La transformation alimentaire en bref…
Au moins une fois par semaine, le consommateur se pointe à l’épicerie pour se procurer les provi-
sions qui lui permettront d’assouvir sa faim. Une gamme infinie de produits est alors à la portée de
main. Toutefois, ces aliments ne poussent pas sur les tablettes d’épicerie! Un important secteur éco-
nomique fabrique ces denrées alimentaires pour combler les besoins de la clientèle.
L’industrie de la transformation alimentaire au Québec est le plus gros employeur du secteur manu-
facturier. On dénombre plus de 72 000 emplois dans près de 1 500 entreprises1 réparties dans cinq
principaux secteurs d’activité : viandes et volaille, produits laitiers, boulangeries et pâtisseries, jus et
boissons ainsi que fruits et légumes. Elle constitue un moteur clé de développement et de croissance
économique grâce à son lien étroit avec le secteur primaire et son besoin intense en main-d’œuvre.
Plusieurs formations peuvent t’amener à travailler dans le domaine de la transformation alimentaire.
Tu veux un travail stimulant ? Ce secteur en a certainement un pour toi. Viens les découvrir…
1 MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L’ALIMENTATION DU QUÉBEC, « Bottin statistique de l’alimen-
tation », 2006, 141 pages et MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L’ALIMENTATION DU QUÉBEC, «
Activité bioalimentaire au Québec, bilan 2005 », http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/accueil , consulté le 30 octobre 2006.
Le masculin est employé pour alléger le texte et il comprend toujours le féminin.
Table des matières
Métiers spécifiques de la transformation alimentaire
Boucher industriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
Boulanger-pâtissier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8
Chimiste ou Agronome en transformation des aliments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
Recherche et développement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Contrôle de la qualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Contrôle de procédés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Élaboration, mise en place et suivi de qualité (HACCP et ISO) . . . . . . . . . . . . . .14
Gestion des opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Fromager . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Ingénieur alimentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .22
Manœuvre dans la transformation des aliments, des boissons et du tabac . . .26
Opérateur de machines et de procédés industriels dans la transformation
des aliments et des boissons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
Surveillant dans la transformation des aliments, des boissons et du tabac . . .34
Technologue ou technicien en transformation des aliments et des boissons .38
Contrôle de la qualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39
Recherche et développement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39
Contrôle de l’équipement et des procédés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Fonctions spécifiques à des secteurs particuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Métiers génériques
Mécanicien industriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
Mécanicien en réfrigération et en climatisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
Opérateur de chariot élévateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50
Opérateur de station de traitement des eaux usées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .54
Préposé à la sanitation dans une usine alimentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .58
Superviseur à la logistique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .62
CODE CNP : 9462
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Boucher Industriel
Autres appellations : dépeceur-découpeur de viande, préparateur de volaille
et personnel assimilé.
Caractère du travail
Les bouchers industriels préparent les viandes et les volailles en vue de leur transformation
ultérieure et de leur emballage. Ils travaillent dans des abattoirs, des établissements de découpes
et des usines de transformation des viandes et des volailles. Le secteur des viandes et volailles
comprend le porc, le veau, le bœuf, le bison, le cerf, l’autruche, le poulet, la dinde, la caille, l’émeu,
la pintade, le lapin, la chèvre et autres espèces domestiques.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Bouchers industriels
Tâche 1.1 Abattre les animaux à l’aide d’appareils pour les insensibiliser;
Tâche 1.2 Dépouiller, nettoyer et dégraisser les carcasses;
Tâche 1.3 Enlever des carcasses les viscères et les autres parties non comestibles;
Tâche 1.4 Débiter les carcasses en diverses coupes afin d’en faciliter la manutention.
Fonction 2 : Découpeurs de viande industrielle
Tâche 2.1 Dépecer des carcasses, des demi-carcasses ou des quartiers de bœufs, d’agneaux,
de porcs, de veaux en vue d’une coupe, d’une transformation ou d’un emballage
ultérieur;
Tâche 2.2 Désosser les morceaux de viande;
Tâche 2.3 Couper la viande et la volaille en coupes particulières destinées à des institutions, à
des entreprises commerciales ou autres usages dans le commerce de gros.
Fonction 3 : Préparateurs de volaille
Tâche 3.1 Effectuer l’ajustement et s’assurer du bon fonctionnement des équipements servant à
l’abattage, à l’échaudage, au plumage, au lavage, à l’éviscération et au
refroidissement des carcasses de volaille;
Tâche 3.2 Enlever les parties non comestibles;
Tâche 3.3 Effectuer la pré-sélection des carcasses présentant des signes de maladie en vue
de les faire examiner par le vétérinaire;
Fonction 4 : Pareurs
Tâche 4.1 Enlever la peau, le gras, les meurtrissures et les autres parties endommagées des
carcasses ou des morceaux de viande.
Conditions de travail particulières
Département d’abattage : environnement bruyant, chaleur, humidité, travail avec des couteaux
et des scies.
Département de découpe : environnement moins bruyant, température ambiante entre 4 et
10°C, travail avec des couteaux et des scies.
La main-d’oeuvre de l’industrie de la viande et de la volaille au Québec est syndiquée à 57%. Plus
de 90% des employés travaillent à temps plein. Les établissements peuvent fonctionner de jour et
de soir. Les postes sont habituellement en rotation pour développer la polyvalence des bouchers
industriels et ainsi diminuer les risques d’accidents de travail.
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Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Un diplôme d’études secondaires peut être exigé.
• La réussite d’un cours en boucherie ou une expérience en tant que boucher industriel ou
pareur peut être exigée des découpeurs de viande industrielle.
• Une formation en cours d’emploi peut être offerte aux bouchers industriels, aux préparateurs
de volaille et aux pareurs.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Dextérité manuelle, endurance physique, précision et rapidité.
• Débrouillardise, travail d’équipe et facilité à apprendre.
• Intérêt pour manipuler des carcasses d’animaux.
• Respect de l’hygiène et de la salubrité des aliments.
• Capacité de réfléchir, d’analyser et de prendre des décisions.
Compétences recherchées par les employeurs
• Bonne résistance physique, dextérité manuelle et vitesse d’exécution.
• Connaissances en hygiène et salubrité des aliments et des normes de qualité.
• Savoir lire, écrire et compter adéquatement.
Réglementation, qualification et certification
Les programmes d’apprentissage en milieu de travail d’Emploi-Québec en boucherie industrielle
abattage et découpe permettent au travailleur en emploi de terminer son apprentissage en entre-
prise auprès d’un compagnon expérimenté. À la fin de la période d’apprentissage, l’employé
recevra un certificat de qualification professionnelle qui atteste qu’il a atteint les compétences pour
être reconnu comme boucher industriel abattage et/ou découpe dans le secteur du bœuf, du porc
ou du veau.
Pour le secteur de la volaille, l’Agence canadienne d’inspection des aliments accrédite un forma-
teur pour l’usine d’abattage. Ce dernier forme et accrédite les employés à la détection des mala-
dies sur les carcasses de volailles. Un suivi strict est fait afin que les connaissances soient main-
tenues à jour. Les employés ont une reconnaissance formelle de leurs connaissances et de leur
capacité à effectuer la détection des maladies sur les volailles (PCIV et PMIV)*.
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'Agence canadienne d'in-
spection des aliments (ACIA) doivent être certifiés ARMPC (HACCP1). Cette reconnaissance per-
met à l’établissement de vendre ses produits à l’extérieur du Canada. Les bouchers industriels
sont impliqués dans ce système pour effectuer la surveillance de certains points critiques qui
assure la salubrité et la qualité des viandes et de la volaille.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de supervision.
• Les bouchers industriels peuvent accéder à des postes d’inspecteurs, de vérificateurs ou
de trieurs.
* PCIV : Programme canadien d’inspection de la volaille
* PMIV : Programme modernisé d’inspection de la volaille
1 HACCP signifie Hazard Analysis Critical Control Point (Analyse des risques et maîtrise
des points critiques. en français)
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Perspectives
Profession parmi les plus demandées actuellement dans l’ensemble du Québec. Les entreprises
du secteur des viandes et de la volaille sont en expansion en raison de leur forte croissance en ce
qui a trait à l’exportation, ce qui donne une bonne possibilité d’emploi. L’industrie modernise ses
équipements, ce qui entraîne une modification des fonctions des bouchers, qui apprivoisent de
nouvelles technologies et apprennent des coupes secondaires et la façon de les emballer pour
répondre aux nouveaux besoins des clients.
Principaux employeurs : Olymel/Flamingo/Brochu, Agromex, Viandes duBreton, Exceldor,
A Trahan transformation, Abattoir Colbex, Bellivo transformation et plusieurs autres.
Régions actives : Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière, Mauricie,
Bas-St-Laurent, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec, Estrie, Montréal, Laval, Centre-du-Québec.
Bibliographie
EMPLOI-QUÉBEC, DIRECTION GÉNÉRALE ADJOINTE DE L’INTERVENTION SECTORIELLE. Analyse de métier, boucher
industriel et boucher de détail , septembre 1999.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Classification nationale des professions, 2002.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE.
Étude préliminaire portant sur cinq fonctions de travail dans le domaine de la transformation des aliments et des
boissons, octobre 1999, pp.64 à 74.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, juillet 2003. Site Web : www.emploiquebec.net
:: 7 ::
CODE CNP : 6252
:: 8 ::
Photo : ITA de Saint-Hyacinthe
Boulanger-pâtissier
Autres appellations : apprenti boulanger-pâtissier, boulanger, pâtissier et personnel
assimilé.
Caractère du travail
Les boulangers-pâtissiers sont en mesure d’appliquer les notions de base en boulangerie et pâtis-
serie, de caractériser les matières premières, d’utiliser les équipements de boulangerie et pâtisserie
en cuisine industrialisée et artisanale, de confectionner des pains blancs, des pains spéciaux, des
viennoiseries, des biscuits et des gâteaux, d’intégrer les normes de qualité et d’appliquer les
mesures de santé et sécurité. Ils travaillent dans des boulangeries ou pâtisseries artisanales, com-
merciales et industrielles.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Boulangers
Tâche 1.1 Faire fonctionner les équipements pour préparer, pétrir et cuire les pâtes à pain;
Tâche 1.2 Surveiller et contrôler la fermentation et la cuisson des pains;
Tâche 1.3 S’assurer du respect des normes de qualité en vigueur dans l’entreprise;
Tâche 1.4 S’assurer du bon fonctionnement des équipements qui effectuent les étapes de
coupage, de boulage et de façonnage;
Tâche 1.5 Participer à l’élaboration du calendrier de production.
Fonction 2 : Pâtissiers
Tâche 2.1 Faire fonctionner les équipements pour préparer les sucreries, les muffins, les tartes,
les biscuits, les gâteaux, les glaçages et les crémages selon les formulations établies;
Tâche 2.2 Effectuer la cuisson des produits préparés;
Tâche 2.3 Glacer et décorer les produits de boulangerie;
Tâche 2.4 S’assurer du respect des normes de qualité en vigueur dans l’entreprise;
Tâche 2.5 Participer à l’élaboration des calendriers de production.
Conditions de travail particulières
La température ambiante varie selon les départements (chaude, froide ou tempérée). Des odeurs
de cuisson des produits et la présence de poussières de farine flottent dans les départements.
La présence d’équipements actionnés par des mécanismes pneumatiques ou hydrauliques rend
l’environnement de travail relativement bruyant. Les horaires de travail sont habituellement de jour
ou de soir, et ce, à temps plein. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME,
c’est-à-dire qu’ils ont moins de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Un diplôme d’études secondaires est habituellement exigé.
