Cours Pédo
Cours Pédo
Cours de pédologie
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Cours pédologie 2éme LMD
1-Introduction
Le sol est la partie la plus superficielle de l'écorce terrestre, à l'interface entre géosphère,
biosphère et atmosphère, car en effet il possède des constituants minéraux, venant de l'altération
de la roche-mère, des constituants organiques, venus de la décomposition d'êtres vivants, et des
constituants gazeux circulant dans ses interstices. De plus, le rôle du sol est fondamental,
puisqu'il fournit aux végétaux chlorophylliens les ions minéraux dont ils ont besoin Ce n’est que
vers le 19e siècle et grâce aux progrès de la science que le sol a fait l’objet d’une science spéciale : la
pédologie, discipline créée en 1877 en Ukraine sous la direction du géologue ukrainien Dokoutchaïev.
Au 19ème siècle, vers 1830, on donne la naissance de la pédologie avec, par le « traité de chimie
organique et de physiologie » de Liebig.
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Comment se forme un sol ?
1-Altération de la roche mère : elle est le résultat de processus physiques (gel, pénétration des
racines…) qui fragmentent la roche, et de processus chimiques (action des eaux chargées
d'acides) qui dissolvent calcaires et hydrolysent minéraux silicatés pour engendrer des
complexes d'altération (argile, oxydes de fer, sels…) cimentant les grains résultant de la
précédente fragmentation.
3-Les horizons se différencient enfin sous l'action des eaux d'infiltration (lessivage) : les
éléments solubles sont entraînés et accumulés pour former des horizons dits d'accumulation.Un
sol possède donc une dynamique,dépendante des divers facteurs .
Donc les composants du sol :est un assemblage d'une grande diversité de phases :
La phase gazeuse joue un rôle important par les échanges de dioxygène, de dioxyde de carbone
et autres gaz entre la surface et l'atmosphère. La phase aqueuse est une phase qui représente une
faible quantité des éléments chimiques hormis H et O, cependant elle est le carrefour presque
obligé de la plupart des changement d'état de la matière, des échanges d'éléments chimiques
entre phases et des échanges chimiques entre domaines abiotiques et le système racinaire ou les
micro-organismes.
Enfin, les phases minérales présentent une extraordinaire diversité. Lorsque l'on incluse les
phases organiques, cette diversité est telle qu'il devient impossible de les décrire de manière
exhaustive. Ce qui suit s'attachera donc à présenter quelques traits généraux sur les constituants
les plus fréquents du sol.
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Chapitre I : Eléments constitutifs du sol
En place, la "terre" constitue un matériau meuble ou friable parfois mélangé de cailloux, de graviers,
accompagné de matières organiques (feuilles, vers de terre, racines, insectes) et imprégné d'humus.
1- La fraction minérale du sol.
Les roches sont constituées de minéraux silicatés et non silicatés (tableau 1). La silice et l’alumine
qui se combinent pour former un grand nombre de silicates dominent largement.
Ce sont en effet les silicates qui constituent la plus grande part des roches éruptives et
métamorphiques, qui elles-mêmes représentent 95 % des roches de la lithosphère. On les
retrouve également dans les roches sédimentaires dont la moitié seulement est formée par des
carbonates, des sulfates, des halogénures, etc.
Dans les sols, tous les constituants minéraux de diamètre 2µm appartiennent à la fraction
argileuse. Cette fraction ne renferme que très peu de fragments inaltérés des minéraux
primitifs (micas et quartz). La plus grande partie est représentée par des produits de
décomposition de ces minéraux primitifs ou des néoformations liées à la pédogenèse. Les
néoformations les plus importantes sont les minéraux argileux. Ils sont principalement formés à
partir de minéraux préexistants, par réaction de la croûte terrestre au contact de l’hydrosphère
ou de l’atmosphère. A côté des minéraux argileux, la fraction argileuse contient des oxydes et
des hydroxydes libres, de la silice, du fer, de l’alumine et du manganèse.
Les analyses physiques, chimiques, etc., ont permis de mettre en évidence que seul un
nombre restreint d’éléments chimiques participe de façon essentielle à la constitution des
roches. En effet la composition moyenne de la lithosphère apparaît tels que huit (08)
éléments seulement, qui totalisent 98,59% de l’ensemble, sont représentés chacun dans des
proportions 1%
O Si Al Fe Ca Na K Mg H P Mn Ba C Cl
42.60 27.73 8.13 5.00 3.63 2.83 2.59 2.09 0.14 0.10 0.09 0.04 0.02 0.01
1. 1- Composition granulométrique.
La terre fine est constituée de particules dont le diamètre est inférieur à 2 mm. Les plus fines de ces
particules sont agrégées entre elles par des ciments, notamment par des matières organiques, et sont
floculées. Au laboratoire on détruit la matière organique pour séparer les différents éléments minéraux
entre eux. On peut alors déterminer les proportions des différentes classes granulométriques qui
composent la terre fine
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CAILLOTS 20 à 7.5cm
1. 2- La texture.
Les particules donnent au sol des caractères qui dépendent en grande partie de leur taille. Les sables
grossiers n'adhèrent pas les uns aux autres et, s'il y en a beaucoup, le sol est alors perméable. Quand
les éléments très fins sont majoritaires ils constituent une masse continue, surtout à l'état humide et le
sol est alors imperméable. La plasticité, la cohérence, la stabilité des agrégats et bien d'autres
caractères, dépendent des proportions des différentes classes granulométriques du sol. C'est ce qui
permet de définir la texture d'un sol. Pour cela, on utilise une méthode graphique (fig. 5- triangle
isocèle avec trois pôles : les sables, les limons et les argiles).
1. 3- Les sables.
On distingue deux sous classes granulométriques : les sables grossiers, diamètre entre 2 mm et 0.2 mm
et les sables fins dont le diamètre est compris entre 200 μ et 50 μ.
En fonction de la densité des minéraux, on sépare deux fractions dans les sables : les minéraux lourds
(d > 2,9) et les minéraux légers (d < 2.9).
* les minéraux lourds. Ce sont les plus résistants aux attaques des agents de la pédogenèse. Ce sont
donc des témoins et des résidus du matériau originel du sol. On détermine le pourcentage de chaque
espèce minérale et on peut construire des graphiques ou des tableaux correspondant au spectre de la
répartition des minéraux lourds de la fraction sableuse.
* La morphoscopie. C'est l'étude de l'aspect extérieur des minéraux. On s'adresse surtout aux quartz,
qui, étant très durs et très nombreux, gardent les traces d'usures auxquelles ils ont été soumis très
longtemps. La forte résistance du quartz à l'altération en fait un enregistreur des actions physiques et
chimiques auxquelles il a été soumis.
* les minéraux légers. Ce sont surtout des quartz mais aussi des feldspaths, des micas et des
feldspathoïdes. Ce sont des minéraux très importants car ils constituent une réserve de potasse ainsi
que d'autres ions (Na, Ca, Fe, Mg, etc.) dans le sol.
1. 4- Les limons.
Ils sont constitués des mêmes minéraux que les sables. Mais leur rapport surface / volume est plus
grand et l'altération fait disparaître les limons assez rapidement. Dans les très vieux sols des régions à
climat lixiviant, la teneur en limons est très faible.
1. 5- Les argiles.
L'argile est une fraction minérale du sol comportant des particules dont le diamètre est inférieur à 2
μm. Nous appelons aussi un sol " une argile " quand la terre fine présente une texture avec des
proportions supérieures à 40 % en argile. Enfin, si une roche a une teneur élevée (plus de 40 %) en
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argile au sens granulométrique, on la qualifie aussi d'argile.
