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Bac philo 2024
Corrigés du bac philo – filière générale : “L’État nous doit-il quelque chose ?”
L’État est l’ensemble des institutions qui organisent et régissent la vie des membres d’une société.
Existe-t-il pour se mettre au service des citoyens, auquel cas il leur devrait quelque chose (la sécurité, la
prospérité, le bonheur…) ; ou remplit-il une fonction propre, qui ferait passer les intérêts supérieurs de
l’État avant tout ? L’éclairage de Clément Filippi, professeur de philosophie.
Attention, le plan et la réponse suivante sont une proposition de correction : il s’agit ici de pistes
possibles de traitement du sujet et non de la copie-type attendue par les correcteurs !
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Introduction
L’État peut s’entendre en au moins deux sens distincts. Il est d’abord l’ensemble des pouvoirs institués
pour organiser la vie entre les êtres humains d’une même communauté politique. À ce titre il a une
raison d’être, il remplit une fonction. Dès lors, ce que l’État nous doit est lié à la raison pour laquelle il
existe. Il faut alors demander pourquoi il existe, pourquoi il a été créé. Sa raison d’être est-elle
minimale ? Doit-il seulement assurer la sécurité entre les individus ? Ou bien existe-t-il pour l’État un
devoir au sens fort, au sens moral, un devoir de bien-être par exemple ?
En un autre sens, l’État est la plus haute forme humaine de pouvoir qui existe. L’État est un maître, au
sens latin de dominus, et c’est peut-être d’abord aux sujets ou citoyens de devoir à l’État quelque
chose : l’obéissance. En effet, que peut l’individu face à la puissance de l’État ? Si l’État doit quelque
chose aux individus, que ce soit la sécurité, la justice ou le bien-être, comment peuvent-ils s’assurer
qu’ils reçoivent leur dû ? En bref, comment l’État peut-il nous devoir quelque chose s’il est la forme de
pouvoir la plus puissante qui soit ?
Le premier devoir de l’État est la sécurité. C’est la première raison pour laquelle les individus acceptent
de renoncer à exercer leur droit de se défendre par eux-mêmes. Sans État, et en particulier sans la force
de sa police, on peut même affirmer qu’il n’existe pas encore de société. La société humaine n’est
possible que lorsque les individus vivent selon des rapports pacifiés. L’État garantit cette paix, en
soumettant à son pouvoir chacun des membres qui composent la société. Les individus doivent à l’État
l’obéissance, parce qu’ils lui sont redevables de la paix civile que cette obéissance apporte. Hobbes, dans
le Léviathan, met en évidence ce rapport originel entre l’État et les individus. Ne pouvant vivre par eux-
mêmes en paix à l’état de nature, soumis à la violence de « la guerre de tous contre tous », les individus
renoncent librement à leur droit naturel de se défendre. L’État devient alors le maître de tous, pour que
personne ne soumette autrui à sa loi privée, à son désir.
Ce rapport de soumission de tous à l’État, Hobbes le nomme justice. « Il n’y a pas de loi injuste », il n’y a
que de mauvaises lois, c’est-à-dire des lois qui assurent mal la paix civile. Le « pacte social » originel,
accepté par chacun dans le but d’obtenir la paix civile, place l’individu dans un état de dépendance au
pouvoir politique. Mais cette dépendance est volontaire, ou librement acceptée, car il en va des
conditions minimales à partir desquelles la vie est possible entre les individus. En ce sens, l’État ne nous
doit rien, sinon ce pour quoi il a été institué : sécurité, paix civile, justice. C’est plutôt à lui que nous
devons la paix, c’est nous qui sommes redevables envers lui de vivre selon la paix civile.
Toutefois, une telle genèse de l’État est lourde de conséquences. Rien ne l’oblige en effet à respecter ce
pour quoi il a été institué. S’il existe un devoir de l’État envers nous, entendu au sens de raison d’être, il
n’existe pas pour autant de devoir moral de l’État. Un devoir moral suppose une loi au-dessus de nous à
laquelle nous obéissons librement. Un devoir moral suppose l’obligation, c’est-à-dire l’obéissance
volontaire. Or il n’y a rien au-dessus de l’État ; rien ne l’oblige à obéir à qui que ce soit. L’État est la
forme de pouvoir la plus haute qui soit. Nous voyons historiquement des États choisir de servir la force,
de préférer l’oppression et la guerre, sans que personne ne soit en mesure de s’opposer à sa puissance.
Augustin le montre dans La Cité de Dieu, où il reprend une anecdote célèbre, celle de la rencontre entre
un chef de brigands et Alexandre le Grand. Ce qui différencie les deux, c’est l’importance de la flotte,
c’est la taille de la puissance. Alexandre n’est pas plus juste que le brigand, il est surtout plus fort.
En ce sens, l’État ne nous doit rien. Parce qu’il est véritablement un maître sans égal, sa domination peut
ne reposer que sur la pure puissance. Aussi, afin que ce rapport entre les individus et l’État n’entraîne
pas l’immédiate défiance de l’ensemble des individus, l’État fait passer sa force pour la justice. Pascal
résume la chose dans cette sentence des Pensées : « Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût
fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. » Si l’on comprend le rapport entre État et individus comme
un pur rapport de force, alors l’État ne nous doit que l’apparence de la justice, afin d’obtenir le
consentement de ceux sur qui s’exerce sa domination. En clair, l’État ne nous doit rien, car il n’est
nullement obligé devant des êtres plus faibles que lui.
3) Parce que rien n’oblige l’État envers nous, il nous faut le contraindre, d’une part en divisant ses
pouvoirs, d’autre part en restant vigilant face à sa domination
L’État ne nous doit rien, au sens où il n’est obligé par rien à faire le bien du plus grand nombre plutôt
que sa propre puissance. Comment expliquer dès lors la vie des peuples démocratiques ? Comment
expliquer que les individus ne soient pas totalement démunis devant la puissance de l’État ? La raison
majeure est que l’État ne peut être limité par aucune autre force que lui-même. Pour amoindrir la
puissance de l’État, il suffit d’en diviser les pouvoirs. Montesquieu, dans De l’esprit des lois, montre bien
que le seul moyen de limiter le pouvoir étatique est de diviser ses trois pouvoirs majeurs : exécutif,
législatif et judiciaire. Puisque rien n’oblige l’État, il ne peut être que limité et contraint de l’intérieur. La
division des pouvoirs opère un contrôle de l’État sur lui-même, ce qui le contraint réellement à respecter
les principes politiques qui président à son institution. C’est parce que l’État ne nous doit rien que nous
devons instaurer des limites internes à sa domination.
La réponse institutionnelle ne suffit pas. Lorsque les individus se désintéressent des affaires politiques et
humaines, l’État, bien qu’exerçant un pouvoir divisé, peut toujours régner sans contredit. Tocqueville,
dans De la démocratie en Amérique, montre bien que le danger principal des sociétés démocratiques est
le désintéressement des citoyens pour la politique. Le jeu des institutions ne fait pas tout. La tyrannie
est possible en démocratie, à partir du moment où chacun se détourne de l’esprit de liberté, de
l’engagement politique, au nom de la sécurité individuelle. Tocqueville démontre qu’il existe un
véritable devoir de citoyen, celui d’exercer une pression constante contre l’État. Parce que l’État ne nous
doit rien, nous nous devons à nous-mêmes de ne pas le laisser exercer le pouvoir de manière
tyrannique. Cette vigilance n’est jamais garantie de réussir, mais elle est au moins une condition
minimale pour empêcher les tendances tyranniques de l’État.
