Anatomie
Anatomie
Os frontal :
1. Introduction :
L’os frontal est un os impair et symétrique de la partie antérieure du crâne.
Il participe à la constitution de la calvaria et de la fosse crânienne antérieure.
Il est constitué de : Segment vertical (Ecaille) + Segment horizontal (Partie nasale et orbitaire).
2. Ecaille :
Face externe (Convexe) :
Surface antérieure : Présente 2 tubérosités frontales. Au-dessous de celle-ci, on a les arcades Sourcilières
qui sont unies par une surface lisse : Glabelle.
Présence aussi du bord supraorbitaire qui se termine par le processus zygomatique et qui
contient l’incisure supraorbitaire dans le 1/3 médial.
Surface temporale : Limitée par la ligne temporale en avant (Insertion au M. temporal).
Face interne (Concave):
La ligne médiane : Présence du sillon du sinus sagittal supérieur + Crête frontale.
De chaque côté : Fossettes granulaires de part et d’autre du sillon du sinus sagittal.
Le bord pariétal : S’articule avec les pariétaux (En haut) + avec les grandes ailes du sphénoide (En bas).
3. Partie nasale :
Le bord nasal : (dentelé en V ouvert) s’articule avec l’os nasal (en médian) + avec l’os maxillaire et l’os
lacrymal (en latéral).
Epine nasale du frontal : Médiane de forme pyramidale avec un apex inférieur.
Face antérieure : S’articule avec les os nasaux.
Crête postérieure : S’articule avec la lame perpendiculaire de l’éthmoide.
Incisure ethmoidale : En U ouvert en arrière, située en arrière de l’épine nasale.
Au médial : Lame criblée de l’éthmoide.
Au latéral : Cellules éthmoidales antérieures (Ils font communiquer la fosse cranienne antérieure
avec la cavité orbitaire).
4. Partie orbitaire :
Face orbitaire : Constitue la voûte de la cavité orbitaire, forme triangulaire à base antérieure.
Angle latéral : Fosse de la glande lacrymale.
Angle médial : Fossette trochléaire.
Face interne : Marquée par des empreintes digitales correspondant aux gyrus du lobe frontal.
Bord postérieur : Mince et horizontal, s’articule avec la petite aile du sphénoïde.
5. Sinus frontaux :
Les sinus frontaux sont au nombre de 2 avec une dimension variable.
Ils situent dans la partie médiale des arcades sourcilières.
Ils s’ouvrent dans le méat nasal moyen (Situé entre le cornet moyen et le cornet inférieur des fosses
nasaux).
Os éthmoïde :
1. Introduction :
L’os éthmoïde est un os impair et symétrique de la partie ant du crâne.
Il participe à la formation des orbites et des cavités nasales.
Il constitue de 4 parties : Lame criblée / Lame perpendiculaire / Deux labyrinthes ethmoidaux.
2. Lame criblée :
Elle est encastrée dans l’incisure éthmoidale + S’étend d’un labyrinthe à l’autre (Déposée horizontalement)
Elle forme le toit des cavités nasales.
Sur sa face supérieure, on trouve :
En médian, la crista Galli :
Bord ant : (Court, Epais) S’articule avec le frontal par les ailes de crista galli.
Bord post : (Long, mince) Insertion à la faux du cerveau.
En latéral, les gouttières olfactives : Supportent les bulbes olfactifs + Percées par de nombreux orifices.
En avant de chaque gouttière, on trouve le foramen éthmoïdal destiné au nerf olfactif.
3. Lame perpendiculaire :
Elle est verticale et médiane + Appendue à la lame criblée.
Elle forme la partie antéro-supérieure du septum nasal (Quadrélatère).
Bords : Sup : Fixé à la lame criblée.
Ant : S’articule avec l’épine nasale du frontal + crête des os nasaux.
Post : S’articule avec la crête du sphénoide (En haut) + avec le vomer (En bas).
Inf : S’articule avec le cartilage septal du nez.
Surfaces latérales : Recouvertes de la muqueuse nasale.
4. Labyrinthes éthmoïdaux :
Ce sont des masses latérales contenant les cellules éthmoïdes.
Lame orbitaire : Forme la paroi médiale de l’orbite.
Face nasale ou médiale : Partie de la paroi latérale de la cavité nasale.
Irrégulière par le relief des cornets ethmoidaux.
Face supérieure : (Creusée de cellules) S’articule avec la surface éthmoidale du frontal.
Face inférieure : (Creusée de cellules) S’articule avec la face interne du maxillaire (En avant) + processus
orbitaire du palatin (En arrière).
Face antérieure : (Creusée de cellules) S’articule avec l’os lacrymal et le processus frontal du maxillaire.
Face postérieure : (Creusée de cellules) S’unit à la face antérieure du corps du sphénoide.
Os sphénoïde :
1. Introduction :
L’os sphénoïde est un os impair et symétrique qui s’articule avec tous les os du crâne.
Il appartient à la base du crâne + Constitue l’os fondamental du point de vue fonctionnel et morphologique
Il constitue de : Corps / Petites et grandes ailes / Processus ptérygoïde.
2. Corps du sphénoïde :
Face supérieure :
Jugum sphénoide : Processus éthmoidal du sphénoide qui s’articule avec la lame ciblée.
Sillon préchiasmatique : Se continue en latéral par les canaux optiques.
Selle turcique : Limitée par le tubercule de la selle (En avant) + Processus clénoïdes postérieurs (En arrière)
La partie profonde loge l’hypophyse (Fosse hypophysaire).
Face antérieure : En rapport avec les cavités nasales.
Crête sphénoidale ant : S’articule avec le bord postérieur de la lame perpendiculaire de l’éthmoide.
Partie antérieureé du cornet sphénoidal : Situé de chaque côté de la crête shpénoidale.
Dans sa partie supérieure, on a l’ouverture du sinus sphénoide.
En latéral : Des cellules sphénoidales s’articulent avec le labyrinthe éthmoidale.
Face postérieure : Soudée à la partie basilaire de l’occipital.
Face latérale : Sur chaque face s’implantent : Une petite aile (en haut et en avant).
Une grande aile (en bas et en arrière).
Face inférieure : Constitue la partie la plus postérieure de la voûte des cavités nasales.
Sur la ligne médiane : Crête sphénoidale inférieure s’articule avec le vomer.
Sur chaque côté : Partie inférieure du cornet sphénoide.
3. Petites ailes :
Lames horizontales triangulaires à sommet latérale + Délimite la fosse cranienne antérieure.
Leurs racines s’unissent pour délimiter le canal optique (Passage du nerf optique + Artère ophtalmique).
Face supérieure : En rapport avec la face inférieure du lobe frontal du cerveau.
Face inférieure : Paroi supérieur de l’orbite et le bord sup de la fissure orbitaire sup (Passage du nerf III, IV,
V1, VI + Veine ophtalmique supérieure).
Bord antérieur : S’articule avec la lame orbitaire du frontal.
Bord postérieur : En rapport avec la fissure orbitaire supérieure.
L’extrémité médiale constitue le processus clinoïde antérieur.
4. Grandes ailes :
Face cérébrale : Constitue une partie de la fosse crânienne moyenne + Présente dans sa partie médiale :
Foramen rond : N. Maxillaire.
Foramen oval : N. Mandibulaire + Artère méningée accessoire.
Foramen épineux : Vaisseaux miningés moy + Rameau méningée accessoire.
Face temporale : Exocrânienne, divisée par la crête infra-temporale (Sup + inf).
Tubercule sphénoidal : Extrémité antérieure de cette crête.
Insertion du chef sup de M. ptérygoïdien latéral.
Partie supérieure : Insertion au M. temporal.
Partie inférieure : Ouverture des foramens : Ovale + Epineux.
Face orbitaire : Constitue la partie postérieure de la paroi latérale de l’orbite.
Bord supérieure : S’articule avec la face orbitaire de l’os frontal.
Bord latéral : S’articule avec l’os zygomatique.
Bord inférieur : Limite supérieure de la fissure orbitaire inférieure.
Bord médial : Limite inférieure de la fissure orbitaire supérieure.
Face maxillaire : Forme le toit de la fosse ptérygo-palatine.
Bords : Bord frontal : S’articule avec le bord sphénoidal du frontal.
Bord pariétal : S’articule avec l’angle antéro-inférieur du pariétal.
Bord squameux : S’articule avec l’écaille du temporal.
Bord zygomatique : S’articule avec le bord postéro-médial de l’os zygomatique.
5. Processus ptérygoïdes :
Appendus verticalement à la face inf du corps et de la racine de la grande aile du sphénoide.
Constitution : Constitué par deux lames : Médiale + latérale.
Moitié sup : Se fusionne pour former la face antérieure du processus + fosse ptérygoide.
Moité inf : S’écartent pour limiter l’incisure ptérygoidienne (Comblée par le processus pyramidal du
palatin).
Face antérieure : Paroi postérieur de la fosse ptérygo-palatin.
Canal ptérygoidien dans sa base (Passage du nerf ptérygoïdien).
Face médiale : Limite latéralement la choane.
En avant : S’articule avec le processus sphénoide de l’os palatin.
Extrémité supérieure : Processus vaginal qui s’articule avec le vomer en médial.
Extrémité inférieure : Hamalus ptérygoïdien.
Face latérale : Partie de la paroi médiale de la fosse infra-temporale.
Donne insertion au chef inférieur du M. ptérygoidien latéral.
Os occipital :
1. Introduction :
L’os occipital est un os impair et symétrique qui forme la partie postérieure du crâne. Forme d’un
quadrilatère irrégulier.
Il participe à la formation de la base du crâne et de la calvaria.
Il présente 4 parties entourant le foramen magnum : Squameuse / Basilaire / Latérale (de chaque côté).
3. Partie basilaire :
Face ext : Sur la ligne médiane : Tubercule pharyngien / Fossette pharyngienne.
Sur chaque côté : s’insèrent les M. long de la tête + M. droit antérieur de la tête.
Face int : Clivus (Dépression en gouttière situé sur la ligne médiane).
Bords : Bords latéraux : S’articule avec la partie pétreuse du temporal.
Bord antérieur : Soudé au corps du sphénoïde.
Bord postérieur : Limite en avant le foramen magnum.
4. Parties latérales :
Face ext : Condyle occipital : S’articule avec l’atlas + Fosse condylaire en arrière.
Canal du nerf hypoglosse sur le côté antéro-latéral.
Face int : Tubercule jugulaire : Creusé d’un sillon pour les nerfs glosso-pharyngien + vague + accessoire.
Les bords : Médial : Limite le foramen magnum + Tubercule d’insertion du Lig alaire.
Latéral : Divisé par le processus jugulaire en :
En avant : Incisure jugulaire.
En arrière : Surface articulaire avec la partie pétreuse du temporal.
5. Foramen magnum :
Il communique la fosse crânienne postérieure et le canal vertébral.
Il contient : Moelle allongée + méninges + paquets vasculo-nerveux.
Os temporal :
1. Introduction :
L’os temporal est un os impair qui participe à la formation de la base du crâne et de la clavaria.
Il renferme l’organe vestibulo-cochléaire. Il est consititué de 3 parties embryologiquement différentes :
Partie pétreuse / Partie squameuse / Partie tympanique.
3. Partie squameuse :
Face temporale : Processus zygomatique divise cette face en 2 parties : Supra / Infra-zygomatique.
Processus zygomatique : Présente une racine et une partie libre.
Face supérieure de racine : Répond au M. temporal.
Face inférieure de racine : Tubercule articulaire (En avant).
Suture tympani-squameuse (En arrière).
Bord libre de racine : Tubercule post-glénoïdal (En avant du méat acoustique externe).
Partie libre : S’articule avec l’os zygomatique
Partie supra-zygomatique : Fosse temporale + Insertion au M. temporal.
Partie infra-zygomatique : Limité par la crête supra-mastoïdienne (En haut).
Par la suture squamo-mastoïdienne (En bas) + Par suture tympano-squameuse (En avant).
Face cérébrale : Concave, présente au niveau antérieur le sillon de l’artère méningée moyenne.
Bords : Bord pariétal : S’articule avec le pariétal.
Bord sphénoïdal : S’articule avec la grande aile du sphénoïde.
4. Partie tympanique :
Elle est située en dessous de la partie squameuse et en avant du processus mastoïde.
Face postérieure : Méat acoustique externe.
Face antérieure : Paroi postérieure de la fosse mandibulaire.
Bord latéral : Limite le pore acoustique externe.
Se termine par la grande épine tympanique (En avant) + petite épine tympanique (En arrière).
Bord supéro-ant : En latéral : Fissure tympano-squameuse.
En médial : Fissure pétro-tympanique.
Bord supéro-post : Fissure tympano-mastoïdienne.
Processus vaginal du styloïde : Recouvre en latéral la base du processus styloïde.
Os Pariétal :
1. Introduction :
L’os pariétal est un os pair de la partie latérale de la clavaria.
Il est constitué de deux tables externe et interne d’os compact, séparées par l’os spongieux.
Il a forme d’un quadrilatère irrégulier qui présente : 2 faces / 4 bords / 4 angles.
2. Corps de la mandibule :
Il est horizontal à concavité postérieure avec : 2 faces / Partie alvéolaire / Une base.
• Face externe :
Marquée par la symphyse mentonnière (En médian) + ligne oblique (En latéral).
Symphyse mentonnière : (Crête verticale) Angles saillants de sa base forment les tubercules mentonniers.
Ligne oblique : Part du tubercule mentonnier et se dirige en haut et en arrière pour se continuer avec la
lèvre externe du bord antérieure de la branche de la mandibule.
Foramen mentonnier : Situé en dessous de la 2e prémolaire + Livre passage au paquet vasculo-nerveux.
et au-dessus de la ligne oblique externe.
• Partie alvéolaire :
Large et creusée d’alvéoles dentaires séparées par les septums inter-alvéolaires.
Face externe : Jugums alvéolaires.
Face interne : Torus mandibulaire qui peut être un obstacle aux prothèses (En regard des racines des PM).
3. Branches de la mandibule.
Chaque branche présente : 2 faces + 4 bords.
• Face externe :
Partie inférieure : Tubérosité massétérique qui donne l’insertion au M. masséter.
• Face interne :
Glande parotide : Situé dans la moitié postérieure.
Foramen mandibulaire : Situé au milieu de la face interne, sur l’axe du bord alvéolaire.
Son rebord ant : Lingula mandibulaire (Crête proéminente) qui fixe le Lig. sphéno-mandibulaire.
Donne le passage au paquet vasculo-nerveux.
Sillon mylo-hyoïdien : Part du foramen mandibulaire en se dirigeant en bas et en avant pour rejoindre la
face interne du corps (Contient le nerf mylo-hyoïdien).
Tubérosité ptérygoïdienne : Situé dans la partie inférieure (Insertion au M. ptérygoïdien médial).
2. Corps du maxillaire :
Il est de forme pyramidale triangulaire, creusé du sinus maxillaire qui s’ouvre dans le méat nasal moyen.
Il présente 4 faces :
• Face infra-temporale :
Partie latérale : Constitue la paroi ant de la fosse infra-temporale et de la fissure ptérygo-maxillaire.
Elle présente la tubérosité maxillaire (Au-dessus de celle-ci, on a 2 foramens alvéolaires traversés
par les nerfs et les vaisseaux alvéolaire supéro-postérieurs).
Partie postérieure : Limité en avant par la fosse ptérygo-palatine.
Il s’articule avec le processus orbitaire du palatin (En haut) + avec processus pyramidal du palatin
(En bas).
3. Les processus :
• Processus zygomatique : Pyramidal avec un apex latéral.
Face antérieure : Prolonge la face jugale.
Face postérieure : Se continue avec la face infra-temporale.
Face supérieure : Prolonge la face orbitaire.
Son apex : S’articule avec l’os zygomatique.
• Processus frontal :
Sa face latérale : Divisée par la crête lacrymale antérieure.
En arrière de cette crête : Sillon lacrymal.
En avant de cette crête : Insertion M. élévateur de lèvre sup + de l’aile du nez + orbiculaire de l’œil.
Sa face médiane : S’articule avec l’ethmoïde.
Crête ethmoïdale (En moyen) s’articule avec le cornet nasal moyen.
Son extrémité sup : En haut : s’articule avec la partie nasale du frontal.
En avant : s’articule avec l’os nasal.
En arrière : s’articule avec l’os lacrymal.
• Processus alvéolaire :
Il présente sur sa face externe des jugums alvéolaires qui correspond à chaque racine dentaire.
Au-dessus et latéralement au jugum de la canine se trouve la fosse canine.
Bord inférieur : Creusé d’alvéoles dentaires (Séparées par des septum inter-alvéolaires).
• Processus palatin :
Il s’unit à son opposé pour séparer les cavités nasale et buccale.
Face supérieure : Lisse et concave.
Face inférieure : rugueuse (Perforée de nombreux orifices vasculaires).
Présence des sillons palatins qui prolongent le foramen grand palatin (En avant).
Bord postérieur : S’articule avec la lame horizontale du palatin (Suture palatine transverse).
Bord interne : S’unit à son opposé pour former :
Sur la face sup : La crête nasale (S’articule avec le septum nasal).
Sur la face inf : La suture palatine médiane (Se termine par le foramen incisif).
4. Sinus maxillaire :
C’est une cavité pneumatique creusée dans le maxillaire.
Paire et symétrique, de forme pyramide triangulaire.
Base : (= cloison inter-sinuso-nasale) S’ouvre dans la fosse nasale par le hiatus maxillaire.
Sommet : En rapport avec le processus zygomatique.
Face post : Répond à la fosse infra-temporale.
Ostium du sinus : Débouche dans la partie ant du méat nasal moyen.
Certains alvéoles dentaires peuvent s’ouvrir dans le sinus (Dent antrale).
Articulation temporo-mandibulaire ATM :
1. Introduction :
L’ATM est une articulation paire qui unit la mandi à l’os temporal, recouverte du fascia parotidien + peau
C’est la seule articulation mobile du massif crânio-facial.
C’est une articulation synoviale complexe : de type ellipsoïde individuellement
+ bicondylaire dans leur fonctionnement simultané.
2. Surface articulaire :
Ces surfaces sont recouvertes d’un fibro-cartilage, riche en fibres collagènes.
Surface articulaire temporale :
Situé en avant du méat acoustique ext + sur la face inf de la racine du processus zygomatique.
Elle comprend : Tubercule articulaire + Fosse mandibulaire :
Disque articulaire (Ménisque) : Fibro-cartilage biconcave.
Adhère à la face profonde de la capsule articulaire par des Lig discaux (Ant + Post).
Tête de la mandibule : Oblongue à grand axe transversal, légèrement oblique en arrière et médialement.
3. Capsule articulaire :
Membrane fibreuse :
Insertion : En haut : En avant du tubercule articulaire + sur la base de l’épine de sphénoïde
+ Sur les lèvres de la fissure tympano-squameuse.
En bas : Tête de la mandibule en descendant plus bas en arrière.
Fibres : On a deux types de fibres à la capsule :
Fibres superficielles temporo-mandibulaires : Tendues d’un os à l’autre.
Fibres profondes temporo-discales + disco-mandibulaire : Faisant relais sur le disque.
=> Le frein discal post est assuré par les fibres temporo-discales post (Plus épaisses).
Membrane synoviale : Non recouvertes de fibro-cartilage.
Tapisse sur la face profonde de la capsule et les surfaces osseuses inclues dans la cavité articulaire.
4. Les ligaments :
Ligaments capsulaires intrinsèques :
Lig temporo-mandi latéral : Epais et adhérant à la capsule.
Naît du tubercule zygomatique + Termine sur la partie postéro-latérale du col du condyle.
Lig temporo-mandi médial : Adhérant à la capsule.
Tendu de la base de l’épine de sphénoïde + à la partie postéro-médiale du col du condyle.
Ligaments extra-capsulaires extrinsèques :
Lig sphéno-mandi : Médial et plat.
Naît de la base de l’épine de sphénoïde + Termine sur lingula et le bord post du foramen mandi
Lig stylo-mandi : De forme triangulaire.
Naît de la face antéro-lat du processus styloïde + Termine sur le bord post de la branche mandi
Lig tympano-mandi :
Tendu de la fissure pétro-tympanique + Termine au bord post de la crête ptérygoïdienne mandi
Lig ptérygo-mandi :
Tendu de l’hamulus ptérygoïdien + Termine au bord alvéolaire mandi (En arrière des 8).
5. Vascularisation et innervation :
Vascularisation : Artère temporale superficielle et maxillaire.
Innervation : Nerfs auriculo-temporal et massétérique (Branche du V3).
6. Anatomie fonctionnelle :
Elles participent à 2 fonctions essentielles : Ouverture de la bouche et la mastication.
Elles fonctionnent simultanément + présentent globalement 3 degrés de liberté.
- Articulation disco-temporale : Mouvements de glissement.
- Articulation disco-mandibulaire : Mouvements de rotation.
• Propulsion + rétropulsion :
Elles ont lieu dans chaque articulation disco-temporale.
Propulsion : Glissement vers l’avant et en bas de la mandibule.
Au cours de mouvement : La tête mandi se place sous le tubercule articulaire du temporal.
Limitée par : Le frein temporo-discal.
Rétropulsion : Les déplacements s’inversent.
Limitée par : La partie tympanique du temporal.
Une violente action peut entrainer la fracture de la paroi ant du méat acoustique externe.
Muscles moteurs : Propulsion : M. ptérygoïdiens latéraux + médiaux.
Rétropulsion : Fibres post des M. temporaux + M. digastrique.
• Abaissement-Elévation :
Principaux mouvements des ATM qui se traduit par l’ouverture et la fermeture de la bouche.
Abaissement : Porte le menton en bas et en arrière, se fait en 2temps :
1er temps : Propulsion (Bouche fermée ou peu ouverte).
2e temps : Rotation siégeant dans l’ATM.
L’axe de rotation est transversal passant au peu au-dessus du foramen mandi.
Incisives inf décrivent un arc de cercle et la bouche s’ouvre grandement.
Mouvement limité : Par Lig. temporo-mandibulaire latéral + frein temporo-discal.
Elévation : La mandi et le disque se déplacent en sens inverse :
1er temps : Rotation mandi. 2e temps : Glissement disco-temporal.
Mouvement limité : Par la rencontre des dents + butée du condyle contre l’os tympanal.
Muscles moteurs : Abaissement : M. digastrique + M. Mylo-hyoïdiens + M. Génio-hyoïdiens.
Ils nécessitent l’immobilisation de l’os hyoïde par les M. sub-hyoïdiens.
Elévation : M. masséters + M. ptérygoïdiens médiaux + temporaux.
• Diduction :
Au cours de ce mouvement complexe, la mandibule se porte latéralement.
Déplacements : Diduction associe en même temps des mouvements différents :
- L’articulation réalise une rotation latérale autour d’un axe vertical.
- Dans le côté opposé, elle s’effectue une translation antérieure.
Le menton se porte du côté qui pivote.
Muscles moteurs : M. ptérygoïdiens latéraux + médiaux
Leur action alterne d’un côté ou de l’autre.
Muscles masticateurs : Description anatomique.
1. Introduction :
Ce sont des muscles qui servent à la mastication en mobilisant la mandibule au niveau de l’ATM.
Il forme un groupe autonome puisque :
- Ils ont la même origine embryologique.
- Ils sont groupés autour de l’ATM qu’ils mobilisent.
- Ils sont une insertion crânienne et une terminaison sur la mandibule.
- Ils ont une vascularisation et une innervation commune.
2. Anatomie descriptive :
On distingue 3 groupes de muscles selon leur orientation par rapport à la branche montante mandi :
M. masticateurs externes : Situé en dehors de l’ATM + Fibres orientés verticalement.
Permet une élévation de la mandibule.
=> M. Masséter + M. Temporal.
M. masticateurs internes : Situé en dedans de l’ATM + Fibres orientés obliquement ou transv.
Permet de mouvement de latéralité mandibulaire.
=> M. ptérygoïdiens médial + Latéral.
M. masticateurs secondaires : jouent un rôle abaisseur.
=> M. Mylo-hyoïdien / M. Génio-hyoïdien / M. digastrique.
3. Muscle masséter :
C’est un muscle court et épais, de forme quadrangulaire (Superficiel et apparent).
Composition : Lame superficielle : Insertion sur les ¾ ant de l’arcade zygomatique.
Terminaison sur la tubérosité massétérique de l’angle mandibulaire.
Lame profonde : Insertion sur le ¼ post de la face interne de l’arcade zygomatique.
Terminaison sur la face latérale de la branche montante de la mandibule.
Action : Puissant obturateur de la bouche + élévateur de la mandibule.
Innervation : Nerf massétérique, issu du nerf mandibulaire (V3).
Vascularisation : Artère massétérique issue de l’artère maxillaire interne.
4. Muscle temporal :
C’est le muscle le plus puissant de la mastication, appliqué contre le squelette de la région temporale.
Forme : Muscle large en forme d’éventail.
Origine : Insertion osseuse : Sur la fosse temporale.
Insertion aponévrotique : Sur la face profonde de l’aponévrose temporale.
Direction : Faisceaux ant : verticaux. Faisceaux post : horizontaux.
Terminaison : Apophyse coronoïde + Bord antérieur de la branche montante mandibulaire.
Action : Elévation de la mandibule (Fermeture de la bouche).
Mouvement de rétropulsion grâce à ses fibres post.
Innervation : Nerf temporal profond issu du nerf mandibulaire V3.
Vascularisation : Artère temporale profonde (Issue de l’artère maxillaire).
5. Muscle ptérygoïdien médial :
C’est un muscle épais, quadrangulaire, parallèle au M. masséter mais se situant plus en dedans de la
branche de la mandibule.
Origine : Naissance de la face médiale de la lame latérale du processus ptérygoïdien
+ Processus pyramidal de l’os palatin + Face post de la tubérosité maxillaire.
Terminaison : S’étend de la branche montante mandibulaire à la face médiale de l’angle mandibulaire.
Action : Contraction bilatérale : Elévation de la mandibule + Propulsion.
Contraction unilatérale : Diduction.
Innervation : Nerf ptérygoïdien médial issu du nerf mandibulaire V3.
Vascularisation : Idem au M. ptérygoïdien latéral.
7. Muscle Mylo-hyoïdien :
Les deux muscles mylo-hyoïdiens forment une sangle solide en unissant sur la ligne médiane.
Origine : Ligne mylo-hyoïdienne.
Terminaison : Sur le raphé médian de la face antérieur du corps de l’os hyoïde.
Action : Abaisseur de la mandibule après la fixation de l’os hyoïde.
Elévateur de l’os hyoïde et de la langue après la fixation de l’os mandibulaire.
Innervation : Nerf mylo-hyoïdien issu de la branche du nerf mandibulaire.
8. Muscle génio-hyoïdien :
Origine : Epines mentonnières inférieures.
Terminaison : Sur la face antérieure du corps hyoïde.
Action : Idem au muscle mylo-hyoïdien.
Innervation : Nerf génio-hyoïdien, branche du nerf hypoglosse.
9. Muscle digastrique :
Forme : Muscle allongé, formé de 2 ventres (Ant + Post) reliés par un tendon intermédiaire.
Origine : Incisure mastoïdienne (rainure du digastrique).
Terminaison : Fossette digastrique de la face post de l’arc mandibulaire.
Action : Ventre antérieur : Abaisseur de la mandibule.
Ventre postérieure : Elévateur de l’os hyoïde.
Innervation : Ventre antérieur : Nerf mylo-hyoïdien (Branche du V).
Ventre postérieur : Nerf facial (VII).
Langue : Description anatomique.
1. Introduction :
C’est organe musculaire et muqueux, ovalaire qui repose sur le plancher lingual.
Elle est formée d’un squelette ostéo-fibreux + de muscles + d’une muqueuse.
C’est l’organe principal du goût.
2. Description anatomique :
• Généralités :
Elle présente :
2 parties : Le corps : 2/3 ant + mobile. La base : 1/3 post + fixe.
2 faces : Dorsale sup + ventrale inf.
Apex + 2 bords latéraux.
• Base / Racine :
Large + épaisse + verticale.
Situé dans l’oropharynx + fixée sur l’os hyoïde et la mandibule.
• Face ventrale :
Frein de la langue : Mince membrane qui relie la pointe de la langue au plancher oral.
Quand il est trop court, la position basse de la langue influence sur la croissance des arcades.
Franges sublinguales : Couches muqueuses de part et d’autre du frein.
Veines linguales profondes : Visibles sous la muqueuse (Très fine) + de part et d’autre du frein.
Elles drainent la pointe de la langue.
Caroncules sublinguales : Petits renflements muqueux de part et d’autre de la base du frein.
Elle présente des ostiums submandibulaires.
Pli sublingual : Marque la limite des glandes salivaires sublinguales.
Muscles intrinsèques : Naissent et se finissent sur la langue + joue sur la forme de la langue.
Muscles longitudinal sup : Sous la muqueuse de la face dorsale de la langue.
Origine : Partie post de la langue et septum médian.
Terminaison : Face profonde de la muqueuse, vers la pointe de la langue.
Action : Abaisse et raccourcit la langue.
Muscles longitudinaux inférieurs : Entre le muscle génioglosse et hyoglosse.
Origine : Racine de la langue + petite corne de l’os hyoïde.
Terminaison : Pointe de la langue.
Action : Abaisse et rétracte la langue.
Muscles verticaux : Muscle pharyngo-glosse + Muscle amygdalo-glosse.
Origine : Face dorsale de la langue.
Terminaison : Face ventrale de la langue.
Action : 1) Elargit et attire la langue en arrière et en haut.
2) Elève la base de la langue.
Muscles transverses :
Origine : Faces latérales du septum lingual.
Terminaison : Face profonde de la muqueuse + bords latéraux de la langue.
Action : Rétrécit et allonge la langue.
3. Vascularisation et innervation :
Innervation de la langue : Innervation sensitive : N. mandi (2/3 ant) + N. glosso-pharyngien (1/3 post).
Innervation motrice : (M. palatoglosse + stylo-glosse) N. hypoglosse + N. facial + N. glosso-pharyng.
Innervation gustative: N. facial bis (2/3 ant) + N. glosso-pharyngien (1/3 post).
Vascularisation : Artère linguale : Branche de l’artère carotide externe.
Veine linguale : Se jette dans la veine jugulaire externe.
Drainage lymphatique : Par des nœuds lymphatiques cervicaux profonds + submentonniers +
submandibulaires.
Plancher buccal : Description anatomique.
1. Introduction
C’est une région médiane en fer à cheval avec un sommet antérieur et une base postérieure.
Il présente l’ensemble des parties molles qui ferme en bas de la cavité orale entre :
- En avant : Arc mandibulaire. - En arrière : Os hyoïde.
Il est divisé en 2 creux sublinguaux par une cloison médiane et sagittale.
2. Description anatomique :
• Situation et limites :
Situation : Au-dessus : Région sus-hyoïdienne.
Au-dessous : Muqueuse buccale + Partie mobile de la langue.
Limites : En bas : Muscles supra-hyoïdiens.
En haut : Muqueuse buccale.
En arrière + En dedans : Muscle de la langue (Génioglosse, Hyoglosse et Lingual inférieur).
En avant + En dehors : Face profonde du corps de la mandi, au-dessus de la ligne mylo-hyoïdienne.
• Constitution anatomique :
Paroi inférieur musculaire :
Formée par la face sup des M. mylo-hyoïdiens qui séparent le plancher buccal de la région sus-hyoïdienne.
M. mylo-hyoïdiens : Les 2 muscles forment une sangle solide en unissant sur la ligne médiane.
Forme : Quadrilatère et aplati, tendu entre l’os mandibulaire et l’os hyoïde.
Origine : Ligne mylo-hyoïdienne.
Terminaison : Face antérieur du corps de l’os hyoïde.
Action : Abaisseur de la mandibule après la fixation de l’os hyoïde.
Elévation de l’os hyoïde après la fixation de la mandibule.
Innervation : Nerf mylo-hyoïdien issu de la branche du nerf mandibulaire.
Paroi antéro-externe osseuse :
Situé au-dessus de la ligne mylo-hyoïdienne.
Marquée par l’insertion de : M. génioglosse + M. géniohyoïdiens.
S’élargit progressivement en allant en arrière et en dehors où on a la fossette sublinguale.
Paroi postéro-interne :
Formée par la face antérieure de la base de la langue.
Constitué par : M. génioglosse + M. hyoglosse + M. lingual inférieure.
Les 3 muscles ferment incomplètement en arrière du plancher laissant persister :
Hiatus externe : Situé entre l’hyoglosse et le mylohyoïdien.
Hiatus interne : Situé entre la face profonde de l’hyoglosse et le M. lingual inf.
Paroi supérieure muqueuse :
Médiane : Frein lingual est une mince pellicule membraneuse du sillon alvéolo-lingual antérieur.
Il relie la face ventrale de la langue au plancher buccale.
Latérale : Ouverture du canal Wharton (Ostium ombilical).
Ouverture des canaux de la glande sublinguale en dehors et en dedans.
3. Contenu du plancher buccal :
Cloison médiane : Sépare le plancher buccal en 2 espaces latéraux : Creux sublinguaux.
Formée par les M. génioglosse + M. géniohyoïdiens.
Creux sublinguaux : Tissu cellulaire lâche contenant :
Glande sublinguale : Situé dans la fossette sublinguale.
Canal de Wharton : Situé en profondeur dans la muqueuse du plancher buccal.
S’ouvre dans la cavité orale par des caroncules de chaque côté du frein.
Artère sublinguale : Branche terminale de l’artère linguale qui vascularise la langue + Plancher
buccal.
Veine sublinguale + Vaisseaux lymphatiques.
Nerf lingual : Nerf sensitif du plancher buccal. Il rétro-croise le canal de Wharton.
Terminaison de l’hyoglosse.
La loge parotidienne :
1. Introduction :
La loge parotidienne doit son nom à la parotide, glande exocrine qui en occupe l’essentiel de son contenu.
Elle se situe en avant de l’auricule dans la partie latérale de l’espace intermédiaire profond de la face.
Elle présente une forme prismatique à base latérale et à sommet médial.
• Les vaisseaux :
Artère carotide externe : pénètre la parotide par sa face postéro-médiale.
Elle se divise en artère temporale superficielle + artère maxillaire.
Elle donne des branches collatérales : Artère auriculaire postérieure + Rameaux parotidiens.
Veines temporales sup et maxillaires : S’unissent dans la parotide pour former la veine jugulaire externe.
Veine jugulaire externe : Reçoit au pôle inférieur de la parotide
Système lymphatique : Contingent intra-glandulaire sur le trajet de la carotide ext.
Contingent extra-glandulaire.
• Structure musculaire :
Les muscles de la région parotide contribuent au volume de la région remplissant l’espace délimité par le
cadre squelettique.
La pression fournie par les contractions musculaires pourrait contribuer à la vidange physiologique de la
glande.
Elle joue aussi un rôle d’une barrière anatomique qui s’oppose à l’extension des tumeurs parotidiens.
Répartition des muscles :
Partie antérieure : Muscle masséter.
Partie postérieure et inférieure : Muscle SCM.
Côté Médial : Muscle ptérygoïdien médian + Ventre postérieur du digastrique + Muscle stylo-hyoïdien.
Glandes salivaires : Description anatomique.
1. Introduction :
Les glandes salivaires sont destinées à la sécrétion de la salive qui présente une aide à la mastication, à la
digestion et la protection de la muqueuse orale.
Ils sont considérées comme des organes vitaux de la cavité orale.
2. Glande parotide :
C’est la glande la plus volumineuse qui remplit la loge parotidienne (excavation profonde).
Forme : Pyramidale ayant une surface lobulée + consistance ferme. On a :
Apex : Repose sur le ventre post du muscle digastrique en arrière de l’angle mandibulaire.
Face sup : Méat acoustique externe + ATM.
Face ant : En rapport avec le bord post de la branche montante mandi + moitié post du M. masséter
+ Face externe de l’ATM.
Face latérale : Recouverte de la peau.
En arrière : Répond au processus mastoïde + Couvre la partie ant du M. SCM.
Composition : Lobe profond : au contact de la paroi pharyngée.
Lobe superficiel : Etalé sur le masséter et la branche montante mandibulaire.
Entre les 2 lobes : Séparés par le passage du Nerf facial qui l’abord à son bord postéro-sup.
Canal de Sténon : 4 cm de long + 2 à 3 mm de diamètre.
Naît dans le bord antérieur à mi-hauteur entre l’arcade zygomatique et l’angle de la bouche
Traverse la région massétérine puis la région génienne.
Suit une ligne horizontale passant par le tragus et le bord ant de l’aile du nez.
Ouverture au niveau du vestibule sup en regard de la 1er et 2e molaires sup.
Vascularisation : Artères sont issues de l’artère carotide externe.
Veines se jettent dans la veine jugulaire externe.
Lymphatiques se drainent dans les nœuds parotidiens vers les nœuds cervicaux profonds.
Innervation : Par le N. auriculo-temporal.
4. Glande sublinguale :
Ce sont les plus petites des glandes salivaires principales de forme ovoïde.
Situation : Sur le plancher buccal de chaque côté du frein lingual, en dehors du canal submandibulaire.
Rapports : Repose sous la muqueuse orale (Accessible au l’examen facial).
Face ant : Dirige vers son homologue controlatérale.
Face latérale : S’applique sur la fossette sublinguale de la mandi.
Face inf : Repose sur le M. mylo-hyoïdien.
Face médiale : M. longitudinal inférieur + M. génioglosse.
Conduits : Présente N° petits conduits dont le principal naît de la face profonde de la glande.
Longe le conduit submandibulaire.
S’ouvre au niveau de la papille sublinguale prés de la caroncule sublinguale.
Vascularisation : Artères linguales et submentonnières.
Veine profonde de la langue.
Lymphatiques se drainent dans les nœuds submandibulaires.
Innervation : Idem à la glande submandibulaire.
2. Vascularisation :
• Vascularisation au Maxillaire : Artère maxillaire
Branche terminale de l’artère carotide externe.
Elle passe en dedans de la région du col du condyle, puis arrive dans la fosse ptérygo-maxillaire.
Elle se termine en A. sphéno-palatine qui donnera l’A. naso-palatine (Dans le canal incisif et
vascularise la partie ant du palais du).
Elle donne de N° collatérales dont :
A. palatine descendante : Descend dans le canal grand palatin + Vascularise le palais et la gencive.
A. alvéolaire supéro-post : Se divise en rameaux qui empruntent les canaux alvéolaires post.
Elle vascularise les racines des dents post + gencive + sinus maxillaire.
A. infra-orbitaire : Vascularise les racines des dents ant + gencive + sinus maxillaire.
A. alvéolo-antrale : Anastomose entre les 2 précédentes.
• Vascularisation à la mandibule :
A. alvéolaire inférieur : Branche de l’artère maxillaire qui donne des branches incisives et mentonnières.
A. submentale : Branche de l’A. faciale qui vascularise la face ant de la région dentaire ant.
A. mylo-hyoïdienne : Branche de l’A. alvéolaire inf + Chemine dans le sillon mylo-hyoïdien.
A. sublinguale : Branche terminale inférieure de l’A. linguale.
Elle se distribue à la glande sublinguale + se termine par 2 rameaux (Maxillaire + Mentonnier).
• Vascularisation veineuse :
Drainage vers la veine jugulaire interne : C’est la veine la plus volumineuse de la tête.
Se fait par : V. linguale : Tronc commun formé par deux réseaux :
V. linguales profondes + V. linguale dorsale.
V. faciale : Nait dans l’angle médial de l’orbite
V. palatine externe + V. submentonnière + V. rétro-mandibulaire : Rejoint la veine faciale.
Drainage vers la veine jugulaire externe :
Elle draine des régions superficielles de la tête + Régions profondes de la face.
Elle naît de l’union de la veine temporale et la veine maxillaire sous le col de la mandi + dans la parotide.
V. Maxillaire : Issue de plexus veineux ptérygoïdien, situé entre le muscle temporal et les muscles
ptérygoïdiens.
• Vascularisation lymphatique :
Les vaisseaux lymphatiques de la tête rejoignent les lymphocentres de la tête qui se drainent dans les
lymphocentres du cou.
Le drainage lymphatique est calqué sur le drainage veineux suivant des axes de drainage cutané à direction
verticale descendante.
Les lymphocentres jouent un rôle important dans la défense de l’organisme.
Lymphocentres des maxillaires :
Lymphocentres pré-auriculaire et parotidiens : Superficiels (en avant du tragus) et profonds (Dans la glande
ou sous le fascia parotidien).
Lymphocentres submandibulaires : Adjacents à la glande submandibulaire et au bord inférieur de la mandi.
Ils drainent la région infra-orbitaire + Joue + Langue + Gencive.
Lymphocentres sub-mentonniers : Situés sur la face superficielle du mylo-hyoïdien entre les ventres
antérieures du digastrique.
Ils drainent la lèvre + Menton + Apex de la langue.
3. Innervation :
• Innervation au maxillaire : Nerf V2.
Parcourt la partie inférieure de la paroi latérale du sinus caverneux.
Il traverse le foramen rond + arrive dans la fosse infra-temporale (Reçoit des fibres parasympathiques
provenant du nerf grand pétreux).
Termine dans le canal infra-orbitaire en nerf infra-orbitaire.
Les branches collatérales intéressant le maxillaire :
Nerf ptérygo-palatin : Se détache du nerf maxillaire au niveau de la région ptérygo-palatine.
Il se dirige vers le ganglion ptérygo-palatin et donne 4 groupes de filets :
Rameaux nasaux : Comprend :
Nerfs nasaux sup, lat et post.
Nerf naso-palatin : Passe dans le foramen incisive pour innerver la partie ant de la muqueuse
palatine.
Nerf ptérygo-palatin.
Nerfs palatins : Se dirigent verticalement en bas pour s’engager dans le canal grand palatin.
Nerf grand palatin : Sort du foramen grand palatin en regard de la face D des 2 e molaires sup
Se distribue à la totalité de la muqueuse palatine homolatérale.
Nerfs petits palatins : Traversent le processus pyramidal et émergent par les foramens petits
palatins pour innerver le voile du palais et la muqueuse du méat inférieur.
Nerfs alvéolaires supéro-post : Se dirigent en bas + en avant sur la tubérosité maxillaire.
Ils donnent des rameaux gingivaux + rameaux intra-osseux en passant par les canaux
dentaires post pour se distribuer aux racines des molaires sup et à la muqueuse sinusienne.
Nerf alvéolaire supéro-moyen : Prend naissance dans le canal infra-orbitaire.
Il chemine dans la face antérolatérale du maxillaire + Se distribue aux racines des PM.
Nerf alvéolaire supéro-antérieur : Nait dans le canal infra-orbitaire.
Donne des branches ascendants (Muqueuse nasale) Branches descendants (Plexus dentaire)
Branche terminale : Nerf infra-orbitaire.
Sort par le foramen infra-orbitaire en donnant de nombreux filets.
Ils donnent des branches naso-palpébrales (Ascendantes) + Branches gingivo-labiales (Descendantes).
2. Origine et Trajets :
Le nerf facial et le nerf intermédiaire ont 4 noyaux d’origine :
Noyau ambigu / Noyau lacrymal / Noyau gustatif / Noyau salivaire sup.