Les minéraux argileux ont une importance capitale dans le sol. Ils constituent en effet la partie du sol
qui migre facilement, qui gonfle et se rétracte en fonction de l'humidité et surtout qui possède la
propriété de fixer provisoirement certains éléments chimiques indispensables aux plantes. D'autre part,
les argiles sont les formes stables de la matière minérale silicatée dans les conditions physicochimique
du sol. En outre, et si les ces conditions physico-chimiques se sont maintenues suffisamment
longtemps, le type d'argile que l'on retrouve dans le sol traduit ces mêmes conditions.
*Structure des argiles
Comme dans les roches de la lithosphère, dans les argiles, le constituant le plus représenté tant du point
de vue volumétrique que pondéral est l’oxygène. C’est à cet anion que sont associés dans l’ordre : Si, Al,
Fe, etc., formant l’édifice élémentaire. Ainsi, les feuillets élémentaires des argiles sont formés par la
superposition de plans ioniques organisés suivant deux types précis de couches : le type tétraédrique de
silice et le type octaédrique d’alumine (fig.5).
La couche tétraédrique : est constituée d’un plan de tétraèdres de silice qui forme un polymère de
formule (Si2O5--)n. Chaque tétraèdre de SiO4 formé d’un ion de silicium Si4+ (0.39Å) qui occupe le centre
du tétraèdre dont les quatre sommets sont occupés par des ions oxygènes (fig.5a). La charge électrique
résultante est nulle puisque les quatre charges positives de l’ion silicium sont neutralisées par les quatre
charges négatives des ions oxygènes.
La couche octaédrique : est constituée d’un plan d’octaèdres d’aluminium (0.57Å) qui forme un
polymère de formule [Al2(OH)6]n ou [Mg3(OH)6]n. Chaque octaèdre contient un ion d’aluminium (argile
dioctaédrique) ou de magnésium (argile trioctaédrique) qui occupe le centre alors que les six sommets
sont occupés par des ions O2-ou OH- (fig.5b).
Là encore, la règle de l’électroneutralité est respectée : les six charges positives des cations aluminium
ou magnésium sont compensées par les six charges négatives des anions O2- ou OH-.
FIG. 5. Représentation d’un tétraèdre de silice (a) et d’un octaèdre d’aluminium (b)
1. 6- Les carbonates.
Avec les chlorures et les sulfates, les carbonates sont caractérisés par leur solubilité relativement forte
comparée à celle des silicates.
Le carbonate le plus abondant est la calcite (CaCO3). Les autres minéraux carbonatés que l'on peut
rencontrer dans les sols sont la dolomite (Ca.Mg(CO3)2), la sidérite (FeCO3) et le carbonate de
sodium (Na2CO3), ce dernier uniquement dans les sols halomorphes alcalins, à pH supérieur ou égal à
8.5.
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Les teneurs en CaCO3 dans les sols qui en contiennent sont très variables : de quelques % à plus de
70%. Toutefois, le dosage des carbonates totaux n'a souvent d'autre intérêt que de classer les sols
carbonatés en fonction d'une échelle d'appréciation.
Ce qui est important de point de vue agronomique et écologique c'est la réactivité du CaCO3. Ce
dernier quand il a une taille inférieure à 20 μm correspond, pour les pédologues, au calcaire actif
(fraction carbonatée susceptible de se solubiliser rapidement dans le sol).
Ils se présentent dans les sols sous différentes tailles : depuis les cailloux (très peu actifs) jusqu'aux
poudres argileuses constituées de Ca CO3 (calcaire actif). Ce calcaire fin peut, soit être hérité, soit
être issu de l'altération physique d'un roche carbonatée, soit encore provenir de la précipitation de
calcite dans certains horizons du sol sous forme de revêtements microcristallins (pseudomycelium), de
ciment liant les particules entre elles ou même de petites concrétions ou nodules carbonatés (calcaire
secondaire).
L'accumulation de calcaire secondaire nécessite une dissolution préalable d'un matériau carbonaté, soit
dans les horizons supérieurs d'un profil, soit en position amont dans une séquence de sols. Ce
phénomène est particulièrement développé dans les sols des régions méditerranéennes et semi-arides
(notamment au Maroc). Ce phénomène aboutit à de véritables croûtes et encroûtements calcaires
extrêmement importants.
L'enchaînement des processus de dissolution et de reprécipitation de la calcite dans les sols est lié aux
conditions du milieu. La solubilité du CaCO3 dans l'eau augmente lorsque la pression partielle de CO2
croît et diminue au fur et à mesure que la température augmente.
Rôles du CaCO3 dans le sol.
Propriétés favorables. La présence de carbonates influence fortement la réaction du sol. Les sols
carbonatés se distinguent par un pH > 7. Un tel pH est bien entendu favorable à l'activité biologique et
notamment celle des lombricides et de beaucoup de bactéries. D'où la pratique du chaulage dans les
terres de culture et plus exceptionnellement en milieu forestier.
Par l'intermédiaire des ions Ca2+ qui sont abondamment libérés lors de leur dissolution, les carbonates
jouent un rôle important dans la structuration du sol et la stabilité de cette structure. La présence de
CaCO3 dans le sol a donc un effet bénéfique sur la porosité, la perméabilité, la résistance à la battance.
Propriétés défavorables. Le pH élevé (entre 7 et 8,5) a pour effet de déterminer une absorption
déficiente de certains oligo-éléments : manganèse (chlorose manganique), zinc, cuivre, bore, etc.
Lorsque le taux de calcaire actif est supérieur à 7% on observe également une absorption déficiente en
fer : c'est la chlorose ferrique. Le pouvoir chlorosant des sols carbonatés constitue donc un facteur
limitant dont il faut tenir compte lors de leur utilisation, notamment dans les domaines de
l'arboriculture et de la viticulture.
Lorsqu'ils précipitent, les carbonates secondaires peuvent, par occlusion partielle ou totale de
fragments organiques qu'ils mettent à l'abri de l'activité microbienne, déterminer une baisse très nette
des taux de minéralisation de l'azote et donc limiter sérieusement la disponibilité en cet élément.
1. 7- Les oxyhydroxydes.
Avec les minéraux argileux, les oxyhydroxydes (appelés anciennement sesquioxydes ou oxydes
hydratés) composent l’essentiel du complexe d’altération des sols. Ce sont des constituants
omniprésents dans les fractions fines du sol et notamment dans les argiles. Ils se rencontrent aussi
dans les limons et les sables.
A l’origine, les oxyhydroxydes proviennent de l’altération des minéraux primaires, essentiellement les
minéraux ferromagnésiens. Cependant ils peuvent être hérités directement d’une roche sédimentaire au
sein de laquelle ils ont été accumulés.
En règle générale, les sols ont tendance à s’enrichir en oxyhydroxydes (de fer, d’aluminium, du titane)
par rapport à la silice qui est souvent éliminée plus rapidement au cours du processus d’altération.
Bien entendu, la silice présente sous forme de quartz peut également représenter un élément résiduel.
Les oxyhydroxydes sont des solides qui résultent de la combinaison de différents cations métalliques
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(fer, aluminium, manganèse,... ) avec l’anion O2- et / ou l’anion OH-. Il s’agit donc d’oxydes
(uniquement O2-), d’hydroxydes (uniquement OH-) ou d’oxyhydroxydes (O2- et OH-), d’où le terme
général d’oxyhydroxydes. En outre, ces constituants ne comprennent qu’un seul cation de coordination
(Fe ou Al par exemples).
En pédologie, ces oxyhydroxydes sont regroupés sous le vocable d’éléments libres. On parlera donc
des « formes libres » du fer, de l’aluminium, etc. c’est à dire les constituants minéraux du sol qui
contiennent ces éléments mais sans qu’ils soient engagés dans un réseau cristallin d’un quelconque
minéral primaire ou secondaire.