• Le DEP en boulangerie ou en pâtisserie peut être exigé pour pourvoir certains postes.
• La réussite d’un cours en pâtisserie ou une expérience en tant qu’apprenti peuvent être
exigées pour les postes de décorateur de gâteaux.
• Une formation en cours d’emploi peut également être offerte.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Créativité, souci de l’exactitude, autonomie et originalité dans son travail.
• Dextérité manuelle, endurance physique.
• Facilité à apprendre et à distinguer les couleurs et aptitude au calcul.
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Compétences recherchées par les employeurs
• Bonne résistance physique, dextérité manuelle, créativité et vitesse d’exécution.
• Connaissances en hygiène et salubrité des aliments, des normes de qualité et des
mathématiques de base.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements peuvent être certifiés ARMPC (HACCP). Les boulangers et pâtissiers sont
impliqués dans le maintien de ce système.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de supervision.
Perspectives
Les perspectives d’emploi sont acceptables et même en légère augmentation pour les prochaines
années. On remarque que les produits artisanaux sont de plus en plus recherchés ainsi que les
nouveaux produits qui proviennent de la population immigrante. La production semi-industrielle et
la production artisanale sont en augmentation.
Principaux employeurs : Boulangerie Gadoua, Weston, Maison Cousin, Multi- marques, Martin
Desserts et plusieurs autres.
Régions actives : Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière, Mauricie,
Bas-St-Laurent, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec, Estrie, Montréal, Laval, Centre-du-Québec.
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Bibliographie
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Classification nationale des professions, 2002.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
DIRECTION RÉGIONALE D’EMPLOI-QUÉBEC DE MONTRÉAL. Liste des professions présentant de bonnes perspectives
d’emploi à court et moyen terme 2002-2005, région de Montréal, DPSIMT, 1er mai 2002 , p. 31.
SITE WEB DE L’INSTITUT DE TOURISME ET D’HÔTELLERIE : www.ithq.qc.ca
SITE WEB DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU RÉSEAU TÉLÉMATIQUE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET
TECHNIQUE DU QUÉBEC : www.inforoutefpt.org
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CODE CNP : 2112
:: 12 ::
Crédit : PPM Photos, Martin Tremblay
Chimiste* ou Agronome* en transformation des aliments
Autres appellations : Professionnel en transformation et sécurité alimentaires, coordon-
nateur HACCP, gestionnaire de la qualité, directeur de l’assurance qualité, coordonna-
teur de recherche et développement, gestionnaire de procédés, superviseur de produc-
tion, directeur de production ou des opérations, directeur d’usine, conseiller technico-
commercial, etc.
* : Pour se prévaloir de ces titres professionnels (chimiste ou agronome), le détenteur du
diplôme en Sciences et technologie des aliments doit être membre en règle de l’un ou
l’autre de ces Ordres professionnels (Ordre des agronomes du Québec ou Ordre des
chimistes du Québec).
Caractère du travail
Le chimiste ou agronome en transformation des aliments est un scientifique formé par des
chercheurs. Il est habilité à faire de la veille technologique, à s’approprier les résultats des recher-
ches (les gras trans, les probiotiques et la santé, etc.) et de les introduire dans ses activités. Il connaît
les interactions chimiques, biologiques et physiques entre les ingrédients et les procédés de fabri-
cation dans un environnement de production. Il s’assure de la qualité des matières premières et
des produits finis à l’aide de divers tests physico-chimiques et d’évaluations sensorielles. Il résout
les difficultés rencontrées au cours des opérations en ce qui a trait aux recettes et au procédé. Il
développe de nouvelles formulations alimentaires ou améliore celles déjà existantes pour répondre
aux attentes des consommateurs. Il élabore les modèles de gestion de la qualité (comme l’implan-
tation du programme HACCP [Analyse des risques et maîtrise des points critiques]) pour respecter
les normes gouvernementales et celles de l’entreprise. Il encadre les tâches des techniciens qui
effectuent les tests, les analyses, les contrôles et le développement des produits alimentaires. La
détermination et la vérification de la durée de vie des produits, l’élaboration de spécifications de
production et de fiches techniques de produits finis font partie de son quotidien. Il analyse et éva-
lue la qualité et la constitution des produits similaires des concurrents. Il s’assure que l’étiquetage
nutritionnel, les listes d’ingrédients et les nomenclatures sont conformes aux normes gouverne-
mentales. Considérant ses responsabilités en entreprise, il peut travailler en équipe avec les ser-
vices du marketing, des ventes, de la production, du contrôle de la qualité et de la recherche et du
développement. Il peut offrir un soutien technique en tant que représentant pour des entreprises
fournissant des ingrédients et des saveurs.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Recherche et développement
Tâche 1.1 Concevoir de nouveaux produits à partir des données fournies par le
département de marketing ou l’analyse des produits des concurrents;
Tâche 1.2 Améliorer les produits existants au niveau de la conservation, de la
crédit : PPM Photos,
texture et de nouvelles saveurs en modifiant les formulations
Martin Tremblay
alimentaires et en évaluant le remplacement de certains ingrédients;
Tâche 1.3 Consulter des représentants techniques au niveau des nouveaux
ingrédients, nouvelles saveurs et nouvelles tendances alimentaires
mondiales ;
Tâche 1.4 Selon ses responsabilités en entreprise, travailler en équipe avec le
personnel du contrôle de qualité, de la production, de l’ingénierie,
du marketing et des ventes pour la fabrication de nouveaux produits;
Tâche 1.5 Effectuer des tests de production à petite échelle pour valider la
faisabilité du nouveau produit et modifier tous les paramètres
(formulation alimentaire, les étapes du procédé de fabrication et de
conservation) pour réaliser la fabrication sur une grande échelle;
Tâche 1.6 Encadrer les techniciens qui effectuent les expérimentations.
:: 13 ::
Fonction 2 : Contrôle de la qualité
Tâche 2.1 Colliger les tests physico-chimiques et sensoriels sur les matières
premières et les produits finis;
Tâche 2.2 Communiquer aux fournisseurs les standards de qualité exigés pour
les matières premières et les emballages;
Tâche 2.3 Effectuer des tests de durée de vie sur les produits finis pour
garantir la période de conservation aux consommateurs;
Tâche 2.4 Valider l’étiquetage nutritionnel, les listes d’ingrédients et s’assurer
que les nomenclatures soient conformes aux normes
gouvernementales;
Tâche 2.5 Élaborer des spécifications de produits et des fiches techniques de
produits finis;
Tâche 2.6 Diriger les techniciens dans l’analyse des divers tests sur les
matières premières et produits finis;
Tâche 2.7 Selon ses responsabilités en entreprise, travailler en équipe avec le
personnel de recherche et développement, de la production, de
l’ingénierie, du marketing et des ventes pour l’élaboration des
normes de nouveaux produits.
Fonction 3 : Contrôle de procédés
Tâche 3.1 Évaluer et mettre en place les spécifications de production;
Tâche 3.2 Résoudre les difficultés rencontrées au cours de la fabrication au
niveau des formulations alimentaires et des paramètres de production;
Tâche 3.3 Former les employés pour le contrôle des points de surveillance de
leur ligne de production;
Tâche 3.4 Superviser les techniciens effectuant des vérifications aléatoires au
cours de la production.
Fonction 4 : Élaboration, mise en place et suivi du système de qualité
(HACCP et ISO)
Tâche 4.1 Concevoir un programme d’assurance qualité relié au secteur
crédit : Samantha Merlin
d’activité (HACCP ou ISO);
Tâche 4.2 Implanter le système de qualité dans l’entreprise par la formation de
tous les intervenants;
Tâche 4.3 Superviser des responsables du suivi du système de qualité;
Tâche 4.4 Coordonner les audits internes et externes du système qualité;
Tâche 4.5 Veiller à la mise en place des améliorations et des demandes
d’actions correctives suite aux audits.
Fonction 5 : Gestion des opérations
crédit : PPM Photos
Tâche 5.1 Planifier, organiser, diriger, contrôler et évaluer les activités des
Martin Tremblay
usines de fabrication de produits alimentaires sous la direction du
directeur général;
Tâche 5.2 Élaborer des programmes pour s’assurer d'une utilisation efficace
de la main-d’œuvre, des matières premières et de l’équipement
pour atteindre l’efficacité qui engendrera la meilleure productivité;
Tâche 5.3 Superviser les contremaîtres de production et veiller aux bonnes
opérations de l’usine de fabrication;
Tâche 5.4 Travailler en équipe avec le directeur des ventes pour planifier le
calendrier de production;
Tâche 5.5 Coopérer avec les ingénieurs et le service de la maintenance pour
prévoir et apporter des améliorations aux équipements, aux
méthodes de travail et au schéma de production pour en
augmenter l’efficacité;
Tâche 5.6 Planifier la formation du personnel pour assurer son intégration au
milieu de travail, aux nouvelles attentes pour respecter les normes
de qualité (HACCP, par exemple) et aux nouvelles méthodes de
production, en s’assurant de leur maîtrise du fonctionnement des
nouveaux équipements;
:: 14 ::
Tâche 5.7 Participer au comité de santé et sécurité au travail pour prévenir des
accidents de travail et améliorer les installations au point de vue
ergonomique.
Conditions de travail particulières
Si le travail est dans une usine de transformation des aliments pour des raisons de qualité des ali-
ments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail peuvent être humides et froids (entre
4 et 10 °C). Dans certains cas, les procédés de transformation exigent des milieux plus tempérés
ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des mécanismes pneumatiques ou
hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant. Au niveau des gens qui travail-
lent en recherche et développement, le travail se fait principalement dans des laboratoires ou des
cuisines expérimentales. Les horaires de travail sont habituellement de jour ou de soir et les postes
sont normalement à temps plein. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME
ayant moins de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Baccalauréat en sciences et technologie des aliments (spécifique)
• Baccalauréat en Food Science
• Baccalauréat en microbiologie1
• Baccalauréat en chimie1
Note 1 : Pour accéder à cette profession, il faut ajouter à ces programmes :
• un certificat en sciences et qualité des aliments ; ou
• un certificat en technologie alimentaire et nouveaux aliments ; ou
• un microprogramme en alimentation et nutrition ; ou
• un microprogramme en produits alimentaires et nouveaux aliments ; ou
• un microprogramme en qualité et salubrité des aliments.
Une formation continue en cours d’emploi est souvent offerte par les fournisseurs pour la mise à
niveau des connaissances, lors de l’utilisation de nouveaux procédés ou de nouveaux ingrédients.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Aimer le travail d’équipe, avoir la capacité d’organiser le travail et de la facilité à communiquer.
• Être polyvalent, autonome, efficace, curieux et innovateur.
• Aimer travailler avec les aliments, être conscient de l’importance de la qualité du produit.
• Démontrer de l’intérêt à la résolution de problèmes.
Compétences recherchées par les employeurs
• Démontrer un esprit logique et méthodique.
• Être à l’affût des innovations technologiques, démontrer des aptitudes à la synthèse, à
l’analyse et à la résolution de problèmes et savoir utiliser ses connaissances concrètement
pour planifier, organiser, superviser et évaluer le travail.
• Posséder des compétences en informatique et en anglais (le bilinguisme peut être exigé).
• Connaître les normes HACCP et ISO.
• Être disponible, autonome et avoir le sens de l’initiative.
• Posséder des compétences en gestion des ressources humaines.
• Avoir de l’expérience dans un milieu syndiqué ou dans le secteur de la transformation des
aliments est grandement considéré.
