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Mémoire

Ce mémoire présente une analyse de la transition laminaire-turbulent dans un écoulement de Poiseuille, en se concentrant sur les concepts fondamentaux et les théories associées. Il aborde les définitions des écoulements, les instabilités hydrodynamiques, ainsi que les équations nécessaires pour l'étude, et se termine par une simulation d'écoulement entre deux plaques parallèles. Les auteurs, Youba Mouhobi et Hanine Rebai, soutiennent leur travail devant un jury en 2022.

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Rania Bourmani
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Mémoire

Ce mémoire présente une analyse de la transition laminaire-turbulent dans un écoulement de Poiseuille, en se concentrant sur les concepts fondamentaux et les théories associées. Il aborde les définitions des écoulements, les instabilités hydrodynamiques, ainsi que les équations nécessaires pour l'étude, et se termine par une simulation d'écoulement entre deux plaques parallèles. Les auteurs, Youba Mouhobi et Hanine Rebai, soutiennent leur travail devant un jury en 2022.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA BEJAIA


FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE

MEMOIRE

Présenté pour l’obtention du diplôme de

MASTER

Filière : Génie Mécanique

Spécialité : installations énergétiques et turbomachines

Par :

MOUHOUBI Youba

REBAI Hanine

Thème
Analyse de la transition laminaire-turbulent dans un écoulement
poiseuille

Soutenu le ………………2022 devant le jury composé de :


Mr. Djema Amar Président

Mr. Naït Bouda Faïçal Rapporteur

Mr. Allouche Moussa Examinateur

Année Universitaire 2021-2022


Remerciement

Nos remerciements vont tout d’abord à notre dieu pour la santé et le

courage qu’il nous a donné pour terminer ce modeste travail. Nous

voudrons adresser nos remerciements les plus profonds et les plus

sincères à notre encadreur « Naït Bouda Faïçal ». Nous tenons à

témoigner de la confiance qu’il nous a accordée dès le début du mémoire,

et du soutien indéfectible qu’il nous a apporté durant tout son

déroulement. Nous tenons à remercier très sincèrement l'ensemble des

membres du jury qui nous font le grand honneur d'accepter de juger

notre travail. Nous remercions aussi tous les enseignants du

département G. Mécanique pour tout le savoir que nous avons acquis

grâce à eux durant notre formation. Enfin, Nous remercions toute

personne ayant contribué de près ou de loin à la réalisation de ce

travail.
Dédicaces

Je dédie ce mémoire.

A ma mère pour ses encouragements et ses sacrifices.

A mon cher père que le ciel avait accueilli les bras ouvert . Paix a son âme, le soutien et la
confiance que tu m’avais accordée était le carburant de mon courage et ma volonté, ton
affection ton amour ne m’ont jamais quitté.

A mon cher frère qui est mon ciel et mes chères sœurs qui sont mes étoiles, à mes grands-
parents, a ma famille et à tous ceux qui ont partagé avec moi tous les moments d’émotion lors
de la réalisation de ce travail. Ils m’ont chaleureusement supporté et encouragé tout au long
de mon parcours.

A tous mes amis qui ont contribués de près ou de loin dans ce travail.

A mon cher binôme Hanine

A tous mes collègues, pour leurs aides. Avec qui j’ai partagé beaucoup de souvenirs
inoubliables.

A tous ceux que j’aime.

Merci !

MOUHOUBI

Youba
Dédicaces

J’ai le grand plaisir de dédier ce modeste travail :

A ma très chère mère, qui me donne toujours l’espoir de vivre et qui n’a
jamais cessé de prier pour moi ;

A mon très cher père, pour ses encouragements, son soutien, surtout pour
son amour et son sacrifice afin que rien n’entrave le déroulement de mes études.

A mes frères koussaila et Abdelhafid et ma sœur ;

A mes meilleurs amis qui ont était un vrai soutien avant et durant la
réalisation de ce travail : Zinou, Loucif, Massi.B, Massi.K, Idir, Didin,

Et mes chers collèges et tout qui m’aide et compulse ce modeste travail

En fin, je remercie mon cher binôme, Youba, qui a contribué à la


réalisation de ce modeste travail.

REBAI

Hanine
Table des matières
Introduction générale.............................................................................................................................. 1
I.1 Introduction ........................................................................................................................................ 3
I.2 Définition ............................................................................................................................................ 3
I.2.1 Ecoulement poiseuille plan ......................................................................................................... 3
I.2.2 Ecoulement poiseuille cylindrique .............................................................................................. 3
I.2.3.1 Écoulement Laminaire .......................................................................................................... 4
I.2.3.2 Ecoulement turbulent .......................................................................................................... 4
I.3. Les instabilités hydrodynamiques ..................................................................................................... 4
I.3.1. Qu’est-ce une instabilité ? ......................................................................................................... 4
I.3.2. Exemples en mécanique des fluides .......................................................................................... 4
I.3.3. Expérience de Reynolds............................................................................................................. 5
I.3.4 Les instabilités hydrodynamiques .............................................................................................. 5
I.4 Conclusion .......................................................................................................................................... 6
II.1 Introduction ...................................................................................................................................... 7
II.2. Écoulement de Poiseuille dans une conduite cylindrique................................................................ 7
II.2.1.Longueur d'établissement .......................................................................................................... 8
II.2.2. Transition Laminaire-Turbulent................................................................................................. 9
II.3. Profil des vitesses : ......................................................................................................................... 12
II.3.1. Nombre de Reynolds critique .................................................................................................. 12
II.4. Cas de l'écoulement de Poiseuille plan .......................................................................................... 13
II.4.1 Longueur d’établissement ........................................................................................................ 14
II.4.2 Transition dans le cas plan ....................................................................................................... 15
II.5. Stabilité des écoulements de poiseuille : ...................................................................................... 15
II.5.1. Exemple d’écoulement instable ............................................................................................. 15
II.5.2 Etude de la stabilité ................................................................................................................. 18
II.5.3 Analyse de stabilité linéaire..................................................................................................... 18
II.5.4 Analyse de stabilité linéaire unidirectionnelle ........................................................................ 19
II.6. Conclusion ...................................................................................................................................... 21
III.1 Introduction.................................................................................................................................... 22
III.2 Position du problème .................................................................................................................... 22
III.2.1 Modèle physique .................................................................................................................... 22
III.2.2 Hypothèses de travail : ............................................................................................................ 23
III.2.3 Equations du mouvement : ..................................................................................................... 23
III.3 Procédure de simulation ................................................................................................................ 24
III.3.1 Géométrie................................................................................................................................ 25
III.3.1.1 Création des lignes transversales selon y ......................................................................... 25
III.3.2 Choix du Maillage .................................................................................................................... 26
III.3.2.1 Courbe des résidus et itérations ...................................................................................... 26
III.3.2.2 Profil de vitesse ................................................................................................................ 27
III.3.2.3 La longueur d’établissement ....................................................................................... 29
III.3.2.4 La vitesse maximale et minimale ..................................................................................... 30
III.3.2.5 Conclusion du Test de convergence ................................................................................. 31
III.4 Résultats et discussions .................................................................................................................. 31
III.5 Commentaires: ............................................................................................................................... 41
III.6 Conclusion ...................................................................................................................................... 41
Conclusion générale .............................................................................................................................. 42
Liste des figures

