progressif de l’IR (option globale et irrévocable). Ici, l’option est intéressante car le
taux marginal d’imposition est de 11%. Si le taux marginal d’imposition est de 30% ou plus, l’option n’est en
général pas intéressante (par exemple, pour les dividendes, l’imposition s’élève à 18% : (100 – 40) × 30%, taux
plus élevé que le taux proportionnel de 12,8%).
L’impact des prélèvements sociaux de 17,2% a été ignoré dans le raisonnement. Si les époux Nicolas optent
pour l’imposition des RCM au barème progressif, la CSG est déductible du revenu global à hauteur de 6,8%.
Cette CSG déductible accentue encore l’intérêt de l’imposition au barème progressif.
Les versements effectués en 2023 ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 25% des apports acquittés,
limités annuellement à :
- 50 000 € pour les personnes seules, (célibataires, veufs, divorcés) ;
- 100 000 € pour les couples
Ici la réduction d’impôt est de : 3 300 × 25% = 825 € (pas de limite puisque 3 300 < 100 000).
Le taux de 25% de réduction est applicable pour les versements effectués jusqu’au 31/12/2023.
Les versements excédant la limite de 50 000 € ou 100 000 € ouvrent droit à la réduction d’impôt dans les
mêmes conditions pendant les 4 années suivantes.
- Frais de scolarisation des enfants à charge : les contribuables ayant à leur charge (au sens du ratta-
chement au foyer fiscal) des enfants poursuivant des études ont droit à une réduction d’IR égale à :
- 61 € par enfant fréquentant un collège ;
- 153 € par enfant fréquentant un lycée d’enseignement général et technologique ou un lycée professionnel ;
- 183 € par enfant suivant une formation d’enseignement supérieur.
Ici, réduction d’IR au titre de Christian 61 €
réduction d’IR au titre de Stéphan 153 €
réduction d’IR au titre de Francis (Valérie n’est pas rattachée) 183 €
{ Soit 397 € de
réduction d’IR
au total.
Les produits des livrets A, PEL et CEL sont exonérés d’impôt sur le revenu.
3 - Revenus fonciers : Il faut comparer le revenu imposable suivant que le régime appliqué est celui de droit
commun (micro-foncier car recettes 15 000 €) ou le régime optionnel (réel).
Régime réel : Régime micro-froncier :
Loyers perçus 9 000 Recettes 9 000
- Frais de gestion (honoraires agence immo.) - 450 - Abattement de 30% - 2 700
- Changement du cumulus électrique - 405 = Revenu net imposable 6 300
- Prime d’assurance - 150
- Intérêts des emprunts - - 448 NB : Les charges de copropriété déductibles en
N sont déterminées en tenant compte des
- Taxe foncière - 225 charges payées au cours de l’année N et de
- Charges de copropriété déductibles - 600 la régularisation des charges N-1 interve-
nue en N et permettant de calculer la part
- Frais de gestion (forfait) - 20
déductible des charges payées en N-1.
= Revenu net imposable 6 702
C’est donc le régime de droit commun le plus intéressant : revenu foncier net imposable = 6 300.
4- Revenus des locations meublées non professionnelles :
La location en meublé est fiscalement considérée comme une activité commerciale et elle est soumise au
régime des BIC.
La limite d’application du micro-BIC pour 2023 est égale à 77 700 € pour la location meublée. Le régime de
droit commun est donc celui du micro-BIC pour M. et Mme Mistral. Le bénéfice imposable est égal au chiffre
d’affaires diminué d’un abattement égal à 50% de ce CA.
Bénéfice imposable = 5 470 – (5 470 × 50%) = 2 735 €.
5 - Les frais d’accueil des personnes de 75 ans au moins peuvent être déduits du revenu brut global si la
personne accueillie vit sous le toit du contribuable et dispose d’un revenu imposable n’excédant pas le
plafond de ressources fixé pour l’octroi du minimum vieillesse.
Le contribuable ne doit pas avoir d’obligation alimentaire envers la personne accueillie.
La déduction porte sur les avantages en nature c’est-à-dire les frais de logement, de nourriture et tout ce qui
est nécessaire à la vie de la personne accueillie. Ces avantages en nature sont évalués à 3 786 € pour 2022 (cf.
montant à utiliser selon Annexe 1).
Récapitulatif :
- salaire Monsieur 31 500
- salaire Madame 27 000
- salaire enfant 846
- revenus mobiliers 7 902
- revenus fonciers 6 300
- location meublée BIC 2 735
Total revenu brut imposable 76 283
- déduction frais d’accueil - 3 786
Revenu net imposable 72 497 €
Quotient familial
Revenu net imposable 72 497
QF = = = 18 124
Nombre de parts 4
C’est le revenu net imposable par part.
3. Revenus du foyer Mistral soumis au prélèvement à la source de l’IR en 2023 - Préciser pour
chaque type de revenu si ce prélèvement consiste en une retenue à la source ou en un
acompte et quel est le débiteur de ce prélèvement - Mécanisme de paiement de l’IR du
foyer Mistral correspondant à leurs revenus perçus en 2023
Depuis 2019, l’impôt sur le revenu est payé grâce à un mécanisme de prélèvement à la source.
