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Atlas Masterclasses2017

Le document présente le fonctionnement des détecteurs de particules, en particulier le détecteur ATLAS du LHC, en expliquant comment mesurer les trajectoires, charges et énergies des particules. Il décrit les différentes couches du détecteur, telles que les trajectographes et les calorimètres, ainsi que les méthodes de détection pour divers types de particules. Enfin, il aborde la détection des particules instables et le traitement des données pour identifier les événements significatifs.

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Atlas Masterclasses2017

Le document présente le fonctionnement des détecteurs de particules, en particulier le détecteur ATLAS du LHC, en expliquant comment mesurer les trajectoires, charges et énergies des particules. Il décrit les différentes couches du détecteur, telles que les trajectographes et les calorimètres, ainsi que les méthodes de détection pour divers types de particules. Enfin, il aborde la détection des particules instables et le traitement des données pour identifier les événements significatifs.

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Détecter les particules :

exemple d’ATLAS

Masterclasses 2015

N. Arnaud, N. Lorenzo-Martinez, N. Makovec, E. Scifo


Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire
RAPPEL : LE MODÈLE STANDARD

Plus : le boson de Higgs

MasterClasses 2015 2
RAPPEL :
ACCÉLÉRATEUR : LE LHC

MasterClasses 2015 3
DÉTECTEURS
ATLAS CMS

LHCb Alice

MasterClasses 2015 4
COMMENT CONSTRUIRE UN DÉTECTEUR
• Qu’est-ce qu’on veut mesurer ?
– Toutes les particules crées
– Trajectoire
– Charge électrique
– Vitesse
– Énergie
– Nature (électron, muon, photon ?)

• Principes de base :
– Détecteur sans ‘’trou’’ : forme cylindrique

MasterClasses 2015 5
1) MESURE DES TRAJECTOIRES ET CHARGES :
LE TRAJECTOGRAPHE
ATLAS vu de face ATLAS vu de côté
B

Un électron B
• Plusieurs ‘’couches’’ permettent de suivre la trajectoire
• On peut, dans le même temps, mesurer vitesse et charge
électrique à l’aide d‘un champ magnétique :
– En effet les particules chargées, lorsqu’elles sont
soumises à l’action d’un champ magnétique, ont une
trajectoire en forme de spirale autour de la direction du
champ. Le sens de rotation donne le signe de la charge.
– Rayon de courbure R=mv/qB

MasterClasses 2015 6
LE TRAJECTOGRAPHE
ATLAS vu de face ATLAS vu de côté
B

Un anti-électron=positron
B

• Plusieurs ‘’couches’’ permettent de suivre la trajectoire


• On peut, dans le même temps, mesurer vitesse et charge
électrique à l’aide d‘un champ magnétique :
– En effet les particules chargées, lorsqu’elles sont
soumises à l’action d’un champ magnétique, ont une
trajectoire en forme de spirale autour de la direction du
champ. Le sens de rotation donne le signe de la charge.
– Rayon de courbure R=mv/qB

MasterClasses 2015 7
LE TRAJECTOGRAPHE
B B B

Du plus lent … au … plus rapide

• Plusieurs ‘’couches’’ permettent de suivre la trajectoire


• On peut, dans le même temps, mesurer vitesse et charge
électrique à l’aide d‘un champ magnétique :
– En effet les particules chargées, lorsqu’elles sont
soumises à l’action d’un champ magnétique, ont une
trajectoire en forme de spirale autour de la direction du
champ. Le sens de rotation donne le signe de la charge.
– Rayon de courbure R=mv/qB

MasterClasses 2015 8
LES TRAJECTOGRAPHES D’ATLAS
Dans ATLAS détecteur de traces est divisé en trois parties

•Détecteurs pixel : constitués de 140


millions de pixels carrés de silicium de 50
à 300 μm de côté. Placé très près du
faisceau pour minimiser sa taille (son coût
est très élevé).
•Détecteur à bandes SCT
(SemiConducteur Tracker) : il s’agit
maintenant de 5 millions de bandes de
80μm de largeur et de quelques
centimètres de longueur disposées en
cylindre.
Moins précis que pixels.

