LE SUJET
D’ORDRE GENERAL
Expliqué de façon simple
Par Charles Landry BODJI
(+225) 07 88 25 19 82
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CHAPITRE 1 : LES CRITERES D’UN SUJET D’ORDRE GENERAL
I- Qu’est-ce qu’un Sujet d’Ordre Général ?
Le sujet d’ordre général en abrégé SOG est un sujet de dissertation qui à
la différence des autres dissertations touche tous les problèmes. Il fait appel à
la réaction personnelle car les arguments doivent être personnels. Pour les
concours administratifs, il sert à jauger le niveau de culture chez le candidat.
Celui-ci doit donc avoir une solide culture générale pour expliciter (avec
cohérence) ses propos.
II- Critères pour réussir son devoir de SOG
Le devoir de SOG répond à plusieurs critères à respecter au risque d’être
éliminé. Ils sont entre autres :
1- Le respect de la charte graphique
C’est le point crucial de la correction. En effet c’est le premier détail sur
lequel les correcteurs s’attardent en vue de gagner en temps. Si la charte
graphique n’est pas respectée, ceux-ci écartent votre copie sans la lire (même si
celle-ci contenait des informations importantes) et lui attribuent une note
éliminatoire. Il est donc très important de la respecter.
Elle s’établit comme suit :
2lignes entre les grandes parties du devoir (introduction-
développement-conclusion)
1 ligne entre les parties du développement (axe1-axe2-axe3)
Les chapeaux et les conclusions partielles transitoires pour chaque axe
du développement
Marquer un alinéa à chaque progression
L’introduction, la conclusion et chaque paragraphe en un bloc
typographique
Au moins deux pargraphes et trois au plus par partie du
développement
NB : pour la troisième partie, l’on ne doit pas faire de transition puisque c’est
la conclusion qui suit. D’où la représentation graphique suivante :
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CHARTE GRAPHIQUE
……………………………………………………………………………………
………………………………….....................................................(Introduction).........
...........................................................................................................................................
2 lignes
……………………………………………………………………………………
…………………………………....(Phrase chapeau)…………………………………
...…………………………………………………………………………………………
…………………………………Paragraphe1…………………………………
…………………………………………………………………………………………
……………………………….…Paragraphe2…………………………………
………………………………………………...…………………………………………
……………………………Conclusion partielle et transition………………
1 ligne
……………………………………………………………………………………
………………………………….......(Phrase chapeau)…………..……………………
...…………………………………………………………………………………………
………………………………Paragraphe1…………………..…………………
…………………………………………………………………………………………...
………………………………Paragraphe2……………………………………..
……………………………………………...……………………………………………
…………………………Conclusion partielle et transition…………………..
1 ligne
……………………………………………………………………………………
…………………………………..(Phrase chapeau)…………………………………..
...…………………………………………………………………………………………
……………………………Paragraphe1…………………………………….…
………………………………………………………………………………………...…
……………………………Paragraphe2…………………………………..……
…………………………………………...………………………………………………
…………………………Conclusion partielle (facultative)…………………
2 lignes
………………………………Conclusion………………………………………
…………………………………………………………………………………………
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2- La bonne compréhension du sujet
Ce second aspect est aussi important que le premier. Une bonne
compréhension du sujet vous permet non seulement de mieux formuler votre
problématique mais aussi d’être dans le plan proposé à la correction. Etant
donné que certains sujet peuvent donner deux plans voire trois, vous vous
assurez le plan qui sera le plus valorisé. Il est donc important de relire
plusieurs fois le sujet et la consigne afin de comprendre la pensée de l’auteur
et la commande qui vous est donnée. A cet effet il existe plusieurs types de
sujet que nous traiterons dans le prochain chapitre.
3- La clarté dans l’argumentation
La clarté dans l’argumentation met en lumière votre cohérence. Elle
dénote aussi votre aptitude verbale et votre sens du savoir. Le correcteur en
lisant, doit sentir la fluidité entres les idées d’où l’importance des connecteurs
logiques. L’argumentation doit également être faite avec peu de fautes et
moins de ratures, lesquels sont susceptibles de vous éliminer de la course.
4- Une introduction et une conclusion réussie
Réussir l’introduction et la conclusion, c’est déjà se démarquer du lot.
Généralement les correcteurs lisent l’introduction et la conclusion. S’ils les
trouvent intéressantes, ils vont aussi lire vos phrases chapeaux et vos
conclusions partielles transitoires, lesquelles leurs donneront une idée assez
large du devoir donc de la note. L’introduction doit être brève et précise ; elle
s’articule autour de quatre éléments
La perspective générale : c’est elle qui accroche le lecteur. Elle doit être
brève (au plus deux phrases) et doit cibler le sujet.
L’insertion du sujet : si le sujet est court, il faut l’insérer textuellement
mais s’il est long, une reformulation s’avère nécessaire
La problématique : c’est la question autour de laquelle s’articulera le
devoir. Elle peut se faire sous la forme affirmative ou sous la forme
interrogative : dans le premier cas, un ensemble de question doit suivre
en guise de questionnement remplaçant subtilement l’annonce du plan,
dans le second cas l’annonce du plan doit suivre de manière affirmative
au risque de formuler trop de questions.
L’annonce du plan : c’est la dernière étape de l’introduction. Elle
consiste à présenter les grands axes qui animeront le développement.
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La conclusion quant ’à elle se structure en trois éléments qui sont :
Le bilan : il retrace et résume les grandes parties du développement (il
ne doit pas aussi être la répétition du développement).
Le jugement personnel : il consiste à donner la position du candidat.
Cette position peut être une partie du développement (généralement la
synthèse) dans ce cas le candidat doit se passer de cette partie au risque
de se répéter. Il peut toutefois apporter des précisions qu’il n’a pas
abordées dans le développement. Le jugement personnel peut aussi
montrer que le sujet est d’actualité, qu’il mérite une meilleur attention et
appréhension etc.
L’ouverture : elle témoigne non seulement de la compréhension du sujet
de la part du candidat mais aussi de son humilité face au vaste domaine
d’investigation du thème du sujet. Elle est en fait le point non abordé
dans la rédaction du sujet sans pour autant ramener aux parties déjà
traitées. Elle est de fait obligatoire.
5- L’utilisation d’un style impersonnel
L’utilisation d’un style impersonnel témoigne que le candidat a
effectivement suivi les cours de préparation. Elle témoigne aussi de son
humilité. Il est donc interdit d’utiliser les pronoms tels que : « je, nous, tu, on »
et conseillé d’utiliser le pronom « il ».
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CHAPITRE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SUJET
Le SOG aux concours administratifs comporte cinq (5) types de sujets :
1- sujet de type 1
Il se reconnait à travers deux critères :
L’information (elle comporte une seule unité de sens quel que soit le
nombre de phrases).
La consigne : elle invite à la discussion. Elle peut être formulée comme
suit : qu’en pensez-vous ? êtes-vous pour ou contre ? appréciez,
commentez et discutez, discutez, que vous inspire, etc.
Ce type de sujet fait appel à un plan ternaire dialectique (thèse, antithèse,
synthèse).
Il est important de noter que ce sont les orientations que l’auteur donne au
sujet qui constituent les unités de sens et non le nombre de phrase ou de mots
utilisés pour décrire un phénomène. A cet effet l’on distingue :
A- Les sujets de type 1 simple
L’unité de sens est clairement visible.
Ex1 : « La corruption tire sa source dans les inégalités sociales. » Qu’en pensez-
vous ?
Dans ce sujet, la reformulation donne : « la corruption provient des inégalités
sociales. » d’où le plan suivant :
Thèse : la corruption provient des inégalités sociales
Antithèse : les autres sources de la corruption
Synthèse : solution pour lutter contre la corruption
Ex2« La protection sociales est-elle un puissant facteur de
développement dans les pays en développement ?
B- Les sujet de type 1 avec ajusteur de sens
Ici l’information est complétée pour mieux être comprise. Toujours est-il que
l’orientation est la même.