Après son émergence du sillon ponto-bulbaire, le nerf facial accompagné du nerf vestibulo-cochléaire
(VIII), pénètre le méat acoustique interne.
Arrivé au fond du méat, le nerf facial rentre dans un canal osseux qui lui est propre : le canal facial, où il
présente trois portions :
Labyrinthique : Passe entre la cochlée (En avant) + Vestibule (En arrière).
Elle se coude en arrière pour former le genou du nerf facial.
A ce niveau, on trouve le ganglion géniculé.
Tympanique : Passe entre le conduit semi-circulaire latéral (En haut) + Fenêtre du vestibule (En bas)
Mastoïdienne : Répond au méat acoustique externe (En avant) + Sinus transverse (En arrière).
Le nerf facial commence son trajet extra-pétreux à la sortie de sa portion mastoïdienne par le foramen
stylomastoïdien.
Il a un court trajet dans l’espace rétro-stylien et il pénètre dans la loge parotidienne en passant entre le
muscle stylohyoïdien et le muscle digastrique.
Dans la glande parotide, il entretient des rapports médialement avec l’artère carotide externe et la veine
jugulaire externe.
Le nerf facial chemine ensuite sous le système musculo-aponévrotique superficiel jusqu'aux muscles de la
face, muscles peauciers du crâne, de la face et du cou.
3. Branches collatérales :
• Branches intra-pétreuse :
Nerf grand pétreux : Naît du genou du nerf facial (Partie labryinthique).
Il traverse le ganglion géniculé + chemine dans le canal du nerf grand pétreux.
Le rameau méatique.
La corde du tympan : Naît au-dessus du foramen stylo-mastoïdien.
Elle passe dans le canal facial, puis dans le canal de la corde du tympan creusé dans la paroi post
De la cavité tympanique.
Elle traverse la fissure pétro-tympanique pour descendre et s’incorporer au nerf lingual.
Le rameau communicant avec le plexus tympanique.
Nerf stapédien : Naît de la partie mastoïdienne du nerf facial.
Il monte dans l’éminence pyramidal pour atteindre le M. stapédien.
• Branches extra-pétreuse :
Nerf auriculaire post : 1ère branche naissant après sa sortie de la partie pétreuse.
Pour les muscles auriculaires post et sup + muscle occipital.
Rameau digastrique : Ventre post du muscle digastrique.
Rameau stylo-hyoïdien : pour les muscles stylo-hyoïdiens.
Rameaux communicants avec les nerfs IX et X.
5. Fonction :
Fonction motrice : Innerve tous les muscles peauciers de la face et control ainsi la mimique.
Fonction sensitive : Innervation sensitive du méat acoustique externe, du tympan et de la conque.
Fonction sensorielle : (Nerf intermédiaire) Sensibilité gustative des 2/3 ant de la langue.
Fonction autonome : Parasympathique : Contrôle la sécrétion lacrymales et nasales.
Sympathique : (Corde de tympan) Contrôle la vasomotricité de la langue et des glandes salivaires.
Le nerf Trijumeau V :
1. Introduction :
C’est la 5e paire des nerfs crâniens, le plus volumineux (Nerf du 1er arc branchial).
C’est le nerf mixte : Sensitif pour les régions de la face.
Moteur pour les muscles de la mastication.
Sur le trajet de la racine sensitive se trouve le ganglion trigéminal.
2. Emergence et origine :
Le trijumeau a 2 noyaux d’origine :
Noyau sensitif somatique : S’étale sur toute la hauteur du tronc cérébral dans la colonne somato-
sensible. Il reçoit les fibres de la sensibilité superficielle de la face. Il se divise en :
Noyau mésencéphalique : Sensibilité proprioceptive des muscles de la face.
Noyau principal pontique : Sensibilité tactile discriminative.
Noyau spinal : Sensibilité nociceptive.
Noyau moteur : Noyau masticateur donnant les fibres motrices de la mastication.
Le trijumeau émerge de la face latérale du pont au niveau du tronc cérébral en 2 racines :
Une volumineuse sensitive et l’autre réduite motrice.
Il s’enfle en un ganglion trigéminal au niveau de la partie antérieure endocrânienne de la partie pétreuse
de l’os temporal.
Ce ganglion est de forme semi-lunaire à concavité postérieure dans lequel siège des corps cellulaires de
tous les protoneurones sensitifs du trijumeau. Il est engrainé dans le cavum trigéminal qui est formé
par un dédoublement de la dure-mère.
3. Branches terminales :
Du bord antéro-inférieur du ganglion, il se divise en 3 branches :
les nerfs ophtalmiques V1 / Maxillaire V2 / Mandibulaire V3.
Le nerf mandi est un nerf mixte + les autres nerfs sont sensitifs.
Foramen d’émergence des 3 branches sont alignées sur une même ligne verticale :
F. supra-orbitaire (V1) F. infra-orbitaire (V2) F. mentonnier (V3).
• Nerf maxillaire :
Il nait de la partie moyenne + Parcourt la partie inférieure de la paroi latérale du sinus caverneux.
Il traverse le foramen rond + arrive dans la fosse ptérygo-palatine (Reçoit des fibres parasympathiques
provenant du nerf grand pétreux).
Il passe dans la cavité orbitaire par la fissure orbitaire inférieure.
Termine dans le canal infra-orbitaire en nerf infra-orbitaire.
Les branches collatérales :
Rameau méningé moyen : Se détache à sa sortie du crâne, avant de traverser le foramen rond.
Distribue à la dure-mère + S’anastomose avec son homologue provenant du V3.
Nerf zygomatique : Traverse la fissure orbitaire inf pour pénétrer dans l’os zygomatique.
Il se divise en : Nerf zygomatico-facial : Donnant des rameaux cutanés à la joue.
Nerf zygomatico-temporal : Donnant des rameaux à la peau temporale.
Nerf ptérygo-palatin : Se détache du nerf maxillaire au niveau de la région ptérygo-palatine.
Il se dirige vers le ganglion ptérygo-palatin et donne 4 groupes de filets :
Rameaux orbitaires : Pénètre dans l’orbite pour gagner les cellules éthmoïdales.
Rameaux nasaux : Comprend :
Nerfs nasaux sup, lat et post : Innerve la cavité nasale en passant par le foramen ptérygo-
palatin (Muqueuse des méats sup et moy).
Nerf naso-palatin : Passe dans le foramen incisive pour innerver la partie ant de la muqueuse
palatine.
Nerf ptérygo-palatin : Dirige en arrière pour la muqueuse du rhino-pharynx.
Nerfs palatins : Se dirigent verticalement en bas pour s’engager dans le canal grand palatin.
Nerf grand palatin : Sort du foramen grand palatin en regard de la face D des 2 e molaires sup
Se distribue à la totalité de la muqueuse palatine homolatérale.
Nerfs petits palatins : Traversent le processus pyramidal et émergent par les foramens petits
palatins pour innerver le voile du palais et la muqueuse du méat inférieur.
Nerfs alvéolaires supéro-post : Se dirigent en bas + en avant sur la tubérosité maxillaire.
Ils donnent des rameaux gingivaux + rameaux intra-osseux en passant par les canaux
dentaires post pour se distribuer aux racines des molaires sup et à la muqueuse sinusienne.
Nerf alvéolaire supéro-moyen : Prend naissance dans le canal infra-orbitaire.
Il chemine dans la face antérolatérale du maxillaire + Se distribue aux racines des PM.
Nerf alvéolaire supéro-antérieur : Nait dans le canal infra-orbitaire.
Donne des branches ascendants (Muqueuse nasale) Branches descendants (Plexus dentaire)
Branche terminale : Nerf infra-orbitaire.
Sort par le foramen infra-orbitaire en donnant de nombreux filets.
Ils donnent des branches naso-palpébrales (Ascendantes) + Branches gingivo-labiales (Descendantes).
• Nerf mandibulaire :
Le plus volumineux (Union de la 3e branche de la racine sensitive + racine motrice).
Il se détache du bord ant du ganglion trigéminal pour se diriger en bas pour traverser le foramen ovale où
s’unissent les deux racines.
Sous ce foramen, le nerf se divise en 2 troncs principaux : Tronc antérieur + Tronc postérieur.
Branche collatérale : Rameau méningé : Naît à sa sortie du foramen ovale.
Remonte par le foramen épineux pour se distribuer à la dure-mère.
Tronc ant moteur : Nerf temporal profond moyen : Passe au-dessus du M. ptérygoïdien latéral.
Il innerve le M. temporal.
Nerf temporo-massétérique : Passe au-dessus du M. ptérygoïdien latéral.
Il se divise en : N. temporal profond post (M. Temporal).
N. massétérique (Innerve M. masséter en traversant l’incisure mandibulaire).
Nerf temporo-buccal : Passe entre les 2 faisceaux du M. ptérygoïdien latéral.
Il se divise en : N. temporal profond ant (M. temporal).
Nerf buccal : Sensitif, passe entre le Ramus mandi et le muscle buccinateur.
Il innerve la joue + partie post du vestibule oral.
Il faut être vigilant lors de l’extraction de la dent de sagesse mandibulaire.
Tronc post sensitif :
Tronc commun des M. ptérygoïdien médial + tenseur du tympan + tenseur du voile du palais :
Perfore la partie sup du fascia inter-ptérygoïdien en donnant 3 branches pour les 3 muscle.
Nerf auriculo-temporal : Il se dirige en arrière et glisse au-dessus de l’artère maxillaire.
Il passe à travers la glande parotide et remonte en avant du MAE.
Il innerve la parotide + ATM + Partie antérieure de l’auricule.
Nerf lingual : Il se dirige entre les muscles ptérygoïdiens médial et latéral.
Il émerge dans la région sublinguale au-dessus du muscle mylo-hyoïdien.
Il sous croise le conduit submandibulaire pour enfin se distribuer à la 1/2 moitié antérieure
homolatérale de la langue.
La corde du tympan empreintent le nerf lingual pour gagner les ganglions submandibulaires
et sublingual.
Application : Trajet de la corde de tympan explique l’otalgie qui accompagne ulcérations langue
Nerf alvéolaire inf : Moteur pour le ventre ant du digastrique + mylo-hyoïdien.
Sensitif pour les dents mandibulaires + lèvres inf + menton.
Il se dirige en bas entre le fascia inter-ptérygoïdien en dehors et le M. ptérygoïdien latéral en
dedans pour rejoindre avec l’artère alvéolaire inférieure le foramen mandibule situé en
arrière de la lingula mandibule.
Il chemine dans le canal mandi + Donne des rameaux pour les racines des dents mandi
Il sort du corps mandi par le foramen mentonnier en donnant 2 branches :
Nerf mentonnier : Se distribue au vestibule + à la lèvre + au menton.
Nerf incisif : Emet des fibres pour les dents mandibulaires antérieures.
Artère faciale :
1. Introduction :
C’est une artère de la tête, issue de l’artère carotide externe.
Elle participe à la vascularisation de la moitié inférieure de la face.
2. Origine :
Elle naît de la face ant de la carotide externe, au-dessus de l’artère linguale.
Elle se situe au-dessus de l’os hyoïde, entre le M. constricteur moyen du pharynx (En médial).
+ le ventre post du M. digastrique (En latéral).
3. Trajet – Rapports :
Elle se porte en avant contre la paroi latérale du pharynx.
Elle contourne la glande submandibulaire (Face médiale puis sup puis latérale).
Elle s’infléchit sur le bord inférieur de la mandi sous forme d’une courbure à concavité supérieure.
Elle monte sur la face externe de la mandi (Obliquement en haut) jusqu’au sillon naso-génien.
Elle se termine dans l’angle médial des paupières par l’artère angulaire.
4. Branches collatérales :
Artère palatine ascendante : Naît près de l’origine de l’A. faciale.
Elle monte sur la paroi latérale du pharynx entre les M. stylo-glosse + M. stylo-pharyngien.
Puis entre les M. constricteur sup du pharynx + M. ptérygoïdien médial.
Elle se divise en 2 branches :
1ère branche : Remonte le long du muscle constricteur du pharynx et atteint le palais.
Elle s’anastomose avec : Rameaux de l’artère pharyngienne ascendante.
Artère palatine descendante issue de l’artère maxillaire.
e
2 branche : Transperce le muscle constricteur supérieur du pharynx pour vasculariser les
tonsilles palatines et la trompe auditive.
Rameau tonsillaire : Destiné à la tonsille palatine.
Artère submentonnière : Naît au-dessous du bord inf de la mandi.
Elle se dirige en avant contre le M. mylo-hyoïdien + le bord inf de la mandi.
Elle donne des rameaux à : Glande submandibulaire
M. mylo-hyoïdien M. digastrique Parties molles du menton.
Artère labiale inf + sup : Parcourt chaque lèvre + s’anastomosent avec leurs homonymes controlatéraux.
L’artère labiale sup donne une branche septale pour le septum nasal.
Elle vascularise le muscle orbiculaire de la bouche + Glande labiale + Muqueuse des lèvres.
Les branches musculaires de la face : Telles que : Muscle ptérygoïdien médian + Buccinateur + Masséter…
2. Trajet – Rapports :
Passe entre le col de la mandi + Lig. sphéno-mandi (Situé sous la veine mandi + N. auriculo-temporal).
Arrive à la fosse infra-temporale en parcourant la face latérale du M. ptérygoïdien latéral.
Atteint la fosse ptérygo-palatine en passant entre les chefs ptérygoïdien lat (Au-dessous du N. maxillaire).
Se termine en artère sphéno-palatine.
3. Branches collatérales :
Au cours de son trajet, l’artère maxillaire abandonne 15 collatérales :
• 6 collatérales ascendantes :
A. auriculaire profonde : Pour l’ATM + Méat acoustique externe + Membrane du tympan.
A. tympanique antérieure : Naît sur la face médiale du col de la mandi.
Arrive au cavum tympanique en passant par la fissure pétro-tympanique.
Elle s’anastomose avec : Post : A. stylo-mastoïdienne.
Inf : A. pharyngienne ascendante. Sup : A. méningée moyenne.
A. méningée moyenne : Monte sur la face médiale du M. ptérygoïdien latéral.
Passe dans le foramen épineux + s’épanouit dans la fosse crânienne moyenne.
Lors d’une fracture du crâne, sa blessure est responsable des hématomes extra-duraux qui se
développent entre la face interne du crâne et la dure-mère.
Rameau méningé accessoire : Arrive à la fosse crânienne moyenne en passant sur la face médiale du
M. ptérygoïdien latéral + foramen ovale.
A. temporales profondes ant + post : Monte dans la fosse temporale, sur la face lat du M. ptérygoïdien lat.
Passe par la face profonde du M. temporale qu’elles vascularisent.
• 5 collatérales descendantes :
A. massétérique : Arrive à la face profonde du M. masséter en passant avec le N. massétérique par
l’incisure mandi.
A. alvéolaire inf : Arrive au foramen mandi avec le nerf homonyme.
Avant de pénétrer dans le canal mandi, elle abandonne l’A. mylo-hyoïdien qui chemine avec le nerf
homonyme dans le sillon mylo-hyoïdien.
Dans le canal mandi, elle abandonne à chaque racine dentaire une artériole.
Elle se termine par l’artère labio-mentonnière qui sort par le foramen mentonnier.
A. buccale : plaquée sur la face latérale du M. buccinateur et gagne la joue.
Rameaux ptérygoïdiens : Gagnent les M. ptérygoïdien latéral et médial.
A. palatine descendante : Naît dans la fosse ptérygo-palatine.
Elle abandonne : A. petites palatines : Palais mous en suivant les canaux petits palatins.
A. grande palatine : Passe par le foramen grand palatin et vascularise palais dur et
la gencive.
• 2 collatérales antérieures :
A. alvéolaire supéro-post : Appliquée sur la tubérosité maxillaire.
Elle se divise en rameaux dentaires qui sortent dans les foramens alvéolaires.
Ces rameaux se distribuent au Sinus maxillaire + racines des molaires.
A. infra-orbitaire : Passe par le canal infra-orbitaire et émerge le foramen infra-orbitaire.
Elle vascularise les racines des dents antérieures + Sinus maxillaire + Gencive.
Par ses branches terminales, elle vascularise la joue + paupière inférieure.
• 2 collatérales postérieures :
A. du canal ptérygoïdien : Parcourt d’arrière en avant le canal ptérygoïdien.
Elle s’anastomose avec une artère homonyme issue de la partie pétreuse de l’A. carotide interne.
Elle vascularise la partie sup du pharynx + M. élévateur + M. tenseur du voile du palais
+ La trompe auditive.
A. pharyngienne supérieure : Parcourt d’avant en arrière le canal palato-vaginal.
Elle vascularise la muqueuse du fornix du pharynx.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Couronne trapézoïdale à grand axe vertical.
La hauteur coronaire est plus importante que le diamètre M-D.
Contours proximaux : Contour D est plus court + plus convexe que le contour M.
Le point de contact D dans la jonction des 1/3 moyen et le 1/3 occlusale de cette face.
Le point de contact M dans le 1/6 occlusal.
Contour cervical : Semi-circulaire à concavité occlusale.
Bord libre : Portion D : présente un angle régulièrement arrondi.
Portion M : présente un angle quasiment droit.
Face vestibulaire : (Convexe) Parcourue par 2 dépressions verticales très douces qui prennent
naissance à la ½ de la hauteur coronaire + Qui terminent en créant 2 incisures sur le bord libre.
Ces 2 dépressions délimitent 3 lobes dont le D est le plus volumineux.
Elles disparaissent avec le temps par l’usure fonctionnelle.
Racine : Conique + Convexe en se terminant par un apex émoussé.
Région cervicale : Angle formé par les contours de racine + de couronne est plus fermé en D.
Axe de la racine : Incliné du côté distal.
3. Face linguale :
Généralité : Bordée par des crêtes marginales M + D qui naissent de part et d’autre du cingulum +
qui disparaissent sur le bord incisif.
Crêtes marginales : Convexes dans la direction M-D.
Axe de la crête M est rectiligne + s’articule à angle vif avec le bord libre.
Axe de la crête D est sinueux + qui se fond dans le bord libre.
Moitié cervicale : Occupée par le cingulum (Tubercule convexe dans tous sens).
Délimite, avec les crêtes D + M, la fosse linguale (Concave).
Dans certains cas, le cingulum peut être divisé par un sillon.
Racine : Plus étroite sur la face linguale => Fortement convexe.
Parcourue par une crête sut toute sa hauteur.
4. Face proximale :
Généralité : Forme triangulaire à base cervicale (= cunéiforme).
Le contour V et L se rejoignent au bord incisif arrondi qui est aplomb de l’apex.
Contour V : Fortement convexe dans le 1/3 cervical + Régulièrement convexe dans les 2/3 occlusaux
Contour L : (Forme d’un S inversé) Fortement convexe dans le 1/3 cervical + concave dans le reste.
La convexité correspond au cingulum + Concavité correspond aux crêtes marginales et à la fosse L.
Contrairement à canine, les crêtes marginales sont concaves dans la direction occ-cervicale.
Collet : Forme d’un oiseau en vol à concavité radiculaire.
Racine : Conique + convexe avec un apex émoussé.
L’axe corono-radiculaire est rectiligne.
5. Face occlusale :
Généralité : Bord incisif divise la vue occlusale en portion V + portion L.
Contour V de la ligne du plus grand contour : Symétrique + convexe.
Contour L : Formé par les versants externes des crêtes marginales M et D + cingulum.
Concave par les crêtes marginales + Convexe par le cingulum qui est décalé en D.
Diamètre M-D : Sup au diamètre V-L.
Bord incisif : Epais (1 mm) + marqué par les dépressions dans le contour V.
6. Anatomie interne :
Généralité : Présente souvent une cavité pulpaire simple avec une racine + un seul canal.
Fréquence des canaux apicaux.
Coupe V-L : La plus grande largeur de la cavité pulpaire se situe au niveau du collet.
Centrée dans le noyau dentinaire + Canal pulpaire rectiligne et se réduit progressivement.
Contour V de la chambre : Convexe.
Contour L de la chambre : Marqué par une convexité en regard du cingulum.
=> Ces 2 contours se rejoignent, formant une corne pulpaire étroite qui se dirige vers bord libre
Dimension V-L de la chambre : Présente le 1/4 du diamètre V-L cervicale.
Coupe M-D : Chambre très volumineuse avec 3 cornes pulpaires situées en regard des 3 lobes.
Dimension M-D de la chambre : Présente la 1/2 du diamètre M-D cervicale.
Coupe axiale cervicale : Forme triangulaire à sommet lingual.
Canal est tubulaire et centré suivant les contours de la racine.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Couronne plus arrondie + plus élancée que l’incisive centrale.
Hauteur coronaire est plus important que le diamètre M-D.
Contour cervical ogival.
Contour M : Convexe + point de contact M au 1/4 occlusal de la hauteur coronaire.
Contour D : Fortement convexe + Point de contact D au 1/3 occlusal de la hauteur coronaire.
Bord libre : Convexe + Angle D plus arrondi que l’angle M.
Face V : Fortement convexe + Contrairement à l’incisive central, pas de dépressions verticales.
Racine : Conique et convexe + Etroite dans la direction M-D.
Axe général est incliné du côté D (Inclinaison importante dans le 1/3 apical).
Apex plus pointu que celui de l’incisive centrale.
Jonction entre les contours (Radiculaire + Coronaire) forme un angle plus fermé en D que M.
3. Face linguale :
Crêtes marginales : Plus marquées que celle de l’incisive centrale + Suivent les contours M et D
Elles sont convexes dans la direction M-D.
Cingulum : Fortement convexe.
Souvent séparé de la fosse linguale et les crêtes marginales par des sillons.
En D, le sillon cingulaire peut se prolonger sur la racine en remontant très haut.
Fosse linguale : Délimitée par les crêtes marginales et le cingulum.
4. Face proximale :
Généralité : Idem à l’incisive centrale.
Maximum de convexité V et L situe au 1/4 cervical de la hauteur coronaire.
Contour V : Fortement convexe dans son 1/3 cervical + convexe dans 2/3 occlusaux.
Contour L : (En S) Fortement convexe au niveau du cingulum dans le 1/3 cervical.
Concave dans les 2/3 occlusale en regard des crêtes marginales et projection de la fosse L.
Racine : Conique + convexe avec un apex émoussé.
Axe général est incliné en L dans le 1/3 apical.
Dépression longitudinale peut être marquée sur toute la hauteur radiculaire.
5. Face occlusale :
Généralité : Divisée en portion V + L par le bord incisif.
Diamètre M-D est légèrement sup au diamètre V-L.
Contour V de la ligne du plus grand contour : Fortement convexe + symétrique.
Contour L : Concave au niveau des crêtes marginales + Convexe au niveau du cingulum.
Cingulum est déporté en D.
Bord libre : Epais et arrondi + s’incurve du côté L dans sa portion D.
6. Anatomie interne :
Généralité : Idem à l’incisive centrale.
Coupe V-L : Idem
Contour V de chambre P : Légèrement convexe.
Contour L de chambre P : Idem.
Dimension V-L de chambre P : Idem.
Coupe M-D : Idem.
Coupe axiale cervicale : Forme ovoïde avec un diamètre V-L légèrement sup au diamètre M-D.
Cavité P centrée suivant les contours de la racine + Section du canal rond.
Canine maxillaire 13 :
1. Introduction :
C’est une dent mono-cuspidée + monoradiculée qui se situe entre l’incisive latérale et la 1ére prémolaire.
Elle présente la jonction entre les dents antérieures et les dents postérieures.
Elles sont au N° de 4, une pour chaque hémi-arcade.
Elles permettent de briser les corps trop durs pour les incisives grâce à sa robustesse (Grande résistance
aux forces de mastication) + de guider des mouvements de latéralité.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Forme de « Fer de lance ».
Collet étroit + Jonction entre la couronne et la racine est marquée.
Contour M cervical : Convexe + Point de contact M se situe au 1/3 occlusal de la hauteur coronaire.
Contour D cervical : Plus rectiligne + Point de contact D situe à la jonction 1/3 moyen et occlusale.
Arête cuspidienne M : (Après le point de contact) Convexe + plus courte.
Arête cuspidienne D : Concave en regard de la dépression isolant le lobe D de la face V.
Cuspide : Aiguë et acérée + Son sommet déporté du côté M.
Face V : Convexe avec deux dépressions qui la divisent en 3 lobes.
Partie D marquée par une dépression en S qui isole le lobe distal.
Partie M marquée par une dépression rectiligne
Lobe centrale plus volumineux + ayant une arête divisant la face en un pan M + pan D.
Racine : Fortement convexe + Conique avec un apex arrondi.
Axe incliné du côté distal (Plus accentuée dans le 1/3 apical).
3. Face linguale :
Généralité : Plus étroite que la face V + limitée en proximal par des crêtes marginales rectilignes.
Présente des reliefs accusés qui peuvent être hypertrophiés.
Crêtes marginales : Convexes dans la direction M-D + bien développées et individualisées.
Cingulum : Volumineux délimitant une fosse M (Large et peu profonde) + une fosse D (Inverse).
Il se prolonge vers le sommet par un cordon d’émail.
Racine : Contour plus étroite que le contour V + Surface fortement convexe.
4. Face mésiale :
Face M : Cunéiforme ayant des caractères de robustesse + Convexe.
Contour V : Convexe (Max de convexité situe au 1/3 cervical de la hauteur coronaire).
Contour L : Du collet à la pointe cuspidienne, on a 3 convexités :
Cingulum / Crêtes marginales (Contrairement à l’incisive) / Arête L du sommet cuspidien.
Max de convexité situe au 1/3 cervical de la hauteur coronaire.
Contour cervical : Forme d’un oiseau en vol à une concavité radiculaire.
Il descend jusqu’à le 1/3 cervical.
Racine : Robuste avec une dépression médiane sur toute sa hauteur.
Contour V est convexe.
Contour L est convexe dans les 2/3 cervicaux + Concave dans le 1/3 apicale.
5. Face distale :
Idem à la face M.
Dépression en S vient mourir sur la partie cervicale au point de contact D.
Surface radiculaire présente une dépression plus marquée (Transition à la prémolaire).
Collet moins accentué + Surface plus convexe + Lobe distal bien individualisé.
6. Face occlusale :
Forme losangique avec un sommet cuspidien déporté du côté M.
Diamètre V-L : Sup au diamètre M-D.
Crête M-D : Formée par l’alignement des arêtes cuspidiennes M et D.
Ligne du plus grand contour : Fortement convexe dans sa partie V.
Concave due à la dépression en S dans sa partie L.
7. Anatomie interne :
Cavité P simple avec un seul canal.
38% des cas ayant des Foramina multiples + Présence 2 canaux est exceptionnelle.
Coupe V-L : Cavité P centrée + sa plus grande largeur se situe au niveau du collet.
Contour V + L : Convexe, surtout au niveau du cingulum.
Coupe M-D : Cavité P plus étroite + plus régulière.
Cavité P centrée + sa plus grande largeur se situe au niveau du collet.
Coupe axiale cervicale : Diamètre V-L sup au diamètre M-D.
Concavités sur les contours M et D en regard des dépressions proximales de la racine.
Contour L est plus étroit que le contour V.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Forme ovoïde ressemblant à la canine, mais avec une acuité cuspidienne moindre.
Cuspide V : Arête M plus longue + plus inclinée que l’arête distale (Sommet cuspidien en D).
Arête M marquée par une légère concavité.
Contour M : Légèrement concave + Point de contact situé au 1/3 occlusal de la hauteur coronaire.
Contour D : Légèrement convexe + Point de contact situé au 1/4 occlusal de la hauteur coronaire.
Surface V : Présence 2 dépressions verticales très douces limitant 3 lobes (Central est plus grand).
Dépression M plus marquée isolant le lobe mésial (Image similaire de lobe D de la canine).
Racine : Fortement convexe + conique avec un apex arrondi.
Axe radiculaire est légèrement incliné du côté D.
3. Face linguale :
Généralité : Plus étroite que la face V => Visibilité les faces proximales sur cette vue.
Cuspide L : Arête D plus longue que l’arête M, déportant le sommet cuspidien L du côté M.
Les 2 arêtes sont convexes.
Contour proximal : Fortement convexe.
Racine : Contour plus étroite que le contour V + Surface fortement convexe.
4. Face mésiale :
Généralité : Forme trapézoïdale + Max de convexité des contours (V+L) au 1/3 cervical.
Présente généralement 2 racines (V+L) + 2 cuspides (V+L)
Diamètre V-L coronaire > Diamètre V-L cervical > Diamètre V-L occlusal.
Contour V : Plus convexe dans sa moitié cervicale.
Contour L : Plus arrondi + Plus incliné.
Cuspide V : Sommet cuspidien se situe dans l’alignement du grand axe de la racine V.
Cuspide L : Sommet cuspidien se situe à l’aplomb de l’apex de la racine L.
Plus courte + Moins aiguë que la cuspide V.
Crête marginale M : Se situe au 1/3 occlusal de la hauteur coronaire.
Elle est sectionnée en son milieu par un sillon secondaire.
Surface M : Présente une concavité médiane sous le point de contact débordant la limite cervicale
pour rejoindre la dépression mésiale du tronc radiculaire.
Collet anatomique : est à concavité apicale.
Racine : Les 2 racines (V+L) s’individualisent à mi-hauteur radiculaire.
Axe de la racine V est incliné en V avec un apex vertical.
Axe de la racine L est légèrement incliné en L avec un apex qui s’incurve du côté V.
Tronc radiculaire cervical marqué par une dépression verticale et médiane qui s’étend de la
limite cervicale à la bifurcation radiculaire.
5. Face distale :
Les contours sont Idem à la vue mésiale.
Crête marginale D : Se situe plus cervicalement, découvrant une partie de la face occlusale.
Rarement sectionnée par un sillon secondaire (Comme celle de la face M).
Collet : Moins marqué.
Racine : Dépression radiculaire est atténuée.
6. Face occlusale :
Généralité : La ligne du plus grand contour présente une forme d’un pentagone asymétrique.
Diamètre V-L : Supérieur au diamètre M-D.
Point de contact D : Plus vestibulaire que celui du M (Contour D-V plus court que le contour M-D)
Face V : Plus large que la face L.
Sommet cuspidien L : Déporté en M (Contour D-L plus long + plus convexe que le contour M-L).
Table occlusale : Limitée par des arêtes marginales M et D + Crêtes cuspidiennes V et L.
Sillon principal central M-D divise la table occlusale en reliant les fosses marginales M + D.
Ce sillon se termine dans les 2 côtés par des petits sillons marginaux V + L.
Ce sillon est équidistant des sommets cuspidiens.
Crête marginale M : Sectionnée par un sillon secondaire prenant naissance de la fosse marginale.
7. Anatomie interne :
Coupe V-L : Quelle que soit la configuration radiculaire, elle comporte toujours 2 canaux pulpaires.
Ces 2 canaux sont parallèles et visibles sur cette coupe (Rare d’avoir un seul canal).
Chambre P : Bien développée émettant 2 cornes pulpaires bien individualisées et centrées
sur le sommet cuspidien.
Coupe M-D : Met en évidence un canal dont le diamètre max est situé au collet.
Seule la corne de la chambre P est visible (Centrée sur le sommet cuspidien).
Coupe axiale cervicale : Forme de haricot, causée par la dépression mésiale.
Diamètre V-L est supérieure au diamètre M-D.
Chambre P centrée + suivant les contours radiculaires (Avec une concavité M).
Deuxième prémolaire maxillaire 15 :
1. Introduction :
C’est une dent possédante au moins 2 cuspides, placées sur les parties latérales des arcades dentaires.
Elles n’existent que dans la denture permanentes en remplaçant les 1er et 2e molaires temporaires.
Ce sont des dents de transition entre les canines préhensiles + molaires broyeuses.
Elles sont au N° de 8 avec 2 prémolaires pour chaque hémi-arcade.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Aspect ovoide + Hauteur coronaire réduite par rapport à la 1er PM.
Cuspide V : Moins aiguë que celle de la 1er PM.
Arête D plus longue que l’arête M + Sommet cuspidien en M (Les 2 sont convexes).
Points de contact : Se situent eu 1/3 occlusal de la hauteur coronaire.
Les 2 contours (M+D) sont convexes, moins divergent que la 1er PM.
Surface V : Convexe en absence de dépressions.
Racine : Fortement convexe + conique avec un apex arrondi.
Axe radiculaire est légèrement incliné du côté D.
3. Face linguale :
Généralité : Presque la même dimension que la face V => Faces proximales sont presque invisible.
Cuspide L : Même volume que la cuspide V => Saillie de la cusp L cache légèrement le sommet cusp V.
Arête D plus longue que l’arête M, déportant le sommet cuspidien du côté M.
Contours proximaux : Convexe + Contour D est légèrement plus anguleux.
Racine : Contour plus étroite que le contour V + Surface fortement convexe.
4. Face mésiale :
Généralité : Présente une seule racine (C’est fréquent d’avoir 2 racines).
Forme trapézoïdale + Max de convexité des contours est au 1/3 cervical.
Diamètre V-L coronaire > diamètre V-L cervical > Diamètre V-L occlusal.
Présente 2 cuspides généralement de même hauteur.
Contour V : Convexe + Moins marquée que le contour L.
Crête marginale M : Se situe au 1/3 occlusal de la hauteur coronaire.
Pas systématique d’avoir un sillon secondaire.
Racine : Large + Forme pyramidale à base cervicale.
Dépression médiane s’étend sur toute la hauteur radiculaire.
Si on a 2 racines, cette dépression présente uniquement dans le tronc radiculaire.
5. Face distale :
Généralité : Forme trapézoïdale + Contours Idem à la face M.
Crête marginale D : Se situe à la même hauteur que la crête marginale M.
Surface coronaire : Convexe.
Racine : Peut avoir une dépression médiane (Comme dans la face M).
6. Face occlusale :
Généralité : Forme ovalaire avec un diamètre V-L supérieure au diamètre M-D.
Point de contact : le M se situe au 1/3 vestibulaire + Le D est centré.
Face V : Un peu large que la face L.
Contours proximaux : Convergent vers le côté L.
Cuspide L : Contour D-L plus long et plus fuyant que le contour M-D + Sommet cuspidien en M.
Table occlusale : Limitée par des arêtes marginales M et D + des crêtes cuspidiennes V et L.
Sillon principal central plus court que celui de la 1er P + divisant la table occlusale.
Ce sillon est à égale distance des sommets cuspidiens + reliant les fosses marginales M + D.
Ce sillon donne naissance aux N° sillons accessoires => Aspect plus tourmenté que la 1 er PM.
7. Anatomie interne :
Coupe V-L : Chambre P bien développée + Ayant 2 cornes P individualisées en regard sommets cusp
Présente un canal unique dont le diamètre max est au collet.
Possibilité d’avoir 2 canaux.
Coupe M-D : Un canal avec un diamètre max au niveau du collet.
Corne pulpaire centrée dans le noyau dentinaire en regard du sommet cuspidien.
Coupe axiale cervicale : Forme ovalaire avec un diamètre V-L supérieure au diamètre M-D.
Contours proximaux peuvent être : Convexes / aplatis / légère concaves
Chambre P centrée + suivant le contour radiculaire.
Molaires maxillaires 16 :
1. Introduction :
Contrairement aux autres dents, les molaires se développent à partir de la 1ère lame dentaire.
Elles ne remplacent aucune dent temporaire. Alors, ce sont des dents monophysaires.
Elles présentent un rôle fonctionnel de broiement des aliments grâce à une surface occlusale étendue + un
bon ancrage radiculaire.
Elles participent au maintien de la dimension verticale d’occlusion (dents volumineuses).
2. Face vestibulaire :
Généralité : Forme trapézoïdale à grande base occlusale.
Visibilité des 2 cuspides V + 2 sommets cuspidiens L.
Sommet de la cuspide M-L est aligné avec le sillon intercuspidien vestibulaire.
Collet : Forme d’une accolade a concavité occlusale.
Bras de l’accolade correspond aux cuspides V + L’angle se projette vers le tronc radiculaire.
Contour M : Aplati + Max de convexité se situe au 1/3 occlusale (Point de contact avec la 2 e PM).
Contour D : Fortement convexe + Max de convexité se situe à mi-hauteur coronaire.
A partir des points de contact, les contours proximaux se continuent avec les arêtes cusp.
Contour occlusal : Cuspide M-V est la plus volumineuse + moins aiguë que la cuspide D-V.
Les arêtes D des 2 cuspides sont plus longues que les arêtes M (Sommets décalés du côté M)
Surface V : Moitié cervicale est convexe + Moitié occlusale est parcourue par un sillon
intercuspidien V (Né de la juxtaposition des 2 cuspides + Termine à mi-hauteur coronaire).
Racine : Visibilité des 3 racines (Racine L apparaît entre les 2 Racines V).
Tronc radiculaire est parcouru par une dépression qui naît de l’embrasure inter-radi V.
La bifurcation siège dans le 1/3 moyen de la hauteur radiculaire.
Racine M-V est plus importante dans son diamètre M-D que la racine D-V.
Les 2 racines V sont plus courtes que la racine L + Leurs axes sont divergents.
Surface radiculaires des 3 racines sont convexes.
3. Face linguale :
Généralité : Visibilité uniquement des cuspides L dont la cuspide M-L est la plus volumineuse.
Collet : Aplati ou convexe. A partir du collet, les contours proximaux divergent.
Contour M et D : Idem à la face V.
Contour occlusal : Formé par les arêtes des 2 cuspides L.
Cuspide M-L : Versant M plus longue que le versant D + Sommet cuspidien dans le côté D.
Cuspide D-L : Ne présente ni arêtes ni sommet cuspidien définis.
Plus courte + Plus étroite + Plus arrondie.
Surface L : Parcourue obliquement par un sillon intercuspidien L qui sépare la cuspide D-L.
Sur le flanc M-L, on a un tubercule de CARABELLI (Souligné occlusalement par un sillon).
Est aplatie ou concave + Mais la partie D est fortement convexe.
Racines : 3 Racines sont visibles dans cette vue.
Racine L est conique + masque en partie les 2 racines V.
Surface L des racines L est parcourue par une dépression longitudinale qui se termine dans
le 1/3 moyen en laissant place à une convexité au 1/3 apical.
4. Face mésiale :
Généralité : Forme trapézoïdale à grande base cervicale.
Visibilité de la cuspide M-V + Cuspide M-L + Tubercule de CARABELLI (S’il existe).
Cuspide M-L est plus proéminente que la cuspide M-V.
Diamètre V-L occlusal est plus petit que le diamètre V-L cervical.
Contour V : Convexe + Max de convexité se situe au 1/3 cervical.
Sommet de la cuspide M-V est déporté V par rapport à l’apex des racines V.
Contour L : Fortement convexe + incliné.
Présente le relief du tubercule de CARABELLI dans le 1/3 moyen.
Sommet de la cuspide M-L est déporté du côté V, à l’aplomb de l’apex de la racine L.
Contour V + L : Se continuent avec les arêtes internes des cuspides M-V + M-L.
Crête marginale M : Parcourue par des sillons secondaires.
Surface M : Convexe dans le 1/3 occlusal + Aplatie ou légère concavité dans le reste.
Point de contact M se situe à la jonction du 1/3 V et du 1/3 moyen.
Collet : Divisé par un segment V (2/3) + segment L (1/3) en regard de chacune des racines.
Dans la jonction des 2 segments, on a un spicule d’émail en regard de l’embrasure inter-radi.
Racines : Seules les Racines M-V + L sont visibles qui naissent du tronc radiculaire.
Racine M-V est plus étendue dans la direction V-L (Occupant 2/3 de diamètre V-L).
Axe de la racine M-V est parallèle à la dent + Contour V convexe et contour L concave.
Axe de la racine L déporté en L + Apex coudé du côté V.
Surface M du tronc radi naît une dépression, direction cervico-L, en regard du spicule d’émail
5. Face distale :
Généralité : Comparable à la vue M + mais elle est moins large.
Crête marginale D : Plus étroite, Découvre le versant D du pont d’émail.
Point de contact : dans la 1/2 du diamètre V-L + dans le 1/3 occlusal.
Surface D : Convexe.
Collet : Aplati ou présente une légère concavité radiculaire.
Racines : Racine D-V plus étroite que la racine M-V.
Racine D-V suit presque les contours de la racine M-V + Sa grande dimension est en V-L.
Surface D du tronc radiculaire ne présente pas de dépression.
Surface D des racines L + D-V sont convexes.
6. Face occlusale :
Généralité : Forme d’un trapèze à grande base mésiale avec un aspect robuste + massif.
La ligne du plus grand contour présente des angle M-V et D-L aigus + Angle D-V et M-L obtus.
Diamètre V-L est légèrement supérieur au diamètre M-D.
Contour V de la ligne : Très oblique + présentant des convexités en regard des cuspides M-V + D-V.
Ces 2 cuspides sont séparées par une légère concavité intercuspidienne.
Contour L de la ligne : Idem au contour V.
Face L est plus large que la face V dû à l’obliquité de la face D (Exception aux règles généraux)
Contour M de la ligne : Aplati + plus long que le contour D dû à l’obliquité de la face V.
Crête marginale M plus étendue que la crête marginale D dans la direction V-L.
Point de contact M est plus vestibulaire que le point de contact D.
Table occlusale : Limitée par des arêtes cuspidiennes et marginales, décalée du côté V.
Pont d’émail est formé par les arêtes internes des cuspides M-L + D-V.
Arête interne de la cuspide M-V se termine dans le sillon principal (Mi-chemin entre la fosse
centrale + la fosse marginale M).
Présente plusieurs sillons intercuspidiens :
Sillon principal central M-D : Divisé en 2 segments par le pont d’émail.
Aux extrémités, on trouvent les fosses marginales M + D.
2 sillons principaux périphériques V-L : Parallèles entre eux + au pont d’émail.
Sillon V se dirige vers le sommet de la cuspide M-L + détermine la fosse centrale M.
Sillon L se confond avec le segment D du sillon M-D + constitue la fosse centrale D.
7. Anatomie interne :
Prévalence d’avoir un deuxième canal dans la racine M-V est très élevée.
Souvent ces deux canaux (MV1 + MV2) se rejoignent pour se terminer par un foramen unique.
Coupe V-L : Cornes P siègent en regard de chacune des cuspides + Bien individualisées.
Chambre P plus développée dans la direction V-L.
Plancher de la chambre P est radiculaire.
Canal L est bien individualisé + se réduit progressivement vers l’apex.
Dimensions du canal MV1 sont variables + Canal MV2 est plus fin.
Coupe M-D : Canaux étroits + suivant les contours radiculaires.
Chambre P est étroite + Cornes V sont bien distinctes + Corne MV est plus marquée.
Coupe axiale cervicale : Contour de la chambre P suit fidèlement le contour du collet.
Angles de la chambre P sont aigus.
Plancher présente une forme triangulaire + Fortement convexe
2. Face vestibulaire :
Généralité : Moins volumineuse + plus élancée que la 1ère molaire.
Seules les 2 cuspides V sont visibles sur cette vue.
Présente 2 racines V + 1 racine L + leurs axes ont une inclinaison D marquée.
Cuspide D-V : Beaucoup plus petite que la cuspide M-V + Arête D se confond avec crête marginale D
Son sommet se projette en D par rapport à celui de la cuspide M-V.