•Détecteur de radiation de transition (TRT - Transition Radiation Tracker) : composé de


400 000 tubes de 4mm de diamètre et de 1,44m de long. Dans chacun de ces tubes
est inséré un fil métallique. Une différence de potentiel est appliquée entre le fil et le
tube, ce qui permet la génération d'un signal lors du passage d'une particule chargée.

MasterClasses 2015 9 9
COMMENT VOIT-ON LES TRACES DANS ATLAS ?

• Ce que vous
allez voir sur
vos écrans
dans ce TP :

• Vue de face

• Vue de côté

MasterClasses 2015 10
COMMENT VOIT-ON LES TRACES DANS ATLAS ?

MasterClasses 2015 11
Structure d’un détecteur
• Structure en poupée russe

• Chaque couche a une fonction précise

– Trajectographes
• Suivent les particules
chargées

– Calorimètre(s)
• Mesurent les énergies
des particules
(sauf muons et neutrinos)

– Détecteurs de muons
12
2) MESURE DE L’ÉNERGIE : CALORIMÈTRES
• Pour mesurer l’énergie, on arrête la particule avec de la matière par
– création de paires (conversion)
– rayonnement (Bremstrahlung)

• Les particules “filles” ainsi produites vont laisser un signal dans les parties
actives du calorimètre (gerbe électromagnétique)
– par ionisation par exemple
• Nécessite la destruction de la particule initiale.

MasterClasses 2015 13
FONCTIONNEMENT D’UN CALORIMÈTRE
• Les particules interagissant avec les calorimètres
peuvent être classées en 2 catégories :
– Particules électromagnétiques:
• electrons et photons
• Ces particules interagissent beaucoup → peu de matière suffit pour les arrêter

– Les hadrons:
• Hadrons: particules composites formées de quarks (ex: pion, kaon, proton)
• Ces particules interagissent moins
– il faut plus de matière pour les arrêter

d
u

u
MasterClasses 2015 14
DÉTECTION DES PARTICULES

Hadron

Muon

Photon

Neutrino Electron

15
LES CALORIMÈTRES D’ATLAS

MasterClasses 2015 16
COMMENT VOIT-ON UN ÉLECTRON DANS ATLAS ?
• Électron =
– particule chargées → visible dans le trajectographe
– Particule électromagnétique → dépôt d’énergie dans le
calorimètre électromagnétique

Dépot d’energie
dans le calorimètre
électromagnétique

Une seule trace


visible dans le
détecteur aligné
avec l’énergie
mesurée dans le
calorimètre

MasterClasses 2015 1717


COMMENT VOIT-ON UN QUARK DANS ATLAS ?
• Un quark ‘’libre’’ (isolé) n’existe pas (propriété de l’interaction forte :
confinement)
• Expérimentalement, on voit des jets = flot de particules dans la même
direction :
– Beaucoup de traces concentrées dans un cône
– Dépôt d’énergie dans les calorimètres (électromagnétique et hadronique)

MasterClasses 2015 18
COMMENT VOIT-ON UN QUARK DANS ATLAS ?

Un événement avec jets

Un événement sans jet


MasterClasses 2015 19
DÉTECTER LES MUONS
• Rappel : les muons sont des particules semblables à l’électron, en plus massifs.
• Ils sont importants car ils font souvent partie des signatures des événements
intéressants.
• Ce sont des particules chargées, on les voit dans le détecteur de traces
• Mais ne s’arrêtent dans aucun des deux calorimètres
• → On construit des chambres à muons qui mesurent de façon très précise la
vitesse et la trajectoire de ces particules (précision de l’ordre de l’épaisseur d’un
cheveu !!) dans la partie extérieure du détecteur.

Système à muon en
bleu

MasterClasses 2015 2020


COMMENT VOIT-ON UN MUON DANS ATLAS ?
• De longues traces qui traversent tout le détecteur

MasterClasses 2015 21
COLLISION DE PROTONS
Conversion de l’énergie
cinétique en masse.
Einstein jeune: E=mc2
Création de nouvelles
c: vitesse de la lumière
particules, d’une centaine
de sortes

La plupart se désintègrent
immédiatement
⇨Il n’en reste que de
~6 sortes,
qui vont traverser
le détecteur.