Conclusion
Nous nous sommes demandé si l’État nous devait quelque chose. À première vue, l’État nous doit ce
pour quoi il a été institué : garantir la paix civile, exercer le pouvoir en vue de la justice. Toutefois, il
apparaît très clairement que le pouvoir de l’État est tel que rien ne peut l’obliger à respecter le « pacte
social » qui l’a fait naître. L’histoire est pleine d’exemples d’États tyranniques, gouvernés par la volonté
de quelques-uns, et qui n’ont réellement été défaits que par la puissance supérieure d’État rivaux. Dès
lors, parce que l’État ne nous doit rien, il nous revient, à nous, de contraindre sa puissance. Il nous est
apparu que seule une division des pouvoirs de l’État pouvait limiter sa puissance et l’obliger à respecter
les principes politiques que nous avons décidés d’instaurer entre nous. Plus encore, seul le désir de
liberté et d’indépendance des individus face à l’État peut le contraindre à faire reculer sa domination.
L’État, donc, ne nous doit rien, et c’est la raison pour laquelle ce que nous obtenons de lui est de l’ordre
de la conquête, et non du don.
➤ Filière générale :
➤ Filière technologique :
À quoi bon l'amour, quand la bonne santé, la réussite professionnelle, et les plaisirs solitaires suffiraient
à nous offrir une vie somme toute pas trop nulle ? Depuis le temps que nous foulons cette Terre, ne
devrions nous pas mettre nos tendres inclinations au placard ?
Pas si vite nous dit Spinoza, dans cet éloge à la fois vibrant, joyeux et raisonné de l'amour en général.
Corrigés du bac philo – filière technologique : “Est-il juste de défendre ses droits par tous les moyens ?”
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INTRODUCTION
Seul entre toutes les créatures qui peuplent la Terre, l’homme a la faculté de la parole. Les animaux
communiquent entre eux, mais n’ont pas cette capacité d’exprimer leurs pensées par une suite de
syllabes articulées. Ce privilège de l’homme sur les autres êtres est énoncé dans le mythe d’Adam et
Ève, puisque dans ce récit de la création, Dieu après avoir créé toutes les espèces d’animaux demande à
Adam de leur donner un nom. Par la parole, Adam devient donc le maître des animaux, créature
supérieure par essence. Par la parole, dans ce mythe, Dieu délègue sa création à Adam. Autrement dit,
la parole est un véritable pouvoir, mais ce pouvoir engage t-il autant que les actes ? Les paroles
engagent-elles autant que les actes ?
PREMIÈRE PARTIE : DANS CERTAINS CAS, LES PAROLES ENGAGENT AUTANT QUE LES ACTES .
Premier argument : Ce qui montre que les paroles puissent engager autant que les actes , c’est que le
langage a une fonction incitative. Cette fonction incitative se voit notamment dans le fait de commander
(officier qui donne des ordres, par exemple), ou encore dans le fait de menacer (par exemple, professeur
qui veut donner une sanction à un élève insolent avec des heures de colle). Enfin, le fait de séduire (le
Don Juan qui ensorcelle par des paroles gratifiantes dans l’intention de plaire). On voit d’autant plus que
commander, menacer et séduire sont des fonctions du langage qui sont incitatives (et donc engageantes
comme les actes) par l’utilisation fréquente de l’impératif. Par exemple, l’officier dit « garde à vous ! » à
ses hommes, le professeur dit « Taisez-vous ! » à l’élève chahuteur ; le séducteur dit « Déshabille-toi ! »
à la femme à moitié conquise. Le langage, dans sa fonction incitative, engage donc la personne qui
prononce ces injonctions et remarques dans la mesure où les paroles dites permettent de se faire obéïr
par autrui.
Deuxième argument : Ce qui montre également que certaines paroles équivalent à des actes, c’est la
fonction performative du langage. En effet, certains actes ne peuvent être réalisés que par des paroles.
C’est pourquoi le philosophe américain Austin a écrit la fameuse formule : « Quand dire, c’est faire »
(par exemple, le « oui » du mariage, ou encore prêter serment sur la Bible quand on jure). Bien sur, le «
oui » du mariage n’est pas un sésame en lui-même, il faut en plus que les deux personnes qui s’épousent
se soient rendues à la mairie en compagnie d’au moins deux témoins. La parole du « oui » respectif vient
couronner ces actions (trouver deux témoins, se rendre à la mairie). N’empêche que sans cette parole
du « oui », le mariage ne peut être réalisé. Donc, certains mots nous engagent comme des actes. Quand
on prononce le « oui » du mariage, on a l’intuition vertigineuse (c’est très rapide) qu’on fait basculer sa
vie dans une certaine direction de manière irrévocable. La parole devient un acte.
Troisième argument : La parole aussi, est la seule manière d’assumer vraiment ses actes. Assumer, c’est
reconnaître par la parole qu’on a fait tel ou tel acte. Par exemple, apès un attentat, tel ou tel groupe ou
groupuscule va revendiquer le fait, ce qui est un acte en soi. Un attentat prend malheureusement toute
sa dimension à partir du moment seulement où il est revendiqué en parole. Donc, on voit bien que les
paroles viennent appuyer des actes dans certaines circonstances.
Quatrième argument : Par ailleurs, seule la parole permet de propager des idées nouvelles ; aucun acte
ne peut faire ceci et remplacer la parole. L’art de la politique est donc en partie l’art de la rhétorique, et
voilà pourquoi beaucoup de personnalités politiques sont issues du milieu des avocats; puisque les
hommes politiques doivent souvent plaider leur cause. La parole est libératrice dans certaines
circonstances, notamment quand elle permet le progrès historique. Ainsi le XVIIIème siècle a été le
siècle des Lumières, car beaucoup de conversations ont eu lieu dans les salons littéraires où se réunissait
l’intelligentsia.
Dans un autre ordre d’idées, la cure psychanalytique fonctionne sur la parole qui permet de s’abstraire
de son passé. La parole, peut donc être un acte dans certains contextes. Mais la parole est là pour
accompagner et commenter les actes plus qu’elle n’est un acte en soi. La parole semble donc être le
complément indispensable de nos actes.
Cinquième argument : Cependant, il y a une parole sacrée qui nous engage plus que beaucoup d’actes,
c’est le fameux « je t’aime ». Cette parole est tellement fondamentale et importante que beaucoup
d’enfants et d’adolescents s’amusent à apprendre cette expression en plusieurs langues : « I love you, te
quiero, ti amo… » Prononcer cette parole sans la ressentir est extrêmement grave, parodier un tel
sentiment ne va pas sans conséquences. C’est une parole qui engage logiquement l’acte d’amour (l’acte
sexuel), et éventuellement la création d’un nouvel être (reproduction). « Je t’aime », c’est donc par
excellence , la parole qui est acte.