FIGURE I. 1 : Expérience de Reynolds ................................................................................................. 5

FIGURE II. 1 : Ecoulement stationnaire ............................................................................................... 7


FIGURE II. 2 : Longueur d’établissement ............................................................................................ 8
FIGURE II. 3 : Expérience d’Osborne Reynolds .................................................................................. 9
FIGURE II. 4 : Différents régimes d’un écoulement........................................................................... 10
FIGURE II. 5 : L’évolution du régime d’écoulement lorsque le Re augmente ................................... 11
FIGURE II. 6 : Profils de vitesse selon le nombre de Reynolds .......................................................... 12
FIGURE II. 7 : Les régimes d’écoulement .......................................................................................... 13
FIGURE II. 8 : Ecoulement entre deux plaques planes parallèles....................................................... 13
FIGURE II. 9 : Deux disques en verre entre lesquels se trouve un fluide visqueux ........................... 16
FIGURE II. 10 : Versement d’une goute visqueuse sur un liquide ..................................................... 16
FIGURE II. 11 : Ecoulement en jet ..................................................................................................... 17
FIGURE II. 12 : Vent au-dessus d’un relief marqué ........................................................................... 17
FIGURE II. 13 : Origine des vagues ................................................................................................... 17
FIGURE II. 14 : La stabilité linéaire ................................................................................................... 18
FIGURE II. 15 : Stabilité linéaire unidirectionnelle [12] .................................................................... 19
FIGURE II. 16 : Zone d’instabilité de l’équation d’Orr-Sommerfeld [14] ......................................... 21

FIGURE III. 1 : Écoulement entre deux plaques parallèles 23


FIGURE III. 2 : Géométrie 25
FIGURE III. 3 : Courbe de résidu 27
FIGURE III. 4 : Courbe de résidu 27
FIGURE III. 5 : Le profil de vitesse U à x=7.5 m 28
FIGURE III. 6 : Le profil de vitesse U à x=7.5 m 28
FIGURE III. 7 : Variation de U selon l'axe du canal 29
FIGURE III. 8 : Variation de U selon l'axe du canal 29
FIGURE III. 9 : Courbe de résidu 31
FIGURE III. 10 : Pression statique en fonction de x 32
FIGURE III. 11 : Le profil de vitesse U à x=1.5m 32
FIGURE III. 12 : Le profil vitesse U à x= 5 33
FIGURE III. 13 : Le profil de vitesse U à x=7.5 33
FIGURE III. 14 : Courbe de résidu 34
FIGURE III. 15 : La pression statique en fonction de x 34
FIGURE III. 16 : Le profil de vitesse U à x=1.5 35
FIGURE III. 17 : Le profil de vitesse U à x=5 35
FIGURE III. 18 : Le profil de vitesse U à x=7.5 36
FIGURE III. 19 : Courbe de résidu 36
FIGURE III. 20 : La pression statique en fonction de x 37
FIGURE III. 21 : Le profil vitesse U à x=1.5 37
FIGURE III. 22 : Le profil vitesse U à x=5 38
FIGURE III. 23 : Le profil vitesse U à x=7.5 38
FIGURE III. 24 : Courbe de résidu 39
FIGURE III. 25 : La pression statique en fonction de x 39
FIGURE III. 26 : Le profil vitesse U à x=1.5 40
FIGURE III. 27 : Le profil vitesse U à x=5 40
FIGURE III. 28 : Le profil vitesse U à x=7.5 41
Nomenclature
Nomenclature
Paramètres sans dimension
Symboles Dénominations
Re Nombre de Reynolds

Nombre de Reynolds critique

Lettres latines
Symboles Dénominations
D Diamètre [m]

R Rayon d’un cylindre [m]

r Coordonnée radiale [m]

L Longueur d’une conduite [m]

Longueur d’établissement [m]

H Hauteur du canal [m]

P Pression [Pa]

Différence de pression [Pa]

V Vitesse d’entrée [m/s]

Vitesse maximale de l’écoulement [m/s]

Période temporelle [s]


Lettres grecques
Symboles Dénominations
Viscosité dynamique [Kg/ms]

Viscosité cinématique [ ]

Masse volumique [Kg/ ]

Longueur d’onde [m]

Fréquence complexe [ ]

Nombre d’onde

Pulsation [rad/s]

Taux d’amplification temporel [ ]


Introduction générale
INTRODUCTION GENERALE

Introduction générale
L'écoulement de poiseuille est un écoulement qui est rencontré dans plusieurs applications.
Il se manifeste lorsqu'un fluide s'écoule dans un canal sous l'effet d'un gradient de pression. Il
se présente sous deux configurations, cylindrique ou plan.

Les écoulements délimités par des parois connaissent une transition vers la turbulence
caractérisée par la coexistence de domaines laminaires et turbulents dans une certaine plage
du nombre de Reynolds Re, ce régime transitoire se situe entre un seuil supérieur Rt au-
dessus duquel la turbulence est uniforme (sans caractéristiques) et un seuil inférieur Rg en
dessous duquel toute forme de turbulence disparaît, éventuellement à la fin de transitoires
chaotiques. Les cas les plus emblématiques d'un écoulement le long de plaques planes
transitant vers/depuis la turbulence selon la coexistence se présentent généralement sous la
forme de bandes, alternativement laminaires et turbulentes, et orientées obliquement par
rapport à la direction générale de l'écoulement. La décroissance finale des bandes à Rg
indique la pertinence de la percolation dirigée et de la criticité au sens des transitions de phase
de la physique statistique. La nature de la transition à Rt, où les bandes se forment, est encore
quelque peu mystérieuse et ne s'adapte pas facilement au schéma retenu pour les instabilités
de formation de motif à un paramètre de contrôle croissant sur un fond laminaire. En
revanche, les bandes se forment à Rt à partir d'un fond turbulent uniforme à un paramètre de
contrôle décroissant turbulent uniforme. Les ingrédients d'une théorie possible de laminaire-
turbulent sont discutés.