:: 15 ::
Réglementation, qualification et certification
Les établissements agréés, du secteur des viandes et de la volaille, par l’Agence canadienne d’in-
spection des aliments doivent être certifiés ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à
l’établissement de vendre ses produits à l’extérieur du Canada. Les entreprises œuvrant dans le
secteur de la transformation des produits laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés
doivent implanter le système HACCP afin de répondre aux exigences de certains clients. Le coor-
donnateur HACCP ainsi que le directeur du contrôle de la qualité et du contrôle du procédé vali-
dent et supervisent le maintien des programmes de qualité.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de direction.
:: 16 ::
Bibliographie
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, consulté le 8 août 2007.
Relance des finissants de Sciences et technologie des aliments de l’Université Laval, en 2005
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-Avenir
Québec, à l’adresse http://www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=2112
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CODE CNP : 9461
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Fromager
Autre appellation : superviseur de production fromagère.
Caractère du travail
Les fromagers sont responsables de la fabrication de différentes sortes de fromages. Ils fabriquent
du fromage à l’aide d’appareils permettant la pasteurisation, la cuisson, la fermentation du lait ou
de la crème jusqu’à sa transformation. Ils doivent, entre autres, surveiller la température tout au
long du procédé, ajouter les ferments lactiques et la présure et séparer le caillé du petit lait. Ils peu-
vent travailler dans les fromageries industrielles et artisanales.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Participation à la planification et à l’organisation de la production
Tâche 1.1 Maîtriser la fabrication du fromage de la matière première au produit fini à chaque
étape : pasteurisation, standardisation, caillage (coagulation du lait), affinage (ne
s’applique pas aux fromages frais) et emballage;
Tâche 1.2 Effectuer le travail sur le caillé : tranchage, brassage, chauffage, moulage, égouttage,
pressage, démoulage, salage;
Tâche 1.3 Contrôler les paramètres de l’étape de l’affinage, s’il y a lieu : température,
humidité, durée;
Tâche 1.4 Vérifier la qualité du produit en cours de production en effectuant divers tests
( humidité, température, acidité, texture) afin de s’assurer de la conformité du produit
par rapport aux normes établies et faire des ajustements si nécessaires;
Tâche 1.5 Remplir les rapports de production avec la date, les poids, les mesures des divers
paramètres des produits fabriqués sur leur ligne de production;
Tâche 1.6 Mettre en application les bonnes pratiques industrielles.
Conditions de travail particulières
Les fromagers disposent aujourd’hui de moyens techniques modernes que les fromageries soient
petites, moyennes ou grandes. La présence d’équipements actionnés par des mécanismes
pneumatiques ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant. Les horaires
de travail sont habituellement de jour ou de soir et les postes sont à temps plein la plupart du
temps. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils ont moins
de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Une formation en technologie de la transformation des aliments (DEC) est exigée.
• La réussite d’une attestation d’études collégiales (AEC) en fabrication de produits laitiers
peut être exigée.
• Un perfectionnement en cours d’emploi peut être offert.
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Personnalité, intérêts et aptitudes
• Pour apprécier la qualité des produits, il importe d’avoir le goût et l’odorat bien développés.
• Intérêt pour les sciences et la technique.
• Sens de l’observation, consciencieux.
• Débrouillardise, travail d’équipe et habiletés manuelles.
• Innovateur, méthodique et aptitude au calcul.
• Respect de l’hygiène et de la salubrité des aliments.
Compétences recherchées par les employeurs
• Savoir lire, écrire et compter adéquatement.
• Avoir de l’initiative, de la facilité à apprendre, capacité de réfléchir, à analyser et à prendre
des décisions.
• Connaissances en mécanique et du procédé sont exigées.
• Connaissances en hygiène et en salubrité des aliments et des normes de qualité.
Réglementation, qualification et certification
Toute personne voulant fabriquer du fromage doit avoir réussi une formation en fabrication fro-
magère sanctionnée par l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe pour répondre
à la loi sur les produits laitiers du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du
Québec (MAPAQ).
Pour exporter aux États-Unis, certains clients exigent que les entreprises oeuvrant dans le secteur
de la transformation des produits laitiers aient une certification ARMPC (HACCP). Les fromagers
sont impliqués dans ces procédures, car ils surveillent des points critiques qui sont importants pour
la standardisation et la sécurité alimentaire des produits fabriqués.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de supervision ou de direction.
Perspectives
Les perspectives d’emploi sont acceptables et même en légère augmentation pour les prochaines
années. On remarque que les produits artisanaux sont de plus en plus recherchés ainsi que les
nouveaux produits qui proviennent de la population immigrante. La production semi-industrielle et
la production artisanale sont en augmentation.
Principaux employeurs : Agropur, Saputo, Parmalat et autres fromageries.
Régions actives : Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière, Mauricie,
Bas-St-Laurent, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec, Estrie, Montréal, Laval, Centre-du-Québec.
:: 20 ::
Bibliographie
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA.Classification nationale des professions, 2002.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE.
Étude préliminaire portant sur cinq fonctions de travail dans le domaine de la transformation des aliments et des bois-
sons, octobre 1999, pp.29 à 63.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, le marché du travail au Québec perspectives professionnelles
2002-2006, 2002.
EMPLOI-QUEBEC, DIRECTION RÉGIONALE DE MONTREAL. Liste des professions présentant de bonnes perspectives
d’emploi à court et à moyen terme 2002-2005, 1er mai 2002, p. 45.
MÉTIERS EN DIRECT, L’AGROALIMENTAIRE, Septembre éditeur, numéro 8, 4e trimestre 2001, pp. 38-39.
:: 21 ::
CODE CNP : 2148
:: 22 ::
Crédit : PPM Photos, Martin Tremblay
Ingénieur alimentaire
Autres appellations : ingénieur des méthodes de production alimentaire, ingénieur en
recherche et développement alimentaire, ingénieur spécialiste de l’installation des sys-
tèmes alimentaires, ingénieur spécialiste de la gestion des procédés alimentaires,
ingénieur spécialiste de la qualité des procédés alimentaires, ingénieur concepteur pour
les industries alimentaires, etc.
Caractère du travail
L’ingénieur travaillant dans le domaine de la transformation alimentaire connaît les procédés de
fabrication des aliments. Il conçoit et valide des plans d’infrastructures et d’installation
d’équipements, des systèmes de production automatisée pour optimiser et améliorer les procédés
de fabrication, et respecter les normes de qualité des matières premières et des produits finis. Il
vérifie les normes de production et imagine des solutions originales et adaptées pour améliorer la
performance des opérations. Il étudie les procédures afin d’éviter la surproduction, les produits
défectueux, les déplacements et les tâches inutiles, et l’inoccupation des équipements au maxi-
mum lors des changements de production. Il maîtrise les notions pour répondre aux exigences
environnementales liées au secteur de l’agroalimentaire. Il peut établir un système de contrôle de
la qualité. Il travaille en équipe avec les départements de production, de maintenance, de contrôle
de la qualité et de recherche et développement.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Gestion des opérations
Tâche 1.1 Effectuer des études et mettre en place des programmes visant à tenir les stocks à
un niveau optimum pour la production et permettre une utilisation optimale de la
machinerie, des matériaux et des ressources humaines;
Tâche 1.2 Analyser les coûts de production;
Tâche 1.3 Concevoir, élaborer et mener des études de temps et des programmes de
simplification du travail;
Tâche 1.4 Déterminer les ressources humaines et les compétences requises pour élaborer des
programmes de formation pour les employés de production;
Tâche 1.5 Établir des programmes et mener des études visant à améliorer l’hygiène et la
sécurité industrielle;
Tâche 1.6 Évaluer ou inventorier les installations industrielles.
Fonction 2 : Recherche et développement
Tâche 2.1 Étudier la machinerie et les installations nouvelles, et recommander ou choisir des
combinaisons efficaces;
Tâche 2.2 Élaborer des systèmes et des méthodes de fabrication souples ou intégrés.
Fonction 3 : Élaboration des procédés et modifications d’équipements
Tâche 3.1 Concevoir et élaborer des machines, des structures, du matériel et des systèmes
associés au traitement des aliments;
Tâche 3.2 Modifier et installer ou superviser l’installation de l’équipement.
Fonction 4 : Analyse de système
Tâche 4.1 Concevoir et établir les plans d’aménagement de l’usine et des installations;
Tâche 4.2 Établir des normes de rendement, des systèmes d’évaluation, des échelles de
salaires et des programmes de motivation;
Tâche 4.3 Effectuer des études sur la fiabilité et le rendement des installations de l’usine et des
systèmes de production et d’administration;
Tâche 4.4 Élaborer des normes, des calendriers et des programmes d’entretien;
Tâche 4.5 Superviser des techniciens, des technologues, des analystes, des mécaniciens
et d’autres ingénieurs.
:: 23 ::
Conditions de travail particulières
Si le travail est dans une usine de transformation des aliments pour des raisons de qualité des ali-
ments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail peuvent être humides et froids (entre
4 et 10 °C). Dans certains cas, les procédés de transformation exigent des milieux plus tempérés
ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des mécanismes pneumatiques ou
hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant. Les horaires de travail sont
habituellement de jour ou de soir, et les postes sont normalement à temps plein. Quatre-vingt-dix
pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils ont moins de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Baccalauréat en génie alimentaire (spécifique)
• Baccalauréat en génie de la production automatisée
• Baccalauréat en génie industriel
• Baccalauréat en génie mécanique
• Baccalauréat en génie chimique
• Une formation continue en cours d’emploi peut être offerte.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Aimer le travail d’équipe, avoir la capacité d’organiser le travail et de la facilité à communiquer.
• Être polyvalent, autonome, efficace, curieux et innovateur.
• Aimer travailler avec les aliments, être conscient de l’importance de la qualité du produit.
• Démontrer de l’intérêt à la résolution de problèmes, vulgariser les détails techniques pour
faciliter la compréhension et leur adaptation.
Compétences recherchées par les employeurs
• Démontrer un esprit logique et méthodique.
• Être à l’affût des innovations technologiques, démontrer des aptitudes à la synthèse, à l’analyse
et à la résolution de problèmes et savoir utiliser ses connaissances concrètement pour planifier,
organiser, superviser et évaluer le travail.
• Posséder des compétences en informatique et en anglais (le bilinguisme peut être exigé).
• Connaître les normes ISO et HACCP.
• Être disponible, autonome et avoir le sens de l’initiative.
• Posséder des compétences en gestion des ressources humaines (elles peuvent être exigées).
• Avoir de l’expérience dans un milieu syndiqué ou dans le secteur de la transformation des
aliments est grandement considérée.
Réglementation, qualification et certification
L’appartenance à une association provinciale ou territoriale d’ingénieurs professionnels est exigée
pour approuver des dessins et des rapports techniques, et pour exercer la profession
à titre d’ingénieur (ing.). L’affiliation à une association professionnelle est possible après l’obten-
tion d’un diplôme dans un programme d’enseignement agréé, une expérience de travail de trois
ou quatre ans sous supervision en génie et un examen de déontologie professionnelle.
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l’ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l’établissement de vendre ses produits à l’ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin
de répondre aux exigences de certains clients. L’ingénieur alimentaire en collaboration avec le
coordonnateur HACCP ainsi que le directeur du contrôle de la qualité et du contrôle du procédé
valident et supervisent le maintien des programmes de qualité.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de supervision et de gestion.
:: 24 ::
Perspectives
Principaux employeurs : Les établissements qui transforment des aliments et des boissons.
Régions actives : Montréal, Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec,
Québec, Mauricie, Bas-Saint-Laurent, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Bibliographie
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-Avenir
Québec, à l’adresse : http://www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=2148
http://ch.monemploi.com/universitaire_imp/G/378Geniealimentaire.html
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, consulté le 16 août 2006.
