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Cette thèse évalue la vulnérabilité urbaine de la ville d'El Bayadh face aux risques d'inondations, en utilisant une méthode d'analyse hiérarchique multicritères et des applications de systèmes d'information géographique (SIG). Les résultats montrent que les quartiers centraux, notamment Graba, sont les plus exposés aux inondations, fournissant ainsi un outil pour aider les autorités locales à prendre des décisions pour protéger la ville. L'étude souligne l'importance de la cartographie de la vulnérabilité pour la gestion des risques d'inondation.

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Cette thèse évalue la vulnérabilité urbaine de la ville d'El Bayadh face aux risques d'inondations, en utilisant une méthode d'analyse hiérarchique multicritères et des applications de systèmes d'information géographique (SIG). Les résultats montrent que les quartiers centraux, notamment Graba, sont les plus exposés aux inondations, fournissant ainsi un outil pour aider les autorités locales à prendre des décisions pour protéger la ville. L'étude souligne l'importance de la cartographie de la vulnérabilité pour la gestion des risques d'inondation.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE


LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE MOHAMED BOUDIAF – M’SILA
INSTITUT DE GESTION DES TECHNIQUES URBAINES

THESE
Présentée en vue de l’obtention du diplôme de Doctorat LMD
Filière : génie urbain
Spécialité : ville et risques urbains
Par : Hallil Abdelkader

Thème
L’évaluation de la vulnérabilité urbaine face aux risques
d’inondations
– Cas de la ville d’El Bayadh -

Soutenue publiquement le 09/05/2023, Devant le jury :

Mr/ NOUIBAT Brahim Professeur Univ. M’sila Président


Mr / REDJEM Ali Professeur Univ. M’sila Rapporteur
Mr / BRAHMIA Khaled Professeur Univ. Annaba Examinateur
Mr / HARKET Naim Maitre de conférences A Univ. Sétif Examinateur
Mr / DEHIMI Salim Maitre de conférences A Univ. M’sila Examinateur
Mme / BERBACHE Hadjira Maitre de conférences A Univ. M’sila Examinateur

Année Universitaire : 2022/2023


A la mémoire de mon père,
A ma mère,
A ma chère femme,
A mes princesses,
Israa et Ikram
A mes frères et Sœurs
et leurs familles

I
Remerciements

Je remercie dieu le tout puissant de m’avoir donné la santé et la volonté d’entamer


et de terminer ce travail.

Au début, je tiens à remercier tout particulièrement mon encadrant Monsieur


Redjem Ali, professeur à l’université de M’sila, pour m’avoir suivi et conseillé tout au long
de la réalisation de cette thèse.

J’exprime également mes vifs remerciements aux membres du jury, pour l’intérêt
qu’ils ont porté à ma recherche en acceptant d’examiner mon travail et l’enrichir par leurs
remarques.

Aussi mes remerciements s’adressent au responsable du laboratoire


« Ville, Environnement, Société et Développement Durable » et son équipe pour le soutien
et la réservation de tout un terrain adéquat dans le domaine de la recherche.

Je souhaite adresser, mes remerciements à tout l’ensemble du personnel


de l’institut de gestion des techniques urbaines, université de M’sila, qui m’ont aidé, de près
ou de loin.

Sans oublier d’exprimer vivement mes remerciements avec une profonde gratitude
à toutes les personnes qui m’ont apporté leur aide et qui ont contribué à son élaboration,
car un tel projet ne peut jamais être le fruit d’une seule personne.

II
‫الملخص‬
‫شهدت مدينة البيض الكثير من الفيضانات التي كانت سببا في خسائر مادية و بشرية معتبرة‪ ،‬و‬
‫هذا نظرا لموقعها الجغرافي الذي يتوسطه واد الدفة‪ ،‬الهدف الرئيسي من هذه الدراسة هو تقييم الهشاشة‬
‫الحضرية للمدينة بإتباع طريقة التحليل الهرمي المتعدد المعايير مع دمج النتائج المتحصل عليها في‬
‫تطبيقات نظم المعلومات الجغرافية لتكون النتيجة األخيرة على شكل خريطة عامة توضح درجة ضعف‬
‫أحياء المدينة من األقل ضعفا إلى أكبر ضعفا حتى تكون كأداة مساعدة على اتخاذ القرارات و‬
‫اإلجراءات الالزمة لحماية المدينة من خطر الفيضان لدى السلطات المحلية‪ ،‬من أبرز النتائج المتحصل‬
‫عليها هي أن األحياء التي تتمركز في وسط المدينة األكثر عرضة للفيضانات كونها تقع بالقرب من الواد‬
‫كحي القرابة مثال‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬الفيضانات‪ ،‬الهشاشة الحضرية‪ ،‬التحليل الهرمي المتعدد المعايير‪ ،‬نظم المعلومات الجغرافية‪،‬‬
‫البيض‬

‫‪III‬‬
RESUME

la ville d’El Bayadh a connu de nombreuses inondations qui ont causé des
dommages socioéconomiques importantes, en raison de sa situation
géographique traversée par Oued Deffa , le principal objectif de cette thèse est
d’évaluer la vulnérabilité urbaine de la ville, en suivant méthode d’analyse
hiérarchique multicritères , tout en intégrant les résultats obtenus dans les
applications SIG ,le résultat obtenu sous forme d’une carte globale montrant le
degré de vulnérabilité des quartiers de la ville des plus faibles aux extrêmes
vulnérabilités afin qu’ils puissent servir d’un instrument d’aide à la décision aux
autorités pour protéger la ville contre les risques d’inondation , l’une des
constatations les plus pointés est que les quartiers situés dans le centre-ville sont
les plus exposés aux inondations, notamment le quartier de Graba.

Mots clé : Inondation, vulnérabilité, méthode d’analyse hiérarchique multicritères, SIG,


El Bayadh.

ABSTRACT

the city of El Bayadh has experienced many floods that have caused
significant socio-economic damage, due to its geographical location crossed by
Oued Deffa, the main objective of this thesis is to assess the urban vulnerability
of the city, following a multi-criteria hierarchical analysis method, while
integrating the results obtained in GIS applications, the result obtained in the
form of a global map showing the degree of vulnerability of the weakest
neighbourhoods of the city to extreme vulnerabilities so that they can serve
as a decision-making tool for the authorities to protect the city from risks flood
", one of the most notable findings is that neighbourhoods in the city center are
most prone to flooding, especially the Graba neighbourhood.

Keywords: floods, vulnerability, multi-criteria hierarchical analysis method, GIS,


El Bayadh.

IV
SOMMAIRE

TITRE PAGE
DEDICACES I
REMERCIEMENTS II
‫الملخص‬ III
RESUME IV
ABSTRACT IV
SOMMAIRE V
LISTE DES ABREVIATIONS XI
LISTE DES TABLEAUX XII
LISTE DES FIGURES XI
LISTE DES PHOTOS XIII
Chapitre Introductif 1
I. Introduction générale 2
• Problématique 3
• Hypothèses 4
• Objectifs de la recherche 5
• Motivation du choix du Thème 6
• Choix de la zone d’étude 6
• Etat de l’art 6
• Structure de la thèse 9
II. Conceptualisation 10
1. Risque 10
2. Le risque en géographie 10
3. Les catégories de risques 10
4. Le risque naturel 11
5. Aléa, Enjeux et Vulnérabilité 12
5.1. Quelle définition pour « Aléa » ? 12
5.2. Enjeux 13
5.3. Vulnérabilité 13
6. Vulnérabilité urbaine 14
7. Le risque d’inondations 14
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation 15
Introduction 16
1 L’évaluation du risque inondation 16
1.1 Méthodes d’évaluation de l’aléa « inondation » 17
1.1.1 Approche historique et retour d’expérience 17
1.1.2 Approche hydrologie 17
1.1.3 Approche hydraulique 17
1.2 Méthodes d’évaluation de la vulnérabilité 18

V
1.2.1 La vulnérabilité comme un système 19
1.2.2 La vulnérabilité comme une propension à subir des dommages 19
[Link] Démarche qualitative 20
[Link] Démarche semi-quantitative 20
[Link] Démarche quantitative 20
1.2.3 La vulnérabilité des enjeux 22
[Link] La vulnérabilité sociale 22
[Link] La vulnérabilité biophysique 23
1.2.4 Approche synthétique de la vulnérabilité 24
1.2.5 Approche de l’analyse multicritères de la vulnérabilité 25
[Link] Le processus de la méthode hiérarchique multicritères 25
a) La décomposition du problème 26
b) La comparaison 26
c) La priorisation et étude de la cohérence des jugements 27
c.1). Priorisation 27
c.2). Cohérence des jugements 27
1.2.6 Synthèse des méthodes d’évaluation de la vulnérabilité 28
2. La gestion du risque d’inondations 30
2.1 Les actions structurelles 30
2.2 Les actions non structurelles 30
3. La prévention du risque 31
4. La gestion des inondations dans le monde 32
Conclusion 33
Chapitre II : Les inondations en Algérie :
34
Gestion et cadre juridique
Introduction 35
1. Les événements d’inondations en Algérie 35
2. Type des inondations en Algérie 40
3. Les causes des inondations en Algérie 40
4. Politique de gestion des risques en Algérie 42
5. Aperçu Législatif 42
6. La prévention des catastrophes selon la loi n°04-20 du 25 décembre 2004. 45
7. La gestion des catastrophes selon la loi n°04-20 du 25 décembre 2004 46
8. Institutions et Acteurs de gestion des risques 47
9. Les efforts de l’Etat pour réduire les conséquences des inondations 49
Conclusion 52
Chapitre III : Les interventions de la protection des villes contre
53
les inondations
Introduction 54
1. Procédés de protection des agglomérations contre les inondations 54
1.1 Protection indirecte 55
1.1.1 Les canaux périphériques 55
1.1.2 Barrages écrêteurs 55
1.1.3 L’aménagement des bassins versants 58
VI
1.1.4 Banquettes 59
1.1.5 Correction torrentielle 59
1.1.6 Végétation 61
1.2 Protection directe 61
1.2.1 Recalibrage du cours d’eau 61
1.2.2 Murs de soutènement 62
1.2.3 Renforcement des ouvrages 63
1.2.4 Curage des Oueds 63
1.2.5 Protection des berges 64
2. Les efforts des autorités locales 65
Conclusion 86
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude 69
Introduction 70
1. Situation de la wilaya 70
1.2 Situation géographique 70
1.2 Situation administrative 70
2. Situation de la zone d’étude 71
2.1 Situation géographique 71
2.2 Situation administrative 71
3. Aperçu historique et croissance urbaine de la ville 72
4. Milieu physique de la ville 74
4.1 Reliefs 74
4.2 Pente 75
4.3 Nature géologique 76
4.4 Réseau hydrographique 77
4.5 Végétation 77
5. Aspects climatiques et bioclimatiques 78
5.1 Pluviométrie 78
5.2 Températures 79
5.3 Les vents 81
5.4 Bioclimat 81
6. Aspect sociologique 82
6.1 Evolution de la population 82
7. Analyse urbaine de la ville 84
7.1 Analyse de la structure urbaine 84
7.2 Le mode occupation actuelle du sol 84
7.3 Découpage du tissu urbain en secteurs homogènes 86
7.4 Habitat 87
7.5 Équipements 88
Conclusion 89
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant 90

VII
Introduction 91
1. Le bassin versant : définition 91
1.1 Les caractéristiques du bassin versant 92
2. Découpage hydrographique de la région d’El Bayadh 93
3. Le contexte de la ville dans le Bassin 94
4. Caractéristiques morphométriques 96
4.1 La superficie 97
4.2 Le périmètre 97
4.3 La forme 97
4.4 Altitudes 99
4.5 Courbe hypsométrique 99
4.6 La pente 102
4.6.1 Indice de pente globale 103
4.6.2 Indice de pente moyenne 103
5. Caractéristiques du réseau hydrographique 104
5.1 Hiérarchisation du réseau 104
5.2 Densité de drainage 105
5.3 La pente moyenne du cours d’eau principal 105
5.4 Temps de concentration 105
5.5 Vitesse moyenne de ruissellement 106
Conclusion 106
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux
107
inondations
Introduction 108
1. Les événements d’inondations ayant frappé la ville 109
2. Cas des inondations du 1er octobre 2011 111
2.1 Impacts des inondations du 1er octobre 2011 sur les habitations 113
2.2 Impacts des inondations du 1er octobre 2011 sur les équipements 114
2.3 Impacts des inondations du 1er octobre 2011 sur les infrastructures
114
routières
3. L’évaluation de la vulnérabilité urbaine de la ville d’El Bayadh face au risque
d’inondations 115
3.1 Méthode d’analyse hiérarchique multicritères 116
3.1.1 Les critères d’évaluation de la vulnérabilité 117
[Link].1 Densité de la population par quartier 118
[Link].2 La typologie de logement 120
[Link].3 La typologie des équipements 121
[Link].4 Réseau routier 122
4. Résultat et discussion 123
4.1 La pondération des critères principaux 123
4.2 La pondération des sous critères 125
5. Systèmes d’Informations Géographiques 128
5.1 Définition du Système d’Information Géographique 128
5.2 Histoire du SIG 129
VIII
5.3 Les composants d'un SIG 130
5.4 Domaines d’application des SIG 130
6. Intégration du SIG 131
6.1 Résultats et Discussion 131
Conclusion 134
Conclusion générale 135
Références bibliographiques 140
Annexes 150

IX
LISTE DES ABREVIATIONS
AHM Analyse Hiérarchique Multicritères

AHP Analyse Hiérarchique Process

ANRH Agence Nationale des Ressources Hydrauliques

APC Assemblée Populaire Communale

ASAL Agence Spatiale Algérienne

BS Bureau de Statistiques

DPSB Direction de la Programmation et du Suivi Budgétaires

DRE Direction des Ressources en Eau

DUAC Direction de l'Urbanisme de l'Architecture et de la Construction

EM-DAT Emergency Events Database

MEDD Ministère de l'Écologie et du Développement Durable (France)

MNT Modèle Numérique de Terrain

MRE Ministère des Ressources en Eau

ONM Office National de Météorologie

PAPI Programme d’Action de Prévention des Inondations

PCS Plans Communaux de Sauvegardes

PDAU Plan Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme

PER Plans d’Exposition aux Risques

PGP Plan Général de Prévention

PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement

PPR Plans de Prévention des Risques

SIG Système d’Information Géographique

SNAA Système National d’Alerte

SNAV Système National de Veille


XI
LISTE DES TABLEAUX

Numéro Titre Page


1 Classification des risques selon Gleyze 11
2 Les niveaux de la vulnérabilité n fonction de l'aléa 23
3 L'échelle de l’importance 27
4 Indices de cohérence aléatoire 28
5 Les événements d'inondations en Algérie 35
6 Les projets de protection réalisés (2000- 2014) 65
7 L’évolution urbaine de la ville d'El Bayadh 72
8 Répartition des tranches d'altitudes dans la commune 74
9 Répartition des pentes 75
10 Moyenne mensuelle des Précipitations (mm) 78
11 Moyenne mensuelle des Températures (c°) 79
12 Vitesse moyenne annuelle du vent (Km/h) 81
13 Evolution de la population (1987/2020) 82
14 Mode d'occupation des sols 84
15 Les caractéristiques des secteurs 86
16 Le parc de logements 87
17 Le type de logements 87
18 Le type des équipements 88
19 Répartition d’altitudes du bassin versant 100
20 Caractéristiques du bassin versant 106
21 Historique des événements d’inondations 110
22 Le nombre des habitats détruits de chaque quartier. 113
23 Le nombre des équipements détruits de chaque quartier. 114
24 Densité de la population par quartier de la ville d'El Bayadh 118
25 Surface du parc de logement 120
26 Surface des équipements 121
27 Les poids de sous critères 125
28 Les périodes d'évolution des SIG 129
29 Résultats des zones vulnérables 133

XII
LISTE DES FIGURES

Numéro Titre Page


1 Définition du risque. 12
2 Les différentes approches de l'évaluation de la vulnérabilité 21
3 Equation scientifique du risque 23
4 La structure générale de la AHP 26
5 Synthèse des méthodes d’évaluation 29
6 La classification des zones à risque d'inondations 39
7 Les villes au plus haut pourcentage d’évènements recensés 39
8 Les dispositifs de gestion des risques 46
9 Principe du barrage à pertuis ouvert 56
10 Structure d’un barrage écrêteur 57
11 Technique de banquettes 59
12 Les fonctionnalités des ouvrages de correction torrentielle 60
13 Schéma de Recalibrage du cours d'eau 61
14 La situation de la zone d'étude 71
15 Les tranches d'altitudes 74
16 La carte de pente 75
17 La nature géologique d’El Bayadh 76
18 Le réseau hydrographique 77
19 Les précipitations Moyenne 79
20 La température Moyenne 80
21 Diagramme Ombrothermique 80
22 Fréquence de vents 81
23 Evolution de la population (période 1987/2020) 82
24 Le taux de la croissance (période 1987/2020) 83
25 Mode d'occupation de sol 85
26 La carte d'occupation de sol 85
27 Les secteurs du tissu urbain 86
28 La classification des équipements 88

XI
29 Schéma du bassin versant 91
30 Organigramme des caractéristiques morphométriques 92
31 Découpage hydrographique de la région 93
32 Le bassin versant Chott Chergui 94
33 Les sous bassins versant Chott Chergui 95
34 Le contexte géographique de la ville dans le bassin versant 95
35 Le model numérique de terrain (MNT). 96
36 Le bassin versant de la zone d'étude 96
37 Courbes de niveau 99
38 Répartition de la surface cumulée 100
39 La Courbe hypsométrique du bassin versant 101
40 La carte de pente du bassin versant 102
41 Hiérarchisation du réseau hydrographique 104
42 Délimitation de la zone inondée 112
43 Les zones inondées 112
44 Le processus de l'évaluation de la vulnérabilité 117
45 La carte de la densité de la population 119
46 La carte de la typologie de logement 120
47 La carte de la typologie des équipements 121
48 La carte du Réseau routier 122
49 La comparaison entre les critères 123
50 La priorisation de critères 124
51 Les poids de critères 124
52 La comparaison entre les sous critères de même niveau 126
53 La priorisation des sous critères 126
54 Synthèse de résultat 127
55 Indice de la vulnérabilité globale 127
56 Les composants d'un SIG 130
57 La carte de la vulnérabilité globale de la ville d'El Bayadh 132

XII
LISTE DES PHOTOS

Numéro Titre Page


1 Les inondations de Ghardaïa (Octobre 2008) 40

2 Les inondations d’Ain Defla (Octobre 2020) 41

3 Les inondations de Bab El Oued (Novembre 2001) 41

4 Les inondations de Béchar (Octobre 2008) 41

5 Aménagement d'Oued El Harrach 49

6 Recalibrage d'Oued M'zab 50

7 Intervention sur Oued M’zab 50

8 Création d'ouvrages de rétention sur l'Oued MELLAH 51

9 Création d'ouvrages de rétention sur l'Oued MOUZZENE 51

10 Aménagement des Oueds 52


Canal de prise sur l'oued pour la dérivation d'un débit de 2,5
11 55
m3/s vers le barrage SARNO.
12 Barrage d'écrêtement (oued MEKERRA). 57

13 La fixation de rive par enrochement 58

14 Recalibrage d'Oued Boumerzoug 62

15 Mur de soutènement 62

16 Ouvrages d'arts (ponts) 63

17 Obstacle solide 63

18 Les projets de protection de la ville 66

19 La rénovation du réseau d'assainissement de la ville 67

20 Curage d'Oued Deffa 67

21 Les premières installations dans la période coloniale 73

22 Habitats détruits 113

23 Axes routiers et ponts détruit 114

24 Impacts sur le réseau d'assainissement 115

XIII
Chapitre Introductif
Chapitre Introductif

I. Introduction générale

« Le risque zéro n’existe pas » (Gendreau, 1998), au fil du temps, le monde


est confronté par des diverses catastrophes telles que les catastrophes naturelles,
les inondations sont l'un des risques naturels les plus courants et les plus dévastateurs. (Dash
& Sar, 2020) , en raison de leurs imprévisibilités.

En 2021, selon les données publiées par l’EM-DAT ( Emergency Events Database),
le monde a enregistré 432 événements catastrophiques, dépassant nettement la moyenne
annuelle qui est de l’ordre de 357 événements durant la période (2001-2020) et qui ont causé
10 492 morts et environ 252,1 milliards de dollars comme pertes économiques
ou les inondations ont dominé ces événements avec 223 occurrences, en hausse par rapport
à la moyenne annuelle de 163 cas enregistrés durant la même période.

L’Afrique n’est pas à labri des catastrophes naturelles, du moment qu’on a enregistré
pendant la période étalée de l’année 2000 à 2021, 1 137 événements ou le risque
d’inondations est classé au premier rang avec 793 événements, causant environ 18 656 morts.
(EM-DAT 2021).

L’Algérie est aussi victime des catastrophes naturelles, elle a connu pendant la période
(2000-2021) 36 événements dont 33 de nature hydrologique, ces derniers causant environ
1 422 morts. Les inondations les plus dramatiques en Algérie : Bab El Oued en 2001
(plus de 772 morts et disparus), Sidi Bel Abbes en 2007 (7 morts), Ghardaïa en 2008
(47 morts), Bechar en 2008 (8 morts), El Bayadh en 2011 ( 12 morts), Tébessa en 2018
(1 mort) et Chlef en 2021 (10 morts) (Bilan officiel de la protection civile,2022).

Les risques ne sont produits que par la présence de l’homme et ses activités,
alors, la spatialisation de ces éléments et le mode d’occupation de sol, sont des questions de
fond dans la problématique du risque dans le secteur de l’urbanisme et l’aménagement du
territoire.

Les inondations engendrées par la conjonction aléatoire de facteurs météorologiques


violents et les actions humaines (Feloni et al., 2020), ont des impacts dramatiques sur la vie
humaine, sur la situation économique et sur l’environnement (éléments exposés) (Mishra &
Sinha, 2020) .

Selon l’approche conceptuelle de la vulnérabilité proposée par Jean-Claude Throuet


et Robert d’Ercole (1996), la vulnérabilité englobe les dommages potentiels des enjeux
exposés. Donc l’analyse globale de la vulnérabilité est un processus complexe nécessitant des
superpositions de nombreuses informations relatives aux enjeux humains, matériels
et environnementaux, pour cela dans cette étude, une attention spéciale est accordée
à la méthode d’évaluation de la vulnérabilité.(Thouret & Ercole, 1996).

2
Chapitre Introductif

L’augmentation des méfaits des inondations (pertes humaines et économiques),


a amené de plus en plus à s’interroger sur la gestion de ce risque afin de réduire
les dommages, actuellement, on peut constater à l’instar de nombreux pays, l’importance
de la gestion optimale des risques d’inondation dans leurs préoccupations.

À titre d'exemple, la France a mis en place un plan national et d’autres plans locaux de
prévention, tels les plans d’exposition aux risques (PER), les plans de prévention
des risques (PPR) et les plans communaux de sauvegardes (PCS). En Algérie, la politique
de prévention face aux risques majeurs a commencé en 1980, désormais la législation
est enrichie par plusieurs dispositions et lois, dont la dernière loi est apparue en 2004.