Les oxyhydroxydes les plus abondants dans les sols sont à base de fer et d’aluminium. Il s’agit en effet
de deux cations qui s’hydrolysent aux valeurs de pH communes dans les sols si bien que lorsqu’ils
sont libérés dans la solution du sol à l’issue de l’altération des minéraux, ils évoluent spontanément
vers des formes hydroxylées insolubles, amorphes, qui peuvent évoluer progressivement vers l’état
cristallin. Ce processus est qualifié de vieillissement.
1. 7. 1- Oxyhydroxydes de fer.
Le fer est un élément abondant dans l’écorce terrestre. Il se rencontre dans la majorité des roches et
particulièrement dans les roches dites basiques (gabbros, basaltes, ...) c’est à dire pauvres en silice et
ferromagnésiens (biotite, pyroxènes, amphiboles et péridots). A l’origine, c’est l’altération de ces
minéraux qui fournit le fer contenu dans les sols sous forme d’oxyhydroxydes, encore que ces
derniers puissent être hérités en ligne droite des roches sédimentaires.
Le fer est donc présent dans tous les sols mais avec des proportions fort variables : entre 1% et plus de
80% de fer total (exprimé en Fe2O3). Du fait de l’insolubilité des oxyhydroxydes, la concentration en
fer des sols a tendance à s’accroître par accumulation relative au cours de la pédogenèse.
A l’échelle des grandes zones climatiques, les teneurs en fer dans les sols sont indépendantes des
roches mères et sont fonction du climat c’est à dire du degré d’altération des sols. C’est pourquoi dans
la zone intertropicale, les teneurs en fer des sols sont de 5 à 10 fois plus importantes qu’en zone
tempérée.
1. 7. 1. 2- Importance des oxydes de fer d’un point de vue morphologique.
Ce sont les oxyhydroxydes de fer qui déterminent très généralement la couleur des sols. Même à très
faibles concentrations, ils ont un fort pouvoir de pigmentation qui augmente en intensité lorsque leur
taille décroît. La couleur des sols est donc essentiellement déterminée par la nature, l’abondance et la
taille des oxyhydroxydes de fer (la matière organique et les carbonates interviennent aussi).
Ils interviennent dans la structuration de certains sols où ils peuvent être responsables de la formation
d’agrégats ou au contraire évoluer par induration vers des formes concrétionnées ou même, en région
tropicale, vers de véritables cuirasses ferrugineuses.
1. 7. 1. 3- Formes du fer dans les sols.
Les formes cristallisées sont représentées dans le sol par deux formes hydroxylées, la goethite et la
lépidocrocite, et par un oxyde, l’hématite.
La goethite (α-FeO.OH) est l’oxyhydroxyde de fer le plus commun dans les sols de toutes les régions
du globe. Il s’agit en effet d’une forme stable dans une large gamme de conditions édaphiques. Elle est
de couleur brun-rougeâtre à l’état hydraté. Il n’y a théoriquement pas de substitutions isomorphes,
donc pas de charges structurelles. Cependant, la goethite des sols présente fréquemment de 10 à 20 %
de substitutions Fe/Al (parfois Mn) déterminant un degré de cristallinité souvent imparfait.
La goethite se rencontre soit à l’état dispersé dans les sols soit associée à l’argile soit encore sous
forme de concrétions de taille et de degré d’induration très variables.
La lépidocrocite (γ-FeO.OH), plus rare, se rencontre particulièrement dans les sols hydromorphes où
elle se forme par oxydation brutale de Fe2+ .
L’hématite (α-Fe2O3) est très commune dans les sols des régions tropicales et subtropicales où elle est
souvent un produit de néoformation (processus de rubéfaction) Sa coloration est franchement rouge et
son effet de pigmentation est d’autant plus important que sa taille est plus petite; toutes choses égales
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par ailleurs, son pouvoir de coloration est plus important que celui de la goethite. L’équilibre
électrostatique est réalisé par l’occupation de deux sites octaédriques sur trois (structure octaédrique).
Il n’y a pas de charges structurelles.
Il existe aussi des formes amorphes ou paracristallines qui sont des oxyhydroxydes plus ou moins
hydratés et qui constituent des gels colloïdaux, notamment lors des premières étapes de la
cristallisation de la goethite ou de l’hématite. Ces formes sont fréquentes dans la plupart des sols et
peuvent même devenir assez abondantes dans certains types d’horizons (horizons d’accumulation des
podzols par exemple). Elles évoluent progressivement et plus ou moins rapidement selon les
conditions édaphiques vers des formes de mieux en mieux cristallisées. La formule générale peut
s’écrire Fe(OH)3.nH2O.
1. 7. 1. 4- Comportement géochimique du fer.
Le comportement géochimique du fer dans les sols est essentiellement régi par le pH et le potentiel
rédox (Eh) du milieu ambiant (fig. 6). Le pH détermine les domaines d’apparition des formes ioniques
ou hydroxylées insolubles. Le potentiel rédox détermine quant à lui le domaine d’existence des ions
ferriques (Fe3+) ou ferreux (Fe2+).
La présence de matière organique complexante est susceptible de modifier le comportement
géochimique du fer dans les sols et les eaux.
1. 7. 2- Oxyhydroxydes d’aluminium.
L’aluminium est, comme le fer, un des éléments fondamentaux des constituants du sol. Ses composés
sont toutefois très « discrets » puisqu’aucun ne présente les couleurs vives des oxyhydroxydes de fer.
Au point de vue géochimique, l’aluminium présente des différences majeures avec le fer :
- Contrairement à ce dernier, l’aluminium n’est pas sensible aux variations d’oxydo-réduction du
milieu.
- L’aluminium a une forte affinité pour la silice, à l’origine de nombreuses combinaisons
aluminosiliceuse(dont les multiples minéraux alumino-silicatés sont les témoins).
L’aluminium est présent dans les sols sous diverses formes, essentiellement sous forme combinée
(dans le réseau cristallin des minéraux) et sous forme de d’oxyhydroxydes. En outre, dans les sols
acides dont le pH-eau < 5, l’aluminium peut se rencontrer sous forme cationique (Al3+) : il s’agit de
l’aluminium dit « échangeable ».
1. 8- Sulfates et chlorures.
Il s’agit de sels solubles (particulièrement les chlorures), en sorte qu’ils se rencontrent surtout dans les
sols des régions semi-arides ou arides. En absence de lessivage, les remontés capillaires engendrent
des efflorescentces salines (cristallisation des sels) à la surface des sols halomorphes.
Les sels les plus fréquents sont la halite (NaCl), déterminant des efflorescences blanches des sols de
type Solontchaks (salins blancs), le sulfate de sodium (Na2SO4) et le gypse (CaSO42H2O), ce dernier
pouvant s’accumuler de façon notable dans les sols des régions arides (fréquemment sous un horizon
d’accumulation de CaCO3).
2- La matière organique.
Il s'agit de résidus d'êtres vivants animaux et végétaux. Cette matière organique joue un rôle très
important dans la dynamique du sol. Les restes d'animaux se décomposent rapidement après la mort.
Seule la matière végétale donne naissance à des composés à évolution complexe que l'on appelle
humus.
La vitesse de transformation varie de moins d'un an (feuille de hêtre en milieu neutre) à dix ans et plus
(aiguille de pin en milieu acide). Les animaux facilitent cette transformation mécanique des débris et
par prédigestion et dissémination de leurs boulettes fécales (petits arthropodes).