Lorsque l'on étudie la transition vers la turbulence, on considère généralement la transition


de l'écoulement laminaire à l'écoulement turbulent. La transition est un état instable. L'état
bifurqué n'existe qu'au-dessus du seuil de stabilité linéaire et reste proche des états de base.
Dans d'autres écoulements, comme dans l'écoulement plan de Couette, la transition se produit
généralement de manière abrupte par l'apparition de domaines turbulents coexistant avec des
domaines laminaires.

Ces domaines peuvent prendre des formes plus ou moins régulières turbulent qui
s'installent est souvent caractérisé par une dynamique spatio-temporelle complexe. Dans ce
cas, la transition est gouvernée par les propriétés de l'espace des phases à distance finie de
l'état de base. En conséquence, la description de la transition est hors de portée de toute

1
INTRODUCTION GENERALE

méthode perturbante. Alternativement, on peut considérer la transition inverse de l'écoulement


turbulent à l'écoulement laminaire. Il s'avère que le régime intermittant est précédé d'une
modulation de l'état turbulent homogène, qui peut être décrite dans un formalisme faiblement
non linéaire.

Dans notre travail nous aborderons au premier chapitre les différentes définitions des
différents écoulements, où nous parlerons de l’écoulement poiseuille cylindrique en premier
degré, la transition laminaire-turbulent, pour clôturer à la fin avec les instabilités
hydrodynamiques.

Dans le chapitre II, on citera les différents théorèmes et les équations lesquelles on aura
besoin pour mener au bien notre étude, tel celles des régimes (laminaires et transitoires) et le
passage entre les deux, la loi de Hagen-Poiseuille, le nombre de Reynold, équation de Navier-
stokes et toute autre loi en relation avec notre étude.

Le dernier chapitre sera consacré pour la préparation et la réalisation d’une simulation d’un
écoulement entre deux plaques parallèles, où les résultats de cette simulation ainsi leurs
interprétations seront exposées durant.

2
Chapitre I :
Définitions
I.1 Introduction
La mécanique des fluides est une branche de la mécanique des milieux continue, c’est
le domaine de la physique consacré à l’étude des fluides, ses caractéristiques, et les force
interne associées.

Elle se divise en deux sous-domaines : la statique des fluides qui étudie les fluides au
repos, et la dynamique des fluides qui étudie le fluide en mouvement, et sur celle-là qu’elle va
se reposer l’étude qu’on mènera dans ce qui suit de notre mémoire.

Ce premier chapitre est consacré aux écoulements, où nous parlerons de l’écoulement


poiseuille cylindrique en premier degré, la transition laminaire-turbulent, pour clôturer à la fin
avec les instabilités hydrodynamiques.

I.2 Définition

I.2.1 Ecoulement poiseuille plan

Un écoulement de poiseuille plan est écoulement laminaire stationnaire entre deux plaques
parallèles fixes.

I.2.2 Ecoulement poiseuille cylindrique

Ecoulement poiseuille cylindrique ou loi de poiseuille, également appelée loi de


Hagen-poiseuille et une loi en mécanique des fluides qui décrit l’écoulement laminaire
stationnaire limité par des parois immobiles d’un fluide avec une certaine viscosité et ce dans
un tube cylindrique, cette découverte est le fruit des travaux de l’ingénieur allemand Gotthif-
Hagen et d’un physicien français, Jean-léonard-Marie Poiseuille [1].

I.2.3 transition laminaire-turbulent

La transition laminaire-turbulent est le mécanisme par lequel un écoulement à l’état


turbulent. Sa description utilise généralement le nombre de Reynolds qui mesure localement
le rapport entre les forces d’inertie et les forces liées à la viscosité. Il s’agit d’un phénomène
d’instabilité complexe, dépendant de conditions telles que l’état de surface dans le cas d’une
couche limite ou les perturbations sonores appliquées. Ce phénomène, réversible (on parle

3
dans ce cas de relaminarisation), a été étudié essentiellement dans le contexte des couches
limites mais s’applique à tout type d’écoulement [2].

I.2.3.1 Écoulement Laminaire


Le mouvement des particules fluides se fait de façon régulière et ordonnée, les tubes
de courant ne se mélange pas, les couches fluides glissent les unes sur les autres sans se
mélanger et les échanges d’énergie entre elles sont réduit, les écoulements laminaires sont
réversibles [2].

I.2.3.2 Ecoulement turbulent


Le déplacement des particules est irrégulier et des fluctuations aléatoires de vitesse se
superposent au mouvement moyen du fluide, les petits éléments de fluide sont animés de
mouvements désordonnés, les tubes de courant ne se conservent pas long de l’écoulement, les
couches fluides se mélangent et les échanges d’énergie entre elle sont important, les
écoulements turbulents sont irréversibles et aussi augmente les échanges et les frottements, les
écoulements turbulents sont irréversibles [2].

I.3. Les instabilités hydrodynamiques

I.3.1. Qu’est-ce une instabilité ?


De nombreux systèmes physiques présentent des instabilités, mais qu’est-ce que cela
signifie ? Même si on peut donner une définition mathématique cela ne serait pas
pédagogique en début de cours. D’une manière pragmatique, une instabilité se manifeste dans
un système lorsque celui-ci passe brusquement d’un état parfaitement légitime à un autre état
tout aussi légitime, mais tout de même très différent. Cette transition d’un état à un autre est
spontanée, c’est à dire. Déclenché par un bruit dans le système qui se retrouve amplifié. C’est
ce coté ”inattendu", ”incontrôlée” ou ”surprise” des instabilités qui crée autant d’intrigue et
qui a poussé des générations de chercheurs à vouloir offrir des explications diverses et
multiples [3].

I.3.2. Exemples en mécanique des fluides


Les fluides sont des milieux très déformables et c’est probablement la raison
principale de l’omniprésence des instabilités dans les écoulements. Il y a simplement
beaucoup de manières pour faire couler un fluide et parfois il préfère choisir une toute autre

4
trajectoire que celle qu’on imaginait. En pratique, quasiment tous les écoulements deviennent
turbulents et c’est les instabilités hydrodynamiques qui permettent cette transition. Donnons
quelques exemples pour commencer [3].

I.3.3. Expérience de Reynolds


L’expérience de Reynolds est peut-être l’expérience la plus classiques de la mécanique
des fluides. Comme le montre la figure 1.1, un fluide est poussé à travers un tube cylindrique
transparent. Grâce à un fin filet d’encre, Reynolds réussit à montrer qu’il existe un régime
laminaire qui devient instable au-delà d’un certain nombre de Re = VD/ν critique : Re > Rec.
Ce nombre portera par la suite son nom. Contrairement à ce qu’on peut croire, l’origine de
cette instabilité n’a absolument rien d’évident et il a fallu attendre assez longtemps avant de
disposer d’outils théoriques (stabilité non-linéaire, solutions non-linéaires exactes) qui
permettent de comprendre les instabilités sous-critiques [3].