Devant cette situation, la présente recherche vise à étudier l’évaluation


de la vulnérabilité urbaine aux risques d’inondations qui s’applique à la ville d’El Bayadh,
(Ouest de l’Algérie), étant donné que cette zone soufferte au fil du temps de nombreuses
inondations comme cela s'est passée dans le centre-ville en 2011 qui a causé la mort
de 12 personnes et 400 familles sinistrées (Protection civile, 2022).

Dans cette recherche, nous avons suivi la méthode d’analyse hiérarchique


multicritères (AHM ou AHP), l’une des méthodologies les plus célèbres dans les évaluations
de la vulnérabilité (Tercan & Dereli, 2020), le principe de cette approche vise à simplifier
le problème complexe dans une structure hiérarchique des importances ce qui va permettre
le calcul de la pondération de chaque critère et sous-critère afin de ressortir l’indice
synthétique de la vulnérabilité globale. L’insertion des résultats de l’analyse multicritère
dans un système d’informations géographiques (SIG) permettra la spatialisation des enjeux
afin d’élaborer la carte globale de la vulnérabilité, ainsi la combinaison de ces deux approches
(AHP) et (SIG) fournissent un puissant système d’aide à la décision spatiale. (Kazemi et al.,
2016)

• Problématique

« Les cours d’eau représentent, pour les riverains, à la fois une richesse
et une menace » (Weisrock, 2000), l’eau constitue un facteur de puissance dans toutes
les cultures et civilisations, l'homme a toujours préféré s'installer dans des zones de reliefs
plats et proches des points d'eau, permettant de pratiquer ses activités habituelles.

Le problème de risque d’inondations n’est pas récent, son existence est liée
d’une manière directe avec la présence de l’homme sur terre, mais le souci de la contribution
à la réduction des conséquences de cet événement est un sujet d’actualité et un thème
de plusieurs débats et études, par rapport à l’augmentation des pertes et l’explosion urbaine.
(Selon le PNUD, en 2030, au moins 61% de la population mondiale sera citadine et plus de
deux milliards d’individus vivront dans des bidonvilles).

3
Chapitre Introductif

En outre, les risques ne se produisent qu’en présence des facteurs d’aléas et des
éléments vulnérables (Humains et Biens), c’est donc l’évaluation et la spatialisation des
enjeux qui sont mises en question, en ce sens, la gestion globale du risque d’inondations
permet alors d’interroger les méthodes et les processus des deux grands facteurs du risque
notamment l’aléa et la vulnérabilité des enjeux.

À l'instar d’autres villes Algériennes, la ville d’El Bayadh a connu plusieurs


événements d’inondations dommageables, causant des pertes humaines et des dommages
économiques, de ce fait, si la gestion des risques s'est longtemps appuyée sur la maîtrise de
l'aléa cette recherche interroge la vulnérabilité urbaine de la ville d’El Bayadh et sa
méthode d’analyse et d’évaluations et leurs impacts dans le but de réduction les méfaits
de ce risque.

• Hypothèses

Nous visons, à travers notre recherche, que ce soit dans sa partie théorique ou
analytique et cas d'études, deux grands axes :

a/ la compréhension de ce phénomène, ses causes et ses mécanismes : Une


compréhension qui peut permettre aussi bien aux techniciens (architectes, urbanistes,
géographes et ingénieurs...) qu'aux autres acteurs urbains (gestionnaires de la ville,
habitants...) de connaître le degré d'influence des différents éléments, en particulier, urbains,
qui agissent en permanence sur l'essor de l'évolution de la structure et de la texture urbaine de
ces villes, par conséquent déceler les véritables facteurs qui sont inhérents au problème
d’inondation.

b/ le passage de l'analyse et de l'interprétation à la proposition d'un ensemble de


recommandations qui peuvent être, d'un côté, la base d'un "guide" soutenant la conception
urbaine et la création urbanistique et architecturale dans la zone étudiée qui a, bien sûr, ses
particularités climatiques, géographiques et socio-économiques, et de l'autre, les bases et le
fondement d'un outil aidant les collectivités locales à une meilleure gestion de la ville contre
les risques d’inondations.

Pour y arriver nous avons élaboré trois hypothèses :


• La ville d’El Bayadh et ses composantes urbaines sont vulnérables face aux risques
d’inondations.
• La connaissance, la maitrise et la spatialisation des enjeux vulnérables contribuent à la
réduction des risques d’inondations.
• Le développement des méthodes d’analyse et d’évaluation de la vulnérabilité urbaine
conduit à une gestion globale optimale des risques d’inondations.

4
Chapitre Introductif

• Objectifs de la recherche
Le territoire national soumis aux inondations qui se manifestent de façon
catastrophique, constituant ainsi une contrainte majeure pour le développement économique et
social du pays. D’après Le recensement effectué par les services de la protection civile le
phénomène concerne une commune sur trois (485 communes) qui est susceptible d’être
inondée en partie ou en totalité. Ces inondations sont les catastrophes naturelles les plus
fréquentes et les plus destructrices, provoquant d’importants dégâts humains et matériels.

La prévention contre ces risques représente un intérêt particulier pour le


développement durable du pays. Face à l’accroissement du risque, seul une action volontaire
parait appropriée, fondée sur le constat que la prise en compte des inondations dans
l’aménagement et le développement du territoire ne peuvent se limiter à une approche trop
locale, sectorielle et à court terme, mais elle suppose une politique globale de prévention des
risques naturels. Une série de mesures a donc été définie en juillet 2003, qui a notamment
conduit à l’institution de la loi 04-20 du 25 décembre 2004 relative à la gestion des
catastrophes dans le cadre du développement durable.

L’apport principal de cette étude est de dégager des pistes de réflexion qui nous
permettent de nous appuyer sur un socle scientifique solide pour la fabrication d'une ville
résiliente aux risques d'inondations. Les questions développées dans cette recherche, ont pour
objectifs d’une part d’informer sur le niveau de résilience de la ville par rapport à des
scénarios d’inondation, d’autre part d’aider les pouvoirs publics à prendre les décisions
adéquates aux temps nécessaires afin d'augmenter le niveau de résilience des milieux urbains
et de montrer que d’autres voies méritent d’être explorées afin de sortir de l’impasse actuelle
exprimée par la hausse du coût des dommages.

L’évaluation de la vulnérabilité urbaine face au risque d’inondations est un processus


très complexe, sachant que l’analyse globale exige un grand nombre d’informations
concernant les enjeux humains, matériels et environnementaux (Barczak & Grivault, 2007).

En questionnant sur la réduction de risque d’inondations sous l’angle de l’évaluation


de la vulnérabilité urbaine, l’objectif principal de cette recherche est l’évaluation globale de la
vulnérabilité urbaine de la ville d’El Bayadh face aux risques d’inondations, tout en canalisant
les objectifs secondaires qui sont :

• Identifier les enjeux vulnérables aux risques d’inondations ;


• Evaluer la vulnérabilité des enjeux ;
• Spatialiser et cartographier les zones vulnérables ;
• Fournir un puissant système d’aide pour les autorités locale, afin de prendre
des bonnes décisions

5
Chapitre Introductif

• Motivation du choix du Thème


Dans les dernières années, à cause de plusieurs facteurs, la ville Algérienne a connu
une forte explosion urbaine et économique, parfois ces pratiques sont rapides, anarchiques
et engendrées l’existence des risques de toute nature, en particulier le risque d’inondations
a cause de l’installation humaine à proximité les réseaux hydrographiques, ces motifs, nous
ont poussé à choisir la thématique relative à l’évaluation de la vulnérabilité de nos villes face
aux risques d’inondations.

• Choix de la zone d’étude :


La ville d'El Bayadh, possède une situation géographique stratégique, reliée aux centres
urbains régionaux (Saida, Laghouat, Tiaret, Béchar, Naâma), par un trafic routier important à
savoir : RN6, RN6A et RN 47.
La ville d’El Bayadh a été confronté le 01 octobre 2011, par un événement
hydrométéorologique désastreux, le bilan officiel de dommages engendrés par cet événement
a été très lourd sur tous les domaines, cette ville est considérée comme un exemple concret
pour ce type de recherche.

• Etat de l’art :

Plusieurs causes aggravent aujourd’hui la gestion du risque inondation en ville. Depuis


2007, la moitié de la population mondiale vit en milieu urbain (UN-Habitat, 2007). Ce palier
atteint, il est attendu que la population totale vivant en ville double dans les 30 prochaines
années (Jacques VERON, 2007).

Cette urbanisation rapide s’accompagne généralement d’une expansion urbaine


importante. Cette croissance urbaine est à elle seule génératrice de risque puisque d’un côté,
cela aboutit à construire la ville dans des zones où les aléas sont plus forts (généralement non
constructibles), d’un autre côté, les réseaux techniques urbains ne sont plus adaptés à cette
situation et sous dimensionnés pour la collecte et l’évacuation des eaux (Redjem et al, 2020).
Le fonctionnement de la ville dépend en grande partie du fonctionnement des réseaux. La
moindre défaillance peut avoir des conséquences graves sur le fonctionnement urbain (Robert
et al., 2009).

Mais, quel que soit le scénario retenu, des conséquences sur la fréquence et la sévérité
des précipitations sont attendues. De même, des périodes de sécheresse plus intenses
alterneront avec ces précipitations plus fortes (Lamarre, 2008). Cette sécheresse aura une
action directe sur l’imperméabilisation des sols. Ainsi, des précipitations plus intenses sur des
sols plus imperméables, augmenteront le risque inondation. De plus, d’autres sources
d’inondations provenant des incertitudes liées à la fiabilité des données, à leur acquisition,
puis à leur exploitation, compliquent la gestion du risque inondation (Barroca, 2006). C’est

6
Chapitre Introductif

sur la base de ces données incertaines, incomplètes et imprécises que sont produits les
modèles de prévision des crues, de même que le dimensionnement des ouvrages de protection.

Dans ce contexte où le monde devient de plus en plus incertain, il devient donc


nécessaire de développer de nouvelles stratégies de gestion du risque d'inondation pour
anticiper des scénarios d’inondation que les modèles probabilistes jugent comme extrêmes ou
rares (Zevenbergen et al., 2011).

Les zones inondables sont soumises à différents types d’inondation, dont les
caractéristiques influencent le déroulement des crises et l’ampleur des impacts humains et
économiques. Le risque n’est pas le même sur les différents territoires exposés puisque ni
l’aléa ni la vulnérabilité ne sont les mêmes ; les crues surviennent de manière plutôt lente sur
les bassins plats alors qu’elles se produisent de manière extrêmement rapide et brutale sur les
bassins pentus. Aussi, les inondations ne provoquaient pas de catastrophes susceptibles de
marquer les esprits si les zones inondables n'étaient pas ou peu occupées par l'homme.
(LEDOUX, 2006)

Comme indiqué précédemment, la problématique des risques d’inondations n’est pas


une nouveauté, un grand nombre de travaux de recherche, réalisés au cours des dernières
années, s’articulaient autour de la vulnérabilité et leur méthodes d’évaluation, visant à
contribuer à la gestion et la réduction de ce type de risque, dans cette étape de notre thèse,
nous proposons une lecture littérature et scientifique des importantes études et recherches à
l’effet de connaître et de savoir ce qui est déjà étudié dans cette problématique .

En 2018, Flora Guillier, dans sa thèse de doctorat, a présenté la vulnérabilité du point


de vue de la capacité d’action de la société, afin de contribuer à la gestion des risques,
en termes de connaissances et de soutien décisionnel, pour faire l’évaluation
de la vulnérabilité dans ce sens, elle propose une démarche empirique de l’efficacité des
mesures appliquées au programme d’action de prévention des inondations (PAPI) de France,
les résultats obtenus affirment que l’efficacité des actions à réduire la vulnérabilité permet de
prendre des décisions pour les gestionnaires et influencent sur la politique de gestion.(Guillier
Flora, 2018).

En 2016, Dridi Hadda et al..., dans leurs article, analysent la vulnérabilité urbaine
aux inondations au niveau de la ville de Batna, pour effectuer cette évaluation, ils ont suivi
la méthode d’analyse multicritères à l’aide d’un système d’information géographique, le
résultat obtenu sous forme d’un indice globale de la vulnérabilité. (Dridi HADDA, Guellouh
SAMI, 2016)

En 2015, Belarbi Lakhdar et al.., publient un article scientifique qui traite l’analyse
de la vulnérabilité aux inondations dans la ville de Ghardaïa, ils ont utilisé une approche
systématique basée sur l’analyse statistique des cinq paramètres de l’évaluation des risques
d’inondations (la morphologie urbaine, la population, la fréquence du risque, la pente et le
système de drainage), afin d’identifier les zones à risques d’inondations.(Lakhdar et al., 2015)

7
Chapitre Introductif

En 2013, la thèse de doctorat de Wahiba Menad a pour étudier les risques de crues
superficielles dans la partie Ouest du Grand Alger, elle utilise les outils de traitements
classiques et des simulations numériques pour comprendre les comportements de
l’hydrosystème, ensuite elle a hiérarchisé les facteurs aggravants de crues superficielles, afin
de fournir un ensemble des éléments pour quantifier et cartographier les risques
d’inondations. (Wahiba Menad, 2013).

En 2008, Laroussi Beloulou, dans sa thèse de doctorat, traite le sujet de la vulnérabilité


aux inondations de la ville d’Annaba dans un angle hydrologique, il a examiné les inondations
en termes de facteurs naturels liés aux spécificités climatiques et en un impact anthropique lié
à l’urbanisation et l’aménagement de l’espace, afin de fournir des solutions structurelles et
non structurelles. (BELOULOU, 2008).

En 2007, Aleksandra Barczak et al., dans leurs article confirment que l’évaluation de
la vulnérabilité urbaine face au risque d’inondations exige l’intégration de plusieurs
informations relatives aux déférents enjeux, pour traiter cette complexité, ils ont proposé
l’utilisation du système d’information géographique pour développer les méthodes
d’évaluation de la vulnérabilité, les résultats obtenus par l’application de cet outil se
présentent sous forme d’un indice globale de la vulnérabilité spatialisé. (Barczak & Grivault,
2007).

En 2005, la géographe française Magali Reghezza, elle traite la polysémie du concept


de vulnérabilité et scinde les approches de la vulnérabilité en deux branches : la vulnérabilité
dite « physique », étudiée la vulnérabilité comme conséquence et interroge les éléments
physiques de la vulnérabilité, et la vulnérabilité dite « sociale » qui consiste sur l’habilité à la
résilience. (Reghezza, 2005).

Toutes les études précédentes ont un seul but commun, c’est la réduction des risques
d’inondations dans le milieu urbain, sauf que la différence entre ces études réside dans les
méthodes d’évaluation de la vulnérabilité.

L’état de l’art nous a aidé en premier lieu à enrichir nos connaissances en matière de
méthodes d’évaluation de la vulnérabilité existantes et à choisir les critères d’évaluations en
second lieu.

8
Chapitre Introductif

• Structure de la thèse

Afin d’atteindre les objectifs tracés, notre thèse est structurée en un chapitre
introductif, Six autres chapitres et une conclusion générale :
Chapitre introductif : est consacré au cadre théorique et conceptuel ayant
une relation avec l'objet de la thèse, à l’effet de traiter la problématique, choix de sujet et
Procédé de la recherche, en faisant un état de l'art des recherches précédentes. Il a pour
objectif de cerner les divers concepts ayant trait à la thématique du risque d’inondation et
d’identifier leurs fondements théoriques et méthodologiques, ainsi elle servira de
soubassement théorique

Chapitre I : sera consacré à une lecture approfondie sur l’évolution


des approches et méthodes d’évaluation de la vulnérabilité afin de développer et d’axer notre
réflexion sur les démarches d’évaluation.

Chapitre II : s'appuiera sur une présentation d’un aperçu historique sur les
événements d’inondations en Algérie et une lecture sur la politique de gestion et son cadre
législatif.

Chapitre III : traitera les processus de la protection des villes contre les inondations
dans un premier lieu, et faire un diagnostic à ce qui a été fait par les autorités locales pour la
protection de la ville d’El Bayadh contre le risque d’inondations en second lieu.

Chapitre IV : démontra le cadre de présentation générale de la zone d’étude, afin de


déterminer les différentes caractéristiques influençant sur la vulnérabilité globale de la ville
d’El Bayadh aux inondations.

Chapitre V : est relatif à l’étude du bassin versant de la zone d’étude pour faire
ressortir leurs spécificités.

Chapitre VI : Ce chapitre concernera l’évaluation de la vulnérabilité urbaine de notre


cas d’étude, et sa carte globale. Il est consacré à la méthodologie adoptée pour la spatialisation
du risque d’inondations menaçant la ville d’El Bayadh par le recours aux outils de la
technologie numérique notamment les techniques AHP et SIG

Conclusion générale : Résumera l’ensemble des éléments mise en avant dans les six
chapitres.

9
Chapitre Introductif

II. Conceptualisation
Le développent de la compréhension des phénomènes naturels créateurs de risques
d’inondations est l’un des axes majeurs de la stratégie générale de réduction du risque, et afin
d’évaluer la vulnérabilité urbaine aux risques d’inondations, nous devons comprendre les
notions clés relatives au sujet d’étude :

1. Risque

Selon Isabelle Dervaux, le concept « risque », d’origine Italienne « Risco » , ce mot a


été ajouté à la fin du quatorzième siècle aux dictionnaires de la langue française, il est utilisé
dans deux sens : dans le vocabulaire maritime pour signifier « le danger lié à une entreprise »
et dans le domaine militaire pour désigner « la chance ou la malchance d’un
soldat ».(Dervaux, 1983)

On trouve le mot « risque » comme un danger éventuel plus ou moins prévisible dans
le dictionnaire « Petit Robert », et comme un inconvénient plus ou moins probable, auquel on
est exposé, dans le dictionnaire « Petit Larousse ».

2. Le risque en science géographique

Le risque c’est une menace potentielle, plus ou moins probable dans un milieu indéfini
et dans une période non précisée. (Bailly et al., 2016).

Le risque est une éventualité d’occurrence d’un dégât à cause de la combinaison


spatiale et l’assistance humaines. (Pigeon, 2019)

En 2009 ; Texier propose une compréhension du risque dans un angle conceptuel de


l’évaluation de la vulnérabilité globale, en interrogeant tous les enjeux exposés dans un
territoire et les comportements des populations menacées. (Texier et al., 2009) .

3. Les catégories de risques


Vu la diversité disciplinaire et la manière de comprendre le risque, l’action de la
catégorisation de risque devient très complexe.

Généralement, les déférentes catégories des risques existants actuellement, ont été
établies sur la base de la source d’origine du risque.

En 2002, Jean-François Gleyze, propose une classification des risques, regroupant


quatre catégories : (Gleyze, 2002)
- Risques naturels ;
- Risques technologiques ;
- Risques urbains ;
- Risque sanitaires et environnementaux.

10
Chapitre Introductif

Tableau n°01 : Classification des risques selon Gleyze (2002).


Catégorie de risque Risque
Séisme
Inondations
Cyclones, tempêtes
Risques naturels Mouvement de terrain
Avalanches
Volcans
Feux de forêts
Industriels
Nucléaires
Risques technologiques
Transports de matières dangereuses
Ruptures de barrage
Menace de ruines
Risques bâtiment
Risque diffus (chantier, matériaux…)
Communication
Risque de réseaux Transports
Énergie (Gaz, Electricité, Eau…)
Risques urbains
Danger pour la tranquillité publique, la
sécurité des sociétés
Risque de société Risque pour la protection des biens
Risque diffus (manifestations, grèves…)
Conflits, attentas
Toxicité, pollutions
Risque sanitaires et environnementaux Insalubrité, épidémies, maladies
Risque alimentaires

4. Le risque naturel
De son appellation, il est lié à la nature, et il est défini comme un menace d’un
phénomène naturel, aléatoire plus ou moins probable.(Martin, 2007) .

Il peut être d‘origine ;

- Climatique : inondation, cyclone, Sécheresse…etc. ;

- Géologique : Séisme, Eruption volcanique, Mouvement du Terrain…etc. ;

- Environnemental : Désertification…etc.

11
Chapitre Introductif

5. Aléa, Enjeux et Vulnérabilité

Aujourd’hui, la définition du risque la plus utilisable est : le résultat d’un croisement


de l’aléa et d’une vulnérabilité.

Figure n° 01 : Définition du risque. (Source : MEDD, 2004)


5.1. Quelle définition pour « Aléa » ?

On trouve plusieurs définitions du terme « Aléa » : l’aléa est une menace à spécificités
physiques et une probabilité d’occurrence (N. Gendreau, 1998) , selon Dauphiné, l’aléa est
un événement agressif d’un moment donné et d’une éventualité d’occurrence sur un territoire
(Dauphiné, 2001) , pour Gleyze l’aléa est relatif à la fréquence d’un événement ou sa
probabilité d’occurrence (Gleyze, 2002) .

Le PNUD, caractérise les aléas naturels comme ; « … des phénomènes qui se


produisent dans la biosphère susceptible de faire de différents dégâts, et qui peuvent être
évités, si les activités humaines comme l‘urbanisation arbitraire et la dégradation de
l’environnement sont évités. ».

Généralement, l’aléa est défini selon deux paramètres fondamentaux, une probabilité
d’occurrence (facteur temporel), et un milieu d’influence (facteur spatial). (Texier et al.,
2009) .

12
Chapitre Introductif

5.2. Enjeux

Le mot « Enjeux » signifie tout ce qu’ils sont présents dans une zone à risques et qui
sont installés par l’homme, Alors le terme désigne les personnes, les biens de toutes nature,
les cultures, les animaux et les actions économiques. (Ledoux, 2006a) .

En outre, on trouve la notion « Enjeux » dans les études de risques comme


des facteurs exposés, définis par une utilité fonctionnelle, par une valeur financière et par une
validité économique, donc, dans cette vision, le terme « Enjeux » recouvre une estimation
donnée.

5.3. Vulnérabilité

La recherche bibliographique sur la définition du terme « vulnérabilité » montre


que ce mot était défini par plusieurs auteurs et institutions avec des manières déférentes.

En 1979, l’UNDRO (office of the United Nations disaster relief) a défini


la vulnérabilité avec un niveau d’endommagement de 0 à 100, issu d’un événement éventuel
causé des victimes et des dommages matériels.

Selon Thouret et D’Ercole, le niveau de perte et de dommages causé par un aléa


représente la vulnérabilité, la compréhension de la vulnérabilité a pour but de déterminer les
comportements des aléas sur le territoire. (Thouret & Ercole, 1996).

Gendreau a défini la vulnérabilité comme une fragilité des installations humaines, quel
que soient leur spatial et le risque potentiel. (N. Gendreau, 1998) .

Selon les déférentes définitions, on montre que le terme de la vulnérabilité


est liée étroitement avec le mode d’occupation du sol, Donc on peut déterminer
la vulnérabilité comme une appréciation ou une évaluation de comportement humaine et
économique d’un site susceptible d’être menacé par un aléa.(Ledoux, 2006a).

Tandis que la vulnérabilité est liée aux enjeux, on trouve la classification des types
de la vulnérabilité comme suite :

- La vulnérabilité physique : liée au taux des dommages potentiels des éléments


exposés.

- La vulnérabilité fonctionnelle : tendance d’un élément exposé à souffrir d’une perte


de fonctionnalité.

- La vulnérabilité sociale : consiste sur le facteur de la population et la possibilité de


subir des pertes.

