Support Math Algèbre 2025-1
Support Math Algèbre 2025-1
SUPPORT DE COURS
MATHEMATIQUE
Algèbre
L1 Informatique de gestion
Le mot proposition est clair : on propose quelque chose, mais cela reste à démontrer.
Exemple :
- (1) : Tout nombre premier (nombre ayant 2 diviseurs, 1 et lui-même) est impair, cette proposition est fausse
- (2) : Tout réel élevé à la puissance 2 est un réel positif, cette proposition est vraie
- (3) : 2 est inférieur à 4, cette proposition est vraie
- (4) : √2 est un nombre irrationnel
2. Théorème :
𝑈𝑛 𝑡ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟é𝑒 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒.
D’une manière générale, on a tendance à appeler proposition la plupart des théorèmes pour réserver le mot
théorème aux plus grands d’entre eux (théorème de Pythagore, Thalès, …).
On rappelle qu’une proposition est un énoncé ayant un sens et pouvant être vrai ou faux. On dit alors que les deux
valeurs de vérité d’une proposition sont « vrai » et « faux ».
D’une manière usuelle on désigne les propositions par des lettres majuscules: 𝐴, 𝐵, 𝐶 … , 𝑃, 𝑄; 𝑅, … et on leur
attribue une valeur de vérité : 𝑣𝑟𝑎𝑖 (𝑣 𝑜𝑢 1) ou 𝑓𝑎𝑢𝑥 (𝑓 𝑜𝑢 0).
Exemple :
- “3 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑎𝑖𝑟”
- “7 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟”
- “𝑇𝑜𝑢𝑙𝑜𝑢𝑠𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑’𝐸𝑠𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒”
Mais l’énoncé :
- “𝑛 ∈ ℕ et 𝑛 est pair” n’est pas une proposition, parce qu’elle n’est ni vraie, ni fausse : sa valeur de vérité
dépend donc de 𝑛.
Notons alors par 𝒱𝑎 l’ensemble des valeurs de vérité d’une proposition 𝑃. Donc 𝒱𝑎 = {𝑣, 𝑓} ou 𝒱𝑎 = {0,1}
En désignant par 𝒞 la collection des propositions logique, définissons alors l’application ℎ de la manière suivante :
ℎ: 𝒞 → 𝒱𝑎
1 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒
𝑃 ↦ ℎ(𝑃) = {
0 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒
Nous dirons alors que ℎ(𝑃) est la valeur de vérité de la proposition 𝑃.
Exemple :
ℎ(3.4 = 12) = 1
ℎ(1 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑐ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑖𝑟) = 0
Si 𝑃 est une proposition (un énoncé sans ambigüité), 𝑃 peut avoir la valeur "𝑣𝑟𝑎𝑖" ou la valeur "𝑓𝑎𝑢𝑥". Cette
situation est représentée dans une table appelée : "𝑇𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑉é𝑟𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑃 " (table de toutes les éventualités).
Note : les éventualités des valeurs de vérité à représenter dans une table de vérité sont données par la formule 2𝑛 ,
avec 𝑛 le nombre de proposition.
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2
ℎ(𝑃) ℎ(𝑃)
ou
𝑣 1
𝑓 0
ℎ(𝑃) ℎ(𝑄)
1 1
1 0
0 1
0 0
Note :
- Une proposition qui est toujours vraie est notée par 𝕍. i.e. ℎ(𝕍) = 1
- Une proposition qui est toujours fausse est notée par 𝔽. i.e. ℎ(𝔽) = 0
Soit 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 deux propositions, la bi-implication logique est un connecteur qui, au couple des propositions (𝑃, 𝑄)
associe la proposition 𝑃 ⟺ 𝑄 (lire "𝑃 𝑏𝑖 − 𝑖𝑚𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑄" 𝑜𝑢 "𝑃 𝑠𝑖 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑖 𝑄") qui est 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 si
𝑃 𝑒𝑡 𝑄 𝑜𝑛𝑡 𝑚ê𝑚𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑣é𝑟𝑖𝑡é 𝑒𝑡 𝑓𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠. On a :
⟺: 𝒞 × 𝒞 → 𝒞
1 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒
(𝑃, 𝑄) ↦ 𝑃 ⟺ 𝑄 = {
0 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠
On note parfois 𝑃 ≡ 𝑄 au lieu de 𝑃 ⟺ 𝑄
Table de vérité de 𝑃 ⟺ 𝑄
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 1
Exemple :
TP : Montrer que
1) ℎ(𝑝 ⟺ 𝑄) = ℎ(𝑄 ⟺ 𝑃)
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3
Remarque :
L’équivalence logique joue pour les propositions, le rôle que joue l’égalité pour les nombres. Les expressions 3 +
2 et 5 ne sont pas identiques et pourtant on écrit 3 + 2 = 5. De même, les propositions (𝑥 2 = 1) et (𝑥 = 1 𝑜𝑢 𝑥 =
−1) ne sont pas identiques et pourtant on écrit (𝑥 2 = 1) ⇔ (𝑥 = 1 𝑜𝑢 𝑥 = −1)
∧: 𝒞 × 𝒞 → 𝒞
1 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑠𝑖𝑚𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛é𝑚𝑒𝑛𝑡
(𝑃, 𝑄) ↦ 𝑃 ∧ 𝑄 = {
0 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠
Table de verite de 𝑷 ∧ 𝑸
Exemple :
1) montrons que 𝑃 ∧ 𝑄 ≡ 𝑄 ∧ 𝑃
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4
ℎ(𝑃) ℎ(𝔽) ℎ( 𝑃 ∧ 𝔽)
1 0 0
0 0 0
∨: 𝒞 × 𝒞 → 𝒞
1 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠
(𝑃, 𝑄) ↦ 𝑃 ∨ 𝑄 = {
0 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑠𝑖𝑚𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛é𝑚𝑒𝑛𝑡
Table de vérité de 𝑷 ∨ 𝑸
Exemple :
a) Pour être inscrit en AP1, il faut être diplômé de math physique ou diplômé d’autre section avec au moins
60%
𝑃 : "être diplômé de MP"
𝑄 : "être diplômé d’autre sections avec au moins 60%"
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1) montrons que 𝑃 ∨ 𝑄 ≡ 𝑄 ∨ 𝑃
3) , 4) et 5) montrons que 𝑃 ∨ 𝑃 ≡ 𝑃 ; 𝑃 ∨ 𝔽 ≡ 𝑃 et 𝑃 ∨ 𝕍 ≡ 𝕍
Soit 𝑃 une proposition, la négation de 𝑃 notée "¬" 𝑜𝑢 "𝑃̅" est l’énoncé "𝑛𝑜𝑛 𝑃" qui est 𝑣𝑟𝑎𝑖 si 𝑃 est 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒 et
𝑓𝑎𝑢𝑥 si 𝑃 est 𝑣𝑟𝑎𝑖
¬: 𝒞 → 𝒞
1 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑠𝑡𝑓𝑎𝑢𝑥
𝑃 ↦ ¬𝑃 = {
0 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖
Table de vérité de ¬𝑷
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ℎ(𝑃) ℎ(𝑃̅)
1 0
0 1
Propriétés de la négation
1) ℎ(𝑃̅ ) = ℎ(𝑃)
2) ℎ(𝑃 ∧ 𝑃̅) = 0 (𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑒 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑑𝑖𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛)
3) ℎ(𝑃 ∨ 𝑃̅) = 1 (𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑒 𝑑𝑢 𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑒𝑥𝑐𝑙𝑢)
4) ̅̅̅̅̅̅̅
ℎ(𝑃 ∧ 𝑄) = ℎ(𝑃̅ ∨ 𝑄̅ ) (𝑷𝑹𝑬𝑴𝑰𝑬𝑹 𝑳𝑶𝑰 𝑫𝑬 𝑴𝑶𝑹𝑮𝑨𝑵)
5) ̅̅̅̅̅̅̅
ℎ(𝑃 ∨ 𝑄) = ℎ(𝑃̅ ∧ 𝑄̅ ) (𝑫𝑬𝑼𝑿𝑰𝑬𝑴𝑬 𝑳𝑶𝑰 𝑫𝑬 𝑴𝑶𝑹𝑮𝑨𝑵)
1) montrons que 𝑃̅ ≡ 𝑃
a) ℎ(𝑎̅̅̅̅̅̅̅
= 𝑏) = ℎ(𝑎 ≠ 𝑏)
b) ℎ(𝑎̅̅̅̅̅̅̅
≤ 𝑏) = ℎ(𝑎 > 𝑏)
̅̅̅̅̅̅̅
𝑎 ≤ 𝑏 ≡ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑎 < 𝑏 𝑜𝑢 𝑎 = 𝑏
≡𝑎 ̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅̅
< 𝑏 𝑒𝑡 𝑎 =𝑏
≡ 𝑎 ≥ 𝑏 𝑒𝑡 𝑎 ≠ 𝑏
≡ (𝑎 > 𝑏 𝑜𝑢 𝑎 = 𝑏) 𝑒𝑡 𝑎 ≠ 𝑏
≡ (𝑎 > 𝑏 𝑒𝑡 𝑎 ≠ 𝑏) 𝑜𝑢 (𝑎 = 𝑏 𝑒𝑡 𝑎 ≠ 𝑏) (∧ est distributive par rapport à ∨)
≡ 𝑎 > 𝑏 𝑜𝑢 𝔽 (𝔽 étant neutre pour ∨)
≡𝑎>𝑏
c) ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
ℎ(3 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 6) = ℎ(3 𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 6)
Soit 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 deux propositions, l’implication logique est un connecteur qui, au couple des propositions (𝑃, 𝑄),
associe la proposition 𝑷 ⇒ 𝑸 (lire "𝑃 𝑖𝑚𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑄" 𝑜𝑢 "𝑆𝑖 𝑃 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑄") qui est 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒 si
𝑃 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖 𝑒𝑡 𝑄 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠. On a :
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⇒: 𝒞 × 𝒞 → 𝒞
1 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠
(𝑃, 𝑄) ↦ 𝑃 ⇒ 𝑄 = {
0 𝑠𝑖 𝑃 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖 𝑒𝑡 𝑄 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑎𝑢𝑥
Table de vérité de 𝑷 ⇒ 𝑸
Preuve de 1 et 2 (3 et 4 au TP)
Exemple :
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I.4.5.2. Propriétés
1) ℎ(𝑃 ⇒ 𝑃) = 1
2) ℎ(𝑃 ⇒ 𝕍) = 1
3) ℎ(𝑃 ⇒ 𝔽) = ℎ(𝑃̅ )
4) ℎ(𝕍 ⇒ 𝑃) = ℎ(𝑃)
5) ℎ(𝔽 ⇒ 𝑃) = 1
Preuve
Preuve
Exemples
Exemples
(1) La contraposée de : (s’Il pleut alors je prends mon para pluie), est : (si je ne prends pas mon parapluie
alors il ne pleut pas)
(2) La contraposée de : (Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto), est : (Omar n’a pas joué au loto ⇒
Omar n’a pas gagné au loto)
Preuve
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La disjonction exclusive est un connecteur logique qui au couple des propositions 𝑃, 𝑄) associe la proposition
𝑃 ∨ 𝑄(lire "𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑃, 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑄"), 𝑉𝑟𝑎𝑖𝑒 si 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 ont des valeurs de véritiés différentes et 𝐹𝑎𝑢𝑥 dans les autres cas. i.e
∨: 𝒞 × 𝒞 → 𝒞
1 𝑠𝑖 ℎ(𝑃) ≠ ℎ(𝑄)
(𝑃, 𝑄) ↦ 𝑃 ∨ 𝑄 = {
0 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑠
Table de vérité de 𝑷 ∨ 𝑸
1) 𝑃 ∧ (𝑃 ∨ 𝑄) ⟺ 𝑃
2) 𝑃 ∨ (𝑃 ∧ 𝑄) ⟺ 𝑃
3) (𝑃 ⇒ 𝑄) ⟺ (𝑃̅ ∨ 𝑄) ⟺ (𝑄̅ ⇒ 𝑃̅ )
4) (𝑃 ⟺ 𝑄) ⟺ (𝑃 ⇒ 𝑄) ∧ (𝑄 ⇒ 𝑃)
I.4.7. La tautologie
Une proposition composée est dite une tautologie si elle est vraie quelles que soient la valeur de vérité de ses
composantes.
