BACCALAURÉAT GÉNÉRAL
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ
SESSION 2021
MATHÉMATIQUES
Durée de l’épreuve : 4 heures
L’usage de la calculatrice avec mode examen actif est autorisé.
L’usage de la calculatrice sans mémoire, « type collège » est autorisé.
Dès que ce sujet vous est remis, assurez-vous qu’il est complet.
Ce sujet comporte 6 pages numérotées de 1/6 à 6/6.
Le candidat traite 4 exercices : les exercices 1, 2 et 3 communs à tous les candidats et un
seul des deux exercices A ou B.
Le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute trace de recherche, même incomplète
ou non fructueuse, qu’il aura développée.
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements seront prises en
compte dans l’appréciation de la copie. Les traces de recherche, même incomplètes ou
infructueuses, seront valorisées.
Page 1 /6
Exercice 1, commun à tous les candidats (5 points)
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une
seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse exacte rapporte un point. Une
réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni
n’enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de
la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.
PARTIE I
Dans un centre de traitement du courrier, une machine est équipée d’un lecteur optique
automatique de reconnaissance de l’adresse postale. Ce système de lecture permet de
reconnaître convenablement 97 % des adresses ; le reste du courrier, que l’on qualifiera
d’illisible pour la machine, est orienté vers un employé du centre chargé de lire les adresses.
Cette machine vient d’effectuer la lecture de neuf adresses. On note 𝑋 la variable aléatoire
qui donne le nombre d’adresses illisibles parmi ces neuf adresses.
On admet que 𝑋 suit la loi binomiale de paramètres 𝑛 = 9 et 𝑝 = 0,03.
1. La probabilité qu’aucune des neuf adresses soit illisible est égale, au centième près, à :
a. 0 b. 1 c. 0,24 d. 0,76
2. La probabilité qu’exactement deux des neuf adresses soient illisibles pour la machine est :
9 7
a. ( ) × 0,972 × 0,037 b. ( ) × 0,972 × 0,037
2 2
9 7
c. ( ) × 0,977 × 0,032 d. ( ) × 0,977 × 0,032
2 2
3. La probabilité qu’au moins une des neuf adresses soit illisible pour la machine est :
a. 𝑃(𝑋 < 1) b. 𝑃(𝑋 ≤ 1) c. 𝑃(𝑋 ≥ 2) d. 1 − 𝑃(𝑋 = 0)
PARTIE II
Une urne contient 5 boules vertes et 3 boules blanches, indiscernables au toucher.
On tire au hasard successivement et sans remise deux boules de l’urne.
On considère les évènements suivants :
• 𝑉1 : « la première boule tirée est verte » ;
• 𝐵1 : « la première boule tirée est blanche » ;
• 𝑉2 : « la seconde boule tirée est verte » ;
• 𝐵2 : « la seconde boule tirée est blanche ».
4. La probabilité de 𝑉2 sachant que 𝑉1 est réalisé, notée 𝑃𝑉1 (𝑉2 ), est égale à :
5 4 5 20
a. b. c. d.
8 7 14 56
5. La probabilité de l’événement 𝑉2 est égale à :
5 5 3 9
a. b. c. d.
8 7 28 7
Page 2 /6
Exercice 2, commun à tous les candidats (6 points)
On considère les suites (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) définies pour tout entier naturel 𝑛 par :
𝑢0 = 𝑣0 = 1
{ 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 𝑣𝑛
𝑣𝑛+1 = 2𝑢𝑛 + 𝑣𝑛
Dans toute la suite de l’exercice, on admet que les suites (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) sont strictement
positives.
1.
a. Calculez 𝑢1 et 𝑣1 .
b. Démontrer que la suite (𝑣𝑛 ) est strictement croissante, puis en déduire que, pour
tout entier naturel 𝑛, 𝑣𝑛 ≥ 1 .
c. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel 𝑛, on a: 𝑢𝑛 ≥ 𝑛 + 1.
d. En déduire la limite de la suite (𝑢𝑛 ).
2. On pose, pour tout entier naturel 𝑛 :
𝑣𝑛
𝑟𝑛 = .
𝑢𝑛
.
On admet que :
(−1)𝑛+1
𝑟𝑛2 =2+ .
𝑢𝑛 ²
a. Démontrer que pour tout entier naturel 𝑛 :
1 (−1)𝑛+1 1
− 2
≤ 2
≤ 2.
𝑢𝑛 𝑢𝑛 𝑢𝑛
b. En déduire :
(−1)𝑛+1
lim .
𝑛→+∞ 𝑢𝑛 ²
c. Déterminer la limite de la suite (𝑟𝑛 ²) et en déduire que (𝑟𝑛 ) converge vers √2.
d. Démontrer que pour tout entier naturel 𝑛,
2 + 𝑟𝑛
𝑟𝑛+1 = .
1 + 𝑟𝑛
e. On considère le programme suivant écrit en langage Python :
def seuil():
n=0
r=1
while abs(r-sqrt(2))>10**(-4) :
r=(2+r)/(1+r)
n=n+1
return n
(abs désigne la valeur absolue, sqrt la racine carrée et 10**(-4)représente 10−4 )
La valeur de 𝑛 renvoyée par ce programme est 5.
À quoi correspond-elle ?
Page 3 /6
Exercice 3, commun à tous les candidats (4 points)
Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé (O; 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘⃗⃗ ), on considère les points :
A de coordonnées (2 ; 0 ; 0), B de coordonnées (0 ; 3 ; 0) et C de coordonnées (0 ; 0 ; 1).