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Ex1 : « les terroristes nous disent quelque chose de notre société et de son
organisation. Refuser de s’en interroger et organiser la seule vengeance, c’est
tenter de répondre à un manquement originel. » Qu’en pensez-vous ?
Dans le sujet ci-dessus, la seconde phrase vient apporter une précision au
problème posé par l’auteur. La reformulation de ce sujet donne : « la
vengeance n’est pas le moyen efficace de lutte contre le terrorisme. » il donne
donc lieu au plan suivant :
Thèse : la négociation comme moyen efficace de lutte contre le terrorisme
Antithèse : la violence peut être aussi un moyen efficace de lutte contre la
corruption
Synthèse : complémentarité (privilégier la voie pacifique et utiliser la violence
quand on est contraint)
Ex2 : « Le civisme fait la grandeur d’une nation car il détermine une autorité
durable à l’Etat et oriente la jeunesse vers des principes supérieurs. » Partagez-
vous ce point de vue ?
Ici le « car » vient expliquer l’orientation principale ; ce qui suit est donc un
ajusteur de sens.
Plan :
Thèse : le civisme fait la grandeur d’une nation
Paragraphe1 : il détermine une autorité durable à l’Etat
Paragraphe2 : il oriente la jeunesse vers des principes supérieurs
Antithèse : le civisme peut conduire à un nationalisme accru
Synthèse : recherche de solutions (puisque l’antithèse pose un problème sur le
sujet)
C- Les sujets de types 1 avec antithèse donnée
Dans ce type de sujet, l’antithèse est subtilement donnée. Dans ce cas, l’auteur
peut faire allusion à une gradation ou au rejet d’une thèse au profit d’une
autre.
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Exemple de gradation :
Sujet : « Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice
ne paie pas la peine de sa faute. » commentez cette pensée de Platon (cycle
supérieur Ecole des Greffes session 2021)
Dans ce sujet, Platon affirme que l’impunité est le plus grand mal si on met à
l’écart l’injustice. L’injustice est donc le plus grand mal et après elle vient
l’impunité. Cela donne lieu au plan suivant :
Thèse : l’injustice comme le plus grand mal
Antithèse : l’impunité comme le plus grand mal
Synthèse : solutions (lutte contre ces deux fléaux puisque la thèse et l’antithèse
posent des problèmes)
Exemple de rejet de thèse au profit d’une autre.
Sujet 1: « L’avenir se trouve au laboratoire pas à l’Eglise, il appartient aux
scientifiques pas aux prophètes. » appréciez cette pensée.
Dans ce sujet, l’auteur rejette la religion au profit de la science d’où le plan
suivant :
Thèse : l’avenir se trouve dans la science
Antithèse : l’avenir se trouve aussi dans la religion
Synthèse : complémentarité (la complémentarité ici nécessite une
humanisation des deux concepts afin d’être au service du développement)
Sujet 2 « si l’histoire nous enseigne qu’un pays peut se développer sans
ressource minières et sans terres abondantes et naturellement fertiles, elle ne
nous a jamais révélé qu’un pays puisse le faire durablement sans hommes et
sans cadres qualité » qu’en pensez-vous ? (professionnel ENA CS 2021)
Dans ce sujet, l’auteur rejette la thèse selon laquelle le développement d’un
pays repose sur les ressources naturelles ; on aura donc la reformulation
suivante : « un pays peut se développer sans ressources naturelles mais il ne
peut pas le faire sans hommes et cadres de qualité. »
Plan
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Thèse : le développement d’un pays repose sur les hommes et les cadres de
qualité
Antithèse : le développement d’un pays nécessite aussi des ressources
naturelles
Synthèse : les autres facteurs de développement
D- Les sujets de type 1 portant à confusion
Ce sont des sujets qui à première vue ressemble au sujet de type 3 1er cas mais
dans la compréhension reviennent à une seule unité de sens.
Ex1 : « sans justice ni liberté, pas de paix ni de développement.» Qu’en pensez-
vous ?
Dans ce sujet, l’auteur cumule la justice et la liberté qui peuvent être considéré
comme la variable indépendante, de même que la paix et le développement
sont assimilés et considérés comme la variable dépendante. Le mot « sans »
exclut toute autre possibilité. On a alors la reformulation suivante : « La justice
et la liberté sont l’unique facteur de paix et de développement. » on aura le
plan suivant :
Thèse : la justice et la liberté favorisent la paix et le développement
Antithèse : les autres facteurs qui permettent le développement
Synthèse : complémentarité
Ex2 : « le succès de l’action de prévention et de lutte contre la corruption et les
infractions assimilées repose sur une volonté politique forte. » qu’en pensez-
vous ?
Ici, l’auteur parle du succès de l’action...... donc il parle à la fois de l’action de
la prévention et de la lutte. Et il termine en disant que ce succès repose sur une
volonté politique forte. On aura donc comme variable dépendante le succès de
l’action et comme variable indépendante la volonté politique forte. D’où le
plan suivant :
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Thèse : le succès de l’action de prévention et de lutte repose sur une volonté
politique forte
Antithèse : le succès de l’action de prévention et de lutte repose sur d’autres
facteurs (la moralité, la volonté des agents etc.)
Synthèse : complémentarité
E- Les sujets de type 1 avec relation indirecte
Ce type de sujet tend à montrer la relation entre une variable A et une autre
variable B en passant par d’autres variables comme en mathématique dans le
calcul des vecteur. Toutefois dans ce type de sujet, l’on accepte souvent les
plans avec plusieurs US, mais ces plans n’ont pas assez de valeur que celui du
type 1
Ex 1 : « Sans justice, pas de paix et sans paix, il ne peut y avoir de bonne
gouvernance ni de progrès. » Qu’en pensez-vous ? (direct ENA CS 2021)
Dans ce sujet, l’on voit d’abord que la justice favorise la paix puis la paix elle,
engendre le progrès (car le progrès est la conséquence de la bonne
gouvernance). Il y a donc un rapport indirect entre la justice et le progrès avec
comme catalyseur la paix. On aura donc comme plan à valeur :
Thèse : la justice et la paix favorisent le progrès.
Antithèse : les autres facteurs du progrès (car le « sans » exclut toute autre
possibilité)
Synthèse : complémentarité
Toutefois le plan de type 3 est accepté. On aura donc :
US 1 : sans justice, pas de paix
US 2 : sans paix pas de bonne gouvernance ni de progrès
Dépassement : les autres facteurs du progrès.
Ex 2 : « Le civisme porte l’homme à la civilisation et la civilisation porte
l’homme au-dessus des valeurs animales. » que pensez-vous de cette assertion
de Mamadou Koulibaly ?
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Tout comme celui traité plus haut, ce sujet met en lumière une relation
indirecte entre civisme et conditions animales passant par civilisation.
On aura donc :
Thèse : civisme et civilisation portent l’homme au-dessus des conditions
animales.
2- Sujet de type 2
Ce type de sujet, communément appelé sujet de type inventaire ne fait
nullement appel à un plan dialectique. Il consiste à compiler les connaissances
que l’on a à propos d’une thématique donnée. Il se reconnait aisément à
travers sa consigne qui est :
Justifiez, démontrez, expliquez, en quoi... ? Etc.
Ex1 : « En protégeant son milieu, l’homme se protège lui-même. » justifiez ce
propos de la COP 21
Ici le candidat est appelé à montrer comment les actions de protections de
l’environnement sont bénéfiques pour les hommes. D’où le plan suivant :
1ère partie : comment la protection de la terre profite à l’homme
a- Profits de la protection de la flore
b- Profit de la protection de la faune
2ème partie : comment la protection du milieu aquatique profite à l’homme
a- Profits de la protection des espèces aquatiques
b- Profits de la protection de la biodiversité aquatique
3ème partie : comment la protection de l’espace aérien profite à l’homme
a- Profits de la protection des espèces aériennes
b- Profits de la réduction du GES
Ex2 : « Combattre le terrorisme et les guerres est une condition à la stabilité
politique, économique et sociales des pays de la sous-région. » En quoi les
propos d’un chef d’Etat de la CEDEAO vous parait-il fondés ?