FIGURE I. 1 : Expérience de Reynolds

I.3.4 Les instabilités hydrodynamiques


Occupent une place de choix en mécanique des fluides. Depuis Osborne Reynolds et G. I.
Taylor, on sait en effet que la transition d’un écoulement laminaire vers la turbulence est due
au caractère instable de l’état laminaire vis-à-vis de certaines classes de perturbations, soit
infinitésimales, soit d’amplitude finie. Ce paradigme a été pour la première fois
magistralement mis en évidence par les travaux de G. I. Taylor sur I’ instabilité de
l’écoulement de Couette produit par la mise en rotation différentielle de deux cylindres
coaxiaux. La théorie de l’instabilité hydrodynamique fait désormais partie de l’arsenal de
techniques mis la disposition du mécanicien des fluides pour étudier les transitions dans une

5
grande variété d’écoulements en génie mécanique, en génie chimique, en aérodynamique et
dans l’étude des phénomènes naturels (climatologie, météorologie, géophysique interne) [4].

La théorie classique de l’instabilité porte essentiellement sur les écoulements cisaillés


quasi parallèles ou parallèles, tels que la couche de mélange, le jet, le sillage, l’écoulement de
Poiseuille dans un canal, l’écoulement de couche limite, etc. De telles configurations sont
privilégiées dans les livres de Drazin & Reid et de Schrnid & Henningson, et elles retiennent
tout particulièrement l’attention des chercheurs de sensibilité << mécanicienne [4].

L’approche résolument ((physique D adoptée par l’auteur constitue une caractéristique


essentielle de cet ouvrage. Pour chaque classe d’instabilité, François Charru présente, à l’aide
de l’analyse dimensionnelle et d’arguments physiques élégants, le mécanisme responsable de
l’amplification des perturbations. Ce type de raisonnement et l’évaluation des ordres de
grandeur afférents sont souvent effectués avant tout développement mathématique
systématique. L’auteur a également à cœur de présenter des exemples d’expériences de
laboratoire permettant de valider les résultats théoriques [4].

I.4 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons parlé de la transition laminaire-turbulent et cela après
avoir défini l’écoulement poiseuille, ensuite on a clôturé avec les instabilités
hydrodynamiques, où on avait défini l’instabilité, on a donné un exemple sur les instabilités
en mécanique des fluides, ensuite on a parlé sur l’expérience de Reynolds qui a donné comme
fruit le nombre de Reynolds qui est un élément indispensable pour la plupart des calculs en
mécanique des fluides, à la fin on donner la définition globale des instabilités
hydrodynamiques.

6
Chapitre II:
Généralité et
recherches
bibliographiques
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

II.1 Introduction
La modélisation est la présentation d'un phénomène complexe sous forme de modèle
formel, et c’est l’opération qui procède généralement chaque simulation. Le modèle
mathématique permet d'analyser des phénomènes réels et de prévoir des résultats à partir de
l'application d'une ou plusieurs théories à un niveau d'approximation donné.

Dans ce chapitre, on a évoqué les théorèmes et les équations desquelles on aura besoin
pour mener au bien notre étude.

II.2. Écoulement de Poiseuille dans une conduite cylindrique


Un écoulement de Poiseuille est un écoulement laminaire stationnaire limité par des
parois immobiles. On considère ici l’écoulement stationnaire, homogène, d’un fluide visqueux
à l’intérieur d’une conduite cylindrique horizontale de rayon R, d’axe Ox.

Le mouvement du fluide est provoqué par des dispositifs externes qui imposent une
différence de pression entre l’entrée et la sortie du fluide.[1]

 en x = 0 on impose une pression P(0)


 en x = L la pression vaut P(L) < P(0)

FIGURE II. 1 : Ecoulement stationnaire


On peut montrer que le profil des vitesses est parabolique :

⃗= ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗ …………………….II.1

( ) ( )
Avec : …………….II.2

Remarque : si le fluide était parfait on n’observerait pas de chute de pression .

7
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

II.2.1. Longueur d'établissement


Pour l’écoulement laminaire la longueur de d’établissement est donnée expérimentalement
par

………………………………………II.3

Et pour un écoulement turbulent :


……………………….………..II.4

où est la longueur d’établissement de l’écoulement développée [4].

FIGURE II. 2 : Longueur d’établissement

8
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

II.2.2. Transition Laminaire-Turbulent


Etudier l’écoulement d’un fluide réel revient à résoudre l’équation fondamentale de la
dynamique (équation de Navier-stokes). Mais en pratique, cette équation ne peut se résoudre
analytiquement qu’en introduisant des hypothèses de travail qui permettront de résoudre cette
équation dans le cadre de régimes d’écoulement particulières : le régime laminaire et le
régime turbulent.

 On dit qu’un écoulement est laminaire lorsque le mouvement des particules fluides se
fait de façon régulière et ordonnée.
 L’écoulement est turbulent lorsque le déplacement est irrégulier et que des fluctuations
aléatoires de vitesse se superposent au mouvement moyen du fluide.
 En régime turbulent, on devra utiliser des relations empiriques généralement
déterminées expérimentalement.
L’une des premières analyses de la transition d’un régime laminaire vers la turbulence
est basée sur des observations d’écoulement dans une conduite cylindrique effectuées
par O. Reynolds en 1883.[5]
Le montage expérimental schématise sur la Figue II.3 comporte un réservoir de
liquide sous pression débouchant sur une conduite cylindrique. Un tube mince permet
l’injection de colorant.
Lorsque l’écoulement est laminaire, le filet décolorant est rapidement disperse. Dans
cette situation, une mesure de la composante de vitesse axiale montre que celle-ci
fluctue de façon aléatoire dans l’espace et dans le temps [6].

FIGURE II. 3 : Expérience d’Osborne Reynolds

9
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

FIGURE II. 4 : Différents régimes d’un écoulement


A partir des ces observations, les travaux de Reynolds ont alors permis de montrer que la
transition du régime laminaire au régime turbulent (Figure II-4 )n’est pas seulement
conditionnée par le débit mais dépend d’un ensemble de paramètres qu’il convient de
regrouper pour former une quantité sans dimensions qu’on appellera Nombre de Reynolds

Ce nombre prend en compte la vitesse moyenne de l’écoulement V, le diamètre D de la


conduite (ou tout autre paramètre de longueur caractérisant l’écoulement ), ainsi que les
propriétés intrinsèques du fluide (masse volumique et viscosité ) :

……………………………..II.5

avec

: La masse volumique [ ]

: viscosité [ ]

: viscosité cinématique [ ]

V : vitesse [v]

Compte tenu des dimensions de chacun des paramètres, on vérifiera facilement que le
nombre de Reynolds est bien sans dimensions.