Le principe général est que les revenus « récurrents » donnent lieu à un prélèvement à la source de l’IR au fur
et à mesure qu’ils sont perçus (alors qu’auparavant, les revenus d’une année N étaient déclarés en N+1 et l’IR
correspondant était payé en N+1, par voie d’acomptes provisionnels ou acomptes mensuels puis
régularisation sur le second semestre de l’année N+1).
Ce prélèvement à la source intervient soit par voie de retenue à la source, prélevée par le débiteur du revenu,
soit par voie d’acompte, liquidé par l’Administration fiscale.
Pour le foyer Mistral :
- Salaires : soumis au prélèvement, par voie de retenue à la source, qui est prélevée chaque mois par les
employeurs.
- Revenus fonciers et BIC : soumis au prélèvement, par voie d’acompte prélevé par l’Administration
fiscale sur le compte bancaire désigné par le foyer Mistral. L’acompte est calculé sur la base du dernier
revenu connu et prélevé soit mensuellement par douzième, soit sur option trimestriellement par quart.
- Les revenus mobiliers ne sont pas soumis au prélèvement à la source, ils sont soumis au prélèvement
forfaitaire obligatoire au taux de 12,8%.
Modalités de paiement de l’IR sur les revenus 2023 du foyer Mistral :
- De janvier 2023 à août 2023 : prélèvement à la source avec le taux calculé au titre des revenus 2021.
- Tous les revenus des Mistral sont concernés par le prélèvement sauf les revenus mobiliers.
- Janvier 2023 : obtention d’un acompte de 60% sur le crédit d’impôt garde jeune enfant si le contribuable
a déclaré en 2022 des dépenses 2021 éligible à ce crédit d’impôt.
- De septembre 2023 à décembre 2023 : prélèvement à la source avec le taux calculé au titre des revenus
2022 (il y également une régularisation éventuelle par rapport à l’impôt dû au titre des revenus de 2022).
- En 2024 : les époux Mistral effectuent leur déclaration de revenus 2023.
- Vers juillet/août 2024 : émission de l’avis d’imposition d’IR sur les revenus 2023. Le total des
prélèvements à la source de l’année 2023 (retenues et acomptes) est imputé sur l’IR :
- si excédent de paiement : il est restitué aux Mistral (viré sur leur compte bancaire) ;
- si solde restant à payer : il fait l’objet de prélèvements par l’Administration sur leur compte bancaire
du foyer fiscal.
Déductibilité fiscale
- La CSG n'est déductible, à hauteur de 6,8 points, que si les produits sont imposés à l'IR selon le barème progressif.
NB : lorsque les revenus sont soumis au PFU, le CSG n’est donc pas déductible.
- La CRDS, le prélèvement social et ses contributions additionnelles ne sont jamais déductibles.
5. Imposition des revenus du patrimoine
Prélèvements Taux réel
Mode d'imposition
Nature du revenu CSG CRDS sociaux + d'imposition
à l'IR
contr. addles global
Revenus fonciers Barème +
Location nue 9,9% 0,5% 6,8%
Barème progressif 17,2%
BIC non professionnels Barème +
Location meublée non professionnelle 9,9% 0,5% 6,8%
Barème progressif 17,2%
Revenus mobiliers Barème +
Dividendes d'actions cotées ou non 9,9%(1) 0,5%(1) 6,8%(1)
PFU ou Barème(2) 17,2%
Revenus mobiliers Barème +
Intérêts sur créance 9,9% 0,5% 6,8%
PFU ou Barème(2) 17,2%
(1) La base de ces contributions sur les dividendes n’est pas réduite de l’éventuel abattement de 40%.
(2) L’imposition au barème progressif s’effectue sur option globale et irrévocable.
Prélèvement forfaitaire non libératoire
Les dividendes et les produits des placements à revenus fixes (intérêts) supportent un prélèvement à la
source, non libératoire de l'impôt sur le revenu, dont le taux est de 12,8% depuis 2018.
Ce prélèvement doit être payé par l'établissement payeur (par exemple : la banque lorsqu'il s'agit de dividendes
sur des titres cotés inscrits sur un compte-titres, ou d'intérêts d'un compte à terme par exemple), le 15 du mois
suivant celui du paiement du revenu. Les sommes perçues par M. et Mme TURBIE sont donc nettes de ce
prélèvement (par exemple, pour les intérêts de 6% dus en N sur le prêt de 76 000 €, la société emprunteuse
règle 584 € au Trésor (76 000 × 6% × 12,8%) et 3 976 € (soit (76 000 × 6%) – 584) à M. et Mme TURBIE).
Ce prélèvement (à 12,8%) constitue ensuite un crédit d’impôt imputable sur l’IR dû sur les revenus. Il s’impute donc
soit sur le PFU de 12,8%, soit sur l’IR au barème progressif (si option). En cas d’excédent, le crédit est remboursable.