Les matières organiques du sol peuvent être sommairement réunies en quartes groupes de substances ;
a- Les végétaux et animaux vivants. Ils sont sur le sol et dans le sol, représentent plusieurs
tonnes à l'hectare et influent directement sur les propriétés du sol.
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b- Les débris végétaux et animaux organisés, ou " matières organiques fraîches ". Ils
retournent au sol et ont sensiblement la même composition que les tissus vivants dont ils proviennent :
des substances hydrocarbonées (sucres solubles, amidon, cellulose, lignine, résine,...), des matières
azotées (surtout sous forme de protéines) et des sels minéraux libres (de calcium, magnésium,
potassium,...). Toutes ces substances sont des corps complexes formées de très grosses molécules.
Cependant, elles diffèrent par leur vitesse de décomposition.
Certaines, faciles à décomposer, serviront surtout d'aliments énergétiques et plastiques aux bactéries,
et disparaîtrons très vit, avec production importante de CO2 et d'eau, d'énergie et de corps microbiens
(sucres, amidons, cellulose, ..).
D'autres au contraire seront attaquées plus lentement et moins complètement laissant d'importants
résidus : il s'agit de la lignine, des matières grasses, des résines, des tanins...
c- Les produits transitoires. Ce sont les maillons de cette chaîne de transformations partant
des matières organiques fraîches et aboutissent, pour la plupart, à des substances minérales simples
(gaz carbonique, phosphates, carbonates.. de Ca, de Mg, de Na...).
La première étape de la décomposition des matières organiques jeunes comprend deux phases :
Une phase de prolifération microbienne à partir de substances faciles à décomposer ce qui entraîne la
libération de CO2, H2O et de l'énergie.
Une phase de décroissance microbienne et de libération de substances nutritives organiques et
minérales. Ces substances, utilisables par les plantes, sont pour la plupart immédiatement fixées par
les forces de liaison de l'argile et de l'humus, ou servent à la synthèse de l'humus.
Les produits transitoires constituent la fraction jeune des matières organiques ou " humus jeune ". Or
certains de ces produits au lieu de se minéraliser complètement vont stopper leur évolution. Leur
molécules, au lieu de se décomposer, vont se regrouper, se condenser, se " polymériser " pour aboutir
à des substances nouvelles à très grosses molécules qualifiées d'acides humiques. C'est la deuxième
étape de l'évolution des matières organiques dans le sol : l'humification.
d- Les acides humiques ou " humus stable ". Ils sont donc synthétisés au cours de
l'humification. Les matières premières de la synthèse de l'humus sont : des résidus de lignine et de
cellulose oxydées, des matières azotées (protéines, acides aminés, ...) et des sels minéraux.
2. 1- L'humus, colloïde organique.
L'analyse de l'humus permet d'en extraire plusieurs constituants. Par simple différence de densité on
sépare la matière organique libre de la matière organique liée aux éléments minéraux, argiles, limons
et sables.
Un réactif alcalin (soude ou pyrophosphate de soude) permet, en dispersant les colloïdes, de mettre en
solution l'humus (fig. 7). La fraction ainsi solubilisée comprend plusieurs sortes d'acides humiques.
Mais une fraction reste insoluble : on l'appelle l'humine.
La fraction soluble dans le réactif alcalin est alors traitée par un acide fort (HCl ou H2SO4) : une
fraction est précipitée, il s'agit des acides humiques proprement dit, colorés en brun-noir. L'autre
fraction reste soluble ; se sont les acides fulviques de couleur brun-rougeâtre.
1- Les acides humiques gris. Ils forment l'humus le plus stable. Ils proviennent de synthèse
microbiennes actives en sol riche en calcium et à partir de végétaux cellulosiques. Ces acides sont
formés de grosses molécules, riches en azote et très facilement floculés par le calcium. Ils s'unissent à
l'argile en un complexe argilo-humique très stable. C'est le type d'humus qui domine en sol
2- Les acides humiques bruns. Ils forment un humus moins durable. Formés en sol
légèrement acide, où l'activité microbienne est moins intense et à partir de végétaux plus ligneux, ils
proviennent d'une modification des molécules de lignine par oxydation, polymérisation et fixation
d'azote, que de synthèse microbienne. Il s'agit donc plus d'un humus résiduel que d'un humus de
synthèse.
Plus pauvres en azote que les acides humiques gris, ils sont constitués de plus petites molécules, moins
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polymérisés, plus difficiles à floculer par le calcium et forment avec l'argile un complexe moins stable
: cet humus, plus rapidement minéralisé, disparaît plus vite du sol.
3- Les acides fulviques. Ce sont des produits humiques imparfaits. Ils se forment en milieu
très acide et mal aéré, où l'activité microbienne très réduite fait place à celle des champignons qui est
beaucoup moins efficace. Les champignons oxydent incomplètement la lignine et la décomposent en
petites molécules incapables de se polymériser. Ces substances sont pauvres en azote, non floculables,
incapables de s'associer avec l'argile et sont généralement solubles et de ce fait sont lessivables.
Cependant, elle entraînent la dispersion de l'argile, par fois même sa destruction préparant sa migration
en profondeur (c'est le phénomène de " la podzolisation ").
2. 2- L'humine.
C'est un produit complexe et hétérogène. Elle est très différente de la matière organique fraîche. Elle
est insoluble dans les réactifs d'extraction. Elle fait partie de la matière organique liée. On distingue :
- Des composés résultant d'une évolution rapide de la matière organique : C'est de la lignine à peine
transformée dans un milieu biologique actif (sol calcaire).
- des composés très polymérisés résultant d'une évolution lente et liée aux matières minérales (horizon
Bh des podzols - Chernozems).
2. 3- Le résidu.
Le résidu, ou débris organiques, de la fraction non liée est l'ensemble des éléments dont on peu encore
déterminer la structure de tissus organisés. Ils sont très légers et flottent sur les solutions.
On distingue encore parfois les acides hymato-mélaniques. Ils correspondent à la fraction des acides
humiques solubles dans l'alcool et dont les molécules sont assez petites.
2. 4- Les éléments chimique associés à la matière organique.
Il s'agit surtout de l'azote, du phosphore et du soufre. On ne peu les doser que par des méthodes
chimiques.
L'azote est de loin le plus important. La matière organique en est la source principale dans le sol.
Cependant, si le sol est enrichi par l'azote (engrais par exemple) et si les condition physico-chimiques
sont favorables, il y aura prolifération de la population microbienne et réorganisation de cet azote sous
forme organique. De multiples équilibres biologiques sont en jeu, mais il y' a finalement un certain état
de stabilité qui s'instaure, de sorte que la proportion de l'azote dans la matière organique globale du sol
a une signification. Cela est particulièrement vrai dans les sols qui ne sont pas cultivés de façon
intensive.
La proportion du phosphore et du soufre dans la matière organique du sol est de l'ordre de 1 % : C/P et
C/S sont de l'ordre de 100 en conditions normales.
2. 5- Les complexes.
Certains constituants du sol portent le nom de " complexe " car ils s'agit de substances difficiles à
définir.
2. 5. 1- Complexes chimiques.
Les oxydes, les produits organiques et les ions du sol sont parfois liés sous forme de complexes
chimiques généralement plus solubles ou pseudosolubles que certains éléments qui les constituent.
Ceux-ci peuvent alors facilement migrer dans le sol tant que le complexe n'est pas détruit. Si au
contraire celui-ci arrive, après migration, dans une zone ou les conditions physico-chimiques font qu'il
n'est plus stable, il est détruit et ces éléments reprennent leur indépendance chimique. L'élément qui a
migré grâce à la formation du complexe est alors fixer sous forme insoluble. Par exemple le fer, même
à l'état ferreux n'est pas soluble dans les conditions ordinaires du sol. Il migre grâce à la formation de
complexes organique et il est reprécipité par oxydation en fer ferrique. L'or peut lui-même être
complexé par la matière organique et migrer dans le sol.
