Chapitre IV
Chapitre IV
Chapitre IV
Ondes Mécaniques
1- Introduction
De nombreux phénomènes physiques sont décrits par les propriétés de propagation des
ondes. On peut citer les ondes se propageant à la surface de l’eau à la suite de la chute d’un
objet, les vagues se déplacent à la surface de la mer, les ondes produites sur les cordes
vibrantes, les ondes sonores, les ondes radio, les ondes optiques, etc. Du point de vue
mathématique, le mouvement et les propriétés de ces ondes sont décrits, dans une bonne
approximation, par une même équation, l’équation de d’Alembert (à une ou à plusieurs
dimensions d’espace, suivant le cas), ce qui place l’étude des ondes sur un plan très général.
On peut distinguer deux catégories d’ondes. La première correspond aux ondes d’origine
mécanique, élastique, thermodynamique, ou hydrodynamique, qui, pour se manifester ont
besoin d’un support matériel préexistant, tel que système de ressorts couplés, corde, gaz,
liquide, etc. La seconde correspond aux ondes électromagnétiques (ondes radio, ondes
optiques, rayons X, etc.) dues à la propagation de quantas d´énergie appelés photons, pouvant
se déplacer dans le vide, indépendamment de tout milieu matériel préexistant.
Pour décrire avec précision les propriétés physiques d’une onde, il est nécessaire de la
représenter par une fonction U décrivant la déformation du milieu en chacun de ses points;
dans les exemples les plus simples vus plus haut, U représentera la hauteur de la déformation
d’une corde ou celle d’une vague à la surface de l’eau. U sera une fonction de plusieurs
variables et paramètres utilisés pour avoir la description la plus complète. Ainsi, comme
l’onde évolue au cours du temps, U sera une fonction de la variable temps, représentée par le
symbole t. Pour préciser la position de l’onde dans l’espace, U sera aussi une fonction des
coordonnes x, y, z. Néanmoins, dans un mouvement unidimensionnel, une seule coordonnée,
x par exemple, sera suffisante. Si la propagation de l’onde se fait avec une célérité constante v
(cas des milieux non-résistants ou non-visqueux), U dépendra du paramètre v. Dans le cas
d’un milieu non dissipatif et en l’absence de forces extérieures, l’onde se propage en
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Soit f une fonction scalaire (ou vectorielle) des variables d’espace et du temps. On appelle
équation des ondes ou équation de D’Alembert l’équation aux dérivées partielles du type :
1 ¶2 f
Df - 2 2 = 0
v ¶t
où Δf désigne le laplacien (scalaire ou vectoriel) de la fonction f et v une constante.
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Les fonctions F et G sont arbitraires. Elles ne sont pas données par l’équation d’ondes
elle-même, mais déterminées par les conditions aux limites (tout comme les constantes
d’intégration d’une équation différentielle).
F(x – vt) représente une onde plane progressive se propageant sans déformation à la vitesse v
dans le sens des x croissants et G(x + vt) représente une onde progressive se propageant à la
même vitesse v dans le sens des x décroissants.
Considérons le cas d’une onde transversale se propageant suivant une direction fixe, que nous
choisissons comme l’axe des x. La forme de l’onde à tout instant est décrite par la fonction U
= f(t, x), où t représente l’instant d’observation de l’onde et x l’abscisse observée. Cette onde
est représentée schématiquement sur la figure suivante à l’instant t0 ; elle est décrite pour tout
x par la fonction f(t0, x).
Aux instants suivants, cette onde se propage sur l’axe x. A un instant t1, l’onde se trouve au
point x1. Au point x1 = x0 + v(t1 – t0) sa forme est décrite par la fonction f(t1, x1).
f(t1, x1) = F(x1 – vt1) = F(x0 + v(t1 - t0) – vt1) = F(x0 – vt0) = f(,t0, x0)
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Le graphe de f(t1, x1) se déduit de celui de f(t0, x0) à l’instant t par une translation d’ensemble
égale à v(t – t1). Il revient de dire que F(x - vt) représente une perturbation qui se propage sans
déformation à la vitesse v dans le sens des x positifs.
La fonction G(x + vt) représente une perturbation qui se propage sans déformation à la vitesse
v dans le sens des x négatifs.
La solution générale de l’équation des ondes à une dimension est donc la superposition de
deux ondes planes progressive de même vitesse et de sens de propagation opposés.