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Ici le « en quoi » vous amène à abonder uniquement dans le sens de l’auteur.
Cela donne le plan suivant :
1ère partie : les avantages du combat contre le terrorisme
a- Sur la stabilité politique
b- Sur la stabilité économique
c- Sur la stabilité sociale
2ème partie : combattre les guerres
a- Sur la stabilité politique
b- Sur la stabilité économique
c- Sur la stabilité sociale
3- Sujet de type 3
C’est une complication du sujet de type 1. Il comporte deux ou trois unités de
sens.
1er cas : sujet comportant deux US (commentaire et discussion)
Ce type de sujet comporte généralement deux (2) unités de sens et sa consigne
appelle à la discussion ; entre autres : commentez et discutez, discutez, qu’en
pensez-vous, expliquez et discutez, etc.
Ex1 : « la grandeur d’une nation repose sur la force de ses institutions et la
qualité de ses administrateurs. » qu’en pensez-vous ?
Dans ce sujet, l’auteur oriente doublement la grandeur d’une nation. On aura
donc : la grandeur d’une nation (VD) a pour base la force de ses institutions
(VI1) et la qualité de ses administrateurs (VI2).
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Plan :
1ère partie : la grandeur d’une nation repose sur la force de ses institutions
2ème partie : la grandeur d’une nation repose sur la qualité de ses
administrateurs
3ème partie : dépassement (les autres piliers de la grandeur d’une nation)
Ex2 : « Les racines sont les liens qui unissent un peuple à son histoire mais
elles sont aussi les chaînes qui l’empêchent de se développer » commentez et
discutez ce propos.
Dans ce sujet, l’auteur donne une orientation puis une nouvelle. On dénote
bien le rôle ambivalent des racines sur la société. Ce qui donne lieu au plan
suivant :
1ère partie : les racines sont les liens qui unissent un peuple à son histoire
2ème partie : les racines sont les chaines qui empêchent le peuple de se
développer
3ème partie : solutions (puisque la 2ème partie pose un problème)
Ex3 : « La critique peut être désagréable mais elle est nécessaire. Elle est
comme le corps humain ; elle attire l’attention sur ce qui ne va pas. » Partagez-
vous ce point de vue de W. Churchill ? (professionnel ENA CMS 2020)
Ce sujet à l’instar de celui traité précédemment, donne une double orientation
de la critique. A partir de : « elle est comme....................sur ce qui ne va pas. »
est une explication.
Plan proposé :
1ère partie : la critique est désagréable
2ème partie : la critique est nécessaire
3ème partie : à quelle condition la critique peut être au service d’un changement
meilleur ? Ou solutions pour une critique objective
2ème cas : sujet comportant trois US (commentaire sans discussion)
Ce type de sujet est facilement reconnaissable car il comporte trois US et
n’invite nullement à la discussion.
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Ex1 : « Le travail nous éloigne de trois grands maux : l’ennui, le vice et le
besoin. » commentez ce propos de Voltaire.
Plan :
1ère partie : le travail nous éloigne de l’ennui
2ème partie ; le travail nous éloigne du vice
3ème partie : le travail nous éloigne du besoin
4- Sujet de type 4
Fréquemment rencontré à l’oral du grand jury, ce type de sujet revêt deux
aspects. Dans le premier cas l’on peut avoir affaire à une étude de notion par
exemple : « la moralisation de la vie publique ». Dans ce cas, on aura le plan
suivant :
1ère partie : étude objective de la notion
Par1- définition de la notion
Par2- caractéristique de la notion
2ème partie : impact de la notion
Par1- apport positif
Par2- apport négatif (limites)
3ème partie : suggestion pour un fonctionnement optimal
Dans le second cas, l’on peut avoir affaire à un fléau. Ex : le réchauffement
climatique. Le plan préconisé est le suivant :
1ère partie : les causes du fléau
2ème partie : les conséquences du fléau
3ème partie : les solutions pour y remédier
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5- Sujet de type 5
Ce type de sujet, communément appelé confrontation de notion est aussi
rencontré à l’oral du grand jury. Il se présente comme suit : démocratie et
développement. Dans ce cas le plan est le suivant :
1ère partie : domaines de convergence
2ème partie : domaines de différence
3ème partie : synthèse (solutions pour une corrélation optimale)
NB : la consigne « commentez » n’induit pas automatiquement un plan
analytique. Elle peut aussi ramener à un plan dialectique.
1- Dans le cas où l’on a affaire à une seule US : la consigne commentez
ramène à un plan dialectique (thèse-antithèse-synthèse)
2- Dans le cas où il y a 2 unités de sens : la consigne commentez ramène à
un plan de type trois premier cas (commentaire US1-commentaire US 2-
dépassement)
3- Dans le cas où il y 3 unités de sens, ce qui est généralement le cas, la
consigne commentez se limite à commenter chacune des unités de
signification (commentaire US1-commentaire US 2-commentaire US3)
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CHAPITRE 3 : CAS PRATIQUE ; CORRECTION DES EXERCICES
Dans ce chapitre nous nous attarderons à traiter une série d’exercice de tout
type notamment des anciens sujets, afin de permettre à l’apprenant de se
familiariser aux différentes techniques de repérage des types de sujet. Ci-
dessous la liste des différents sujets qui seront abordés :
a- « Pas d’ivoirien nouveau, pas de développement durable et donc pas
d’émergence. » Cette affirmation accrédite-t-elle une thèse soutenable ?
(direct ENA CS 2020)
b- « Sans justice, pas de paix et sans paix, il ne peut y avoir de bonne
gouvernance ni de progrès. » qu’en pensez-vous ? (direct ENA CS 2021)
c- « Aucune cause noble ne peut être servie par la violence. » justifiez ce
propos de Koffi ANAN (direct Ecole des Greffes CS 2021)
d- « L’éducation et la formation sont les clés de l’émancipation d’une
société. » qu’en pensez-vous ? (direct ENA CM 2019)
e- Un observateur de la scène diplomatique affirme : « la COVID-19 a
révélé les limites de l’humanisme et de la solidarité entre les pays du
Nord et ceux du Sud. » commentez et discutez cette affirmation (direct
ENA CS 2022)
f- « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est
tyrannique. » appréciez cette affirmation de Pascal dans Pensées (direct
ENA CS 2018)
g- « Lorsqu’un chef est un exemple de droiture et d’intégrité, les
subalternes n’osent pas succomber à la corruption. » qu’en pensez-
vous ? (professionnel ENA CMS 2020)
h- « Le vrai démocrate c’est celui qui par des moyens purement non-
violents acquiert sa liberté. » partagez-vous ce point de vue ?
i- Dans un article publié sur le site « le [Link] » un expert des questions
environnementales et de développement durable écrit : « l’homme, le
plus grand ennemi de la planète. » partagez-vous cette assertion ?
(professionnel ENA CM 2016)
j- « Le secret du bonheur ne se trouve pas dans la recherche du surplus
mais dans la capacité à jouir de moins » partagez-vous ce point de vue ?
k- « La reconnaissance du travail bien fait est une récompense plus
appréciée qu’un salaire. » qu’en pensez-vous ? (professionnel ENA CS
2022)
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l- La pauvreté n’est pas de la responsabilité des gouvernants, mais des
personnes qi ont une activité et qui gèrent mal leurs revenus. » qu’en
pensez-vous ? (direct ENA CMS 2022)
m- « Nous bravons les déserts et les mers au risque de nos vies parce que
dans nos pays respectifs, les dirigeants ont échoué. » partagez-vous cette
affirmation d’un migrant clandestin ? (Ecole des Greffes CS 2019)
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1 « Pas d’ivoirien nouveau, pas de développement durable et donc pas
d’émergence. » Cette affirmation accrédite-t-elle une thèse soutenable ?