Sillon intercuspidien V : Visible sur partie occlusale de la face V + Plus court que celui de 1 ére molaire
Racines : Racine L apparaît entre les 2 racines V qui naissent d’un tronc radiculaire commun.
Leurs axes sont moins divergents que ceux de la 1ére molaire (Embrasure moins ouverte).
3. Face linguale :
Présence de la cuspide D-L avec un volume réduit + Occupant le 1/3 distal de la couronne.
Surface L : Moitié occlusale est parcourue par un sillon qui isole la cuspide D-L des 3 cuspides.
Faces proximales : Divergence faible.
Racine L : Longue + Axe incliné légèrement en D + Apex à l’aplomb de la cuspide D-L.
Racines V sont presque parallèles + Inclinées en D.
Molaire à 3 cuspides : Absence de la cuspide D-L + Présence d’une seule cuspide L volumineuse.
Cuspide L aigue avec un arête M plus courte que l’arête D (Sommet cuspidien en M).
Crête marginale D est toujours plus cervicale que la crête marginale M.
4. Face mésiale :
Généralité : Bourrelet cervical V est plus proéminent que celui de la 1ére molaire.
Contour V : Max de convexité dans le 1/3 cervical + Portion occlusale présente une légère concavité
Surface M : Fortement aplatie.
Crête marginale M : Concave située plus occlusalement que la crête M distale.
Elle est fréquemment sectionnée par un sillon accessoire.
Racines : Racine L présente un axe parallèle à celui des racines V.
5. Face distale :
Généralité : Plus étroite que la face M (Faces V + L sont exposées sur cette vue).
Crête marginale D : Située plus cervicalement + découvre le versant D du pont d’émail.
Si cuspide D-L existe, son arête D se confond avec la crête marginale D.
Si cuspide D-L est absente, la crête marginale D est rectiligne.
Racine : Racine M-V est plus étendue + plus longue que la racine D-V.
Apex de la racine L se situe à l’aplomb du sommet de la cuspide D-L.
6. Face occlusale :
Généralité : Forme trapézoïdale à grande base mésiale pour le type à 4 cuspides.
Forme triangulaire à sommet L pour le type à 3 cuspides.
Dimension V-L est plus grande que le diamètre M-D (La différence est plus franche que la 6).
Les cuspides D sont moins développées que les cuspides M.
Face L : Moins large que la face V + Faces proximales tendant à converger du côté L.
Ligne du plus grand contour : Angles coronaires sont plus marqués que ceux de la 1ère molaire.
Table occlusale : Sillon principal central M-D est moins net que celui de la 1ère molaire.
Fréquemment compliqué par la présence de sillons accessoires.
Ce sillon est subdivisé en 2 portions (M + D) par le pont d’émail (moins marqué que sur la 6).
Types à 4 cuspides : Sillon périphérique L est aligné avec le segment D du sillon central.
Alors, il isole totalement la cuspide D-L des 2 autres cuspides.
Crête marginale : La crête M est bien développée + supporte le point de contact au 1/3 V.
La crête D est réduite + supporte le point de contact au 1/2 du diamètre V-L.
7. Anatomie interne :
Coupe V-L : Comparable de la 1ére molaire avec un canal L bien développé.
Présence fréquente de 2 canaux dans la racine M-V.
Coupe M-D : Idem à la 1ère molaire.
Coupe axiale verticale : Contour de la chambre P est presque triangulaire.
L’angle M-V est très fermé + Angle D-V est très ouvert (Chambre étirée dans la direction V-L)
Orifices des canaux radiculaires se trouvent dans chacun des angles.
Orifice L est largement ouvert + Orifice M-V est dans l’angle le plus proéminant.
Incisive centrale mandibulaire 41 :
1. Introduction :
Ce sont des dents monoradiculées, considérant comme les plus petites des dents permanentes.
Elles sont en série ascendante (Incisive centrale plus petite que l’incisive latérale).
Leur morphologie est simple et relativement symétrique en vue vestibulaire.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Couronne symétrique par rapport au grand axe de la dent.
Hauteur coronaire est très importante que le diamètre M-D (Forme élancée).
Les lobes V + incisures du bord libre disparaissent avec l’usure fonctionnelle.
Contours proximaux : Divergent pour devenir parallèle dans le 1/3 occlusal.
Points de contact M et D situés au 1/6 occlusal de la hauteur coronaire.
Bord incisif : Rectiligne avec des angles presque droits avec les contours proximaux.
Face V : Convexe dans 1/3 cervical + s’aplatit dans le 1/3 occlusal.
Lisse avec 2 légères dépressions verticales prenant naissance à la 1/2 de la hauteur coronaire.
Racine : Très étroite dans la direction M-D.
Axe rectiligne + Angulation très discrète avec les contours proximaux de la couronne.
3. Face linguale :
Généralité : Bordée en proximal par des crêtes marginales peu marquées.
Tous les reliefs de la face sont peu marqués et mal délimités.
Fosse linguale : Lisse et peu profonde
Cingulum : Occupe la ½ de la face + centré sur l’axe de la racine.
Racine : (Plus étroite que la face V) Convexe + axe rectiligne.
4. Face proximale :
Contour V : Fortement convexe dans le 1/3 cervical + s’aplatit jusqu’au bord incisif.
Max de convexité se situe au ¼ cervical de la hauteur coronaire.
Contour P : (En S) Fortement convexe dans le 1/3 cervical en regard du cingulum.
Concave dans le 1/3 moyen en regard de la fosse linguale + crêtes marginales.
=> Les deux contours se rejoignent au bord incisif arrondi qui centré par rapport à l’axe de la dent.
Ligne cervicale : Forte incurvation orienté vers le bord libre du côté M.
Racine : Dimension V-L importante surtout dans les 2/3 cervicaux (Contour V + L sont parallèles).
Présente un apex émoussé + centré sur le grand axe de la dent.
Surface présente souvent une dépression médiane, plus marquée dans le 1/3 moyen.
Cette dépression est plus étroite en M.
5. Face occlusale :
Les ½ M et D sont identiques + Bord libre est perpendiculaire à l’axe de symétrie.
Contour V de la ligne du plus grand contour : Convexe.
Contour L : Concave en regard des crêtes marginales + convexe en regard du cingulum.
Diamètre V-L : Sup au diamètre M-D.
Bord incisif : Rectiligne et centré dans la direction V-L.
6. Anatomie interne :
On peut avoir : Type I : Simple cavité P avec un seul canal.
Type II : Deux canaux séparés qui se rejoignent avant l’apex.
Type III : Deux canaux séparés jusqu’au apex.
Coupe V-L : Cavité P centrée + sa plus grande largeur se situe au niveau du collet.
Elle représente le 1/3 du diamètre cervicale de la dent.
Corne pulpaire orientée vers la pointe cuspidienne.
Canal rectiligne qui se réduit progressivement jusqu’au foramen apical.
Coupe M-D : Largeur de Chambre P présente 1/2 de la dimension M-D cervicale.
Cavité P se réduit progressivement jusqu’au foramen apical.
Coupe axiale cervicale : Forme ovalaire à grand axe V-L.
Cavité P centrée + suivant les contours externes de la dent.
Section du canal pulpaire devient tubulaire rond.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Hauteur coronaire plus importante que le diamètre M-D.
Moins symétrique que l’incisive centrale.
Contours proximaux : Divergent pour devenir parallèles dans leur 1/3 occlusal.
Contour D plus arrondi + Contour M plus plat.
Point de contact M situe au 1/6 occlusal + Point de contact D situe au 1/4 occlusal.
Face V : Convexe dans le 1/3 cervical + S’aplatit dans le 1/3 occlusal.
On peut avoir 2 légères dépressions verticales délimitant 3 lobes.
Racine : Idem à l’incisive centrale.
3. Face linguale :
Reliefs de la face sont peu marqués et mal délimités.
Fosse L est lisse et peu profonde + Cingulum est petit et convexe.
Racine : (Convexe + rectiligne) Plus étroite que sa face V.
4. Face proximale :
Idem à l’incisive centrale.
Seule particularité : Portion D du bord incisif est arrondie + se verse légèrement vers le côté L.
5. Face occlusale :
Moins symétrique que l’incisive centrale + Mais le reste, Idem.
6. Anatomie interne :
Coupe V-L + M-D : Idem à l’incisive centrale sauf au niveau de la dimension de la cavité P qu’elle est
plus importante (Représente une transition vers la canine).
Coupe axiale cervicale : Idem à l’incisive centrale.
Canine mandibulaire 43 :
1. Introduction :
C’est une dent mono-cuspidée + monoradiculée qui se situe entre l’incisive latérale et la 1 ére prémolaire.
Elle présente la jonction entre les dents antérieures et les dents postérieures.
Elles sont au N° de 4, une pour chaque hémi-arcade.
Elles permettent de briser les corps trop durs pour les incisives grâce à sa robustesse (Grande résistance
aux forces de mastication) + de guider des mouvements de latéralité.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Plus élancée + moins trapue que la canine maxillaire.
Collet étroit + Jonction entre la couronne et la racine est moins marquée que la C maxillaire.
Les contours proximaux divergent peu à partir du collet.
Contour M : Presque rectiligne + Max de convexité au 1/4 occlusal de la hauteur coronaire.
Contour D : Convexe + Point de contact se situe au 1/3 occlusal de la hauteur coronaire.
Arête M : Convexe + Plus courte et peu inclinée.
Arête D : Concave (Marquée par une dépression parcourant le pan D) + Plus longue et inclinée.
Cuspide : Emoussée + acuité réduite.
Surface V : Convexe ayant 2 dépressions verticales moins marquée que la canine maxillaire.
Dépression D plus marquée que la dépression M.
Racine : Convexe + Conique + aplatie dans la direction M-D.
Axe rectiligne avec un apex arrondi + 1/3 apical est étroit et s’incurve du côté D.
3. Face linguale :
Idem à la canine maxillaire.
Crêtes marginales M + D peu marquées + Fosse linguale peu profonde.
Cette face est comparable à l’incisive mandibulaire.
Racine : Idem à la face V de la canine mandibulaire.
4. Face proximale :
Les caractères de robustesse décrits pour la canine maxillaire sont atténués.
Contour V : Idem à la canine maxillaire.
Contour L : Idem sauf : Max de convexité situe au 1/4 cervical de la hauteur coronaire.
Surface M est presque plane + Surface D est convexe (Transition au PM).
Racine : Contours V et L sont parallèles dans leurs 2/3 cervicaux + alignés avec les contours
coronaires sans rupture de continuité au niveau du collet.
Contour L : Légère concavité dans la région apicale.
Apex : arrondi, déporté du côté L.
Axe : rectiligne.
5. Face occlusale :
Forme losangique.
Diamètre V-L : Très supérieur au diamètre M-D.
Idem à la canine mandibulaire.
6. Anatomie interne :
Coupe V-L : 80% des cas présente une cavité P simple avec un seul cana assez volumineux.
Cavité P centré + suivant les contours radiculaires.
Corne P est centrée sur le sommet cuspidien
Le canal se rétrécie sensiblement dans le 1/3 apical de la dent.
Contours V + L de la chambre : Convexes (Contour L présente une légère concavité).
Cloison dentinaire : fréquente séparant le canal en 2 portions (V + L) qui se rejoignent après.
Coupe M-D : Corne P est centrée sur le sommet cuspidien.
Cavité P est étroite et régulière + Axe du canal suit l’axe radiculaire et incurvé du côté D.
Coupe axiale cervicale : Diamètre V-L sup au diamètre M-D.
Concavités prononcées dans les faces M + D en regard des dépressions.
Contour L est plus étroit que le contour V.
Cavité P centré + suivant les contours radiculaires.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Ressemble à la canine voisine, mais avec une cuspide moins aiguë.
Cuspide V : Arête M est convexe + Arête D est concave et plus longue (Sommet cuspidien en M).
Surface V : Diamètre M-D cervical < Diamètre M-D coronaire.
Les faces proximales divergent fortement + Contours coronaires proximaux convexes.
Le point de contact M dans le 1/3 occlusal + Point de contact D dans la 1/3 moyen.
Présente 2 légères dépressions verticales délimitant 3 lobes.
Lobe central est plus volumineux + ayant un arête V sur toute sa hauteur.
Racine : Fortement Convexe + Conique avec un apex pointu.
Axe radiculaire incliné du côté D.
3. Face linguale :
Généralité : Plus étroite que la face V + Table occlusale fortement inclinée en L.
Les faces proximales + Grande partie de la table occlusale sont visible sur la vue L.
La moitié occlusale de la couronne découvre le versant interne de la cuspide V.
Crête marginale : La crête D Se situe plus occlusalement que la crête M (Visible sur cette vue).
La crête M est séparée de la cuspide L par un sillon qui naît dans la fosse marginale M.
Cuspide L : est acérée mais de petite taille + Son sommet aligné avec celui de la cuspide V.
Racine : Contour plus étroite que le contour V + Surface fortement convexe.
4. Face mésiale :
Généralité : Forme losangique (Caractéristique des dents cuspidées mandibulaires).
Contour L : Convexe (Max de convexité au 1/4 occlusal).
Sommet cuspidien L est aligné avec le contour radiculaire L.
Contour V : Très incliné + Fortement convexe (Max de convexité au 1/4 cervical).
Sommet cuspidien V est aligné avec le grand axe de la dent.
Contour occlusal : Constitué par l’alignement des arêtes internes des cuspides V + L.
Le sillon principal central est déporté du côté L.
Cuspide L : Moins haute + Moins volumineuse que la cuspide V.
La table occlusale est inclinée à 45° du côté L.
Surface M : Etroite + fortement convexe.
Sillon principal déborde les limites de la table occlusale + meurt dans la zone de transition
entre les surfaces coronaires axiales L + M.
Racine : Surface convexe parcourue par une dépression longitudinale + Apex émoussé.
5. Face distale :
Généralité : Idem à la face mésiale.
Crête marginale D : Plus haute + moins inclinée que la crête marginale M.
Surface D : Plus étendue + Moins convexe que la face M.
Racine : Surface Convexe + Si elle présente une dépression médiane, elle moins marquée que le M.
6. Face occlusale :
Contour V : Convexe + Si on a une dépression, il devient concave.
Point de contact : Déportés en V dans le 1/3 moyen de la face occlusale.
Contours proximaux : Convergent fortement vers la face L.
C’est la seule dent ayant une face M plus étroite + plus convexe que la face D.
Table occlusale : Limitée par des arêtes cuspidiennes + marginales.
Principalement constituée par la versant interne de la cuspide V.
Sillon principal relie les fosses marginales en dessinant une courbe à concavité V.
Souvent, un prolongement de sillon s’insinue entre la crête marginale M et la cuspide L.
7. Anatomie interne :
Coupe V-L : Cavité P simple avec un plafond incliné du côté L + Suit le contour de la table occlusale.
Chambre P présente 2 cornes (Celle en regard de la cuspide L est moins marquée).
Largeur de la cavité P se réduit progressivement jusqu’à la limite entre le 1/3 moyen + 1/3 apical.
Après, elle devient plus faible + constante.
Coupe M-D : Chambre P bien centrée dans le noyau dentinaire.
Corne P est dans l’axe du sommet cuspidien + Canal se réduit régulièrement jusqu’à l’apex.
Coupe axiale cervicale : Forme ovalaire avec un diamètre V-L supérieur au diamètre M-D.
Une légère dépression peut marquer les contours proximaux.
1. Introduction :
C’est une dent possédante au moins 2 cuspides, placées sur les parties latérales des arcades dentaires.
Elles n’existent que dans la denture permanentes en remplaçant les 1 er et 2e molaires temporaires.
Ce sont des dents de transition entre les canines préhensiles + molaires broyeuses.
Elles sont au N° de 8 avec 2 prémolaires pour chaque hémi-arcade.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Se rassemble à la 1er prémolaire mandi avec un sommet cuspidien émoussé.
Surface V : Fortement convexe.
Contours proximaux : Convexes + Point de contact D plus cervical que point de contact M.
Racine : Contour convexe + conique avec un apex émoussé.
L’axe radiculaire légèrement incliné du côté D (1/3 apical s’incurve plus fortement).
3. Face linguale :
Généralité : Face L est moins large que la face V + Visibilité des faces proximales.
Cuspide L : Légèrement plus courte que la cuspide V + Son sommet est centré.
Les arêtes M + D sont en continuité avec les crêtes marginales.
Crête marginale : La crête D est plus cervicale que celle de M.
Surface coronaire + radiculaire : Convexe.
4. Face mésiale :
Généralité : L’axe coronaire + table occlusale sont déportés du côté L (= toutes dents post mandi).
Surface M de la couronne est large + faiblement convexe.
Contour V : Incliné + convexe (Max de convexité situe au 1/3 cervical de la hauteur coronaire).
Contour L : Convexe (Max de convexité situe au 1/3 occlusal) + Surplombe la limite cervicale.
Cuspide V : Son sommet se projette à l’intérieur des limites cervicales.
Cuspide L : Son sommet est à l’aplomb du contour radiculaire L.
Table occlusale : Inclinée de 15° vers la face L + Eléments sont peu exposés.
Crête marginale M : Est plus occlusale que la crête D.
Racine : Surface convexe + Conique avec un apex émoussé.
5. Face distale :
Idem à la vue M, sauf :
Crête marginale D : Plus basse + découvre partiellement la face occlusale.
Surface D : Plus étroite + Plus convexe.
6. Face occlusale :
Contour V : Fortement + régulièrement convexe (Si on a une dépression, il devient concave).
Contours proximaux : convergent vers la face L.
Contour M est plus long + plus aplati que le contour D.
Contour L : Convexe.
Sillon intercuspidien : Rectiligne + Relie les fosses marginales.
7. Anatomie interne :
Coupe V-L : Cavité P simple + Plafond P suit l’inclinaison de la table occlusale.
Chambre P émet 2 cornes P en regard des sommets cuspidiens.
Largeur de la cavité P se réduit progressivement jusqu’au 1/3 apical. Puis, elle est constante.
Coupe M-D : Montre un canal qui diminue progressivement jusqu’à l’apex.
Coupe axiale cervicale : Forme ovalaire à grand axe V-L.
Contour de la chambre P est centré + suit fidèlement le contour radiculaire.
8. Prémolaire 45 tricuspidée :
Face linguale :
Généralité : Face L est plus large que la face V (Exception à la règle) + Pas de visibilité faces M + D.
Table occlusale moins inclinée vers le côté lingual que la 1er PM.
Surface L : Convexe.
Cuspides L : Sont séparées par un sillon intercuspidien + siégeant entre la 1/2 et le 1/3 D de la face.
Cuspide D-L est moins large + moins haute que la cuspide M-L.
Arête M de la cuspide M-L se poursuit avec la crête marginale M.
Arête D de la cuspide D-L s’articule avec la crête marginale D (Plus cervicale que la crête M).
Racine : Surface convexe.
Face distale : Cuspide D-L est plus petite + cache partiellement la cuspide M-L.
Face occlusale :
Contours proximaux : parallèles ou divergents vers lingual (= Exception).
Contour M est plus long + plus aplati que le contour D.
Contour L : Peu convexe + Angle D-L est arrondi.
Table occlusale : Limitée par des arêtes cuspidiennes et marginales.
Déportée du côté L dans les limites de la ligne du plus grand contour.
Les arêtes internes des cuspides V + M-L forme une crête transversale.
Sillon intercuspidien : Forme « Y » dont les bras sont formés par les portions M + D du sillon principal + le
pied est formé par le sillon principal périphérique L (Séparant les 2 cuspide L).
Cette forme est asymétrique (Sillon lingual déporté du côté D).
2. Face vestibulaire :
Généralité : Forme trapézoïdale à grande base occlusale + Visibilité 3 cuspides V et Sommet cusp L.
Diamètre M-D est plus important que la hauteur coronaire.
Collet dessine une accolade dont la pointe centrale est dirigée vers la furcation.
Contour M : Légèrement convexe + Max de convexité se situe au 1/4 occlusal.
Contour D : Légèrement concave dans sa partie cervicale + Fortement convexe sur partie occlusale.
Cuspides V : La M-V est la plus volumineuse, puis la Centro-V puis la D-V.
La Centro-V est plus aigüe avec une même hauteur que la cuspide M-V.
La D-V est la plus émoussée + La moins haute.
Crêtes marginales : La crête D est plus cervicale que la crête M.
Surface V : Sa moitié cervicale est fortement convexe + Sa moitié occlusale est parcourue par :
Sillon M-V : Sépare cuspides M-V et C-V + Termine par une fossette à mi-hauteur coronaire
Sillon D-V : Sépare les cuspides Centro-V et D-V + Se termine au 1/3 occlusal.
Racines : Présente 2 racines (M + D) ayant une surface convexe.
Bifurcation se situe au 1/3 cervical de la hauteur radiculaire.
Racine M : Aplatie dans la direction M-D + Plus haute et plus large que la racine D.
Parallèle à l’axe de la dent + Souvent présente une courbure distale.
Apex est émoussé + Se situe à l’aplomb du sillon M-V de la couronne.
Racine D : Plus courte et Plus étroite + Axe incliné du côté D.
Se termine par un apex plus pointu qui peut dépasser le contour coronaire D.
3. Face linguale :
Généralité : Même forme que la face V, mais elle est plus étroite.
Visibilité des 2 cuspides L + Partie débordante de la cuspide D-V en D.
Diamètre M-D est plus important que la hauteur coronaire + Collet rectiligne.
Contour M : Convexe et aplati + Point de contact se situe au 1/4 occlusal.
Contour D : Concave dans la partie cervicale + Fortement convexe dans sa partie occlusale.
Cuspides L : La M-L est plus haute + Plus large que la D-L.
Acuité de ces 2 cuspides est plus prononcée que des cuspides V.
Surface linguale : Convexe + Sa moitié occlusale est parcourue par une dépression verticale séparant les
convexités cuspidiennes L (Elle peut se prolonger jusqu’au collet).
Racines : Naissent d’un tronc radiculaire parcouru sur toute sa hauteur par une dépression médiane
Leurs face L sont plus étroites que leurs faces V => Forte convexité.
4. Face mésiale :
Généralité : Trapézoïdale à grande base cervicale + Visibilité des cuspides M-V et M-L.
Diamètre V-L occlusale est inférieur au diamètre V-L cervical.
Contour V : Fortement convexe au 1/3 cervical avec un max de convexité se situe au 1/4 cervical.
Sommet cuspidien de la M-V est déporté du côté L par rapport au contour radiculaire V.
Contour L : Aplati, mais présente un max de convexité dans la moitié occlusale.
Totalité du contour L est en surplomb par rapport à la racine.
Table occlusale : Déportée du côté L + La cuspide L est plus haute que la cuspide V.
Surface M : Aplatie dans sa région centrale + Convexe dans le reste.
Le point de contact M se situe au 1/3 occlusal de la couronne.
Racine M : Très étendue + Surface convexe parcourue par une dépression médiane assez marquée.
Présente des contours V + L parallèles et rectilignes dans la 1/2 cervicales.
Après, ils convergent pour se terminer par une région apicale arrondie.
5. Face distale :
Généralité : Même forme de la face M avec une visibilité les 5 sommets cuspidiens.
Crête marginale D est plus basse que la crête marginale M.
Diamètre V-L occlusal est inférieur au diamètre V-L cervical.
Contour V et L : Idem à la face D.
Crête marginale D : Formée par la réunion des arêtes D des cuspides D-V + D-L.
Elle est sectionnée par un sillon secondaire provenant de la fosse marginale D.
Table occlusale : Déportée du côté L + Point de contact D est centré au 1/3 occlusal de la couronne.
Racine D : Plus étroite + moins haute.
Surface D de la racine M est parcourue par une dépression longitudinale assez marquée.
6. Face occlusale :
Généralité : Forme hexagonale et anguleuse (Côté M + Côté D + Côté L + 3 pans sur la côté V).
Diamètre M-D est supérieure au diamètre V-L.
Contour V de la ligne : Convexe avec une convexité plus prononcée au niveau de l’angle M-V.
Contour L de la ligne : Convexe en regard des cuspides + aplati dans sa partie centrale.
Contours proximaux de la ligne : Le M est aplati et étendu + Le D est plus convexe et plus court.
L’angle D-L de la ligne du plus grand contour est plus arrondi que l’angle M-L.
Table occlusale : Présente 5 cuspides en ordre décroissant de volume : M-L, D-L, M-V, Centro-V, D-V
Limitée par des crêtes M-D des 5 cuspides + crêtes marginales.
Table occlusale déportée du côté L, exposant une grande partie de la face V.
Sillons intercuspidiens peuvent adopter 2 configurations principales :
Configuration cruciforme « + » : Sillon M-V est aligné avec le sillon L.
Configuration dryopithèque « Y » : Sillon M-V rejoint sillon central dans sa portion M.
Contour V de la table : Formé par l’alignement arêtes des 3 cusp V selon une courbe à concavité L.
Cuspide Centro-V est plus vestibulée
Marqué par le passage des sillons principaux périphériques M-V + D-V séparant les 3 cusp.
Contour L de la table : Formé par les arêtes des 2 cupides V.
Parallèle à la ligne du plus grand contour + décrit une courbure à concavité V.
Marqué par une dépression au passage du sillon intercuspidien L séparant les 2 cuspides.
Contours proximaux de la table : Formé par les arêtes des crêtes marginales M et D.
Crête marginale D est généralement coupé par un sillon secondaire.
Fosse marginale : La M est plus profonde + mieux individualisée.
Fosse centrale : Intersection des sillons M-V et L forme la fosse centrale M.
Intersection du sillon D-V avec le sillon central forme la fosse centrale D.
7. Anatomie interne :
Coupe V-L : Chambre P volumineuse + Cornes P bien individualisées en regard des sommets cusp.
70% des cas, on a 2 canaux dans la racine M + C’est rare d’avoir 1 canal dans la racine M.
Coupe M-D : Chambre P est bien développée + Canal M est fin et relativement sinueux.
Souvent, on a 1 canal dans la racine D qui est rectiligne + aplati dans la direction M-D.
Coupe axiale cervicale : Diamètre V-L constamment sup au diamètre M-D.
Angle M-V est aigu + Face mésiale aplatie et face D arrondie.
Contour de la chambre P suit fidèlement le collet.
2. Face vestibulaire :
Généralité : Forme trapézoïdale à grande base occlusale + Visibilité 2 cusp V et 2 sommets cusp L.
Diamètre M-D est plus important que la hauteur coronaire.
Contours proximaux : Divergent à partir du collet + Symétrique et légèrement convexe.
Max de convexité se situe au 1/4 occlusal.
Surface V : Fortement convexe dans sa moitié cervicale.
Parcourue par un sillon intercuspidien V séparant les cusp M-V et D-V dans sa 1/2 occlusale.
Ce sillon chemine jusqu’à mi-hauteur coronaire + Se termine par une fossette.
Racines : Naissent d’un tronc radiculaire parcourue par une dépression médiane verticale.
Bifurcation radiculaire se fait au 1/3 cervical.
Axes rectilignes des 2 racines sont inclinées du côté D
Racine M est plus longue que la racine D.
Surface V des 2 racines est convexe + Apex sont émoussés.
3. Face linguale :
Généralité : Même forme que la face V + Seules les 2 cuspides L sont visibles.
Contours proximaux : Ils sont convexes jusqu’au points de contact situés au 1/4 occlusal.
Surface L : Convexe + Dans sa 1/2 occlusale, une dépression séparant les 2 cuspides.
Racines : Idem à la vue V.
4. Face mésiale :
Généralité : Seuls les cuspides M-V + M-L sont visibles.
Diamètre V-L occlusal intercuspidien est inférieur au diamètre V-L cervical.
Contour V : Plus convexe dans le 1/3 cervical par rapport à la 1ére molaire.
Max de convexité se situe au 1/4 cervical.
Sommet de la cuspide M-V est déporté du côté L par rapport au contour radiculaire V.
Contour L : Convexe + Max de convexité se situe dans la 1/2 occlusale.
Totalité du contour L est en surplomb par rapport à la racine.
Table occlusale : Déportée du côté L + Cuspide M-L est plus haute que la cuspide M-V.
Surface M : Convexe + Point de contact se situe au 1/3 occluso-V de la couronne.
Racine M : Très large + Contours V et L convergent pour se terminer par un apex pointu.
Surface des 2 racines est convexe.
Racine M est parcourue par une dépression médiane cervico-apicale.
5. Face distale :
Généralité : Seules les cuspides D-V + D-L + M-V sont visibles.
Contour V et L : Idem à la face M.
Table occlusale : Déporté du côté L + Cuspide D-L est plus haute que la cuspide D-V.
Surface D : Fortement convexe + Point de contact D est centré au 1/3 occlusal.
Racine D : Plus étroite + S’inscrit à l’intérieur des contours de la racine M + Surface convexe.
Contours V et L de la racine D convergent pour se terminer par un apex pointu.
6. Face occlusale :
Généralité : Forme rectangulaire à grand axe M-D avec des angles arrondis.
Ligne du plus grand contour : Marquée par une importante convexité cervicale M-V.
C’est pourquoi la face M est plus large que la face D + Face V est fortement oblique.
Contour V formé par les versants externes des 2 cuspides V (Même chose pour contour L).
Contour L est convexe en regard des cuspides + Aplati dans sa région cervicale.
Contour M est convexe et étendu + Contour D est fortement convexe et plus court.
Crête marginale : La D est bien développée en raison de l’absence de la cuspide D-V.
Table occlusale : Déportée du côté L rendant visible une grande partie de la surface V.
Présente Sillon principal central M-D séparant les cuspides V + cuspides L.
Ce sillon peut être rectiligne ou présente 2 concavités orientées vers le côté L.
Présente 2 sillons principaux périphériques à direction V-L.
Ces 3 sillons peuvent déterminer 3 configurations en fonction de leur position :
Configuration cruciforme en « + » (Plus fréquente).
Configuration dryopithèque en « Y » (Sillon V est plus M que le sillon L).
Configuration en « marche d’escalier » (Sillon V est plus D que le sillon L).
A l’intersection des sillons principaux, se situe une fosse centrale.
7. Anatomie interne :
Coupe V-L : Chambre P bien développée + présente des cornes bien individualisées.
Présence 2 canaux (V + L) dans la racine M est très fréquente.
Elle s’accompagne d’une dépression longitudinale sur la surface D de la racine M.
Racine D présente un seul canal unique et large.
Présence de canaux latéraux, secondaires et accessoires est fréquente.
Coupe M-D : Canaux M sont fins et sinueux + Canal D est large et rectiligne et aplati en M-D.
En présence de racines fusionnées, cavité P est simple et large de forme pyramidale.
Coupe axiale cervicale : Protubérance M-V est fortement marquée.
Diamètre V-L au collet est un peu supérieur au diamètre M-D.
Angle M-V est aigu + Contour D est plus étroit et plus convexe que le contour M.
Contour de la chambre P suit fidèlement celui du collet.
Annexes de l’anatomie dentaire :
1. Règles générales des dents permanentes :
Règle 1 : En vue V ou L, le diamètre coronaire le plus important est toujourt occlusal et le moins important
et cervical.
Règle 2 : En vue proximale, le diamètre coronaire le plus important est toujours cervical.
Règle 3 : En vue occlusale, les faces V sont plus larges que les faces L sauf la 1er molaire sup + 2e PM inf.
Règle 4 : Faces D sont moins hautes, dans la direction occluso-apicale que les faces mésiales.
Faces D sont moins importantes dans la direction V-L que les faces M, sauf la 1er PM inf.
Faces M sont toujours plus aplaties que les faces D.
Règle 5 : Angle formé du côté D par la racine et la couronne est toujours plus fermé que celui du côté M.
Axe général des racines est incliné en distal (Extrémité peut s’incurver dans une autre direction).
Critères d’asymétrie :
Cingulum distalé
Bord libre incliné distalement
Collet
Crêtes marginales
Racine inclinée distalement
Caractères d’espèce
Les contours proximaux des canines sup sont convexes (mésial) ou concaves distale) alors que ceux de la
canine mandibulaire sont presque alignés
Le point de contact mésial de la canine sup est au 1/3 occlusal alors que celui de la canine mandibulaire et
au 1/6 occlusal
Le point de contact distal de la canine sup est situé entre la ½ et le 1/3 occlusal alors que celui de la canine
mandibulaire est situé entre le 1/3 moyen et le 1/3 occlusal
Les caractères de la canine mandibulaire sont moins marqués que ceux de la canine maxillaire
La cuspide de la canine mandibulaire est moins aigue que celle de la canine maxillaire
L’axe radiculaire en vue proximale des canines maxillaires peut être droit ou à concavité vestibulaire alors
que celui de la canine mandibulaire peut être droit ou à concavité linguale.
• Canine maxillaire :
Vue vestibulaire :
Généralité : Hauteur coronaire est supérieur au diamètre M-D + Diamètre M-D cervical est très réduit.
Faces proximales : divergent fortement à partir du collet donnant une forme « Fer de lance ».
Contours proximaux : Convergent pour former un sommet cuspidien à partir des points de contact.
Contour D : Large et convexe + Point de contact se situe au 1/3 occlusal.
Contour M : Plus anguleux + Point de contact est à mi-hauteur coronaire.
Sommet cuspidien : Déporté en D (L’inverse de la canine permanente) car l’arête M est longue.
Racine : Longue et conique et convexe + Se termine par un apex arrondi.
Vue linguale :
Généralité : Cingulum est volumineux + Crêtes marginales sont bien développées.
Cingulum : Se prolonge jusqu’au bord libre par une coulée d’émail qui est déportée du côté D.
Coulée d’émail : sépare la fosse L en une portion M (Large + peu profonde) + portion D.
Vue proximales :
Généralité : Sommet cuspidien déporté du côté V.
Convexité cervicales V + L sont bien marquées sous la forme d’un bourrelet d’émail.
Crêtes marginales : Sont convexes dans la direction verticale.
Contour L : Suit la forme d’un « S ».
Racine : Conique et convexe + Axe orienté du côté V dans le 1/3 apical.
Vue occlusale :
Diamètre M-D est supérieur au diamètre V-L.
Sommet cuspidien déporté du côté D + Contour M est plus long que le contour D.
Les arêtes + les angles sont bien marqués.
Anatomie interne :
Cavité P suit les contours externes de la dent.
Chambre P présente une corne P aiguë et se projette très loin vers le sommet cuspidien.
• Canine mandibulaire :
Vue vestibulaire :
Hauteur coronaire est supérieure au diamètre M-D.
Diamètre M-D est inférieure à celui de la canine maxillaire (Faces proximales divergent faiblement).
Différence entre les diamètres M-D cervical + coronaire est moins marquée.
Sommet cuspidien est plus aigu + déporté en M (L’inverse de la canine maxillaire).
Racine est plus étroite + plus pointue + plus courte que celle de la canine maxilaire.
Vue linguale :
Crêtes marginales sont peu marquées + délimitant une fosse L unique et peu profonde.
Vue proximales :
Couronne est élancée avec un sommet cuspidien souvent en L par rapprt à l’axe radiculaire.
Convexités cervicales V et L sont bien marquées + soulignées par un bourrelet d’émail.
Racine est convexe + Se rétrécit et s’oriente du côté V dans le 1/3 apicale.
Vue occlusale :
Couronne aplatie dans la direction V-L avec un diamètre V-L inférieur au diamètre M-D.
Sommet cuspidien déporté en M + Cingulum centré ou légèrement D.
Anatomie interne :
Cavité P suit les contours externes de la dent.
Chambre P présente une corne P bien marquée + projetant très loin vers le sommet cuspidien.
5. Molaires temporaires :
Elles font leur éruption entre 1 an et 2 ans et démi + La 1er molaire précède toujours la 2e.
Les 1er molaires sont des dents atypiques + Les 2e molaires sont proche à la 1er molaire permanente.
Elles sont pluriradiculées avec des racines divergents (Pour loger le germe de la prémolaire).
Elles sont en série ascendante (1er molaire est plus petite que la 2e).
2. Agencement intra-arcade :
• Symétrie et continuité des formes dentaires adjacentes :
Contours coronaires : Symétrie des faces mésiales des incisives centrales.
Contour distal de l’incisive central renseigne sur l’aspect globuleux du contour mésial de l’incisive
latérale lorsqu’il est fortement convexe.
Portion mésiale de la canine maxi est identique à l’incisive latérale.
La 2e moitié distale de la canine est parfaitement symétrique avec la prémolaire.
=> Ce polymorphisme assure une transition fluide des dents non cuspidées à celle cuspidées.
La 2e PM est influencée par le voisinage de la 1er M :
Présente des traits moins aigues + son acuité cuspidienne est faible.
=> Les même phénomènes sont observés au niveau de l’arcade mandibulaire.
Formes cuspidiennes : Il existe 2 formes de cuspides :
- Cuspide guide : Cuspides vestibulaire des dents maxillaires + Cuspides linguales des dents mandi.
Elles se caractérisent par leur acuité élevée + sommets pointus
Par leurs caractères peu convexes + leurs arêtes mésiales sécantes.
Elles remplissent le rôle de guidage des mouvements mandibulaires.
- Cuspide d’appui : Cuspide linguale des dents maxillaires + Cuspides vestibulaires des dents mandi.
Elles dont globuleuses permettant le calage de la mandibule lors de l’ICM.
Elles permettent le broyage des aliments.
On note une diminution progressive de : Acuité cuspidienne + nivellement des tables occlusales.
Formes cervicales : Continuité observée sur les formes coronaires se reproduit pour les formes cervicales :
Le contour M de la courbe cervicale d’une dent est l’image symétrique du contour D adjacent.
• Axes dentaires :
Chaque dent présente une double inclinaison : linguale et distale.
Chaque inclinaison est exprimée en degrés par rapport à une ligne verticale perpendiculaire au plan d’occ.
Les dents post maxillaires : Sont progressivement plus inclinés du côté lingual, ce qui entraine une bascule
vestibulaire de la table occlusale par rapport à l’apex.
Les dents post mandibulaires : Sont progressivement plus inclinés du côté vestibulaire, ce qui entraine une
bascule linguale de la table occlusale par rapport à l’apex.
3. Agencement inter-arcades :
• En statique :
Occlusion engrenante : Les dents des 2 arcades s’articulent entre elles par leurs faces occlusales.
L’engrènement des dents définit l’occlusion dentaire.
Occlusion d’intercuspidation maximale OIM : Lorsque les dents des 2 arcades entretiennent un
maximum de points de contact entre elles.
OIM présente la position de référence qui répond à des règles d’organisation des relations des
dents entres elles dans les 3 directions de l’espace (Vertical, V-L, M-D).
Règles d’organisation de l’occlusion engrenante :
1ère règle : Les dents maxillaires surplombent et recouvrent les dents mandi du côté V.
2e règle : Les dents mandi sont en avance de ½ cuspide par rapport aux dents maxillaires.
3e règle : Toutes les dents s’articulent avec 2 dents de l’arcade antagoniste (Sauf la 3 e molaire +
incisive centrale mandibulaire).
Classification fonctionnelle des surfaces occlusales :
Surface occlusale primaire : Concerne les cuspides d’appui + bords incisifs + cuspide canine mandibulaire.
Elle s’articule avec la gouttière M-D antagoniste (Sillon principaux centraux, fosses centrales et
marginales, crêtes marginales).
Surface occlusale secondaire : Concerne les cuspides guides + Faces linguales des dents antérieures mandi.
Elle s’articule avec l’embrasure interdentaire V ou L ou avec un sillon principal périphérique V ou L.
Organisation de l’occlusion engrenante OIM : Relation cuspide – fosse centrale (S’établit avec 3 points).
Relation cuspide – fosse marginale (S’établit avec 2 à 3 points).
Relation cuspide – Surface marginale (S’établit avec 2 points).
Relation inter-incisive.
• En dynamique :
C’est la cinématique mandibulaire.
A partir de l’OIM, plusieurs mouvements peuvent être effectués : Propulsion / rétropulsion + Diduction.
Relation inter et intra-arcades des dents temporaires :
1. Introduction :
Les dents temporaires font leur éruption entre 6,5 mois + 20 à 30 mois.
Cette éruption se fait de manière simultanée et par paire.
Après l’éruption de la dernière dent temporaire, on a une phase de stabilité de la denture temporaire qui
présente certains caractéristiques.
2. Agencement intra-arcade :
Les dents temporaires sont alignées au niveau des 2 arcades dont la forme générale est semi-circulaire,
délimitée par les cuspides V + L.
Flèche d’arcade : (Longueur de l’arcade) Distance ente la ligne tangente aux faces V des incisives
Et la tangente à la face M de la 6 ou la face V.
Cette distance n’augmente pas pendant la denture temporaire.
Largeur des arcades : Distance entre les pointes canines.
Elle augmente en 3 étapes : Entre 3 et 5ans Entre 5 et 8,5 ans Vers 10,5 ans.
Diamètre transversale de l’arcade : Sup au diamètre antéro-post.
Axe dentaire : Les dents sont implantées verticalement => Leurs axes est parallèles.
Plan d’occlusion est plat + Pas de courbe de compensation axiale (Spee) ni transversale (Wilson).
Modifications physiologiques : Après la mise en occlusion des arcades temporaires (Entre 4 à 5ans), la
croissance des maxillaires fait apparaitre des diastèmes physiologiques :
Diastème de Bogue : Au niveau des 2 incisives centrales (O,5 à 1mm)
Leur présence est un élément de pronostic de croissance favorable.
Espaces simiens : Apparaissent après 4 ans au niveau de la canine.
Ils se situent au maxillaire entre la latérale et la canine (0,9 mm).
A la mandibule antre la canine et le 1er molaire. (1,7 mm)
Classification de Baume : On distingue 2 types d’arcades temporaires :
Type 1 : Avec des espaces simiens. Type 2 : Sans espaces simiens.
3. Relation inter-arcade :
Dans le sens transversal : L’occlusion est de type encastrant avec une vestibulo-occlusion des dents
maxillaires par rapport aux mandibulaires.
Dans le sens vertical : Recouvrement faible au niveau des molaires.
Recouvrement important au niveau incisif :
4ans : Egale à la moitié de la hauteur coronaire.
6ans : n’occupe que le 1/3 de la hauteur coronaire.
7ans : Installation du bout à bout en raison de la mise en occlusion de la 1er molaire
permanente + de l’abrasion.
Dans le sens sagittal : Les dents mandibulaires sont mésialées d’1/2 cuspide par rapport aux maxillaires.
Chaque dent maxillaire est en occlusion avec 2 dents mandibulaires (Sauf 2 e molaire + Incisive
centrale mandibulaire).
La canine maxillaire présente la clé de l’occlusion.
Plan terminal de CHAPMAN : représenté par les tangentes aux faces distales des 2e molaires
supérieures + inférieures.
Plan terminal CHAPMAN : on a 3 types de plans terminaux :
Plan terminal à marche mésial : La face distale de la 2e molaire temporaire mandibulaire est
mésialée et conduit d’emblée les 1er molaires permanentes en mésioclusion.
Plan terminal à marche distal : Répond au décalage distal de la face distale de la 2e molaire temporaire
mandibulaire qui conduit alors les 1er molaires mandibulaire permanentes en éruption à s’articuler
en distoclusion.