10
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

Ce nombre compare les temps de transport de quantité de mouvement diffusif (lié à la


viscosité) et convectif (lié au déplacement des particules fluides) dans le fluide.

L’expérience historique d’Osborne Reynolds (1880) consistait à visualiser les lignes de


courant dans un écoulement en conduite cylindrique en injectant un filet de colorant à l’entrée
de la conduite. À section de conduite constante, le était alors contrôlé par la valeur du
débit dans la conduite. Les figures ci-dessous rendent compte de l’évolution du régime
d’écoulement lorsque le augmente.

 Laminaire

 Transitoire

 Turbulent

FIGURE II. 5 : l’évolution du régime d’écoulement lorsque le Re augmente


Pour de faibles valeurs de , les lignes de courant sont stationnaires, l’écoulement est
laminaire. Il est décomposable en couches s’écoulant les unes sur les autres sans
s’interpénétrer. À grand , les lignes de courant ne sont plus identifiables, on observe un fort

11
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

brassage transversalement à la direction de l’écoulement, le régime est turbulent. Pour un


intermédiaire, on observe une succession aléatoire entre des zones de régime laminaire et des
« bouffées turbulentes », caractéristique d’un régime de transition entre laminaire et turbulent
[7].

II.3. Profil des vitesses :


Les lois analytiques établies pour les écoulements laminaires ne sont plus valables à grand
nombre de Reynolds. L’écoulement étant turbulent il se produit localement des variations de
vitesse aléatoires. Cependant, on peut encore définir un champ des vitesses et un profil de
vitesse en effectuant des moyennes temporelles.

Dans une conduite cylindrique de section circulaire, le profil des vitesses n’est plus
parabolique mais obéit à une loi empirique qui dépend de la valeur de Re [8].

FIGURE II. 6 : Profils de vitesse selon le nombre de Reynolds

II.3.1. Nombre de Reynolds critique


On constate généralement que la transition d’un régime laminaire a un régime turbulent
(figure) s’effectue lorsque , Nombre de Reynolds critique dans une conduite
cylindrique.

12
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

 Pour , l’écoulement reste laminaire et une perturbation localise introduite


dans l’écoulement est progressivement dissipée.
 Dans un intervalle de Re de 2000 à 4000, des paquet turbulent sont connectés
dans le conduit de façon intermittente.
 Aux nombres de Reynolds plus élevés , l’écoulement devient turbulent
dans son ensemble ; c'est-à-dire que les forces de viscosité ne sont plus suffisantes
pour empêcher les inévitables perturbations d’engendrer des tourbillons qui se
superposent à l’écoulement global.

FIGURE II. 7 : les régimes d’écoulement


En prenant certaines précautions pour éviter au maximum les perturbation (vibration
aspérités de la conduite…) l’écoulement peut rester laminaire au-delà de , jusqu'à une
certaine limite (imprécise) qui dépendra essentiellement du niveau de précautions pries pour
repousser l’apparition des turbulences [2].

II.4. Cas de l'écoulement de Poiseuille plan


On considère un écoulement entre deux plaques planes parallèles illustré en figure

y
V Parois H

FIGURE II. 8 : Ecoulement entre deux plaques planes parallèles


Le nombre de Reynolds est défini comme suit :

13
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

Lorsque le nombre de Reynolds est inférieur à 5000, le régime est laminaire. Sous l’hypothèse
d’un écoulement laminaire établi, il existe une solution analytique aux équations de Navier
Stokes : l’´écoulement de Poiseuille menant à un profil de vitesse parabolique.

⃗ ( )⃗ ( ) ⃗…………………………………II.6

Le gradient de pression selon x est également analytique :

= ………………………………………II.7

II.4.1 Longueur d’établissement


A partir d’un profil de vitesse uniforme en entrée, l’observation de l’établissement du
profil de vitesse parabolique est subordonnée à la longueur du canal. Baber et Emerson
présentent deux relations empiriques pour calculer la longueur d’établissement proposées par
Atkinson et Al [9] et Chen [10].

Relation de Atkinson et al

………………………………………II.8

Relation de Chen

………………………………II.9

A titre d'exemple pour et , on obtient une longueur d'établissement :

Relation de Atkinson et al [9] :

Relation de Chen [10] :

14
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

II.4.2 Transition dans le cas plan


Contrairement au cas cylindrique, la transition est observée pour des Reynolds relativement
plus élevés. Ainsi :

 Pour , l’écoulement reste laminaire et une perturbation localise introduite


dans l’écoulement est progressivement dissipée.
 Dans un intervalle de Re de 5000 à 6000, des paquet turbulent sont convectés
dans le conduit de façon intermittente.
 Aux nombres de Reynolds plus élevés , l’écoulement devient turbulent
dans son ensemble ; c'est-à-dire que les forces de viscosité ne sont plus suffisantes
pour empêcher les inévitables perturbations d’engendrer des tourbillons qui se
superposent à l’écoulement global.

II.5. Stabilité des écoulements de poiseuille :


Toutes les solutions d’équations du mouvement ne peuvent pas réellement se produire
dans la nature, même si elles sont exactes. Ceux qui se produisent réellement doivent non
seulement obéir aux équations de la dynamique des fluides, mais doivent également être
stables [11].

Il est donc nécessaire d’évaluer la stabilité de l’écoulement

II.5.1. Exemple d’écoulement instable


 Les instabilités ne sont pas uniquement liées à la turbulence
 Même pour des écoulements très visqueux, des instabilités peuvent exister
• Exemple :
– deux disques en verre entre lesquels se trouve un fluide visqueux.
– une traction verticale est exercée pour séparer les disques.

15
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

FIGURE II. 9 : deux disques en verre entre lesquels se trouve un fluide visqueux
• Exemple :
– un disque en verre contient un liquide
– on verse une goutte d’un liquide de viscosité différente au centre.

FIGURE II. 10 : versement d’une goute visqueuse sur un liquide


• Exemples :
– écoulement en jet (par ex. en sortie de robinet, injection de produits, …) Exemples
d’écoulements instables.
Stable en dessous d’une certaine hauteur de chute

16
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

FIGURE II. 11 : Ecoulement en jet

 Instabilité de Kelvin‐Helmholtz

FIGURE II. 12 : Vent au-dessus d’un relief marqué


-Couches de fluides de densité et/ou de viscosité différentes (ex : origine des
vagues)

FIGURE II. 13 : Origine des vagues

17
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

II.5.2 Etude de la stabilité


-La stabilité linéaire d’un set d’équations peut être évaluée par l’analyse de petites
perturbations de la solution [11].