(direct ENA CS 2020)
I- Compréhension du sujet
Un ivoirien nouveau est par définition un ivoirien respectueux de l’éthique
social, civique. C’est une nouvelle donne dans le jargon ivoirien. Dans ce sujet,
le « pas » exclut toute autre possibilité. De plus l’émergence est la conséquence
du développement durable. On aura donc comme reformulation : « seul
l’ivoirien nouveau peut conduire à l’émergence. » d’où une seule unité de sens (une
US). Quant ’à la consigne, elle invite à la discussion ; on est alors en face d’un
sujet de type1
Toute fois puisque la relation entre l’ivoirien nouveau et l’émergence n’est pas
directement établit, ce sujet peut donner lieu à un sujet de type 3 1er cas (plan
peu valorisé).
II- Types de plan possible
Thèse : seul l’ivoirien nouveau peut conduire à l’émergence
Antithèse : les autres facteurs de l’émergence
Synthèse : complémentarité
Ou :
US 1- pas d’ivoirien nouveau, pas de développement durable
US 2- pas d’ivoirien nouveau pas d’émergence
Dépassement : les autres facteurs d’émergence
III- Traité standard
Les blocages dans le processus d’émergence imputables aux
comportements des ivoiriens poussent un auteur à affirmer : « Pas d’ivoirien
nouveau, pas de développement durable et donc pas d’émergence. » Il pose
ainsi le problème des facteurs de l’émergence. Dès lors, en quoi l’ivoirien
nouveau peut-il conduire à l’émergence ? N’existe-t-il pas d’autres facteurs
d’émergence ? N’y a-t ‘il pas lieu de les conjuguer pour une émergence
réussie ? La réponse à ces préoccupation constituera le déroulé de cette
analyse.
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(2 lignes)
L’ivoirien nouveau est la condition pour atteindre l’émergence et ce à
travers le civisme et la résilience.
Epouser un comportement civique est une condition majeure pour
l’ivoirien pour parvenir à l’émergence. Si le civisme s’apparente à l’amour et
au respect des valeurs de l’Etat, il est important de noter qu’il est indéniable au
progrès d’une nation. L’ivoirien civique se mettrait donc au service du
développement durable du pays tout en promouvant la cohésion sociale et
l’intérêt général. Ce modèle est à l’image de celui de la chine qui, pour
amorcer son développement a dû éduquer sa population au civisme. Dans
cette même veine, Mamadou Koulibaly affirme : « Le civisme porte l’homme à
la civilisation et la civilisation porte l’homme au-dessus des valeurs
animales. »
La résilience est également une condition nécessaire pour l’émergence.
En effet il est impérieux pour l’ivoirien de se prendre en charge lui-même sans
tenir compte des politiques sociales, qu’il se réoriente vers un avenir meilleur
en surmontant ses difficultés (comme le chômage par exemple). Tout comme
dans la culture samouraï selon laquelle faire preuve d’abandon c’est se faire
Hara-kiri, l’Ivoirien doit s’adapter aux réalités nouvelles et réapprendre a
reconstruire son avenir. C’est dans ce sens que pour Diane Gnagnon la
résilience est comparable à « L’oiseau à l’aile amoché qui réapprend à voler.»
Cette assertion laisse transparaitre l’importance de la résilience pour un futur
nouveau.
Tous ces éléments justifient l’idée selon laquelle l’ivoirien nouveau est la
condition principale de l’orientation vers l’émergence. Toutefois d’autres
facteurs entrent en jeu dans la réalisation de celle-ci.
(1 ligne)
Plusieurs autres indices sont à prendre en compte dans la voie vers le
développement. Ils sont entre autres, l’industrialisation et l’ouverture vers
l’extérieur. (NB : vous pouvez en trouver d’autres)
Arg1.......................................................................................................................
....................................................................................................................
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Arg2.......................................................................................................................
.................................................................................................................
A l’évidence plusieurs éléments sont à prendre en compte dans la
réalisation de l’émergence. Il serait donc judicieux de les conjuguer au concept
de l’ivoirien nouveau pour une émergence plus aboutie.
(1 ligne)
Phrase chapeau............................................................................................
Arg1.......................................................................................................................
...............................................................................................................
Arg2.......................................................................................................................
.............................................................................................................
Bref, il y a nécessité de conjuguer le concept d’Ivoirien nouveau aux
autres facteurs pour réussir les objectifs d’émergence.
(2 lignes)
Finalement, il convient de retenir que le concept d’Ivoirien nouveau est
indissociable à celui de l’émergence. Toutefois d’autres élément sont à prendre
en compte pour réaliser cet idéal d’où l’importance de les conjuguer pour un
développement efficient. L’émergence étant la tangente suivie par tous les
pays moins avancés, il appartient aux ivoirien de s’en imprégner en fonction
de leurs réalités territoriales. Dès lors émerge la question suivante : le
développement de la Côte d’Ivoire doit-il être à l’image de celui des pays
occidentaux ?
2- « Sans justice, pas de paix et sans paix, il ne peut y avoir de bonne
gouvernance ni de progrès. » qu’en pensez-vous ? (direct ENA CS 2021)
I- Compréhension du sujet
Dans ce sujet, l’on voit d’abord que la justice favorise la paix puis la paix elle,
engendre le progrès (car le progrès est la conséquence de la bonne
20
gouvernance). Il y a donc un rapport indirect entre la justice et le progrès avec
comme catalyseur la paix. On aura donc comme reformulation : « seules la
justice et la paix favorisent le progrès. » la consigne quant’ à elle invite à la
discussion. On est alors en présence d’un sujet de type 1
II- Plan possibles
Thèse : la justice et la paix favorisent le progrès.
Antithèse : les autres facteurs du progrès (car le « sans » exclut toute autre
possibilité)
Synthèse : complémentarité
Toutefois le plan de type 3 est accepté (mais pas assez valorisé). On aura donc :
US 1 : sans justice, pas de paix
US 2 : sans paix pas de bonne gouvernance ni de progrès
Dépassement : les autres facteurs du progrès.
III- Traité standard
Fort de l’importance accordée à la justice et à la paix dans pays
développés, un penseur affirme : « Sans justice, pas de paix et sans paix, il ne
peut y avoir de bonne gouvernance ni de progrès. » Dès lors, la justice et la
paix sont-elles les conditions exclusives du progrès ? De ce fait, après avoir
montré l’importance de la justice et de la paix dans la réalisation du progrès, il
sera question de se pencher sur les autres éléments permettant le
développement. Du reste, l’analyse s’attardera sur l’importance de les
conjuguer pour mieux permettre le progrès.
La justice et la paix favorisent le progrès. Cela se perçoit sous les plans
sociopolitique et économique.
Au plan sociopolitique, la justice et la paix renforcent les critères de
démocratie. En effet, la stabilité sociale permet la participation de la
population au processus de développement d’une part, et l’équité renforce la
responsabilité et l’Etat de droit au sein du pays d’autre part ; principes clés de
démocratie et d’émergence d’une société. C’est fort de ce constat que les
21
institutions internationales (PNUD, Banque Mondiale et le BIRD) établissent
un classement des pays les plus avancés en fonction de la stabilité politique et
de l’Etat de droit.
Quant’ au niveau économique, il convient de retenir que la justice et la
paix réduisent le risque-pays. La stabilité sociale favorisant l’attractivité
économique, Il s’en suit un afflux massif des investisseurs (étrangers comme
locaux) densifiant l’activité économique. Cette assertion peut être soutenue par
l’exemple de l’Europe qui, à la fin de la seconde guerre mondiale, a décidé de
faire de la paix et de l’Etat de droit ses crédos ; politique ayant favorisé son
développement spectaculaire.
En somme, la justice et la paix favorisent le progrès. Mais celui-ci est
aussi la conséquence de plusieurs autres facteurs.
Plusieurs autres facteurs sont à prendre en compte dans la réalisation du
progrès. Ils sont entre autres, le facteur travail et les ressource naturelles.