Plan terminal droit : Dans ce cas on a deux cas de figure :
Lors d’une arcade de Type I Baume :
Espace simien maxillaire se ferme au moment de l’évolution des I permanentes.
Espace simien mandi se ferme au moment de la mise en occlusion de Cl I d’Angle au niveau
molaire précoce à 8ans.
Lors d’une arcade de Type II Baume : Occlusion des 6 se maintient en rétroclusion jusqu’à la chute
des molaires temporaires d’où une normoclusion de CL I tardive vers 11ans.
Description anatomique du parodonte :
1. Introduction :
Le parodonte est l’ensemble des tissus qui assurent la fixation et le soutien de l’organe dentaire au sein du
maxillaire et de la mandibule.
On distingue : Parodonte profond : Constitué de l’os alvéolaire + desmodonte + cément.
Parodonte superficiel : Composé du tissu gingival.
L’ensemble de la vascularisation du parodonte est directement en rapport avec la vascularisation des
zones environnantes (Lèvres, joues et os basal).
4. Innervation du parodonte :
L’innervation est constituée d’un plexus qui se superpose à celui du réseau vasculaire.
Les nerfs principaux cheminent parallèlement au grand axe radiculaire sous la forme de fibres myélinisées.
Tous les types de nerfs sont portés par le nerf trigéminal et ses branches terminales.
Innervation du parodonte profond :
La plupart des axones pénètrent la partie apicale à proximité des vaisseaux sanguins, les autres entrent par
les foramina latéraux de l’os alvéolaire.
Elle fournit : Une sensibilité extéroceptive : Toucher + douleur + pression.
Une sensibilité proprioceptive : Renseigne sur les mouvements + position.
Innervation du parodonte superficiel :
Maxillaire : Du côté palatin antérieur : Innervée par le nerf naso-palatin.
Du côté palatin postérieur : Innervée par des branches du nerf palatin antérieur.
Du côté vestibulaire antérieur : Innervée par des branches vestibulaires du nerf sous-orbitaire.
Du côté vestibulaire postérieur : Innervée par des nerfs alvéolaires supérieurs.
Mandibule : Côté lingual : Innervée par le nerf lingual.
Côté vestibulaire antérieur : Innervée par le nerf mentonnier.
Côté vestibulaire postérieur : Innervée par le nerf buccal.
Etude anatomique de l’espace biologique :
1. Introduction :
Dans le complexe gingivo-dentaire, on a 3 composants :
Attache conjonctive + Epithélium de jonction + Sulcus.
L’existence d’une structure épithéliale spécifique au niveau de la dent et au sein de ces composants
impliquent le respect et le maintien de cette interface. On parle de l’espace biologique.
5. Vascularisation :
Cette jonction possède une double origine : desmodontale + périostée.
Déterminent antérieur de l’occlusion :
1. Introduction :
Les déterminants antérieurs sont des déterminants sur lesquels nous pouvons intervenir (Contrairement
au déterminent postérieur).
Ils correspondent aux caractéristiques morphologiques des arcades dentaires.
Les contacts entretenus entre les dents antérieures antagonistes vont constituer le guide antérieur lors d
d’une propulsion (Ce guide antérieur est appelé le guide latéral en diduction).
4. Guidage en rétraction :
Guidage anti-rétrusif permet de guider la mandibule vers L’ORC en partant de l’OIM (= Mouvement de
FERREIN).
Il interdit les mouvements de rétroposition de la mandibule qui peuvent être délétères pour l’articulation.
Cette pente doit être sup à 60° + Se trouve sur le versant M de la cuspide L de la 1 er PM maxillaire.
Cette pente ne doit pas être négligée car elle permet une bonne stabilité spatiale de la mandi en OIM.
2. La pente condylienne :
Lors des mouvements de propulsion de la mandibule, les condyles réalisent une translation sur les
tubercules articulaires du temporal + Guidée par le glissement des bords incisifs des dents mandi sur
les surfaces palatines des incisives supérieures (Donnant une désocclusion molaire).
Dans le plan sagittal, la pente condylienne correspond à l’angle formé entre le trajet condylien et le plan
axio-orbitaire.
L’angle de la pente condylienne est de : 40° par rapport au plan de Francfort.
20° à 35° par rapport au plan de Camper.
C’est un déterminant très variable qui ne mérite pas la standardisation.
Il est important de connaitre la pente condylienne des patients, car elle est indispensable à une bonne
reconstitution prothétique
Ce déterminant est encore plus important en prothèse complète car nous cherchons à avoir un schéma
occlusal généralement équilibré.
3. Quint de Hanau :
L’équilibre occlusale dynamique est matérialisé par une formule mettant en jeu 5 facteurs interdépendants
nécessaires à cet équilibre :
Cette formule mène à une pente incisive qui doit être plus inclinée que la hauteur cuspidienne des
molaires afin de ne pas générer d’interférence.
• Accroissement en largeur :
Croissance suturale : Synchondroses.
Le rôle des sutures longitudinales est de courte durée (Jusqu’à l’âge de 3ans) :
S. métopique : Sans potentiel autonome + Son activité est le résultat de la pression de l’encéphale.
S. basi-sphénoïde. S. basi-occipital.
Croissance modelante :
Elle est liée à la pression de l’encéphale + S’intervient après la croissance suturale.
Elle se produit surtout au niveau du Temporal où il y’a l’édification et le développement de :
Mastoïde + Conduit auditif externe + Cavités glénoïde.
Il y’a une apposition sur la face externe + une résorption sur la face interne.
Cette croissance est très importante à l’apparition de la mastication.
• Accroissement vertical :
A la naissance, les éléments de la base du crâne sont presque alignés.
Au cours de croissance, le sphénoïde effectue un mouvement horaire + occipital un mouvement contraire.
Elle est assurée par 2 facteurs :
Orientation oblique de la suture sphéno-occipitale.
Fermeture de l’angle nasion-centre sellaire-basion.
3. Croissance de la voûte du crâne :
• Syndesmoses et fontanelles :
Syndesmoses (Sutures membraneuses) : Bandes de tissu conjonctif séparant les pièces osseuses.
Sur la ligne médiane : Suture métopique : Réunit les 2 moitiés du frontal.
Suture sagittale : Réunit les 2 pariétaux.
Sur les côtés : Suture coronale : Union du frontal + pariétal.
Suture lambdoïde : Union pariétal + occipital.
Fontanelles : Point de jonction ayant une dimension plus vaste.
Fontanelles médianes : Fontanelle bregmatique (En antérieur).
Fontanelle lambdatique (En postérieur).
Fontanelles latérales : Fontanelles ptérique (En antérieur).
Fontanelles astérique (En postérieur).
• Croissance modelante :
Elle dépend des forces expansives + Permet un épaississement des corticales.
Remodelage des os courbes permet leur aplatissement du côté externe pour permettre d’augmenter la
surface du cerveau en évolution.
Elle se fait par une combinaison entre une résorption interne et apposition externe.
4. Ossification prénatale :
Ossification externe :
Le centre prémaxillaire s’étend : En bas : Forme la lame alvéolaire externe.
En avant : Forme l’épine nasale antérieure.
En haut : Forme la partie antérieure de l’apophyse montante.
Le centre post-maxillaire s’étend : En bas : Forme la lame alvéolaire externe.
En arrière : Forme une partie du plancher de l’orbite.
En haut : Forme la partie postérieure de la branche montante.
Ossification en profondeur :
La lame osseuse émet des prolongements de chaque côté des follicules dentaires.
Suture incisive : Résulte d’une persistance d’un hiatus entre l’incisive latérale et la canine.
Formation du sinus maxillaire :
A la naissance, il a une forme ovoïde et limitée.
Son volume augmente avec la mise en place de la denture temporaire + permanente.
5. Croissance post-natale :
• Généralités :
2 Mécanismes : Croissance suturale : Par la suture péri-maxillaire.
Croissance modelante : D’origine périostée (Les phénomènes Apposition/Résorption).
2 théories : Scott : Jusqu’à l’âge de 7ans, le maxillaire s’accroît au niveau des sutures.
Après, la croissance modelante prend le pas sous l’influence des muscles de la face
+ pressions de voisinage.
Enlow : Le mécanisme de la croissance modelante est synchrone à la croissance suturale.
• Croissance antéro-inférieure :
Croissance suturale péri-maxillaire et crânio-facial : Sollicité par les structures cartilagineuses de la base
du crâne et le septum nasal.
Croissance du septum nasal : Entraine le maxillaire en bas et en avant.
Sollicite son allongement en induisant la croissance au niveau des sutures suivantes :
S. Fronto-maxillaire + S. Maxillo-palatine + S. Ptérygo-palatine + S. incisivo-canine.
• Croissance transversale :
Croissance suturale (Sagittale) : Constitué par : Synchondroses de la base du crâne.
S. Inter-incisive + S. Inter-nasale + S. Palatine médiane + S. Maxillo-malaire.
Largeur du palais : Augmente après la 1ère enfance par 3 mécanismes :
S. Palatine médiane : Sollicitée par les fonctions + Son activité se ralentit à la fin de la
dentition temporaire (Termine à 7ans).
S. Palatine transverse : Donne un allongement transversal (Ecartement des tubérosités).
Accroissement antéro-latéral de la région incisive : Attribuée à la progression oblique et
divergente des procès alvéolaires.
Largeur bi-zygomatique : Augmentée par l’activité de la S. maxillo-malaire (Orienté en dehors).
• Croissance alvéolaire :
Les dents : Migrent verticalement et en avant à travers l’os alvéolaire.
L’allongement de l’arcade dentaire et son élargissement postérieur résultent d’une :
- Apposition osseuse importante au niveau de la tubérosité + crêtes alvéolaires.
- Résorption dans la région péri-maxillaire.
Le procès alvéolaire : Se développe par apposition osseuse + contribue à la croissance verticale totale du
complexe naso-maxillaire.
La voûte palatine : Suit le mouvement de descente grâce à :
- Une résorption du plancher des fosses nasales.
- Une apposition osseuse importante sur la face buccale du palais.
• Croissance modelante :
Les contours externes de la face se caractérisent par :
- Apposition osseuse au niveau des processus frontales + zygomatiques.
- Résorption au niveau de la partie antérieure du maxillaire.
Croissance de la mandibule :
1. Introduction :
La mandibule est un os impair et médian constituant l’étage inférieure de la face.
Elle représente l’unique pièce osseuse mobile.
Elle est reliée à la partie postérieure de la base du crâne par les cavités glénoïdes.
C’est un os d’origine membraneuse + enchondrale (Origine mixte)
• Mécanisme de croissance :
Sens transversal :
La suture symphysaire se ferme vers la fin de 1ère année.
La croissance en largeur de la base du crâne oblige la mandi à croître transversalement pour maintenir des
rapports mandibulo-craniens cohérents.
Les 2 hémicorps mandibulaire ont une direction de croissance postérieure divergente.
Ecartement par Apposition externe + Résorption interne.
Sens sagittal :
Remodelage au niveau de la branche montante et la région symphysaire + Allongement du condyle.
Apposition domine la résorption => Recul et épaississement de la branche montante.
Croissance en longueur de la branche horizontale.
Sens vertical :
Croissance de la zone condylo-spigienne.
Croissance des dents en évolution + Formation des procès alvéolaire.
2. Théories explicatives :
Théorie de Roux + Wolff : Mécanique
L’excitation mécanique fonctionnelle donne à l’os sa forme.
Toute modification dans l’intensité ou direction des forces tend à modifier à la fois :
La forme extérieure de l’os + Son architecture interne.
Théorie de Weinmann + Sicher : Génétique + Squelettique.
Sutures du crâne et de la face sont considérées comme des centres autonomes de croissance active
La régularisation de la croissance est contrôlée par des facteurs génétiques.
Facteurs locaux musculaires sont admis pour le modelage de la forme de l’os.
Théorie de Scott : Génétique + Cartilagineuse.
Facteurs génétiques : Jouent un rôle dominant dans la croissance du cartilage qui séparent les os
membraneux voisins.
Phénomènes locaux + régionaux d’apposition/résorption : Modifient la forme osseuse.
Facteurs fonctionnels : Apparaît plus tardivement + assure un développent total des os.
Théorie de Moss : Matrices fonctionnelles (MF).
Matrice fonctionnelle est tout facteur capable de façonner un élément osseux + Peut être :
MF Capsulaire : Ex : Ventilation stimule la croissance de la partie moyenne de la face.
MF périostée : Ex : Hypo-fonction du M. temporal entraîne un hypo-développement du
processus coronoïde.
Information génétique fournit des consignes qui s’expriment en fonction de l’environnement
épigénétique (Pas de gêne pour l’os).
Théorie d’Enlow :
La croissance osseuse se fait par remodelage (Apposition excède la résorption).
Les déterminants génétiques résident dans les tissus mous.
Théorie de Van Limborgh : Théorie synthétique.
Il classe les facteurs de contrôle en 3 groupes + 5 types :
Facteurs génétiques intrinsèques : Exercent leurs influences à l’intérieur des cellules.
Ex : Multiplication et Différentiation cellulaire.
Facteurs environnementaux : Provient de l’environnement externe.
Facteurs locaux : Ligaments + Tendons + Muscles + tissus mous.
Facteurs généraux : Vascularisation + Oxygénation.
Facteurs épigénétiques : Génétiquement déterminés mais leur influence à l’ext des cellules.
Facteurs locaux : Induction embryonnaire au niveau de la matrice extra-cellulaire.
Facteurs généraux : Hormone de croissance + Axones.
3. Théorie descriptive :
Théorie Bjork : Rotations de croissance.
Il fonde sa détermination typologique sur la notion du prognathisme facial :
Base de crâne courbée : Abaissement temporaux influence la mandibule d’aller vers l’avant.
Apophyse ptérygoïde influence le maxillaire d’aller vers l’avant.
C’est une rotation antérieure (Prognathisme faciale).
Base de crâne aplati : Résulte d’une rotation postérieure (Rétro-gnathisme).
Il a défini 3 types de rotation à partir des implants insérés dans la mâchoire :
Rotation totale : Changement d’inclinaison de la ligne implantaire par rapport à la base du crâne.
Rotation matricielle : Rotation des tissus mous de recouvrement de la mandibule.
Rotation intra-matricielle : Rotation du corps mandibulaire à l’intérieur de sa matrice.
4. Théorie anatomique :
Ce sont des théories issues des observations des chirurgiens qui affectent aux muscles un rôle important
dans la morphogenèse osseuse.
Théorie Delaire :
La croissance est adaptative. Il rejette la notion du scéma facial fixé génétiquement.
Il existe une véritable influence des fonctions sur le développement crânio-facial.
Ex : Le maxillaire subit : Une poussée du septum nasal.
Actions des tissus environnants + Pression du sinus.
Actions dynamiques du contenus orbitaires + Langue.
5. Mode de croissance :
Croissance suturale : 2 types selon l’origine de la structure osseuse :
- Synchondrose (Cartilagineuse) : Lieu de croissance autonome sous l’effet des facteurs génétiques.
- Syndesmoses (Membraneuse) : S’adaptent aux sollicitations environnementales.
Croissance modelante ou périostée :
- Ossification périostée : A lieu à la surface profonde du périoste.
- Modelage osseux : Phénomène d’ossification secondaire lié à la notion « Apposition/Résorption ».
Croissance condylienne :
Elle est spécifique à la mandibule + Condyle apparaît au sein du tissu conjonctif.
La croissance se fait surtout en distal du cartilage.
Elle permet le maintien des rapports entre la face supérieure et la mandibule.
Age dentaire et Age osseux :
1. Introduction :
L’âge biologique constituent la seule référence réelle qui nous indiquera l’attitude thérapeutique à adopter
lors d’un traitement orthopédique.
Ces âges permettent d’adopter l’enfant sur une base plus morphologique que l’âge civil ou chronologique.
Ces âges biologiques sont : Age dentaire + Age osseux + Age statural + Age pubertaire.
2. Age dentaire :
• Age dentaire selon l’éruption :
L’âge moyen d’éruption de chaque dent est donné en année avec des fractions décimales + Ecart-type.
Formule de Château : [Nombre des dents permanentes / 4] + 5.
Elle suppose qu’une série de 4 dents permanentes évolue chaque année d’âge civil à partir de 6ans
Cette formule présente un inconvénient en cas d’éruption asynchrones + anarchiques.
Cette formule est valable en période d’éruption des dents permanentes.
Intérêt clinique :
Etablir un retard d’évolution dentaire (Existe si on a une variation de plus de 2 Ecart-Type).
Diagnostiquer une anomalie d’éruption (Dent incluse ou retenue).
Estimer quelle thérapeutique peut être appliquée à un stade de dentition déterminé (DEMOGE).
Ex : Traitement interceptif lors d’une dentition mixte stable.
3. Age osseux :
Définition :
Il correspond au stade de maturation du squelette du sujet à un moment donné.
C’est l’activité des cartilages de conjugaison.
Il existe un synchronisme entre la croissance staturale et la croissance faciale :
Bjork : Existe une étroite relation entre âge osseux + maturation squelettique + taux de croissance.
Intérêt clinique :
Situer le patient sur sa courbe de croissance + Déterminer le potentiel de croissance disponible.
Etablir le parallèle avec l’âge dentaire (Retard + précocité).
=> Meilleur résultat thérapeutique dans un minimum de temps se situe pendant le pic de croissance.
Moyens de détermination :
Croissance staturale (Courbe de l’accroissement annuel de la taille).
Clichés radiographiques : Du pied / Du genou / Du poignet.
Méthode de Bjork + Helm :
Le procédé consiste à observer le degré de soudure entre diaphyse + épiphyse des phalanges.
Il prend en considération l’ossification et non la croissance osseuse.
Les doigts de la main sont numérotés de 1 à 5 en commençant par le pouce.
La nomenclature des phalanges est : PP : Proximal phalanx. PM : Middle phalanx. DP : Distal phalanx
3 stades de maturations : Stade « = » : Epiphyse aussi large que la diaphyse.
Stade « cap » : L’épiphyse déborde la diaphyse (Comme une casquette).
Stade « u » : Epiphyse est unie à la diaphyse.
Chaque point d’ossification correspond à une étape de maturation par rapport au pic de croissance.
Ordre chronologique : Stade PP2= : 2ans avant le pic. Stade MP3= : 1ans avant le pic.
Stade S : Apparition de l’os sésamoïde du pouce (Inconstant).
Stade PP1cap : Coïncide avec le pic de croissance.
Stade MP3cap : 1an après le pic. Stade DP3u / PP3u : 2ans après le pic.
Stade MP3u : 3ans après le pic.
La calcification du cartilage radial indique l’arrêt de la croissance staturale.
Inconvénients : Ces valeurs autour du pic de croissance présente une grande variabilité interindividuelle.
Il ne rend compte que la maturation des os ayant une ossification de type enchondrale (Et non une
ossification membraneuse)
2. Phase d’initiation :
Entre 28e j + 37e j : Ectoderme buccal s’épaissit vers 4 à 5 couches de cellules => Mur saillant.
Au 37e j : Les bandelettes produisent un prolongement => Mur plongeant.
Epaississement de l’épithélium + Invagination => Epithélium odontogène.
Vers 42e j : Mur plongeant se divise en :
Lame vestibulaire : Origine du vestibule buccale.
Lame dentaire primaire : S’invagine dans l’ectomésenchyme vers l’intérieur de la mâchoire.
3. Phase de morphogenèse :
• Stade du bourgeon :
Stade prolifératif qui se caractérise par l’apparition des placodes dentaires au niveau de la lame dentaire.
Elles induisent la formation des bourgeons dentaires.
A la fin du stade : Apparition d’un plexus nerveux autour de la papille (Issu du nerf alvéolaire).
Il pénètre la papille dentaire lors du commencement de dépôts de la dentine + Email.
• Stade de la cupule :
Stade prolifératif qui commence par une condensation mésenchymateuse.
C’est l’augmentation de la densité cellulaire sous le bourgeon épithélial qui s’aplatit après et se moule sur
cette condensation (Frome d’une cupule).
e
10 semaine : Fin du stade de la cupule + Présence de 3 éléments formant le germe dentaire :
Organe d’émail. / Papille mésenchymateuse dentaire. / Follicule dentaire.
Nœud d’émail : Regroupement de cellules de la couche basale.
Apparaît dans la région de développement des cuspides.
Cordon d’émail : Cordon cellulaire qui se trouve sur la face externe du bourgeon.
Permet de relier le nœud d’émail à la couche de cellules basales.
Ces 2 structures transitoires vont disparaître au début du stade de la cloche (Par apoptose).
• Stade de la cloche :
Stade d’histo-différenciation caractérisant par l’apparition :
- Réticulum stellaire ou étoilé : Forme au centre de l’organe d’émail.
- Epithélium dentaire externe : Forme à la périphérie de l’organe d’émail (Forme cubique).
- Epithélium dentaire interne : Formé par des cellules de la papille dentaire qui sont au contact de la
membrane basale (Aspects de colonnes hautes).
- Stratum inter-medium : Couche intermédiaire entre l’épithélium dentaire interne + réticulum étoilé
- Zone de réflexion : Lieu de contact entre l’épithélium dentaire interne + l’épithélium dentaire ext.
Forme la boucle cervicale.
La fin du stade : Dégradation de la lame dentaire permettant au germe de continuer son développement à
l’intérieur des tissus de la mâchoire.
• Formation des germes des dents définitives :
Incisives + Canines + PM : Résultent d’une invagination de lame dentaire primaire.
Elle se forme en position linguale par rapport à l’organe d’émail de la dent temporaire.
C’est une évolution lente et progressive qui passe par les mêmes stades du germe de la dent tempo
Molaires définitives : Résultent d’une extension postérieure de lame dentaire des dents temporaires.
4. Phase de cyto-différenciation :
Cette phase permet la formation de la dentine par les cellules périphériques de la papille mésenchyma
La formation de l’émail par les cellules de l’épithélium interne.
• Différenciation odontoblastique :
Cellules mésenchymateuses : Arrêtent de se diviser + augmentent de taille.
Se rapprochent de la membrane basale => Devient des pré-odontoblastes.
Pré-odontoblastes : se différencient en odontoblastes après sa polarisation.
Odontoblaste sécréteur : Produisent la dentine.
Organisés en une couche unique de cellules allongées.
Cellules polarisées (Noyau à la base + organites dans la région supra-nucléaire).
Odontoblaste de transition : Marque la diminution de l’activité sécrétrice des cellules.
Cellule étroite + Moins polarisée (Noyau revenu dans une position plus centrale).
Odontoblaste âgé : Plus courts + Plus serrés les unes contre les autres (Aspect stratifié).
Organites réduits en nombre + en taille.
• Différentiation améloblastique :
On distingue 5 stades :
Stade d’histo-différenciation (Pré-sécréteur) : Arrêt de prolifération + allongement de cellules de l’EPI.
Polarisation fonctionnelle de ces cellules.
Stade de sécrétion : Différentiation fonctionnelle des odontoblastes après avoir un contact entre
odontoblastes polarisés + prédentine.
Stade de transition : Ce caractérise par :
Une diminution de l’activité des améloblastes + Augmentation d’eau dans la MEC de l’émail.
Stade de maturation : Commence lorsque la matrice amélaire atteint sa pleine épaisseur.
Nucléation des cristaux grâce à l’arrivée une grande quantité des ions de Calcium + Phosphore.
Stade de protection : Apparition de la membrane basale (Riche en laminine mais pas de collagène IV).
Les améloblastes deviennent cubiques, puis squameuses (Perdent leurs bordures plissées).
L’épithélium squameuse protège l’émail du tissu conjonctif + facilite l’éruption de la dent.
Amélogénèse :
1. Introduction :
L’amélogénèse est la formation de l’émail par les améloblastes fonctionnels.
Elles comprennent : - Synthèse et la sécrétion des molécules de la dentine.
- Transport des ions calcium jusqu’au front de la minéralisation.
- La minéralisation (Dépôt des sels phosphocalciques sur la trame organique).
11.Minéralisation de la dentine :
Minéralisation de la partie superficielle du manteau dentinaire :
La formation des 1ers cristaux de dentine fait appel à des vésicules matricielles (1ère site de nucléation).
Vésicules matricielles : Sont issues du bourgeonnement de la membrane plasmique des odontoblastes au
début de la formation du prolongement.
Se fixent aux fibres de collagène à l’aide d’annexines qui se trouvent dans la membrane.
Contiennent des enzymes hydrolysant les phosphoesters => Augmentation de phosphates
organiques à l’intérieur de ces vésicules.
Grâce à la présence du Ca dans ces vésicules, Formation de cristaux de phosphate de calcium amorphe qui
se transforment après en cristaux d’hydroxyapatite.
Ces vésicules se remplit progressivement + dépose sur la matrice collagénique formant un nodule.
La fusion de ces nodules conduit à la formation d’une couche de dentine continue qui définit le front de
minéralisation (Partie superficielle du manteau dentinaire).
Minéralisation du reste du manteau dentinaire + dentine circumpulpaire :
Elle effectue directement dans la matrice dentinaire nouvellement disposée (Pas de vésicules).
La minéralisation se fait à la fois au niveau des fibres de collagène + espaces inter-collagéniques.
Les cristaux d’hydroxyapatite sont déposés à l’intérieur des fibres de collagènes (Dans des espaces libres).
Leur axe longitudinal est parallèle à celui de fibre.
Les autres protéines de la matrice dentinaire régularisent la croissance minérale + Assurent la
minéralisation à distance des fibres de collagène (Espaces interfibrillaires).
Formation de la racine :
1. Introduction :
Le développement de la racine débute lorsque les dimensions définitives de la couronne sont acquises.
Il est contrôlé par des interactions entre la gaine d’Hertwig + mésenchyme de la papille dentaire.
+ Le mésenchyme folliculaire.
3. Formation du cément :
Elle débute au moment de la désagrégation de la membrane basale interne (Début de synthèse de la
prédentine par des odontoblastes radiculaires).
Différence entre la dentine coronaire + dentine radiculaire :
Phosphoprotéines de la D coronaire sont plus phosphorylées que celles de la D radiculaire.
Protéoglycanes de la D coronaire sont plus grands + plus ramifiés que celles de la D radiculaire.
=> Cette différence entraîne l’incapacité de la dentine radiculaire à provoquer la différentiation améloB.
Cément intermédiaire : Synthétiser par les cellules de la couche interne de la gaine d’Hertwig.
Il contient : Ostéopontine (Protéine d’adhésion) + Sialoprotéine osseuse + Améloblastine...
Il se dégrade avant le dépôt du vrai cément par les cémentoblastes.
Il permet de faciliter l’accrochage des fibres de Sharpey à la surface dentinaire.
Membrane basale : Le côté externe se désagrège grâce à l’augmentation de l’activité phosphatase acide.
Certaines cellules se regroupent dans le desmo pour former des amas cellulaires (Débris de Malassez).
Ces débris pourront participer à la formation des kystes radiculaires dentaires.
Cémentoblastes : Issus de la différentiation des fibroblastes folliculaires.
Ils prennent une forme plus ou moins arrondie + volume cellulaire augmente.
Ils se polarisent en direction de la dentine vers laquelle ils émettent des prolongements.
Après la polarisation, ils acquièrent une fonction sécrétoire développée (Amplification de la synthèse du
Collagène + Matrice cémentoïde = Pré-cément).
Ces fibres de collagène cémentaire s’insinuent entre les fibres de collagène de la surface dentinaire.
=> Ce qui va permettre d’avoir une forte cohésion entre les 2 tissus.
Pré-cément : Contient : Collagènes Type I et III + Glycoprotéines + Protéoglycanes + Phosphoprotéines.
Facteur de croissance (Stimule la prolifération des cellules fibroblastiques).
Protéine d’attachement cémentaire (Favorise l’attachement des cellules cémento-
progénitrices folliculaires à la surface du cément).
Cément : Obtenu par la minéralisation du pré-cément à l’aide des vésicules matricielles.
C’est le moins minéralisé des 3 tissus durs de la dent (65% Minéral + 23% matière organique + 12% eau).
On a 2 types de fibres de collagènes :
- Fibres intrinsèques : Synthétisées par les cémentoblastes pour former la structure de la trame
cémentoïde (Formées de collagène Type I).
- Fibres extrinsèques (Fibres de Sharpey) : Synthétisées par les fibroblastes desmodontaux.
Forme un ancrage cémento-desmodontal de la dent (Formées de collagène Type I + III).
On a 2 types de cément :
- Cément fibrillaire extrinsèque acellulaire : Recouvre le 2/3 cervical de la racine.
Pas de cellules ou de Fibres de Sharpey.
- Cément stratifié mixte cellulaire : Formé de 3 couches :
- Cément fibrillaire intrinsèque acellulaire.
- Cément fibrillaire intrinsèque cellulaire.
- Cément fibrillaire extrinsèque acellulaire.
Recouvre la portion apicale de la racine + zone de furcation radiculaire.
Se forme plus rapidement que le 1er type (Manière irrégulière).
4. Formation du desmodonte :
C’est le tissu qui relie la dent aux parois osseuses de l’alvéole.
Il succède au follicule + Sa formation débute en même temps que celle du cément.
Augmentation des divisions cellulaires dans le mésenchyme folliculaire (Augmenter le nombre de cellules).
Acquisition une fonction sécrétoire par ces cellules pour former les composants fibrillaires du desmodonte
Collagènes Type I et III et V et VI + Elastine.
C’est à ce niveau qu’à lieu le turn-over de collagène le plus important de l’organisme.
5. Formation de l’apex :
Les mitoses diminuent dans les cellules de la gaine après atteindre la longueur définitive de la racine.
=> Entraine un rétrécissement de l’anneau épithélial qui réduit le diamètre du foramen apical.
Ce rétrécissement est responsable de l’arrêt de l’allongement de la racine.
Histologie de l’émail :
1. Introduction :
C’est la structure qui recouvre la couronne de la dent + qui présente une origine épithéliale.
C’est la structure la plus minéralisée + la plus dure de l’organisme.
Il est composé d’une phase minérale (La plus importante) + une matrice organique.
2. Composition :
• Phase minérale :
Elle présente 98% de la masse totale de l’émail (Constituée de cristaux d’hydroxyapatite).
Cristaux d’hydroxyapatite : sont un peu plus gros de ceux qui sont présents dans l’os et de la dentine.
Ont une section hexagonale aplatie + entourés d’une couche hydratée (Majeure partie d’eau).
Ont une forme de rubans longs + minces
La couche hydratée présente une zone de liaison avec la phase organique, ce qui favorise des échanges
ioniques.
• Matrice organique :
Elle présente une faible quantité dans l’émail adulte (2 à 3%).
Résorption de la majeure partie de cette matrice lors de la maturation de l’émail (faite par améloblastes).
La matrice organique persistante est composée de :
Protéines (60%) : Tuftéline : Plus abondante + localisée au niveau des gaines prismatiques.
Améloblastine : Localisée dans les gaines prismatiques.
Enaméline : Localisée dans les prismes + Substance inter-prismatique.
Lipide (40%) : Phospholipide + Phospho-protéo-lipide.
4. Structure histologique :
• Prismes + Substance inter-prismatique :
Prismes : Sa formation dépend de la présence du prolongement cellulaire améloblastique, car il se forme
dans l’espace précédemment occupé par ce prolongement.
Ils sont de forme à peu près cylindrique + Trajet sinueux (Sauf dans le 1/3 externe de l’émail = Rectiligne).
Orientation des cristaux : Au centre du prisme : Le grand axe des cristaux est parallèle à l’axe du prisme.
Eloignant du centre : Le grand axe des cristaux devient plus divergent de celui du prisme.
Zone périphérique : Les cristaux sont orientés à 60° par rapport aux cristaux de la zone centrale.
Gaine de prisme : Légère espace créée par les différences d’orientation des cristaux.
Rempli par des matériels organiques.
Epaisseur du prisme : Réduite au niveau de la jonction émail-dentine + Elevée près de la surface externe.
Cette différence est expliquée par la diminution de la substance inter-prismatique en approchant
de la surface externe.
Rangées de prismes : Forme d’organisation des prismes.
Parallèle entre eux + perpendiculaire à la surface dentinaire avec une légère inclinaison vers la
cuspide.
Bandes de Hunter-Schreger : Résulte d’une différence d’orientation des axes des rangées de prismes.
Sont visibles sur des coupes longitudinales de dents déminéralisées.
Partent de la surface dentinaire + concernent les 2/3 interne de l’émail.
Apparaissent comme des bandes alternativement sombre (Dues à la section longitudinale)
Clair (Dues à la section transversale).
Couche aprismatique externe : Déposée à la fin de l’amélogénèse.
Cristaux sont alignés + perpendiculaires à la surface d’émail.
Email aprismatique : Toujours présent à la surface des dents temporaires.
Présent sur 70% des dents définitives.
• Lignes de croissance :
Stries de Retzius : Traduisent la formation par couche de l’émail.
Elles sont visibles car la quantité de minéral est moins importante que dans les zones d’émail adjacentes.
Elles apparaissent comme des lignes brunâtres sur des coupes d’émail.
Elles partent de la jonction amélo-dentinaire + aboutissent à la surface de la dent.
Ligne néo-natale : Une strie de croissance plus marquée + Causée par le stress de la naissance.
Sillons : Formés par l’arrivée des stries de Retzius à la surface d’émail.
Parallèles entre eux et avec la jonction amélo-cémentaire.
Périkymaties : Formés par des ondulations créées par un alignement parallèle des sillons
Ce relief s’efface rapidement après l’éruption (A cause de l’usure dentaire).
• Email de surface :
Périkymaties.
Lamelles de l’émail : Défauts linéaires qui partent de la surface de l’émail en se dirigeant vers la JAD.
Sont peu minéralisées (Présence des débris organiques).
Résultent de distorsions survenant au cours de la formation des prismes.
Cuticule Nasmyth : Mince couche recouvrant l’émail après l’éruption dentaire.
Elle représente le reliquat d’améloblaste qui dégénèrent après la formation de l’émail.
Histologie de la dentine :
1. Introduction :
La dentine est le tissu minéralisé le plus central de la dent qui occupe le volume le plus important par
rapport à l’émail et le cément.
Sa surface externe est en contact avec
- Email au niveau coronaire (Protection la dentine du milieu extérieur).
- Cément au niveau radiculaire (Accrocher la dent à la paroi alvéolaire).
Sa surface interne est en contact avec la pulpe qui contient les odontoblastes.
2. Composition :
Elle est composée de : 70% du minéral + 20% de matrice organique + 10% eau.
Cette composition varie selon l’âge de la dent (Plus elle vieillit, Plus la dentine se minéralise (Plus dure)).
Phase minérale : Composée des cristaux d’hydroxyapatite (Plus petits que ceux de l’émail).
Eau : La grande partie est localisée dans les prolongements odontoblastiques
Ou dans les tubules dentinaires sous forme d’eau libre.
Phase organique : Composée de 85% du collagène Type I + 3% de collagène Type V.
Le reste est formé par des protéines non-collagéniques :
Glycoprotéines + Phosphoprotéines + Protéoglycanes + Protéines sériques + Facteurs de croissance.
3. Propriétés physiques :
De couleur jaunâtre + Relativement dense.
Elastique (Matière organique plus importante + Donne une flexibilité empêchant la fracture de l’émail).
Moins minéralisée que l’émail + Plus minéralisée que l’os ou le cartilage.
Moins radio-opaque que l’émail (Plus foncée sur la radiographie).
4. Structure histologique :
• Généralités :
Elle présente une structure inhomogène. Elle comprend :
- Couche superficielle externe de faible épaisseur.
- Manteau dentinaire recouvrant une couche de dentine épaisse.
- Dentine circumpulpaire (Péri-pulpaire).
La dentine circumpulpaire est constituée de :
Tubules + Dentine Péritubulaire + Dentine intertubulaire.
La dentine circumpulpaire est formé de :
- Dentine primaire : Elaborée jusqu’à la formation de l’apex.
- Dentine secondaire : Se forme tout au long de la vie.
- Dentine tertiaire : Formé en cas d’agression pathologique ou thérapeutique.
L’émail et la dentine présentent une cohésion très importante due à :
- Structure festonnée de la jonction émail-dentine.
- Aux fuseaux de l’émail + Imbrication intime des cristaux d’émail avec les cristaux de dentine.
• Manteau dentinaire :
1ère couche de dentine déposée par les odontoblastes qui se polarisent sous la membrane basale.
Il est atubulaire + riche en protéoglycanes (Moins minéralisé que la dentine circumpulpaire).
Les collagènes sont moins denses que dans la dentine circumpulpaire.
+ Disposés perpendiculairement à la jonction émail-dentine.
On note l’absence des phosphophorynes (Présent dans la dentine circumpulpaire).
Couche granulaire de Tomes : Couche hypo-minéralisée de faible épaisseur.
Sépare le manteau dentinaire de la dentine circumpulpaire.
Présente des fibres de collagène parallèle à la jonction émail-dentine.
• Dentine circumpulpaire :
Les tubules dentinaires : Parcourent depuis la pulpe jusqu’au manteau dentinaire.
Elles entourent les prolongements odontoblastiques.
Elles sont parallèles entre eux + leur trajet est :
Au niveau coronaire : En S allongé.
Au niveau radiculaire : Rectiligne.
Elles se terminent par plusieurs ramifications au niveau de la jonction amélo-dentinaire.
Le diamètre de tubules sont plus importants dans la zone juxta-pulpaire par rapport au manteau
dentinaire (Diminuer la perméabilité de la zone externe de la dentine) + Diminuent avec l’âge.
Tubules secondaires : Relient les tubules adjacents + Plus nombreux au 1/3 externe de la dentine.
Espace péri-cytoplasmique : Sépare le prolongement cellulaire de la paroi tubulaire.
Contient de la matière organique (Protéoglycanes + Glycoprotéines).
Dentine péritubulaire : Forme la paroi des tubules + localisée dans 2/3 externe de la dentine.
Elle présente des cristaux d’hydroxyapatite plus petits que la dentine inter-tubulaires, mais elle est plus
minéralisée.
Elle est riche en protéoglycanes + glycoprotéines (Peu de collagènes).
Elle présente une épaisseur qui augmente de la zone juxta-pulpaire à la jonction amélo-dentinaire.
Ce qui explique la diminution du diamètre des tubules.
Dentine inter-tubulaire : Sépare les unités métaboliques dentinaires.
Unité métabolique Dentinaire : Tubules dentinaires + Prolongement odontoblastique + D péritubulaire.
Sa formation s’effectue au fur et à mesure de l’allongement du prolongement odontoblastique.
Les collagènes de gros diamètre sont orientés parallèlement au front de minéralisation dentinaire
+ perpendiculairement aux tubules.
Calcosphérites : Structure globulaire formée par l’association des cristaux d’hydroxyapatite.
leur fusion conduit à la formation de la dentine inter-tubulaire.
Dentine inter-globulaire de Czermack : Régions limitées par des globules non fusionnées dans le 1/3
externe de la dentine (Riche en protéoglycane + Hypo-minéralisée).
Lignes de croissance :
Ligne de Von Ebner : Perpendiculaire aux tubules dentinaires + Plus espacée dans la partie coronaire.
Correspond à des périodes de synthèse excessive de matrice dentinaire.
Lignes de contour d’Owen : Lignes plus accentuées.
Lignes néonatales d’Owen : Causée par le stress de la naissance.
L’histologie de la pulpe :
1. Introduction :
C’est un tissu conjonctif lâche spécialisé qui est présent au centre de la dent.
La transition papille-pulpe a lieu à la fin du stade de la cloche (Lors de la différentiation des cellules
périphériques de la papille mésenchymateuse en odontoblastes).
2. Composition :
• Cellules :
Elle est constituée de cellules distribuées dans une matrice extracellulaire hydratée de faible densité.
La répartition des cellules n’est pas homogène => On distingue :
Région dentino-génétique : Divisée en 3 zones :
Zone périphérique : Constituée des odontoblastes.
Couche acellulaire de Weil : Contient quelques prolongements cytoplasmiques
+ Plexus capillaire + Branches terminales du Plexus de Raschkow.
Couche sous-odontoblastique de Höhl : En continuité avec le parenchyme pulpaire central.
Région centrale : Contient des fibroblastes + Cellules mésenchymateuses indifférenciées.
Cellules immunocompétentes + des vaisseaux sanguins et nerfs de gros diamètre.
Odontoblastes : Produisent la dentine.
Organisés en une couche unique de cellule allongées et polarisées.
Cellules de la couche sous odontoblastiques de Höhl :
- Fibroblastes : Forme arrondie avec des extensions cytoplasmiques (Jonctions communicantes).
- Cellules-filles non odontoblastiques : Produites au cours de la dernière mitose des pré-odontoblastes.
Donnent naissance aux odontoblastes de remplacement.
- Cellules immunitaires dendritiques.
Cellules de la pulpe centrale :
- Fibroblastes : Aspect fusiforme et non polarisés.
Permet l’élaboration + remaniement de la matrice extracellulaire de la pulpe.
- Cellules mésenchymateuses indifférenciées : Localisées à proximité des vaisseaux sanguins.
Précurseurs des cellules tels que les fibroblastes + odontoblastes (En fonction du stimulus).
- Cellules immunocompétentes : Cellules dendritiques + Macrophage + Lymphocyte T.
• Matrice extra-cellulaire :
Il s’agit d’un gel amorphe qui contient :
Fibres de collagènes + Glycoprotéines + Glycosaminoglycanes.
Fibres élastiques (Faible quantité) + Métalloprotéines + Lipides.
3. Vascularisation :
Vascularisation artérielle :
Vaisseaux sanguins pénètrent dans le foramen apical sous forme 2 artérioles issues des artères dentaires.
D’autres vaisseaux de tailles inférieures peuvent pénétrer à la pulpe par des canaux accessoires latéraux.
Artérioles principales => Artérioles secondaires => fin réseau de capillaires à la périphérie de chambre P.
Vascularisation veineuse :
Se fait également par le foramen apical + Chemine au voisinage des artères.
Veinules postcapillaires => Veinules collectrices.
Anastomose artérioveineuse : Permet de :
Réguler du débit sanguin + Pression intra-pulpaire.
Dériver le flux sanguin + Isoler un groupe de capillaire en cours d’un processus inflammatoire.
Vascularisation lymphatique :
Petits vaisseaux lymphatiques naissant à la périphérie pulpaire se dirige vers le foramen apical (Sortie).
Le drainage se fait vers : Ganglions sous-mentonniers + sous-mandibulaire => Ganglions cervicaux.
4. Innervation :
Le réseau nerveux pulpaire reste immature durant toute la formation de la dent.
Il se stabilise au moment où d’avoir des contacts dentaire inter-arcades.
Fibres nerveuses sensitives : Provient du nerf trijumeau.
Les nerfs maxillaires + mandibulaires donnent des branches alvéolaires qui se divisent au niveau apical en :
- Contingent destiné à l’innervation du parodonte.
- Contingent destiné à l’innervation de l’endodonte.
Après le passage du foramen apical, les fibres nerveux se regroupent au centre de la pulpe radiculaire pour
former un faisceau cheminant au voisinage des vaisseaux sanguins.
Ce faisceau se divisent dans la chambre P en nerfs cuspidiens qui se ramifient progressivement pour se
terminer dans la couche acellulaire de Weil (Formation du plexus Raschkow).