Les complexes les plus importants en pédologie sont ceux que la fraction soluble de la matière
organique libre (acides fulviques) peuvent former avec les cations Fe2+, Fe3+, Mn2+ et Mn4+. Sous
forme d'ions échangeables, ces ions n'existent dans le sol qu'à des pH bien défini : 6,5 pour Fe2+, 5
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Cours pédologie 2éme LMD
pour Al3+ et 2,5 pour Fe3+. A des pH plus élevés, ils sont sous forme d'hydroxydes insolubles. S'il y a
migration de ces éléments à des pH supérieurs au seuil critique, c'est que des composés complexants
ont pu les soustraire momentanément aux lois qui régissent leur état.
2. 5. 2- Complexes absorbants.
L'argile, l'humus et certains composés amorphes ont la propriété de retenir à leur périphérie des ions
qui peuvent être échangés avec d'autres ions de la solution du sol. Ce dernier à le pouvoir, par
l'intermédiaire de substances, d'échanger des ions qu'il absorbe. Sur certaines des surfaces de ses
constituants, on dit qu'il a une capacité d'échange et qu'elle est due à un complexe absorbant. Celui-ci a
donc la capacité de fixer des ions échangeables.
Les pourcentages des cations du complexe absorbant influent énormément sur les propriétés physiques
et chimiques du sol. Le potassium et l'ammonium, malgré leur importance dans la nutrition des
plantes, s'y trouvent toujours en faible quantité.
Les meilleurs conditions de croissance des plantes cultivées sont réalisées lorsque le complexe
absorbant est saturé par des cations alcalino-terreux, surtout le calcium. Le pH du sol est alors voisin
de la neutralité. Le calcium assure une liaison très tenace entre les particules argileuses et l'humus et la
structure est favorable.
Les plantes se nourrissent en échangeant les cations dont elles ont besoin (K+, Ca++ et Mg++) contre
des ions H+ quelles puisent dans l'eau.
2. 5. 3- Le complexe argilo-humique.
Comme son nom l'indique, il s'agit de l'association de composés organiques avec les constituants
argileux de la fraction minérale du sol.
De nombreuses études ont montré que la majeure partie de la matière organique humifiée est liée à la
fraction argileuse du sol. Fréquemment 50 à 80 % de cette matière organique est adsorbée sur les
argiles. Il est toute fois difficile de savoir avec précision qu'elle est la surface des particules argileuses
qui est couverte par les composés humiques. Quant à la nature des liaisons, plusieurs mécanismes ont
été évoqués : attraction électrostatique, liaison par ponts hydrogène, adsorption physique, complexes
de coordination.
Il est probable que ces différents types de liaisons jouent simultanément et son fonction de la nature
des composés organiques et minéraux. Lorsqu'il y a un nombre suffisant de points de contact entre
composé organique et argile, il devient virtuellement impossible de séparer les deux constituants.
Il est clair que la formation de tel complexes a pour effet de favoriser la structuration du sol par
augmentation de la cohésion inter-agrégats. La stabilité de ces agrégat est mesurée par des tests de
stabilité texturale.
2. 6- Intérêt agronomique de la matière organique du sol.
En matière agricole, il convient de faire la distinction entre la matière organique fraîche et celle
humifiée. C'est cette dernière qui joue un rôle important dans la fertilité des sols par l'évolution
biochimique qu'elle y subit et par les propriétés physico-chimiques qui en découlent.
- La matière organique joue un rôle nutritionnel en fournissant des éléments nutritifs par
l'intermédiaire des processus de minéralisation (notamment l'azote, le phosphore et le soufre).
- Elle a aussi un effet favorable sur les propriétés physico-chimiques du sol, effet d'autant plus marqué
que l'humification de la matière organique est plus poussée :
- Elle régularise l'humidité de tous les type de sol : en favorisant l'évacuation de l'eau en excès des sols
argileux. En augmentant la capacité de rétention en eau des sols sableux.
- Elle améliore les qualités chimiques du sol. Par sa réaction acide, ses propriétés colloïdales et sa
minéralisation continuelle, l'humus agit sur les caractéristiques chimiques du sol et sur la nutrition des
plantes.
- Elle augmente l'activité microbienne : la matière organique constitue, en effet, une source
énergétique pour les micro-organismes.
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Cours pédologie 2éme LMD
Chapitre II Organisation morphologique des sols
1-Introduction
Le matériel brunâtre sur lequel on marche et qui salit nos chaussures, n’est que la partie
superficielle du sol.il est superbement composé de débris de roches de grains de sable et d’argile
,de morceaux de plantes et d’animaux morts. Entre ces éléments, il ya plus ou moins d’espace
ou circulent l’air et l’eau et ou vivent une multitude d’etre vivants, tous ça fait partie du sol.De
quoi formé un sol?
2-Définition
Le sol est composé du plusieurs couches, dont on trouve une couche superficielle se nomme
litiére,c’est l’accumulation des débris végétaux
L’humus est la couche sous la litière
Sous l’humus , c’est le sol proprement dit. C’est là que sebtrouvent généralement les racine des
arbres.
Le sol est généralement enrichi par les éléments minéraux provenant de l’humus . Cette couche
possède différents horizon qui servent à nommer le type de sol. Enfin , la dernière couche se
nomme la roche mère.
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Cours pédologie 2éme LMD
3-Les organisations élémentaires:
Sous le terrain, on peut distinguer plusieurs niveaux d’organisation, ce sont des volumes
pédologiques qui assemblent les constituants (particules élémentaires), ces organisations sont
partiellement visibles a l’œil nu (Ex: les agrégats, les couleurs, les vides, traces d’activité
biologique..etc.) , et partiellement a l’aide de microscope. A partir de là, un sol va avoir
différentes caractéristiques que l'on peut déterminer en effectuant des analyses physico-
chimiques.
3-2.Structure : façon dont ses constituants sont agencés les uns par rapport aux autres. Dans un
sol brun, on a des agrégats de sable et de complexe argilo-humique qui peuvent être agencés de
façon plus ou moins fragmentée.
3-3.Porosité : volume total des espaces laissés libres entre les agrégats ou les particules solides.
Elle conditionne la circulation de l'eau, des gaz et de certains animaux dans
4- L’horizon pédologique:
Ce sont des volumes pédologiques plus ou moins parallèles a la surface du terrain. Chaque
horizon se décrit en termes d’un ou plusieurs types d’assemblages et de leurs relations.
L’horizon est généralement considéré comme l’unité de base de la caractérisation locale de la
couverture pédologique. Les couches du sol constituent différents horizons. Ils se différencient
au cours de l’évolution du sol et témoignent de son histoire, Il existe trois types d’horizon :
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Cours pédologie 2éme LMD
Le profils de sol est l’ensemble des horizons d’un sol donné; chaque horizon étant une couche
repérable et distincte de ce sol. Ces horizons sont d’autant plus distinct que le sol est évolué. En
effet, la formation et l’évolution des horizons sous l’influence des facteurs écologiques
conduisent à la différenciation de couches de natures différentes.
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6 - Structure
Elle désigne le mode d’assemblage des particules qui composent un sol. Elle s’observe et se
décrit à deux niveaux : structure proprement dite, à l’échelle macroscopique et microstructure ou
micromorphologie à l’échelle microscopique. La structure détermine la répartition dans l’espace
de la matière solide et des vides. Cette répartition conditionne l’ensemble des propriétés
physiques fondamentales du sol : aération, respiration des racines, rétention d’eau, etc...