- La vulnérabilité biophysique : c’est la vulnérabilité territoriale, comporte


les enjeux physiques et les espèces humaine et animale.
13
Chapitre Introductif

6. Vulnérabilité urbaine
La vulnérabilité en milieu urbain, résulte d’une convergence d’au moins quatre
paramètres , deux extérieurs au espace urbain : la rapidité de la croissance urbaine et la
disparité des critères de développent socioéconomiques, et deux paramètre intrinsèques : les
effets destructeurs des phénomènes naturels et la morphologie urbaine.(Ledoux, 2006a)

Selon Robert D’ERCOLE (1996), la vulnérabilité d’un espace urbain avec toutes sa
composante se déterminer de manière qualitative et quantitative des éléments structurels :
sociodémographiques, économiques, socioculturels, fonctionnels, institutionnels …etc.

L’étude de ces éléments permet de faire un constat pluridisciplinaire, et offrir une


base de données historique fiable sur le milieu urbain étudié.(Thouret & Ercole, 1996) .

7. Le risque d’inondations
Suite à la recherche bibliographique, on montre que la littérature est très riche en
définitions de ce risque, généralement est défini comme un événement dommageable, produit
par le croisement d’un aléa d’origine climatique (hydrométéorologique), et de la vulnérabilité
sociétale.

Plusieurs auteurs adoptent le risque d’inondations comme un phénomène actif,


restreindre dans le temps et dans l’espace (Gleyze, 2002; Lambert & Prunet, 2000; Scarwell
& Laganier, 2004) .

Selon Bruno Ledoux, on peut distinguer cinq formes d’inondations :

- Les inondations par ruissellement ;


- Les inondations de plaine ;
- Les inondations par remontées de nappes phréatiques ;
- Les inondations par crues torrentielles ;
- Les inondations marines.

14
Chapitre I
Le risque d’inondations :
méthodes d’évaluation
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

Introduction
Les risques d’inondations sont parmi les risques naturels les plus dommageables à
l'échelle mondiale, sont dus à l’interaction complexe de nombreuses composantes, sont
considérés comme un produit de la simultanéité de facteurs topographiques, géologiques
météorologiques avec l'existence anthropique.

La vulnérabilité urbaine face aux risques d’inondations consiste sur l’ensemble


des enjeux (humains, matériels, environnementaux.), installés aux zones menacées, donc les
démarches d’évaluation de la vulnérabilité exigent de déterminer clairement
les composantes de risque.

Les méthodes d’évaluation de la vulnérabilité sont étroitement liées à l’étude des types
des enjeux exposés aux risques, ces méthodes ont conduit à identifier et quantifier les
éléments vulnérables afin de réduire les conséquences des risques.

Depuis plusieurs années, on trouve des différentes disciplines visant la vulnérabilité et


ces méthodes d’évaluation, ce qui rend difficile d’avoir une méthode unique, car les
indicateurs de mesure sont établis en fonction de chaque discipline.

À ce titre le but essentiel de ce chapitre et de faire une lecture sur l’évolution des
approches et méthodes d’évaluation de la vulnérabilité afin de développer et d’axer notre
réflexion sur les démarches d’évaluation.

1. L’évaluation du risque inondation


La hausse augmentation de l’intensité des événements naturels tels que le risque
d’inondations provoque des déséquilibres dans le territoire au niveau social, économique
et environnemental, la lutte contre les événements d’inondations en milieu urbain
est un fait extrêmement complexe à cause de la multiplicité des intervenants d’une part, et la
complexité des déférents enjeux exposés d’autre part, en effet, les risques d’inondations ont
longtemps été analysés en termes d'aléas. Les décideurs et les scientifiques sont accentué sur
les aléas, d’abord, les géographes du risque sont généralement formés aux aléas (géo-
climatologie, géomorphologie, hydrologie). (Leone & Vinet, 2006) .

L’évaluation de risques d’inondations nécessite une bonne estimation des


composantes de ce risque, en adoptant le risque naturel comme un résultat de conjonction
d’un aléa et d’enjeux, donc le processus d’évaluation de ce risque se base sur l’évaluation de
l’aléa et de la vulnérabilité, c’est-à-dire, l’évaluation de risque d’inondations
est une appréciation et estimation de la valeur de l’aléa, et une identification et analyse de la
vulnérabilité pour limiter et réduire les enjeux exposés.

L’évaluation de l’aléa « inondation » c’est chercher à caractériser leur intensité,


s’exprime généralement par la hauteur de submersion, la vitesse de l’écoulement et la durée
de la submersion.

16
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

L’évaluation de la vulnérabilité c’est chercher à recenser, à identifier et à localiser


les enjeux exposés aux phénomènes d’inondations et les hiérarchiser en fonction de leur
plus ou moins vulnérable.

1.1 Méthodes d’évaluation de l’aléa « inondation »

Généralement, l’analyse de l’aléa « inondation » se base sur l’appréciation


de la crue génératrice de l’inondation, en effet, l’analyse de cette composante de risque
appelle à trois approches principales : historiques, hydrologie et hydraulique.

1.1.1 Approche historique et retour d’expérience

L’approche historique permet de retracer le déroulement d’un événement, elle consiste


à recueillir des informations sur les crises constatées, cette approche est aussi utilisée dans
le domaine d’évaluation des risques et leurs composantes (Aléa, Vulnérabilité).

L’investigation sur l’historique d’un événement a pour comprendre le passé, en


particulier l’histoire au sens vague des aléas et l’intensité des phénomènes, l’étude historique
est apparue dans nombreuses recherches comme « approche de retour d’expérience ».

Le retour d’expérience est une procédure transversale, afin de donner des angles
de réflexion, plusieurs définitions de retour d’expérience soulignent l’importance de
l’investigation chronologique des risques :

- « Le retour d'expérience pour les risques est l'analyse détaillée d'un événement
passé, dans le but d'améliorer la connaissance et de renforcer si nécessaire, la
chaîne de sécurité. » (Wybo, 2009) .

- « Le retour d’expérience est une démarche consistant à apprendre


de ce qui se passe et de ce que s’est passé pour mieux maîtriser l’avenir. »
(Mortureux, 2002)

1.1.2 Approche hydrologie


Cette approche a pour but d’étudier les ruissellements, les flux des cours d’eau et les
inondations, donc elle consiste sur les paramètres des cours d’eau ; l’objectif principal de ce
type d’étude est de déterminer les périodes de retours et de définir les débits de crue
et la durée de submersion. (Lelièvre et al., 2008)

1.1.3 Approche hydraulique


L’hydraulique est la science du traitement des crues en tenant compte la morphologie
de la surface en termes de formes, pentes et perméabilités, pour estimer la hauteur
de l’eau de l’écoulement, ensuite pour calculer la vitesse du courant. (Arnaud-Fassetta et al.,
2002).

17
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

1.2 Méthodes d’évaluation de la vulnérabilité

La vulnérabilité est une composante fondamentale dans l’équation de risque global,


l’une de nombreuses définitions de cet élément est celle de Robert D’Ercole (1994), la
vulnérabilité se distingue en deux grandes divisions, la première du point de vue Social
comme une propension à l’endommagement, la deuxième du point de vue Technique en tant
qu’une quantification de l’endommagement, donc leur analyse a une même importance avec
l’analyse de l’aléa.

Au regard de l’ensemble des travaux de recherche sur la gestion des risques naturels,
on constate que la vulnérabilité est un élément fondamental et très essentiel dans la gestion
globale des risques, tandis que la notion de la vulnérabilité est très polysémique
et incontournable évolutive par le temps et même par l’espace, cette notion de vulnérabilité
caractérisée par des enjeux matériels et immatériels (Laganier & Scarwell, 2003) , la diversité
des disciplines qui étudient la vulnérabilité ( pour chaque discipline sa définition), engendrant
des divergences pour la gestion des risques, la pluralité de ces définitions montre des
déférents aspects de la vulnérabilité.

Le but et l'objectif général de ces disciplines sont communs, contribuant à la réduction


du risque global, donc il est nécessaire de faire une lecture approfondie sur les démarches
d’évaluation de la vulnérabilité déjà existantes pour choisir une méthode (démarche)
convenable et adéquate pour notre recherche (objet de la thèse).

Les chercheurs français Jean-Claude Thouret et Robert D’Ercole partent


de l’étymologie du terme de vulnérabilité : la vulnérabilité est le fait d’être sensible aux
blessures, aux attaques ou d’éprouver des difficultés pour recouvrir une santé mise en péril.

Cette définition revient alors la prise en compte de deux effets de la vulnérabilité aux
risques naturels. : (Ledoux, 2006a)

➢ Les dommages éventuels ou la capacité d’endommagement des phénomènes


naturels menaçants ;

➢ La difficulté de la société mal préparée face à la réaction adéquate vis-à-vis la


crise.

Ces deux effets nous mènent à deux approches du système de vulnérabilité :

- L’approche 1 : est de mesurer les dommages potentiels aux éléments exposés.

- L’approche 2 : cette approche est complémentaire de la première et vise à identifier


les conditions ou les facteurs qui affectent la capacité à répondre aux situations de
crise.

18
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

1.2.1 La vulnérabilité comme un système

Selon Thouret et D’Ercole, la vulnérabilité est un système qui implique


des dommages physiques et moraux aux humains et des dommages potentiels aux éléments
exposés. (Thouret & Ercole, 1996)

Ce système est soumis à de nombreux facteurs structurels, géographiques et


situationnels :(Ledoux, 2006a)

• Sociodémographique et économiques ;
• Socioculturels ;
• Techniques ou physiques relatifs au bâti et aux matériaux exposés ;
• Fonctionnels ;
• Institutionnels.

Ces différents facteurs de vulnérabilité ont leurs propres échelles temporelles et


spatiales, selon la nature de l’élément vulnérable, le plan organisationnel, la situation
géographique et la phase d’analyse (avant, pendant ou après la crise). Donc, il est clair que
la vulnérabilité est définie comme un système dynamique basé sur de nombreux facteurs
directs et indirects, souvent en interactions complexes. (Leone & Vinet, 2006) .

1.2.2 La vulnérabilité comme une propension à subir des dommages

Lors du colloque international « Croissance urbaine et risques naturels dans les pays
en développement », tenu les 2 et 3 décembre 1994 à l’université Blaise-Pascal, Clermont-
Ferrand, plusieurs interventions ont examiné le sujet de la vulnérabilité des sociétés
et des milieux urbains.

Robert D’Ercole ( géographe français) a élaboré une lecture transversale


de ces communications et présenter une synthèse générale sur les concepts et les déférentes
approches de la vulnérabilité et publie sous forme d’un article en 1996 (Thouret & Ercole,
1996), Cet article a été adopté dans de nombreux ouvrages et travaux scientifiques qui
s’intéressent la vulnérabilité aux risques naturels comme une référence nécessaire pour
comprendre les méthodes d’évaluation de la vulnérabilité des facteurs exposés aux risques
naturels.(Gleyze, 2002; Hafnaoui et al., 2020; Lamaury et al., 2021; Ledoux, 2006a; Leone & Vinet,
2006) .

Après avoir consulté cet article, nous avons constaté que l’auteur a distingué trois
démarches ou approches d’analyse du système de la vulnérabilité : (Thouret & Ercole, 1996)

19
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

[Link] Démarche qualitative

Cette approche présente la vulnérabilité exposée comme la propension d’une société


donnée a accepté des dommages dans l’éventualité en cas d’un phénomène naturel ou
anthropique. Cette tendance varie en fonction du poids de certains facteurs qu’il est
indispensable d’identifier et d’analyser, ils provoquent une certaine forme de réaction de la
société pouvant aller de l’absorption passive au refus radical des dommages.

[Link] Démarche semi-quantitative

Cette deuxième approche, consiste sur la décomposition de la société en groupe


sociaux et spatiale sur une hiérarchisation, en fonction les dégrée d’exposition
des personnes, biens et activités.

[Link] Démarche quantitative

La dernière approche c’est de quantifier la vulnérabilité par un pourcentage


d’endommagement ou un degré de pertes potentiels résultant d’une catastrophe engendrée
des dégâts au niveau de domaine matériels, social et environnemental, en effet la démarche
de degré de pertes potentielles a été développée par les Nations-unies en 1993 sous la forme
d’un indicateur compris 0 et 1 .(Gleyze, 2002) .

20
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

Figure n° 02 : les différentes approches de l’évaluation de la vulnérabilité


développé par Robert D’Ercole 1995

21
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

1.2.3 La vulnérabilité des enjeux


En partant de la définition du « Gleyze » ; la vulnérabilité consiste sur
la gravité des conséquences de l’incident sur l’ensemble des enjeux exposées
(social, Matériels et Activité, Environnemental).

D’autre part, selon Robert d’Ercole, la notion de la vulnérabilité se retrouve


dans les études de risques sous forme :

La vulnérabilité peut correspondent à une mesure de l’endommagement éventuelle


des biens, personnes et activités et ses répercussions sur le contexte économique.

La vulnérabilité peut être perçue à travers la capacité de tolérance des sociétés


à des crises potentielles.

Selon les deux idées précédentes, et au regard les déférents travaux scientifiques
sur la gestion des risques et l’analyse de la vulnérabilité, on peut regrouper les approches
de l’évaluation de la vulnérabilité en deux axes principales :(Ercole et al., 2015; Reghezza,
2005)

- La vulnérabilité sociale : consiste sur le volet social.

- La vulnérabilité biophysique, étudie la vulnérabilité comme conséquence


sur les enjeux physiques de la vulnérabilité afin de déterminer les dommages. (Leone
& Vinet, 2006) .

Ces deux axes peuvent être rétrospectifs ou prospectives quantitatives


ou qualitatives, et prendre en compte les différents facteurs de la vulnérabilité globale
(Humaine, Matériels, environnementales…Etc.).

[Link]. La vulnérabilité sociale :

Plusieurs définitions de la vulnérabilité sociale ont retrouvé (Leone & Vinet, 2006;
McEntire, 2012), le géographe Blaiki et ses collègues présentent une définition synthétique
de la vulnérabilité sociale en fonction de capacité d’un individu ou d’un groupe d’anticiper
les résultats d’un risque naturel, d’’y faire face, d’y résister et de s’en remettre ». (Blaikie et
al., 2005)

Les méthodes d’évaluation de la vulnérabilité sociale considèrent plus le problème


de la réaction des personnes de la société face à une crise potentielle (Guillier & Flora, 2018).

En basant sur les seuils socioculturels, on peut regrouper les façons de réactions
sociétales en trois grandes formes suivantes : (Thouret & Ercole, 1996)

- L’acceptation de l’endommagement
- L’impact lié à la réaction faible.
- L’acceptation de la réduction de l’endommagement.
22
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

[Link] La vulnérabilité biophysique :

La vulnérabilité en qualité de conséquence sur les éléments physiques


afin de déterminer l’endommagement, la vulnérabilité que l’on va quantifier de biophysique
est étendue comme « Action de l’aléa, de l’exposition et de la sensibilité
aux impacts de l’aléa » (Reghezza, 2005) , elle est donc identifier par la nature de l’aléa.

Auquel le système « Enjeux » est exposé, c’est-à-dire, elle est pensée en termes
de dommages ce qui implique sur la vulnérabilité globale.

Dans cette approche le risque considère comme « espérance des dommages »


(Gleyze, 2002) , ici le risque se présente comme un croisement de l’aléa et de la vulnérabilité
suivant la formule au-dessus:

Figure n° 03 : Equation scientifique du risque (Source : Gleyze, 2002)

L’évaluation de la vulnérabilité dans ce sens se faite en fonction de l’aléa,


de fait la notion « espérance de dommages » est simplifie par l’utilisation d’un tableau
quantifiant le degré de l’aléa et de la vulnérabilité. (Manche, 2000), tableau n°02

Tableau n° 02 : Les niveaux de la vulnérabilité n fonction de l’aléa (Manche, 2000)

Vulnérabilité forte Vulnérabilité Moyenne Vulnérabilité faible

Aléa fort Fort Fort Moyen

Aléa Moyen Fort Moyen Moyen

Aléa faible Moyen Moyen Faible

Donc, lorsque nous tentons d’évaluer la vulnérabilité, nous nous heurtons à la


pluralité de définitions et des approches, de nombreux auteurs insistent aujourd’hui sur la
nécessité d’une approche synthétique de l’évaluation de la vulnérabilité. (Roberts et al.,
2009; Young et al., 2006)

23
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

1.2.4 Approche synthétique de la vulnérabilité :


Selon André Dauphiné (2003), la vulnérabilité synthétique reflète la fragilité
d’un système et sa composante et de façon indirecte, sa capacité à maîtriser la crise générée
par un aléa, c’est-à-dire plus un système est qualifié à se rétablir la catastrophe
moins il est vulnérable. (Dauphiné, 2003)

L’approche synthétique envisagera la vulnérabilité par le type d’enjeux (Leone &


Vinet, 2006)

- Structurale ;
- Corporelle ;
- Humaine ou sociale ; ;
- Institutionnelle ;
- Environnementale ;
- Fonctionnelle.

✓ Structurale : généralement, l’objectif de l’évaluation du facteur structurale


est de définir la fragilité technique des immeubles et des infrastructures face aux
risques potentiel.

✓ Corporelle : ce facteur vise à évaluer les pertes humaines en fonction du degré des
dommages.

✓ Humaine ou sociale : ce facteur soulève la problématique de la capacité d’adaptation,


et les comportements face aux événements dommageables.

✓ Institutionnelle : ce facteur a pour but d’analyser la capacité de réaction des entités


face à une crise.

✓ Environnementale : Evaluer les impacts et les effets d’une catastrophe sur les
éléments composantes du milieu naturel (Ressources en eau, végétation …Etc.).

✓ Fonctionnelle : Estimation de l’efficacité de la politique de prévention et de


l’organisation de secours en cas de risque.

24
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

1.2.5 Approche de l’analyse multicritères de la vulnérabilité :

Si la vulnérabilité un système complexe composé par des déférents facteurs, leur


évaluation exige l’insertion de nombreuses informations liées aux enjeux exposés à une crise
potentielle (Des enjeux humains, matériels, environnementaux …Etc.), à ce titre plusieurs
auteurs proposent les méthodes hiérarchiques multicritères (AHP) pour analyser et évaluer la
vulnérabilité.

La méthode d’analyse multicritère hiérarchique (AHP), a développé en 1971


par Thomas Saaty (Wind & Saaty, 1980) , "C’est une théorie de la mesure relative des critères
intangibles" (Saaty, 1988) . Cette méthode est un cadre pour une prise de décision efficace
et rapide par la simplification et la dissociation du problème complexe en parties.
(Amrozi et al., 2020).

En effet, la méthode hiérarchique multicritères est une procédure systématique


pour représenter les éléments d’un problème quelconque (Saaty, 1982) . Cette méthode
permet de calculer les poids et d’évaluer les critères.

Les méthodes hiérarchiques multicritères (AHP) s’utilisent généralement


dans les domaines de gestion des entreprises ou des projets, lorsque les décideurs se trouvent
confrontés par des problèmes complexes relatifs au choix ou d’évaluation.

Les approches multicritères ont été déjà utilisées avec sucées dans le domaine
de l’évaluation de la vulnérabilité globale des territoires face aux catastrophes,
en matière de risque d’inondations, la méthode (AHP) a été utilisée pour comparer
la vulnérabilité de différents sites selon des critères socio-économiques, hydrauliques
et organisationnels de secours (Amrozi et al., 2020; Dash & Sar, 2020; Hu et al., 2017;
Kazakis et al., 2015; Levy, 2005; Sinha et al., 2008; Vaidya & Kumar, 2006; Zou et al., 2013)

[Link] Le processus de la méthode hiérarchique multicritères


Les techniques multicritères hiérarchiques visent à caractériser la vulnérabilité
des zones urbaines exposées aux risques liés aux modes d’utilisation des sols, en comprenant
la vulnérabilité quantitativement à partir d’une variété de données qualitatives. Chaque critère
de vulnérabilité est normalisé puis pondéré selon son importance supposée.
Enfin, un seul indice d’évaluation définit la valeur globale de l’usage du sol en matière
d’enjeux socioéconomiques. (Barroca et al., 2005) .

Thomas Saaty organise la méthode (AHP) en trois étapes principales :


la décomposition du problème, la comparaison et la synthèse des priorités et l’étude
de la cohérence des jugements.

25
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

a) La décomposition du problème
La méthode AHP scinde le problème global à des critères plus petits évaluable
en conservant leurs impacts sur l’ensemble, le principe de l’AHP appliquée ; le problème
est fragmenté en trois niveaux : objectif, critères et Alternatives possibles.
(Bojovic & Milenkovic, 2008)

Objectif

Critère 1 Critère 2 Critère 3 Critère 4

Alternative Alternative Alternative


1 2 3

Figure n° 04 : La structure générale de la AHP (Source :Ouma & Tateishi, 2014)

b) La comparaison :
La construction d’une matrice carrée pour la comparaison relative de critères de même
nature et de même niveau de la hiérarchie (Renard & Chapon, 2010)

Critère C1 C2 ….. Cn

C1 1

C2 1

….. 1

Cn 1

C1 C2 …….. Cn

L’utilisation de l’échelle numérique adéquate proposée par Saaty 1980 (tableau n° 03)
pour l’évaluation de l’intensité de l’importance uniquement pour la partie supérieure de la
matrice (La partie inférieure contenant les résultats réciproques). (Renard & Chapon, 2010)

26
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

Tableau n°03 : L’échelle de l’importance


Degrés
d’importance Définition Explication
de chaque
caractéristique
Deux caractéristiques contribuent de la même
1 Importance égale
façon à l’objectif.

Faible importance L’expérience et l’appréciation personnelles


3 d’une caractéristique favorisent légèrement une caractéristique par
par rapport à une autre rapport à une autre.

Importance forte ou L’expérience et l’appréciation favorisent fortement


5
déterminante une caractéristique par rapport à une autre.

Importance très forte Une caractéristique est fortement favorisée et sa


7
ou attestée dominance est attestée dans la pratique

Les preuves favorisant une caractéristique par


9 Importance absolue rapport à une autre est aussi convaincantes que
possible.

Valeurs associées à des


2,4,6,8 jugements Lorsqu’un compromis est nécessaire.
intermédiaires

c) La priorisation et étude de la cohérence des jugements :

c.1) Priorisation
Parmi les meilleures méthodes pour mesurer le poids des critères, c’est la moyenne
géométrique. Cette dernière est calculée en multipliant les éléments de chaque ligne et en
prenant leur nième racine où (n) est le nombre de critères. Ensuite, normalisez la colonne de
la somme des entrées ; le poids de chaque critère est obtenu en divisant chaque entrée par la
somme de toutes les entrées (Saaty, 1982)

Il est nécessaire de signaler que la somme des poids de tous les critères est égale à 1.

c.2) Cohérence des jugements


Pour tester la cohérence et juger si les données obtenues ont un rapport logique entre
elles, Thomas Saaty propose de suivre les démarches suivantes :

27
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

Où λmax c’est la plus grande valeur propre de la matrice :

max = (Pr1*  c1 + Pr2 *  c 2 + ... + Prn *  cn )

IC
RC =
IR
Le taux de cohérence final (RC) c‘est le contrôle des évaluations, si sont suffisamment
cohérentes ; le IR c’est l’indice de cohérence aléatoire en fonction de nombre des critères
utilisé dans la matrice (tableau n° 04)

Tableau n°04 : Indices de cohérence aléatoire (Saaty 1982)

n 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

IR 0 0 0.58 0.9 1.12 1.24 1.32 1.41 1.45 1.49

D’après Thomas Saaty, si le RC est supérieur à 0.1, il y a une incohérence


dans les évaluations, donc la matrice devra être réévaluée (Hafnaoui et al., 2020; Thaibaoui et
al., 2022) .