:: 25 ::
CODE CNP : 9617
:: 26 ::
Manœuvre dans la transformation
des aliments et des boissons
Autres appellations : journalier, aide à la production, préposé à la fabrication et person-
nel assimilé.
Caractère du travail
Les manœuvres dans la transformation des aliments et des boissons effectuent des tâches de
manutention de matériel, d’inspection, de nettoyage, d’emballage et toute autre opération reliée à
la transformation des aliments et des boissons. Ils travaillent dans divers établissements de trans-
formation des aliments et des boissons : usines de mise en conserve de fruits et légumes, les
usines de conditionnement des viandes et des volailles, des boulangeries et des pâtisseries, des
brasseries, des usines de fabrication de jus et boissons, des minoteries, des raffineries de sucre,
des laiteries et leurs sous-secteurs.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Manœuvres dans la transformation des aliments et des boissons
Tâche 1.1 Peser et placer des ingrédients dans les mélangeurs;
Tâche 1.2 Effectuer la cuisson des produits alimentaires;
Tâche 1.3 Assister les opérateurs dans leurs fonctions de contrôle de procédé;
Tâche 1.4 Effectuer des étapes de transformation des produits alimentaires en suivant le
rythme d’une chaîne de production (couper, peser, placer, trier, etc.);
Tâche 1.5 Vérifier les produits et les emballages en cours de production afin de s’assurer de
leur conformité et de leur qualité;
Tâche 1.6 Emballer des produits, manuellement ou avec les équipements automatisés, dans
des sacs, des boîtes, des bouteilles ou d’autres récipients;
Tâche 1.7 Nettoyer les aires de travail et l’équipement utilisé;
Tâche 1.8 Transporter, manuellement ou à l’aide d’équipements mécaniques, les matières
premières, les produits finis et les matériaux d’emballage dans l’usine et l’entrepôt.
Conditions de travail particulières
Pour des raisons de qualité des aliments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail
peuvent être humides et froids (entre 4 et 10°C). Dans certains cas, les procédés de transforma-
tion exigent des milieux plus tempérés ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des
mécanismes pneumatiques ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant.
Les horaires de travail sont habituellement de jour ou de soir et les postes sont à temps plein la
plupart du temps. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils
ont moins de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Un diplôme d’études secondaires est habituellement exigé.
• Une formation en cours d’emploi peut être offerte.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Dextérité manuelle, endurance physique, précision, autonomie et rapidité.
• Facilité à apprendre et aimer le travail d’équipe.
:: 27 ::
Compétences recherchées par les employeurs
• Bonne résistance physique, dextérité manuelle et vitesse d’exécution.
• Connaissances en hygiène et salubrité des aliments et des normes de qualité.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin de
répondre aux exigences de certains clients. Les manœuvres sont des piliers du maintien du sys-
tème de qualité, car ils sont en contact avec toutes les étapes de fabrication des aliments et peu-
vent reconnaître les non-conformités des produits et y remédier rapidement.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes d’opérateur d’équipements et de contrôle des
procédés, de chef d’équipe ou de superviseur.
Perspectives
Cette profession est parmi les plus demandées actuellement dans l’ensemble du Québec. Le
développement des marchés entraîne l’expansion des entreprises, ce qui amène une demande
accrue de manœuvre dans la transformation des aliments et boissons.
Principaux employeurs : tous les établissements de transformation des aliments et des bois-
sons.
Régions actives : Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière, Mauricie,
Bas-St-Laurent, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec, Estrie, Montréal, Laval, Centre-du-Québec.
:: 28 ::
Bibliographie
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Classification nationale des professions, 2002.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, juillet 2003. Site Web : www.emploiquebec.net
SITE WEB DE DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA, section Emploi-Avenir Québec :
www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=0&id=9617
:: 29 ::
CODE CNP : 9461
:: 30 ::
Opérateur de machines et de procédés industriels dans la
transformation des aliments et des boissons
Autres appellations : conducteur de machines de procédés industriels, préposé au
brassage, raffineur, opérateur de friteuse, hacheur de viande, etc.
Caractère du travail
Les opérateurs de machines et de procédés industriels dans la transformation des aliments et des
boissons font fonctionner des équipements multifonctionnels de procédés industriels et des
machines à fonction unique pour effectuer les différentes tâches dans la transformation et l’embal-
lage des produits alimentaires. Ils travaillent dans divers établissements de transformation des ali-
ments et des boissons : des usines de mise en conserve de fruits et légumes, des usines de con-
ditionnement de la viande et des volailles, des boulangeries et des pâtisseries, des brasseries, des
usines de fabrication de jus et boissons, des minoteries, des raffineries de sucre, des laiteries et
leurs sous-secteurs.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Opérateurs de machines dans la transformation des aliments et des boissons
Tâche 1.1 Régler et ajuster les machines de transformation et d’empaquetage en vue du début
des opérations;
Tâche 1.2 Faire fonctionner les machines à fonction unique pour extraire, mélanger, brasser,
cuire, refroidir, congeler, mettre en boîte, en conserve, empaqueter ou pour toute
autre étape du procédé de fabrication des aliments et des boissons;
Tâche 1.3 Effectuer les tests durant le procédé afin que les produits soient dans les normes de
qualité établies et faire les ajustements nécessaires;
Tâche 1.4 Remplir les registres de production en y indiquant la date, les poids, les températures
et les mesures des divers paramètres des produits fabriqués ou en cours de production.
Fonction 2 : Opérateurs de machines de procédés industriels
Tâche 2.1 Faire fonctionner des équipements multifonctionnels de procédés industriels par
l’utilisation de tableaux de commande, de terminaux informatiques ou autres pour
extraire, broyer, mélanger, cuire, distiller, fermenter ou transformer les matières
premières en produits alimentaires et les emballer ou les embouteiller selon les divers
procédés employés;
Tâche 2.2 Surveiller les indicateurs, les relevés d’ordinateur et les écrans de contrôle pour
vérifier les conditions de transformation prescrites et faire des réglages pour modifier
des variables comme le temps de cuisson, l’apport d’ingrédients, les débits et les
températures;
Tâche 2.3 Effectuer les tests durant le procédé afin que les produits respectent les normes de
qualité établies et ajuster les équipements le cas échéant;
Tâche 2.4 Remplir les registres de production et y inscrire toutes les données recueillies au
cours des opérations de fabrication.
Conditions de travail particulières
Pour des raisons de qualité des aliments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail
peuvent être humides et froids (entre 4 et 10°C). Dans certains cas, les procédés de transforma-
tion exigent des milieux plus tempérés ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des
mécanismes pneumatiques ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant.
Les horaires de travail sont habituellement de jour ou de soir et les postes sont à temps plein la
plupart du temps. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils
ont moins de 100 employés.
:: 31 ::
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Un diplôme d’études secondaires ou un diplôme d’études professionnelles (DEP) en Opération
d'équipements de production peut être exigé.
• Une formation en cours d’emploi est offerte.
• De l’expérience en tant que manœuvre dans la transformation des aliments et des boissons
peut être exigée des opérateurs de machines.
• De l’expérience en tant qu’opérateur de machines dans la transformation des aliments et des
boissons est habituellement exigée des opérateurs de machines de procédés industriels.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Débrouillardise, travail d’équipe et facilité à apprendre.
• Innovateur, méthodique et aptitude au calcul.
• Respect de l’hygiène et de la salubrité des aliments.
Compétences recherchées par les employeurs
• Savoir lire, écrire et compter adéquatement.
• Avoir de l’initiative, de la facilité à apprendre, la capacité d’analyser et de prendre des
décisions.
• Connaissances mécaniques et du procédé peuvent être exigées.
• Connaissances en hygiène et salubrité des aliments et des normes de qualité.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin de
répondre aux exigences de certains clients. Les opérateurs sont impliqués dans ces procédures
car ils surveillent des points critiques qui sont importants pour obtenir une qualité constante et un
produit alimentaire sécuritaire.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de supervision.
Perspectives
Il y aura une croissance modérée du niveau d’emploi pour les opérateurs dans les prochaines
années. L’implantation d’équipements informatisés et très technologiques dans les entreprises
créera un certain nombre de postes.
Principaux employeurs : tous les établissements de transformation des aliments et boissons.
Régions actives : Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière, Mauricie,
Bas-St-Laurent, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec, Estrie, Montréal, Laval, Centre-du-Québec.
:: 32 ::
Bibliographie
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Classification nationale des professions, 2002.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE.
Étude préliminaire portant sur cinq fonctions de travail dans le domaine de la transformation des aliments et des bois-
sons, octobre 1999, pp.29 à 63.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, le marché du travail au Québec perspectives professionnelles
2002-2006, 2002.
EMPLOI-QUÉBEC, DIRECTION RÉGIONALE DE MONTRÉAL. Liste des professions présentant de bonnes perspectives
d’emploi à court et à moyen terme 2002-2005, 1er mai 2002, p. 45.
:: 33 ::
CODE CNP : 9213
:: 34 ::
Surveillant dans la transformation des aliments,
des boissons et du tabac
Autres appellations : contremaître, superviseur, coordonnateur, surveillant adjoint, chef
d’équipe, gérant de production, responsable de production.
Caractère du travail
Les surveillants dans la transformation des aliments et des boissons exécutent, sous la responsa-
bilité de la direction générale de l’usine ou de la direction de la production, les tâches de supervi-
sion, de coordination et le contrôle des activités des manœuvres et des opérateurs qui font fonc-
tionner les équipements utilisés dans la transformation, l’emballage et le classement des aliments
et des boissons. Ils travaillent dans tous les secteurs d’activité de la transformation des aliments et
des boissons (fruits et légumes, viandes et volailles, boulangerie et pâtisserie, jus et boissons, pro-
duits laitiers et leurs sous-secteurs).
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Participation à la planification et à l’organisation de la production
Tâche 1.1 Produire des rapports de production et d’évaluation de rendement;
Tâche 1.2 Faire des recommandations sur l’organisation de la production, le matériel utilisé, les
méthodes de travail, la main-d’œuvre, les matières premières;
Tâche 1.3 Planifier les changements de production c’est-à-dire le passage d’un produit à un
autre et faire modifier tous les équipements et les emballages.
Fonction 2 : Supervision de la production
Tâche 2.1 Vérifier la salubrité des équipements et des aires de production avant le début
des opérations;
Tâche 2.2 Vérifier l’organisation et l’état de fonctionnement des équipements avant le début
des opérations;
Tâche 2.3 Vérifier la bonne marche du déroulement de chaque étape de la production;
Tâche 2.4 Inspecter visuellement chacune des stations de travail et des machines utilisées en
production en vue de déceler toute anomalie;
Tâche 2.5 Déceler et résoudre les problèmes qui peuvent nuire à la bonne marche de
la production.
Fonction 3 : Gestion des ressources humaines
Tâche 3.1 Déterminer l’effectif nécessaire à la production;
Tâche 3.2 Appliquer la politique de l’entreprise en matière de gestion du temps, du personnel
et de la formation;
Tâche 3.3 Accueillir et intégrer les nouveaux employés (informer, former, etc.);
Tâche 3.4 Communiquer aux employés l’information relative au bon fonctionnement des
opérations de production;
Tâche 3.5 Développer l’esprit d’équipe du personnel;
Tâche 3.6 Créer un climat propice à motiver le personnel et le rendre responsable;
Tâche 3.7 Participer à la résolution de problème;
Tâche 3.8 Aviser le personnel des rendements attendus;
Tâche 3.9 Appliquer la convention collective lorsqu’en vigueur ainsi que les règlements de
fonctionnement de l’entreprise.
