SMP RMP
SMP RMP
Les fours à arc sont alimentés en courant alternatif ou en courant continu Compte tenu de la
puissance mise en jeu, ils sont généralement alimentés à partir d’un réseau haute tension au
moyenne tension. A l’origine, le four à arc était utilisé essentiellement pour la production de
tous types des aciers car il permet non seulement d’atteindre des températures élevées
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
(supérieur à 1650°C), mais aussi de réaliser un affinage sur mesure en assurant au choix une
atmosphère oxydante et/ou réductrice
Le four à arc est un système électrothermique utilisant l’énergie fournie par un arc électrique
pour chauffer une charge .Les fours à arc sont utilisés presque exclusivement pour la
fabrication d’acier à partir d’une charge métallique où les arcs se développent entre chacune
des trois électrodes en graphite et le métal, ce dernier fond par attaque directe des arcs qui
creusent des puits dans la charge métallique solide .
Le four à arc n’étant pas capable de fondre directement du minerai de fer (Fe2O3), les
ferrailles, le fer pré réduit ou la fonte. Ces trois matières premières ont des compositions
de la charge de four et donc des propriétés d’usage différentes. Suivant les proportions
utilisées, le sidérurgiste peut atteindre la qualité d’acier voulue, essentiellement déterminée
par la teneur en produits résiduels présents dans les matières premières[6].
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
des effets négatifs sur les propriétés des aciers et doivent être plus au moins limités en
fonction de l’utilisation finale de l’acier.
Pour pouvoir maîtriser efficacement la quantité d’éléments résiduels, les sidérurgistes ont
établi une classification des ferrailles en fonction de leurs provenances et de leurs
caractéristiques. A chacune de ces catégories correspondent des densités de compositions,
déterminées par analyses statistiques ou par fusion-test. On peut distinguer dans cette
classification les ferrailles de bonne qualité (chutes neuves et chutes internes), de celles issues
de la collecte et de la récupération (démolition industriel, automobile,..). Les éléments
résiduels ne sont pas la seule nuisance générée par l’utilisation des ferrailles. Leur fusion
génère des volumes importants de gaz riches en CO et CO2 ;,riches en métaux
la manipulation des ferrailles sur le parc, leur chargement dans le four, la fusion avec les
amorçages d’arc génère des niveaux sonores très importants. La fusion des ferrailles dans les
fours actuels nécessite entre 400 et 450 kWh par tonne d’acier.
Les préréduits (DRI : Direct Reduced Iron), issus de la réduction partielle du minerai de fer
par des gaz riches en CO ou H2, ne contiennent aucun résiduel et constituent pour le four à
arc une source importante d’approvisionnement en fer non pollué. Caractérisés par leur degré
de métallisation, leur teneur en carbone et en gangue, les préréduits se présentent
généralement sous forme de billes de diamètre inférieur à 20 mm Pour permettre leur
transport et stockage les préréduits peuvent être compactés à chaud sous forme de briquettes
(HBI : Hot Briqueted Iron)
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
L’utilisation des préréduits ne nécessite pas une adaptation particulière des fours à arc.
la régularité de leur taille en fait un produit particulièrement bien adapté au chargement
continu. introduits généralement prés des électrodes pour éviter qu’ils se collent sur les parois
du four, les préréduits permettent, de diluer les éléments indésirables présents dans les
ferrailles et également d’obtenir des teneurs en gaz (azote) inférieures. La fusion des
préréduits cependant nécessite plus d’énergie que dans le cas de la ferraille, il faut environ
650 kWh d’énergie électrique pour élaborer une tonne d’acier. Le DRI peut être chargé en
continu dans le four pendant la fusion (volume de coque réduit, perturbations électriques
réduites lors de la charge continue, etc.).
II.1.1. 3 La fonte
La fonte, métal fortement carburé, produite par les hauts fourneaux, peut être utilisée sous
forme solide (pig iron) ou liquide (hot métal , la fonte solide, exempte de polluants, permet de
diluer les résiduels introduits par les ferrailles. Toutefois, la forte teneur en carbone impose
une longue phase de décarburation, au cours de laquelle de l’oxygène est insufflé afin de
brûler le carbone. Cette opération génère un volume important de gaz et peut augmenter la
durée du cycle de fusion diminuant ainsi la productivité du four. la fonte liquide, est utilisée
principalement pour élaborer des aciers de hautes qualités. Les enfournements sur four vide
sont possibles mais imposent un fonctionnement sans pied de bain pour éviter des réactions
avec le laitier.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
sont nécessaires pour atteindre 1600 °C si l’énergie libérée par la combustion du carbone
contenu dans la fonte est correctement restituée au bain de métal.
- Matériaux d'alliage comme ferro-alliages pour les besoins d'analyse de la nuance d'acier.
Le chargement dans le four est toujours une opération importante et délicate du processus, à
la fois en termes de mesures visant à éviter les dommages au revêtement du four et des
panneaux et à faciliter le processus de fusion. Le four électrique est chargé de la ferraille au
moyen des paniers en acier spécieux , qui peuvent décharger la ferraille dans le foyer par leur
ouverture. avant de charger la ferraille, les électrodes sont soulevées hors du four et le toit est
relevé et tourné. Ensuite, un panier (godet) à ferraille est placé au-dessus du four ouvert.