Il est équivalent d’écrire la solution de l’équation des ondes sous la forme :
x x
f ( x, t ) = F (t - ) + G (t + )
v v
L’expression explicite des fonctions F et G dépend des conditions physiques du problème et
notamment des conditions initiales imposées au système.
¶ 2f 1 ¶ 2f
Ainsi l’équation des ondes s’écrit : - =0
¶r 2 v 2 ¶t 2
La solution générale de l’équation d’ondes dans un milieu à symétrie sphérique s’écrit donc :
1 r 1 r
f (r , t ) = F (t - ) + G (t + )
r v r v
Les fonctions F et G sont déterminées par les conditions aux limites, représentant
respectivement deux ondes sphériques progressives divergente et convergente par rapport à
l’origine. Contrairement aux ondes planes, les ondes sphériques s’affaiblissent (comme 1/r)
quand on s’éloigne de la source O
4- Surfaces d'onde.
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On appelle surface d'onde ou front d’onde associée à une onde f (M ,t) le lieu des points M
tels que f(M,t) = constante à t donné. Ainsi, par exemple, pour l’onde sphérique précédente,
les surfaces d’onde sont des sphères de centre O.
5- Propagation suivant une direction fixe
r
On désigne par Ou une direction spatiale fixe définie par le vecteur unitaire eu , de cosinus
r r r r
directeurs (α, β, γ) : eu = α e x + b e y + ge z , avec α2+β2+γ2= 1. Un point M quelconque est
r r r r r r
repéré par son rayon vecteur r = xe x + ye y + ze z . On note u = eu .r (u est l’abscisse de la
projection H du point M sur l’axe Ou). On dit que f(x, y, z, t), solution de l’équation de
d’Alembert à trois dimensions, décrit une onde plane progressive se propageant suivant la
r r
direction Ou si, à t donné, f(x,y,z,t) ne dépend que de u, avec u = eu .r . Les surfaces d’onde
de l’onde plane sont les plans perpendiculaires à Ou. Inversement, si f(x,y,z,t) représente une
onde se propageant dans la direction Ou et si, à t donné, f(x,y,z,t) n’a pas la même valeur en
tout point d’un plan perpendiculaire à Ou, c’est que l’onde ainsi décrite n’est pas plane.
L’équation de d’Alembert étant invariante par changement de base, on peut tout à fait choisir
r r
l’axe Ox pour la direction Ou. Ainsi : u= x = e x .r , la solution ainsi cherchée sous forme
Les ondes étudiées représentent des phénomènes périodiques, de période temporelle T (ou
pulsation ω ou fréquence f). En vertu du théorème de Fourier sur les fonctions T –
périodiques, on peut décomposer l’onde en une série de fonctions sinusoïdales de nω
pulsations, avec n entier. Pour une onde harmonique et monochromatique :
x
f ( x, t ) = S 0 cos w (t - )
v
- Longueur d’onde: La longueur d’onde, notée λ, d’une onde harmonique, est la distance
parcourue pendant une période du signal.
v 1
λ=vT= , σ= est appelé le nombre d’onde
f l
-Vecteur d’onde: On appelle vecteur d’onde associée à une onde harmonique se propageant
r r 2p r wr r
suivant eu , le vecteur k = eu = eu , le module de k est appelé nombre d’onde angulaire.
l v
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s0 ei (wt -kx) . L'intérêt d'utiliser pour ces ondes une représentation complexe vient du fait que
les fonctions exponentielles ont des propriétés très simples par rapport aux opérations de
dérivations et d'intégration qu'on peut rencontrer au cours du calcul. A la fin du calcul on peut
revenir à la partie réelle tant que f apparaisse linéairement dans les calculs.
Cordes vibrantes
1-Introduction
Une corde est un milieu continu unidimensionnel ayant une longueur finie ou infinie.
Elle est généralement élastique et peut être tendue. Elle possède, à l’équilibre, une tension
interne T0. Le mouvement d’une corde tendue écartée de sa position d’équilibre peut se faire
dans les trois directions de l’espace. On peut distinguer deux cas : un mouvement transversal
ou orthogonal à la position d’équilibre et un mouvement longitudinal à la corde. Le
mouvement transversal peut se faire en chaque point de la corde dans le plan orthogonal à la
corde.