FIGURE II. 14 : La stabilité linéaire

-Considérons le système d’équation pour un fluide newtonien incompressible

-Considérons la solution des équations stationnaires

⃗⃗⃗⃗⃗⃗(⃗⃗) ⃗⃗⃗⃗⃗(⃗⃗)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗(⃗⃗ ) ⃗⃗(⃗⃗ )

-Le champ vectoriel perturbé peut s’écrire

⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


{
⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗

II.5.3 Analyse de stabilité linéaire


• Analyse de stabilité par décomposition de Fourier

• Une perturbation peut s’exprimer en toute généralité comme [11].

⃗⃗⃗(⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗( ⃗⃗) (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ )


) ∑ …………………………………. II.10

⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗

Réels Rappel : ( ) ( )

18
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

•⃗⃗⃗⃗⃗ fixés par les conditions initiales et aux limites de la perturbation

• Analyse de chaque mode n

• L’analyse de stabilité consiste à introduire l’expression générique dans le système perturbé


et d’en déduire les valeurs des coefficients , pour la stabilité spatiale, et , pour la stabilité
temporelle, en fonction des autres paramètres [12].

La stabilité peut ainsi être analysée :

– Temporellement : augmentation de l’amplitude avec le temps

– Spatialement : augmentation de l’amplitude selon une ou plusieurs coordonnées

– Temporellement et spatialement

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗
• Condition de stabilité d’un mode n :⃗⃗(⃗⃗) )

- Stable, décroissance exponentielle avec le temps.


- Neutre
- Instable, croissance exponentielle avec le temps
• Les composantes imaginaires de⃗⃗⃗⃗ fournissent une information de stabilité
spatiale
• Le problème général
– sera stable si tous ses modes le sont
– deviendra instable quand la plus petite valeur atteindra son critère
– ce mode déterminera l’amplification de l’instabilité et sa forme spatiale

II.5.4 Analyse de stabilité linéaire unidirectionnelle

FIGURE II. 15 : stabilité linéaire unidirectionnel [12]

( )
La solution de base est ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )

19
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

Et les conditions aux limites d’imperméabilité et de non glissement


• Considérons les perturbations 2D suivantes :

Ondes planes de
̃( )
Xz{⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ̃( ) ) ( ) ………………………II.11
̃( )

( )
̃

| |
• Etude de l’instabilité temporelle : réels et …………… II.12
• Etude de l’instabilité spatiale selon x : réels …………. II.13

• L’étude de stabilité linéaire d’un écoulement de Poiseuille 1D amène à l’équation


différentielle ordinaire linéaire de OrSommerfeld (équation de l’amplitude de la perturbation)
[12].

(( ) ) ̃ [(( ) )̃ ̃] …………………….. II.14

………………………………………… II.15

L’intégration et la prise en compte des conditions aux limites d’imperméabilité et de non


glissement en

̃
̃ …………………………………………………………II.16

Permet d’écrire un système homogène qui se traduit par un problème aux valeurs propres pour
une solution non triviale [13].

- Valeurs propres ( )
- Vecteurs propres ̃
 Zone d’instabilité de l’équation d’Orr-Sommerfeld

20
Chapitre II Génialité et recherche bibliographiques

FIGURE II. 16 : Zone d’instabilité de l’équation d’Orr-Sommerfeld [14]

II.6. Conclusion
La modélisation d’un problème physique permet de lui donner une approche
mathématique afin de l’étudier et de le résoudre.

Ce chapitre était consacré aux théorèmes et aux équations des écoulements dans ces deux
régimes (laminaires et transitoires) et le passage entre les deux, ou on a cité la loi de Hagen-
Poiseuille, le nombre de Reynold, équation de Navier-stokes et toute autre loi en relation avec
notre étude.

21
Chapitre III : Modèle
mathématique et les
conditions aux limites
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

III.1 Introduction

Le but de l'étude est l'exploration de la transition du régime laminaire au régime

turbulent d'un écoulement de poiseuille plan par le biais d'une simulation numérique.

Dans ce chapitre on présentera le problème physique à étudier et sa formulation

mathématique en premier lieu. Ensuite on exposera les étapes pour une simulation numérique

du problème. Au final, on tentera de résoudre la problématique de la transition pour ce type

d'écoulement et identifier la zone de transition.

III.2 Position du problème

III.2.1 Modèle physique

Nous allons faire une simulation numérique pour faire une étude sur un écoulement de

poiseuille 2D entre deux plaques planes parallèles.

Les dimensions du canal : Pour cette étude on suppose un long canal de telle sorte que

l’écoulement dépasse largement la longueur d’établissement dans le cas de cette géométrie

qui peut dépasser 5 m avec une hauteur de 0.2m (voir chapitre2). D'où le choix des

dimensions suivantes :

Les dimensions du canal :

 La longueur 10 m.

 Hauteur du canal 0,2 m.

22
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

H=0.2m

L=10m

FIGURE III. 1 : Écoulement entre deux plaques parallèles

III.2.2 Hypothèses de travail :

Il est nécessaire d’effectuer un certain nombre d’hypothèses afin d’établir un modèle


mathématique simple qui décrit la physique de ce problème. Les hypothèses utilisées :
- L’écoulement est incompressible, bidimensionnel, permanent.
- le fluide considéré Newtonien.
- Effet de pesanteur négligé

III.2.3 Equations du mouvement :


Equation de continuité

…………………… ……………………………………………III-1

Equation de quantité de mouvement suivant (x)

* +…………………………………………III.2

Equation de quantité de mouvement suivant (y)

* +…………………………………………III.3

23
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

III.2.4 Conditions aux limites

On définit les conditions aux limites suivantes :

Les simulations sont réalisées avec l’eau comme fluide en écoulement

Les paramètres du fluide :

III.3 Procédure de simulation


Dans ce qui suit-on procédera à la résolution du problème posé par le moyen d'une simulation
numérique à l'aide d'un code de calcul après avoir créé la géométrie correspondante.

24
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

III.3.1 Géométrie

Paroi supérieur
𝐻
Vitesse entre

Pressure sorte
H=0.1 m
0
Paroi inferieur x

L=10 m

FIGURE III. 2 : Géométrie

III.3.1.1 Création des lignes transversales selon y

Afin de représenter des résultats tout le long du canal on choisit quatre lignes transversales
repérées par les deux points d’extrémité de chaque ligne dans le repère adopté :

Ligne 5 : ( ) ( )

Ligne 6 : ( ) ( )

Ligne 7 : ( ) ( )

Ligne 8 :( ) ( )

Ligne 5 Ligne 6 Ligne 7 Ligne 8

25
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

III.3.2 Choix du Maillage

Test d'indépendance du maillage : Afin de choisir le maillage approprié pour notre étude on
teste deux maillages. On suppose que selon y le choix de 50 points est largement suffisant
selon la littérature et d’après la distance entre les deux plaques.

Nous simulons le problème pour les deux maillages : 50x100 et 50x200.

Soient n et m le nombre de nœuds respectivement suivant l'axe des y et l’axe des x.