I.4.8. L’antilogie
Une proposition composée est une antilogie si elle est fausse quelle que soit la valeur de vérité de ses composantes
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Tout énoncé contenant une ou plusieurs variables et qui dévient une proposition selon les valeurs attribuées à
cette(s) variable(s) s’appelle « Prédicat » ou « Forme propositionnelle » ou « Formule »
Un univers d’une variable d’un prédicat est un ensemble des valeurs que l’on peut donner à cette variable pour
obtenir une proposition.
Soit 𝐸, un domaine d’existence ou univers, alors le prédicat d’une variable 𝑥 ∈ 𝐸 est noté par 𝑃(𝑥); 𝑄(𝑥); 𝑅(𝑥); …,
le prédicat de deux variables 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑦 ∈ 𝐸 est noté par 𝑃(𝑥, 𝑦); 𝑄(𝑥, 𝑦); 𝑅(𝑥, 𝑦); …
Soit 𝑃(𝑥) un prédicat défini sur 𝐸 et 𝑎 ∈ 𝐸, alors 𝑃(𝑎) est une proposition.
Exemples :
Soit 𝑃(𝑥) un prédicat défini sur 𝐸 ≠ ∅, la classe ou ensemble vérité de 𝑃(𝑥) est un sous-ensemble 𝐸𝑃 de 𝐸 formé
des éléments 𝑎 tels que 𝑃(𝑎) est une proposition vraie.
𝐸𝑃 = {𝑎 ∈ 𝐸; ℎ[𝑃(𝑎)] = 1} ⊂ 𝐸
Si ℎ[𝑃(𝑎)] = 1 alors 𝑎 ∈ 𝐸𝑃
Si ℎ[𝑃(𝑎)] = 0 alors 𝑎 ∉ 𝐸𝑃
Exemples
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𝐴 = {𝑥 ∈ ℝ ; 5 − 𝑥 ≥ 0}
= {𝑥 ∈ ℝ ; 𝑥 ≤ 5}
= ] − ∞ ; 5] 𝑈𝑛𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠
Déterminons la classe de 𝑄(𝑥)
𝐴𝑄 = {𝑎 ∈ 𝐴 ; ℎ[𝑄(𝑎)] = 1}
= {𝑎 ∈ 𝐴 ; √5 − 𝑎>2 }
= {𝑎 ∈ 𝐴 ; 5 − 𝑎 > 4 }
= {𝑎 ∈ 𝐴 ; −𝑎 > −1 }
= {𝑎 ∈ 𝐴 ; 𝑎 < 1}
= ]−∞ ; 1[
𝑥 2 +1
c) 𝑅(𝑥) ∶ ≤ 2 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝐵 = ℝ − {−2}
𝑥+2
𝐵𝑅 = ]−∞ ; −2[ ∪ [−1 ; 3]
𝑚 ∈ ]−4 ; 4[
Soient (𝑃(𝑥))𝑒𝑡 (𝑄(𝑥)) deux prédicats définis sur 𝐸 ≠ ∅, la conjonction de 𝑃(𝑥) 𝑒𝑡 𝑄(𝑥) est noté 𝑃(𝑥) ∧ 𝑄(𝑥) ≡
(𝑃 ∧ 𝑄)(𝑥) et sa classe est 𝐸𝑃∧𝑄 .
Si 𝐸𝑃∧𝑄 est la classe du prédicat (𝑃 ∧ 𝑄)(𝑥), alors
𝐸𝑃∧𝑄 = {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[(𝑃 ∧ 𝑄)(𝑎)] = 1} = {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[𝑃(𝑎) ∧ 𝑄(𝑎)] = 1}
= {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[𝑃(𝑎)] = 1 𝑒𝑡 ℎ[𝑄(𝑎)] = 1} = {𝑎 ∈ 𝐸 ; 𝑎 ∈ 𝐸𝑃 𝑒𝑡 𝑎 ∈ 𝐸𝑄 } = 𝐸𝑃 ∩ 𝐸𝑄
D’où 𝐸𝑃∧𝑄 = 𝐸𝑃 ∩ 𝐸𝑄
Exemple : On donne deux prédicats
𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 ≥ 4 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ 𝑒𝑡 𝑄(𝑥) ∶ 𝑥 < 8 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ, chercher ℝ𝑃∧𝑄 ?
ℝ𝑃 = {𝑎 ∈ ℝ ; 𝑎 ≥ 4} = [4; +∞[
ℝ𝑄 = {𝑎 ∈ ℝ ; 𝑎 < 8} = ]−∞, 8[
ℝ𝑃∧𝑄 = ℝ𝑃 ∩ ℝ𝑄
= [4; +∞[ ∩ ]−∞, 8[
= [4; 8[
−∞ 4 8 +∞
ℝ𝑃 ∩ ℝ𝑄
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Soient (𝑃(𝑥))𝑒𝑡 (𝑄(𝑥)) deux prédicats définis sur 𝐸 ≠ ∅, la disjonction de 𝑃(𝑥) 𝑒𝑡 𝑄(𝑥) est noté 𝑃(𝑥) ∨ 𝑄(𝑥) ≡
(𝑃 ∨ 𝑄)(𝑥) et sa classe est 𝐸𝑃∨𝑄 .
Si 𝐸𝑃∨𝑄 est la classe du prédicat (𝑃 ∨ 𝑄)(𝑥), alors
𝐸𝑃∨𝑄 = {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[(𝑃 ∨ 𝑄)(𝑎)] = 1} = {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[𝑃(𝑎) ∨ 𝑄(𝑎)] = 1}
= {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[𝑃(𝑎)] = 1 𝑜𝑢 ℎ[𝑄(𝑎)] = 1} = {𝑎 ∈ 𝐸 ; 𝑎 ∈ 𝐸𝑃 𝑜𝑢 𝑎 ∈ 𝐸𝑄 } = 𝐸𝑃 ∪ 𝐸𝑄
D’où 𝐸𝑃∨𝑄 = 𝐸𝑃 ∪ 𝐸𝑄
Exemple :
𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 ≥ 4 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ
𝑄(𝑥) ∶ 𝑥 2 − 4𝑥 + 4 = 0 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ, chercher ℝ𝑃∨𝑄 ?
ℝ𝑃 = {𝑎 ∈ ℝ ; 𝑎 ≥ 4} = [4; +∞[
ℝ𝑄 = {𝑎 ∈ ℝ ; 𝑎2 − 4𝑎 + 4 = 0 }
= {𝑎 ∈ ℝ ; (𝑎 − 2)2 = 0 } = {𝑎 ∈ ℝ ; 𝑎 − 2 = 0 } = {2 }
ℝ𝑃∨𝑄 = ℝ𝑃 ∪ ℝ𝑄
= [4; +∞[ ∪ {2 }
I.5.4.3. Négation d’un prédicat
Soit (𝑃(𝑥)) un prédicat défini sur 𝐸 ≠ ∅, la négation de 𝑃(𝑥) est noté ̅̅̅̅̅̅
𝑃(𝑥) ≡ 𝑃̅ (𝑥) et sa classe est 𝐸𝑃̅ .
Si 𝐸𝑃̅ est la classe du prédicat 𝑃̅ (𝑥), alors
𝐸𝑃̅ = {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[𝑃̅ (𝑎)] = 1}
= {𝑎 ∈ 𝐸 ; ℎ[𝑃(𝑎)] = 0}
= {𝑎 ∈ 𝐸 ; 𝑎 ∉ 𝐸𝑃 }
= 𝐸 − 𝐸𝑃
D’où 𝐸𝑃̅ = 𝐸 − 𝐸𝑃
Exemple :
𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 ≤ 4 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ
𝑄(𝑥) ∶ 𝑥 2 − 4𝑥 + 4 = 0 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ, chercher ℝ𝑃̅ 𝑒𝑡 ℝ𝑄̅ ?
ℝ𝑃̅ = ℝ − ℝ𝑃 or ℝ𝑃 = ]−∞; 4]
ℝ𝑃̅ = ℝ − ]−∞; 4]
= ]4; +∞[
ℝ𝑄̅ = ℝ − ℝ𝑄 or ℝ𝑄 = {2}
ℝ𝑄̅ = ℝ − {2}
= ]−∞; 2[ ∪ ]2; +∞[
Soient (𝑃(𝑥))𝑒𝑡 (𝑄(𝑥)) deux prédicats définis sur 𝐸 ≠ ∅, l’implication de 𝑃(𝑥) 𝑒𝑡 𝑄(𝑥) est noté 𝑃(𝑥) ⇒ 𝑄(𝑥) ≡
(𝑃 ⇒ 𝑄)(𝑥) et sa classe est 𝐸𝑃⇒𝑄 .
Si 𝐸𝑃⇒𝑄 est la classe du prédicat (𝑃 ⇒ 𝑄)(𝑥), alors
𝐸𝑃⇒𝑄 = 𝐸𝑃̅ ∨𝑄 (𝑐𝑓𝑟 𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝐼. 4.5.2)
= 𝐸𝑃̅ ∪ 𝐸𝑄
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= (𝐸 − 𝐸𝑃 ) ∪ 𝐸𝑄
D’où 𝐸𝑃⇒𝑄 = (𝐸 − 𝐸𝑃 ) ∪ 𝐸𝑄
Exemple : Soient deux prédicats 𝑃(𝑥) 𝑒𝑡 𝑄(𝑥) suivants
𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 ≥ 5 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ
𝑄(𝑥) ∶ 𝑥 ≥ 1 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ, chercher ℝ𝑃⇒𝑄 ?
ℝ𝑃⇒𝑄 = (ℝ − ℝ𝑃 ) ∪ ℝ𝑄
Chercher ℝ𝑃
ℝ𝑃 = [5; +∞[ et ℝ𝑄 = [1; +∞[
ℝ − ℝ𝑃 = ℝ − [5; +∞[ = ]−∞; 5[
D’où
ℝ𝑃⇒𝑄 = (ℝ − ℝ𝑃 ) ∪ ℝ𝑄
= ]−∞; 5[ ∪ [1; +∞[
=ℝ
TP définir la classe de (𝑃 ∨ 𝑄)(𝑥) 𝑒𝑡 (𝑃 ⇔ 𝑄)(𝑥)?
Déterminer la classe de prédicats suivants
𝑎) 𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 2 − 3𝑥 + 2 ≤ 0 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ
𝑥+2
𝑏) 𝑄(𝑥) ∶ ≥ 3 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑑𝑎𝑛𝑠 ℝ
4𝑥 − 5
I.6. Les quantificateurs
Il peut arriver dans l’énoncé d’une proposition que l’on ait besoin d’indiquer les quantités. Par exemple :
- Tous les nombres premiers sont impairs
- Certains étudiants de L1 de comprennent pas la bi-implication
Remarque
Ces propositions portent en elle-même la notion de quantité.