DEUXIÈME PARTIE : MAIS, A ELLES SEULES, LES PAROLES NE PEUVENT QUE TRÈS RAREMENT
SUPPLANTER LES ACTES, ET EN GÉNÉRAL, N’ENGAGENT PAS TOUT AUTANT;
Premier argument : Ce qui montre que les paroles n’ont pas la même puissance que les actes, c’est que
les individus ont plus tendance à parler qu’à faire. Dans beaucoup de cas et de situations, parler est bien
plus facile qu’agir. Ainsi, entend-on souvent l’expression « C’est plus facile à dire qu’à faire ». Par
exemple, une personne se vante de vouloir se battre avec son adversaire ; et quand l’ennemi arrive,
c’est la débandade. Les paroles quand elles n’ont pas d’impacts sur les actes reviennent à « brasser du
vent », ou encore « dire des paroles en l’air ».
Deuxième argument : De plus, les actes sont nécessaires lorsque la parole ne suffit pas ou ne suffit plus.
Le langage, à lui seul, ne peut résoudre tous les problèmes. Ainsi, par exemple, lors d’un procès, des
preuves matérielles sont nécessaires pour condamner l’accusé. En effet, contrairement « aux lieux
communs », en matière criminelle, l’aveu n’est pas la preuve des preuves, puisque certains individus
désaxés ou trop faibles psychiquement pour subir des interrogatoires « serrés » vont déclarer être
coupables alors qu’ils ne le sont pas. Tel fut le cas du malheureux Patrick Dills, adolescent timide qui fut
accusé d’avoir assassiné deux enfants. À la suite de gardes à vue prolongées et d’interrogatoires
interminables, il finit par avouer ce qu’il n’avait jamais commis.
Au contraire, le cas inverse existe aussi, c’est à dire que les individus complètement coupables vont se
déclarer innocents en permanence ; ce qui n’est pas une preuve non plus de non-culpabilité. Le mieux
en matière criminelle, est d’avoir des preuves matérielles. Les paroles ne peuvent avoir la puissance des
faits et des preuves tangibles des actes (exemples : traces d’ADN, empreintes digitales).
Troisième argument : Les paroles n’engagent pas autant que les actes, car actes et paroles peuvent être
dissociés. Ainsi, ce n’est pas parce que quelqu’un fait un discours moral, qu’il l’est réellement. Pour
beaucoup, faire des leçons de morale, se résume à « faites ce que je dis, pas ce que je fais ! »
Nonobstant, on peut avoir un aperçu de la moralité d’un individu à travers ses paroles, un individu
pervers qui fait la morale se trahit dans son discours par l’utilisation de certains mots, ( mais seulement
une oreille expérimentée saura le reconnaître, la plupart des individus se laisseront facilement abuser).
Donc, en résumé, on peut dire que l’on voit la valeur d’un individu d’abord et davantage à ses actes qu’à
ses paroles. La parole est éphémère, parfois comédie, l’acte reste inscrit comme preuve irréfutable de
l’engagement.
Quatrième argument : Les paroles ne remplaceront donc jamais les actes, et c’est pourquoi d’ailleurs
pour des choses importantes, il faut signer des engagements écrits plutôt que de s’en tenir à de simples
paroles (exemples : vente de biens immobiliers, contrat de travail). Pour que la parole ait un
retentissement en acte, il faut bien souvent la matérialiser par l’écriture. De même, la déclaration
d’amour qui ne se concrétise pas ensuite par une relation n’est plus qu’un beau souvenir.
CONCLUSION
Les paroles et les actes sont en fait complémentaires les uns des autres, ainsi ce sont souvent les mots
qui sont les éléments déclencheurs des actes. La parole est là surtout pour donner un sens à ce que nous
faisons ; mais c’est l’acte qui concrétise nos idées et qui va nous engager véritablement. Néanmoins,
pour oser aborder certains sujets, il faut un véritable courage et engagement de la part de l’individu. En
ce sens la parole, (mais surtout la parole dite publiquement et avec une large audience et non en
catimini dans les alcôves et entre gens bien entendu) est aussi un engagement, et même le premier
engagement, parce que c’est par la parole qu’on déclenche des prises de conscience. Socrate fut ainsi
d’abord condamné à mort pour ses paroles publiques, mais c’était par la parole soucieuse de la vérité
que se déclenchait, comme il disait, « l’accouchement des âmes ».
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REFORESTATTION
Introduction
• Le langage commun a emprunté à la philosophie nombre de ses termes. Ainsi en est-il de mots tels
que sceptique, cynique, stoïque, etc., qui désignent dans ce langage commun essentiellement une
attitude particulière à l'égard de la vie; c'est aussi le cas des mots mêmes de " philosophe " ou de "
philosophie " lorsque l'on dit de quelqu'un : " il prend les choses avec philosophie " ou " c'est un
philosophe ", entendant par là une conduite qui consiste à se désengager du monde, à s'en détacher.
• Toutefois, Nietzsche a souligné que cette acception populaire de la philosophie révèle souvent une
méconnaissance de ce qu'est la vraie philosophie. " Quand de nos jours, écrit-il, on entend dire d'un
homme qu'il mène la vie du "sage" et du "philosophe", cela ne signifie presque rien de plus qu'une vie
"prudente" et "retirée". La sagesse, aux yeux du vulgaire, c'est un refuge, un moyen, un artifice pour
tirer son épingle du jeu. " Or, nous dit Nietzsche, " le véritable philosophe " est précisément celui qui "
ne vit ni en "philosophe" ni en "sage", ni surtout en homme prudent, et sent peser sur lui le fardeau et le
devoir des cent tentatives, des cent tentations de la vie"?
• La question se pose donc de savoir si la philosophie nous détache ou non du monde, à moins qu'elle
ne soit paradoxalement ce qui nous détache du monde pour nous y attacher plus fortement.
1. La philosophie comme détachement
On connaît la célèbre mésaventure survenue au philosophe Thalès, que nous ont rapportée Platon
(Théétète, 174 a) et Diogène Laërce : Thalès, étant sorti de chez lui pour contempler les astres, tomba
dans un puits. " Comment, lui demanda en se moquant une vieille femme qui passait par la, Thalés, toi
qui n'es pas capable de voir ce qui est à tes pieds, t'imagines-tu pouvoir connaître ce qui est dans le ciel
", Cette anecdote nous dépeint &emdash;de façon caricaturale certes&emdash;le philosophe comme
celui qui, plongé dans ses méditations et sa contemplation d'un autre monde, se détache du monde dit "
réel " jusqu'à l'oublier. Mais quel est le vrai sens de ce détachement ?
• Diogène le cynique, qui pour toute maison avait un tonneau, s'appliquait à mépriser
systématiquement les valeurs établies : gloire, honneurs, argent, mariage, position sociale, etc. La
philosophie, pour Diogène, est ce qui nous détache du monde en ce sens qu'elle nous permet de
ramener certaines valeurs à leur juste valeur, c'est-à- dire à une valeur à peu près nulle. Semblablement,
Épicure conseillait de " vivre caché " pour ne pas subir les inconvénients liés à la vaine quête des
richesses, du pouvoir, des honneurs. Cette idée que la démarche philosophique consiste à procéder à
une estimation objective des valeurs qui conduit à distinguer les vrais des faux biens, et ainsi à parvenir
au véritable bonheur, était partagée par l'ensemble des écoles philosophiques de l'antiquité gréco-
latine, qui ont, à partir de principes souvent opposés, presque toutes abouti à préconiser une attitude
consistant à se détacher du monde, entendons à se détacher de ce que la majorité des hommes
recherche avidement. Ainsi que ce soit les stoïciens, qui condamnent la recherche du plaisir, ou les
épicuriens, qui la louent, les uns comme les autres finissent par convenir que le vrai bonheur consiste
dans l'ataraxie, cette tranquillité de l'âme détachée des passions du monde, que plus rien ne peut venir
troubler.