Le godet est transporté au-dessus de la cuve par une grue et l'ouverture de la vanne de godet
est actionnée par une commande de charge. Le godet est ouvert lorsqu'il est au-dessus du
four, avec l'axe vertical au centre aligné avec l'axe du four; La base du godet est à environ 0,5
m maximum au-dessus du haut du four pour éviter d'endommager à la fois les vannes à godets
et les panneaux refroidis par le four.
le chariot de levage auxiliaire serre les câbles d'ouverture du godet et en même temps le
chariot principal abaisse le godet;
le chariot auxiliaire ouvre rapidement le godet faisant tomber la ferraille dans le four. Si
possible, le chariot principal abaisse le godet et accélère l'ouverture de la vanne; une fois
le four chargé, le chariot principal soulève le godet et le chariot secondaire abaisse et
ferme le godet qui est ensuite enlevé.
Enfin, le toit est tourné et abaissé afin de fermer le four. Ensuite, le disjoncteur du four est
fermé, les électrodes abaissées automatiquement et le four est prêt à commencer ou à
poursuivre le processus.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Le chargement du four se fait selon un ordre progressif, dont la quantité au godet dépend de
la densité des fer, en général de 2 à 4; La tendance actuelle est de fonctionner avec seulement
deux charges. Dans certains cas, il est possible de charger un seul godet (en raison du volume
de l'EAF, des caractéristiques des ferraille et de la densité) ou de compléter la charge avec des
Billes de fer préréduit (DRI) alimenté en continu. à l’aide d’un system des convoyeurs
et d’une trémie de chargement fixé au toi de four.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Le four étant chargé, le transformateur est mis sous tension et les trois électrodes sont
descendues sur la ferraille. Les arcs s’allument entre l’extrémité des électrodes en graphite
et la charge. Le métal fond rapidement sous l’action de la chaleur dégagée par l’arc
et les électrodes descendent lentement jusqu’au moment où sous les arcs s’est formé un bain
de métal fondu. A partir de cet instant les arcs travaillent à l’intérieur du puits creusé à travers
la charge, leur rayonnement fait ruisseler le métal et la charge s’affaisse peu à peu sur le sole.
La quantité de bain augmente et noie à peu près complètement à un moment donné, La fusion
proprement dite peut donc se diviser en trois périodes bien caractérisées nécessitant
les conditions d’exploitation bien distinctes :
phase de forage (boring) : les électrodes creusent un puits au milieu de la cuve du four a
arc qui est remplie de ferrailles. Cette séquence de fonctionnement a lieu sous puissance
réduite. Le puits ainsi créé permet de limiter le rayonnement de l’arc sur les parois du
four et donc de minimiser l’usure du matériau réfractaire. Cette phase dure environ 2
minutes.
phase de fusion (melting) :du premier panier dans cette phase, la puissance du four arc
est maintenue à son maximum. L’arc, tant qu’il est noyé, conserve un bon rendement
thermique. Quelques minutes après la mise sous tension, on utilise dans certains cas les
lances à oxygènes comme chalumeau, pour découper les plus grosses ferrailles. En fin de
fusion du premier panier, une injection de carbone permet de fondre les banquettes
d’infondés. Cette phase dure entre 15 et 25 minutes.
Le chargement du DRI dans le four est régulé pour maintenir la température du bain liquide
en acier à environ 1560-1580 ° C. lorsque l'alimentation DRI suit la charge du godet, le godet
doit être fondu jusqu'à environ 300 kWh / tonne afin de garantir une quantité suffisante de
réserve de liquide lors du démarrage de l'alimentation DRI, favorisant ainsi la fusion du DRI.
dans cette phase, les ferrailles sont totalement fondues mais l’acier n’est pas encore
suffisamment chaud pour être coulé. On observe alors une brusque augmentation du flux
thermique vers les parois et le foi en raison du fort rayonnement de l’arc. Les lances à
oxygène et à charbon sont activées, la combustion du charbon, directement introduit dans le
bain, va créer des gaz qui vont faire mousser le laitier dont les constituants ont été enfournés
avec les ferrailles. Le laitier moussant limite le rayonnement de l’arc vers les parois. Les
injections de gaz apportent une énergie supplémentaire au bain et l’agitent ce qui a pour effet
de l’homogénéiser. Pour minimiser l’usure du matériau réfractaire, cette phase a lieu sous
tension réduite donc à puissance réduite et dure environ 10 minutes.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Le phosphore est avec le soufre un des éléments qui pose le plus de problème car sa capacité
à rester dans les scories est fortement dépendante de la température ,de la basicité et du taux
de FeO de la scorie, L'extraction du soufre est très difficile à ce stade car les conditions sont
trop oxydantes Si la teneur en soufre du bain est trop importante , I ‘acier devra subir une
autre étape d 'affinage ( affinage en poche)
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Le four poche est un procédé de fabrication pour tous les types d’acier y compris les aciers
de hautes gammes où l’accent est mis sur l’affinage métal laitier, ce qui veut dire que
l’affinage par le laitier telle la désoxydation et la désulfuration sont facilement réalisée dans la
poche sous un laitier hautement basique et atmosphère réductrice. l’acier liquide est brassé
dans la poche par bullage pour amorcée les réactions, en réalise ainsi en même temps
l’homogénéisation de la température et le control de la composition chimique. En outre le
chauffage arc immergée dans lequel les électrodes en graphites sont plongées dans une couche
de laitier liquides permet d’éviter l’érosion des réfractaires du au rayonnement des arcs.