III.3.2.1 Courbe des résidus et itérations

Pour n=50 m=100

Le nombre d’itération après la convergence est=1633

26
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

FIGURE III. 3 : courbe de résidu

 Pour n=50 m=200

Le nombre d’itération après convergence est=1443

FIGURE III. 4 : courbe de résidu

III.3.2.2 Profil de vitesse

Ci-dessous le profil de vitesse U selon y le long de la ligne 8 pour les deux maillages :

Pour n=50 m=100

27
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

FIGURE III. 5 : Le profil de vitesse U à x=7.5 m

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 8 pour les deux maillages :

 Pour n=50 m=200

FIGURE III. 6 : Le profil de vitesse U à x=7.5 m

28
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

III.3.2.3 La longueur d’établissement

 Pour n=50 m=100

FIGURE III. 7 : Variation de U selon l'axe du canal

 Pour n=50 m=200

FIGURE III. 8 : Variation de U selon l'axe du canal

Pour les deux cas on trouve approximativement la même longueur : =

29
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

III.3.2.4 La vitesse maximale et minimale

 Pour n=50 m=100

 Pour n=50 m=200

30
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

III.3.2.5 Conclusion du Test de convergence

D’après la comparaison des résultats avec les deux maillages 50x100 et 50x200, on constate

que le maillage 50x100 donne des résultats très proche de ceux de 50x200.Ainsi, pour la suite

de nos calculs on choisit alors le maillage 50x100.

III.4 Résultats et discussions :


Afin d’explorer le début de la transition on fait varier la vitesse d’entrée de 0.02m/s à

0.06m/s :

 Pour v=0.02m/s D=0.2 m

Le nombre d’itération après la convergence est=1633

FIGURE III. 9 : courbe de résidu

31
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

La pression

FIGURE III. 10 : pression statique en fonction de x

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 6

FIGURE III. 11 : Le profil de vitesse U à x=1.5m

32
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 7

FIGURE III. 12 : Le profil vitesse U à x= 5

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 8

FIGURE III. 13 : Le profil de vitesse U à x=7.5

 Pour v=0.03 m/s D=0.02 m

Le nombre d’itération après la convergence est=1633


33
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

FIGURE III. 14 : courbe de résidu

La pression

FIGURE III. 15 : La pression statique en fonction de x

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 6

34
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

FIGURE III. 16 : Le profil de vitesse U à x=1.5

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 7

FIGURE III. 17 : Le profil de vitesse U à x=5


Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 8

35
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

FIGURE III. 18 : Le profil de vitesse U à x=7.5

 Pour v=0.04 m/s D=0.2 m

Le nombre d’itération après la convergence est=1642

FIGURE III. 19 : courbe de résidu

36
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

La pression

FIGURE III. 20 : la pression statique en fonction de x

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 6

FIGURE III. 21 : le profil vitesse U à x=1.5

37
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 7

FIGURE III. 22 : le profil vitesse U à x=5

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 8

FIGURE III. 23 : le profil vitesse U à x=7.5


 Pour v=0.06 m/s D=0.2 m

Le nombre d’itération après la convergence est=1423


38
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

FIGURE III. 24 : courbe de résidu


Dans ce cas, la courbe en fin d’itérations est de plus en plus visible est confirmée.

La pression

FIGURE III. 25 : la pression statique en fonction de x

39
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 6

FIGURE III. 26 : le profil vitesse U à x=1.5

Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 7

FIGURE III. 27 : le profil vitesse U à x=5


Ci-dessous le profil de vitesse Vx selon y le long de la ligne 8

40
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

FIGURE III. 28 : le profil vitesse U à x=7.5

III.5 Commentaires :
D'après les représentations précédentes un changement commence à apparaitre à partir de la
vitesse d'entrée 0.03m/s dans la courbe des résidus où celle de la vitesse Vx s'écarte
légèrement et se rapproche plus de celle de la vitesse Vy à la fin des itérations, ce qui n’était
pas visible pour les nombres de Reynolds inférieurs. On constate aussi un début de diminution
de nombre d’itérations nécessaires pour la convergence à partir de cette valeur. Le
changement d'allure de la courbe des résidus est encore plus visible pour une vitesse de
0.04m/s où la courbe commence à avoir une courbure en fin d'itérations.

Ce changement observé avec l’augmentation du nombre de Reynolds nous fait penser qu’il a
une relation à un début de transition du régime d’écoulement.

III.6 Conclusion
D'après les calculs en faisant varier la vitesse d'entrée on a constaté qu'un changement s'opère
dans l'allure des courbes de résidus à partir d'une vitesse d'entrée de 0.03m/s et ce changement
est de plus en plus visible pour une vitesse de 0.04m/s. Par conséquent, on suggère que cet
intervalle peut être celui de la transition d'autant plus que l'intervalle des nombres de
Reynolds pour ses vitesses est approximativement entre 6000 et 8000 qui est globalement en
concordance avec la littérature pour le cas d'un écoulement de Poiseuille plan.

41
Chapitre III Modelé mathématique et les conditions aux limites

42
Conclusion générale
CONCLUSION GENERALE

Conclusion générale
L'objectif de notre travail est de présenter les résultats de nos calculs par simulation
numérique, la variation de la vitesse entre deux plaques planes parallèles immobile. Les
résultats trouvés sont approximativement proches à ceux donnés dans la théorie.

Le fluide utilisé pour la simulation est un fluide Newtonien.

Ainsi cette analyse est réalisée en faisant varier la vitesse d’entrer du fluide (l’eau) entre les
deux plaques.

Pour la réalisation de cette simulation on a établi des hypothèses de travail afin de pouvoir
établir un modèle mathématique simple et qui décrit la physique de ce problème, qui sont :

- L’écoulement est incompressible, bidimensionnel, permanent.


- le fluide considéré Newtonien.
- Effet de pesanteur négligé

Apres avoir effectué la simulation, on a pu résoudre le problème de la transition pour ce type


d’écoulement poiseuille plan et on a pu identifier la zone de transition qui se situe entre
0.03m/s et 0.04 m/s qui correspondent à un nombre de Reynolds entre 6000 et 8000.

Dans ce travaille, le premier chapitre était consacré pour les différentes définitions des
différents écoulements, où on a défini l’écoulement poiseuilles cylindrique et plans, la
transition laminaire-turbulent et les instabilités hydrodynamiques.

Au deuxième chapitre, on tenter d’établir un modèle mathématique pour deux cas


d’écoulements poiseuilles qui sont l’écoulement poiseuille cylindrique et poiseuille plan.

A là de ce travail et au chapitre trois, on a réalisé une simulation numérique qui nous a permet
d’identifier de transition d’un écoulement plan, où nous avons obtenu des résultats
satisfaisants et si proches des résultats théoriques.