• La philosophie ne nous détache donc pas réellement de la vie en ce sens que l'exercice quotidien de la
réflexion ferait oublier au philosophe, comme à son insu, le monde qui l'entoure. Au contraire, c'est un
détachement conscient, volontaire et rendu possible par la philosophie elle-même, un détachement à
l'égard de ce qui est susceptible d'empêcher d'atteindre au souverain bien.
• Le mythe de la caverne
Si la jouissance du bonheur, en quoi consiste le souverain, bien exige un détachement des faux biens et
des fausses valeurs du monde, la connaissance du vrai, au reste également nécessaire au bonheur, passe
elle aussi par un certain détachement de ce monde des apparences et de l'opinion qu'est notre monde.
C'est ce qu'entend montrer Platon avec le célèbre " mythe de la caverne ".
• Pour Platon (cf. République, VIII, 514 a), en effet, l'homme ressemble à un captif qui, enchaîné depuis
son enfance dans une caverne, le visage tourné vers le mur, ne verrait que les ombres d'objets qui
défilent derrière lui, éclairés en amont par la lumière du soleil. N'ayant jamais rien vu d'autre que ces
ombres, I'homme les prend pour la réalité. Qu'on le détache, qu'on l'oblige à sortir de la caverne, il sera
d'abord ébloui, les yeux blessés par la lumière, préférant même retourner à sa condition antérieure.
Mais, qu'il s'habitue à l'éclat du jour, alors il comprendra que le monde qu'il tenait pour réel n'est
qu'une illusion; que la réalité est d'un autre ordre, comme la vérité et la beauté. En sortant de la
caverne, l'homme découvre le monde des idées pures, de l'intelligible.
• Cette conversion vers la lumière symbolise cet effort de la philosophie &emdash;la démarche
philosophique même, selon Platon&emdash;pour nous détacher du monde de l'illusion et nous faire
découvrir le monde réel. Mais chacun n'est pas capable d'opérer cette conversion, ou ne le veut pas; et
ce qui distingue le philosophe du non-philosophe, c'est précisément la capacité à se détacher du monde
pour accéder à la connaissance vraie: "Sont philosophes, dit Platon, ceux qui sont capables d'atteindre à
ce qui existe toujours de façon immuable ".
• Mais cette ambition d'atteindre au vrai justifie-t-elle l'usage par le philosophe d'un langage technique
incompréhensible au commun des mortels ? Le philosophe ne se coupe-t-il pas, ce faisant, des autres
hommes à qui il devient inintelligible ? Pourtant le savant use lui aussi d'un langage technique
inaccessible à la plupart des hommes, et ce reproche de se couper du monde ne lui est pas adressé.
C'est que la science ne prétend pas, comme la philosophie, procurer aux hommes le bonheur, ni la
sagesse, ni donner un sens à leur vie; elle n'a pas en vue, comme la philosophie, "la fin ultime et
catégorique qui consiste à rendre les hommes meilleurs " (Kant). Par sa méthode, ses concepts, son
mode abstrait d'interrogation, son caractère purement spéculatif, la philosophie se détacherait donc
elle-même de ces hommes qu'elle prétend justement éclairer.
• Faut-il, dès lors, comme le proposaient Marx et Engels, que les philosophes transposent simplement
leur langage dans le langage ordinaire dont il est abstrait ? Cela est le plus souvent possible, et des
philosophes &emdash;non des moindres&emdash; l'ont fait lorsqu'ils s'adressaient aux non-
philosophes. Il n'en reste pas moins qu'un langage technique demeure nécessaire à la philosophie,
comme il est nécessaire à la science : si les concepts de la philosophie se détournent du langage
commun, c'est pour parvenir à cette connaissance certaine que le langage commun, en se prêtant,
comme le dit Alain, " sans résistance à toutes les combinaisons du mots " ne permet pas précisément
d'atteindre.
" C'est proprement avoir les yeux fermés, nous dit Descartes, sans jamais tâcher de les ouvrir que de
vivre sans philosopher; et le plaisir de voir toutes les choses que notre vue découvre n'est point
comparable à la satisfaction que donne la connaissance de celles qu'on trouve par la philosophie; et,
enfin, cette étude est plus nécessaire pour régler nos mœurs et nous conduire en cette vie, que ne l'est
l'usage de nos yeux pour guider nos pas. " (Lettre Préface aux Principes de la philosophie). L'acquisition
d'une connaissance véritable, comme la constitution de " la plus haute et plus parfaite morale ",
suppose, nous l'avons vu, que l'homme ait déjà pris du recul par rapport au monde, qu'il s'en soit
détaché. Mais ce détachement n'a de sens que si la connaissance qu'il autorise nous permet ensuite de
nous mieux guider et engager dans le monde. Alors le philosophe n'apparaît plus comme l'éternel
penseur détaché du réel, méditant dans la solitude de son cabinet, il est au contraire l'homme d'action
qui, après s'être arraché au monde des fausses évidences, a trouvé un fondement ferme à partir duquel
il peut distinguer le vrai d'avec le faux, le bien d'avec le mal, voir clair en ses actions et " marcher avec
assurance en cette vie " (Descartes, Discours de la méthode, première partie).
• Un engagement politique
" Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c'est de le
transformer " (L'idéologie allemande, Éd. sociales, p. 490). Cette fameuse formule de Marx (lui-même
philosophe) est une accusation quelque peu injuste : s'ils n'y ont pas toujours réussi, bien des
philosophes ont tenté de le faire. Si pour Platon le premier moment de la philosophie consiste à se
délivrer du monde, à sortir de la caverne, pour contempler le Bien, pour lui le philosophe doit, une fois
connue la réalité vraie, redescendre dans la caverne. Le philosophe est désormais investi d'une fonction
particulière: celle de réaliser, sous la forme du meilleur gouvernement possible, le bien dans la Cité.
Connaissant les véritables réalités, le philosophe saura constituer un État véritable, et non " un rêve
d'État, comme c'est le cas de la plupart, dont les gouvernants se disputent sur des ombres les uns contre
les autres, et forment des factions pour la conquête du pouvoir comme s'il s'agissait d'un grand bien "
(République, VII, 520c). Loin de rester à l'écart du monde, le philosophe trouve donc toutes les raisons
de s'y réangager.
Conclusion
La philosophie nous détache du monde, certes, mais cela ne signifie nullement désintérêt du monde. Ce
détachement consiste en un recul, une distance délibérément prise avec le monde des préjugés et des
fausses évidences. En ce sens, ce détachement est examen critique, et la seule façon de renouer
solidement, authentiquement avec la réalité. " Les vrais philosophes, disait Fontenelle dans ses
Entretiens sur la pluralité des mondes, sont comme les éléphants, qui en marchant ne posent jamais le
second pied à terre avant que le premier ne soit bien affermi ".
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Technologie
Par Olivier
>
26 July 2008
concepts principaux.
et on ne « désobéit » pas à
L'expression « être
effet, est libre sur le plan moral ou politique cekui qui a le droit
droit de faire. C'est par conséquent sur ces deux plans qu'il
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C'est parti
Première Partie
Mais à la réflexion,
Transition
Seconde Partie
à détruire ».