Le facteur travail est une donnée indissociable au progrès économique et
social d’un peuple. C’est lui qui permet la transformation structurelle de la
société. C’est donc par lui que l’homme modifie son environnement direct ; et
cela passe par l’affinement de l’outil. L’indépendance des pays africains parait
plus explicite pour étayer ce propos. En effet, ayant été imprégné de la culture
du travail par le colonisateur, le peuple africain va se rendre compte de la
possibilité de prendre son destin en main en revendiquant son indépendance.
C’est fort de cela que dans les différentes devises des pays africains, figure le
mot « travail » (union-discipline-travail pour la Côte d’Ivoire et
l’indépendance c’est le travail pour la Tanzanie).
Le progrès d’un pays est aussi dû à la présence de ressources naturelles.
Il est clair qu’un pays riche en ressources naturelles possède un avantage clé
dans la réalisation du développement économique et social. Elles constituent
l’assise économique de ce pays en termes de commerce local et international et
par ricochet de recouvrement de capitaux. C’est l’exemple de l’Arabie
Saoudite qui après le choc pétrolier a axé son développement sur l’exportation
de l’or noir ; ressource qui a contribué grandement à son expansion
économique.
22
A l’évidence, d’autres facteurs entrent en jeu dans la réalisation du
progrès. Il serait judicieux de les conjuguer à la justice et à la paix pour un
progrès plus abouti.
Pour un progrès abouti, il convient de conjuguer justice et paix à
d’autres facteurs pour deux raisons.
D’une part, la justice et la paix ont besoin du facteur travail et des
ressources naturelles pour la réalisation du progrès. Cela se comprend
aisément par le fait que le facteur travail s’apparente à la main d’œuvre et les
ressources naturelles constituent les facteurs de production qui mèneront au
progrès. La justice permet donc le progrès que si ces conditions sont réunies.
C’est à cet effet que le l’Australie, puissance économique de l’Océanie a su
appairer justice, paix et travail pour atteindre ces objectifs de bien-être.
D’autre part, le travail conduit au développement que s’il y a justice et
stabilité sociale. La justice et la paix se présentent donc comme les catalyseurs
par excellence du travail vers le progrès car en période d’instabilité sociale, le
travail est peu productif et profite à une frange de la population. C’est
parallèlement à cette assertion que l’on peut noter l’exemple de l’Europe qui
pendant la seconde guerre mondiale, malgré l’accroissement de la force de
travail, s’est retrouvée appauvrie par la guerre.
Bref, il est important de combiner tous ces facteurs pour un progrès
efficient.
En définitive, la justice et la paix favorisent le progrès. Celui-ci est aussi
la conséquence de plusieurs autres facteurs tels que le travail et les ressources
naturelles. Il conviendrait donc de les combiner pour un développement plus
abouti. Le développement étant l’objectif de tous les peuples, il appartient aux
acteurs sociaux de privilégier ces variables ci-dessus pour consolider
durablement le progrès. Restreignant cette logique à la Côte d’ivoire, l’on peut
poser la question suivante : quel est l’état des lieux en matière de progrès dans
ce pays ?
23
3- « Aucune cause noble ne peut être servie par la violence. » justifiez ce
propos de Koffi ANAN (direct Ecole des Greffes CS 2021)
I- Compréhension du sujet
La compréhension de ce sujet montre clairement une seule unité de
signification. L’on voit aisément que la reformulation de ce sujet
donne : « aucune cause noble ne justifie la violence. » Quant’ à la consigne, elle
n’appelle nullement le candidat à la discussion mais plutôt à une compilation
des connaissances. Nous sommes donc en présence d’un sujet de type 2
II- Plan possibles
Problème : en quoi la violence ne peut être le recours pour faire valoir une
cause noble ?
1ère partie : au niveau politique
Fausse les principes de la démocratie
Tension politique
2ème partie : au niveau social
Instabilité
Absence de cohésion
Fracture sociale
Peut conduire à la guerre (pertes en vie humaine)
3ème partie : au niveau économique
Réduit l’activité économique
Fait fuir les investisseurs
Accentue la pauvreté
24
III- Traité standard
La violence fait objet de condamnation dans presque tous les débats
d’actualité. S’inscrivant dans ce registre, Koffi Annan a pu dire : « Aucune
cause noble ne peut être servie par la violence. » Dès lors, en quoi la violence
est-elle néfaste pour la vie sociale ? Il s’agira de prime abord de montrer les
conséquences néfastes de la violence sur le plan politique puis d’en dénoter au
niveau social. Du reste, l’analyse s’attardera sur l’impact négatif de la violence
au niveau économique.
La violence a des conséquences néfastes sur la société au niveau
politique car elle sape les principes de la démocratie et favorise les tensions
sociales.
Arg1.......................................................................................................................
..................................................................
Arg2.......................................................................................................................
.................................................................
Tous ces indices attestent que la violence est dévastatrice sur le plan
politique. Elle l’est encore plus sur le plan social.
La violence a un impact négatif sur le volet social. Cela est perceptible à
travers ses conséquences sur la cohésion sociale et sur la stabilité sociale.
Arg1.......................................................................................................................
....................................................................
Arg2.......................................................................................................................
...................................................................
En somme, la violence est socialement négative. Qu’en est-il ainsi sur le
plan économique ?
25
La violence est nuisible économiquement sous deux angles.
Arg1.......................................................................................................................
.................................................
Arg2.......................................................................................................................
..................................................
Parvenu au terme de notre analyse, il convient de retenir que la violence
a des conséquences néfastes tant sur le volet politique, sur le volet social
qu’économique. Il est donc judicieux de mettre en place des moyens de lutte
efficace contre celle-ci tels que la négociation et l’éducation à la non-violence.
Quoique décriée, la violence n’est-elle pas utilisée dans certain cas en vue de
restaurer l’équilibre ?
26
4- « L’éducation et la formation sont les clés de l’émancipation d’une
société. » qu’en pensez-vous ? (direct ENA CM 2019)
I- Compréhension du sujet
Définition des mots clés
- l’éducation : l’ensemble des techniques de transmission du savoir
- la formation : ensemble des systèmes pédagogique propres pour une
spécialisation (on parle de savoir-faire dans ce cas)
-société émancipée : société épanouie (ceci est dû à un mieux-être social)
Reformulation : l’éducation et la formation favorisent le bien-être de la
société.
Dans ce sujet, l’auteur oriente le bien-être social deux fois dans le même
champ sémantique. D’une part ce bien-être est dû à l’éducation et d’autre part
il est dû à la formation ; or l’éducation et la formation sont dans le même
champ sémantique. On est donc en présence de d’une unité de sens. Quant’ à
la consigne, elle invite à la discussion. D’où un sujet de type 1.
II- Plan possibles
Thèse: l’éducation et la formation sont les clés de l’émancipation d’une société
Transmission de l’éthique, de la culture sociale (gardien de la culture)
Transmission du savoir scientifique favorisant l’innovation
Accentue la division du travail (Adam Smith)
Rend plus compétitif la RH (au niveau national et international)
Antithèse: : les autres facteurs de développement
Les données politiques
Les données socioéconomiques
Synthèse : complémentarité
27
III- Traité standard
La connaissance est une donnée inhérente au bien-être social aussi bien
que ses moyens d’acquisition. Parallèlement à ce postulat, un observateur
affirme : « l’éducation et la formation sont les clés de l’émancipation d’une
société. » Il pose ainsi le problème des fondements de l’émancipation d’une
société. Dès lors, en quoi l’éducation et la formation ne sont-elles pas les clés
du bien-être social N’existe-t-il pas d’autres facteurs qui entrent en jeu dans la
réalisation du bien-être social ? N’est-il pas opportun de les conjuguer pour
une émancipation réussie ? La réponse à ces interrogations constituera la
trame de cette analyse.
L’éducation et la formation favorisent l’émancipation d’une société à
travers la transmission de l’éthique sociale et celle du savoir scientifique.
Arg1.......................................................................................................................
...............................................
Arg2.......................................................................................................................
.............................................
En somme, l’éducation et la formation sont les clés de l’émancipation
d’une société. Toutefois d’autres facteurs sont aussi à prendre en compte dans
la réalisation de l’émancipation d’une société.
