JEAN DE LA FONTAINE
Malgré la richesse et la variété de sa production, c'est aux fables que La Fontaine doit sa
renommée. Il reprend un genre vieux comme l'humanité pour le conformer à la grande règle
classique : plaire et toucher: Il y parvient en ajoutant son style personnel, une légèreté qui
ne sera jamais égalée par ses innombrables imitateurs.
Dans un siècle dominé par le théâtre, celui qui s'est surnommé le « papillon du Parnasse »
définit lui-même ses Fables « une ample comédie à cent actes divers» et sait tirer parti de la
liberté dont jouit le genre. Sans les contraintes des formes fixes, la versification permet en
effet une gamme infinie de rythmes; le vocabulaire ne connaît pas de limites imposées et fait
appel au jargon technique, à celui des paysans, des chasseurs, des gens d'Église.
Le style de La Fontaine est une création continue, à la recherche d'une variété harmonieuse;
il passe aujourd'hui pour l'emblème même du classicisme, de cette poésie didactique et
asservie à la morale conventionnelle au XVIIe siècle : « J'ai [...] considéré que ces fables
étant sues de tout le monde, je ne ferais rien si je ne les rendais nouvelles par quelques
traits qui en relevassent le goût. C'est ce qu'on demande aujourd'hui; on veut de la
nouveauté et de la gaieté. Je n'appelle pas gaieté ce qui excite le rire; mais un certain
charme, un air agréable qu'on peut donner à toutes sortes de sujets, même les plus sérieux
» (« Préface » de 1668).
La Fontaine n'invente que très rarement les sujets de ses fables. Il puise à pleines mains
dans l'immense réservoir qui s'est constitué en Europe depuis l'Antiquité.
On considère le Grec Ésope comme le créateur et le divulgateur des fables animalières.
Repris et adaptés par le fabuliste latin Phèdre , qui les fait passer de la prose à la poésie, les
textes d'Ésope sont très connus au Moyen Âge, au point qu'on nommait ysopets tout recueil
de fables, le plus célèbre étant i'Ysopet de Marie de France. À partir du deuxième recueil
(livres VII-XI), La Fontaine élargit l'éventail de ses sources en empruntant certains sujets à la
tradition indienne : les fables du brahmane hindou Pilpay (Ille siècle) ont été traduites en
français en 1644.
« Mon imitation n'est point un esclavage », affirme La Fontaine. Sous sa plume,
l'enseignement moral hérité du passé s'enrichit de réflexions philosophiques souvent
amères. Il accepte les lois de la nature et du destin mais le bonheur consiste d'abord pour lui
à se suffire à soi-même, à faire preuve de bon sens et de modération , un idéal qui est celui
de l'honnête homme. À travers la personnification des animaux, La Fontaine peut s'en
prendre à la société : les bêtes incarnent les défauts et les faiblesses humaines et il s'en sert
pour illustrer ses propres rapports avec le pouvoir, dont il dénonce les abus.
La Cigale et la Fourmi: est l’une des fables les plus célèbres de La Fontaine. Elle raconte
l’histoire d’une cigale qui, ayant passé l’été à chanter sans faire de provisions, se retrouve
en difficulté à l’arrivée de l’hiver. Désespérée, elle s’adresse à la fourmi, qui a travaillé dur
toute l’année, pour lui demander de l’aide. Cependant, la fourmi refuse de partager ses
ressources, reprochant à la cigale son manque de prévoyance.
Cette fable est particulièrement significative par l’absence d’une morale explicite, laissant
ouvertes plusieurs interprétations. La Fontaine ne se contente pas d’éloger la prévoyance de
la fourmi, qui incarne le travail et la parcimonie, mais suggère également une possible
critique de son attitude égoïste et peu compatissante. D’un autre côté, la cigale, symbole
d’hédonisme et de légèreté, représente ceux qui privilégient le plaisir et l’art aux
responsabilités quotidiennes, tout en payant le prix de leur négligence. . À travers ce récit,
La Fontaine explore le conflit universel entre le travail et le plaisir, entre la prudence et la
légèreté, avec un style qui mêle simplicité narrative et profondeur philosophique. La fable,
tout en restant ancrée dans la tradition ésopique, s’enrichit de la touche personnelle de La
Fontaine, qui en fait une œuvre intemporelle.
Madame de la Fayette: Madame de La Fayette était une femme aristocrate qui tenait un
salon. A cette époque, être une femme écrivain n'était pas si facile, car les dames ne
pouvaient pas signer leurs noms dans leurs œuvres et en effet elles devaient les publier de
manière anonyme ou avec un autre nom. Madame de la Fayette joue un rôle très important
parce qu'elle introduit une nouvelle idée de roman qui selon elle devait respecter les règles
classiques, en effet à partir de 1660, le genre romanesque baroque connaît une mutation.