Conclusion
responsable.
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Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne,
ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les [Link] plaisir de vous aider ! :)4.24
(33 note(s))
Olivier
Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !
La nature de l'homme et son impact culturel I/ Nature/Culture Inné/Acquis La nature, c'est le règne
animal, végétal..., ici, il s'agit de l'innée, ce qui est présent, au départ comme les gènes qui sont
héréditaires. Mais on parle aussi de "nature humaine" et on entend par là ce que l'homme possède à la
naissancedu fait[…]
Explication de ce qu'est la philosophie I/ Qu'est-ce que la philosophie? Phila -> philien -> philo = amour.
Sophia -> sagesse. La philosophie ne s'apprend pas mais on apprend à philosopher. On peut dire que la
philosophie est une réflexion critique. La philosophie grecque dans l'Antiquité est le savant c'est-à-dire
celui qui connaît les choses.[…]
Bac Philo corrigé dissertation : La maîtrise technique dans l'expression artistique Sujet corrigé de
l'épreuve du BAC techno 2010 de Philosophie Sujet numéro 1 - dissertation L'art peut-il se passer de
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Correction de l'analyse de Spinoza, baccalauréat 2010 Sujet corrigé de l'épreuve du BAC technologique
2010 de Philosophie Explication d'un texte de SPINOZA Expliquez le texte suivant : Pour expliquer ce
texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre
rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que[…]
Arbitraire du jugement de goût Tout le monde a fait l’expérience de discussions passionnées à propos
d’une œuvre d’art. Les uns la jugent belle, les autres laide ou ratée. Le paradoxe est que chacun est
convaincu de la justesse de son appréciation et que dans le même temps il est impossible de déterminer
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24 July 2007 ∙ 4 minutes de lecture
Comment analyser le sujet Analyser le sujet I/ Reconnaître le genre de la question posée : l'analyse de la
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N'da
February 2023
J’aimerais recevoir des sujets et des corrigés régulièrement pour travailler avec mes élèves. Merci
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Chloé Galouchko
Chloé Galouchko
February 2023
Bonjour, il nous ferait plaisir de vous aider, n’hésitez pas à contacter nos professeurs sur la plateforme
de Superprof. 🙂
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Doumbia Sadia
January 2022
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Maxie Browne
February 2021
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Said
November 2020
Vous pouvez faire une dissertation sur ce sujet svp : doit on toujours obéir à la morale
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MAHAMAT BICHARA
June 2022
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Medjo
July 2020
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Thomas
Thomas
July 2020
Bonjour, voici deux leçons/méthodes qui pourront vous être utiles pour éclaircir votre esprit :
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CULTURE GÉNÉRALE
Résumé Discours sur l’origine et le fondements de l’inégalité parmi les hommes (1/2)
Sommaire
DÉCEMBRE 2, 2022
Par : Inès Walter
Pour cette série de fiches de lecture, nous allons voir le Discours sur l’origine et les fondements de
l’inégalité parmi les hommes. Compte-tenu de la longueur de l’ouvrage, voici la première partie. La
seconde suivra. C’est un livre nécessaire en classe préparatoire car il traite de philosophie politique : les
bases pour une bonne dissertation.
1/ L’auteur
Jean-Jacques ROUSSEAU est né à Genève en 1712. Il a été apprenti chez un graveur puis il a été envoyé
par un curé chez Mme de Warens qui l’a convertit au catholicisme. Sa mère étant morte à sa naissance,
il la considère comme sa mère de substitution. Celle-ci l’envoie dans un hospice à Turin pour abjurer le
protestantisme. En 1736, il s’installe avec elle aux Charmettes et lit beaucoup. Cinq ans plus tard, il se
rend à Paris. Il devient en 1743 secrétaire de l’ambassade de France à Venise. Un an plus tard, il
compose un opéra qu’il arrive à faire représenter. Il commence aussi sa liaison, qui dure toute sa vie,
avec une lingère nommée Thérèse le Vasseur. Il fréquente aussi Diderot, Condillac et Voltaire.
2/ L’Ouvrage
Celui-ci est publié avant la Révolution française. On le qualifie de « premier discours ». En fait, c’est une
réponse au sujet de concours de l’Académie de Dijon :
« Quelle est l’origine de l’inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle ? ».
Rousseau a trouvé la question idéologiquement orientée et elle ne lui plaît pas donc il la transforme en
une double question. En premier temps, il traite l’origine et la/les cause(s) de l’inégalité. Dans un
second temps, il traite les fondements de l’inégalité. Il se demande quel est le droit légitimant les
inégalités. Est-ce le droit naturel ou droit positif (créé de toute pièce par les hommes de lois) ?
3/ Thèse et mots-clés
Thèse : C’est la société, fondée sur la propriété, qui est la cause de l’inégalité et de la corruption des
hommes. La propriété et l’appât du gain éloigne l’homme de sa vraie nature qui court à sa perte.
Mots importants : Droit positif, droit naturel, émotion, désir, autrui, nature/culture, histoire, liberté et
être/paraître.
5/ Résumé détaillé
La conservation de l’homme
Selon Rousseau, l’homme n’est pas l’animal le plus agile ou le plus fort. Cependant, c’est celui qui
détient le plus d’avantages. En effet, ce dernier réussit à imiter les animaux. Donc il parvient à ses fins
car il réussit à s’approprier les instincts de tous les animaux.
Un combat entre l’homme civilisé et l’homme de nature est inégal. Aucun animal ne ferait
naturellement la guerre à l’homme sauf pour sa propre défense. L’animal est plus fort, le sauvage est
plus adroit. Toutefois, la maladie appartient surtout à l’homme de société qui nécessite remèdes et
médecins. Effectivement, quand un sauvage est malade, il n’a rien à craindre de son mal, seulement de
sa nature, car il doit veiller à sa sécurité.
De plus, l’homme est seul défenseur de sa conservation. Donc il doit perfectionner ses sens et éviter la
mollesse ou la sensualité. Rousseau compare les animaux et les hommes à une « machine ingénieuse ».
Là où l’animal fait les opérations de la bête, l’homme se fait lui-même. La faculté de se perfectionner
permet de développer toutes les autres : l’homme évolue et n’est plus le même qu’à l’origine
contrairement aux animaux. Par la vieillesse ou d’autres accidents, l’homme perd ce que sa perfectibilité
lui avait donné voire même plus encore que l’animal.
Les biens de l’homme sauvage sont : la nourriture, une femelle et le repos. Ses maux sont : la douleur et
la faim. Rousseau accentue l’écart qui sépare l’état de nature de l’état civil. En effet, l’homme sauvage
se contente de ce que la nature lui prodigue et n’a pas de grands rêves d’avenir. L’état de nature
empêche les hommes d’améliorer leurs productions et de vouloir cultiver de nombreuses parcelles car il
n’y a pas de droits de propriété. Néanmoins le problème c’est de sortir de l’état de nature.
Rousseau insiste sur l’importance des langues qui sont indispensables pour que les hommes de
différentes régions puissent communiquer entre eux. Le premier langage de l’homme est le « cri de la
nature ». Rarement utilisé et peu organisé, il prévenait essentiellement d’un danger. Toutefois, quand
les hommes se sont multipliés, le langage s’est doté d’inflexions et articulations de la voix et de gestes. Il
est facile d’expliquer et d’utiliser les nombres une fois connus, néanmoins, pour ça, il faut définir des
propriétés communes et génériques. Cependant, Rousseau pense qu’il est impossible que les langues
soient juste le résultat d’une création humaine.