Prélèvement so- Taux réel d'imposition
Nature du revenu Mode d'imposition à l'IR CSG CRDS
ciaux + contr. addles global
Cession de bien PV immobilières 19% + 17,2% sur des
9,9%(1) 0,5%(1) 6,8%(1)
immobilier Taux proportionnel 19% bases différentes(1)
PV sur droits sociaux et
30% ou
Cession d'actions valeurs mobilières 9,9%(2) 0,5%(2) 6,8%(2)
Barème + 17,2%(2)
PFU ou Barème (sur option)
(1) La base de ces contributions sur les PV immobilières est réduite d'un abattement pour durée de détention (calculé avec des taux
différents de ceux applicables en matière d'IR) qui aboutit à une exonération de contributions lorsque la durée de détention
excède 30 ans (alors qu'en matière d'IR l'exonération est acquise après une durée de détention de 22 ans ; ainsi, une PV
immobilière sur bien détenu entre 23 et 30 ans est exonérée d'IR mais soumise à la CSG, CRDS et prélèvement social et ses
contributions additionnelles).
(2) La base de ces contributions sur les PV sur cessions d'actions n'est pas réduite de l'abattement pour durée de détention applicable
en matière d'IR (abattement appliqué en cas d’option pour le barème et réservé aux cessions de titres acquis avant 2018).
Déductibilité fiscale
- La CSG n'est déductible, à hauteur de 6,8 points, que si les produits sont imposés à l'IR selon le barème
progressif. La CSG déductible est déduite du revenu imposable de l'année de son paiement. La CSG est
non déductible lorsque la plus-value supporte le taux proportionnel d'IR de 19% ou le PFU dd 12,8%.
Ainsi, la CSG sur revenus 2023 est payée en 2023 lorsqu’elle est précomptée par l’établissement payeur
du revenu (dividendes, intérêts) : dans ce cas, elle est déduite du revenu imposable 2023 (si l’option pour
le barème est effectuée). La CSG sur revenus 2023 est payée en 2024 lorsqu’elle concerne les revenus de
la location ou les cessions d’actions : dans ce cas, elle est déduite du revenu imposable 2024 (si option
pour le barème pour les cessions d’actions).
- La CRDS, le prélèvement social et ses contributions additionnelles ne sont jamais déductibles.
N° Qualication de TVA
N° Traitement scal applicable en matière de TVA TVA collectée
l’opération déductible
N° Qualication de
N° Traitement scal applicable en matière de TVA TVA collectée TVA déductible
l’opération
12 - Location de coffre-fort
Les opérations effectuées par les banques ou les établissements financiers ne se rattachant pas au
commerce des valeurs et de l'argent sont imposables de plein droit à la TVA. La location d'un coffre-fort est
donc soumise à la TVA. La société PHILO récupère la taxe en septembre.
13 - Réparation de la 308 Peugeot
Il s'agit d'un service afférent à un bien dont le coefficient de taxation = 0 (véhicule de transport de
personnes).
Le coefficient d’admission de ce service = 0. La TVA est donc non déductible.
14 - Réception
• Dépenses de restaurant, réception, spectacles : elles ouvrent droit à déduction de la TVA dans les conditions
habituelles, c’est-à-dire TVA déductible si dépense nécessaire à l’exploitation (quel que soit le bénéficiaire).
• Dépenses de logement (y compris hôtel) : coefficient d’admission = 0 (donc TVA non déductible) lorsqu’elles
sont au bénéfice des dirigeants ou salariés ; coefficient d’admission = 1 (donc TVA déductible) lorsqu’elles
sont au bénéfice de tiers (clients, fournisseurs…) ; si une dépense de logement est faite à la fois au bénéfice
des dirigeants ou salariés et au bénéfice de tiers, la TVA est déductible au prorata du nombre de tiers sur le
total des bénéficiaires.
15 - Abandon de créance à caractère commercial
L'abandon de créance n'est imposable que s'il s'analyse en une prestation de services individualisée et
précise, rendue par le bénéficiaire de l'aide à celui qui l'a consentie, ou en un complément de prix. Dans les
autres cas, il s'analyse en une subvention non imposable.
L'aide consentie par la SA PHILO à la société GAMMA ne se traduit ni par une prestation de services de
GAMMA, ni par un complément de prix. Elle est donc non taxable à la TVA.
16 - Acompte relatif à la vente d'un ordinateur, reçu avant livraison
Depuis le 1er janvier 2023, la TVA est exigible sur les sommes encaissées avant la livraison des biens (cas des
avances et acomptes).
La TVA collectée avant la livraison est retranchée de celle collectée au moment de la livraison.
La société doit donc collecter 1 200 × 0,2/1,2 = 200 €.
17 - TVA récupérable sur achats et frais généraux
Les fournisseurs de la société PHILO ayant tous opté pour la TVA d'après les débits, le problème des dates de
règlement ne se pose pas. Dans la déclaration de septembre, il faut déduire la TVA récupérable afférente aux
factures du mois. Concernant les acquisitions intracommunautaires, la TVA est due par l'acquéreur lui-
même, donc par la société PHILO qui opérera sa déduction sur la même déclaration.
7 Idem.
La TVA est exigible sur les encaissements d’acomptes
même en cas d’option pour les débits. De ce fait, la TVA
8 3 000 600
est déductible chez le preneur du service au moment du
versement de l’acompte.
9 Taxe déductible en août sur le montant réglé en août.
2. TVA à payer au titre du mois de juillet (montant théorique hors arrondissements faits dans
la déclaration)
28 060 – 19 660 = 8 400.