Phrase chapeau…………………………………………...
Arg1.......................................................................................................................
.....................................
Arg2.......................................................................................................................
...................................
Conclusion partielle transitive
Plusieurs facteurs sont à prendre en compte dans la réalisation du bien-
être social. Ils sont entre autres, les données politiques et socioéconomiques.
28
Arg1.......................................................................................................................
.................................
Arg2.......................................................................................................................
.....................................
Parvenu au terme de cette analyse, il convient de retenir que l’éducation
aussi bien que la formation contribuent grandement à l’émancipation d’une
société. Toutefois d’autres facteurs sont aussi à considérer dans la réalisation
du bien-être. L’émancipation étant le but ultime de l’existence humaine, il
serait donc opportun de conjugué tous ces facteurs pour un bien-être réussi,
mieux un mieux-être. Face à tous ces résultats obtenus grâce à l’éducation, il
émerge la question suivante : l’éducation ne peut-elle pas, dans certains cas
être un instrument d’asservissement d’une population ?
29
5- Un observateur de la scène diplomatique affirme : « la COVID-19 a
révélé les limites de l’humanisme et de la solidarité entre les pays du
Nord et ceux du Sud. » commentez et discutez cette affirmation (direct
ENA CS 2022)
I- Compréhension du sujet
En définissant les mots clés on obtient :
- COVID-19 : maladie à coronavirus qui a commencé en Chine et s’est
propagée à travers le monde pour acquérir le statut de pandémie.
- les limites : les freins, là où s’arrêtent, les lacunes
- humanisme : conception qui place l’être humain au centre des actions
- solidarité : fraternité, action d’entraide
- pays du Nord : pays situé à l’hémisphère nord de la planète (les pays
développés en général)
- pays du Sud : pays situé à l’hémisphère sud de la planète (les pays pauvres
en général)
On voit déjà que l’humanisme et la solidarité ramènent à la même définition.
De plus ils sont des compléments du nom « limites » on peut donc reformuler
de la manière suivante : « La COVID-19 a révélé les limites de fraternité dans
les relations entre les pays du Nord et ceux du Sud. » On est don en face d’un
sujet comportant une seule unité de sens (1 US). Quant’ à la consigne, elle
invite à la discussion. D’où un sujet de type 1
II- Plan possibles
Thèse : la COVID-19 a révélé les limites de la fraternité entre les pays du Nord
et ceux du Sud.
Antithèse : la solidarité est toujours de mise dans les relations entre les pays
avancés et ceux qui sont moins avancés
Synthèse : comment renforcer la coopération Nord-Sud ? (puisque la thèse
pose un problème)
30
III- Traité standard
Vous trouverez le traité standard sur une feuille de papier ministre.
31
6- « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est
tyrannique. » appréciez cette affirmation de Pascal dans Pensées (direct
ENA CS 2018)
I- Compréhension du sujet
Dans ce sujet, l’auteur affirme d’abord que la justice sans la force est
inopérante, puis dans l’autre sens, la force sans la justice s’apparente à la
tyrannie. Il donne certes deux orientations mais met en lumière la
complémentarité entre la justice et la paix. On est donc en face d’un sujet
comportant une unité de sens (1 US). La consigne invite ici à la dialectique :
d’où le sujet de type 1 ; toutefois l’on admet pour ce sujet un plan de type 3 1er
cas.
II- Plan possibles
Thèse : la justice et la force se complètent
Antithèse : la justice et la force s’opposent
Synthèse : comment les combiner de façon optimale
Ou encore
Thèse 1 : la justice sans la force est inopérante
Thèse 2 : la force sans la justice s’apparente à la tyrannie
Dépassement : comment mieux conjuguer ces deux notion ?
III- Traité standard
L’utilisation de la force dans la mise en place e la justice a toujours fait
l’objet de critiques sévères. Paradoxalement, Blaise Pascal affirme dans
Pensées : « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est
tyrannique. » Dès lors, en quoi la justice et la force sont-elles
complémentaires ? Ne sont-elles pas opposées par moment ? Comment les
combiner de façon optimale ? Les réponses à ces préoccupations constitueront
la trame de cette analyse.
Vous argumenterez les différentes parties du développement
32
Thèse : la justice et la force sont complémentaires
Arg1..................................................................................................................................
.......................
Arg2..................................................................................................................................
..................
Conclusion partielle transitoire.......................................................................
Antithèse : la justice et la force s’opposent
Arg1..................................................................................................................................
............
Arg2..................................................................................................................................
..................
Conclusion partielle transitoire.......................................................................
Synthèse : comment les combiner de façon optimale
Arg1..................................................................................................................................
............
Arg2..................................................................................................................................
..................
Conclusion.......................................................................................................................
..................................
33
7- « Lorsqu’un chef est un exemple de droiture et d’intégrité, les
subalternes n’osent pas succomber à la corruption. » qu’en pensez-
vous ? (professionnel ENA CMS 2020)
I- Compréhension du sujet
Ici, Tout comme dans le sujet de la covid-19, droiture et intégrité renvoient à la
même expression. De plus ils sont des compléments du nom « exemple ». On
est donc en face d’une seule unité de sens. La cosigne quant’ à elle invite à la
discussion : d’où un sujet de type1
II- Plan possibles
Thèse : lorsqu’un chef est un exemple de droiture, les subalternes n’osent pas
succomber à la corruption
Antithèse : un chef droit n’empêche pas forcement les subalternes de
s’adonner à la corruption
Synthèse : comment prévenir efficacement contre la corruption
III- Traité standard
Portant atteinte aux performances des institutions, la corruption est un
phénomène social inquiétant. Il parait de fait judicieux de se pencher sur les
moyens de prévention contre celle-ci. C’est dans ce sens qu’un auteur affirme :
« Lorsqu’un chef est un exemple de droiture et d’intégrité, les subalternes
n’osent pas succomber à la corruption. » En quoi l’intégrité d’un chef est-elle
un gage de prévention contre la corruption ? Les subalternes ne succombent-
ils pas malgré l’exemple de droiture du chef ? Comment prévenir efficacement
contre la corruption ? La réponse à ces interrogations constituera la trame de
cette analyse.
Pour ce devoir, vous ferez le développement et la conclusion.
34
8- « Le vrai démocrate c’est celui qui par des moyens purement non-
violents acquiert sa liberté. » partagez-vous ce point de vue ?
I- Compréhension du sujet
Dans ce sujet, l’on voit clairement transparaitre une seule unité de sens (1 US)
qui est : le démocrate utilise uniquement les moyens pacifique pour obtenir sa
liberté. De plus la consigne appelle à la discussion d’où un suet de type 1
II- Plan possibles
Thèse : le démocrate utilise uniquement les moyens pacifiques pour obtenir sa
liberté.
Arg1 : acquisition de la liberté par les manifestations pacifiques
Arg2 : acquisition de la liberté par la négociation
Antithèse : le démocrate a souvent recours à la violence pour recouvrer sa
liberté
Arg1 : l’usage de la violence pour prévenir une situation de trouble
Arg2 : l’usage de violence pour faire cesser une situation de trouble
Synthèse : pour une meilleure démocratie, il y a lieu de conjuguer ces deux
moyens (complémentarité)
Arg1 : privilégier la voie pacifique
Arg2 : utiliser la violence quand il n’y a plus de recours possible
III- Traité standard
Les moyens d’action de la démocratie ont longtemps fait l’objet de
nombreux questionnement sur la scène politique. C’est dans l’optique
d’apporter une lumière à ce sujet qu’un auteur affirme : « Le vrai démocrate
c’est celui qui par des moyens purement non-violents acquiert sa liberté. » Par
conséquent, en quoi le démocrate utilise-t-il uniquement des moyens
pacifiques ? La démocratie, dans certains cas n’a-t-elle pas recours aux moyens
violents pour l’acquisition de la liberté ? Comment exercer une démocratie
35
adéquate (dans le sens de la liberté)? La réponse à ces préoccupations
constituera l’objet de cette analyse.