1.2.6 Synthèse des méthodes d’évaluation de la vulnérabilité


À la lumière de ce qui précède, on peut résumer les différentes approches d’évaluation
de la vulnérabilité en deux grandes approches complémentaires :

- Approche rétrospective : consiste sur le cadre de retours d’expérience.

- Approche prospective : consiste sur les méthodes d’évaluation.

Pour les deux approches, on peut évaluer la vulnérabilité, de façon quantitative


ou qualitative soit à travers :

- La sensibilité aux dommages ;


- La détermination de l’endommagement ;
- L’habilité de réaction à l’endommagement.

28
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

Figure n° 05 : Synthèse des méthodes d’évaluation (Source : Leone & Vinet, 2006).

29
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

2 La gestion du risque d’inondations

La gestion du risque d’inondations consiste sur l’ensemble des techniques, procédures


et méthodes qui peuvent être mises en place et opérationnels pour réduire les impacts
et les effets de cet événement.

La difficulté de la gestion du risque d’inondations traduit par l’intervention


de plusieurs acteurs, donc les solutions sont multiples et multiformes, mais pour un but
commun (la réduction du risque).

De façon générale, les procédures de gestion de risque d’inondations peuvent être


regroupées en deux grandes actions :

- Des actions structurelles agissent sur le caractère aléatoire du phénomène.

- Des actions non structurelles pour réduire la vulnérabilité et les dommages.

2.1 Les actions structurelles


Ce sont des interventions et des actions physiques sur les caractéristiques
hydrologiques de l'aléa afin de réduire les conséquences des inondations, étant donné
la difficulté de contrôler les événements météorologiques tels que les inondations
et leurs gravités sur le territoire, la réduction de l’endommagement
se fait par des modifications sur l’écoulement des rivières de manière la fréquence des crues
revues à la baisse, on peut résumer les interventions à incidence structurelles
en deux formes :

2.1.1 Augmentation des capacités d’écoulement :


C’est des interventions assurées par les aménagements des cours d’eau, ces
aménagements peuvent être sous forme de rectification et recalibrage de lit, constructions des
ouvrages d’art, et mise en place des systèmes s’évacuation de l’eau ruisselante.

2.1.2 Augmentation des capacités de stockage


Ce sont des projets a pour but d’augmenter la capacité de stockage des eaux
ruisselantes afin de diminuer la vitesse et le débit de l’écoulement, tels que la construction des
bassins de rétention des eaux d’orage et de ruissellement.

2.2 Les actions non structurelles


Ce sont des mesures misent sur le changement de certains comportements sur le milieu
pour le but de réduire la vulnérabilité des enjeux exposés, ces mesures peuvent être sous
forme de réglementations, préventions et d’alerte (Gleyze, 2002) .

30
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

Selon Grélot, les mesures non structurelles peuvent être groupées en quatre catégories
(Grelot, 2004) .

1. Modification des modes d’occupation du sol ;

2. Intervention sur les éléments physiques ;

3. L’engagement d’une gestion dynamique pour les enjeux mobiles ;

4. Système de mutualisation ou d’assurance.

3 La prévention du risque
Le processus de la prévention du risque naturel de manière générale, c’est l’ensemble
des actions et mesures tendant à éviter l’existence du risque, quand le risque naturel
est un résultat d’une conjonction de l’aléa et la vulnérabilité, la prévention donc consiste
à diminuer la probabilité d’occurrence de l’événement et à réduire la fragilité des enjeux
exposés.

Généralement, la prévention du risque se base sur sept pilotis :

1) La connaissance des aléas : l’efficacité de prévention des risques naturels se base


fondamentalement sur la disponibilité de données fiables sur l’événement en temps
opportun ; l’ensemble des éléments d’informations afférentes à ces risques
sont recueilles par les services de l’état qui disposent de moyens scientifiques
appropries, les données disponibles doivent être mis à la disposition de l’ensemble
des intervenants responsables du dispositif mis en place à cet effet.

2) La surveillance des phénomènes : l’objectif principal de la surveillance


des phénomènes vise à disposer de données suffisantes avant sa production, en vue de
prendre à l’avance l’ensemble des dispositions nécessaires dont la plus importante
c’est l’alerte donnée aux citoyens potentiellement touchés par les risques en question.

3) L’information préventive : la mise à la disposition de la population des données


sur les risques encourus par phénomène prévu est primordiale, sensibilisation
de la population concernée sur l’événement reste aussi essentielle en vue de leur
permettre de prendre l’ensemble des dispositions nécessaires en vue de limiter
au maximum les risques encourus par un comportement approprié apte à faciliter
l’intervention des autres parties.

4) La maîtrise de l’urbanisation : considérée comme un outil très efficace qui consiste


à utiliser la réglementation d’utilisation des sols en fonction des risque son principe
et d’interdire la construction sur des zones à haut risque d’aléas et à la limiter
au maximum par un outil phare de cette maîtrise et le plan de prévention des risques
à l’échelle communale.

5) La réduction du risque : par des fonds spéciaux destinés principalement à financer le


programme d’action tracé par l’Etat.

31
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

6) La préparation : le maire considéré comme le premier responsable des biens et des


personnes qui a le devoir d’élaboration du plan communal de sauvegarde, se basant
sur les mesures de protection immédiate des personnes aussi des consignes de sécurité
et le mode de diffusion pour alerter la population de la commune, il a pour mission
aussi d’accompagner et de soutenir ce dernier.

7) Le retour d’expérience (REX ou RETEX) : les événements ou les catastrophes


qui se sont passé au paravent sont des éléments essentiels pour la collecte
des informations afin d’analyser leurs causes et faire le correctif des mesures prises, ça
permet de faire un constat et mieux géré les crises au futur, c’est une démarche
qui permet la réduction des coûts des catastrophes.

4 La gestion des inondations dans le monde


Aux Etats-Unis, la gestion de risque d’inondations se base sur l’idée de coûts-
avantages, le Federal Emergency Management Agengy (FEMA) c’est le modérateur
principal de la gestion de ce risque dans les Etats-Unis.(Ledoux, 2006b)

Dès 1950, un premier guide opérationnel de l’évaluation coûts-avantages a été édité


avec les travaux de géographe GILBERT WHITE.(White & Haas, 1975)

Selon le guide de GILBERT, trois formes de pertes doivent être considérées :


les dommages physiques, les pertes d’activité et les coûts de gestion de la crise.

Les démarches américaines dans la gestion du risque d’inondations s’intéressent


les estimations des dommages monétaires qui influençaient sur l’économie globale du pays.

En Angleterre, la gestion des risques d’inondations se divise en une politique


de protection (Flood Defence), et politique de maitrise de l’urbanisation
(Flood Plain Management), les procédures d’évaluation des dommages s’inscrivent dans
la politique de protection.(Beucher, 2008)

Les pouvoirs publics de l’Angleterre ont confié au Flood Hazard Reaserch center
( FHRC) de l’université de Middlesex, les travaux de recherche dans le domaine de la gestion
du risque qui ont débouché sur la publication d’un guide méthodologique pour l’analyse
et la gestion du risque d’inondations.(Barraqué & Gressent, 2004)

En Suisse, les autorités ont mis au point une approche pour homogénéiser l’analyse
de risque sur l’ensemble du territoire, afin d’élaborer des documents de zonage pour
les travaux de protection envisages, (November et al., 2007) cette approche passe par trois
niveaux :

Niveau1 : analyse des composantes de risques (Aléa, Vulnérabilité) quantitativement


et qualitativement.

Niveau 2 : introduction des éléments de valorisation économique.

Niveau 3 : catégorisation les niveaux de prévision requis.

32
Chapitre I : Le risque d’inondations : méthodes d’évaluation

En France, les risques d’inondations sont devenus un objet de politique public depuis
les années 1970, la stratégie de gestion en France se divise en deux politiques : une politique
de sécurité, consiste sur les actions et les interventions physiques sur les aléas d’inondations,
et une politique d’urbanisme, consiste sur la mise en disposition des outils nécessaires afin de
réduire la vulnérabilité des enjeux.(Garry, 1993)

Conclusion
La vulnérabilité est un concept très complexe et multidisciplinaire, aussi sa
caractérisation passe par une analyse très complexe.

À partir de ce chapitre, nous avons montré que les méthodes d’évaluation


de la vulnérabilité sont diverses et la démarche évaluative est très complexe, il s’agit
d’intégrer un grand volume d’informations relatives aux enjeux et nécessite un nombre
important de ressources et des techniques spécifiques.

33
Chapitre II
Les inondations en Algérie :
Gestion et cadre juridique
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

Introduction
Devant l’ampleur croissante du risque d’inondations, que ce soit en Algérie ou ailleurs
dans le monde, on constate que la réduction de ce risque par la gestion fait partie dans
la stratégie globale de développement durable des pays.

La gestion des risques comporte plusieurs phases d’analyses, d’actions


et des dispositions, elle est très complexe au regard la diversité des intervenants.

Dans ce chapitre, nous avons présenté un aperçu historique sur les événements
d’inondations en Algérie et une lecture sur la politique de gestion et son cadre législatif, pour
objet de faire une vision globale sur la capacité du système de gestion et de prévention contre
le risque d’inondations en Algérie.

1. Les événements d’inondations en Algérie


Au cours de son histoire, l’Algérie a connu de nombreuses catastrophes de grande
et moyenne ampleur, particulièrement celles liées aux inondations (REDJEM et al., 2020),
la contribution à la réduction des dommages causés par ces événements et la mise en place
des dispositions adéquates nécessitent en premier lieu la connaissance des événements
précédents par l’élaboration des inventaires chronologique. (Salah, 2004)

Le tableau suivant représente le recensement des événements d’inondations en Algérie


dans les dernières années, ce tableau est élaboré selon les données disponibles.

Tableau n° 05 : Les événements d’inondations en Algérie

Nature de dégâts
Date Commune
Humains Habitats Matériels
12/10/1971 AZZAZGA 40 morts
27 au 29/03/1973 ANNABA

ALGER
28 au 31/03/1974 4570 habitats 27 millions
TIZI OUZOU 52 morts
détruits DA
44 morts 365 habitats
01/09/1980 EL EULMA
50 blesses détruits
17/11/1980 GHARDIA

11/11/1982 ANNABA
10 morts 200 habitats
22/08/1983 BIRRINE
10 blesses détruits
JIJEL 20 morts
03/02/1984 1140 familles
CONSTANTINE
sinistrées
35
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
8000 habitats
SKIKDA
détruits
157 familles
GUELMA 03 disparus
sinistrées
777 familles
KHENCHLA
sinistrées
OUM EL 144 maisons
BOUAGHI détruites
JIJEL
CONSTANTINE
SKIKDA
01/01/1985
GUELMA
ANNAA
EL TARF
Dizaines de
05/07/1987 Batna 02 morts familles
sinistrées
17/06/1989 Tiaret
02 morts 35
01/09/1989 BISKRA
blessés
21/09/1989 M’SILA
11/10/1989 EL TARF
15/10/1989 Ain Defla
03/06/1991 Ghardaïa 09 morts

361 familles
ALGER
sinistrées
BLIDA
106 familles
TIPAZA
sinistrées
26 au 27/01/1992 23 familles
CHLEF
sinistrées
36 familles
AIN DEFLA
sinistrées
87 familles
MEDEA
sinistrées
22 morts, Dizaines de
20/10/1993 Oued R’hiou 20 blessées familles
sinistrées
BORDJ BOU
ARRERIDJ
Bilan national :
23/09/1994 M’SILA
27 morts, 84 blessés et 941 familles sinistrées
DJELFA
MEDEA

36
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
BOUIRA
TIARET
AIN DEFLA
Dégâts
matériels
GHARDAIA
évalués à 270
millions DA
Dégâts
matériels
29 /09/1994 LAGHOUAT
évalués à 05
au
millions DA
02/10 /1994
08 morts 22 familles
BISKRA
sinistrées
MASCARA 02 morts
TISSEMSSILT 09 morts
SIDI BEL ABBÉS 02 morts

OUM EL 350 familles


06/10/1994
BOUAGHI sinistrées
158 familles
06/02/1996 El Khemis
sinistrées
05 morts et
Annaba 10 blesses
04/04/1996

El Taraf

24 /09/1998 Bouira

06 Octobre 1998 DJELFA


12 morts 174 maisons
14 Janvier 1999 Adrar détruites

01 mort, 01 13 habitations
28 Septembre 2000 BOU SAADA disparu détruites

AIN 09 morts
14 Octobre 2000
TEMOCHENT
NAAMA 05 morts
23 Octobre 2000

SIDI BEL ABBES

24 Octobre 2000 01 mort


TISSEMSILT

CHLEF

37
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

AIN DEFLA
772 morts, 30 milliards de
09/11/2001 BAB EL OUED 320 blessés dinars

19/10/2002 TAMANRASSET

14/04/2004 ADRAR
93 morts, 86 2,5 milliards de
01/10/2008 GHARDAÏA blessés dinars

400 familles
01/10/2011 El Bayadh 18 morts sinistrées

15/09/2015 12 morts
TAMANRASSET

Source : Bilan officiel de la protection civile

Le tableau montre que presque la totalité des régions Algériennes touchées par les
inondations, en effet, lors de la conférence nationale sur les risques majeurs, qui été déroulée
le 23/24 Octobre 2018, le ministre de ressources en eau déclare que le phénomène de
l’inondation ne connait pas d’exception sur le plan spatiale, dont les inondations touchées
toutes les régions de territoire Algérien (Centre, Ouest, Hauts Plateaux, Est et Sud) , ainsi le
ministre déclare que 689 sites exposés aux risques d’inondations en Algérie, la figure (06)
représente la classification des zones à risque d’inondations d’après la déclaration du ministre.
D’autre part, Myriem Nouri et ses collègues (2016), ont été élaborés une étude historique
des inondations en milieu urbain sur le territoire Algérien dans la période 1852/2015, cette
étude a donné un recensement sur les wilayas les plus touchées par les inondations :(Nouri &
Ozer, 2016)

1. Constantine avec 15,6% des cas sur l’ensemble des données recensées,

2. Tizi Ouzou avec 8,9%, des cas sur l’ensemble des données recensées

3. Ain Defla avec 5,6%, puis, des cas sur l’ensemble des données recensées

4. Alger, Ghardaïa et Bouira avec 4,4%, des cas sur l’ensemble des données recensées

38
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

Figure n°06 : la classification des zones à risque d’inondations (Source : MRE,2018)

Figure n°07 : Les villes au plus haut pourcentage d’évènements recensés


(Source : Nouri & Ozer, 2016)

39
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
2. Type des inondations en Algérie
En Algérie, et selon les caractéristiques des crues, on peut dire que la majorité
des événements sont des inondations de types torrentiels.

Les inondations torrentielles, sont des manifestations intense et brutales


générées par des événements pluvieux intensif et localisé affectant les petits bassins versants
(Vinet, 2003).

Ce type d’inondations est très risqué à cause de leur imprévisibilité, comme celui-ci
frappait la ville de GHARDAI en 2008.

3. Les causes des inondations en Algérie


Les causes des inondations survenues en Algérie selon le type de l’aléa peuvent limiter
en trois causes :

3.1. Situations météorologiques remarquables : la forte pluviosité c’est la cause


principale de la plupart des inondations en Algérie, telles que les inondations
du 23/09/1994 qui ont touchées les wilayas de M’sila, Médéa, Bordj Bou Arréridj,
Djelfa, Tiaret, Ain Defla et Bouira.

3.2. Actions de l’homme : généralement, consiste sur les comportements de l’homme


sur l’occupation de sol qui favorisent l’exposition aux averses saisonnières, tels que
les constructions illicites, le gonflement des Oueds par les décombres et les ordures.

3.3. La topographie défavorable : le milieu topographique défavorable, la situation


géographique des villes et les zones urbaines par rapport aux aléas
sont des causes de plusieurs inondations en Algérie, notamment les agglomérations
traversées par des vallées comme (El Bayadh, Sidi Bel Abbes, Bordj Bou Arréridj),
et le cas des villes situées aux pieds d’une montagne (Ain Defla, Batna, Médéa).
Les photos suivantes montrent les dommages causés par quelques inondations
catastrophiques en Algérie.

Photos n°01 : les inondations de Ghardaïa (Octobre 2008)


(Source : Direction générale de la protection civile)

40
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

Photos n°02 : les inondations d’Ain Defla (Octobre 2020)


(Source : Direction générale de la protection civile)

Photos n°03 : les inondations de Bab El Oued (Novembre 2001)


(Source : Direction générale de la protection civile)

Photos n°04 : les inondations de Béchar (Octobre 2008)


(Source : Direction générale de la protection civile)

41
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
4. La politique de gestion des risques en Algérie :

La prévention contre les risques naturels et technologiques représente


un intérêt particulier dans la stratégie globale pour le développement durable du pays.

La politique Algérienne dans le domaine de réduction des risques majeurs a débuté


avec le séisme d’EL Asnam (Chlef aujourd’hui) du 10 Octobre 1980, et a été enrichie
après les inondations de Bab El oued (Alger) du 09 septembre 2001 et le séisme
de Boumerdes en 21 Mais 2003. (Belazougi, 2018)

En effet, la politique de prévention des risques en Algérie se base principalement


sur les institutions nationales et locales, on se trouve dans le contexte général
de ces politiques deux principaux volets :

• Volet de la prévention des risques.


• Volet de l’organisation des interventions et des secours (ORSEC).

Dernièrement, et dans le cadre de la coopération internationale, l’Algérie a fait


des efforts pour développer et évoluer sa stratégie de gestion des risques, dont elle est passée
d’une vision basée sur la réponse aux risques à une vision plus vaste qui comprend la gestion,
l’anticipation et la réduction des risques, en effet, lors du conseil interministériel tenu le
21/09/2019, l’Algérie a été adopté une stratégie générale de lutte et de prévention du risque
d’inondations et un plan national d’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2030.
(Belazougi, 2018)

La politique de gestion des risques en Algérie à pour :

➢ Le renforcement des capacités des institutions.


➢ La détermination des aléas et la vulnérabilité.
➢ L’encouragement d’une politique participatif et intégrée.
➢ La promotion du savoir,
➢ L’information et l’éducation du public.

5. Aperçu Législatif
En Algérie, la vision de prévention des risques majeurs est apparue après le séisme
du 10 octobre 1980 d’EL Asnam (Chlef actuellement). Où les législateurs algériens ont
élaboré plusieurs lois relatives à la prévention des risques majeurs et la mise en œuvre des
procédures visant à limiter la vulnérabilité des hommes et des biens aux risques potentiels.

42
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
5.1. Décret n° 85-231 du 25 août 1985 relatif à l'organisation des interventions et secours
en cas de catastrophe.
Ce décret détermine les conditions d’organisation des interventions et des premiers
secours en cas de sinistre et les différentes autorités qui interviennent dans le cadre
des règlements et lois, car dans son deuxième article précise que les interventions
des organismes compétentes doivent s’inscrire dans le cadre de plan préparés à l’avance
afin d’organiser les interventions, le décret indique que chaque wilaya et chaque communes
doit élaborer son propre plan d’organisation des premiers secours et d’interventions (Art03),
lors que le danger est partagé entre deux ou plusieurs wilayas, il doit élaborer un plan unique
d’intervention ( Art04).
Le plan d’organisation des interventions et des secours en fonction de la nature
de la zone, du type de risque et de sa gravité, recense tous les moyens nécessaires pouvant
être utilisés dans le cas d’intervention (Art05), le décret ainsi, précis les organes
et contributeurs à l’élaboration de ces plans et leurs fonctionnements (art 09 à 13).

5.2. Décret n° 85-232 du 25 août 1985 relatif à la prévention des risques de catastrophe
Ce décret impose à toute autorité ou organismes, on utilisant toutes mesures
organisationnelles et techniques qui limitait les risques et réduire les effets, ainsi ce décret
détermine les responsabilités du Ministre de l’intérieur dans le domaine de prévention
(Art02), et les responsabilités du Walis dans l’exécution les dispositifs relatifs aux
préventions (Art03), et également le décret précise les responsabilités des institutions et les
organes dans la phase d’élaboration les plans de préventions( Art05).

Commentaire
Les deux décrets sont complémentaires et les premiers imposants dispositifs
règlementaires en matière de gestion des catastrophes en Algérie, ils mettent
en exergue surtout le côté de prise de décisions sans pour autant donner des détails
concernant la manière et le temps d’intervention des différents acteurs charger
de la gestion des catastrophes.

5.3. Décret n° 90-402 du 15 décembre 1990 portant organisation et fonctionnement du


fonds des calamités naturelles et de risques technologiques majeurs.

Ce fonds a été institué dans le but d’atténuer les conséquences des catastrophes
naturelles et technologiques sur le citoyen, les ressources du fonds telles que stipulées
à l’article 02 sont :
- La contribution de la réserve légale de solidarité.
- La contribution des assurés ;
- La contribution des entreprises d’assurance
- Les produits des amendes infligées pour non-respect les obligations d’assurance ;

43
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
- Toute autre ressource, contributions ou subventions.
Les dépenses du fonds sont fixées par l’article 03 comme suite :
- Les indemnités à verser aux victimes de calamités naturelles ;
- Les dépenses pour étude de prévention de risques technologiques majeurs ;
- Les frais de gestion du fonds ;
- Les dépenses engagées par les services publics pour le secours d’urgence
aux victimes de calamités naturelles.

5.4. Ordonnance n° 03-12 du 26 août 2003 relative à l’obligation d’assurance des


catastrophes naturelles et à l’indemnisation des victimes.

Ce décret oblige à souscrire un contrat d’assurance de dommages garantissant


les biens et les installations industrielles contre les effets des catastrophes naturelles par :

- Tout propriétaire, personne physique ou morale, autre que l’Etat, d’un bien immobilier
construit ;

- Toute personne physique ou morale exerçant une activité industrielle


et/ou commerciale.

5.5. Loi n°04-20 du 25 décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la
gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable.

Cette loi est considérée comme l’une des lois les plus importantes dans le domaine
de gestion et prévention des risques majeurs, où elle définit le risque majeur, qui est toute
menace potentielle pour l’être humain et son environnement, pouvant survenir en raison
de risques imprévisible ou par des activités inconvenables de l’homme.

Tandis que l’article 04 de la loi définit le système de gestion des catastrophes pendant
un événement naturel ou technologique entraînant des pertes humain, économique et
environnemental, toutes les mesures de droit mis en œuvre pour assurer les meilleures
conditions de secours, d’aide, de sécurité, d’assistance et d’intervention.