N° 3310-CA3
T& #%" V%" A!%$ $ T&# A### 2023
Informations
Nom de l'entreprise : MONTEIRO
Date : 01/07/2023
Cocher la case ci-contre si vous agissez en qualité de représentant d’un assujetti unique mentionné à l’article 256 C du CGI.
ATTENTION : vous êtes tenu de déclarer les opérations réalisées par l’ensemble des membres de l’assujetti unique et de payer, le cas
0001
échéant, la TVA nette due correspondante. Cette déclaration doit impérativement être accompagnée d’une annexe n° 3310-M-AU par
membre, détaillant les opérations réalisées par chaque membre concerné.
ATTENTION : Ce cadre est réservé aux entreprises relevant de la DGE qui ont opté pour le régime de consolidation du recouvrement de la
TVA au niveau du groupe (art 1693 ter du CGI), celles-ci doivent cocher impérativement la case ci-contre (y compris la société tête de groupe 0005
en tant que membre).
Si vous n'avez à remplir aucune case de ce formulaire (déclaration « néant »), veuillez cocher la case à droite 0010
A3 Achats de prestations de services réalisés auprès d’un assujetti non établi en France (art 283-2 du code général des impôts) 0044
A5 Sorties de régime scal suspensif (autres que les produits pétroliers) 0051
Achats de biens ou prestations de services réalisés auprès d'un assujetti non établi en France (art 283-1 du code général des
B4 0040
impôts)
B5 Régularisations (important : cf. notice) 0036
E3 Ventes à distance taxables dans un autre Etat membre au prot des personnes non assujetties - Ventes B to C 0047
E5 Sorties de régime scal suspensif (autres que les produits pétroliers) 0053
E6 Importations placées sous régime scal suspensif (autres que les produits pétroliers) 0054
F3 Livraisons d'électricité, de gaz naturel, de chaleur ou de froid non imposables en France 0029
F7 Ventes de biens ou prestations de services réalisées par un assujetti non établi en France (art 283-1 du code général des impôts) 0043
TVA BRUTE
Opérations réalisées dans les DOM Base hors taxe Taxe due
10 Taux normal 8,5 % 0201
La ligne 11 ne concerne que les DOM. Les autres opérations relevant du taux de 2,1 % sont déclarées plus bas dans le formulaire.
11
Taux réduit 2,1 % 0100
Opérations imposables à un autre taux (France métropolitaine ou DOM) Base hors taxe Taxe due
13 Anciens taux 0900
TVA DÉDUCTIBLE
19 Biens constituant des immobilisations 0703 4 000
22A Indiquer ici le coecient de taxation unique applicable pour la période s’il est diérent de 100
23 Total TVA déductible (lignes 19 à 2C) 19 660
CRÉDITS
25 Crédit de TVA (ligne 23 ligne 16) 0705
TAXE À PAYER
TD TVA due (ligne 16 ligne 23) 8900 8 400
AA Crédit de TVA transféré à la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative 3310CA3G 8005
Y6 Crédit de TIC transféré à la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative 3310-CA3G (report de la ligne Y4) 8114
Z5 Total des taxes intérieures de consommation dues (report de la ligne Z4) 8123
AB Total à payer acquitté par la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative 3310CA3 G (ligne 28 + 29 + Z5) 9991
Télépaiement
Mention Expresse
1. Taux de TVA
S’agissant de produits destinés à l’alimentation animale, c’est le taux normal qui s’applique (20% depuis le
01/01/2014) puisque la SA LAGU vend des aliments préparés (obtenus après traitement). Le taux réduit de
10% s’appliquerait en revanche si ces aliments étaient destinés à la nourriture du bétail, des animaux de
basse-cour, des abeilles et poissons d’élevage destinés à la consommation humaine.
S’il s’agissait d’aliments préparés destinés à l’alimentation humaine, c’est le taux réduit de 5,5% qui serait
applicable.
2023 2024
TVA à TVA à
Base Base
20% 20%
TVA collectée
- Ventes en France 250 000 50 000 260 000 52 000
- Livraisons intracommunautaires exonérées 8 500 - 8 600 -
- Livraisons intracommunautaires taxables car n°
10 000 2 000 - -
identication non fourni
- Achats de matières de récupération(1) 5 000 1 000
- Acquisitions intracommunautaires - - 20 000 4 000
Total TVA collectée 52 000 57 000
TVA déductible
- Acquisitions d’immobilisations 40 000 8 000 10 000 2 000
- Achats d’autres biens et services 150 000 30 000 190 000 38 000
- Achats de matières de récupération(1) 5 000 1 000
- Acquisitions intracommunautaires - - 20 000 4 000
Total TVA déductible 38 000 45 000
2 Seuils fixés pour la période 2023-2025 et revalorisés tous les 3 ans (prochaine revalorisation en 2026).
TVA déductible
- Acquisitions d’immobilisations 20 000 × 20% = 4 000
- Achats d’autres biens et services en France 180 000 × 20% = 36 000
- Acquisitions intracommunautaires de marchandises 2 000 × 20% = 400
- Prestations de services intracommunautaires 3 000 × 20% = 600
Total TVA déductible 41 000 €
TVA due = 54 000 – 41 000 = 13 000 €
TVA
Opérations Justications TVA exigible
déductible
4. Nature et le montant éventuel des régularisations à opérer sur les opérations de juin 2023
si le coefficient de taxation définitif de l’année 2023 est de 0,42
La détermination du coefficient de taxation définitif impose la régularisation de la TVA initialement
déduite, quel que soit l’écart entre le coefficient provisoire et le coefficient définitif.