Dans ce paragraphe, nous allons indiquer les symboles représentant les quantités que nous appelons les
« 𝑄𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 » dont voici les 3 principaux
b) ℎ(∃𝑥 ∈ ℝ ∶ 𝑥 2 − 3𝑥 + 2 = 0) = 1
𝑃(𝑥): 𝑥 2 − 3𝑥 + 2 = 0 défini sur ℝ
ℝ𝑃 = {𝑎 ∈ ℝ ∶ 𝑎2 − 3𝑎 + 2 = 0} = {1,2}
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c) ℎ(∃𝑥 ∈ ℝ ∶ 𝑥 2 − 6𝑥 + 9 < 0) = 1
𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 2 − 6𝑥 + 9 < 0
ℝ𝑃 = {𝑏 ∈ ℝ ∶ 𝑏 2 − 6𝑏 + 9 < 0 }
= {𝑏 ∈ ℝ ∶ (𝑏 − 3)2 < 0 = 0}
=∅
TP :
ℎ(∃𝑥 ∈ ℝ ∶ 𝑥 2 − 4 ≤ 0) =?
ℎ(∃𝑥 ∈ ℕ ∶ 𝑥 < 3) =?
ℎ(∃𝑥 ∈ ℤ ∶ |𝑥| ≤ 7) =?
I.6.2. Quantificateur universel
Soit 𝑃(𝑥) un prédicat défini sur 𝐸 ≠ ∅
L’énoncé : "𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑥 𝑑𝑒 𝐸, 𝑜𝑛 𝑎 𝑃(𝑥)", est une proposition que l’on note par :
"∀𝒙 ∈ 𝑬: 𝑷(𝒙)"
Lire : "𝑄𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑜𝑢 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑥 𝑑𝑒 𝐸, 𝑜𝑛 𝑎 𝑃(𝑥)"
ℎ(∀𝑥 ∈ 𝐸: 𝑃(𝑥)) = 1 si 𝐸𝑃 = 𝐸
Le symbole "∀" est le 𝑸𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒖𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒆𝒍
Exemple :
a) ℎ(∀𝑥 ∈ ℕ ∶ 𝑥 2 + 4 ≥ 0) =?
𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 2 + 4 ≥ 0 défini sur ℝ
ℝ𝑃 = {𝑐 ∈ ℝ ∶ 𝑐 2 + 4 ≥ 0}
∆= −16 < 0
𝑐 −∞ +∞
2
𝑐 +4 +++++++
ℝ𝑃 = ℝ
b) ℎ(𝑇𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒) = 0
car ∃2 premier et 2 non impair
c) ℎ(∀𝑥 ∈ ℝ ∶ 𝑥 2 − 4𝑥 + 4 > 0) =?
𝑃(𝑥) ∶ 𝑥 2 − 4𝑥 + 4 > 0
∆= 𝑏 2 − 4. 𝑎. 𝑐 = 16 − 16 = 0
4
𝑥1 = 𝑥1 = = 2
2
𝑐 −∞ 2 +∞
2
𝑥 − 4𝑥 + 4 ++++ 0 ++++
ℝ𝑃 = ℝ − {2} ≠ ℝ
TP :
ℎ(∀𝑥 ∈ ℝ ∶ 𝑥 2 − 6𝑥 + 9 ≥ 0) =?
ℎ(∀𝑥 ∈ ℕ∗ ∶ 𝑥 ≥ 1) =?
I.6.3. Quantificateur d’unicité
Soit 𝑃(𝑥) un prédicat défini sur 𝐸 ≠ ∅
L’énoncé :"𝐼𝑙 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑢𝑛 𝑒𝑡 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑥 𝑑𝑒 𝐸, 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑃(𝑥)", est une proposition que l’on note par :
"∃! 𝒙 ∈ 𝑬: 𝑷(𝒙)"
Lire : " 𝐼𝑙 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑢𝑛 𝑒𝑡 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡 "
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̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
b) ℎ(∃𝑥 ∈ ℝ ; 𝑥 ≥ 2 ⇒ 𝑥 < 3) = ℎ(∀𝑥 ∈ ℝ ; ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑥 ≥ 2 ⇒ 𝑥 < 3)
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= ℎ(∃𝑥 ∈ ℝ ; ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅̅̅
𝑥 ≥ 2 ∨ 𝑥 < 3)
= ℎ(∃𝑥 ∈ ℝ ; ̅̅̅̅̅̅̅
𝑥 ≥ 2 ∧ ̅̅̅̅̅̅̅
𝑥 < 3)
= ℎ(∃𝑥 ∈ ℝ ; 𝑥 < 2 ∧ 𝑥 ≥ 3)
TP
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
a) ℎ(∀𝑥 ∈ ℝ ; 𝑥 2 − 6𝑥 + 9 ≠ 0)
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
b) ℎ(∀𝑥 ∈ ℝ ; 𝑥 = 4 ⇒ 2𝑥 < 7)
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Un ensemble est une collection d’objets mathématiques (éléments) rassemblés d’après une ou plusieurs propriétés
communes. Ces propriétés sont suffisantes pour affirmer qu’un objet appartient ou pas à un ensemble
Exemples
1) E : l’ensemble des étudiants de l’Ecole Inf.
2) On désigne par ℕ l’ensemble des entiers naturels ℕ = {0, 1, 2, 3, ...}.
3) L’ensemble des nombres pairs se note : P = {x ∈ ℕ / 2 divise x}.
4) L’ensemble vide est noté : ∅ qui ne contient aucun élément.
5) L’ensemble des entiers relatifs est ℤ = {… , −3, −2, −1,0, +1, +2, +3, … }
𝑝
6) L’ensemble des nombres rationnels est noté : ℚ = { ; 𝑝, 𝑞 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑞 ≠ 0}
𝑞
7) L’ensemble des nombres réels ℝ = ]−∞, +∞[
Un ensemble qui contient un nombre infini d’élément est dit alors infini et un ensemble qui contient un nombre
fini d’élément est dit fini.
Lorsque ce nombre fini n’est pas trop grand, on représente parfois un ensemble en écrivant tous ces éléments
Exemple :
Définition en extension
A= {1, 2, 3, 4,5} : Ensemble des entier naturels non nuls inférieurs à 6
ℕ∗ = ℕ0 = {1,2,3, … 𝑛} : Ensemble des entier naturels non nuls
ℤ∗ = ℤ0 = {… , −3, −2, −1, +1, +2, +3, … } ∶ Ensemble des entier relatifs non nuls
ℤ− = {… , −3, −2, −1} : Ensemble des entier relatifs négatifs
ℤ+ = {0, +1, +2, +3, … } = ℕ∗ : Ensemble des entier relatifs positifs
Définition en compréhension
𝐴 = {𝑥 ≤ 5; 𝑥 ∈ ℕ}
𝐵 = {2 < 𝑥 ≤ 10; 𝑥 ∈ ℕ}
𝐶 = {2 < 𝑥 ≤ 10; 𝑥 ∈ ℝ}
II.1.2 Appartenance
Soit 𝐴 un ensemble, si 𝑎 est un élément de 𝐴 on écrit « 𝑎 ∈ 𝐴 » qui se lit « 𝑎 appartient à 𝐴 » ou « 𝑎 est un élément
de 𝐴 ».
Si 𝑎 n’est pas un élément de 𝐴 on écrit « 𝑎 ∉ 𝐴 » qui se lit « 𝑎 n’appartient pas à 𝐴 » ou « 𝑎 n’est pas un élément
de 𝐴 ».
II.1.3 Inclusion ou sous-ensemble
Soit 𝐴 et 𝐵 deux ensembles, On dit que 𝐴 est inclus dans 𝐵 si tout élément de 𝐴 appartient à 𝐵. Dans ce cas on
écrit « 𝐴 ⊂ 𝐵 » qui se lit « 𝐴 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑛𝑐𝑙𝑢𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝐵 » ou « 𝐴 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝐵 » ou encore « 𝐴 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑠 −
𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝐵 ».
𝐴 ⊂ 𝐵 ⇔ (∀𝑥, (𝑥 ∈ 𝐴 ⇒ 𝑥 ∈ 𝐵)).
TP : Trouver la négation de cette relation
Exemple :
- ℕ⊂ℤ⊂ℚ⊂ℝ⊂ℂ
- ℕ∗ = ℕ0 = {1,2,3, … 𝑛} ⊂ ℕ
- ℤ∗ = ℤ0 = {… , −3, −2, −1, +1, +2, +3, … } ⊂ ℤ
- ℤ− = {𝑑; 𝑑 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑑 < 0}
= {… , −3, −2, −1} ⊂ ℤ
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- ℤ+ = {𝑑; 𝑑 ∈ ℤ 𝑒𝑡 𝑑 ≥ 0}
= {0, +1, +2, +3, … } = ℕ∗ ⊂ ℤ
- Si 𝐴 est un ensemble de nombre pair, c’est-à-dire 𝐴 = {2𝑎; 𝑎 ∈ ℕ} alors 𝐴 ⊂ ℕ
II.1.4. Egalité de deux ensembles
Soit 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 deux ensembles, alors 𝐴 = 𝐵 ⇔ ((𝐴 ⊂ 𝐵) 𝑒𝑡 (𝐴 ⊂ 𝐵)).
De par sa définition, un ensemble est égal à lui-même, c’est-à-dire si 𝐴 est un ensemble, alors 𝐴 = 𝐴 (donc on peut
écrire 𝐴 ⊂ 𝐴 , l’inverse est trivial)
II.1.5 Ensemble vide
On appel ensemble vide, l’ensemble ne contenant aucun élément. On le note « ∅ »
De par sa définition, l’ensemble vide est un sous-ensemble de n’importe quel ensemble, c’est-à-dire si 𝐴 est un
ensemble alors ∅ ⊂ 𝐴
II.1.6 Différence de deux ensembles
La différence de deux ensembles A, B est un ensemble des éléments de A qui ne sont pas dans B, noté 𝐴 − 𝐵.
𝐴 − 𝐵 = {𝑥/𝑥 ∈ 𝐴 ∧ 𝑥 ∉ 𝐵}.
𝐴
Si 𝐴 ⊂ 𝐵 alors 𝐵 − 𝐴 est aussi appelé le complémentaire de A dans B, il est noté C𝐵 .
C𝐵𝐴 = {𝑥/𝑥 ∈ 𝐵 ∧ 𝑥 ∉ 𝐴}
Remarque :
𝑠𝑖 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐴\𝐵 ⊂ 𝐴
Preuve
Soit 𝑥 ∈ 𝐴\𝐵 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥 ∉ 𝐵 (𝑝𝑎𝑟 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒)
𝑥 ∈ 𝐴\𝐵 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 ∈ 𝐴, 𝑐 ′ 𝑒𝑠𝑡 − à − 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝐴\𝐵 ⊂ 𝐴 (𝑝𝑎𝑟 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑐𝑙𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛)
Soit 𝐴𝑒𝑡 𝐵 deux ensembles, on note « 𝐴 ∩ 𝐵 » l’ensemble des éléments appartenant à la fois à 𝐴 𝑒𝑡 𝐵
𝐴 ∩ 𝐵 se lit « 𝐴 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟 𝐵 » ou « 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 »
𝑥 ∈ 𝐴 ∩ 𝐵 ⇔ (𝑥 ∈ 𝐴 ∧ 𝑥 ∈ 𝐵)
Remarque
𝐴 ∩ 𝐵 ⊂ 𝐴 𝑒𝑡 𝐴 ∩ 𝐵 ⊂ 𝐵
Preuve
Soit 𝑥 ∈ 𝐴 ∩ 𝐵 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥 ∈ 𝐵 (𝑝𝑎𝑟 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙′𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛)
𝑥 ∈ 𝐴 ∩ 𝐵 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥 ∈ 𝐴 ∩ 𝐵 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 ∈ 𝐵
𝐴 ∩ 𝐵 ⊂ 𝐴 𝑒𝑡 𝐴 ∩ 𝐵 ⊂ 𝐵 (𝑝𝑎𝑟 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑙𝑐𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛)
Exemple :
𝐴 = {0,2,4,6,8} et 𝐵 = {2,5,8,10}
𝐴 ∩ 𝐵 = {2,8} qui est clairement inclus dans 𝐴 𝑒𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝐵
2. La réunion
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𝐴 ⊂ 𝐴 ∪ 𝐵 𝑒𝑡 𝐵 ⊂ 𝐴 ∪ 𝐵
Remarque 2
1) Si 𝐴, 𝐵 n’ont pas d’éléments en commun, on dit qu’ils sont disjoints, alors 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅.