Les passions
A l’état naturel, l’homme n’est ni rationnel ni sociable. Ainsi, il existe un fossé entre l’homme naturel et
l’homme social. Dès lors, on remarque que Rousseau critique les conceptions de l’état de nature de
Pufendorf et Hobbes. Hobbes attribue à l’homme naturel de multitudes passions qui ne sont en réalité
développées qu’avec la société. Pour étudier et juger une société politique, il faut savoir comment sont
les hommes qui la composent.
Les sauvages ne sont pas méchants car ils ne savent pas exactement ce que c’est qu’être bons. D’après
Rousseau, l’amour de soi est un sentiment naturel et l’amour propre est créé artificiellement par la
société. « L’amour de soi-même est un sentiment naturel qui porte tout animal à veiller à sa propre
conservation et qui, dirigé dans l’homme par la raison et modifié par la pitié, produit l’humanité et la
vertu». De fait, Rousseau qualifie positivement la pitié car elle produit nos vertus sociales. “L’amour
propre n’est qu’un sentiment relatif, factice et né dans la société, qui porte chaque individu à faire plus
de cas de soi que de tout autre, qui inspire aux hommes tous les maux qu’ils se font mutuellement et qui
est la véritable source de l’honneur ».
De plus, l’amour est une passion impétueuse et violente donc il faut des lois pour les contenir.
Néanmoins, ces dernières sont insuffisantes. Contrairement à Voltaire, Rousseau n’admet pas l’égalité
entre les hommes et les femmes, car celles-ci doivent obéir au sexe dominant.
L’homme sauvage a peu de passions, vit seul, ne reconnaît pas forcément ses enfants et le savoir n’est
pas transmis car il n’y a aucune éducation. En effet, il ne tient compte que de ses vrais besoins. Par
ailleurs, les hommes étant dispensés et privés de langage, si l’un d’entre eux faisait une découverte, il ne
pourrait pas la communiquer, cela explique l’absence de développement de la perfectibilité à l’état de
nature. Donc c’est par l’institution et l’éducation que les inégalités augmentent car dans l’état de nature,
les hommes ont les mêmes ressources à disposition.
Pour finir, l’homme naturel à peu de besoins donc il s’auto-suffit. Néanmoins, c’est avec le passage à
l’état social que l’homme perd sa liberté naturelle. Donc l’homme social en perdant sa liberté est sous la
dépendance d’autrui.
Pour lire un extrait : Extrait de Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes
de Jean-Jacques Rousseau | Viabooks
Vers la partie II de l’analyse: Résumé du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les
hommes de Jean-Jacques Rousseau
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Lycée > Terminale > Philosophie > En quel sens peut-on dire que l'homme est un être inachevé ?
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L'homme est un être mortel dont la vie est en partie régie par des déterminations biologiques.
Conscient de ses limites, l'homme peut ainsi chercher à combler ses manques.
L'homme est donc inachevé mais perfectible : par la technique ou la culture notamment, il parvient à
s'améliorer.
L’existence humaine est toujours ouverte et ne peut parvenir à un état de complet achèvement. En
effet, cet achèvement marquerait que l’homme aurait trouvé son propre accomplissement dans un
bonheur absolu et que son existence pourrait être jugée parfaite.
Bien au contraire, l’existence de l’homme est finie et imparfaite, comme si l’homme ne cessait d’être à
la recherche de lui-même.
Comment se caractérise cet inachèvement ? Doit-on nécessairement voir derrière ce terme une
perspective négative révélant un manque originel chez l’homme ?
1. L'homme, un être fini
L’existence humaine est limitée dans le temps, l'homme n'est pas éternel. L’homme appartient à la
nature et est soumis à son rythme. À peine né, un être vivant est condamné à mourir. L’existence de
l’homme, elle, a un commencement et une fin. Montaigne dit ainsi dans les Essais que « toute humaine
nature est entre le naître et le mourir ». La vie de l’homme est toujours dans cet entre-deux, ce qui le
distingue de Dieu. Le monde mortel est fragile et la mort menace toujours quiconque est né.
La première forme d’inachèvement de l’homme est donc de nature temporelle : contre la nécessité du
temps, l’homme ne peut pas lutter et pour certains, une vie sera toujours trop courte pour que soient
menés à terme tous leurs projets.
Quand bien même il le voudrait, l’homme ne peut échapper aux nécessités que lui impose la nature.
Une part de l’existence humaine est déterminée par le fait qu'il a, comme les animaux, des besoins.
L’homme subit les influences de la vie végétative : il doit se nourrir, boire, dormir, se protéger, pour
pouvoir survivre. Un certain nombre de besoins vitaux doivent être satisfaits. L’homme subit donc une
vie immédiate et naturelle : il ne peut échapper à ces déterminations biologiques qui sont le lot de tous
les êtres vivants et supporte le poids de la nécessité.
La vie de l’homme est faite d’inquiétude. Chacune de ses actions lui rappelle que tout ne lui est pas
possible. L’homme sait que son existence n’est pas illimitée et que ses désirs se heurtent aux nécessités
de la nature : ce savoir est alors pour lui source de souffrance. Contrairement à l’animal qui n’est pas
conscient de ses propres imperfections, l’homme a la capacité de se les représenter.
Tout désir est né de la sensation d’un manque. Si l’homme désire, c’est qu’il n’est pas tout ce qu’il peut
être et qu’il en a la conviction intime. Il est donc possible de définir l’homme comme un être de désir.
Plus encore, tout désir est un désir de perfection : et dans l’argent et le pouvoir il veut se sentir plus fort
qu’il ne l’est en vérité. Seul un être faible et incomplet peut désirer.
Même si le sentiment d’inachèvement est vécu douloureusement, car il rappelle combien l’homme est
faible, cette conscience d’imperfection est toutefois en même temps une grandeur. Cette connaissance,
donnée par la conscience, est pour lui une force. Dans les Pensées, Pascal explique ainsi que « la
grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable ».
L’homme sait que tout n’est pas en son pouvoir et qu’il doit œuvrer pour gagner en perfection : c’est ce
savoir qui le pousse à agir et à ne jamais se contenter de ce qui lui est donné. Finalement, ce manque est
constructif.
L’homme, physiquement, n’a pas les moyens de répondre à tous ses désirs : par exemple, il ne peut pas
voler dans le ciel, ni vivre dans des régions sont excessivement hautes ou basses. Mais, grâce à la
technique, il peut inventer les moyens qui lui permettront de combler ces impossibilités, et de dépasser
ses limites : ainsi, il a créé des avions pour voyager dans le ciel ou fabriqué des vêtements chauds pour
se protéger du froid. Par la technique, l’homme vient compenser ses manques originels et peut se
fabriquer, par la culture, les outils que la nature avait oublié de lui accorder sous forme d’organes.