L’article sept de la loi, traite les objectifs et les principes de la prévention des risques
majeurs et de la gestion des catastrophes comme suit :

- L’amélioration de la connaissance des risques, le renforcement


de leur surveillance et de leur prévision ainsi que le développement
de l'information préventive sur ces risques ;

- La prise en compte des risques dans l'utilisation des sols et dans la construction
ainsi que la réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens aux aléas ;

- La mise en place de dispositifs ayant pour objectif la prise en charge cohérente,


intégrée et adaptée de toute catastrophe d'origine naturelle ou technologique.
44
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

L’article 09 rêne la prévention des risques majeurs et la gestion des catastrophes dans
le cadre du développement durable sous un système global initié et conduit par l’Etat, sa mis
en œuvre est assurée par les institutions publiques et les collectivités territoriales dans le cadre
de leurs compétences respectives, en concertation avec les opérateurs économiques, sociaux et
scientifiques, et en associant les citoyens dans les conditions définies par la loi et les textes
d’application.

L’article dix de la loi déterminait les risques majeurs pris en charge par des dispositifs
de prévention de risques majeurs comme suite :

- Les séismes et les risques géologiques,


- Les inondations,
- Les risques climatiques,
- Les feux de forêts,
- Les risques industriels et énergétiques,
- Les risques radiologiques et nucléaires,
- Les risques portant sur la santé humaine,
- Les risques portant sur la santé animale et végétale,
- Les pollutions atmosphériques, telluriques, marines ou hydriques,
- Les catastrophes dues à des regroupements humains importants.

6. La prévention des catastrophes selon la loi n°04-20 du 25 décembre 2004.

La prévention en vue du dispositif 04/20 est l’élaboration du plan général


de prévention (PGP), pour chaque risque majeur (Art16), chaque (PGP) détermine, un
système national de veille (SNAV) et un système national d’alerte (SNAA) (Art17).

En matière de risque d’inondations, l’article 24 indique que le plan général


de prévention des inondations doit comporter :

➢ Une carte nationale d'inondabilité précisant l'ensemble des zones inondables ;

➢ La hauteur de référence pour chaque zone déclarée inondable,

➢ Les seuils, conditions, modalités et procédures de déclenchement des pré-alertes


et des alertes.

45
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

Commentaire
En Algérie, cette loi constitue la référence juridique principale pour la
prévention des risques majeurs dont il définit le risque majeur tout danger éventuel
pour l’homme et son espace pouvant survenir du fait d’aléas naturels exceptionnels
et/ou du fait d’activités humaines.

7. La gestion des catastrophes selon la loi n°04-20 du 25 décembre 2004

La loi traite la gestion des catastrophes comme un système national de la gestion des
risques majors, par la mise en place d’une série de mesures afin d’arriver à une gestion
optimale et à réduire les effets potentiels de ces risques.

Figure n° 08 : Les dispositifs de gestion des risques (Source : Auteur, 2022)

46
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
8. Institutions et Acteurs de gestion des risques
Références
Nature Acteur Missions et rôles
juridique

Article 10 du
Ministre de - D’édicter toutes les mesures dans décret exécutif
l'intérieur et le domaine d’assistance, aide et de 94/247 du
des secours pour faire face aux sinistres, 10/08/1994 fixant
collectivités calamité et catastrophe. les attributions du
locales et - L’élaboration des plans ministre de
l’aménagement d’organisation des secours aux l’intérieur.
du territoire populations et aux biens.

Pouvoirs
publics - L’élaboration, mise à jour et Article 119 de la
l’exécution des plans d’organisation loi 12/07 du
WALI des secours dans la wilaya. 12/02/2012
relative à la
wilaya.
Article 88 de la
- Veiller à l’ordre, à la tranquillité
loi 11/10 du
et à la salubrité publique
22/06/2011
P/APC - Veiller à la bonne exécution des
relative à la
mesures de prévision, de prévention
commune.
et d'intervention en matière de
secours

Article 68 de la
loi n°04-20 du
25 /12/ 2004
relatives à la
prévention des
risques majeurs et
à la gestion des
Délégation - L’évaluation et de la coordination
catastrophes dans
Institutions Nationale aux des actions relevant du système
le cadre du
risques national de prévention des risques
développement
majeurs majeurs.
durable.
- La gestion des catastrophes

47
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
Décret exécutif
91/503 du
21/12/1991
- Les actions d’aides et de secours.
Protection portant
- Les actions de sauvetage.
civile l’organisation de
- Assistance humanitaire.
l’administration
générale de la
protection civile.
Article 03 de la
loi 91/23 du
- Les unités de l’Armée nationale
06/12/1991
populaire peuvent être engagées en
L’Armée relative à la
cas de calamité publique, de
nationale participation de
catastrophes naturelles ou de sinistre
populaire l’Armée nationale
de gravité exceptionnelle.
populaire à des
missions de
sauvegarde
- C’est un établissement public à Décret exécutif n°
caractère industriel et commercial, 19-148
L’agence placée sous la tutelle du ministre Du 29 /04/ 2019
nationale des chargé des ressources en eau. Parmi portant
ressources ses missions : l’étude des réaménagements
hydrauliques phénomènes hydrogéologiques sur du statut de
(ANRH) les bassins expérimentaux et de l’agence nationale
mettre en place et de gérer un réseau des ressources
Les
de prévision des crues. hydrauliques
organismes
- Établissement public à caractère
publics de
industriel et commercial, placée sous
recherche en
la tutelle du ministre des transports. Décret exécutif n°
matière
Pour les missions de : 98-258
d’inondations
L’Office • L’acquisition, traitement, Du 25 /08/ 1998
National de l’exploitation et la diffusion des de l’Office
Météorologie données météorologique. National de
(ONM) • La surveillance des changements Météorologie
climatiques. (ONM)
• L’élaboration des études
climatologique et météorologique.
• Lancement les alertes.
(Source : Auteur, 2022)

48
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique
9. Les efforts de l’Etat pour réduire les conséquences des inondations
Lors de la conférence nationale sur la gestion des risques en octobre 2018, le ministre
des ressources en eau, a déclaré que les efforts de l’État sont engendrés
par des investissements et des interventions physiques directes et indirectes
sur les agglomérations menacées pour la lutte contre les inondations. (Ministère des
ressources en eau, 2018)

Dans la période de 1999 à 2018, 575 opérations inscrites sont réalisées pour un
montant global de 227 Milliards DA, ces projets ont touché une centaine de villes et
agglomérations à travers le territoire national et un nombre considérable d’Oueds
aménagés.(Ministère des ressources en eau, 2018)

Les photos suivantes expriment quelques projets réalisés dans le cadre de la lutte
contre les inondations en Algérie.

Photos n°05 : Aménagement d’Oued El Harrach (Source : MRE, 2018)

49
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

Photos n°06 : Recalibrage d’Oued M’zab (Source : MRE, 2018)

Photos n°07 : Intervention sur Oued M’zab (Source : MRE, 2018)

50
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

Photos n°08 : création d’ouvrages de rétention sur l’Oued MELLAH (Source : MRE, 2018)

Photos n°09 : création d’ouvrages de rétention sur l’Oued MOUZZENE


(Source : MRE, 2018)

51
Chapitre II : Les inondations en Algérie : Gestion et Cadre juridique

Photos n°10 : Aménagement des Oueds (Source : MRE, 2018)

Conclusion
Le processus de gestion du risque d’inondations est très complexe, il s’agit des
actions pluridisciplinaires et d’intervention de plusieurs acteurs.

La politique Algérienne de prévention contre les inondations liées étroitement aux


institutions relatives aux préventions des risques et l’organisation des interventions et des
secours.

Malgré les évolutions du cadre juridique et les programmes réalisés en matière de


prévention contre les inondations, il persiste des faiblesses et des lacunes particulièrement sur
le plan de coordination entre les déférents acteurs de la gestion ; les études et cartographie,
dans le domaine de la culture sociale et la sensibilisation.

52
Chapitre III
Les interventions de
protection des villes contre
les inondations
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Introduction
L’urbanisation anarchique, le mode d’occupation de sols et l’entretien des cours
d’eau, sont des paramètres qui favorisent l’existence d’un risque d’inondations, la
réduction des méfaits de ce risque lié étroitement aux actions de la protection des villes
et agglomérations contre les inondations, depuis toujours l’homme a aménagé les cours
d’eau, généralement par des endiguements, des recalibrages ou la réalisation des barrages,
pour réduire les risques d’inondations.

À ce titre le but principal de ce chapitre est de développer la connaissance sur les


processus de la protection des villes contre les inondations d’une part, et faire un
diagnostic à ce qui est a été fait par les autorités locales pour protéger la ville d’El Bayadh
contre le risque d’inondations d’autre part.

1. Procédés de protection des agglomérations contre les inondations

La protection des villes contre les inondations consiste sur la préservation


de la population et de la sauvegarde du milieu, dans le but d’assurer leur développement et
leur continuité et d’en constituer ainsi un facteur de développement durable. (Poulard,
2008)

La protection contre les inondations fait appel à des ouvrages ayant pour effet de
réduire, pour les zones qu'ils protègent, l'aléa hydraulique en termes de fréquence, de
durée, de niveau d'eau atteint, de vitesse de l'eau ou encore de temps d'arrivée de
l'inondation. (Bekhira et al., 2019). Ces protections peuvent être comme une :

➢ Protection indirecte : les démarches indirectes pour la protection des villes contre
les inondations sont des interventions plus loin des agglomérations menacées, liées
à la construction des ouvrages sur les Oueds.

➢ Protection directe : les démarches directes pour la protection des villes contre les
inondations sont des interventions directes sur les agglomérations menacées.

54
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

1.1. La Protection indirecte : généralement cela traduit par :

1.1.1. Les canaux périphériques :

Ce sont des chenaux de déviation des eaux de ruissèlements vers des fleuves, en
dehors des zones à protéger.

Photo n°11 : Canal de prise sur l’oued pour la dérivation d’un débit de 2,5 m3/s vers le
barrage SARNO. (Source : MRE, 2018)

1.1.2. Barrages écrêteurs

Les barrages écrêteurs font souvent partie intégrante des stratégies dynamiques
de protection contre les crues à l'échelle du bassin. Les barrages de contrôle des crues
sont installés sur les principaux fleuves pour stocker temporairement une certaine quantité
sur le fleuve pour diminuer le flux de pointe des crues, et pour assurer la fonction
d’écrêtement, le barrage écrêteur de crues est doté d’un pertuis de fond ouvert qui
maintient la retenue vide.

55
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Figure n°09 : Principe du barrage à pertuis ouvert


Source : [Link]

Pour le même objectif, réduire le débit d’écoulement, les constructions des barrages
écrêteurs montrent plusieurs types : (Deroo et al., 2016) .

➢ Par la taille du barrage ;


➢ Par la localisation du barrage (sur un cours d’eau permanent ou dans un thalweg
sec) ;
➢ Par les matériaux utilisés pour le corps de barrage (barrage en béton, barrage plus
massif en remblai).
En plus, pour une bonne efficacité hydrologique et pour une construction aisée et
réduire les effets négatifs sur les écosystèmes, il faut : (Deroo et al., 2016)

- Respecter la largeur naturelle du cours d’eau ;


- Donner au pertuis une forme géométrique et une largeur déterminée ;
- Avoir une pente compatible.

56
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Figure n°10 : Structure d’un barrage écrêteur


Source : [Link]

Photo n° 12 : Barrage d’écrêtement (oued MEKERRA) (Source : MRE, 2018)

57
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

1.1.3. L’aménagement des bassins versants


Vu l’évacuation naturelle de l’eau de l’amont vers l’aval, il est avantageux de
commencer par l’intervention en amont.(MATE, 2015)

Les ménagements des bassins versants, sont des interventions par fois lourdes sur les
bassins, généralement consiste sur :

- Réalisation des seuils et des fosses afin de créer une alternance de faciès de
ruissellement et d'assurer un niveau d’eau supérieur en période d’étiage estival et
hivernale. Les seuils permettront aussi de dévier le cours d'eau pour limiter les
pressions sur les berges.

- La stabilisation la fixation de rive par enrochement des berges.

Photo n°13 : La fixation de rive par enrochement


Source : [Link]

58
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

1.1.4. Banquettes

Les banquettes sont utilisées pour briser l’intensité des eaux de ruissellement, elle
permet l’évacuation lentement les eaux excédentaires vers des exécutoires artificiels
(retenues collinaires) ou naturels.

Figure n°11 : Technique de banquettes


Source : [Link]

1.1.5. Correction torrentielle

C’est des interventions pour régulariser le débit liquide et limiter sa puissance


et sa capacité de transport solide, donc sont des travaux ayant pour objet de lutte contre les
crues et couper la pente torrent.

La correction torrentielle se fait par la réalisation des ouvrages de correction pour


réduire le transport des charges, c’est ouvrages peuvent être active ou passive.

La correction active pour réduire le transport des charges.

La correction passive consiste seulement au contrôle de déroulement


et les conséquences de la crue.

59
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Figure n°12 : les fonctionnalités des ouvrages de correction torrentielle


Source : (Piton & Recking, 2016)

60
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

1.1.6. Végétation
Ce sont des actions de végétation et de plantation des arbres afin de minimiser
le ruissellement des eaux, la technique végétale à un certain nombre d'avantages :

- Favorisé l’infiltration et permet l’écrêtement des pointes des crues.


- Technique efficace de stabilisation dans le milieu.

1.2. Protection directe :

1.2.1. Recalibrage du cours d’eau


Ce sont des interventions lourdes sur les cours d’eau, afin d'augmenter la capacité
hydraulique du tronçon et d’accélérer les flux.

Figure n°13 : schéma de Recalibrage du cours d’eau


Source : [Link]

61
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Photo n° 14: Recalibrage d’Oued Boumerzoug (Source: MRE,2018)

1.2.2. Murs de soutènement

Les murs de soutènement constituent un ouvrage de protection efficace contre


l’érosion et les inondations, sont bâtis dans le but de s’opposer au débordement des crues
aux rives de l’Oued dans le milieu urbain.

Murs de soutènement

Photo n° 15 : Mur de soutènement


Source : [Link]

62
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

1.2.3. Renforcement des ouvrages


Le renforcement des ouvrages par la modification et réhabilitation des
caractéristiques des ouvrages existants (Ponts, buses, passerelle…).

Photo n° 16: Ouvrages d’arts (ponts) (Source : DRE,2022)

1.2.4. Curage des Oueds


Le curage consiste à l’élimination de tous les obstacles afin d’améliorer les
conditions d’écoulement.

Photo n° 17 : Obstacle solide (Source : DRE,2022)

63
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

1.2.5. Protection des berges


Sont des ouvrages misent la solidité des terres et la protection des ouvrages d’art
installés environ les Oueds (Ali, 2006).

On trouve trois types de projets de protection de berge :

1. Les ouvrages de génie civil composé de


maçonneries en pierre ou en béton, de
gabions ou d’enrochements ;

2. Les ouvrages de génie végétal constitués


de végétaux vivants et qui bénéficient
des aptitudes biologiques,
physiologiques et physiques de ces
plantes, pour protéger les berges contre
l’érosion ;

3. Les ouvrages qui regroupent les


techniques de génie civil et de génie
végétal.

Source : (Jaymond et al., 2021)

64
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

2. Les efforts des autorités locales


Presque chaque année, la ville d’El Bayadh enregistre des pertes importantes dues
aux inondations, provoquant également un obstacle pour le développement de la ville.

Le tableau suivant montre que les autorités locales de la ville d’El Bayadh depuis
l'année 2000, ont réalisé une série de projets qui atténueront et minimiseront les effets des
inondations.

Tableau n° 06 : Les projets de protection réalisés (2000- 2014)

Montant 103
Année Intitulé de projet
DA

2000 Protection des berges de l'oued Deffa -El Bayadh 125 400

Réfection d'un mur de soutènement en béton et diguettes


2005 150 000
d'évacuation des eaux pluviales

Réalisation de collecteur de rejet final avec protection


2005 300 000
des berges de l'oued Deffa (1ere tranche)

Réalisation de collecteur de rejet final avec protection


2006 350 000
des berges de l'oued Deffa (2ème tranche)

Protection des quartiers Annassers et Ouled Yahia


2006 100 000
contre les crues

Réalisation de collecteur de rejet final avec protection


2009 14 000
des berges de l'oued Deffa (3ème tranche)

Achèvement de la protection des berges de l'oued Deffa


2008 et réalisation du collecteur de rejet final de la ville d'EL 735 000
BAYADH

Travaux d'aménagement de l'oued Deffa (cité du 20


2011 300 000
Aout) sur 800 ML

Curage et nettoyage des caniveaux et collecteurs


2012 90 000
d'assainissement de la ville d'El Bayadh

2012 Réalisation des murs de soutènement de l'oued Deffa 213 000

2014 Protection des villes contre les crues dans 07 communes 800 000

Source : DRE El Bayadh

65
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Photos n° 18 : Les projets de protection de la ville (Source : DRE,2022)

66
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Photo n° 19 : La rénovation du réseau d’assainissement de la ville (Source : DRE,2022)

Photo n° 20 : Curage d’Oued Deffa (Source : DRE,2022)

67
Chapitre III : Les interventions de protection des villes contre les inondations

Conclusion

La protection des agglomérations contre les inondations consiste généralement


à l’aménagement des cours d’eau et les bassins versants, les types d’aménagement sont
nombreux selon les tailles, la localisation et les matériaux de construction.

L’efficacité de ces aménagements pour la lutte contre les inondations


est subordonnée à plusieurs paramètres comme le choix de type d’aménagement, la
faisabilité de l’étude, le choix de matériaux de construction et la bonne réalisation.

La ville d’El Bayadh a été bénéficiée par 11 projets de protection contre


les inondations avec un montant globale de 3,180 Milliards DA, pendant la période
de 2000 à 2014.

68
Chapitre IV
Présentation de la zone
d’étude
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

Introduction
À l’instar d’autres recherches scientifiques, l’évaluation de la vulnérabilité urbaine
face au risque d’inondations est nécessitée une connaissance détaillée sur la zone d’étude.

L’objectif prioritaire de ce chapitre est de faire une synthèse bibliographique consiste


à déterminer les différentes caractéristiques influençant sur la vulnérabilité globale de la ville
d’El Bayadh aux inondations tout en met le point sur les aspects : socioéconomique (habitats,
population, équipements…), physiques (géomorphologie, topographie, géologie, …),
climatiques et bioclimatiques (précipitation, température, couvert végétal …) et les ressources
hydriques.

1. Situation de la wilaya :

1.1. Situation géographique :

La wilaya d’El Bayadh fait partie des Hautes Plaines steppiques, située entre 30° 42'
et 34° 28' de l’altitude Nord et entre les méridiens de longitude 0° 24' à l'Ouest fuseau 30 et 2°
16' à l'Est fuseau 31. Elle couvre une surface de 71.697 km².

1.2. Situation administrative :

La wilaya d'El Bayadh est délimitée :

➢ Au nord, par les wilayas de Saïda et de Tiaret ;


➢ À l'est, par les wilayas de Laghouat et de Ghardaïa ;
➢ Au sud-est, par la wilaya d'Adrar ;
➢ Au sud-ouest, par la wilaya de Béchar ;
➢ À l'ouest, par la wilaya de Naâma ;
➢ Au nord-ouest, par la wilaya de Sidi Bel Abbés.

70
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

2. Situation de la zone d’étude


2.1. Situation géographique :
La ville se trouve sur le synclinal d’El Bayadh est délimitée dans le nord par les hautes
plaines (du chott chergui au versant Nord de l'Atlas), au centre l'Atlas saharien avec le Djebel
Ksel, au Sud la zone présaharienne jusqu'aux abords de l'Erg occidental.

2.2. Situation administrative :

La ville d’El Bayadh (Agglomération chef-lieu de la wilaya) est limitée :


➢ Au Nord par la commune de Rogassa et la commune de Mehara.
➢ A l'Est par la commune de Stitten.
➢ Au Sud par la commune de Krakda et Ghassoul.
➢ A l'Ouest par la commune d'Ain El Orak.

Figure n° 14 : la situation de la zone d’étude (Source : Auteur, 2022)

71
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

3. Aperçu historique et croissance urbaine de la ville


Anciennement dénommée Géryville, El Bayadh est une ville d’origine coloniale.
La première installation a été faite par une caserne entre Oued El Biodh et Oued Merires entre
1853 et 1870. La ville fut agrandie au fur et à mesure à partir de 1881.
Tableau n°07 : L’évolution urbaine de la ville d'El Bayadh

La période Evolution

1953 Création de la caserne entre Oued Biodh et Oued Merires près d'un
repère à savoir la source Mahboula
La ville s'étale suivant les anciens parcours menant à Ghassoul et à
1880-1902 Brézina avec l'apparition du village colonial à proximité de la
caserne, il s'agit de l'actuel centre-ville.
Le tissu urbain s'étale le long de la route d'El Ghassoul et a franchi
1902-1924 la barrière physique d'Oued Biodh et ce après un exode des
nomades.
1924-1945 Une forte sécheresse a frappé la région et a causé un flux massif
dans cette étape il avait la construction de l'hôpital et de la mosquée.
1945-1962 Le tissu urbain s'étend au Nord d'Oued Biodh avec création du
lotissement Seddikia.
1962-1972 Concrétisation du barrage vert et réalisation de la ceinture verte
donnant la forme d’une cuvette au tissu.
1980 Création de ZHUN discontinuité et rupture avec l'existant.
Réalisation du quartier Salah Eddine Ayoubi
Densification avec le quartier précaire Hadj Bouhaous. Éclatement
1992-1994 de la ville vers Ouled Yahia au Nord, Dans cette période il avait la
réalisation du premier PDAU.
➢ Réalisation du lotissement Haoudh à l'Est et des cités dortoirs
1994-2007 au Sud et à Ouled Yahia au Nord.
➢ L’élaboration de la révision du PDAU en 2004.
➢ Lancement de la deuxième révision du PDAU. Lancement des
POS dont la plupart n'ont pas a été concrétisés quoique
2007-2017 programmés.
➢ Réalisation de l'université.
➢ Inscription du pôle urbain de plus de 200 ha à proximité de
l'université.
Recherche de nouveaux sites d'urbanisation. Contrainte du foncier
2007-2020 privé, renforcement de l'éclatement de la ville et recherche des
espaces hors périmètre de la ville.
Source : PDAU (adapté par l’auteur, 2022)

72
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

Photo n°21 : Les premières installations dans la période coloniale (Source : APC,2022)

73
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

4. Milieu physique de la ville


4.1. Reliefs
La commune d’El Bayadh comprend trois unités physiques (les hautes plaines, l’atlas
saharien et la zone prés saharienne), elle fait partie du grand massif de l’Atlas saharien, la
ville est caractérisée par :
➢ Un milieu physique très accidenté, avec des unités topographiques bien
marquées dans le paysage.
➢ Une altitude moyenne de 1581 m (altitude maximum de 1942 m et un
minimum de 1220 m).

Tableau n°08 : Répartition des tranches d’altitudes dans la commune

Tranche d’altitude Superficie (%) Superficie (Km²)


1200 m - 1350 m 13,83 64,09
1350 m - 1500 m 76,49 354,56
1500 m - 1650 m 6,65 30,82
1650 m - 1800 m 2,72 12,59
Plus de 1800 m 0,31 1,45
Source : PDAU (adapté par l’auteur, 2022)

Figure n° 15 : Les tranches d’altitudes (Source : Auteur, 2022)


74
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

4.2. Pente

La ville d’El Bayadh est marquée par une classe des pentes + de 5% représente la
grande partie dans la commune d'El Bayadh environ 70 % de la surface totale.
Tableau n°09 : Répartition des pentes

Classe des pentes Superficie (%) Superficie (Km²)


Moins de 5° 73,99 342,94
De 5° - 12° 18 83,43
De 12°- 18° 5,52 25,58
De 18°- 25° 1,71 7,93
+ De 25° 0,78 3,62
Source : PDAU (adapté par l’auteur, 2022)

Figure n° 16 : La carte de pente (Source : Auteur, 2022)

75
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

4.3. Nature géologique

Selon la carte géologique de l'Algérie au 1/200.000 élaborée en 1950, on peut noter


que la nature géologique de la ville d’El Bayadh est englobée d’argile, de grès, des
poudingues et des dépôts lacustres, avec des séries de bases qui sont souvent constituées de
gypse.