Les poche de traitement sont au nombre de 8 poches maçonnées et équipées des accessoires
indispensable pour réaliser les traitements nécessaires au niveau LF et assurée par la suite
la coulée au niveau des coulée continue et en sources. en générale les poches sont constituées
de garnissage réfractaire basique de qualité varié selon les zones de sollicitation de l’usure.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
II.2.3 Désoxydation
La désoxydation de l’acier commence pendant l’addition d’alliage lors de la coulée. Le but
de la désoxydation est l'obtention d'un acier calmé (acier pauvre en O2) de façon à éviter
la formation de défaut (soufflures), Pendant la solidification de l'acier . Le carbone a une
affinité chimique à l'oxygène plus élevé que celle de manganèse, donc le manganèse ne peut
pas désoxyder l'acier liquide au four à arc électrique, seulement avec la diminution de la
température de l'acier la capacité désoxydante du manganèse augmente, c'est pour cela que
lors de la solidification de l'acier, le manganèse peut désoxyder l'acier. la réaction de
désoxydation par manganèse est :
Le silicium est utilisé pour la désoxydation de tout l'acier suite à sa grande affinité chimique à
l'oxygène. La réaction de désoxydation par Si est :
[Si] + 2 [ 0 ] => ( S i 0 2 )
Désoxydation complexe
Généralement, l'acier est désoxydé non pas par un seul désoxydant mais par trois ou plusieurs
désoxydants (Mn, Si, A l,. .) ce qui permet une désoxydation totale ainsi qu'une formation
d'inclusions non métalliques (oxydes) plus aptes à s'éliminer du métal.
II.2.4 Désulfuration
La désulfuration est effectuée selon les réactions chimiques suivantes :
La réaction de base est la première, c'est-à-dire que la chaux est le désulfurant le plus
efficace. Les conditions optimales de désulfuration sont les suivantes :
Les meilleures conditions sont données pour la désulfuration de l’acier dans le four poche.
On y trouve, outre le laitier basique avec faible teneur en FeO en MnO le contact des phases
intimes acier/laitier déjà décrit également des températures de processus relativement élevées.
L’efficience de la désulfuration est encore augmentée par l’utilisation de mélanges
de désulfurant spéciaux (pexe Sulfex, Desulfat).
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Aluminium :
L'aluminium a été, jusqu'à présent peu ajouté dans les aciers à outils en raison de son rôle
néfaste sur les propriétés de mise en œuvre telles que la transformation á chaud, l'usinabilité et
l'aptitude á la rectification, ainsi que sur les caractéristiques de ténacité et de trempabilité.
Toutefois, les progrès réalisés dans les modes d'élaboration permettent d'envisager des
additions importantes (supérieures ou égales á 1 %) dans certains aciers à haute teneur en
carbone. Cette addition d'aluminium entraîne des effets remarquables sur l'évolution des
microstructures au cours des cycles thermiques.
Carbone
Le carbone est un élément essentiel pour durcir l'acier, et la variation de la dureté HRC en
fonction de la teneur en carbone d'un acier non allié. Au-delà de 0.6% de carbone, on atteint
la zone des aciers à outils caractérisée par de hauts niveaux de dureté et qui correspond au
domaine des aciers de travail à froid des aciers à coupe rapide. L'augmentation progressive de
la teneur en carbone conduit à une réduction des domaines de température correspondant à la
transformation à chaud et au traitement thermique.
Cobalt
Le cobalt est communément ajouté en quantités variables entre 3 et 15 %, notamment dans
les aciers rapides qui travaillent dans des conditions sévères. II permet d'effectuer la trempe à
des températures plus élevées. II accroît la dureté à chaud dans toute l'échelle de température
allant de l'ambiante à 600 °C et retarde le sur vieillissement de l'acier au-delà du durcissement
secondaire. II améliore également la résistance á l'oxydation catastrophique de l'acier lors du
chauffage entre 1000 et 1100 °C, surtout pour des teneurs supérieures à 5 %. Par contre, il
diminue la ductilité de l'acier pour des teneurs supérieures à 3 % et a une action néfaste sur la
trempabilité, si bien que les nuances à forte teneur en cobalt posent des problèmes d'obtention
de dureté pour des outillages de dimensions importantes.
Chrome
Le chrome est utilisé dans la plupart des aciers à outils, en quantité allant de 0.5 à 17%. Il
joue un rôle essentiel dans l'augmentation de la trempabilité. Il forme des carbures qui
participent à la résistance à l'abrasion et s'opposent au grossissement de grains lors de
l'austénitisation. Il provoque, par ailleurs, un certain retard à l'adoucissement lors du revenu,
ce qui améliore la résistance à chaud. Il entraîne également une très forte réduction de
l'oxydation à haute température.
Manganèse :
Le Manganèse assuré le comportement des aciers à outils, une influence analogue á celle du
nickel. II se trouve, en général, présent comme élément résiduel á des teneurs comprises entre
0,3 et 0,5 %. Certains aciers à outils contiennent jusqu'à 2 % de manganèse pour des
problèmes de trempabilité et, jusqu'à 1 % de cet élément lorsqu'ils sont resulfuré.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Le manganèse est présent dans les aciers, en partie sous forme d'impuretés résiduelles, en
partie comme résultat d'une désoxydation. Une partie du manganèse constitue un élément
d'addition intentionnelle pour contrebalancer la mauvaise influence du sulfure de fer, en
produisant du sulfure de manganèse relativement moins nocif. Le manganèse améliore les
propriétés mécaniques et les possibilités de travail à chaud. En tant que désoxydant, le
manganèse a une très grande efficacité et il est employé pour obtenir de l'acier sain, sans
défaut interne, tels que les soufflures.