2-1-Equation d’ondes
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Pour établir l’équation du mouvement transversal de la corde, nous considérons une tranche
infinitésimale de la corde correspondant à l’intervalle [x, x+dx]. La tension exercée sur la
tranche par son voisinage se trouvant à sa gauche est égale en module à T(x) et est dirigée
vers l’extérieur, faisant un angle θ(x) avec l’axe des x. La tension exercée sur la tranche par
son voisinage se trouvent à sa droite est égale en module à T(x) + dT(x) et est dirigée vers
l’extérieur, faisant un angle θ(x + dx) = θ(x) + dθ(x) avec l’axe des x.
y(x, t)
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¶2 y
L’expression de Fy devient : Fy = T0 dx
¶x 2
La masse de la tranche considérée est dm = μdx. L’équation fondamentale de la dynamique
appliquée au mouvement de la tranche s’écrit :
¶2 y ¶2 y
μdx = T 0 dx
¶t 2 ¶x 2
m ¶2 y ¶2 y
ce qui peut s’écrire sous la forme =
T0 ¶t 2 ¶x 2
L’équation s’écrit aussi :
¶2 y m ¶2 y
- =0
¶x 2 T0 ¶t 2
C’est l’équation du mouvement des cordes vibrantes. Elle est appelée équation de d’Alembert
¶2 y 1 ¶2 y
ou équation d’ondes à une dimension. Elle est de la forme : - = 0 ; comme on
¶x æ T0
2
ö ¶t
2
çç ÷÷
èm ø
l’a vu précédemment sa solution est :
x x T0
y(x,t) = F (t - ) + G (t + ) avec v=
v v m
v est la vitesse de propagation des ondes sur une corde de tension à l’équilibre T0
et de masse linéique μ.
A titre d’exemple, si la tension de la corde est T0 = 50 N et sa masse linéique μ = 50 g m-1, on
trouve v = 31,7 ms-1
Le déplacement de la corde y(x, t) doit vérifier les conditions aux limites. Pour une corde
fixée en x = 0 la condition aux limites est :
y(0, t) = 0
y(0, t) = F(t) + G(t) = 0 Þ G(t) = -F(t)
x x
Donc y(x, t) = F (t - ) - F (t + )
v v
Cherchons les modes propres de la corde. Dans un mode de pulsation ω, y(x, t) = A(x) cos (ωt
+ φ). En introduisant cette expression dans l’équation d’ondes, on détermine A(x).
w
A(x) = a cos kx + b sin kx avec k =
v
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Formes d’une corde fixée aux deux extrémités parcourue par des ondes stationnaires.
2-3- Les pulsations propres d’une corde dont les 2 extrémités sont fixes
wm m
et les fréquences : fm = = v m = 1, 2, 3, ……..
2p 2 L
ω= v 2k 2 + ak 4 (α<< 1)
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mp
y(x, t) = bm sin x cos (ωmt + φm)
L
Les configurations de la corde dans les 5 premiers modes sont montrées sur la figure suivante.
w = w1
l1 = 2L
w = w2
l2 = L
w = w3
2L
l3 =
3
w = w4
L
l4 =
2
Pour un mode normal donné, tous les points de la corde oscillent ou vibrent avec la même
pulsation ωm. Le rapport des amplitudes de vibration en deux points différents de la corde
reste constant au cours du temps. La fonction ym (t, x) a (m − 1) points fixes sur l’axe des x
dans l’intervalle [0, L], appelés noeuds, dont les positions sont données par les zéros de la
mpx
fonction sin kx = sin( ) ; les abscisses correspondantes sont :
L
nL
x n(m ) = n = 1, 2,………………(m – 1), m>1
m
Toujours sur le même intervalle, les fonctions ym (t, x) sont paires (impaires) pour m impair
(pair) sous l’opération de réflexion par rapport à l’axe d´équation x = L/2, passant par le
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milieu de l’intervalle [0, L].Ces propriétés relatives aux noeuds permettent de donner une
définition plus restrictive des ondes stationnaires. Les ondes stationnaires sont les solutions de
l’équation du mouvement des cordes, ayant une pulsation bien définie et des points fixes sur
l’axe de la corde (les noeuds et éventuellement les extrémités de la corde). Lorsque la corde
n’est pas soumise à un mouvement forcé, les pulsations des ondes stationnaires ne peuvent
prendre que des valeurs discrètes ou équations similaires selon les conditions aux limites.