Fonction 4 : Supervision de l’application du programme de gestion de la qualité
Tâche 4.1 Comprendre le programme de gestion de la qualité et le système des normes
gouvernementales en vigueur dans l’entreprise;
Tâche 4.2 Conscientiser et former le personnel à l’importance de la qualité et les sensibiliser
aux coûts reliés à la non-qualité;
:: 35 ::
Tâche 4.3 Responsabiliser les employés face aux critères de qualité et aux suivis des non
conformités;
Tâche 4.4 Déterminer et analyser les causes de rejets de produits;
Tâche 4.5 Corriger les étapes de production afin que le produit rencontre les normes de
qualité établies;
Tâche 4.6 Collaborer aux activités des techniciens chargés d’effectuer les tests, les analyses,
les contrôles, la recherche et le développement sur les produits alimentaires;
Tâche 4.7 Collaborer à l’implantation et au suivi des normes HACCP et ISO.
Fonction 5 : Application des normes de santé et sécurité du travail (SST)
Tâche 5.1 Former les employés aux méthodes sécuritaires de travail;
Tâche 5.2 Faire observer les règles de SST;
Tâche 5.3 Intervenir lors d’un accident de travail;
Tâche 5.4 Participer aux enquêtes sur les accidents de travail;
Tâche 5.5 Soumettre des mesures de sécurité;
Tâche 5.6 Rédiger un rapport d’accident ou d’enquête sur l’accident.
Conditions de travail particulières
Pour des raisons de qualité des aliments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail
peuvent être humides et froids (entre 4 et 10°C). Dans certains cas, les procédés de transforma-
tion exigent des milieux plus tempérés ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des
mécanismes pneumatiques ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant.
Les horaires de travail sont habituellement de jour ou de soir et les postes sont à temps plein la
plupart du temps. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils
ont moins de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Un diplôme d’études secondaires est habituellement exigé.
• Une formation post-secondaire en technologie de la transformation des aliments peut être
exigée dans certaines entreprises.
• Plusieurs années d’expérience dans l’industrie de la transformation des aliments et des
boissons peuvent être exigées.
• Un diplôme universitaire en sciences et technologie des aliments, en génie alimentaire, en
administration (gestion) peut être exigé.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Facilité à apprendre, aptitudes à s’exprimer et à calculer.
• Capacité de gérer le personnel, être innovateur, méthodique et sociable.
Compétences recherchées par les employeurs
• Capacité de réfléchir, d’analyser, de prendre des décisions.
• Gestion des ressources humaines (leadership, bonne communication, motivation, négociation,
gestion de conflits, coordination, formation, etc.).
• Compétences de base en informatique.
• Connaissance des normes ISO et HACCP.
• Disponibilité, autonomie et sens de l’initiative.
• Expérience dans un milieu syndiqué ou dans le secteur de la transformation des aliments
est fortement reconnue.
:: 36 ::
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin de
répondre aux exigences de certains clients. Les surveillants sont impliqués dans ce système pour
faire la surveillance ou la vérification de certains points critiques qui assurent la qualité et la salubrité
des produits alimentaires.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de supervision supérieure comme directeur
d’usine, directeur général ou vice-président à la production.
Perspectives
Les perspectives d’emploi sont favorables actuellement dans l’ensemble du Québec. Les change-
ments technologiques, la modification des habitudes des consommateurs et les contraintes des
normes telles que HACCP font partie du quotidien des surveillants. Ils doivent s’adapter rapide-
ment et former leur personnel pour répondre aux besoins.
Principaux employeurs : tous les établissements de transformation des aliments et des boissons.
Régions actives : Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière, Mauricie,
Bas-St-Laurent, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec, Estrie, Montréal, Laval, Centre-du-Québec.
Bibliographie
SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DE DÉVELOPPEMENT DE LA MAIN-D’ŒUVRE. Analyse générale de métier ou de profession,
contremaîtresse ou contremaître toute industrie, 1993.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Classification nationale des professions, 2002.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE.
Étude préliminaire portant sur cinq fonctions de travail dans le domaine de la transformation des aliments et des bois-
sons, octobre 1999, pp.75 à 94.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
DIRECTION RÉGIONALE D’EMPLOI-QUÉBEC DE MONTRÉAL. Liste des professions présentant de bonnes perspectives
d’emploi à court et moyen terme 2002-2005 région de Montréal, DPSIMT, 1er mai 2002, p. 43.
CSMOPM. Répertoire de profils de compétences liés à l’exercice de professions dans l’industrie de la transformation des
produits marins au Québec, 2001, pp. 35 à 41.
JOBBOOM. Les carrières en transformation alimentaire, fiche n°11, juillet 2002.
:: 37 ::
CODE CNP : 2211-2221-2222
:: 38 ::
Technologue ou technicien en transformation
des aliments et des boissons
Autres appellations : technicien en contrôle de la qualité, technicien en procédés de
fabrication alimentaire, coordonnateur de production, inspecteur, opérateur d'appareil de
traitement du lait, etc.
Caractère du travail
Les techniciens en transformation des aliments et des boissons travaillent à la conception, à la for-
mulation ou à la mise au point de produits alimentaires. Ils maîtrisent les techniques et les procédés
utilisés dans la fabrication et participent au contrôle de la qualité, au contrôle des procédés ou à la
recherche et développement. Ils peuvent faire fonctionner les équipements utilisés dans la trans-
formation, l’emballage et le classement des aliments et des boissons, ou encadrer les tâches des
techniciens qui effectuent les tests, les analyses, les contrôles, ainsi que la recherche et le
développement des produits alimentaires. Ils peuvent travailler dans tous les secteurs d’activité de
la transformation des aliments (fruits et légumes, viandes et volailles, boulangerie et pâtisserie, jus
et boissons, produits laitiers et leurs sous-secteurs), dans les laboratoires, dans les aires de pro-
duction, comme représentants techniques, consultants ou pour des agences gouvernementales.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Contrôle de la qualité / inspection
Tâche 1.1 Vérifier que le nettoyage des aires de production et des
équipements a été effectué correctement (lavage, assainissement)
avant le début des opérations;
Tâche 1.2 Échantillonner des produits selon un plan établi ;
Tâche 1.3 Effectuer des analyses chimiques, microbiologiques, physico-chimiques
afin de s’assurer de la conformité des matières premières et des produits
finis;
Tâche 1.4 Comptabiliser et traiter les plaintes de consommateurs;
Tâche 1.5 Interpréter les changements physico-chimiques sur les aliments;
Tâche 1.6 S’assurer que l’environnement et les équipements permettent de
contrôler les micro-organismes en cours de production ou lors de
l’entreposage;
Tâche 1.7 Effectuer des évaluations organoleptiques;
Tâche 1.8 Utiliser des méthodes rapides test kits sur divers échantillons de
matières premières, de produits finis, d’assainisseurs et de savons
pour vérifier divers paramètres tels que les comptes bactériens ou
la concentration des assainisseurs et des savons utilisés pour
nettoyer et désinfecter les surfaces de travail;
Tâche 1.9 Vérifier la durée de vie des produits finis;
Tâche 1.10 S’assurer que les produits respectent les normes en cas de problèmes
de fonctionnement de l’équipement de production et collaborer
avec les superviseurs pour implanter de nouvelles normes de
production de produits;
Tâche 1.11 Former du personnel de production au programme de contrôle de
la qualité et de l’hygiène et de la salubrité de l’entreprise.
Tâche 1.12 Au niveau de l'inspection, valider la conformité des formulaires et
des procédures de l'entreprise versus les lois fédérales et/ou
provinciales.
Fonction 2 : Recherche & développement
Tâche 2.1 Développer de nouvelles formulations de produits;
Tâche 2.2 Effectuer des évaluations sensorielles;
Tâche 2.3 Améliorer des produits existants ;
Tâche 2.4 Préparer des nouveaux produits en laboratoire ou en cuisine
expérimentale;
Tâche 2.5 Effectuer des essais avec l’équipement de production;
Tâche 2.6 Adapter les nouvelles formulations et les nouveaux procédés aux
équipements de production;
:: 39 ::
Tâche 2.7 Élaborer les fiches techniques et les spécifications des produits;
Tâche 2.8 Effectuer des analyses physico-chimiques et microbioloqiques sur
les produits en cours de développement;
Tâche 2.9 Déterminer la durée de vie des nouveaux produits.
Fonction 3 : Contrôle de l’équipement et des procédés
Tâche 3.1 Utiliser et entretenir l’équipement et l’appareillage de laboratoire et
préparer des solutions, des réactifs et des échantillons de formule
définie;
Tâche 3.2 Coordonner la fabrication de produits et assurer le suivi des
processus de fabrication;
Tâche 3.3 Participer ou réaliser des audits internes. Participer à l’élaboration,
à la mise en œuvre et à l’application de normes, de marches à suivre
et de mesures reliées à la salubrité et à la qualité des produits, aux
procédés de fabrication, à la santé et la sécurité des
travailleurs et à la gestion des problèmes environnementaux;
Tâche 3.4 Former et superviser les opérateurs de machines industrielles en
matière de procédures, de mise en œuvre des programmes de contrôle
de la qualité, de la salubrité et des procédés, incluant l’échantillonnage,
la lecture directe des instruments de mesure et de contrôle et
l’entretien des instruments;
Tâche 3.5 Participer au développement de relations avec la clientèle et les
fournisseurs;
Tâche 3.6 Faire des essais en production;
Tâche 3.7 Superviser l’utilisation et l’entretien de l’équipement et l’appareillage
de mesures et de nettoyage automatisé de l’usine;
Tâche 3.8 Effectuer des analyses de tendances des déviations de production
et suggérer des actions correctives.
Fonction 4 : Fonctions spécifiques à des secteurs particuliers
Tâche 4.1 Effectuer des traitements de conservation des fruits et des légumes
comme mettre en marche le tunnel de congélation;
Tâche 4.2 Assurer le fonctionnement d’une unité de fabrication automatisée
(transformation du lait en produits et co-produits laitiers);
Tâche 4.3 Optimiser les recettes des produits carnés;
Tâche 4.4 Expliquer à la clientèle les formulations des moulées et les contrôles
de qualité (aliments pour animaux).
Conditions de travail particulières
Si le travail est dans une usine de transformation des aliments, pour des raisons de qualité des ali-
ments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail peuvent être humides et froids (entre
4 et 10°C). Dans certains cas, les procédés de transformation exigent des milieux plus tempérés
ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des mécanismes pneumatiques ou
hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant. Les horaires de travail sont
habituellement de jour ou de soir et les postes sont normalement à temps plein. Quatre-vingt-dix
pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils ont moins de 100 employés. Les
techniciens en recherche et développement travaillent en général dans un laboratoire ou une cui-
sine expérimentale.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Une formation post-secondaire en technologie de la transformation des aliments est exigée
dans les entreprises (DEC).
• Une formation en technique de diététique peut amener à travailler au contrôle de la qualité et
en recherche et développement.
• Plusieurs années d’expérience dans l’industrie de la transformation des aliments et des
boissons sont parfois exigées.
• Les coordonnateurs de l’analyse des risques et de la maîtrise des points de contrôles critiques
(HACCP) doivent avoir un certificat de mise en œuvre du HACCP ainsi que plusieurs années
d’expérience en contrôle de la qualité de la production alimentaire.
:: 40 ::
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Aimer le travail d’équipe, capacité d’organiser le travail.
• Être polyvalent, autonome, minutieux et innovateur.
• Aimer travailler avec les aliments, être conscient de l’importance de la qualité du produit.