Silicium
De même que le carbone, l'élément silicium est toujours présent dans les aciers industriels.
Il forme facilement des solutions solides avec le fer, aux états delta, gamma ou alpha et aussi
avec la cémentite, en diminuant la solubilité de celle-ci. Alors qu'il est surtout présent à l'état
de solution solide dans la ferrite, il y en a une petite proportion sous forme combinée, c'est la
silice Si O2, formant dans le métal des inclusions non métalliques. De nombreux aciers calmés
sont partiellement désoxydés par le ferro-silicium, désoxydant puissant, qui en éliminant
largement les gaz et les oxydes, et en empêchant la formation de bulles gazeuses dans le métal
qui se solidifie dans la lingotière ou dans le moule, donne du métal sain, exempt de soufflures.
Le silicium améliore la résistance de l'acier aux températures élevées. Les pellicules d'oxyde
superficiel formées les premières sont adhérentes et inertes et elles empêchent rapidement une
oxydation ultérieure. Certains des aciers à haute teneur en chrome résistant à la chaleur
contiennent de 1 à 3% de silicium.
Nickel
Le nickel a un comportement semblable au manganèse. Son intérêt fondamental est qu'il
abaisse notablement la température des points critiques. Les points critiques Ac3 et Ac1 sont,
tous les deux, abaissés d'environ 10°C pour chaque 1% de nickel ajouté. Cet abaissement est
beaucoup plus grand au refroidissement qu'à l'échauffement. La séparation de la ferrite et la
formation de la perlite se trouvant ainsi retardées, l'effet sur la structure est semblable à celui
que produirait une augmentation de la vitesse de refroidissement dans un acier ordinaire au
carbone.
Le nickel n'a qu'un effet modéré sur la trempabilité des aciers. En abaissant la température des
points critiques et la vitesse critique du refroidissement, il permet une plus grande latitude
dans les conditions du traitement thermique. On peut abaisser la température de trempe, en
réduisant ainsi les possibilités de décarburation superficielle et de déformation.
molybdène
Les aciers au molybdène ont pris une importance croissante pour la fabrication d'organes de
machines. Le molybdène améliore les propriétés de résistance aux chocs des aciers trempés.
Les recherches étendues et les résultats constatés font que le molybdène est maintenant le plus
largement employé dans les aciers à haute résistance, en vue de leur maintenir une bonne
résistance aux chocs et une bonne résistance aux températures élevées.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Le succès des additions de molybdène est dû à plusieurs causes. L'une d'entre elles est
d'éliminer pratiquement toutes tendances à la fragilité de revenu, après trempe, dans les aciers
au chrome-nickel et dans d'autres aciers spéciaux. Le molybdène est donc un élément
d'addition qu'on emploie habituellement en même temps que d'autres. Sauf dans les aciers
pour outils, où la teneur en molybdène peut atteindre 10%, en remplaçant du tungstène, les
additions de molybdène ont rarement besoin de dépasser 1% pour produire leur maximum
d'effet utile et souvent, elles sont beaucoup plus faibles. Ainsi, de nombreuses variétés d'aciers
spéciaux contiennent seulement de 0.15 à 0.40% de molybdène. Le tableau suivant présent
l’influence des éléments d’additions sur les caractéristiques mécaniques des aciers.
Tableau II.1 : l’influence des éléments d’additions sur les caractéristiques mécaniques des aciers [8]
Carbone
Cobalt
Chrome
Manganèse
Molybdène
Nickel
Silicium
Titane
Tungstène
Vanadium
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Lorsque le fond de la poche à acier est ouvert, l’acier s’écoule jusqu’à vider complètement
la poche. Grâce à la grande capacité des répartiteurs, une poche à acier vide peut aisément être
remplacée par une poche pleine sans interrompre le processus de coulée continue. Cela se fait
en pivotant simplement le tourniquet de 180°. C’est ce qui permet d’avoir un procédé en
continu.
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Chapitre II : Processus d'élaboration de l'acier au niveau de l’aciérie électrique
Après avoir quitté la lingotière, l’acier liquide est supporté par une série
de rouleaux – groupés en segments – au travers des quels il est guidé. Une très grande
quantité d’eau refroidie est aspergée sur l’acier entre les rouleaux pour solidifier les billettes.
L’acier est coulé verticalement mais est progressivement courbé de sorte qu’il sorte
horizontalement de la machine. Les billettes qui sortent de la coulée continue sont coupées en
longueur au moyen d’installations alimentées en gaz naturel et en oxygène sous haute
pression.
Chaque machine de coulée continue de l’entreprise aqs contient 5 lingotière produit des
Billettes des dimension spécifiques l’épaisseur des billettes est toujours de 15 cm et elles
sont coupées à une longueur de 12 mètres maximum.
Max 0.23 0.30 1.00 0.045 0.045 0.005 0.30 0.05 90 0.50 120
Aim 0.20 0.20 0.90 <0.025 <0.025 <0.005 <60 0.40 <90
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Chapitre III :
Mise en forme de rond à béton tempcore-500 par
laminage à chaud
Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
Le laminage à froid n’est nécessaire généralement que pour obtenir des tolérances
serrées, et un bon état de surface. D’un point de vue pratique, la différence entre le procédé à
chaud et le procédé à froid tient donc surtout à la différence des géométries des produits qu’ils
traitent. En l’occurrence, plus épais pour les laminages à chaud et plus minces pour les
laminages à froid.