Les fibres sensitives myéliniques représentent la moitié des fibres nerveux à l’apex.
Elles perdent leur gaine de myéline au cours de leur progression vers la périphérie pulpaire.
Le plexus de Raschkow est constitué uniquement de terminaisons nerveuses amyéliniques.
Fibres nerveux sympathique pulpaire : Leur corps cellulaire dans le ganglion cervical supérieur.
Ils arrivent à la pulpe par 2 voies différentes :
- La plupart cheminent au voisinage des artères.
- Les autres rejoignent le ganglion trigéminal + Accompagnent les fibres sensitives.
5. Fonctions :
Formation de la dentine primaire + secondaire + réactionnelle (Odontoblaste embryonnaires)
Formation de la dentine réparatrice par des odontoblastes de remplacement.
Maintien de la structure du tissu pulpaire.
Transmission de la douleur au cerveau+ Lutte contre les agressions bactériennes.
Histologie du cément :
1. Introduction :
C’est un tissu minéralisé situé dans le parodonte profond (Recouvrant la surface radiculaire de la dent).
A sa face externe, on a des insertions des fibres du ligament desmodontal.
C’est un tissu non vascularisé + non innervé.
Il ressemble à l’os alvéolaire en possédant une phase organique + phase minérale.
2. Composition histologique :
Généralités :
Cément est un tissu jeune clair + moins minéralisé que la dentine (Manque de translucidité et de brillance)
Sa résistance à l’abrasion est 30 fois moins grandes que celle de l’émail.
Sa perméabilité est très grande (Surtout chez les patients jeunes).
Son épaisseur varie avec l’âge et selon sa localisation sur la racine.
Elle augmente graduellement en épaisseur vers la région apicale.
Jonction émail-cément : Elle est très variable, présentant 3 types :
- Cément recouvre légèrement l’émail (60% des cas).
- Cément et émail sont jointifs (30% des cas).
- Absence de contact entre le cément et l’émail.
Matrice minéralisée : Trame organique (25%) : Collagène Type 1 + Glycoprotéines + Polysaccharides.
Trame minérale (65%) : Constituée principalement par des hydroxyapatites.
Concentration du fluor est très importante au niveau du cément (Car il est perméable +
Situé dans la zone du sillon gingivo-dentaire).
Eau (10%).
Cellules : Cémentoblastes : Issue des fibroblastes du sac folliculaire.
Permet la formation d’une matrice + sa minéralisation.
Permet une synthèse des fibres de collagènes.
Cémentocytes : Issue des cémentoblastes.
Se situent dans des lacunes appelées « Cémento-plastes ».
Permet la formation d’une matrice organique + synthèse des fibres de collagènes.
Assure les échanges entre les cellules (Prolongement cytoplasmique).
Participe à la résorption cémentaire.
Cellules des débris épithéliales de Malassez.
3. Structure du cément :
Fibres de Sharpey : Fibres extrinsèques produites par les fibroblastes du sac folliculaire.
Elles sont orientées perpendiculairement à la surface radiculaire.
Leur incorporation dans la masse calcifiée du cément participe à l’ancrage de la dent.
Fibres matricielles : Fibres intrinsèques produites par les cémentoblastes.
Présente un axe parallèle à la surface radiculaire.
Permet de fixer les fibres de Sharpey au cément.
Ligne de croissance : Irrégulière donnant un aspect lamellaire au cément.
Cément acellulaire (Cément primaire) : Contient des fibres de Sharpey (Pas de cellules).
Son dépôt est lent => Lignes de croissance sont très proches.
Situé au niveau des 2/3 cervicales de la dentine radiculaire.
Cément cellulaire (Cément secondaire) : Se rassemble à l’os alvéolaire (Appelé ostéo-cément).
Recouvre le cément acellulaire et tapissent la dentine radiculaire.
Son dépôt est beaucoup plus rapide => Lignes de croissance sont plus espacées.
Situé dans la région apicale + espace inter-radiculaire.
Cément afibrillaire : (Pas de fibres) Recouvre l’émail cervical + situé au niveau de la jonction émail-cément.
4. Fonctions du cément :
Assure l’ancrage de la dent dans l’alvéole par des fibres ligamentaires.
Participe au maintien de l’espace desmodontal.
Participe à la réparation des lésions desmodontales (Par la formation d’une matrice organique qui se
minéralise + des fibres intrinsèques).
Protection de la dentine radiculaire (Contre la résorption + carie + hypersensibilité).
L’histologie de la gencive :
1. Introduction :
Elle présente la portion de la muqueuse buccale masticatoire qui recouvre les procès alvéolaires + Entoure
les collets des racines.
Elle a une couleur rose mais elle varie en fonction de pigmentations, de l’épaisseur de l’épithélium et son
degré de kératinisation.
Elle est constituée par un tissu conjonctif fibreux recouvert d’un épith pluristratifié de type malphygien.
2. Epithélium gingival :
• Epithélium buccal :
Il s’agit d’un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé situé face à la cavité buccale en V + en L.
Il est composé de 4 couches :
Couche basale : Constituée par des cellules hautes cylindriques attachées à la membrane basale.
Ces cellules présentent un noyau rond au pôle basal + organites nécessaires à la sécrétion.
Présence d’autre cellules : Cellules de Langerhans + Cellules de Merkel…
Couche épineuse : Cellules moins haute que la couche basale.
Déformation du noyau + Tonofilaments (Vecteurs de kératine) apparaissent dans le cytoplasme.
Couche granuleuse : Cellules s’aplatit + Noyau devient pycnotique.
Envahissement du cytoplasme par l’augmentation des tonofilaments.
Couche cornée : Cellules sont complétement aplaties + Noyau disparu.
Cytoplasme est remplacé par la kératine résultant de la prolifération des tonofilaments.
Ces cellules sont déshydratées + très résistantes aux agressions mécaniques + chimiques.
Desquamation progressive des cellules + Remplacée par des cellules sous-jacentes.
• Epithélium sulculaire :
Il s’agit d’un épithélium pavimenteux stratifié + Faisant face à l’émail dentaire.
Couche basale : Cellules cylindriques attachée à la membrane basale par des hémidesmosomes.
Cellules sus-jacentes : Riches en tonofilaments + Noyau central et cytoplasme peu abondant.
• Epithélium jonctionnel :
C’est une mince couche épithéliale situé sous le fond du sillon gingival contre la surface dentaire.
Les cellules de l’attache sont disposées parallèlement à la surface de l’émail.
Il est bordé d’une : Lame basale interne : S’interposent entre les cellules et la dent.
Lame basale externe : Sépare l’épithélium du chorion gingival.
C’est une entité histologique particulière caractérisée par un turnover rapide des cellules.
• Matrice extracellulaire :
C’est une substance fondamentale visqueuse gélifiée.
Elle est constituée d’une grande variété de protéoglycanes et acide hyaluronique.
Les cellules + Fibres + Nerfs + Vaisseaux de la gencive sont enfouis dans cette matrice.
4. Membrane basale :
Elle est constituée de protéines fibrillaires enrobées d’un substrat polysaccharidique.
Elle comporte : Lamina Densa / Lamina Lucida.
La cohésion entre les cellules épithéliales + lame basale est assurée par des tonofibrilles.
Le trajet de la lame basale est sinueux créant des interdigitations entre le tissu conjonctif (Papilles
conjonctives) et l’épithélium (Crêtes épithéliales).
Ce trajet se trouve sur tout le pourtour gingival sauf à la face interne du sulcus (Rectiligne).
5. Vascularisation :
Vascularisation sanguine : Elle provient de 3 sources :
- Vaisseaux issus de la crête alvéolaire + septa-interdentaire.
- Vaisseaux issus de la vascularisation du 1/3 cervical du desmodonte.
- Vaisseaux périostés qui se capillarisent au niveau de la gencive adhérente.
Vascularisation lymphatique : Les capillaires lymphatiques suivent le trajet des vaisseaux sanguins.
Elle se rassemblent dans les veines lymphatiques puis au niveau des ganglions cervicaux.
6. Innervation :
Gencive est innervée par les branches du nerf trijumeau (maxillaire + mandibulaire).
Troncs nerveux suivent généralement le même trajet que les vaisseaux sanguins.
Maxillaire : Du côté P antérieur : Innervée par le nerf naso-palatin.
Du côté P postérieur : Innervée par des branches du nerf palatin antérieur.
Du côté V antérieur : Innervée par des branches vestibulaires du nerf sous-orbitaire.
Du côté V postérieur : Innervée par des nerfs alvéolaires supérieures.
Mandibulaire : Côté L : Innervée par le nerf lingual.
Côté V antérieur : Innervée par nerf mentonnier.
Côté V postérieur : Innervée par le nerf buccal.
Tissus interdentaires : Innervée par des branches intra-osseuses des nerfs dentaires + alvéolaires.
Histologie de la muqueuse buccale :
1. Introduction :
La cavité buccale est recouverte de muqueuse dans sa totalité.
La muqueuse est directement jointe à l’os ou au muscle sous-jacent.
Elle est constituée d’un épithélium malpighien spécialisé kératinisé ou non selon sa localisation :
Epithélium kératinisé : Au niveau de la muqueuse masticatrice.
Epithélium non kératinisé : Majeure partie de la cavité buccale.
Elle se caractérise par un renouvellement cellulaire rapide (Turn-over).
2. Composition :
Epithélium : Il est malpighien, pavimenteux et pluristratifié.
Composé de cellules épithéliales étroitement liées les unes aux autres.
Dépourvu de vaisseau sanguin ou lymphatique.
Turn-over est assuré par des divisions mitotiques des couches profondes + Migration vers surface.
L’aspect histologique varie selon le degré de maturation cellulaire + Kératinisation.
Membrane basale : Permet l’attache des cellules de la couche basale de l’épithélium.
Sépare l’épithélium du chorion sous-jacent.
Contient une Lamina Densa + Lamina Lucida + Fibrilles d’ancrages.
Filtre les échanges entre le conjonctif et l’épithélium.
Chorion : Cellules : Fibroblastes + Lymphocytes + Plasmocytes + Monocytes + Macrophages + Mastocytes.
Fibres : Fibres de collagènes + Fibres élastiques.
Vaisseaux + Nerfs + Glandes salivaires.
• Langue :
C’est une masse musculo-conjonctive + Aplatie + Forme triangulaire.
Face supérieure : Chorion adhère aux muscles striés sous-jacents (Sans interposition de sous-muqueuse).
Contient 17 muscles (8 pairs + 1 impair).
2/3 antérieur de la face sup : 3 types de papilles linguales :
Papilles filiformes : Plus nombreuses avec une forme conique.
Disposées en avant du « V lingual » sur toute la surface.
Constituées par un axe conjonctivo-vasculaire recouvert d’un épithélium buccal.
Papilles fongiformes : Plus nombreuses au niveau de la pointe et des bords de la langue.
Forme de massue aplatie avec une surface lisse.
Axe conjonctif est ramifié avec des expansions latérales (Bien vascularisé).
Epithélium renferme des bourgeons du goût sur les faces latérales.
Papilles caliciformes : Volumineuses + Déposées sur le « V lingual ».
Epithélium est lisse + contenant de nombreux bourgeons du goût.
1/3 postérieur de la face sup : Surface est bosselée.
La muqueuse est infiltrée par des formations lymphoïde (Constitue l’amygdale linguale).
• Joues :
Elles ont une sous-muqueuse riche en fibres élastiques permettant des étirements lors de la mastication et
de la parole.
Elle renferme de petites glandes salivaires + glandes jugales.
• Palais :
Palais dur (En avant) : Muqueuse solidement fixée au périoste sans interposition de sous-muqueuse.
Chorion renferme les glandes salivaires palatines.
Palais mous (En arrière) : Soutenu par un axe conjonctif dense (Aponévrose palatine).
Sur la face buccale + Bord libre + Partie post de la face sup : Muqueuse de type buccale.
Epithélium renferme des bourgeons du goût.
Chorion renferme des îlots adipeux + des glandes salivaires de type muqueux.
Reste de la face sup : Muqueuse de type respiratoire.
Chorion renferme quelques glandes mixtes + Repose directement sur l’axe musculaire.
Histologie du desmodonte :
1. Introduction :
C’est un tissu conjonctif fibreux + Richement vascularisé et innervé.
Il occupe l’espace parodontal situé entre la racine dentaire et la paroi de l’alvéole.
Il entoure la racine par l’intermédiaire des fibres de Sharpey.
Il présente une origine mésenchymateuse (Sac folliculaire).
2. Structure histologique :
C’est une bande de tissu fibreux (90% du collagène) + Situé à 1mm de la jonction émail-cément.
Au cours de l’éruption, les fibrilles de collagènes s’organisent en :
Zone ostéogénique : Située à côté de l’os alvéolaire.
Zone centrale : Lamelle de collagène qui courent le long de l’axe de la dent.
Zone cémentogénique : Située à côté de cément.
Cellules :
Fibroblaste / Fibrocytes : Assurent la synthèse des fibres de collagène + des éléments de la MEC.
Cellules osseuses et cémentaires : Assurent le renouvellement + réparation des structures minéralisées.
Cellules d’inflammation : Macrophage + Mastocyte + Leucocyte + Lymphocyte…
Cellules épithéliales : Débris épithéliaux de Malassez (Issues de la gaine d’Hertwig).
Fibres :
Fibres principales : Ce sont des fibres de collagènes organisées en faisceaux et disposées en fonction de
leur situation et orientation en 5 groupes :
Fibres horizontales : Situées entre le cément et la crête alvéolaire.
+ entre le cément de 2 dents adjacentes.
Fibres circulaires : Situé dans la zone cervicale.
Permet le sertissage du collet de la dent (Adaptation du collet gingival).
Fibres obliques : Occupent la majeure partie de la hauteur péri-radiculaire.
Permettent le passage du paquet vasculo-nerveux.
Fibres apicales : (Aspect circulaire) Permettent une fixation de la dent au niveau apical.
Fibres inter-radiculaires : Fixation de la dent au niveau inter-radiculaire.
Fibres secondaires : Fines fibrilles de collagènes lâches qui s’entrecroisent avec les fibres principales.
Elles servent comme un support aux nerfs et aux vaisseaux sanguins.
On distingue : Fibres élastiques + Fibres de réticuline.
Matrice extra-cellulaire :
C’est un gel polysaccharidique qui présente un état colloïde et visqueux.
Elle est constituée principalement par : Protéoglycanes + Glycoprotéines + Acide hyaluronique…
Elle permet d’amortir les forces de pression masticatoire (Grâce à sa viscosité) et de protéger les cellules.
3. Vascularisation et innervation :
Vascularisation artérielle :
Réalisée par l’artère dentaire (Branche de l’artère alvéolaire inf ou sup) qui donne l’artère intra-
septale avant d’entrer dans l’alvéole dentaire.
Branches terminales de l’artère intra-septale pénètrent la Lamina Dura dans des canaux à tous les
niveaux de l’alvéole.
4. Fonctions :
Ancrage de la dent dans l’alvéole.
Contrôle de micromouvements dentaires grâce à sa matrice extra-cellulaire.
Réparations des lésions parodontales (Présence des cellules précurseurs).
Traction des dents au cours de l’éruption.
Protection du parodonte par des mécanorécepteurs (Grâce à son innervation) et des cellules
Inflammatoires.
Apport des nutriments par le réseau vasculaire + Elimination des métabolites par le réseau lymphatique.
2. Description anatomique :
Os alvéolaire est un os plat qui présente 2 tables externes (Corticales) + Composé de :
Corticales : En continuité avec les corticales de l’os basal + Recouvertes par la gencive.
Constituée d’une mince couche de tissu lamellaire périosté et de tissu osseux haversien.
Dépend de : Position de la dent sur l’arcade.
Localisation (Maxi ou mandi / V ou L).
Corticales maxillaires sont plus épaisses que les mandibulaires.
Corticales mandibulaires sont lisses / Corticales maxillaires sont perforées.
Corticales palatines ou linguales sont plus épaisses que les vestibulaires.
Paroi alvéolaire proprement dite : (= Lame cribriforme)
Constituée d’une mince couche de tissu osseux fasciculé (Ne ressemble ni à l’os cortical ni au tissu osseux
spongieux).
Sa forme reflète la morphologie de la dent concernée (Siège d’un remaniement permanent).
Présente un support des insertions ligamentaires (Fibres de Sharpey).
Le fond de la paroi alvéolaire est en rapport avec plusieurs éléments anatomiques :
- Fosses nasales : Incisives maxillaires.
- Sinus maxillaires : PM + 1er molaires.
- Canal dentaire inférieur : Molaires mandibulaires.
Septa interdentaire / inter-radiculaire :
C’est un os spongieux constitué de fins trabécules.
Forme pyramidale à sommet cervicale + base apicale qui varie en fonction des zones anatomiques.
Plus réduits en antérieur + S’élargissent progressivement en direction des molaires.
Septum interdentaire : Espace complant le corticale et la paroi alvéolaire.
Présente un support de la papille gingivale.
Septum inter-radiculaire : Espace osseux entre racine dentaire de la même dent.
Crête alvéolaire : Bord cervical de l’os alvéolaire situé à 1mm de la jonction émail-cément.
3. Composition :
C’est un tissu conjonctif dense spécialisé qui possède :
Matrice osseuse : Phase minérale (70%) : Constitué des cristaux d’hydroxyapatite (90%).
Phase organique (20%) : Constitué de Collagène Type I + Protéines non-collagéniques (PNC).
PNC répartissent en 85% extracellulaire + 15% intracellulaire.
PNC est variable en fonction du sexe (masculin +++) âge (Enfant +++) race (Noir +++).
L’eau 10%.
Cellules osseuses : Ostéoblaste : Formation de l’os. Ostéocyte : Formation et échange cellulaire.
Ostéoclaste : Résorption osseuse.
4. Structure histologique :
Ostéoblaste : Origine : Cellules mésenchymateuses.
Structure : Cellules mononuclées + polarisées (Localisées dans la zone d’apposition).
Ultrastructure : Présence de tous les organites de la synthèse protéique.
Présence des vésicules matricielles riches en phosphatase alcaline.
Rôle : Synthèse de la matrice organique.
Minéralisation + Résorption (Présence du facteur activant les ostéoclastes).
Ostéoclaste : Origine : Système hématopoïétique (Deviennent après des monocytes ou être inactive).
Structure : Cellules géantes + multinucléés + polarisées (Cellules post-mitotique).
Cellules très mobiles + observés dans les lacunes Howship.
Ultrastructure : Présence d’une bordure en brosse (Invagination de la membrane plasmique).
Rôle : Résorption osseuse.
2. Définitions :
Attache épithéliale : Représente une barrière physique et physiologique dont la cohésion conditionne
l’intégrité des structures parodontales sous-jacentes.
Prolonge l’épithélium sulculaire sur une longueur de 1mm en moyen.
S’étend de la jonction émail-cément coronairement de 2 à 3mm.
Attache conjonctive : Formée de l’ensemble des fibres collagènes de la gencive et du desmodonte.
3. L’attache épithéliale :
• Structure histologique :
On distingue de la dent vers le tissu conjonctif :
Cuticule dentaire : Mince couche électro-dense.
Interposée entre la surface de l’émail et les améloblastes réduits.
Secrétée par les améloblastes au moment de leur transformation en cellules squameuses.
Contient des protéines dépourvues de glycoprotéines + polysaccharides (Laminine, ténaxine …).
Cément afibrillaire : Présente sous forme d’éperons minéralisés adhérant à la surface de l’émail cervical.
Lame basale interne : Structure de liaison entre l’émail et l’épithélium de jonction.
Formée de Lamina Lucida + Lamina Densa.
+ Sub-Lamina Lucida (Située entre la cuticule dentaire et la Lamina Densa).
Hémidesmosomes : Liaison entre la lame basale interne et l’épithélium de jonction.
Epithélium de jonction : Epithélium stratifié + non kératinisé (Entoure le collet de la dent).
Comporte : Zone basale : Cellules cuboïdes à noyau volumineux avec des organites développés.
Zone médiane : Cellules s’aplatissent graduellement en s’approchant à la zone coronaire.
Présence des leucocytes poly-morpho-nucléaires entre les cellules.
Zone coronaire : Présente un aspect dégénératif (Cellules très aplaties).
Présence de nombreux tonofilaments.
Elargissement de l’espace inter-cellulaire.
Lame basale externe : Structure qui sépare l’épithélium de jonction du tissu conjonctif.
Présente une épaisseur homogène avec un trajet rectiligne.
Absence de collagène (Différence avec les autres lames basales).
• Physiologie :
Adhésion : Assurée par la juxtaposition et l’interrelations des différentes structures composant l’attache :
Hémidesmosomes : Liaison entre la lame basale interne et l’épithélium de jonction.
Phénomènes physico-chimiques : Sub-Lamina Lucida (Siège de forces électrostatiques).
Cuticule dentaire (Colle biologique complémentaire).
Tonofilaments : Partent des cellules épithéliales et traversent la Lamina Densa.
Lamina Densa : Collagènes Type IV permettent la fixation des tonofilaments.
Renouvellement : A partir des mitoses des cellules basales (Prés de la lame basale externe).
Il est plus rapide par rapport à l’épithélium buccal.
Permet la régénération de la jonction gingivo-dentaire après des agressions pathologiques.
Dynamique de l’attache épithéliale : Migration apicale de l’attache épithéliale au fil du temps.
Maintien de la profondeur de sulcus s’effectue par l’autodestruction + régénération cellulaire.
Potentiel de défense : Perméabilité : Passage des ions + métabolites du tissu conjonctif vers sulcus.
Phagocytose : Desquamation cellulaire par les polynucléaires.
Adhésivité : Entre les différentes couches de la jonction gingivo-dentaire (Barrière physique).
Lame basale externe : Barrière permettant le passage des nutriments et des cellules migratrices vers
l’épithélium (Phagocytes).
• Vascularisation et innervation :
Vaisseaux de la jonction gingivo-dentaire proviennent des artères alvéolaires qui courent parallèlement à
l’épithélium de sulcus.
Formation d’un réseau capillaire sous la membrane basale (Plexus créviculaire).
Il aussi existe une riche innervation de la couche basale de l’épithélium.
4. Attache conjonctive :
• Structure histologique :
Il s’agit d’un tissu conjonctif dense composé d’éléments cellulaires + matrice conjonctive extracellulaire.
Cellules :
Fibroblastes : Eléments de base du tissu conjonctif gingival.
Responsable de la production + dégradation + maintenance des composants de la matrice
conjonctive extra-cellulaire.
Sont capables de migrer après une agression pour réparer la lésion en synthétisant de nouveaux
composants matriciels.
Cellules inflammatoires : Macrophages / Mastocytes…
Matrice conjonctive extracellulaire : Complexe de macromolécules entourant les éléments cellulaires.
Collagènes : (60% des protéines) Nommés des fibres supra-crestales.
Ce sont organisées en faisceaux afin de relier les différentes strucutres anatomiques entre elles.
On distingue : Fibres Cémento-gingivaux / Fibres circulaires.
Fibres cémento-périostés / Fibres trans-septaux.
Fibres Périosto-gingivaux.
Elastine : 5% des protéines.
Glycoprotéines de structures non-collagéniques :
Fibronectine : Joue le rôle de colle biologique en favorisant l’adhésion cellulaire.
Laminine : Favorise l’attache des cellules épithéliales aux membranes basales.
Glycosaminoglycanes + Protéoglycanes.
• Physiologie :
Il participe à la protection + maintien de l’intégrité parodontale.
Il assure l’innervation + vascularisation + défense du tissu gingival.
Eruption dentaire :
1. Introduction :
L’éruption dentaire est processus physiologiques qui englobe tous les phénomènes accompagnant le
mouvement de la dent depuis son site germinatif (Intra-osseux) jusqu’à son apparition dans la cavité
buccale et sa mise en occlusion.
Processus complexe, bilatéral, symétrique et étalé dans le temps.
Eruption de seconde dentition nécessite la résorption radiculaire et l’exfoliation de la 1er (dentition).
3. Les odontoclastes :
Les odontoclastes sont responsables des phénomènes de résorption.
Origine : Fusion de cellules précurseurs mononucléaires dérivant du système hématopoïétique dont la
différenciation s’effectue en présence de vitamine D3.
C’est au contact du tissu minéralisé que le pré-odontoclaste deviendra fonctionnel en développant une
bordure en brosse + une activité enzymatique lysosomiale intense.
Fonction : Acidification du milieu en induisant une dissolution des tissus minéralisés.
Dégradation de la matrice organique.
Dégradation du collagène par une activité enzymatique (Sous la dépendance des fibroblastes).
3. Composantes de la douleur :
L’expérience douloureuse peut être décomposée en :
Composante sensorielle discriminative : Concerne la nature + intensité + localisation du stimulus nocif.
Liée à l’activation du thalamus latéral + régions corticales S1 + S2.
Composante affective et émotionnelle : Définit le ressenti du patient face à sa douleur + répercussion
émotionnelles (Peur, anxiété, tristesse).
Liée à l’activation des régions faisant partie du système limbique.
Composante cognitive et comportementale : Définit la représentation intellectuelle de la douleur par le
patient (Origine, sens à lui donner).
A l’origine des modifications comportementales destinées à prévenir l’apparition de futures douleurs
Composante autonome : Réactivation du système nerveux autonome.
Inclue : Une augmentation de la fréquence cardiaque + vasoconstriction périphérique.
Apparition des tensions musculaires + Dilatation pupillaire.
4. Mécanismes physiopathologiques :
La connaissance de ces mécanismes permet une stratégie antalgique ciblée, garantissant une meilleure
efficacité qu’avec l’utilisation systématique d’antalgiques non-spécifiques.
Douleurs nociceptives :
Ensemble des pathologies douloureuses liées à l’activation des voies nociceptives physiologiques.
Le traitement reposera sur le traitement de l’étiologie douloureuse associé à des molécules antalgiques.
Ex : Douleurs dento-parodontales / Douleurs ostéo-muqueuses / Douleurs musculo-articulaires…
Douleurs neuropathiques :
Ensemble complexe et hétérogène de douleurs pathologiques liées à une lésion du système nerveux
périphérique et/ou central (Souvent chronique).
Elles présentent de lourdes conséquences sanitaires + économiques + sociales.
Le traitement est symptomatique (Sauf en présence d’une étiologie traitable) + Repose sur l’utilisation de
molécules ayant un effet sur l’excitabilité neuronale (Ex : antidépresseurs tricycliques).
Ex : Névralgies crânio-faciales / Neuropathies trigéminales douloureuses…
Douleurs nociplastiques : (Ancienne appellation : Douleurs dysfonctionnelles).
Ensemble de pathologies douloureuses secondaires à une altération de la transmission et/ou de
l’intégration nociceptive en l’absence de lésion tissulaire ou de lésion du système nerveux.
Elles sont souvent de diagnostic complexe + Fréquemment méconnues par les praticiens.
Ex : Céphalées primaire à expression faciale…
Douleurs mixtes :
Ensemble de pathologies dont le tableau douloureux résulte de plusieurs mécanismes physiopathologiques
Le traitement doit cibler les différents mécanismes physiopathologiques qui sont à l’origine.
Ex : Douleur cancéreuse / Ostéite mandibulaire avec atteinte du nerf alvéolaire inférieur.
Physiologie de l’hémostase :
1. Introduction :
L’hémostase regroupe l’ensemble des phénomènes naturels qui permettent l’arrêt du saignement en cas
de blessure ou de choc ou d’intervention chirurgicale.
La coagulation (Arrêt de saignement) se produit suite à la formation d’un caillot qui vient obturer la brèche
La formation de ce caillot fait intervenir plusieurs acteurs qui vont entrer en scène à des moments
différents.
2. L’hémostase primaire :
• Temps vasculaire :
Vasoconstriction : Immédiate dès la rupture du vaisseau.
Prolongée par des substances libérées par les plaquettes (Adrénalines, sérotonine…).
Permet une diminution du diamètre des vaisseaux (Jusqu’à 40%).
Ralentissement du débit sanguin favorisant les interactions entre plaquettes et endothélium
• Temps plaquettaire :
Adhésivité plaquettaire :
Après la rupture de la couche endothéliale, les structures sous-endothéliales sont mise à nu.
Les plaquettes vont adhérés à ces structures par 2 réactions :
Réaction d’adhésion directe : Aux fibres de collagènes sous-endothéliales.
Réaction d’adhésion indirecte : Aux glycoprotéines membranaires IIIb.
Induites par le facteur Willebrand.
Activation plaquettaire :
Après leur adhésion sous-endothéliale, il se produit :
Changements morphologiques : Plaquettes déforment + s’étalent sur la paroi vasculaire.
Synthèse de thromboxane A2 (TXA2) : A partir des phospholipides plaquettaires.
TXA2 entraine la libération du contenu des granules intra-plaquettaires.
Libération du contenu des granules plaquettaires : Entraînent un recrutement de plaquettes
circulantes (Début de la phase d’agrégation plaquettaire).
Agrégation plaquettaire :
Le fibrinogène se fixe sur la membrane plaquettaire et forme avec le Ca++ des ponts inter-plaquettaires.
Ces ponts aboutissent à la formation de l’agrégat plaquettaire (Clou plaquettaire).
Elle s’accroît au fur et à mesure de l’apposition successive de nouvelles plaquettes.
=> Apparition de sites de fixation pour les facteurs de coagulation.
3. Coagulation :
Correspond à la conversion du fibrinogène soluble en fibrine insoluble qui constitue l’armature du caillot.
Cette conversion est la conséquence d’une cascade de réactions enzymatiques faisant intervenir des
facteurs de coagulation.
• Mécanisme de la coagulation :
Déclenchement de la coagulation : Se fait par facteur tissulaire FT qui est un récepteur membranaire de
très haute affinité pour le facteur VII.
FT en contact du sang active le facteur VII circulant en formant un complexe [FVII activé-FT].
A partir de la formation de ce complexe, on a 2 voies d’activation : Exogène / Endogène.
Voie exogène : Complexe [FVII activé-FT] active rapidement le facteur X.
=> Cette voie est explorée par le temps de Quick ou taux de prothrombine.
Voie endogène : Activation du facteur XI par le facteur XII activé (XIIa).
Activation du facteur IX par le facteur XIa.
Facteur IXa se fixe sur les phospholipides de la membrane plaquettaire par l’intermédiaire du Ca ++.
C’est à ce niveau que le facteur IXa vient activer le facteur VIII grâce à la présence du Vit K.
L’accumulation de facteur IXa + Facteur VIIIa + Phospholipides + Ca++ forme le complexe anti-
hémophilique.
Ce complexe entraine l’activation du facteur X (FXa).
=> Cette voie est explorée par le temps de céphaline activé (TCA).
Voie commune :
Formation de thrombine : Les 2 voies (Exogène + Endogène) entraine l’activation du facteur X.
Activation du facteur V par le facteur Xa.
Formation du complexe prothrombinase en présence du Ca++ + phospholipides de la
membrane plaquettaire.
Prothrombinase active la prothrombine en thrombine.
Formation de fibrine : Thrombine va transformer le fibrinogène en fibrine.
• Régulation de la coagulation :
3 systèmes régulateurs :
Antithrombine : Inhibe principalement le facteur IIa + Facteur Xa.
Son activité anticoagulante est augmentée par l’héparine.
Système protéine C – protéine S : Protéine C est activée par la thrombine en protéine C activée (PCa).
PCa est un inhibiteur très puissant des facteurs Va + VIIIa.
Son action est augmentée par la protéine S.
TFPI (Tissue Factor Pathway Inhibitor) : Inhibiteur plasmatique qui va se fixer au facteur Xa.
4. Fibrinolyse :
C’est la dernière phase intervenant après la coagulation pour éliminer le clou hémostatique.
La plasmine solubilise le caillot en réalisant de multiples scissions protéolytiques.
La libération de plasmine dans le plasma est suivie de neutralisation immédiate par son inhibiteur.
Facteurs de la fibrinolyse :
Plasminogène est le précurseur inactif de la plasmine (Synthétisé par l’hépatocyte).
La conversion du plasminogène en plasmine se fait par :
Activateur tissulaire du plasminogène (tPA) : C’est le principal activateur.
Synthétisé + Stocké par les cellules endothéliales des vaisseaux.
Libéré sous l’effet du stress + Exercice physique + Anoxie + acidose + Adrénaline …
Pro-ukinase : Sa concentration plasmatique est faible.
Transforme en urokinase activé sous l’action de la plasmine.
Inhibiteurs de la fibrinolyse :
Alpha-2-anti-plasmine : C’est le principal inhibiteur.
Capable de neutraliser la plasmine libre non fixée sur le caillot de fibrine.
Alpha-2-macroglobuline : Moins puissant.
PAI (Plasminogène activateur inhibiteur) : Inhibe l’activation tissulaire du plasminogène.
Cinématique mandibulaire :
1. Introduction :
La mandibule se déplace en 3 plans de l’espace : Sagittal + Frontal + Horizontal.
Parmi les facteurs intervenants, on a :
Facteurs anatomiques : Dents + ATM + Muscles + Ligaments.
Facteur physiologique : Système nerveux.
La cinématique peut être étudiée par : Photographie + Radiographie + Axio-graphie + Simulateur.
2. Mouvements élémentaires :
Rotation : L’objet se déplace autour d’un point ou d’un axe fixe avec la même vitesse angulaire.
Translation : Tous les points se déplacent parallèlement à eux-mêmes d’une manière homothétique
3. Mouvements fondamentaux :
• Propulsion => Rétropulsion :
Plan sagittal : Se mesure de l’OIM à la position protrusion maximale.
Elle nécessite : Un glissement du condyle le long de l’éminence temporale.
Un glissement du dentalé le long de la face postérieure des incisives supérieures.
Au niveau dentalé : Point de départ est OIM ou RC.
Pente descendante incisive par un glissement du bord libre des I inf sur la face palatine des I sup.
Glissement en bout à bout incisif.
Mouvement se poursuit vers l’avant jusqu’à avoir une protrusion maximale.
=> Il effectue un mouvement en S à concavité linguale.
Au niveau condylien : Trajectoire est une courbe curviligne à concavité supérieure.
La corde de la courbe dessine un angle avec le plan Francfort (Pente condylienne).
La pente condylienne est plus importante que la pente incisive.
Ces 2 pentes sont : Mesurables + Enregistrable + Transférable + Exploitable en clinique.
Plan horizontal : Trajectoire sagittale dans une direction postéro-antérieur.
Activité musculaire :
Propulsion : Contraction symétrique des faisceaux inférieurs des muscles ptérygoïdiens latéraux
+ Faisceaux supérieurs des masséters.
Rétropulsion : Contraction combinée et simultanée des fibres postérieurs du temporal + Muscles
abaisseurs + Ventre postérieur du digastrique.
• Latéralité (Diduction) :
Se produit avec ou sans guidage dentaire.
Côté travaillant (Pivotant) tourne presque sur lui-même.
Côté non-travaillant (Orbitant) tourne autour du condyle travaillant.
Plan horizontal :
Dentalé : Trajectoire sous forme d’un arc de cercle ouvert en antérieur (Arc gothique de Gysi).
Les axes (D+G) n’ont pas forcément la même amplitude (En moyen 10mm)
Condylien : CT : Se déplace à l’intérieur d’un cône de Guichet (Mouvement de Bennett).
CNT : Se déplace en avant + en dedans déterminant l’angle de Bennett.
(Angle entre la trajectoire + le plan sagittal).
Répartition horaire entre composante de rotation + composante de translation :
Mouvement latéral immédiat : Lorsque le mouvement de translation s’exprime en totalité et en 1 er.
Mouvement précoce : Mélange des 2 composantes précocement.
Mouvement combiné : Mélange des 2 composantes sur tout le trajet.
Plan frontal :
Dentalé : Trajectoire en bas + en avant + en dehors.
De la position RC vers la position latérale extrême en dépassant le bout à bout canin.
Condylien : Pas d’intérêt clinique.
4. Mouvements fonctionnels :
Ce sont des mouvements naturels réalisés lors d’une fonction.
Trajectoire des mouvements fonctionnels s’inscrit à l’intérieur des mouvements limites.
Mouvement actif : Mouvement effectué sous les directives verbales du praticien.
Mouvement passif : A visée diagnostique (RC) et thérapeutique (Rééducation).
5. Implication clinique :
Un diagnostic sur le fonctionnement musculo-articulaire est basé sur :
Information de l’entretien avec le patient.
Observation clinique des dyskinésies mandibulaires.
Il constitue un examen de routine visant à un dépistage systématique des dyskinésies mandibulaires.
La cinématique est diagnostiquée par l’étude de :
Amplitude de mouvement : Exagéré (Luxation condylienne).
Limitée (Traumatisme + Inflammation …).
Bloquée (Ankylose osseuse ou fibreuse).
Forme de trajectoire : Avec ou sans déviation / Rectiligne ou pas.
Evaluation de la capacité d’ouverture + Son amplitude.
La cinématique mandibulaire peut être considérée comme outils thérapeutiques par :
- Réalisation des restaurations sur des articulateurs.
- Prise en charge des patients ayant des troubles de l’appareil manducateur.
Physiologie de la mastication :
1. Introduction :
La mastication est la 1ère étape de la digestion des aliments.
C’est une action combinée entre : Mandibule + Dents + Muscles masticateurs + Langues + Joues.
C’est une fonction acquise qui se développe dès l’apparition des dents.
La mastication physiologique est une mastication unilatérale alternée.
2. Définition :
Mastication peut être définie comme le processus par lequel la consistance de substances alimentaires est
modifiée mécaniquement afin de les rendre aptes à être dégluties.
Ces substances seront coupées + écrasées + broyées par les mouvements précis et conjoints.
Les étapes de la mastication :
Incision : Réduction des aliments à une taille appropriée à la mastication.
Ecrasement : Réduction des portions volumineuses.
Trituration.
3. Cycle masticatoire :
C’est le trajet exécuté par la mandibule au cours de la mastication.
Il présente sous forme d’un enchaînement d’abaissement et d’élévations de la mandibule.
Il nécessite pour un bon fonctionnement un respect du quint de Hanau en rapport avec la cinématique
mandibulaire.
Il présente une variabilité intra et inter-individuelle. Il dépend de :
Consistance + Forme du bol alimentaire + Nature de l’occlusion + Habitudes masticatoires + Age.
• Au niveau du dentalé :
Plan frontal :
Phase de préparation (36% du cycle) : Forme ellipsoïdale en goutte d’eau.
Le dentalé s’abaisse depuis la position d’OIM en s’écartant légèrement de la ligne médiane
(Généralement du côté non-travaillant).
Il rejoint la ligne médiane et la franchit en continuant de descendre du côté travaillant jusqu’à avoir
un écartement de 18mm entre les bords incisifs.
Il est écarté de 6mm par rapport à la ligne médiane
Phase d’établissement de contact : Contacts seront plus précoces lors d’un bol ayant une taille importante.
Phase d’écrasement du bol alimentaire : Le dentalé est écarté latéralement de 3mm par rapport à la ligne
médiane.
Phase de broiement : Ralentissement en fonction de la consistance physique des aliments.
Plan sagittal :
Phase d’ouverture : La mandibule se déplace légèrement vers l’avant.
Phase de fermeture : La mandibule suit une trajectoire légèrement postérieure.
• Au niveau molaire :
Côté travaillant : Au niveau de la 6 mandi, la forme du cycle est semblable à celle du dentalé en 8 formé
d’une boucle supérieure dominante.
Côté non-travaillant : Au niveau de la dent opposée, la trajectoire en 8 à boucle inférieure dominante.
=> Dans ce côté, on a l’absence de glissement postéro-antérieur près de l’OIM.
• Au niveau condylien :
Côté travaillant : Suit une trajectoire en 8 incliné vers l’avant (Dépend de l’angle de la pente condylienne).
Phase d’ouverture : Il part de sa position en OIM en bas + en avant.
Phase de fermeture : Il revient par l’arrière + le bas.
Il regagne sa position de départ par un glissement antérieur.
Côté non-travaillant : Suit une trajectoire similaire (Sauf l’absence de glissement antérieur).
2. Phases de la déglutition :
Pour assurer le transit du bol alimentaire de la bouche vers l’œsophage, il faut :
Fermeture du passage de la bouche sur l’ext : Par un rapprochement des lèvres.
Fermeture du passage du pharynx vers les fosses nasales : Par élévation du voile de palais.
Fermeture du passage du pharynx vers le larynx : Epaississement de l’épiglotte.
Temps buccal : Temps de préparation (Phase volontaire)
Orbiculaire des lèvres se ferme.
Bol alimentaire entre la langue et la partie antérieure du palais.
L’arrêt des mouvements mandibulaires par le M. temporal postérieur.
L’arrêt de respiration.
Contraction des M. mylo-hyoïdien + M. masséter.
Elévation et protraction de la langue (Pointe en arrière des incisives supérieures).
=> Pendant ce temps, on a : Phénomène de gustation.
Déclenchement du péristaltisme gastrique.
Sécrétion salivaire + pancréatique + biliaire.
Temps pharyngien : Passage du bol vers le pharynx.
Impossibilité d’arrêter la déglutition dés que le bol atteint l’isthme de gossier.
=> Commencement de la phase reflexe.
Elévation du voile de palais (Obturation la communication avec les fosses nasales).
Déformation de la langue en maintenant son appui antérieur.
Relâchement du sphincter œsophagien.
Avancement du bol vers le méso-pharynx par des ondes péristaltiques.
Abaissement de l’épiglotte.
Glotte est fermé activement par les muscles aryténoïdiens obturant la communication avec trachée
=> Pendent ce temps, on a : Déplacement de l’os hyoïde vers le haut + vers l’avant.
Pointe de la langue reste appliquée dans la région palatine (Dents en occlusion).
Voile du palais s’abaisse à nouveau sur le dos de la langue en commençant à rouvrir la
communication rhinopharyngée.
Temps œsophagien : Permet au bol d’atteindre l’estomac.
Sphincter œsophagien s’ouvre puis se referme sur le bol alimentaire.
Bol alimentaire se dirige vers l’estomac par des contractions péristaltiques.
Ces contractions se fait par des muscles lisse + striés de l’œsophage.
La glotte s’ouvre + la mandibule et l’os hyoïde s’abaissent.
La langue retrouve sa position initiale.
Reprise de la respiration.
3. Innervation et contrôle neurologique :
Innervation :
Nerf trijumeau : Participe à la préparation du bol alimentaire + Mastication.
Nerf facial : Participe à la salivation.
Nerf glosso-pharyngien : Salivation + Contraction du pharynx.
Nerf hypoglosse : Propulsion du bol alimentaire lors du temps buccal.
Nerf spinal : Fermeture de la filière trachéale.
Nerf pneumogastrique : contrôle du sphincter œsophagien.
Contrôle neurologique :
Centre bulbaire de la déglutition : Comprend :
- Noyau du faisceau solitaire : Région dorsale considérée comme organisatrice.
- Noyau ambigu : Région ventrale considérée comme effectrice.
Contrôle cortical de la déglutition : Assuré par le cortex cérébral.
2. Anatomie fonctionnelle :
Elle est organisée en :
Voies aériennes sup : Nez + Fosses nasales / Pharynx / Larynx.
Voies aériennes inf : Trachée / Bronches / Bronchioles / Alvéoles (=Unité fonctionnelle respiratoire).