Notons qu’une superposition de plusieurs ondes stationnaires n’est plus une onde stationnaire,
puisqu’une telle onde ne possède plus une valeur bien définie de la pulsation. Cette définition
restrictive nous permet de ne pas considérer comme stationnaires les ondes qui tout en ayant
une pulsation bien définie ne possèdent pas de points fixes. Les ondes planes sinusoïdales,
tout en ayant une valeur bien définie de la pulsation ne
possèdent pas de points fixes, comme d’ailleurs l’ensemble des ondes progressives qui se
dirigent dans un seul sens. Les pulsations des ondes stationnaires étant toutes multiples
Un cas particulier est celui où une seule corde, fixée à l’abscisse x = 0, à l’autre extrémité
(x = L) libre de se déplacer sans frottement sur une tige verticale (celle-ci empêchant le
mouvement longitudinal).
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La seule force qui s’exerce sur la corde en x = L est horizontale et par conséquent, en ce point,
la corde est horizontale et on obtient l’équation :
æ ¶y ö
ç ÷ =0
è ¶x ø x =L
y(0, t) = 0 Þ y(x, t) = b sin kx cos (ωt + φ).
æ ¶y ö p
ç ÷ = bk cos kL cos(wt + j ) = 0 Þ coskL = 0 Þ kmL = ( 2m + 1) m = 0, 1, 2,
è ¶x ø x = L 2
3,…..
ce qui implique que :
( 2m + 1)p
k= km =
2L
d’où les pulsations propres de la corde :
( 2m + 1)p
ωm = kmv = v
2L
et les périodes :
2p 4L
λm = =
km 2m + 1
et les fréquences :
w m (2m + 1)
fm = = v
2p 4L
2-5- Détermination des constantes Bm et φm
où Am = bmcos φm et Bm = -bmsin φm
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¥ ¥
mp
y(x, 0) = å Am sin k m x = å Am sin
m =1 m =1 L
x = f ( x) donc
2L mp
Am = ò
L0
f ( x ) sin
L
xdx
æ ¶y ö ¥ ¥
mp
ç ÷ =
è ¶t ø t =0
å Bmw m sin k m x = å Bmw m sin
m =1 m =1 L
x =v ( x ) donc
2 L
mp
Bm =
Lw m ò v( x) sin
0
L
xdx
Exemple
La corde est lâchée sans vitesse initiale, v(x) = 0, et sa forme initiale est décrite par la
fonction :
ì 2h L
x .......... ......... 0 £ x £
ïï L 2
f (x) = í
ï 2h L
ïî ( L - x )......... . £ x £ L
L 2
Puisque la vitesse initiale est nulle (v(x) = 0), les Bm sont nuls.
2L mp 8h mp
Am = ò
L0
f ( x ) sin
L
xdx = 2 2 sin
mp 2
(après intégration par parties)
8h ¥
1 mp mpv
Alors y(x, t) =
p 2 åm
m =1
2
sin
2
cos
L
t
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L L
y(t, L) = F (t - ) + G (t + )
v v
L L
y (t, L) = 0 Þ G (t + ) = - F (t - )
v v
L L x
Cette équation est valable quelque soit t; elle est donc valable à t’ = t + - + ; donc :
v v v
L L x L L x
G (t + - + ) = - F (t - - + )
v v v v v v
x 2L - x
Þ G (t + ) = - F (t - )
v v
2L
Si h(t) = Acosωt, F(t) + G(t) = F(t) - F (t - ) = h(t) = Acosωt
v
On peut montrer que y(x, t) est de la forme :
sin k ( L - x)
y(x, t) = A cos wt
sin kL
On voit que y(x,t) se présente sous la forme du produit d’une fonction sinusoïdale du temps
par une fonction de x jouant le rôle d’une amplitude variant avec l’abscisse x du point
considéré . La corde est donc le siège d’ondes stationnaires de pulsation égale à la pulsation
de l’excitation et de longueur d’onde égale à v/f où f =ω/2π est la fréquence. On peut vérifier
que y(x, t) obéit aux deux conditions aux limites.
T æ ¶y ö
2
dEc = 1 mdxæç ¶y ö÷ ,
2
dEp = ç ÷ dx
2 è ¶t ø 2 è ¶x ø
La densité d’énergie e est égale à :
T æ ¶y ö
2
e =ec + ep = 1 m æç ¶y ö÷ + ç ÷
2
2 è ¶t ø 2 è ¶x ø
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dEc dE p
où ec = et ep = les densités d’énergie cinétique et potentielle respectivement.
dx dx
Si l’onde est progressive et harmonique :
y(x,t) = A cos(ωt – kx)
¶y ¶y
= -wA sin( wt - kx) , = - kA sin( wt - kx)
¶t ¶x
1 1 2 2
ec = mw 2 A 2 sin 2 (wt - kx) ep= Tk A sin 2 (wt - kx)
2 2
w w 1
k= = Þ ep = ec = mw 2 A 2 sin 2 (wt - kx) Þ e = mw 2 A 2 sin 2 (wt - kx)
V T 2
m
où V est la vitesse de propagation de l’onde.