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
A la création de ces dislocations vont être opposés différents mécanismes conduisant à leur
élimination et donc à l’adoucissement du matériau ; ce sont les phénomènes de restauration et
recristallisation. Il est également nécessaire de distinguer l’adoucissement qui se produit
simultanément à la déformation, c’est la restauration ou recristallisation dynamique, de celui
qui intervient après la déformation, c’est la restauration et recristallisation statique ou post-
dynamique [10].
Recristallisation statique :
la recristallisation procède par germination et croissance de nouveaux grains.
La recristallisation complète est atteinte lorsque les grains écrouis ont été intégralement
éliminés et remplacés par des grains exempts d’écrouissage. La recristallisation statique se
produisant après l’arrêt de la déformation, sa cinétique est de ce fait exprimée en fonction du
temps
Recristallisation dynamique :
Comme pour la recristallisation statique, la recristallisation dynamique en phase austénitique
procède par germination et croissance de nouveaux grains. La première spécificité de
la recristallisation dynamique réside dans le fait que l’environnement du nouveau grain
recristallisé continue de s’écrouir avec le ralentissement de sa croissance. La recristallisation
dynamique conduit donc à un affinement très important de la structure, au moins jusqu’à
l’arrêt de la déformation. La seconde spécificité du phénomène est que la structure peut
recristalliser plusieurs fois de suite au cours de la déformation. Contrairement au cas de
la recristallisation statique, l’avancée de la recristallisation dynamique ne dépend pas du
temps mais de la déformation appliquée.
1. parc à billettes.
2. chauffage.
3. train de laminage.
4. finissage.
Chargement à chaud
les billettes sont transportées en continu de la zone de chargement à chaud à l’intérieur du
four à l'aide de l'élévateur. Celui-ci prélève le matériau de la table à rouleau réchauffage.
Le dispositif servant à déposer le matériau, qui se trouve à la sortie de l'élévateur, pose le
matériau sur la table à rouleaux à l'entrée du four
Chargement à froid
De cette façon, les billettes froides sont chargées à partir de la zone de chargement à froid; le
pont-roulant décharge les billettes sur le longeron mobile de chargement à froid., Celui-ci
bouge pas-à-pas après chaque cycle de déchargement sur la table à rouleaux. Le dispositif
servant à déposer le matériau, qui se trouve à la sortie du longeron mobile pose le matériau
sur la table à rouleaux à l’entrée du four. La sélection du chargement à chaud ou à froid se fait
à partir du système de supervision.
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
Le second objectif, qui est plutôt une conséquence favorable du premier, est de se placer
dans le domaine austénitique, pour conséquences, d’effacer partiellement la structure très
grossière issue de la solidification et de réduire les gradients de composition dus au
phénomène de ségrégation.
Enfin, l’objectif essentiel de cette phase de réchauffage est la remise en solution des
précipités apparus au cours de la solidification, en premier lieu parce qu’ils sont trop
gros, et donc pas assez nombreux pour contribuer au durcissement de l’acier à température
ambiante, et parce que les éléments d’addition jouent un rôle très important sur l’évolution
de la structure au cours du laminage et de la transformation allotropique [10]
Le four de réchauffage est un four à sole mobile à combustion par le haut avec brûleurs
latéraux et frontaux. Les billettes sont rangées à l’intérieur du four en une rangée de 12m.
La capacité nominale du four pour un chargement à froid est de 140t/h. Lorsque la billette
atteinte la température idéale de laminage, elle est déchargée et transférée vers la ligne de
laminage
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
-Le déplacement de la billette à l’intérieur du four se fait à l’aide d’un longeron mobile
actionné par un seul vérin de montée et un seul vérin de translation.
-Le défournement est automatique, à l’aide d’une tige défourneuse. La billette est défournée
par une voie à rouleaux de 20 m de long, avant d’atteindre la première cage. Cette voie à
rouleaux, est équipée d’un éjecteur de billettes.
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
Le thermex
La ligne de refroidissement rapide et trempe des barres est placée, d’habitude, entre la
dernière cage du laminoir et le lit de refroidissement. Le but de thermex est de refroidir
rapidement la barre chaude et de la tremper lorsqu’elle arrive du laminoir, de façon à éviter
des traitements couteux hors ligne. L’eau de refroidissement vient à partir des pompes. Le
refroidissement se fait selon le diamètre des profils et leur caractéristique mécanique voulue.
Suivant les conditions de laminage, la limite d’élasticité plus 500 MPa.
Traineur de termex :
Situé entre le termex et la cisaille de 96m, le traineur assure une vitesse constante de la barre
pendant le laminage, sa vitesse dépasse 5% la vitesse de la barre.
Déviateur des barres : Utilisé pour dévié les barres de rond à béton au système de
refroidissement à l’air (cooling bed).
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
Cisaille à froid de 12 m:
Elle sert à couper les barres en longueurs commerciale en générale 12 m.
Ligatéreuse en fardeaux :
Le produit fini obtenu sous forme de barres ligaturé sous forme de fardeaux.
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
Etiquetage :
Une étiquette métallique est attachée manuellement au moyen de fil de fer à l’extrémité
de chaque fardeau. Poids L’étiquette comporte les informations suivantes :
N° de coulée.