On a 2 zones fonctionnelles :
Zone de conduction : Constituée par : Fosses nasales + Pharynx + Larynx + trachée + Bronches.
Permet : Acheminement de l’air à la zone respiratoire.
Purification par élimination des poussières et des micro-organismes aériens.
Humidification et réchauffement de l’air inspiré.
Zone de respiration : Constituée par : Bronchioles + Conduits alvéolaires + Alvéoles pulmonaires.
Intervient dans l’échange gazeux.
Les muscles respiratoires sont :
Muscles principaux : Diaphragme + Muscles intercostaux.
Muscles accessoires : Scalènes du cou + Trapèzes + SCM + Muscles abdominaux.
3. Mécanisme respiratoire :
4 mécanismes définissent la respiration :
Ventilation pulmonaire : Circulation de l’air dans les poumons.
Respiration externe : Diffusion de l’O2 vers le sang.
Diffusion de CO2 vers les cavités aériennes.
Transport des gaz respiratoires sanguins : Acheminement de l’O2 vers les cellules.
Acheminement du CO2 vers les poumons.
Respiration interne : Diffusion de l’O2 vers les cellules.
Diffusion du CO2 vers les capillaires.
4. Cycle ventilatoire :
C’est une alternance de cycle inspiratoires + expiratoires permettant des échanges gazeux.
Il assure la pénétration de l’O2 dans les voies aériennes + Rejet du CO2 avec l’air expiré.
La diffusion des gaz se fait selon un gradient de pression de la plus haute vers la plus basse pression.
Inspiration : Phénomène actif dont le volume thoracique augmente par contraction des muscles respira.
La pression alvéolaire diminue (Devient inférieure à la pression atmosphérique).
Cette variation de pression va permettre l’entrée d’air dans le poumon.
Expiration : (Passif) résulte de la relaxation des muscles inspiratoires + retour élastique du tissu pulmonaire
Le poumon revient à sa position de base.
=> Volume courant : Volume mobilisé à chaque inspiration (500 ml).
Fréquence respiratoire : 12 à 20 Cycle/min.
Débit respiratoire : Volume courant (500) x Fréquence respiratoire (14) = 7000ml/min.
5. Echanges gazeux :
Au niveau alvéolaire :
Les échanges gazeux s’effectuent au niveau de la membrane alvéolo-capillaire.
Ils permettent un équilibre gazeux entre le sang capillaire et l’air alvéolaire.
Les transferts des gaz s’effectuent par une diffusion physique à travers la membrane alvéolo-capillaire.
La surface d’échange est très importante (70m2 au repos / 120m2 à l’effort).
Le sens de diffusion des gaz se fait par différence de pression :
- Sang désoxygéné qui arrive dans le capillaire présente une pression en CO2 sup à la pression
alvéolaire => Ce qui va entrainer la sortie du CO2.
- Une pression en O2 est plus faible que la pression alvéolaire => Favorise l’entrée dans le capillaire.
Au niveau cellulaire :
Les échanges suivent le même principe de gradient de pression.
Cette fois, c’est l’O2 qui sort en direction des cellules + CO2 produit par les tissus qui entre dans le capillaire
6. Régulation de la respiration :
Contrôle nerveux : Provient des centres respiratoires.
On a 3 centres : Centre bulbaire / Centre apneustique / Centre pneumo-taxique.
Ils définissent le rythme + amplitude de la respiration en envoyant des impulsions nerveuses au muscles
respiratoires.
Modifications chimiques :
Chémorécepteurs centraux : Toute augmentation du CO2 + H+ entraine une commande vers les centres
respiratoires pour augmenter la ventilation afin d’éliminer CO2 en excès + rétablir le pH.
Chémorécepteurs périphériques : Situés au niveau de l’aorte + artère carotide.
Sensible aux variations de pression O2 + CO2 + pH.
Vont transmettre l’information au centre inspiratoire pour augmenter la contraction musculaire.
Récepteurs mécaniques : Situés au niveau de la plèvre + bronchioles + alvéoles pulmonaires.
Sensible à l’étirement.
Vont stimuler les centres expiratoires donnant une augmentation de la respiration.
Physiologie de la salivation :
1. Introduction :
La salive est un liquide biologique qui permet le maintien de la santé bucco-dentaire.
Elle assure le bon déroulement de nombreuses fonctions orales.
Elle constitue un fort potentiel d’analyse pour un diagnostic + suivi médical.
4. Mécanisme de contrôle :
Réflexe inconditionnel : Par le système nerveux parasympathique.
Voie sensitive : Part de la cavité buccale (Mécanorécepteurs + Propriocepteurs).
Prend la voie de nerf V paire.
Stimulus gustatif : Prend la voie des nerfs VII + IX + X.
L’information est traitée dans les noyaux salivaires (Supérieur + Inférieur).
Des hormones jouent un rôle modulateur tels que :
- Anti-diurétique : Régulateur de l’équilibre hydrique.
- Aldostérone : Maintien de la volémie plasmatique.
Reflexe conditionné : Vue + Son + Pensée.
5. Composition de la salive :
C’est un mélange complexe de secrétions produits par :
Glandes salivaires + Fluide gingival + Résidus alimentaire.
Composé de 99% eau + 1% des constituants organique et inorganique.
Constituants organiques : Protéines extrinsèques + intrinsèques.
Enzymes (Amylase + Lipase …).
Mucine (Glycoprotéine ayant un pouvoir lubrifiant).
Immunoglobine + Facteurs de croissance.
Constituants inorganiques : K+ + Na+ + Cl- + HCO3 + H+ + Ca++.
6. Rôle de la salive :
Diminution des traumatismes provoqué par la mastication.
Pouvoir tampon (HCO3) + Homéostasie hydrique.
Renforcement la cicatrisation des muqueuses (Présence EGF salivaire).
Nettoyage mécanique des surfaces muqueuses.
Facilite la formation du bol alimentaire.
Intervient dans des fonctions orales (Gustation + Déglutition + Phonation).
7. Physiopathologie :
On peut rencontrer :
Asialie : Arrêt total de la sécrétion.
Hyposialie : Diminution de la sécrétion salivaire.
Hypersialorrhée : Augmentation anormale de la sécrétion salivaire.
Aspect biochimique des fluides buccaux :
1. Introduction :
Les fluides buccaux sont représentés par : - Salive : Baigne dans la cavité buccale.
- Fluide gingival : Baigne dans le sulcus.
La salive est une substance liquido-aqueuse qui se comporte comme un vecteur aux éléments suivants :
Aliments / Gaz dissous / Bactéries.
Le fluide gingival est un exsudat qui transite à travers de l’attache épithéliale (Observé après asséchement
de la portion de gencive isolée).
2. Salive :
• Généralités :
Origine : Est issue : Glandes principales (95%) : Parotide + Sous-maxillaire + Sublinguale
Glandes accessoires (5%) : Sont disséminées dans les muqueuses (Labiales, palatines, linguales)
La sécrétion est variable en fonction du moment de la journée + des stimuli :
Diminuée : Au cours du sommeil. Augmentée : Lors de la mastication + l’élocution.
Propriétés physiques : Liquide transparent + incolore + visqueux.
Le pH varie entre 6,5 et 7,5 (Sa stabilité est assurée par le pouvoir tampon de la salive).
• Composition :
Composition organique : Représentés essentiellement par les protéines.
Protéines riches en proline PRP : Synthétisée par les glandes parotidiennes + sous-mandibulaires.
Présentent 3 sous-familles : PRP glucosées / PRP à caractère acide / PRP à caractère basique.
Permet de libérer d’énergie (PRP-G) + réguler le pH (PRP-A et PRP-B).
Glycoprotéines salivaires : Sont des mucines sécrétées par les cellules épithéliales.
Favorable pour les bactéries (Source d’énergie + Formation de la plaque bactérienne).
Favorable pour l’hôte (Lubrification le bol alimentaire + Empêchement de l’adhésion bactérienne).
Immunoglobulines : Sont des anticorps synthétisés par les plasmocytes.
Protège contre la protéolyse de la molécule (Dégradation).
Enzymes : α-amylase : (40-60% des protéines salivaires) Intervient dans la digestion.
Kallicréine : Permet transformation de kininogène en kinines (Médiateurs chimiques de l’inflamm).
Système peroxydase : Moyen de défense non-spécifique (Bactériostatique).
Collagénase : (Enzyme bactérienne) Dégradation du collagène de la matrice extracellulaire.
Lysozymes : Sécrétés par les polynucléaires + Dégradent la membrane cytoplasmique.
Lipides salivaires : Proviennent des aliments (Type non-phosphorés) ou du métabolisme des bactéries.
Interviennent dans la minéralisation de la plaque bactérienne.
Sucres salivaires : Origines diverses (Alimentation + métabolisme bactérien + Glycoprotéines…)
Présentent une source d’énergie.
Composition minérale :
Calcium : Présente soit en forme liée (aux ions ou aux glycoprotéines).
En forme libre (Permettant des échanges entre la salive et le tissu dentaire).
Permet le maintien l’émail de surface (Fraction ionisée) + Formation de la plaque bactérienne.
Fluor : Dépend de la fluorémie.
Permet de renforcer les hydroxyapatites en les rendant fluoro-apatites (Plus résistants).
Phosphore : Il existe en 3 formes :
Phosphate organique : Lié à des protéines ou glycoprotéines.
Pyrophosphate : Inhibiteur de la calcification.
Ionisé : forme mobilisable permettant les échanges entre les structures.
Permet le maintien de l’émail de surface + formation de la plaque bactérienne.
Cellules : Cellules épithéliales + Bactéries commensales + Mycoplasmes + champignons.
Eau.
• Rôle de la salive :
Nutrition : Permet la gustation (Solubilisation des aliments par sa phase aqueuse + α-amylase).
Lubrification du bol alimentaire (Mucines).
Participation à la fonction digestive.
Maintien de l’équilibre hydroélectrolytique (Maintien des concentrations des ions).
Défense : Stabilisation du pH par :
- Elimination des substances acides ou basiques.
- Ions bicarbonates (80%) + phosphate et protéines à caractère basique ou acide.
Empêchement de l’adhésion bactérienne et sa multiplication => Se fait en 2 manières :
- Spécifique : IgA sécrétoires. - Non-spécifique : Lysozymes + peroxydase.
Autonettoyage des surfaces dentaires.
Diminution le temps de coagulation (Homéostase de la cavité buccale).
Formation de la plaque bactérienne.
3. Le fluide gingival :
• Généralités :
Origine : Présente une origine vasculaire.
Le fluide traverse la paroi épithéliale de l’épithélium jonctionnel + sulculaire pour se déverser dans
le sillon gingivo-dentaire.
Caractéristiques : Elément propre au milieu buccal + Elément provisoire (Rapidement dégluti).
Inconstant (Sa concentration varie avec le processus inflammatoire de la gencive).
Technique de mise en évidence : Difficile par son débit faible + Contamination avec la salive
+ Risque d’irritation mécanique provoquant un saignement.
Techniques utilisées : Strips absorbants + Micropipette.
• Composition :
Immunoglobulines : IgG + IgA + IgM à des concentrations comparables à celle du plasma.
Urée du fluide gingival : Contribue à l’installation du pH alcalin (7,5 à 8,5) dans le sulcus.
Enzymes : Principalement Hyaluronidase (Dégrade les glycosaminoglycanes)
+ Protéases + Phosphatases + β-galactosidase.
Micro-organismes + Eau + Electrolytes (Na+ / K+ / Ca++).
Métabolites : Issues du métabolisme du courant sanguin.
• Rôles :
Rôles positifs : Epuration du sulcus par le rejet des toxines.
Action antimicrobienne (Bactéricide + bactériostatique) + Action fibrinolytique (Enzymes).
Rôles négatifs : Développement des bactéries + Entretien de l’inflammation.
Métabolisme du fluor :
1. Introduction :
Le métabolisme du fluor se décompose en absorption, distribution et élimination.
Le plasma est le compartiment central de ce métabolisme, car il est le médiateur pour la distribution du
fluor dans les différents tissus, et également pour son élimination rénale.
2. Absorption :
Se fait principalement par le tube digestif lors de l’ingestion.
L’absorption a lieu par un simple mécanisme de diffusion passive dans l’estomac et l’intestin grêle.
Dans le milieu gastrique acide, des ions fluorures se combinent aux ions hydrogènes pour former l’acide
fluorhydrique HF (C’est la forme sous laquelle le fluor se diffuse au travers des membranes).
La présence d’ions tels que le calcium, magnésium et l’aluminium va diminuer considérablement cette
absorption fluorée par formation de sels beaucoup moins solubles qui ne passeront pas les
membranes.
3. Distribution :
Fluor plasmatique : Se présente sous deux formes :
Forme ionique : fluor libre qui intéresse la dentisterie.
Forme non ionique : se lie à l’albumine.
Ces deux fractions forment le fluorure plasmatique total.
Distribution aux tissus mous :
Les tissus les plus vascularisés qui reçoivent le plus de fluor.
Le cœur, poumons, foie et reins arrivent à des concentrations d’équilibre en fluor plus rapidement.
Contrairement aux tissus adipeux.
Le cerveau contient que très peu de fluor.
Les tissus mous ne retiennent pas le fluor qui ne fait qu’y transiter.
Distribution aux tissu calcifiés :
Les tissus calcifiés retiennent le fluor où celui-ci se concentre rapidement pour la grande majorité (99%).
Le fluor n’est pas lié à vise à l’os à cause du remodelage osseux.
Pour les dents, l’incorporation par voie systémique du fluor n’a lieu que pendant la phase de
minéralisation.
4. Excrétion :
Excrétion rénale :
50% de la quantité de fluor absorbée va être ensuite excrétée.
La filtration glomérulaire qui détermine la quantité de fluor à excréter.
La clairance rénale du fluor est proportionnelle au pH urinaire.
Autres voies d’excrétion :
Excrétion fécale : 10% de l’apport fluoré.
Sueur : peut être augmentée lors de variations climatiques importantes entraînant une
consommation d’eau et une perte hydrique élevée.
Salive : Concentration en fluor est proportionnelle à celle du plasma
Influence des produits fluorés appliqués en bouche. Mais elle se réduit rapidement.
Fluorure de calcium qui va se précipiter sur les surfaces dentaires et au sein de la plaque
bactérienne maintiendra tout de même un taux de fluorures salivaires élevé.
Lait maternel : Concentration en fluor est faible. Cette concentration ne varie pas avec l’ingestion
de fluorures par la mère.
5. Toxicité :
Intoxication aigue : Résulte d’une ingestion accidentelle d’une quantité importante de produit fluoré.
La dose probable toxique de fluor se situe autour de 5mg/Kg.
Les effets cliniques sont des symptômes gastro-intestinaux + Troubles hépatiques + Maux de tête +
Répercussion sur les électrolytes (Hypocalcémie + Hypo-magnésie).
Intoxication chronique (Fluorose) : Hypo-minéralisation de l’émail liée à une incorporation trop
importante de fluorures lors de la formation de la couronne.
Métabolisme phospho-calcique :
1. Introduction :
L’organisme dispose de réserves importantes d’ions calcium + phosphates dans le squelette minéralisé.
Le rôle fondamental joué par le calcium et le phosphore dans l’organisme impose le maintien de la
concentration extracellulaire ionisé dans des limites étroites + stables (Homéostasie).
Cette homéostasie s’effectue par un contrôle ionique et hormonal sur l’entrée intestinale + la sortie
rénale + Echanges entre l’os et le milieu extracellulaire.
2. Calcium :
Rôle du calcium : Minéralisation du squelette + Contraction musculaire.
Conduction nerveuse + Coagulation sanguine.
Implication aux certaines sécrétions hormonales + digestives.
Second messager majeur dans la transmission de signaux transmembranaires ou hormonaux.
Répartition dans l’organisme : 99% dans l’os sous forme de cristaux d’hydroxyapatite.
1% dans le plasma (50% sous forme ionisé (Forme active)).
Absorption intestinale : Participation de l’ensemble de l’intestin (Surtout duodénum).
Mécanisme : Diffusion passive (Non saturable).
Diffusion active adaptable aux besoins.
Stimulation : 1,25-Hydroxyvitamine D (Forme active).
Lactose (Allonge le temps de contact entre le calcium et la paroi intestinale).
Augmentation du pH intraluminal (Augmente la solubilité du calcium).
Inhibition : Ingestion de forte quantité de fibre.
Lipides non absorbés.
Age : Absorption élevée chez le nourrisson et en période péri-pubertaire.
Elimination urinaire : La calciurie est influencée par : Sel + Thé + Café en grande quantité.
Modulation de l’élimination urinaire du Ca dépend :
Charge calcique filtrée + Capacité de réabsorption tubulaire du Ca (97% de charge calcique filtrée)
3. Phosphore :
Rôles du phosphore : Minéralisation du squelette + Equilibre acide-base.
Source d’énergie cellulaire (ATP, ARN…) + 2e messager (AMPc par ex).
Activités enzymatiques (Phosphatase + phosphorylase).
Répartition dans l’organisme : 85% dans l’os sous forme de cristaux d’hydroxyapatite.
14% dans le plasma sous forme de phosphates organique (ATP) ou inorganique.
Absorption intestinale : Se fait au niveau jéjunum + iléon.
Absorption dépendante de la Vit D3.
Moins régulée que pour le calcium (Absorption augmente si les apports alimentaires augmentent).
Elimination urinaire : Réabsorption de 90% du phosphore filtré.
Dépend : aux apports de phosphates + phosphatémie + filtration glomérulaire.
4. Renouvellement osseux :
Remodelage osseux maintient la résistance mécanique du squelette + participe à l’homéostasie du Ca + P.
L’os trabéculaire participe plus dans cette homéostasie que l’os cortical.
Le renouvellement de l’os nécessite un couplage étroit entre la formation + résorption.
Résorption osseuse : Se fait par les ostéoclastes.
Migration vers le site à résorber + Déminéralisation de l’os.
Libération des produits de dégradation dans la circulation sanguine puis les urines.
Formation osseuse : Se fait par les ostéoblastes.
Migration vers la cavité de résorption pour synthétiser les principaux constituants de la matrice
osseuse (Collagène I + protéoglycanes …)
Minéralisation de cette matrice par son activité phosphatase alcaline.
Phase de repos : Ostéoblastes enfouis dans la matrice nouvellement formée deviennent des ostéocytes.
Permet des échanges ioniques et moléculaires à travers la matrice.
2. Définitions :
Biofilm : Accumulation hétérogène + adhérente à la surface des dents ou logée l’espace
gingivo-dentaire.
Composée d’une flore microbienne riche en bactéries aérobies + anaérobies enrobées dans une matrice
intercellulaire d’origine microbienne et salivaire.
La plaque dentaire est un modèle de biofilm.
4. Composition de biofilm :
Composition bactérienne :
Certaines de ces bactéries possèdent des propriétés biochimiques permettant de former des agrégats
hétérogènes dénommées complexes (Selon Socransky).
Les bactéries du même complexe sont souvent retrouvées ensemble (Car certaines bactéries sécrètent des
facteurs de croissance pour les autres).
Des associations inter-complexes existent (Ex : Complexe orange est fortement lié au complexe rouge + La
même chose pour les complexes jaune et vert).
En bonne santé parodontale, on trouve principalement :
- Actinomyces (Complexe bleu) + Veillonella (Complexe violet).
- Quantité inférieur du streptococcus (Complexe jaune).
Lors d’une maladie parodontale, on trouve principalement :
- Fusobacterium + Prevotella (Complexe orange).
- Porphyromonas gingivalis + Treponema denticola (Complexe rouge).
Matrice extra-cellulaire : 80 à 85% du biofilm
C’est une mince couche basale en contact avec la surface de l’émail.
Composée de 25% de phase aqueuse + Protéines et polysaccharides (Produites par les bactéries).
Elle réglemente la pénétration + distribution des molécules au sein de la plaque.
Elle permet la cohésion des bactéries entre-elles + leur adhésion aux différentes surfaces.
5. Formation du biofilm :
Pellicule acquise exogène PAE :
C’est un film protéique fin + dépourvu de cellules ou de bactéries.
Elle constitue l’interface entre la surface de l’émail et la 1ère couche du biofilm.
Elle se forme spontanément sur la surface dentaire par l’absorption sélective de protéines salivaires.
Elle crée la possibilité de retenir certaines bactéries buccales (Initie la formation du biofilm).
Adhérence et colonisation bactérienne :
Phase réversible : Résulte d’interactions physico-chimique non-spécifique entre la bactérie et les surfaces.
La fixation de bactéries pionnières (Streptocoques de groupe mitis)
Ces pionnières possèdent des adhésines à leur surface qui reconnaissent spécifiquement des
récepteurs de la PAE
Phase irréversible : Interactions non-sélectives entre une surface bactérienne et la PAE.
Interactions sélectives ou stéréochimiques entre les adhésines bactériennes et récepteurs de l’hôte.
Maturation du biofilm :
Bactéries pionnières : Résiste à de fortes concentrations en O2 et aux divers mécanismes d’élimination de
la cavité buccale.
Elles permettent l’adhérence d’autres espèces bactériennes qui n’étaient incapables de se fixer sur
la PAE (Colonisation secondaire).
Augmentation du nombre de couches crée de nouvelles conditions environnementales.
=> Le taux d’O2 diminue + les bactéries anaérobies se développent favorisant une diversité bactérienne.
5. Recommandation en antibiothérapie :
Les ATB sont utilisés pour détruire des bactéries et non pout traiter un symptôme ou guérir d’une maladie
non-infectieuse.
Eviter une prescription inutile d’ATB : Utilisation de test rapide de diagnostic.
Pas de prescription lors des infections virales.
En cas de doute sur l’utilité de prescription d’ATB, il est préférable de surseoir + réévaluer à 48H.
Privilégier une intervention chirurgicale par rapport une intervention médicale.
Modalités de prescription : Spectre de l’ATB doit être le plus étroit possible.
Caractéristique du patient : Age + Poids (Pédodontie) + Fonction rénale et hépatique + grossesse…
Durée de traitement la plus courte possible (Eviter la sélection de souches résistantes).
Privilégier la voie orale.
Eviter de prescrire le même ATB ou la même classe dans les 3 mois d’une précédente utilisation
chez le même patient.
Evaluer l’efficacité du traitement ATB après 3j du début du traitement.
Préserver l’efficacité de certains ATB :
Eviter de prescrire l’association amoxicilline-acide clavulanique en 1er intention (Amoxicilline seule à
dose adaptée est le plus souvent suffisante).
Réponses immunitaires :
1. Introduction :
Le système immunitaire a pour mission de protéger l’organisme contre des envahisseurs étrangers ou
dangereux tels que : Micro-organismes + Parasites + cellules cancéreuses…
Une réponse immunitaire implique : La reconnaissance d’un antigène étranger.
Activation et mobilisation des forces pour se défendre contre cet antigène.
Attaque de cet antigène + Contrôle et fin de l’attaque.
• Propriétés des Ig :
Immunoglobulines Ig : sont les différentes globulines ayant des propriétés anticorps.
On a 2 variétés : - Ig membranaire : Récepteurs membranaires des lymphocytes B pour l’Ag.
- Ig sécrétées : Correspondent aux Ac proprement dits.
IgG : (80%) Principal anticorps des réactions primaires + secondaires.
Sont de structure monomérique + Présentent 4 sous-unités (IgG1 + IgG2 + IgG3 + IgG4).
Fixation des compléments + des cellules grâce à son fragment Fc.
Produit une immunité passive chez le fœtus.
Permet l’opsonisation + Agglutination + Neutralisation des toxines.
IgA : (15%) Sont souvent monomérique (Parfois dimères) + Présentent 2 sous-unités (IgA1 + IgA2).
On a 2 types d’IgA : IgA sériques : (Circulantes) présente une activité anticorps.
IgA sécrétoires : Présentent dans les sécrétions exocrines (Salive, larme, sucs digestifs…)
Rôle de barrière contre la pénétration des agents infectieux.
Protège les surfaces des muqueuses en empêchant l’invasion bactérienne.
Incapable de fixer des compléments ou des cellules.
Agglutination + Neutralisation des toxines.
IgM : (4,5%) 1ère classe libérée lors d’une réponse primaire + Présente à la surface des lymphocytes B.
Sont des complexes pentamériques
Incapable de traverser la barrière placentaire, mais elles fixent le complément.
Importante capacité d’agglutination + Neutralisation des toxines.
IgD : (0,2%) Sont de structure monomérique + Récepteur des lymphocytes B.
Incapable de fixer au complément, mais elle permet un ancrage à la membrane.
IgE : (0,01%) Sont de structure monomérique qui se fixe sur les mastocytes + basophiles par le fragment Fc.
Participe à la réaction d’inflammation et aux allergies.
Incapable de traverser la barrière placentaire + Incapable de fixer un complément.
Rôle important dans la défense contre les parasites + Réactions d’hypersensibilité immédiate.
• Synthèses des Ig par l’organisme :
Mode d’apparition des Ac : Se fait après contact avec un antigène de la façon suivante :
Réponse primaire : Lorsque l’organisme fabrique des Ac dirigés contre un Ag. On a 4 phases :
Phase de latence : (Pas d’Ac) Correspond à la dégradation de l’Ag par les macrophages.
Phase de croissance : Taux d’Ac augmente progressivement.
Phase de production max.
Phase décroissante : Selon la nature de l’Ag :
- Protéique : Ac est détectable. - Virale : Ac est détectés indéfiniment.
Hyper-immunisation : Après des injections répétées du même Ag.
Permet d’augmenter la qualité et la quantité des Ac.
Après un certain nombre de stimulation, on atteint un taux maximum d’Ac (Hyper-immunisation).
Réponse secondaire : S’obtient suite à la réinjection du même Ag dont le taux d’Ac est redevenu nul.
Caractérisé par une période de latence plus brève + Augmentation plus rapide du taux d’Ac.
Maintien d’un taux max d’Ac plus durable que la réponse primaire.
Production d’Ac est essentiellement de type IgG.
Facteurs influençant la production d’Ac :
Facteurs stimulants : Les adjuvants (Ex : vaccination) permet d’accroître la production d’Ac.
Facteurs inhibants : Radiations ionisantes + Immunosuppresseurs.
2. Mécanisme de la cicatrisation :
Cicatrisation par 1er intention :
Elle se produit lorsque les 2 berges d’une plaie peuvent être étroitement coadaptées
+ les 2 tissus sont de même nature + Absence d’un corps étranger
Phase vasculaire (Hémostase) : Produit dans les minutes qui suivent la lésion.
Destruction de certaines parois vasculaires entraine le passage de sang au sein des tissus.
Formation du caillot qui assure la fermeture de la plaie et qui arrête le saignement.
Les plaquettes activées libèrent leurs facteurs de croissance qui sont impliqués dans la cicatrisation.
Phase inflammatoire : Erythème + Douleur + Chaleur + Œdème.
Les cellules inflammatoires libèrent des cytokines qui amplifient la réponse inflammatoire
+ Stimulent la formation du tissu de granulation + activent les fibroblastes.
Phase de réparation tissulaire : Il se produit 3 processus différents :
Formation du tissu de granulation : Correspond à la prolifération des fibroblastes + angiogenèse +
synthèse de la matrice extra-cellulaire.
Epithélialisation : Cellules épithéliales migrent progressivement à partir des berges de la plaie sous
la dépendance de facteurs de croissance produits par les fibroblastes ou kératinocytes.
Lorsque la plaie est fermée par une monocouche de kératinocytes, la migration de ceux-ci
s’arrête + se multiplient et se différencient
Une membrane basale se reconstitue progressivement.
Maturation : Vaisseaux + collagènes s’organisent de façon à reproduire l’architecture du tissu.
Ce tissu néoformé est peu élastique (Absence des fibres élastiques).
Contraction de la cicatrice grâce à l’action des myofibroblastes.
Cicatrisation par 2e intention :
Elle se produit lorsque les 2 berges ne peuvent pas être coadaptées
+ Destruction d’une quantité importante de tissu.
Elle se diffère de la cicatrisation de 1ère intention par :
- Temps global de cicatrisation est plus importante.
- Réaction inflammatoire plus intense (Plus grandes quantités de fibrine + tissus nécrotiques).
- Tissu de granulation est plus volumineuse.
Elle se déroule en 3 phases :
Détersion suppurée : Elimination de tous les tissus nécrosés par un clivage enzymatique.
Bourgeonnement : Après une détersion de la plaie, le fond de cette dernière bourgeonne.
Angiogenèse (Nouveaux vaisseaux) et formation des fibres collagènes.
S’accompagne d’une contraction centripète des berges en diminuant la surface de la plaie.
Epithélialisation : Survient lorsqu’un tissu de granulation sain comble la perte de substance.
Elle se fait par un glissement de cellules basales à la surface des bourgeons.
Devenir de la cicatrice : Va subir de nombreux remaniements afin d’obtenir un tissu conjonctif plus mature
+ plus résistant à l’étirement + mieux structuré.
4. Radioprotection en dentisterie :
Réduction du temps d’irradiation.
Travail à distance maximale de la source (Eloigner en moins de 3m du tube radiogène).
Utilisation des écrans protecteurs transparents.
Installation des commandes à l’extérieur de la pièce.
Blindage des murs + Planchers + Plafonds + Portes.
Protection thyroïdienne surtout pour l’enfant.
PATHOLOGIE
Anatomie pathologique de la carie :
1. Introduction :
La lésion carieuse est un processus pathologique entraînant la destruction des tissus durs de l’organe
dentaire par déminéralisation acide.
Elle varie en fonction de :
Localisation + Stade évolutif de la lésion + Degré de pénétration microbienne.
• Aspects microscopiques :
L’extension est guidée par la direction des prismes.
La lésion carieuse débute des 2 côtés de la fissure et s’étend le long de la JAD (Forme conique avec la
pointe vers la dentine).
On distingue dans l’examen histologique 4 zones :
Zone de surface / Corps de la lésion / Zone sombre / Zone translucide.
La destruction des tissus minéralisés ne s’effectue pas de façon régulière et progressive de la superficie de
la lésion vers la profondeur (Phénomène de la précipitation localisée).
Le front de déminéralisation se situe dans la zone translucide et zone sombre.
• Réparation pulpo-dentinaire :
La carie dentinaire provoque une inflammation pulpaire (Son degré dépend de rapidité de la progression).
Les odontoblastes situés en regard de la portion atteinte peuvent réagir en synthétisant une dentine
tertiaire (Réduction du volume pulpaire).
En cas de destruction de ces odontoblastes, des cellules pulpaires mésenchymateuses vont se différencier
+ synthétiser la dentine de réparation.
Ces nouvelles dentines ont une morphologie beaucoup plus irrégulière.
• Au niveau cémentaire :
La déminéralisation du cément suit le trajet des fibres de Sharpey qui sont perpendiculaires à la surface
cémentaire (Peuvent suivre aussi les lignes de croissance cémentaire).
La carie du cément est indétectable cliniquement.
Etiopathogénie de la carie :
1. Introduction :
La carie dentaire est une maladie infectieuse multifactorielle qui touche les tissus durs de la dent.
Elle fait intervenir des bactéries cariogènes qui abaissent le pH en métabolisant les glucides.
Ce qui va provoquer une déminéralisation des cristaux d’Hydroxyapatite.
2. Schéma de Keyes :
Le classique schéma de Keyes montrait qu’il fallait la conjonction de 3 éléments pour que la carie se
développe : Des bactéries cariogènes.
Alimentation riche en hydrate de carbone.
Susceptibilité de l’hôte.
Ce schéma a été modifié en 1960 en lui rajoutant le facteur temps :
Temps d’exposition des dents aux acides inorganiques produites par la plaque dentaire.
3. Plaque bactérienne :
C’est une accumulation hétérogène + composée d’une flore riche en bactéries dans une matrice inter-
cellulaire de polymères d’origine microbienne + salivaire.
Elle adhère à la surface des dents + dans l’espace gingivo-dentaire.
Elle s’accumule plus dans les zones d’accès difficile au brossage.
• Hypothèses explicatives :
Elles expliquent l’impact de cette plaque sur le processus carieux :
Hypothèse de la plaque non-spécifique : C’est l’interaction entre toutes les bactéries de la communauté.
La démarche préventive ne serait pas ciblée.
Hypothèse de la plaque spécifique : Seul un nombre limité d’espèce bactériennes est impliqué dans
l’étiologie de la carie dentaire (Démarche préventive cible ces pathogènes majeurs).
Hypothèse de la plaque écologique : (Plus récente) Existence d’un équilibre entre les bactéries pathogènes
et non-pathogènes.
Cet équilibre peut être rompu par le changement d’un facteur environnemental qui va augmenter
la quantité de bactéries cariogènes.
La démarche préventive consiste à cibler les bactéries pathogènes + contrôler les facteurs env.
4. Alimentation :
Il existe une relation entre la fréquence de consommation des hydrates de carbone fermentescibles et
l’incidence des caries.
L’ingestion d’hydrates de carbone fermentescibles provoque une transformation par la plaque bactérienne
en acides organiques. Ce qui va provoquer une diminution rapide du pH buccal.
• Fréquence d’ingestion :
Si les périodes de collations sont fréquentes, les périodes de déminéralisation sont augmentées aux
dépens des périodes de reminéralisation.
La production constante d’acide par les bactéries empêche les systèmes tampons de fonctionner.
5. L’hôte :
• Facteur salivaire :
Débit salivaire : Existe une corrélation positive entre la présence de caries + faible débit salivaire.
Ce débit permet la dilution des sucres + participe à leur élimination (Clairance salivaire).
Il peut être réduit par une médication affectant le fonctionnement des glandes salivaires (Ex :
Anxiolytiques…)
Lorsqu’il est inférieur à 0,01 ml/min, on parle de xérostomie.
Pouvoir tampon : Lutter contre les baisses de pH.
Assuré par le système bicarbonate en majorité + par le système phosphate.
Facteurs antibactériens immunitaires : Ig salivaires sont sécrétées par les glandes salivaires mineures.
Permet le blocage des adhésines bactériennes + neutralisation des toxines bactériennes.
Facteurs antibactériens non-immunitaires : Lysozymes permettant la lyse des bactéries.
Mucines (Glycoprotéines) empêchant l’adhérence des bactéries aux surfaces dentaires.
• Facteur dentaire :
Facteurs exogènes : Restaurations défectueuse, bagues orthodontiques…
Facteurs endogènes : Morphologie dentaire (Puits cingulaires des dents antérieures + Sillons occlusaux…)
Malposition (Rotation, version).
Immaturité de la structure d’émail.
• Facteurs comportementaux :
Manque d’hygiène bucco-dentaire + Manque d’apport en fluorures.
Fréquence des consultations dentaires réduite.
2. Concept SISTA :
Cette classification a été mise au point par Mount + Hume suivant les sites et les stades des caries.
Elle est modifiée après par Lasfargues en ajoutant le stade 0.
• Lésions occlusales :
Elles correspondent au site 1 du concept SISTA.
SISTA 1.0 : Tache blanche opaque de déminéralisation détectée après un séchage correct de l’émail.
SISTA 1.1 : Opacité ou coloration de surface (Visible sans séchage) + Micro-cavitations localisées.
SISTA 1.2 : Cavité de l’émail et/ou coloration grisâtre due à la présence de dentine ramollis sous-jacente.
SISTA 1.3 : Cavité franche de l’émail accompagnée de coloration grisâtre.
SISTA 1.4 : Cavitation large + Destruction de cuspides ou de crêtes marginales.
• Lésions proximales :
Elles correspondent au site 2 du concept SISTA.
SISTA 2.0 : Présence d’une altération de translucidité d’émail (Détectable par transillumination).
SISTA 2.1 : Opacité ou coloration de l’émail proximal avec des micro-cavitations.
SISTA 2.2 : Cavitation décelable de l’émail proximal au niveau de surface de contact.
SISTA 2.3 : Cavitation franche de l’émail proximal avec coloration grisâtre.
SISTA 2.4 : Cavitation franche avec effondrement de la crête marginale + Destruction des cuspides.
• Lésions cervicales :
Elles correspondent au site 3 du concept SISTA.
SISTA 3.0 : Absence de cavitations (Que la lésion soit coronaire ou radiculaire).
SISTA 3.1 : Cavitation superficielle associée à des colorations visibles sans séchage.
SISTA 3.2 : Cavitation de l’émail ne concernant qu’une seule face (Vestibulaire ou Linguale).
SISTA 3.3 : Cavitation franche mettant à nu la dentine cariée + Au moins 2 faces sont concernées.
SISTA 3.4 : Carie étendue à tout le pourtour radiculaire avec risque de fracture.
• Selon la localisation :
Caries coronaires : Elles se situent dans des zones difficilement accessibles au brossage.
Puits et sillons au niveau du cingulum des dents antérieures.
Fossettes des faces vestibulaires des molaires + Caries des points des cuspides.
Faces proximales.
Caries cervicales : Siègent sur les faces vestibulaires des dents entre la limite gingivale + bombé cervical.
Présentent une forme de croissant + Tache blanche et rugueuse qui se creuse progressivement.
Elles sont très sensibles même si elles sont peu profondes (Faible épaisseur de la dentine).
Caries radiculaires : S’observe chez les sujets âgés.
Lésion carieuse du cément est impossible à détecter en raison de son épaisseur réduit.
Elle devient visible lorsqu’elle atteint la dentine.
Elle apparaît brun clair + Son départ est généralement vestibulaire ou proximal.
Phase active : Gencive dissimule une partie de la carie.
Bords mal délimités + Fond est mou et peu sensible.
Phase chronique : Lésion devient plus sombre avec une gencive à distance.
Caries secondaires : (Carie récurrente) La carie se développent aux marges d’une restauration existante.
Ramollissement des tissus au niveau des limites du matériau (Détectables à l’aide d’une sonde).
Facteurs de risque :
Microbiologique : Transmission de S. mutans par la mère ou d’autres membres de la famille par des
comportements inadaptés (Baiser la bouche par ex).
Alimentaires : Pratiques d’allaitement inadaptées (Endormissement au sein ou au biberon).
Consommation d’aliments sucrés + Prise de sirops médicamenteux le soir.
Comportements alimentaires spécifiques (Succion du pain).
Comportementaux : Brossage irrégulier ou absent + Absence de dentifrice fluoré.
Sociaux : Niveau socio-économique peu élevé + Niveau d’éducation des parents réduit.
Aspect clinique :
Evolution : Stade 1 : Bande de décalcification blanche dans le sens de la ligne gingivale (Pré-cavitaire).
Stade 2 : Cavitation cervicale / Bandeau cervical brun ou noir.
Stade 3 : Destruction coronaire complète.
Conséquences : Infectieuses : Répercussions sur les germes des dents définitives en formation.
Fonctionnelles : Trouble de la déglutition / Perturbation de l’acquisition de phonation.
Esthétique : Intégration scolaire.
Générale : Retard de croissance (Difficulté de mourir et dormir).
3. Pulpite aiguë :
• Pulpite réversible : Hyperhémie pulpaire.
Signes subjectifs : Douleurs provoquées au froid et au chaud.
Absence de douleurs spontanées + Localisation difficile de la dent causale par le patient.
Tests de vitalité : Douleurs qui s’arrêtent immédiatement avec l’arrêt de stimulus.
Percussion : Pas de douleur.
Signes radiologiques : Profondeur de la carie + Sa proximité par rapport à la chambre pulpaire.
Evolution : Se fait généralement vers la guérison après suppression du facteur irritant.
Si l’agression persiste, on assite à l’apparition d’une pulpite aigue irréversible.
5. Nécrose pulpaire :
Types : Nécrose par liquéfaction : Provoquée par les bactéries + leurs antigènes.
Nécrose par coagulation : Interruption de la circulation sanguine (Ischémie).
Signes cliniques : Pas de douleurs (Silence clinique).
Possibilité de coloration de la dent (Grise).
Percussion : Douleur si pathologie péri-apicale.
Signes radiographiques : Image radio-claire autour de l’apex au cas de pathologie péri-apicale.
6. Dégénérescences calciques :
Elles peuvent être variables en nombre + en taille.
L’étiologie reste inconnue (Irritation chronique ou un traumatisme).
Formes cliniques : Calcifications focales : Forme arrondie avec un volume important.
Localisées dans la portion coronaire de la pulpe.
Ces nodules sont soit libres, soit inclus dans la dentine.
Calcifications diffuses : Petites concrétions amorphes.
Localisées dans la portion radiculaire (Bloque presque la totalité de la lumière pulpaire).
Signes cliniques : Possibilité de coloration de la dent (Jaune).
Tests de vitalité + Percussion : Souvent négatif.
Signes radiographiques : Diminution en volume du système endodontique.
Lésion apicale peut être associée.
Pathologie apicale d’origine dentaire :
1. Introduction :
Le développement d’une parodontite apicale est la conséquence directe d’une réponse immunitaire.
Cette réponse est innée et adaptative à la présence de bactéries confinées dans l’endodonte.
Elle représente l’ultime moyen de la défens péri-apicale afin de limiter l’infection dans l’endodonte +
d’éviter sa dissémination dans le tissu osseux.
2. Etiologie :
Causes infectieuses : Par des produits du métabolisme microbien (Toxines + Produits de dégradation…).
Par des bactéries transportées en dehors du canal par les instruments endodontiques.
Par un passage de la flore buccale dans le péri-apex via un canal incomplètement préparé + obturé.
Irritation mécanique : Blessures des tissus péri-apicaux par des instruments travaillant en dehors du canal.
Irritation chimique : Passage des produits caustiques dans le péri-apex (Hypochlorite de sodium).
Débordement des matériaux d’obturation canalaire.
• Kystes :
Histologie : Libération du contenu lipidique des cellules dégradées sous forme de micro-vacuoles.
Ces micro-vacuoles s’unissent donnant une poche pleine de liquide + entourée par un épithélium.
Signes cliniques : En fonction de la taille et de la localisation du kyste, il peut :
- Passer inaperçu.
- Provoquer des douleurs lancinantes + intenses.
- Devenir un foyer infectieux chronique (Inflammation gingivale + Gonflement des ganglions).
Signes radiographiques : Zone radio-claire péri-apicale +/- volumineuse (Disparition de lamina dura).
Difficulté de la différencier avec un granulome.
Evolution : En absence de traitement, elle évolue en abcès phœnix puis en cellulite.
• Abfraction :
C’est une forme spéciale de perte des tissus durs liée à une composante fonctionnelle :
Flexion de la dent qui amène à une mise en tension de la structure cristalline située à la jonction
émail-cément en vestibulaire.
Souvent observées sur une PM isolée ou sur des dents non-adjacentes (Surcharge biomécanique).
Elles sont associées à une hypersensibilité (Forme concave + arrondie).
Elle s’accentue en cas d’acidité entretenue par la plaque dentaire.
• Erosion :
C’est une perte de substance due à un processus chimique (Alimentation ayant une forte acidité).
Il s’agit souvent de lacunes cunéiformes (Ou de lésions en forme de U) à surface large + peu profonde.
Elles présentent des bords flous + contour mal défini avec un aspect satiné et opalescent.
Parfois, elles peuvent être associées à l’attrition + à l’abrasion.
• Abrasion :
C’est un phénomène de destruction des tissus durs provoqué par le frottement d’une substance autre que
celle de la dent antagoniste.