42
Références
bibliographie
Références bibliographiques

Références bibliographiques
[1] https://ats.leblouch.bzh

[2] : ELAZIOUTI Abdelkader << Cours mécanique des fluides >>, Université de Saida,
années 2015/2016.

[3] : https://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/ancien_site/tpphys/Term/Reynolds/Reynolds3

[4] :H. L. Langhaar, "Steady Flow in the Transition Length of a Straight Tube," J. Appl. Mech
, 1942.

[5] :J. Carbonnet- M. Roques. Mécanique des fluides. Académie de NancyMetz, 1998.

[6] : R. Ben hamouda. Notions de Mécanique des fluides. Cours et Exercices Corrigés. Centre
de Publication Universitaire, Tunis, 2008.

[7] : J. Roussel. Cours de Mécanique des fluides, 2010.

[8] : J.L.Wojkiewicz. « MOOC mécanique des fluides, structuration, activités pédagogiques et


certification » Printemps d’UNIT, Université Paris ouest, Nanterre la défense, 2015

[9] : B. Atkinson, M. P. Brocklebank, C. C. H. Card, and J. M. Smith. Low reynolds number


developing flows. AIChE J, 1969.

[10] : R. Y. Chen. Flow in the entrance region at low reynolds numbers. J. Fluids Eng , 1973.

[11] : https://www.hach.ulg.ac.be

[12] : Betchov. R . And Criminale W.O , Stability of parallel flows, Academic , 1967.

[13] :C.E. GROSH ,H,Salwen, , the stability of steady and time-dependent plane Poiseuille
flow –J, Fluid.Mesh,1968 .

[14] : Instabilités hydrodynamiques, Université Paris-Saclay. DFE, Années 2021-2022


Annexe
ANNEXE A

Annexe A

Méthode des Volumes Finis (MVF)

1.Méthode des Volumes Finis dans le cas monodimensionnel

1.1Formulation monodimensionnelle de l’Equation de Poisson par la MVF

L’équation de poisson dans le cas monodimensionnel s’écrit

( ) …………………1

L’équation intégrée sur le volume finis limité par les faces( )

∫ ( ) ∫ ……………2

Après intégration on aura :

( ) ( ) ∫ ……………3

Un profil linéaire a été choisi afin d'exprimer la variation du potentiel


voisins :

* ( ( )
) (( )
)+ …………4

Tels que :

: Potentiel électrique au nœud P

: Potentiel électrique au nœud E

: Potentiel électrique au nœud W

( ) : Distance entre les nœuds P et E

( ) : Distance entre les nœuds W et P

: Longueur de volume fini

Ainsi l’équation algébrique finale s’écrit sous la forme :


ANNEXE A

Avec :

( )

( )

Dans le cas d’un maillage uniforme

( ) ( )

Alors on aura

Formulation monodimensionnelle de l’Equation de Schrödinger par la MVF

L’équation de Schrödinger dans le cas monodimensionnel s’écrit :

* ( )+ = …………5

Intégrons cette équation sur le volume fini limité par les interfaces ( )

*∫ ( ) + ∫ ∫ …6

De la même manière que l’équation de Poisson, on choisit un profil linéaire.


L’intégration de l’équation (6) donne :

* ( )+ …….8
ANNEXE A

Ainsi l’équation algébrique finale s’écrit sous la forme :

( )
Résumé
Dans ce mémoire nous avons réalisé une simulation numérique d’un écoulement poiseuille
entre deux plaques parallèles fixes où nous avons varier la vitesse d’entrée afin de déterminer
la zone de transition laminaire-turbulent, les équation de Navier-Stokes ont était simplifié en
utilisant les hypothèses d’un écoulement plan 2D (selon l’axes x,y) afin de retrouver le profil
de vitesse, la variation de la vitesse d’entrée nous a permet de remarquer qu’un changement
s’opère dans l’allure des courbe des résidus, un changement qui est de plus en plus visibles
pour une grande vitesse d’entrée, ce changement nous permets de déterminer le nombre de
Reynolds critique qui nous a permet à son tour de déterminer la zone de transition qui situer
entre 6000 et 8000.

Mot clé : simulation numérique, écoulement poiseuille, vitesse d’entrée, zone de transition
laminaire-turbulent, Navier-Stokes, écoulement plan 2D, profil de vitesse, Reynolds critique.

Summary
In this memory we carried out a numerical simulation of a poiseuille flow between two fixed
parallel plates where we varied the entry velocity in order to determine the laminar-turbulent
transition zone, the Navies-Stokes equations were simplified using the hypotheses of a 2D
plane flow (along the x ,y axes) in order to find the velocity profile, the variation of the entry
velocity has allowed us to notice that a change takes place in the pace of the curve of the
residuals, a change which is more and more visible for a high speed of entry, this change
allows us to determine the critical Reynolds number which in turn allows us to determine the
transition zone which is between 6000 and 8000.
Key word: numerical simulation, poiseuille flow, inlet velocity, laminar-turbulent transition
zone, Navies-Stokes, 2D planar flow, velocity profile, critical Reynolds.

‫يهخص‬
‫ بَن نوحَن يتواسٍَن حابتَن حَج قًنا بتغََز سزعت انذخول ين‬poiseuille ‫ أجزٍنا يحاكاة عذدٍت نتذفق‬، ‫فٌ هذه انذاكزة‬
‫ باستخذاو فزضَاث تذفق انًستوى‬Navier-Stokes ‫ وتى تبسَظ يعادالث‬، ‫أجم تحذٍذ ينطقت االنتقال انصفائَت انًضطزبت‬
‫ سًح ننا انتباٍن فٌ سزعت انذخول‬، ‫) ين أجم انعخور عهي يهف تعزٍف انسزعت‬y ‫ و‬x ‫حنائٌ األبعاد (عهي طول انًحورٍن‬
‫ ٍسًح ننا هذا انتغََز بتحذٍذ‬، ‫ وهو تغََز أكخز وضو ًحا نسزعت دخول عانَت‬، ‫بًالحظت حذوث تغََز فٌ وتَزة ينحني انبقاٍا‬
.0666 ‫ و‬0666 ‫عذد رٍنانذ انحزد انذً ٍسًح ننا بذوره بتحذٍذ ينطقت االنتقال انتٌ تقع بَن‬
Navier- ، ‫ ينطقت االنتقال انصفَحت انًضطزبت‬، ‫ سزعت انًذخم‬، poiseuille ‫ تذفق‬، ‫ انًحاكاة انعذدٍت‬:‫انكهًت انزئَسَت‬
.‫ رٍنانذ انحزجت‬، ‫ يهف تعزٍف انسزعت‬، ‫ انتذفق انًستوً حنائٌ األبعاد‬، Stokes

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