Cette régularisation entre les coefficients définitif et le coefficient provisoire doit être effectuée pour l’en-
semble des achats communs aux deux activités.
La régularisation est un complément de déduction de TVA car le coefficient de déduction définitif est
supérieur au coefficient de déduction provisoire.
• Fournitures médicales pour les deux secteurs : 12 000 × 0,2 × (0,42-0,38) = 96 € de complément de dé-
duction.
• Honoraires de l’avocat : 800 × 0,2 × (0,42-0,38) = 6,4 € de complément de déduction.
• Services divers : (600/1,2) × 0,2 × (0,42-0,38) = 4 € de complément de déduction.
• Acquisition d’une table d’opération 11 000 × 0,2 × (0,42-0,38) = 88 € de complément de déduction.
La déduction complémentaire totale s’élève donc à 194 € (arrondi à l’euro le plus proche).
Coefcient de taxa-
0,53 0,44 0,32 0,51 0,30
tion de l’année
Coefcient de réfé-
0,42 0,42 0,42 0,42 0,42
rence
Différence entre
Inférieure à Inférieure à Supérieure à 10
coefcient de l’an- Supérieure à 10 points de Égale à 10 points
10 points de 10 points de points de
née et le coefcient pourcentage de pourcentage
pourcentage pourcentage pourcentage
de référence
Non car la
Non, le délai de
variation est
Régularisation Oui Non Non régularisation
égale à 10 points
est terminé.
de pourcentage
11 000 × 0,2×(0,53-0,42) / 5 =
Montant de la
48 €.
régularisation
Complément de déduction.
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Énoncés
Corrigés
Fiches de cours
G et D SCG
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,7 , 9
, 4, 6 CG
, 2 , 3 u D S
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TITRES DE SOCIÉTÉS
Les titres des sociétés sont en principe imposables à hauteur de la fraction de leur valeur
représentative de biens ou droits immobiliers ; cette fraction est ainsi calculée :
valeur réelle des biens ou droits immobiliers
Valeur des titres ×
valeur réelle de l’actif de la société
Il existe cependant plusieurs exceptions.
- Actions SAS : les biens professionnels sont exonérés d’IFI. Les titres de SA sont considérés
comme un bien professionnel si les 3 conditions suivantes sont remplies :
- l’activité de la société est industrielle, commerciale ou artisanale ;
- le contribuable obtient plus de la moitié de ses revenus au travers de la société
- le contribuable exerce une fonction de direction au sein de la société.
En l’espèce, les 3 conditions sont réunies.
- Actions SA : Les actions des sociétés opérationnelles sont par principe exclues de l’assiette
de l’IFI. Cependant, si cette société détient des biens immobiliers non affectés à l’ex-
ploitation, il faut tenir compte de la valeur de cet immeuble en appliquant le ratio
immobilier.
- Parts SCI : ces titres sont imposables (l’exclusion de l’immobilier affecté à l’activité d’une
société ne s’applique pas ici car il ne s’agit pas d’une activité opérationnelle ; cf. gestion d’un 360 000
patrimoine immobilier).
Valeur des titres = 1 000 000 – 400 000 = 600 000 €
Coefficient immobilier = 800 000 / 1 000 000 = 80%
Valeur imposable pour Mme Fortimmo = 75% x (600 000 x 80%)
- Livrets A, Compte Épargne Logement : il ne s’agit pas de biens ou droits immobiliers
- Contrats d’assurance-vie exprimés en unités de compte : ils sont imposables à hauteur de
leur valeur de rachat représentative des actifs immobiliers (cette valeur est communiquée 80 000
par l’assureur chaque année)
- Portefeuille d’actions cotées : si les actions sont représentatives de biens ou droits
immobiliers, elles devraient en principe être comprises dans le patrimoine taxable à hauteur
de la fraction représentative de ces biens. Toutefois, il existe une « clause de sauvegarde » :
lorsqu’un redevable détient une participation minoritaire (< 10%) dans une société
propriétaire d’immobilier, aucun rehaussement n’est effectué si le redevable de bonne foi
démontre qu’il n’est pas en mesure de disposer des informations nécessaires à l’estimation
de cette fraction imposable. Cette clause peut s’appliquer ici et les actions cotées ne sont pas
taxables à l’IFI.
TOTAL ACTIF IMPOSABLE 2 502 500
- Actions de SA : lorsque le capital de la société est divisé en actions, les cessions de droits sociaux sont
soumises aux droits d’enregistrement suivants :
Cessions constatées par un acte Cessions non constatées par un acte
- actions cotées ou non cotées : - actions non cotées : même barème que ci-contre
droits d’enregistrement = 0,10% × Prix de cession
NB : ce droit n’est pas plafonné. - actions cotées : aucun droit
Droits d’enregistrement = 800 000 × 0,1% = 800 €.