Ex : Brossage intempestif avec des pâtes dentifrices trop abrasives + brosse à dent à poils durs.
Les lésions se situent majoritairement au niveau des collets à la jonction cémento-dentinaire.
Elles peuvent être associées à une rétraction gingivale + Hypersensibilité dentinaires.
Leur surface est dure + lisse + brillante avec des bords nets (Forme en U).
Elles apparaissent au niveau vestibulaires ou proximales des secteurs antérieur + PM au maxillaire.
5. Traitement thérapeutique :
Dans le cas d’hypersensibilité, le traitement palliatif est à base d’agent désensibilisant ou d’adhésif.
Le traitement est limité à un monitoring régulier associé à un contrôle de l’étiologie.
Une restauration de la lésion permet d’éviter une aggravation (Par composite ou CVI).
Les anomalies de structure dentaire :
1. Introduction :
Les anomalies de structure dentaire se manifestent par des lésions visibles dès l’éruption de la dent.
Ce sont des défauts dans la structure des tissus durs des dents qui surviennent pendant l’odontogenèse.
Elle concerne soit l’émail, soit la dentine, soit le cément, soit tous les tissus minéralisés de la dent.
• Maladie cœliaque :
Il s’agit d’une maladie auto-immune qui se caractérise par une destruction des villosités intestinales.
La mauvaise absorption intestinale génère des carences alimentaires importantes (Notamment en Ca).
On retrouve chez ces patients une forte prévalence de défauts de l’émail.
3. Anomalies de structure de la dentine :
• Dentinogénèse imparfaite héréditaire DIH :
Elle se caractérise par des dents d’une teinte brun bleuté (Dite opalescente).
Les dents temporaires sont plus sévèrement atteintes que les dents permanentes.
En clinique : Le volume coronaire est normal et l’émail ne présente aucune atteinte histologique
La jonction amélo-dentinaire est perturbée (Email a tendance à se détacher).
Usures par attrition est très fréquentes.
En radiologie : Couronne globuleuse avec une racine courtes (Battant de cloche).
Chambre pulpaire invisible (Oblitération par un tissu ostéo-dentinaire).
Des lésions péri-apicales sans atteinte carieuse sont fréquemment observées (Expliquées par
l’exposition des Tubuli dentaires dans la cavité buccales).
• Dysplasie dentinaire :
L’altération dentinaire se localise uniquement à la racine.
En clinique : les dents semblent être de taille + de teinte normale.
En radiologie : Raccourcissement radiculaire (Responsable de la mobilité dentaire).
Peut être associée à un taurodontisme.
Chambres pulpaires invisible (Oblitération par un tissu ostéo-dentinaire).
Multiples lésion péri-apicales en l’absence de carie.
4. Odonto-dysplasie régionale :
C’est une anomalie du développement affectant les dents temporaires + permanentes successionnelles
dans un endroit bien localisé des arcades dentaires (Quadrant).
Les dents temporaires sont plus atteintes que les dents permanentes.
Les patients présentent des abcès avant l’éruption des dents entrainant fréquemment leur extraction.
Ces dents sont malformées + montrent des altérations de tous les tissus dentaires (Email + dentine)
conduisant à des chambres pulpaires larges et des apex immatures.
En radiologie, les dents sont radio-transparentes (Dents fantômes).
Anomalies dentaires de forme, de volume et de nombre :
1. Introduction :
L’anomalie dentaire est une déviation ou une irrégularité du développement normal de l’organe dentaire
aboutissant à un résultat inhabituel.
Ces anomalies résultent d’un trouble survenant au cours de la formation de la denture qui peut être
d’origine exogène ou endogène.
• Hyperdonties :
L’hyperdonties serait le résultat d’une hyperactivité localisée de la lame dentaire.
2 types : Hyperdontie eu-morphique : La morphologie de la dent est normale.
Hyperdontie dysmorphique : Morphologie anormale (En général conoïde).
Hyperdonties des dents définitives :
La localisation la plus fréquente est la région antérieure du maxillaire + Secteurs PM à la mandibule.
Mésiodens : Lorsque la dent surnuméraire est située entre les 2 centrales + Forme conoïde.
Odontoïdes : Agissent souvent comme obstacles anatomiques à l’éruption dentaire.
4e molaire : Située en distale de la dent de sagesse.
Hyperdonties des dents temporaires : Plus rare.
Concerne surtout la région incisivo-canine sup (Souvent eu-morphique).
Elle est suivie dans la plupart des cas d’une Hyperdontie en denture permanente.
Hyperdontie syndromiques :
Dysplasie cleido-cranienne : Dents surnuméraires sont nombreuses + associées à des inclusions
dentaires multiples.
Syndrome de Garder : Ostéomes multiples des maxillaires + Kystes épidermiques.
Des surnuméraires incluses avec des odontomes complexes + des hypercémentoses.
3. Anomalie de taille :
• Macrodontie :
Macrodontie vraie : Gigantisme dentaire est extrêmement rare.
Associée au gigantisme d’origine hypophysaire.
Syndromes : Dysostose crânio-faciale + Trisomie 21.
Macrodontie relative : Est le résultat d’une hérédité croisée où la taille des dents + celle des maxillaires
sont déterminées séparément (Engendre une DDM).
Macrodontie localisée : Peut affecter une ou 2 dents.
Rhizomégalie : Variation de volume intéresse uniquement la racine.
• Microdontie :
Ce sont les incisives latérales sup qui sont plus touchées.
Microdontie généralisée vraie : (Nanisme dentaire) Réduction de volume concerne la racine + couronne
qui se réduit surtout dans le sens mésio-distal.
Microdontie localisée : Concerne une ou 2 dents (Incisives lat sup + 3e molaire).
Nanisme radiculaire : (Rhizomicrie) Rencontré au niveau des PM + 3e molaire.
4. Anomalies de forme :
• Anomalies coronaires :
Perles d’émail ou nodules : Présente des zones irrégulières d’hypo-minéralisation.
Invagination dentaire : (Dens in dente) Invagination de l’organe de l’émail pénétrant dans la racine avant
le début de la minéralisation des tissus dentaires.
Affecte surtout les incisives latérales, puis les canines.
Gémination : Division incomplète (Accolement 2 dents : Une normale et une surnuméraire).
Fusion : Union la dentine de 2 germes normaux au moment de leur formation.
Plus fréquente en denture temporaire (Surtout au niveau antérieure).
Peut être une fusion totale ou une fusion partielle (Couronnes fusionnées + racines séparées).
Dilacération : Constitue une anomalie particulière affectant les incisives supérieures définitives.
Survient lors d’un traumatisme mécanique qui touche l’incisives temporaire + se répercute sur le
germe définitif vers 4 à 5 an (Dent en forme de faucille).
Autres anomalies : Incisive latérale en grain de riz + Hypertrophie cingulaire
Pré-molarisation de la canine par une hypertrophie du cingulum.
Tubercule de Bolk (Retrouvé sur les 2e et 3e molaire).
• Anomalies radiculaires :
Taurodontisme : Caractérisé par des dents ayant une chambre pulpaire étalée au-delà du collet.
Concrescence : Soudure de 2 dents par le cément pendant la formation de la racine.
Etiologie mécanique (Compression par manque de place) ou infection de voisinage.
A distinguer de la coalescence (Union de 2 dents par un tissu osseux très dense).
Les anomalies d’éruption :
1. Introduction :
L’éruption est un processus de croissance complexe permettant un déplacement dentaire depuis leur site
de développement dans les maxillaires jusqu’à leur position fonctionnelle sur l’arcade.
L’anomalie d’éruption est la perturbation de ce processus qui peut toucher une dent ou groupes de dent
de la denture temporaire ou permanente.
2. Anomalies chronologiques :
• En dentition temporaire :
Dents natales / néonatales : Rare
Définitions : Dents natales sont présentes dans la cavité buccale dès la naissance.
Dents néonatales ne font leur éruption que durant le 1er mois de vie.
Siège : Elles apparaissent souvent dans la région incisive mandibulaire (1er site d’éruption).
On peut avoir des odontoïdes ou des dents surnuméraires.
En clinique : Coloration grisâtre/brunâtre associée à un émail hypoplasique + hypo-calcifié.
Défauts de minéralisation de la dentine + Edifications radiculaire incomplète (Dent très mobile).
Traitement : Avulsion (Risque d’inhalation + de morsure de l’enfant ou de la mère lors de l’allaitement).
Eruptions prématurées :
Eruption d’une dent immature sur l’arcade (En état de germe).
On a 3 étiologies : Traumatiques : Manœuvres obstétricales causant un traumatise des follicules.
Tumorales : Histiocytoses X causant une destruction des tissus de soutien des dents temporaires.
Tumeurs à cellules géantes entraînant un dérèglement des ostéoclastes.
Sarcomes des maxillaires.
Infectieuse : Ostéomyélite du nourrisson par ex.
Eruption précoces :
C’est l’apparition sur l’arcade d’une dent ou plusieurs dents avant la date normale de leur éruption.
Etiologies : Position superficielle du germe (Principale).
Hyperthyroïdisme ou puberté précoce.
Fentes palatines + Des syndromes tels que : Trisomie 21 + Syndrome de Beare.
Eruption retardée :
C’est l’apparition sur l’arcade d’une dent ou plusieurs dents après 6 mois de leur date normale d’éruption.
Elle est plus rare en denture temporaire qu’en denture permanente.
Etiologies locales : Obstacles gingivaux : Hyperplasie congénitale ou médicamenteuse.
Obstacles tumoraux : Epulis / kyste péricoronaire d’éruption.
Obstacles dentaires : DDM / Odontome / Dent surnuméraire.
Obstacles osseux : Chérubisme.
Etiologie générales : Etiologie carentielles : Carence en Vit D + Vit A / Rachitisme vitamino-résistant.
Etiologie endocriniennes : Hypothyroïdie / Hypoparathyroïdie.
Etiologie génétique : Trisomie 21 / Dysplasie ectodermique anhidrotique.
• En dentition permanente :
Eruption précoce :
Une éruption est précoce lorsqu’elle survient un an avant la date normale d’éruption.
Etiologie locales : Perte prématurée de la dent temporaire.
Eruption anticipée si l’édification radiculaire atteint la moitié de sa longueur définitive.
Etiologie générale : Puberté précoce.
Hyperthyroïdisme + Acromégalie (Hypersécrétion d’hormones somatotropes).
Liée à un syndrome (Angiomes faciaux + Syndrome de Sotos + Syndrome de Turner…).
Eruption retardée :
Elle est dite retardée quand elle survient 1an après la date normale d’éruption.
Etiologies locales : Obstacles gingivaux (Idem aux dents temporaires).
Obstacles dentaires : Anomalie du germe + Dents surnuméraires (Mésiodens).
DDM par macrodontie relative.
Cicatrisation osseuse et fibro-muqueuse de l’alvéole après une éruption précoce de la dent tempo.
Persistance de la dent temporaire (Absence de rhizalyse ou ankylose).
Obstacles osseux : Chérubisme / Hémi-atrophie faciale.
Obstacles tumoraux : Améloblastomes / Epulis / Kystes péricoronaires d’éruption…
Etiologies générales : Endocriniennes + Carentielles (Idem aux dents temporaires).
Génétiques : Syndrome de Gardner / Trisomie 21 / Dysplasie ectodermique anhidrotique…
2. Terminologie :
Dent retenue : Dent immature non présente sue l’arcade à l’âge où elle aurait dû faire son éruption.
Elle peut devenir enclavée ou incluse en devenant mature.
Dent enclavée : Situation où la dent à fait un début d’évolution en bouche, mais elle reste bloquée dans
une position anormale.
Le sac péricoronaire est en contact avec la cavité buccale par un orifice.
Dent incluse : Lors de l’absence d’une effraction de la muqueuse orale et sans contamination du sac
péricoronaire par la flore bactérienne buccale.
Dent en désinclusion : Dent restée incluse une grande partie de la vie jusqu’à ce que certaines
transformations morphologiques de la cavité orale favorisent son exposition au milieu buccal.
3. Etiopathogénies :
Facteurs locaux :
Primaire d’origine embryologique : Lié au germe lui-même.
Dystopie dentaire : Malposition ou des mauvaises orientations des germes.
Elle peut être primitive ou secondaire à un choc traumatique.
Dysmorphie : Malformation dentaire coronaires ou radiculaires (Amélogénèse imparfaite AIH).
Anomalie d’éruption : Développement du germe sans tracer le chemin d’éruption dans l’interdentis.
Absence de guidage : Agénésie des dents adjacentes.
Secondaire liés à l’environnement du germe : Au cours de son éruption.
Obstruction du chemin d’éruption : Dents surnuméraires + Odontomes.
Persistance de dents temporaires + Obstacles osseux lié à l’avulsion précoce.
Kyste folliculaire + Excès de fibro-muqueuse d’un frein médian.
Traumatisme : Destruction partielle du follicule du germe.
Ankylose : Fusion du cément avec l’os.
Migration des dents adjacentes.
Facteurs régionaux :
DDM par manque de place : Causé par une insuffisance de croissance post ou manque de dvlp squelettique
Développement des fosses nasales et des sinus maxi : Modifie les mouvements physiologiques des germes.
Facteurs généraux :
Héréditaire et congénitaux : Inclusion isolée.
Certains syndromes : (Inclusion multiple) Trisomie 21 / Dysostose cleido-cranienne / Syndrome de Gardner
Problème alimentaire : Carences vitaminiques (Vit A + Vit D) + Baisse d’apport du Ca.
Problèmes hormonaux : Hypo-para-thyroïdisme / Hypothyroïdie.
4. Conséquences de l’inclusion :
Problèmes mécaniques :
Déplacement des dents voisines : Par une pression exercée sur les racines.
Rhizalyse des dents voisines : Par une compression des apex des dents voisines.
Désinclusion d’une dent : Résulte de la résorption osseuse consécutive à la perte des dents voisines et à la
pression exercée par la plaque d’une prothèse adjointe.
Complications nerveuses :
Pulpite : Peuvent ressentir soit sur la dent incluse, soit sur les dents voisines.
Névralgie : (Exceptionnels) Algie localisée à une ou plusieurs branches du nerf.
Algie à topographie vasculaire.
Visuelle : Diminution de l’acuité visuelle + Mydriase.
Complications infectieuses :
Surinfection du sac péricoronaire : Par une infection apicale ou ligamentaire ou de façon endogène.
Cellulites. / Péricoronarite. / Kyste péricoronaire. / Abcès palatin sous périosté.
Autres complications :
Problème traumatique : Favorise la fracture du maxillaire dont elle oriente le trait + complique l’évolution.
Otalgie : Hyper-acousie + Bourdonnement d’oreille.
Sinusite chronique : Réaction inflammatoire au niveau de la muqueuse sinusienne.
Thrombophlébite de la veine faciale : (Rare + Grave) Mise en jeu le globe oculaire.
5. Décision thérapeutique :
La décision thérapeutique sera en fonction de l’état du patient et la situation clinique.
Abstention : Si le risque est supérieur au bénéfice.
Ex : Dent de sagesse mandibulaire dont les racines englobent le nerf alvéolaire inférieur.
Inclusion trop profonde.
Eruption dirigée : Par une élimination de l’obstacle ou alvéolectomie conductrice.
Mise en place chirurgico-orthodontique.
Réimplantation : Dent incluse extraite + remplacée dans sa position idéale.
Nécessite une stabilisation initiale par contention.
Transplantation : Dent incluse extraite + remplacée dans un autre site à la place d’une dent manquante.
Nécessite une contention initiale.
Extraction chirurgicale.
Etiologie des maladies parodontales :
1. Introduction :
La maladie parodontale est une pathologie inflammatoire multifactorielle d’origine bactérienne.
Elle se développent chez un hôte permissif + entretenue par un déséquilibre entre l’agression bactérienne
et la défense de l’hôte.
• Facteurs locaux :
Niveau d’hygiène bucco-dentaire.
Facteurs de rétention de la plaque : Tartre présente un obstacle au contrôle de plaque.
Lésions carieuses et débordements d’obturations aggrave une agression bactérienne.
Trauma occlusal : Dû à des surcharges occlusales d’origine naturelle ou iatrogène.
En présence de la plaque bactérienne, il accélère la formation des poches et la lyse osseuse.
Formes cliniques des gingivites :
1. Introduction :
A la lumière de la dernière classification des maladies parodontales (Adoptée par l’Académie Américaine
de Parodontologie), il existe 2 grands types de maladies gingivales :
- Maladies gingivales induites par la plaque bactérienne dentaire (Biofilm dentaire).
- Maladies gingivales non induites par la plaque bactérienne dentaire.
• Diagnostic :
Le saignent gingival déclenché par le brossage peut être recherché par le praticien lors de l’entretien.
La gingivorragie spontanée est absentes dans le tableur clinique de la gingivite (Liée à troubles généraux).
Elle évolue généralement en l’absence de douleur.
Les signes classiquement retenus sont ceux liés à l’installation du processus inflammatoire au sein du tissu :
Modification de couleur : De rose pâle (Couleur normale) au rouge violacé.
Modification de consistance : De consistance ferme + élastique (Normale) à la consistance molle.
Modification de texture : Disparition de la piqueté en peu d’orange + Devenir lisse et brillantes.
Modification du contour gingival : Augmentation du volume gingival suite à l’installation de l’œdème.
• Formes cliniques :
L’intensité de la réponse inflammatoire dépend du caractère de virulence bactérienne + des capacités de
défense et de régénération de l’hôte.
Maladies gingivales induites par la plaque uniquement :
Les gingivites associées au biofilm dentaire sont initiées + entretenues par une flore supra et sous-gingivale
En fonction des conditions environnementales, la nature de cette microflore est susceptible de varier et
donc de modifier l’intensité de la réponse de l’hôte.
La rétention de la plaque bactérienne peut être favorisée par :
- Facteur anatomiques (Points de contact interproximaux défectueux + Malpositions dentaires).
- Restaurations débordantes + Limites cervicales mal-ajustées + Appareillages orthodontiques.
- Fractures radiculaires + Lésion cervicales radiculaires + Défauts cémentaires.
La respiration buccale a tendance à aggraver une gingivite des secteurs antérieurs en se comportant
comme irritant physique.
Maladies gingivales induites par la plaque + Modifiées par des facteurs systémiques :
Elles se traduisent de la même façon que les gingivites seulement associées à la plaque.
Face à l’intensité de l’agression, ces réponses sont inadaptées soit par un déficit de certains éléments de
défense immunitaire, soit au contraire par leur excès (Effet délétère).
Cette réponse inadaptée contribue à augmenter le risque d’évoluer vers une parodontite.
Associées à des variations hormonales : On parle de :
- Gingivite pubertaire + Gingivite liée à la prise de contraceptifs oraux.
- Gingivite menstruelle +Gingivite gravidique + Gingivite de la ménopause.
Modifiées par le diabète : Il entraine des modifications du comportement immunitaire de l’hôte.
Gingivite chez un diabétique doit faire l’objet d’un TTT rigoureux + maintenance paro rapprochée.
Associées à des dyscrasies sanguines : Peuvent compliquer une gingivite déjà installé + le contrôle de
plaque par des douleurs gingivales.
Modifiées par des médicaments : Ex : Ciclosporine A + Nifédipine.
Ils entraînent une hyperplasie gingivale qui entrave le contrôle de la plaque bactérienne.
Associées aux troubles de la nutrition : Une déficience en protéines, en acide folique, en zinc ou en Vit C
s’accompagne parfois d’altérations des tissus parodontaux (Dégénérescence des collagènes).
4. Traitement :
Le 1er objectif est de débarrasser la bouche du biofilm bactérien + du tartre par un détartrage.
Il faut prendre en compte les composantes étiologiques + les facteurs locaux aggravants lors de la prise en
charge (Traitement mis en place doit être adapté aux différentes situations).
Une maintenance adéquate permet de pérenniser les résultats + traiter une récidive réversible.
Les examens biologiques sanguins + microbiologiques et/ou anatomopathologique sont souvent effectuées
afin de poser avec précision le diagnostic.
Formes cliniques des parodontites :
1. Introduction :
Le terme de maladie parodontale regroupe les états inflammatoires d’origine infectieuse, localisés au
niveau des tissus de soutien de la dent (Parodonte).
Les lésions causées par ces états inflammatoires peuvent aboutir à la perte de la dent.
2. Parodontite chronique :
• Définition :
Ce sont des maladies infectieuses avec une forte composante inflammatoire affectant les tissus d’ancrage
des dents + entraînant une perte d’attache et une alvéolyse progressives.
Elles sont caractérisées par la formation de poches et/ou par des récessions gingivales.
Elles sont initiées et entretenues par le biofilm bactérien dentaire.
Leur prévalence + leur sévérité augmentent avec l’âge (Plus fréquente des formes de parodontites).
• Etiologies :
Principale étiologie reste la flore bactérienne, composée de gram – (75%).
Facteurs aggravants : Anatomie dentaire défavorable / Point de contact iatrogène ou absent.
Résorption radiculaire / Fêlures ou fractures radiculaires.
Occlusion traumatogène / Lésions endo-parodontales.
Facteurs systémiques : Diabète / VIH / Troubles hématologiques et génétique.
Facteurs environnementaux : Tabac / Stress / Alimentation.
• Classification :
Selon l’étendue : Localisée : Si < 30% des sites ont une perte d’attache.
Généralisée : Si > 30% des sites ont une perte d’attache.
Selon la sévérité : Débutante : 1 à 2mm de perte d’attache.
Modérée : 3 à 4mm de perte d’attache.
Sévère : > 5mm de perte d’attache.
• Signes cliniques :
Corrélation entre l’ampleur de la destruction parodontale + Présence de facteurs locaux.
Survient généralement vers l’âge adulte (40 ans).
Evolution est lente à modérée + ponctuée par des périodes de rémission et des phases de progression
rapide (Evolution cyclique).
• Traitement :
Détartrage et Polissage + Surfaçage après charting (Technique non-chirurgicale en 1er intention).
Réévaluation parodontale à 3mois :
Si la profondeur des poches est améliorée et que l’hygiène est correcte, on réalisera une chirurgie
d’assainissement parodontale des poches de profondeur sup à 5mm.
Maintenance régulière pour pérenniser les résultats.
3. Parodontite agressive :
• Définition :
Les parodontites agressives sont caractérisées par une évolution rapide de la destruction parodontale chez
des patients avec une réponse immunitaire exagérée vis-à-vis de l'infection bactérienne.
C’est une entité spécifique dont elle est moins restrictive que la parodontite chronique.
Elle est trop dépendante de l’âge du patient (Critère important dans le diagnostic).
• Classification :
Etendue des lésions : Parodontite agressive localisée / Parodontite agressive généralisée.
• Signes cliniques :
Caractéristiques communes des parodontites agressives :
Patient en bon état de santé général.
Progression rapide des pertes d’attache + de l’alvéolyse.
Présence d’une composante familiale (Facteur héréditaire).
Flore microbienne est riche en AA + Porphyromonas gingivalis.
Présence d’anomalies des fonctions phagocytaires.
Inadéquation entre : Sévérité de la destruction + Quantité de plaque + Vitesse d’évolution + Age.
PA localisée : Age de survenue proche de la puberté.
La présence d’une réponse anticorps sérique forte aux agents infectants.
Atteinte des 1er molaires et incisives de préférence + au max 2 autres dents.
PA généralisée : Des sujets de moins de 30 ans, qui peuvent être plus âgés.
Une réponse anticorps sérique aux agents infectants faible.
Des lésions interproximales concernant au moins 3 dents permanentes autres que les incisives et
les 1er molaires.
• Traitement :
Prescription : PA localisée : Doxycycline 200mg/j en une prise pendant 6 à 10j.
PA généralisée : Amoxicilline 2g/j + Métronidazole 1,5g/j pendant 6 à 10j.
Traitement non-chirurgical : Pour diminuer l’inflammation locale des tissus mous.
Réévaluation + phase chirurgicale : Chirurgie additive (Greffe osseuse ou membrane).
Maintenance.
3. Facteurs aggravants :
• Facteurs histologiques et anatomique :
Distance de la furcation à la ligne de jonction émail-cément : Plus la furcation est haute en direction
coronaire, plus les chances d’invasion sont augmentées.
Formes + situation des racines : Présence des racines proches de la table osseuses externes.
Desmodonte lâche : Considérée comme une zone de fragilité.
Présences des canaux accessoires : Lésions endo peuvent entrainer des lésions inflammatoires et
dégénératives de la zone inter-radiculaire par ces voies de communication.
• Facteurs embryologiques :
Perles d’émail : Entrainent des défauts d’attachement conjonctif fragilisant l’herméticité de jonction
gingivo-dentaire.
Hypoplasie cémentaire atypique.
Absence de cément (Hypophasphatasie) : Entraine une attache fragilisée.
• Facteurs iatrogènes :
Perforation du plancher lors d’un traitement endodontique.
Extraction mal-conduite de dents de sagesses maxillaires mettant à nue la furcation D-P des 2e molaires.
4. Diagnostic clinique :
L’examen des furcations est un élément indispensable du bilan parodontal.
Il doit être précis car il détermine les décisions thérapeutiques et le pronostic.
Il est réalisé en combinant le sondage parodontal et l’examen radiographique.
• Sondage parodontal :
L’exploration clinique de furcation s’effectue avec une sonde à furcation de Nabers.
L’ampleur de la lésion s’exprime en 3 classes selon la classification de Hamp et call.
Pour les molaires inf : Approche est vestibulaire et linguale de la sonde.
Pour les molaires sup : Abord est vestibulaire + Mésial + Distal.
L’examen des divisions mésiales et distales se fait de préférence par un accès palatin.
• Radiographie :
Perte osseuse forme une zone radio-claire de dimension variable.
Détermination de façon fiable la hauteur de la crête osseuse alvéolaire.
Détermination le nombre et la forme des racines + Leur degré de divergence + Epaisseur de l’espace
desmodontal + Densité osseuse.
5. Aspects thérapeutiques :
• Traitement de la CL I :
Débrider la lésion par un surfaçage radiculaire de la furcation.
Gingivectomie ou gingivoplastie locale peut rendre possible l’élimination de la poche + faciliter le contrôle
de plaque par le patient.
• Traitement de la CL II :
Détartrage + Surfaçage radiculaire.
Traitement chirurgical : (Lors d’une évolution défavorable).
Ostéotomie + Curetage pour éliminer le tissu de granulation.
Surfaçage radiculaire + Remodelage osseux dans l’espace inter-radiculaire.
Tunnelisation : Agrandir l’espace inter-radiculaire pour permettre le passage d’une brossette interdentaire
C’est une technique principalement conseillée au niveau des molaires mandi (Racines divergentes).
Apparition de la carie cémentaire défavorisant le pronostic.
• Traitement de la CL III :
Elles se compliquent souvent d’abcès parodontaux.
Conservation : Est indiquée quand elle est importante soit pour la fonction masticatrice soit comme piliers.
Elle se fait par : Lambeau déplacé apicalement rendant la furcation accessible au nettoyage.
Amputation radiculaire par élimination d’une racine sans atteinte de la partie coronaire.
Hémisection par une section coronaire totale d’une dent (2 moignons coron-radiculaires).
Indication de l’extraction : Support osseux insuffisant au niveau des 2 racines.
Fusion des apex + Furcation trop apicale.
Endodontie impossible sur les racines à conserver.
Contre-indication à la chirurgie parodontale.
Pathologie muco-gingivale :
1. Introduction :
Le complexe muco-gingival comprend les tissus mous du parodonte marginal et joue un rôle de barrière
protectrice du parodonte profond.
Un problème muco-gingivaux est la perte des rapports normaux entre l’entité gingivale et la muqueuse alv.
4. Récession parodontale :
• Pathogénie :
Lors d’une gencive fine, l’épaisseur du tissu conjonctif est réduite entre l’épithélium oral et du sulcus.
L’inflammation bactérienne en détruisant le conjonctif va entrainer une fusion de ces 2 épithéliums.
La jonction de l’épithélium orale et sulculaire laisse le cément partiellement dénudé (Début de récession).
Déplacement apical des tissus marginaux de la dent en exposant la racine à la cavité buccale.
• Etiologies :
Facteurs déclenchants :
Facteur inflammatoire + infectieux : Plaque bactérienne indispensable à l’apparition de la récession.
Inflammation non induite par la plaque bactérienne.
Facteur traumatique : Brossage traumatique + Lésions cervicales non carieuses
Facteurs prédisposants :
Facteurs osseux : Déhiscences + Fenestrations / Table osseuse fines.
Facteurs muco-gingivales : Dimension réduite de la gencive adhérente.
Présence de freins anormaux et brides.
Vestibule peu profond (Gêner le contrôle de la plaque + Rétention alimentaire).
Facteurs dentaires : Malposition dentaire (Principale facteur de risque des récessions).
Facteurs iatrogènes :
Couronnes et soins conservateurs : Rétention de plaque au niveau du joint dento-prothétique.
PAP : Barre linguale est une source de rétraction gingivale (Réaction inflammatoire par la pression).
Chirurgie : Non coaptation des berges d’une incision de décharge en fin de chirurgie.
Orthodontie : Version + Rotation favorisent l’apparition de déhiscence osseuse.
Tabac et alcool : Cause des lyses osseuses plus rapide + plus élevées.
• Classification : Miller.
CL I : Récession n’intéresse qu’une seule face de la dent.
Elle n’attient pas la ligne muco-gingivale + Pas d’atteinte du parodonte interproximal.
Un recouvrement à 100% peut être envisagé.
CL II : Récession n’intéresse qu’une seule face de la dent.
Elle atteint ou dépasse la ligne muco-gingivale + Pas d’atteinte du parodonte interproximal.
Un recouvrement à 100% peut être envisagé.
CL III : Récessions n’intéresse qu’une seule face de la dent.
Elle atteint ou dépasse la ligne muco-gingivale + Présence d’une perte d’attache interproximal.
Seul un recouvrement partiel peut être envisagé.
CL IV : Récession atteint ou dépasse la ligne muco-gingivale.
Intéresse plusieurs faces de la dent.
Aucun recouvrement ne peut être envisagé.
• Attitude thérapeutique :
Il faut tenir compte des motivations du patient + Etiopathogénie + Evolutivité de la lésion.
4 éventualités vont guider nos attitudes :
- Thérapeutique non chirurgicale + Stabilisation de la lésion.
- Recouvrement de la dénudation.
- Prévention de la lésion.
Maladies générales et parodonte de l’enfant :
1. Introduction :
Les tissus parodontaux du jeune enfant sont différents de ceux de l’adulte dans leur aspect et dans leur
résistance au développement des gingivites + parodontites.
L’architecture parodontale de l’enfant est étroitement liée à l’évolution de la dentition.
2. Généralités :
• Définition :
La poche parodontale est l’approfondissement pathologique du sillon gingivo-dentaire par migration
apicale de l’épithélium de jonction avec une destruction du ligament parodontal + de l’os alvéolaire.
Elle diffère de la poche gingivale qui est due à l’accroissement de la gencive en direction coronaire.
• Sondage parodontale :
Il se fait au niveau du sillon gingivo-dentaire sur chaque face de la dent par une sonde parodontale.
Il permet de mesurer :
- Distance du fond du sillon gingivo-dentaire à la jonction émail-cément (Perte d’attache).
- Distance du fon du sillon gingivo-dentaire au bord libre de la gencive (Profondeur de la poche).
- Différence entre ces 2 mesures évalue le degré de récession parodontale.
• Description :
Elle comprend : Paroi molle (Gingivale) : L’aspect gingival est déterminé par le processus inflammatoire.
Paroi dure (Dent) : Peut présenter des érosions cémentaires dans lesquelles le biofilm pénètre et se
minéralise pour constituer le tartre.
Fond : Constitué par les cellules épithéliales saines de l’attache épithéliale résiduelle.
Contenu : Débris alimentaire + Bactéries + Enzymes + Cellules de défense + Fluide gingival…
• Diagnostic positif :
La lésion endo-parodontale associe 2 pathologies distinctes.
Il doit être posé avec précision et attention à partir de l’étiologie et de la pathologie des lésions.
Douleur : Douleur locale lors d’une pathologie pulpaire.
Douleur diffuse lors d’une lésion parodontale.
Œdème : Plus vestibulaire dans la pathologie pulpaire / Plus cervicale dans la parodontopathies.
Vitalité pulpaire : Critère très important pour le diagnostic.
Si la vitalité pulpaire ne semble pas compromise, focaliser surtout sur le côté parodontal.
Suppuration : Lors d’une pathologie pulpaire, elle viendra de la profondeur osseuse par une fistule.
Lors d’une pathologie parodontale, axer la recherche dans les zones cervicales.
Poche parodontale : Lésion parodontale est caractérisée par la formation de la poche parodontale.
Radiographie : Mettre en évidence une carie sous gingivale ou une lésion péri-apicale.
Evaluer la qualité d’un traitement endodontique.
Déterminer les lyses osseuses.
• Diagnostic différentiel :
Abcès gingival : Pas de parodontite (Touche uniquement la gencive marginale).
Kyste parodontal : Rare + Souvent asymptomatique.
Fracture radiculaire verticale : Douleur à la mastication + Abcès à répétition.
Poche parodontale étroite isolée + Apparence d’un halo à la radiographie.
Abcès parodontal / Abcès endodontique.
5. Thérapeutique :
L’efficacité du traitement dépend de la suppression des facteurs étiologiques + de potentiel de réparation
des tissus lésés.
Le pronostic dépend du degré de mobilité + de la sévérité de l’atteinte + de l’étendue + de la lyse osseuse.
CL I : Nécessite un traitement endodontique seul.
CL II : Thérapeutique étiologique associée ou non à des thérapeutiques parodontales chirurgicales.
CL III : Commencer par assainir l’endodonte afin de ne pas compromettre le traitement parodontal.
Lésions parodontales et Occlusion :
1. Introduction :
L’occlusion constitue la « toiture » de notre bouche. Elle doit être synonyme d’équilibre et de bien-être.
Lorsque ces derniers sont rompus, cela peut engendrer des troubles tels que le trauma occlusal.
Le parodonte constitue quant à lui les « fondations » de notre système bucco-dentaire.
L’intérêt est de conserver son intégralité et de garantir sa pérennité.
• Etiologies :
Plusieurs situations peuvent provoquer des désordres occlusaux :
- Contacts prématurés ou les interférences lors des mouvements mandibulaires.
- Bruxisme + Para-fonctions.
- Restaurations en surocclusion + PA ou PC en surocclusion.
- Migrations dentaires à la suite d’édentements non compensés (Egression, version…).
- Mouvements orthodontiques + CL II ou CL III dentaires.
- Absences de calages antérieures (Béance) ou postérieurs (Edentements).
• Classification :
Trauma occlusal primaire : Application excessive d’une force occlusale sur des dents au niveau d’un
parodonte sain.
Trauma occlusal secondaire : Application excessive d’une force occlusale sur des dents ayant un système
d’attache défaillant et un parodonte réduit.
Trauma occlusal direct : Lorsqu’on a un contact dentaire sur le parodonte (Supraclusie incisive par ex).
Action mécanique directement appliquée sur le parodonte superficiel.
Trauma occlusal indirect : Se fait par l’intermédiaire des dents.
La force s’applique sur le parodonte profond.
Trauma de type va-et-vient : (Plus délétère) Des forces intermittentes se produisent dans 2 directions
opposées entrainant un élargissement de l’alvéole + Mobilité importante.
• Subluxation :
Clinique : Pas de déplacement de la dent + Légère mobilité.
Sensibilité à la palpation + percussion.
Saignement sulculaire (Si consultation rapide).
Radiographie : Aucun signe objectivé.
CAT : Nettoyage (Par un sérum physio ou chlorhexidine) + Vérification de l’occlusion.
Contention pendant 2 semaines (Selon le degré de mobilité + Occlusion + Para-fonctions).
• Extrusion :
Clinique : Dent apparait allongée (Inclinée souvent du côté palatin) + Mobilité accrue et saignement.
Sensibilité à la percussion.
Radiographie : Augmentation de l’espace ligamentaire apical (Evalue l’ampleur de déplacement).
Ecarter l’hypothèse d’une fracture radiculaire.
CAT : Réinsérer la dent dans son alvéole après un nettoyage de la racine exposée au sérum physiologique.
Contention semi-rigide en 2 semaines.
Prescription ATB (Contamination parodontale).
Suivi [2 semaines => 4 semaines => 8 semaines => 6 mois => 1an => tous les ans pendant 5ans]
• Intrusion :
Clinique : Dent est déplacée axialement dans l’os alvéolaire + Immobilité dentaire.
Son métallique à la percussion.
Radiographie : Diminution ou absence d’une partie ou tout l’espace ligamentaire apical.
Jonction amélo-cémentaire localisée plus apicalement que sur la dent adjacente.
CAT : Espérer une ré-éruption spontanée (Lors d’une intrusion mineure).
Traction orthodontique ou repositionnement chirurgical (Lors d’une intrusion importante).
Contention pendant 2 semaines + Prescription ATB (Selon le contexte clinique).
Traitement endodontique après une obturation transitoire au CaOH à 3-4 semaines.
Suivi.
• Luxation latérale :
Clinique : Dent déplacée non axialement (Souvent en palatin) + Immobilité dentaire.
Accompagné d’une fracture vestibulaire ou linguale de l’alvéole.
Interférence occlusale par un contact prématuré avec la dent opposée.
Son métallique à la percussion.
Radiographie : Augmentation de l’espace ligamentaire apical.
CAT : Nettoyage la surface radiculaire exposée au sérum physio + Anesthésier + Repositionner la dent.
Contention semi-rigide pendant 4 semaines (Fracture osseuse) + Prescription ATB.
Suivi.
• Fracture amélaire :
Clinique : Eclat d’émail + Dentine non visible + Mobilité normale + Pas de sensibilité à la percussion.
Radiographie : Perte d’émail objectivé (Vérifier l’absence de trauma parodontal ou fracture radiculaire).
CAT : Légère améloplastie et fluoration (Perte d’émail faible) ou restauration composite.
Suivi à 6 semaines => 1an (Idem à toute les fractures sauf fracture radi).
• Fracture radiculaire :
Clinique : Fracture dans un plan horizontal ou diagonal (Impliquant le cément + dentine + pulpe).
Fragment coronaire souvent mobile + Discoloration possible (Grise ou rose).
Sensibilité possible à la percussion + Saignement sulculaire.
Radiographie : Trait de fracture souvent visible.
CAT : Trait au cervical : Extraire fragment coronaire + Traitement endo + Extrusion ortho + Prothèse.
Trait au médian/apical : Nettoyage au sérum physio + Repositionnement du fragment.
Contention semi-rigide (4 semaines si fracture apicale / 4 mois si fracture moyenne).
Suivi : 2 semaines => 4 semaines => 8 semaines => 6 mois => 1an => tous les ans pendant 5ans.
Traitement endodontique en cas de signe de nécrose
Mode de cicatrisation : Favorable : Interposition de tissu dur, de tissu conjonctif ou mixte.
Défavorable : Interposition de tissu de granulation ou ankylose.
4. Atteintes des dents temporaires :
• Spécificités des traumatismes en denture temporaire :
Difficulté à examiner + à prendre en charge (Patient très jeune).
=> Sa coopération va influencer notre décision thérapeutique.
Tests de vitalité sont considérés non fiables / Tests de percussion à interpréter avec précaution.
Répercussions sur les dents définitives.
• Thérapeutiques :
Facteurs influençant : Type de lésion (Luxation, Subluxation…).
Stade physiologique de la dent temporaire.
Coopération de l’enfant.
Indication d’une extraction : Impossibilité de réaliser des thérapeutique adéquate.
Pas de motivation ou de coopération (Surtout pour le suivi).
Complication infectieuse.
Si la conservation engendre des dommages au germe sous-jacent.
Indication de la conservation : Possibilité de réaliser un traitement adéquat.
Coopération du patient (Suivi possible jusqu’à l’éruption de la dent permanente).
Absence de danger pour le germe sous-jacent.
Complication des traumatismes dentaires :
1. Introduction :
Le tissu pulpaire et le tissu parodontal sont les plus concernés par les traumatismes.
La pulpe peut être exposée + son système neuro-vasculaire sévèrement atteint aboutissant parfois à une
nécrose ou une dégénérescence calcique.
Un traumatisme en denture temporaire peut entraîner des séquelles sur les germes successionnelles et sur
les dents temporaires.
• Complications parodontales :
Résorption de surface : Résorptions lacunaires limitées au cément (Non évolutives).
Dues à des lésions localisées au desmodonte + au cément.
On l’observe surtout après une intrusion ou une luxation latérale.
Dent asymptomatique + Tests de vitalité pulpaire sont positifs (Découverte fortuite).
Résorption externe de type inflammatoire :
Caractérisé par des aires lobulaires de résorption de dentine + Cément.
Associées à des modifications importantes du tissu parodontal environnant.
C’est une résorption évolutive nécessitant un traitement approprié.
On l’observe surtout dans les cas d’expulsion.
Ankylose ou résorption de remplacement :
Représente la fusion entre la racine dentaire et l’os alvéolaire par la disparition de l’espace desmo.
Elle peut être réversible si l’atteinte ligamentaire n’atteint pas 20% de la surface totale radiculaire.
C’est une résorption évolutive (Intégrée dans le processus de remodelage osseux).
Souvent observée après une expulsion où le temps extra-alvéolaire a été très long.
Elle est plus fréquente chez le jeune patient que chez l’adulte.
3. Complications des traumatismes en denture temporaire :
• Sur les dents temporaires :
Nécrose pulpaire : Infectieuse par une colonisation bactérienne.
Signe de présomption : Dyschromie coronaire grise.
Signes avérés : Fistule / Image péri-apicale / Arrêt de l’édification radiculaire / Résorption externe.
Résorption externe de surface / Résorption inflammatoire / Résorption interne / Ankylose.
Dyschromie : Jaune : En présence d’une oblitération pulpaire canalaire.
Grise : En cas de nécrose.
Rose : En cas de résorption interne cervicale (Immédiate après une luxation).
2. Pathogénies :
Insuffisance de l’espace rétro-molaire : responsable de l’enclavement ou de l’inclusion.
Impossibilité de la verticalisation de la 3e molaire : Restée coincer sous le collet de la 2e molaire.
Malformation du germe.
• Accidents mécaniques :
Lésion de la face D de la 2e molaire : Mésio-version de la 3e molaire cause une pression sur la 2e molaire.
Apparition d’une lésion carieuse avec ou non une résorption radiculaire.
Ulcération de la muqueuse jugale : Causée par une éruption vestibulaire de la 3e molaire.
Trouble de l’articulé dentaire : Pression d’éruption des 3e molaires donne :
Chevauchement du secteur antérieur + Mésialisation des dents latérales.
Egression dentaire : 3e molaire maxillaire s’agresse en cherchant un contact antagoniste.
Cause une diminution de l’espace inter-arcade nécessaire à l’éruption de la 3e molaire mandibulaire
Fragilisation de l’angle mandibulaire : Dent incluse présente une zone de fragilité de l’angle mandibulaire.
• Accidents muqueux :
Elles se présentent sous formes érythémateuse et siègent dans toute la cavité buccale.