N° de fardeau.
Date.
Diamètre du produit.
Grade.
Longueur des barres.
Zone de stockage :
Chaque fardeau est pesé et acheminé vers l’aire de stockage appropriée. Le poids des fardeaux
moyens, sont comprises entre 3 tonnes et 3,5 tonnes (Poids max 5T) elles seront expédiée
pour la vente directe.
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
- l’état de l’écrouissage à chaud avec une répartition de dislocations chaotique. Dans ce cas, après
la trempe, la résistance mécanique augmente avec la diminution de résistance à la rupture fragile ;
Il faut bien noter, que même après la recristallisation dynamique la structure obtenue ne
provoque pas un adoucissement total de l’acier par rapport à la recristallisation statique, car il
reste des dislocations qui ne sont pas supprimées par diffusion à haut température et que la
déformation génère de nouvelles dislocations ,Autrement dit, il est indispensable de régler
précisément la pause entre déformation et refroidissement ultérieur. Ce réglage permet
prévenir la recristallisation statique et ainsi conserver l’effet du traitement thermomécanique
Comme conclusion il faut noter, que pour les aciers bas carbone pour armature à béton, le
refroidissement après déformation à chaud doit se produire le plus vite possible pour obtenir
les propriétés mécaniques les plus favorables (figure III.9 ).
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
Les conditions thermiques différentes lors du refroidissement sur la surface et dans le cœur
du barreau de l’armature (procédés Tempcor ) déterminent la formation de différentes
microstructures, la température de surface s’abaisse rapidement jusqu’à 150-100°C et ensuite
reste constante durant un certain temps Ainsi, comme résultat, on obtient les structures de
transformations sans diffusion ou bien partielle à la surface (martensite revenue, bainite
inférieure) et les structures ferrito-perlitiques au cœur. La sous-structure formée lors du
laminage à chaud se conserve après le refroidissement rapide [11].
« La soudabilité d'un métal ou d'un alliage est l'aptitude de ce métal ou de cet alliage à être
assemblé par fusion ou par tout autre procédé assurant la continuité de la matière » [11].
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
C(%) Mn(%) Si(%) P(%) S(%) Cu(%) Al (%) Ti (%) Mo(%) C eq(%)
0.2 0 .89 0.22 0.02 0.02 0.05 0.004 0.001 0.003 0.372
C(%) Mn(%) Si(%) P(%) S(%) Cu(%) Al (%) Ti (%) Mo(%) C eq(%)
0.2 0 .78 0.17 0.02 0.016 0.04 0.004 0.001 0.003 0.372
Le pourcentage de manganèse est plus grand par rapport à d’autres éléments d’alliages pour
améliorer les caractéristiques mécaniques et surtout la limite d’élasticité et former une couche
de martensite dure en surface. La présence du manganèse qui est gamamagéne augmente la
rempabilité des aciers, il peut également former des carbures Mn3C, On prend en compte les
effets de certains de ces éléments à travers le carbone équivalent qui est un critère important
pour juger de la soudabilité du matériau.
Le tableau III .1 présent la composition chimique du rond à béton est également conforme à
celle donnée par la nuance normalisée (MS-fe500) référence (ISO6935-2/2015 ).Même si les
pourcentages de manganèse et silicium assurent une légère baisse, autres teneurs restent
acceptables par la norme. Cette légère diminution des teneurs en Si et Mn due probablement à
une oxydation du rond à béton pendant le laminage.
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Chapitre III : mise en forme de rond a biton tempcore-500 par laminage à chaud
6 28.3 0.222 ±8
8 50.3 0.395 ±8
10 78.5 0.617 ±6
12 113 0.88 ±6
14 154 1.21 ±6
16 201 1.58 ±6
20 314 2.47 ±5
32 804 6.31 ±5
40 1257 9.86 ±5
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Chapitre IV :
Traitements thermiques
Chapitre IV : traitements thermiques
De régénérer un métal qui présente un grain grossier (affiner les grains, homogénéiser
la structure) cas des matériaux ayant subi le forgeage.
De supprimer les tensions internes (écrouissage) des matériaux avant subit une
déformation plastique
Les traitements thermiques effectué lors la fabrication de rond a biton de l’acier tempcor fe-
E500 consiste :
L’Austinisation c’est la formation d’austénite par chauffage d’un alliage à base de fer au-
dessus de sa température limite supérieure, jusque dans la partie du diagramme d’équilibre
correspondant à la phase austénitique.
Ce traitement thermique a pour but de mettre en solution tout le carbone présent dans
l’alliage. Nous avons vu que la solubilité du carbone est importante dans la phase austénitique
(2 %), contrairement à ce qu’il en est dans la phase ferritique (0,02%). Ainsi, il est nécessaire
d’élever la température de manière à permettre la remise en solution du carbone au cours de la
transformation de la phase α en phase γ.
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Chapitre IV : traitements thermiques
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Chapitre IV : traitements thermiques
Dans le cas d’une perlite globulaire, la formation de l’austénite se fait par étapes successives
au cours de la montée en température. La diffusion du carbone se faisant préférentiellement
aux joints de grains, c’est sur ces derniers que la germination de la phase austénitique se
produit. Le carbone nécessaire à cette étape provient de la dissolution des carbures. La
première apparition d’austénite peut aussi être localisée à l’interface entre les colonies de
perlite. La croissance de l’austénite se poursuit ensuite sous formes de lattes. Du fait que l’on
se trouve à haute température, il y a ensuite coalescence de ces lattes à l’arrière du front
de croissance, jusqu’à ce que celle-ci soit bloquée par des globules de perlite encore présents.