Le démocrate utilise les moyens non-violents pour obtenir sa liberté.
Cela se perçoit sur les plans de la manifestation pacifique et de la négociation.
Le niveau de l’acquisition de la liberté par les manifestations pacifiques
a trait à la revendication par voie légale. Dans le souci de faire objection à un
quelconque empiètement, cette pratique consiste à organiser des marches et
des grèves afin d’exprimer son mécontentement. Ce mécontentement se
trouve de fait exprimé sans toutefois porter atteinte à la souveraineté de
l’organe. C’est dans cette veine que s’est inscrite Leymah GBOWE dans son
combat pour la paix au Libéria. Après avoir aidé les femmes victimes du
traumatisme de la guerre civile elle va organiser des manifestations pacifiques
telles que la « guerre des sexes » pour faire valoir le recours à la négociation
entre Taylor et ses protagonistes. Cette initiative va se solder par des
pourparlers au Ghana où les bases de la réconciliation libérienne seront
adoptées.
La négociation est également inhérente aux principes de la démocratie.
Elle se résume en la capacité à privilégier un intérêt collectif au détriment des
intérêts personnels. Cette pratique a la force d’apaiser les tensions dans le sens
où elle appelle au travail mutuel. C’est dans ce même ordre d’idées que s’est
inscrit Félix Houphouët Boigny dans l’accession à l’indépendance de la Côte
d’Ivoire. En effets après les moments de heurts, il va réorienter sa politique de
décolonisation vers le dialogue ; initiative qui aboutit à la loi cadre en 1956
puis à l’indépendance en 1960. Il va même étayer cette philosophie par les
thèmes suivant : « il n’y aura pas de paix tant que la violence paraitra l’unique
recours possible pour faire cesser les situations intolérables. »
Tous ces indices attestent que le démocrate utilise les moyens non-
violents pour obtenir sa liberté. Toutefois, par certains moments il a recours à
la violence.
36
L’usage de la violence par le démocrate pour acquérir sa liberté est
manifeste. Elle peut soit consister à prévenir un conflit ou à restaurer la paix.
Sur le plan de la prévention, la violence être utilisée dans le but de
recadrer les récalcitrants afin de maintenir la stabilité sociale. Cette initiative
consiste à affirmer sa puissance et sa volonté de lutter pour ces intérêts. De ce
fait elle est utilisée pour dissuader les déviants ou l’ennemi de toute attaque.
Parallèlement à cette assertion, le Droit Administratif ivoirien prévoit en son
sein le privilège de l’exécution d’office. Cette pratique consiste à contraindre
l’administrer à exécuter une action par la force. Donc de maintenir l’ordre
public par la force.
Quant’ à la lutte pour la restauration de la paix, elle consiste au recours
à la guerre pour faire cesser une situation de crise. La guerre peut par
conséquent être un moyen de mettre fin à un régime portant atteintes aux
libertés individuelles et collectives. La seconde guerre mondiale est une solide
image pour étayer ce propos. Les assauts combinés des Etatsuniens, des
Russes et des Britanniques sur l’Allemagne consistaient à mettre fin au régime
hitlérien. Ainsi face à la tyrannie d’Hitler, les alliés ont dû mutualiser leurs
forces pour dire non à l’assujettissement allemande ; ce qui conduira à la
seconde guerre mondiale et par la suite à la victoire des alliés sur l’Allemagne.
En somme, la démocratie peut, dans des circonstances exceptionnelles,
recourir à la force pour la liberté. Il y a donc lieu de conjuguer moyens
pacifique et violence pour une démocratie au service du bien-être.
Il faut combiner moyens non-violent et moyens violent pour une
démocratie plus aboutie à deux niveaux.
De prime abord, il faut privilégier la non-violence dans le processus de
résolution des problèmes en matière démocratique car elle a la faculté de ne
léser aucune partie des protagonistes. Elle revient donc à enjoindre des intérêts
divergents pour une meilleure cohésion et ce, sans causer des dégâts
(matériels et humains). Cette vision est partagée par l’organisation des Nation
Unies dans la résolution des conflits. En effet, l’ONU s’interpose en tant que
médiateur dans la résolution des conflits afin de faire baisser les tensions.
37
En outre, le démocrate peut se servir de violence pour recouvrer sa
liberté. Mais cela obéit à la condition que ce soit la seule issue possible pour
recouvrer la paix. Victor HUGO partage ce point de vue à travers cette
maxime : « il vient une heure où contester ne suffit pas. Après la philosophie,
il faut passer à l’action. » Cette assertion montre clairement qu’il faut à tout
prix lutter pour sa liberté et ce au risque de sa vie.
En définitive, il convient de retenir que la démocrate a pour moyen
d’action la voie pacifique. Il peut cependant avoir recours, dans des situations
extrêmes à la violence pour obtenir sa liberté ; d’où la nécessité de conjuguer
ces deux moyens d’action avec tact et munitie. Par ailleurs, face à la montée
des puissances impérialiste et au modèle de gouvernance qu’ils suggèrent,
peut-on affirmer que nous assistons au déclin de la démocratie au profit de ces
modèles impérialistes ?
38
9- Dans un article publié sur le site « le [Link] » un expert des questions
environnementales et de développement durable écrit : « l’homme, le
plus grand ennemi de la planète. » partagez-vous cette assertion ?
(professionnel ENA CM 2016)
I- Compréhension du sujet
Dans ce sujet, on voit clairement transparaitre une seule variable dépendante
(VD) « la planète » et une seule variable indépendante (VI) « l’homme » avec
un élément de gradation « le plus ». On est en face d’un sujet comportant une
unité de sens (1US). La consigne invite à la discussion. On est donc en
présence d’un sujet de type1
II- Plan possibles
Problème : les plus grands ennemis de la planète.
Thèse : l’homme comme le plus grand ennemi de la planète
Arg1 : destruction du milieu terrestre (déforestation, braconnage etc.)
Arg2 : destruction du milieu aquatique (exploitation abusive des ressources
aquatiques, utilisation de produit chimique détruisant les espèces aquatique
etc.)
Arg3 : destruction du milieu céleste (Gaz à effet de serre pollution de l’air etc.)
Antithèse : la nature, plus grand ennemi de la planète
Arg1 réchauffement climatique naturel
Arg2 séisme, catastrophe naturelle
Arg3 : renouvellement cyclique de la terre
Synthèse : solutions.
Arg1 : au niveau du milieu terrestre
Arg2 : au niveau du milieu aquatique
Arg3 : au niveau du milieu aérien
39
Nb : ici nous ne choisirons pas comme antithèse : « l’homme le plus grand
ami de la planète » pour deux raisons. La 1ère est que cette antithèse ne colle
pas avec notre problématique. La 2nde est que cette antithèse tendra à répéter la
synthèse qui appartiendra aux solutions.
III- Traité standard
Pour cet exercice vous ferez l’introduction, le développement et la
conclusion
40
10- « Le secret du bonheur ne se trouve pas dans la recherche du surplus
mais dans la capacité à jouir de moins » partagez-vous ce point de vue ?
I- Compréhension du sujet
Ce sujet est le cas typique des sujets de type 1 avec antithèse donné (comme
traité dans les type de sujets.) ici donc l’auteur rejette une thèse au profit d’une
autre. On aura donc comme plan :
II- Plan possibles
Problème : les conditions du bonheur
Thèse : le secret du bonheur se trouve dans la capacité de jouir de moins
Arg1 : acceptation de sa condition de vie
Ex : s’approprier son travail,
Aimer ce que l’on fait
Se rendre disponible à tous les niveaux
Arg2 : se contenter de ce que l’on gagne
Ex : éviter d’être envieux, jaloux
La paix intérieure
Antithèse : le secret du bonheur se trouve aussi dans la recherche du surplus
Arg1 : en travaillant plus que d’habitude, en fournissant plus d’efforts
Ex : B. DADIER : « le travail, après le travail l’indépendance. »
Arg2 : en refusant de se contenter de peu
Ex : désir de changer son monde
Diversifier ses propres ressources.