• Être curieux de nature, aimer apprendre de nouvelles notions scientifiques, surtout en chimie
et en microbiologie.
• Démontrer de l’intérêt à la résolution de problèmes, à l’observation et à la
démarche méthodique pour accomplir les tâches qui demandent un souci particulier du détail.
Compétences recherchées par les employeurs
• Compétences de base en informatique et en anglais(le bilinguisme peut être exigé).
• Connaissance des normes ISO et HACCP.
• Disponibilité, autonomie et sens de l’initiative.
• Compétences en gestion des ressources humaines (peuvent être exigées).
• Expérience dans un milieu syndiqué ou dans le secteur de la transformation des aliments
est fortement reconnue.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l’ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l’établissement de vendre ses produits à l’ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin de
répondre aux exigences de certains clients. Les techniciens sont directement impliqués dans la
mise en place et le maintien de ces systèmes car ils surveillent ou vérifient des points critiques, tra-
vail important pour obtenir une qualité constante et un produit alimentaire sécuritaire.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de superviseur, de coordonnateur, de directeur de
l’assurance qualité, de directeur en recherche et développement, de directeur des services techniques.
Perspectives
Les perspectives d’emploi sont favorables actuellement dans l’ensemble du Québec. Les change-
ments technologiques, la modification des habitudes des consommateurs et les contraintes des
normes telles que HACCP et ISO font partie du quotidien des techniciens. Ils doivent s’adapter
rapidement aux nouveaux procédés et se tenir au courant des changements technologiques.
Principaux employeurs : Tous les établissements de transformation des aliments et des boissons.
Régions actives : Montérégie, Montréal, Laval, Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière,
Mauricie, Bas-St-Laurent, Saguenay-Lac-St-Jean, Québec, Estrie, Centre-du-Québec.
Bibliographie
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE. Étude préliminaire
portant sur cinq fonctions de travail dans le domaine de la transformation des aliments et des boissons, octobre 1999, pp.95 à 119.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Classification nationale des professions, 2002.
DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, juillet 2003.
EMPLOI-QUÉBEC , DIRECTION RÉGIONALE D’EMPLOI-QUÉBEC DE MONTRÉAL. Liste des professions présentant de
bonnes perspectives d’emploi à court et moyen terme 2002-2005 région de Montréal, DPSIMT, 1er mai 2002 , p. 20.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION. Portrait de secteur en alimentation et tourisme – rapport final alimentation, juin 1999,
pp.243-244.
SITE WEB DU CONSORTIUM CANADIEN DES CARRIÈRES : www.careerccc.org
SITE WEB DE DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES CANADA, section Emploi-Avenir Québec :
www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=0&id=2222
:: 41 ::
CODE CNP : 7311-7333-7351
:: 42 ::
Crédit : PPM Photos, Martin Tremblay
Mécanicien industriel
Autres appellations : mécanicien d’équipements fixes, électromécanicien.
Caractère du travail
Les mécaniciens industriels effectuent l’installation, l’entretien et le programme d’entretien préven-
tif des équipements mécaniques, électroniques, hydrauliques et pneumatiques dans les aires de
production des usines de fabrication des aliments. Ils peuvent modifier des équipements pour les
adapter aux lignes de production existantes et augmenter leur productivité. Les équipements
présentent des composantes électroniques complexes qui demandent aux mécaniciens industriels
de faire des travaux en programmation d’automates. Ils doivent vérifier le fonctionnement des
équipements, effectuer des essais, déterminer la cause des pannes, vérifier l’usure des pièces et
réparer ou remplacer les pièces défectueuses tout en respectant les normes de bonnes pratiques
industrielles contenues dans le plan HACCP de l’entreprise.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Installation et alignement
Tâche 1.1 Lire des plans, des diagrammes et des schémas pour déterminer la façon
de procéder;
Tâche 1.2 Installer, aligner, démonter et déplacer, en respectant les plans et à l’aide d’outils
manuels et électriques, de la machinerie industrielle fixe ou du matériel mécanique
tels des pompes, des ventilateurs, des réservoirs, des convoyeurs, des chaudières
et des générateurs;
Tâche 1.3 Mettre à l’essai et observer les composantes et les systèmes électriques,
électroniques et mécaniques à l’aide d’appareils d’essai et de mesure;
Tâche 1.4 Effectuer l’équilibrage dynamique ou statique d’armatures ou de rotors, souder
et braser des connexions électriques, aligner et ajuster les pièces;
Tâche 1.5 Maintenir à jour des plans.
Fonction 2 : Réparation des systèmes mécaniques, pneumatiques ou automatisés
Tâche 2.1 Localiser et réparer les pannes des systèmes afin d’assurer la performance
appropriée;
Tâche 2.2 Effectuer des travaux d’usinage pour modifier les pièces nécessaires à la remise
à neuf des équipements;
Tâche 2.3 Analyser les vibrations d’un équipement après une intervention;
Tâche 2.4 Effectuer l’équilibrage de rotors et apporter les corrections nécessaires à l’alignement
de l’équipement;
Tâche 2.5 Consigner les données dans un rapport journalier.
Fonction 3 : Utilisation et vérification des systèmes de production
Tâche 3.1 Utiliser les systèmes de commandes automatisées ou informatisées et les machines
auxiliaires telles que les chaudières, les générateurs, les pompes, les compresseurs et
autres équipements pour chauffer, ventiler, réfrigérer, éclairer et alimenter en énergie
les bâtiments, les établissements industriels et autres lieux de travail;
Tâche 3.2 Surveiller et inspecter le matériel d’usine, les postes d’ordinateurs, les commutateurs,
la robinetterie, les indicateurs, les alarmes, les compteurs et autres instruments afin de
mesurer la température, la pression et le débit de liquide, de déceler les fuites et
autres défectuosités du matériel, et de veiller à ce que le matériel fonctionne le mieux
possible;
Tâche 3.3 Analyser et enregistrer les relevés des instruments et les défectuosités du matériel.
:: 43 ::
Fonction 4 : Entretien préventif
Tâche 4.1 Nettoyer et lubrifier les pompes, les compresseurs et autres équipements;
Tâche 4.2 Effectuer la vérification mécanique, pneumatique et hydraulique;
Tâche 4.3 Analyser et contrôler les vibrations et le bruit;
Tâche 4.4 Calibrer des automates programmables et ajuster des équipements;
Tâche 4.5 Consigner des données dans un rapport journalier des activités opérationnelles et
des activités de sécurité et d’entretien;
Tâche 4.6 Participer à l’élaboration d’un programme d’entretien préventif de l’équipement.
Conditions de travail particulières
Le travail dans une usine de transformation des aliments, pour des raisons de qualité des aliments
et de sécurité alimentaire, se fait dans des environnements de travail qui peuvent être humides et
froids (entre 4 et 10 °C). Dans certains cas, les procédés de transformation exigent des milieux plus
tempérés ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des mécanismes pneumatiques
ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant. Il peut avoir à travailler en
hauteur à l’occasion et à manipuler de lourdes charges. Les équipements de sécurité (casque, har-
nais, gants, masque et lunettes) sont souvent obligatoires. Les horaires de travail sont habituelle-
ment de jour ou de soir et les postes sont normalement à temps plein.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• L’un des diplômes d’études suivants est habituellement exigé :
• DEP en électromécanique de systèmes automatisés;
• DEP en mécanique de machines fixes;
• DEP en mécanique industrielle de construction et d’entretien;
• AEC en électromécanique ou en robotisation et automatisation industrielle;
• AEC en technique d’entretien d’équipements industriels ou en électricité et électronique
de maintenance ou en électronique industrielle;
• DEC en technologie d’électronique industrielle;
• DEC en technologie de maintenance industrielle.
• Un programme d’apprentissage de quatre ans ou un programme spécialisé en
électromécanique, en milieu scolaire ou industriel, est habituellement exigé pour être admissible
au certificat de qualification.
• Le certificat de qualification est obligatoire au Québec.
• Le carte de qualification B est exigée selon les établissements (un électromécanicien par
quart de travail doit détenir cette carte, selon la taille de l’établissement).
• Plusieurs années d’expérience dans l’industrie de la transformation des aliments et des
boissons sont parfois exigées.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Être autonome, minutieux, inventif et méthodique.
• Avoir des bonnes habiletés manuelles, aimer le concret.
• Avoir une certaine facilité d’adaptation à des nouveaux équipements et à de nouvelles
technologies reliées aux secteurs mécanique, électrique, pneumatique et hydraulique.
• Être capable de travailler avec des outils et des équipements dans des positions parfois
inconfortables.
• Être un « bon bricoleur », au sens noble du terme.
• Avoir une bonne capacité d’analyse et de déduction, et démontrer de l’intérêt à la résolution
de problèmes en situation d’urgence.
• Patience, polyvalence et rapidité d’exécution.
Compétences recherchées par les employeurs
• Capacité de réfléchir, d’analyser et de prendre des décisions rapidement.
• Compétences de base en informatique et la maîtrise de l’anglais technique.
• Connaissance des normes HACCP et ISO.
• Disponibilité, autonomie et sens de l’initiative.
• Expérience dans le secteur de la transformation des aliments grandement reconnue.
• Capacité de se tenir à jour et bonne connaissance des normes de santé et sécurité au travail.
:: 44 ::
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin
de répondre aux exigences de certains clients. Les mécaniciens industriels sont impliqués dans
le maintien de ces systèmes car ils surveillent des points critiques.
Possibilités d’avancement
• L’expérience permet d’accéder à des postes de supervision. Les électromécaniciens et les
mécaniciens peuvent obtenir le Sceau rouge, qui permet une mobilité interprovinciale.
Perspectives
Principaux employeurs : Tous les établissements de transformation des aliments et des boissons.
Régions actives : Montérégie, Montréal, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec,
Québec, Mauricie, Bas-Saint-Laurent, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Bibliographie
EMPLOI-QUÉBEC, Information sur le marché du travail, 2003
EMPLOI-QUÉBEC, Perspectives professionnelles 2004-2008 ensemble du Québec, p. 39
EMPLOI-QUÉBEC, Programme d’apprentissage en milieu de travail - mécanique industrielle, carnet d’apprentissage, 09-
2003
MÉTIERS EN DIRECT, L’Agroalimentaire, Septembre éditeur, numéro 8, 2001, p. 16-17
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DES LOISIRS ET DU SPORT, www.inforoutefpt.org
RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, Information sur le marché du travail,
février 2005
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DU DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-
Avenir Québec, à l’adresse http://www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=7311
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DU DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-
Avenir Québec, à l’adresse http://www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=7333
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DU DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-
Avenir Québec, à l’adresse : http://www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=7351
:: 45 ::
CODE CNP : 7313
:: 46 ::
Mécanicien en réfrigération et en climatisation
Autres appellations : frigoriste, technicien en réfrigération.
Caractère du travail
Les mécaniciens en réfrigération et en climatisation entretiennent, réparent et vérifient des installa-
tions de réfrigération, de surgélation et de climatisation de type industriel, et des systèmes com-
binés de chauffage, de ventilation et de réfrigération.