Sous l'influence de l'esthétique classique, La Fayette cherche à réorganiser le roman en
sorientant vers une simplification narrative qui respect les règles classiques et qui voit le
roman organisé autour d'une seule intrigue linéaire et chronologique et avec une structure
inscrite dans un cadre temporel limité qui rendent le roman classique plus court par rapport
au roman baroques. Les romans classiques respectent aussi la reale de la vraisemblance,
en racontant des faits qui s'inspirent au vraisemblable, c'est-à-dire quelque chose que le
public accepte comme vrai mais qui ne correspond pas nécessairement à la réalité, et aussi
à la règle de la bienséance parce que dans ces romans ne sont pas décrites des situations
extrémes et brutales. Les personnages principaux du roman classique son 3 qui
correspondent à une femme, son mari e son amant. En plus les personnages qui prennent
part à l'histoire sont des personnages historiques qui ont réellement existé et cette chose
permet au lecteur de reconnaître une réalité sociale et politique très proche de son
expérience. Les personnages choisis appartenaient à une autre période historique et par
eux, il était possible a l'auteur du roman de raconter indirectement la situation de la France
de son temps.
Le but du roman classique était celui d'instruire et il fait cela en invitant le lecteur à prendre
conscience des conflits douloureux. De cette façon l'auteur analyse läme humaine, ses
faiblesses et ses malheurs en mettant le lecteur en garde contre une passion qui peut
causer des dommages. Est tâche des personnages d'instruire le lecteur par leur mode
d'action qui doit servir d'exemple en effet se considèrent comme des figures extraordinaires.
Le theme favori du roman classique reste lamour dont sont soulignés les dangers et la force
destructrice, en effet on est dans la même période du théâtre de Racine qui raconte d'une
passion qui prend le dessus sur la raison et qui marque le destin de l'homme car il est
incapable de contrôler ses instincts. L'amour dans le roman classique n'est pas traite
comme un passe-temps social, c'est-à-dire comme un élément anecdotique qui bouleverse
la vie de quelqu'un, mais au contraire l'amour constitue le moteur même du roman qui
correspond à une passion qui définit le destin des personnes dont l'homme doit se défendre,
en sagissant d'un amour fatal qui a un rôle destructeur. Par rapport au roman baroque, où
l'analyse psychologique est fonctionnelle pour le personnage lui-même et correspond à une
déviation du récit car se considère l'action la plus importante des sentiments, dans le roman
classique l'analyse psychologique est fonctionnelle pour le récit parce qu'elle l'oriente et le
structure. En plus, Madame de La Fayette introduit l'idée de présenter le personnage
seulement apres avoir présenté le contexte historique car il estimait que la compréhension
du personnage pourrait étre plus simple et plus claire s'il était contextualisé au sein d'une
société et d'un contexte historique.
Enfin, en ce qui concerne la langue, le langage doit être compris immédiatement et donc la
langue est claire et concise, même s'il y a la reprise du style précieuse avec l'utilisation des
adverbes.
Le princesse de Clèves: L'histoire du roman se déroule au XVI siècle sous le règne du fils
de François I°, Henri II. Le texte est publié de façon anonyme, car le genre du roman est mal
vu à l'époque, on ne le considère pas comme un genre classique; par la suite seule-ment, il
sera attribué à Mme de La Fayette.
Ce roman est considéré comme le premier roman d'analyse psychologique, car il se
consacre entièrement à l'exploration et à l'analyse des sentiments d'amour, de vertu, de
désir ou de renoncement des personnages, de ceux de la Princesse de Clèves, à ceux de
son mari ou du duc de Nemours. L'amour est omniprésent, tous les personnages sont
amoureux ou courtisés. Cette vision de l'amour est celle de la Préciosité : l'amour, même s'il
peut contenir le bonheur, porte a la souffrance et la jalousie est vue comme une des
horreurs de la passion, une marque de folie. On peut le considérer aussi comme un roman
historique, car il présente la cour d'Henri Il et ses habitudes.
l’histoire: La jeune Madame de Chartres vient d'arriver à la cour d'Henri II. Elle a seize ans
et elle est très vite remarquée par le prince de Clèves et le duc de Guise entre autres, car
elle est extrêmement belle. Suivant les conseils de sa mère, qu'elle admire, elle épouse le
prince de Clèves et devient [Link] n'éprouve que de l'amitié pour l'homme qu'elle a
épousé mais elle tombe amoureuse du duc de Nemours qui l'aime aussi. Attachée aux
valeurs transmises par sa mère, elle restera vertueuse et respectera son mari même si les
fréquentes visites du duc de Nemours ne lui permettent pas d'oublier cet amour impossible
qui la fera énormément souffrir. Cette passion infernale causera la mort de sa mère et de
son mari mais, même une fois libre, elle ne cédera pas a ses sentiments et se retirera dans
un cou-vent, laissant le duc de Nemours deses-péré,