La phase austénitique croît alors de façon isotrope à partir du joint de grains ou elle s’est
formée, parallèlement à la dissolution des carbures
La Figure I.8 présente les changements occasionnés par la présence des éléments d’alliages
alphagènes ou gammagènes sur le diagramme d’équilibre des phases de l’alliage Fe-C. En
pratique, les éléments d’alliage vont influer sur la transformation d’austénitisation, selon
qu’ils sont alphagènes ou gammagènes et carburigènes ou non. Un élément est dit alphagène
quand il stabilise la phase cubique centrée. Il va donc augmenter la température de formation
de l’austénite. Au contraire, un élément sera qualifié de gammagène s’il stabilise la phase
cubique à faces centrées. La température Ac3 est alors abaissée.
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Chapitre IV : traitements thermiques
Figure IV 1 : Influence des éléments d’alliage sur le diagramme de phase FeC a) Présence d’un
élément alphagène, le molybdène– b) Présence d’un élément gammagène, le manganèse [12]
Un autre aspect est à prendre en compte pour comprendre l’effet de ces éléments. En effet,
certains éléments, dits carburigènes, ont une affinité plus grande pour le carbone que celle du
fer. Même présents en faible quantité, ils peuvent se substituer partiellement aux atomes de
fer de la cémentite, formant ainsi des carbures notés de manière générale M3C. Lorsque
la teneur en ces éléments est suffisante, la formation de différents carbures autres que
la cémentite, peut être observée [Hit08]. Notons ici quelques exemples pour l’ajout de chrome
ou de vanadium : (Cr,Fe)23C6, (Fe,Cr)3C, (Cr,Fe)7C3 ou (Fe,V)3C et (V,Fe)4C3.
Parmi les éléments carburigènes on trouve Cr, V, Mo, Ti, W, Nb et Mn. Des éléments
comme le silicium où le nickel, n’étant pas carburigènes, se retrouvent en solution
solide dans la ferrite [12].
Généralement, la taille du grain ferritique est le paramètre essentiel qui joue sur les propriétés
des aciers à structure ferrite-perlite. Suivant les propriétés désirées, on cherche à fabriquer des
aciers à grain le plus fin possible ou à grain contrôlé de taille moyenne. Le contrôle de la taille
de grain est donc un objectif essentiel lors de la fabrication, il met en oeuvre plusieurs
mécanismes
Le premier facteur résulte de la transformation γ→α: les grains α se forment à l’intérieur des
grains γ, généralement à partir des joints, ce qui entraîne de facto que les grains α sont plus
petits que les grains γ. Ce phénomène intervient chaque fois que le métal est réchauffé dans le
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Chapitre IV : traitements thermiques
Un autre moyen d’affiner le grain γ est l’écrouissage suivi d’une recristallisation, ce qui se
produit au cours de la déformation à chaud soit en dynamique, soit le plus souvent en statique,
c’est-à-dire entre les passes de laminage. Le laminage permet donc de faire plusieurs
recristallisations successives à des températures décroissantes, donc à taille de grain
décroissante .À taille de grain γ donnée, le nombre de grains α formés est lié à la température
et à la durée de la transformation: plus le refroidissement est rapide, plus les grains α sont
petits. De plus, si les grains d’austénite sont écrouis, c’est-à-dire allongés, il y a naissance de
grains α en plus grand nombre, d’où un affinement supplémentaire.
La première étape consiste donc d’abord à chauffer l’acier puis de le maintenir pendant
environ 30 minutes dans son domaine austénitique, à au moins quelques degrés au-dessus de
son point de transformation (entre 30 °C et 50 °C). Durant l’austénitisation, la structure de
l’acier s’homogénéise en transformant les éléments microstructuraux ferritiques en austénite
et en dissolvant la cémentite et les carbures dans l’austénite [14].
S’ensuit la trempe qui consiste en un traitement visant à refroidir rapidement le métal à partir
de sa température d’austénitisation (généralement entre 815 °C à 870 °C afin d’obtenir une
constitution martensitique. C’est cette transformation qui permet d’augmenter les
caractéristiques mécaniques du métal traité, notamment sa dureté. La possibilité, de faire subir
à un acier un durcissement par trempe, est soumise à deux conditions indispensables :
une condition thermique : possibilité de refroidir cet acier à une vitesse suffisante à
partir de l’état austénitique de manière à provoquer la formation des constituants, hors
d’équilibre, recherchés.
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Chapitre IV : traitements thermiques
IV.5 Le revenu
IV.5.1 Introduction
Nous avons précisé que la phase martensitique est une phase fragile : un traitement thermique
est nécessaire pour en améliorer la ductilité. Ce traitement, durant lequel la phase
martensitique métastable retourne progressivement vers son état d’équilibre en rejetant le
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Chapitre IV : traitements thermiques
carbone en excès qu’elle contient est appelé revenu. A basse température, une forte dispersion
de précipités métastables, dont la formation est contrôlée par des considérations cinétiques, se
forment en fonction de la quantité de carbone libérée dans la matrice. La précipitation de ces
carbures et le retour vers une maille moins contrainte, jouent un rôle essentiel dans
l’adoucissement de la structure [12].