Figure n° 17 : La nature géologique d’El Bayadh (Source : DUAC ,2022)

76
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

4.4. Réseau hydrographique

Le territoire de la commune traversé par plusieurs cours d'eau, mais qu’aucun ne coule
d'une manière permanente, il s'agit de torrents intermittents apparaissent avec les crues.

Les principaux Oueds sont :

- Oued Deffa : traverse l'agglomération chef-lieu dans sa partie (Graba).

- L'Oued Zouireg : ainsi que d'autres torrents sans nom forment une seule rivière au Ghedir
Melaga, ces rivières prennent leur source au Djebel Mekter et Zouirga.

Figure n° 18 : le réseau hydrographique (Source : Auteur, 2022)

4.5. Végétation :
La végétation prédominante dans notre cas d’étude est celle de la steppe, les forêts
n'est présente que sur les sommets des montagnes de l'Atlas Saharien.

77
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

5. Aspects climatiques et bioclimatiques :


Du point de vue climatique, la région se caractérisait par un climat continental rigoureux
et aride distinct en deux périodes principales :

➢ Un hiver rigoureux.
➢ Un été chaud et très sec.

Suite aux difficultés enregistrées lors de la collecte des données climatiques, la finalisation
de cette recherche nous a incités à utiliser les données climatiques disponibles sur le site web
[Link]

5.1. Pluviométrie
D’une manière générale, la pluviométrie se caractérise par une répartition très
irrégulière durant la même année ou interannuelle, la quantité de pluie reçue annuellement est
variée entre 188 à 546 mm en moyenne (Tableau n°10)
Tableau n° 10 : Moyenne mensuelle des Précipitations (mm)
Période (2010/2020)
Année JAN FEV MAR AVR MAI JUN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC Moyenne

2010 29,8 44,8 27,3 33,3 44,6 10,5 3,7 41,9 30,9 48,7 15,0 22,3 29,4

2011 17,4 18,2 18,6 96,0 49,3 44,4 5,0 14,6 48,3 146,2 55,8 32,9 45,5

2012 9,6 23,5 53,3 57,6 7,1 6,3 2,2 9,3 28,2 60,1 125,7 8,7 32,6

2013 39,7 25,8 36,0 80,1 17,1 14,4 25,1 11,2 20,4 27,9 34,2 45,3 31,4

2014 31,0 45,4 32,9 7,5 29,1 25,2 4,7 14,9 37,2 15,5 70,8 40,0 29,5

2015 26,7 40,6 11,2 1,2 6,2 18,3 0,0 27,6 56,1 62,3 8,4 0,0 21,5

2016 5,3 25,8 23,6 43,8 22,6 5,1 0,3 10,2 46,1 2,8 53,7 37,8 23,1

2017 64,8 7,3 0,9 19,8 13,0 9,6 4,3 3,7 4,5 18,9 19,3 28,8 16,3

2018 25,1 22,9 56,7 68,4 33,2 1,5 0,3 54,9 22,2 69,8 43,8 10,2 34,1

2019 43,7 5,6 27,3 41,7 3,1 0,3 12,1 30,1 25,5 10,2 25,5 21,7 20,6

2020 21,7 4,6 18,3 40,8 16,7 4,2 2,5 0,3 10,8 2,2 19,2 27,9 14,1

MOY 28,6 24,0 27,8 44,6 22,0 12,7 5,5 19,9 30,0 42,2 42,9 25,1 27,1

Source : [Link]

78
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

50
45
40
35
30
25
20
Précipitations
15
Moyenne
10
5
0

Figure n°19 : les précipitations Moyenne (Source : Auteur,2022)

5.2. Températures :
Les températures maximales varient entre 20,2 et 22,4° C et les températures
minimales varient entre 8° et 10°C.
Tableau n°11 : Moyenne mensuelle des Températures (c°)
Période (2010/2020)

Année JAN FEV MAR AVR MAI JUN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC Moyenne

2010 7,3 11,3 12,0 14,8 16,1 22,8 28,7 27,0 22,3 16,8 10,3 8,6 16,5

2011 6,1 7,4 9,0 15,9 19,4 22,2 26,5 28,5 23,5 14,8 11,0 6,2 15,9

2012 4,7 3,9 9,3 11,6 17,8 24,5 27,8 27,7 21,7 17,2 12,8 8,0 15,6

2013 7,1 6,3 8,8 13,1 16,3 20,6 26,8 25,5 22,5 19,2 10,2 5,5 15,2

2014 7,5 8,5 8,3 15,5 19,8 20,4 27,1 27,8 23,4 18,3 11,3 6,5 16,2

2015 6,6 4,8 9,7 16,6 20,5 24,4 28,7 27,6 22,5 17,7 10,6 8,7 16,5

2016 6,5 9,2 11,7 13,8 18,5 23,6 27,8 26,7 23,1 17,6 10,7 7,1 16,3

2017 5,0 7,4 11,0 15,1 21,7 24,4 24,8 29,0 23,5 16,6 11,9 6,6 16,4

2018 7,0 7,8 9,7 14,0 16,8 23,1 28,6 25,8 23,9 13,4 9,7 8,6 15,7

2019 4,8 6,7 11,2 13,4 18,4 24,5 28,8 27,5 21,8 18,2 10,9 8,7 16,2

2020 7,1 11,9 11,5 15,2 21,6 24,3 28,3 28,1 22,3 17,6 12,2 6,9 17,2

Moyenne 6,3 7,8 10,2 14,4 18,8 23,2 27,6 27,4 22,8 17,0 11,1 7,4 16,2
Source : [Link]

79
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

17,5

17

16,5

16 Température
Moyenne
15,5

15

14,5

14

Figure n°20 : la température Moyenne (Source : Auteur,2022)


Synthèse climatique (Période 2010/2020)
Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen :
Selon Bagnouls et Gaussen (1977) sera considéré comme période sèche, un mois où le
total des précipitations (P) exprimées en millimètre est égal ou inférieur au double
de la température moyenne (T) du mois, exprimée en degré Celsius (P≤2T).

80 40

70 35

60 30

50 25

40 20

30 Période sèche 15

20 10

10 5

0 0
JAN FEV MAR AVR MAI JUN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
P( mm) T (c°)

Figure n°21 : Diagramme Ombrothermique (Source : Auteur,2022)

80
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

D’après le diagramme Ombrothermique de la zone d’étude dans la période


(2010/2020), la période sèche compte 05 mois (Mai, juin, juillet, août, septembre).
Et la période humide dure 07 mois de (Janvier à Avril) et (d’Octobre à Décembre).

5.3. Les vents


Les vents sont généralement de force modérée dans la région d’El Bayadh, et selon les
données disponibles, nous remarquons que la direction dominante est du Nord-ouest.
Tableau n°12 : Vitesse moyenne annuelle du vent (Km/h)
Période (2010/2020)
année 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Vitesse
moyenne
11,5 9,6 9,1 9,7 11,5 3,4 12,1 16 17,9 16,9 16,4
annuelle
du vent
Source : [Link]

Figure n°22 : Fréquence de vents (Source : Auteur,2022)

5.4. Bioclimat :
L’étage bioclimatique de la région d’El Bayadh est aride à Hiver froid, à l'exception de
la partie d'altitudes plus que Djebel Ksel, Bouderga et el Oustani qui sont des régions plus
froides et plus arrosée classées à l'étage bioclimatique semi-aride à hiver froid à très froid.

81
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

6. Aspect sociologique :
L’étude de l'aspect socioéconomique est très nécessaire dans une telle recherche, car
elle est l’un des principaux piliers pour construire les perspectives de l’extension des villes et
l’une des études les plus importantes dans les processus de planification et d'aménagement.

6.1. Evolution de la population :

L’analyse de l’évolution de la population au niveau de la zone d’étude est une des clés
essentielles dans la compréhension de la dynamique urbaine, selon les données statistiques
fournies par la direction de la programmation et suivi budgétaire de la wilaya ; la population
de la ville d’El Bayadh est toujours en évolution (tableau n°13) ; il est nécessaire de signaler
que les données utilisées dans ce volet relatif à la période (1987/2020) étant donné que la
wilaya d’El Bayadh a été créée à l'issue du découpage administratif de 1984.

Tableau n°13 : Evolution de la population (1987/2020)

Année 1987 1998 2008 2020

Commune 43 871 64 631 91 632 197 313

Ville 41 119 60 127 85 577 109 664


Source : DPSB El Bayadh

Figure n°23 : Evolution de la population (période 1987/2020)


(Source : Auteur,2022)

82
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

La population de la ville d’El Bayadh est passée de 41 119 habitants en 1987


à 60 127 habitants en 1998 et à 85 577 habitants en 2008 et à 109 664 habitants en 2020,
apparaître un accroissement de la tendance du rythme de la croissance démographique
environ une augmentation de 46% d’habitant entre 1987 et 1998, entre 1998 et 2008
42% d’habitant et entre 1998 et 2020 28%.
En 2020, avec ses 109 664 habitants, la ville d'El Bayadh abrite les 56 % de la
population résidente de la commune.

Figure n°24 : le taux de la croissance (période 1987/2020) (Source : Auteur,2022)

Selon la courbe du taux de la croissance, nous constatons que la croissance


de la population de la ville a diminué entre 2008 et 2020 et cela sont dus à la politique de
l’État dans la promotion des zones rurales et la fin de la décennie noire.

83
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

7. Analyse urbaine de la ville

7.1. Analyse de la structure urbaine :


La structure urbaine actuelle de la ville d’El Bayadh est une structure radio-
concentrique qui se repose sur un ensemble voies primaires, convergent vers le centre-ville.
Les plus importantes sont :

L’axe traversant la ville du Nord-ouest au Sud-est en passant par le centre-ville.


Il s’agit de la route d’Aflou.
L’axe traversant la ville du Nord-est au Sud en passant également par le centre-ville, il
s’agit de la route El Haoudh, petit Mécheria.
L’axe route de Saida-centre-ville.
Les axes périphériques et centraux comme celui de Sidi Hadj Bouhaous traversant
la ville dans le sens Est-ouest.

7.2. Le mode occupation actuelle du sol :


La structure de l’occupation actuelle du sol se présente dans le tableau suivant :

Tableau n °14 : Mode d’occupation du sol


Mode d’occupation de sol Surface en ha Pourcentage %

Habitat 426 51,20

Equipement 77 9,25

Activités 20 2,40

Espace vert aménagé 3 0,36

Emprise spécifique (caserne, cimetière) 28 3,36

Ceintures vertes intégré 20 2,40

Voiries 190 24,26

Autres zones naturelles terrains libres 68,14 6,77


Source : PDAU

84
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

Figure n°25 : Mode d’occupation de sol (Source : Auteur, 2022)

Selon les données du tableau n°13, on constate que l’habitat prédomine dans
l’occupation du sol de la ville d’El Bayadh avec 51,20 %. Les équipements ne représentent
que moins de 10% et la voirie occupe 24% de la surface totale.

Figure n°26 : La carte d’occupation de sol (Source : Auteur, 2022)

85
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

7.3. Découpage du tissu urbain en secteurs homogènes :


Afin de faciliter l’étude du milieu urbain de la ville d’El Bayadh, nous avons découpé
le tissu urbain en huit secteurs (8) homogènes, en se basant sur les paramètres physiques,
morphologiques et fonctionnels.

Figure n°27 : les secteurs du tissu urbain (Source : Auteur, 2022)

Le tableau suivant montre les caractéristiques de ces secteurs selon les données de la
direction de la programmation et suivi budgétaire de la wilaya d’El Bayadh et le bureau
communal de statistique 2020.
Tableau n°15 : les caractéristiques des secteurs

Secteur Population Surface /ha Densité h/ha


Secteur 01 9238 95,93 96,30
Secteur 02 28906 158,58 182,28
Secteur 03 16986 276,26 61,49
Secteur 04 25032 161,75 154,75
Secteur 05 18178 187,10 97,16
Secteur 06 11026 129,67 85,03
Secteur 07 298 218,12 1,37
En voie de En voie de
Secteur 08 53,07
réalisation réalisation
Source : APC adapté par l’auteur, 2022

86
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

7.4. Habitat :
Le parc de logement total de la ville d’El Bayadh (agglomération chef-lieu) est estimé
à 28 911 unités, selon les résultats de la première phase du recensement 2020.
Le type de logement dominant est l’habitat individuel avec un taux de 75% du parc
total de logements.
Tableau n°16 : le parc de logements

Nombre de logement
Habitée Inhabitée Total
ACL EL
20235 8676 28911
BAYADH
Source : BS (APC) 2020
Le tableau suivant montre la répartition du parc de logements selon le type de construction.

Tableau n°17 : le type de logements

Type de logement Nombre Taux % Localisation

ZHUN, 150 logts, El Nasr,


Collectif 7 228 25
OULED YAHIA 01

Ordinaire 20 772 71,85 La plupart des quartiers


Individuel
Précaire 911 3,15 El Graba
Total 28 911 100
Source : BS (APC) 2020

Le type de logements
individuel
précaire
3%

collectif
25%

individuel
ordinaire
72%

Source : Auteur, 2022

87
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

7.5. Équipements :
La ville d’El Bayadh dispose plusieurs équipements qui occupent une superficie
environ 128 hectares.
Le tableau suivant montre la répartition des équipements selon la vocation.
Tableau n°18 : le type des équipements

Type de l’Equipement Taux %

Education 22,98

Sécurité 18,33

Santé 4,59

Religieuse 12,73

Commercial 2,75

Administrative/service 28,90

Sport/Culture 9,72
Source : Auteur, 2022

Education
Sécurité
Santé
Religieuse
Commercial
Administrative/service
Sport/Culture

Figure n°28 : La classification des équipements (Source : Auteur, 2022)

88
Chapitre IV : Présentation de la zone d’étude

Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons défini les données nécessaires concernant notre zone
d’étude que ce soit sur le géomorphologique, topographique, géologique, climatique
(Précipitations, températures, vents………Etc.) et les ressources hydrologiques.
Ces données nous serviront à éclaircir l’image du site vis-à-vis sa sensibilité aux aléas
naturels et tout particulièrement les inondations.
La ville est classée dans l’étage bioclimatique aride à hiver froid.
La ville d’el Bayadh a connu une évolution démographique irrégulière dans les
dernières années, dont la densité de la population est très élevée dans le centre-ville, donc à
proximité de la vallée principale (Oued Deffa), et cela augmenter la probabilité d’exposition
aux risques d’inondations.

89
Chapitre V
Caractérisation du bassin
versant
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
Introduction
Tandis que le risque d’inondations est le résultat de l’interaction d’un aléa
et de la vulnérabilité, alors la compréhension de ce risque nécessite de déterminer les deux
composantes.

L’étude d’un bassin versant a pour but de construire un diagnostic sur l’état de l’espace
naturel afin de définir les déférentes caractéristiques d’une part, et de déterminer le mode
d’occupation de sols d’autre part.

Ce chapitre traite les caractéristiques morphométriques du bassin versant de la ville


d’El Bayadh.

1. Le bassin versant : définition

Le bassin versant est la section principale pour l’identification du bilan hydrologique,


il est présenté par la superficie traversée par un cours d’eau et ses affluents.(Et, 2018)

On appelle bassin versant l’ensemble de la région sur lequel chaque goutte de pluie
s’écoulera vers un exutoire. Le bassin versant correspond ainsi à l’aire d’alimentation d’un
cours d’eau. (Thibault, 1997)

Un bassin versant est délimité par des lignes de partage des eaux (les frontières
naturelles), qui sont matérialisées par le relief (ligne de crêtes). (Galéa & Prudhomme, 1997)

Figure n°29 : Schéma du bassin versant (Source : [Link]

91
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
1.1. Les caractéristiques du bassin versant
L’étude des caractéristiques morphométriques du bassin est très importante
pour déterminer et analyser le comportement hydrologique. (Gangbazo, 2011)

Figure n°30 : Processus de l’étude de caractéristiques morphométriques mesurées


pour un bassin versant
Source : (Gangbazo, 2011)

92
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
2. Découpage hydrographique de la région d’El Bayadh :
La région d’El Bayadh comporte deux grands bassins versant hydrographiques
importants, au Nord le bassin hydrographie Oranie (Chott Chergui) et le bassin hydrographie
Sud (zone Sahara) au sud.
Ces deux grands bassins sont drainés par quatre grands Oueds :
1- Oued DEFFA
2- Oued FALIT
3- Oued Sagar
4- Oued El Gharbi

Figure n° 31 : Découpage hydrographique de la région


Source : DRE El Bayadh

93
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
3. Le contexte de la ville dans le Bassin
La commune d’El Bayadh est située dans le grand bassin hydrographie Oranie (Chott
Chergui).
Le bassin versant du Chott Chergui formée par plusieurs bassins topographiques avec
une superficie planimétrie totale de 36 290 km2 et un périmètre de 111 km, il est composé de
15 sous bassins versants (Document ANRH).
Administrativement, le bassin versant de chott chergui comporte six (06) wilayas ;
El Bayadh, Tiaret, Naâma, Saida, Sidi Bel abbés et Laghouat.

Figure n° 32 : Le bassin versant Chott Chergui


Source : (MAIZI Djamel, 2007)

94
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant

Figure n° 33 : les sous bassins versant Chott Chergui


Source :(MAIZI Djamel, 2007)

Figure n° 34 : Le contexte géographique de la ville dans le bassin versant


Source : Auteur, 2022

95
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
4. Caractéristiques morphométriques
Les caractéristiques morphométriques du bassin versant de la ville d’El Bayadh ont été
calculées grâce à un Modèle Numérique de Terrain (MNT), obtenu par le site de « United
states geological survey (USGS) ».

Figure n° 35 : Le model numérique de terrain (MNT).

Figure n° 36 : Le bassin versant de la zone d’étude (Source : Auteur, 2022)

96
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
[Link] superficie
La superficie constitue l’assiette de réception des précipitations alimentant les cours
d’eau, la détermination du débit du cours d’eau à l’exutoire lié à la surface, donc la
délimitation de la superficie permet de suivi l’intensité des événements hydrologiques. (Le
Moine, 2008)

La superficie du bassin versant dans notre cas d’étude est estimée à :

S = 130.97 km2

[Link] périmètre
Le périmètre du bassin versant dans notre cas d’étude est estimé à :

P = 62 km

[Link] forme
La forme du bassin versant a une importante incidence sur l’écoulement,
ce paramètre se définit par l’indice de Gravelius (Kg) qui a proposé en 1914 (Défini comme
le rapport de périmètre du bassin à celui d’un cercle de même surface, appelé aussi
(le coefficient de compacité), dont :(BENDJOUDI & HUBERT, 2002)

𝐏 𝐏
𝐊𝐠 = = 𝟎. 𝟐𝟖
𝟐√𝛑 𝐒 √𝐒

P = Le périmètre du bassin
S = La superficie du bassin

Remarque : 𝟏. 𝟓 < 𝐾𝑔 < 1.8 Soit un bassin versant allongée.


𝟏. 𝟎 < 𝐾𝑔 < 1. 𝟏𝟓 Soit un bassin versant ramassée.

L’indice de Gravelius (Kg) de notre bassin d’étude est de 1.51, donc c’est un bassin
versant de forme allongée.

97
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
4.3.1. Le Rectangle équivalent
Le bassin versant rectangulaire déterminé par une transformation géométrique du
bassin réel dans laquelle on conserve les mêmes caractéristiques morphométriques.

Le rectangle équivalent est le rectangle de longueur (L) et de largeur (l), qui a la même
superficie et le même périmètre du bassin réel. (Faye, 2018) dont :

𝑲𝒈 √𝑺 𝟏. 𝟏𝟐 𝟐
𝑳= [𝟏 + √𝟏 − ( ) ]
𝟏. 𝟏𝟐 𝑲𝒈

𝑲𝒈 √𝑺 𝟏. 𝟏𝟐 𝟐
𝒍= [𝟏 − √𝟏 − ( ) ]
𝟏. 𝟏𝟐 𝑲𝒈

Le rectangle équivalent du notre bassin réel est caractérisé par :


❖ Une longueur (L) de 25.73 km
❖ Une largeur (l) de 5.09 km

98
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
4.4. Altitudes :
L’intensité des phénomènes hydrologiques est liée étroitement aux altitudes, donc
l’altitude représente un facteur très puissant sur l’écoulement. (Philemon et al., n.d.)

Figure n°37 : Courbes de niveau (Source : Auteur, 2022)

La carte des courbes de niveau montre que le relief montagneux couvre toute la partie
Est du bassin, l’exutoire se trouve à une altitude proche de 1300 m.

4.5. Courbe hypsométrique

La courbe hypsométrique donne une vue générale sur la pente du bassin, cette courbe
traduit la répartition des altitudes à l’intérieur du bassin versant. (Martonne, 1941) (Tableau
n°19)

99
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant

Figure n°38 : Répartition de la surface cumulée (Source : Auteur, 2022)

Tableau n° 19 : Répartition d’altitudes du bassin versant

Tranche Altitude Surfaces Surface


d’altitude Superficie cumulée
Moyenne partielles Hi * Si
Si (Km2)
(m) Hi (m) (%) (%)

1286 - 1330 1308 7,81 5,96 100,00 10 215.48

1330 - 1400 1365 69,41 53,00 94,04 94 744.65

1400 - 1470 1435 24,98 19,07 41,04 35 846.3

1470 - 1540 1505 12,18 9,30 21,97 18 330.9

1540 - 1610 1575 5,79 4,42 12,67 9 119.25

1610 - 1680 1645 3,97 3,03 8,25 6 530.65

1680 - 1750 1715 3,46 2,64 5,21 5 933.9

1750 - 1820 1785 2,89 2,21 2,57 5 158.65

1820 - 1890 1855 0,48 0,37 0,37 890.4

Total 130,97 186 770.18

Source : Auteur, 2022

100
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
2000

1900 1855

1785
1800
1715
Altitude Moyenne (m)

1700 1645

1575
1600
1505
1500
1435

1400 1365
1308
1300

1200
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Surface cumulée (%)

Figure n° 39 : la Courbe hypsométrique du bassin versant


(Source : Auteur, 2022)

Selon la courbe hypsométrique, les altitudes sont déterminées comme suite :

➢ L’altitude médiane, (H50%) = 1420 m.


➢ L’altitude à 95 % de la surface, (H95%) = 1360 m.
➢ L’altitude à 5 % de la surface, (H5%) = 1720 m.
➢ L’altitude moyenne est ainsi définie par la formule suivante :

∑ 𝐇𝐢 ∗ 𝐒𝐢
𝐀𝐥𝐭 𝐌𝐨𝐲 =
𝐒

Donc L’altitude moyenne = 1426 m

101
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
4.6. La pente

La pente est un facteur très important qui signifiait la forme topographique du bassin
versant, ce paramètre influe sur l'infiltration et la rétention en eau par le sol. (Bardou, 2002)

L’élaboration de la carte de pente, c'était à la base d'un modèle numérique de terrain


(MNT) en utilisant le logiciel Arcgis, la figure n°40 présente les classes de pente et les
superficies correspondent.