Il y a donc une grosse différence de coût entre l’acquisition de parts sociales et d’actions. Cette différence
explique que de nombreuses SARL se transforment en SA (ou SAS) préalablement à leur transmission. Cette
transformation, qui génère une économie de droits d’enregistrement, entraîne toutefois d’autres consé-
quences (nécessité d’un commissaire aux comptes, formalisme juridique plus lourd…).
2. Définition des apports à titre pur et simple et des apports à titre onéreux et principe de
l’apport mixte
Les apports à titre pur et simple : Il s’agit d’apports qui sont rémunérés par la remise de droits sociaux,
parts sociales ou actions selon le type de société créée.
Les apports à titre onéreux : Il s’agit d’apports qui sont rémunérés non pas par la remise de droits sociaux
mais par un prix comme dans une vente ; généralement le prix n’est pas payé mais est contrebalancé par la
prise en charge par la société constituée d’un passif (dette, hypothèque) grevant l’élément apporté.
Les apports mixtes : Il s’agit d’apports qui sont pour partie à titre pur et simple et pour partie à titre
onéreux.
3. Montant des apports à titre purs et simples et des apports à titre onéreux
Élément apporté Apport à titre pur et simple Apport à titre onéreux Apport total
4. Montant des droits d’enregistrement dus par la société sans engagement de conservation
des titres
Sans l’engagement de conservation des titres remis en contrepartie de ces apports, les droits d’enregis-
trements sont dus sur l’apport de l’immeuble et sur l’apport des éléments incorporels.
Les apports de marchandises neuves entrent dans le champ d’application de la TVA, l’apporteur est dispensé
de collecte de la TVA si la société bénéficiaire de l’apport s’engage à collecter la TVA au moment de la
revente.
Droits dus sur l’apport de l’immeuble : les apports de biens immobiliers à titre pur et simple d’une
personne physique vers une société soumise à l’IS sont taxés au taux de 5% sans l’engagement de
conservation des titres de 3 années.
Droits dus : 100 000 × 0,05 = 5 000 €.
Droits dus sur les apports d’éléments incorporels : les apports d’éléments incorporels sont assimilés à
l’apport du fonds de commerce, les droits sont progressifs après un abattement d’un montant de 23 000 €.
Droit dus sur l’apport à titre pur et simple des éléments incorporels : (30 450 - 23 000) × 0,03 = 224 €.
Droit dus sur l’apport à titre onéreux des éléments incorporels : 60 000 × 0,03 = 1 800 €.
Dans cette situation, la somme des droits d’enregistrement s’élève donc à 7 024 €.
5. Montant des droits d’enregistrement dus par la société avec engagement de conservation
des titres
Article 809 bis et 810 du CGI
« […] En cas d'apport réalisé par une personne physique à une société de l’ensemble des éléments d'actif immobilisé
affectés à l’exercice d'une activité professionnelle, la prise en charge du passif, dont sont grevés les biens dans l’apport,
est assimilée à une mutation à titre onéreux. […]
Toutefois, sauf pour les immeubles ou droits immobiliers n’étant pas compris dans l'apport de l'ensemble des éléments
d’actif immobilisés affectés à l’exercice d'une activité professionnelle, ces apports sont enregistrés gratuitement si
l’apporteur s'engage à conserver pendant trois ans les titres remis en contrepartie de l’apport. »
Les droits d’enregistrement dus par M. SAROU seront donc nuls s’il prend l’engagement de conservation
des titres pendant 3 années.
Pour les entreprises dont le CA HT N est compris entre 3 et 10 millions d’euros, le taux de CVAE est de
7 000 000 - 3 000 000
0,125% + 0,225% × = 0,25%
7 000 000
D’où CVAE 2023 = 840 000 × 0,25% = 2 100 €.
Donc CET 2023 = 11 000 + 2 100 = 13 100 €.
4. Mesures de plafonnement
La CFE ne bénéficie d’aucune mesure de plafonnement.
La CVAE n’est pas plafonnée en tant que telle, mais en pratique elle ne peut excéder 0,375% de la valeur
ajoutée. Toutefois, il existe un plafonnement de la valeur ajoutée elle-même, afin de ne pas pénaliser les
entreprises à forte intensité de main-d’œuvre (les salaires n’étant pas déduits dans le calcul de la valeur
ajoutée) : la VA ne peut être supérieure à 80% ou 85% du CA selon que ce CA est inférieur ou supérieur à
7 600 000 €.
Enfin, la CET (somme de CFE et CVAE) est plafonnée en fonction de la valeur ajoutée (comme l’était la taxe
professionnelle) : en effet, elle ne peut excéder 1,625% de la VA. En cas de dépassement de ce plafond, un
dégrèvement peut être demandé : il est égal à la différence entre la CET de l’année et 1,625% de la VA de la
même année. Le dégrèvement s’impute sur la CFE.
Ici, pour l’année 2023, le plafond est égal à : 840 000 × 1,625% = 13 650 €.
Le plafond n'est pas atteint, l'entreprise ne bénéfice donc pas du plafonnement.
Hypothèse 1 :
- les recettes 2023 sont toutes taxables à la TVA ;
- donc, quelles que soient les recettes 2022, la société CONTROLL est exonérée de taxe sur les salaires en
2023.