𝐴
2) 𝐵 = C𝐸 ⇔ 𝐴 ∪ 𝐵 = 𝐸 𝑒𝑡 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅. .
3) 𝐴 − 𝐵 = 𝐴 ∩ 𝐵𝐶
3. La différence symétrique.
Soient 𝐸 un ensemble non vide et 𝐴, 𝐵 ⊂ 𝐸, la différence symétrique entre deux ensembles 𝐴, 𝐵 est l’ensemble
des éléments qui appartiennent à 𝐴 − 𝐵 𝑜𝑢 𝐵 − 𝐴 noté 𝐴∆𝐵, 𝑙𝑖𝑟𝑒 « 𝐴 𝑑𝑒𝑙𝑡𝑎 𝐵 ».
𝐵 𝐴
𝐴∆𝐵 = (𝐴 − 𝐵) ∪ (𝐵 − 𝐴) = (𝐴 ∩ C𝐸 ) ∪ (𝐵 ∩ C𝐸 ) = (𝐴 ∪ 𝐵) − (𝐴 ∩ 𝐵).
𝑥 ∈ 𝐴∆𝐵 ⇔ {𝑥/𝑥 ∈ (𝐴 − 𝐵) ∨ 𝑥 ∈ (𝐵 − 𝐴)}.
4. Produit Cartésien (Produit d’ensemble)
Soient 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 deux ensembles, on note 𝐴 × 𝐵 = {(𝑎, 𝑏), 𝑎 ∈ 𝐴, 𝑏 ∈ 𝐵} l’ensemble dont les éléments sont les
couples (𝑎, 𝑏), 𝑜ù 𝑎 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑏 ∈ 𝐵.
𝐴 × 𝐵 se lit « 𝐴 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑥 𝐵 »
Remarque
Si 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 sont des ensembles finis et si on désigne par
𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴) : Le nombre d’éléments de 𝐴.
𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐵) : Le nombre d’éléments de 𝐵. On a :
𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴 × 𝐵) = 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴) ∗ 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐵)
Exemple :
1. Soit 𝐴 = {1,2,3} 𝑒𝑡 𝐵 = {2,4} déterminons 𝐴 × 𝐵
En effet
𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴) = 3 𝑒𝑡 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐵) = 2
alors 𝐶𝑎𝑟𝑑(𝐴 × 𝐵) = 3.2 = 6 (le nombre d’éléments de 𝐴 × 𝐵
D’où 𝐴 × 𝐵 = {(1,2), (1,4), (2,2), (2,4), (3,2), (3,4)}
2. Soit E = {1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8}, A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}, B = {2, 4, 6, 8}
a) 𝐴 ⊂ 𝐸, 𝐵 ⊂ 𝐸
𝐴 n’est pas inclus dans 𝐵 car 1 ∈ 𝐴 ∧ 1 ∉ 𝐵. 𝐵 n’est pas inclus dans A car 8 ∈ B ∧ 8 ∉ A
b) A ∩ B = {2, 4, 6}, A ∪ B = {1, 2, 3, 4, 5, 6, 8}.
c) A − B = {1, 3, 5}, B − A = {8}
d) A∆B = {1, 3, 5, 8}.
II.1.8. Propriétés des opérations sur les ensembles
1. La commutativité. Quels que soient 𝐴, 𝐵 deux ensembles :
𝐴 ∩ 𝐵 = 𝐵 ∩ 𝐴,
𝐴 ∪ 𝐵 = 𝐵 ∪ 𝐴.
2. L’associativité. Quels que soient 𝐴, 𝐵, 𝐶 deux ensembles :
𝐴 ∩ (𝐵 ∩ 𝐶) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∩ 𝐶,
𝐴 ∪ (𝐵 ∪ 𝐶) = (𝐴 ∪ 𝐵) ∪ 𝐶.
3. La distributivité. Quels que soient 𝐴, 𝐵, 𝐶 deux ensembles :
𝐴 ∪ (𝐵 ∩ 𝐶) = (𝐴 ∪ 𝐵) ∩ (𝐴 ∪ 𝐶),
𝐴 ∩ (𝐵 ∪ 𝐶) = (𝐴 ∩ 𝐵) ∪ (𝐴 ∩ 𝐶).
4. L’idempotence.
𝐴 ∪ 𝐴 = 𝐴,
𝐴 ∩ 𝐴 = 𝐴.
5. Lois de Morgan.
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a) (𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 = 𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 .
b) (𝐴 ∩ 𝐵)𝐶 = 𝐴𝐶 ∪ 𝐵𝐶 .
(𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 ⊂ 𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 :
Soit 𝑥 ∈ (𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 ⇒ 𝑥 ∉ (𝐴 ∪ 𝐵) ⇒ 𝑥 ∉ 𝐴 ∧ 𝑥 ∉ 𝐵 ⇒ 𝑥 ∈ 𝐴𝐶 ∧ 𝑥 ∈ 𝐵𝐶 ainsi
𝑥 ∈ (𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 ⇒ 𝑥 ∈ (𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 ), d’où (𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 ⊂ 𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 .
𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 ⊂ (𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 :
Soit 𝑥 ∈ (𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 ) ⇒ 𝑥 ∈ 𝐴𝐶 ∧ 𝑥 ∈ 𝐵𝐶 ⇒ 𝑥 ∉ 𝐴 ∧ 𝑥 ∉ 𝐵 ⇒ 𝑥 ∉ (𝐴 ∪ 𝐵), d’où 𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 ⊂ (𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 , ainsi
(𝐴 ∪ 𝐵)𝐶 = 𝐴𝐶 ∩ 𝐵𝐶 . On suit le même raisonnement pour la seconde relation.
Preuve de b) au TP
Exemple
1) Soit 𝑓 l’application définie par : 𝑓: [0, 3] → [0, 4], 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥) = 2𝑥 + 1.
Trouver 𝑓([0, 1]) ?
𝑓([0, 1]) = {𝑓(𝑥) = 𝑦/𝑥 ∈ [0, 1]} = {2𝑥 + 1/0 ≤ 𝑥 ≤ 1},
𝑜𝑛 𝑎 ∶ 0 ≤ 𝑥 ≤ 1 ⇒ 0 ≤ 2𝑥 ≤ 2 ⇒ 1 ≤ 2𝑥 + 1 ≤ 3,
𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓([0, 1]) = [1, 3] ⊂ [0, 4]
2) Soit f l’application définie par : : 𝑓: [0, 2] → [0, 4], 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥) = (2𝑥 − 1)2 .
Calculer 𝑓 −1 ({0}) et 𝑓 −1 (]0,1[).
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Exemples
Les applications suivantes sont-elles surjectives ?
a) 𝑓1 : ℕ → ℕ, 𝑥 ↦ 4𝑥 + 2,
𝑓1 n’est pas surjective, en effet si on suppose qu’elle est surjective c’est à dire
𝑦−1 𝑦−1
∀𝑦 ∈ ℕ, ∃𝑥 ∈ ℕ/4𝑥 + 1 = 𝑦 ⇒ 𝑥 = , or 𝑥 = ∉ ℕ, donc 𝑓1 n’est pas surjective
4 4
b) 𝑓2 : ℝ → ℝ, 𝑥 ↦ 𝑥 = 5𝑥 + 3,
𝑦−3
𝑓2 est surjective car ∀𝑦 ∈ ℝ, ∃𝑥 ∈ ℝ/5𝑥 + 3 = 𝑦 ⇒ 𝑥 = ∈ℝ
5
2. L’injection
Quand on a deux éléments distincts de 𝐸 correspondant par 𝑓 à deux images différentes de 𝐹, 𝑓 est dite application
injective, on a alors :
(𝑓𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑛𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒) ⇔ (∀𝑥1 , 𝑥2 ∈ 𝐸, 𝑥1 ≠ 𝑥2 ⇒ 𝑓(𝑥1 ) ≠ 𝑓(𝑥2 )), ou
(𝑓𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑛𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒) ⇔ (∀𝑥1 , 𝑥2 ∈ 𝐸, 𝑓(𝑥1 ) = 𝑓(𝑥2 ) ⇒ 𝑥1 = 𝑥2 )
Exemples
Les applications suivantes sont-elles injectives ?
a) 𝑓1 : ℕ → ℕ, 𝑥 ↦ 𝑛 = 4𝑛 + 2,
𝑓1 est injective car ∀𝑛1 , 𝑛2 ∈ ℕ, 𝑓(𝑛1 ) = 𝑓(𝑛2 ) ⇒ 4𝑛1 + 2 = 4𝑛2 + 2 ⇒ 4𝑛1 = 4𝑛2 ⇒ 𝑛1 = 𝑛2
b) 𝑓2 : ℝ → ℝ, 𝑥 ↦ 𝑥 = 5𝑥 + 3,
𝑓2 est injective car ∀𝑥1 , 𝑥2 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥1 ) = 𝑓(𝑥2 ) ⇒ 5𝑥1 + 3 = 5𝑥2 + 3 ⇒ 5𝑥1 = 5𝑥2 ⇒ 𝑥1 = 𝑥2
3. La bijection
𝑓 est une application bijective si elle est injective et surjective, c’est à dire tout élément de 𝐹 est l’image d’un
unique élément de 𝐸. 𝑓 est bijective si et seulement si :
(∀𝑦 ∈ 𝐹), (∃! 𝑥 ∈ 𝐸), (𝑓(𝑥) = 𝑦).
Exemple
a) 𝑓1 : ℕ → ℕ, 𝑥 ↦ 𝑛 = 4𝑛 + 2,
𝑓1 n’est pas bijective car elle n’est pas surjective
b) 𝑓2 : ℝ → ℝ, 𝑥 ↦ 𝑥 = 5𝑥 + 3,
𝑓2 est bijective
Remarque : Lorsque une application 𝑓 est bijective cela veut dire que l’application inverse 𝑓 −1 existe. 𝑓 −1 est
aussi bijective de 𝐹 sur 𝐸 et (𝑓 −1 )−1 = 𝑓.
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Exemple
𝑓2 : ℝ → ℝ, 𝑥 ↦ 𝑥 = 5𝑥 + 3 est bijective et 𝑓 −1 est définie par :
𝑦−3
𝑓2−1 : ℝ → ℝ, 𝑥 ↦ 𝑥 =
5
II.3. Relations Binaires dans un ensemble
II.3.1 Définition :
Soit 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑦 ∈ 𝐹, une relation ℛ entre 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 est une correspondance entre 𝑥 𝑒𝑡 𝑦. On note 𝑥ℛ𝑦, et si E = F la
relation est dite binaire.
Exemple
1) ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, 𝑥ℛ𝑦 ⟺ 𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑦, ℛ est une relation binaire
2) ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, 𝑥ℛ𝑦 ⟺ 𝑥 ≥ 𝑦
3) 𝐴 ⊂ 𝐸, 𝐵 ⊂ 𝐹, 𝐴ℛ𝐵 ⟺ 𝐴 ⊂ 𝐵
II.3.2 Propriétés des relations binaires
Soit ℛ une realtion binaire dans l’ensemble 𝐸 et 𝑥, 𝑦, 𝑧 ∈ 𝐸, on dit que ℛ est une relation
(1) Réflexive : ∀𝑥 ∈ 𝐸, 𝑥ℛ𝑥
(2) Symétrique : ∀𝑥 ∈ 𝐸, ∀𝑦 ∈ 𝐸, 𝑥ℛ𝑦 ⟹ 𝑦ℛ𝑥
(3) Antisymétrique : ∀𝑥 ∈ 𝐸, ∀𝑦 ∈ 𝐸, 𝑥ℛ𝑦 ∧ 𝑦ℛ𝑥 ⟹ 𝑦 = 𝑥
(4) Transitive : ∀𝑥, 𝑦, 𝑧 ∈ 𝐸, 𝑥ℛ𝑦 ∧ 𝑦ℛ𝑧 ⟹ 𝑥ℛ𝑧
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Définition :
Soit 𝐺 un ensemble, on appelle loi interne sur 𝐺 toute application de 𝐺 × 𝐺 dans 𝐺, on note souvent une loi interne
par ⋆ ou δ.