Figure n°40 : La carte de pente du bassin versant (Source : Auteur, 2022)

102
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
4.6.1. Indice de pente globale
Il est défini en fonction de dénivelée de l’altitude comprise entre 5% et 95%
de la surface du bassin et la longueur du rectangle équivalent (Hamed & Bouanani, 2016)
Il est déterminé par la formule suivante :

𝐇𝟓% −𝐇𝟗𝟓%
Ig = (m/km)
𝐋
Dont :

- Ig : Indice de pente globale


- L’altitude à 5 % de la surface, (H5%) = 1720 m.
- L’altitude à 95 % de la surface, (H95%) = 1360 m.
- La longueur de rectangle équivalent = 25.73 km

Indice de pente globale de notre bassin est Ig = 13.99 (m/km)

4.6.2. Indice de pente moyenne


Il est défini comme le rapport entre la dénivelée totale du bassin versant et la longueur
du rectangle équivalent (Chokmani & Gallichand, 1997).

Il est déterminé par la formule suivante :

𝐀𝐥𝐭 𝐦𝐚𝐱−𝐀𝐥𝐭 𝐦𝐢𝐧


Igm =
𝐋

Donc l’indice de pente moyenne de notre bassin est Igm= 8.51 %

103
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
5. Caractéristiques du réseau hydrographique
Les cours d’eau existant dans un territoire permanent ou temporaire et drainent
les ruissèlements vers l’exutoire d’un bassin versant constituent un réseau hydrographique.
(Depraetere & Moniod, 1991).

5.1. Hiérarchisation du réseau

Cette étape consiste à hiérarchiser le réseau hydrographique en donne un numéro


(ordre de cours d’eau) en fonction de leur importance (Pradeau, 1999), on trouve plusieurs
méthodes de classifications, dans notre cas d’étude, nous adaptons la méthode de Strehler.

Figure n°41 : Hiérarchisation du réseau hydrographique


Source : Auteur, 2022

Selon la carte de hiérarchisation du réseau hydrographique de notre bassin versant, on


constate que le réseau hydrographique principal est d’ordre 5.

104
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
5.2. Densité de drainage
Elle est déterminée par la distribution de la longueur totale des cours d’eau existants
sur la surface globale du bassin (Humbert, 1990).

𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅’𝒆𝒂𝒖


𝑫𝒆𝒏𝒔𝒊𝒕é 𝒅𝒆 𝒅𝒓𝒂𝒊𝒏𝒂𝒈𝒆 =
𝒔𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆 𝒈𝒍𝒐𝒃𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝒃𝒂𝒔𝒔𝒊𝒏

La densité de drainage au niveau de notre bassin versant est = 1.35 Km-1

5.3. La pente moyenne du cours d’eau principal

La pente moyenne du cours d’eau principal permet de déterminer la vitesse


d’écoulement vers l’exutoire. Elle est donnée par la formule suivante :

𝑫
I=
𝑳
Dont :
I : pente moyenne du cours d’eau principal %
D : Dénivelée entre Altmax et Altmin (m).
L : Longueur du cours d’eau principal (Km).

La pente moyenne du cours d’eau principal de notre bassin est de 3.8%

5.4. Temps de concentration


C’est le temps que met une particule d'eau provenant de la partie du bassin la plus
éloignée pour parvenir à l'exutoire, on trouve plusieurs formules de calcul, dans notre cas
nous adoptons la formule de Giandotti, car c’est la formule qui tient compte de la majorité des
paramètres géomatiques du bassin versant.(Grimaldi et al., 2012)

Donc :

𝟒√𝑺+ 𝟏.𝟓 𝑳
Tc =
𝟎.𝟖√𝑨𝒍𝒕 𝒎𝒐𝒚−𝑨𝒍𝒕 𝒎𝒊𝒏

Tc = 6.19 h

105
Chapitre V : Caractérisation du bassin versant
5.5. Vitesse moyenne de ruissellement
il est calculé par la formule suivante : (Podgorski, 2000)
𝑳
Vr =
𝑻𝒄
Vr = 1.05 Km/h
Conclusion :

Après avoir analysé les caractéristiques morphométriques du bassin versant de notre


zone d’étude, il ressort que la zone offre des caractéristiques spécifiques, il faut les prendre en
considération dans les aménagements de la ville d’El Bayadh.

Le tableau suivant résume les principales caractéristiques du bassin versant :

Tableau n° 20 : Caractéristiques du bassin versant

Caractéristiques Unité Valeur


Surface km2 130,97
Périmètre Km 62
Morphométrie L’indice de Gravelius / 1,51
Longueur du rectangle équivalent Km 25,73
Largeur du rectangle équivalent Km 5,09

Altitude maximale m 1855


Altitude moyenne m 1426
Altitude minimale m 1300
Relief
Altitude médiane m 1420
Indice de pente globale % 0,013
Pente moyenne du bassin % 8,51

Densité de drainage Km-1 1.35


Réseau La pente moyenne du cours d’eau principal % 3.8
hydrographique Temps de concentration h 6.19
Vitesse moyenne de ruissellement Km/h 1.05
(Source : Auteur,2022)

106
Chapitre VI
L’évaluation de la
vulnérabilité urbaine aux
inondations
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Introduction

L’évaluation de la vulnérabilité urbaine face au risque d’inondations est un processus très


complexe, sachant que l’analyse globale exige de nombreuses informations concernant
les enjeux humains, matériels et environnementaux (Barczak & Grivault, 2007), l’investigation
sur l’historique des évènements d’inondations et la lecture des statistiques des précédentes
expériences peuvent construire un répertoire des enjeux vulnérables.

Dans ce chapitre et afin d’évaluer la vulnérabilité globale de la ville d’El Bayadh


et d’élaborer la carte de la vulnérabilité et pour atteindre cet objectif, nous avons suivi
la méthode de l’analyse multicritères hiérarchiques (AHP), qui a été développée par Thomas
Saaty en 1971 (Wind & Saaty, 1980) , « c’est une théorie de mesure relative des critères
intangibles » (Saaty, 2014); cette méthode est un cadre permettant de prendre des décisions
efficaces et rapides par la simplification et la dissociation le problème complexe
en parties (Amrozi et al., 2020) , généralement l’approche basée sur trois éléments principales
(Wind & Saaty, 1980) , la décomposition du problème complexe en une hiérarchie, mesurer les
priorités entre les éléments de chaque sections et valider la cohérence entre les priorités et les
données du jugements (Wind & Saaty, 1980) .

Habituellement cette méthode s’utilise dans les domaines de gestion des entreprises
ou de projets où on est à des problèmes liés aux choix. En matière de l’évaluation
de la vulnérabilité d’un territoire aux inondations est également déjà utilisée par plusieurs
chercheurs (Hu et al., 2017; Kittipongvises et al., 2020; Levy, 2005; Sinha et al., 2008; Zou et
al., 2013) .

L’analyse multicritères combinés au système d’information géographique permettra


de spatialiser et de cartographier les éléments vulnérables. Ainsi la combinaison de ces deux
approches (AHP) et (SIG) est fourni un puissant système d’aide à la décision spatiale (Kazemi
et al., 2016).

108
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

1. Les événements d’inondations ayant frappé la ville

Étant donné que les inondations constituent des désastres naturels plus destructrices en raison
de sa soudaineté, et l’évaluation de la vulnérabilité urbaine face au risque d’inondations est un
processus très complexe. Donc l’analyse globale du risque exige plusieurs informations
concernant les enjeux humains, matériels et environnementaux (Barczak & Grivault, 2007)
,l’investigation sur l’historique des évènements d’inondations et la lecture des statistiques des
précédentes expériences permettant de comprendre le passé afin d’améliorer le future.

Les informations historiques ont une importance fondamentale, l’évaluation de risques


repose d’abord sur la mémoire collective de catastrophes passées afin de construire
un répertoire sur les caractéristiques de l’aléa d’une part et sur les enjeux vulnérables d’autre
part.

La ville d’El Bayadh a connu plusieurs catastrophes fréquentes, en particulier les crues, dont
cette zone soufferte au fil du temps de nombreux événements d’inondations à cause de sa
situation géographique qui est considérée comme un milieu topographique défavorable tandis
que la ville est traversée par l’Oued Deffa.

Un historique d’inondations a été établi en fonction les données disponibles


et les informations fournies par les services de la protection civile de la wilaya, le tableau suivant
résume les événements d’inondations ayant frappé la ville par ordre chronologique
et leurs dommages engendrés.

109
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Tableau n° 21 : Historique des événements d’inondations

Dégâts
Date de Intensité
l’événement des pluies Habitats Matériels
Humains
détruits
03 et 04 /01/1990 16.80mm / 06 /

13,14 et
45mm / 214 /
15/01/1991

18/10/1993 22mm 12 blessés 09 /

22 et 23/09/1994 23mm / 04 /
27/02/1995 15mm / 12 /

09/04/1997 18mm 01mort / /

23/10/2000 45mm / / /

29/03/2004 15mm 02morts / 02 véhicules

16-17/04/2004 18mm / / 01véhicule

22/04/2004 16,8mm / 25 02camions

29/04/2004 17mm 01blessé 39 01véhicule

23/05/2004 16,8 mm / 20 /

23/10/2008 16,8mm / / 03véhicules

24/04/2011 / / / /
12 morts et 23
01/10/2011 55mm 400 20 véhicules
blessés
(Source : Direction de la Protection Civile)

110
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Les informations recueillies concernent les inondations dans la ville sont :

- La plupart des inondations à cause de fortes précipitations et le débordement d’eau ;

- Les inondations au niveau de la ville sont imprévisibles dans le temps, car on observe que
la ville est confrontée par ces événements dans des saisons différentes ;

- Les inondations engendrées une importance dégâts dans les biens et des pertes
en vies humaines ;

- L'inondation la plus récente en date du 1er octobre 2011 qui est engendrée des dégâts
importants dont 12 personnes sont mortes et 400 familles sinistrées ;

- La nécessité de protéger la ville.

2. Cas des inondations du 1er octobre 2011

Le 1er Octobre 2011, des fortes précipitations se sont abattues sur la ville d’El-Bayadh
causant des inondations, selon le bilan officiel de la protection civile, 12 personnes
sont décédées dont 01 agent de la protection civile et plusieurs autre disparues, les crues dans la
ville ont inondé des secteurs urbains et causé des dommages aux habitations, ponts et
infrastructures.

La pluviométrie enregistrée lors de cet évènement dépasse 55 mm, avec un débit estimé
par l’ANRH d’Oran est de Q=450 M3/S. (DRE).

L’ASAL a été élaboré une étude de délimitation de la zone inondée et analysé des impacts de
ces inondations sur les Bâtiments et les infrastructures, les résultats obtenues par ce travail sont :

1. Les zones inondées dans les deux rives de l’Oued Deffa,


2. Un pont a été endommagé et deux passerelles ont été emportées,
3. L’existence des charges solides.

111
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Figure n° 42 : Délimitation de la zone inondée (Source : ASAL,2011)

Figure n° 43 : Les zones inondées (Source : ASAL,2011)

112
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

2.1. Impacts des inondations du 1er octobre 2011 sur les habitations :
Pendant la visite de la ville, on a constaté l’existence de nombreuses habitations très proches
par rapport à l’Oued Deffa.

Les inondations du 1er octobre 2011 ont été touchées de manière directe ces habitations,
d’après le bilan officiel de la protection civile 400 habitats détruits lors de cet événement, le
tableau suivant montre le nombre des habitats détruits de chaque quartier.

Tableau n° 22 : Le nombre des habitats détruits de chaque quartier.


N° Quartier Habitats détruits
01 Elgraba 127
02 Centre-Ville 72
03 El Mender El djamile 75
04 Es-Seddikia 74
05 El-Louz 52
Source : protection civile

Photos n°22 : habitats détruits (Source : protection civile)

113
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

2.2. Impacts des inondations du 1er octobre 2011 sur les équipements :
Le bilan officiel de la protection civile montre que plusieurs équipements de toute
vocation ont été touchés par ces événements tels que les équipements éducationnels, les
équipements de santé...etc.

Tableau n° 23 : le nombre des équipements détruits de chaque quartier.


N° Nombre d’équipements Quartier
01 02 Elgraba
02 02 Centre-Ville
03 02 El Mender El djamile
04 03 El-Louz
Source : protection civile

2.3. Impacts des inondations du 1er octobre 2011 sur les infrastructures
routières :
Des routes sont coupées en raison de débordement d’Oued Deffa et plusieurs ponts
endommagés.

Photos n°23 : axes routiers et ponts détruit (Source : protection civile)

114
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Photos n°24 : Impacts sur le réseau d’assainissement (Source : protection civile)

3. L’évaluation de la vulnérabilité urbaine de la ville d’El Bayadh face au


risque d’inondations :

À partir de l’étude historique présentée ci-dessus, on remarque que la ville a toujours


été confrontée par de nombreuses inondations qui ont causé des dommages et des pertes
importantes.

En exploitation les cartes de délimitation de la zone inondée réalisée par l’ASAL,


on constate que la distribution spatiale des zones inondées comprend les quartiers situés
au bord de la vallée comme (Elgraba, Centre-Ville, El Mender El djamile, El-Louz).

La croissance urbaine rapide de la ville, l’urbanisation non contrôlée, la densité intense


de la population, le milieu topographique défavorable, l’existence d'Oued Deffa au cœur
de la ville, tous ces facteurs ont rendu la ville un espace fragile et vulnérable aux risques
d’inondations.

Cette partie a pour objectifs de l’évaluation la vulnérabilité urbaine de la ville


d’El Bayadh face aux risques d’inondations d’une part et l’élaboration de la carte globale
de la vulnérabilité d’autre part, pour le but de ressortir les zones à risques d’inondations,
et afin d’arriver à ces objectifs, nous avons choisi et suivi la méthode d’analyse hiérarchique
multicritères (AHP) dans la phase de l’évaluation de la vulnérabilité, et l’intégration du système
d’information géographique (SIG) pour traduire les résultats obtenus par (AHP) et la
production de la carte de vulnérabilité globale.
115
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Le choix de l’AHP est motivé par sa flexibilité lors de la décomposition le problème


complexe à des petits problèmes suivant une hiérarchie des facteurs d’ampleur. De plus, le grand
nombre d’applications et expériences justifient son utilisation dans notre cas.

3.1.Méthode d’analyse hiérarchique multicritères

L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux risques d’inondations est un processus


complexe, sachant que l’analyse globale nécessite beaucoup d’informations sur les questions
humaines, matérielles et environnementales (Barczak & Grivault, 2007), l’enquête sur l’histoire
des inondations et la lecture de statistiques d’expériences antérieures peuvent constituer un
répertoire de questions vulnérables. Pour évaluer la vulnérabilité globale de la ville d’El Bayadh
et pour élaborer la carte de vulnérabilité, nous avons suivi la méthode d’analyse multicritère
hiérarchique (AHP), que Thomas Saaty a développée en 1971(Wind & Saaty, 1980). "C’est une
théorie de la mesure relative des critères intangibles" (Saaty, 1988). Cette méthode est un cadre
pour une prise de décision efficace et rapide par la simplification et la dissociation du problème
complexe en parties (Amrozi et al., 2020). Habituellement, l’approche repose sur trois éléments
principaux (Wind & Saaty, 1980) la décomposition du problème complexe en une hiérarchie, la
mesure des priorités entre les éléments de chaque section et la validation de la cohérence entre
les priorités et les données des jugements (Wind & Saaty, 1980).

La méthode d’analyse hiérarchique multicritères, est une procédure systématique


pour représenter les éléments de tout problème (Saaty, 1982) , cette méthode peut fournir
une démarche pour calculer les poids et évaluer les critères (Allal et al., 2022; Dehimi & Hadjeb,
2019) .

En matière de risque d’inondations, cette méthode a permis d’évaluer la vulnérabilité


globale de différentes zones en tenant compte de tous les facteurs et paramètres d’enjeux,
des méthodes AHP ont été aussi utilisées pour évaluer l’influence de cibles humaines,
environnementales et matérielles sur la vulnérabilité aux risques de ruissellement urbaine
et de transport routier de matières dangereuses (Barczak & Grivault, 2007).

L’analyse multicritères combinée au système d’information géographique permettra


de spatialiser et de cartographier les éléments vulnérables (Benaissa & Khalfallah, 2021) (figure
n°44).

116
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Figure n°44 : le processus de l’évaluation de la vulnérabilité


Source : Auteur, 2022

3.1.1. Les critères d’évaluation de la vulnérabilité

Les critères de risque d’inondations dans notre cas de recherche, ont été déterminés
en consultant les documents disponibles sur les conséquences des inondations qui ont déjà frappé
la zone d’étude et ont tenu des discussions avec des experts dans le domaine de la gestion des
risques naturels. (Harkat et al., 2020) .

L’investigation sur les bilans officiels des dommages enregistrés lors des événements
passés, montre que les inondations dans cette ville influent sur la vie humaine, les bâtiments, les
infrastructures...Etc.

Les critères utilisés dans le processus (AHP), en particulier dans la phase


de la construction de la matrice de comparaison sont :
- La densité de population ;
- La typologie des logements ;
- La typologie des équipements ;
- Le réseau routier.

117
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

[Link]. Densité de la population par quartier


La densité de la population est l’un des facteurs qui déterminent la vulnérabilité sociale,
selon les données de la direction de la programmation et suivi budgétaire de la wilaya
d’El Bayadh et le bureau communal de statistique, la population urbaine de la zone d’étude
atteint 109 664 habitants en 2020.

On a constaté le déséquilibre dans la répartition de la population, car on constate que


la densité atteint 292 par hectare dans certains quartiers.

Tableau n° 24 : Densité de la population par quartier de la ville d'El Bayadh


N° Quartier Population Surface /ha Densité h/ha
1 CENTRE VILLE 9238 95,93 96,299
2 El Amari 298 11,084 26,886
3 Elgraba 12218 41,858 291,892
4 EL KOUMARDJE 1490 8,706 171,146
5 NASR BEN MAHBRA 2682 20,092 133,486
6 ESSALAM 2682 14,93 179,638
7 El Mender El djamile 2384 11,411 208,921
8 Es Sanaouber 2682 23,122 115,993
9 Es-Seddikia 2086 9,475 220,158
10 150 LOGS 1192 10,244 116,361
11 BOUKHOADHA 1192 7,661 155,593
12 OULED YAHIA 01 8344 81,229 102,722
13 OULED YAHIA 02 2384 37,323 63,875
14 AbdelHak Ben Hamouda 5066 75,356 67,228
15 LOTISSEMENT EL HAOUTH 1192 82,354 14,474
16 EL HADJ BAHAOUS 8940 45,947 194,572
17 El-Anasser 7748 39,399 196,655
18 CNEP 3576 29,516 121,155
19 VERS AFLOU 1490 21,991 67,755
20 El Hayat -A- 1490 12,617 118,095
21 EL NADJAH 1490 8,16 182,598
22 20 AOUT 298 4,123 72,277
23 El Hayat -B- 2086 18,221 114,483
24 Es-Saâda 894 7,033 127,115
25 DNC 2980 10,699 278,531
26 EL NASR 596 9,606 62,045
27 170 LOGS 1788 5,986 298,697
28 SUD HOPITAL 3874 20,752 186,681
29 LOTISSEMENT BELKHEIR 4768 63,407 75,197
30 METEO 596 5,521 107,951
31 50 LOGTS 298 13,68 21,784

118
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

32 244 Lots 298 32,192 9,257


33 El-Louz 6556 74,537 87,956
34 RAS EL AIN 4470 55,135 81,074
36 ZHUN 298 218,117 1,366
En voie de En vois de
37 POLE URBAIN 53,07
réalisation réalisation
Source : bureau communal de statistique 2020

Figure n°45 : la carte de la densité de la population (Source : Auteur, 2022)

119
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

[Link]. La typologie de logement

Le paramètre de type de logement (individuel ou collectif) joue un rôle très important sur
la vulnérabilité globale de la ville, suite au plan directeur de l’urbanisme et de
l’aménagement montre que le type de l’habitat individuel est dominant dans la ville avec un
pourcentage de 75 % du parc total de logement.

Tableau n°25 : Surface du parc de logement


Type de logement Surface /ha
Individuel 430.555
Collectif 103.507
Source : PDAU

Figure n°46 : la carte de la typologie de logement (Source : Auteur, 2022)

120
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

[Link]. La typologie des équipements :

Les équipements de toute vocation sont des composantes importantes de la ville ;


et leur vulnérabilité aux inondations influentes sur la vulnérabilité globale, la ville d’El Bayadh
dispose plusieurs équipements qui occupent une superficie environ 128 hectares (Figure 47).

Tableau n°26 : Surface des équipements


Type de l’Equipement Surface /ha
Education 29.433
Sécurité 23.484
Santé 5.884
Religieuse 16.301
Commercial 3.520
Administrative/service 37.013
Sport/Culture 12.451
Source : PDAU

Figure n°47 : la carte de la typologie des équipements (Source : Auteur, 2022)

121
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

[Link]. Réseau routier

Compte tenu l'importance de ce facteur en matière d'accessibilité et de transports,


l'évaluation de leur vulnérabilité aux inondations est indispensable pour l’évaluation globale, le
réseau routier de la ville d’El Bayadh se divise en trois sections (principale, secondaire et
tertiaire) (Figure 48).

Figure n°48 : la carte du Réseau routier (Source : Auteur, 2022)

122
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

4. Résultat et discussion

4.1. La pondération des critères principaux

Les critères d’évaluation qui ont déterminé ci-dessus sont les critères les plus ampleurs
sur la vulnérabilité globale de la ville d’El Bayadh face au risque d’inondations, et pour faciliter
la tâche d’évaluation, chaque critère est fragmenté en sous critères évaluables en conservant
leurs impacts sur l’ensemble.

La phase de comparaison entre les critères consiste à la construction d’une matrice carrée
relative de critères de même nature et de même nature et de même niveau de la hiérarchie,
comme énoncé dans le chapitre I, la priorisation de critères se base sur l’échelle numérique
adéquate proposée par Saaty.

Les niveaux de dommage de chaque critère enregistré dans les précédents évènements
d’inondations sont appliqués dans la matrice selon le degré d’importance développé par Thomas
afin de comparer et pour être traduits en poids.

Figure n°49 : La comparaison entre les critères


Source : Auteur par le Programme Expert choice11. 2022

123
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Figure n° 50 : La priorisation de critères


Source : Auteur par le Programme Expert choice11. 2022

Figure n°51 : Les poids de critères


(Source : Auteur ,2022)

Les résultats de la comparaison entre les critères principaux de l’évaluation de la


vulnérabilité de la ville d’El Bayadh aux inondations en utilisant la méthode d’analyse
multicritères, et après l’extraction des poids de chaque critère, il a été constaté que le critère de
densité de population se classait au premier rang un taux de 46,7 %, cela prouve que plus la
densité de population est élevée, plus la sensibilité est grande, le second est le critère du type de
logement avec un taux de 26,5 %, le critère du type de l’équipement se classait au troisième rang
avec un taux de 20 % et le réseau routier avec un taux 7 % dans le quatrième rang.

