L’hypothèse de l’inconscient
La conscience de soi est une tâche que nous avons à accomplir, nous devons pour cela nous défaire
de ce qui ne vient pas de nous, construire rapport lucide avec nous-mêmes et ignorer une partie de
ce qui se passe en nous
Freud : médecin, psychanalyste viennois : concept de l’inconscient psychique : cette partie de notre
esprit joue un rôle déterminant sur ce que nous sommes
Il y a en nous une force psychique qui résiste à la conscience, qui ne peut pas être aperçu, sauf par la
psychanalyse, science de l’inconscient, pratique médicale => soigner le patient pour mieux vivre
On s’y intéresse car elle va contribuer à remettre en question la def de l’H comme sujet souverain,
liberté de l’H, responsabilité
« La psychanalyse constitue la 3ème grande blessure narcissique que la science a infligé à la
mégalomanie humaine »
I- Genèse du concept d’inconscient
A) Un concept médical
Freud : médecine des maladies mentales et traitements, notamment hystérie
Paradigme médical au début XIX è : celui de la physique : toute maladie même mentale doit avoir une
cause physique. L’hystérie a des symptômes bien visible : paralysie , catalepsie, confusions mentales
Breuer et Charcot vont envisager que certaines maladies mentales ont des raisons psychiques,
maladies qui présente des trouves corporelles sans cause organique
Après observation de cas d’hystérie : Freud élabore sa théorie
Freud + Beuer ont une patiente : observe symptômes origine inconsciente => prennent leurs sources
dans des souvenirs traumatiques que la patiente a oublié
2ème observation : lorsque patient parvient à retrouver souvenirs et exprimer les émotions qui ont pu
accompagner cet évènement traumatisant mais qu’il n’avait pas pu extérioriser => les symptômes
disparaissent
Freud ne va pas utiliser hypnose car symptômes ne disparaissent pas définitivement et méthode pas
très scientifique
Va élaborer sa psychanalyse dont le but : faire revenir l’inconscient dans la conscience : libérer le
patient d’un passé qu’il avait refoulé mais dont il restait prisonnier
Patient acteur de sa guérison : par la parole
Interprétation des manifestations de l’inconscient
B) Une hypothèse fructueuse
Inconscient = hypothèse pas une réalité objective
Je ne peux y accéder qu’à partir de la médiation de la conscience
Texte Freud Métapsychologie : certains phénomènes inexpliqués par la conscience : normales et
pathologiques : rêves, actes manqués
Va proposer une méthode pour interpréter les rêves
Avec inconscient => trouver signification de nos pensées qui ne sont pas immédiatement claire :
réclame une interprétation
Légitimité de cette hypothèse => succès pratiques mais limites : pas sur que ce soit grâce à
psychanalyse : quand est ce qu’on est guéri, plus névrosé ?
La psychanalyse montre que frontière entre le normale et pathologique est à relativiser
Inconscient = cette partie de l’esprit qui échappe à la conscience, parce qu’elle a fait l’objet d’un
refoulement : sorte de stratégie inconsciente qui permet à notre esprit de débarrasser notre
conscience de qui lui est insupportable
Pour Freud : le rêve = voir royale pour explorer l’inconscient
3 types de rêves : par l’action graduelle du temps sur l’esprit du temps
- Les rêves immédiatement clairs, contenu sensé, qui correspondent à la réalisation imaginaire
d’un désir insatisfait
- Des rêves au sens clair mais complètement contraire à nos désirs
- Les rêves incohérents, absurdes
Les 2 derniers types de rêves possèdent deux contenus : manifeste et latent (inconscient qui va être à
dévoiler par le travail d’interprétation
Freud va chercher à expliquer le travail du rêve : Le travail du rêve met donc en jeu différentes
étapes, brouillant les pistes et permettant à la satisfaction hallucinatoire de désirs inconscients de
se déguiser, de différentes manières
1er procédé : de la figuration : travail de symbolisation, pensée inconsciente mis en image
Condensation : élément de réalité vont être condensés en une image : Chaque élément du rêve
renvoie à de nombreuses représentations. Ces représentations se condensent pour échapper à
la critique ; il y a là déguisement, réduction, compression du rêve. Mais la condensation appelle
également une autre remarque.
C'est dire que d'après cette thèse de la psychanalyse le rêve n'est pas simplement déterminé,
mais bien plus surdéterminé, chaque élément du rêve renvoyant à plusieurs éléments
inconscients. Il y a donc satisfaction de tendances de plusieurs registres ; l'interprétation d'une
même scène se composera de plusieurs interprétations, se situant à différents niveaux.
Plus simplement, ce sont deux images qui se superposent en une.
Déplacement
Freud a remarqué que les éléments importants du contenu latent étaient
souvent représentés par des éléments apparemment insignifiants du
contenu manifeste, et vice versa.
Un rêve peut sembler concerner une chose, mais les pensées du rêve peuvent montrer qu’il s’agissait
en réalité d’autre chose.
En raison de ce phénomène, Freud a dit que l'importance relative des éléments du rêve pouvait
subir un déplacement . L'émotion associée à une idée ou une expérience en est détachée et
attachée à une autre.
Elaboration secondaire
Bien que de nombreux rêves ne semblent pas « avoir de sens », de nombreux autres semblent tout à
fait cohérents et logiques.
Freud dit que la fonction de la révision secondaire est de créer cette apparence de cohérence
narrative : elle « comble les lacunes de la structure du rêve avec des lambeaux et des pièces ».
Comme son nom l’indique, la révision secondaire se produit à la fin du processus de construction du
rêve et peut être fondamentalement considérée comme l’application de processus de pensée
conscients au matériau du rêve.
Cela peut être lié à une tendance de l’ego à essayer de passer sous silence les incohérences, pour
donner l’impression que les choses ont un sens.
C) Le système de l’inconscient
Le ça , le moi et le surmoi
Chez Freud, le moi correspond à la partie défensive de notre personnalité, il est considéré
comme la plus consciente. Il tente grâce à un rôle de médiateur de répondre aux intérêts
respectifs du ça, du surmoi et du monde extérieur afin de trouver un certain équilibre. Le Moi
est une “pauvre créature, devant servir trois maîtres». En effet, le moi doit supporter la
menace provenant du monde extérieur, du ça et du surmoi. Le ça est le «lieu» d’où
proviennent les pulsions, il répond principalement au domaine de l’instinctif et de
l’inconscient. De plus, le ça, dans l’Interprétation des Rêves notamment, ne connaît aucune
règle, ni de temps ni d’espace, ni d’interdit ; il est seulement régi par sa libido, c’est à dire
l’énergie psychique souvent liée à la sexualité ou à l’agressivité, dans le but final d’atteindre
le plaisir immédiat. Enfin, le surmoi représente l’agent critique, l’intériorisation des interdits
et les exigences parentales, sociales et culturelles. Il est en partie inconscient, et se forme
durant l’enfance et l’adolescence.
Ça : forme la plus primitive de notre psychisme , réservoir de
pulsions
Le moi résulte ne partie du ça qui va se modifier sous l’effet de la
réalité : il va être amené à s’opposer à certaines exigences du ça
en vertu du principe de réalité=rôle d’arbitre
Surmoi : modification d’une partie du moi : par le fait que l’enfant
va intérioriser les interdits parentaux : fonction normative
Activité de ce surmoi en partie inconsciente