6.1- Origine des structures.
Elles résultent de processus de nature variés, biologique, chimique et enfin, physique et
mécanique. La dominance de tel ou tel processus est à l’origine des divers types de structures.
Le rôle des ciments floculés est considérable. Il s’agit des éléments fins ou colloïdaux formant
des ponts ou des revêtements autour des particules minérales plus grossières et les liants entre
elles plus ou moins intimement.
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Cours pédologie 2éme LMD
Ces deux aspects dépendent tous, directement ou indirectement, de la porosité du sol et des type
de porosité qui y sont développés.
7. 2- Les états de l'eau du sol.
7. 2. 1- Eau de gravité.
C'est l'eau occupant momentanément ou de façon plus ou moins permanente (eau de saturation)
les pores les plus grossiers du sol, ou la macroporosité. Cette eau est soumise à la pesanteur et
n'est donc pas retenue par le sol après ressuyage. C'est cette eau de gravité qui assure
l'entraînement des substances dissoutes ou en suspension. Elle contribue donc à la
différenciation des profils. On fait d'habitude la différenciation entre l'eau de gravité à
écoulement rapide et celle à écoulement lent.
7. 2. 2- Eau capillaire.
On distingue l'eau capillaire absorbable qui correspond à l'eau contenue dans la microporosité
de 0,2 à8 μm (pores de réserve), et l'eau capillaire non absorbable ou eau liée, correspondant à la
porosité très fine < 0,2 μm (pores résiduels).
L'eau capillaire absorbable est donc l'eau retenue par le sol après ressuyage : elle est utilisable
par les végétaux. C'est en outre la phase liquide qui compose la " solution du sol ", c'est à dire le
réservoir des substances dissoutes et le milieu d'altération des minéraux.
7. 2. 3 - Eau hygroscopique.
C'est l'eau adsorbée par le sol au dépens de l'humidité atmosphérique. Il s'agit donc d'une mince
pellicule d'eau entourant les particules minérales et organiques. Très énergiquement retenue, elle
n'est susceptible d'aucun mouvement et n'est pas absorbable par les végétaux.
Les sols retiennent leur eau avec une énergie variable qui est fonction de leur texture ou de leur
contenu en matière organique. Il est donc possible de mesurer les forces de rétention de l'eau du
sol.
On aboutit ainsi à la notion de potentiel capillaire ou matriciel Ψ, définit en 1907 par
Bruckingham. En 1935, Schoffield a proposé d'utiliser la notion de pF, c'est à dire l'expression
logarithmique du potentiel capillaire : pF = log10 Ψ
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Cours pédologie 2éme LMD
7. 3- Les mouvements de l'eau du sol.
Ils sont de trois types ; mouvements descendants (action de la pesanteur sur l'eau de gravité),
mouvements ascendants (capillarité) et mouvements latéraux (circulation oblique de l'eau
gravitaire).
7. 3. 1- Mouvements descendants et latéraux.
Ils correspondent aux processus d’infiltration des eaux dans les sols et les formations
superficielles. Cette infiltration est liée à la perméabilité du substratum et est exprimée par la
vitesse d’infiltration de l’eau gravitaire. La perméabilité d’un sol est d’autant plus élevée que la
porosité non capillaire (macroporosité) est importante. D’où l’influence prépondérante à cet
égard de la texture du sol mais aussi sa structure et de sa stabilité.
Si la perméabilité du sol est élevée, son ressuyage est rapide. A l’opposé, si cette perméabilité
est faible, particulièrement dans les horizons profonds, le drainage du profil devient déficient et
il se forme une nappe dite perchée, par engorgement plus ou moins prolongé des horizons de
surface. Cet excès d’eau, même temporaire, est à l’origine de processus d’hydromorphie qui
influencent fortement la pédogenèse (milieu réducteur, anaéorobiose, accumulation de matière
organique mal décomposée, dynamique particulière de fer, etc.).
La circulation latérale des nappes est liée à une topographie de versant. Les pédologues utilisent
parfois le terme de « lessivage oblique » pour désigner les mouvements latéraux des nappes.
Cette circulation latérale des eaux d’infiltration joue un rôle important dans la formation de
certains sols à horizons profonds indurés (cuirasses ferrugineuses tropicales, sols isohumiques à
croûtes calcaires, etc.).
7. 3. 2- Mouvements verticaux ascendants
Ils s’effectuent par remontées capillaires lorsque l’évaporation est suffisante pour déclencher le
mouvement ascendant de la solution du sol. Ce mouvement peut être entretenu par la présence
d’une nappe phréatique peu profonde.
La décroissance de la teneur en eau dans les horizons de surface a pour effet d’augmenter le pF,
d’où un appel par succion de l’eau des zones sous-jacentes à pF plus bas.
7.3.3- Rétention de l’eau Les forces de rétention sont principalement dues à la Matrice solide (
force d’adsorbtion et forces capillaires).L’énergie correspondante est le potentiel matriciel Pm.
Ce dernier dépend de la teneur en eau , selon une relation appelée (caractéristique
d’hydratation).Il est nul dans un milieu saturé en eau égal à -3 104 Pa à la capacité de rétention
au champ et -15 105 Pa au flétrissement permanent des plantes .La rétention est aussi due à
l’hydratation des solutés quand la solution du sol est suffisamment concentrée.
Le potentiel matriciel et le potentiel gravitaire. Le transport de l’eau a toujours lieu dans le sens
des potentiels totaux décroissants. La densité de flux est donnée par la loi de Darcy en milieu
saturés en eau et par la loi Darcy-Buckingham en milieu non saturés en eau.
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biologiques). Elle est plus grande dans les sols sableux que dans les sol argileux.En milieux non
saturés en eau , elle dépend de la teneur en eau, mais aussi de la texture et de la structure
Le sol est soumis à différents régimes hydrodynamiques selon les conditions climatiques ,
ruissèlement, drainage, infiltration, redistribution et desséchement.
L’eau est le principal vecteur du transport des solutés et des particules en suspension .Le
transport des solutés est le principal processus du transport des espèces chimiques dans le sol.
Les transports préférentiels sont dus à la présence de macrospores qui permettent un transport
par convection, en général très rapide, pouvant entrainer les solutés en profondeur vers les eaux
souterraines.
8- Propriétés thermiques:
Ce sont les mêmes que ceux de l’air. Cependant, les fermentations biologiques de la matière
organique et la respiration des racines produisent beaucoup de dioxyde de carbone et la pression
partielle de ce gaz augmente (3 % au lieu des 3 /10 0000 de l’atmosphère normale). Ce
phénomène prend de l’importance dans les sols calcaires, car de nombreux équilibres chimiques
sont alors déplacés.
Dans les sols engorgés par l’eau et dans les sols gonflants, les gaz sont chassés du sol.
L’oxygène peut alors faire défaut si des fermentations ont lieu ou si les racines consomment de
l’oxygène : le sol devient asphyxiant pour les plantes et réducteur (le fer migre alors très
facilement).L’oxygène et le dioxyde de carbone sont donc les gaz qui jouent un rôle important
dans les sols. Ils existent soit à l’état libre au sein de l’atmosphère du sol, soit à l’état dissous
dans les solutions du sol. Des échanges ayant lieu constamment entre l’atmosphère terrestre,
l’atmosphère du sol et les solutions du sol.
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9-Les couleurs du sol:
La couleur est un critère variable avec l’état d’humidité du sol. On la décrit classiquement à
l’état humide ; un sol sec sera au préalable ré humidifié. Les couleurs sont relevées de
préférence à l’ombre, ou avec le soleil dans le dos. On donne la ou les teinte(s) générale(s) de
l’horizon ainsi que celle d’éventuelles taches.