124
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

4.2. La pondération des sous critères

La comparaison et la pondération des sous critères consistent à l’attribution d’un poids à chaque
sous critères de même niveau.

Tableau n°27 : Les poids de sous critères

Critères Sous critères Poids Classement


0-27 0,0523 5
28-88 0,089 4
Densité de
89-134 0,152 3
population
135-220 0,262 2
221-299 0,443 1
Typologie des Individuel 0,75 1
logements Collectif 0,25 2
Sécurité 0,205 2
Education 0,176 3
Santé 0,261 1
Typologie des
Administrative/service 0,168 4
équipements
Commercial 0,037 7
Religieuse 0,071 6
Sport/Culture 0,081 5
Principale 0,637 1
Réseau routier
Secondaire 0,258 2
Tertiaire 0,105 3

Source : Auteur ;2022

125
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Figure n°52 : La comparaison entre les sous critères de même niveau


Source : Auteur par le Programme Expert choice11. 2022

Figure n°53 : La priorisation des sous critères


Source : Auteur par le Programme Expert choice11. 2022

126
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Figure n°54 : Synthèse de résultat


Source : Auteur par le Programme Expert choice11. 2022

Figure n°55 : Indice de la vulnérabilité globale


Source : Auteur. 2022

127
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

5. Système d’Informations Géographiques


Les facteurs ampleurs dans la vulnérabilité globale de la ville aux inondations ont tous
un lien étroit avec la géographie spatiale, les données nécessaires pour cartographier
la vulnérabilité sont nombreuses et très larges, donc la nécessité de l’intégration des techniques
scientifiques est très indispensable pour faciliter la tâche de réalisation des documents
cartographique.

Après l’obtention des résultats concernant le poids de chaque critère par l’AHP,
et dans le but de spatialiser les zones vulnérables, il est nécessaire d’intégré le système
d’informations géographiques (SIG) , sachant que le SIG fourni des meilleurs résultats
et interprétations dans la gestion des inondations (Wang & Xie, 2018); le SIG est la méthode
d’insertion des données numériques, de gérer les couches des informations
et la cartographie (Dehimi & Hadjeb, 2019); l’intégration des méthodes d’analyse hiérarchique
multicritères dans les (SIG) constitué un puissant système d’aide à la décision spatiale. (Kazemi
et al., 2016)

Le système d’informations géographiques en matière d’aide à la cartographier


de la vulnérabilité, en intégrant tous les types d’informations, il permet l’analyse, l’interprétation
et la production de cartes.

5.1. Définition du Système d’Informations Géographiques

Compte tenu de la diversité du domaine d’utilisation, Les SIG sont plus difficiles à
définir, car il existe plusieurs façons différentes de définition, pour fournir une vue générale sur
les SIG, nous pouvons se référer aux définitions suivantes :

Selon Carter (1989), le Système d’Information Géographique une entité institutionnelle,


traduire par une structure organisationnelle qui combine la technologie avec une base de
données.(Maguire, 1991)

Selon Smith et ses collègues (1987), le SIG est un système de base de données
dans lequel la plupart des données sont indexées spatialement, et sur lequel un ensemble
de procédures opère afin de répondre aux requêtes sur les entités spatiales dans la base
de données ».(Smith et al., 1987)

En 2004, ESRI a défini le SIG comme un ensemble des matériels et programmes


informatiques avec l’intégration des données spatiales afin d’analyser et visualiser les données,
et trouver des solutions aux problèmes. Un SIG sert habituellement à représenter des cartes sous
forme de couches de données qui peuvent être étudiées et utilisées à des fins d’analyse (Mitchel,
2005) .

128
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

5.2. Histoire du SIG

La première application du SIG, est l’étude élaborée par le médecin John Snow en 1854.
Il a essayé de localiser les patients d’une épidémie de choléra qui a été frappé Londres sur un
schéma où il a réussi de délimiter la source de l’eau polluée. (Maguire, 1991) .

Maguire (1991) distingue trois périodes de l’évolution des SIG comme le montre le
tableau suivant.

Tableau n° 28 : Les périodes d’évolution des SIG

Période Evolution de SIG

Fin des années 1950 milieu Début de l’informatique, premières


des années 1970 cartographies automatiques.

Milieu des années 1970 SIG dans les institutions de l’État (armée,
début des années 1980 cadastre, services topographiques, …)

Évolution du marché des logiciels,


développements des programmes sur PC, mise
en réseau (bases de données).
Des applications sur Internet et une
Depuis les années 1980
banalisation de l’usage de l’information
géographique (cartographie sur Internet, calcul
d’itinéraires routiers, utilisation d’outils
embarqués liés au GPS…)

Source : (Maguire, 1991) adapté par l’auteur,2022.

129
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

5.3. Les composants d'un SIG


Le système d’informations géographiques est constitué de cinq composants
fondamentaux :

Figure n°56 : Les composants d'un SIG (Source : Abdellaoui, 2018).

5.4. Domaines d’application des SIG

Aujourd’hui, les SIG sont considérés comme un outil de gestion et d’aides à la décision,
les domaines d’utilisation cet outil sont nombreux, nous citons :

- Géologie (prospection minière) ;

- Planification urbaine (cadastre, voirie, réseaux assainissement) ;

- Tourisme (gestion des infrastructures, itinéraires touristiques) ;

- Transport (planification des transports urbains, optimisation d'itinéraires) ;

- Protection civile (gestion et prévention des catastrophes).

130
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

6. Intégration du SIG
C’est la phase d’agrégations des critères, sur la base les résultats de l’analyse
multicritères, les poids relatifs aux critères sont intégrés dans un outil du système d’informations
géographiques afin de faire leur agrégation.

Cette étape consiste à multiplier chaque couche raster par son poids à l’aide de l’outil
de (Raster calculator) selon la formule ci-dessous afin de faire la spatialisation des critères
et faire ressortir les zones vulnérables suivant les résultats de l’AHP en fonction de leurs de
degré de risque et enfin la production de la carte de vulnérabilité globale.

Dont :
(A) = couche de raster relatif au critère de la densité de population.
(B) = couche de raster relatif au critère de la typologie de logement.
(C) = couche de raster relatif au critère de la typologie de l’équipement.
(D) = couche de raster relatif au critère du réseau routier.

6.1. Résultats et Discussion

Comme nous l’avons souligné précédemment, le risque est le résultat de conjonction


de la vulnérabilité et aléas, donc la spatialisation du risque d’inondations consiste à identifier
et à localiser la vulnérabilité globale à partir de la localisation des grands enjeux vulnérables, et
la source des aléas.

L’intégration des informations collectées dans un outil du SIG permet l’élaboration toutes
les cartes relatives à la vulnérabilité globale, en particulier les cartes des enjeux vulnérables aux
risques d’inondations.

La carte de la vulnérabilité urbaine face aux risques d’inondations dans la ville


d’El Bayadh est élaborée par la superposition de plusieurs cartes relatives aux éléments
vulnérables à savoir : la carte de la densité de population, la carte de la typologie de logements,
la carte de la typologie des équipements et la carte du réseau routier.

131
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Figure n°57 : la carte de la vulnérabilité globale de la ville d'El Bayadh


Source : Auteur, 2022

132
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Les résultats de comparaisons entre les critères clés dans la vulnérabilité globale
montrent que la densité de population est un facteur très important, car on remarque que les
quartiers situés dans les deux rives d’Oued Deffa sont des zones densément peuplées.

La carte de la vulnérabilité urbaine globale montre que les zones à haute et extrême
vulnérabilité sont des zones :
- Situées à côté de l’Oued Deffa.
- De densité de population intense.
- Incluent des logements individuels et collectifs et des équipements importants.
- Contiennent du réseau routier important et des infrastructures routières
telles que les ponts et les passerelles.
Par ailleurs les zones à faible vulnérabilité sont des zones presque vides.

Le tableau n°29 représente une Analyse géostatistique de la carte globale de la


vulnérabilité, nous constatons que la surface des zones à faible vulnérabilité estimée à 77.87%
soit une superficie de 3133 ha, les zones à moyenne vulnérabilité estimée à 8.56%
soit une superficie de 344.27 ha, les zones à haute vulnérabilité estimés à 7.97%
soit une superficie de 320.60 ha, et le reste représentent la zone à vulnérabilité extrême
soit un pourcentage de 5.6% avec une superficie de 225.46 ha.

Tableau n°29 : Résultats des zones vulnérables en fonction du degré da la vulnérabilité

Degré de la vulnérabilité Superficie (ha) Pourcentage %

Faible vulnérabilité 3313.42 77.87

Moyenne vulnérabilité 344.27 8.56

Haute vulnérabilité 320.60 7.97

Vulnérabilité extrême 225.46 5.6

Source : Auteur,2022

133
Chapitre VI : L’évaluation de la vulnérabilité urbaine aux inondations

Conclusion
La ville d’El Bayadh, par sa situation géographique (traversée par Oued Deffa)
et leur milieu physique accidenté, a été confrontée par plusieurs épisodes d’inondations
à caractère intense et parfois catastrophique.

Dans ce chapitre, on a essayé de faire une évaluation globale de la vulnérabilité urbaine


face aux risques d’inondations de la ville d’El Bayadh, par la méthode d’analyse hiérarchique
multicritères, ce qui est basé sur la division du problème complexe à des parties ; pour cela nous
avons élaboré un répertoire des enjeux exposés pendant les précédents événements d’inondations
( le cas de 01/10/2011 comme référence) , afin de ressortir les critères et sous-critères de même
niveau qui ont un impact sur la vulnérabilité globale, donc ce qui ont fait partie du problème
complexe.

134
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale

Les inondations à El Bayadh ont été pendant longtemps un phénomène rare.


Cependant la croissance démographique et l’occupation de l’espace sans le respect des
textes et lois en vigueur l’on rendu vulnérable à ce risque. Les inondations de 2011 ont
rappelé en même temps les dirigeants et la population à une prise de conscience de
l'ampleur et la gravité du phénomène.

Notre étude nous a permis de contribuer à une gestion efficace des inondations liées
particulièrement aux crues de ces oueds en remettant aux décideurs des documents d’aide à
la décision qui sont limités, dans un premier temps, à l’identification des zones vulnérables
et inondables. Et qui demande, dans un deuxième temps avec les nouvelles technologies,
d'exploiter des outils et méthodes plus fiables, en particulier, l’apport des SIG à la
simulation de crues des oueds à travers la réalisation de plusieurs scénarios, l’identification
des zones inondables et la détermination des différentes hauteurs d’eau dans la zone
inondée.

Ainsi, le croisement des cartes de crues avec la carte d’occupation du sol permet de
recueillir plusieurs informations utiles à la gestion du risque de l’inondation à savoir la
délimitation exacte des zones touchées par la crue, le nombre des constructions avec même
le nombre potentiel des personnes en danger, et par conséquent, pouvoir mieux choisir les
moyens adéquats d’intervention et avoir une idée sur les types de dégâts ainsi que
l’ampleur du risque.

Cette recherche s’est basée sur l'une des composantes principales dans la
production du risque d’inondations, à savoir la vulnérabilité urbaine (humaine et
matérielle), qui est actuellement considérée comme un facteur prédominant pour la pris en
charge du risque d’inondations. La ville d’El Bayadh a été choisie comme un cas d’étude
pour évaluer leur vulnérabilité à ce risque, un choix motivé par l’importance de sa situation
géographique d’une part, et par son histoire tragédie avec plusieurs épisodes d’inondations
d’autre part.

À ce titre, l’objectif principal de notre thèse est d’évaluer la vulnérabilité urbaine


de notre cas d’étude face au risque d’inondations, afin de produire une carte globale
montre la classification des zones en fonction de leurs degrés de fragilité.

Afin d’atteindre l'objectif souhaité, nous avons commencé notre recherche, en


premier lieu par une lecture approfondie sur les méthodes d’évaluation des risques
d’inondations, une attention particulière est accordée aux méthodes d’évaluation de la
vulnérabilité (sujet de thèse) afin de choisir une méthode appropriée et efficace que nous
pouvons suivre dans notre étude. En second lieu nous avons présenté un aperçu sur les
évènements d’inondations frappant l’Algérie et une lecture sur la politique Algérienne de
gestion et de prévention du risque d’inondations et son cadre juridique.

136
Conclusion générale

Après avoir consulté les méthodes d’évaluation de la vulnérabilité existantes, on a


commencé l’analyse et l’évaluation de la fragilité urbaine de notre ville (cas d’étude), la
méthode d’analyse hiérarchique multicritères a été opté pour notre démarche d’évaluation,
un choix motivé par l’efficacité de cette méthode pour traiter des problèmes complexes du
territoire de la ville sous forme de représentations graphiques.

les critères obtenus par la consultation des documentations relatives à l’historique


des inondations au sein de la zone d’étude et qui ont utilisés dans le processus de l’AHP
sont : la densité de la population, la typologie du logement existant, la classification des
équipements installés et en fin le réseau routier ; en seconde étape on a comparé
l’importance de ces critères et sous critères par rapport à l’échelle de graduation de
Thomas Saaty, par la construction d’une matrice binaire, ensuite on a contrôlé la cohérence
des évaluations ce qui était de l’ordre de 0.07 dans cette étude ( inférieur à 0.1, donc est
acceptable).

Après la hiérarchisation et la définition des poids de chaque critère et même les


sous-critères on a intégré les résultats de l’AHP dans un outil d’un système d’informations
géographiques afin de spatialiser les enjeux exposés et cartographier les zones vulnérables.

Le résultat obtenu sous forme d’une carte de vulnérabilité globale comporte les
zones inondables et les classées en fonction de leurs fragilités : (5.6%) de la zone d'étude
représente une vulnérabilité extrême, (7.97%) à haute vulnérabilité, (8.5%) à moyenne
vulnérabilité et (77.87%) à faible vulnérabilité. Les résultats de la carte peuvent être
utilisés comme un outil pour aider les autorités locales lors de la prise des décisions.

Selon les résultats et les interprétations obtenus par cette démarche d’évaluation on
retient les conclusions suivantes :

1/ Cette recherche montre que la ville d’El Bayadh est vulnérable aux risques
d’inondations (confirme la première hypothèse).

2/ Elaboration d’un modèle d’évaluation de la vulnérabilité globale au risque


d’inondations nécessite l’intégration de nombreuses informations détaillées relatives aux
enjeux humains, matériels et environnementaux. L’intégration des outils du système
d’informations géographiques permettant la spatialisation des enjeux vulnérables, ainsi la
cartographie de la vulnérabilité globale, ce modèle considéré comme un outil d’aide à la
décision et à la contribution dans la réduction des risques d’inondations (confirme la
deuxième hypothèse).

3/ Cette étude confirme que la méthode d’analyse hiérarchique multicritères est un


processus souple et optimal pour l’évaluation et le classement des déférents facteurs, en
fonction de leurs importances (troisième hypothèse).

137
Conclusion générale

Recommandations
Selon les résultats obtenus par :

- L’évaluation de la vulnérabilité de la ville ;


- Le diagnostic sur les projets de protections déjà réalisés ;
- Les visites sur terrain effectuées dans le cadre d’élaboration de cette
recherche.
Nous avons proposé un ensemble de recommandations qui peuvent être émises
pour réduire le risque d’inondations dans notre ville à multiples niveaux :

Au niveau spatial :

Volet Etudes :
- L’actualisation des études déjà existantes, telles que le PDAU, POS et les
schémas directeurs de l’assainissement, avec l’intégration de nouvelles
disciplines scientifiques comme la télédétection et les SIG.
- Cartographier les zones à risques et les zones de sauvegarde.
- Elaboration d’un plan de prévention local.

Volet Réalisations :
- Réaménagement de la protection actuelle de l’oued avec de nouvelles
dimensions géométriques.
- La réalisation d’une surélévation de la hauteur des murs actuels, quoique la
hauteur actuelle atteint les 6 mètres,
- Réalisation d’un canal de déviation hors tissu urbain,
- Prolongement de la protection existante en amont de la ville ;
- L’aménagement du bassin versant Chott Chergui par les endiguements ;
- La réalisation des retenues collinaires ;
- Entretien périodique des cours d’eau ;
- La fixation des berges ;
- La favorisation du milieu naturel par les techniques de végétation ;
- Renforcements des ouvrages d’arts existants ;
- Elimination des constructions implantées dans les zones à risque ;
- La maitrise de l’urbanisation.

Au niveau économique :

Vu les pertes économiques importantes causées par les inondations, un respect


rigoureux s’impose à :

138
Conclusion générale

- L’application stricte de l'Ordonnance n° 03-12 du 26 août 2003 relative à


l’obligation d’assurance des catastrophes naturelles et à l’indemnisation des
victimes.
- La création de nouveaux mécanismes pour faciliter le processus d'assurance
des biens et les installations industrielles.
- L’implication des compagnies d’assurance dans la gestion des risques
naturels.

Au niveau social :

- Renforcer la capacité des réactions sociétales par des sensibilisations.


- Favoriser la culture de la participation et les volontariats chez les riverains
pour contribuer à la prévention.
- Valoriser le rôle des médias de tous type.

Perspectives de la recherche :

La vulnérabilité urbaine face aux risques d’inondations est un sujet d’étude toujours
en évolution, la multiplicité des disciplines qui s’intéressent sur ce sujet rend la
problématique de l’évaluation de la vulnérabilité urbaine constamment posée.

L'impact de cette recherche est très important, notamment, sur les aspects suivants :

- Aspect scientifique : fournir aux chercheurs les assises des futures études.

- Aspect technique : les résultats obtenus par cette recherche représentent un outil
d’aide à la décision pour les autorités locales de la ville d’El Bayadh.

- Aspect spatial, économique et social : l’application des recommandations de cette


recherche va permettre la réduction de la vulnérabilité urbaine de la ville d’El
Bayadh aux risques d’inondations et la protection de la ville contre ce risque.

139
Références
Références
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Ali, G. (2006). Problematique de la desertification en Algerie: état et mesures de lutte pour
la protection des ressources naturelles. Desertification in the Mediterranean Region. A
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quality of urban life a comparative analytical study of three cities in the high plateaux
region of Algeria. Geo Journal of Tourism and Geosites, 40(1), 181–190.
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149
Annexes
Annexes

Annexe 01 : Les rencontres

Lors de la réalisation de cette étude, on a procédé à plusieurs rencontres avec un groupe


de techniciens et intervenants dans le domaine de la gestion des risques naturels au niveau
des villes.

Les rencontres s’articulaient autour de la question suivante :

Quelles sont les paramètres que vous voyez adéquats dans l’évaluation de la
vulnérabilité urbaine envers les risques d’inondations ?

La réponse sur cette question par les experts nous a aidé dans la détermination des
critères qui ont été utilisés et appliqués pour notre recherche.

Malgré les minimes différences entre leurs réponses, chaqu’un selon sa spécialité, mais
ces réponses visent un seul but qui est la diminution du degré du risque.

Le tableau suivant résume les réponses des experts :

Critères Sous critères


Densité
Tranche d’âge
Population
Situation sociale
Active / non active
Individuel
Collectif
Logement
Etat de logement
Illicite
Santé
Interventions
Equipements
Education
Sécurité
Réseau routier
Etat des routes et voiries
VRD Les ouvrages d’arts
Réseau d’assainissement
Réseau d’AEP

151
Annexes

Annexe 02 : Nombre des événements d’inondations dans le monde


Pour 2000-2022
Source : EM-DAT, CRED / UC Louvain, Brussels, Belgique
[Link]
Version : 02-01-2023
Continent d’Afrique
Année Nbr/ Événements Nbr/ Morts
2000 44 1240
2001 53 1726
2002 44 1079
2003 46 453
2004 32 347
2005 45 546
2006 60 1495
2007 74 992
2008 59 631
2009 52 683
2010 70 21137
2011 55 672
2012 35 870
2013 38 732
2014 26 518
2015 42 1002
2016 40 891
2017 33 1603
2018 36 872
2019 75 1432
2020 75 1308
2021 41 459
2022 47 4350
Total 1122 45038

152
Annexes

Continent d’Europe
Année Nbr/ Événements Nbr/ Morts
2000 55 176

2001 29 110

2002 45 443

2003 24 42

2004 18 43

2005 43 200

2006 33 69

2007 30 142

2008 9 65

2009 20 72

2010 35 238

2011 10 32

2012 21 213

2013 17 71

2014 28 142

2015 21 83

2016 20 60

2017 16 138

2018 20 147

2019 19 92

2020 19 51

2021 35 279

2022 12 44
Total 579 2952

153
Annexes

Continent d’Asie
Année Nbr/ Événements Nbr/ Morts
2000 76 5074

2001 84 3646

2002 82 3701

2003 74 3405

2004 69 3347

2005 102 5218

2006 117 5712

2007 102 7178

2008 79 3198

2009 77 2940

2010 84 8890

2011 77 4026

2012 75 2653

2013 76 8772

2014 71 3394

2015 92 2643

2016 86 3583

2017 82 3298

2018 65 2123

2019 97 4094

2020 102 4988

2021 105 3653

2022 70 4876
Total 1944 100412

154
Annexes

Continent d’Américain
Année Nbr/ Événements Nbr/ Morts
2000 61 649

2001 43 422

2002 61 597

2003 55 748

2004 36 3645

2005 43 620

2006 43 328

2007 47 688

2008 42 704

2009 51 606

2010 49 1647

2011 52 1752

2012 35 246

2013 41 511

2014 45 409

2015 52 837

2016 45 257

2017 43 788

2018 41 225

2019 51 412

2020 34 429

2021 79 371

2022 61 1075
Total 1110 17966

155
Annexes

Continent d’Océanie
Année Nbr/ Événements Nbr/ Morts
2000 4 4

2001 7 4

2002 5 38

2003 8 24

2004 7 7

2005 4 16

2006 11 24

2007 3 15

2008 9 7

2009 7 239

2010 6 37

2011 3 0

2012 7 84

2013 6 3

2014 6 49

2015 14 33

2016 5 3

2017 3 0

2018 3 0

2019 5 47

2020 9 43

2021 9 6

2022 6 31
Total 147 714

156
Annexes

Annexe 03 : Cadre juridique relatif à la gestion de risques en Algérie

- Décret n° 85-231 du 25 août 1985 relatif à l'organisation des interventions et


secours en cas de catastrophe. Le texte intégral est disponible sur :
[Link]

- Décret n° 90-402 du 15 décembre 1990 portant organisation et fonctionnement du


fonds des calamités naturelles et de risques technologiques majeurs. Le texte
intégral est disponible sur :
[Link]

- Ordonnance n° 03-12 du 26 août 2003 relative à l’obligation d’assurance des


catastrophes naturelles et à l’indemnisation des victimes. Le texte intégral est
disponible sur :
[Link]

- Loi n°04-20 du 25 décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à


la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable. Le texte
intégral est disponible sur :
[Link]

157
Annexes

Annexe 04 :
- Arrêté interministériel du 27 octobre 2008 portant déclaration de zones sinistrées
dans les wilayas d’Adrar, Béchar, Tiaret, El Bayadh, Ain Defla et Naâma.

- Arrêté interministériel 27 octobre 2008 portant déclaration de l’état de catastrophe


naturelle dans les wilayas d’Adrar, Béchar, Tiaret, El Bayadh, Ain Defla et Naâma.

158
Annexes

159
Annexes

Annexe 05: Carte de l’État-major de la ville d’El Bayadh

Source : DUAC d’EL Bayadh

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