Description des principales fonctions et tâches (1)
Fonction 1 : Installation et prévention
Tâche 1.1 Effectuer l’installation, l’entretien préventif et la réparation des systèmes de réfrigération;
Tâche 1.2 Assembler et installer à l’aide d’outils manuels ou électriques des éléments de
réfrigération, des jauges, des pompes de circulation, des condenseurs, des
humidificateurs et des compresseurs;
Tâche 1.3 Assembler et installer des systèmes de refroidissement de liquides ou de fluides
caloporteurs pour divers procédés alimentaires;
Tâche 1.4 Assembler et installer des systèmes de production d’eau glacée avec ou sans
accumulation de glace;
Tâche 1.5 Assembler et installer des systèmes de congélation, de surgélation ou de
lyophilisation de produits;
Tâche 1.6 Assembler et installer des systèmes de pompes à chaleur air/air (séchage, maltage, etc.);
Tâche 1.7 Assembler et installer des systèmes de traitement d’air de divers départements de
production : maîtrise de la température, de l’hydrométrie, de la mise en surpression
du local (apport d’air neuf filtré), de la filtration d’air dans les laboratoires, les départe-
ments de fabrication (découpe, chambres froides, salaisons) et les zones de stockage;
Tâche 1.8 Rechercher les causes des pannes et remettre en état des systèmes complets de
chauffage, de ventilation, de traitement de l’air, de réfrigération et de climatisation;
Tâche 1.9 Mettre les installations en marche et détecter, à l’aide d’appareils électroniques ou à
gaz (essais d’étanchéité), les fuites de réfrigérant des systèmes de réfrigération,
effectuer les mesures correctives et en assurer le suivi;
Tâche 1.10 Vérifier les conditions de température des compresseurs de réfrigération, prendre
des lectures et faire les ajustements requis;
Tâche 1.11 Proposer à la personne désignée des modifications à l’entretien des différents
systèmes susceptibles d’en améliorer l’efficacité;
Tâche 1.12 Lire et interpréter des plans et des devis, tracer des schémas, des dessins et
des croquis (carte A);
Tâche 1.13 Manipuler ou transporter, régler, ajuster et utiliser la machinerie, les outils et les
matériaux appropriés tels que perceuse électrique, scie sauteuse, scie circulaire,
appareils de soudure à l’acétylène, à l’électricité ou à l’arc, chalumeau, échelle,
diable et voltmètre; voir à leur entretien et à la propreté du lieu de travail;
Tâche 1.14 Prendre les mesures appropriées pour remédier à toute anomalie ou défectuosité et,
s’il y a lieu, aviser le responsable.
Fonction 2 : Planification
Tâche 2.1 Tenir à jour l’inventaire des matériaux et outils nécessaires à l’exécution des travaux;
commander, auprès des fournisseurs, les pièces nécessaires à l’entretien et à la
réparation des systèmes de réfrigération et de climatisation; soumettre, pour
autorisation à la personne désignée, les demandes excédant les limites budgétaires
préétablies;
Tâche 2.2 Voir à ce que le travail effectué par les entrepreneurs soit conforme aux normes
établies et se renseigner sur l’entretien des nouveaux systèmes ou équipements;
Tâche 2.3 Préparer des estimations des coûts reliés à certains travaux et remplir des rapports
tels que fiche d’entretien, demande d’achat interne et appel de service.
(1) Le frigoriste vu par Rhu.uqam.ca
:: 47 ::
Conditions de travail particulières
Le travail dans une usine de transformation des aliments, pour des raisons de qualité des aliments
et de sécurité alimentaire, s'effectue dans des environnements de travail qui peuvent être humides
et froids (entre 4 et 10 °C). Dans certains cas, les procédés de transformation exigent des milieux
plus tempérés ou chauds. La présence d'équipements actionnés par des mécanismes pneuma-
tiques ou hydrauliques rend l'environnement de travail relativement bruyant. Parfois, les tâches à
accomplir exigent de travailler dans des espaces restreints et sur les toits. Les horaires de travail
sont habituellement de jour ou de soir et les postes sont normalement à temps plein.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Le diplôme d'études professionnelles (DEP) en réfrigération est exigé.
• Un programme d'apprentissage de trois à cinq ans ou plus de cinq ans d'expérience dans
le métier ainsi qu'une formation spécialisée en réparation de système de réfrigération en milieu
industriel sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification.
• Le certificat de qualification pour les mécaniciens en réfrigération est obligatoire au Québec.
• La carte de qualification A ou B est exigée selon les établissements et les postes occupés.
• Plusieurs années d'expérience dans l'industrie de la transformation des aliments et des
boissons sont parfois exigées.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Être autonome, minutieux et méthodique.
• Avoir un bon sens de la débrouillardise et de l'initiative.
• Être perspicace, patient, avoir de l'entregent et une certaine capacité de concentration.
• Avoir de bonnes habiletés manuelles.
• Avoir de la facilité à s'adapter à de nouveaux équipements et à de nouvelles technologies.
• Avoir une bonne capacité d'analyse et démontrer de l'intérêt à la résolution de problèmes
en situation d'urgence.
Compétences recherchées par les employeurs
• Capacité de réfléchir, d'analyser, de prendre des décisions.
• Compétences de base en informatique et la maîtrise de l'anglais technique.
• Connaissance des normes HACCP et ISO.
• Disponibilité, autonomie et sens de l'initiative.
• Expérience dans le secteur de la transformation des aliments grandement reconnue.
• Souci à l'égard de la sécurité en appliquant les normes de la santé et sécurité au travail.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin
de répondre aux exigences de certains clients. Les mécaniciens en réfrigération et en climatisa-
tion sont impliqués dans le maintien de ces systèmes car ils surveillent des points critiques.
Possibilités d’avancement
• L'expérience permet d'accéder à des postes de supervision. Le métier fait partie du
programme Sceau rouge qui permet une mobilité interprovinciale.
:: 48 ::
Perspectives
Principaux employeurs : Les établissements qui transforment des aliments et des boissons
périssables devant être réfrigérés ou congelés.
Régions actives : Montréal, Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec,
Québec, Mauricie, Bas-Saint-Laurent, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Bibliographie
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, 2003.
EMPLOI-QUÉBEC. Perspectives professionnelles 2004-2008 ensemble du Québec, p. 40
Le frigoriste vu par Rhu.uqam.ca
RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, Information sur le marché du travail,
février 2005
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-Avenir
Québec, à l'adresse www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=7313
:: 49 ::
CODE CNP : 7452
:: 50 ::
Opérateur de chariot élévateur
Autres appellations : conducteur de chariot élévateur à fourches, préposé à la réception
et à l’expédition, etc.
Caractère du travail
Les opérateurs de chariot élévateur reçoivent les matières premières, les enregistrent, les stockent
dans les conditions exigées et expédient les produits finis à l’aide d’un chariot élévateur ou de
divers appareils de manutention. Ils assurent le bon approvisionnement des lignes de production
en matières premières et en emballages. Ils transitent les produits finis des lignes de production aux
sections d’entreposage désignées (entrepôt sec ou réfrigéré). Ils effectuent la préparation des com-
mandes et le chargement des camions réfrigérés ou non.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Réception des matières premières
Tâche 1.1 Effectuer la réception des matières premières en vérifiant les bons de réception et
le matériel reçu;
Tâche 1.2 Contacter le contrôle de la qualité pour l’évaluation des matières premières;
Tâche 1.3 Effectuer la rotation des stocks et entreposer les matières premières à l’aide
d’un chariot élévateur dans la section d’entreposage désignée (entrepôt sec
ou réfrigéré).
Fonction 2 : Approvisionner les chaînes de production
Tâche 2.1 Apporter sur les chaînes de production, à l’aide d’un chariot élévateur, les matières
premières et les produits d’emballage pour effectuer les opérations de production en
s’assurant de la rotation des stocks;
Tâche 2.2 Réapprovisionner les lignes de production sur demande et aux changements de
production.
Fonction 3 : Expédition des produits finis
Tâche 3.1 Remplir un bon d’expédition à partir du bon de commande du client en respectant
les routes de livraison pour monter les palettes de produits et les déplacer à l’aide
d’un chariot élévateur;
Tâche 3.2 Charger les camions de livraison à l’aide d’un chariot élévateur.
Conditions de travail particulières
Si le travail est dans une usine de transformation des aliments, pour des raisons de qualité des ali-
ments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail peuvent être humides et froids (entre
4 et 10 °C). Certains lieux d’entreposage sont à -18 °C. Dans certains cas, les procédés de trans-
formation exigent des milieux plus tempérés ou chauds. La présence d’équipements actionnés par
des mécanismes pneumatiques ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant.
Aux départements de réception et d’expédition, l’environnement de travail est peu bruyant. Les
horaires de travail sont habituellement de jour, de soir ou de nuit, et les postes sont normalement
à temps plein. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils ont
moins de 100 employés.
:: 51 ::
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• La norme B335-04 (Normes de sécurité pour les chariots élévateurs) de l’Association de
normalisation du Canada (CSA) recommande huit heures de formation en salle de classe
et quatre heures de formation pratique pour qu’une personne soit apte à conduire un chariot
élévateur dans un milieu de travail1.
• Une formation continue en cours d’emploi peut être offerte.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Aimer le travail d’équipe et avoir de la facilité à communiquer.
• Être polyvalent, autonome et efficace.
• Démontrer de la débrouillardise et de l’entregent.
Compétences recherchées par les employeurs
• Démontrer un esprit logique et méthodique.
• Posséder des compétences en informatique et en anglais (le bilinguisme peut être exigé).
• Connaître les normes ISO et HACCP.
• Être disponible, autonome et avoir le sens de l'initiative.
• Avoir de l'expérience dans un milieu syndiqué ou dans le secteur de la transformation des
aliments est grandement considérée.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin
de répondre aux exigences de certains clients. Les opérateurs de chariot élévateur peuvent être
impliqués dans le maintien de ces systèmes car ils surveillent des points critiques.
Possibilités d’avancement
• L'expérience permet d'accéder à des postes de supervision et de gestion.
1 www.ocea.on.ca/Document/fr_lsws_sept_newsletter.pdf
Perspectives
Principaux employeurs : Les établissements qui transforment des aliments et des boissons.
Régions actives : Montréal, Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec,
Québec, Mauricie, Bas-Saint-Laurent, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Saguenay-Lac-Saint-Jean.
:: 52 ::
Bibliographie
LA GAZETTE SANTÉ-SÉCURITÉ DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L'ONTARIO,
www.ocea.on.ca/Document/fr_lsws_sept_newsletter.pdf
RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, Information sur le marché du travail,
février 2005
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-Avenir
Québec, à l'adresse Web : www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=7452
:: 53 ::
CODE CNP : 9424
:: 54 ::
Opérateur de station de traitement des eaux usées
Autres appellations : opérateur d’installation de purification de l’eau, opérateur d’instal-
lation de traitement d’eaux résiduaires, opérateur d’installation d’assainissement de
l’eau, opérateur de station de filtration des eaux, opérateur d’installations de traitement
de l’eau, etc.
Caractère du travail
Les opérateurs de station de traitement des eaux usées surveillent et font fonctionner des sys-
tèmes de contrôle informatisés et l’équipement connexe dans des usines de traitement et de filtra-
tion de l’eau afin de régler l’assainissement de l’eau et l’élimination des résidus. Ils ont des notions
d’électromécanique, de biologie et de chimie. Ils travaillent dans divers établissements de transfor-
mation des aliments et des boissons : des usines de mise en conserve de fruits et légumes, des
usines de conditionnement de la viande et des volailles, des usines de fabrication de jus et bois-
sons, des laiteries et leurs sous-secteurs.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Opérer une usine de traitement des eaux usées
Tâche 1.1 Faire fonctionner et surveiller des systèmes de contrôle informatisés et l’équipement
connexe dans les usines de traitement et de filtration de l’eau afin de régler
l’assainissement de l’eau et l’élimination des résidus;
Tâche 1.2 Effectuer la lecture des débitmètres, des indicateurs de niveau et des autres appareils
d’enregistrement afin de mesurer le débit en eau et les niveaux de consommation,
la concentration bactérienne ainsi que la concentration en chlore et en fluorure;
Tâche 1.3 Surveiller et inspecter l’équipement et les systèmes de l’usine afin de détecter
les pannes et de s’assurer que les systèmes fonctionnent normalement;
Tâche 1.4 Prélever des échantillons d’eau et faire des dosages chimiques et des numérations
bactériennes;
Tâche 1.5 Analyser les résultats des essais et les relevés des lectures d’instruments, et apporter
les ajustements nécessaires à l’équipement et aux systèmes de l’usine;
Tâche 1.6 Effectuer des vérifications de sécurité dans l’usine de traitement et sur le terrain;
Tâche 1.7 Remplir des rapports et tenir à jour un journal des activités de l’usine;
Tâche 1.8 Mesurer, mélanger et transporter des produits chimiques pour entretenir les
concentrations des mélanges, s’il y a lieu;
Tâche 1.9 Effectuer des travaux d’entretien préventif mineur ou aider les gens de métier qualifiés
à installer ou à réparer les machines de l’usine, s’il y a lieu.