Voyons à travers quelques exemples, ce que nous indiquent les couleurs du sol :
9.1-Noir
La couleur gris-noire est généralement associée à la présence de matières organiques dans le
sol. On observe très souvent un gradient décroissant des teneurs en matières organiques le long
des profils de sol en lien avec les apports de qui s’effectuent à la surface du sol (fumier, lisier,
feuilles mortes, etc.). Dans des conditions bien spécifiques, on peut également observer, en
profondeur, des horizons très riches en matière organique. C’est le cas des sols tourbeux dans
lesquels la saturation permanente en eau du sol entraine une accumulation de matière organique.
9.2-Blanc
Elle est caractéristique d’une accumulation de sels dans le sol et est utile pour détecter des sols
carbonatés ou salés.
9.4-Couleurs pales
Elles traduisent des phénomènes d’appauvrissement du sol en certains éléments
colorants tels que le fer ou les argiles. En effet, nous avons vu que sous forme réduite le fer
devient mobile. Il peut alors migrer dans le profil et s’accumuler à un autre endroit (transport
vertical, latéral). Des phénomènes de migration d’argile associée au fer peuvent également se
produire, depuis des horizons « éluviaux », qui s’appauvrissent, vers des horizons « illuviaux »,
d’accumulation. Ce processus est appelé lessivage.
Des couleurs pâles s’observent également dans des sols qui se développent sur une roche pauvre
en fer (ex. : des argiles blanches).
Les sols présentent donc une grande diversité de couleurs dont l’étude nous permet de formuler
des hypothèses sur leur composition et leur fonctionnement. Certaines sont héritées de la roche
mère (par exemple, le calcaire peut colorer le sol en blanc), d’autres résultent de mécanismes
complexes qui se déroulent au cours de la vie du sol.
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Minéraux
Terre fine du sol : Matière organiques fraiche Eau du sol éléments Constituants del’air :
et morte : dissous :
Argile , limon fin , limon O2 , N2, CO2
grosssier,sable fin , sable Constituants des tissus des *Substances organiques
grossier végétaux Gaz issus de l’activité des
Sucre, acides organique… animaux du sol des
*cellulose processus de
*ions dans l’eau du sol
décomposition :
*hémicellulose
Ca++,Mg++, K+,Na+,NO- 3
CO2,H2 , CH4
*tanin ……. ,PO4-3
*déjection animales et
animaux morts
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Chapitre III
Les propriétés chimiques et biologiques du sol
Introduction
Ils sont un ensemble de caractéristiques, en fonction de phénomènes chimiques ou physico-
chimiques, en relation étroite avec la climat et surtout les organismes vivants, qui se combinent
pour définir l'un des aspects de la fertilité d'un sol, affectant la virtualité productive des plantes
cultivées.
Le sol est un complexe chimique dans le système qui comprend également réactions redox; en
d'autres termes, en fonction de certains facteurs environnementaux, le sol se comporte comme un
agent oxydant ou agent réducteur contre certaines espèces chimiques. La biologie du sol
représente en masse 0,25% de la masse du sol ; ceci est assez faible en part, mais représente tout
de même environ 4,5t/ha. Ainsi, il peut y avoir des milliards de protozoaires (animaux
unicellulaires) et de bactéries, des dizaines de millions de nématodes et des centaines de milliers
d’acariens dans un mètre carré de couche arable. Certains sont des consommateurs primaires ,
d'autres des prédateurs, et enfin certains autres des décomposeurs.
Le contenu calcaire est une propriété chimique qui a une influence significative sur les
différentes propriétés physiques et chimiques des sols soumis à l'alcalinité constitutionnelle. Ce
calcaire dans le sol provient généralement de la désintégration des minéraux présents dans les
roches carbonatées (calcite, aragonite, dolomie) Ou par le dépôt résultant contribution naturelle
ou artificielle des eaux carbonate. Il contribue effectivement à déterminer les propriétés
chimiques des sols.
2 l’acidité
3 le potentiel rédox.
Par ses propriétés d’échange un sol est capable soit de prélever des ions aux solutions qui sont
à son contact, soit de leur en fournir. Le complexe absorbant est donc l’ensemble des colloïdes
(composés humiques et argiles minéralogiques), doté de charges négatives susceptibles de
retenir les cations sous forme échangeable, c’est à dire pouvant être remplacés par d’autres
cations, dans certaines conditions précises.
II-2. Le pH du sol
Les sols présentent une gamme très large de pH.
Le pH du sol donne une indication sur l’activité des protons dans un système sol- eau ou sol-
solution saline (Kcl par exemple), compte tenu de toutes les réserves que peut comporter une
telle détermination, réalisée généralement sur une suspension de sol et non sur une solution
vraie.
II-3.L’importance du pH
(argilo-humique)
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L’un des paramètres les plus utilisés pour rendre compt des propriétés oxydantes ou réductrices
du milieu sol est le potentiel d’oxydo-réduction. Ce dernier est l’expression en millivolts du
potentiel éléctrique qui résulte du transport d’éléctrons d’un donneur d’éléctrons vers un
accepteur d’éléctrons. Les réactions d’oxydation et de réduction se traduisent, en effet, par des
échanges d’électrons. Une oxydation est une incorporation d’oxygène, ou une libération
d’électrons. Une réduction est une perte d’oxygène ou une incorporation d’électrons. Exemple
Forme réduite Forme oxydée Exemple
l'assimilation: les êtres vivants ingèrent, digèrent la matière organique et l'assimilent en matière
organique vivante
La sécrétion : les êtres vivants sécrètent des molécules organiques dans le sol ; citons en
particulier les polysaccharides pour leur effet d'agrégation des particules du sol.
La minéralisation : une partie de la matière organique est minéralisée, sous forme d'ions
minéraux, solubles, qui sont assimilables par les végétaux.
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Appelée aussi micro- organismes ou microflore, représente quelques tonnes par hectare. Elle est
formée de bactéries et d’actinomycètes (groupe des eubactéries ramifiées, proches des
champignons). On trouve également des algues et des cyanophycées (algues photosynthétiques)
dont certaines peuvent fixer l’azote de l’air. Toutes ces espèces sont présentes dans les sols.
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III-2.Biomasse végétale
Le système racinaire des plantes est un constituant important des organismes vivant dans le sol.
Il comprend plusieurs parties, caractérisées par le diamètre et le niveau de ramification. La
longueur et la forme des racines dépendent de facteurs génétiques des plantes et des contraintes
du milieu. Ce sont les racines les plus petites, ou radicelles, qui permettent la nutrition des
plantes. Elles absorbent l’eau et les éléments minéraux, elles sécrètent des substances organiques
plus ou moins complexes.
III-3.Biomasse animal
Egalement nommée faune du sol, la biomasse animale peut être divisée en quatre catégories
selon la taille des organismes : micro-, méso-, macro- et mégafaune. Les effets de la faune du sol
sont mécaniques : macro-brassage, micro- brassage, formation de galeries, fragmentation de la
matière organique fraîche, mélange intime entre la matière organique et les minéraux du sol,
formation d’agrégats. Ces activités sont indispensables au développement des qualités
agronomiques d’un sol.
Les bactéries jouent un rôle dans toutes les transformations de la matière organique, dont la
minéralisation. Elles synthétisent des polysaccharides très résistants à la dégradation qui forment
une part importante de la matière organique humifiée (l’humus).
Dans le cas des autres éléments, tels que le phosphore (P), l'intervention microbienne est
beaucoup plus discrète, les transformations microbiennes peuvent contribuer à l'enrichir ou à
l'appauvrir.