Telle est la thèse développée par Platon dans Protagoras, dans le récit du mythe de Prométhée :
l’homme a volé aux dieux le feu et grâce à lui, il a pu fabriquer des outils permettant de subvenir à ses
besoins et d’achever ce que la nature ne lui avait pas donné.
b. La liberté, une force donnée à l'homme pour achever lui-même son existence
On ne peut pas enfermer l’homme dans une définition fixe et indépassable : il ne naît pas tout fait et
doit à chaque instant choisir son existence. Il est libre de décider ce qu’il fera de sa vie. Cette liberté
n’est possible que pour un être originellement inachevé et incomplet : c’est parce que l’homme ne naît
pas déjà parfait et complet qu’il y a du sens pour lui à agir pour combler ces manques.
Sartre, dans L’existentialisme est un humanisme montre ainsi que c’est l’homme lui-même qui achève
son existence par ses choix libres et ses actions. Si l’homme était né déjà parfait, il n’aurait pu partir à la
recherche de lui-même et de projets le menant à se dépasser lui-même. Loin d’être une faiblesse et un
défaut, l’inachèvement de l’homme est donc une force : c’est cette imperfection qui le mène sans cesse
à repousser ses limites et à ne jamais se contenter de ce qui lui est donné immédiatement. L’homme est
imparfait, certes, mais toujours perfectible, c'est-à-dire susceptible, un jour, de devenir parfait.
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différentes, voire opposées : diversité de langues, de religions, de coutumes alimentaires ou
vestimentaires, de pratiques artistiques, de conceptions sociales et politiques.
• Dès l’Antiquité, les Grecs excluaient les esclaves et les barbares de l’humanité proprement dite.
Montesquieu se demandait « Comment peut-on être Persan ? ». Aujourd’hui encore, certains parlent de
« choc des cultures » à propos des phénomènes migratoires ou de conflits politico-religieux.
• La question est donc posée de l’unité du genre humain : si la diversité et les divisions entre humains
paraissent évidentes, qu’est-ce qui peut en assurer l’unité par-delà ces différences culturelles ?
Autrement dit, qu’est-ce qu’être universellement un être humain ?
Plan détaillé
• Depuis le récit biblique de la tour de Babel, c’est d’abord la pluralité des langues qui divise l’humanité.
Elle est présentée comme une punition divine censée affaiblir les hommes. Les Grecs appelaient
« barbares » les peuples qui ne parlaient pas grec, et donc prononçaient une langue incompréhensible.
Depuis, les philosophes, comme Leibniz, ont recherché une langue universelle pour abolir malentendus
et incompréhensions.
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• Au-delà de la langue, qui est le socle d’une identité culturelle, les hommes se distinguent par toutes
ces coutumes symboliques qui les arrachent à la simple naturalité ; marquage du corps (tatouages), rites
alimentaires, vestimentaires ou religieux, structures de la parenté, organisation de la société, visions du
monde religieuse ou scientifique, avancement des techniques et formes artistiques. Ethnologues et
historiens enseignent cette diversité souvent étonnante des cultures, comme on peut le lire chez
Hérodote ou le voir au musée de l’Homme.
B. PLURALITÉ OU OPPOSITION ?
• Cette pluralité a longtemps existé dans une coexistence pacifique et une ignorance mutuelle. Pourtant,
dès l’Antiquité, des peuples entrent en conflit en raison de leurs conceptions culturelles antagoniques :
les Grecs contre les Barbares, ou contre les Perses ; l’Empire romain contre les tribus de Germanie ; ou
les tribus arabes à l’assaut de l’Empire byzantin.
• Des oppositions religieuses ou politiques ont conduit, au cours de l’histoire, à des guerres qui ont
déchiré le genre humain, jusqu’à des entreprises d’extermination raciales, comme la Shoah, ou
religieuses, comme les guerres entre catholiques et protestants.
A. L’UNITÉ SPÉCIFIQUE
• L’humanité est d’abord une réalité naturelle, celle d’une espèce vivante parmi d’autres, qui a son unité
génétique, et qui peut se reproduire au sein de cette seule espèce.
• L’unité de l’humanité, en dépit des guerres, s’est affirmée par la découverte et la connaissance
réciproque des peuples, grâce aux grands récits de voyages des navigateurs, aux historiens et aux
ethnologues, qui nous font connaître la riche diversité des cultures, dont se nourrit aujourd’hui le
tourisme de masse planétaire.
• Mais l’unité de l’humanité est aussi l’expression d’une volonté morale et politique qui, prend, dès
l’Antiquité, la forme de l’idéal cosmopolitique : vouloir être citoyen du monde, pour Socrate et les
Stoïciens, c’est vouloir dépasser les divisions et conflits interculturels pour affirmer l’universalité
rationnelle du genre humain.
• La Déclaration des droits de l’Homme reprend cet idéal universaliste en considérant que, par-delà la
pluralité des peuples et des cultures, chaque homme jouit des mêmes droits « naturels ». L’unité du
genre humain s’établit ainsi en deçà et au-delà de la pluralité des cultures.
• Les religions, par-delà leur diversité, aspirent souvent à une même spiritualité et à une morale
universelle, qui peut fonder une réconciliation œcuménique.
• La rencontre des cultures ne produit pas seulement des guerres, mais aussi des symbioses fécondes
dans les domaines artistiques, médicaux, techniques ou environnementaux.
• L’idéal humaniste et universaliste, depuis l’Antiquité et la Renaissance, nous guide vers l’unité de
l’humanité à travers des valeurs comme la liberté et l’égalité, voire la fraternité universelle.
Conclusion
Si la pluralité des cultures a souvent été facteur d’incompréhension et de conflits, elle est aussi facteur
de richesse à préserver dans une humanité réconciliée qui saurait imposer des valeurs universelles
compatibles avec cette pluralité culturelle.
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Il est fréquent de penser que la liberté consiste essentiellement à faire ce qui nous plaît. C’est ainsi que
l’on pense le temps libre, celui des loisirs, de la détente. Ne rien faire peut même passer pour l’essentiel.
Et pourtant comment admettre que c’est dans le simple fait que la vie s’écoule paisiblement que
résiderait l’essentiel de la liberté ? N’est-on pas d’autant plus libre que l’on fait volontairement ce qui
déplaît ? Est-il libre celui qui boit du matin jusqu’au soir parce que cela lui plaît ? Un homme qui
passerait sa vie à dormir serait-il libre parce que c’est là son activité préférée ?
Demandons-nous donc s’il n’y a pas tout autre chose dans la liberté que sa définition courante « faire ce
qui nous plaît ».
Faire ce qui nous plaît, c’est faire ce que nous désirons. En effet, le désir est la condition du plaisir. C’est
le cas lorsqu’on est rassasié ou las de quelque chose qui nous fait habituellement plaisir. Ainsi, même le
gourmand peut en avoir assez de manger. Admettons avec Hobbes dans le chapitre XI du Léviathan
(1651) que le désir n’a d’autre finalité que de se perpétuer, sans quoi nous serions comme morts, dès
lors, nous pouvons faire résider la liberté dans le fait d’effectuer ce que nous désirons, quoi que nous
désirions et pour quelque raison que nous le désirions.
Peu importe ce que nous désirons, l’essentiel est d’obtenir l’objet de nos désirs. En effet, un simple
divertissement peut donner autant, voire plus de plaisir qu’une “grande” œuvre d’art. Que nous soyons
ou non fondés à désirer ce que nous désirons, l’important est de désirer et il vaut mieux un désir factice
que pas de désir du tout. C’est qu’en effet, il faut alors nier toute fin dernière qui devrait donner sa loi
au désir. C’est pour cela que la liberté dépend du pouvoir que nous possédons. Et c’est pourquoi Hobbes
voit dans le pouvoir l’objet universel du désir en tant qu’il permet d’obtenir pour chaque homme ce qu’il
désire.