Exemple
L’addition est une loi interne sur IR
+: ℝ × ℝ → ℝ
(𝑎, 𝑏) ↦ 𝑎 + 𝑏
Définition :
Soit 𝐺 un ensemble et ∗ une loi interne.
(1) ⋆ est dite commutative si et seulement si : ∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐺, 𝑥 ⋆ 𝑦 = 𝑦 ⋆ 𝑥.
(2) ⋆ est dite associative si et seulement si : ∀𝑥, 𝑦, 𝑧 ∈ 𝐺, 𝑥 ⋆ (𝑦 ⋆ 𝑧) = (𝑥 ⋆ 𝑦) ⋆ 𝑧.
(3) ⋆ admet un élément neutre si et seulement si :∃ 𝑒 ∈ 𝐺, 𝑥 ⋆ 𝑒 = 𝑒 ⋆ 𝑥 = 𝑥.
(4) Soit 𝑥 ∈ 𝐺 on dit qu’un élément 𝑥 ′ ∈ G est l’élément symétrique ou inverse de 𝑥 si et seulement si 𝑥 ⋆
𝑥 ′ = 𝑥 ′ ⋆ 𝑥 = 𝑒, où 𝑒 ∈ 𝐺 est l’élément neutre.
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III.1. DEFINITIONS
Définition 1 : VECTEUR
On attend par vecteur, un segment de droite orienté " ̅̅̅̅
𝑨𝑩 " du point 𝑨, appelé " 𝒍’𝒐𝒓𝒊𝒈𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒖 𝒗𝒆𝒄𝒕𝒆𝒖𝒓 ", au point
𝑩, appelé "𝑙′𝒆𝒙𝒕𝒓é𝒎𝒊𝒕é 𝒅𝒖 𝒗𝒆𝒄𝒕𝒆𝒖𝒓".
Représentation d’un vecteur :
Un vecteur est représenté graphiquement par une flèche x'
Le support d’un vecteur : c’est la droite (𝑥𝑥′), souvent non représentée, qui porte le vecteur
Caractéristique d’un vecteur :
x
Un vecteur est caractérisé par :
1. 𝐿’𝑜𝑟𝑖𝑔𝑖𝑛𝑒 (𝑝𝑡 𝐴)
2. 𝐿’𝑒𝑥𝑡𝑟é𝑚𝑖𝑡é (𝑝𝑡 𝐵)
3. 𝐿𝑒 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 (𝑎𝑥𝑒 ∆)
4. 𝐿𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡)
𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑙’𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒𝑠 à ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 , 𝑛𝑜𝑡é 𝐷𝑖𝑟𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗
5. 𝐿𝑒 𝑚𝑜𝑑𝑢𝑙𝑒 (𝑛𝑜𝑟𝑚𝑒)
𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡 ̅̅̅̅ ̅̅̅̅ | 𝑜𝑢 ‖𝐴𝐵
𝑨𝑩 ; 𝑛𝑜𝑡é |𝐴𝐵 ̅̅̅̅‖𝑜𝑢 𝐴𝐵
6. 𝐿𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑠 (Indiqué par la flèche)
- 𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓 𝑜𝑢 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡 (+) : 𝑚ê𝑚𝑒 𝑜𝑟𝑖𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 ;
- 𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑓 𝑜𝑢 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡 (−) : 𝑜𝑟𝑖𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡.
Vecteur nul :
Un vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑢𝑙 𝑠𝑖 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑖 𝐴 = 𝐵
Toute grandeur vectorielle est représentée par un segment orienté ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 comportant le module et la direction
Définition 2 : VECTEURS COLINEAIRES
⃗ , 𝑣 sont colinéaires lorsqu’ils sont non nuls et de même direction.
On dit que deux vecteurs 𝑢
Les composantes d’un vecteur colinéaires
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𝑏⃗ 𝑎 + 𝑏⃗ 𝑏⃗
𝑎
b) Cas d’un contour polygonal (Théorème de Chasles) 𝑎
Soit les vecteurs consécutifs ⃗⃗⃗⃗⃗
AB, ⃗⃗⃗⃗⃗
BC, ⃗⃗⃗⃗⃗
CD
𝐵 𝑎2
𝑎1 𝐶
𝑎3
𝐴 𝑎4
⃗⃗⃗⃗⃗ = AB
AD ⃗⃗⃗⃗⃗ + BC
⃗⃗⃗⃗⃗ + CD
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐷
𝑎4 = ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑎1 + ⃗⃗⃗⃗
𝑎2 + ⃗⃗⃗⃗
𝑎3
2. PRODUIT D’UN VECTEUR PAR UN SCALAIRE
Le produit d’un vecteur 𝑎 par un scalaire λ est une application, qui à un scalaire λ et à un vecteur 𝑎 associe le
vecteur λ𝑎 . On a :
∙∶ℝ×𝑉 →𝑉
(λ, 𝑎 ) ⟼ ∙ (λ, 𝑎 ) = λ𝑎
Propriétés
Pour tous réels λ, 𝜇, et pour tous vecteurs 𝑎 , 𝑏⃗ :
1) 𝜆(𝜇𝑎) = (𝜆𝜇)𝑎
2) (𝜆 + 𝜇)𝑎 = 𝜆𝑎 + 𝜇𝑎
3) 𝜆(𝑎 + 𝑏⃗) = 𝜆𝑎 + 𝜆𝑏⃗
On déduit que
1. 𝜆𝑎 = ⃗0 ⇔ 𝑎 = ⃗0 ou 𝜆 = ⃗0
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2. 1. 𝑎 = 𝑎
3. Si 𝜆 ≠ 0 alors le vecteur 𝜆𝑣 a même direction que le vecteur 𝑣 .
De plus, si 𝜆 est positif, il est de même sens que le vecteur 𝑣 et si 𝜆 est négatif, il est de sens contraire.
Théorème
La norme du vecteur 𝜆𝑎 est définie par : ‖λ𝑎‖ = |λ|‖𝑎 ‖
Remarque
- Un vecteur qui est multiplié par un scalaire change d'amplitude, mais pas de direction.
- L’ensemble des vecteurs libres muni des opérations addition vectorielle et produit par un scalaire
est un espace vectoriel.
III.3. BASE ET REPERE (DE ℝ3 )
⃗ tel que tout vecteur 𝑣 de E
On appelle base de l’espace vectoriel E de dimension 3, tout triplet de vecteurs 𝑖, 𝑗 𝑒𝑡 𝑘
puisse s’écrire de façon unique : 𝑣 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘 ⃗ , où 𝑥, 𝑦 𝑒𝑡 𝑧 sont les composants de 𝑣 dans la base
⃗ }, on note : 𝑣 (𝑥, 𝑦, 𝑧).
{𝑖, 𝑗, 𝑘
⃗ ). O est l’origine
Un repère peut être défini comme un duo formé d’un point et d’une base. Par exemple : (𝑜, 𝑖, 𝑗, 𝑘
⃗ } est la base associée à ce repère.
du repère, et {𝑖, 𝑗, 𝑘
Remarque
Si les vecteur 𝑖, 𝑗, 𝑘 ⃗ sont unitaire et mutuellement orthogonaux alors la base {𝑖, 𝑗, 𝑘
⃗ } (respectivement le repère
⃗ ) ) est dit Base orthonormée (respectivement Repère orthonormé)
(𝑜, 𝑖, 𝑗, 𝑘
1. SOMME DE VECTEURS DANS UNE BASE
⃗ et 𝑎 ′ = 𝑥′𝑖 + 𝑦′𝑗 + 𝑧′𝑘
Considérons les vecteurs 𝑎 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘 ⃗ dans la base {𝑖, 𝑗, 𝑘
⃗ } de ℝ3 . On a:
⃗
𝑎 + 𝑎 ′ = (𝑥 + 𝑥’)𝑖 + (𝑦 + 𝑦’)𝑗 + (𝑧 + 𝑧’)𝑘
Exemple : Dans la base {𝑖, 𝑗, 𝑘} de ℝ3 , on donne les vecteurs : 𝑎 (−3,4,8) 𝑒𝑡𝑏⃗(5, −7,0).
Calculer 𝑎 + 𝑏⃗ et 𝑎 − 𝑏⃗, on a :
𝑎 + 𝑏⃗ = 2𝑖 − 3𝑗 + 8𝑘
⃗ et 𝑎 − 𝑏⃗ = 𝑎 + (−𝑏⃗) = −8𝑖 + 13𝑗 + 8𝑘
⃗
2. PRODUIT D’UN VECTEUR PAR UN SCALAIRE DANS UNE BASE
⃗ et un scalaire 𝜆 ∈ ℝ. On a :
Soient le vecteur 𝑎 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘
⃗.
𝜆𝑎 = (𝜆𝑥)𝑖 + (𝜆𝑦)𝑗 + (𝜆𝑧)𝑘
⃗ dans la base {𝑖, 𝑗, 𝑘
Exemple : Soit un vecteur 𝑎 = 2𝑖 + 3𝑗 + 7𝑘 ⃗ } de ℝ3 , trouvez le vecteur 3𝑎 .
⃗
Solution : 3𝑎 = 6𝑖 + 9𝑗 + 21𝑘
III.4. NORME D’UN VECTEUR
On appelle norme du vecteur 𝑎 l’application
‖ ‖: ℝ3 → ℝ
𝑎 (𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟼ ‖𝑎 ‖ = 〈𝑎 , 𝑎〉 = √𝑎. 𝑎 = √𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2
C’est l’application, qui à un élément 𝑎 (𝑥, 𝑦, 𝑧) de ℝ3 associe le nombre réel noté
‖𝑎 ‖ = √𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2
Propriétés
1) Il en résulte que ‖𝑎‖ est un nombre positif ou nul ( ‖𝑎‖ ≥ 0).
2) Si l’on a ‖𝑎‖ = 1, on dit que 𝑎 est un vecteur unitaire ou vecteur normé
3) ∀𝑎 ∈ 𝐸, ‖𝑎‖ = 0 ⇔ 𝑎 = 0
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4) ∀𝑎 ∈ 𝐸, ‖𝑎‖ > 0 ⇔ 𝑎 ≠ 0
5) Le réel ‖𝑎 − 𝑏⃗‖ est appelé distance euclidien de E.