Hypothèse 2 :
- toutes les recettes 2023 sont non taxables à la TVA (dividendes) ;
- donc, quelles que soient les recettes 2022, la société CONTROLL est totalement assujettie à la taxe sur
les salaires en 2023.
Hypothèse 3 :
- les recettes 2023 sont partiellement assujetties à la TVA ;
200 + 300
- les recettes 2022 sont taxables à la TVA à hauteur de = 90,9% 90% ;
50 + 200 + 300
- donc la société CONTROLL est exonérée de taxe sur les salaires en 2023.
Hypothèse 4 :
- les recettes 2023 sont partiellement assujetties à la TVA ;
130 + 200
- les recettes 2022 sont taxables à la TVA à hauteur de = 60% < 90% ;
220 + 130 + 200
- donc la société CONTROLL est partiellement assujettie à la taxe sur les salaires en 2023.
La taxe sur les salaires est due par l’employeur, celui-ci étant tenu de la verser spontanément.
Les versements sont effectués mensuellement, dans les 15 premiers jours du mois suivant celui du paiement
des salaires.
Une régularisation est effectuée au vu d’une déclaration annuelle.
Avec un rapport d’assujettissement de 14%, la taxe sur les salaires effectivement due s’élève à 13 619 × 0,14 =
1 906,66 €.
L’effectif salarié n’a aucune influence sur cet assujettissement : quel que soit l’effectif, la taxe est due.
2. Versements à effectuer en 2023 pour la part des 87% destinée au financement de l’ap-
prentissage
• Avant le 01/03/2023 : versement d’un acompte de 60% des 87% de la taxe d’apprentissage sur la base
de la masse salariale 2022, soit 2 500 000 × 0,0068 × 0,87 × 0,60 = 8 874 €.
• Avant le 15/09/2023 : versement d’un acompte de 38% des 87%de la taxe d’apprentissage sur la base
de la masse salariale 2022 : 2 500 000 × 0,0068 × 0,87 × 0,38 = 5 620 €.
Le solde de la taxe d’apprentissage au titre de 2023 sera versé pour le 01/03/2024.
3. Vérification que le montant versé au CFA est suffisant pour que l’entreprise respecte ses
obligations légales
Montant minimum des dépenses libératoires à verser : 2 500 000 × 0,0068 × 0,13 = 2 210 €.
L’entreprise a bien respecté ses obligations en matière de dépenses libératoires.
NB : Le taux de la PFC peut être réduit à 0,80% (au lieu de 1%) lorsque l'employeur est tenu, par un accord d'en-
treprise conclu pour une durée de 3 ans, de consacrer au moins 0,2% du montant des rémunérations versées
pendant chacune des années couvertes par l'accord au financement du compte personnel de formation (CPF)
de ses salariés.
Date de versement de la PFC : le versement doit intervenir avant le 1er mars de l'année suivant celle au titre
de laquelle la PFC est due, soit avant le 1er mars 2024.
2. Versement complémentaire
Au 1er mars 2024, la société BRUME a versé au titre de la PCF 2023 la somme de 6 100 € (3 300 + 2 800) alors
que son obligation s'élève à 6 250 €, soit une insuffisance de versement de 150 €.
Lorsqu'une insuffisance de versement est constatée à la date limite de paiement du 1er mars, l’entreprise doit
verser au Trésor le double de la différence entre la somme qu’elle aurait dû verser à l’OPCO et le montant
effectivement versé. Ce versement du double de l’insuffisance de versement doit être effectué
spontanément pour le 30 avril de l’année suivant celle du paiement des rémunérations, accompagné de l’im-
primé n°2485-SD.
La société BRUME devra donc opérer ce versement de 300 € (2 × 150 €) au plus tard le 30 avril 2024.
DOSSIER 1
! Remarque : Notons que l’erreur commise par M. Jacques est en pratique peu probable, dans la mesure où
les déclarations de revenus que reçoivent les contribuables sont pré-remplies avec les montants des salaires
imposables communiqués par les employeurs à l’Administration fiscale (dans leur déclaration annuelle des
salaires).
DOSSIER 2
1. Délai de reprise
En matière d’IS, le délai de reprise de l’Administration fiscale expire à la fin de la 3e année suivant celle au
titre de laquelle l’impôt est dû. Donc jusqu’au 31/12/2023, l’IS des années 2020 à 2022 peut être contrôlé (l’IS
2021 aurait pu être vérifié jusqu’au 31/12/2024, et l’IS 2022 jusqu’au 31/12/2025).
En matière de TVA, le délai de reprise expire à la fin de la 3e année suivant celle au cours de laquelle la TVA est
devenue exigible. Le contrôle peut donc porter sur les opérations du 1/01/2020 au 31/01/2023 (les opérations
de l’année 2020 pourraient être contrôlées jusqu’au 31/12/2023).