41
Synthèse : soit complémentarité, soit les autres sources de bonheur. Ici nous
choisirons la synthèse « autres sources du bonheur » dans la mesure où elle
parait la plus opérationnelle.
Arg1 : dans le domaine social
Ex : le bonheur peut résider dans le fondement d’une famille
Le bonheur peut résider dans le fait de rendre grâce aux autres
Arg2 : dans le domaine spirituel
Ex : l’affranchissement spirituel peut conduire au bonheur
Arg3 : au niveau physique
Ex : le bonheur peut résider dans la recherche et le gain de la santé
physique
III- Traité standard
Le bonheur est un état de félicité auquel tout homme aspire
naturellement. Cependant l’atteinte de cette béatitude demeure un secret pour
l’humanité. C’est en voulant donner sa solution au débat qu’un auteur
affirme : « Le secret du bonheur ne se trouve pas dans la recherche du surplus
mais dans la capacité à jouir de moins. » il pose ainsi le problème des sources
du bonheur. Dès lors, en quoi le bonheur réside-t-il dans la capacité à jouir de
moins ? Ne réside-t-il pas aussi dans la recherche du surplus ? Quelles sont les
autres sources du bonheur ? La réponse à ces préoccupations constituera le
déroulé de la présente analyse.
Vous argumenterez les différentes parties du développement
Thèse : le secret du bonheur se trouve dans la capacité de jouir de moins
Arg1..................................................................................................................................
.......................
Arg2..................................................................................................................................
..................
Conclusion partielle transitoire.......................................................................
Antithèse : le secret du bonheur se trouve aussi dans la recherche du surplus
42
Arg1..................................................................................................................................
............
Arg2..................................................................................................................................
..................
Conclusion partielle transitoire.......................................................................
Synthèse : les autres sources de bonheur
Arg1..................................................................................................................................
............
Arg2..................................................................................................................................
..................
En définitive, il faut non seulement apprendre à être heureux avec ce
que l’on a, mais aussi travailler davantage de sorte à faire évoluer sa condition
de vie. Le bonheur étant relatif aux objectifs personnels que l’on s’assigne et
surtout aux moyens pour y parvenir, il est nécessaire de se pencher sur la
question suivante : toutes les voies sont-elles utilisables pour parvenir au
bonheur ?
43
11- « La reconnaissance du travail bien fait est une récompense plus
appréciée qu’un salaire. » qu’en pensez-vous ? (professionnel ENA CS
2022)
I- Compréhension du sujet
Ce sujet est le cas typique des sujets de type1 avec antithèse donnée (cas de la
gradation). L’auteur émet une thèse au-dessus d’une autre. De plus la
consigne appelle à la discussion. D’où un sujet de type 1
II- Plan possibles
Problème : la récompense, le fruit du travail
Thèse : la récompense du travail est la reconnaissance du travail bien fait
Antithèse : la récompense du travail est le salaire
Synthèse : soit autres facteurs, soit complémentarité
III- Traité standard
44
12- La pauvreté n’est pas de la responsabilité des gouvernants, mais des
personnes qi ont une activité et qui gèrent mal leurs revenus. » qu’en
pensez-vous ? (direct ENA CMS 2022)
I- Compréhension du sujet
Ce sujet est le cas typique des sujets de type1 avec antithèse donnée (cas du
rejet d’une thèse au profit d’une autre). L’auteur émet une thèse et n’admet
pas une autre. De plus la consigne appelle à la discussion. D’où un sujet de
type 1
II- Plan possibles
Problème : les causes (sources) de la pauvreté
Thèse : la pauvreté découle de la mauvaise gestion des ménages
Arg1 : consommation ostentatoire et superflue (vice, religion et faible)
Arg2 : faible part allouée à l’investissement et à la réalisation de soi
Antithèse : la pauvreté est aussi la responsabilité des gouvernants
Arg1 : politiques sociale découlant sur un faible revenu de la part des agents
Arg2 : laxisme de la part des gouvernants débouchant sur une accentuation
des inégalités sociale.
Synthèse : solutions (comment lutter contre la pauvreté)
Arg1 : au niveau des agents
Arg2 : au niveau des gouvernants
III- Traité standard
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13- « Nous bravons les déserts et les mers au risque de nos vies parce que
dans nos pays respectifs, les dirigeants ont échoué. » partagez-vous cette
affirmation d’un migrant clandestin ? (Ecole des Greffes CS 2019)
I- Compréhension du sujet
Dans ce sujet, « nous bravons les déserts et les mers au risque de nos vie » a
trait à l’immigration clandestine. Le mot parce que ramène à la cause. On aura
donc pour reformulation de ce sujet : « la migration clandestine est due à
l’échec des dirigeants » donc une seule unité de signification (1US). Quant’ à la
consigne, elle appelle à la discussion. On est donc en présence d’un suet de
type1
II- Plan possibles
Problème : les causes de la migration clandestine
Thèse : la migration clandestine est due à l’échec des dirigeants
Arg1 :
Arg2 :
Antithèse : la migration clandestine est due à d’autres facteurs
Arg1 :
Arg2 :
Synthèse : solutions (comment lutter contre la migration clandestine)
Arg1 :
Arg2 :
III- Traité standard
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Sujets bonus
A- « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts ; elle a besoin d’institutions
fortes. » Partagez-vous ce point de vue de l’ex président américain
Barack OBAMA ?
B- « Le drame de l’Africain vient du fait que l’homme noir n’est pas
suffisamment entré dans l’histoire. » Que pensez-vous de cette assertion
de Nicolas SARKOSY ?
C- « Le travail prépare une vieillesse heureuse. » Qu’en pensez-vous ?
(direct ENA CM 2021)
D- « L’éducation transforme les vies. » Commentez cette affirmation de
Pauline ROSE (direct Ecole du Personnel Pénitentiaire 2022)
E- « Notre liberté dépend de celle de la presse. » Cette assertion de Thomas
JEFFERSON accrédite-elle une thèse soutenable ?
F- Désespéré, découragé par le niveau de développement des pays
africains après 50 années d’indépendance, un politique affirme : « Les 50
dernières années ont été un échec total. Elles n’ont rien apporté au pays
africains. » Qu’en pensez-vous ?
G- « La diversité est parfois considérée comme sources de déséquilibres
internes plus que comme richesse culturelle conduisant à un
enrichissement général. Mais voilà, la diversité n’est acceptable que
lorsqu’on assume pleinement son identité. La peur est peu compatible
avec la cohabitation des cultures. Le multiculturalisme exige la
confiance en soi. » qu’en pensez-vous
H- « Il n’y aura pas de paix possible tant que la violence paraitra l’unique
recours possible pour dénouer les situations intolérables. » que vous
inspire cette pensée de Félix Houphouët-Boigny ?
I- « dans nos société actuelles, l’identité d’une personne est reconnue en
référence à son activité professionnelle. Qui êtes-vous est devenu que
faites-vous. » partagez-vous ce point de vue de la sociologue française
Evelyne SULLEROT ?
J- « La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent. » Qu’en
pensez-vous ?
K- Quelles réflexions vous inspire cette assertion d’Anatole France : « Rien
ne vaut la rue pour faire comprendre à la rue la machine sociale. »
L- Depuis le 18ème siècle, on affirmait la concordance du progrès technique
et du progrès moral. Pensez-vous qu’on ait des raisons aujourd’hui de la
remettre en cause ?
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M- « Une nation se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien que des
vivants qui la continuent. » commentez ce propos
N- « Avec l’avènement de la COVID-19, la science a atteint son crépuscule
face aux défis de l’humanité. » partagez-vous ce point de vue d’un
observateur ?
O- Michel CROSIER a dit : « On ne change pas une société par un décret. »
QU’en pensez-vous ? (direct ENA CM 2016)
P- « Selon que vous soyez puissant ou misérable, la cour vous rendra blanc
ou noir. » Que pensez-vous de cette affirmation de Jean de La
FONTAINE ?
Q- « Le travail est une triste nécessité. » Qu’en pensez-vous ?
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