La valeur moyenne de la densité d’énergie:
T0
1 1
áeñ = ò E (t )dt = 2 mw
2
A2
T0 0
où T0 = 2p
w est la période de l’onde.
Cette énergie se propage à la vitesse V de l’onde. Par conséquent, l’énergie moyenne qui
traverse un point de la corde pendant une unité de temps est égale à á eñV . La puissance
1
moyenne de l’onde est donc : áPñ = á eñV = mw 2 A 2V
2
w A (Tm ) 2
1 2 2 1
áPñ =
2
4- Conditions de raccordement
x0 x
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Les déplacements de la corde 1 seront décrits par la fonction y1(t, x) (x £ x0) et ceux de la
corde 2 par la fonction y2 (t, x) (x0 £ x). Ces déplacements vont séparément satisfaire à
l’équation des cordes dans leurs régions respectives. On aura ainsi
y1(t, x0) = y2(t, x0)
æ ¶y ö æ ¶y ö
Tç 1 ÷ = Tç 2 ÷
è ¶x ø x = x0 è ¶x ø x = x0
La première équation traduit la continuité de y au point x0, tandis que la deuxième traduit le
fait que la force totale agissant sur le point d’abscisse x0 est nulle, comme d’ailleurs en chaque
point d’une corde.
Lorsqu’une onde progressive rencontre un obstacle, par exemple le point de jonction entre
deux cordes ou l’extrémité d’une corde, elle subit une réflexion partielle ou totale et donne
naissance à une onde qui se propage en sens opposé. Les propriétés de cette onde sont
déterminées en utilisant les conditions aux limites ou de raccordement au point considéré.
x
Supposons qu’une onde se propageant vers la gauche, donc du type G (t + ) , se rapproche de
v
l’extrémité fixe de la corde ayant pour abscisse x = 0. En ce point, on doit avoir y(t, 0) = 0. Or
cette condition ne peut en général être satisfaite par la seule fonction G, qui devrait alors
vérifier G(t) = 0. Comme l’instant d’arrivée en x = 0 peut être arbitraire ou du moins
appartenir à un intervalle fini (l’onde n’étant pas constituée d’un seul point), l’équation
précédente ne pourra être satisfaite. Il est donc nécessaire qu’en x = 0 apparaisse une onde se
x
propageant vers la droite, donc du type F (t - ) , représentant l’onde réfléchie, pour que la
v
condition aux limites soit satisfaite.
Considérons une corde qui est parcourue par une onde progressive se propageant dans la
direction des x positifs. En un point x de la corde, la partie de corde située à gauche de x
exerce sur la partie située à droite de x une force Fy dans la direction y égale à :
æ ¶y ö
Fy = -T ç ÷
è ¶x ø x
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æ ¶y öæ ¶y ö
P ( x, t ) = Fy v y = -T ç ÷ç ÷
è ¶x øè ¶t ø
¶y
vy = est la vitesse du point de la corde d’abscisse x.
¶t
Si l’onde est progressive et harmonique :
y(x,t) = A cos(ωt – kx)
¶y ¶y
d’où = -wA sin( wt - kx) , = kA sin( wt - kx )
¶t ¶x
et donc P( x, t ) = TwkA 2 sin 2 (wt - kx )
P(x,t) contient le groupement (ωt – kx) et se propage donc à la vitesse V de l’onde. La
puissance moyenne de l’onde est :
T0
1 1
á Pñ = ò P( x, t )dt = 2 TwkA
2
T0 0
où T0 = 2p
w est la période de l’onde.
w w
k= = et donc :
V T
m
1 2 2
á Pñ = w A Tm
2
La puissance est proportionnelle au carré de l’amplitude
De manière générale une impédance est le le rapport entre une cause et un effet. Son inverse
est l’admittance.
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cause
Impédance =
effet
Dans le cas d’une onde dans une corde, la cause des oscillations est clairement la force qui
agit sur un élément de la corde et l’effet la vitesse de son déplacement. L’impédance Z d’une
corde est égale à :
Z= Tm
L’unité dans laquelle on mesure l’impédance dépend naturellement des unités prises pour
mesurer la cause et l’effet. Pour une impédance d’une corde, c’est le Nm-1 s
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