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‖𝑟 ‖ = √12 + 22 + 32 = √14
‖𝑟 ′ ‖ = √22 + (−3)2 + (−1)2 = √14
Nous savons que
𝑟. 𝑟 ′
𝑟 . 𝑟 ′ = ‖𝑟 ‖. ‖𝑟 ′ ‖𝑐𝑜𝑠𝜃 ⟹ 𝑐𝑜𝑠𝜃 =
‖𝑟‖. ‖𝑟⃗⃗⃗′ ‖
𝑟. 𝑟 ′
⟹ 𝑐𝑜𝑠𝜃 =
‖𝑟‖. ‖𝑟 ′ ‖
𝑟. 𝑟 ′
⟹ 𝜃 = 𝑎𝑐𝑟𝑐𝑜𝑠 ( )
‖𝑟‖. ‖𝑟 ′ ‖
−7
⟹ 𝜃 = 𝑎𝑐𝑟𝑐𝑜𝑠 ( )
√14√14
−7
⟹ 𝜃 = 𝑎𝑐𝑟𝑐𝑜𝑠 ( )
14
−1
⟹ 𝜃 = 𝑎𝑐𝑟𝑐𝑜𝑠 ( ) = 120o
2
III.6. PRODUIT VECTORIEL
III.6.1. Définition
Soit 𝑎, 𝑏⃗ deux vecteurs libres, on appelle produit vectoriel de 𝑎 et 𝑏⃗, la fonction vectorielle notée et définie par :
∧∶ 𝐸×𝐸 → 𝐸
(𝑎 , 𝑏⃗) ⟼∧ (𝑎, 𝑏⃗) = 𝑎 ∧ 𝑏⃗ = 𝑐
𝑐 𝐵
𝑏⃗
𝜃
𝑂 𝐴
𝑎
III.6.2. Propriétés
1) 𝑎 ∧ 𝑏⃗ = −𝑏⃗ ∧ 𝑎 (Antisymétrique)
2) 𝜆𝑎 ∧ 𝑏⃗ = 𝑎 ∧ 𝜆𝑏⃗ = 𝜆(𝑎 ∧ 𝑏⃗) (Linéarité)
3) 𝑎 ∧ (𝑏⃗ + 𝑐 ) = 𝑎 ∧ 𝑏⃗ + 𝑎 ∧ 𝑐 (Distributivité par rapport à l’addition vectorielle)
4) 𝑎 ∧ 𝑏⃗ = 0 𝑠𝑖 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑖 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒 ou colinéaire
5) 𝑎∧𝑎 =0
6) 𝑖∧𝑗=𝑘⃗ , ⃗𝑗 ∧ 𝑘
⃗ = 𝑖, 𝑘
⃗ ∧𝑖=𝑗
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⃗ ∧𝑘
𝑖∧𝑖=𝑗∧𝑗=𝑘 ⃗ =0
⃗
III.6.3. EXPRESSION ANALYTIQUE DU PRODUIT VECTORIEL
⃗ et 𝑎′ = 𝑥 ′ 𝑖 + 𝑦 ′ 𝑗 + 𝑧′𝑘
Soit 𝑎 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘 ⃗ deux vecteurs. On a :
⃗
𝑎 ∧ 𝑎′ = (𝑦𝑧 ′ − 𝑧𝑦 ′ )𝑖 + (𝑧𝑥 ′ − 𝑥𝑧 ′ )𝑗 + (𝑥𝑦 ′ − 𝑦𝑥 ′ )𝑘
𝑖 𝑗 ⃗
𝑘
D’où 𝑎 ∧ 𝑎′ = | 𝑥 𝑦 ⃗
𝑧 | = (𝑦𝑧 ′ − 𝑧𝑦 ′ )𝑖 + (𝑧𝑥 ′ − 𝑥𝑧 ′ )𝑗 + (𝑥𝑦 ′ − 𝑦𝑥 ′ )𝑘
𝑥′ 𝑦′ 𝑧 ′
𝑖 𝑗 ⃗
𝑘
Solution : 𝑎 ∧ 𝑎′ = |5 2 ⃗
1| = (2.3 − 1.7)𝑖 + (1.4 − 5.3)𝑗 + (5.7 − 2.4)𝑘
4 7 3
⃗
= −𝑖 − 11𝑗 + 27𝑘
EXERCICES
a) 𝑢
⃗ +𝑣
b) 𝑣.𝑢 ⃗
c) 𝑢
⃗ ∧𝑣
d) ‖𝑢⃗ ‖
e) ‖𝑣 ‖
f) ‖𝑢⃗ + 𝑣‖
g) ‖3𝑢 ⃗ − 4𝑣‖
h) ‖𝑢⃗ ∧ 𝑣‖
⃗⃗⃗⃗⃗ − 2𝐶𝐴
2. On donne trois points 𝐴(2, −1,2), 𝐵(1,2, −1) et 𝐶(3,2,1), calculez (𝐵𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ ) ∧ 𝐶𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ 𝑒𝑡 𝑟’ = 4𝑖 − 6𝑗 − 2𝑘
3. Trouvez l’angle des vecteurs 𝑟 = 2𝑖 + 4𝑗 + 6𝑘 ⃗.
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
31
Soit 𝐾 un ensemble, 𝐾 qui est soit ℝ, soit ℂ. Notons 𝐼 = {1, 2, … , 𝑚} et 𝐽 = {1, 2, … , 𝑛} deux ensembles
d’indices avec 𝑚 et 𝑛 deux entiers naturels.
IV.1.1. DEFINITIONS
Par matrice de type 𝑚 × 𝑛 à éléments dans 𝐾, on entend l’application définie sur 𝐼 × 𝐽 à valeurs dans 𝐾. C’est-à-
dire si 𝐴 est une matrice du type 𝑚 × 𝑛 alors
𝐴∶𝐼×𝐽→𝐾
(𝑖, 𝑗) ↦ 𝐴(𝑖, 𝑗) = 𝑎𝑖𝑗
On dit que la matrice est de taille 𝑚 × 𝑛 (lire "𝑚 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑥 𝑛" et respecter l’ordre).
On note par 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾), l’ensemble des matrices de type (taille) 𝑚 × 𝑛 à élément (coefficients) dans 𝐾.
On note par 𝑀𝑛 (𝐾), l’ensemble des matrices carrées d’ordre 𝑛 à élément (coefficients) dans 𝐾.
Remarque
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
32
Sous matrice :
La sous-matrice relative à l’élément 𝑎𝑖𝑗 de la matrice carrée d’ordre 𝑛 (𝑛 > 1) est la matrice d’ordre 𝑛 − 1,
obtenue en supprimant dans 𝐴, la ligne et la colonne comprenant 𝑎𝑖𝑗 . On la note 𝐴𝑖𝑗 .
Matrice transposée :
On appelle transposée d’une patrice 𝐴 de type 𝑚 × 𝑛 à élément dans 𝐾 la matrice, notée 𝐴𝑇 , de type 𝑛 × 𝑚 à
élément dans 𝐾 tel que ∀(𝑖, 𝑗) ∈ 𝐼 × 𝐽, 𝑎𝑖𝑗 𝑇 = 𝑎𝑗𝑖 . C’est-à-dire :
𝑎11 𝑎12 𝑎1𝑛 𝑎11 𝑎12 𝑎1𝑚
𝑎21 𝑎22 ⋯ 𝑎2𝑛 𝑇
𝑎21 𝑎22 ⋯ 𝑎2𝑚
𝑠𝑖 𝐴 = ( ⋮ ⋱ ⋮ ) 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐴 = ( ⋮ ⋱ ⋮ )
𝑎𝑚1 𝑎𝑚2 ⋯ 𝑎𝑚𝑛 𝑎𝑛1 𝑎𝑛2 ⋯ 𝑎𝑛𝑚
La matrice diagonale
La matrice diagonale est la matrice carrée à la fois triangulaire supérieure et triangulaire inférieure. Les seuls
coefficients non nuls sont donc ceux de la diagonale
Soit 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 deux matrices de 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾), la somme 𝐴 + 𝐵 est la matrice de 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾) dont chaque coefficient est
somme des coefficients de même position de 𝐴 et de 𝐵 :
Si 𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 )1≤𝑖≤𝑚 et 𝐵 = (𝑏𝑖𝑗 )1≤𝑖≤𝑚 alors 𝐴 + 𝐵 = (𝑎𝑖𝑗 + 𝑏𝑖𝑗 ) 1≤𝑖≤𝑚
1≤𝑗≤𝑛 1≤𝑗≤𝑛 1≤𝑗≤𝑛
Exemple
1 4 1 0 0 3
Si 𝐴 = (2 0 0) 𝑒𝑡 𝐵 = (−1 1 0)
3 6 1 −5 0 3
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
33
Proposition
Si 𝐴, 𝐵 𝑒𝑡 𝐶 sont trois matrices de 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾)
- L’addition est 𝒂𝒔𝒔𝒐𝒄𝒊𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 : (𝐴 + 𝐵) + 𝐶 = 𝐴 + (𝐵 + 𝐶)
- La matrice nulle à 𝑚 lignes et 𝑛 colonnes est un é𝒍é𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒏𝒆𝒖𝒕𝒓𝒆 pour l’addition : 𝐴 + 0𝑚𝑛 = 𝐴
- Toute matrice admet un 𝒔𝒚𝒎é𝒕𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆
- L’addition est 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒕𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 :
On note 𝐴 − 𝐵 la somme 𝐴 + (−𝐵).
Soit 𝐴 une matrice de 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾) et 𝜆 ∈ 𝐾. On appelle 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒊𝒕(𝒆𝒙𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆) de 𝜆 par 𝐴, et on note 𝜆𝐴 la matrice
dont chaque coefficient est obtenu en multipliant le coefficient de même position de 𝐴 par 𝜆 :
Si 𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 )1≤𝑖≤𝑚 alors 𝜆𝐴 = (𝜆𝑎𝑖𝑗 )1≤𝑖≤𝑚
1≤𝑗≤𝑛 1≤𝑗≤𝑛
Exemple
1 4 1 5 20 5
Si 𝐴 = (2 0 0) et 𝜆 = 5 alors 𝜆𝐴 = (10 0 0)
3 6 1 15 30 5
Proposition
Soit 𝜆, 𝜇 des éléments de 𝐾, 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 des matrices de 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾). Alors,
- 𝜆(𝐴 + 𝐵) = 𝜆𝐴 + 𝜆𝐵
- (𝜆 + 𝜇)𝐴 = 𝜆𝐴 + 𝜇𝐴
- (𝜆𝜇)𝐴 = 𝜆(𝜇𝐴)
- 1𝐴=𝐴.
Exemple
2
𝐴 = (1 3 −2 − 1) 𝑒𝑡 𝐵 = (3) alors 𝐴𝐵 = 1 ⋅ 2 + 3 ⋅ 3 + (−2) ⋅ 1 + (−1) ⋅ 4 = 5
1
4
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
34
Exemple :
1 4 1 2
Si 𝐴 = (2 0 0) et 𝐵 = (−1)
3 6 1 1
1 4 1 2 1 ⋅ 2 + 4 ⋅ (−1) + 1 ⋅ 1 −1
alors 𝐴𝐵 = (2 0 0) (−1) = (2 ⋅ 2 + 0 ⋅ (−1) + 0 ⋅ 1) = ( 4 )
3 6 1 1 3 ⋅ 2 + 6 ⋅ (−1) + 1 ⋅ 1 1
Soit 𝑚, 𝑛, 𝑝 ∈ ℕ, soit 𝐴 ∈ 𝑀𝑚×𝑝 (𝐾) et 𝐵 ∈ 𝑀𝑝×𝑛 (𝐾) alors le produit de la matrice 𝐴 par la matrice 𝐵 est la matrice
𝐶 ∈ 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾) tel que
𝑝
Exemple :
0 2
1 2
𝐴 = (4 0) et 𝐵 = ( )
4 5
1 3
0 2 0⋅1+2⋅4 0⋅2+2⋅5 8 10
1 2
alors 𝐶 = 𝐴𝐵 = (4 0) ( ) = (4 ⋅ 1 + 0 ⋅ 4 4 ⋅ 2 + 0 ⋅ 5) = ( 4 8)
4 5
1 3 1⋅1+3⋅4 1⋅2+3⋅5 13 17
En effet,
𝑐11 = 0 ⋅ 1 + 2 ⋅ 4 = 8 ; 𝑐12 = 0 ⋅ 2 + 2 ⋅ 5 = 10
𝑐21 = 4 ⋅ 1 + 0 ⋅ 4 = 4 ; 𝑐22 = 4 ⋅ 2 + 0 ⋅ 5 = 8
𝑐31 = 1 ⋅ 1 + 3 ⋅ 4 = 13 ; 𝑐32 = 1 ⋅ 2 + 3 ⋅ 5 = 17
Remarque :
- Le produit des matrices A et B n’est défini que si le nombre de colonnes de 𝐴 est égal au nombre de lignes
de 𝐵.