Elles peuvent être à l’origine d’une limitation de l’ouverture + Inflammation diffuse. On a :
Ulcération et gingivo-stomatites + Stomatite odontiasique de Champret.
• Accidents ganglionnaires :
Ils s’accompagnent d’une inflammation ou une infection muqueuse ou cutanée.
Elles concernent surtout les ganglions sous-angulo-mandibulaire + Sous-maxillaires.
Adénites congestives : Augmentation de volume + Sensibles à la palpation + Souples.
Adénites suppurées : Douleurs importantes avec des signes généraux (Fièvre + asthénie).
Devient rénitent + Réaction inflammatoire localisée masque ses contours.
Adénophlegmon : Diffusion aux espaces celluleux adjacents de l’adénite.
Diagnostic différentiel avec une cellulite sous-mylo-hyoïdienne en début d’évolution.
• Accidents sinusiens :
Propagation de l’infection au niveau du sinus maxillaire.
Obstruction nasale + jetage +/- purulent avec cacosmie (Signes unilatérales).
5. Complications post-opératoires :
Complications immédiates :
Douleur + Œdème (Prévenir par une prescription d’anti-inflammatoire).
Emphysème sous-cutané : Passage de l’air dans une région péri-maxillaire à la suite d’une plaie.
Hématome + Hémorragie (Lors d’un patient à risque + Non-respect des conseils post-opératoires).
Accidents infectieux : Alvéolite + Cellulites + Ostéites + Thrombophlébite.
Complications tardives :
Modification du relief alvéolaire.
Troubles de l’occlusion dentaire.
Complications tumorales.
Cellulites cervico-faciales odontogènes :
1. Introduction :
Les cellulites sont des infections des tissus mous, caractérisées par leur localisation, leur sévérité et leur
évolution.
Elles sont considérées comme la 1er complication loco-régionale des foyers infectieux dentaires.
Son évolution est conditionnée par un diagnostic précoce.
• Localisation :
Elle dépend de 4 facteurs : Dent causale + Longueur des racines + Epaisseur de l’os alvéolaire.
+ Relation entre le site de fenestration osseuse et différentes insertions musculaires.
A la mandibule : Cellulite mentonnière (En antérieur).
Cellulite sus ou sous-mylohyoïdienne (Au plancher en regard des dents latérales).
Cellulite génienne basse (Au-dessous de muscle buccinateur).
Cellulite temporo-massétérine (Causant un trismus).
Abcès migrateur de Chrompret (Péricoronarite pus de la 8).
Au maxillaire : Cellulite naso-génienne (Comblement du sillon naso-génienne).
Cellulite labiale supérieure (Muscles délimitant la diffusion).
Cellulite génienne haute.
Abcès sous-périosté (Forme palatine).
3. Formes cliniques :
• Cellulite circonscrite aigue séreuse : (Forme débutante).
C’est une tuméfaction mal-limité + rouge + chaude + douloureuse (Comblement du vestibule).
La peau tendue et lisse (Aucune fluctuation => Pas de collection => Signe de Godet - ).
=> Godet est une empreinte du doigt qui persiste après une pression sur l’endroit de la tuméfaction
Les signes généraux sont minimes voire inexistants.
La gravité de l’infection n’est pas proportionnelle à la dimension de l’œdème.
A la radio, elle reste fruste par rapport à l’ampleur des signes cliniques.
Sans traitement, elle évolue vers la phase de suppuration.
4. Complication :
• Complications locales :
Dyspnée : Complication classique des cellulites diffusant au plancher buccal.
Conséquence de l’œdème oropharyngé + du recul de la base de la langue.
Sa présence indique un traitement d’urgence (Risque d’asphyxie).
Thrombophlébite de la veine faciale : Concerne les cellulites maxillaires.
Résulte d’une propagation hématogène locale de l’infection.
Prévention de cette complication passe par la prescription d’anticoagulants.
• Complications régionales :
Diffusion cervicale ou pharyngée : Evolue rapidement en médiastinite (Infection du médiastin).
S’accompagnent de gangrène + collections thoraciques + troubles respiratoires et cardiaques.
S’accompagnent de signes généraux sévères (Choc septique).
Nécessite le transfert en réanimation.
• Complications à distance :
Emboles septiques : Concerne les patients à risque d’endocardite bactérienne.
Correspondent à une dissémination hématogène.
5. Traitement :
• Traitement médical :
Antibiothérapie : Amoxicilline 1g 2fois/j + Métronidazole 500mg 3fois/j.
En cas d’allergie du pénicilline, Association spiramycine + métronidazole.
Antalgique (Niveau 1 ou 2) + AIS (Forme séreuse).
Antiseptique : Bain de bouche à base de chlorhexidine.
5. Options thérapeutiques :
Abstention : En regard des lésions asymptomatiques + Sans rapport avec une dent.
Traitement endodontique : Préférable lors d’une lésion asymptomatique + En rapport avec une dent.
Enucléation : Exérèse complète de la lésion kystique.
Peut être accompagné d’une extraction dentaire / Traitement endo en pré ou per-opératoire.
Marsupialisation : Ouverture de la poche kystique par une incision et maintenue par une mèche.
Indiqué pour des kystes ayant des rapports avec des structures anatomiques nobles.
Caractéristiques des tumeurs buccaux :
1. Introduction :
Les tumeurs des maxillaires peuvent être qualifiées de problème de santé publique majeur en raison de
leur prévalence et de leur incidence.
Le diagnostic précoce permet un traitement peu onéreux et assure une survie à long terme pour les
tumeurs malignes.
2. Tumeurs bénignes :
• Définition :
Tumeurs bénignes des maxillaires : Ce sont des néoformations odontogènes ou non.
Elle se développe au dépend de la mandibule ou du maxillaire.
Elle présente une évolution lente sans métastases à distance.
Nomenclature : Racine indiquant la nature du tissu + Suffixe « Ome ».
Ex : Ostéome / Chondrome / Myxome…
• Facteurs étiologiques :
De multiple facteurs ont été incriminés comme susceptibles de provoquer un cancer.
Facteurs exogènes : Tabac + Alcool.
Agents alkylants (Carcinogène faible qui se trouve dans certains médicaments (Cyclophosphamide)).
Virus oncogènes tels que EBV qui est lié à l’apparition de Burkitt.
Facteurs endogènes : Carences immunitaire congénitale ou acquise.
• Nomenclature :
Le terme utilisé pour désigner chacune des tumeurs est fait de :
- Nom du tissu + Sarcome : Fibrosarcome / Ostéosarcome.
- Carcinome + Nom du tissu : Carcinome épidermoïde.
• Aspect macroscopique + microscopique :
Macro : Tumeurs mal limitées + non encapsulées + Contours irréguliers.
Envahissent l’organe dans lequel elles ont pris naissance et des organes voisins.
Foyers de nécrose et d’hémorragie sont habituels.
Micro : Les cellules tumorales présentent des caractères anormaux (Cytologiques de malignité) :
- Augmentation de la taille de la cellule.
- Contours irréguliers du noyau + Rapport nucléo-cytoplasmique élevé.
- Hyper-chromatisme + Activité mitotique.
Il existe des tumeurs malignes très régulières sur le plan histologique (Exception).
Aspects évolutifs : Croissance rapide détruisant les tissus voisins.
Elles peuvent infiltrer les parois vasculaires.
Elles ont tendance à récidiver après exérèse + donnent naissance à des métastases.
Evolution en l’absence de traitement précoce se fait en général vers la mort.
2. Histo-pathogénie :
Stade initial de carcinome : Envahissement de l’épithélium de revêtement par les cellules tumorales.
Stade intermédiaire : (Lésion potentiellement malignes) Altérations de surface d’un tissu présentant un
risque d’évoluer en cancer.
Dysplasie + Trouble de prolifération et maturation des cellules épithéliales.
Stade de carcinome invasif : Envahissement des tissus sous-jacent qui sont remplacés par un tissu
épithélial tumoral + conjonctif réactionnel.
Stade de carcinome différencié : Aspect des cellules tumorales se rassemble aux cellules normales.
Métastase : Passage des cellules détachées dans la circulation (Touchant d’autres organes).
3. Facteurs de risque :
Chimiques : Principaux facteurs de risque.
Tabac : Facteur de risque majeur et fortement impliqué dans les cancers oraux.
Contient 55 carcinogènes.
Alcool : (Idem au tabac) Le risque est multiplié en cas de consommation mixte éthylo-tabagique.
Autres facteurs :
Infection à HPV : (Papillomavirus Human) Impact dans les cancers est encore méconnu.
Physiques : Chaleur + UV.
Traumatisme : Causé par des prothèses.
Héréditaires : Xeroderma Pogmentosome (Enfant de la nuit).
4. Formes cliniques :
Formes ulcéro-végétantes : La plus fréquente.
Ulcération de taille variable + arrondie + irrégulière.
Bords taillés à pic vers l’intérieur, surélevés ou éversés.
Aspect granuleux et végétants (Parfois hémorragiques).
Aspect de la muqueuse de recouvrement anormale + irrégulier (Différencier avec la tumeur bénigne).
Fond au-dessus de la muqueuse voisine + Saignement du fond au contact.
Induration de la base lors de la palpation.
Muqueuse voisine érythémateuse et atrophique.
Forme ulcéreuse :
Ressemble à l’aphte mais avec un aspect plus sale.
Présente même aspect que la forme ulcéro-végétante.
Non traumatique (Persiste après l’élimination de traumatique).
Fond au même plan ou creusé par rapport à la muqueuse voisine.
Forme végétante :
Masse verruqueuse avec des projections rougeâtres ou blanchâtres + Induration à la base.
Autres formes :
Forme ulcéreuse atypique / Forme fissuraire (Dans les plis du plancher).
Forme en nappe superficielle (Absence d’induration).
Forme non-ulcérés : Découvertes au stade invasif profond.
5. Formes topographiques :
Langue : 30 à 50%.
Bord latéral + Face inférieure de la langue : Plus fréquente.
Pelvi lingual : Gêne à la mobilité + Latérodéviation du côté atteint lors de la propulsion (Pronostic négatif).
Face dorsale latérale.
Base de la langue : Cancer de l’oropharynx (Pronostic négatif).
Lèvres : 25%.
Touchant surtout la lèvre inférieure + Causée surtout par les UV.
Secondaire à une chéilite actinique ou candidose kératosique.
Plancher : 15% (Plus facile à dépister).
Douleur postérieure lors de la déglutition.
Envahissement de la langue + Glande sous-mandibulaire + Os mandibulaire.
Autres formes :
Joues + muqueuses vestibulaires : Sur un lichen plan ou kératose.
Palais : Sur un lichen plan.
Gencive : Envahissement d’os alvéolaire + basale + sinus + vestibule…
6. Diagnostic et pronostic :
Exploration du patient :
Anamnèse : Recherche de facteurs de risques + Antécédents d’un cancer oral.
Histoire de la lésion buccale (Date d’apparition + symptomatologie associée).
Examen clinique + histologique : Une biopsie permet de différencier avec :
Ulcération traumatique + Aphte géante + Gomme syphilitique + Ulcération tuberculeuse.
Suspicion d’une lésion qui ne disparait pas après l’élimination du facteur étiologique.
Bilan d’extension : (Local et à distance) Clinique + paraclinique.
Examen des chaines ganglionnaires cervicales.
Conduite à tenir :
Face à une lésion présentant des caractéristiques cliniques d’un carcinome épidermoïde, le praticien devra
orienter son patient vers un service spécialisé.
Une biopsie ne doit pas être réalisée par le praticien.
Pronostic :
Dépend : Degré de différentiation + Siège + Taille + Age + Etat général.
Il s’aggrave avec un retard diagnostique (Examen clinique rigoureux).
Manifestations orales des hémopathies :
1. Introduction :
Les manifestations buccales des hémopathies n’ont aucun caractère pathognomonique.
Elles devront être replacées dans leur contexte clinique et surtout biologique.
C’est le laboratoire qui permet le diagnostic des hémopathies.
2. Hémopathies bénignes :
• Neutropénie :
Définition : Défaut de production des polynucléaires au niveau de la moelle osseuse soit une destruction
excessive.
Causée par une affection héréditaire / Médicaments (Amidopyrine…) / Radio ou chimiothérapie…
Neutropénie sévère + Agranulocytose :
Signes généraux : Fièvre + Malaises…
Signes buccaux : Ulcérations à fond nécrotique grisâtre à bord plats + Pourtour érythémateux.
Douleur + Dysphagie + Sialorrhée.
Neutropénie cyclique : Diminution brutale des PN lors des poussées.
Signes généraux : Fièvre + Malaises + Adénopathies.
Signes buccaux : Ulcérations de types aphtoïdes à guérison spontanée.
Traitement : ATB + Antifongique + Stimulation de la prolifération + différentiation des PN.
• Anémies :
Définition : Diminution du taux d’hémoglobine en dessous de 13g/dL chez l’adulte / 12g/dL chez la femme.
Anémies sidéropéniques : Signes généraux : Pâleur + Chute de chevaux + Ongles striés fragiles.
Signes buccaux : Exfoliation de la langue + Douleur au contact des aliments.
Perlèches des commissures + Erythème à aspect atrophique.
Sensation d’arrêt du bol alimentaire (Striction de l’œsophage à la radio).
Anémies mégaloblastiques : Anémie de Biermer (Carence en Vit B12) + Anémie par carence en Vit B9.
Signes buccaux : Paresthésie buccale + Sensation de brulures de la langue.
Glossite de Hunter (Langue dépapillée avec un aspect brillant).
Plaques érythémateuses mal-limitées sur les lèvres.
• Maladie de Fanconi :
C’est une maladie autosomique rare qui se caractérise par une aplasie médullaire d’apparition progressive,
accompagnée avec des malformations congénitales.
Les patients atteints de cette maladie sont prédisposés à développer des tumeurs.
Manifestations buccales : Dyschromies + Alvéolyse diffuse entrainant une expulsion des dents.
3. Syndromes hémorragiques :
Thrombopathies : Tache purpurique + Gingivorragie.
Ecchymose + Hématome.
Anomalies de coagulation (Hémophilie) : S’agit d’un déficit de facteur VIII (Pour la forme A) ou le facteur
IX (Pour la forme B).
Hémorragie de la cavité buccale après morsure de la langue + joue ou déchirure d’un frein…
Hématome dans le plancher buccal ou à la base de la langue.
Purpura + Ecchymose.
4. Hémopathies malignes :
• Leucémies aigues :
C’est une prolifération dans la moelle osseuse de précurseurs des cellules non-mature avec diminution
des cellules normales donnant une insuffisance médullaire.
Manifestation buccale : Pâleur cutanéo-muqueuse.
Gingivite nécrotique + Hypertrophique / Gingivorragies.
Ecchymoses (Bleus).
• Syndromes myéloprolifératifs :
Prolifération anormale et incontrôlée de plusieurs lignées sans anomalie de maturation.
Leucémie myéloïde chronique : Lésions buccales sont peu fréquentes.
Maladie de Vaquez : Atteinte de la lignée érythrocytaire avec un taux d’hémoglobine sup à 18 g/L.
On constate une muqueuse buccale rouge.
• Lymphomes :
Lymphomes non-hodgkinien : Tuméfaction indolore des ganglions.
Nodules sous-muqueuses non-douloureux.
Dents mobiles présentant des lyses osseuses importantes.
Lymphome de Burkitt : Tumeur ostéolytiques des maxillaires.
Mobilité + Chute dentaire.
Tuméfaction gingivale généralisée.
• Myélome et plasmocytome :
Ce sont des maladies de la moelle osseuse dues à l’accumulation anormale de plasmocytes.
Manifestations buccales : Lésions osseuses des maxillaires ressemblant à des kystes.
Résorptions dentaires.
• Amyloïdose buccale :
C’est un vaste groupe de maladie protéinopathie qui peut coexister avec une maladie de Hodgkin.
Manifestations buccales : Hypertrophie de la langue qui déborde hors des arcades dentaires.
Macrochéilie inférieure.
• Histiocytose langerhansienne :
Granulome éosinophile : Ostéolyse alvéolaire plus ou moins étendue avec une atteinte gingivale.
Syndrome de Hand-Schuller-Christian.
Maladie de Letterer-Siwe : Lésions osseuses maxillaires avec envahissement gingival.
Expulsion des germes dentaires temporaires et des follicules des dents permanentes.
• Modalités d’irradiation :
Dose totale : Lorsque la dose seuil est dépassée, le risque de lésions des tissus sains augmente.
Fractionnement : Diminution de la dose par séance va permettre de réduire le risque de complication
tardive + sans influencer le contrôle tumoral.
Durée totale du traitement : Joue un rôle mineur sur le risque de lésions tardives.
Volume irradié : Il existe 2 types d’organes :
Organes dits « En série » : Il suffit de dépasser la dose-seuil dans un faible volume pour provoquer
une complication (Ex : Moelle épinière).
Organes dits « En parallèle » : Tolérance à l’irradiation est faible si tout l’organe est irradié.
Des doses importantes peuvent être délivrées dans des volumes limités (Ex Glande parotide)
• Atteintes vasculaires :
La grande partie des lésions tardives est due à un trouble de la vascularisation.
Sclérose vasculaire : Diminution de la vascularisation osseuse.
Ischémie transitoire ou définitive + Thromboses fibreuses.
Réduction de la densité du réseau vasculaire : Capillaires sont lésés dès la dose de 40 Gy.
• Atteintes cutanées :
Epilation temporaire et définitive : Diminution des poils.
Erythème : Résulte de la congestion des vaisseaux du derme.
Epidermite sèche : (Radiodermite du 1er degré) Peau sèche avec desquamation fine + Prurit.
Epidermite exsudative : Chute de l’épiderme avec une mise à nu des vaisseaux du derme.
Pigmentation et desquamation de la peau.
• Hyposialie / Xérostomie :
La muqueuse devient sèche et prend un aspect dépoli (Dépôts blanchâtres de cellules desquamées).
Difficultés de mastication + de déglutition + de phonation.
Sensations de brûlures et de douleurs (Bouche sèche) + Dysgueusie (Altération de la gustation).
Mauvaise tenue de leur appareil amovible + Candidose buccale opportuniste.
Risque accru de carie et de parodontopathies.
• Caries post-radiques :
Caries multiples du collet à progression rapide (Dent d’ébène).
Secondaire à une hyposialie + modification de la flore buccale + limitation de l’ouverture buccale.
• Lésions tumorales :
Sarcome de Kaposi : Macule érythémateuse qui devient progressivement violacée.
Pas de topographie prédominante (Fréquemment palatin).
Lymphome non-hodgkinien : Ulcérations et abcès résistants aux traitements habituels.
Présence d’une atteinte ganglionnaire + atteinte osseuse (Parfois).
• Autres manifestations :
Lymphome non-hodgkinien : Lésions produisant dans l’os + provoquant un gonflement.
Carcinome buccal : Cirrhose du foie peut présenter un facteur de risque pour les cancers oraux.
Purpura thrombopénique auto-immun : Maladie bénigne du sang qui se traduit par une baisse anormale
du nombre de plaquettes de sang.
Elle se traduit par l’apparition d’épistaxis + gingivorragies + bulles hémorragiques.
Pemphigus : Perte de la cohésion des kératocytes provoquant une augmentation d’épaisseur de l’épith.
2. Pigmentations iatrogènes :
Pigmentations métalliques :
Intoxications médicamenteuses ou professionnelles par les métaux sont devenues rares.
Les incrustations muqueuses sont définitives et ne nécessitent aucun traitement.
Intoxication par le plomb : Stomatite érythémateuse diffuse + Liseré de Burton (Gencive grise à bleue).
Coloration due au dépôt de sulfure métallique dans la muqueuse gingivale.
Intoxication par le cuivre : Lésions muqueuses analogues mais de coloration verdâtre.
Intoxication par l’argent : D’origine professionnelles (Soudeurs…) ou médicamenteuse (Gouttes nasales…)
Incrustation de particules d’amalgames d’argent lors de soins dentaire réalise un tatouage grisâtre.
Pigmentations non-métalliques : Médicaments.
Antipaludéens de synthèse : Indiqués dans le traitement du lupus ou de la polyarthrite rhumatoïde…
Pigmentation de couleur jaune-brun à gris ou noir.
Zidovudine : (Antirétrovirale) Utilisée au cours de l’infection à VIH
Pigmentation de couleur brune.
4. Stomatites allergiques :
Allergie de contact :
Plage érythémateuse avec sensation de brûlure puis œdémateuse.
Elles peuvent se couvrir secondairement de vésicules laissant rapidement place à des érosions.
Elles peuvent être causées par : Résines, métaux…
Urticaire :
Lésions érythémateuses et œdémateuses avec des brûlures.
Elles siègent principalement sur les faces internes des joues + Palais + Voile + Langue ou lèvres.
Elles peuvent être causées par : Médicaments, aliments, agents infectieux, mycosiques….
Un traitement antihistaminique peut accélérer la régression des lésions.
Œdème de Quincke :
Il réalise une tuméfaction avec une sensation de tension.
L’atteinte buccale concerne les lèvres + Langue + Plancher buccal + Muqueuse de recouvrement…
Pronostic vital est dominé par une atteinte laryngée.
2. Facteurs favorisants :
Diabète : L’augmentation des carbohydrates favorise l’adhésion des Candida à l’épithélium.
Dénutrition + Hypovitaminose : Réduction des défenses et de l’intégrité des muqueuses orales.
Immunodéficience + VIH.
Cancer : Chimiothérapie et radiothérapie induisent des mucites (Neutropénie prolongée favorise
l’apparition de ces lésions).
Antibiothérapie à spectre large : Antibiothérapie réduit les bactéries commensales au profit du Candida.
Certains médicaments : Corticothérapie + Immunosuppresseurs génèrent une perturbation la flore orale.
Hyposialie / Asialie : Réduction du flux salivaire contenant des agents antifongiques favorise la candidose.
Grossesse : Modification hormonale.
Port de prothèses : Port prolongé avec une mauvaise hygiène réduit l’effet salivaire + permet au Candida
d’adhérer aux surfaces de résines.
Diminution de la DVO.
Tabac + Tic de léchage.
3. Formes cliniques :
• Signes généraux :
Candidose est généralement asymptomatique.
Le patient présente : Sensation de sécheresse buccale dans les stades initiaux des candidoses aigues.
Douleurs de type cuisson associée à un goût métallique.
Gène à la mastication voire une dysphagie (Diminuent au bout de 2 à 3j).
• Candidose chronique :
Formes diffuses : Muguet résistant au traitement et évoluant par poussées.
Transformation des taches blanchâtres en kératoses attachés à la muqueuse.
Diminution considérable de l’érythème sauf en cas d’alimentation riche en hydrates de carbone.
Formes en foyer :
Perlèche : Chéilite angulaire érythémateuse (Bilatérale + Récidivante).
Situé au niveau du pli commissural avec extension vers la zone rétro-commissurale.
Présence de squames jaunâtres sur une peau érythémateuse.
Glossite losangique médiane : Généralement asymptomatique (Découverte fortuite).
Elle se situe dans la zone médiane dépapillée en avant du V lingual.
Erythème losangique, lisse ou mamelonnée.
Plage érythémateuse palatine « En miroir » (Ouranite).
Candidose sous prothétique : 70% sont des porteurs de prothèse de nuit avec une mauvaise hygiène.
Type 1 : Plages érythémateuses + Empreinte de la prothèse.
Type 2 : Erythème diffuse.
Type 3 : Ouranite candidosique (Hyperplasie papillaire).
Forme hyperplasique : C’est la seule forme nécessitant une biopsie (Lésion pseudo-tumoral).
Lésion blanche surélevée + adhérente.
Localisée surtout au niveau de la face interne des joues dans la zone rétro-commissurale.
Langue noire villeuse : Il s’agit d’une oxydation des papilles filiformes de la face dorsale de la langue avec
une hyper-kératinisation.
• Diagnostic différentiel :
Matéria alba : Problème dans la muqueuse buccale qui s’élimine sans laisser un érythème en dessous.
Kératose : Lésions blanchâtres attaché à la muqueuse.
Langue géographique : Zones de papilles jeunes rouges bourgeonnantes + des papilles vieilles.
Lichen plan : Lésion potentiellement maligne.
5. Traitement :
Le 1er objectif consiste à supprimer ou moduler les facteurs de risque.
Prescription locale : Sous forme de gel par ex.
Polyènes : Agissent sur la membrane plasmique des Candida en diminuant la perméabilité membranaire.
Ex : Amphotéricine B (Spectre antifongique large).
Miconazole : A une action locale sur les candidoses.
Présente plusieurs interactions médicamenteuses (AVK + Hypoglycémiants + Femme enceinte…)
Effets indésirables : Diarrhées + Nausées + Hallucinations.
Prescription systémique :
Lors des lésions muqueuses étendues + inaccessibles au traitement local qui surviennent dans un contexte
de déficit immunitaire.
Utilisée en 2e intention ou adjuvant au traitement local.
Fluconazole.
Kétoconazole : (- efficace) A des effets indésirables (Toxicité hépatique + rénale + hématologique).
Etiopathogénie des anomalies orthodontiques :
1. Introduction :
L’étiopathogénie est définie comme la recherche des mécanismes causales des maladies.
Ce qui permettra de pouvoir traiter les effets en fonction de l’étiologie.
On distingue 2 types de causes :
Causes primaires : Facteurs héréditaires + congénitaux (Au cours de l’embryogénèse).
Causes secondaires : Causes acquises apparaissant après la naissance.
• Anomalies dentaires :
DDM : Hérédité croisée.
Incoordination entre les dimensions des mâchoires + des dents.
Agénésies : Transmises par hérédité + Liées à certains syndromes.
Inclusion : DDM par macrodontie relative.
Présence de dents surnuméraires.
Traumatismes dentaires (Dents lactéales).
Anomalies de développement des germes dentaires.
Dysfonctions oro-faciales
1. Introduction :
La plupart des fonctions oro-faciales (Respiration, déglutition, phonation…) participent au développement
de la face et l’établissement de l’occlusion.
Tout déséquilibre + toute dysfonction va retentir sur la morphogenèse et peut entrainer des déformations
osseuses et des anomalies de position des dents.
2. Ventilation pathologique :
Définition :
C’est une ventilation réalisée exclusivement ou partiellement par la bouche.
La langue restera en position basse et avancée pour laisser le passage à l’air.
Etiologie :
Obstructions nasales chroniques : Rhinites chroniques + Présence d’un corps étranger nasal.
Anomalies architecturales (Problème au niveau de la valve nasale par ex).
Processus tumoraux (Papillome ou fibrome) + Séquelles obstructives post-chirurgicales.
Infections de voies respiratoires.
Troubles sécrétoires : Hyper ou hypo-sécrétion nasale.
Inflammations chroniques amygdaliennes.
Conséquences :
Sur le bon développement des autres fonctions : Déglutition + Phonation.
Sur les tissus mous : Adaptation posturale des muscles de l’enveloppe faciale.
Sur la posture céphalique : Rétro-gnathisme mandibulaire + Ouverture de l’angle mandibulaire
+ Augmentation de la hauteur de l’étage inférieur de la face.
Atteintes morphogénétiques : Sous-développement de l’étage maxillaire dans le sens transversal à cause
du manque de pneumatisation sinusienne.
Sur la position des dents : A cause des jeux musculaires modifiés et manque de place au maxillaire.
Retentissements d’ordre médical : Troubles du sommeil (Présence des cernes).
3. Déglutition atypique :
Définition :
C’est une déglutition de type succion caractérisée par un contact entre la langue et les lèvres.
Elle implique une interposition linguale entre les arcades dentaires maxillaires + mandibulaires.
Elle n’est jamais isolée. Elle s’intègre dans un cadre dysfonctionnel oro-facial.
Etiologie :
Posture linguale anormale + Taille du frein lingual court + Mobilité lingual réduite.
Hypertrophies amygdaliennes + Obstructions des voies aériennes sup par infection chronique (Fréquent).
Obstacles anatomiques (Etroitesse maxillaire et malposition dentaire).
Origine génétique (Acquisition d’un comportement inné).
Maturation retardée + Comportement infantile dû à un trouble psychologique.
Conséquences :
Interposition postérieure :
En transversal : Absence d’appui au palais (Absence de stimulation suturale maxillaire).
Déséquilibres des pressions musculaires (Donne une étroitesse maxillaire).
En vertical : Infra-alvéolie molaire + Insuffisance verticale de l’étage inférieure.
En sagittal : Rétromandibulie fonctionnelle (Manque de sollicitation musculaire).
Verrouillage de la croissance mandibulaire (Par interposition de la lèvre inf derrière les I sup)
Déséquilibre labio-lingual aboutissant à une palato-version des incisives maxillaires.
Interposition antérieure :
En transversal : Etroitesse de l’arcade maxillaire par défaut d’appui contre le palais.
En vertical : Infraclusion du secteur incisivo-canin + Béance labiale.
Rotation postérieure mandibulaire (Hyper-divergence).
En sagittal : Proalvéolie des incisives maxillaires (Hypotonie labiale supérieure).
Rétroalvéolie des incisives mandibulaires (Hypertonie labiale inférieure).
4. Anomalies de la phonation :
Définition et étiologie :
Une phonation correcte nécessite une normalité des structures impliquées dans cette fonction.
Elles sont dues à : Des phénomènes de dyslalie + Contacts anormaux entre la langue et les incisives.
Environnement + Apprentissage.
Fentes labiales et palatines + Malocclusions dentaires (Infraclusion ant).
Anomalies linguales (Retard de maturation, macroglossie, frein lingual court).
Conséquences :
Pas d’incidence sur la croissance des structures en raison de la courte durée d’action de la langue + lèvres
sur les tissus environnants.
5. Mastication dysfonctionnelle :
Définition et étiologie :
Elle est dysfonctionnelle lorsqu’elle est unilatérale stricte ou elle suit une trajectoire verticale.
Elle est qualifiée de verticale bilatérale lors de cycles masticatoires très étroits (Peu de mouvements de
diduction mandibulaire + ouverture/fermeture).
Conséquences :
Elle favorise les blocages occlusaux et la rétrognathie mandibulaire (Verrouillage occlusal).
Manques de sollicitation de la croissance transversale du maxillaire (Pauvreté des mouvements).
Mastication unilatérale dominante provoque à long terme une croissance maxillo-mandi asymétrique.
Dysharmonie dento-maxillaire :
1. Introduction:
La dysharmonie dento-maxillaire est une disproportion entre :
Contenu : Ensemble des diamètres mésio-distales des dents.
Contenant : Périmètre de l’arcade.
Elle présente 2 formes cliniques : Macrodontie relative (Chevauchement)
+ Microdontie relative (Diastème).
• Signes cliniques :
Signes exo-buccaux : Pas de préjudice particulier au repos.
Chevauchement dentaire inesthétique au sourire.
Signes faciaux de l’anomalie basale(Signes selon la classe d’Angle).
Signes endo-buccaux :
En denture temporaire : Absence du diastème de Bogue et des espaces simiens.
Présence des chevauchements dentaires.
En denture mixte : Rhizalyse prématurée des incisives lactéales.
Expulsion unilatérale d’une canine temporaire lors de l’évolution d’une incisive permanente.
Chute de la 2emolaire temporaire lors de l’éruption de la dent de 6ans.
Version corono-distale exagérées des incisives latérales permanentes (Signe de Quinteron).
En denture adolescente : Evolution vestibulaire des canines permanentes.
Inclusion vestibulaire ou palatine des canines permanentes.
Evolution des 1eret 2eprémolaires en vestibulo ou palato-position.
En denture adulte : Encombrement incisif avec une dénudation parodontale.
Vestibulo-version des incisives avec absence de diastèmes.
Malposition et rotation des dents multiples.
Canine ou la 8 incluse.
Courbe de Spee exagérée.
=> Accompagnée des problèmes parodontaux + occlusaux + articulaires.
• Signes radiologiques :
Panoramique :
En denture mixte + adolescente : Image en bouquet de fleur des germes des C + PM.
Résorption précoce des racines des 2emolaires temporaires causée par une évolution trop mésialée
de la 1ermolaire permanente.
Image en escalier des germes des 6 + 7 + 8.
Signe de Quinteron(Causée par l’inclusion de la canine).
Présence d’obstacles (Dents surnuméraires + Kystes…).
En denture adulte : Présence d’inclusion dentaire.
Chevauchement des images des dents.
Perte osseuse + Présence des poches parodontales.
Téléradiographie :
Vestibulo-version exagérée des incisifs inférieures.
Image de la canine dans la symphyse.
Superposition des germes (Image en escalier).
Espace réduit pour l’évolution des 7 et des 8.
4. Evaluation de la DDM :
L’analyse d’une DDM comporte :
Estimation qualitative : Grâce à l’étude des signes cliniques et radiographiques.
Estimation quantitative : C’est la mesure du déficit d’espace qui s’effectue classiquement à la mandibule.
Deux paramètres doivent être évaluées : Espace disponible + Espace nécessaire.
En denture mixte :
Espace disponible ED : Il faut prendre en considération l’espace de dérivé mésiale (Lee Way).
ED = Périmètre d’arcade –Lee Way (0,9mm en hémi-maxillaire / 1,7mmen hémi-mandi).
Espace nécessaire : Dents évoluées : Avec un compas à pointes sèches.
Dents non-évoluées : Diamètre évalué sur clichés radiologiques (Téléradio par ex).
En denture permanente :
Espace disponible : (Méthode de Nance) Un fil de laiton disposé sur le moulage au niveau des points
de contact définissant le périmètre d’arcade (sans tenir compte de malpositions individuelles).
Ce fil est mis à plat sur un double décimètre + valeur trouvée est notée sur une fiche.
Espace nécessaire : Sur moulage à l’aide d’un coupas à points sèches.
On note la somme des diamètres M-D des dents.
Les anomalies de CL II :
1. Introduction :
Ce sont des anomalies caractérisées par un décalage sagittal des bases osseuses.
Elles définissent un rapport trop mésialé du maxillaire par rapport à la mandibule.
Elles représentent la plus grande partie des anomalies traitées en ODF.
Elles sont indissociables des anomalies verticales + transversales.
• Signes fonctionnels :
Ventilation souvent buccale (Brachy-maxillie) + Posture linguale basse.
Trouble phonatoire (Mauvais appui de la langue).
Syndrome de mastication unilatérale.
Déglutition dysfonctionnelle (Béance antérieure + Posture linguale basse).
• Diagnostic différentiel :
Pro-glissement mandibulaire.
Anomalies alvéolaires (Rétroalvéolie supérieure ou proalvéolie inférieure).
Macro-génie (Hyper-développement de la saillie mentonnière).
3. Formes cliniques :
Pro-glissement mandibulaire : Elle détermine une malocclusion de CL III en ICM.
Associé à : Rétroalvéolie supérieure + Proalvéolie inférieure.
Prématurités dues à des canines temporaires non abrasées.
Amygdales hypertrophiques provoquant une avancée de la langue.
En RC, les molaires se retrouvent en relations de CL I et les incisives en bout à bout.
=> Manœuvre de Nevrezé.
Il n’évolue pas en CL III squelettique.
Prognathie mandibulaire vraie : Causée par un excès de croissance mandibulaire.
Confirmé par une analyse céphalométrique (SNB augmenté + SNA normale).
Elle peut être associée à une latérognathie (Croissance asymétrique).
On peut avoir (Sans pro-glissement) :
Prognathie avec excès de croissance verticale.
Prognathie avec excès de croissance horizontale.
Brachygnathie supérieure : Causée par une insuffisance de croissance maxillaire.
Lors de la céphalométrie, l’angle SNA et la longueur maxillaire sont diminués
Brachygnathie + pro-glissement mandibulaire : Relations de CL III en ICM / de CL I en RC.
Présence de facettes d’abrasion sur les faces V des incisives inférieures.
Brachygnathie sans pro-glissement.
Formes mixtes : (Plus grave) Dysmorphoses associées du maxillaire + de la mandibule.
CL III liées à des syndromes malformatif :
Syndrome de Crouzon / Cranio-facio-sténose / Fentes labio-alvéolo-palatines / Trisomie 21….
• Endoalvéolie maxillaire :
Formes cliniques :
Endoalvéolie symétrique : Avec une linguocclusion unilatérale + Latérodéviation est de règle (Fréquente).
Avec une linguocclusion bilatérale sans latérodéviation (Sauf cas exceptionnel).
Endoalvéolie asymétrique : Linguocclusion unilatérale sans latérodéviation.
Endoalvéolie symétrique avec linguocclusion unilatérale + latérodéviation :
Signes exo-buccaux : Déviation du menton d’un côté lors un serrement des dents.
Signes endo-buccaux :
En denture temporaire : Occlusion croisée unilatérale peut s’observer après le suçage du pouce.
En denture mixte : Défaut d’abrasion des canines de lait.
Défaut d’abrasion des cuspides L sup + V inf des dents tempo au secteur inversé.
Arcade mandibulaire normale.
En repos : coïncidence des points inter-incisifs (Signe pathognomonique).
Déviation du point inter-incisif inférieure au cours du chemin de fermeture.
En ICM : Non-coïncidence des milieux incisifs + Linguocclusion unilatéral du côté dévié.
Signes radiologiques : Téléradio axiale : Symétrie de la mandibule.
Signes fonctionnels : Déglutition atypique (Arcades non-serrées).
Situation basse de la langue en posture habituelle.
Diagnostic différentiel : Latéroglissement dû à des prématurités occlusales.
Conséquence à long terme : Latérodéviation par une endoalvéolie maxillaire provoque des facettes
d’abrasion atypique au niveau des dents permanentes conduisant à des contacts non-travaillants.
• Latérognathie :
C’est une anomalie basale grave caractérisée par une asymétrise de forme de la mandibule.
Signes cliniques :
Signes exo-buccaux : Retentissement esthétique important (Asymétrie faciale perceptible).
Signes endo-buccaux : Occlusion inversée unilatérale.
Milieux incisifs sont déviés en ICM + RC (Pas de pro-glissement).
Signes radiologiques :
Téléradio de profil : Non-coïncidence des hémi-mandibules (Droites + Gauches).
Téléradio axiale : Asymétrie de la forme mandibulaire + Asymétrie de situation des cavités glénoïdes.
Les anomalies du sens vertical :
1. Introduction :
La dimension verticale est une composante essentielle des dysmorphoses.
Elle est étroitement liée aux phénomènes de croissance + au contexte musculaire du sujet.
Sa gestion est un élément primordial dans le traitement des anomalies sagittales dont elle conditionne le
succès esthétique + fonctionnel + stabilité.
2. Hyper-divergence mandibulaire :
• Signes cliniques :
Signes exo-buccaux :
Face : Visage allongé ou domine la dimension verticale.
Déséquilibre des étages de la face par augmentation de l’étage inférieur.
Effacement des plis faciaux (Effacement du sillon labio-mentonnier).
Inocclusion labiale (Fermeture labiale forcée).
Signes de ventilation buccale (Cernes + Pâleur + sécheresses des lèvres…).
Profil : Déséquilibres entre la face postérieure + face antérieure.
Augmentation de la hauteur faciale antéro-inférieure par rapport à la hauteur faciale post.
Augmentation de l’inclinaison du plan mandibulaire.
Angle goniaque est ouvert.
Signes endo-buccaux :
Forme de maxillaire en V + Voûte palatine profonde.
Espace libre diminué (En moyenne 1,1mm).
Occlusion incisive est variable (En fonction de compensation alvéolaire) :
Béance : Classiquement chez l’hyper-divergent + Recouvrement diminué.
Supraclusion : Compensation alvéolaire mandibulaire (Egression des incisives mandi).
• Signes fonctionnels :
Troubles ventilatoires (Ventilation buccale) + Troubles phonatoires (Rhinolalie).
Langue basse et volumineuse (Macroglossie) + Déglutition atypique + Para-fonction de type succion.
Hypotonicité musculaire peauciers (Sollicitation importante de l’orbiculaire inf + muscule mentonnier).
Hypo-développement des muscles élévateurs (Masséter étroit inséré postérieurement).
• Signes radiologiques :
Téléradio de profil : Caractères structuraux de la rotation postérieure mandibulaire :
Col du condyle fin + orienté vers l’arrière.
Angle mandibulaire ouvert + canal mandibulaire rectiligne.
Echancrure pré-goniaque marquée.
Symphyse mentonnière fine avec une corticale sous-symphysaire mince.
Angle inter-incisif + Angle inter-molaire sont fermés.
Diminution de l’étage inférieure de la face.
3. Hypo-divergence mandibulaire :
• Signes cliniques :
Signes exo-buccaux :
Dominé par la diminution de la dimension verticale antérieure.
Face : Diminution de l’étage inférieur.
Accentuation des plus faciaux (Surtout labio-mentonnier).
Occlusion labiale exagérée + Base du nez large.
Profil : Profil concave avec des lèvres fines.
Face postérieure bien développée dans le sens vertical par rapport à la face antérieure.
Menton marqué + Angle goniaque marqué.
Signes endo-buccaux :
Voûte palatine large + relativement plate.
Rapports de CL II fréquent + Espace libre augmenté.
Supraclusion incisive (Béance en cas d’une para-fonction).
Courbe d’occlusion accentué à la mandibule.
• Signes fonctionnels :
Posture céphalique en flexion.
Forte activité des muscles élévateurs lors ICM (Temporal antérieur + masséter).
Tonicité labiale importante + Langue en position haute + postérieure.
• Signes radiologiques :
Téléradio de profil : Caractères structuraux associés à la rotation antérieure mandibulaire :
Condyle trapu + orienté en avant.
Angle mandibulaire fermé + Canal mandibulaire courbé.
Convexité du bord inférieur de la mandibule.
Symphyse mentonnière épaisse avec une corticale sous-symphysaire épaisse.
Angle inter-incisif + inter-molaire postérieur sont ouverts.
Augmentation de l’étage inférieur de la face.
• Supraclusion incisive :
Souvent associée à une hypo-divergence mandibulaire (Peut être chez l’hyper-divergent).
Signes exo-buccaux : Peu ou pas de retentissement esthétique.
Occlusion labiale habituelle + Eversion de la lèvre inférieure.
Sillon labio-mentonnier accentué.
=> Origine alvéolaire : Le bord libre supérieur est trop bas par rapport au stomion.
=> Origine basale : Etage inférieure de la face est diminué.
Signes endo-buccaux : Recouvrement incisif excessif.
Abrasion prématurée des bords libres des incisives inférieures.
Courbe de Spee augmentée.
=> 4 Types des rapports entres incisives : Contact cingulaire.
Contact des bords libres inférieures avec la muqueuse palatine (Ulcération).
Linguo-version des incisives inférieures (Classe II div 2).
Contact des bords libres supérieures avec la muqueuse vestibulaire.
2. Terminologie :
Définition des interférences occlusales :
Elles sont considérées comme un obstacle dentaire limitant ou déviant les mouvements mandibulaires de
translation (Diduction ou propulsion).
Elles peuvent être soit un contact prématuré sur le chemin de fermeture soit un contact postérieur
pendant l’incision, propulsion ou diduction en fonction canine.
Définition d’une prématurité occlusale :
Elle est définie comme le 1er contact interdentaire qui se produit sur le chemin de fermeture lorsque les
ATM sont maintenues en relation centrée.
Elle concerne les mouvements d’élévation et non pas de translation.