Conditions de travail particulières
Les environnements de travail sont tempérés ou chauds. La présence d’équipements actionnés
par des mécanismes pneumatiques ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement
bruyant. Les horaires de travail sont habituellement de jour ou de soir, et les postes sont à temps
plein la plupart du temps. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-
dire qu’ils ont moins de 100 employés.
:: 55 ::
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
Un des programmes de formation suivants est exigé à l’entrée :
• Diplôme d’études collégiales (DEC) en assainissement de l’eau;
• Diplôme d’études collégiales (DEC) en chimie analytique;
• Attestation d’études collégiales (AEC) en traitement des eaux;
• Diplôme d’études secondaires (DES) en conduite de procédés de traitement de l’eau.
La certification en alimentation ou en traitement de l’eau (niveaux I, II ou III) est exigée.
Le certificat Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT),
le transport de matières dangereuses ou des cours sur les pratiques sécuritaires peuvent être
exigés.
Une formation continue en cours d’emploi est offerte.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Démontrer de la débrouillardise, être capable de raisonner, aimer le travail d'équipe et avoir
de la facilité à apprendre.
• Être innovateur et méthodique, et avoir des aptitudes pour le calcul.
• Posséder des notions de base en mécanique (force, travail, pression, vitesse, etc.) et en
électricité (courant, tension, etc.).
Compétences recherchées par les employeurs
• Avoir de l'initiative, de la facilité à apprendre et la capacité d'analyser, savoir prendre des
décisions et intervenir dans des situations critiques.
• Avoir la capacité d'assumer ses responsabilités en ce qui concerne l'application des règles
de santé et sécurité au travail.
• Connaître l'application des normes pour la propreté de l'eau préétablies par le ministère
du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
• Posséder des connaissances de base en mécanique et en électricité.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin
de répondre aux exigences de certains clients. Les opérateurs de station de traitement des eaux
usées sont impliqués dans le maintien de ces systèmes car ils surveillent des points critiques.
Possibilités d’avancement
• L'expérience permet d'accéder à des postes de supervision.
Perspectives
Principaux employeurs : Les établissements qui transforment des aliments et des boissons.
Régions actives : Montréal, Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec,
Québec, Mauricie, Bas-Saint-Laurent, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Saguenay-Lac-Saint-Jean.
:: 56 ::
Bibliographie
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-Avenir
Québec, à l’adresse Web : www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=9424
RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, Information sur le marché du travail,
septembre 2006.
COMITÉ SECTORIEL DE MAIN-D'ŒUVRE DE L'ENVIRONNEMENT. 50 carrières de l'environnement, 2005, p. 58.
:: 57 ::
CODE CNP : 9617
:: 58 ::
Préposé à la sanitation dans une usine alimentaire
Autres appellations : journalier et personnel assimilé.
Caractère du travail
Les préposés à la sanitation dans une usine alimentaire effectuent des tâches reliées au nettoyage
des équipements, du matériel et des structures. Ils travaillent dans divers établissements de trans-
formation des aliments et des boissons : les usines de mise en conserve de fruits et légumes, les
usines de conditionnement des viandes et de la volaille, des boulangeries et des pâtisseries, des
brasseries, des usines de fabrication de jus et boissons, des minoteries, des raffineries de sucre,
des laiteries et leurs sous-secteurs.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Nettoyage des surfaces et des lieux de transformation des aliments
Tâche 1.1 Effectuer le ménage pour le prélavage en ramassant tous les instruments et en
enlevant les produits qui pourraient être en contact avec les surfaces à laver;
Tâche 1.2 Préparer les produits pour réaliser le nettoyage des équipements, du matériel et
des structures;
Tâche 1.3 Nettoyer toutes les surfaces en suivant les méthodes de sanitation décrites dans
le plan HACCP de l’entreprise, s’il y a lieu;
Tâche 1.4 Veiller à ce que toutes les surfaces soient propres pour le début des activités de
production.
Conditions de travail particulières
Pour des raisons de qualité des aliments et de sécurité alimentaire, les environnements de travail
peuvent être humides et froids (entre 4 et 10 °C). Dans certains cas, les procédés de transforma-
tion exigent des milieux plus tempérés ou chauds. La présence d’équipements actionnés par des
mécanismes pneumatiques ou hydrauliques rend l’environnement de travail relativement bruyant.
Les horaires de travail sont habituellement de soir ou de nuit, et les postes sont à temps plein la
plupart du temps. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME, c’est-à-dire qu’ils
ont moins de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Un diplôme d’études secondaires est habituellement exigé.
• L’expérience dans le secteur de la transformation alimentaire est fortement reconnue.
• Une formation en cours d’emploi peut être offerte.
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Posséder de la dextérité manuelle, de l’endurance physique, de la précision, être autonome
et rapide.
• Être capable d’effectuer des opérations mathématiques.
• Avoir de la facilité à apprendre et aimer le travail d’équipe.
:: 59 ::
Compétences recherchées par les employeurs
• Posséder une bonne résistance physique, de la dextérité manuelle et de la vitesse d’exécution.
• Être capable d’effectuer des règles de trois pour les dilutions de produit de lavage.
• Posséder des connaissances en hygiène et en salubrité des aliments, et des normes de
qualité.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin
de répondre aux exigences de certains clients. Les préposés à la sanitation sont impliqués dans
le maintien de ces systèmes car ils surveillent des points critiques.
Possibilités d’avancement
• L'expérience permet d'accéder à des postes de chef d'équipe ou de superviseur.
Perspectives
Principaux employeurs : Les établissements qui transforment des aliments et des boissons.
Régions actives : Montréal, Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec,
Québec, Mauricie, Bas-Saint-Laurent, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Saguenay-Lac-Saint-Jean.
:: 60 ::
Bibliographie
RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, Information sur le marché du travail,
septembre 2006.
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-Avenir
Québec, à l'adresse www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=9617
:: 61 ::
CODE CNP : 1215
:: 62 ::
Superviseur à la logistique
Autres appellations : coordonnateur du contrôle des approvisionnements, logisticien
répartiteur, répartiteur en chef, superviseur en logistique de transport, etc.
Caractère du travail
Le responsable logistique veille à ce que le transport des marchandises (matières premières, pro-
duits finis) dont il a la responsabilité se fasse dans les meilleures conditions possible. La logistique
concerne toutes les activités qui concourent à la circulation des marchandises : l’entreposage, la
transformation, l’emballage, la manutention, le transport proprement dit et la distribution. Il s’oc-
cupe de l’acheminement de produits avec comme principe de réduire au minimum les délais et les
coûts de stockage de ceux-ci. Il travaille en étroite collaboration avec la direction, la production, le
responsable des achats, le responsable des entrepôts pour gérer au mieux les flux.
Description des principales fonctions et tâches
Fonction 1 : Gestion de l’approvisionnement
Tâche 1.1 Gérer l’approvisionnement auprès des fournisseurs en matières premières;
Tâche 1.2 Traiter les commandes, assurer le stockage, participer à la planification de la production;
Tâche 1.3 Coordonner les inventaires physiques de matières premières, du matériel d’emballage
et des produits finis.
Fonction 2 : Gestion des produits finis
Tâche 2.1 Gérer les stocks et assurer l’expédition vers les clients;
Tâche 2.2 Assurer la relation entre les camionneurs et le centre de distribution;
Tâche 2.3 S’assurer du respect de l’ordre des livraisons des commandes pour effectuer
le chargement des camions;
Tâche 2.4 Interagir entre la direction interne et les clients de l’entreprise;
Tâche 2.5 Négocier avec les transporteurs, les transitaires;
Tâche 2.6 Anticiper les situations imprévues.
Conditions de travail particulières
Les horaires de travail sont habituellement de jour ou de soir, et les postes sont à temps plein dans
un environnement bureautique. Quatre-vingt-dix pour cent des établissements sont des PME,
c’est-à-dire qu’ils ont moins de 100 employés.
Profil recherché
Formation et expérience habituellement demandées
• Diplôme d’études collégiales (DEC) en technique de la logistique du transport ou DEC en
techniques administratives – gestion industrielle.
• Certificat en marchandisage alimentaire, certificat en consommation cheminement
gestion des services.
• Une formation continue en cours d’emploi peut être offerte.
:: 63 ::
Personnalité, intérêts et aptitudes
• Aimer le travail d’équipe, avoir la capacité d’organiser le travail et de la facilité à communiquer.
• Être polyvalent, autonome, efficace, curieux, innovateur et conscient de l’importance de la
qualité du produit.
• Démontrer de l’intérêt à la résolution de problèmes.
• Être capable de travailler dans des délais assez courts (production juste-à-temps).
Compétences recherchées par les employeurs
• Démontrer un esprit logique, méthodique et avoir le sens de l'initiative.
• Démontrer des aptitudes à la synthèse, à l'analyse et à la résolution de problèmes pour
planifier, organiser et évaluer la production.
• Démontrer des aptitudes relationnelles, pédagogiques et organisationnelles (rigueur, méthode, etc.).
• Posséder des compétences en informatique et en anglais (le bilinguisme peut être exigé).
• Connaître les normes ISO et HACCP.
• Avoir de l'expérience dans un milieu syndiqué ou dans le secteur de la transformation des
aliments est grandement considérée.
Réglementation, qualification et certification
Les établissements du secteur des viandes et de la volaille agréés par l'ACIA doivent être certifiés
ARMPC (HACCP). Cette reconnaissance permet à l'établissement de vendre ses produits à l'ex-
térieur du Canada. Les entreprises oeuvrant dans le secteur de la transformation des produits
laitiers et le secteur des fruits et légumes transformés doivent implanter le système HACCP afin
de répondre aux exigences de certains clients. Les superviseurs à la logistique sont impliqués
dans le maintien de ces systèmes car ils surveillent des points critiques.
Possibilités d’avancement
• L'expérience permet d'accéder à des postes de direction.
Perspectives
Principaux employeurs : Les établissements qui transforment des aliments et des boissons.
Régions actives : Montréal, Montérégie, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec,
Québec, Mauricie, Bas-Saint-Laurent, Laurentides, Lanaudière, Estrie, Saguenay-Lac-Saint-Jean.
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Bibliographie
SITE WEB DE RESSOURCES HUMAINES ET DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES CANADA, section Emploi-Avenir
Québec, à l’adresse http://www150.hrdc-drhc.gc.ca/asp/emploi/emploi.asp?page=textes.asp&Actif=o&id=1215
EMPLOI-QUÉBEC. Information sur le marché du travail, consulté le 7 août 2006.
http://www.schneider-electric.com
http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=1416
http://www.cidj.com/Viewdoc.aspx?docid=334&catid=1
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