Les quatre étapes qui se produisent au cours du revenu sont identifiées comme suit :
Étape 4 : apparition des carbures alliés pour les aciers enrichis en éléments d’alliages
Carburigènes
Cependant, il faut rajouter à ces quatre stades du revenu, une étape supplémentaire, que
l’on qualifie plutôt de stade de vieillissement puisqu’elle peut se produire à température
ambiante.
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Chapitre IV : traitements thermiques
La variété des microstructures du centre à la surface améliore les propriétés mécaniques des
barres. Les essais menés dans une mini-usine ont mis en évidence la faisabilité d'adapter un
tel traitement, mais il est nécessaire de développer un modèle capable de prédire
les propriétés mécaniques des barres d'armature en tant que fonction des différents paramètres
opérationnels [16].
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Chapitre IV : traitements thermiques
Le processus comprend trois étapes. La première étape consiste à refroidir rapidement à l'eau
un produit laminé à chaud. L'efficacité de l'installation de refroidissement devrait être élevée
assez pour atteindre le taux de refroidissement de la surface de la barre supérieure à la vitesse
critique de la formation de la martensite.
Dans la deuxième étape, les barres quittent l'eau de refroidissement zone et se déplacer vers
l'air de refroidissement. Chaleur du noyau chaud se propage dans la direction de la surface
provoquant auto-revenu de la couche de martensite. La trempe le procédé assure la bonne
ductilité du matériau tout en préservant sa haute limite d'élasticité. Le troisième l'étape se
produit pendant un refroidissement libre des barres sur le refroidisseur et consiste en
la transformation de l'austénite en ferrite et perlite dans le noyau de la barre. Morphologie de
la structure les composants dépendent de la composition chimique de l'acier, diamètre de la
barre, temps et efficacité du refroidissement [17].
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Chapitre IV : traitements thermiques
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Chapitre IV : traitements thermiques
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Chapitre IV : traitements thermiques
Les figure IV (10 ,11) présente le Profil de dureté en fonction de la distance de l’extrémité
vers le cœur avant et après traitement de refroidissement [19].
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Chapitre IV : traitements thermiques
Tableau IV 2 les caractéristiques mécaniques de rond à béton de diamètre 25 mm avant et après traitement
les valeurs de la limite d’élasticité Re qui est supérieure à 500 MPa après trempe à
l’eau et auto revenu à l’air pour les produits finis par contre avant traitement
thermique trempe à l’eau et auto revenu la limite d’élasticité est inférieure à 500 MPa.
La résistance à la rupture Rm des produits finis (PF) après traitement thermique est
supérieure à la résistance à la rupture Rm des produits avant traitement thermique
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Conclusion
le rond à béton de qualité MS-fe500, possédant des propriétés mécaniques qui dépassent
les exigences de la norme (ISO6935-2/2015), à l’aide d’un Traitement d’austénitisation
et une déformation à chaud suivie par un trempe à l’eau suivie d’un auto-revenu. Ces
traitements thermiques sont appliqués dont l’objectif principal est de former en extrémité
de la martensite et au coeur de la ferrite. Ces structures formées permettent d’assurer un bon
compromis entre résistance et ductilité et un équilibre au sein du rond à béton.
Cette étude bibliographique nous a permis de mettre en lumière l’importance des principaux
facteurs dans la compréhension des transformations de phases courantes dans les aciers. Nous
avons vu que le choix de température d’échauffement ou de vitesses refroidissement joue
un rôle considérable sur les températures de transformations, ou sur les structures obtenues
au cours du refroidissement de la phase austénitique. En ce qui concerne les ronds à béton
soudables à haute adhérence, les nuances à 500 MPa de limite d’élasticité peuvent
être obtenues par l’utilisation des aciers bas carbone et carbone-manganèse, et un
traitement thermomécanique utilisant la trempe superficielle avec auto-revenu (procédés
Tempcore) ce dernier procédé est évidemment le plus économique.
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Bibliographie
[1] cite officiel de l’entreprise https://aqs.dz.
[6] Gianluca Postiglione, THESE, Nouvelle alimentation pour les fours à arc à courant
alternatif, L’INSTITUT NATIONAL POLYTECHNIQUE DE TOULOUSE.
[7] https://www.facebook.com/metallurgist007/posts/1471041613055491
[8] http://philippe.berger2.free.fr/productique/ressources/metallurgie/trait_thermic/ _
[9] Association française des certifications des armatures de béton jwww.afcab. Org.
inf@afcab, Pour les aciers TEMPCORE 500, Fabriqués sur le sitede LONATO DEL GARDA
(IT).
[11] Kostiantyn Tabalaiev. Etude de la structure et des propriétés de l’acier à béton après
déforma- tions à froid. Sciences de l’ingénieur [physics]. Ecole Centrale de Lyon, 2010.
Français. NNT : 2010ECDL0020. tel-00566878.
[12] Muriel Hantcherli. Influence d’éléments d’addition sur les transformations de la martensite
revenue dans les aciers faiblement alliés. Autre. Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-
Etienne, 2010 Français. NNT : 2010EMSE0570 tel-00541049.
[13] M.T .Leger, P. Deters. Les aspects métallurgiques du traitement. thermique des aciers.
Notice CTIF (1976), P 31, 38, 42, 43, 56, 76.
[17] Study of steel bars for use in reinforced concrete produced by the“TEMPCORE” process.
[18] Noville Jean-François, CRM Group – CRM, Avenue du Bois Saint-Jean, 21 (P59) B-
4000 Liege – Belgium.