- Le produit matriciel n’est pas commutatif. i.e 𝐴𝐵 ≠ 𝐵𝐴
- Le produit de deux matrices peut être nul alors qu’aucune des matrices n’est nulle.
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
35
Une matrice carrée 𝐴 d’ordre 𝑛 est régulière ou inversible s’il existe une matrice carrée d’ordre 𝑛 notée 𝐴−1 tel
que 𝐴𝐴−1 = 𝑰𝒏 = 𝐴−1 𝐴
Une matrice carrée est dite singulière si elle n’est pas régulière.
Le rang d’une matrice 𝐴 ∈ 𝑀𝑚×𝑛 (𝐾) est le plus grand entier non nul 𝑟 tel qu’il existe une sous-matrice carrée
d’ordre 𝑟 de 𝐴 qui soit régulière.
NB : Il découle de cette dernière définition que 0 < 𝑟 ≤ 𝑚𝑖𝑛 {𝑚, 𝑛}.
IV.2.1. DEFINITION
Soit 𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 )1≤𝑖,𝑗≤𝑛 ∈ 𝑀𝑛 (𝐾) une matrice carrée d’ordre 𝑛. Le 𝐷é𝑡𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝐴, noté
𝐷𝑒𝑡(𝐴), est l’élément de 𝐾 défini par récurrence de la manière suivante :
- Si 𝑛 = 1 alors 𝐴 = (𝑎11 ) et det(𝐴) = 𝑎11 ;
- Si 𝑛 ≥ 2 alors 𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 ) 1≤𝑖≤𝑛 et
1≤𝑗≤𝑛
det(𝐴) = 𝑎11 ∆11 − 𝑎12 ∆21 + 𝑎31 ∆31 − ⋯ + (−1)𝑛−1 𝑎𝑛1 ∆𝑛1
où ∆𝑖1 est le déterminant de la matrice de 𝑀𝑛−1 (𝐾) obtenue en enlevant à 𝐴 la ligne n°𝑖 et la première colonne.
- Si 𝐴 ∈ 𝑀2 (ℝ) alors
𝑎11 𝑎12
𝐷é𝑡𝐴 = |𝑎 𝑎22 | = 𝑎11 𝑎22 − 𝑎21 𝑎12
21
- Si 𝐴 ∈ 𝑀3 (ℝ) alors
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
36
𝑎11 𝑎12 𝑎13
𝐷é𝑡𝐴 = |𝑎21 𝑎22 𝑎23 |
𝑎31 𝑎32 𝑎33
= 𝑎11 (𝑎22 𝑎33 − 𝑎32 𝑎23 ) − 𝑎21 (𝑎12 𝑎33 − 𝑎32 𝑎13 ) + 𝑎31 (𝑎12 𝑎23 − 𝑎22 𝑎13 )
Matrice adjointe
La matrice adjointe de 𝐴, notée 𝒂𝒅𝒋(𝑨), est la matrice transposée de la matrice des cofacteurs de 𝐴.
1- 𝐷é𝑡𝐴 = 𝐷é𝑡𝐴𝑇 i.e une matrice carrée et sa transpose ont même déterminant
2- Si on multiplie tous les éléments d’une même rangée du déterminant 𝐴 par un nombre réel 𝜆, alors le
déterminant obtenu vaut 𝜆𝐷é𝑡 𝐴.
3- Si on permute deux rangées parallèles d’un déterminant, sa valeur change seulement de signe. Mais un
déterminant ayant deux rangées parallèles identiques est nul.
4- Si 𝑥𝑗 = 𝜆𝑥𝑖 alors 𝐷é𝑡𝐴 = 0. Le déterminant est nul si deux lignes ou colonnes sont proportionnels.
5- Lorsqu’on ajoute aux éléments d’une rangée d’une matrice carrée une même combinaison linéaire des
éléments correspondants d’autres rangées parallèles qui, elles, restent inchangées, on obtient une matrice qui
a le même déterminant que la première.
6- Si dans 𝐷é𝑡𝐴 une rangée (ligne ou colonne) est nulle alors 𝐷é𝑡 𝐴 = 0.
En résumé :
3 𝐿𝑖 ⟷ 𝐿𝑗 (𝑖 ≠ 𝑗) Multiplié par −1
4 𝐿𝑖 = 𝜆𝐿𝑗 (𝑖 ≠ 𝑗) Dét A = 0
5 𝐿𝑖 ← 𝐿𝑖 + 𝜆𝐿𝑗 Inchangé
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
37
6 𝐿𝑖 = 0(𝐶𝑖 = 0) Dét A = 0
𝑛 𝑛
𝑖+𝑗
1) 𝐷é𝑡𝐴 = ∑ 𝑎𝑖𝑗 (−1) 𝑀𝑖𝑗 = ∑ 𝑎𝑖𝑗 (−1)𝑖+𝑗 𝑀𝑖𝑗
𝑗=1 𝑖=1
𝑎𝑑𝑗(𝐴) [𝐶𝑜𝑚(𝐴)]𝑇
2) Si 𝐷é𝑡(𝐴) ≠ 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐴−1 = =
𝐷é𝑡(𝐴) 𝐷é𝑡(𝐴)
5) 𝐷é𝑡(𝐼𝑛 ) = 1
Si on désigne par :
- 𝑋, la matrice colonne 𝑋 = (𝑥1 𝑥2 … 𝑥𝑛 )𝑇 ;
- 𝐵, la matrice colonne 𝐵 = (𝑏1 𝑏2 … 𝑏𝑛 )𝑇 ;
- 𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 )1≤𝑖,𝑗≤𝑛 la matrice formée par les coefficients du système
𝐴𝑑𝑗 𝐴𝑖
𝑋 = 𝐴−1 𝐵 ⟺ 𝑥1 = , 𝑖 = 1,2, … , 𝑛
𝐷𝑒𝑡 𝐴
où 𝐴𝑖 est la matrice obtenue en remplaçant dans 𝐴 la 𝑖 è𝑚𝑒 colonne par celle des termes indépendants. Ainsi
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
38
Exemple :
2𝑥1 − 𝑥2 − 𝑥3 = −2
(𝑆) {𝑥1 − 𝑥2 + 2𝑥3 = −2
𝑥1 − 5𝑥3 =3
2 −1 −1 𝑥1 1
𝐴 (1 −1 2 ) ; 𝑋 = (𝑥2 ) 𝑒𝑡 𝐵 = (−2)
1 0 −5 𝑥3 3
2 −1 −1 2 −1 −1
−1 3
𝐷𝑒𝑡 𝐴 = |1 −1 2 | = |−1 0 3 | = −1(−1)1+2 | |+0+0 =2
1 −5
1 0 −5 1 0 −5
1 −1 −1 1 −1 −1
|−2 −1 2 | |−3 0 −3| −3 3
| |
𝑥1 = 3 0 −5 = 3 0 −5 = 3 −5 = 15 − 9 = 3
2 2 2 2
2 1 −1 0 −5 9
|1 −2 2 | |0 5 7| −5 9
| |
𝑥2 = 1 3 −5 = 1 3 −5 = −5 7 = −35 + 45 = 5
2 2 2 2
2 1 1 2 −1 −5
|1 −2 −2| |1 −1 −5| −1 −5
| |
𝑥3 = 1 3 3 = 1 0 0 = −1 −5 = 5 − 5 = 0
2 2 2 2
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
39
Une variable logique est une grandeur qui ne peut prendre que deux états logiques. Nous les symbolisons par 0 ou 1.
Exemples :
- Un interrupteur peut être soit fermée (1 logique), soit ouvert (0 logique). Il possède donc 2 états possibles
de fonctionnement.
- Une lampe possède également 2 états possibles de fonctionnement qui sont éteinte (0 logique) ou allumée
(1 logique).
Une fonction logique est une variable logique dont la valeur dépend d’autres variables,
- Le fonctionnement d’un système logique est décrit par une ou plusieurs propositions logiques simples qui
présentent le caractère binaire "VRAI" ou "FAUX".
- Une fonction logique qui prend les valeurs 0 ou 1 peut être considérée comme une variable binaire pour
une autre fonction logique.
- Pour décrire le fonctionnement d’un système en cherchant l’état de la sortie pour toutes les combinaisons
possibles des entrées, on utilisera « La table de vérité »
L’algèbre de Boole est un ensemble de variables à deux états {0 et 1} dites aussi booléennes muni de 3 operateurs
élémentaires : ADDITION, MULTIPLICATION et INVERSION
Table de vérité
A B A+B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Table de vérité
A B A.B
0 0 0
0 1 0
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40
1 0 0
1 1 1
Table de vérité
A ̅
A
0 1
1 0
1. A+A = A Idempotence
2. A+1 = 1 1 est l’élément absorbant
3. A+0 = A 0 est l’élément neutre
4. ̅
A+A = 1 ̅ est le complement
A
5. A+B = B+A Commutativité
6. A+(B+C)
= (A+B) +C Associativité
= A+B+C
7. A+(B.C) = (A+B).(A+C) Distributivité de + par rapport à .
1. A.A = A Idempotence
2. A.0 = 0 0 est l’élément absorbant
3. A.1 = A 1 est l’élément neutre
4. ̅
A.A = 0 ̅ est le complement
A
5. A.B = B.A Commutativité
6. A.(B.C)
= (A.B).C Associativité
= A.B.C
7. A.(B+C) = A.B+A.C Distributivité de . par rapport à +
Pour effectuer tout calcul Booléen, on utilise, en plus des propriétés des opérateurs de base, un ensemble de
théorèmes :
1. ̅̅̅̅̅̅̅
A+B= A ̅ .B
̅
2. ̅̅̅̅̅̅ ̅
A .B = A + B ̅
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
41
1. ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
A + B +C + ⋯+ Z = A ̅ .B ̅ . . . Z̅
̅ .C
2. ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅ ̅
A . B . C … Z = A + B + C + ⋯ + +Z̅
̅
1. A+AB = A
2. A.(A+B) = A
1. A+A̅B = A+B
2. ̅+B) = A.B
A.( A
1. ̅C + BC = AB + A
A.B + A ̅C
2. (A+B)(A̅ +C)(B+C)=(A+B) )(A
̅ +C)
Les fonctions logiques sont des circuits de transfert (relations entre les entrées et les sorties) matérialisant les
opérations de base appliquées à des variables
Pour réaliser la fonction ET, on a besoin de deux variables binaires A et B, le produit de ces deux variables donne
la fonction ET ou fonction AND. L’opérateur qui réalise cette fonction est défini comme suit :
A
S S = A.B
B
L’entrée de la porte est constituée par les deux variables binaires A et B, et sa sortie est le produit logique des deux
variables binaires A et B
Exemple :
Considérons le circuit électrique ci-dessous ou A et B représentent deux interrupteurs et L est une lampe
A B L
L est allumée si A et B sont fermées simultanément, L est éteinte pour tous les autres cas. L = 1 si A=1 ET B = 1
on écrit alors L = A.B
A B S = A.B
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
42
Pour réaliser la fonction OU, on a besoin de deux variables binaires A et B, l’addition de ces deux variables donne
la fonction OU ou fonction OR à la sortie de la porte logique. L’opérateur qui réalise cette fonction est défini
comme suit :
Exemple :
Considérons le circuit électrique ci-dessous ou A et B représentent deux interrupteurs et L est une lampe
A
L
La lampe L est allumée si on ferme A ou siBon ferme B, soit : L = 1 si A = 1 OU B = 1 (ou les deux) On écrit alors
L=A+B
A B S = A+B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
V.5.1.3. LA FONCTION NON (NOT)
L’opérateur qui réalise cette fonction d’inversion logique s’appelle un inverseur dont le symbole est le suivant :
La fonction NAND ou NON ET est la fonction ET inversée, sa sortie égale 0 si A =1 et B=1, donc ̅̅̅̅̅̅
A . B = 0.