22
E=mc2 En fait, la formule complète est E2=p2c2+m2c4
p est l’impulsion, mv en mécanique classique
En choisissant bien les unités, on se débarrasse de c:

E2=p2+m2

Einstein en 1905
gamma 1
Mesurés (et m=0)!
gamma 2

H H

H, juste avant sa désintégration Juste après sa désintégration


Conservation énergie et
impulsion
mH2=EH2-pH2
EH=Eg1+Eg2
pH=pg1+pg2 ⇨on en déduit
m H!
23
14
10 collisions FINALEMENT…
Tri rapide et grossier

109 événements sur disque


Tri précis

105 événements à 2 gamma

Calcul de la masse
→histogramme

24
Effet de la précision du
détecteur
Cliquer pour animer

25
Effet du bruit de fond

Cliquer pour animer

26
Effet de la
statistique
Cliquer pour animer

27
CONCLUSION

• A vous de jouer !

MasterClasses 2015 28
ANNEXES

MasterClasses 2015 29
CONVERSION DE PHOTON
• Particule neutre de nature électromagnétique → seul
sous-détecteur qui les voit :
calorimètre électromagnétique
• SAUF que :
– Création de paire possible avant le calorimètre

Électron
Photon

Positron
• Dans ce cas, on n’a plus un photon mais un électron +
un positron = 2 traces de charge opposée très proches
(qui ne partent pas du centre) et généralement 1
dépôt aligné avec les traces dans le calorimètre
électromagnétique (voire 2 dépôts très proches
également).
MasterClasses 2015 30
COMMENT VOIT-ON UN PHOTON CONVERTI DANS
ATLAS

MasterClasses 2015 31
ET LES AUTRES PARTICULES ?

• On sait qu’il existe aussi les particules W, Z et le


boson de Higgs, mais on n’en a pas parlé jusqu’à
maintenant : comment les détecte-t-on ?
• Ces particules ont une durée de vie très courte :
elles se désintègrent avant de traverser le
détecteur
• Par contre, on peut voir leurs produits de
désintégration.

MasterClasses 2015 32
SIGNAL
Electron Muon

Z Ψ Z Ψ
Mass=mz Mass=mz
Positron Anti-muon

• Énergie et quantité de
mouvement (p=mv) des
produits finaux sont connus
puisque mesurés par ATLAS
→ On peut retrouver m0(Z)

MasterClasses 2015 33
BRUIT DE FOND
Muon

Anti-muon

• Un muon et un anti-muon qui ne viennent pas


d’un Z
→ La quantité n’est pas égale à la masse
du Z

MasterClasses 2015 34
SIGNAL ET BRUIT DE FOND ENSEMBLE (CAS RÉEL)
• On va sélectionner des événements qui ‘’ressemblent’’
au Z
• Mais certains seront du bruit de fond
• L’histogramme total pourra ressembler à :
Total:

MasterClasses 2015 35
LES CALORIMÈTRES

Electron
ou photon

Calorimètre Calorimètre
électromagnétique hadronique
MasterClasses 2015 36
LES CALORIMÈTRES
Hadron

Calorimètre Calorimètre
électromagnétique hadronique
MasterClasses 2015 37
STRUCTURE GÉNÉRALE D’UN DÉTECTEUR
• Structure en poupée russe
• Chaque couche a une fonction
précise
– Trajectographe(s)
• Sui(ven)t les particules chargées
– Calorimètre(s)
• Mesure(nt) les énergies des
particules (sauf muons et
neutrinos)
• Après le trajectographe car
nécessite de détruire la
particule initiale
– Détecteurs de muons
• A l’extérieur pour arrêter les mons
qui ont beaucoup d’énergie
• Identification des particules
en combinant les informations
de tous les sous-systèmes

MasterClasses 2015 38
RÉSUMÉ… VOIR L’APPLET JAVA

MasterClasses 2015 39

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