2. Sanctions fiscales
Impôt sur les sociétés
2020 2021 2022
Rectications
Amortissement matériel M15 900
Provision pour impôt (IS) 4 500
Jetons de présence 7 500 1 350
Prêt sans intérêt 13 500
Total des rectications 7 500 4 500 15 750
IS dû à 28% 1 875 1 125 3 938
Pénalités pour insufsance de déclaration de 0,20%
Point de départ : 1er jour du mois suivant celui au cours duquel
l’impôt aurait dû être payé. L’IS doit être payé 01/06/2021 01/06/2022 01/06/2023
pour le 15/05 (exercice comptable = année civile)
Point d’arrêt : dernier jour du mois de la proposition de rectication 30/06/2023 30/06/2023 30/06/2023
Nombre de mois d’intérêts 25 13 1
Taux des intérêts = 0,20% × nombre de mois 5% 2,60% 0,20%
Intérêts dus 94 29 8
NB : lorsque des insuffisances sont constatées dans une déclaration souscrite tardivement, les pénalités pour dé-
faut ou retard de déclaration sont appliquées aux droits correspondants à la déclaration tardive, et les péna-
lités pour insuffisance de déclaration sont appliquées aux droits résultant des rectifications effectuées.
Conséquences du manquement délibéré (cf. mauvaise foi) pour le redressement d’IS 2020
Les intérêts de retard de 94 € seraient majorés d’une pénalité de 40% des droits, soit 1 875 × 40% = 750 € et au
total les pénalités seraient de 94 + 750 = 844 €.
4. Réclamation
L’étape suivante consiste en une réclamation que la société CHAUD doit adresser à l’Administration fiscale.
Le délai général de réclamation expire au 31 décembre de la 2e année suivant celle de l’avis d’imposition (art.
R196-1 du LPF). La société CHAUD pourrait donc adresser sa réclamation avant le 31/12/2025.
Toutefois, il existe un délai spécial de réclamation applicable lorsque le contribuable fait l’objet d’une
procédure de rectification : ce délai spécial de réclamation est égal au délai de reprise dont dispose
l’Administration (art. R196-3 du LPF). Ici, le délai de reprise de l’Administration étant de 3 ans, la société
CHAUD pourra adresser sa réclamation avant le 31/12/2026 (soit le 31 décembre de la 3e année suivant celle
de l’avis d’imposition).
Le délai spécial de réclamation dont disposent les contribuables qui ont fait l'objet d'une procédure de
reprise est égal à celui fixé à l'administration pour établir l'impôt.
Pour éviter de payer l’impôt et les pénalités relatifs à la rectification contestée, la société CHAUD doit
demander un sursis de paiement dans sa réclamation et, pour l’obtenir, fournir des garanties au Trésor lui
assurant que ce dernier sera payé si la procédure menée par la société CHAUD échoue.
À ce stade, on sort du contrôle fiscal pour rentrer dans le contentieux fiscal, qui n’est pas au programme du
DCG, mais du DSCG (UE 1).
1. Rescrit fiscal - Intérêt d’effectuer un rescrit fiscal - 5 situations dans lesquelles un rescrit
peut être effectué
Le rescrit fiscal est une prise de position formelle de l’administration fiscale sur une situation de fait au
regard d’un texte fiscal. Le rescrit s’effectue à l’aide d’un formulaire type transmis à l’administration fiscale.
La prise de position dans le rescrit engage l’administration et limite son droit de remettre en cause la
situation fiscale du contribuable.
Le rescrit peut être effectué dans les situations suivantes :
- le rescrit établissement stable : il est destiné aux sociétés étrangères qui souhaitent s’assurer que
l’administration fiscale française ne considère pas que la société étrangère exploite un établissement
stable en France ;
- le rescrit entreprises nouvelles : il est destiné aux sociétés nouvellement créées qui souhaitent
bénéficier d’allégements fiscaux ;
- le rescrit crédit d’impôt recherche (CIR) : il est destiné aux sociétés qui souhaitent s’assurer qu’une
dépense est éligible au crédit d’impôt recherche ;
- le rescrit prix de transfert : il est destiné aux sociétés qui effectuent des transferts intragroupes et qui
souhaitent valider les prix de transfert utilisés ;
- le rescrit abus de droit : il est destiné aux contribuables qui souhaitent vérifier la légalité d’un montage
juridique pour la réalisation d’opérations économiques.
4. Sanctions encourues par l’association si elle émet des avoirs fiscaux sans que la structure
soit reconnue d’intérêt général
En principe, d’après l’article 1740A du CGI, « Le fait de délivrer sciemment des documents, tels que
certificats, reçus, états, factures ou attestations, permettant à un contribuable d'obtenir indûment une
déduction du revenu ou du bénéfice imposables, un crédit d'impôt ou une réduction d'impôt, entraîne l'ap-
plication d'une amende. Le taux de l'amende est égal à celui de la réduction d'impôt ou du crédit d'impôt en
cause et son assiette est constituée par les sommes indûment mentionnées sur les documents délivrés au
contribuable. Lorsque ces derniers ne mentionnent pas une somme ou lorsqu'ils portent sur une déduction
du revenu ou du bénéfice, l'amende est égale au montant de l'avantage fiscal indûment obtenu. »
En l’espèce, l’amende sera égale aux avantages fiscaux obtenus par les donateurs, soit 60% des sommes
versées pour les entreprises et 66% des sommes versées pour les particuliers. L’amende est due par
l’association avec une solidarité des dirigeants pour son paiement.
ISBN : 978-2-38464-067-6