L’objectif de cet exercice est de calculer l’aire du triangle ABC.
3
1. a. Montrer que le vecteur 𝑛⃗⃗ (2) est normal au plan (ABC).
6
b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (ABC) est : 3𝑥 + 2𝑦 + 6𝑧 − 6 = 0.
2. On note d la droite passant par O et orthogonale au plan (ABC).
a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
18 12 36
b. Montrer que la droite d coupe le plan (ABC) au point H de coordonnées ( ; ; ).
49 49 49
c. Calculer la distance OH.
1
3. On rappelle que le volume d’une pyramide est donné par : 𝑉 = ℬℎ , où ℬ est l’aire d’une
3
base et ℎ est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.
En calculant de deux façons différentes le volume de la pyramide OABC, déterminer l’aire du
triangle ABC.
Page 4 /6
EXERCICE au choix du candidat (5 points)
Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.
Il indique sur sa copie l’exercice choisi : exercice A ou exercice B.
Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont
indiqués dans un encadré.
Exercice A
Principaux domaines abordés :
Fonction exponentielle ; dérivation.
Le graphique ci-contre représente, dans
un repère orthogonal, les courbes 𝐶𝑓 et 𝐶𝑔
des fonctions 𝑓 et 𝑔 définies sur ℝ par :
𝑓(𝑥) = 𝑥 2 e−𝑥 et 𝑔(𝑥) = e−𝑥 .
La question 3 est indépendante des questions 1 et 2.
1. a. Déterminer les coordonnées des points d’intersection de 𝐶𝑓 et 𝐶𝑔 .
b. Étudier la position relative des courbes 𝐶𝑓 et 𝐶𝑔 .
2. Pour tout nombre réel 𝑥 de l’intervalle [−1 ; 1], on considère les points M de coordonnées
(𝑥 ; 𝑓(𝑥)) et N de coordonnées (𝑥 ; 𝑔(𝑥)), et on note 𝑑(𝑥) la distance MN.
On admet que : 𝑑(𝑥) = e−𝑥 − 𝑥²e−𝑥 .
On admet que la fonction 𝑑 est dérivable sur l’intervalle [−1; 1] et on note 𝑑′ sa fonction
dérivée.
a. Montrer que 𝑑′(𝑥) = e−𝑥 (𝑥 2 − 2𝑥 − 1).
b. En déduire les variations de la fonction 𝑑 sur l’intervalle [−1 ; 1].
c. Déterminer l’abscisse commune 𝑥0 des points M0 et N0 permettant d’obtenir une
distance 𝑑(𝑥0 ) maximale, et donner une valeur approchée à 0,1 près de la distance
M0 N0 .
3. Soit Δ la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 + 2.
On considère la fonction ℎ dérivable sur ℝ et définie par : ℎ(𝑥) = e−𝑥 − 𝑥 − 2 .
En étudiant le nombre de solutions de l’équation ℎ(𝑥) = 0, déterminer le nombre de points
d’intersection de la droite Δ et de la courbe 𝐶𝑔 .
Page 5 /6
Exercice B
Principaux domaines abordés :
Fonction logarithme ; dérivation.
Partie I : Étude d’une fonction auxiliaire
Soit 𝑔 la fonction définie sur ]0; +∞[ par : 𝑔(𝑥) = ln(𝑥) + 2𝑥 − 2.
1. Déterminer les limites de 𝑔 en +∞ et 0.
2. Déterminer le sens de variation de la fonction 𝑔 sur ]0; +∞[.
3. Démontrer que l'équation 𝑔(𝑥) = 0 admet une unique solution 𝛼 sur ]0; +∞[.
4. Calculer 𝑔(1) puis déterminer le signe de 𝑔 sur ]0; +∞[.
Partie II : Étude d'une fonction 𝒇
1
On considère la fonction 𝑓, définie sur ]0; +∞[ par : 𝑓(𝑥) = (2 − ) (ln(𝑥) − 1).
𝑥
1. a. On admet que la fonction 𝑓 est dérivable sur ]0; +∞[ et on note 𝑓′ sa dérivée.
Démontrer que, pour tout 𝑥 de ]0; +∞[, on a :
𝑔(𝑥)
𝑓′(𝑥) = 2 .
𝑥
b. Dresser le tableau de variation de la fonction 𝑓 sur ]0; +∞[. Le calcul des limites n’est
pas demandé.
2. Résoudre l‘équation 𝑓(𝑥) = 0 sur ]0; +∞[ puis dresser le tableau de signes de 𝑓 sur
l’intervalle ]0; +∞[.
Partie III : Étude d’une fonction F admettant pour dérivée la fonction 𝒇
On admet qu’il existe une fonction F dérivable sur ]0; +∞[ dont la dérivée 𝐹 ′ est la fonction 𝑓.
Ainsi, on a : 𝐹 ′ = 𝑓.
On note 𝒞𝐹 la courbe représentative de la fonction 𝐹 dans un repère orthonormé (O; 𝑖⃗, 𝑗⃗).
On ne cherchera pas à déterminer une expression de 𝐹(𝑥).
1. Étudier les variations de 𝐹 sur ]0; +∞[.
2. La courbe représentative 𝒞𝐹 de 𝐹 admet-elle des tangentes parallèles à l’axe des
abscisses ? Justifier la réponse.
Page 6 /6