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Les bactéries jouent un rôle dans toutes les transformations de la matière organique, dont la
minéralisation. Elles synthétisent des polysaccharides très résistants à la dégradation qui forment
une part importante de la matière organique humifiée (l’humus).
Dans le cas des autres éléments, tels que le phosphore (P), l'intervention microbienne est
beaucoup plus discrète, les transformations microbiennes peuvent contribuer à l'enrichir ou à
l'appauvrir.
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IV-1.Effet de la rhizosphère
Définition: La rhizosphère est la région du sol située sous les racines des plantes et soumise à
leur influence directe. 10% à 40% des composés photosynthétisés (à partir du CO2 et de l’eau)
par les plantes sont relargués dans la rhizosphère, soit sous forme de substances libérées
directement par les racines (acides organiques, sucres) : c’est l’exsudation racinaire, soit sous
forme de tissus végétaux détachés de la plante par frottements mécaniques. Cette « rhizo-
déposition » est favorable à la multiplication des micro-organismes (bactéries, champignons
microscopiques).
Les effets: La rhizosphère a un effet protecteur sur le sol, comme elle est aussi l'habitat de
nombreux micro-organismes, et d'invertébrés tels que les vers de terre. Elle joue un rôle
important dans la résistance des sols à l'érosion, au gel, aux incendies, aux inondations, etc.
C'est dans la rhizosphère que par le biais des racines, le végétal s'ancre dans le sol, y puise les
ressources minérales (cations, anions) et l'eau qu'il utilise pour sa croissance et sa régulation
thermique par le processus d'évapotranspiration.
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Chapitre IV
Les principaux types de sols
Nous allons étudier quelques profils regroupés en fonction de leur affinités morpho- analytiques
et aussi géographiques.
1- Sols peu évolués
Le caractère commun de cette classe, à profil AC, est le faible degré d'altération. La matière
organique est peu abondante, le profil reste peu coloré (peu de fer libre), il ne se forme pas de
complexe organominéraux permettant l'élaboration d'une structure et caractérisant une
pédogenèse déterminée. Cette classification est hétérogène sur le plan écologique, car elle
regroupe soit des profils jeunes, de climat humide, soit des sols dont l'évolution est empêchée
par un facteur climatique.
1. 1- sols désertiques et subdésertiques
Ils sont pratiquement dépourvus de matière organique. si l'altération chimique est inexistante,
la désagrégation mécanique liée aux fortes variations de température diurnes, peut être très
importante.
En raison de l'absence de structures, les particules sont entraînées et triées par le vent, donnant
naissance soit à des reg (structure caillouteuse), soit à des erg (structure sableuse) soit à des
takyr (argiles à fentes polygonales).
En lisières des déserts, lors des rares pluies, des cycles de végétation très courts, qui forment
une petite quantité
1. 2- Sols peu évolués sur matériaux récents.
Il s’agit de stades initiaux, concernant les sols de climats plus humides ou plus chauds, dont
l’évolution vers un sol brun ou podzolique est empêchée par les phénomènes d’érosion ou
d’apport.
1. 2. 1- Sols d’érosion.
Il s’agit de sols pauvres en matière organique, caractéristiques des pentes où le
rajeunissement par l’érosion intervient de façon intense. La roche mère apparaît
immédiatement en dessous. On se trouve en présence d’un lithosol sur roche dure, ou d’un
régosol sur roche tendre.
1. 2. 2. Sols d’apport.
Il s’agit des sols alluviaux et colluviaux. Les sols alluviaux constituent les dépôts récents des
vallées où ils occupent le lit majeur, très souvent inondé, des rivières. Ils sont caractérisés par
une nappe phréatique soumise à de fortes oscillations saisonnières. Les sols colluviaux
caractérisent les bas des pentes et sont constitués d’un matériel d’apport provenant des hauts
de pentes ; ils sont le plus souvent dépourvus de nappe.
Les deux groupes présentent des caractères en commun : absence de structure, texture
hétérogène, grande porosité, bonne aération superficielle et absence de différenciation du
profil.
En dehors de leurs propriétés physiques et de leur régime hydrique très spécial, ces deux
groupes offrent souvent l’exemple d’une évolution particulière du profil, concernant soit la
composante organique (humification, soit la composante minérale (altération), soit même les
deux à la fois : d’où l’existence de nombreux intergrades faisant transition vers d’autres
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classes : sols calcimagnésiques, brunifiés, hydromorphes, vertiques, isohumiques .
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2. 1. 1- Ranker
Les rankers proprement dit sont des sols comportant un seul horizon de matière organique
peu transformée reposant sur une dalle de roche dure.
2. 1. 2- Andosol
Le profil est d’apparence AC, mais à la différence des rankers, un horizon (B) peu épais,
coloré par le fer, peut se former dans certains types de roches consolidée .
2. 2- Sols calcimagnésiques
Ce sont des sols « carbonatés » dont les principales propriétés sont dus à la présence du
calcaire actif.Ce sont donc des sols qui restent saturés en Ca2+ et / ou Mg2
2. 3- Sols brunifiés
La brunification est un processus de pédogenèse de type « climatique », qui caractérise les
régions à climat tempéré atlantique ou semi-continentale dont la végétation naturelle est une
forêt feuillue ou une forêt mixte résineux-feuillus, dans la basse montagne. L’humus est un
mull modérément acide.
2. 4- Sols podzolisés
Le podzol ou « sol cendreux » à été défini à la fin du siècle dernier par l’école russe de
Dokuchaev, comme un sol « zonal » caractéristique de la zone boréale de la taïga (forêt
résineuse). Le profil est caractérisé par la succession de trois horizons très contrastés par la
couleur, leur morphologie et leur propriétés .
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5 . 2- Sols salsodiques
La formation de ces sols est en relation étroite avec la présence de l’ion Na+ sous l’une ou
l’autre de ses formes. Elle nécessite donc la réalisation de deux conditions : 1. une condition
de station (existence d’une source locale de sodium) 2. une condition climatique permettant la
conservation de l’ion Na+ dans le profil.
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7- Classification des sols
Il existe plusieurs type de classification des sols : les classifications hiérarchisées, les
référentiels et la classification référentiel FAO-UNESCO. La plupart utilisent, comme notion de
base, celle du profil composé d'une succession d'horizons. Il importe donc de définir et de
désigner ces horizons.
On utilise les trois lettres majuscules A, B et C pour désigner les horizons fondamentaux des
profils ayant évolué en station drainée. Certains, signes, chiffres ou lettres apposés en indice,
désignent soit des caractères particuliers, soit des subdivisions de ces horizons principaux.
Pour les profils les plus évolués, il y a également transfert de matière : les horizons A sont
appauvris et les horizons B sont enrichis en certains éléments. Cela conduit à subdiviser d'une
part A en Ao, horizon organique A1 ou Ah, horizon organo-minéral, A2 ou Ae (e = éluvial)
appauvri de couleur claire et d'autre part à distinguer deux formes d'horizons B, les uns montrant
seulement une altération ou une structure particulières, désignés par (B) ou Bw (w = weathered,
altéré), les autres enrichis par illuviation, désignés par B accompagné d'une minuscule indiquant
la nature de l'illuviation (t : argile, h : humus, s : sesquioxydes).
(B) B " structural " ou d'altération différent d'une part de la roche mère par son degré
d'altération plus fort (présence de Fe2O3 libre), d'autre part de l'horizon de surface
G : horizon de couleur gris verdâtre, riche en fer ferreux, à taches rouille, se formant
matière organique).
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A1 (ou Ah) horizon mixte contenant en mélange de la matière organique (moins de 30 %) et de
la matière minérale).
A/B horizon de transition entre l'horizon illuvial marquant un début d'accumulation des
Bh accumulation humique.
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