On rejoint ici l’opinion commune qui définit la liberté aussi bien comme faire ce qui plaît et l’absence de
liberté par l’impuissance. Bref, être libre revient à obtenir ce qu’on désire ou ce qu’on veut, comme on
voudra dire. S’il faut distinguer la volonté du désir, ce serait uniquement en cela que la première désigne
la décision finale alors que le premier désigne la tendance constante de notre vie. À l’inverse, ne serait-il
pas absurde d’affirmer libre celui qui n’obtiendrait jamais ce qu’il désire, quoi qu’il désire par ailleurs ?
Que nos désirs ne dépendent pas de nous n’interdit pas de penser que c’est en les satisfaisant que nous
sommes libres de même que la vie elle-même ne dépend pas de nous.
Toutefois, concevoir une telle liberté, c’est finalement nier tout choix, toute initiative et donc toute
responsabilité. Dès lors, ne faut-il pas penser qu’être libre, c’est choisir et que nous pouvons choisir ce
qui nous plaît pas ? Mais pourtant, que signifierait un choix qui serait contraire à ce qui nous plaît ?
Si l’on se donne le cas d’un homme qui aurait tout ce qu’il désire à condition de n’avoir aucune initiative,
d’être une sorte d’esclave, on peut penser que personne ne voudrait d’une telle vie. Bref, dans l’idée de
liberté, il y a aussi celle de choix. Lorsque nous est commandé ce que nous désirons, il arrive que nous
refusions. Russell donne dans Science et Religion (1935)l’exemple de Galilée qui s’était vu interdire les
mathématiques par son père. Il transgressa son ordre pour en faire. Il est clair que cette science passe
pour déplaisante dans la mesure où elle est une “obligation” scolaire. Entendons qu’elle est une sorte de
contrainte. Choisir est donc bien plutôt l’essence de la liberté. C’est pour cela que l’oiseau ou le fleuve
n’est libre que par métaphore. En réalité, l’un est déterminé à agir par son instinct et l’autre par les
forces physiques. La liberté s’oppose donc au déterminisme, c’est-à-dire au principe selon lequel une
chose est l’effet de cause nécessaire. Ce qui revient à dire que lorsqu’il agit librement, le sujet peut
toujours faire autre chose que ce qu’il fait. Bref, être libre, c’est être le principe de l’action.
Or, lorsque nous choisissons, ne faisons-nous pas ce qui nous plaît ? On peut accentuer l’expression du
côté du “nous”. Autrement dit, dans le “faire ce qui nous plaît”, il y a essentiellement le fait que cela
provient de nous. Or, c’est bien ce sens qu’il faut donner à cette expression. Autrement dit, être libre
consiste bien à faire ce qui nous plaît non pas au sens où c’est le désir qui nous détermine, mais au sens
où nous faisons ce qui nous semble bon. En effet, nous pouvons dire avec Descartes que le libre arbitre
consiste à faire ce que bon nous semble. Car, qui agirait contre lui-même. En ce sens, l’indifférence au
sens premier, c’est-à-dire l’ignorance où nous sommes de choisir entre un parti et un autre d’égale
valeur apparente – comme le choix de l’âne de Buridan (~1300-~1358) (qu’il n’a nullement soutenu pour
sa part) entre l’avoine et l’eau qui le tue – est le plus bas degré de la liberté comme Descartes l’affirme
dans la quatrième de ses Méditations métaphysiques.
C’est que s’il est vrai que la connaissance du vrai et du bien incline notre volonté sans la déterminer,
nous pouvons refuser de l’affirmer ou de le suivre au nom de notre libre arbitre. Un tel choix que pense
la lettre au père Mesland du 9 février 1645 montre que ce qui nous plaît, c’est effectivement ce que
nous choisissons.
Néanmoins, si c’est le plaisir même défini par nous-mêmes qui est à la source de la liberté, on ne voit
pas du tout en quoi elle se distingue de son contraire, le déterminisme. Dès lors, ne faut-il pas plutôt
comprendre la liberté par l’autonomie du choix ? N’est-ce pas dans l’action morale qu’on est libre ?
En effet, être libre, c’est choisir disions-nous. Or, lorsqu’on choisit, encore faut-il avoir des motifs de le
faire. Le plaisir ne peut être le seul motif, sinon il serait déterminant et non un simple motif. Par motif,
on entend ce pour quoi la volonté agit sans qu’il s’agisse d’une cause qui détermine nécessairement son
effet. Agir selon des motifs, voilà alors ce qui distingue la volonté du désir. Il faut donc que le choix
trouve un autre motif que le simple plaisir. On le trouvera dans la moralité et uniquement dans la
moralité. En effet, supposons que je choisisse de ne pas suivre un certain plaisir, cela peut être pour un
autre plaisir ou pour éviter une douleur. Par exemple, je peux être honnête par peur du gendarme. Dès
lors, je suis déterminé à agir.
On peut prendre le cas que propose Kant dans la Critique de la raison pratique. Si on demandait à
quelqu’un s’il accepte de se faire pendre après avoir satisfait sa passion, il répondrait qu’il le pourrait.
Pourquoi ? Parce qu’un tel pouvoir s’explique suffisamment par le plaisir de vivre. Il ne manifeste
nullement la liberté. En ce sens, on peut dresser un animal à faire le contraire de ce qu’il fait
naturellement comme on le voit avec les chiens dressés pour la chasse qui ramène la proie à la place de
la manger. Par contre, si on demandait au même de faire un faux témoignage pour un motif politique
contre un honnête homme sous peine d’être exécuté, il répondrait qu’il pourrait refuser. Pourquoi ? Il
ne s’agirait pas simplement d’un plaisir. Au contraire ! En agissant moralement, c’est-à-dire en refusant
de nuire intentionnellement à autrui, il irait à l’encontre de sa vie. Donc, il se conçoit comme capable
d’agir indépendamment de tout plaisir. Il faut écarter le simple suicide, toujours ambigu car il peut être
un moyen pour le sujet de se débarrasser du poids de la vie.
Comme il n’y a que la moralité de l’action qui serait le motif de son action, on peut dire que ce serait une
action libre mais qui toutefois ne consiste nullement à faire ce qui plaît. En effet, ce n’est pas un désir
qui est ici satisfait : c’est la volonté pure. Ainsi, la liberté consiste moins à faire ce qui plaît qu’à agir
moralement. Et si la morale ne s’oppose pas toujours au plaisir, il est clair qu’elle peut s’y opposer.
Nous nous demandions comment définir la liberté ou plutôt si la définition traditionnelle ou populaire, à
savoir que la liberté consiste à faire ce qui nous plaît. Or, cela revient à identifier la liberté avec la simple
satisfaction du désir. On a pu plutôt voir que la liberté résidait dans le choix. Mais même ainsi entendu,
c’est bien toujours le plaisir qui fait la liberté puisque le refus du bien ou du vrai présuppose de choisir le
plaisir d’affirmer sa liberté.
Aussi n’est-ce que si nous faisons intervenir le point de vue moral que nous sommes amenés à faire
résider la liberté dans l’obéissance à la conscience morale, quelque douleur qu’elle nous coûte.