Le symbole qui réalise cette fonction est le suivant :
̅+B
S=A ̅
A
S
B
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
43
A B S = ̅̅̅̅̅̅
A .B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
A
B S
C
A B C S = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
A .B .C
0 0 0 1
0 0 1 1
0 1 0 1
0 1 1 1
1 0 0 1
1 0 1 1
1 1 0 1
1 1 1 0
La fonction NOR ou NON OU est la fonction OU inversée, sa sortie égale 1 si a =0 et b=0, donc S = ̅̅̅̅̅̅̅
A+B= 1.
Le symbole qui réalise cette fonction est le suivant :
A B S=A ̅̅̅̅̅̅̅
+B
0 0 1
0 1 0
1 0 0
1 1 0
Note : les fonctions NAND et NOR sont également appelées les fonctions universelles
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
44
Exercices :
3) Réaliser la fonction NAND à trois entrées à l’aide des opérateurs NAND à deux entrées
La fonction OU Exclusif ou XOR prend la valeur 1 si l’un des deux variables binaires prend la valeur 1 et l’autre
prend la valeur 0.
A B S=A⊕B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0
PROPRIETES DE XOR
̅B + AB
S =A⊕B= A ̅
1. A⊕0= A
2. ̅
A⊕1= A
3. A⊕A=0
4. ̅=1
A⊕A
Une fonction logique est une combinaison de variables binaires reliées par les opérateurs ET, OU et NON. Elle
peut être représentée par :
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
45
𝑛 𝑚
𝐹 = ∑ (∏ A𝑗 )
𝑖=1 𝑗=1
̅C
Exemple : F1 (A, B, C) = AB + B
Si chacun des produits contient toutes les variables d’entrée sous une forme directe ou complémentée, alors la
forme est appelée : « Première Forme Canonique » ou « Forme Canonique Disjonctive ». Chacun des produits
est appelé Minterme.
̅ + ABC + A
Exemple : F1 (A, B, C) = ABC ̅B̅C + AB
̅C
𝐹 = ∏ (∑(A𝑗 ))
𝑖=1 𝑗=1
̅ + C)
Exemple : F2 (A, B, C) = (A + B)(A + B
Si chacune des sommes contient toutes les variables d’entrée sous une forme directe ou complémentée, alors la
forme est appelée : « Deuxième Forme Canonique » ou « Forme Canonique Conjonctive ». Chacun des produits
est appelé Maxterme.
̅ ). (A + B
Exemple : F1 (A, B, C) = (A + B + C). (A + B + C ̅ + C)
Une fonction logique peut être représentée par une table de vérité qui donne les valeurs que peut prendre la fonction
pour chaque combinaison de variables d’entrées
- Pour établir l’expression canonique disjonctive (la somme canonique) de la fonction : il suffit d’effectuer
la somme logique (ou réunion) des mintermes associées aux états pour lesquels la fonction vaut « 1 ».
- Pour établir l’expression canonique conjonctive (le produit canonique) de la fonction : il suffit d’effectuer
le produit logique (ou intersection) des maxtermes associées aux états pour lesquels la fonction vaut « 0
».
Exemple :
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
46
- On remarque que 𝑀𝐴𝐽(𝐴, 𝐵, 𝐶) = 1 pour les combinaisons 3, 5, 6, 7. On écrit la fonction ainsi spécifiée
sous une forme dite numérique : 𝑀𝐴𝐽 = 𝑅(3,5,6,7), Réunion des états 3, 5, 6, 7. La première forme
canonique de la fonction MAJ s’en déduit directement :
𝑀𝐴𝐽(𝐴, 𝐵, 𝐶) = A ̅BC+AB ̅C+ABC ̅ +ABC
- On remarque que MAJ(A,B,C)=0 pour les combinaisons 0, 1, 2, 4. On écrit la fonction ainsi spécifiée
sous une forme dite numérique : MAJ= I(0,1,2,4), Intersection des états 0, 1, 2, 4. La deuxième forme
canonique de la fonction NAJ s’en déduit directement :
𝑀𝐴𝐽(𝐴, 𝐵, 𝐶) = (A + B + C). (A + B + C ̅ ). (A + B ̅ + B + 𝐶)
̅ + C). (A
NB : On s’intéresse généralement à la représentation d’une fonction sous la forme d’une somme ou somme
canonique (forme disjonctive).
C’est une méthode graphique basée sur les symboles ou les portes.
𝑀𝐴𝐽(𝐴, 𝐵, 𝐶) = 𝐴𝐵 + 𝐵𝐶 + 𝐴𝐶
A
B
S=MAJ(A,B,C)
C
La méthode du tableau de KARNAUGH permet de visualiser une fonction et d’en tirer intuitivement une fonction
simplifiée. L’élément de base de cette méthode est la table de KARNAUGH qui est représenté sous forme d’un
tableau formé par des lignes et des colonnes.
Deux mots binaires sont dits adjacents s’ils ne diffèrent que par la complémentaire d’une et d’une seule variable.
Si deux mots adjacents sont sommés, ils peuvent être fusionnés et la variable qui en diffère sera éliminée. Les mots
ABC et ABC sont adjacents puisqu’ils ne diffèrent que par la complémentarité de la variable C. Ainsi, nous
pouvons écrire :
̅ = AB(C + C
ABC + ABC ̅)
= AB
Le tableau de KARNAUGH a été construit de façon à faire ressortir l’adjacence logique visuelle.
NB : La fonction représentée par un tableau de KARNAUGH s’écrit comme la somme des produits associés aux
différentes cases contenant la valeur 1.
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
47
Le tableau de KARNAUGH comporte 2𝑛 cases ou combinaisons, L’ordre des variables n’est pas important mais
il faut respecter la règle suivante :
- Les monômes repérant les lignes et les colonnes sont attribués de telle manière que 2 monômes
consécutifs ne diffèrent que de l’état d’une variable, il en résulte que 2 cases consécutives en ligne ou en
colonne repèrent des combinaisons adjacentes, on utilise donc le code GRAY.
𝑛=2
B ̅(0)
B B(1)
A
̅(0)
A 00 01
A(1) 10 11
𝑛=3
𝑛=4
Table de vérité
Combinaison A B C D 𝑭(𝑨, 𝑩, 𝑪, 𝑫)
0 0 0 0 0 0
1 0 0 0 1 1
2 0 0 1 0 0
3 0 0 1 1 0
4 0 1 0 0 1
5 0 1 0 1 1
6 0 1 1 0 0
7 0 1 1 1 1
8 1 0 0 0 0
9 1 0 0 1 0
10 1 0 1 0 0
11 1 0 1 1 1
12 1 1 0 0 0
13 1 1 0 1 1
14 1 1 1 0 0
15 1 1 1 1 0
𝑗. 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖 2025
48
Tableau de KARNAUGH
L’objectif de la simplification des fonctions logiques est des minimiser le nombre de termes afin d’obtenir une
réalisation matérielle plus simple donc plus facile à construire et à dépanner et moins couteuse.
- La simplification algébrique
- La simplification graphique par le tableau de KARNAUGH
Pour obtenir une expression plus simple de la fonction par cette méthode, il faut utiliser :
= 𝐵𝐶 + 𝐴𝐶 + 𝐴𝐵
NB : Les règles et propriétés de l’algèbre de Boole permettent de simplifier les fonctions mais reste une méthode
relativement lourde. Elle ne permet jamais de savoir si l’on aboutit ou pas à une expression minimale de la
fonction. Nous pourrons alors utiliser la méthode du tableau de KARNAUGH
Le tableau de KARNAUGH permet de visualiser une fonction et d’en tirer intuitivement une fonction simplifiée
La méthode consiste à réaliser des groupements des cases adjacentes. Ces groupements des cases doivent être de
taille maximale (nombre max de casse) et égale à 2𝑘 (𝑐’𝑒𝑠𝑡 − à − 𝑑𝑖𝑟𝑒 2, 4, 8, 16, … ). On cesse d’effectuer les
groupements lorsque tous les uns appartiennent au moins à l’un d’eux.
NB : Avant de tirer les équations du tableau de KARNAUGH il faut respecter les règles suivantes :
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Règle 1 : La réunion de deux cases adjacentes contenant 1 chacune élimine une seule variable celle qui change
d’état en passant d’une case à l’autre.
Exemple :
BC ̅ C̅(00) ̅C(01)
B B BC(11) BC̅(10)
A
̅ (0)
A 0 0 1 0
A(1) 0 1 1 1
𝐺3 = 𝐴𝐵𝐶 + 𝐴𝐵𝐶̅ = 𝐴𝐵
𝐺1 = 𝐴𝐵𝐶 + 𝐴𝐵̅𝐶 = 𝐴𝐶
2 𝐺 = 𝐴̅ 𝐵𝐶 + 𝐴𝐵𝐶 = 𝐵𝐶
𝑀𝐴𝐽(𝐴, 𝐵, 𝐶) = 𝐺1 + 𝐺2 + 𝐺3 = 𝐴𝐵 + 𝐵𝐶 + 𝐴𝐶
Règle 2 : 2 variables disparaissent quand on regroupe 4 cases adjacentes, on peut alors remplacer la somme des
4 cases (4 mintermes à 4 variables chacun) par un seul terme qui comporte que 2 variables uniquement.
Exemple :
Fonction 𝐹1
CD
C̅ D
̅ (00) C̅D(01) CD(11) ̅ (10)
CD
AB
̅B
A ̅(00) 0 0 0 1
̅
AB (01) 1 1 0 1
AB(11) 1 1 0 1
̅ B(10)
A 0 0 0 1
𝐹1 (𝐴, 𝐵, 𝐶, 𝐷) = 𝐵𝐶̅ + 𝐶𝐷
̅
Fonction 𝐹2
CD
C̅ D
̅ (00) C̅D(01) CD(11) ̅ (10)
CD
AB
̅B
A ̅(00) 1 0 0 1
̅ B (01)
A 0 0 0 0
AB(11) 1 0 0 1
̅ B(10)
A 1 0 0 1
̅ + 𝐵̅𝐷
𝐹2 (𝐴, 𝐵, 𝐶, 𝐷) = 𝐴𝐷 ̅
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Fonction 𝐹3
CD
C̅ D
̅ (00) C̅D(01) CD(11) ̅ (10)
CD
AB
̅B
A ̅(00) 1 0 1 1
̅ B (01)
A 1 0 0 0
AB(11) 1 1 1 1
̅ B(10)
A 1 0 1 1
𝐹3 (𝐴, 𝐵, 𝐶, 𝐷) = 𝐴𝐵 + 𝐶̅ 𝐷
̅ + 𝐵̅𝐶
Règle 2 : 2 variables disparaissent quand on regroupe 8 cases adjacentes, on peut alors remplacer la somme des
8 cases (8 mintermes à 4 variables chacun) par un seul terme qui comporte que 1 variable uniquement.
Exemple :
Fonction 𝐹4
CD
C̅ D
̅ (00) C̅D(01) CD(11) ̅ (10)
CD
AB
̅B
A ̅(00) 1 0 0 1
̅ B (01)
A 1 0 0 1
AB(11) 1 0 0 1
̅ B(10)
A 1 0 0 1
̅
𝐹4 (𝐴, 𝐵, 𝐶, 𝐷) = 𝐷
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